• L’autostrada della cocaina disegnata dai motoscafi veloci
    https://irpimedia.irpi.eu/narcotraffico-cocaina-barche-veloci

    Come una flotta di go-fast abbia cambiato il volto del mare, e del #Narcotraffico. L’Europa viene inondata di cocaina in un moderno Mad Max tra narcos e forze dell’ordine in pieno Oceano Atlantico L’articolo L’autostrada della cocaina disegnata dai motoscafi veloci proviene da IrpiMedia.

    #Mafie_e_Criminalità

  • #Sénégal : les migrants, #fantômes de l’Atlantique

    Vingt ans après la crise migratoire de 2006, la #route_atlantique entre le Sénégal et les #îles_Canaries reste l’une des plus dangereuses pour les migrants. En 2024, plus de 10 000 personnes y sont mortes ou portées disparues. Confrontées à l’#anonymat de ces victimes, familles et associations tentent de leur rendre un nom. Reportage de Sarah Sakho et Simon Martin.

    https://www.infomigrants.net/fr/post/69571/senegal--les-migrants-fantomes-de-latlantique
    #décès #disparus #migrations #réfugiés #mourir_aux_frontières #mourir_en_mer #identification #Afrique_de_l'Ouest #Canaries #fantôme

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  • L’#archipel des #Palaos accepte de recevoir des migrants expulsés des États-Unis

    Le minuscule État insulaire des Palaos, situé dans le #Pacifique, a accepté d’accueillir jusqu’à 75 migrants non américains en provenance des États-Unis dans le cadre d’un #accord à hauteur de 7,5 millions de dollars, ont annoncé les deux pays.

    Le président #Donald_Trump, qui a fait campagne en promettant d’expulser les migrants en situation irrégulière, a accéléré ces expulsions et renforcé la répression des franchissements de frontières depuis son retour au pouvoir cette année.

    Selon un nouveau protocole d’accord, l’archipel d’Océanie va autoriser jusqu’à 75 ressortissants de pays tiers en provenance des États-Unis à vivre et travailler dans ce territoire peu peuplé, ont indiqué les autorités mercredi.

    En contrepartie, les États-Unis accorderont 7,5 millions de dollars aux Palaos pour le financement de services publics et d’infrastructures.

    Avec quelque 20.000 habitants répartis sur des centaines d’îles volcaniques et d’atolls coralliens, les Palaos sont l’un des pays les plus petits au monde en termes de population.

    Les migrants venant des États-Unis, exempts d’accusations de crimes ou délits, occuperont des fonctions utiles à l’État du Pacifique, ont indiqué les deux parties.

    « Les Palaos devront donner leur feu vert au cas par cas pour les personnes qui arriveront dans le cadre de cet accord », a déclaré le pays dans un communiqué.

    L’accord a été annoncé à la suite d’un appel téléphonique entre le président des Palaos, #Surangel_Whipps, et le vice-secrétaire d’État américain, Christopher Landau.

    « Avec ce #partenariat, les États-Unis et les Palaos prennent des mesures concrètes pour renforcer notre sécurité et protéger nos communautés, tout en contribuant à bâtir une région indo-pacifique sûre, plus sécurisée et plus prospère », a estimé le département d’État américain dans un communiqué distinct.

    Lors de l’entretien avec M. Whipps, les États-Unis se sont aussi engagés à construire un nouvel hôpital et à améliorer la capacité de l’Etat du Pacifique à répondre aux catastrophes naturelles.

    Washington apportera également un financement supplémentaire de 6 millions de dollars pour financer des réformes visant à éviter l’effondrement du régime de retraite de la fonction publique des Palaos, ainsi que 2 millions de dollars supplémentaires pour des mesures de maintien de l’ordre.

    L’archipel — une chaîne d’îles calcaires et d’atolls coralliens — se situe à environ 800 kilomètres à l’est des Philippines.

    Les installations militaires américaines se sont développées aux Palaos depuis l’arrivée au pouvoir de M. Whipps en 2020, notamment la construction d’un poste radar de longue portée, un système d’alerte précoce crucial dans un contexte où la Chine intensifie ses activités militaires dans le détroit de Taïwan.

    L’État des Palaos a obtenu son indépendance en 1994, mais le pays autorise l’armée américaine à user de son territoire au titre d’un ancien accord de « libre association ».

    En contrepartie, les États-Unis lui versent des centaines de millions de dollars en soutien budgétaire et assument la responsabilité de sa défense nationale.

    https://www.journaldemontreal.com/2025/12/25/larchipel-des-palaos-accepte-de-recevoir-des-migrants-expulses-de

    Après #Nauru et la #Pacific_solution (https://seenthis.net/tag/pacific_solution) de l’#Australie, voici donc les #Palaos :

    #îles #réfugiés #externalisation #Etats-Unis #migrations #USA #solution_pacifique
    ping @reka

    –-

    ajouté à la métaliste sur les tentatives de différentes pays européens d’#externalisation non seulement des contrôles frontaliers (https://seenthis.net/messages/731749), mais aussi de la #procédure_d'asile dans des #pays_tiers :
    https://seenthis.net/messages/900122

  • Immigration clandestine : 12 morts dans un chavirement au l... | Seneweb -
    https://www.seneweb.com/fr/news/Societe/immigration-clandestine-12-morts-dans-un-chavirement-au-large-de-ngasobile-

    Immigration clandestine : 12 morts dans un chavirement au large de Ngasobile (Rfm)
    Auteur : Seneweb News
    C’est un drame qui s’est produit sur la petite côte. Une pirogue qui transportait des candidats à l’émigration clandestine a chaviré dans la nuit d’hier. Le bilan provisoire fait état de 12 corps sans vie, tous des hommes. Ils ont été déposés à l’hôpital de Joal, renseigne la Rfm. Par ailleurs, 31 rescapés ont été dénombrés. Ils sont actuellement à la Brigade de Joal qui a ouvert une enquête, renseigne la même source. La pirogue contenait 200 personnes. Elle aurait pris départ le samedi à Diamaguene, un village qui se situé dans les îles du Saloum. Il a fini par chavirer au large de Ngasobile dans la nuit d’hier, rapporte la Rfm.

