• « Made in colonies » : l’avocat général de la Cour de l’UE favorable à l’étiquetage
    Par RFI Publié le 13-06-2019
    http://www.rfi.fr/moyen-orient/20190613-israel-etiquetage-colonies-cour-justice-union-europeenne

    L’avocat général de la Cour de Justice de l’Union européenne a donné ce jeudi 13 juin un avis favorable à ce que les produits originaires des colonies israéliennes dans les territoires occupés soient étiquetés comme tels, par souci d’information aux consommateurs. C’est une bataille qui dure depuis plusieurs années.

    L’affaire remonte à 2015. La Commission européenne préconise l’étiquetage des produits alimentaires en provenance des territoires occupés par Israël. Un an plus tard, la France prolonge cette recommandation et demande à ce que ces produits portent la mention « colonie israélienne ». Tollé chez certaines organisations juives. Elles crient à la discrimination et demandent l’annulation de cette requête au Conseil d’État français. Ce dernier saisit alors la Cour de justice de l’Union européenne pour avoir son avis.

    L’avocat général de la Cour vient de se prononcer : un produit originaire d’un territoire occupé par Israël depuis 1967 doit être étiqueté comme tel, le droit de l’Union européenne l’exige. Le consommateur doit pouvoir faire la différence entre ce qui vient du territoire israélien et ce qui vient des colonies israéliennes implantées majoritairement en Cisjordanie. Car la colonisation, rappelle l’avocat général, est « une violation manifeste du droit international ».

    Pour des raisons éthiques, le consommateur européen pourrait s’opposer à l’achat de produits des colonies israéliennes, comme ce fut le cas durant l’époque de l’apartheid en Afrique du Sud, poursuit le magistrat, dont les avis sont en général suivis par les juges de la Cour de Justice de l’UE.

    #BDS

  • Le numéro 1, un très beau numéro de la revue
    #Nunatak , Revue d’histoires, cultures et #luttes des #montagnes...

    Sommaire :

    Une sensation d’étouffement/Aux frontières de l’Iran et de l’Irak/Pâturages et Uniformes/La Banda Baudissard/
    À ceux qui ne sont responsables de rien/Des plantes dans l’illégalité/Conga no va !/Mundatur culpa labore

    La revue est disponible en pdf en ligne (https://revuenunatak.noblogs.org/numeros), voici l’adresse URL pour télécharger le numéro 1 :
    https://revuenunatak.noblogs.org/files/2017/03/Nunatak1HiverPrintemps2017.pdf

    Je mettrai ci-dessous des mots-clés et citations des articles...

  • L’ultime bataille de bouffe | Ariane Krol | Ariane Krol
    http://www.lapresse.ca/debats/editoriaux/ariane-krol/201804/21/01-5161998-lultime-bataille-de-bouffe.php

    ... Il ne faudrait pas que, dans son désir de sauver l’#ALENA, le Canada cède un droit aussi élémentaire que celui de réglementer l’#étiquetage des #aliments vendus sur son territoire.

  • #6 / Le #compteur d’électricité aux #favelas : l’#espace_public entre normes et défiance

    Perçue comme un « problème urbain », la favela fait historiquement l’objet d’un processus de différenciation socio-politique du reste de la ville qui repose simultanément sur la non-conformité aux normes relatives à la production physico-spatiale de l’habitat, sur l’irrégularité du statut foncier et sur des représentations sociales stigmatisantes qui contribuent à perpétuer de véritables « dogmes » à leur égard (Valladares, 2006). Les réseaux techniques urbains participent doublement de la définition de ce processus de différenciation. En même temps que la précarité visible des réseaux urbains est un élément de définition de cette catégorie de quartier ou de forme urbain(e)1, les pratiques des #branchements_clandestins participent de surcroît à la construction d’un processus d’#étiquetage (Becker, 1985) des habitants des favelas et à la persistance d’une construction sociale et spatiale des favelas en tant que #marges_urbaines. Dans le cadre de l’analyse du service d’électricité, la dimension commerciale de ces logiques d’étiquetage est évidente, car il s’agit d’abord de la règle du paiement des factures qui est en question. Dans la pratique, bien que les pertes commerciales ne soient pas uniquement attribuables aux favelas2, elles ont un poids non négligeable dans la construction des #représentations sociales à l’égard de leurs habitants. D’une part, l’accès irrégulier au réseau est affirmé par l’entreprise de distribution et perçu au sein de la société comme une pratique qui contribue à différencier les contours de la « #ville_formelle » et de la « #ville_informelle ». D’autre part, il est également dénoncé comme à la charge des autres usagers du service, étant donné que, dans le système tarifaire brésilien, les pertes commerciales3 sont compensées par une augmentation généralisée des tarifs.


    http://www.revue-urbanites.fr/6-le-compteur-delectricite-aux-favelas-lespace-public-entre-normes-e
    #Brésil #électricité #bidonville #marges #Brésil #urban_matter

  • #Mouton_2.0 - La puce à l’oreille
    https://www.youtube.com/watch?v=al74-lfTS0A


    #film #documentaire #puces #RFID

    Site du film :

    La #modernisation de l’#agriculture d’après guerre portée au nom de la science et du progrès ne s’est pas imposée sans résistances. L’#élevage ovin, jusque là épargné commence à ressentir les premiers soubresauts d’une volonté d’#industrialisation.

    Depuis peu une nouvelle obligation oblige les éleveurs ovins à puçer électroniquement leurs bêtes. Ils doivent désormais mettre une #puce_RFID, véritable petit mouchard électronique, pour identifier leurs animaux à la place de l’habituel boucle d’oreille ou du tatouage. Derrière la puce RFID, ses ordinateurs et ses machines il y a tout un monde qui se meurt, celui de la #paysannerie.

    Dans le monde machine, l’animal n’est plus qu’une usine à viande et l’éleveur un simple exécutant au service de l’industrie. Pourtant certains d’entre eux s’opposent à tout cela …


    http://mouton-lefilm.fr
    #technologie #identification #surveillance
    cc @odilon

    • v. aussi l’article :
      Élevage 2.0. État des lieux de l’informatisation du métier d’éleveur en système extensif

      À partir de l’exemple de l’#identification_électronique des ovins et des caprins rendue obligatoire en France en 2010, cet article décrit une étape de l’imposition dans l’élevage des normes techniques de la traçabilité issues du monde de la production industrielle. La généralisation des procédures de traçabilité y est décrite, du point de vue des éleveurs qui y sont opposés, comme un facteur de dépossession de leur métier. Mais, du fait des caractères propres aux échanges informatisés, cette traçabilité est également décrite comme une étape importante dans le développement d’une abstraction : la valeur informationnelle. Cette notion de valeur informationnelle est proposée pour rendre compte d’une forme de valeur marchande particulièrement déconnectée des valeurs d’usages produites par les éleveurs sous forme de produits lactés ou carnés.


      https://gc.revues.org/2939
      #traçabilité

    • L’alimentation sous contrôle : tracer, auditer, conseiller

      #Inspections_sanitaires, analyses de laboratoire, traçabilité et #étiquetage des produits, audits qualité, #certifications de la production, toutes ces procédures placent l’#alimentation « sous contrôle » ?. Depuis leur production jusqu’à la table du consommateur, les denrées font l’objet d’un suivi documentaire continu. Elles sont soumises à de nombreux contrôles qui concernent autant leur qualité sanitaire que les conditions dans lesquelles elles sont produites et commercialisées.

