• « Nous sommes sur une pente glissante » : les discours xénophobes gagnent du terrain au Sénégal
    https://www.lemonde.fr/international/article/2026/09/04/nous-sommes-sur-une-pente-glissante-les-discours-xenophobes-gagnent-du-terra

    « Nous sommes sur une pente glissante » : les discours xénophobes gagnent du terrain au Sénégal
    Des attaques et intimidations visant les commerçants guinéens se multiplient depuis le mois de juillet au Sénégal, encouragées par le député nationaliste Tahirou Sarr et un influenceur affilié à son parti. Une campagne, qui, bien que marginale, vise également les clandestins de la sous-région.
    Par Pauline Le Troquier (Dakar, correspondance)

    Au pied des marches ensablées de sa boutique de Pikine, en banlieue de Dakar, Saikou Amadou Bah ramasse une barre chocolatée entamée. « Un client en colère est revenu la jeter ici, raconte-t-il. Il m’accuse de lui avoir vendu un produit périmé. C’est faux, regardez la date par vous-même. » Suspicion permanente sur leurs marchandises, appels aux saccages de leurs boutiques… Ces dernières semaines, les commerçants guinéens comme Saikou Amadou Bah, nombreux à tenir des épiceries de proximité au Sénégal, sentent l’hostilité grandir.
    C’est une vidéo publiée par l’influenceur sénégalais « Keylor », le 12 août, qui a réveillé les tensions. Suivi par plus de 1 million d’abonnés sur TikTok, l’homme est un proche collaborateur du député Tahirou Sarr et de son parti, Les Nationalistes, dont il assure la communication en ligne. Après avoir filmé des commerçants et leurs marchandises à leur insu, « Keylor » a affirmé avoir mis au jour un système de boycott des produits sénégalais au profit de sucre importé et de bouteilles d’eau fabriquées dans des usines clandestines par des réseaux de ressortissants guinéens. Une séquence devenue virale qui a entraîné une vague de réactions indignées accusant les commerçants guinéens de nuire au portefeuille et à la santé des Sénégalais.
    Les boutiquiers interrogés par Le Monde expliquent le manque de certains produits à la vente par des ruptures d’approvisionnement liées à la pression exercée sur les stocks pendant les fêtes religieuses du mois d’août. Elhadji Boubacar Ba, président de la Fédération nationale des boutiques pour la modernisation au Sénégal, a décidé de riposter en portant plainte, le 28 août, contre « Keylor » pour « propagation de fausses nouvelles » et « incitation à la haine ». Une démarche qui lui a valu de devenir la cible de menaces de mort. « Les nationalistes ne supportent pas de voir un Sénégalais défendre des étrangers. Ils m’inventent même des origines guinéennes que je n’ai pas », déplore le responsable.
    Les commerçants guinéens ne sont pas les seuls visés. Depuis le mois de juillet, à l’Assemblée nationale ou lors de descentes filmées dans les rues de Dakar, le député nationaliste Tahirou Sarr intensifie sa campagne contre la présence de clandestins nigériens, maliens ou encore sierra-léonais. L’élu les tient pour responsables de l’occupation anarchique de la voie publique, de la pression mise sur les maternités par des femmes venues, selon lui, profiter du système de santé sénégalais pour accoucher ou encore du « remplacement » des travailleurs sénégalais.« Nous ne sommes pas contre la présence des étrangers. Nous sommes contre l’envahissement des ressortissants de la sous-région permis par l’Etat », explique Tahirou Sarr au Monde. Depuis son entrée à l’Assemblée nationale – une arrivée qui avait choqué la classe politique en novembre 2024 –, le député ne cesse d’interpeller le gouvernement sur l’urgence de mieux contrôler les frontières et d’identifier les étrangers sur le sol sénégalais.
    Une ligne qui reste marginale dans le paysage politique. Sollicitée par Le Monde, une source gouvernementale attribue ses discours nationalistes à une poignée d’« énergumènes » et relativise leur écho dans le pays.Le mouvement Pastef de l’ancien premier ministre Ousmane Sonko, dont les discours mêlent souverainisme et panafricanisme, rejette pour sa part toute passerelle entre le patriotisme qu’il défend et le nationalisme de Tahirou Sarr. « Nous n’avons rien à voir avec cela. Nous ne voulons pas mener de guerre contre des Africains », insiste un cadre du parti auprès du Monde.
    Les propos de Tahirou Sarr résonnent néanmoins de plus en plus auprès d’une partie de la jeunesse sénégalaise. Confrontés à un taux de chômage qui s’établissait à près de 23 % en juillet, certains présentent le nationalisme prôné par le député comme un rempart face aux difficultés économiques du moment. Les taxes instaurées sur les transactions financières par le biais des téléphones portables (0,5 % prélevé sur chaque opération) et la fin des subventions généralisées à l’énergie pèsent sur le quotidien de la population à l’heure où l’Etat tente de rembourser une dette colossale, portée à 132 % du produit intérieur brut. A cela vient de s’ajouter une hausse du prix du carburant liée l’envolée des cours mondiaux du pétrole.
    A la mi-août, aux abords de Colobane, l’un des plus grands marchés de la capitale, des ressortissants d’autres pays subsahariens installés sur les trottoirs ont été délogés par des riverains. Un épisode sans précédent au Sénégal. A la Médina, dans un autre quartier de Dakar, les images d’une opération d’évacuation de mendiants étrangers de la voie publique menée par la police, le 18 août, ont également provoqué une vague de commentaires hostiles aux étrangers.
    Face à la résurgence des discours xénophobes observée ces dernières semaines, des militants s’inquiètent. « Nous sommes sur une pente glissante », met en garde Boubacar Seye. Le président de l’ONG Horizon sans frontières exige des réponses fermes de l’Etat, à commencer par une dissolution du parti Les Nationalistes, qui profite selon lui des difficultés économiques. « Le cas sud-africain [les violences xénophobes et les manifestations anti-immigrés qui ont touché le pays au printemps] nous rappelle que là-bas, l’Etat n’a rien fait. Aujourd’hui, le pays est dépassé par la situation, s’alarme Boubacar Seye. Ça, on ne peut pas l’accepter au Sénégal ! »

    #Covid-19#migration#migrant#senegal#guinee#immigration#xenophobie#droit#sante#etranger#niger#mali#sierraleone

  • Razza, maschilità e violenza di Stato

    Se si ripercorrono le cronache di alcuni fatti di sangue che riguardano giovani uomini migranti e cittadini neri e brown, non è difficile accorgersi della persistenza in Italia di un razzismo che non è solo di tipo sociale e culturale, ma è anche strutturale – ossia pervade lo Stato e le sue istituzioni, incluse le forze di polizia. Nei casi delle persone uccise dalle forze dell’ordine tra il 2021 e il 2026, l’atto estremo non appare giustificato da nessuna «legittima difesa», se non da una sorta di profilazione razziale che rendeva l’eliminazione di quei corpi meno scandalosa e, in fondo, accettabile.

    Il 26 gennaio del 2026 muore Abderrahim Mansouri, ventottenne marocchino, ucciso con un colpo alla testa da Carmelo Cinturrino, agente di polizia nel boschetto di Rogoredo, luogo attraversato e abitato da spacciatori, tossicodipendenti e persone senza fissa dimora. Da Cinturrino viene immediatamente addotta la legittima difesa, e altrettanto immediatamente il discorso pubblico (istituzionale e mediatico) accetta questa versione, sulla base del «legittimo sospetto» non solo legato al luogo in cui avviene l’omicidio, ma anche alle figure coinvolte, l’agente – italiano – e la persona uccisa – un ragazzo non italiano – di cui ancora oggi fatichiamo a conoscere la vicenda personale.

    Sappiamo che non è morto sul colpo e che poteva essergli risparmiata un’ora di agonia. Dalla stampa, che dà per buona la versione dell’agente Cinturrino, si evince che era un ragazzo con precedenti penali per spaccio di eroina, rapina e resistenza a pubblico ufficiale e che aveva una famiglia in Italia – il fratello che, per nulla convinto dalla ricostruzione dei fatti fornita dalla polizia, si è rivolto all’avvocata Debora Piazza.

    Le reazioni istituzionali seguono un copione già visto con l’omicidio di Moussa Diarra nel 2024 – ucciso alla stazione di Verona con un colpo al petto a notevole distanza da un agente della Polfer di pattuglia quella notte – o con quello di Ramy Elgaml a Milano, la notte del 24 novembre del 2024, sempre a Milano, quando una macchina dei carabinieri insegue per vari chilometri e sperona il motorino su cui viaggia con un amico e lo uccide per non essersi fermato a un posto di blocco: solidarietà completa e senza riserve alle forze dell’ordine.

    L’ipotesi di un uso eccessivo della forza non viene presa in considerazione (si vedano le dichiarazioni del ministro Salvini a favore di Cinturrino e la petizione «Io sto col poliziotto», lanciata immediatamente dopo dal ministro e dal suo partito), a prescindere dal profilo di Mansouri: si tratta senza dubbio di pericoloso malvivente, così pericoloso da legittimare un colpo alla testa da parte di un tutore dell’ordine.

    Che Mansouri fosse un ragazzo, un ragazzo marocchino, uno spacciatore e dunque un piccolo delinquente, non viene negato da nessuno, nemmeno dal fratello. Non lo hanno negato tantomeno tutti coloro che – inascoltati in precedenza nonostante avessero denunciato le malefatte di Cinturrino e di altri poliziotti che controllavano la zona – si sono presentati agli inquirenti, pur rischiando di essere perseguiti per irregolarità o per spaccio, raccontando dei furti di denaro e droga, delle torture, della violenza su di sé e su altri, degli arresti arbitrari e delle minacce a cui Cinturrino e altri poliziotti li avevano sottoposti.

    In Italia, «spacciatore marocchino» è un significante di grande peso simbolico tramandato dagli anni Novanta ad oggi, indipendentemente dalla reale cittadinanza dello spacciatore. «Marocchino» sta per nordafricano, per scuro (nel senso di brown), e per «panico morale contro la microcriminalità» a cui i vari provvedimenti per «città (più) sicure» hanno dato risposta da allora soprattutto nel Nord Italia.

    Qui, in quegli anni, «marocchino» era chiunque venisse da un luogo a sud del Po e questa etichetta, unita a quella di spacciatore, senza alcun discrimine sul tipo di droga, sul grado di pericolosità del soggetto o sul suo grado di coinvolgimento nella malavita organizzata, equivaleva alla figura di una persona, di genere maschile, estremamente stigmatizzata e identificata come «cancro sociale».

    Oggi, a differenza degli anni Novanta, a questo stigma si combina il panico da invasione e l’idea che a invadere la società italiana dal Sud globale siano persone «naturalmente» propense a divenire «cancro sociale» e a destrutturare i valori alla base della convivenza civile.

    Mansouri-spacciatore marocchino non è un soggetto pericoloso, almeno nel momento in cui deflagra il colpo di pistola che lo colpisce alla tempia. Uno sparo in alcun modo giustificabile. Così come quello sparato al cuore di Moussa Diarra, che brandiva un coltellino, a distanza, in evidente stato confusionale; né il colpo mortale a Younes El Boussettaoui, che dava fastidio agli avventori di un bar, sparato nel luglio del 2021 dall’ex assessore comunale della Lega Massimo Adriatici; né l’inseguimento mortale di Elgaml, che fuggiva in motorino da un posto di blocco.

