• Gerald Joyce, La définition de la vie par la NASA, 2013 – Et vous n’avez encore rien vu…
    https://sniadecki.wordpress.com/2022/08/06/joyce-vie

    La définition de la vie par la NASA et cette interview qui en retrace l’histoire sont symptomatiques de la confusion de la pensée qui se prétend scientifique sur les notions et concepts généraux qui devraient être au fondement de la réflexion sur ce que sont les êtres vivants en tant qu’objets physiques, c’est-à-dire les bases mêmes de la biologie. Nous en proposons une traduction inédite et une analyse critique.

    #vie #êtres_vivants #vivant #NASA #biologie #science #évolution

    • Etranges réflexions de ce commentateur : il confond la définition (qui est effectivement de l’ordre de l’information) avec l’objet défini.
      Il confond également la vie collective et l’existence d’un élément minimal de représentation de la vie... donc la vie sur Terre (sa construction spécifique sur les millions d’années) et la définition d’une vie abstraite qui peut servir à définir d’autres formes de vie, ce qui était l’objectif de cette définition de Gerald Joyce et la Nasa.
      Le tout au nom d’une critique de la science... pas mal quand on confond « la carte et le territoire » :-)

  • Complotisme : « En souhaitant acquérir un domaine dans le Lot, One Nation monte à un nouvel échelon, celui du rassemblement “physique” », Valérie Igounet

    Valérie Igounet, historienne et directrice adjointe de Conspiracy Watch, analyse l’idéologie du mouvement et de sa principale figure, Alice Pazalmar.

    Dans un petit village du Lot, Alice Pazalmar et son mouvement complotiste One Nation tentent d’acheter un domaine de 200 hectares pour lancer leur « laboratoire du nouveau monde ». Valérie Igounet, historienne et directrice adjointe de Conspiracy Watch, site Internet édité par l’Observatoire du conspirationnisme et des théories du complot, analyse leur idéologie et les risques à les laisser s’implanter.

    Comment définiriez-vous la pensée d’Alice Pazalmar et de One Nation ?

    Alice Pazalmar, de son vrai nom Alice Martin Pascual, est une des figures de la mouvance antisystème et complotiste. Elle est une des cofondatrices du site One Nation qui se dit « profondément non violent », rejette « toute forme d’autorité illégitime » et prône la « désobéissance créative ».

    Elle et ses adeptes (dont son compagnon Sylvain) considèrent qu’ils n’ont de comptes à rendre à personne et que s’il existe des lois auxquelles ils doivent se soumettre, celles-ci sont exclusivement « naturelles ». Une idéologie dans la mouvance des « êtres souverains », qui développent la croyance conspirationniste de la « fraude du nom légal » [l’Etat volerait secrètement à ses administrés son « nom légal », autrement dit sa « personnalité juridique »] et tendent à remettre en cause la réalité de l’Etat dans lequel ils vivent. Dans une des vidéos de sa chaîne YouTube, on voit d’ailleurs Alice Pazalmar mettre le feu à son passeport ou encore revenir sur sa « carte d’être humain » en disant refuser de « cautionner cette République française coupable de multiples crimes contre l’humanité ».

    Pourquoi vous semblent-ils dangereux ? Ils ressemblent de prime abord à de nouveaux « hippies », prônant la paix et la bienveillance…

    Ils prennent l’option « nouveaux hippies » pour avancer masqués. Comme vous le dites : « ils ressemblent à »… C’est ce qu’on pourrait qualifier – et cela est inhérent à la stratégie et à l’intention conspirationnistes – de subterfuge complotiste avec des valeurs qui peuvent être considérées au premier abord comme nobles et attirantes pour nombre de personnes : retour à la nature, à la terre, à l’éveil, rejet de la société de consommation, authenticité, etc. Le gros problème est évidemment que ces « valeurs » prônées ne le sont pas sans arrière-pensées.

    Alice Pazalmar appelle ainsi à établir une frontière infranchissable entre deux mondes. Le sien est une société littéralement coupée de la société civile et en opposition aux valeurs fondamentales de notre République. Les conséquences sont évidemment nombreuses : idéologiques, comportementales, sanitaires… On sait aujourd’hui le rôle que des membres du mouvement One Nation ont joué dans la radicalisation de Lola Montemaggi, la mère de Mia [enlevée le 13 avril alors qu’elle était placée chez sa grand-mère dans les Vosges, puis retrouvée en Suisse quelques jours plus tard] et dans le contact établi avec Rémy Daillet-Wiedemann [figure des milieux complotistes d’ultradroite].

    Sont-ils nombreux ou le mouvement reste-t-il finalement marginal ?

    Depuis 2020, Alice Pazalmar exprime ses positions complotistes, covido-sceptiques, antivaccination, pro-hydroxychloroquine dans des vidéos très suivies sur YouTube. Sa chaîne cumule aujourd’hui près de 1,5 million de vues pour plus de 34 000 abonnés.
    Il est toutefois très compliqué de chiffrer le nombre de leurs « adeptes », car visionner une vidéo ne veut pas dire adhérer. Mais on sait la place grandissante qu’occupent les théories conspirationnistes en France. Et ces groupes savent aujourd’hui tisser des liens entre eux et en dehors des réseaux sociaux. Début juin 2021, Alice Pazalmar est même intervenue à une « université citoyenne » à Avignon organisée par des groupes covido-sceptiques aux côtés de figures du complotisme comme Louis Fouché et Richard Boutry.

    Dans le cadre du premier anniversaire de l’émission « L’info en Questions », sorte de rendez-vous conspirationniste, Alice Pazalmar est aussi annoncée comme le « coup de cœur » d’une autre personnalité influente de la sphère complotiste covido-sceptique et antivaccination, Chloé Frammery, qui dit admirer cette « gardienne de la souveraineté ».