      C’est ce nouvel environnement de la production agricole, du marché, des mobilisations sociales et des pratiques matérielles des acteurs qui est examiné dans cet ouvrage. Celui-ci explore les conséquences concrètes des dispositifs de surveillance actuellement en place à partir de terrains d’enquête français, anglais et italiens : Que faut-il tracer pour « faire preuve » ? Quelles nouvelles pratiques des producteurs cela engage-t-il ? Quelles sont les modalités de contrôle associées à la norme et comment se déroulent les audits ? Sur quoi et comment se forme le jugement des auditeurs ? Par quels moyens les écarts sont-ils relevés et sanctionnés ?

      Riche en témoignages, ce livre éclaire également les positionnements des acteurs engagés dans des processus de normalisation. Quel « travail » ont-ils à faire pour répondre à une contrainte de fidélité vis-à-vis de la norme tout en visant la rentabilité économique et l’expansion de leur activité ? Comment articuler productions locales et marché global ? Quelles négociations s’opèrent vis-à-vis des règles de production et des cahiers des charges ? Qui sont les auditeurs et quelle est la spécificité des organismes certificateurs ?


      http://editions.educagri.fr/livres/4670-l-alimentation-sous-controle-tracer-auditer-conseiller.html

      #livre

    • Cité dans l’article...
      Un savoir-faire de #bergers

      Comment les pratiques des bergers favorisent-elles le renouvellement de la diversité des ressources naturelles et cultivées ? Comment les bergers encouragent-ils les facultés d’apprentissage des animaux et stimulent-ils leur appétit face à des mélanges de plantes variées ?
      À l’heure où les politiques publiques cherchent à concilier agriculture et protection de la nature et réinterrogent les modes de production agricole, Un savoir-faire de bergers a l’ambition de rappeler que les bergers ont dans les mains une culture technique toujours vivante, qui correspond bien aux attentes de la société en matière d’agriculture plus respectueuse du vivant.
      Cet ouvrage, richement illustré, associe différents points de vue : chercheurs, ingénieurs pastoralistes, gestionnaires d’espaces naturels, enseignants en écoles de bergers. Mais, avant tout, il donne la parole à des bergers et à des bergères, celles et ceux qui ont contribué aux travaux scientifiques ou exprimé les difficultés rencontrées suite à la méconnaissance de leur métier par d’autres usagers des montagnes et des collines.


      http://editions.educagri.fr/livres/4542-un-savoir-faire-de-bergers.html
      #livre

    • Cité dans l’article [ https://gc.revues.org/2939 ]
      Un savoir-faire de bergers

      La citation :

      La valorisation informationnelle touche d’autres domaines reliés à l’élevage extensif, en particulier le savoir-faire des bergers, tel qu’il est décrit dans l’ouvrage coordonné par Michel Meuret (2010), agronome de l’INRA et sympathisant du collectif d’opposition au puçage dans la région PACA. Le savoir vernaculaire des bergers (notamment la connaissance des biais parcourus par les troupeaux pour les orienter vers des écailles de terrain qu’ils donnent à brouter chaque jour) est transformé en savoir d’expert sur cartes, traité par SIG et calculé ensuite en polygones de portions de pâturage élémentaire (PPE).

      Dans la même idée : http://ktche.ouvaton.org/La%20fabrique%20des%20marchandises%20%C3%A0%20l%27%C3%A8re%20num%C3%A

      L’informatisé participe de façon ambivalente à la saisie de son propre monde en répondant aux sollicitations de l’informatiseur. Il agit ainsi le plus souvent par désir de reconnaissance de sa propre activité, en se faisant plein d’illusions sur l’intérêt soudain que l’on prête à ses propos. Dans le domaine de l’élevage ovin, un exemple frappant de ce type d’interaction est constitué par l’ouvrage Un savoir-faire de bergers où sont assemblés des articles scientifiques et des interviews de bergères et de bergers. On peut y lire à la fois leurs évocations du métier de berger (pp. 295 et suivantes), mais aussi des descriptions désincarnées en terme scientifique telles que la « forme amiboïde à pseudopodes » des troupeaux en alpage (p. 107) ou la « représentation prototypique de l’organisation d’un menu au pâturage » (p. 160), tout ça assemblé dans la perspective de « revaloriser le métier ». Nul doute que les « forme amiboïde » et « représentation prototypique » finissent par se retrouver dans un logiciel de gestion du troupeau estampillé INRA et adoptées avec ou sans enthousiasme par des bergers revalorisés...

  • La France oblige les commerçants à étiqueter les produits des colonies israéliennes
    Middle East Eye | 24 novembre 2016
    http://www.middleeasteye.net/fr/reportages/la-france-oblige-les-commer-ants-tiqueter-les-produits-des-colonies-i

    Le gouvernement français a publié la réglementation exigeant des importateurs et des commerçants d’étiqueter les produits en provenance des colonies dans les territoires occupés, a rapporté le quotidien Haaretz ce jeudi.

    La note, intitulée « Notice aux opérateurs économiques concernant l’indication relative à l’origine des marchandises issues des territoires occupés par Israël » présente une nouvelle réglementation impliquant que si un produit est issu d’une colonie, les commerçants français et les importateurs doivent faire en sorte que cela apparaisse clairement sur l’emballage.

    L’Union européenne (UE) ne reconnaît pas la souveraineté d’Israël au-delà des frontières de 1967, irrespectueuse des statuts de ces territoires dans la loi israélienne.

    La note explique que conformément aux directives de la Commission européenne de novembre 2015, la Cisjordanie, Jérusalem-Est et les hauteurs du Golan sont des territoires occupés et ne sont pas considérés comme faisant partie d’Israël.

    Par conséquent, dans le but d’éviter de tromper le consommateur, les produits issus de ces régions ne devraient pas être marqués comme des produits d’Israël et le lieu ne devrait pas non plus être mentionné sans faire apparaître clairement que la marchandise provient d’une colonie.

    • Israël dénonce la France après une décision sur les produits des colonies
      AFP / 25 novembre 2016 16h44
      http://www.romandie.com/news/Israel-denonce-la-France-apres-une-decision-sur-les-produits-des/756111.rom

      (...) Le gouvernement israélien condamne la décision française, a réagi jeudi soir tard le ministère israélien des Affaires étrangères dans un communiqué.