    #Covid-19#migrant#migration#senegal#routemigratoire#migrationirreguliere#mortalite#sante#joal#diamaguene#ilesaloum

  • Drame de Ngazobil : 12 morts et 100 portés disparus, témoign... | Seneweb -
    https://www.seneweb.com/fr/news/Societe/drame-de-ngazobil-12-morts-et-100-portes-disparus-temoignage-bouleversant-d

    Drame de Ngazobil : 12 morts et 100 portés disparus, témoignage bouleversant d’une rescapée
    Auteur : Seneweb-RP
    Une pirogue transportant environ 200 migrants a chaviré au large de Ngazobil, dans la commune de Joal. Le bilan provisoire est lourd : 12 morts, 31 rescapés et plus de 100 disparus, dont plusieurs enfants, décompte L’Observateur. L’embarcation avait quitté Diamaguène, dans les îles du Saloum, pour tenter de rejoindre l’Espagne avec à son bord des ressortissants de plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest.
    Ces passagers - Sénégalais, Gambiens, Maliens et Guinéens - avaient payé jusqu’à 400 000 F CFA pour une traversée qui a tourné au cauchemar après plusieurs jours de lutte contre une mer déchaînée. Selon le témoignage bouleversant d’une rescapée gambienne, repris par le quotidien du Groupe futurs médias, la panique a précipité le naufrage :
    « Avant même que la pirogue ne se renverse, plusieurs hommes, dans un instinct de survie, se sont jetés à l’eau. » Ce mouvement de masse, combiné à des vagues énormes, a provoqué le retournement de la pirogue aux alentours de 4 heures du matin. Depuis la Casamance, où il effectue une tournée économique, le Président Bassirou Diomaye Faye a exprimé sa compassion aux familles des victimes. Il a réaffirmé l’engagement du gouvernement à s’attaquer aux racines socio-économiques de ce fléau : « Ces instants rappellent la responsabilité qui est la nôtre de protéger les vies […] et de renforcer l’espérance sur l’ensemble du territoire. »

    #Covid-19#migrant#migration#senegal#routemigratoire#migrationirreguliere#diamaguène#ngazobil#ilesaloum#sante#mortalite

  • #Frontex consolida su red de control indirecto en África más allá de la ruta canaria de migración

    En las Islas Canarias, como territorio fronterizo entre África Occidental y Europa, se despliega el brazo ejecutor de la política migratoria de la Unión Europa a través de una de sus agencias con mayor presupuesto.

    Canarias es desde hace años una pieza clave en la política de control de fronteras, una de las señas de identidad de la Unión Europea (UE). Por ello, es habitual la presencia de agentes de la Agencia Europea de la Guardia de Fronteras y Costas (Frontex) en las principales islas de desembarco. Al mismo tiempo, algunas autoridades y parte de la sociedad exigen mayor despliegue de este cuerpo en el archipiélago, a pesar de las dudas que ha generado su labor. “El enfoque con el que actúa Frontex es securitario, no es humanitario”, aclara Koldobi Velasco, integrante de Acción Directa Noviolenta y Alternativa antimilitarista-MOC.

    La presencia de Frontex en el archipiélago canario desde su reactivación en 2020 hasta ahora se limita a su actividad en puerto bajo la operación Hera, que desde su puesta en marcha en 2006, en la conocida primera ‘crisis de los cayucos’, ha pasado por varias fases. En una respuesta a El Salto, Frontex señala que sus agentes están presentes en las islas en apoyo a las autoridades españolas en las tareas de gestión de fronteras. Sus funciones incluyen el control, la toma de huellas dactilares y el registro de los migrantes que llegan por mar, según indica la agencia. También, especifica, que en las entrevistas voluntarias, recopilan información sobre los países de origen de los migrantes, motivos del viaje, las rutas seguidas, las vulnerabilidades y las pruebas de participación de traficantes de personas.

    La agencia cuenta en las islas con 70 agentes y personal especializado, incluyendo 18 intérpretes y mediadores culturales, según los datos proporcionados este verano. Su periodo de estancia varía en función de las necesidades del operativo. Fuentes de Frontex señalan, además, que su intervención “se basa en la cooperación operativa con las autoridades nacionales españolas” y defiende que el personal de Frontex apoya la identificación y derivación de personas que puedan requerir protección internacional, posibles víctimas de trata de personas, menores no acompañados y otras personas vulnerables. “Los agentes también proporcionan información inicial a quienes necesitan o desean solicitar protección internacional, asegurándose de que conozcan sus derechos y los procedimientos disponibles”, declaran las mismas fuentes.

    La agencia cuenta en las islas con 70 agentes y personal especializado, incluyendo 18 intérpretes y mediadores culturales, según los datos proporcionados este verano

    El tipo de despliegue de la agencia se fundamenta en la petición que realicen los estados miembros de la UE. La fundadora del Observatori Bretxa y del Centre Delàs d’estudis per la pau, Ainhoa Ruiz Benedicto, aclara que Frontex opera siempre a petición de un estado miembro y en forma de cooperación o colaboración. En Canarias, las intervenciones tienen lugar en los puertos y en los Centros de Atención Temporal de Extranjeros (CATE). El Gobierno de Canarias ha reclamado una mayor intervención de la agencia en las islas, “con medios aéreos, embarcaciones, radares y otros sistemas que mejoren la vigilancia marítima y fronteriza”, según una nota del Ejecutivo autonómico. También demanda que la agencia pueda participar en labores de gestión humanitaria y en tareas de salvamento marítimo.

    A pesar de esta reciente petición del Gobierno regional en agosto de este año, las tareas de Frontex llevan años limitándose solo a labores de inteligencia e identificación, sin realizar tareas humanitarias. En 2023, Por Causa alertó de que Canarias iba camino de convertirse en un hotspot, un punto de entrada crítico, como son Lampedusa o Lesbos. El colapso del muelle de Arguineguín, en Gran Canaria, en 2020 ilustra este riesgo. “Es curioso que siempre se pide Frontex, pero no tiene una función de ayudar con los servicios logísticos, humanitarios, a los hospitales que se pueden desbordar o a los sistemas educativos. Todo el refuerzo que se está pidiendo al final, y esto es opinión de analista, es para interceptar estos flujos migratorios, para impedir que lleguen aquí”, recalca Benedicto.

    El operativo actual difiere del que se desplegó en la primera crisis de los cayucos y en el que buques y aeronaves de Frontex vigilaban las aguas de Canarias, Mauritania, Cabo Verde y Senegal, la cual fue la primera operación a gran escala de la agencia. La intervención de agentes de la agencia en alta mar, obliga a llegar a un acuerdo con los países del oeste africano. La organización Statewatch en el informe Exportando fronteras. Frontex y la expansión de la fortaleza europea en África occidental de este año revela que el director de la agencia, Hans Leijtens, ha expresado su reticencia a iniciar operaciones en Mauritania y Senegal: “Es mucho más difícil cooperar con los países africanos, y para ser franco, me siento muy reticente”, según sus palabras recogidas en el documento. Además, Benedicto añade que, del mismo modo que Italia y Grecia suelen recurrir más a Frontex, España prefiere seguir manteniendo el control sobre sus operaciones.

    Una de las dudas que suscita la recopilación de datos sobre las personas migrantes es el uso que se hace con esta información. Una investigación realizada por El País reveló que parte de la información obtenida en las identificaciones posteriores a los desembarcos, había sido transferida “ilegalmente” a Europol. En ese sentido, Benedicto se pregunta en qué condiciones se ha obtenido y compartido esta información con esta agencia, y si ha habido garantía de derecho y protección de datos. En la misma línea, Velasco apunta que la obtención de información de las personas migrantes es un “ejercicio de control y represión”, que circula según los intereses del control de fronteras. “Es un gran peligro porque no hay ningún tipo de protección de esa información; son datos con los que se mercadea por parte de Frontex”, subraya.
    Frontex y los supuestos patrones de pateras

    El trabajo de los agentes de Frontex en las identificaciones de las personas migrantes en los puertos de recepción canarios y las acusaciones sobre los supuestos patrones de las embarcaciones ha sido cuestionado por el Defensor del Pueblo. Este organismo recomendó en 2022 una revisión de los planes operativos de las actuaciones de Frontex en España para asegurar que se limite el contenido y duración de las entrevistas a los aspectos estrictamente necesarios, que se abstengan de realizar entrevistas sobre cuestiones que puedan guardar relación con la comisión de infracciones penales y recomienda que se lleven a cabo las comprobaciones necesarias para garantizar que las personas entrevistadas se encuentren en condiciones psicofísicas adecuadas para realizarlas y para prestar su consentimiento. El órgano, además, incide en la constatación de que este tipo de entrevistas se realizan en los momentos posteriores al desembarco, cuando las personas están “en condiciones de peligro y vulnerabilidad, se encuentran privadas de libertad, conocedoras de la posibilidad de ser devueltas y sin haber tenido asistencia jurídica en el momento de la entrevista, sino posteriormente”, matiza la recomendación.