    Alice Pazalmar suit une partie de la galaxie complotiste sur un autre aspect central du conspirationnisme, en diffusant des vidéos tournant autour de la seconde guerre mondiale avec une sorte de « mise à jour » empreinte de complotisme. Celle intitulée « Résistant ou collabos » est ainsi accompagnée de ce préambule : « Tu consens ou tu refuses ? Tu collabores ou tu résistes ? Vigilance face aux dérives d’un système répressif prêt à tout pour maintenir la Matrice ». Une autre vidéo est même intitulée Souvenirs de Nuremberg…

    Autre palier important : en un mois – c’est inédit –, Alice Pazalmar et son compagnon sont parvenus à récolter plus de 265 000 euros (sur un objectif de 750 500 euros) de dons défiscalisables sur la seule plate-forme de financement participatif HelloAsso… La cagnotte a certes été suspendue mais, avec ce projet d’achat foncier, on passe à une phase de rassemblement « physique » de leur stratégie de séduction et de visibilité.

    Peut-on parler d’une dérive sectaire ?

    Sans aucun doute, et d’une dérive sectaire finalement assez classique. Une fois la séduction opérée auprès de ses fidèles, elle peut passer à l’autre étape, à savoir la mise en application de sa ligne de conduite : One Nation prône une attitude d’enfermement et instaure une frontière plus qu’étanche entre sa communauté et la société civile. Un vase clos qu’ils ont entrepris de construire (ceci dans tous les sens du terme) depuis un bon moment.

    https://www.lemonde.fr/societe/article/2021/10/18/complotisme-en-souhaitant-acquerir-un-domaine-dans-le-lot-one-nation-monte-a

    https://seenthis.net/messages/915407#message933198

    #fascistes

    • un « système » parano à emprise, avec sa propagande basée sur le mensonge et la confusion, son eugénisme mal masqué, son appel au salvateur respect de prétendues « lois de la nature » (un marqueur d’un anti-humanisme fascisant qui ne trompe pas) une pincée de « Souvenirs de Nuremberg », un petit coup d’"êtres souverains" (dans les clous de lois hétéronomes racontées par des escrocs) et d"expérimentations sur la résonance vibratoire des graines", je sais pas ce qu’il te faut. le fascisme se limite pas à la prise du pouvoir d’État, aux ratonnades, pogroms et milices, c’est aussi un paquet de « roue de secours » non pas tant du capital, comme le dit classiquement l’antifasciste, mais du désir (de liberté, d’être commandé, de transformation, de restauration, etc.)

    • Ce n’est pas forcément fasciste au premier degré, mais en poussant mes recherches j’ai en effet constaté que la pente est hyper-glissante, et qu’en effet une recherche sur les «  Êtres souverains  » (par exemple) mène en effet vers des racines clairement antisémites, ou des éléments trumpistes (#Alice_Pazalmar fait ouvertement référence au #Pizza_Gate par exemple).
      Alors tout ça s’est un peu dilué et s’est adapté à la France depuis les USA et le Canada, mais les origines sont bien là, et il y a encore une intersection assez large entre les mouvements.

  • Lettre à propos de ReinfoCovid - IAATA
    https://iaata.info/Lettre-a-propos-de-ReinfoCovid-4775.html

    Du coup, le « complotisme » étant du vent, on rejoint les anti-masques ? Non, toujours pas.
    Toujours pas, parce que pour nous comme pour beaucoup de militants le refus de se joindre aux anti-masque n’est pas lié à une hypothétique peur de se voir traiter de « complotiste », ça nous ferait une belle jambe, mais parce que d’une part leurs discours nous est politiquement ennemi et d’autres part leurs alliances sont nauséabondes.

    Un discours libéral empreint de darwinisme social :

    La minimisation constante de l’épidémie au prétexte que cela ne toucherait « que les vieux et les personnes fragiles ». Quel est le problème avec les personnes de plus de 60 ans, les diabétiques, les personnes immunodéprimés ou les personnes obèses pour ne citer qu’elles ? En quoi sont-elles des quantités négligeables ?

    Plus généralement la minimisation de l’épidémie nous semble être un point que le mouvement anti-masque partage de façon constante avec le gouvernement, lui qui a décidé de privilégier l’économie à la vie des gens et qui nous contraint de vivre avec une marée haute de contaminations et de morts, laissant le virus circuler et donc muter tranquillement. De plus la minimisation de l’épidémie, si ce n’est sa négation, nous empêche de penser sérieusement des outils de prévention et de santé communautaire pour protéger les personnes fragiles.

    Nous partageons avec Cerveaux Non Disponible le désarroi face à la focalisation sur la question du port du masque. Cela serait risible si ce n’était pas si grave quand par ailleurs s’empile les avancées sécuritaires autrement inquiétantes. Si le port du masque n’a pratiquement aucune utilité en extérieur, c’est par contre une méthode simple pour freiner la circulation du virus en intérieur. Exiger des masques gratuits serait une revendication sociale sensée, revendication qui a très tôt été porté par les Brigades de Solidarité Populaires alors que le gouvernement prétendait à l’inutilité du masque pour cacher la pénurie.

    Si la gestion sécuritaire de la pandémie nous semble catastrophique l’exaltation de la « liberté » contre la « dictature sanitaire » des mouvements anti-masque nous semble relever d’un individualisme des plus libéraux. La structuration sociale de l’épidémie, le fait qu’elle touche en très grande majorité les populations pauvres pendant que les riches se font des restos clandestins voila qui est complètement absent du discours des anti-masques, qui évoquent à peine la destruction concertée de l’hôpital public.

    Pour toutes ces raison le discours des anti-masques nous semblent faire le lit de positions ultralibérales et validistes tout en éclipsant les dominations systémiques que l’épidémie exacerbe, ce qui explique leur grand succès auprès des groupes politiques et des médias d’extrême-droite comme Sud Radio ou FranceSoir.

    • Faut il séparer le Fouché du facho ?
      https://seenthis.net/messages/899150#message915159

      (...) dans son combat politique il ne côtoie exclusivement que du catho intégriste, du conspi antisémite et du faf.

      (...) Mettez dans une poubelle Raël et Pétain, ajoutez quelques gouttes d’huiles essentielles de carotte bio, secouez vigoureusement et, miracle de l’Immaculée conception, sortez en un Louis Fouché tout chaud.