      Il est regrettable de voir la France prendre des mesures susceptibles d’être interprétées comme encourageant les extrémistes et le mouvement de boycott contre Israël, poursuit-il.

      Le ministère juge encore incompréhensible et même inquiétant que la France ait décidé de pratiquer deux poids, deux mesures aux dépens d’Israël alors qu’il y a 200 querelles territoriales dans le monde.

      En vertu du droit international, le plateau du Golan et la Cisjordanie, y compris Jérusalem-Est, ne font pas partie d’Israël, note de son côté le ministère français.

      Une étiquette disant seulement produit originaire du plateau du Golan ou de Cisjordanie n’est pas acceptable, ajoute-t-il.

      Il est nécessaire d’ajouter, entre parenthèses, l’expression +colonie israélienne+ ou des termes équivalents, précise-il.

      Selon les experts, Israël n’a pas vraiment à s’inquiéter de l’impact économique d’une telle mesure, qui ne viserait que 2 à 3% des exportations israéliennes vers l’UE. Mais il s’alarme du message alors que les Palestiniens et une partie de la communauté internationale font pression sur la question des colonies, qu’ils considèrent comme un obstacle majeur à la paix.

      Israël est par ailleurs en butte à une campagne globale de boycott économique, mais aussi culturel ou scientifique (BDS, pour Boycott, Divestment and Sanctions), destinée à obtenir la fin de l’occupation et de la colonisation. L’actuel gouvernement israélien fait la part belle aux défenseurs de la colonisation.(...)

      #BDS

  • Sous pression de l’industrie, l’expertise des futurs logos nutritionnels tourne à la farce
    https://www.mediapart.fr/journal/france/281016/sous-pression-de-l-industrie-l-expertise-des-futurs-logos-nutritionnels-to

    Défaillances dans l’étiquetage, faible participation des marques, inégalité de traitement des prototypes, l’expérimentation en conditions réelles d’achat des logos nutritionnels simplifiés a été confiée à une société privée, liée aux industriels. Dans une pétition à la ministre de la santé lancée jeudi, l’ONG Foodwatch réclame l’arrêt du test.

    #France #Ania #Benoît_Vallet #étiquetage_nutritionnel_simplifié #FFAS #Marisol_Touraine

  • Etiquetage nutritionnel : #Stéphane_le_Foll au secours des industriels
    https://www.mediapart.fr/journal/france/190916/etiquetage-nutritionnel-stephane-le-foll-au-secours-des-industriels

    Dans une lettre adressée à Mediapart, le ministre de l’agriculture minimise les pressions des industriels et de la distribution sur les travaux du laboratoire du professeur #Serge_Hercberg, président du Plan national nutrition santé. Stéphane Le Foll défend le test « grandeur nature » des systèmes d’étiquetage nutritionnel simplifié dont le pilotage a été confié aux lobbyistes de l’industrie, et qui doit débuter le 26 septembre.

    #France #Ania #étiquetage_nutritionnel_simplifié #Fonds_français_pour_l'alimentation_et_la_santé

  • Why the sugar industry hates the FDA’s new #Nutrition Facts label
    https://www.washingtonpost.com/news/wonk/wp/2016/05/20/why-the-sugar-industry-hates-the-fdas-new-nutrition-facts-label

    Il serait beaucoup mieux de commencer par le commencement : les #Etats devraient remplir leur #rôle de #protection des #citoyens en vérifiant rigoureusement l’innocuité des #aliments consommés par les humains et éventuellement les interdire.

    #Étiquetage #santé #agro_industrie

  • Alimentation : la guerre de l’étiquetage

    http://www.lemonde.fr/sciences/article/2016/04/11/alimentation-la-guerre-de-l-etiquetage_4900046_1650684.html

    Un étiquetage plus lisible des aliments verra-t-il le jour ? Depuis des mois, la bataille est rude entre les autorités de santé, d’un côté, et les industriels de l’agroalimentaire et de la grande distribution, de l’autre. Au terme de vifs débats, l’article 5 de la loi de santé, promulguée le 26 janvier, prévoit la mise en place d’un dispositif, non obligatoire, pour améliorer l’information nutritionnelle figurant sur les produits. Afin de tenter de concilier les points de vue divergents, la ministre de tutelle a décidé de faire évaluer « en conditions réelles d’achat » différents systèmes – évaluation à laquelle elle n’était initialement pas favorable. Pour ce faire, la Direction générale de la santé a mis en œuvre un dispositif avec notamment un comité de ­pilotage et un comité scientifique.

    Mais, selon nos informations, trois membres de ce comité ont donné leur démission : les deux spécialistes en épidémiologie Philippe Ravaud (Hôtel-Dieu, Inserm) – qui n’a pas souhaité s’exprimer –, et Denis Hémon (Inserm, Centre de recherche épidémiologie et statistiques de Paris-Sorbonne), coauteur du rapport sur l’amiante, et Karine Gallopel-Morvan, professeure à l’Ecole des hautes études en santé publique (Rennes), spécialiste en marketing social.

    « Cette étude comparative n’est pas nécessaire et risque de se faire dans des conditions dégradées, indique au Monde Denis Hémon. Ses recommandations risqueraient en outre de ne pas être suivies. » « L’évaluation me paraît très compliquée à mettre en place, car il existe de nombreux biais,...

    (...) Rappel des faits. Le premier projet a été présenté par Serge Hercberg, il y a quasiment deux ans, à la demande de Marisol Touraine. Le logo, qui s’inspire du système de score à trois couleurs développé par la Food Standards Agency au Royaume-Uni, définit une échelle de cinq couleurs « 5C » (vert, jaune, orange, rose, rouge) établie en prenant en compte quatre paramètres : l’apport calorique pour 100 g, la teneur en sucre, en graisses saturées et en sel. Hostile à ce code à 5 couleurs, la Fédération du commerce et de la distribution, associée à des industriels, a conçu son propre système, fondé sur quatre types de fréquence de consommation des aliments, appelé « Sens », dont la couleur rouge est absente.

    De nombreuses études mettent en avant l’intérêt des logos nutritionnels sur le choix d’aliments plus sains, dont le système 5C, par ailleurs validé par l’Agence nationale de la sécurité sanitaire de l’alimentation et le Haut Conseil de la santé publique. Mais la plupart des industriels n’en veulent pas, craignant que certains aliments, étiquetés rouge, soient stigmatisés. C’est pourquoi le ministère a voulu mettre tous les acteurs autour de la table. « Il est nécessaire qu’un grand nombre de producteurs adhèrent à la recommandation, les industriels et distributeurs soulignent que, grâce à cette évaluation, la France pourra pleinement contribuer aux discussions européennes en 2017 et porter un système d’étiquetage nutritionnel simplifié ayant vocation à être déployé à l’échelle communautaire, souligne Benoît Vallet. Il y a une vraie volonté d’aboutir. » Certes, les inquiétudes « sur la réalisation sont liées à deux raisons, d’abord une telle étude n’a jamais été réalisée. Ce n’est pas comme le paquet neutre pour les cigarettes. Là, il s’agit d’une mesure qui n’est pas obligatoire. Et c’est compliqué, car cela associe des acteurs qui n’ont pas l’habitude de se rencontrer », ajoute M. Vallet.