    L’idea che il corpo scuro – e nero – sia «fuori luogo», avvertito come una minaccia insostenibile alle basi (valoriali) della cittadinanza, è da leggersi come elemento fondativo, oggi, di una grammatica della nazione che è sostanziata da una politica delle emozioni cesellata a partire da un razzismo estremamente radicato e al contempo negato. Diarra, ventiseienne, in Italia da 12 anni; Elgaml diciannovenne cittadino italiano di origini egiziane; El Boussetaoui, trentanovenne cittadino marocchino: si tratta di corpi che meritano una lezione perché fuori posto, indisciplinati, aggressivi, indocili, fuori dal decoro e sbruffoni.

    Non importa se El Boussetaoui fosse da tutti conosciuto, che la sua famiglia fosse ben radicata, né che Elgaml fosse solo un ragazzo, nato e cresciuto a Milano, città in cui abitava con tutta la famiglia. «Dare una lezione» a un corpo estraneo – nordafricano, musulmano, dal nome che denota non-appartenenza, un corpo che manifesta tensioni storiche tra un lato e l’altro del Mediterraneo, e che è altrettanto storicamente oggetto del razzismo italiano contro il mondo islamico al di là del Mediterraneo – non ha nulla a che vedere con la legittima difesa.

    Nerezza, brownness, maschilità e alterità migrante. Nel caso di chi, come El Boussetaoui, Diarra, Elgaml e Massouri, è stato ucciso in nome della «difesa della società» questa stessa intersezione aveva reso le vittime un pericolo da dissipare. Si tratta di persone la cui morte non è solo accettata, ma auspicabile.

    Si tratta di persone che non sono necessariamente pericolose perché minaccia fisica reale per le forze di polizia o per i cittadini apprendono dai giornali di cosa sia il boschetto di Rogoredo, ma che lo sono proprio in virtù della loro mascolinità nera e scura, dell’essere non cittadini e corpi e vite relegati ai margini (spacciatori e tossicodipendenti come nel caso di Massouri, con problemi di salute mentale o di traumi legati alla migrazione, come nel caso di El Boussetaoui e Diarra, o semplicemente italiani mai pienamente riconosciuti come tali, come nel caso di Elgaml).

    Siamo di fronte a un’ontologia del sospetto, o di sospetti «per essenza» che devono essere puniti, e talvolta pure eliminati. Sono i «maranza», una definizione colloquiale che identifica soggetti maschili, giovanissimi e giovani, scuri e neri, dediti a pratiche da gang e/o a piccoli crimini (i teppistelli di oggi).

    Per arrivare a sostenere che di Diarra – lo ha fatto il ministro Salvini – nessuno «sentirà la mancanza», è necessario non solo precostituirlo come parte di un «loro» (i maranza, appunto) contrapposto a un «noi» e negare l’esistenza di una rete di affetti attorno a lui che possa tagliare trasversalmente tale supposta dicotomia, ma anche identificarlo come cattivo e pericoloso.

    Nel caso di Elgaml, come in quello di Diarra, l’operato delle forze dell’ordine non può per definizione essere tacciato di condotta illegittima. Tale operato è in funzione della difesa di quella «comunità immaginata» che non ha bisogno di essere definita poiché la sua natura è apparentemente auto-evidente.

    Così come si può non nominare la bianchezza di tale comunità, può non essere nominata la funzione essenziale a cui le forze dell’ordine assolvono, ossia quella di preservarla. Senza nominare razza e bianchezza, nella dicotomia «noi-loro» si addensa tutta la pesantezza del razzismo sistemico (o sociale) e strutturale (o istituzionale) italiano.

    Il 22 ottobre 2024 viene pubblicato l’annuale Rapporto sull’Italia redatto dalla Commissione del Consiglio d’Europa contro il razzismo e l’intolleranza (Ecri). Esso conferma la tesi dell’esistenza in Italia di razzismo sistemico e strutturale e sottolinea come le minoranze siano esposte a discorsi d’odio, mancanza di protezione e assenza di programmi di inclusione e valorizzazione della diversità. Inoltre, accusa la polizia italiana di fare «profilazione razziale» contro persone rom e nere.

    Nonostante la complessità dei temi toccati, all’indomani della sua pubblicazione, i commenti istituzionali così come i maggiori giornali italiani si sono concentrati quasi esclusivamente sulle accuse dell’Ecri alle forze dell’ordine, rifiutando l’idea che esse siano agenti di una discriminazione e di una esposizione alla morte prematura di persone razzializzate come non bianche che pervade l’intera struttura sociale e cultura italiane (rimando al mio saggio sulla rivista «Studi sulla questione criminale» per i dettagli di questa lunga scia di morte).

    Massouri così come El Boussetaoui, Elgaml e Diarra, era profilato come «sospetto per essenza» e ontologicamente pericoloso, e dunque «uccidibile». Immediatamente liquidato come colui che tra i due doveva morire, anche quando Cinturrino si scopre essere un malvivente che usa la propria divisa per acquisire favori e denaro ed esercitare potere discrizionale contro gli ultimi degli ultimi (incluso uno spacciatore disabile «contro cui l’agente si accaniva» a martellate), alla famiglia di Massouri, e all’Italia intera non si chiede scusa, come non si chiese scusa ai famigliari e ai cari di Diarra e Elgaml: perché loro non sono noi e le loro famiglie non sono le nostre.

    Cinturrino è oggi indagato con altri sei agenti della sua squadra per estorsione e percosse, calunnia e rapina, detenzione e spaccio di sostanze stupefacenti, sequestro di persona, depistaggio, concussione, arresto illegale e omicidio volontario premeditato, una volta che le perizie e i video trovati, oltre alle testimonianze, hanno provato l’inesistenza della pistola attribuita a Massouri e che quest’ultimo è stato raggiunto da un colpo alla testa quando era al telefono e stava scappando verso il bosco.

    Nel caso di Diarra il giudice ha respinto la richiesta di archiviazione sulla base della contestazione all’uso eccessivo della forza da parte della Polfer. Per la morte di Ramy è stato richiesto il rinvio a giudizio dei sette carabinieri coinvolti nell’inseguimento, accusati di depistaggio e favoreggiamento: costrinsero testimoni a cancellare video e falsificarono i verbali. Nel caso di El Boussetaoui, il giudice ha condannato Adriatici a una pena superiore a quella chiesta dall’accusa.

    Sia chiaro, non c’è nulla di cui rallegrarsi. Queste persone sono state brutalmente uccise per il futile motivo di essere il «loro» in mezzo al «noi» da chi dovrebbe proteggere tutti.

    https://rivistadissonanze.it/corpi/sospettare-e-punire-profilazione-razziale
    #racisme #race #masculinité #violences_policières #Italie #violence_d'Etat #violence #Noirs #discrimination #légitime_défense #Abderrahim_Mansouri #Rogoredo #Carmelo_Cinturrino #Moussa_Diarra #Ramy_Elgaml #étrangers #criminalité #Younes_El_Boussettaoui #corps_noirs #homicide #suspect #maranza #racisme_systémique #racisme_structurel #altérité #profilage_racial

  • Aktivistin zur GEAS-Umsetzung in Bayern: „Infrastruktur für Abschiebungen am Fließband"
    https://www.borderline-europe.de/dramen/aktivistin-zur-geas-umsetzung-bayern-%E2%80%9Einfrastruktur-f%C3%B

    Der Münchner Flughafen erhält ein neues Abschiebeterminal, das künftig zwei Charterabschiebungen und 100 Einzelrückführungen täglich ermöglichen soll. Katharina Grote vom Bayerischen Flüchtlingsrat warnt im Interview, das Terminal biete die Infrastruktur für Abschiebungen „am Fließband", sobald Deutschland alle Instrumente des GEAS voll ausschöpft, zudem sollen Asylsuchende künftig in der ehemaligen JVA Ingolstadt im Außengrenzverfahren untergebracht werden.

  • Les travailleurs de la réclusion administrative
    https://laviedesidees.fr/Les-travailleurs-de-la-reclusion-administrative

    Menée à Paris, à Lampedusa et à Lesbos, une enquête ethnographique plonge dans les coulisses de l’enfermement administratif des #étrangers en situation irrégulière.

    #Société #État #prison #migration

  • Épisode 9 - Zones d’attente : accompagner les personnes enfermées - Observatoire de l’enfermement des #étrangers
    https://observatoireenfermement.blogspot.com/2026/06/episode-9-zones-dattente-accompagner.html
     

    Qu’elles viennent pour demander l’asile, rendre visite à de la famille ou encore faire du tourisme, qu’il s’agisse d’adultes ou d’enfants ; de très nombreuses personnes se voient chaque année refuser l’entrée sur le territoire français et européen. Elles sont alors enfermées en #zone_d’attente, souvent dans des conditions indignes, le temps pour l’administration d’organiser leur renvoi. Hélène et Mathieu, intervenant·es à l’#Anafé, témoignent de comment ils et elles soutiennent les personnes qui sont enfermées aux frontières de la France. 
     
    Le podcast « Sans retenue » donne la parole à celles et ceux qui militent contre l’enfermement des personnes étrangères. Ces personnes retenues pour raison administrative n’ont commis aucun délit : simplement, elles ne possèdent pas les bons papiers.

    Ce podcast s’inscrit dans le cadre d’action de sensibilisation de la société civile pour témoigner de la réalité de l’enfermement des personnes étrangères. Zones d’attente, locaux et centres de rétention administrative, prisons… ce podcast a pour objectif de donner à voir les conséquences concrètes de l’#enfermement sur les premier⋅es concerné⋅es, de rendre visible leurs témoignages et luttes pour y mettre fin.

    Décliné en série, ce podcast aborde tous les aspects de l’enfermement : la vie dans ces lieux, les audiences judiciaires, le rôle des associations, les luttes à l’intérieur et aux abords… Cette série a également une vocation pédagogique lorsque sont abordés des thèmes méconnus et plus complexes.