      #spencerisme #fascistes

    • Oui, carrément #merci. Ça redonne un peu de courage quand il faut faire face à des anti-masques soit-disant épris de liberté et d’amour mais si égoïstes et ignorants que c’est à en pleurer devant l’attrait que les fascistes exercent sur eux.
      Et j’ai essayé diverses méthodes : écouter et discuter, donner de la doc, des liens, des infos, réclamer de rester cohérent et de viser la raison, et même me mettre en colère quand je sature …

    • L’annonce sur les sites d’immobilier est alléchante. « A vendre : corps de ferme avec cachet préservé sur une parcelle d’environ 2 000 mètres carrés exposé sud. » De l’extérieur, cette maison de brique rouge ne paie pas de mine, coincée entre deux bâtisses d’une calme bourgade de la campagne lilloise. La boîte aux lettres anthracite n’affiche aucun nom. Pourtant, c’est ici qu’est domicilié RéinfoCovid.fr, le site du collectif contre les restrictions sanitaires. Une voiture familiale est garée dans la cour. On toque à la porte, mais personne ne répond. Ce silence insistant, c’est celui d’une famille embarquée dans l’engrenage d’une possible dérive sectaire.

      Selon les associations de protection contre les situations d’emprise mentale, ses propriétaires, Marie B., ancienne sage-femme reconvertie en institutrice, et Maximilien B., consultant formateur indépendant en marketing et élu municipal, envisageraient de quitter leur emploi, leur maison et leur bourgade, et de s’installer avec leurs trois enfants dans un village de l’Aveyron. Objectif : former une « arche de Noé », une sorte de refuge tourné vers la construction d’une société alternative. L’idée, qui suscite l’incompréhension et la terreur de leur entourage, a donné lieu cet été à de vives tensions intrafamiliales.

      Dans le quotidien, le couple tente de donner le change. Marie, 40 ans, grande allumette aux yeux noirs et aux cheveux de jais coupés à ras, continue d’enseigner normalement dans une école de la région, tandis que son époux, Maximilien, 42 ans, carrure de rugbyman et barbe poivre et sel, ne fait jamais faux bond au conseil municipal, dont il est le premier élu de l’opposition. Mais leurs discours contestataires récurrents ont fini par attirer les soupçons de leurs proches, tout comme leur refus poli de se faire vacciner par la mairie, une exception parmi les membres du conseil municipal.

      Une mère intelligente, un père charismatique

      Malgré l’absence de pancarte « à vendre » sur leur maison, leur projet de changement de vie s’est ébruité. Tous ceux qui les côtoient décrivent une mère intelligente et un père charismatique. « C’était une famille modèle, des gens investis », se désole le directeur de l’école de leur commune . Même impression d’une colistière de Maximilien B., qui se souvient d’un « chef d’entreprise directif, organisé, qui sait ce qu’il veut » , d’un « couple très instruit ». Les proches partagent une même interrogation : comment deux époux aussi éduqués, stables et épanouis ont-ils pu ainsi dériver ?

      Cette mue coïncide avec l’investissement du couple au sein du collectif RéinfoCovid, né à l’occasion de la crise sanitaire. Ce groupe informel, qui revendique 3 000 soignants, est à l’origine de nombreuses rumeurs anxiogènes sur les vaccins, enrobées d’un discours ésotérique sur les bienfaits du « retour au réel » et de la « sagesse du vivant ». Il partage des connexions avec des mouvements écologistes utopistes surveillés par les associations de lutte contre les dérives sectaires, comme l’anthroposophie, courant philosophico-religieux fondé par le penseur Rudolf Steiner (créateur de la pédagogie du même nom), ou les Colibris, organisation ruraliste créée par l’écrivain et agriculteur bio Pierre Rabhi.

      La Miviludes (mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires), qui se dit « vigilante » au sujet du jeune mouvement RéinfoCovid, a déjà reçu plusieurs saisines le concernant. L’une d’elles mentionne le couple du Nord. Comme tant d’autres, les époux sont tombés sous le charme du fondateur du collectif, Louis Fouché, alors réanimateur-anesthésiste à l’hôpital de La Conception, à Marseille.

      Ce trublion de 42 ans au regard malicieux et aux mimiques à la Tex Avery est longtemps resté anonyme : soignant dans le service des grands brûlés, il réalisait au printemps 2020 des pastiches viraux sur Facebook à propos de ce virus qu’il n’estimait pas aussi dangereux qu’on voulait le dire. Sa blouse blanche et son ironie suffisaient pour convaincre.

      Nul ne connaissait alors son parcours, son penchant pour les médecines non conventionnelles, ni son engagement dans le mouvement Colibris. Louis Fouché, qui, comme la quasi-totalité des membres de son collectif, n’a pas donné suite à nos sollicitations, entre véritablement dans la lumière à la fin de l’été 2020, alors que s’esquisse une deuxième vague épidémique dont il conteste la réalité.

      Le 16 août 2020, par courriel, il lance solennellement un « appel » à ses confrères de l’AP-HM [Assistance publique-Hôpitaux de Marseille] dans lequel il exhorte les médecins à faire corps contre les « lois liberticides », puis se rapproche de plusieurs médecins et penseurs dits « rassuristes », comme le sociologue de la criminalité Laurent Mucchielli. Mais, en disciple de Pierre Rabhi, Louis Fouché veut aller plus loin, « prendre [sa] part », comme il l’écrit sur la page d’un site du réseau Colibris, et fonder un collectif portant un projet de société fort, qui remettrait « l’Art » et le « Nous » au centre des préoccupations.

      « Au début, Louis Fouché essayait de mobiliser des citoyens et des scientifiques, et ça ne paraissait pas malsain. Sauf que les scientifiques qui sont arrivés n’en étaient pas vraiment. » Une avocate qui a connu RéinfoCovid à ses débuts

      Le 6 octobre 2020, le site RéinfoCovid.fr est lancé. Celui-ci se présente comme une initiative scientifique collégiale de « soignants, médecins, chercheurs, universitaires », qui va jusqu’à la création d’un « conseil scientifique indépendant » pour aider les citoyens à « questionner, comprendre, sortir de la peur et agir ensemble ». Grâce à sa forte présence sur les réseaux sociaux et des relais dans des associations de parents d’élèves, il s’installe dans le paysage contestataire.

