• Ce que les catastrophes technologiques disent de la technologie
    http://www.internetactu.net/2019/10/15/ce-que-les-catastrophes-technologiques-disent-de-la-technologie

    Les catastrophes technologiques mettent à vif les lacunes démocratiques de nos choix technologiques. Remédier aux catastrophes nécessite donc de réintroduire de la démocratie dans nos choix technologiques. Tel est le propos de la sociologue américaine Sheila Jasanoff que décrypte pour nous Irénée Régnauld. Si la science a participé à l’allongement de la durée de vie et à une meilleure connaissance du monde, il convient de ne pas se mettre des œillères : la civilisation technologique n’est pas toute rose ! (...)

    #Facebook #algorithme #solutionnisme #écologie #éthique #manipulation #domination (...)

    ##discrimination
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  • Briser les géants du numérique, la solution « ultime » selon Margrethe Vestager
    https://www.mediapart.fr/journal/economie/091019/briser-les-geants-du-numerique-la-solution-ultime-selon-margrethe-vestager

    Chargée à la fois de la concurrence et de la définition d’une politique numérique européenne, la commissaire danoise sortante a été auditionnée mardi par le Parlement européen. Elle veut « accélerer ». Mardi 8 octobre, c’était au tour des trois vice-président·e·s exécutif·ve·s désigné·e·s, Valdis Dombrovskis (letton, chargé de l’économie au service des personnes), Margrethe Vestager (danoise, pour « une Europe adaptée à l’ère numérique ») et Frans Timmermans (néerlandais, chargé du Green Deal européen), d’être (...)

    #Google #Amazon #Facebook #éthique #taxation #domination #BigData #bénéfices

    • Le seul truc que je ne pige pas, c’est que le titre de l’article ne cadre absolument pas avec le propos de l’interviewée, qui n’est qu’une néolibérale dont le discours suinte la loi du marché à tout va.

  • #UE : Sylvie Goulard, la candidate commissaire française, renvoyée en deuxième sess Sandro Calderon - 9 Octobre 2019 - RTBF
    https://www.rtbf.be/info/monde/europe/detail_ue-sylvie-goulard-la-candidate-commissaire-francaise-renvoyee-en-deuxiem

    Sylvie Goulard est priée de venir s’expliquer une deuxième fois devant le Parlement européen. La candidate commissaire française est sous forte pression. Une large partie des eurodéputés se posent encore beaucoup des questions sur son intégrité.

    Deux dossiers mettent la protégée du président Emmanuel Macron en difficultés. D’abord, une grosse rémunération perçue d’un groupe de réflexion américain du temps où Sylvie Goulard était eurodéputée. Mais c’est surtout une affaire d’emplois fictifs supposés qui provoque le plus de remous.

    La semaine dernière lors de son grand oral, Sylvie Goulard, qui brigue un portefeuille XXL avec le marché intérieur, l’industrie, le numérique et la défense, n’a pas convaincu les eurodéputés sur les questions éthiques. Et les 54 pages de réponses écrites qu’elle leur a envoyés entretemps n’ont pas suffisamment clarifié les choses.

    Il faut dire que la Française reste sur sa ligne de défense. Concernant l’enquête ouverte en France sur des assistants parlementaires fictifs présumés, elle réclame toujours le respect de la présomption d’innocence. Si elle venait à être inculpée, elle mettrait son mandat entre les mains d’Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission. Sylvie Goulard ne démissionnerait de son propre chef qu’après une « condamnation définitive », précise-t-elle par écrit.

    Une mise au point insuffisante pour une majorité de groupes parlementaires. Et surtout pour le PPE. Les démocrates-chrétiens, allemands en particulier, mettent en doute l’éthique de la candidate française. C’est aussi pour eux une façon de se venger du Président français Emmanuel Macron qui avait dégommé Manfred Weber, leur candidat au poste de président de la Commission via la procédure dite des Spitzenkandidaten.

    La vengeance est un plat qui se mange froid. On verra demain si Sylvie Goulard en fera les frais.

    #Sylvie_Goulard #femme #corruption #enMarche + #emplois_fictifs #eurodéputés #éthique en toc

  • « L’attention est devenue le nouveau pétrole »
    https://usbeketrica.com/article/certaines-entreprises-du-numerique-n-ont-aucun-modele-d-affaire

    Mathématicien et médiateur scientifique à l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL), Lê Nguyên Hoang revient avec nous sur les notions d’éthique by design et de transparence algorithmique. Objectif : faire en sorte que les intelligences artificielles de demain soient plus responsables que celles d’aujourd’hui. Sujet de discussion de plus en plus récurrent dans le milieu de la tech, la notion d’éthique by design vise à intégrer les notions d’éthique dès la conception d’un algorithme ou d’une (...)

    #YouTube #algorithme #éthique #manipulation #addiction

  • La voiture qui en savait trop ; les dilemmes moraux posés par l’intelligence artificielle
    https://www.placedeslibraires.fr/livre/9782379310393-la-voiture-qui-en-savait-trop-les-dilemmes-moraux-po

    Sur la route, si vous n’aviez pas le choix, préféreriez-vous épargner un homme ou une femme ? Un sportif ou un obèse ? Un sans-abri ou un cadre supérieur ? Deux jeunes filles ou deux mamies ? Accepteriez-vous de vous sacrifier avec vos passagers pour éviter d’écraser des enfants ?... Les voitures sans conducteur rouleront bientôt dans nos villes. Pour la première fois dans l’histoire de l’Humanité, une machine décidera seule qui sauver, sans que l’humain ait le temps de vérifier sa décision. Bien sûr, (...)

    #algorithme #voiture #éthique

  • Civilisation numérique : vers la fin de la blague ?
    https://usbeketrica.com/article/civilisation-numerique-vers-la-fin-de-la-blague

    Pour François Houste, directeur conseil au sein d’une agence de design digital, les Trente glorieuses du numérique sont passées : place à la prise de conscience des professionnels et des usagers pour favoriser la décroissance d’un marché très énergivore. La réflexion commence par une question, faisant débat lors d’un déjeuner entre collègues comme tant d’autres : Peut-on rire du numérique, et plus particulièrement de nos métiers ? On ne va pas refaire le débat, ni réinvoquer Pierre Desproges. On peut bien (...)

