• #Parcoursup arrive au niveau master et s’appelle #TTM (#trouve_ton_master)...

    Quel master après ma licence ?
    « trouvermonmaster.gouv.fr » regroupe l’intégralité des diplômes nationaux de master proposés par les établissements d’enseignement supérieur en France.

    https://www.trouvermonmaster.gouv.fr
    #parcours_sup #sélection #master #université #études #études_universitaires #facs #ESR #France #centralisation #enseignement_supérieur

    –—

    voir aussi le fil de @marielle :
    https://seenthis.net/messages/937761

    • Un thread sur twitter de L’Alternative, union syndicale et associative :

      Le contexte : depuis 2016, les facs peuvent (et sauf dérogation, doivent) sélectionner en M1. Panneau chantier
      La plupart des facs qui ont essayé d’échapper à cette réforme se sont faites rattraper par le sous-financement : y a pas assez de profs, donc on sélectionne.
      Du coup, c’est la catastrophe, comme à #Nanterre (l’une des univ. les plus sous-dotées) avec le scandale des #SansFacs.
      Et comme ces milliers de drames des #ÉtudiantsSansMaster : l’an dernier, 12 000 étudiant⋅es ont fait un recours après avoir vu tous leurs vœux refusés !
      Heureusement, @VidalFrederique
      a une solution !
      La ministre vient d’annoncer un grand plan d’investissements pour recruter des enseignant⋅es et accueillir tou⋅tes les étudiant⋅es qui ont le droit de poursuivre en Master. Sac d’argentSac d’argentSac d’argent

      Hahahaha, non bien sûr, on rigole.
      Le ministère, donc, modifie #TrouverMonMaster, plateforme initialement créée pour les étudiant⋅es recalé⋅es, pour en fait un #Parcoursup des Masters.
      Faut dire que ça avait si bien marché, Parcoursup.
      Et depuis quelques semaines, les responsables de parcours se voient demander de remonter tout un tas d’infos, en plus des « capacités d’accueil » de chaque formation.
      Tout ça « avant Noël », alors qu’on n’a aucune info fiable pour l’instant...
      https://education.newstank.fr/article/view/233766/evolution-portail-trouver-master-modalites-deja-actees-points-enc
      Hier, @ASBarthez
      a enfin pensé à informer les organisations étudiantes. Un certain nombre de rumeurs ont donc été clarifiées.
      À commencer par le calendrier de la procédure.

      Voilà donc une réforme majeure, extrêmement technique, impliquant un travail monstre des enseignant⋅es, présentée en novembre pour une publication des textes en décembre, et une mise en place début février.

      D’ailleurs, au départ, c’était prévu pour 2023 cette histoire :
      https://www.letudiant.fr/etudes/3es-cycles-et-masters/trouvermonmaster-deviendra-une-plateforme-unique-de-candidature-en-2023.ht
      Mais il faut croire que l’agenda d’@EmmanuelMacron
      vaut plus que le sort de quelques centaines de milliers d’étudiant⋅es.
      Bon, donc c’est n’importe quoi, comme le rappelle très justement une motion lilloise : https://twitter.com/janine_bd/status/1460983980354904083
      On pense aussi à « l’effet Parcoursup » qui poussera les [diplômes privés valant] licences à surnoter pour placer leurs étudiant⋅es sur le marché des Masters.
      Revenons aux infos.
      Tous les masters seraient donc concernés, mais... pas tou⋅tes les étudiant⋅es ! Les candidat⋅es étranger⋅es (et sans doute les redoublant⋅es) passeront par une procédure interne. Encore un cadeau pour les personnels qui auront à gérer ça.
      La première inconnue, c’est le nombre de vœux. Il sera fixé par arrêté, nous dit la DGESIP.
      La rumeur, elle, parle de Touche dix vœux maximum.
      Rien n’indique, pour l’instant, si les étudiant⋅es pourront hiérarchiser leurs vœux.
      À en croire la description de la phase d’admission, ce serait le contraire (un système à la #Parcoursup sans hiérarchisation) : l’étudiant⋅e reçoit des propositions au fil de l’eau, et donne sa préférence ensuite.
      Enfin, le recteur pourra toujours être saisi par les #ÉtudiantsSansMaster et, on l’espère, aura un peu plus de visibilité pour les affecter — ça pourrait être le seul avantage de la réforme...
      Et voilà donc tous les établissements en train de se demander comment fixer des « attendus » pour les masters...
      Voici un exemple, issu de la CFVU d’une université.
      On lit même que des concours d’entrée pourraient être mis en place : pour rappel, c’est bien prévu par la réforme de 2016...
      Et voilà le retour du problème central de la sélection en master : elle sert surtout à favoriser quelques formations « d’élite ».
      Voilà où on en est. Alors, on fait quoi ?
      On demande le report de la réforme à 2023, comme le revendique le @SgenCFDT : https://www.sgen-cfdt.fr/actu/evolution-du-portail-trouver-mon-master-le-sgen-cfdt-demande-le-report-a-l
      Certainement, mais ça ne nous semble pas suffisant parce que le problème est ailleurs.
      Le problème, c’est toujours le même : quelques formations sur-financées veulent sélectionner drastiquement, pendant que la masse des masters crève du sous-financement de l’enseignement supérieur.
      On peut bien réformer, jouer les admissions en Master à pierre-feuille-ciseaux ou à la roulette russe, ça ne changera : RIEN.
      Et c’est pour ça qu’il faut :
      Flèche vers la droite l’abandon de ce projet stupide, bien sûr,
      Flèche vers la droite mais surtout les financements pour accueillir tout le monde.
      Non ?

      https://twitter.com/AlternativeESR/status/1463615225610047490

    • Communiqué SNESUP FSU, 30.11.2021
      Plateforme “trouvermonmaster.fr”, une consultation ministérielle pour la forme et une sélection renforcée !

      À contre-courant de la nécessité d’augmenter les capacités d’accueil et de consolider le droit à poursuite d’études, la ministre Frédérique Vidal a décidé de faire évoluer le site d’information officiel de l’offre de Master “TrouvermonMaster.gouv.fr” vers une plateforme de choix et d’affectation, calquée sur le modèle de Parcoursup, qui devrait être effective dès février en vue de la rentrée 2022. Depuis plusieurs mois, la DGESIP a consulté la CPU et le réseau VP CFVU et n’a pas jugé bon d’en informer les organisations syndicales alors que les responsables de master sont déjà sollicité·es pour saisir sur la plateforme les attendus et les mentions de licence compatibles avec celles de master. Les textes réglementaires ne sont pas publiés mais les choix gouvernementaux sont déjà arrêtés et les solutions techniques verrouillées.

      Pour le SNESUP-FSU, la situation actuelle n’est pas satisfaisante et la plateforme actuelle doit être améliorée ; la situation des étudiant·es sans place en master, dont le nombre croît d’année en année, est inacceptable. Mais la solution envisagée de calquer le système d’affectation sur celui de la plateforme Parcoursup ne l’est pas plus. Les problèmes et dérives que celle-ci a engendrés à la fois pour les jeunes et les personnels sont nombreux : tri social, anxiété, bureaucratie, abandon.

      Le projet de transformation en profondeur de cette plateforme consiste à construire un barrage pour limiter le nombre d’étudiant·es en master en dépit de l’augmentation de la population étudiante et à accroître la sélection en master. En ne faisant porter l’examen des candidatures que sur une partie du parcours, comme c’est le cas au lycée, il fait peser le risque d’une dévalorisation du diplôme de licence en vidant de sa substance le dernier semestre. Il entraînera également une surcharge de travail pour les équipes pédagogiques et des difficultés de traitement des dossiers.

      Pour le SNESUP-FSU, la nouvelle plateforme d’affectation “TrouvermonMaster.gouv.fr” doit avant tout tenir compte des souhaits des candidat·es et permettre aux équipes pédagogiques de privilégier l’humain sur l’algorithme dans l’examen des candidatures. Construire une plateforme master sur le même modèle que Parcoursup, c’est faire peser les conséquences de la politique éducative austéritaire du gouvernement sur les étudiant·es de licence en les culpabilisant de ne pas être retenu·es dans le master de leur choix.

      Le calendrier du ministère est intenable et met les personnels concerné·es dans une situation de tension inadmissible et incompatible avec les moyens humains insuffisants et le calendrier universitaire.

      Le SNESUP-FSU exige la suspension de la mise en oeuvre de ce projet pour entrer dans une réelle concertation pour une toute autre plateforme donnant une meilleure visibilité de l’offre de formation, s’appuyant sur des processus simplifiés de candidatures, permettant des voeux hiérarchisés par les étudiant·es et une affectation qui maximise la satisfaction des étudiant·es et des équipes pédagogiques.

      Le SNESUP-FSU rappelle au ministère l’urgence de donner aux établissements les moyens d’augmenter les capacités d’accueil dans les filières en tension et notamment d’augmenter le nombre d’emplois de titulaires pour accueillir toutes et tous les étudiant·es dans de bonnes conditions.

      Le SNESUP-FSU appelle à soutenir la mobilisation des organisations de jeunesse le 8 décembre prochain pour l’ouverture et l’augmentation du nombre de places à l’université en licence et en master, pour le droit à la poursuite d’études et pour l’investissement massif dans l’ESR.

    • Parcoursup en master : « Le gouvernement cherche à accroître la sélection »

      La ministre de l’Enseignement supérieur, Frédérique Vidal, veut réformer l’accès en master à marche forcée en le calquant sur Parcoursup à l’entrée à l’université. Une réforme dénoncée par Naïm Shili, secrétaire national du syndicat étudiant l’Alternative.

      Bientôt un Parcoursup pour l’entrée en master. C’est le dernier chantier que #Frédérique_Vidal veut mener à terme avant la fin de son passage au ministère de l’Enseignement supérieur. Le plan est simple : la loi autorise la sélection en master, l’Etat ne donne pas aux universités les moyens nécessaires pour ouvrir suffisamment de places face à la hausse de la démographie étudiante, des jeunes se retrouvent donc sans affectation et le font savoir, la ministre se saisit du moment politique pour réformer l’entrée en master.

      Les organisations étudiantes ont eu une première réunion au ministère cette semaine sur le sujet. Le texte encadrant cette réforme doit être formalisé pour décembre avec une application qui commencera en février. Une « précipitation » que dénonce Naïm Shili, secrétaire national du syndicat étudiant l’Alternative.