      « Au début, Louis Fouché essayait de mobiliser des citoyens et des scientifiques, et ça ne paraissait pas malsain, se souvient Louise (le prénom a été modifié), une avocate qui a connu RéinfoCovid à ses débuts. Sauf que les scientifiques qui sont arrivés n’en étaient pas vraiment. » La plupart n’ont aucune compétence dans le domaine de l’épidémiologie, s’expriment sur des thématiques éloignées de leur expertise, ou encore font preuve de raisonnements caricaturaux, à l’image d’un de ses premiers membres, le docteur Denis Agret, qui prétend, dans une boucle d’e-mails, défendre la « vérité » face à une « sphère capitalo-dictatoriale ».

      Prosélyte par nature, le collectif tend les bras aux inquiets, quel que soit leur parcours ou leur profil. Chanteur, professeur de violon, écrivaine autoéditée… Dès novembre 2020, les propos des universitaires sont dilués au milieu de ceux de citoyens mi-paniqués, mi-décidés à agir. Parmi ceux-ci, Marie et Maximilien B.

      2020, année noire pour le couple

      Coincée dans sa ferme, l’institutrice a très mal vécu le premier confinement, qu’elle a passé à coudre frénétiquement des masques artisanaux. Puis, lorsque la deuxième vague de Covid-19 déferle, l’irruption de protocoles sanitaires à l’école et le développement fulgurant de vaccins la plongent dans un profond désarroi. « Rien n’avait de sens pour moi, je ne comprenais pas », répète-t-elle, hagarde, dans une vidéo du collectif intitulée « Les gardiens du vivant », sa seule prise de parole publique, qui a depuis été supprimée. « A force de me renseigner, y détaille-t-elle, aux vacances de la Toussaint, là je me suis dit, ça suffit, il faut passer à l’action. »

      De son côté, son mari a échoué aux élections municipales de juin 2020 : sa liste n’a réuni que 32 % des suffrages. Maximilien, qui a toujours baigné dans la politique, doit se contenter de trois places au conseil municipal, et sa femme a perdu son siège. Pour le couple, cette année 2020 est décidément une année noire. Leur rencontre personnelle avec Louis Fouché, à l’automne, sera leur éclaircie. A l’angoisse de l’incertitude scientifique, le médecin oppose un discours dédramatisant sur la crise sanitaire. Puis, contre l’amertume de l’échec personnel, il propose sa confiance et une montée en responsabilité flatteuse.

      « Entrée en résistance », comme elle se décrit, Marie se met à distribuer des tracts pour RéinfoCovid. Puis, après quelques semaines seulement, Louis Fouché promeut Maximilien responsable de la communication du groupe, et charge Marie du développement du jeune collectif au niveau national à travers des « antennes locales bébés RéinfoCovid », comme les appelle l’ancienne sage-femme.

      Suivant le leitmotiv de leur nouvel ange gardien, les voilà qui ont « transformé la peur en prudence et la colère en courage ». Le couple devient un élément central du collectif, au point d’accepter de domicilier dans sa maison les statuts du site RéinfoCovid.fr, puis ceux de sa coquille légale, RéinfoLiberté. Le 9 décembre 2020, Marie crée sur son canal de discussion interne, la messagerie instantanée Discord, un groupe consacré à son expansion. En image de profil, une silhouette de femme brisant ses chaînes.

      Des fans de Trump et de QAnon

      Au sein de RéinfoCovid s’engouffrent dès l’automne 2020 des homéopathes, des naturopathes, des acupuncteurs, des adeptes de la pensée new age ; des fans de Trump et ses zélotes de la mouvance conspirationniste QAnon, convaincus de combattre un vaste trafic pédosatanique, ou encore des « Etres souverains », autre mouvance anarchiste conspirationniste ne reconnaissant par l’Etat. L’évolution des conversations est à l’avenant. Loin de la « prudence » revendiquée en public par Louis Fouché, les membres se partagent sur Discord d’exotiques rumeurs affirmant que la neige serait artificielle, ou que les tests PCR serviraient au fichage ADN.

      Louis Fouché lui-même s’affiche en novembre sur YouTube avec la complotiste suisse Ema Krusi, qui soutient que les vaccins sont liés à la 5G et que Bill Gates est poursuivi pour crime contre l’humanité. Le collectif bascule dans des représentations paranoïaques de la société. « Au départ, il y avait des gens sympas, mais sur le Discord, j’ai vu arriver tout ce qu’il y avait de pire en termes de désinformation et de conspirationnisme, se désole Louise. Des personnes sincères, normales, juste inquiètes, qui cherchaient des réponses simples, se sont fait laver le cerveau en un rien de temps. »

      Le couple ne reste pas insensible à ce mélange foutraque de complotisme échevelé et d’utopisme new age. A force de recherches Internet sur des sites douteux, Marie B. plonge dans un monde de représentations noires. « Avant d’écrire à RéinfoCovid, j’étais très angoissée, relate-t-elle encore dans la vidéo “Les gardiens du vivant”. L’angoisse est passée, je suis beaucoup moins en colère, mais ça m’arrive encore. J’ai surtout très peur, et la peur, je n’arrive pas à l’enlever. »

      D’inquiétants monologues

      La mère de famille, qui avait ouvert son premier compte Facebook spécialement pour les municipales, se met à l’hiver 2021 à publier d’inquiétants monologues contre les scandales de la dictature sanitaire et les complots qu’ourdiraient des élites fantasmées, jusqu’à se laisser convaincre que la seconde guerre mondiale a été orchestrée par la famille Rothschild. « Elle ne devait pas avoir beaucoup d’amis sur ces sujets, car même si ses posts étaient très longs, personne ne répondait », constate avec empathie une colistière.

      C’est le début de l’isolement. « J’ai arrêté de les côtoyer car je n’étais plus en phase avec leurs postures », résume pudiquement un partenaire de campagne électorale de leur village. Enfermé dans sa bulle, le couple n’entend plus les voix discordantes. « J’ai essayé de la recontacter pour lui dire d’être vigilante, lui conseiller de s’informer autrement, je lui ai donné des arguments », égrène Louise, qui l’a vue entrer dans le collectif et a tenté de l’en faire sortir en même temps qu’elle. « Mais c’était déjà trop tard. Nos contacts se sont arrêtés là : il n’y avait plus de discussion possible. »

      Surtout, la déchirure se fait intime. Interrogée à propos de sa famille dans un entretien vidéo mené par Louis Fouché, l’institutrice raconte d’une moue embarrassée que celle-ci est divisée à « cinquante-cinquante ». Sa détresse et sa tristesse affleurent. Les proches de Marie au sein du collectif le savent : elle est désormais en froid avec les siens. Eprouvée, sa famille n’a pas souhaité commenter.