    Por su parte, el informe Vulneración de Derechos Humanos en Canarias 2024 realizado por Novact-Iridia alerta de que en algunos casos agentes de Frontex en Tenerife no han aparecido identificados en los atestados, que no se menciona si la agencia ha participado en estos interrogatorios y subraya que son “las propias personas migrantes las que han constatado la participación de agentes de Frontex”. Al mismo tiempo, la entidad enfatiza que al no estar identificados ni referir sus intervenciones, “no se puede citar a ninguno para que testifiquen en los procedimientos judiciales”, destaca.

    La investigación realizada por Novact-Iridia recoge el caso de un joven de Costa de Marfil acusado injustamente de tráfico ilegal de personas tras un interrogatorio por parte de agentes de la Policía Nacional y de Frontex. El acusado, que fue finalmente absuelto, narró que lo llevaron a un despacho y se le presentó un agente de Frontex que le hablaba en francés y que “solamente” quería saber información sobre el itinerario. Esta persona recordó que ese agente tenía tanto su móvil como el de su mujer, quien había fallecido en el trayecto junto a su hija. Esta persona relató a la entidad que había visto en una pantalla que habían descargado todo el contenido de su teléfono. Las entidades resaltan la falta de transparencia y objetividad en los criterios de selección de los testigos en las acusaciones a los supuestos patrones de pateras y apuntan a que “la Policía Nacional y Frontex se entrevistan sin criterio unificado” .

    Control migratorio en la ruta canaria desde Senegal y Mauritania

    “Frontex está vinculada a perpetuar el proyecto neocolonial en África. Es un elemento clave para externalizar las fronteras y entrenar a fuerzas de seguridad y convierte a esos otros países en puntos fronterizos de la UE sin ningún tipo de vigilancia ni de inspección”, subraya Velasco. En el oeste del continente africano está la otra cara del control de la ruta migratoria canaria que marca Europa. Frontex considera África Occidental como una región prioritaria. La propia agencia en el informe Cooperación entre Frontex y terceros países de 2024, apunta a que ese año ante el aumento de los flujos migratorios a través de la ruta atlántica, la cooperación con Senegal, Mauritania y Gambia era fundamental.

    Frontex declara que no opera en Mauritania y Senegal. Pero según señalan varias entidades que trabajan en ámbito de las migraciones en Senegal, esta agencia está conectada indirectamente con otros cuerpos y programas que trabajan en terreno. Por ejemplo, en este país, según Ibrahima Konate, investigador independiente y fundador de la ONG Missing Voices REER, la cooperación se manifiesta en formaciones y apoyos técnicos destinados a la Policía del Aire y de Fronteras (PAF, por sus siglas en francés) y a la Dirección de Vigilancia del Territorio (DST, en francés), al intercambio de datos e información sobre las rutas migratorias y la presencia de asesores europeos en ciertas operaciones denominadas de “lucha contra la migración irregular”.

    Además, Frontex contribuyó en 2010 a la creación de la Comunidad de Inteligencia África-Frontex (AFIC) con presencia en 32 países africanos, entre ellos Senegal, Gambia y Mauritania. Tal y como detalla la web de la propia agencia, esta organismo fue creado con el objetivo de intercambiar información sobre “el tráfico de migrantes y las amenazas a la seguridad fronteriza”. El trabajo de la AFIC también ha sido analizado por Statewatch, el cual desgrana que los Estados miembros intercambian datos estadísticos, casos prácticos y descripciones de los modus operandi desde las perspectivas de gestión fronteriza, seguridad fronteriza y análisis de riesgos. Además, alerta que los proyectos relacionados suelen situarse “fuera del marco de los acuerdos de cooperación formal”, por lo cual son más difíciles de rastrear y controlar.

    En el marco de la AFIC, se encuentran a su vez las Células de Análisis de Riesgo (RAC), dirigidas por analistas locales capacitados por Frontex que se encargan de recopilar y analizar datos sobre la delincuencia transfronteriza y brindar apoyo a las autoridades encargadas de la gestión fronteriza. Esto incluye información sobre cruces fronterizos ilegales, falsificación de documentos, trata de personas y otros tipos de delitos transfronterizos, según detalla la página web de Frontex. Hay ocho células de este tipo en África. Están en Costa de Marfil, Gambia, Ghana, Senegal, Níger, Nigeria, Togo y Mauritania, donde se creó la última en 2022.

    Pero además, dependiente de Frontex están los Oficiales de Enlace de Frontex (FLO, por sus siglas en inglés) que en África se encuentran en Dakar, aunque su ámbito de actuación incluye Gambia y Mauritania, de acuerdo con la información de su página web. Konate detalla que “hay un oficial de enlace de Frontex basado en Senegal, que realiza regularmente recorridos entre el puerto de Dakar, el aeropuerto y el centro de análisis AFIC. Por lo tanto, aunque Frontex aún no tenga una base oficial en Senegal, su presencia es real y ya está integrada en los dispositivos de seguridad y control migratorio del país”, asevera.

    También en la capital de Senegal se encuentra otro organismo dirigido al control de fronteras creado por el Gobierno del país. El Comité Interministerial de Lucha contra la Migración Ilegal (CILEC, por sus siglas en francés), tal y como señala la ONG Alarm Phone, está formado en gran parte por altos mandos del Ejército senegalés y su objetivo es “perseguir a quienes llaman traficantes y acusarlos de trata de personas”. “Es un comité como Frontex, compuesto por personal de la armada y gendarmes. Después de 2022 cuando comenzamos a denunciar lo que hace Frontex, se creó este cuerpo y hacen prácticamente lo mismo que Frontex”, señala un miembro de la organización senegalesa Boza Fii. Según detalla en su página web, el CILEC tiene, entre otros cometidos, el de la gestión de fronteras, reforzar la cooperación internacional en materia de tráfico de personas y los dispositivos de seguridad en las fronteras o vigilar los puntos de salida de embarcaciones. Este organismo ha interceptado desde enero hasta septiembre de este año a 3.521 migrantes, según recoge su página oficial.