  • Pacte européen sur la migration et l’asile : en l’absence d’une loi de transposition, le gouvernement prépare une circulaire et un décret pour combler le vide
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2026/05/20/pacte-europeen-sur-la-migration-et-l-asile-dans-l-attente-d-une-loi-de-trans

    Pacte européen sur la migration et l’asile : en l’absence d’une loi de transposition, le gouvernement prépare une circulaire et un décret pour combler le vide
    Par Julia Pascual
    Vendredi 12 juin, le pacte sur la migration et l’asile entrera en vigueur en France. Ce paquet de textes européens, neuf règlements d’application directe et une directive, va bousculer le droit français. Il instaure notamment une nouvelle procédure d’examen des demandes d’asile à la frontière, selon laquelle les personnes souhaitant demander l’asile en arrivant en France (aux aéroports, essentiellement) pourront être placées en rétention ou assignées à résidence, le temps que leur demande soit instruite.
    Le pacte définit aussi des modalités de solidarité entre Etats membres dans l’accueil des demandeurs d’asile – qui amèneront la France à prendre en charge un peu plus de 3 000 demandeurs d’asile à ce titre en 2026. Il durcit aussi le règlement Dublin, qui prévoit que c’est l’Etat d’entrée en Europe qui est responsable de l’examen de la demande d’asile, en portant la durée de responsabilité de douze à vingt mois, période au terme de laquelle la personne peut demander la protection d’un autre Etat. Le pacte élargit enfin la base de données du fichier européen Eurodac qui, au-delà des empreintes digitales des demandeurs d’asile, recensera désormais tous les étrangers en situation irrégulière ayant fait l’objet d’un contrôle.
    Selon une estimation évoquée par le ministre de l’intérieur, Laurent Nunez, devant le Sénat, environ 40 % du droit des étrangers est affecté par les nouveaux textes. Des pans entiers de ce dernier deviendront dès le 12 juin caducs ou incompatibles, soit dans trois semaines. D’où une nécessaire adaptation et mise en cohérence, qui doit passer par la loi. Or, comme l’écrivait Le Monde en mars, le gouvernement a fait le choix de légiférer par ordonnance, officiellement en raison de la grande technicité du texte et des délais contraints, mais plus vraisemblablement pour éviter de présenter un texte au Parlement. Un vote serait voué à l’échec, car le texte est jugé trop mou par la droite et trop dur à gauche.
    Mercredi 20 mai, le Sénat examine donc en séance publique le projet de loi habilitant l’exécutif à procéder par ordonnance. Une stratégie qui a suscité une forte désapprobation des élus. La présidente de la commission des lois et sénatrice (Les Républicains, LR) du Morbihan, Muriel Jourda, a fait remarquer au ministre de l’intérieur, auditionné le 29 avril, que deux années s’étaient écoulées depuis l’adoption du pacte, en 2024, et que le gouvernement aurait dû permettre un débat parlementaire au lieu d’exiger in extremis « un chèque en blanc ».
    « Je regrette le recours aux ordonnances qui me paraît d’abord destiné à faire face à l’absence de majorité à l’Assemblée nationale », a également épinglé le sénateur (LR) du Pas-de-Calais et président de la commission des affaires européennes, Jean-François Rapin.
    Laurent Nuñez a invoqué, pour sa part, l’urgence d’agir, faute de quoi se produiraient « une désorganisation institutionnelle » et des « risques migratoires » puisque les personnes se présentant à la frontière feraient l’objet d’« une admission quasi systématique sur le territoire », faute de disposition législative permettant une privation de liberté. Un scénario catastrophe qui n’est pas tout à fait écarté.
    Selon plusieurs députés consultés par Le Monde, le projet de loi habilitant le gouvernement à légiférer par ordonnance n’arriverait à l’Assemblée nationale qu’à l’automne, soit après l’entrée en vigueur du pacte, tant le gouvernement redoute un débat sur le sujet. De sorte qu’un plan B est en cours d’élaboration pour combler le vide à partir du 12 juin. Pour les dispositions les plus simples, l’exécutif prendrait une simple circulaire d’interprétation.
    Pour certaines autres dispositions, relatives à des délais de recours ou de demande d’aide juridictionnelle, le premier ministre a soumis plusieurs demandes au Conseil consitutionnel de déclasser de certains articles du droit des étrangers pour pouvoir intervenir par décret. En revanche, pour les dispositions qui nécessitent une loi, notamment celles qui prévoient une privation de liberté, la parade s’avère plus complexe. « On est en train de travailler sur une solution temporaire pour démarrer sans transposition du pacte », confirme un cadre place Beauvau. Qui reconnaît qu’à ce stade le scénario reste imprévisible.

    #Covid-19#migration#migrant#france#UE#legislation#droit#pacteasilemigration#sante#etranger

  • « La peur ne nous quitte plus » : le calvaire des Sénégalais... | Seneweb -
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    « La peur ne nous quitte plus » : le calvaire des Sénégalais en Afrique du Sud
    Auteur : Senewebnews-RP
    L’Afrique du Sud, en particulier la province du KwaZulu-Natal, est confrontée à une vague de violences xénophobes qui plonge les ressortissants étrangers, dont la communauté sénégalaise - estimée entre 5 000 et 10 000 personnes -, dans un climat de peur.
    À Durban, le commerçant Talla Ndiaye, installé depuis 15 ans, affirme dans les colonnes de L’Observateur de ce samedi 2 mai : « La situation est devenue extrêmement difficile. Il est désormais impossible de vivre en paix. Les Zoulous s’en prennent aux étrangers avec des piquets, des machettes et d’autres objets tranchants. Être identifié comme étranger suffit pour être en danger. » Il explique avoir dû fermer sa boutique depuis une dizaine de jours : « Ouvrir, c’est s’exposer à être attaqué ou à voir son commerce détruit. » Dans l’Eastern Cape, Ousseynou Sy, présent en Afrique du Sud depuis 20 ans, décrit une insécurité généralisée : « Que l’on soit Sénégalais, Malien ou d’un autre pays, nous sommes tous perçus comme des étrangers. Sortir travailler est devenu un risque quotidien. » Pour Momar Talla Fall, ancien diplomate interrogé par la même source, cette situation s’inscrit dans un phénomène récurrent : « Tous les cinq ans environ, le pays connaît des vagues de violences contre les étrangers. » Il estime que les migrants servent de boucs émissaires aux frustrations économiques locales : « Certains Sud-Africains accusent les étrangers de monopoliser les opportunités économiques, même si cela ne reflète pas la réalité. »
    Face à cette crise, les Sénégalais sur place s’organisent via des groupes WhatsApp pour partager les alertes et se protéger. « Ces réseaux nous permettent de nous informer en temps réel et de rester solidaires », souligne un autre interlocuteur du quotidien du Groupe futurs médias. Si aucune attaque directe contre des Sénégalais n’est confirmée, tous évoquent un stress constant et une forte inquiétude. Les expatriés appellent les autorités sud-africaines à intervenir pour mettre fin à ces violences et rétablir la sécurité

    #Covid-19#migration#migrant#senegal#afriquedusud#xenophobie#etranger#violence#sante

  • Centre de rétention administrative : l’Assemblée nationale rejette l’allongement à sept mois
    https://www.lemonde.fr/politique/article/2026/04/16/centre-de-retention-administrative-l-assemblee-nationale-rejette-l-allongeme

    Centre de rétention administrative : l’Assemblée nationale rejette l’allongement à sept mois
    Les députés ont adopté un amendement de la députée écologiste Léa Balage El Mariky par 84 voix contre 77, réécrivant entièrement un des articles-clés d’une proposition de loi du député Renaissance, Charles Rodwell, soutenue par le gouvernement.
    Le Monde avec AFP
    Le vote s’est déroulé dans une ambiance électrique. L’Assemblée nationale a rejeté, jeudi 16 avril, une mesure visant à allonger à sept mois la rétention administrative de certains étrangers jugés dangereux, très combattue par la gauche. Les députés ont adopté un amendement de la députée écologiste Léa Balage El Mariky par 84 voix contre 77, réécrivant entièrement un des articles-clés d’une proposition de loi du député Renaissance, Charles Rodwell, soutenue par le gouvernement. La droite, le centre et l’extrême droite se sont opposés à l’amendement, et la gauche l’a soutenu.
    Le scrutin s’est déroulé après plusieurs votes serrés, et une suspension de séance dont la légitimité a été contestée, chaque groupe cherchant à faire venir davantage de députés. Le texte fera l’objet d’un vote global le 5 mai.
    Actuellement, la durée maximum de maintien dans les centres de rétention administrative (CRA), où peuvent être enfermés des étrangers en vue de leur expulsion s’il existe un risque qu’ils s’y soustraient, est de quatre-vingt-dix jours, ou cent quatre-vingts jours pour ceux condamnés pour terrorisme. L’article en question prévoyait d’allonger à deux cent dix jours la durée de maintien en rétention pour tout étranger faisant l’objet d’une mesure d’éloignement du territoire français et remplissant deux conditions.
    La première était d’avoir été « définitivement condamné pour des faits d’atteinte aux personnes punis d’au moins trois ans d’emprisonnement », et la deuxième de représenter « une menace réelle, actuelle et d’une particulière gravité pour l’ordre public ». Ces termes ont été supprimés par l’amendement de Mme Balage El Mariky, qui avait dénoncé la volonté du texte de « faire des CRA une prison ». « Croyez-moi, nous serons au combat pour rétablir cette mesure qui est à mon avis majeure pour assurer la sécurité des Français », a lancé M. Rodwell.
    Les députés avaient plus tôt adopté un autre article rétablissant la base légale pour prolonger jusqu’à deux cent dix jours la durée de rétention des personnes condamnées pour terrorisme, qui n’existait plus depuis une censure du Conseil constitutionnel cet été sur une loi portant également sur la rétention. Un « vide juridique accidentel », a souligné M. Rodwell. Mais l’amendement écologiste adopté ensuite conditionne toute prolongation de la rétention des étrangers condamnés pour terrorisme au-delà de quatre-vingt-dix jours à la remise au Parlement d’un rapport. Celui-ci devant établir l’efficacité de ces dispositions « en matière d’exécution des décisions d’éloignement », notamment. Une condition qui n’a « rien à faire dans la loi » et qui pourra être réécrite au Sénat, a souligné l’entourage de M. Rodwell

    #Covid-19#migrant#migration#france#retention#CRA#etranger#droit#sante

  • Galère des titres de séjour : une précarité entretenue par la France - Amnesty International
    https://www.youtube.com/watch?v=kZjSkjezOco

    Leur vie dépend d’un bout de papier. En France, des personnes peuvent tout perdre du jour au lendemain : leur travail, leur logement, leurs droits. À cause de la perte de leur #titre_de_séjour.

    Ces personnes, ce sont nos collègues, nos voisines, les aides à domicile des aînées, les nounous des nouveaux nés, les agents d’entretien. Elles travaillent parfois toute leur vie en France avant de se retrouver subitement en situation irrégulière. À cause d’un titre de séjour qui n’a pas été renouvelé.

    Les équipes d’Amnesty International ont enquêté sur cette précarité organisée. Cette bascule n’a rien d’un accident : elle est le produit d’un système dysfonctionnel orchestré par l’Etat.

    Les étrangers saisissent de plus en plus la justice française
    https://seenthis.net/messages/1161340

    #étrangers #préfectures #xénophobie_d'État

  • "Non, les #étrangers ne représentent pas 42 % des allocataires", face aux fake news, la CAF s’engage contre la #désinformation

    Les #infox et les rumeurs sur les aides versées par la #Caisse_d'allocations_familiales (CAF) se multiplient sur les réseaux sociaux. L’organisme public alerte et sensibilise les allocataires sur les risques de la désinformation. Un espace dédié à la lutte contre les fake news est disponible sur son site.

    L’organisme public, la CAF (Caisse d’allocations familiales), n’est pas épargné par les fausses informations qui circulent sur les réseaux sociaux ou le web. Les rumeurs autour des aides versées par l’organisme se multiplient. Elles toucheraient potentiellement une personne sur deux en France.

    Ces tentatives de désinformation alimentent la méfiance et la confusion chez les allocataires, pointe aujourd’hui la Caf. Afin de favoriser l’accès à l’information fiable, l’organisme a créé un espace dédié sur son site internet. Objectif : démasquer les principales fake news et adopter les bons réflexes.

    Il est vivement conseillé de se référer exclusivement à son site, le seul habilité à fournir des données fiables et vérifiées. On y apprend notamment que, contrairement à ce qui circule sur TikTok ou Instagram, « Non, les étrangers ne représentent pas 42 % des allocataires de la Caisse d’allocations familiales » ou que « Non, la CAF n’a pas versé d’aide exceptionnelle de 400 euros à tous les allocataires nés le 29 février ».

    Des formations aux allocataires

    En complément de la campagne nationale de sensibilisation à la désinformation, la Caf du Bas-Rhin dit vouloir apporter sa contribution. « Dans nos accueils, on accompagne les allocataires pour les former à l’usage du site caf.fr. C’est l’endroit où les informations sont 100 % fiables et 100 % validées. On explique à nos allocataires comment ça marche et pour les personnes qui le souhaitent, on leur propose une formation sur rendez-vous », explique le responsable communication de la CAF 67.