    #Alphabet #Google #algorithme #solutionnisme #écologie #éthique #domination

  • Kate Crawford : « l’IA est une nouvelle ingénierie du pouvoir »
    http://www.internetactu.net/2019/09/30/kate-crawford-lia-est-une-nouvelle-ingenierie-du-pouvoir

    Kate Crawford (@katecrawford) est la cofondatrice (avec Meredith Whittaker, @mer__edith) de l’AI Now Institute (@AINowInstitute, blog). Chercheuse à Microsoft Research, professeur à l’université de New York, elle est spécialiste de l’étude des implications sociales des systèmes techniques et notamment des effets du Big Data, des algorithmes et de l’Intelligence artificielle. À l’occasion de l’inauguration de la chaire invitée IA et Justice, ouverte à l’École normale supérieure, elle a livré une (...)

    #CambridgeAnalytica #Axon #Google #HireVue #IBM #Amazon #algorithme #Alexa #Echo #écologie #biométrie #facial #criminalité #BigData #éthique #discrimination #LGBT (...)

    ##criminalité ##santé
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  • La commune est à nous ! Comprendre le #municipalisme en 8 étapes en ligne

    Nous affirmons que la #commune appartient à ses habitants et qu’il est nécessaire de la reconquérir pour la gérer différemment (#féminisation, #collégialité, #bienveillance …). C’est ça le municipalisme !

    « La commune est à nous ! », accessible en ligne, répond à vos questions en 8 étapes pour comprendre la #radicalité_démocratique et construire une nouvelle #éthique_politique. Quelles sont les clés pour ouvrir collectivement les portes d’une #municipalité ? Quelles expériences existent déjà, quels sont leurs succès, leurs difficultés ? Quelles méthodes utiliser pour inclure les habitants ? Comment animer une #assemblée_citoyenne et parvenir à une décision portée par tous ?

    Les modules

    Au cours de 8 modules répartis sur 6 semaines vous aurez l’occasion de traiter des sujets des plus politiques aux plus pratiques :

    Module 1 : Présentation du MOOC et de son fonctionnement
    Module 2 : Qu’est-ce que le municipalisme et quelle est son histoire ?
    Module 3 : Quelles sont les étincelles qui amènent au municipalisme, le terreau favorable et les différentes stratégies de mobilisation qui en résultent ?
    Module 4 : Comment se préparer à des candidatures électorales et nouer des alliances sociales et politiques ?
    Module 5 : Sur quels principes, valeurs et processus reconstruire la confiance en la #démocratie et les institutions dans sa commune ?
    Module 6 : Que signifie organiser un système démocratique PAR, POUR et AVEC les gens ?
    Module 7 : Quelles #politiques_publiques et quels résultats pour répondre aux enjeux sociaux, écologiques et démocratiques ?
    Module 8 : Comment trouver des marges de manœuvre et des stratégies pour peser sur les échelles de décision supra locales ?

    Ces sujets seront portés par des habitants qui portent ces expériences et des spécialistes. Vous aurez la possibilité d’interagir avec eux ainsi qu’avec les participants-es lors des webinaires et des rencontres locales, et aurez à votre disposition de nombreuses ressources.

    https://la-commune-est-a-nous.commonspolis.org
    #mooc #cours
    ping @karine4 @nepthys

  • Protéger les espèces menacées seulement pour mieux les exploiter… Laurie Debove - 30 août 2019 - lareleveetlapeste

    « On estime que le commerce international des espèces sauvages représente des milliards de dollars par an et qu’il porte sur des centaines de millions de spécimens de plantes et d’animaux. Ce commerce est varié, allant de plantes et d’animaux vivants à une large gamme de produits dérivés – produits alimentaires, articles en cuir exotique, instruments de musique en bois, souvenirs pour touristes, remèdes, et bien d’autres encore. »

    Après 10 jours d’âpres négociations, la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES) vient de se clôturer. Tous les deux à trois ans, les 183 pays membres de ce sommet international décident de vie et de mort sur plus de 35 000 espèces de flore et de faune sauvage.

    Les espèces sauvages, « ces ressources à (ne pas trop) exploiter »
    Créé en 1973 à Washington, la CITES a pour objectif de réguler le commerce international des spécimens d’animaux et de plantes sauvages pour certains déjà menacés d’extinction. Si, lors de sa création, la CITES pouvait paraître avant-gardiste, elle représente aujourd’hui l’un des plus grands écueils de la protection du vivant : celui de continuer à considérer les espèces animales et végétales comme des ressources mises à disposition sur Terre au profit de l’Homme, au lieu d’entités vivantes indispensables au bon fonctionnement de la biodiversité. 

    « On estime que le commerce international des espèces sauvages représente des milliards de dollars par an et qu’il porte sur des centaines de millions de spécimens de plantes et d’animaux. Ce commerce est varié, allant de plantes et d’animaux vivants à une large gamme de produits dérivés – produits alimentaires, articles en cuir exotique, instruments de musique en bois, souvenirs pour touristes, remèdes, et bien d’autres encore. L’exploitation et le commerce intensifs de certaines espèces, auxquels s’ajoutent d’autres facteurs tels que la disparition des habitats, peuvent épuiser les populations et même conduire certaines espèces au bord de l’extinction. De nombreuses espèces sauvages faisant l’objet d’un commerce ne sont pas en danger d’extinction mais l’existence d’un accord garantissant un commerce durable est importante pour préserver ces ressources pour l’avenir. » précise la CITES https://www.cites.org/fra/disc/what.php sur son site Internet.

    Concrètement, la CITES consiste en un accord international dans lequel les pays membres définissent et s’engagent à respecter le quota autorisé pour chasser, tuer, transformer, importer ou exporter les espèces listées dans trois annexes différentes :
    • L’Annexe I recense les espèces menacées d’extinction dont le commerce n’est autorisé que dans des conditions exceptionnelles.
    • L’Annexe II regroupe les espèces pas forcément menacées d’extinction dont le commerce doit être réglementé pour éviter une exploitation incompatible avec leur survie.
    • L’Annexe III comprend les espèces protégées dans un pays qui a demandé aux autres parties à la CITES leur assistance pour en contrôler le commerce.

    Des résultats mitigés
    Car c’est là que le bât blesse. La plupart des pays ne disposent généralement pas des moyens suffisants pour s’assurer que les engagements pris soient bien respectés sur leurs territoires. Encore plus préoccupant, il faut en moyenne dix ans pour qu’une plante ou un animal menacé d’extinction soit inscrit à l’annexe I ou II, et donc « légalement protégé ».

    Exemple cette année avec la girafe qui vient d’être enregistrée dans l’Annexe II. Pour la première fois, la CITES a reconnu que le commerce de peau, de cornes, de sabots et d’os de girafes constituait une menace pour la survie du plus haut mammifère terrestre. Aujourd’hui, il reste moins de 100 000 girafes d’Afrique, dont la population a décliné d’environ 40 % en trente ans. Il aura donc fallu 30 ans avant que cette espèce soit « un peu » protégée.