      Un « cercle de cœur » en guise d’état-major

      En retour, Marie s’investit de plus en plus dans RéinfoCovid. En début d’année 2021, face à l’afflux de nouveaux membres venus de toute la France, Louis Fouché réorganise son mouvement en cercles concentriques. Au plus haut niveau, il constitue un état-major informel d’une vingtaine de personnes de confiance, le « cercle cœur » - nouvel emprunt aux Colibris. Maximilien et Marie y côtoient des citoyens en colère, des naturopathes ou encore des mystiques fiévreux, qui se réunissent chaque lundi en visioconférence pour discuter de la stratégie du collectif.

      L’appartenance à ce cénacle est d’autant plus gratifiante que, en apparence au moins, l’organisation y est horizontale. « J’ai vu beaucoup de gens aller bien car ils avaient l’impression d’agir, de reprendre le contrôle, mais au fond, c’est Louis qui gère », témoigne Terry (qui souhaite garder l’anonymat), qui fut membre pendant plusieurs mois de ce « cercle cœur », au sein duquel il était notamment chargé de la vidéo.

      Ce noyau dur partage ses idées sur la crise sanitaire qui serait un « déferlement totalitaire », la supériorité des médecines alternatives, et le besoin de laver la société de ses maux. Comme l’anesthésiste le déclame dans une lettre pleine de lyrisme, « cette crise est une révélation, un dévoilement, une apocalypse. Et après l’apocalypse vient un autre monde ». Autour de lui, le « cercle cœur » aspire à aller vers un nouveau modèle de société, qu’ils entendent définir, construire, et même inaugurer. A la mi-mai, Marie et Maximilien B. prennent le volant et parcourent plus de 800 kilomètres pour se retrouver en chair et en os avec leur nouvelle famille, dans un lieu en Aveyron.

      Olivier Soulier, l’autre personnage-clé

      Après avoir passé Saint-Cyprien-sur-Dourdou, une sage commune d’environ 800 habitants dont les façades de grès couleur saumon s’étalent dans le sac de la vallée de Conques, une route s’élève jusqu’à une clairière. C’est là, dans l’ancienne propriété de son grand-père, ancien maire du village, que le médecin Olivier Soulier, autre personnage-clé de RéinfoCovid, a établi sa résidence de villégiature. A la mi-mai, il y a accueilli une partie du « cercle cœur », dont Louis Fouché et le couple B.

      Au fin fond de l’Aveyron, nid de douces sorcelleries, Olivier Soulier ne détonne que par sa stature. Cet homéopathe et acupuncteur, dont le cabinet est situé à Marcq-en-Barœul (Nord), est une sommité nationale dans le monde de la médecine alternative, avec ses multiples livres et congrès donnés depuis 1988 à travers la France. « C’est un vrai médecin, très diplômé, pas un médecin alternatif. Mais c’est vrai que ses conférences sont aussi intéressantes qu’étonnantes », hésite Bernard Lefebvre, maire de Conques-en-Rouergue, la commune nouvelle dont dépend Saint-Cyprien-sur-Dourdou. « C’est un très grand monsieur . Mais si vous venez vous faire soigner chez lui, n’espérez pas être remboursé par la sécurité sociale », ajoute avec un sourire entendu Gaston, un artisan qui a fait les finitions de sa piscine.

      Depuis de longues années, le généraliste aux airs de jeune premier s’est en effet spécialisé dans ce qu’il appelle la « médecine du sens ». Rien d’illégal mais il jure dans la presse naturopathique que le corps « a une sagesse » et, dans une vidéo du « conseil scientifique indépendant », prescrit le Mertensia maritima, la plante au goût d’huître, contre le Covid-19.

      Le couple nordiste l’a rencontré pour la première fois chez eux, à la première réunion de la jeune antenne locale qu’ils avaient créée, RéinfoCovid Nord-Pas-de-Calais, le 18 janvier 2021. Au milieu de citoyens désorientés avides de contre-discours, ce conférencier au ton si enveloppant avait alors séduit son auditoire. « Il joue de son autorité de blouse blanche, prétend guérir avec les symboles, du grand n’importe quoi, fulmine Louise, restée de marbre ce jour-là, et effarée par le manque de réactions. Je me suis rendu compte que si les gens commençaient à faire confiance à ce genre de personnes, ça allait dérailler. »

      En quête d’argent

      Olivier Soulier, qui officie toujours comme médecin, fait aujourd’hui partie des dirigeants du collectif. C’est lui qui, dans une vidéo récente, invite ses sympathisants à verser de l’argent à RéinfoLiberté, la structure légale fraîchement montée par RéinfoCovid pour engager des procédures judiciaires et se financer. Lui aussi qui fournit au « cercle cœur » sa base reculée, dans l’anonymat de l’Aveyron.

      Le domaine, qui constitue un hameau, porte les traces d’un long abandon. A l’entrée, marquée par un visage sculpté sur une épaisse pierre posée à côté d’un autel, des fougères se prélassent dans une baignoire abandonnée. Une bétonnière ici, quelques cadavres de bières plus loin : le lieu est à la recherche d’une seconde vie. Le médecin nordiste en a racheté l’usufruit en 2015. Il emploie régulièrement des artisans du bourg pour participer à sa lente rénovation. Une piscine a déjà été creusée ; les dépendances, elles, sont en travaux, mais peuvent déjà recevoir des convives, comme elles l’ont fait à la mi-mai.

      Quelle était alors la raison d’être de cette réunion qui a tant alimenté les rumeurs et les inquiétudes ? Marie et Maximilien n’ont jamais donné suite à nos demandes de contact. « C’était un week-end pour tous ceux qui participent à la stratégie [du collectif]. Ils se sont réunis pour griller des saucisses entre copains, ce n’est pas allé plus loin », assure Terry, qui n’a pas pu en être. Selon plusieurs associations de lutte contre les dérives sectaires aux antennes tournées vers l’Aveyron, il s’agissait plutôt d’un moment ésotérique, un « pow wow », c’est-à-dire « une réunion dans un lieu sacré où l’on se purifie », décrypte Catherine, une rebouteuse qui connaît les usages du coin.