      Quel est ce projet de réforme de l’entrée en master ?

      Le gouvernement compte faire en master ce qu’il a fait en licence. Il veut créer un nouveau Parcoursup, c’est-à-dire une #plateforme_centralisée pour les demandes d’entrée en master. Il peut y avoir des avantages comme la lisibilité des offres pour les étudiants et des procédures simplifiées pour les étudiants. Mais le gouvernement cherche surtout à accroître la sélection à l’entrée en Master 1.

      Cette année, de nombreux étudiants se sont retrouvés sans master, ils se sont rendus visibles à travers le mot-dièse #EtudiantSansMaster. En quoi cette réforme va accentuer la sélection ?

      Il existe des possibilités de recours à travers le droit à la poursuite d’étude que le gouvernement ne cesse de limiter. Cette réforme va dans ce sens. Sur Parcoursup, la procédure est tellement longue et incertaine que des milliers d’étudiants abandonnent en cours de route sans aller jusqu’au bout.

      Ces étudiants vont dans des formations privées hors de Parcoursup255 ?

      Certains, oui. D’autres redoublent pour retenter leur chance l’année d’après. Les derniers arrêtent tout simplement leurs études. Mais en restreignant l’#accès_au_master, le gouvernement restreint aussi l’accès aux concours de la fonction publique qui sont souvent accessibles à bac +4 ou +5. Le seul moyen de régler le problème, c’est d’ouvrir des places supplémentaires.

      Quel est le calendrier de cette réforme ?

      Nous avons eu une réunion mardi dernier au ministère. Le projet doit être officiellement présenté au Conseil national de l’enseignement supérieur et de la recherche le 14 décembre pour une application dans la foulée. Cela ne pourra pas se mettre en place convenablement. Les étudiants vont devoir rentrer des vœux courant février ou mars, la plupart ne sont pas informés de l’existence de cette procédure à l’heure où je vous parle. Personne n’est au courant de la réforme et les universités sont déjà sous pression. Cette procédure se fait dans la précipitation et sans texte réglementaire pour l’encadrer.

      Avez-vous des marges de négociations ?

      Jusqu’à présent nous n’avions des informations que via la presse spécialisée. On peut encore discuter du nombre de vœux possibles pour chaque étudiant, mais le débat sur le bien-fondé de cette plateforme n’a pas lieu. Plus leur présentation avançait, plus on comprenait qu’ils veulent copier-coller Parcoursup, avec ses défauts. Des temps d’attente beaucoup trop longs, des délais pour répondre à une proposition de formation parfois très courts, une absence de hiérarchisation des vœux et l’absence d’anonymisation de l’établissement d’origine. Cela ouvre la porte à une sélection sociale basée sur l’établissement, mais aussi à des étudiants mal orientés.

      Est-ce que tous les étudiants devront passer par cette plateforme ?

      Non. Les étudiants internationaux hors de l’Union européenne et les redoublants doivent être pris en charge par des dispositifs différents. C’est beaucoup de travail pour les personnels. Même les directions d’université alertant sur la difficulté de mettre en place cette réforme dans de bonnes conditions sans moyens supplémentaires et dans le calendrier imparti.

      https://www.liberation.fr/societe/education/parcoursup-en-master-le-gouvernement-cherche-a-accroitre-la-selection-202

    • Transformation de la plateforme trouvermonmaster en l’absence de toute concertation syndicale. Communiqué du SGEN-CFDT

      Academia relaie ce communiqué du SGEN-CFDT, en précisant que selon une source, la stratégie prévue pour trouvermonmaster, site d’information, évoluerait vers une plateforme unique, où l’étudiant·e visant un M1 pourrait formuler 10 vœux non hiérarchisés, et acceptation obligatoire du premier vœu.Et bien sûr, sans concertation syndicale.

      Communiqué de presse du 19 novembre 2021 -ESR : https://sgen-cfdt.fr/contenu/uploads/2021/11/2021119-CP-n%C2%B0-14-Sgen-CFDT.odt

      Le Sgen-CFDT déplore la précipitation dans laquelle se prépare l’évolution du portail “trouver mon master” sans que les organisations représentatives des principaux intéressés (personnels et usagers) n’y soient clairement associées.

      De nombreux collègues responsables pédagogiques de master alertent le Sgen-CFDT à propos des changements en cours concernant le recrutement des étudiants en 1ère année de master et du calendrier extrêmement serré qui leur est imposé pour les mettre en œuvre :

      - constitution d’une plateforme nationale unique se substituant aux applications des établissements ;
      - harmonisation des informations relatives à chaque parcours (attendus, taux d’accès, et taux d’insertion) à renseigner d’ici les vacances de Noël.

      Pour penser et réaliser ce travail de refonte pour la rentrée 2022, le ministère s’appuie sur un groupe de travail réunissant toutes les deux semaines la DGESIP, la CPU et des vice-présidents de CFVU ainsi que certaines conférences de doyens, sans que les organisations syndicales n’aient été sollicitées.

      Pourtant, le dispositif « trouver mon master » est le fruit d’un accord signé par le Sgen-CFDT, le 4 octobre 2016 sur la réforme du cursus conduisant au diplôme national de master et dont les principes fondateurs ont été traduits dans la loi du 23 décembre 2016 portant adaptation du 2ème cycle de l’enseignement supérieur français au Licence – Master – Doctorat (LMD).

      Le Sgen-CFDT s’étonne donc que le ministère n’ait pas cru bon d’inviter l’ensemble des signataires de cet accord à discuter des évolutions envisagées et demande à être associé, avec l’ensemble des organisations signataires de l’accord de 2016, aux travaux visant à faire évoluer la plateforme « trouver mon master ».

      Le Sgen-CFDT demande, par conséquent, le report de la mise en œuvre effective de ces évolutions à la rentrée 2023.

      https://academia.hypotheses.org/32978

    • L’admission en Master sur la plateforme « Trouver Mon Master » en 2022 ?

      Un projet précipité, infaisable, voué à l’échec

      Le #MESRI a annoncé que, dès mars 2022, les candidatures et admissions en master se feront via la plateforme Trouver Mon Master transformée en ParcourSup du 2e cycle.

      La position fondamentale de la CGT FERC Sup est que chaque étudiante et étudiant ayant obtenu une Licence doit pouvoir s’inscrire, de droit, dans le Master de son choix, de même que tout bachelier·ère doit pouvoir choisir sa formation de 1er cycle. La CGT FERC Sup réaffirme que l’État a le devoir d’adapter les moyens aux besoins de formations et non de considérer les étudiant·es comme des variables d’ajustement à la réduction des moyens du service public d’Enseignement supérieur et de Recherche (ESR).

      L’existence d’un problème dans le système actuel d’inscription en master est avérée. On ne sait pas qui s’inscrira vraiment là où il/elle est admis·e. La conséquence est que des étudiant·es en attente ratent des possibilités. De plus, le système de saisine rectorale finale fonctionne très mal (peu d’admissions) et arrive trop tard (les admis·es ne rejoignent les cours qu’en octobre), laissant toujours trop de diplômé·es de Licence sans possibilité de poursuite d’étude en master. Mais la réponse à ces problèmes qui est proposée par le MESRI n’est pas satisfaisante, et ne constitue nullement un progrès. Elle a été concoctée par le MESRI, comme toujours, sans véritable concertation avec les acteurs et actrices de terrain, qui, déjà, font connaitre leurs inquiétudes dans les établissements. Dans sa vision autoritaire et pyramidale, le MESRI n’a en effet consulté que la CPU et les VP CFVU.

      Encore une fois, la CGT FERC Sup dénonce l’organisation défaillante :

      - l’annonce est tellement tardive que les délais de préparation et de mise en œuvre sont de toute façon intenables ;
      - on demande pourtant déjà aux universités de préparer les informations à rentrer dans un dispositif qui n’est encore ni précisé ni établi, ce qui pousse à mettre les collègues devant le fait accompli et, de toute façon, rend le travail des équipes très difficile voire impossible à tenir pour mars prochain ;
      – la procédure de demande d’admission va être avancée en mars et annoncée en janvier ou février, ce qui va surprendre les étudiant.e.s et ajouter du stress dans une période déjà très difficile ;
      – les étudiant·es des licences de spécialité (ou « licences suspendues », qui n’ont qu’une année de L3) devront décider après quelques mois seulement de leur avenir dans une spécialité qu’ils et elles viennent à peine d’intégrer ;
      - on voit mal comment sera prise en compte, et selon quelles modalités, la procédure « études en France » à la fois en termes de calendrier (à peu près simultané) et des accords d’admission qui ne seront pas connus de TMM.

      La CGT FERC Sup continue à revendiquer l’abrogation de la loi ORE et de ParcourSup qui mettent en place la sélection à l’entrée de l’université. Elle continue à exiger la création de 70.000 postes de titulaires et l’ouverture de locaux – l’équivalent de 2 universités– pour répondre aux besoins du service public d’ESR et accueillir décemment toutes les étudiantes et tous les étudiants dans les filières de leur choix. C’est l’unique solution de progrès.

      Dans l’immédiat, la CGT FERC Sup demande le retrait de cette plateforme opaque afin de garantir le respect du principe constitutionnel de l’égalité d’accès à l’enseignement supérieur pour tous ceux et toutes celles ayant le diplôme requis. La CGT FERC Sup demande que le ministère publie les chiffres des demandes d’inscription par Master et par établissement, avec le nombre de recalés, avant d’ouvrir des négociations sur les moyens et les modalités d’inscription et d’affectation en Master.

      https://cgt.fercsup.net/les-dossiers/enseignement-superieur/article/l-admission-en-master-sur-la-plateforme-trouver-mon-master-en-2022

  • Trouver Mon Master, Parcoursup des Master : depuis quelques semaines, c’est l’effervescence autour d’un mystérieux projet de nouvelle plateforme de sélection.
    #VeilleESR

    Le contexte : depuis 2016, les facs peuvent (et sauf dérogation, doivent) sélectionner en M1.
    La plupart des facs qui ont essayé d’échapper à cette réforme se sont faites rattraper par le sous-financement : y a pas assez de profs, donc on sélectionne.