    Alors que nous traversons la sixième extinction de masse et qu’un million d’espèces sont aujourd’hui menacées d’extinction, la CITES a considéré que le sommet 2019 a été à la hauteur des enjeux grâce à l’adoption « d’une impressionnante liste de décisions en faveur de la conservation et de l’exploitation durable de la vie sauvage autour du globe ». Les requins, les raies, les concombres de mer, les reptiles, les loutres et certains arbres ont ainsi été ajouté à l’Annexe II.

    De nombreuses associations se sont également réjouies du sort des éléphants sauvages dont la capture et la vente à des zoos ou parcs de loisirs est dorénavant « quasiment interdite ».

    La CITES dispose bien d’une force de dissuasion pour les pays dissidents. En menaçant d’exclure le Japon de son cercle, elle a ainsi réussi fin 2018 à le persuader d’arrêter la chasse au rorqual boréal, baleine dont il reste à peine 50 000 individus dans les océans. Cette année, elle a décidé de mettre le Mexique face à ses responsabilités concernant la protection du vaquita, le plus petit marsouin du monde, au bord de l’extinction. La CITES a donné un an au Mexique pour agir, un délai qui paraît bien long pour sauver la dizaine de vaquitas encore en vie.

    Lorsque l’on observe le graphe du nombre de « transactions enregistrées » sur la page d’accueil de la CITES, le nombre d’individus commercialisés n’a fait que grimper au fil des ans. Au regard de ces résultats mitigés, la possibilité même de perpétuer le commerce international d’espèces menacées pose donc une question éthique vitale face à l’effondrement du vivant. 

    Source : https://lareleveetlapeste.fr/proteger-les-especes-menacees-seulement-pour-mieux-les-exploiter

    #Commerce #CITES #extinction #Espèces_menacées #girafes #éthique

  • On a testé… le Fairphone 3, le smartphone qui se veut éthique
    https://www.lemonde.fr/pixels/article/2019/08/27/on-a-teste-le-fairphone-3-le-smartphone-qui-se-veut-ethique_5503304_4408996.

    Issu du commerce équitable, durable, ou encore responsable, ce smartphone Android tente d’introduire une dose d’éthique dans un marché où règne la loi du profit débridé. Nous l’avons testé, voici notre avis. Le Fairphone 3 est porteur d’un bel espoir : il ambitionne d’être écologiquement et socialement responsable. Nous avons testé un prototype très avancé de ce smartphone Android annoncé mardi 27 août, qui sortira début septembre au prix de 450 euros. Il arrive à point nommé car son prédécesseur, le (...)

    #smartphone #écologie #éthique #Fairphone_

  • The techlash has come to Stanford.
    https://slate.com/technology/2019/08/stanford-tech-students-backlash-google-facebook-palantir.html

    Palantir is about a 15-minute walk from Stanford University. That stone’s-throw convenience helped one morning in June when a group of Stanford students perched on the third story of a parking garage across the street from the data-analytics company’s entrance and unfurled a banner to greet employees as they walked into work: “OUR SOFTWARE IS SO POWERFUL IT SEPARATES FAMILIES.”

    The students were protesting Palantir software that U.S. Immigration and Customs Enforcement uses to log information on asylum-seekers, helping the agency make arrests of undocumented family members who come to pick them up. The activists are members of a campus group called SLAP—Students for the Liberation of All People—that was founded by Stanford freshmen the winter after Donald Trump was elected president. At first, the group focused on concerns shared by leftist activists around the country: On the day of Trump’s inauguration, for example, members blocked the doors of a Wells Fargo near campus to protest the bank’s funding of the Dakota Access Pipeline and its history of racist lending practices. These days, though, SLAP has turned its attention to the industry in its backyard: Big Tech.

    This might all sound like standard campus activism. But many of SLAP’s peers don’t see the group—and another, softer-edged student organization called CS+Social Good—as marginal or a nuisance. Even computer science students whom I interviewed told me they were grateful SLAP is making noise about Silicon Valley, and that their concerns reflect a growing campus skepticism of the technology industry, even among students training to join it.

    Many of the computer science students at Stanford I talked to oscillated as they described how they feel about companies like Facebook, Microsoft, Amazon, and Google. Some told me they would never work for one of these companies. Others would but hope to push for change from within. Some students don’t care at all, but even the ones who would never think twice about taking a job at Facebook aren’t blind to how the company is perceived. “It probably varies person to person, but I’m at least hopeful that more of the Stanford CS community is thoughtful and critical of the morality of choosing a place to work these days, rather than just chasing prestige,” Neel Rao, a computer science undergrad at Stanford, told me in an online chat. “And that a lot of this is due to increasing coverage of major tech scandals, and its effect on mainstream public sentiment and distrust.”

    But unlike Computer Professionals for Social Responsibility—and in contrast with the current direct-action approach of SLAP—CS+Social Good is primarily focused on changing computer science higher education from the inside. The organization has worked with the university to create new electives in Stanford’s CS department, like “A.I. for Social Good” and studio classes that allow students to partner with nonprofits on tech projects and get credits. And CS+Social Good has expanded to other campuses too—there are now more than a dozen chapters at campuses across the country. At Stanford, CS+Social Good counts more than 70 core members, though well over 1,000 students have attended its events or are enrolled in the classes it’s helped design.

    #Techlash #Stanford #Ethique #Informatique

  • « J’ai vingt ans et je n’aurai jamais d’enfants ». Elles ont moins de trente ans et choisissent de se faire opérer pour éviter d’enfanter.

    « Je n’ai jamais été intéressée par les enfants, la #parentalité ou le fait de transmettre mes gènes. J’ai une vie bien remplie qui me convient et assez de responsabilités à mon goût. » Charlotte a 25 ans et a choisi la #stérilisation_volontaire il y a moins d’un an. L’opération qu’elle a dû subir, elle l’assimile à un bon souvenir. Elle renchérit : « Il y avait cette idée de le faire une bonne fois pour toutes, de ne pas avoir à penser à ma #contraception, ni prendre des rendez-vous pour la renouveler tous les ans. Le risque de tomber enceinte était un stress continu pour moi. »

    Ce témoignage étonnant n’est pourtant pas isolé. De nombreuses jeunes femmes font aujourd’hui le choix de la stérilisation. Selon une gynécologue des Hôpitaux universitaires de Genève (#HUG), le phénomène risque de prendre de l’ampleur. Cinq Genevoises de 19 à 27 ans ont accepté de témoigner pour la « Tribune de Genève ».