    « Tous les systèmes à égalité de chances »

    Quatre systèmes vont maintenant être testés. Outre le 5C et Sens, le traffic lights anglais et le GDA (repères nutritionnels journaliers) devraient être évalués en septembre, octobre et novembre. « Tous les systèmes seront à égalité de chances », assure Daniel Nairaud. Le financement, de 1,6 million d’euros, se fera en grande partie par le FFAS. « La complexité de l’étude est totalement assumée. La connaissance par le FFAS des acteurs économiques permet de faciliter sa mise en œuvre en magasin », explique encore M. Vallet.
    « La demande des industriels d’exiger une étude en conditions réelles risque de retarder de nombreux mois, voire de plus d’une année, une mesure de santé publique pour laquelle on dispose déjà d’éléments scientifiques suffisants pour sa mise en place rapide », relève le professeur Hercberg. « Quand je regarde les techniques des lobbys de l’alcool et du tabac, le fait de jouer la montre est un grand classique », note Mme Gallopel-Morvan.

    Malgré ces divergences, l’UFC-Que choisir y croit. « Tout le monde a envie que ça marche, même si la grande inconnue reste la maîtrise du calendrier et le coût réel de l’étude », indique Olivier Andrault, un des chargés de mission. L’Association nationale de défense des consommateurs et usagers se veut pour l’instant pragmatique, mais « on sera vigilant sur l’équité de traitement entre les différents systèmes, et sur le traitement et l’interprétation des données », prévient sa chargée de mission Célia Potdevin. « Il est indéniable que l’industrie et la grande distribution usent de leur influence pour bloquer le processus », estime Ingrid Kragl, directrice de l’information de l’ONG Foodwatch.

    Pourtant, le consommateur veut y voir plus clair, comme en témoignent les mouvements citoyens. Une pétition favorable au codage 5 couleurs, lancée fin 2015 sur Change.org par Eric Delannoy, qui se définit comme un citoyen lambda, a recueilli plus de 50 000 signatures. Autre initiative, Open Foods Facts, né en mai 2012, a travaillé avec l’équipe du professeur Hercberg et a mis en place une application qui permet d’appliquer virtuellement le code couleurs 5C à 26 884 produits réels. Ou encore la dernière édition « Le bon choix au supermarché » de l’équipe de Lanutrition.fr.

  • Commercialiser les produits des colonies, même étiquetés, reste illégal | CNCD-11.11.11
    http://www.cncd.be/Commercialiser-les-produits-des

    Qu’entend-on exactement par « produits issus des colonies israéliennes » ? Il s’agit de tout produit cultivé, manufacturé et/ou conditionné partiellement ou entièrement dans une unité de production située dans une colonie israélienne.

    Ce type de produit est intrinsèquement lié à une politique et à une situation considérées de façon unanime comme illégales par la communauté internationale, y compris l’UE et ses Etats membres.

    Cette illégalité entraîne des obligations pour l’ensemble des Etats. L’une d’elles est « de ne pas prêter aide ou assistance au maintien d’une situation illégale ». La commercialisation des produits issus de la colonisation aide à l’évidence à renforcer économiquement les colonies, à les consolider et à les pérenniser.

    Dès lors, en autorisant la poursuite de l’importation des produits des colonies moyennant leur identification via un étiquetage précis, l’UE admet que les colonies israéliennes demeurent un partenaire commercial légitime et accepte que l’on puisse contribuer à leur prospérité.

    C’est bien cette incohérence et l’illégalité de ces relations commerciales, économiques et financières avec les colonies israéliennes par l’UE et ses Etats membres qu’entend dénoncer la campagne « Made in Illegality » menée depuis l’année dernière en Belgique et depuis cette année en France.

    #Israël #colonies #commerce_illégal #étiquetage #militer

    • Si je comprends bien, il faut donc acheter, à la place, les produits issus des terres où vivent les palestiniens, dont la bande de Gaza ?
      On peut avoir une liste ?
      Et que faire pour les produits israéliens, fabriqués dans des entreprises qui emploient des palestiniens qui viennent des terres palestiniennes où sont les palestiniens, dont Gaza par exemple, et où ils n’ont pas de travail ?
      Parce que si on boycotte des produits qui donnent un peu de travail et d’argent aux palestiniens qui n’en ont pas chez eux, quelle est la logique ?

  • A propos de l’étiquetage des produits des colonies :
    http://seenthis.net/messages/427232

    L’étiquetage des produits des colonies : ​progrès ou faux semblant ?
    Campagne BDS France, le 13 Novembre 2015
    http://www.bdsfrance.org/index.php?view=article&id=3897%3A2015-11-13-17-41-20&catid=49%3Aactualite

    Quels effets peut avoir l’étiquetage des produits israéliens imposé par l’UE ?
    Shir Hever, Middle East Eye, le 13 novembre 2015
    http://www.info-palestine.net/spip.php?article15720

    #Palestine #BDS #étiquetage #colonisation #Union_européenne #Europe

  • #OGM : les parlementaires américains refusent l’étiquetage obligatoire des aliments
    http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2015/07/24/ogm-les-parlementaires-americains-repoussent-l-etiquetage-obligatoire-des-al

    Circulez, il n’y a rien à voir ! Voilà résumé le message contenu dans un texte voté jeudi 23 juillet par la Chambre des représentants. La majorité des parlementaires américains ont décidé que les entreprises agroalimentaires n’auraient pas à indiquer si leurs produits contiennent des organismes génétiquement modifiés (OGM).

    Cette loi est votée alors que depuis plusieurs mois le débat est intense dans plusieurs Etats entre le lobby de l’industrie agroalimentaire et plusieurs associations de consommateurs et de groupes de défense de l’environnement, qui réclament plus de transparence sur le sujet. Le texte a été adopté par 275 voix pour contre 150, 45 démocrates s’étant ralliés à la majorité républicaine.

    Pour les lobbys de l’#agro-industrie, il s’agit d’une victoire.

    #opacité #agroalimentaire #merde_en_boîte

    • USA : vers la fin du marquage obligatoire des produits #OGM / Sputnik France - Actualités - Prises de Position - Radio
      http://fr.sputniknews.com/international/20150727/1017245048.html

      Le projet de loi devrait entrer en vigueur à la fin du mois de juillet 2016. Cependant, cette initiative n’a pas encore été soumise au Sénat.

      [...]