    Muchos migrantes interceptados en la costa o en alta mar son expulsados del territorio por las autoridades del país que ha realizado el operativo. Una las consecuencias de la aplicación de la política de externalización de fronteras en África están las trabas a la movilidad para los ciudadanos africanos. La Comunidad Económica de Estados de África Occidental (CEDEAO) establece la libre circulación de los ciudadanos de los países miembros. Sin embargo, Konate critica que ciudadanos con documentos de identidad CEDEAO son expulsados de Senegal hacia algunos de los países con los que hacen frontera, como Mali o Guinea. “El Estado senegalés viola flagrantemente el Protocolo sobre la libre circulación de personas dentro de la región de la CEDEAO, ya que todos estos extranjeros que abandonan Senegal forman parte de esta comunidad. En primer lugar, se dictan condenas ilegales y, en segundo lugar, se producen deportaciones encubiertas, incluso dentro de las fronteras de estos países”, sostiene.

    La realidad es que este año las llegadas por la ruta del Atlántico se han reducido drásticamente. Según datos del Ministerio de Interior de España, desde el 1 de enero hasta el 15 de noviembre de 2025 han llegado por esta vía 14.690 personas, un 63% menos con respecto al mismo periodo del año 2024. Hay varios factores que explicarían este descenso, como el el refuerzo policial en las salidas desde los países de tránsito y origen o las expulsiones masivas a Senegal y Mali de migrantes que se encontraban en Mauritania. La organización Human Rights Watch (HRW), con base en datos del Gobierno mauritano, señaló que este año el país había expulsado a 28.000 personas. Además, en Mauritania, de acuerdo a una investigación publicada por este medio, se han construido dos cárceles más para migrantes financiadas con dinero público procedente del Estado español y de la UE.

    https://www.elsaltodiario.com/islas-canarias/frontex-ruta-canaria-criticas-interrogatorios-al-control-indirecto-af

    #route_atlantique #migrations #réfugiés #contrôles_frontaliers #Canaries #îles_canaries #militarisation_des_frontières #opération_Hera #Mauritanie #Cap_Vert #Sénégal #contrôle_migratoire #frontières #Africa-Frontex_Intelligence_Community (#AFIC)

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  • Route des Canaries : plus de 340 migrants secourus au large du #Sénégal en une journée

    La Marine nationale sénégalaise a secouru mardi plus de 230 migrants qui se trouvaient dans une #pirogue à la dérive au large de #Dakar. Le même jour, 110 candidats à l’émigration ont également été interceptés dans le centre du pays. Malgré la forte baisse des arrivées de migrants aux Canaries depuis cette année, les tentatives de traversées continuent d’être très fréquentes depuis les côtes ouest-africaines.

    De nouvelles interceptions de pirogues transportant des migrants ont eu lieu au Sénégal. La Marine nationale sénégalaise a annoncé mardi 9 décembre sur son compte X avoir porté secours à une pirogue en détresse au large de Dakar. L’embarcation transportait 238 migrants, « candidats à l’émigration irrégulière » en Europe.

    La pirogue, à la dérive, était exposée à de graves risques en pleine mer et soumise aux avaries.

    Une fois l’embarcation détectée, l’opération de secours rapidement menée par les autorités a permis de sauver l’ensemble des passagers. Les rescapés ont été débarqués à la Base navale Amiral Faye Gassama, située dans la capitale, pour être pris en charge, notamment au niveau médical.

    Le lieu de départ de l’embarcation n’a pas été précisé.

    Le même jour, une pirogue a également été interceptée par une brigade de gendarmerie à 40 kilomètres des côtes dans le centre du Sénégal, rapporte l’agence de presse locale APS. Les 110 candidats au départ présents à bord, originaires du Sénégal, de Gambie, du Ghana et de Guinée, étaient partis depuis la Gambie, espérant rallier l’Europe par l’Espagne.
    Lutte contre l’émigration

    Depuis une dizaine d’années, la route migratoire au départ des côtes ouest-africaines, notamment sénégalaises, pour rejoindre les îles Canaries, en Espagne, est l’une des routes principales empruntées par les migrants subsahariens.

    Face à l’ampleur des départs vers l’Europe, les opérations de contrôle et les interceptions de migrants se sont intensifiées sur les côtes sénégalaises et mauritaniennes, notamment depuis le renouvellement d’accords de coopération entre ces deux pays et l’Union européenne, dans le but de limiter les départs d’embarcations clandestines vers l’Europe.

    Le Sénégal a ainsi accentué ses efforts pour freiner le flux des migrations irrégulières vers le continent européen. Les autorités ont interpellé au premier trimestre 2025 plus de 1 900 « personnes tentant de prendre la mer, dont une majorité d’étrangers », a rapporté début septembre le Comité interministériel de lutte contre la migration irrégulière (CILMI). En 2024, les forces de défense et de sécurité du Sénégal ont déclaré avoir interceptés plus de 5 000 migrants au Sénégal.

    En Mauritanie, plus de 30 000 migrants ont été interceptés entre janvier et avril 2025 tandis que 88 réseaux de passeurs ont été démantelés dans le pays en quatre mois.

    Mais les tentatives de départ vers les Canaries se poursuivent. Elles se font désormais plus au sud pour éviter les contrôles. La Gambie est ainsi devenue ces derniers mois l’un des principaux lieux de départ de ces embarcations, tout comme la Guinée.

    Entre le 28 et le 30 novembre, 524 personnes réparties dans trois pirogues ont été interceptées à plusieurs kilomètres des côtes espagnoles, puis acheminées sur l’île d’El Hierro, principal point d’arrivées de l’archipel. Deux d’entre elles au moins étaient parties de Gambie. Les migrants, parmi lesquels des femmes et des mineurs, étaient Gambiens, Sénégalais, Guinéens, Maliens et Ivoiriens. Cinq personnes, des hommes entre 15 et 35 ans, sont décédées.
    Forte baisse des arrivées aux Canaries

    Cependant si les tentatives persistent et que de nouvelles routes émergent, la surveillance des frontières semble porter ses fruits. Depuis janvier, les arrivées ont nettement diminué dans l’archipel des Canaries.

    Selon les autorités espagnoles, 16 807 personnes ont débarqué aux Canaries depuis le début de l’année, contre plus de 41 425 à la même période en 2024. Soit une baisse d’environ 59 %. Un record avait été atteint au cours de l’année 2024 : environ 47 000 personnes avaient rejoint l’archipel cette année là.

    Dans le même temps, en raison de l’extrême dangerosité de cette route migratoire, 10 457 migrants sont décédés ou ont disparus en mer lors de ces traversées vers l’Espagne en 2024, selon l’ONG Caminando Fronteras. Soit une moyenne de 30 morts ou disparus par jour.

    Pour les cinq premiers mois de 2025, l’ONG enregistre 1 865 personnes mortes en tentant de rejoindre l’Espagne, dont près de 1 500 sur la route des Canaries.

    Des chiffres probablement sous-évalués. Il est en effet fréquent que les embarcations disparaissent dans l’immensité de l’Atlantique, sans laisser de traces, et deviennent des « bateaux fantômes », hors des radars des autorités ou des ONG.