    Du coup, c’est la catastrophe, comme à #Nanterre (l’une des univ. les plus sous-dotées) avec le scandale des #SansFacs.
    Et comme ces milliers de drames des #ÉtudiantsSansMaster : l’an dernier, 12 000 étudiant⋅es ont fait un recours après avoir vu tous leurs vœux refusés !

    Heureusement, @VidalFrederique a une solution !
    La ministre vient d’annoncer un grand plan d’investissements pour recruter des enseignant⋅es et accueillir tou⋅tes les étudiant⋅es qui ont le droit de poursuivre en Master.
    Hahahaha, non bien sûr, on rigole !

    Le ministère, donc, modifie #TrouverMonMaster, plateforme initialement créée pour les étudiant⋅es recalé⋅es, pour en fait un #Parcoursup des Masters.
    Faut dire que ça avait si bien marché, Parcoursup.

    Et depuis quelques semaines, les responsables de parcours se voient demander de remonter tout un tas d’infos, en plus des « capacités d’accueil » de chaque formation.
    Tout ça « avant Noël », alors qu’on n’a aucune info fiable pour l’instant... https://education.newstank.fr/article/view/2

    Hier, @ASBarthez a enfin pensé à informer les organisations étudiantes. Un certain nombre de rumeurs ont donc été clarifiées. À commencer par le calendrier de la procédure.
    Voilà donc une réforme majeure, extrêmement technique, impliquant un travail monstre des enseignant⋅es, présentée en novembre pour une publication des textes en décembre, et une mise en place début février ...

    ... On lit même que des concours d’entrée pourraient être mis en place : pour rappel, c’est bien prévu par la réforme de 2016.
    Et voilà le retour du problème central de la sélection en master : elle sert surtout à favoriser quelques formations « d’élite ».

    Le problème, c’est toujours le même : quelques formations sur-financées veulent sélectionner drastiquement, pendant que la masse des masters crève du sous-financement de l’enseignement supérieur.

    On peut bien réformer, jouer les admissions en Master à pierre-feuille-ciseaux ou à la roulette russe, ça ne changera : RIEN.
    Et c’est pour ça qu’il faut :
    – l’abandon de ce projet stupide, bien sûr,
    – mais surtout les financements pour accueillir tout le monde.
    Non ?

    https://twitter.com/AlternativeESR/status/1463615225610047490

    • Parcoursup en master. Vidal se prépare à renforcer la sélection pour les L3
      https://revolutionpermanente.fr/Parcoursup-en-master-Vidal-se-prepare-a-renforcer-la-selection-

      Alors que le Covid a remis sous le feu des projecteurs la précarité structurelle de la jeunesse et a été un facteur d’accélération des dynamiques de sélection sociale en poussant à l’échec les jeunes issus des classes populaires et les étudiants travailleurs, à nouveau le gouvernement s’affirme comme un adversaire de la jeunesse.

      Il est possible de se battre en revendiquant un autre programme, les sans-facs de Nanterre qui luttent pour l’inscription des laissés pour compte de l’université le montrent actuellement. En 2019, nous l’avions également démontré avec Le Poing Levé à Paris 1 en réclamant dans un contexte pandémique la validation de tous et toutes et ce jusque devant les tribunaux. Face à ces attaques la jeunesse doit dès à présent s’organiser pour revendiquer l’abrogation de toutes les réformes de sélection et une augmentation drastique des moyens alloués à l’université qui réponde à l’augmentation du nombre d’élèves et d’étudiants. Il s’agit aussi de revendiquer la titularisation de tous les enseignants précaires, une université véritablement ouverte à toutes et tous, au service des besoins de la majorité et de l’émancipation, à l’opposé du modèle qui nous est proposé aujourd’hui.

      Dans cette optique enfin, nous réclamons un revenu pour les jeunes au moins égal au SMIC revalorisé pour que plus personne n’ait à choisir entre étudier, se loger ou se nourrir et afin que les plus précaires et les étudiants travailleurs ne soient plus exclus des rangs de l’université. Ce programme il faudra le défendre par la mobilisation, sur nos lieux d’études et dans la rue, nous le porterons aussi dans la campagne d’Anasse Kazib aux présidentielles. La jeunesse n’a pas être une variable d’ajustement de leurs politiques austéritaires et libérales. Etudier est un droit, pas un privilège !

      ParcourSup du master : un système automatique et discret d’évacuation des étudiants en surnombre – la faute à l’algorithme.

  • affordance.info : Le Resto U n’est pas rentable. Alors on le ferme.
    https://www.affordance.info/mon_weblog/2021/10/le-resto-u-nest-pas-rentable.html
    https://www.affordance.info/.a/6a00d8341c622e53ef026bdef9b92e200c-600wi

    Ce matin sur France Inter, alors que la réalité de la situation dans les universités c’est que désormais chaque campus est devenue une succursale des restos du coeur (merci à eux d’ailleurs puisqu’eux, ils filent à bouffer à nos étudiant.e.s), ce matin sur France Inter j’ai appris que le resto U de l’université Paris 8 en Seine Saint-Denis, plus précisément celui de l’IUT de Montreuil, n’avait pas ouvert depuis un an et ne réouvrirait probablement pas. Parce que ce n’était pas "rentable. La présidente de l’université y était rapidement interviewée et elle avait l’air presque aussi résignée que désabusée.

  • Aubaine. L’apprentissage des étudiants est un investissement rentable, selon une étude
    https://www.lefigaro.fr/conjoncture/l-apprentissage-des-etudiants-est-un-investissement-rentable-selon-une-etud


    Un apprenti rapporte directement entre 2.000 et 5.000 euros de plus à la collectivité qu’un jeune entrant sur le marché du travail sans apprentissage. Par goodluz

    En se basant sur les données du gouvernement et de l’Insee, Astérès a calculé que « sur quatre années, l’apprentissage génère 425.000 emplois supplémentaires, 41 milliards d’euros de valeur ajoutée et rapporte 11 milliards d’euros aux finances publiques ». Le cabinet arrive à la conclusion que « pour chaque euro investi dans l’apprentissage plutôt que dans la formation initiale et dans les aides aux jeunes n’ayant pas trouvé d’emploi, la valeur ajoutée augmente de 17% et les recettes publiques de 30% ».

    Selon le ministère de l’Enseignement supérieur, l’apprentissage dans le cadre d’une formation post-bac a concerné 203.800 jeunes durant l’année scolaire 2019-2020, soit 7,5% des étudiants de l’enseignement supérieur. Le ministère du Travail a pour sa part dénombré 353.000 contrats d’apprentissage signés dans le secteur privé en 2019 et 495.000 en 2020, soit une hausse de 40% en un an. En 2020, les trois quarts des contrats signés concernaient des jeunes ayant au moins le niveau du bac.

    [on pourrait] à terme en alternance de 20% à 30% des étudiants grâce aux possibilités offertes par les nouveaux outils numériques.

    #apprentissage #étudiants #emploi

  • #American_University of #Afghanistan students and relatives trying to flee were sent home.

    Hundreds of students, their relatives and staff of #American_University_of_Afghanistan gathered at a safe house on Sunday and boarded buses in what was supposed to be a final attempt at evacuation on U.S. military flights, the students said.

    But after seven hours of waiting for clearance to enter the airport gates and driving around the city, the group met a dead end: Evacuations were permanently called off. The airport gates remained a security threat, and civilian evacuations were ending Monday.

    “I regret to inform you that the high command at HKIA in the airport has announced there will be no more rescue flights,” said an email sent to students from the university administration on Sunday afternoon, which was shared with The New York Times.

    “The scholar pilgrims who were turned away today while seeking safe passage to a better future need the help of the U.S. government who gave them the hope they must not lose,” the American University president, Ian Bickford, said.

    The email asked the 600 or so students and relatives to return home. The U.S. troop withdrawal from Afghanistan must be completed by a Tuesday deadline, so the U.S. military is turning from evacuating civilians to bringing its own personnel home.

    The group was then alarmed after the U.S. military, following protocol, shared a list of names and passport information of hundreds of students and their families with the Taliban guarding the airport checkpoints, the university president said.

    “They told us: we have given your names to the Taliban,” said Hosay, a 24-year-old sophomore studying business administration who was on the bus on Sunday. “We are all terrified, there is no evacuation, there is no getting out.”

    Hosay earned a scholarship that covered half of her tuition. She wanted to get an M.B.A. and start an all-female engineering firm.

    When the Taliban took over Kabul on Aug. 15, one of the first sites the group captured was the sprawling, modern American University campus. Men in traditional Afghan outfits and swinging AK-47 rifles raised the flag of the Taliban and brought down the university flag, according to student and social media photos.

    The Taliban posted a picture of themselves on social media standing at the entrance of a university building with an ominous message, saying they were where America trained infidel “wolves” to corrupt the minds of Muslims.

    The photograph was widely shared among Afghans and sent students and alumni into hiding. They had reason to be scared. In 2016, the Taliban attacked the campus with explosives and guns in a terrorist assault that lasted 10 hours and killed 15 people, including seven students.

    The university shut down its campus on Aug. 14 as word reached that the Taliban were on the outskirts of Kabul. The American University president, Ian Bickford, and foreign staff left Kabul for Doha that night.

    Mr. Bickford said in an interview last week that he was working with the State Department to evacuate about 1,200 students and alumni. But on Friday after the deadly attack on the airport, Mr. Bickford said that effort had become much more complicated.

    Mr. Bickford said the university was committed to ensuring all enrolled students would finish their degrees remotely.

    The American University of Afghanistan opened in 2006 with most of its funding from the United States Agency for International Development, which gave $160 million. It was one of the U.S.A.I.D.’s largest civilian projects in Afghanistan.

    For over two weeks, students and alumni said they struggled emotionally as their status changed from college students to fugitives overnight.

    Several students interviewed repeated a poetic saying in Dari: “Our hopes and dreams have turned into dust.”

    Mohammad, a 31-year-old father of three and part-time government ministry worker, had three more courses left to finish his degree in business administration.

    His job and salary are now gone. His degree is in jeopardy.

    “It’s as if you throw a glass on a cement floor and your life shatters in a split second,” he said Sunday from a safe house.