      Selon Nicolas Roux, référent en matière de traités commerciaux chez l’ONG Les Amis de la Terre, le gouvernement américain a clairement établi qu’un de ses objectifs principaux était de garantir un meilleur accès des cultures OGM américaines au marché européen. Les négociateurs des #Etats-Unis, poussés par l’industrie de la biotechnologie, considèrent que les normes d’#étiquetage et de #sécurité en vigueur en Union européenne (#UE) sont discriminatoires et donc des barrières au #commerce. Ils veulent voir disparaître la règle européenne de « zéro tolérance » qui garantit une protection contre les importations d’ingrédients OGM non autorisés dans l’UE. 

      Ainsi, en prenant la décision de ne pas marquer les produits génétiquement modifiés, les Etats-Unis livreront ces aliments à l’Europe dans le cadre du TTIP sans que les Européens en aient conscience.

  • L’étiquetage nutritionnel suscite la colère de l’#industrie_agroalimentaire
    En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/economie/article/2015/03/30/l-etiquetage-nutritionnel-suscite-la-colere-de-l-industrie-agroalimentaire_4

    Le principe d’un #étiquetage simple apposé sur les #aliments pour indiquer leur qualité nutritionnelle est au menu du projet de loi de santé présenté par la ministre Marisol Touraine. Alors que les députés vont commencer à examiner le texte mardi 31 mars, le texte fait l’objet d’une virulente bataille.

    L’industrie agroalimentaire est vent debout contre le modèle, dit « coloriel », défendu par les autorités de santé et s’inspirant du modèle britannique à trois couleurs, dit « traffic lights », en référence au feu tricolore de la circulation.
    En quoi consiste le projet ?

    L’idée est de proposer un système de codes couleur pour donner au consommateur des repères nutritionnels faciles à comprendre.
    Le projet a été présenté par Serge Hercberg (directeur de recherche à l’Inserm et professeur de nutrition à l’université de médecine Paris-XIII), il y a quasiment un an, à la demande de Mme Touraine dans le cadre de sa Stratégie nationale de #santé.

    Ce logo définit une échelle de cinq couleurs (vert, jaune, orange, rose, rouge) établie en prenant en compte quatre paramètres : l’apport calorique pour 100 g, la teneur en sucre, en graisses saturées et en sel.

    Cet étiquetage ne serait pas obligatoire mais se ferait sur une base volontaire et ne s’appliquerait qu’aux aliments industriels et non aux produits bruts.
    Fin février, l’association UFC-Que choisir a publié le résultat d’une étude appliquée à 300 produits alimentaires commercialisés en grande distribution. Selon l’association, le « modèle coloriel est un antidote fiable, simple et efficace contre le marketing alimentaire ».

  • Pouvez vous m’indiquer une crème de jour sans #nanoparticules ?

    C’est la question que j’ai posée à plusieurs pharmacien·ne·s ne trouvant aucune mention sur les boites de cosmétiques de l’usage (ou pas) de nanotechnologie. Surprise ! aucun·e professionnel·le de vente de produits médicaux ne semble connaitre l’existence même des nanos !
    La plus aimable m’a fait remarquer qu’illes étaient formé·e·s par les laboratoires ce qui explique que les informations transmises soient tronquées. J’ai vraiment du mal à admettre quand on s’occupe de santé qu’on soit fournit en si belles œillères depuis plus de 10 ans, mais cela semble se révéler exact, car la réponse a été la même partout : « #connais_pas ».
    La plus drôle des réponses a été qu’évidemment non, il n’y en a pas dedans, sinon ce serait marqué sur la boite !

    Crèmes hydratantes, produits de #maquillage, shampoings, dentifrices, parfums… tous les #cosmétiques sont concernés, les #crèmes_solaires particulièrement sont envahies par les nanoparticules (dioxyde de titane ou oxyde de zinc notamment).

    #militer_en_solo #pharmacie #encore_un_effort

    • @nicolasm La garantie du bio c’est « tous les ingrédients d’origine agricole sont issus... »
      Il n’y a pas de minéraux bio (sur le plan normatif)
      Reste l’éthique du labo qui peut proposer des cosmétiques uniquement basés sur la chimie végétale, et déjà ça c’est pas si courant, à voir le nombre de crème ayant pour base la vaseline (petrolatum (!) dans la composition normalisée)
      En ce qui concerne les crèmes solaire, je crois qu’il est difficile de rivaliser avec les oxydes métalliques sur le plan de l’efficacité, mais antérieurement on les utilisaient sous leur forme « micro » avec une certaine efficacité . Reste à savoir si la forme « nano » à réellement décuplée leur efficacité (bénéfice) au regard du risque.

    • @vazi La balance bénéfice/risque pour les nanos est un leurre, car cela ne peut pas être calculé à long terme et vu le peu d’études, mieux vaudrait appliquer un moratoire, sachant que les nanos sont un peu partout depuis non pas 10 ans mais 20 ans…

      L’ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire
      de l’alimentation, de l’environnement et du travail) dans son rapport avoue être incapable de se prononcer, vu le manque d’évaluation, et sachant la facilité des nanos à traverser la barrière hémato-encéphalique, on peut s’inquiéter …

      http://www.anses.fr/sites/default/files/documents/AP2012sa0273Ra.pdf

      Les nanomatériaux manufacturés : des substances présentes sur le marché dont les risques doivent être évalués
      Les nanomatériaux manufacturés entrent dans la composition d’une grande variété de produits de la vie courante d’ores et déjà présents sur le marché (crèmes solaires, textiles, aliments, peintures, etc.) et concernent un grand nombre de secteurs industriels tels que, notamment, le bâtiment, l’automobile, l’emballage, la chimie, l’environnement, l’agro-alimentaire, l’énergie, les produits cosmétiques et les produits de santé. La présence de nanomatériaux dans ces produits soulève des questions, mais également des controverses portant sur l’état des connaissances disponibles, les effets éventuels de ces matériaux sur la santé et l’environnement, l’exposition de la population générale et professionnelle et, in fine, sur les risques associés à ces substances.

    • Page 11 rapport de l’ANSES

      4. CONCLUSIONS ET RECOMMANDATIONS DE L’AGENCE
      (…)
      Les travaux de recherche publiés à ce jour mettent en évidence le fait que chaque nanomatériau présente des caractéristiques physico-chimiques particulières pouvant dépendre de son environnement. De fait, leur toxicité et écotoxicité varient, non seulement selon les familles de nanomatériaux, mais au sein même de ces familles, ainsi qu’au cours de leur cycle de vie en fonction de leur environnement. Les travaux de recherche ne peuvent, à ce jour, toujours pas s’appuyer sur une définition réglementaire univoque et intersectorielle des nanomatériaux.
      Dans le même temps, on note un progrès des connaissances portant sur une meilleure caractérisation physico-chimique des nanomatériaux, sur l’adaptation et l’harmonisation de certains tests (éco)toxicologiques, etc. En matière de caractérisation des dangers, depuis le dernier état des connaissances publié par l’Agence en 2010, différentes publications scientifiques ont observé, pour certains nanomatériaux, des effets sur certains organismes vivants. Ces effets mis en évidence sur des modèles expérimentaux concernent :
      – la persistance de nanomatériaux dans des organismes vivants animaux ou des végétaux ;
      – des retards de croissance, des anomalies ou malformations dans le développement ou la reproduction chez des espèces modèles des compartiments environnementaux ;
      – le passage de certaines barrières physiologiques (hémato-placentaire, testiculaire, intestinale, cutanée, alvéolo-capillaire) ;
      – des effets génotoxiques et de cancérogenèse de certains nanomatériaux ;
      – des effets sur le système nerveux central chez l’animal ;
      – des phénomènes d’immunosuppression ;
      – des réactions d’hypersensibilité et d’allergie.