    Celui-ci met en garde les allocataires contre les abus de certains sites de pseudo-actualités aux motivations trompeuses. « Il y a un vrai risque pour l’image de la CAF. Et pour les allocataires, qui parfois cliquent sur des offres mirobolantes, il peut y avoir une arnaque en vue de leur soutirer leurs identifiants ou leur numéro de carte bancaire ». Il y a quelques mois circulait une prime pour les animaux domestiques, « plus c’est gros plus ça passe », déplore ce dernier.

    Depuis le 6 février 2026, la CAF s’est associée au site d’information parodique le « Gorafi ». L’objectif est d’utiliser la satire et un ton décalé pour rappeler les bons réflexes de vérification de l’information.

    https://france3-regions.franceinfo.fr/grand-est/bas-rhin/non-les-etrangers-ne-representent-pas-42-des-allocataires
    #fake-news #fact-checking #CAF #migrations #statistiques #chiffres #aides_sociales

    ping @karine4

    • Les manquements pour les étudiants - Passablement Énervé
      https://blogs.mediapart.fr/passablement-enerve/blog/110226/les-manquements-pour-les-etudiants

      Les institutions solidaires de la nation sensées aider les plus précaires de nos étudiants sont elles toujours à la hauteur de leurs missions ?

      Quand on sait qu’un étudiant boursier doit attendre au bas mot 6 mois avant de percevoir une APL ... qu’en est il du rôle de la CAF et de son éthique ? pourquoi ces délais inconséquents qui ne permettent pas la sérénité pour suivre des études normalement ? Si les étudiants n’ont pas de parents qui peuvent assumer les carences de la CAF, quelle suite pour un logement décent payé en temps et en heure ?
      Toutes ces questions se posent et n’ont pas de réponse car l’opacité de la CAF est toujours de rigueur ; les délais incompréhensibles de transferts de dossier à l’heure où tout se réalise par l’informatique sont incompréhensibles. Pourquoi tant de délais, pourquoi tant d’opacité, pourquoi si peu de réponse et tant d’inertie autour d’un élément clé pour la réussite d’un étudiant, un logement décent et une aide légitime pour lui permettre de payer son loyer ... cette institution a vraiment des carences et des lacunes incompréhensibles d’autant que rien n’est fait pour permettre de les comprendre. Absence de communication totale, voir communication erronée puisque promesse de versement des dûs sans résultats.

    • RÈGLEMENT AMIABLE RA-2025-140 DU 18 NOVEMBRE 2025 - RÉGULARISATION DE L’ALLOCATION AUX ADULTES HANDICAPÉS (AAH) APRÈS PLUSIEURS DYSFONCTIONNEMENTS DE LA CAISSE D’ALLOCATIONS FAMILIALES (CAF)
      https://juridique.defenseurdesdroits.fr/index.php?lvl=notice_display&id=57262&opac_view=-1

      Le Défenseur des droits a été saisi d’une réclamation d’une personne qui s’est vu accorder l’allocation aux adultes handicapés (AAH) par la maison départementale des personnes handicapées (MDPH) pour la période de mars 2019 à mars 2024.

      En avril 2024, le réclamant s’est rapproché de la caisse d’allocation familiales (Caf) afin de comprendre les raisons pour lesquelles, depuis 2019, son père ne bénéficiait que du revenu de solidarité active (RSA) et non de l’AAH.

      À la suite de cette démarche, la Caf a procédé au versement de l’AAH pour la période de mai 2022 à mars 2024, mais n’a pas versé l’allocation pour la période d’avril 2019 à avril 2022.

      La Caf a indiqué avoir sollicité la caisse nationale des allocations familiales (Cnaf) afin de résoudre la difficulté relative à cette période non payée. Toutefois, en octobre 2025, le réclamant demeurait sans réponse quant au traitement de sa demande. (...)

      Conclusion de diverses péripéties : un rappel de droits de plus de 21 000 euros, lâché à reculons.

    • RÈGLEMENT AMIABLE RA-2026-012 DU 21 JANVIER 2026 - RÉCLAMATION RELATIVE À UN INDU DE L’ALLOCATION ADULTE HANDICAPÉ (AAH) QUALIFIÉ DE FRAUDULEUX, COMPTE TENU DE L’ABSENCE DE DÉCLARATION, PAR L’ALLOCATAIRE, DE SA PENSION D’INVALIDITÉ
      https://juridique.defenseurdesdroits.fr/index.php?lvl=notice_display&id=58117&opac_view=-1

      une erreur répétée est ici caractérisée comme « fraude » ce qui autorise des sanctions qui s’ajoutent à l’indu

      En premier lieu, le Défenseur des droits a souligné qu’il appartenait à la CAF de motiver en fait et en droit ses décisions administratives emportant qualification de fraude et d’en caractériser les éléments, tant matériel qu’intentionnel. Le Défenseur des droits a constaté qu’en l’espèce la CAF déduisait l’intentionnalité du comportement de l’allocataire de la seule absence de déclaration de sa pension d’invalidité.

      Toutefois, la réglementation applicable rappelle que toute absence de déclaration d’un changement de situation ne revêt pas nécessairement un caractère frauduleux et pose le principe de la présomption de bonne foi des usagers. Le Défenseur des droits a rappelé à la CAF qu’il lui appartenait de produire, au soutien de son action en répétition d’indu, les éléments de preuve permettant de caractériser l’intention frauduleuse de l’allocataire.

  • Alexandre Delavay, avocat : « Les étrangers ont des droits et il est normal qu’ils cherchent à les faire respecter »
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2026/02/06/alexandre-delavay-avocat-les-etrangers-ont-des-droits-et-il-est-normal-qu-il

    Alexandre Delavay, avocat : « Les étrangers ont des droits et il est normal qu’ils cherchent à les faire respecter »
    Tribune Alexandre Delavay Avocat
    Si les recours de personnes étrangères connaissent une hausse exponentielle et surchargent les tribunaux, c’est parce que l’administration française est défaillante à leur égard, explique l’avocat au barreau de Paris dans une tribune au « Monde ».
    L’immigration s’est imposée comme l’un des sujets principaux du débat public et politique. Les obligations de quitter le territoire français (OQTF) nourrissent le débat sur nombre de plateaux de télévision et leur exécution est devenue le baromètre quasi exclusif de l’efficacité administrative en matière d’immigration. Peu importe la technicité de cette matière et la multiplicité des situations, la figure de l’étranger est systématiquement essentialisée. Elle rassemble dans une catégorie unique plusieurs millions de personnes, tous âges, tous profils, tous parcours confondus. Sa présence serait « massive » et « incontrôlée ». Il faudrait « rationaliser », juguler, encadrer. Interdire, même, pour certains.
    En janvier 2025, le magazine d’extrême droite Frontières listait « les coupables » de « l’invasion migratoire » : avocats nommément désignés et magistrats y figuraient en bonne place. Les premiers étaient accusés de submerger les tribunaux de recours inutiles, supposés être une manne financière « juteuse ». Les seconds d’être trop laxistes. Dans une relative indifférence, en novembre 2025 et en janvier 2026, les deux principaux syndicats de magistrats administratifs – qui traitent les recours de personnes étrangères – apportent un éclairage bien différent et tirent la sonnette d’alarme. Le Syndicat de la juridiction administrative (SJA) et l’Union syndicale des magistrats administratifs (USMA) ont tour à tour constaté une « explosion » des recours liés aux contentieux des étrangers.
    La rupture vient de l’identification de la cause de cette hausse exponentielle des recours : la défaillance de l’administration des étrangers. Or, rappelons-le : les étrangers ont des droits et il est normal qu’ils cherchent à les faire respecter. La clarté du propos des syndicats tranche avec un ton d’habitude plus feutré. L’USMA pointe « l’état de délabrement des services publics et, en premier lieu, des dysfonctionnements de certaines préfectures qui ne répondent plus ». Le SJA vise, lui, des contentieux évitables, notamment liés au « sous-dimensionnement des services de certaines préfectures pour leur servir de secrétariat et gérer leurs prises de rendez-vous ».
    Saisir le tribunal n’est jamais une solution de facilité ou un plaisir. Ni pour l’avocat – qui préférera toujours une solution amiable et rapide pour son client – ni pour le client, qui est légitimement inquiet d’engager une procédure en justice et des frais. Mais c’est aujourd’hui le seul interlocuteur humain qui existe face une administration, à certains endroits, totalement défaillante. Et il arrive lui-même à bout de souffle. Aux longues files d’attente devant les préfectures, qui débutaient souvent tôt dans la nuit, s’est substituée la dématérialisation des demandes de titre de séjour. Aujourd’hui, la plupart des demandes de titre de séjour sont centralisées sur la plateforme numérique de l’Administration numérique des étrangers en France.
    Mais, derrière l’interface, quand elle fonctionne, un agent est toujours nécessaire : pour fixer un rendez-vous, pour délivrer les attestations de prolongation d’instruction (récépissé numérique qui permet de rester en France le temps de l’instruction de la demande), pour analyser les pièces ou en demander de nouvelles, pour valider les dossiers. Les quatre mois légalement impartis aux préfectures pour statuer sur les demandes de titre de séjour sont rarement respectés. Et les ruptures de droits qui en résultent sont légion. Nous recevons tous les jours dans nos cabinets des situations humaines, professionnelles et familiales qui ne tiennent qu’à un fil ou qui se délitent.
    Les époux et les épouses de ressortissants français peuvent attendre plus de deux ans avant d’obtenir un titre de séjour. De jeunes diplômés – sur lesquels des entreprises françaises comptaient – perdent le contrat de travail qu’ils avaient décroché à l’issue de leurs études. Des salariés de toute origine et de toute qualification sont un temps suspendus de leurs fonctions puis licenciés à défaut d’avoir pu renouveler leur droit au séjour dans les temps. Sans certitude de pouvoir revenir en France, ces personnes voient leurs déplacements professionnels ou familiaux à l’étranger annulés à la dernière minute.
    Après des relances vaines, ces situations finissent inéluctablement par une saisine du juge. Obtenir une décision de justice favorable n’est souvent pas suffisant. Le sort qui leur est réservé par l’administration est à ce titre particulièrement préoccupant. Le SJA estime que « le retard pris par les préfectures à exécuter les décisions de justice traduit là encore un manque de moyens mais traduit également un défaut d’organisation ». La décision de justice qui ordonne à la préfecture de réexaminer une situation ou de délivrer un titre de séjour se retrouve alors réduite à sa plus simple essence : une feuille de papier.
    Tous les acteurs du droit des étrangers s’accordent sur la nécessité de doter les préfectures de moyens financiers suffisants et de moyens humains qualifiés. Cette matière particulièrement technique et volatile exige des agents formés disposant d’une autonomie suffisante pour régler les difficultés techniques. Les moyens financiers existent déjà de manière contrainte : le SJA a estimé que les seuls recours en urgence introduits en Ile-de-France entre janvier et septembre 2025 avaient coûté plus de 7,5 millions d’euros d’argent public, entre le coût de fonctionnement du tribunal et les frais de justice à la charge de la préfecture perdante.
    En novembre 2025, le député [centriste, groupe LIOT] des Ardennes Jean-Luc Warsmann proposait même d’intégrer dans la notation des préfets le taux de recours contentieux et le taux d’annulation des décisions rendues par les services placés sous leur autorité. En attendant, les tribunaux surchauffent et les étrangers subissent.