    Et en partant de toujours plus loin pour rallier les îles espagnoles, les risques, eux aussi, deviennent toujours plus grands. Entre la Gambie et les Canaries, « la distance est importante – il faut entre 4 et 7 jours de navigation si tout se passe bien –, ce qui accroît les risques de se perdre en mer, de chavirer ou de souffrir de la faim, de la soif ou de malaise, d’autant que le comportement des passeurs peut accroître le danger », rappelait la chercheuse Delphine Perrin, spécialiste des politiques migratoires africaines, à InfoMigrants fin septembre.

    https://www.infomigrants.net/fr/post/68628/route-des-canaries--plus-de-340-migrants-secourus-au-large-du-senegal-
    #route_atlantique #Canaries #îles_Canaries #migrations #réfugiés #sauvetages
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  • Las causas del descenso de cayucos en la ruta canaria están al otro lado del mar: torturas, cárceles y abusos

    Dos investigaciones recientes advierten de las vulneraciones de derechos fundamentales que sufren los migrantes en Mauritania, uno de los principales puntos de salida hacia el Archipiélago

    El número de personas que han sobrevivido a la ruta canaria en lo que va de año se ha desplomado un 58,6%. Entre enero y octubre han sido rescatados, según los datos del Ministerio del Interior, 14.099 migrantes a bordo de 231 embarcaciones. En el mismo periodo de 2024, la cifra ascendía a los 34.087 supervivientes localizados en 506 barcazas. Los grandes protagonistas de esta travesía mortal han sido los #cayucos mauritanos. De este modo, Mauritania se ha convertido en socio estratégico de la Unión Europea y de España para frenar la inmigración irregular. Los acuerdos han conseguido su propósito: el número de llegadas ha caído. Sin embargo, investigaciones recientes han arrojado luz sobre la cara oculta de la vigilancia fronteriza y han destapado las vulneraciones de derechos que sufren quienes intentan salir del país.

    Apenas 700 kilómetros separan Canarias de una de las principales ciudades de Mauritania, Nouadhibou. El aumento de las salidas desde este país hicieron que la Unión Europea anunciara en marzo del año pasado 210 millones de euros para el régimen mauritano con el propósito de reforzar la vigilancia de fronteras. “Esto es parte del enfoque de externalización fronteriza en curso de la UE en África: buscar evitar las llegadas irregulares a Europa subcontratando los controles migratorios a los países de origen y tránsito”, explica la organización Human Rights Watch (HRW) en su último informe.

    Este control no siempre se hace con garantías. El estudio, titulado “Me acusaron de intentar ir a Europa”: Abusos de control migratorio y externalización de la UE en Mauritania, recoge las ’’continuas violaciones de los derechos de los migrantes’’ perpetradas por las autoridades mauritanas encargadas de cumplir con los controles migratorios por tierra y por mar. Human Rights Watch ha documentado entre 2020 y 2025 decenas de casos de tortura, violación, acoso sexual, arrestos, detenciones arbitrarias, extorsiones, confiscación de dinero, expulsiones colectivas y condiciones de detención inhumanas.

    Los niños tampoco han escapado a esta violencia y han sufrido detenciones, malos tratos y falta de alimentos. Las 78 víctimas entrevistadas por HRW eran negras y subrayaron que el racismo jugó un papel clave en el maltrato que sufrieron. “Si tienes piel negra, no te respetan, te insultan y te quitan los papeles”, dijo un migrante senegalés. Entre los testimonios recogidos en la investigación está el de una mujer de 43 años que señala a un policía por pedir dinero a los migrantes a cambio de no expulsarlos y “obliga a las mujeres a dormir con él… o [se enfrentan] a la deportación”.

    La investigación registra también diferentes casos de tortura. Las víctimas fueron acusadas de contrabando de migrantes. Mamadou (nombre ficticio), de nacionalidad mauritana, cuenta que la policía lo torturó durante tres días en una habitación privada. “Empezaron a azotarme con cables en la espalda. Me abofetearon la cara”, dice su testimonio. “Tenían un cable eléctrico y me impactaron con la corriente”, añade.

    Los centros de detención

    Tanto la investigación de HRW como la publicada recientemente por la Fundación porCausa y ‘El Salto diario’ recogen que las autoridades realizan redadas y detienen de forma arbitraria a personas negras. Los detenidos son abandonados en las desérticas fronteras de Senegal y Malí, obviando en este último caso la elevada presencia en la zona de la organización yihadista JNIM, filial de Al Qaeda en El Sahel. Muchas de estas expulsiones se han producido de forma colectiva, sin evaluar las circunstancias individuales de cada persona y si se trata o no de solicitantes de protección internacional.

    Mauritania recibe a cientos de malienses que escapan de un país que lleva en guerra más de una década. En muchos casos, este país no es solo un lugar de tránsito, sino también de destino para refugiados del norte y del centro de Mali, atravesado directamente por la guerra.

    En otros casos, los migrantes son arrestados en centros en condiciones de hacinamiento, con uso restringido de los baños y con “poca o ninguna comida”. Ibrahim Kamara, un joven de 23 años de Sierra Leona, fue internado en la cárcel de Ksar en agosto de 2022: “[La policía] me golpeó mucho y no me dio comida. Me trataron como a un animal. Cuando quería ir a orinar [o] hablar con un oficial, me golpeaba la mano o la espalda”.

    Mauritania cuenta desde el pasado 17 de octubre con dos nuevas cárceles para migrantes gracias a la financiación de un proyecto europeo. Los dos centros han sido rehabilitados por la agencia de cooperación española FIAP (Fundación para la Internacionalización de las Administraciones Públicas), dependiente del Ministerio de Asuntos Exteriores. La dirección de estos espacios, inspirados en los Centros de Atención Temporal de Extranjeros (CATE) de Canarias, corresponde a la Policía de Mauritania y en ellos podrán pernoctar menores de edad y bebés lactantes.

    El primer centro tiene 107 plazas y estará en Nouakchott, la capital del país. El segundo está en Nouadhibou y tiene capacidad para 76 personas. La apertura de estas cárceles requirió un desembolso total de al menos 1.080.625 euros de fondos europeos. Preguntada por este periódico, desde la FIAP apuntan que la supervisión de derechos humanos dentro de estos espacios corresponde a la Comisión Nacional de Derechos Humanos mauritana.

    “Dentro de los centros estará la Media Luna Roja para la gestión de las personas, la Instancia nacional de lucha contra la trata y el tráfico de personas mauritana, la Organización Internacional para las Migraciones (OIM) y Acnur para identificar a las personas que puedan tener protección internacional”, sostienen desde la FIAP.

    Para abrir estos centros, las autoridades mauritanas se desplazaron a Gran Canaria y El Hierro para conocer “de primera mano” el modelo. A diferencia de los campamentos instalados en España, en Mauritania sí podrán pernoctar en los CATE niños e incluso bebés. Entre el mobiliario adquirido para equiparlos, según la documentación consultada por este periódico, hay cuatro cunas, dos para cada recurso. El objetivo, según la FIAP, es mantener unidas a las familias.

    https://www.eldiario.es/canariasahora/migraciones/causas-descenso-cayucos-ruta-canaria-lado-mar-torturas-carceles-abusos_1_12
    #Mauritanie #îles_Canaries #Canaries #route_atlantique #migrations #réfugiés #externalisation #Espagne #Nouadhibou #externalisation_des_frontières

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    • “They Accused Me of Trying to Go to Europe”

      Racial and ethnic profiling, extortion, mass arrests, detention for days or weeks with little to no food, collective expulsions, beatings and torture: these are just some of the violations migrants, asylum seekers, and others have experienced over the past several years at the hands of security forces in the context of border and migration control in Mauritania, a country in northwest Africa. Meanwhile, those same forces have continued to receive financial and material support from the European Union (EU) and Spain.