    Yasser, a 27-year-old political science student, said he was told in an email from the university on Saturday to report to a safe location for evacuation. But after President Biden said there were security threats to the airport, the plan was scrapped and everyone was sent home.

    Early Sunday morning, Yasser received another email from the university asking him to go to a safe house at 7:45 a.m. The students were told to bring only a backpack with two outfits. Videos shared with The New York Times of the evacuation show hundreds of students, carrying backpacks waiting on the roadside. Dozens of buses are lined up.

    The chitchat among students abruptly ends and someone gasps. Someone cries. The students have just been told that evacuations have been called off.

    “It was a frightening day,” Yasser said. “We went there anticipating to be rescued and returned home defeated.”

    https://www.nytimes.com/2021/08/29/world/taliban-american-university-of-kabul-afghanistan.html
    #étudiants #université #Kabul

  • Autour de l’#université, de la #science et de l’#enseignement, notamment de l’#enseignement_supérieur, quelques citations tirées du livre de #Nuccio_Ordine, L’utilité de l’inutile , 2016 [2013], Les belles lettres :

    « Quant aux professeurs, ils se transforment de plus en plus en modestes bureaucrates au service de la gestion de ces exploitations commerciales universitaires. Ils passent leurs journées à remplir des dossiers, à faire des calculs, à produire des rapports pour des statistiques (parfois inutiles), à tenter d’apurer les comptes de budgets toujours plus maigres, à répondre à des questionnaires, à préparer des projets pour obtenir des subsides misérables et à interpréter des circulaires ministérielles confuses et contradictoires. L’année universitaire s’écoule rapidement, au rythme d’un inlassable métronome bureaucratique qui règle le déroulement de toutes sortes de conseils (conseil d’administration, conseil de faculté, conseil de doctorat, conseil du département) et celui des interminables réunions générales.
    Il semble donc que plus personne ne se soucie comme il se doit de la #qualité de la recherche et de l’enseignement. Le fait même d’étudier (on oublie souvent qu’un bon professeur est avant tout un infatigable ‘étudiant’) et de préparer les cours devient un luxe qu’il faut négocier chaque jour avec la hiérarchie de l’université. On ne se rend plus compte que séparer complètement la recherche de l’enseignement, ce serait réduire finalement les cours à une répétition superficielle et livresque du déjà connu. »

    –-> Nuccio ORDINE, L’utilité de l’inutile, 2016 [2013], Les belles lettres, pp.83-84.

    « Les #études sont avant tout l’acquisition de #connaissances qui, détachées de toute obligation utilitaire, nous font grandir et nous rendent plus autonomes. […] Favoriser exclusivement la #professionnalisation des étudiants, ce serait perdre de vue la dimension universaliste de la fonction éducative de l’instruction : aucun #métier ne saurait être exercé en toute conscience, si les #compétences_techniques qu’il requiert ne sont pas subordonnées à une #formation_culturelle plus vaste, seule susceptible d’encourager les #étudiants à cultiver librement leur esprit et à laisser libre cours à leur curiositas. »

    –-> Nuccio ORDINE, L’utilité de l’inutile, 2016 [2013], Les belles lettres, p.85.

    « C’est précisément quand une nation subit une #crise qu’il est nécessaire de multiplier par deux les fonds destinés aux #savoirs et à l’#éducation des #jeunes, afin d’éviter que la société sombre dans l’abîme de l’#ignorance. […] Car saboter la #culture et l’#instruction, c’est saboter le futur de l’humanité. »

    –-> Nuccio ORDINE, L’utilité de l’inutile, 2016 [2013], Les belles lettres, pp.88-89.

    « Car saboter la culture et l’instruction, c’est saboter le #futur de l’humanité. »

    –-> Nuccio ORDINE, L’utilité de l’inutile, 2016 [2013], Les belles lettres, p.127.

    #ESR #recherche #facs #bureaucratie #livre #citation
    #curiosité

  • Refusés « injustement » en deuxième année de #médecine : à Paris, des bons élèves victimes de l’oral crient leur colère et leur désarroi | Le Quotidien du médecin
    https://www.lequotidiendumedecin.fr/internes/etudes-medicales/refuses-injustement-en-deuxieme-annee-de-medecine-paris-des-bon

    Des #étudiants parisiens se sont réunis ce lundi 12 juillet, pour un sit-in organisé devant les locaux de l’Université de Paris. En première année d’accès aux études de santé (filière PASS), ils protestent contre la méthode de calcul jugée « injuste » du classement final qui leur donne accès à la deuxième année de médecine.

    De fait, quelques jours après l’annonce des résultats définitifs, une cinquantaine d’étudiants très bien notés à l’écrit ont été relégués, perdant parfois plusieurs centaines de places, et finalement exclus de l’admission après l’oral. « C’est un #scandale sans nom  ! », réagit la mère d’un étudiant.

    Notes de rang

    Pour comprendre pourquoi des étudiants brillants en arrivent à être privés de la deuxième année de médecine, il convient de revenir au système de notation mis en place par l’Université de Paris – ex-Paris V. En lieu et place de la note réelle, la fac a mis en place des « notes de rang ». Une note factice, attribuée en fonction du classement. Ainsi, « le premier aura 20/20, le deuxième 19,99/20, et le dernier 0/20 », détaille la mère de l’étudiant.

    Un système censé éviter les ex aequo. « J’étais classé 309 sur 1 760 avec 14,5 de moyenne, mais ma note de rang est de 16/20, c’est cette note qui compte pour ma moyenne », témoigne un étudiant rencontré ce lundi devant la faculté.

    Puis, les choses se compliquent. En plus de l’épreuve écrite, les étudiants sont invités à passer un examen oral d’admission, nouveauté de la réforme. Sur les 1 760 étudiants qui ont passé l’épreuve écrite, les 260 premiers sont admis d’office en médecine, sans passer par la case oral. On parle de « grand admis ». Ceux qui passeront l’oral se trouvent entre la 261e et la 935e place. À l’issue de l’épreuve orale, une note de rang est également attribuée. La moyenne des deux notes de rang, écrites et orales, déterminera le classement de l’étudiant et son admissibilité – ou non – en médecine, le numerus apertus étant fixé à 520 places à Paris.

    Un oral qui chamboule tout

    Mais alors que la note de rang de l’écrit s’échelonnait sur 1 760 places, pour l’oral, elle hiérarchise les étudiants sur 675 places. Les écarts sont donc plus grands. Résultat : les étudiants se retrouvent avec des notes de rang totalement décalées par rapport à leur note réelle.

    Lors du sit-in, une étudiante témoigne au « Quotidien » : « J’ai eu 13/20 à l’oral, mais avec la note de rang je me trouve avec 4,5/20  ! » Un autre : « Mon 10,5 s’est transformé en 1,5, alors qu’avec l’écrit j’étais admis en médecine ! »

  • L’aide financière pour les anciens étudiants boursiers sans emploi prolongée jusqu’en décembre
    https://www.lunion.fr/id272050/article/2021-07-03/laide-financiere-pour-les-anciens-etudiants-boursiers-sans-emploi-prolongee

    L’aide concerne les jeunes âgés de moins de 30 ans, anciens boursiers, diplômés en 2020 et 2021 (bac+2 minimum) et inscrits à Pôle emploi

    le formulaire de demande
    https://www.pole-emploi.fr/files/live/sites/PE/files/fichiers-en-telechargement/fichiers-en-telechargement---dem/Aide-jeune-diplome-1er%20versement.pdf

    #miettes #revenu #jeunes #étudiants #boursiers

  • Guy va faire une #grève_de_la_faim pour sauver Boubacar et Sidiki
    https://vimeo.com/537259287

    Guy commencera ce 5 mai une grève de la faim pour sauver Boubacar
    et Sidiki de l’#expulsion. Quelles sont donc les motivations de la préfète de la Somme pour faire preuve de si peu d’humanité et risquer ainsi de mettre des vies en danger ? La situation de ces deux jeunes Guinéens est celle de centaines d’#étudiants_étrangers, soumis à la triple peine de la crise sanitaire, de l’exil et du rejet.

    Un ami et collègue de l’#Université_de_Picardie Jules Verne à #Amiens m’alerte sur la situation de deux jeunes Guinéens : Sidiki, étudiant inscrit en Master 1 de géographie, et Boubacar qui prépare son Bac. Tous deux ont reçu une Obligation de quitter le territoire français (#OQTF). Tous deux sont soutenus et aidés depuis plusieurs années par des associations et par Guy, 74 ans, qui a hébergé Boubacar chez lui.

    Boubacar est arrivé à Amiens en 2017, a réussi son CAP, son BEP et est aujourd’hui en Bac pro. Comme il est sans famille en Guinée, Guy lui a proposé de devenir son père adoptif, ce qu’il a accepté. La procédure est en cours. Mais une OQTF a été délivrée. Guy a obtenu son annulation au tribunal administratif. Mais la préfète a fait appel.

    Sidiki, comme tant de migrants fuyant la misère ou la persécution, a traversé la Libye, la Méditerranée et l’Italie. La France veut le renvoyer dans son pays alors qu’il a réussi sa licence, est inscrit régulièrement en master, est soutenu par l’équipe enseignante et même par le président de l’Université. Six mois après sa demande de #titre_de_séjour étudiant - avec un dossier complet et très solide, m’assure-t-on -, la préfète de la Somme lui envoie une OQTF. Il y a aujourd’hui des centaines de Sidiki en France. Dans le Bas-Rhin, la préfète vient d’envoyer une OQTF à un étudiant soutenu par la Cellule de veille et d’alerte de l’université de Strasbourg (1), et comme si ça ne suffisait pas, des OQTF ont été aussi envoyées à ses parents et à ses frères et sœurs, mineurs et scolarisés. Partout la honte ! Honte aux préfets et préfètes qui veulent remplir leurs quotas, honte à Darmanin et à Macron qui donnent les ordres.