    #Covid-19#migrant#migration#droit#sante#etranger#immigration#tribunaux#prefecture#france

  • La #France a reçu le plus d’IDE pour des #datacenters en 2025
    https://legrandcontinent.eu/fr/2026/01/24/la-france-est-le-pays-qui-a-recu-le-plus-dinvestissements-etrangers

    (...)

    Les chiffres de l’#UNCTAD soulignent néanmoins l’#attractivité de la France auprès des #investisseurs #étrangers.

    – Ceux-ci sont notamment intéressés par ses 20 #connexions par #câbles #sous-marins, qui transportent l’information en #Europe et vers le reste du #monde, ainsi que par ses capacités de #production et de #distribution d’#électricité — propre, notamment grâce au #nucléaire.
    #Paris propose également un accompagnement #institutionnel aux investisseurs étrangers qui voient aussi la France comme un point d’entrée vers le #marché #européen.

    (...)

    Une part importante de ces 69 #milliards de #dollars d’investissements (58,5 milliards d’euros) réalisés en France est dédiée à deux projets : un méga #campus d’IA en #Île-de-France, fruit d’un accord entre #MGX, l’entreprise française #Mistral_AI, #NVIDIA et #Bpifrance, et jusqu’à 20 milliards d’euros d’investissements dans des #centres_de_données et des #infrastructures de l’IA financés par le #canadien #Brookfield Asset Management.

    (...)

  • Trump ou les habits neufs de l’impérialisme
    https://lundi.am/Trump-ou-les-habits-neufs-de-l-imperialisme

    Michel Feher connaît très bien les #États-Unis où il vit en partie, il travaille par ailleurs actuellement sur la nouvelle configuration #géopolitique mondiale (...) il nous éclaire sur sa compréhension de ce second mandat #Trump, des enjeux derrière la capture de Maduro et de ses retentissements sur la politique intérieure américaine.

    #entretien #Michel_Feher #vidéo #spectacle #fascisme (en voie d’installation) #dictature-spectacle #cynisme_affiché (tout est dit) #spectacle_de_cruauté #pétrole
    #Amérique_centrale #monde_multipolaire #partage_du_monde #grand_espace #our_emisphere #potentats_régionaux_du_monde #sortir_du_libre_échange #expulser_les_étrangers #étrangers #prendre_les_universités #gauche #empires et ici pas #impérialisme pour ne pas/plus encourager l’#immigration #ICE #paradigme_de_la_guerre_civile #ennemi_intérieur et #guerre (extérieure : que comme des mouches, on les écrase, mais pas plus ?)

  • L’Espagne mise sur l’immigration légale pour revitaliser ses campagnes et contrer la baisse des naissances - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/69338/lespagne-mise-sur-limmigration-legale-pour-revitaliser-ses-campagnes-e

    L’Espagne mise sur l’immigration légale pour revitaliser ses campagnes et contrer la baisse des naissances
    Par RFI Publié le : 21/01/2026
    Pour lutter contre la baisse des naissances, l’Espagne a fait le pari d’une immigration légale et choisie. Deux millions d’étrangers pour la plupart originaires d’Amérique latine se sont installés en Espagne au cours des sept dernières années. C’est le cas dans la région de Zamora, en Castille-et-León, dans le nord de l’Espagne, où, depuis 2022, une entreprise céréalière fait venir des conducteurs de camions du Pérou ou de Colombie. Ces embauches ont permis de remettre à flot le céréalier et, au passage, de redonner vie au village de Bóveda de Toro.
    REP internat 2’30 21-01-26 migration économique légale en Espagne

    #COvid-19#migrant#migration#espagne#immigration#etranger#demographie#natalite#economie#sante

  • Mamadou Niang, l’étudiant sénégalais en sciences politiques qui a ému TikTok pour avoir été discriminé
    https://www.lemonde.fr/campus/article/2026/01/11/mamad-l-etudiant-senegalais-en-sciences-politiques-qui-a-fait-pleurer-tiktok

    Mamadou Niang, l’étudiant sénégalais en sciences politiques qui a ému TikTok pour avoir été discriminé
    Par Charlotte Bozonnet
    Il y a trois mois, la vidéo le montrant en pleurs sur TikTok avait ému des millions de gens. Mamadou Niang, étudiant en master 1 à l’Institut d’études politiques (IEP) de Fontainebleau, y mettait ses tripes sur la table, comme on dit. Il venait d’être renvoyé d’un entretien de stage dans une administration française, qui n’aurait pourtant dû être qu’une formalité. La personne chargée du recrutement lui avait assuré que son CV collait parfaitement à la fiche de poste. Sauf qu’au moment d’entrer dans les locaux, la présentation de sa carte de séjour avait tout fait capoter. De retour chez lui, en colère, triste et humilié, le jeune homme avait laissé éclater sa détresse devant la caméra de son smartphone, sans se douter de l’écho que celle-ci aurait.
    Vingt-sept millions de vues cumulées à ce jour ! Des messages de soutien qui ont afflué du monde entier, d’anonymes comme de stars. De nombreuses propositions de stages envoyées par des chefs d’entreprise, des parlementaires, des institutions. « Je ne m’attendais pas à ce carton. Je voulais juste savoir si d’autres avaient vécu la même chose. J’étais tellement dégoûté ! A aucun moment, dans l’annonce, il était dit qu’il fallait être Français », explique aujourd’hui Mamad – son pseudo TikTok – au téléphone. Son émotion a certainement joué dans le succès de la vidéo, « mais je crois aussi que beaucoup de gens se sont retrouvés dans ce que je vivais, dans cette rage de réussir », ajoute le jeune homme.
    L’étudiant de 22 ans, était appelé à une tout autre vie que celle d’étudiant en troisième cycle à Paris. Il a grandi dans un village de la région de Matam, à l’extrême est du Sénégal, près de la frontière mauritanienne, au sein d’une famille pauvre qui gagnait sa vie de petits commerces et du travail de la terre. De la fratrie de cinq frères et sœurs, Mamadou est le premier à avoir passé son baccalauréat. Le bon élève a ensuite pu intégrer une classe prépa à l’université de Saint-Louis, à plusieurs heures de mauvaise route de Matam.
    C’est là qu’il a fait ses demandes pour partir étudier en France, « un rêve d’aller étudier à l’étranger » qu’il partageait avec son père. Son excellent dossier scolaire lui vaut d’être accepté dans cinq universités. Il choisit une licence de sciences politiques à l’université Paris-VIII, à Saint-Denis, là où il a le plus de chances de trouver un logement. Il finance son départ avec l’argent de bourses obtenues au Sénégal, de petits boulots occasionnels et la vente des bijoux en or de sa mère. Il arrive à Paris en août 2022. Un aboutissement auquel son père, décédé l’année précédente, n’aura pas pu assister.
    Commence alors un long parcours, éprouvant, commun à de nombreux étudiants étrangers. Mamad est hébergé dans le salon d’une connaissance à une heure et demie de transport de sa fac. Il bataille avec les démarches administratives : obtenir une carte vitale, une carte de transport, ouvrir un compte bancaire, acheter une carte SIM, finaliser son inscription à la fac. On découvre tout « comme si on était un nouveau-né », avoue-t-il. L’argent part très vite : 50 euros pour valider le visa, 90 euros pour la contribution de vie étudiante. Heureusement, l’université l’exonère des frais d’inscription élevés appliqués aux étudiants étrangers depuis quelques années. Il paie le tarif classique : 170 euros l’année pour la licence, 250 euros pour le master. A l’université, il faut se mettre à niveau sur l’actualité et l’histoire française, ses institutions. Là aussi, un nouveau départ. Il lui faut attendre trois mois pour être en règle et pouvoir travailler à côté de ses études dans un fast-food. Avec son premier salaire (environ 700 euros par mois), il paie la caution d’un appartement dans une résidence sociale : 22 mètres carrés pour 460 euros par mois. Pendant deux mois, il ne mange que grâce aux distributions alimentaires de l’association Linkee, aujourd’hui menacée de fermeture par la baisse des subventions publiques. « J’allais chercher mon panier de nourriture tous les jeudis », se souvient-il.
    Sa situation s’améliore un peu quand il commence à recevoir les aides personnelles au logement (APL). Chaque mois, il envoie l’équivalent de 100 000 francs CFA (environ 150 euros) à sa mère et à ses sœurs restées à Matam. En troisième année de licence, il est commis de cuisine dans un hôtel du 16e arrondissement de Paris très tôt le matin. Le rythme est dur, mais il n’a « jamais pensé à baisser les bras, [il sait qu’il est là pour quelque chose], que toute [la] famille compte sur [lui] ». Ironie du sort, il effectue son stage de licence à la préfecture de Seine-Saint-Denis, de janvier à juin 2025, malgré quelques tracas avec son titre de séjour. Il y enchaînera un CDD de six mois à temps partiel. Son dossier lui permet de décrocher plusieurs masters. Il choisit le M1 en audit interne des collectivités publiques à l’IEP de Fontainebleau. Il se dit que les enjeux sont forts pour lutter contre le détournement et la corruption qui appauvrissent les Etats africains. L’école l’autorise à concentrer ses cours en début de semaine de 9 heures à 21 heures pour pouvoir travailler les jours suivants. Ses revenus augmentent à 900 euros par mois environ. Il peut s’acheter des vêtements, des chaussures, un nouveau téléphone – « reconditionné », précise-t-il.
    Mamad sait que pour valider son master, il va devoir trouver un stage ou une alternance, alors il s’y prend très tôt, dès le mois de septembre 2025, quand ses camarades de promo n’y songent même pas encore. En octobre, il est rappelé par une administration que son profil intéresse. L’annonce précise que le permis de conduire est obligatoire, alors il utilise ses économies – 2 000 euros – pour le passer en accéléré. Le jour J, il met une chemise, une cravate et se présente à 9 heures comme convenu à l’entretien. La suite de l’histoire, il l’a racontée sur TikTok. Il ne dépassera même pas le hall d’accueil. On lui demande de partir. Il est gêné, « tout le monde me regardait », se remémore-t-il.
    Aujourd’hui, Mamadou Niang va bien. Il vient de commencer une alternance comme auditeur interne dans une entreprise à Nice, « dans mon domaine d’études, et c’est moi qui l’ai trouvé, sur la base de mon CV », remarque-t-il. Il y tenait beaucoup. Il ne garde pas de rancœur : « Cet épisode a été très positif pour moi, ça m’a ouvert beaucoup de portes, constitué un gros réseau. Je sais qu’aujourd’hui, si j’ai besoin, je trouverai de l’aide ». Le bouche-à-oreille lui a permis de trouver un logement dans une résidence à Nice. « Je suis fier de mon parcours et je vais continuer, je veux finir mes études, travailler quelques années ici et repartir au Sénégal », explique-t-il.