      Les interrogations associées à la diffusion des nanomatériaux manufacturés se nourrissent également des doutes sur la suffisance et la pertinence de l’encadrement réglementaire en vigueur.

      Voie confirmée et voie potentielle (des nanos particules dans le corps)

      Biocinétique des nanoparticules page 54 du rapport de l’#ANSES

    • Merci @geneghys @odilon pour les produits sans nanos.
      Ce n’est pas pour moi que je faisais cette recherche, à vrai dire j’ai sous la main des récalcitrant·e·s au bio que je voulais naïvement contenter ;-)

    • Je lis maintenant la conclusion du rapport, la faute aux mails qui commencent depuis les plus récents. Et je ne me fais plus de soucis pour ça, parce qu’entre les nanoparticules, les antibiotiques, les particules fines, les radiations j’en passe et des meilleures, selon le rapport européen, c’est que si on s’attrape un cancer, c’est par manque de pot !

      http://www.sciencesetavenir.fr/sante/20150102.OBS9168/decryptage-le-cancer-serait-du-a-un-manque-de-chance-vraiment.html

    • Non, j’ai renoncé, c’était surtout un bon prétexte pour agir à petite échelle et dénoncer les modalités des nanos pour s’imposer.

  • #États-Unis - L’Oregon et le Colorado votent contre l’#étiquetage des #OGM
    Christophe NOISETTE, novembre 2014
    http://www.infogm.org/5740-etats-unis-l-oregon-et-le-colorado-votent-contre-l-etiquetage-des-ogm

    Rappelons que trois états ont d’ores et déjà adopté de telles lois : le Vermont [5], le Connecticut [6] et le Maine [7]. Et plus de 70 organisations des États-Unis ont écrit au représentant étasunien au commerce car elles craignent que l’accord transatlantique nivelle par le bas les réglementations des contractants. Elles demandent, par exemple, que l’étiquetage tel qu’il est pratiqué dans l’UE ne soit pas menacé par cet accord. Au contraire, elles réclament, pour elles-mêmes, le droit de savoir ce que contient leur nourriture [8].

  • La Malaisie souhaite en finir avec la mention « sans huile de palme » - Economie - La Voix du Nord
    http://www.lavoixdunord.fr/economie/la-malaisie-souhaite-en-finir-avec-la-mention-sans-huile-ia0b0n2436504

    La #Malaisie, 2e producteur d’#huile_de_palme derrière l’Indonésie, veut en finir avec la mention « Sans huile de palme » qu’elle juge « discriminatoire et injuste » : elle en appelle aujourd’hui aux autorités françaises au nom des liens commerciaux entre les deux pays.

    « Nous demandons au gouvernement français d’agir et de considérer l’impact potentiel de cette étiquette sur nos exportations d’huile de palme », a indiqué mardi à l’AFP le président du Conseil national des producteurs d’huile de palme de Malaisie, le Dr Yusof Basiron.

    Selon lui seules la France et la Belgique francophone ont recours à cet étiquetage sur des produits (petits gâteaux, pâtes à tartiner, plats préparés...).

    De passage à Paris, il rappelle que son pays et la France sont « des partenaires commerciaux ».

    Pas de menace, assure-t-il derrière ces propos, même si la Malaisie est un acheteur régulier d’Airbus pour la compagnie nationale qui en compte actuellement 28 en opérations. Il n’est « pas question de représailles : mais c’est un élément qu’il est logique de rappeler puisque nous tirons 10% de nos revenus à l’exportation de l’huile de palme, et que cet argent est utilisé pour acheter ce que nous importons ».

    #étiquetage #commerce #business

  • Étiquetage de la viande : prend-on les consommateurs pour des veaux ? | Contrepoints
    http://www.contrepoints.org/2014/08/05/175839-etiquetage-de-la-viande-prend-on-les-consommateurs-pour-des-vea

    l paraîtrait que nos concitoyens, les plus démunis bien sûr ou les jeunes, qui se fournissent en viande dans les grandes surfaces, aux rayons viandes préemballées, ne comprendraient pas ce que signifient les mots « filet, bavette, plat de côtes, collier, échine, tendrons, escalopes… »

    Heureusement l’État est là : un arrêté à valeur réglementaire, remplacera ces mots « archaïques », qui n’ont aucun sens, dixit le représentant de l’Union des consommateurs sur une antenne de radio matinale par un « système simple et transparent » : une étoile, deux étoiles, trois étoiles ; on suppose que même les consommateurs illettrés savent compter jusqu’à trois et comprendront que trois étoiles, c’est mieux qu’une !

    Et de justifier le remplacement des mots poétiques, poire, merlan, hampe, basse côte, gîte, paleron, filet mignon, onglet par une « vraie évaluation de la qualité » ! On se demande d’ailleurs si ce brave représentant ne prend pas les consommateurs pour des imbéciles, quand il critique le fait que le morceau dit « poire » ait un nom de fruit ou merlan un nom de poisson. On ne sait jamais avec les gens du peuple, ils pourraient croire qu’ils achètent des filets de poisson !

    Le système est simple, simpliste même : aux morceaux à griller les trois étoiles, aux morceaux à bouillir l’étoile unique et aux intermédiaires, escalope ou morceau à braiser, deux étoiles. La qualité d’une viande disait ce brave homme, c’est sa tendreté et son moelleux. C’est tout !

    Oublieux de deux choses : selon le mode de cuisson, un morceau de basse côte lentement braisé ou un morceau de gîte cuit longuement dans un bouillon de légumes acquièrent une tendresse égale et conservent souvent un goût incomparable. Par ailleurs, les qualités de la viande, son goût, sa saveur, sa tendresse sont liés à la qualité de l’élevage (nourriture et mode de pacage de la bête), à la découpe (savoir faire des maîtres bouchers) et à la conservation de la viande au moins autant qu’au type de morceau de la bête.....

    >>>

    Et ceci au profit d’un fantasme d’étiquetage généralisé pour illettrés ne sachant plus distinguer un pot au feu d’une daube et une pièce de bœuf d’une escalope de veau.