      Located south of Morocco, Mauritania is bordered by the Atlantic Ocean, Senegal, Mali, Algeria, and the Moroccan-occupied Western Sahara. Both a destination and transit country for mainly West and Central African migrants, Mauritania also hosts asylum seekers and refugees, the majority from Mali, where armed conflict and violence have worsened in recent years. With lighter-skinned Beidan Mauritanians, descendants of Arabs and Berbers, predominating in the security forces and upper levels of government, discrimination against Black Mauritanians – Haratine and Afro-Mauritanians – and Black migrants has persisted.

      Due to the increasing migration pressures and insecurity in the Sahel, Mauritania has grown in geostrategic importance for the EU and Spain, whose Canary Islands are some 700 kilometers from Mauritania’s northernmost city, Nouadhibou.

      The sea migration route from northwest Africa to the Canaries, known as the “Atlantic Route” or “Northwest African Route,” has grown increasingly active since 2020, becoming one of the busiest and deadliest irregular routes to Europe. In 2024, a record 46,000 migrants and asylum seekers – mostly from West, Central, or North Africa, with Malians the most numerous – arrived in the Canaries in small boats. That year, the majority of departures along the route were from Mauritania. Others embarked from Senegal, The Gambia, Morocco, and the Western Sahara.

      In total, more than 147,000 people arrived in the Canaries by boat between 2020 and 2024, with 11,300 more arriving during the first half of 2025. Estimates of how many people lost their lives en route during this period vary from 4,300 to 24,800. Tens to hundreds of thousands of others were rescued or intercepted at sea, or blocked from departing, by Mauritanian, Moroccan, Senegalese, and Gambian forces, supported by EU funds and Spanish forces deployed in Mauritania and Senegal.

      In March 2024, the EU announced a new migration partnership with Mauritania and €210 million in funding for the Mauritanian government to reinforce border and migration management, counter-smuggling, and security, while addressing “root causes” of migration through support to refugees, job creation, infrastructure, and more. This is part of the EU’s ongoing “border externalization” approach in Africa: seeking to prevent irregular arrivals in Europe by outsourcing migration controls to countries of origin and transit. In Mauritania, the EU and Spain had been pursuing this strategy long before the 2024 partnership, despite ongoing violations of migrants’ rights by Mauritanian authorities.

      This report focuses on the impacts of migration control along the Atlantic Route during the last five years, documenting abuses by Mauritanian security forces and revealing how EU border externalization disregarded and exacerbated human rights violations.

      https://www.hrw.org/report/2025/08/27/they-accused-me-of-trying-to-go-to-europe/migration-control-abuses-and-eu
      #rapport #HRW #profilage_racial #torture #détention #arrestations_de_masse #expulsions_collectives #extorsions #violence

  • Frontex launches aerial surveillance in West Africa – its fundamental rights officer raises concerns

    #Frontex has agreed with Cape Verdean authorities to station aircraft to detect boats heading for the Canary Islands. Agreements with other governments in West Africa had failed.

    The EU border agency Frontex announced on Friday that it will in future station aircraft for aerial surveillance in the Atlantic on Cape Verde. For the start of the mission, Frontex Director Hans Leijtens travelled to the island nation’s capital Praia this week, where he met with the state minister, the ministers of defence and interior and other senior government officials.

    The agreement, negotiated for months, aims to improve EU migration control in West Africa. The aircraft, chartered from private companies and equipped with surveillance technology, will monitor the search and rescue regions of Senegal, Mauritania and Gambia for boats carrying refugees heading towards the Canary Islands, a Spanish territory. When sightings occur, crews hired by Frontex inform the responsible authorities in West Africa, who are expected to intercept people and bring them back. Frontex has been practising a comparable pullback mechanism with Libya’s coast guard since 2017.

    The flights from Praia are carried out, according to information obtained by “nd”, with a twin-engine Beechcraft aircraft bearing the registration 2-WKTJ, which is registered to the British company DEA – the same firm that also flies for Frontex’s pullback regime with Libya.

    Agreement with Senegal and Mauritania failed

    It is the first such Frontex deployment in an African country. Cape Verde’s National Police, Coast Guard, the Ministry of Foreign Affairs and the Ministry of Defence took part in the talks on the technical implementation. Authorities from Portugal were also involved; the two states have cooperated closely on maritime security since Cape Verde gained independence. The agency also planned consultations with Spanish authorities, a Frontex spokesperson told “nd”.

    The Cape Verde mission fills a gap left by failed negotiations with Senegal and Mauritania. Frontex had originally sought status agreements with both countries to allow the agency to station personnel or equipment in their territorial waters or on land. Despite earlier positive signals, both governments refused to enter into such talks. Flights from Praia will therefore take place in international waters outside the twelve-mile zones of Senegal, Mauritania and Gambia.

    Operations could also occur in Cape Verdean waters, as migrant boats repeatedly drift into the country’s maritime zone due to failed crossings or lack of fuel. According to Frontex, Cape Verdean authorities have also registered cases in which people travelled from Senegal to the islands on sailboats or yachts and then continued their journey to Europe.

    Frontex also intends to expand its “network of liaison officers” in third countries to include the region. The network currently consists of six offices in Ankara, Belgrade, Tirana, Moldova, Islamabad and Dakar, with another planned in Morocco. The future “Rabat cluster” is expected to support aerial surveillance flights from Cape Verde.

    Dissent over legal basis

    Frontex intends to base its aerial operations in Cape Verde on a working arrangement from 2011, although this agreement covers only strategic cooperation, not the stationing of Frontex assets. As “nd” learned, the agency had negotiated with the government in Praia about renewing the arrangement, which was originally planned for completion in 2025. This renewal apparently did not materialise.

    Frontex appears to take the position that no renewal is required for deploying aircraft or drones from Cape Verde. “Any such activities would be carried out together with our Cabo Verdean partners under the existing Working Arrangement signed in 2011, which forms the basis for our cooperation,” a spokesperson told “nd”.

    As in Libya, Frontex will not station its own personnel on Cape Verde. The reconnaissance services will again be contracted from private firms. Videos they record at sea are streamed in real time to Frontex headquarters in Warsaw.

    Frontex fundamental rights officer is critical

    The Frontex Fundamental Rights Officer, Jonas Grimheden, has examined the plans and expressed concerns. In May, he issued an opinion on Frontex’ “Multipurpose Aerial Aurveillance” (MAS) on the West African route. According to information seen by “nd”, it explicitly concerned operations in the search and rescue regions of Cape Verde, Senegal and Mauritania, located in international waters outside the twelve-mile zones.