    Le courage et la détermination de Guy forcent l’admiration. A l’image des migrants qu’il accompagne et soutient. Aujourd’hui, l’extrémité à laquelle il en est réduit – mettre sa santé et peut-être sa vie en danger – est tout simplement proportionnelle à la #violence extrême et à l’#inhumanité d’une administration qui applique avec zèle une politique inique. Cette politique est inique parce qu’elle est contraire au droit d’asile et à notre devoir d’hospitalité. Cette politique est inique parce qu’elle affaiblit et remet en cause une tradition d’accueil qui ne survit que par des engagements individuels, militants ou associatifs. Cette politique est inique parce qu’elle fait subir aux étudiants étrangers sans carte de séjour, aux migrants et réfugiés une triple peine : à une situation sanitaire qui fragilise les plus pauvres et qui aggrave la détresse de l’exil et de la solitude, le gouvernement ajoute encore l’angoisse quotidienne de l’arrestation et de l’expulsion. Cette politique est inhumaine parce qu’elle est totalement aveugle aux situations et aux histoires individuelles. Cette politique est d’une violence sans limite parce qu’un acte administratif d’expulsion vient briser des vies qui ont déjà été brisées, des vies qui ont déjà traversé des épreuves d’une violence sans limite.

    Il faut écouter Guy qui nous dit que les migrants « profitent à notre pays parce que ce sont des gens fabuleux ». Il faut regarder la vidéo qui accompagne cette pétition (https://www.change.org/p/madame-la-pr%C3%A9f%C3%A8te-de-la-somme-guy-va-commencer-une-gr%C3%A8ve-de-l) et la diffuser jusqu’à ce que la honte et la réprobation publique submergent la préfète de la Somme et le gouvernement tout entier.

    (1) Le collectif strasbourgeois « Parrainer un.e étudiant.e » (https://blogs.mediapart.fr/parrainer-un-e-etudiant-e/blog/260221/parrainer-un-e-etudiant-e-pour-entrer-dans-le-monde-dapres-appel-ten) qui met en contact des aidants avec des étudiants en difficulté est essentiellement sollicité par des étudiants étrangers : 9 demandes de soutien sur 10.

    https://blogs.mediapart.fr/pascal-maillard/blog/020521/guy-va-faire-une-greve-de-la-faim-pour-sauver-boubacar-et-sidiki
    #sans-papiers #France #résistance

    ping @isskein @karine4 @_kg_

  • #Étudiants en situation de #handicap : « Il reste encore beaucoup de chantiers à mettre en œuvre » | Public Senat
    https://www.publicsenat.fr/article/parlementaire/etudiants-en-situation-de-handicap-il-reste-encore-beaucoup-de-chantiers

    Les chiffres disponibles sur le sujet viennent témoigner d’une situation toujours préoccupante. D’un point de vue des diplômes d’abord, avec seulement 20 % de jeunes handicapés possédant un niveau équivalent au baccalauréat, contre près de 70 % pour l’ensemble de la même classe d’âge. Les chiffres du chômage pointent dans la même direction. Le taux de jeunes en situation de handicap sans emploi est deux fois supérieur à celui de l’ensemble des jeunes français, avec près de 30 % d’entre eux sans activité.

    #études_supérieures #accessibilité

  • Le modèle #Sciences_Po dans la tourmente avec les #polémiques sur la « #culture_du_viol » et l’« #islamophobie »

    Quelque chose serait-il cassé, dans le monde feutré des #instituts_d'études_politiques (#IEP) ? Depuis la déflagration qui a touché début janvier le vaisseau amiral Sciences Po Paris, entraînant la démission à un mois d’intervalle des deux têtes dirigeantes de l’école le directeur, #Frédéric_Mion, a menti en assurant ne pas connaître les accusations d’#inceste visant le président, #Olivier_Duhamel , pas une semaine ne s’écoule sans que « la maison », composée de dix établissements, ne fasse parler d’elle.

    Dernier épisode en date, lundi 22 mars, le collectif féministe de l’IEP de Lyon Pamplemousse et le syndicat Solidaires-Etudiants ont demandé l’exclusion de la #Ligue_internationale_contre_le_racisme_et_l'antisémitisme (#Licra) d’un partenariat noué par leur école. En cause : les « nombreuses ambiguïtés vis-à-vis de son rapport à l’islamophobie, ainsi qu’à la #laïcité » que la Licra aurait manifestées lors d’un débat dans un lycée de Besançon en décembre, donnant lieu à une requête de parents d’élèves et d’enseignants auprès du recteur. « Nous estimons que la lutte contre l’islamophobie, l’#antisémitisme, la #négrophobie ou toute autre forme de #racisme doit être une priorité et qu’à ce titre, les institutions comme Sciences Po Lyon doivent s’entourer de collectifs et associations dont le travail se montre à la hauteur de la lutte. La Licra n’en fait pas partie », soutiennent ces étudiants dans leur communiqué.

    Le 18 mars, à Strasbourg cette fois, le syndicat étudiant UNI a pris à partie la direction de l’IEP qui aurait, selon le syndicat, interdit d’attribuer « #Samuel_Paty » comme nom de promotion, au motif qu’il fallait alterner chaque année entre un homme et une femme. « Ce procédé est révélateur de ce qui se passe à #Sciences_Po_Strasbourg depuis des années. L’#idéologie et les #militants d’#extrême_gauche font la loi et n’hésitent plus à fouler du pied la mémoire d’un martyr de la liberté », affirme François Blumenroeder, président de l’UNI Strasbourg.

    Ces épisodes font suite à deux autres événements à très haute tension : la vague #sciencesporcs, lancée le 7 février par une ancienne élève de l’IEP de Toulouse, la blogueuse féministe #Anna_Toumazoff, pour dénoncer « la culture du viol » dont se rendraient « complices » les directions des IEP en ne sanctionnant pas systématiquement les auteurs de #violences_sexistes et sexuelles. Enfin, le 4 mars, le placardage des noms de deux professeurs d’allemand et de science politique sur les murs de l’IEP de Grenoble, accusés de « fascisme » et d’ « islamophobie », après avoir signifié, avec véhémence parfois, leur opposition à une collègue sociologue sur la notion d’islamophobie. Le syndicat étudiant US a appelé à suspendre un cours d’un de ces enseignants dans le cas où son appel à témoignages lancé sur Facebook permettrait d’établir le caractère islamophobe de certains contenus.

    Cette escalade subite de #tensions s’enracine dans la communauté des étudiants de Sciences Po, lauréats d’un concours aussi sélectif que prestigieux. L’attractivité des instituts, fondés entre 1945 et 1956 puis en 1991 pour les deux derniers (Lille et Rennes), ne s’est jamais démentie et atteint même des sommets depuis leur entrée sur la plate-forme d’affectation dans l’enseignement supérieur Parcoursup en 2020. « Tout ce qui nous est tombé sur la figure depuis janvier a eu pour conséquence 54 % d’augmentation du nombre de candidats », ironise Pierre Mathiot, directeur de Sciences Po Lille, à propos du concours commun des sept instituts de région qui attire cette année 17 000 candidats pour un total de 1 150 places. Hors concours commun, Sciences Po Bordeaux enregistre aussi une poussée sur deux ans, passant de 2 800 à 6 000 candidatures pour 275 places, quand Paris en comptabilise 19 000 pour 1 500 places, en hausse de 50 % sur un an.

    Evolution de la #politisation

    Ces histoires révèlent surtout que la politisation des étudiants, constante, voit ses formes et expressions considérablement évo luer, les IEP se faisant le miroir de la société. « Je vois se former de véritables militants dont les objectifs ont changé. C’est un marqueur générationnel qui n’est pas propre à notre formation », analyse Jean-Philippe Heurtin, directeur de l’IEP de Strasbourg. C’en est fini ou presque de l’engagement dans les partis ou syndicats traditionnels, note Anthonin Minier, étudiant en première année à Sciences Po Paris et représentant des écologistes. « Je pensais arriver dans une école où tout le monde serait encarté ! En fait, il y en a 5 % au plus qui se disent proches d’un parti », rapporte-t-il. Les #discriminations sociales, et plus encore sexuelles et raciales, focalisent l’attention de ceux qui bénéficient la plupart du temps d’enseignements sur les études de genre et sur l’#intersectionnalité, ce qui place les IEP parmi les suspects de militantisme « islamo-gauchiste » dont la ministre de l’enseignement supérieur, Frédérique Vidal, cherche à établir une liste. « Les IEP ne sont plus des boys’clubs et #Parcoursup n’a fait qu’accentuer le changement, avec des promotions composées à 70 % ou 75 % de filles, relève Vincent Tiberj, professeur à Sciences Po Bordeaux. Le #genre est désormais quelque chose d’important et nos instituts tels qu’ils fonctionnent n’ont peut-être pas bougé assez vite face à des étudiantes qui intègrent complètement ces problématiques. #sciencesporcs raconte aussi cela. » « Le type de débat en classe est différent d’il y a quelques années, et il faut se battre contre des habitudes qui ont été développées par les réseaux sociaux, mais cela ne touche vraiment pas que Sciences Po », relativise Anne Boring, qui dirige la chaire pour l’entrepreneuriat des femmes à Sciences Po Paris.

    L’#année_à_l'étranger, obligatoire depuis le début des années 2000, explique en partie ces nouveaux comportements, note Francis Vérillaud qui a dirigé pendant vingt-cinq ans les relations internationales de l’institut parisien. « Sciences Po est challengé depuis longtemps par ses propres #étudiants parce qu’ils sont très internationalisés. Quand ils rentrent d’un an au Canada, aux Etats-Unis, aux Pays-Bas ou en Allemagne, où les sujets des violences sexuelles et sexistes sont traités dans les universités, ils viennent avec un apport. Je me souviens de discussions compliquées, car ce n’était pas évident dans la #culture_française. »

    Les IEP ont bien changé depuis leur création, précisément lors du passage de la scolarité de trois à cinq ans pour se conformer aux standards internationaux, à partir de l’an 2000. Les fondamentaux demeurent, autour des cours d’histoire, de sociologie, de science politique et de droit, mais il a fallu revoir les maquettes, notamment en master, là où les étudiants se spécialisent, chaque école proposant des dizaines de voies différentes. « Penser qu’on fait Sciences Po uniquement pour passer le concours de l’Ecole nationale d’administration est une image d’Epinal, relève Yves Déloye, directeur de l’IEP de Bordeaux. Les concours administratifs, qui étaient au coeur de la création des instituts après la guerre, n’attirent qu’un tiers de nos étudiants. Les autres aspirent à des carrières de plus en plus diversifiées en entreprise, dans des ONG, dans l’économie sociale et solidaire. »

    Enseignement passe-temps

    Le profil des enseignants a lui aussi évolué, les instituts cherchant à « s’académiser » en recrutant davantage d’enseignants-chercheurs que de personnalités politiques et économiques vacataires, qui prenaient comme un passe-temps le fait d’enseigner à Sciences Po. « Je me souviens du grand cours d’économie de deuxième année fait par Michel Pébereau [président de la Banque nationale de Paris qui deviendra BNP Paribas], sourit Vincent Tiberj, ex-étudiant de l’IEP parisien. Il distribuait un polycopié qui datait de 1986. Or nous étions en 1993 et entre-temps, il y avait eu la chute du mur de Berlin, mais dans ce monde élitaire classique, le temps était suspendu. » Ce décalage entre l’élite dirigeante et l’apport en temps réel des #recherches en #sciences_sociales fonde l’#incompréhension actuelle autour des accusations d’ « islamo-gauchisme . Les #gender_studies se banalisent, Sciences Po Toulouse ayant même constitué un master dédié tandis que presque tous les autres IEP en font des modules ou des thématiques abordés en cours de sociologie. « Ces questions sont analysées au même titre que d’autres formes de discriminations, ce qui est tout à fait légitime », appuie Jean-Philippe Heurtin, à Strasbourg.