    Un choix drastique

    Margot, Loredana et Laure (identités connues de la rédaction) ont moins de 22 ans et envisagent toutes les trois la stérilisation. Si leurs raisons varient, elles ont un point commun : aucune d’entre elles ne veut d’enfant. Laure ajoute même avec conviction : « Si un jour je veux un enfant, je préfère l’adopter. » Elle évoque également sa vision pessimiste de l’avenir de l’humanité. Un point sur lequel la rejoint Margot : « Je trouve égoïste de mettre au monde quelqu’un dans une situation aussi catastrophique sur le plan climatique et politique. Si je change d’avis, l’adoption existe et je trouve bien plus éthique de donner une chance à un enfant en foyer plutôt que d’en faire un moi même. »

    Le manque de choix dans les techniques de contraception est également un thème récurrent. Margot s’inquiète des conséquences que les #hormones pourraient avoir à long terme sur son #corps. Prendre la #pilule tous les jours ne la met pas en confiance. Laure ne supporte tout simplement pas les effets secondaires de la pilule et le #stérilet en cuivre lui impose des règles douloureuses.

    Si elles sont toutes sûres de leur choix, elles diffèrent sur le moment de l’opération. Laure et Loredana aimeraient la faire dès que possible mais se heurtent aux refus des gynécologues. La première soutient : « Si je pouvais commencer les démarches demain, je le ferais. » Margot est plus modérée et voit cela dans un futur lointain : « J’imagine que je me déciderai à trente ou trente-cinq ans, si je n’ai pas changé d’avis d’ici là. Ce qui voudra dire que je suis certaine de mon choix. »

    Il existe plusieurs techniques de stérilisations qui ont le même but : rendre les trompes de Fallope inutilisables afin d’empêcher les spermatozoïdes de rencontrer l’ovule. Les plus courantes consistent à ligaturer ou sectionner directement les trompes, dans ce cas l’opération est irréversible. Il est également possible de pincer les trompes avec des clips ou anneaux. Ici, l’opération pour revenir en arrière est possible avec de faibles chances de réussite et des risques non négligeables de grossesses extra-utérines. Selon le site médical Sexual health info, peu importe la technique utilisée, il faut considérer la stérilisation comme définitive.

    N’importe quelle personne majeure et capable de discernement peut demander une stérilisation. Les conditions sont les mêmes que pour toute opération : il faut le consentement libre et éclairé de la patiente et quarante-huit heures de réflexion.

    Selon notre interlocutrice des HUG, une gynécologue qui souhaite rester anonyme, la plupart du temps les stérilisations sont discutées durant la grossesse. Il est plus simple de stériliser une femme lors d’une césarienne. Ce sont des patientes qui ont généralement la quarantaine. À ce moment, la fertilité a de toute façon déjà diminué et la stérilisation permet d’en finir.

    Le principal obstacle à la stérilisation est l’opposition du médecin. Mélanie, 27 ans, est stérilisée depuis maintenant un an. Elle a dû consulter plusieurs gynécologues avant d’en trouver un qui accepte de l’opérer. « La première femme que j’ai vue m’a fait un sermon durant toute la séance. Elle me disait que je ne me rendais pas compte de ce que cela représentait, que j’allais changer d’avis ou rencontrer l’homme de ma vie et que c’était de toute façon hors de question de le faire pour elle. »

    La doctoresse des HUG explique : « Tout ce qu’un chirurgien fait, il doit le faire dans l’intérêt de sa patiente, c’est une grosse #responsabilité d’ouvrir le ventre d’une femme pour lui enlever la capacité de faire des enfants. À mon sens, on doit avoir le droit de refuser si on estime que ce qu’on fait n’est pas juste, sauf s’il y a un risque vital. À l’hôpital, la décision de stérilisation est discutée d’abord par le médecin qui rencontre la femme, puis avec le chef de clinique. Si le cas est compliqué, typiquement lorsque la femme est jeune, la discussion est reprise avec l’équipe au complet. »

    Le #refus_médical

    Notre interlocutrice explique ensuite les raisons qui poussent un médecin à refuser cette opération : « La question du #consentement_librement_éclairé ou non se pose. Est-ce qu’à vingt ans on a vraiment assez d’informations sur soi ? »

    Ces refus médicaux répétés ont poussé Charlotte et Mélanie à se rendre en #France pour y être opérées, dans des cliniques connues pour accepter les stérilisations sur des jeunes femmes. Toutes deux disent n’avoir aucune peur de regretter leur choix.

    « Je comprends pleinement les femmes qui se sentent frustrées après un refus, poursuit la médecin, je comprends également le sentiment d’#injustice à ne pas pouvoir disposer de son corps comme on le voudrait. Néanmoins, il y a un nombre non négligeable de femmes qui regrettent ensuite ce choix et qui veulent revenir en arrière. Plus la femme est jeune et plus elle a de chances de changer d’avis. » La spécialiste prévient que les opérations pour enlever les clips fonctionnent mal et que des techniques comme la PMA (Procréation médicalement assistée) sont longues, coûteuses et difficiles psychologiquement.

    « Pour finir, une stérilisation n’est pas une opération anodine, souligne-t-elle. Il s’agit d’une anesthésie générale et d’ouvertures dans le ventre. Si les complications sont rares, elles sont néanmoins réelles. Un bon chirurgien n’est pas uniquement un médecin qui opère bien, mais qui arrive aussi à mesurer toutes les implications de son travail. »

    Le droit à l’erreur

    La bioéthicienne Samia Hurst, professeure à l’Université de Genève, fait le point sur la situation : « La question du corps est importante en médecine et le #consentement du patient demeure fondamental. Dire non à un acte médical est un droit en or massif. Par contre, il y a une différence entre refuser un acte sur son corps et en exiger un. Si je refuse qu’on pratique un geste sur moi, un médecin doit aussi pouvoir refuser de le pratiquer. Demander d’agir n’est pas la même chose que de demander ne pas agir. »

    Elle questionne ensuite les raisons courantes d’un refus : « L’argument qui motive le plus souvent un refus est que les femmes ne devraient pas se faire stériliser car elles risquent de changer d’avis. C’est tout à fait vrai, les choix sont fluctuants. Les circonstances changent et les grandes décisions avec. Le problème avec ce raisonnement est qu’aucune décision de vie n’est totalement réversible. Se marier, avoir un enfant ou ne pas avoir d’enfant sont toutes des décisions qui auront un impact indélébile sur la suite de la vie d’un individu. »

    Samia Hurst remarque pourtant, « qu’on est beaucoup plus inquiets lorsqu’une femme prend la décision de ne pas avoir d’enfants plutôt que lorsqu’elle décide d’en avoir. Il y a une #norme_sociétale importante qui dit que les gens (et plus particulièrement les femmes) doivent avoir des enfants. Il demeure difficile de s’écarter de cette #norme pour les femmes qui veulent se stériliser et pour les médecins pratiquant l’opération. »