    #Covid-19#migrant#migration#france#senegal#etudiant#etranger#université#discrimination#politiquemigratoire#insertion#sante

  • « On doit connaître pas mal de choses que les Français ignorent » : en région parisienne, l’exigence des tests passés par les étrangers pour obtenir leurs papiers
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2025/12/25/en-region-parisienne-une-promo-a-l-epreuve-des-tests-exiges-des-etrangers-po


    Un employé de l’Imprimerie nationale française tient une plaque de cartes d’identité [pour étranger légal] imprimées, à Flers-en-Escrebieux (Nord), le 5 juillet 2019. DENIS CHARLET / AFP

    L’examen civique, exigé à partir du 1ᵉʳ janvier 2026 pour l’obtention des cartes de séjours longue durée et de la nationalité, commence à se mettre en place dans des centres agréés.
    Par Julia Pascual

    Tetiana (toutes les personnes citées par leur prénom ont requis l’anonymat) croit faire de la tachycardie. Sa fille Rita a vu que le stress la gagnait. Et elle sait que quand sa mère est nerveuse, « elle bugue dans sa tête », cherche ses mots en français. Elle s’est demandé si elle allait se perdre dans les questions. Elle l’a accompagnée jusqu’à la salle d’examen.

    Quarante-cinq minutes plus tard, l’Ukrainienne de 53 ans en est ressortie soulagée. Elle venait de passer l’#examen_civique, un nouveau test exigé à compter du 1er janvier 2026 auprès des étrangers demandant une #carte_de_séjour pluriannuelle, une #carte_de_résident de dix ans ou la #naturalisation. Ainsi, à l’exception de certaines catégories comme les réfugiés, ce sont potentiellement plus de 100 000 #étrangers qui devront réussir l’examen chaque année.

    https://justpaste.it/fp68w

  • EXIL ET GRANDE PAUVRETÉ : UNE SPIRALE DE MALTRAITANCE INSTITUTIONNELLE - ATD Quart Monde - France
    https://www.atd-quartmonde.fr/actualites/exil-et-grande-pauvrete-une-spirale-de-maltraitance-institutionnelle

    ATD Quart Monde publie un nouveau rapport qui fait état des violences spécifiques subies par les personnes exilées en situation de grande pauvreté et alerte sur la déresponsabilisation des pouvoirs publics et le non-respect des droits fondamentaux inscrits dans les textes internationaux et ratifiés par la France.

    Pour les personnes exilées, souvent arrivées en France après des parcours marqués par la violence, la peur et la perte de repères, la rencontre avec les institutions constitue trop souvent une nouvelle épreuve. Dépendantes des administrations pour satisfaire leurs besoins les plus essentiels — se loger, se soigner, travailler, scolariser leurs enfants — elles se heurtent à des procédures complexes, dématérialisées, lentes ou inaccessibles.

    Les retards ou non-renouvellements de titres de séjour, l’impossibilité d’accéder à un emploi déclaré, les ruptures de droits sociaux ou de soins, les refus d’hébergement ou les expulsions sans solution durable structurent le quotidien de nombreuses personnes exilées. Lorsqu’elles vivent déjà la grande pauvreté, ces pratiques produisent des effets cumulatifs : renoncement aux droits, exposition accrue aux violences, enfermement dans la survie et impossibilité de se projeter dans l’avenir.

     
    À cette maltraitance institutionnelle s’ajoute une maltraitance sociale faite de soupçons permanents, de discriminations et de préjugés. Les personnes exilées sont trop souvent perçues comme illégitimes, suspectées de mensonge, sommées de « prouver » sans cesse leur droit à exister sur le territoire. Cette présomption de culpabilité alimente l’isolement, la peur et le renoncement aux droits.

    ATD Quart Monde rappelle que la maltraitance institutionnelle subie par les personnes exilées en situation de grande pauvreté n’est ni accidentelle ni inévitable.

    #violence_sociale #étrangers #séjour #AME #pauvreté

  • Le SNPTES dénonce le fait de soumettre nos collègues étrangers, fonctionnaires ou contractuels, à un #examen_civique payant

    Le SNPTES condamne le double discours de certains politiques qui souhaitent encourager la venue de talents scientifiques étrangers et qui, parallèlement, leur compliquent la vie.

    Comme si cela ne suffisait pas… à partir du 1er janvier prochain, nos établissements publics de l’enseignement supérieur et de la recherche vont être confrontés à un nouveau problème… En effet, une proportion importante de nos collègues étrangers, contractuels ou même fonctionnaires, seront désormais soumis à de nouvelles démarches lorsqu’ils auront besoin, notamment, de solliciter une carte de résident ou une #carte_de_séjour pluriannuelle. En particulier, les personnes visées seront soumises à un examen civique sous forme d’un très scolaire ou infantilisant #QCM… Cet #examen, cerise sur le gâteau, sera payant !

    Le SNPTES précise que cela concernera nos collègues contractuels en #CDD ou #CDI, nos collègues contractuels doctorantes et #doctorants, nos collègues personnels ouvrier (PO) des CROUS, mais aussi nos collègues de nationalité étrangères à l’Union européenne (UE) qui seraient pourtant #fonctionnaires stagiaires ou #titulaires ITA-ITRF de catégorie A, #chercheurs et #enseignants-chercheurs.

    Concernant ces dernières catégories, le SNPTES rappelle en effet que depuis très longtemps des collègues étrangers à l’Union peuvent, fort heureusement, devenir fonctionnaires français sans pour autant être soumis à l’obligation d’acquérir la #nationalité française. Le SNPTES précise, pour les réactionnaires ou grincheux qui nous liraient, que certains de ces collègues fonctionnaires renoncent à devenir français tout simplement parce que cela les conduirait à couper tout lien ou toute possibilité de séjourner temporairement dans leur pays d’origine.

    Concrètement, cela pourrait signifier que les collègues fonctionnaires, contractuels de droit public et PO des CROUS qui échoueraient à cet examen civique seraient désormais en situation irrégulière. Bienvenue dans le pays des droits de l’homme !

    Le SNPTES interpelle donc notre ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Espace sur la stupidité de cette procédure kafkaïenne qui, de surcroît, est totalement à l’opposé du souhait ministériel d’attirer des #talents scientifiques internationaux en initiant, par exemple, l’opération “#Choose_France_for_Science”.

    Le SNPTES interpelle aussi les directions de nos établissements de l’enseignement supérieur et de la recherche sur la nécessité d’aider les collègues concernés à se dépatouiller dans ce labyrinthe administratif. Nos directions, comme cela existe dans quelques établissements universitaires pour nos étudiants internationaux, doivent mettre en place, avec les préfectures, des cellules destinées, au sein de nos services, à faciliter les démarches de nos collègues.

    Enfin, le SNPTES constate que, là aussi, des officines privées ont déjà repérer le bon filon et s’apprêtent à proposer leurs services payants à celles et ceux qui sont soumis à cet examen.

    https://www.snptes.fr/index.php?lvl=notice_display&id=16627
    #université #ESR #enseignement_supérieur #France #recherche #étrangers #racisme

    ping @karine4

  • Réfugiés, résidents permanents ou même citoyens naturalisés : l’administration Trump cible la figure de l’étranger, bien au-delà des sans-papiers
    https://www.lemonde.fr/international/article/2025/12/02/refugies-residents-permanents-ou-meme-citoyens-naturalises-l-administration-

    Réfugiés, résidents permanents ou même citoyens naturalisés : l’administration Trump cible la figure de l’étranger, bien au-delà des sans-papiers
    Par Piotr Smolar (Washington, correspondant)
    Les mots choisis indiquent la direction empruntée. Dans un long message publié sur son réseau, Truth Social, jeudi 27 novembre, à l’occasion de la fête familiale de Thanksgiving, le président américain, Donald Trump, a lancé une virulente attaque contre les populations d’origine étrangère installées dans le pays.Selon lui, la plupart vivraient « grâce aux aides sociales » et viendraient d’« Etats faillis, ou de prisons, d’asiles psychiatriques, de gangs ou de cartels de la drogue ». Il les a opposés aux « citoyens américains patriotes », une distinction dénuée de sens dans un pays dont le récit national est tissé de fils venus du monde entier. En 2023, aux Etats-Unis, la part des résidents nés à l’étranger – elle est en constante augmentation depuis les années 1970 – s’élevait à 14,3 % de la population, soit 47,8 millions de personnes. Parmi eux, près de 25 millions sont naturalisés.
    A en croire le milliardaire, « seule la migration inversée peut pleinement réparer cette situation ». La migration inversée – ou remigration – est l’un des slogans des extrêmes droites dans les pays occidentaux. « La remigration maintenant », réclamait ainsi le compte X du département de la sécurité intérieure, jeudi 27 novembre. Le 14 septembre 2024 déjà, à moins de deux mois de l’élection présidentielle, Stephen Miller, désormais chef adjoint du cabinet présidentiel, montrait la voie sur X : « Le plan Trump pour arrêter l’invasion des petites villes de l’Amérique : la remigration ! »
    Stephen Miller est l’idéologue de la politique migratoire de l’administration Trump, notamment fondée sur la fermeture complète de la frontière avec le Mexique et l’octroi de moyens sans précédent au service de l’immigration et des douanes des Etats-Unis pour traquer les clandestins. Ils seraient 20 millions, selon les trumpistes, entre 11 millions et 13 millions, selon les experts. Fin mai, la presse américaine avait annoncé la création au département d’Etat d’un bureau de la remigration.
    A la veille de ce message incendiaire de Donald Trump, mercredi 26 novembre, deux soldats de la garde nationale déployée à Washington avaient été victimes d’une attaque par arme à feu au cœur de la capitale. Le suspect, arrêté, Rahmanullah Lakanwal, est un Afghan âgé de 29 ans. Il avait déposé, fin 2024, une demande d’asile validée sous l’administration Trump au printemps. Cet homme avait fait partie d’une unité paramilitaire travaillant pour la CIA, l’agence du contre-espionnage américain, dans la région de Kandahar. Une unité spécialisée dans les opérations sensibles. Après le retour au pouvoir des talibans, en août 2021, il avait été accueilli aux Etats-Unis, parmi les dizaines de milliers de personnes qui avaient travaillé dans le secteur civil ou militaire pour Washington.
    De la même façon que l’assassinat en septembre de Charlie Kirk, figure majeure du monde MAGA (Make America Great Again), avait déclenché une offensive de la Maison Blanche contre la mouvance « antifa » (antifasciste) et ses supposées ramifications, l’attaque dans la capitale a marqué le franchissement d’un autre seuil. Comme dans toute situation de crise, Donald Trump a imposé réactivité et surenchère, annonçant, sur Truth Social, qu’il voulait geler les arrivées en provenance de « tous les pays du tiers monde » et « renvoyer toute personne qui n’est pas un atout pour les Etats-Unis ou est incapable d’aimer notre pays ». Ce dernier critère, difficile à évaluer, s’ajoute à celui de ne pas être « compatible avec la civilisation occidentale ». Les Afghans sont particulièrement visés et toutes les demandes de visas ont été suspendues.
    Donald Trump est allé jusqu’à proposer de « dénaturaliser les migrants qui portent atteinte à la tranquillité intérieure ». Il est peu vraisemblable que cette idée passe l’épreuve du droit, mais elle témoigne de la confrontation organisée entre la population blanche des Etats-Unis et les autres. Une partie du monde MAGA est également foncièrement hostile aux visas de travail H-1B, délivrés aux étrangers hautement qualifiés. Donald Trump, lui, en défend l’intérêt contrairement à son vice-président, J. D. Vance ; un rare désaccord public entre les deux hommes.
    L’administration a multiplié les effets d’annonce en quelques jours. Elle a décidé de revoir tous les dossiers d’asile validés sous la présidence Biden. Le 27 novembre, dans un message sur X, Joseph Edlow, directeur de l’agence chargée des services de l’immigration et de la citoyenneté, annonçait aussi qu’un « réexamen rigoureux à grande échelle » serait conduit au sujet de toutes les Green Cards accordées avant le retour au pouvoir de Donald Trump. Des pays spécifiques sont visés. En juin, la Maison Blanche avait déjà publié une liste de 19 Etats considérés comme défaillants dans le traitement des dossiers d’asile et de visas. Donald Trump avait annoncé une restriction d’entrée pour les ressortissants de 12 d’entre eux, dont l’Afghanistan, la République démocratique du Congo, Haïti, le Soudan ou encore la Somalie.
    Pour ce dernier pays, le Minnesota a été pris pour cible par Donald Trump. Instrumentalisant un scandale réel d’escroquerie, il a décrit un Etat sous la coupe de gangs somaliens. Le gouverneur est le démocrate Tim Walz, ancien colistier de Kamala Harris à l’élection présidentielle de 2024, accusé de laxisme dans la plus vaste enquête pour escroquerie liée à l’épidémie de Covid-19, en cours depuis 2022. Au total, 78 personnes, quasi exclusivement d’origine somalienne, ont été inculpées pour un détournement faramineux de près de 250 millions de dollars (215 millions d’euros), aux dépens d’un programme d’aide alimentaire infantile. Mais, selon la presse américaine, les schémas d’escroquerie au profit de membres de la communauté somalienne, forte de 80 000 personnes au Minnesota, seraient d’une plus grande ampleur, approchant le milliard de dollars de préjudice. Lundi 1er décembre, le secrétaire au Trésor, Scott Bessent, a annoncé une enquête sur un possible financement involontaire par le contribuable du Minnesota des Chabab somaliens, un groupe affilié à Al-Qaida.
    Pendant la campagne présidentielle, Donald Trump n’avait cessé d’évoquer une invasion du pays, organisée par les démocrates : selon le républicain, leur plan, assimilé à un complot, consistait à faire venir des étrangers par millions afin de disposer d’une main-d’œuvre à bas prix, de remplacer les ouvriers américains, et de faire voter les nouveaux arrivants par des moyens douteux.
    L’une des controverses de la campagne concerna la population haïtienne de Springfield, dans l’Ohio, accusée de manger les chiens. Vendredi 28 novembre, le gouvernement a annoncé l’expiration, début février 2026, du statut temporaire protégé de quelque 350 000 Haïtiens vivant aux Etats-Unis ; ils pourraient être expulsés. Les efforts initiaux de l’administration Trump pour supprimer ce statut pour les Haïtiens – et les Vénézuéliens – avaient été bloqués en justice. Mais l’objectif demeure inchangé.
    « Les Américains ne veulent pas de guerres stupides, de boulots américains délocalisés à l’étranger et de frontières grandes ouvertes, expliquait le vice-président, J. D. Vance, le 20 novembre, lors d’une conférence avec le site d’information Breitbart News. Que ce soit intentionnel ou non, c’était l’héritage du Parti républicain avant que Donald Trump n’arrive. » L’ancien sénateur de l’Ohio assurait que le durcissement en cours relevait d’une saine défense des intérêts nationaux. « C’est presque comme si l’Europe et l’Amérique s’étaient mis en tête que le contrôle de leurs frontières était fondamentalement non compassionnel, peut-être même raciste et mauvais. Le président et moi rejetons cette approche. (…) C’est le sens même d’un gouvernement. »
    Tout cela est dit sur le ton de l’évidence. Mais comme l’ont montré les élections partielles, début novembre, le rejet de l’administration actuelle semble croissant au sein de la population. Au Congrès, les élus républicains s’inquiètent, en coulisses, d’élections de mi-mandat potentiellement difficiles, d’ici à onze mois, en novembre 2026. Dans un sondage Gallup publié fin novembre, l’impopularité de Donald Trump se confirmait, avec seulement 36 % d’approbation. Sur la question de l’immigration, ils étaient 37 % à soutenir son action. Une chute de 9 points depuis février.