    Le débat est pourtant loin d’être clos parmi les étudiants : « Se présenter en fonction de son sexe, de sa position sociale et de sa couleur est une pratique en vogue dans ce type d’enseignement, ce que je trouve ahurissant, lâche Quentin Coton, étudiant de Sciences Po Paris et membre de l’UNI. Ce sont des questions que les gens ne se posaient même plus dans la société française et qui reviennent à Sciences Po. Elle n’est pas là, la déconnexion de notre école ? » L’objet des débats politiques change, mais le ton reste vif.

    https://www.lemonde.fr/societe/article/2021/03/31/polemiques-sur-la-culture-du-viol-l-islamophobie-le-modele-sciences-po-dans-

    Et cette phrase prononcée par un étudiant... au demeurant, évidemment, (certainement) un homme (très probablement) blanc et (probablement) d’origine sociale pas vraiment modeste...

    « Se présenter en fonction de son sexe, de sa position sociale et de sa couleur est une pratique en vogue dans ce type d’enseignement, ce que je trouve ahurissant, lâche Quentin Coton, étudiant de Sciences Po Paris et membre de l’UNI. Ce sont des questions que les gens ne se posaient même plus dans la société française et qui reviennent à Sciences Po. Elle n’est pas là, la déconnexion de notre école ? ».

    #déni

    Ajouté à ce fil de discussion sur les événements qui ont eu lieu à #Sciences_Po_Grenoble :
    https://seenthis.net/messages/905509

    ping @karine4 @cede

  • « Il manque 250 000 logements », alerte l’Association des #résidences_étudiantes | Public Senat
    https://www.publicsenat.fr/article/societe/il-manque-250-000-logements-alerte-l-association-des-residences-etudiant

    Toutefois, comme l’indiquent tous les participants de la table ronde, les problèmes d’accès au #logement pour les #étudiants existaient déjà avant la crise. « L’offre de logements étudiants n’est structurellement pas suffisante, elle ne permet ni d’accompagner la démocratisation de l’#enseignement_supérieur, ni de développer les nouvelles mobilités que l’on connaît avec #Erasmus ou le développement de l’#apprentissage dans le supérieur », affirme Philippe Campinchi, le directeur général de l’Association interprofessionnelle des résidences étudiants et services. Il ajoute qu’il y a « 250 000 logements manquants, d’après certains spécialistes ».

    #APL #outre-mer #visale #logement_social #Crous

  • Les étudiants d’AgroParisTech occupent leur école pour la sauver des promoteurs
    https://reporterre.net/Les-etudiants-d-AgroParisTech-occupent-leur-ecole-pour-la-sauver-des-pro

    Depuis 1826, la célèbre école d’ingénieur AgroParisTech est installée sur un domaine de plus d’une centaine d’hectares, dans les Yvelines. Depuis mardi 16 mars, les étudiants occupent le site, dont ils ont bloqué les entrées, pour s’opposer à sa vente à des promoteurs.

    « Notre devoir : sauver deux cents ans d’histoire. » Accrochées aux barreaux de l’imposant portail recouvert de lierre, les banderoles donnent le ton. Troncs d’arbres et parpaings condamnent tout accès à l’enceinte. Derrière les murs hauts de trois mètres, s’échappent quelques notes de guitare. Depuis mardi 16 mars, les étudiants de l’école d’ingénieur AgroParisTech se sont barricadés dans leur domaine de Thiverval-Grignon, à l’ouest de Paris. Ils réclament d’être entendus par le ministère de l’Agriculture, propriétaire du site, bien décidé à le vendre.

    Lundi 15 mars, près de trois cents étudiants se sont réunis en assemblée générale. À l’issue des discussions, ils ont procédé à un scrutin pour choisir ou non de bloquer le site. Et le résultat est sans appel : 82 % des votes approuvaient le recours à cette stratégie. « À partir de là, nous avons commencé à organiser le blocus, dit Boris, étudiant de première année. On a passé la nuit à construire des barricades et à murer les sept accès au site pour que les fourgons de police ne puissent pas entrer. » Au petit matin, « la prise de la “Loge” », fief des vigiles en temps paisible, marquait la réussite cet assaut non violent.

  • A #Lille, des épiceries solidaires étudiantes au chevet des plus fragiles - Mouvement UP
    https://www.mouvement-up.fr/articles/a-lille-des-epiceries-solidaires-etudiantes-au-chevet-des-plus-fragiles

    « On n’a pas attendu la crise sanitaire pour découvrir la précarité étudiante. » Clara Dufresnoy, chargée de mission en charge de la responsabilité …

    #Hauts-de-France #Nord #Étudiants #Précarité

  • Tribune. « Pour l’extension du RSA aux moins de 25 ans », Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, Pascal Brice, président de la Fédération des acteurs de la solidarité, Paul Mayaux, président de la Fédération des associations générales étudiantes

    https://www.lemonde.fr/idees/article/2021/03/02/laurent-berger-pascal-brice-paul-mayaux-pour-l-extension-du-rsa-aux-moins-de

    La crise sanitaire risque de faire basculer des milliers de jeunes dans la grande précarité. Les mesures d’aide doivent s’inscrire dans la durée et ne laisser aucun jeune sans ressources monétaires, écrivent ces responsables d’organisations syndicales et associatives dans une tribune au « Monde ».

    Notre jeunesse est diverse mais elle a désormais en commun d’être en grande fragilité. De plus en plus de #jeunes apparaissent dans les distributions alimentaires des associations. De nombreux #étudiants subissent la solitude, à laquelle s’ajoute la disparition des emplois qui leur permettaient d’améliorer leurs revenus. Pour les enfants des familles qui n’ont pas pu épargner pendant cette crise s’ouvre une perspective d’amplification de ces déterminismes sociaux qui font l’une des particularités les plus inacceptables de la #pauvreté.

    Nous nous inquiétons aussi pour les jeunes sans emploi ni formation qui sont déjà confrontés à la pauvreté ou, étant à la limite, vont s’y trouver poussés si rien n’est fait. Ce sont des dizaines de milliers de jeunes qui peuvent basculer dans la grande précarité, voire dans la rue. Ce qu’ils vivent nous préoccupe de longue date. Avant cette crise, plus de 10 % des jeunes étaient sans emploi, sans études, sans formation. Les taux de chômage et de pauvreté des jeunes atteignaient déjà plus de 20 % (selon l’Insee). Pour ces jeunes-là, et pour toutes celles et ceux qui risquent de les rejoindre avec cette crise, il y a urgence.

    Un accompagnement dans la durée

    D’importantes mesures ont été prises pour les jeunes par le gouvernement. La prise en charge du chômage partiel a permis à nombre de familles de continuer à les aider. Des mesures plus ciblées ont été les bienvenues, comme les aides en faveur des bénéficiaires de l’APL (aide personnalisée au logement) ou l’ensemble des soutiens du plan « 1 jeune, 1 solution ».

    Mais cela ne suffit pas, ne suffit plus. La pauvreté des jeunes est ancienne et cette crise va produire des effets durables. Les soutiens doivent donc être présents, non pas de manière ponctuelle mais dans la durée, pour offrir une solution adaptée à chaque situation. De nombreuses solutions ont été évoquées dans le débat public. Nous n’avons pour notre part d’autre religion que celle de l’efficacité pour accompagner les jeunes dans la construction et la réalisation de leurs choix.

    L’extension du #RSA (revenu de solidarité active) aux moins de 25 ans est l’option la plus simple. Elle aurait le mérite de ne pas ajouter un nouveau dispositif à tous ceux qui existent déjà. L’accès effectif aux droits sociaux est d’ailleurs l’un des enjeux, avec le relèvement des minima. Il serait en tout état de cause paradoxal de prendre appui sur les insuffisances du RSA pour récuser son extension aux jeunes. L’accompagnement des allocataires du RSA est insuffisant et il convient précisément que les pouvoirs publics fassent le nécessaire pour y remédier.

    Quoi qu’il en soit, nous soutiendrons toute démarche qui permette d’aboutir rapidement à ce dont les jeunes ont besoin : un droit à un accompagnement, avec un soutien monétaire sous conditions de ressources correspondant au montant du RSA, pour construire leur avenir.

    Si telle est la vocation d’une « garantie jeunes », évoquée par Elisabeth Borne, la ministre du travail, qui deviendrait alors pleinement universelle, nous sommes prêts à y contribuer. La Garantie jeunes, étendue à la demande de la CFDT à la suite de la conférence sociale de 2014, fonctionne bien. Elle permet l’accompagnement d’un nombre croissant de jeunes vers l’emploi. Le gouvernement a d’ores et déjà annoncé un doublement, à 200 000, des parcours à ce titre. Il faut cependant aller plus loin pour offrir à chaque jeune qui en a besoin un véritable droit à cet accompagnement vers l’autonomie.

    Diagnostic personnalisé

    Chaque jeune en difficulté de 16 à 30 ans devrait ainsi pouvoir y accéder, sans contingentement. Les jeunes en difficulté qui ne sont aujourd’hui pas identifiés par les missions locales, précieux piliers de ce dispositif, doivent pouvoir être accompagnés dans cette démarche. Les travailleurs sociaux qui les connaissent bien doivent pouvoir y contribuer, au titre de conventions entre les missions locales et les associations.