    La professeure d’#éthique conclut sur le #droit_à_l’erreur : « Accepter la #liberté de quelqu’un, c’est aussi lui laisser le droit de se tromper. Pour être libre, je dois prendre mes propres décisions, même si elles ne sont pas les bonnes. Un médecin n’a pas besoin d’adhérer à l’idée de sa patiente pour accéder à sa requête. »

    Militantisme ou manque de moyens

    Charlotte explique que, dans son cas, se stériliser est aussi une façon de donner un signal clair : « La société incite les femmes à vouloir des enfants et celles qui n’en veulent pas sont stigmatisées. On entend trop souvent dire que si on ne veut pas d’enfant à vingt ans, on va forcément changer d’avis plus tard. Pour moi, me stériliser était aussi un moyen de prouver à mon entourage ma volonté de ne pas enfanter. J’ai fait en sorte que mon corps ne soit pas capable d’avoir un enfant car je ne veux pas de cette vie. Je suis désormais enfin une femme libre et totalement détachée ! » Laure ne partage pas cette motivation mais la comprend : « Je pense que les femmes savent ce qu’elles veulent et qu’on ne doit pas choisir pour elles. »

    Aujourd’hui, aucun moyen de contraception féminin n’est dépourvu d’effet secondaire. De plus, la charge de devoir penser à la contraception au mieux tous les ans ou au pire tous les jours revient toujours aux femmes. Pour Laure, c’est ce déficit qui pose problème : « Si j’avais accès à une contraception sans hormones qui ne me demande pas de repasser sur la chaise du gynéco pendant trente minutes tous les cinq ans, je ne penserais même pas à la stérilisation. Je trouve qu’actuellement la recherche dans le domaine de la #contraception_féminine n’est pas assez poussée. »

    https://www.tdg.ch/geneve/actu-genevoise/j-vingt-ans-naurai-jamais-denfants/story/16727912

    #stérilisation #femmes #corps #femmes

    • Il y a un vrai problème aussi avec la manière dont le DIU est sous-vendu et les règles douloureuses sous-traitées. Le DIU peut être laissé en place 10 ans sans soucis, mais il semble que la secte des gynécos de France ait obtenu une AMM de 5 ans, juste pour faire tourner leur foutu tiroir-caisse, alors que le risque max de cette contraception, c’est justement d’être mal posée.
      Quant aux règles abondantes et douloureuses, j’en ai chié des années, jusqu’à ce que Winckler explique que, non, les anti-inflammatoires ne sont pas du tout contre-indiqués en cas de règles pourries sous DIU, au contraire, c’est même le truc recommandé pour réduire le flux.

      Une fois cette question réglée, le DIU et la contraception la moins chère, la moins contraignante et la plus efficace pour le moment. En plus, il y a un travail actuellement autour de la création d’un kit d’auto-pose.
      Ensuite, le principe, c’est quand même de ne plus penser à sa contraception pendant 10 ans, garanti sans hormones qui nous pourrissent la vie !

    • Quand j’ai réussie à bénéficier de la contraception définitive, juste après l’intervention la secrétaire médicale qui m’a dit etre militante féministe m’a gratifié de cette remarque :
      « - Vous ca va, vous pouvez être stériliser (j’avais 38 ans), mais les gamines de 20 ans qui ont la flemme de prendre la pilule, il n’en est pas question. »

  • These companies claim to provide “fair-trade” data work. Do they? - MIT Technology Review
    https://www.technologyreview.com/s/614070/cloudfactory-ddd-samasource-imerit-impact-sourcing-companies-for-d

    A lot of human labor goes into building artificial-intelligence systems. Much of it is in cleaning, categorizing, and labeling data before AIs ingest it to look for patterns. The AI Now Institute, an ethics body, refers to this work as the “hidden labor” of the AI pipeline, “providing the invisible human work that often backstops claims of AI ‘magic’ once these systems are deployed in products and services.”

    By contrast, most people doing data annotation don’t work in Manhattan offices but from their homes in places such as India, Kenya, Malaysia, and the Philippines. They log in to online platforms for anywhere from a few minutes to several hours a day, perhaps distinguishing between bunches of green onions and stalks of celery or between cat-eye and aviator-style sunglasses. As detailed in the recent book Ghost Work by Mary Gray and Siddharth Suri, most of them are gig workers with low pay, insecure employment, and no opportunity for career advancement.

    A small group of data annotation firms aims to rewrite that narrative. But these firms aiming to “do well by doing good” in AI data services are finding the path to enterprise enlightenment can be a rocky one.

    “It is really a race to the bottom,” says Daniel Kaelin, director of customer success at Alegion, a data annotation services company in Austin, Texas. “This whole industry is very, very competitive; everybody tries to find that little cheaper labor force somewhere else in the world.”
    What does “impact” really mean?

    Alegion is one of several platforms, including CloudFactory, Digital Divide Data (DDD), iMerit, and Samasource, that say they want to make AI data work dignified. They call themselves “impact” companies and claim to offer ethically sourced data labor, with better working conditions and career prospects than most firms in the industry. It’s like fair-trade coffee beans, but for enormous data sets.

    However, there are no regulations and only weak industry standards for what ethical sourcing means. And the companies’ own definitions of it vary widely.

    Troy Stringfield, who took over as Alegion’s global impact director in 2018, defends the “impact” label—which the seven-year-old company has adopted only in the past year or so—by saying impact means creating work that improves people’s lives. “It’s going in and saying, ‘What is a livable wage? What is getting them better than where they’re at?’” he says.

    But Sara Enright, project director at the Global Impact Sourcing Coalition (GISC), a member-funded industry body, says it’s doubtful that such work should be called impact sourcing: “If it is solely gig work in which an individual is accessing part-time wages through an hour a day here and there, that is not impact employment, because it does not actually lead to career development and ultimately poverty alleviation.”

    Getting into the US market

    In their bid to expand, companies like Alegion and iMerit are also trying to build a pool of data workers in the US, drawing on underprivileged and marginalized populations there. That gives them lucrative access to government, financial, and health care clients that demand stringent security measures, work with regulated medical and financial data, or need the work done in the US for other legal reasons.

    To recruit those US workers, the impact firms can go through companies like Daivergent, which serves as a conduit to organizations such as the Autism Society and Autism Speaks. (That’s where Campbell, whom we met earlier drawing boxes around cars, works.) Alegion also did a trial using workers provided through IAM23, a support group for military veterans.