    The aircraft or drones commissioned by Frontex are to pass information on detected migrant boats to the search and rescue authorities of the relevant states. There are, however, reports of shortcomings in human rights protection in Mauritania and Senegal. Effective safeguards therefore need to be in place before the service begins, Grimheden believes, according to an internal communication viewed by “nd”. His office had called for an action plan addressing these issues, emphasising in particular the principle of non-refoulement.

    Grimheden did not want to comment publicly on his assessment: “Thanks for your interest in my views on this. This is related to an ongoing process, so I prefer not to comment on that externally,” he wrote last week to “nd”.

    Drastic increase and decrease on Atlantic route

    From 2020, numbers on the West Atlantic route increased sharply, according to Pro Asyl: from under 3,000 people in 2019 to more than 23,000 in 2020, over 40,000 in 2023 and 46,000 in 2024. Explanations include conditions in countries of origin – such as Senegal, where international fleets deplete fishing grounds and political conflicts persist – as well as intensified migration control on other African routes.

    Spain, as the nearest neighbouring state, also cooperates closely with countries in the region on migration control. According to Interior Minister Fernando Grande-Marlaska, strengthened cooperation with Senegal has reduced arrivals from its coast by more than 90 percent this year. Spain has 40 officers stationed in Senegal who patrol with the Gendarmerie and National Police on land, at sea and on rivers, supported by vessels, a helicopter and surveillance aircraft.

    The EU is investing heavily in maritime migration control in West Africa. Mauritania received €20 million this year for two new naval vessels for patrols between the country and the Canary Islands. In 2024, the EU had already paid €15 million to combat “illegal activities at sea”. Mauritania has set up two reception centres for intercepted migrants from land an sea routes with Spanish funds and the EU Emergency Trust Fund. According to a source involved in their establishment, they are “obviously detention centres”. People intercepted with the help of Frontex aerial surveillance from Cape Verde would likely end up there as well.

    https://digit.site36.net/2025/11/15/frontex-launches-aerial-surveillance-in-west-africa-its-fundamental-ri
    #migrations #asile #réfugiés #externalisation #Cap_Vert #surveillance_aérienne #frontières #contrôles_frontaliers #militarisation_des_frontières #route_atlantique #Sénégal #Gambie #Mauritanie #îles_Canaries #Praia #DEA #complexe_militaro-industriel

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  • "The Ashes of Moria"
    https://www.youtube.com/watch?v=3ISMAJPcAUg

    A cinque anni dall’incendio che lo ha distrutto (8-9 settembre 2020) l’impatto del campo di Moria è ancora presente nelle vite delle persone che lo hanno vissuto, mentre l’approccio alla migrazione da parte dell’Europa continua a essere quello della deterrenza, del contenimento e della detenzione.

    Attraverso una serie di interviste con persone migranti che hanno vissuto nel campo greco, operatori sociali e attivisti che lo hanno conosciuto da vicino, questo documentario esplora l’eredità di Moria, raccontando la durissima realtà del campo, le ripercussioni che ha causato sulla vita delle persone e il suo ruolo nelle politiche di detenzione e deterrenza e nei processi di integrazione.

    #Moria #réfugiés #migrations #Grèce #camp_de_réfugiés #incendie #Lesbos #ce_qui_reste #silence #feu #camps_de_réfugiés #2020 #traces #hotspot #accord_UE-Turquie #asile #accampement #tente #froid #chaleur #tentes #sécurité #peur #nuit #viols #toilettes #survie #vols #criminalité #violence #faim #attente #santé_mentale #dépression #PTSD #queue #suicide #tentatives_de_suicide #enfer #dissuasion #politique_de_dissuasion #déshumanisation #propagande #nationalisme #racisme #instrumentalisation #instrumentalisation_politique #discriminations #bruits #sons #8_septembre_2020 #honte #contrôle_biopolitique #Kos #Samos #Kios #prisons #closed_controlled_accesse_centres (#CCACs) #éloignement #isolement #marginalisation #marges #camps_fermés #îles #Vastria

    –-

    ajouté à la métaliste sur l’#incendie de #septembre_2020 dans le #hotspot de #Moria, #Lesbos (#Grèce) :
    https://seenthis.net/messages/876123
    #film #documentaire #film_documentaire

    • “The Ashes of Moria”: che cosa rimane del campo profughi più grande d’Europa?

      Il film di Davide Marchesi e Majid Bakhshi, prodotto da ColoreFilm e distribuito in Italia da Altreconomia, ripercorre la storia di quello che è stato il simbolo del fallimento europeo in tema di “accoglienza” e “protezione”, sull’isola greca di Lesbo. A cinque dall’incendio che lo ha distrutto, il documentario porta nel cuore del campo, tra odori, rumori, paure e violenze. Allo stesso tempo offre le coordinate per capire i meccanismi attuali delle brutali politiche europee

      Mo Zaman cammina tra le macerie di un posto di cui riconosce gli odori, “gli stessi di albero di ulivo”, ma non i suoni. “Non avevamo questo silenzio prima qui”. Ricorda le sensazioni, il freddo e la paura, il terrore ma non gli spazi vuoti. Il suo è un ritorno in un luogo di cui conosce le strade a memoria nonostante di fatto non esista più. Mo Zaman è uno dei protagonisti di “The Ashes of Moria” (52′), il documentario di Davide Marchesi e Majid Bakhshi, prodotto da ColoreFilm e distribuito in Italia da Altreconomia, che a cinque anni dalla distruzione del campo di Moria sull’isola greca di Lesbo ripercorre la storia di quello che è stato l’emblema del fallimento europeo.

      È lui a raccontare che a Moria gli incendi erano frequenti e difficili da gestire, proprio come quelli che finirono per distruggerlo completamente. Il centro di identificazione e registrazione di richiedenti asilo e migranti più grande d’Europa, pensato come risposta a quella che erroneamente viene ancora definita la “crisi dei rifugiati” del 2015, nella notte tra l’8 e il 9 settembre 2020 bruciò irrimediabilmente.

      Eppure, come afferma Mo Zaman, “anche se possono cancellare Moria da questo posto, non potranno mai cancellare il nome di Moria”. Di certo non lo potranno mai cancellare dalla memoria delle migliaia di persone, al momento dell’incendio erano intorno alle 15mila, che vi sono passate e che vi hanno trascorso giorni, mesi, ma anche anni, in attesa. Le conseguenze, i residui, le ceneri di un’immensa crisi di salute mentale capace di fare più danni che quelli della guerra stessa da cui queste persone scappavano, come si racconta nel film, rimangono nella loro mente.

      “Mancava acqua potabile, cibo, elettricità, igiene -ricorda infatti Majid Bakhshi, uno dei due autori che ha vissuto nel campo-. È importante parlare della mia esperienza a Moria e, in generale, di persona che cerca di trovare la propria strada in condizioni difficili. Ciò che intendo dire è che, quando arrivi come migrante o rifugiato in Europa, o in qualsiasi altro paese del mondo, inizi un processo che sarà piuttosto difficile e per nulla, incerto e molto stressante. Può essere molto opprimente, soprattutto se non ricevi alcun supporto puntuale, e se devi affrontare tutti i problemi da solo. E trovo molto difficile anche staccarmi in qualche modo da alcuni di quei ricordi. Sono nella mia testa, come se dovessero restare con me per non so quanto tempo”.