    Par ailleurs, la durée de l’accompagnement, actuellement limitée à un an, n’est pas adaptée à tous les jeunes et notamment à celles et ceux qui sont les plus en difficulté d’insertion. La durée de la prise en charge doit être étendue pour celles et ceux qui en ont besoin, le temps nécessaire.

    Enfin, le contenu doit être adapté à la diversité des jeunes, de leurs difficultés et de leurs parcours. Il doit s’agir d’un accompagnement global s’appuyant sur un diagnostic de la situation sociale, professionnelle et financière personnelle. Quelle que soit son appellation, nous disposerons ainsi de la garantie d’un accompagnement global et personnalisé, ne laissant aucun jeune sans ressources monétaires, d’un droit pour chaque jeune à construire son propre avenir en ces temps si périlleux.

    • Le fait est que les gens de moins de 25 ans sont essentiellement soutenus par leur famille… et que ce soutien est terriblement inégalitaire.

      Témoignage sur l’oiseau bleu
      Menaces et suspension du RSA par l’Etat : la chasse aux gueux continue de plus belle pendant l’épidémie → https://www.frustrationmagazine.fr/menaces-et-suspension-du-rsa

      Et à la suite de cet article, le témoignage de https://twitter.com/EllenAgreaux

      « ne vous en sentez pas persécutée »

      on s’acharne juste plusieurs années de suite sur votre cul de mères solos c’est pas pareil.

      on note que la cible de la caf est prioritairement la mère solo avec un jeune majeur à charge
      ils savent qu’on se retrouve à être comptée SEULE , sans le gamin, majeur de plus de 20 ans c’est fini il compte plus
      donc ça fait 1 RSA pour 2

      ils ciblent sur nos gueules les contrôles parce qu’ils SAVENT QU ON CREVE DEUX FOIS PLUS VITE AVEC SI PEU
      donc d’après eux si on crève pas c’est qu’on triche et que le gosse gagne du fric
      tu vois la logique ?

      on t’affame on te fout dans une merde sans nom et si tu crèves pas c’est la preuve par défaut que tu es coupable de quelque chose DONC on va te CIBLER plusieurs années de suite et surtout ne te sens pas PERSECUTEE hein
      Tête de clown

      être à DEUX sur un minima compté pour UNE SEULE être à TROIS sur un minima compté pour SEULEMENT DEUX
      les minimas sont à 50% du seuil de pauvreté, 30% QUAND ILS COMPTENT ENCORE LES GOSSES.
      c’est ce que vivent TOUTES les mères solos entre les 20 et les 25 ans de chaque enfant

      et c’est LE moment qu’ils choisissent pour contrôler
      quand déjà on ne mange PLUS quand on en chie pour le moindre détail quand on est au fond de la dépression parce qu’en effet la prophétie s’est réalisée, en même temps ils ont TOUT FAIT POUR, notre enfant n’a RIEN

      ce moment où après 10, 15, parfois 20 ans DE GALERE, pour avoir plaqué un mec qui en général n’était pas du tout un prince charmant mais un pur connard doublé à la brute, ce moment après tout ça où la punition se confirme HEREDITAIRE, c’est LA qu’ils attaquent.

      ils te ciblent, plusieurs années de suite, ces années là où tu vois, où tu SAIS, que ton gamin n’a RIEN, ni à 20, ni à 21, ni à 22 ans, ni à 23...là dans CE TUNNEL DE LA MORT SOCIALE LONG COMME LES JOURNEES SANS MANGER
      mais surtout ne le prend pas mal
      ne te sens pas persécutée.

      non pourquoi te sentirais tu persécutée allons. on s’acharne sur toi, on établit l’hérédité de ta punition pour avoir quitté un homme sur tes enfants, les mêmes gens qui naguère te disaient « quittez le, AU MOINS POUR VOS ENFANTS madame »
      aucune putain de persécution hein

      l’intégralité de la société autour, loin de reconnaître ce qui t’es fait, et à tes enfants, te traite de PUTE A CAF, les médias ne prononcent ton nom, « mère isolée » que pour colporter de vieilles histories d’allocation spécifique qui n’a JAMAIS existé dont tu serais gavée

      pourquoi diable te sentirais tu PERSECUTEE dans un contexte pareil où clairement chaque personne, chaque institution, veut ta MORT pure et simple sans que tu puisses juste comprendre ce que ça leur rapporterait vu qu’ils ne paient déjà qu’une aumône... MOINS UN OU DEUX.

      pourquoi te sentirais tu persécutée en plein fascisme crasse quand on nous refait les lois familles mussoliniennes quasi à la virgule près avec bonus ciblage au carré si t’es pas super blanche pour bien enfoncer le clou, franchement. on se demande.

    • Ce matin, @EllenAgreaux enfonce le clou (du cercueil social)

      jvois que ça découvre que la caf punint de mères en fils...bin dites vous bien que nous, els divorcées sacrifiées, et nos gamins que vous êtes fiers d’enterrer dans la pauvreté dès qu’ils ont 20 ans en venant encore harceler de contrôles par dessus, on avait toutes le même but

      quand on a plaqué le père, quand on s’est engagées sur ce chemin qu’on savait de toute manière sacrificiel de force, on avait toutes le même objectif de fond : que nos gamins ne deviennent PAS des asociaux brutes épaisses connards immondes comme l’étaient devenus leurs pères.

      sans ça AUCUNE meuf n’a intérêt à divorcer. on a TOUT à y PERDRE. absolument tout. la seule chose à gagner, c’est de ne pas laisser reproduire la saloperie. c’est la seule chose possible dans l’affaire. tout le reste on sait qu’on a toutes les chances de jamais y arriver.

      on sait très bien, merci, qu’avec des enfants dans les pattes, on ne fera pas carrière. qu’on sera pauvre. avec la loi boutin on sait qu’on n’aura même plus jamais un logement décent. on sait qu’on en chiera tout le temps de la putain de coparentalité forcée.

      on sait même qu’on sera jugée, traitée comme de la merde, quasiment partout, on sait qu’on va pas « refaire notre vie », qu’on va vieillir, que les seuls qui peuvent y gagner quelque chose c’est nos gosses et que la seule chose qu’ils y gagneront c’est de pas devenir des connards.

      c’est pour ça que ce qui se passe avec la pandémie est la PIRE chose qui pouvait arriver pour nous. la pire. le fléau final. l’arrêt de tout espoir. on a tout fait pour ne pas enfanter des brutes asociales complètes, et c’est devenu l’objectif politique du pays --

      je ne suis pas la seule à me sentir totalement de trop, à avoir juste envie de mourir, devant ce constat. vous foutez en l’air notre dernier espoir. on a tout sacrifié, tout, pour ne pas avoir des connards de brutes fachos sous notre toit, vous forcez nos enfants à le devenir.

      batailler avec ses enfants, tout ce qu’il vous reste, votre dernière accroche à la société, à l’humanité, faut voir ce qu’on nous fait autour, hein, batailler jusqu’avec ceux là pour qu’ils respectent votre santé portent leur masque fassent un effort soient HUMAINS...

      devoir lutter pour qu’ils ne deviennent pas des monstres complets, qu’ils comprennent que là on rigole pas on jour avec la santé des gens et de maman en particulier, parce que NOUS SOMMES LES PLUS EXPOSEES, nous sommes déjà covidées, quasi toutes, bin oui...

      pauvres, dans des logements trop petits, mères, seules au front, toujours en contact avec toute la marmaille du monde, seules à soigner quand ils sont malades, je ne suis pas la seule pour qui ça n’a pas loupé, covid direct en 1ere vague.
      et vous apprenez à mon fils à m’achever.

      faut se rendre compte, pour nous, pour moi, si même nos enfants trouvent qu’on est bonnes à crever, cèdent, deviennent comme les autres, égoïstes, ignobles, criminels de 10 ans lààà...c’est la fin de tout.
      je vis la pire période de ma vie là.

      le projet politique de ce pays n’a jamais prévu que j’aie une vie correcte mais jusqu’ici il n’avait pas prévu d’amener jusqu’à mes enfants dans une volonté mortifère à mon égard, c’est d’une violence inouïe.

      si ils cèdent face au nombre on ne pourra même pas leur en vouloir. mais voilà. chaque fois qu’un de mes gamins me sort que oui bon le masque jpeux l’enlever, les copains le mettent plus, je repasserais bien au tissu rigolo au lieu du n95, papa a dit que ça suffit bien...

      c’est douloureux. déjà je devais sans arrêt encaisser et me défendre de trucs dégueulasses que le monde entier raconte sur les mères solos. putes. voleuses vénales. profiteuses d’allocs. j’en passe. mais devoir en plus lutter pour qu’on respecte ma santé en pandémie c’est trop.

      vous avez une espèce de volonté criminelle mortifère collective hyper flippante là, et les mères solos comme les vieux et autres « fragiles » (essaie de subir le 10e de ce que tu m’as fait sans crever et on va voir qui est fragile) vous nous donnez envie de crever.

      vraiment, c’est pas histoire de faire peine ou quoi on s’en fout ya des décennies qu’on en chie on n’attend aucune pitié ni rien de votre part non, juste un constat : vous nous dégoûtez de la vie. littéralement.
      personne n’a envie de faire partie du monde que vous préparez.

  • « Pour qu’avoir 20 ans en 2021 soit moins difficile qu’en 2020 »
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2021/02/28/pour-qu-avoir-20-ans-en-2021-soit-moins-difficile-qu-en-2020_6071449_3232.ht

    Avec le Covid, les jeunes, comme le reste de la population, sont contraints de limiter leurs interactions sociales. Or, si une telle situation pèse …

    #Santé #Médecine #Étudiants #Idées #Société

  • « On a beaucoup parlé ces derniers jours de la prestation de #Gabriel_Attal, le porte-parole du gouvernement sur #Twitch dans "#SansFiltre" C’est encore un exemple intéressant à regarder dans le détail sur la confusion des genres entre #compol et #compublique à l’œuvre en ce moment. »

    Cette émission, qui a réuni des influenceurs a été tournée à l’Elysée. Réalisation soignée, au moins trois caméras dont une en travelling, régie vidéo et son en direct, décor lumineux, outils de streaming. Avec salaires, prestas, c’est probablement une opération à 5 chiffres.