    Unlike with fair-trade goods, there is little public pressure on the companies to be honest, because they provide their services to businesses, not directly to consumers. “Consumers can value ethical sourcing—for example, at Patagonia and various consumer brands—and you kind of buy into that as a consumer,” says iMerit’s Natarajan. But “it remains to be seen what ethical sourcing means in the b-to-b sector.” As a 2014 issue of Pulse, an outsourcing industry magazine, noted, companies would have to make a choice to use impact-conscious labor providers. Without laws or public pressure it’s not clear what can impel them to make such a choice, and without standards and accountability, it’s not clear how they should evaluate the providers.

    In the end it may be only regulation that changes labor practices. “There is no way to change employment from the inside of markets. Yes, they’re doing everything they can, and that’s like saying I’ve got a bicycle with no pedals, and I’m doing everything I can to ride it as quickly as this thing is built to go,” says Gray, the Ghost Work coauthor. “There is no organizing of the rights of workers and fair employment without involving civil society, and we haven’t done that yet.

    #Digital_labor #Travail #Intelligence_artificielle #Ethique

    • Je trouve admirable que, pendant que le discours des prometteurs et promotrices de l’intelligence artificielle et de l’informatisation à outrance insiste si souvent que cette informatisation, digitalisation, vont permettre de libérer le genre humain des tâches les plus répétitives et les moins satisfaisantes, en fait, en grattant un peu, on découvre que c’est le contraire, ce sont des humains qui nettoient fastidieusement les données pour que l’ordinateur fasse le boulot marrant de déduire de ces données propres des éléments statistiques intéressants.

  • L’ancien lobbyiste Esper prêté serment comme chef du #Pentagone - News 24
    https://news-24.fr/lancien-lobbyiste-esper-prete-serment-comme-chef-du-pentagone

    Esper, 55 ans, ancien soldat et lobbyiste du fabricant d’#armes #Raytheon Co, a reçu un soutien bipartisan fort en dépit de vives interrogations lors de l’audience de confirmation de la sénatrice démocrate Elizabeth Warren au sujet de ses liens avec Raytheon et de son refus de prolonger un engagement en matière d’#éthique qu’il avait signé en 2017 pour éviter décisions impliquant la société.

    #etats-unis #conflit_d'intérêt #guerres

  • Notes anthropologiques (XXXVIII)

    Georges Lapierre

    https://lavoiedujaguar.net/Notes-anthropologiques-XXXVIII

    Et si nous parlions encore une fois d’argent ? (II)
    Brève histoire de la monnaie

    Dans les notes précédentes, « L’argent comme monnaie d’échange », je m’étais interrogé sur cette chose éminemment énigmatique qu’est l’argent, à la fois pensée et matière : l’immatérialité qui devient matière, l’esprit qui se fait apparent ; mais aussi matière qui devient immatérielle, apparence qui se fait pur esprit ou pure idée, apparence qui s’évapore, qui devient invisible. Pourtant cette chose éminemment énigmatique qu’est l’argent nous dit avec une certaine obstination ce qu’est la matière. Il est devenu l’objet obsessionnel de nos pensées et de nos actions et cependant nous l’ignorons, nous ignorons ce qu’est l’argent et les scientifiques se plongent dans l’infiniment petit et dans l’infiniment grand comme des baigneurs dans l’océan pour tenter de savoir ce qu’est la matière, pour tenter de savoir, en fin de compte, ce qu’est l’argent, cette idée qu’ils ont dans la tête et qui s’est magiquement matérialisée dans leur poche. J’en étais arrivé à la conclusion que l’argent est à la fois l’idée devenue apparente qui se trouve à l’origine de l’activité générique, et la pensée pratique, le moyen (la monnaie d’échange) par lequel l’idée se réalise — le moyen par lequel l’idée devenue visible se réalise comme apparence de l’idée. (...)

    #argent #échange #monnaie #don #contre-don #Mauss #société #éthique #individu #Maurice_Godelier #guerre

  • Les femmes qui arborent des tenues provocantes ds le #métro prennent plus de risques que celles qui ont une tenue correcte. La prudence est une vertu cardinale : chacune doit faire en sorte de préserver son intégrité dans des environnements à risque. Question de bon sens ! #RATP


    https://twitter.com/AgnesCerighelli/status/1127534600845131776
    #femmes #habits #habillement #sexisme #harcèlement_sexuel #viol #tenue #risque #transports_publics

    Réponse de Anne Rosencher sur twitter :

    L’irresponsabilité politique de ce genre de tweet me laisse sans voix...

    https://twitter.com/ARosencher/status/1127583400720781313?s=19

  • The problem with AI ethics
    https://www.theverge.com/2019/4/3/18293410/ai-artificial-intelligence-ethics-boards-charters-problem-big-tech

    Is Big Tech’s embrace of AI ethics boards actually helping anyone ? Last week, Google announced that it is creating a new external ethics board to guide its “responsible development of AI.” On the face of it, this seemed like an admirable move, but the company was hit with immediate criticism. Researchers from Google, Microsoft, Facebook, and top universities objected to the board’s inclusion of Kay Coles James, the president of right-wing think tank The Heritage Foundation. They pointed out (...)

    #Google #Microsoft #Facebook #algorithme #éthique #harcèlement #discrimination #LGBT #publicité (...)

    ##publicité ##profiling

  • #intelligence_artificielle : des limites de l’éthique aux promesses de la régulation
    http://www.internetactu.net/2019/04/18/intelligence-artificielle-des-limites-de-lethique-aux-promesses-de-la-

    L’Union européenne vient de publier un ensemble de recommandations et de règles (voir le rapport) pour développer des applications d’intelligence artificielle éthiques et responsables. Ce travail réalisé par un groupe d’une cinquantaine d’experts se révèle assez convenu, rappelant de grands principes éthiques pour orienter le secteur. Comme ironise The Verge, (...)

    #Articles #Enjeux #Gouvernance #algorithme #éthique #IA

  • Des contrôles éthiques font tiquer les chercheurs Marco Fortier - 12 avril 2019 - Le devoir
    https://www.ledevoir.com/societe/education/551985/tensions-ethiques-a-l-universite

    De la paperasse. Des pages et des pages de formulaires à remplir. Des délais qui s’allongent sans cesse. La multiplication des règles d’éthique encadrant la recherche scientifique provoque la grogne sur les campus partout au Canada, a appris Le Devoir. Une fronde s’organise contre la « bureaucratie » de l’éthique.

    Les procédures éthiques sont tellement lourdes et grugent tellement de temps qu’elles deviennent un frein à la liberté universitaire, dénonce l’Association canadienne des professeures et professeurs d’université (ACPPU). Des chercheurs préfèrent se censurer et éviter les sujets controversés plutôt que de consacrer des mois à des démarches administratives devant mener à l’autorisation d’un projet de recherche.