    #Covid-19#migrant#migration#etatsunis#politiquemigratoire#etranger#xenophobie#sante#droit

  • Faute de bénévoles, les Restos du cœur ne peuvent pas rouvrir à Ernée : « On est un peu catastrophés »
    https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/ernee-53500/faute-de-benevoles-les-restos-du-cur-ne-peuvent-pas-rouvrir-a-ernee-on-

    Le recrutement d’une quinzaine de bénévoles était espéré pour pallier le départ des 18 membres de l’ancienne équipe, après un désaccord sur la période d’ouverture. La direction départementale des Restos a demandé que le centre soit ouvert toute l’année, au lieu de novembre à mars les années précédentes. Ils n’ont pas accepté et sont partis.

    L’épicerie sociale, gérée par le centre intercommunal d’action sociale (CIAS), prend le relais le reste de l’année. Il était prévu qu’elle ferme vendredi 14 novembre, avant l’ouverture des Restos du cœur. Face à la situation, une réunion est prévue avec les élus en fin de semaine. « La volonté, c’est de maintenir un service d’aide alimentaire », assure Gilles Ligot, président de la communauté de communes de l’Ernée.
    Les Restos du cœur, comme l’épicerie sociale, comptent plus d’une centaine de bénéficiaires. Pour assurer les commandes, les inscriptions et autres distributions, Odile Leclercq estime avoir « besoin d’au moins une quinzaine de personnes, dont des responsables ».
    Après son appel à bénévoles, elle a reçu « cinq réponses, dont deux personnes de Laval et trois d’Ernée ». Un nombre « insuffisant ». « On est un peu catastrophés, confie-t-elle. En plus, l’hiver, il y a plus de dépenses en chauffage et électricité. »

    fonctionner sans salaire depuis les années 80, sauf pour les sortis d’école de commerce, ça finit par ne plus marcher.

    #alimentation #pauvres #associations_caritatives

    • Restos du cœur : presque 50 % de bénéficiaires en plus cet été
      https://www.republicain-lorrain.fr/social/2025/11/13/restos-du-coeur-presque-50-de-beneficiaires-en-plus-cet-ete

      Si à Jœuf, l’antenne peut compter sur 36 bénévoles [dont certains depuis 19 ans...], elle doit aussi affronter une forte augmentation des bénéficiaires.

      Un flot continu de personnes pousse la porte du centre Michel-Wale de Jœuf, en ce jeudi matin du mois de novembre. À la fraîcheur extérieure répond une douce chaleur à l’intérieur du bâtiment, qui accueille les bénéficiaires des #Restos_du_cœur. Plusieurs tables recouvertes d’une nappe à carreaux rouges et blancs regroupent ces anonymes en attente de légumes, de pâtes et d’un geste amical. Sur une table centrale, des viennoiseries et du café en libre-service. « C’est le premier jour de distribution de la campagne hivernale, mais nous prenons encore les inscriptions », partage Pascal Lecler, responsable de l’antenne jovicienne depuis 2022. Pour celle-ci, il ne peut pas encore donner de chiffres. « Mais clairement, on assiste à une augmentation du nombre de personnes qui auront besoin de nous. » Cet été, une augmentation de 46 % des demandes a même été enregistrée.

      « Des femmes seules avec leurs enfants et des retraités, beaucoup. »

    • Les personnes qui poussent les portes [du Secours catholique] sont de plus en plus souvent en situation d’« #extrême_pauvreté ».
      https://www.lemonde.fr/societe/article/2025/11/20/au-secours-catholique-les-gens-se-restreignent-ils-ont-honte-de-demander_665

      Reportage à #Pornic (Loire-Atlantique), à l’occasion du rapport annuel de l’association caritative, publié jeudi.

      [...]

      « Avec les critiques qu’on entend sur l’assistanat, les gens se restreignent, ils ont #honte de demander. La plupart ne nous appellent que quand ils n’ont plus le choix. » De fait, le nombre de personnes qui sollicitent l’association a peu progressé ces dernières années, tandis que la #pauvreté atteignait des niveaux record : selon les derniers chiffres de l’Insee, 15,4 % de la population, soit 9,8 millions d’habitants, se trouvaient en 2023 sous le seuil de pauvreté , fixé à 60 % du revenu mensuel médian, c’est-à-dire 1 288 euros [ 772e ]

      Les 1,1 million de personnes qui ont demandé de l’aide au Secours catholique en 2024 étaient en plus grande difficulté que celles qui les ont précédées : 74 % étaient en situation d’ extrême pauvreté (40 % du revenu médian ), en hausse de 11 points depuis 2017. Des situations compliquées par le fait que les coûts de l’alimentation et de l’#énergie ont augmenté plus vite que leurs #revenus, du fait de l’inflation. Autre démenti de l’idée de personnes qui « profiteraient », [progrès : ]38 % des ménages qui pourraient bénéficier du RSA ne le perçoivent pas, alors que ce taux de non-recours était de 24,5 % dix ans plus tôt. Par ailleurs, 39 % des personnes aidées sont des enfants, une part bien supérieure à leur poids dans la population.

      [...]

      22,8 % des personnes accompagnées déclarent des problèmes de santé et/ou un handicap, contre 15,3 % en 1999. Sur la même période, la part des celles devenues inaptes au travail a doublé, passant de 7,3 % à 14, 4 %.

      Jacqueline, 47 ans, fait partie des 52,7 % de personnes aidées par l’association qui sont de nationalité étrangère, alors qu’elles n’étaient que 20 % il y a trente ans. Une hausse sans commune mesure avec leur progression dans la population générale (de 5,5 % à 8,8 %). La cause ? Le durcissement des conditions d’accès à un #titre_de_séjour, nécessaire pour travailler : « En 1999, deux tiers avaient un titre de séjour, un tiers était en attente de réponse. En 2024, moins d’un tiers dispose d’un titre de séjour, les autres étant en attente ou sans papiers », indique le rapport.

      https://justpaste.it/lbvx3

      Avis de Vétusté du Collectif. Des décennies de matraquage contre l’assistanat ont abimé l’intelligence collective. Avec le recul des droits, le recul des droits sociaux, le recul de la solidarité, on aura appris au grand nombre à "avoir honte de demander".

      #étrangers

    • L’extrême pauvreté gagne de nouveau du terrain en France
      https://www.alternatives-economiques.fr/lextreme-pauvrete-gagne-de-nouveau-terrain-france/00116937

      La situation des pauvres se dégrade depuis dix ans, alerte le Secours catholique dans un rapport qui analyse la situation des personnes rencontrées par l’association depuis 1994. Les auteurs appellent à un « sursaut ».

      « Les statistiques de l’Insee sur la pauvreté sont intéressantes, mais froides. Au Secours catholique, on a cherché à présenter les parcours de vie cabossés qui sont derrière », affirme Didier Duriez, le président de cette institution caritative. C’est pour cette raison que l’association publie, chaque année, son propre rapport sur l’état de la pauvreté, fondé sur les statistiques fournies par les bénévoles du Secours catholique, à partir du profil des personnes rencontrées dans l’année. Et cela fait trente ans que ça dure !

      La dernière livraison de ce document, publiée ce 20 novembre, est un peu particulière https://www.secours-catholique.org/m-informer/nos-positions/notre-etat-de-la-pauvrete-en-france-2025. Profitant de cette date anniversaire, l’association a compilé trente ans de données pour analyser les mutations de la pauvreté en France sur plus longue période.

      Principal enseignement de cet exercice rétrospectif : la pauvreté s’est intensifiée. C’est-à-dire que les pauvres sont de plus en plus pauvres. L’évolution n’est pas linéaire. Le niveau de vie des ménages accueillis a d’abord augmenté entre 1994 et 2014, passant de 507 euros à 658 euros, inflation déduite. Mais depuis dix ans, il a subi une forte baisse, dévissant jusqu’à 565 euros.