      Une petite communauté

      Le domaine détenu par Olivier Soulier offre en tout cas les infrastructures les plus adaptées pour l’installation d’une petite communauté. Louis Fouché n’a jamais caché sa volonté de créer un écolieu, un village soudé par des valeurs écologiques et sociales communes, de même qu’il promeut volontiers l’école à la maison, des réseaux de soins alternatifs et de nombreuses autres formes d’organisations parallèles. « Louis encourage à rester dans le système et à le combattre de l’intérieur, assure Terry. Ce n’est pas comme Alice [des Etres souverains, qui a récemment acquis un domaine dans le Lot] . RéinfoCovid ce n’est pas du tout ça, il n’y a pas de volonté de faire sécession. » Le collectif a même soutenu des listes politiques intitulées « Un nôtre monde », aux élections régionales de juin.

      Mais depuis qu’en juillet Louis Fouché a quitté son poste hospitalier sous la pression de l’AP-HM, son discours glisse de manière de plus en plus marquée vers la rupture. « C’est le moment d’aller jusqu’au bout de votre pensée. Il y a moyen de manger, il y a moyen de survivre, il y a moyen de se loger », explique-t-il dans une vidéo destinée aux non-vaccinés, tout en promettant une société meilleure à « ceux qui survivront ».

      Simple métaphore, ou vrai appel à un projet alternatif ? Si l’on en croit les signalements auprès des associations de lutte contre les dérives sectaires et les témoignages de proches recueillis par M Le magazine du Monde, plusieurs membres, comme Marie et Maximilien, se sont déjà engagés dans la voie d’un changement de vie, quittant pour certains leur emploi, pour d’autres leur domicile, parfois les deux, pour fonder des lieux bâtis dans l’opposition au discours scientifique et les promesses new age.

      Un discours plus radical

      Les observateurs ne s’en étonnent guère : l’ambiance au sein de RéinfoCovid flirte régulièrement avec le culte de la personnalité, et la parole de Louis Fouché y vaut pour beaucoup parole d’évangile. Toutefois, si la vigilance est de mise, la Miviludes estime « que tous les éléments qui caractérisent l’emprise sectaire ne sont pas réunis ». Les associations surveillent néanmoins le collectif comme le lait sur le feu.

      Selon plusieurs sources locales, le couple est revenu en août dans l’Aveyron pour une nouvelle réunion avec le « cercle cœur », et participer aux travaux de rénovation du domaine d’Olivier Soulier. Leur départ pour cette « arche de Noé » ne serait plus qu’une question de temps. Si les deux aînés, bientôt majeurs, ont quitté le domicile familial à la rentrée, les craintes se portent désormais sur la benjamine de 11 ans, qui n’aurait d’autre choix que de suivre ses parents.

      Pour autant, le projet peut encore évoluer, en fonction des directives de Louis Fouché. Depuis peu, son discours semble se radicaliser un peu plus. « La voie de RéinfoCovid est une voie de la non-violence, c’est une voie ghandienne, expliquait-il début octobre. Mais Gandhi l’a dit lui aussi, ceux qui n’arrivent pas à rester dans la non-violence, il faut bien qu’ils fassent quelque chose. Chacun fera comme il peut. » La maison en briques du Nord n’attend plus qu’un acquéreur.

  • Les bouquetins jouent à saute-frontière alors que les êtres humains (certains êtres humains, les #indésirables...)

    Dans le parc du #Mercantour, les bouquetins jouent à saute-frontières

    Parmi les actions de coopération entre la France et l’Italie soutenues par l’Union européenne, un programme vise depuis 2017 à recenser et protéger la population de bovidés.

    La #montagne n’ayant pas de #frontières, les projets ont très vite pris une envergure européenne.


    https://www.liberation.fr/france/2019/05/09/dans-le-parc-du-mercantour-les-bouquetins-jouent-a-saute-frontieres_17259

    #animaux #frontières_ouvertes #differential_inclusion #humains #êtres_humains

    ping @reka

  • Le véganisme fait-il le jeu du capitalisme ? (France Culture, 27.02.17)
    https://www.franceculture.fr/emissions/la-grande-table-2eme-partie/le-veganisme-fait-il-le-jeu-du-capitalisme

    « Être anti-vegan, c’est défendre l’unité du genre humain » (Paul Ariès, L’Humanité, 30.01.2019)
    https://www.humanite.fr/alimentation-etre-anti-vegan-cest-defendre-lunite-du-genre-humain-667130

    Les #vegan sont les chevaux de Troie de l’#industrialisation et de la #dépolitisation des enjeux agricoles et alimentaires. Voilà plusieurs années que de grands PDG […], affirment qu’il faut en finir avec la viande d’élevage. Leur objectif est d’imposer sur le #marché les fausses viandes, qu’elles soient végétales ou cellulaires. Ces dernières relèvent de la prouesse #biotechnologique.
    […]
    Oui, mais je n’oppose pas #protéines végétales et protéines animales. Or, c’est cela, le piège tendu. On est en train de nous faire croire que notre régime alimentaire d’#omnivores a intrinsèquement une responsabilité dans la #crise_climatique ou celle de la #faim. Or c’est faux. C’est le développement de l’#élevage_industriel et intensif qui conduit aux travers environnementaux et sanitaires que l’on sait. Et c’est précisément cette responsabilité que le #capitalisme refuse de nommer.
    […]
    Le mouvement vegan est la figure de proue du courant #antispéciste, derrière lequel on trouve un philosophe clé, Peter Singer, auteur de la #Libération_animale, qui prône l’égalité entre tous les #êtres_vivants. Cela peut paraître une belle idée, mais il nous dit très vite qu’un jeune chien est plus digne d’intérêt qu’un nourrisson, qu’un grand handicapé ou qu’un vieillard sénile. Il réintroduit de la division, et elle n’est pas spécifiquement favorable à nos frères humains.