    L’exaspération gagne des chercheurs de l’Université de Montréal (UdeM), au point que les responsables de l’éthique de l’établissement ont entrepris une tournée des départements pour écouter les doléances des professeurs et des étudiants des cycles supérieurs.

    « Vous n’avez pas idée des procédurites inutiles de ces demandes-là [des comités d’éthique en recherche]. Il y en a pour trente pages de formulaires à remplir. Ça n’a pas de bon sens. Les règles d’éthique sont tellement complexes que c’est un manque d’éthique ! » dit Serge Larivée, professeur à l’École de psychoéducation de l’UdeM.

    « Toujours plus d’éthique ne fera pas diminuer les contenus non éthiques. Au contraire, ça va les augmenter, affirme ce vétéran professeur qui enseigne depuis 1969. Plus on contrôle, plus les gens trouvent des moyens pour enfreindre les règles. »

    Protéger les humains et les animaux
    Toutes les recherches universitaires impliquant la participation de sujets humains ou d’animaux sont encadrées par des règles éthiques. Les trois organismes fédéraux qui subventionnent la recherche — en sciences humaines, en sciences naturelles et en génie, ainsi qu’en santé — ont édicté leurs critères que doivent suivre les chercheurs de tout le pays.

    Le but est de s’assurer que les participants humains collaborent à la recherche librement et sans subir de traumatisme. Il faut aussi préserver l’intégrité scientifique de la recherche, pour éviter que des résultats soient trafiqués. Le foisonnement des règles d’éthique prend cependant une tournure ridicule, selon des chercheurs.

    Par exemple, des professeurs ont dû exiger que des personnes analphabètes de Dakar, au Sénégal, signent un formulaire de consentement avant de répondre (oralement) à un questionnaire. Un professeur et un étudiant au doctorat collaborant à un même projet ont dû demander deux certificats d’éthique pour utiliser les données tirées des mêmes entrevues.

    Dans certains cas, des chercheurs doivent répondre à une série de demandes de précisions qui retardent de plusieurs mois le début d’un projet d’étude. C’est un problème, car les bourses d’excellence ont une date de péremption. Et gare aux chercheurs qui commencent leurs travaux sans avoir eu le feu vert du comité d’éthique : leurs données sont jugées irrecevables, car non éthiques !

    Accompagner les chercheurs
    Pour répondre aux inquiétudes des chercheurs et offrir des pistes de solution, le Bureau de la conduite responsable en recherche de l’UdeM a entrepris une tournée des départements. Le professeur Maurice Tardif, du Département d’administration et fondements de l’éducation de l’UdeM, est sorti frustré d’une rencontre récente avec le Bureau. « La dame a dit : “On met en place une éthique de la recherche.” J’ai répondu : “Madame, vous devez avoir honte de dire ça. L’université existe depuis 1000 ans et les professeurs n’ont pas attendu après vous pour avoir une éthique !” »

    Marie-Josée Hébert, vice-rectrice de l’UdeM, reconnaît que les demandes de reddition de comptes ont augmenté depuis une vingtaine d’années. « La recherche est plus complexe qu’autrefois, dit-elle. On est plus conscients de certains risques pour les répondants vulnérables, comme des personnes mineures ou qui ont des problèmes de santé mentale. Certaines questions intimes peuvent troubler les participants. On ne peut s’insurger contre une reddition de comptes qui vise à protéger les sujets. »

    Le Bureau de la conduite responsable en recherche de l’UdeM a été créé en 2017. Le nombre de comités d’éthique (et de conseillers accompagnant les chercheurs) est aussi passé de trois à cinq, à cause de la hausse importante du nombre de projets de recherche. « On est dans une période de changement. Est-ce qu’on est rendus à la vitesse où on voudrait être ? Pas encore, on doit accélérer la cadence. Mais on nomme des gens pour aider la communauté de recherche, pas pour jouer à la police », dit Marie-Josée Hébert.

    Malaise national
    Le malaise entourant l’éthique de la recherche est ressenti dans toutes les régions du Canada, affirme Robin Vose, professeur d’histoire à l’Université Saint-Thomas, au Nouveau-Brunswick. Il est président sortant et membre du comité de direction de l’Association canadienne des professeures et professeurs d’université, qui représente 72 000 professeurs, bibliothécaires et chercheurs dans 125 universités et collèges du pays.

    « On a assisté dans les dernières années à la naissance d’une bureaucratie de l’éthique dans les universités. La bureaucratie a tendance à multiplier les règles pour justifier son existence » , observe Robin Vose.

    Les progrès techniques en santé, par exemple en génétique, justifient hors de tout doute un encadrement éthique. Le problème, selon lui, c’est la multiplication des obstacles bureaucratiques pour des recherches simples et très peu risquées pour les sujets humains ou animaux. « Les règles d’éthique ont été créées pour prévenir les abus sérieux en recherche, pas pour protéger la responsabilité légale des universités ou des conseils subventionnaires », dit-il.

    #recherche_universitaire #éthique #bureaucratie #privatisation de la #recherche #technocratie #surveillance #capitalisme #droits_humains #Montréal

  • Obsolescence déprogrammée : repenser notre rapport à la technologie ?
    https://usbeketrica.com/article/obsolescence-deprogrammee-repenser-notre-rapport-a-la-technologie

    Voir son smartphone rendre l’âme tous les deux ans semble être devenu normal. Petit rappel de l’impact économique et écologique de l’obsolescence programmée. Changer de smartphone tous les deux ou trois ans, pour cause de batterie non-remplaçable, de version Android devenu obsolète ou d’écran défectueux, semble devenu la norme. Une fatalité ? Pas si sûr. Beaucoup arguent que les dysfonctionnements prématurés des appareils électriques résultent d’une « obsolescence programmée » : des produits conçus (...)

    #Apple #Samsung #smartphone #obsolescence #éthique #Fairphone_ #iFixit #HOP

    • Il y a aussi l’obsolescence provoquée, comme par exemple le passage de la #fm au #dab+ .

      Cela va faire des centaines de millions de postes de #radio à la #poubelle.
      On en cause assez peu, et pas moyen (à ma connaissance) pas moyen de faire quoi que ce soit contre.
      Tout ça pour faire quelques cadeaux aux gestionnaires de réseaux internet.

      Si au moins cette solution technique fonctionnait correctement.
      Les radios libres sont condamnées à faire de la publicité pour cette cochonnerie.
      C’est lamentable.