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    Ce qui est triste, c’est de voir disparaître tout un pan de notre culture gastronomique

    <<<

    #Étiquetage
    #viande
    #classification
    #opération #marketing du #gouvernement qui #infantilise le #consommateur.

  • Food Watch cible des produits « trompeurs » dans les supermarchés - France Info
    http://www.franceinfo.fr/economie/food-watch-cible-des-produits-trompeurs-dans-les-supermarches-1409945-201
    http://www.franceinfo.fr/sites/default/files/imagecache/462_ressource/2014/05/06/1409937/images/ressource/maxnewsworldthree432282.jpg

    L’ONG allemande est allée puiser dans les rayons des grandes surfaces pour vérifier les affirmations présentes sur les étiquettes de certains produits. Résultat : les fils de dinde « à l’étouffée » de Leclerc, la vinaigrette « aux tomates séchées » de Puget ou encore les raviolis « au jambon cru et au parmesan » de Lustucru induiraient les clients en erreur.

    Les filets de dinde « à l’étouffée » de chez Leclerc contiendrait « 100% de filet », à en croire l’étiquette du produit. Faux, d’après Food Watch. L’ONG affirme qu’il n’y aurait que « 84% de viande, le reste c’est de l’eau, des additifs et du sel ». Ainsi, « le consommateur paye six tranches de dinde » alors que « en réalité le paquet n’en compte réellement que cinq ».

    Pour protester contre ces « ruses des industriels », l’ONG allemande a lancé ce mardi sa première pétition en France : « Non à la dinde à l’eau ! », visant directement Miche-Edouard Leclerc, le patron des enseignes éponymes. Ce dernier se défend en explique que sa dinde « répond bien au code de bonnes pratiques, qui a été élaboré par l’industrie et validé par la DGCCRF », les services de répression des fraudes et de protection des consommateurs....."

    #économie
    #grande-distribution
    #Food-Watch
    #étiquetage

  • L’étiquetage contre les produits alimentaires « frauduleux » devrait profiter à l’huile de palme - Agroalimentaire
    http://www.usinenouvelle.com/article/l-etiquetage-contre-les-produits-alimentaires-frauduleux-devrait-prof

    Alors que l’Union Européenne vient juste de décider que les ingrédients non cités sur l’étiquetage des produits alimentaires seraient considérés comme introduits frauduleusement, on doit s’interroger sur cette motivation.

    Le projet de directive du parlement européen A7-0434/2013 du 4 décembre 2013 va rendre obligatoire le détail des matières grasses contenues dans les denrées alimentaires.

    La mention « huiles végétales » devra être remplacée par la liste des huiles végétales rentrant dans la composition de l’aliment considéré.

    Une attaque sournoise contre l’huile de palme

    Les motifs sont clairs et s’inscrivent dans la campagne de diabolisation de l’huile palme accusée, à tort, de contenir des acides gras trans alors qu’elle n’en contient pas contrairement aux huiles hydrogénées retrouvées dans les viennoiseries et les biscuits pour apéritif.

    On l’accuse aussi de contenir trop d’acides saturés alors que d’autres matières grasses en contiennent presque autant, voire plus, sans que personne ne s’en inquiète. Citons pour les matières grasses végétales, le beurre de cacao 60%, retrouvé dans le chocolat, l’huile de coprah ou de coco issue du cocotier 90%, l’huile de palmiste issue de la graine du noyau du fruit du palmier à huile 85%.

    Pour les matières grasses animales, citons la matière grasse laitière dont le beurre 60 à 70%, la matière grasse de porc 50%, la graisse de bœuf 55%, la graisse de mouton 60% et enfin le lait maternel 40 à 45%. Voilà autant de produits à étiqueter en conséquence !

    L’huile de palme est pourtant un outil technologique d’une grande valeur pour l’industrie agro alimentaire ; elle permet un éventail immense de fabrications en toute sécurité sanitaire et est venue miraculeusement en substitution des huiles hydrogénées riches en acides gras trans, mauvais pour la santé.

    L’huile de palme est perçue comme neutre par les évaluateurs scientifiques les plus sévères ou comme pouvant apporter des bénéfices sanitaires. Retenons qu’elle n’est assimilée qu’à 70%, que ses acides gras saturés ne sont pas dangereux grâce à une structure favorable de ses triglycérides, que ses composés quantitativement mineurs comme les carotènes, les tocophérols et surtout les tocotriènols sont susceptibles de présenter des effets biologiquement majeurs de protection contre les cancers et les maladies cardiovasculaires.

    L’étiquetage en question

    L’étiquetage des produits alimentaires pose autant de problèmes aux consommateurs qu’aux fabricants mais ils ne sont pas du même ordre. Pour les premiers ils sont pilotés par la peur d’être empoisonnés, cette peur relève d’ailleurs souvent d’un réflexe paranoïaque ; pour les seconds ils sont plutôt pilotés par des difficultés techniques, la crainte de dévoiler des secrets de fabrication et enfin par une dose malicieuse de désinformation.

    La récupération de la polémique par certains politiques en France et surtout en Belgique complique encore plus la situation suite probablement à une mauvaise assimilation des conseils de leurs attachés scientifiques ou peut être suite à des conseils malfaisants visant à dénigrer telle ou telle production agricole sous la pression des lobbies faisant fi des conséquences socio économiques susceptibles d’impacter gravement les pays producteurs.

    Les consommateurs se plaignent très souvent d’être mal informés par les étiquettes signalétiques et ne font pas confiance aux fabricants. Le manque d’informations détaillées est le plus souvent le principal grief des consommateurs. « Contient des huiles végétales » est une information imprécise, pourquoi ne pas donner la liste des huiles entrant dans la formulation du produit ? Si le produit ne contient pas d’huile de palme le consommateur le constatera lui même sur l’étiquette. Cette démarche évitera la mention tendancieuse « sans huile de palme » qui laisse supposer d’une manière malhonnête que l’huile de palme est toxique.

    Le fabricant arguera dans beaucoup de cas en faisant remarquer que les emballages offrent une surface trop limitée pour permettre de détailler les compositions complètes sur les étiquettes. Si un produit contient plusieurs additifs, ce qui est très souvent le cas, on peut comprendre que la liste risque de s’exprimer par un texte rébarbatif par sa longueur et la petite dimension des caractères.....

    #étiquetage
    #produits-alimentaires
    #huile-de-palme
    #parlement-européen

    #

  • Le Parlement européen rejette l’étiquetage du pollen OGM
    http://www.lemonde.fr/planete/article/2014/01/15/le-parlement-europeen-rejette-l-etiquetage-du-pollen-ogm_4348519_3244.html

    Rejoignant la position de la Commission européenne, les eurodéputés ont rejeté mercredi 15 janvier l’étiquetage du pollen OGM (génétiquement modifié) dans le miel. Selon le texte adopté par le Parlement européen, le pollen est un « constituant naturel » du miel et non un « ingrédient ».