  • Cette manie de coller des étiquettes sur tout le monde, beaucoup trop à droite, trop libéral, trop directrice...
    Si je vous ai bloqué, ce n’est pas, par malhonnêté. D’abord, c’est mon droit. Je ne supporte pas l’intolérance, je ne supporte pas non plus le #féminisme_de_la_troisième_vague qui tire sur tout ce qui n’est pas d’accord avec elles.
    Juger les autres parce qu’elles ne parlent pas comme vous, n’utilisent pas les mêmes terminologies #féministes, n’aident pas la cause.
    Tu me demandes la nuance ?
    Je suis pour défendre les intérêts spécifiques des femmes avec les hommes plutôt que contre eux, et en faisant passer le réel avant l’idéologie. Certaines y arrivent très bien, même en ayant vécu des situations pénibles, je suis fière d’en faire partie.
    Le féminisme victimaire, paranoïaque, obsédé par la théorie du genre et sa lecture patriarcale de la société, profondément sexiste. NON MERCI ! Avec ce #féminisme, il n’y a plus de revendications d’une place égalitaire dans notre société, vous choisissez de déshumaniser, d’intimider et d’abuser des hommes en raison de vos propres insécurités.
    Donc en tant que femme, je ne me reconnais pas du tout dans ces discours. Je dois être d’une autre génération ou anti féministe... et donc, forcement avec vos opinions voués aux gémonies.
    Ce sera ma dernière intervention, je n’ai plus de temps à perdre avec ces débats stériles et stupides. @touti @mad_meg

    • Chère @aude_v, je vais te répondre et contrairement à toi puisque tu l’as signalé dans ton message chez @mad_meg je ne vais pas te bloquer parce que j’apprécie tes interventions.
      Bien que cela me laisse indifférente, je ne suis pas d’accord qu’on me classe comme une personne ignorante, avec peu d’empathie, immature pour certaines...D’abord, on ne se connait pas.
      Je peux le dire ici, j’ai utilisé le hashtag #MeToo comme une grosse partie de mon réseau. Nous avons toutes (moi y compris) été émues par cet élan des victimes cloîtrées dans le silence depuis trop longtemps et effrayées aussi du nombre d’amies proches ou lointaines qui comme moi avaient traversé des épreuves similaires sans que le sujet n’ait jamais été abordé entre nous. Je déplore aujourd’hui ce que ce mouvement est devenu. Je ne vais pas rentrer dans les aspects négatifs ici, j’imagine que tout le monde sait de quoi je parle concernant les dérives comme les amalgames abusifs, les dénonciations calomnieuses, etc. Donc, le concept de Culture du viol, au sens large, pour moi, n’a rien de théorique.
      Cela dit, ces dernières années un #féminisme est apparu qui au lieu de désigner celles et ceux qui veulent l’#égalité homme-femme, s’est mis à être employé pour parler avec les plus #radicales.
      Je n’aime pas l’intolérance comme je n’aime pas non plus les féministes qui disent aux autres femmes ce qu’elles doivent croire et supporter. Dans mon entourage, malheureusement c’est arrivé. Je n’accepte pas qu’on me dise comment être féministe. Chaque #femme possède le droit de faire ses propres choix.
      Car on ne “devient” pas #féministe. Le féministe c’est un courant idéologique, dont on adhère aux concepts ou on n’y adhère pas.
      Hélas, les gens deviennent très rapidement dogmatiques, et pour eux il n’y a qu’un seul courant de pensée valable. Tous ceux qui n’y adhéreraient pas seraient bêtes. Il n’y aurait selon eux que le mal et le bien, que le noir et le blanc, pourtant, dans mon monde, je constate qu’il y a une myriade de gris et je ne vois pas pourquoi on devrait les stigmatiser.
      Quel est mon type de féminisme ?
      Ma vision subjective : j’attends un féminisme qui se construise davantage "en alliance avec les #hommes." Un féminisme qui ne vise pas à dominer l’homme, en tout cas pas à ce que les femmes dominent les hommes. En revanche, il invite les hommes à se dominer eux-mêmes au lieu de chercher à dominer les femmes. Il traite les hommes en adultes capables de se maîtriser et de réfléchir à leur mode de pensée et d’action, et non en grands enfants en butte à leurs caprices. Il revendique pour les femmes la même responsabilité.
      Merci de m’avoir lu. :-)

  • Je colle ça ici parce qu’au début je pensais le mettre en commentaire d’un billet de @tetue
    https://seenthis.net/messages/661848
    mais la maison de La Dame de Saint-Lunaire me semble un peu décalé du travail d’ Elizabeth Faure.

    C’est l’histoire d’une femme qui a vécu à Saint-Lunaire entre 1950 et 1991, et qui pendant 40 ans a construit sa maison de bric et de broc à la manière du facteur Cheval.
    Il y a ce que les gens racontent de cette construction et de cette femme. Certains parlent de « la folle de St Lunaire ». D’autres l’appellent la Dame de Saint-Lunaire, Madame Devidal, Jeanne, Tante Jeanne, Taja, la Pauv’ P’tite Mère, Madame Cageot... Bref, le Mystère de Jeanne reste entier...

    Lire la suite sur KuB : http://www.kubweb.media/page/agathe-oleron-dame-saint-lunaire
    http://www.film-documentaire.fr/4DACTION/w_fiche_film/48580_1


    https://www.unidivers.fr/folle-dame-de-saint-lunaire
    http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/archive/2016/06/01/annuel-festival-de-cinema-autour-de-l-art-singulier-a-n
    http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/tag/jeanne+devidal
    #Jeanne_Devidal #Anarchitecture #Bretagne

    Il arrive que l’homme magnifiquement seul, rêve sa demeure et entreprend de l’édifier à l’image de ses désirs. Jeanne Devidal a été cet humain magnifiquement seul décrit par André Breton. Une femme qui s’adressait ainsi à ses contemporains : Vous êtes la bagarre d’un monde qui chavire, mais qui chavire ! et qui ne fait que ça. D’un anticonformisme assumé, exposé publiquement contre vents et marées, la Dame de Saint-Lunaire nous revient sous la forme d’un documentaire d’auteur..

  • On oublie à quel point faire de l’« homme » un mot neutre est problématique | Slate.fr
    http://www.slate.fr/story/154106/femme-homme-changer-sexe

    On touche là à un point de crispation très français alors que le terme humain progresse au niveau international. Peut-on parler de luttes d’influences, de résistance des élites au pouvoir ? Le mystère reste entier pour cette langue qui se prétend universelle, avec un génie propre. Pourtant, cet usage pose de nombreuses questions. Lucy, notre ancêtre, était-elle un homme préhistorique ? La phrase semble bancale, incorrecte. Ajouter une capitale (majuscule) ne change rien : Lucy ne sera jamais un « Homme préhistorique ».