  • Le comité d’éthique de Google sur l’intelligence artificielle n’aura existé qu’une semaine
    https://www.lemonde.fr/pixels/article/2019/04/05/intelligence-artificielle-google-renonce-a-son-comite-d-ethique-une-semaine-

    Plus de 2 000 employés de l’entreprise ont protesté contre la présence, dans ce comité, d’une conservatrice, dont ils qualifient les positions d’« anti-trans, anti-LGBTQ et anti-immigrants ». « Il est désormais clair que dans le contexte actuel, le comité ne peut pas fonctionner comme nous le souhaitons. Nous y mettons donc fin et recommençons tout à zéro. » C’est un message laconique qu’a publié Google, jeudi 4 avril, pour annoncer l’échec de son projet de comité d’éthique de l’intelligence artificielle (...)

    #Google #éthique #migration #LGBT #travail #HeritageFoundation

  • Google employees call for removal of rightwing thinktank leader from AI council
    https://www.theguardian.com/technology/2019/apr/01/google-kay-coles-james-removal-employees-letter

    Staffers criticized the appointment of Heritage Foundation president Kay Coles James in a letter published on Monday A group of Google employees have called for the removal of a rightwing thinktank leader from the company’s new artificial intelligence council, citing her anti-LGBT and anti-immigrant record. Employees published a letter on Monday criticizing the appointment of Kay Coles James, the president of the Heritage Foundation, to Google’s newly formed advisory council for “the (...)

    #Google #HeritageFoundation #GoogleSearch #algorithme #Dragonfly #drone #éthique #censure #migration #LGBT #ProjectMaven (...)

    ##travail
    https://i.guim.co.uk/img/media/0bbbd5584385eba24f16d9e96a94dd50c3327e9e/0_184_3874_2326/master/3874.jpg

  • Google Employees Call on Company to Kick Heritage Foundation Ghoul Off AI Ethics Board
    https://gizmodo.com/google-employees-call-on-company-to-kick-heritage-found-1833714236

    Google announced the formation of a global council on technology ethics last week to some deserved trepidation. Sure, the company had amassed some highly qualified individuals to fill seats on this board—but Google’s track record of following its own internal ethics codes is less than spotless. What provoked the most outrage, however, was the appointment of Kay Coles James to the Advanced Technology External Advisory Council, a former lackey in the George W. Bush administration and the (...)

    #Google #algorithme #Dragonfly #drone #éthique #discrimination #HeritageFoundation #LGBT (...)

    ##ProjectMaven

  • Google employees are lining up to trash Google’s AI ethics council - MIT Technology Review
    https://www.technologyreview.com/s/613253/googles-ai-council-faces-blowback-over-a-conservative-member

    un élément intéressant et à prendre en compte : les deux personnes visées sont également les deux seules femmes de ce comité d’experts. Choisies stratégiquement par Google pour faire jouer l’avantage genre, ou cibles plus évidentes des protestataires parce que femmes ?

    En tout cas, la place que la Heritage Foundation (droite dure et néo-management) prend dans l’espace mental des Etats-Unis, notamment dans le domaine technologique, est à suivre de près.

    Almost a thousand Google staff, academic researchers, and other tech industry figures have signed a letter protesting the makeup of an independent council that Google created to guide the ethics of its AI projects.
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    The search giant announced the creation of the council last week at EmTech Digital, MIT Technology Review’s event in San Francisco. Known as the Advanced Technology External Advisory Council (ATEAC), it has eight members including economists, philosophers, policymakers, and technologists with expertise in issues like algorithmic bias. It is meant to hold four meetings a year, starting this month, and write reports designed to provide feedback on projects at the company that use artificial intelligence.

    But two of those members proved controversial. One, Dyan Gibbens, is CEO of Trumbull, a company that develops autonomous systems for the defense industry—a contentious choice given that thousands of Google employees protested the company’s decision to supply the US Air Force with AI for drone imaging. The greatest outrage, though, has come over the inclusion of Kay Coles James, president of the Heritage Foundation, a think tank that opposes regulating carbon emissions, takes a hard line on immigration, and has argued against the protection of LGBTQ rights.

    One member of the council, Alessandro Acquisti, a professor at Carnegie Mellon University who specializes in digital privacy issues, announced on March 30th that he wouldn’t be taking up the role. “While I’m devoted to research grappling with key ethical issues of fairness, rights & inclusion in AI, I don’t believe this is the right forum for me to engage in this important work," he tweeted.

    The creation of ATEAC—and the inclusion of Gibbens and James—may in fact have been designed to appease Google’s right-wing critics. At roughly the same time the council was announced, Sundar Pichai, Google’s CEO, was meeting with President Donald Trump. Trump later tweeted: “He stated strongly that he is totally committed to the U.S. Military, not the Chinese Military. [We] also discussed political fairness and various things that Google can do for our Country. Meeting ended very well!”

    But one Google employee involved with drafting the protest letter, who spoke on condition of anonymity, said that James is more than just a conservative voice on the council. “She is a reactionary who denies trans people exist, who endorses radically anti-immigrant positions, and endorses anti-climate-change, anti-science positions.”

    Some noted AI algorithms can reinforce biases already seen in society; some have been shown to misidentify transgender people, for example. In that context, “the fact that [James] was included is pretty shocking,” the employee said. “These technologies are shaping our social institutions, our lives, and access to resources. When AI fails, it doesn’t fail for rich white men working at tech companies. It fails for exactly the populations that the Heritage Foundation’s policies are already aiming to harm.”

    Messages posted to a Google internal communications platform criticized the appointment of James especially. According to one post, earlier reported by the Verge and confirmed by the employee, James “doesn’t deserve a Google-legitimized platform, and certainly doesn’t belong in any conversation about how Google tech should be applied to the world.”

    As of 5:30 pm US Eastern time today the public letter, posted to Medium, had been signed by 855 Google employees and 143 other people, including a number of prominent academics. “Not only are James’ views counter to Google’s stated values,” the letter states, “but they are directly counter to the project of ensuring that the development and application of AI prioritizes justice over profit. Such a project should instead place representatives from vulnerable communities at the center of decision-making.”

    #Google #Intelligence_artificielle #Ethique #Politique_USA

  • #Désinformation, le rapport – 3
    https://framablog.org/2019/03/27/desinformation-le-rapport-3

    La traduction suivante est la suite et la continuation du travail entamé la semaine dernière sur le long rapport final élaboré par le comité « Digital, Culture, Media and Sport » du Parlement britannique, publié le 14 février dernier, sur la désinformation … Lire la suite­­

    #Dégooglisons_Internet #Internet_et_société #Libertés_Numériques #algoritmes #CambridgeAnalytica #éthique #Facebook #Fakenews #Google #ICO #infox #Instagram #RGPD #Twitter #Zuckerberg