      Résultat : 74 % des ménages rencontrés par l’association vivent sous le seuil d’extrême pauvreté, fixé à 40 % du niveau de vie médian. Une part qui a augmenté de 11 points entre 2017 et 2023. Les statistiques officielles de l’Insee confirment cette évolution : le taux d’ extrême pauvreté dans l’ensemble de la population – et non plus parmi les seuls bénéficiaires de l’aide du Secours catholique – est passé de 2,3 % en 2002 (son niveau le plus bas enregistré depuis trente ans) à 3,5 % en 2017, puis à 4,1 % en 2023.

      Une majorité d’étrangers

      Une dégradation qui s’explique par le fait que le Secours catholique accueille de plus en plus de personnes sans aucune ressource, obligées de composer avec la « débrouille » ou de dépendre de la solidarité de leurs proches ou des associations. En 2024, c’était le cas d’un quart du public qui a sollicité le Secours catholique, contre 10 % en 1994.

      Ce sont majoritairement des personnes de nationalité étrangère sans statut administratif stable qui se retrouvent dans cette situation. 52,7 % des adultes accueillis par le Secours catholique en 2024 ne sont pas français, contre 20 % en 1994. Une progression complètement décorrélée de la légère hausse de leur part en France sur la même période (de 6,1 % à 8,2 %).

      Pour l’association, cette forte hausse est le fruit d’une politique de régularisation de plus en plus restrictive et du traitement ralenti des demandes d’asile, en particulier pendant la période Covid https://www.alternatives-economiques.fr/antoine-math-vingt-ans-ladministration-francaise-fabrique-de/00113888. En 1999, deux tiers des personnes rencontrées avaient un titre de séjour, contre moins d’un tiers en 2024. A l’inverse, les personnes sans-papiers sont passées de 4 % à 32 %.

      De plus, en raison des barrières linguistiques et administratives, le taux de non-recours aux #allocations_familiales ou au revenu de solidarité active (RSA) concerne deux fois plus les étrangers que les ménages français.

      "Le regain du taux de non-recours au RSA est surtout lié à la « multiplication des discours stigmatisants sur les allocataires »"

      Mais les « sans ressources » ne sont pas que des « sans-papiers ». Leur part a également augmenté parmi les ménages français, passant de 3,6 % en 2021 à 8,2% en 2024. « Une hausse qui coïncide avec les réformes de l’assurance chômage et du RSA », souligne le rapport.

      Toutes catégories confondues, les personnes rencontrées font de moins en moins valoir leurs droits. Après une chute de quinze points entre 1999 (42 %) et 2014 (24 %), le taux de non-recours au RSA est reparti à la hausse et concerne, en 2024, 38 % des personnes aidées par le Secours catholique. Pour l’association, ce regain est surtout lié à la « multiplication des discours stigmatisants sur les allocataires » et à la décision du gouvernement de conditionner le RSA à quinze heures d’activité par semaine.

      Le visage féminin de la pauvreté

      Autre enseignement du rapport : le visage de la pauvreté est essentiellement féminin. Les #femmes représentent en effet 56,5 % des personnes secourues en 2024, c’est cinq points de plus qu’en 1994. Une évolution que l’on retrouve dans les chiffres officiels : selon l’ Insee, le taux de pauvreté des femmes (16,1 %) est supérieur à celui des hommes (14,9 %), alors qu’il était équivalent pour les deux sexes en 1994.

      Cet écart est lié en grande partie à la précarité des emplois exercés (comme la multiplication des temps partiels), mais également au coût de la séparation et la charge des enfants, supportée davantage par les femmes, note le rapport. Les mères isolées , particulièrement vulnérables, représentent près de la moitié des femmes aidées, et 24 % de l’ensemble des personnes soutenues.

      Le rapport dénonce aussi la faiblesse des politiques de lutte contre la pauvreté depuis deux décennies, obligeant les associations à pallier ces carences.

      « Il n’est pas acceptable que, dans notre pays riche, près de trois millions de personnes dépendent des associations pour pouvoir se nourrir et nourrir leurs enfants », tonne-t-il, indiquant que 39 % des personnes rencontrées sont des enfants, qui subissent directement la pauvreté de leurs parents.

      Déclarée « grande cause nationale » en 1994, la lutte contre l’exclusion a ouvert la voie à des plans visant à combattre la précarité, qui ont permis de faire baisser le taux de pauvreté jusqu’en 2004. « Quand on lutte activement contre, comme on l’a fait en 1946 pendant la reconstruction, et comme on a commencé à le faire en 1994, on sait qu’on peut faire reculer la pauvreté », juge Didier Duriez.

      Mais trente ans plus tard, « le changement de regard est terrible », estime-t-il. « A cause de certains médias ou de personnalités politiques, comme Laurent Wauquiez qui parle de “cancer de l’assistanat”, de plus en plus de personnes pensent que les pauvres sont des assistés, et les migrants des dangers qui viendraient profiter des allocations. On a besoin d’un sursaut ! »

      On notera le catho-centrisme qui fait citer Wauquiez plutôt que Monsieur « je préfère une société de travail à l’assistance » Jospin (1998), alors même que le rapport cité indique que le taux d’extrême pauvreté avait atteint son niveau le plus bas en 2002, soit peu après que ce même Jospin ai du concéder la création d’un « Fonds d’urgence sociale » (#FUS) à la mobilisation massive des chômeurs et des précaires de 1997/1998.
      https://www.vie-publique.fr/discours/132793-declaration-de-m-lionel-jospin-premier-ministre-sur-le-chomage-d
      Sous couvert de la nécessité de « coordonner les dispositifs », ce fonds sera rapidement transformé en une « commission de l’action sociale d’urgence » (juillet 1998). Supposées donner elles-aussi accès à des secours financiers, ces CASU enterreront progressivement dans les sables mouvants de la bureaucratie préfectorale du social la fonction qui était celle du FUS, distribuer de l’argent, jusqu’à leur suppression en 2004. https://www.legifrance.gouv.fr/loda/id/LEGISCTA000006157572

      #demandeurs_de_solidarité #emploi_précaire #mères isolées #enfants

  • Au Royaume-Uni, le gouvernement travailliste durcit sa politique à l’égard des réfugiés
    https://www.lemonde.fr/international/article/2025/11/15/le-royaume-uni-va-limiter-la-protection-accordee-aux-refugies-annonce-le-gou

    La durée des autorisations de séjour va être ramenée de cinq ans à trente mois, et le délai nécessaire pour devenir résident permanent va passer de cinq à vingt ans. Les demandeurs d’asile n’auront plus droit automatiquement aux aides sociales.

    Confronté à la montée de l’extrême droite, le Royaume-Uni continue de durcir sa politique d’immigration. (...)

    selon un « modèle danois », sans doute une race de chien très pure.

    #étrangers #demandeurs_d'asile #fascisation

  • Dorénavant, il faudra un niveau Bac pour être naturalisé en France : reportage en Vendée
    https://actu.fr/pays-de-la-loire/la-roche-sur-yon_85191/dorenavant-il-faudra-un-niveau-bac-pour-etre-naturalise-en-france-reportage-en-

    Le Secours catholique et la Cimade ont proposé à une quinzaine de volontaires, en Vendée, le test des épreuves du DELF B2, nécessaire pour accéder à la nationalité française.

  • Ce matin, je vous parle d’IA générative et des personnes étrangères, Norden Gail
    https://bsky.app/profile/nordengail.bsky.social/post/3m56loiy7qs26

    2 prémisses
    1. L’IA générative a un énorme avantage : elle comprend toutes les langues, répond ds ttes les langues et passe d’une langue à une autre en 1 seconde
    2. Toutes les associations de France voient leur budget s’effondrer

    Du fait de la disparition de certaines assos, de la raréfaction de leur accompagnement, de l’impossibilité qu’elles ont à financer la formation de leur personnel ou du matériel, les usagers se tournent vers l’IA générative pour des besoins urgents qu’ils pensent bien traités par cette dernière

    Ainsi, les préfectures ont vu exploser les courriers de demande de titre de séjour rédigés par IA générative cette année.
    Comment on sait que c’est rédigé par une IA générative ?
    C’est facile : c’est n’importe quoi.

    Le français est correct, ça y a rien à dire.
    Mais la demande de titre de séjour ne correspond pas à la situation de la personne (chaque demande de titre doit être fondée sur un article du #CESEDA qui énumère les conditions à remplir pour obtenir ledit titre), l’article cité est faux ou inexistant

    Les documents fournis (qui ont été listés par l’IA générative à l’usager) n’ont rien à voir avec la choucroute, il en manque la moitié + des documents auxquels la préfecture n’a pas à avoir accès (médicaux par exemple)

    Quels sont les résultats ?
    Dans le meilleur des cas, si la personne étrangère tombe :
    – sur un agent sympa
    – dans une pref qui n’a pas un préfet ayant donné des consignes strictes d’éloignement à tout prix
    – dans une pref pas surchargée
    Son dossier lui est renvoyé en lui demandant les bons documents

    La personne étrangère redemande à l’IA générative évidemment, qui lui raconte encore n’importe quoi et ce va-et-vient de dossier entre l’usager et la préfecture (3 mois minimum entre chaque renvoi de dossier) peut durer des années : de fait, la préfecture ne traitera PAS un dossier incomplet

    Dans le pire des cas (cf. l’inverse des exemples cités plus haut), la personne étrangère reçoit une magnifique OQTF (obligation de quitter le territoire français), très bien motivée en plus puisque la demande était :
    – fondée sur le mauvais article
    – incomplète au niveau des documents

    Tout cela est prodigieux mais ce qui l’est encore davantage c’est que les associations, à la base, ne font que pallier la carence des services publics.
    Tout ce travail d’accompagnement devrait être porté par l’État lui-même.
    Qui, non content de se défausser sur les assos, les privent d’argent

    Et l’une des raisons de cette privation d’argent c’est ?
    L’investissement dans l’IA générative 😊

    Bon dimanche à vous aussi

    #étrangers #droit_du_séjour #titres_de_séjour #préfecture #OQTF #IA_générative

  • A Paris, environ 300 migrants évacués de campements dans le 19ᵉ arrondissement
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2025/11/05/a-paris-environ-300-migrants-evacues-de-campements-dans-le-19-arrondissement

    Trois cars à destination de Bourges, Besançon et Toulouse avaient été mobilisés pour transporter les volontaires vers des hébergements temporaires. Mais l’association Médecins du monde estime que 150 personnes sont restées sans solution, certains ne pouvant pas quitter Paris.

    [...]

    Ali, un Afghan de 23 ans en situation régulière vivant sur le #campement depuis un mois, espère monter dans un de ces bus : « Je ne peux pas quitter Paris, j’ai un travail ici », a-t-il expliqué. Malgré son emploi de gardien, ses démarches pour trouver un logement n’aboutissent pas : « J’ai vraiment besoin d’un logement, c’est pas possible de vivre comme ça », s’est-il indigné.

    L’association Médecins du monde a constaté que des tentes s’étaient déjà réinstallées Porte de la Chapelle à midi. « On estime que 150 personnes sont restées sans solution », a fait savoir Paul Alauzy, porte-parole de l’association. « On est proche de la 500e opération similaire depuis 2015, et ça ne fonctionne pas. Il y a des campements ici depuis 2022. Les gens continuent à vivre dans des conditions indignes », a-t-il regretté.

    #étrangers #Paris #police