    En vertu de cette distinction sémantique, les apiculteurs n’auront à étiqueter leur miel comme « avec OGM » que si des traces d’OGM supérieures à 0,9 % de la masse totale y sont décelées. Dans le premier cas, le calcul du seuil d’étiquetage obligatoire se fait en effet sur le seul pollen, dans l’autre sur la totalité du produit et n’a aucune chance de dépasser les 0,9 %, donc de nécessiter un étiquetage.

    LES EUROPÉENS IMPORTENT 40 % DE LEUR CONSOMMATION DE MIEL

    La définition du pollen comme « ingrédient » avait été retenue en 2011 par la Cour de justice européenne, sa décision se voit donc renversée par le vote des eurodéputés.

    Le vote du Parlement en plénière, réclamé notamment par la droite libérale, contredit également celui de sa commission environnement, qui avait soutenu cet automne l’option d’une traçabilité maximale. En revanche, il satisfait les producteurs d’Amérique latine qui avaient écrit aux eurodéputés lundi pour les mettre en garde contre une mesure menaçant selon eux l’approvisionnement en miel de l’UE.

    Les Européens importent 40 % de leur consommation de miel, dont la moitié d’Amérique latine, où prospèrent les cultures OGM, Mexique et Argentine en tête. Le groupe européen des Verts a déploré un arbitrage qui « protège les OGM » aux dépens des apiculteurs et des consommateurs.

    « NE PAS SOUS ESTIMER LE PROBLÈME »

    Imposer une traçabilité maximale « irréaliste » aurait créé un « dommage collatéral » aux apiculteurs, a au contraire argumenté pendant le débat la rapporteure conservatrice britannique Julie Girling. « C’est mère-nature qui dit que le pollen est un constituant du miel », a pour sa part avancé le commissaire européen à la santé, Tonio Borg, appelant les eurodéputés à ne pas faire de ce dossier « une question pour ou contre les OGM ». « La Commission ne doit pas sous estimer le problème des OGM, les producteurs d’Amérique latine, du Canada ou de Chine doivent être contraints à un étiquetage des OGM », a rétorqué le socialiste hongrois Csaba Sandor Tabajdi.

    Le dossier doit être désormais soumis aux gouvernements avec qui le Parlement entamera des discussions pour un arbitrage final. Mme Girling s’est prévalue du soutien de la plupart des 28 à l’option retenue par le Parlement.

    #OGM
    #abeilles
    #environnement
    #Commission-européenne
    #eurodéputés
    #étiquetage
    #pollen-OGM (génétiquement modifié) dans le miel .
    #Parlement-européen

  • Vers un abandon du marquage des produits soumis à une consigne de tri ?
    http://www.actu-environnement.com/ae/news/senat-abandion-triman-cimap-20163.php4

    Ce vendredi, Amorce et France Nature Environnement (FNE), alertent sur la possible suppression de l’article du code de l’environnement prévoyant une signalétique commune à tous les produits recyclables.

    « Dans le cadre de l’examen du projet de loi d’habilitation à prendre par ordonnances diverses mesures de simplification et de sécurisation de la vie des entreprises, présenté comme le soi-disant résultat des Etats généraux de la modernisation du droit de l’environnement, la commission des lois du Sénat a supprimé l’article du code de l’environnement qui prévoit une signalétique commune sur tous les produits recyclables », rapporte FNE.

    « Cette information simple sur les produits recyclables est l’une des demandes récurrentes des citoyens dès qu’on parle du dispositif de tri et de recyclage », estime FNE, demandant aux sénateurs « de ne pas enterrer la signalétique commune sous prétexte d’une pseudo simplification ».

    « De qui se moque-t-on ? », interroge pour sa part l’association Amorce, estimant que « quelques semaines après la Conférence Environnementale qui a conclu, à l’unanimité, à la nécessité de développer le recyclage (…), c’est un nouveau scandale pour la gestion des déchets en France qui se profile ! ».

    #environnement
    #étiquetage
    #tri

  • A quand de nouvelles étiquettes pour les plats cuisinés ? - France Info
    http://www.franceinfo.fr/europe/l-europe-au-quotidien/l-europe-au-quotidien-27-10-etiquetage-viande-1191425-2013-10-27
    http://www.franceinfo.fr/sites/default/files/imagecache/462_ressource/2013/10/27/1191681/images/ressource/viande.jpg

    En février dernier, alors qu’on découvrait de la viande de cheval dans de nombreux plats préparés, la Commission européenne s’était engagée à revoir rapidement l’étiquetage de ce type de produit. Or elle n’a encore présenté aucun texte et les eurodéputés s’impatientent.
    Début septembre, le commissaire européen à la santé, Tonio Borg, a annoncé à Benoît Hamon, le ministre en charge de la consommation, qu’il comptait présenter dès ce mois d’octobre un projet de règlement sur l’origine des viandes fraîches et des plats préparés.

    Marche arrière ?

    Un mois plus tard, il n’a toujours rien proposé. Il semble même faire marche arrière. La Commission européenne, qui s’appuie sur un rapport rédigé par ses services, affirme que l’étiquetage des plats préparés ne découragera pas les fraudes mais provoquera une hausse des prix.

    #Europe
    #étiquetage
    #plats-cuisinés

    • On pourrait penser que l’étiquetage de la chaine de fabrication de la #bidoche (ou viande industrielle) serait un plus mais ça ne change rien à l’absurdité de ce système #agroalimentaire mondialisé. C’est cela qu’il faut absolument changer, passer aux circuits courts, à la souveraineté alimentaire, repenser son rapport à la nourriture et sa production, etc...

  • Etats-Unis: Le Connecticut va étiqueter les #OGM - 20minutes.fr
    http://www.20minutes.fr/article/1167855/ynews1167855?xtor=RSS-176

    Le Connecticut devient « le premier Etat de la nation à adopter une loi sur l’étiquetage des OGM, ce qui prépare le terrain à d’autres Etats pour qu’ils joignent le mouvement croissant visant à donner plus de choix aux consommateurs », avait commenté samedi le président de la Chambre de l’Etat, le démocrate Brendan Sharkey, en annonçant un accord bipartisan. La loi n’entrera toutefois en vigueur que « si quatre Etats supplémentaires dans le nord-est des Etats-Unis, dont un Etat voisin du Connecticut » adoptent des lois similaires, a précisé Todd Murphy. « Le Connecticut est un Etat très petit et nous voulions être surs qu’il ne serait pas le seul de la région et que ce serait un effort régional, sans quoi les petites entreprises concernées pourraient être désavantagées ».

    Les OGM dominent la culture du maïs et du soja aux Etats-Unis et des dérivés d’OGM sont présents dans « 60 à 70% des aliments industriels », selon le CFS.

    #étiquetage #alimentation