    Que le gouvernement choisisse de développer son audience et la visibilité de ses actions sur différents médias et réseaux, ça peut se discuter dans la forme, mais sur le fond, c’est une stratégie qui a beaucoup de sens, même si cela a un coût pour la collectivité.

    Mais là j’ai un problème. Regardez bien.
    Vous ne voyez rien ? C’est normal. L’émission n’est accessible ni sur le site du gouvernement, ni sur celui de l’Elysée, ni sur leur compte Youtube ou sur le compte Twitch des institutions qui ont produit ce programme avec des fonds publics.

    On la trouve en revanche sur les comptes personnels de Gabriel Attal sur Youtube et Twitch, où elles lui permettront de développer son audience avec ces contenus.

    Ces comptes personnels ne seront soumis à aucune restriction en période électorale, alors que l’usage des comptes des institutions sera évidemment restreint. La stratégie de l’exécutif est d’utiliser les moyens des institutions pour développer l’audience des comptes personnels.

    On ne mesure pas à quel point, dans la dernière ligne droite avant l’élection, au moment où la communication institutionnelle est encadrée, où les temps de parole dans les médias sont soumis à l’équité, avoir capitalisé sur des outils et des audiences propres est déterminant.

    On assiste en ce moment à un déploiement de buzz, d’#opérations_d'influences à tous les niveaux de l’exécutif, payés sur les #fonds_publics, qui vise à construire cette audience avant les prochaines élections.

    Et ce n’est pas le premier épisode de cette confusion des genres, qui est trop régulière pour ne pas traduire une stratégie :

    LREM poursuit sa démarche partisane d’appropriation propagandiste de la #compublique en utilisant sa charte graphique #compol de parti pour la com’ du gouvernement... https://twitter.com/valeriomotta/status/969507347537252352

    https://twitter.com/valeriomotta/status/1365257336990932992

  • Vie « en pause », vie qui « déraille », vie qui « s’écroule » : paroles de jeunes au bout du rouleau - Charente Libre.fr
    https://www.charentelibre.fr/2021/02/25/vie-en-pause-vie-qui-deraille-vie-qui-s-ecroule-paroles-de-jeunes-au-b

    « A chaque rebond épidémique, on reperd tout » : étudiants « privés de job », diplômés en quête « désespérée » de stages ou travailleurs plongés dans la précarité, plusieurs jeunes ont raconté leur vie « en pause » ou « bouleversée » par le Covid-19, parfois jusqu’au « déraillement »

    #jeunesse #étudiants #précarité #confinements

  • Depression, anxiety, loneliness are peaking in college students | EurekAlert ! Science News
    https://www.eurekalert.org/pub_releases/2021-02/bu-dal021921.php

    Nationwide study, co-led by BU researcher Sarah Ketchen Lipson, reveals a majority of students say mental health has impacted their academic performance

    #COVID-19 : #Dépression et #solitude atteignent des sommets chez les #étudiants | santé log
    https://www.santelog.com/actualites/covid-19-depression-et-solitude-atteignent-des-sommets-chez-les-etudiants

    Les étudiants les plus #démunis ou appartenant aux #minorités apparaissent plus touchés, car souvent « plus susceptibles de pleurer la perte d’un être cher à cause du COVID », expliquent les chercheurs. Ces mêmes étudiants sont également « plus susceptibles d’être confrontés à des difficultés financières ». Autant de facteurs qui ont un impact négatif sur la #santé_mentale et la réussite scolaire.

  • Parole de ministre (sic)

    #Frédérique_Vidal :

    « 40% des étudiants ne reviennent pas en présentiel, car le mode d’enseignement à distance leur convient »


    https://twitter.com/publicsenat/status/1360169286938025984

    Oui, elle l’a dit, elle a vraiment dit ainsi... je me suis un peu violence hier soir pour passer en revue les commentaires sur twitter, il n’y a pas un seul, pas un qui ne la remet pas à sa place, la Ministre !

    Je retranscris ici ses propos en entier, pour ne pas les oublier...

    « Au moment où nous avons décidé d’instaurer le couvre-feu partout en France à 18h, dans le même temps, nous avons valider des #protocoles_sanitaires suffisamment robustes pour que les #étudiants puissent retourner à l’université et dans les écoles et puissent retrouver leurs professeurs et se retrouver entre eux. On commence à avoir un premier bilan de ce qui se passe... évidemment c’était sur la base du volontariat... On voit qu’en réalité 40% des étudiants ne reviennent pas en présentiel alors qu’ils pourraient le faire, parce que finalement le mode d’enseignement à distance est un mode d’enseignement qui leur convient et que, pour une partie d’entre eux, ils ne souhaitent pas revenir en présentiel »

    (je vous jure, j’ai copié-collé, je n’ai rien inventé, elle l’a dit !)

    #Vidal #ESR #enseignement_supérieur #université #étudiants #distanciel #présentiel #enseignement_à_distance #statistiques #chiffres #mensonge #mensonge_d'Etat #vouloir #pouvoir

  • Nous n’apprenons à l’instant, L’EHESS (Le 96 boulevard Raspail) est occupée. La Brêche EHESS sur touiteur
    https://twitter.com/LaBrecheEHESS/status/1357802983472459781

    Des étudiant.e.s réunies en AG, après avoir échangé sur leurs conditions d’études, ont décidés d’occuper le 96, dans le but de se recréer des espaces collectifs de vies.

    (...) des aides financières pour toutes et toutes

    #occupation #étudiants #Paris #revenu

  • Covid-19 : la galère des étudiants africains en France - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/29979/covid-19-la-galere-des-etudiants-africains-en-france

    En France, les étudiants sont touchés de plein fouet par les conséquences de la crise du Covid-19. Pour les Africains, venus poursuivre leur cursus, aux difficultés financières s’ajoutent les contraintes administratives, qui les contraignent parfois à se réorienter ou abandonner les études. « La disparition de Diary Sow ne m’a pas surprise », confie Aïssa*, étudiante sénégalaise à Paris. « Ces derniers temps, j’ai pensé à tout abandonner moi aussi … ». Incarnation de l’excellence et de la réussite scolaire dans son pays, Diary Sow, élève en classe préparatoire au prestigieux lycée parisien Louis-le-Grand, faisait la fierté du Sénégal, secoué depuis sa disparition le 4 janvier."Quand tes parents sont si loin, tu vis avec la pression de réussir. Ma famille n’a pas les moyens de me payer mes études et en ce moment c’est particulièrement difficile", poursuit Aïssa, brillante étudiante en master de Finances à la Sorbonne. La jeune femme était élève en école d’ingénieur l’an dernier à Marseille, mais elle a dû changer de filière en urgence, car elle n’était plus en mesure de payer ses frais de scolarité dans le privé. « À cause du Covid-19 et avec le confinement, j’ai perdu mon job étudiant. J’ai trouvé un boulot de préparatrice de commandes en grande surface. Ça n’a pas suffi à couvrir mes dépenses. L’école, c’était de trop. Je n’ai pas réussi à finir le semestre, car moralement je n’allais pas bien du tout. » En fin d’année, la jeune femme décide donc de déménager à Paris pour prendre un nouveau départ. Mais elle se retrouve une nouvelle fois en difficulté pour trouver un logement dans la capitale : « J’ai été hébergée par un ami d’ami qui me faisait dormir par terre et attendait de moi que je fasse la cuisine et le ménage en échange. Un autre jeune homme a vu mon appel à la solidarité sur Facebook et a proposé de m’héberger. Mais il m’a très rapidement demandé une contrepartie physique. J’ai fui à toute vitesse. »
    Grâce aux associations étudiantes, et l’aide de l’assistante sociale de l’université, Aïssa est relogée en urgence en résidence sociale. Elle a retrouvé le calme, « même si c’est très dur de passer ses journées à étudier dans 20 mètres carrés », confie-t-elle. L’étudiante a aussi décroché un emploi d’accompagnant d’élèves en situation de handicap (AESH) dans une école maternelle. Pourtant, sa situation reste fragile : « J’ai déposé un dossier pour demander une aide au logement de la CAF [caisse d’allocation familiale, NDLR] parce qu’avec mon travail, je peux tout juste payer mon loyer. Si la CAF ne me verse pas l’allocation à la fin du mois, je n’aurai pas de quoi manger. » D’après l’Unef, la crise sanitaire a installé « une précarité extrême » chez les étudiants de France. L’association estudiantine alerte sur leur santé mentale, s’appuyant sur un sondage de Nightline, une ligne d’écoute pour étudiants, qui révèle que 22 % d’entre eux auraient des pensées suicidaires. Il y a une semaine, une étudiante lyonnaise a tenté de se défenestrer, quelques jours après un acte similaire, laissant craindre une vague de suicide devant la détresse psychologique. L’Unef demande aussi l’intégration des étudiants étrangers au système de bourse sociale de l’Éducation nationale, à laquelle ils n’ont actuellement pas droit, cette aide étant réservée aux étudiants dont les parents résident sur le sol français depuis plus de deux ans.En revanche, les étudiants étrangers peuvent postuler à une aide d’urgence d’un maximum de 500 euros versée par le Centre régional des œuvres universitaires et scolaires (Crous) [numéro vert pour demander ces aides : 0 806 000 278]. Encouragée par un professeur, Syra, étudiante sénégalaise, en a fait la demande fin avril. Le ministère de l’Enseignement supérieur ayant simplifié l’accès à ce dispositif pour venir en aide aux étudiants en difficulté pendant la crise du Covid-19, elle a eu une réponse positive en deux semaines, ce qui lui a permis de payer de justesse son loyer en résidence étudiante.
    Pourtant, depuis plusieurs semaines, de nombreux jeunes expriment leur lassitude face à l’absence de cours en « présentiel » et le mot dièse « #étudiantsfantômes » a fleuri sur les réseaux sociaux pour exprimer ce mal être. Le gouvernement a aussi exprimé sa « préoccupation » face au « profond sentiment d’isolement » des étudiants.

    #Covid-19#migrant#migration#france#etudiant#sante#santementale#precarite#economie#vulnerabilite