    #homme #humain #DroitsHumains #LangueFrançaise

  • « Droit à un toit ou droit dans le mur ? Pour une VRAIE politique de lutte contre le sans-abrisme à Bruxelles ». DoucheFlux

    Rendez-vous le lundi 18 septembre à partir de 12h, habillé(e) d’un sac #poubelle, place Saint-Jean… à un jet de pierre du #Parlement bruxellois !

    Avant de rejoindre la place Saint-Jean, aboutissement de la “marche rouge (de colère)” du 18/9 de 12h à 14h, il convient de s’habiller d’un sac #poubelle, dans lequel vous aurez pratiqué un trou pour votre tête et deux pour vos bras.

    L’idéal est de revêtir votre sac poubelle le plus tôt possible dans la matinée. Vous attirerez ainsi l’attention de votre conjoint au petit déjeuner, des piétons dans la rue, des navetteurs dans le métro, des clients dans la boulangerie, de vos collègues de travail, etc., et vous pourrez leur expliquer le but du mouvement, leur donner un tract (voire un sac poubelle déjà prêt à l’emploi) et les inviter à rejoindre la marche.

    L’idéal est de se rendre à la place Saint-Jean du plus loin possible à pied. Ainsi, à mesure que les « marcheurs rouge (de colère) » s’en rapprocheront, ils seront de plus en plus nombreux sur les trottoirs, pour finalement remplir totalement la place Saint-Jean.

    12h-12h30 : 5 prises de parole
    12h30 – 12h45 : forum ouvert avec des parlementaires bruxellois
    13h : déchirement des sacs poubelle sur le cri « On n’est pas des déchets ! / We zijn niet waardeloos ! »
    13h30 : installation de l’étendard devant le Parlement bruxellois
    En permanence : des banderoles, des slogans, un hymne et du bruit

    Source : http://droitauntoit-rechtopeendak.brussels/fr/demo

    https://www.facebook.com/Droit-à-un-toit-ou-dans-le-mur-Recht-op-een-dak-of-het-dak-op-kunnen--1981

    #sans-abris #Bruxelles #Belgique #DoucheFlux

    • La crise du Samusocial ne serait qu’une déplorable « affaire » si elle n’avait surgi sur le fond d’un constat sur lequel La Strada vient de mettre un chiffre : depuis 2008, le nombre de personnes sans abri et mal logées a quasiment doublé à Bruxelles. Cela sonne comme un échec cinglant de la politique en la matière. Les causes de cet échec incluent, entre autres, l’opacité des pratiques et des arbitrages politiques, un manque général de moyens accordés aux acteurs de terrain, la mise en concurrence de ces acteurs, le manque de prise en considération de leurs avis et recommandations lancinantes, leur inscription forcée dans les logiques intégratives de l’« État social actif », une augmentation frénétique des moyens financiers alloués à certains acteurs de l’urgence sociale, le manque catastrophique de logements accessibles et l’absence d’une politique de prévention digne de ce nom.  Le secteur de l’aide aux sans-abris dénonce une politique de gestion des conséquences et réclame une politique intégrée, cohérente et ambitieuse de lutte contre le sans-abrisme, qui s’attaque également aux causes du phénomène.

      Or, malgré les scandales liés à la Ville de Bruxelles, les pouvoirs subsidiants prévoient d’encore augmenter, dès 2017 et pour les années à venir, le budget alloué au Samusocial. Parallèlement, une nouvelle ordonnance est sur le point d’être adoptée, qui crée une nouvelle mégastructure dont la position sera dominante. Au vu des dérives déjà constatées, il apparaît judicieux de contester, en concertation avec l’entièreté du secteur, la pertinence et l’opportunité de ces décisions.
      La Commission d’enquête parlementaire consacrée au Samusocial délibère principalement sur des questions de gouvernance, et non sur l’organisation politique de la lutte contre le sans-abrisme. Nous appelons les parlementaires membres de cette commission, ainsi que tous les partis représentés au Parlement régional, à aller plus loin dans la réflexion, en mettant immédiatement sur pied une Assemblée décisionnelle, qui permette une véritable concertation avec le secteur, basée sur les données objectives déjà récoltées, les recommandations déjà formulées et les recherches déjà menées. Cette Assemblée décisionnelle arrêtera son propre agenda et définira ses urgences et priorités. En rassemblant tous les opérateurs concernés par la problématique − sans oublier les bénéficiaires, les politiques, les académiques, la société civile et les secteurs limitrophes −, cette Assemblée décisionnelle dépassera la « Concertation de l’aide aux sans-abri », qui doit par ailleurs être maintenue. Cette Assemblée doit aboutir à un consensus quant aux décisions à prendre, dès à présent et pour le reste de la législature. C’est elle aussi qui doit adresser une feuille de route aux décideurs de la prochaine législature.

      Ensemble, nous pouvons faire de la crise du Samusocial une opportunité et rediriger les curseurs vers la fin du sans-abrisme.

      Pour appuyer le présent appel, une marche rouge (de colère) aura lieu le 18 septembre 2017, jour de la rentrée parlementaire.

      Pour signer cet appel et participer à la marche du 18 septembre, rendez-vous sur

      http://droitauntoit-rechtopeendak.brussels

      #sans-abrisme #enfants #femmes #hommes #etres_humains #corruption #Samusocial

  • #Pénurie d’œufs et normes respectueuses des poules...

    http://www.argotheme.com/organecyberpresse/spip.php?article1308

    Se nourrir sans #cruauté, des élevages d’ #animaux traitant avec des #êtres bien sensibles !

    une #éthique existant déjà dans le code rural français. Notamment son article 124, mentionnant le caractère d’êtres sensibles pour les animaux d’élevage. Et justement ce n’est pas dans cette conjoncture que le panier de la ménagère, ni son ventre ou son portemonnaie, qui en souffrira le plus. Elle a provoqué une réduction de l’offre, et en conséquence la flambée des #prix