      “Uno degli aspetti che spero che emerga è l’impatto psicologico a lungo termine della vita nel campo, non solo sulle singole persone che è sicuramente importantissimo, ma anche sulla società in generale -spiega il regista Davide Marchesi-. Avvicinarsi a queste persone e guardare le loro vite è struggente anche perché è doloroso pensare che noi abbiamo reso così difficile la loro vita”.

      Alternando immagini di archivio e fotografie, anche satellitari, alle interviste di chi ci ha vissuto, degli operatori sociali e degli attivisti, il documentario ci porta dentro il campo fino a farcene sentire la “puzza oscena” e le grida notturne, a farci provare il senso di insicurezza di ritrovarsi in un luogo pensato per accogliere fino tremila persone e arrivato a contenerne 25mila. Un posto dove i nervi a fior di pelle erano micce accese, dove si viveva giorno per giorno e contava solo sopravvivere.

      “Da una parte a Moria non ti veniva data possibilità di fare nient’altro se non preoccuparti di cose molto elementari, della sopravvivenza quotidiana -prosegue Marchesi-. Dall’altra ognuno si portava dentro questa gigantesca preoccupazione di che cosa gli sarebbe successo nel futuro, dell’attesa di una risposta alla richiesta di asilo”.

      La fame, le lunghe code, la mancanza di qualsiasi bene necessario trasformava le persone in poco tempo, cambiandone le mentalità e portandole a perdere qualsiasi tipo di fede. In una parola sola era l’inferno, usandone qualcuna in più Mo Zaman dice che “Moria eccelleva nell’essere orribile”.

      “Non credo che per noi sia possibile veramente capire che cosa significasse stare lì, perché è peggio che stare in prigione -aggiunge Marchesi-. Se non sai quando finirà l’attesa, psicologicamente è molto peggio. Per questo se da una parte le immagini di questo documentario testimoniano molto bene com’era Moria, dall’altra non gli rendono in nessun modo giustizia, perché manca il fattore temporale”.

      Dal cuore del campo “The Ashes of Moria” ci porta anche al di fuori, dandoci le giuste coordinate per ricostruire e comprendere quello che stava accadendo nel frattempo all’esterno. Non tanto una “crisi dei rifugiati” quanto del sistema di accoglienza di un’Europa lenta, impreparata, per certi versi anche sadica, che diventa una promessa tradita di una vita migliore e di diritti umani finalmente riconosciuti e protetti.

      “Abbiamo rischiato le nostre vite attraversando l’Egeo e non siamo venuti qui per essere abbandonati”, protestano le persone migranti. “Quando sono arrivata in Grecia ho subito discriminazione perfino per la mia esistenza. Come rifugiati non vogliono neppure che esistiamo”. E la domanda: “Dov’è finita l’umanità?” ricorre spesso nelle loro parole. Tutti sapevano che cosa succedeva ma nessuno faceva nulla per cambiare la situazione tanto che, come osserva nel film Carlotta Passerini, psicologa che lavorava con i residenti del campo “penso davvero che questo sia stato fatto per disumanizzare le persone. È più facile condannare qualcuno che non si considera umano o una persona che si comporta come te”.

      Moria sembra essere dunque il punto di partenza, l’origine di tutto quello che di peggio abbiamo ancora oggi: la propaganda che racconta le persone migranti come una minaccia pronta a invaderci, i nazionalismi e i razzismi. “In un certo senso è così -riflette Marchesi-. Ma allo stesso tempo nel momento in cui ho iniziato a fare ricerca, a cercare di capirne di più, mi sono accorto che alla fine l’approccio è sempre lo stesso. A Moria non è stato inventato nulla di nuovo. L’Europa da Schengen in poi ha reso evidente in tutti i modi che va bene la libera circolazione delle persone all’interno, ma chi viene da fuori deve essere ipercontrollato e se possibile tenuto fuori. Possiamo infatti chiamare le nuove costruzioni realizzate dopo Moria campi ad accesso controllato, possiamo chiamarli strutture ricettive, possiamo chiamarli Cpr, alla fine il modo di operare è uno: quello della detenzione e della deterrenza”.

      “Moria era usato per mettere paura alle persone -afferma infatti nel film Lefteris Papagiannakis, direttore del Greek council for refugees-. Ma non ha funzionato perché la deterrenza non funziona mai”. Così come non funzionerà per i cinque nuovi closed controlled access centre, vere e proprie prigioni in posti isolati, lontano da tutto e tutti. La loro costruzione nelle isole dell’Egeo settentrionale Chios, Kos, Leros, Lesbo e Samos è iniziata subito dopo la distruzione di Moria, già a partire dalla primavera del 2021, ricevendo più 250 milioni di finanziamenti dall’Ue (si veda su questo il progetto “Chiusi dentro. Dall’alto” pubblicato da Altreconomia in collaborazione con PlaceMarks nel settembre 2024).

      Da qui l’importanza di questo documentario: quella di “creare una testimonianza” affinché si mantenga alta l’attenzione su temi che nonostante il centro di Lesbo non esista più ancora ci riguardano. “Moria e in generale i campi sono dei laboratori di come si vogliono gestire le politiche migratorie e non solo -dice l’autore-. In questi luoghi, ad esempio, si testano nuove tecnologie di sorveglianza che poi verranno applicate non solo in ambito detentivo ma anche di controllo sociale. Per questo è importante creare documenti che possano rimanere nel tempo”.

      “The Ashes of Moria” è quindi un documentario sul campo di Moria e sulle persone migranti che ne sono stati prigioniere, ma si rivolge a noi, europei, occidentali e ci chiede di fare i conti con quello che siamo e abbiamo lasciato o contribuito a far accadere. “Non dobbiamo nasconderci o dimenticarci di quello che succede sui nostri confini -conclude Marchesi-. È importante riflettere su quello che come società, siamo capaci di fare a persone che in questo caso sono parte di una popolazione in movimento ma in un altri casi potrebbero essere le persone lgbtqi+ e in altri ancora i dissidenti politici o altro. Una società che è stata capace di fare quello che ha fatto a Moria nei confronti di persone che considerava una minoranza e che reputava in qualche modo ‘scomode’ sarà capace di farlo sempre e con chiunque”.

      https://altreconomia.it/the-ashes-of-moria-che-cosa-rimane-del-campo-profughi-piu-grande-deurop

  • Au #Sénégal, une centaine de migrants partis de #Gambie échouent sur une #plage de Dakar

    Une centaine de migrants ont accosté jeudi matin sur la plage de #Ngor, à Dakar, a rapporté un média local. Leur embarcation était partie de Gambie et devait rejoindre l’archipel espagnol des Canaries. En chemin, elle avait fait une escale dans les #îles_du_Saloum, dans le sud du Sénégal, pour embarquer d’autres passagers.

    Ils pensaient être arrivés en Espagne, mais se trouvaient sur une plage de... Dakar, au Sénégal. Jeudi 30 octobre, une pirogue a accosté sur la plage de de Ngor avec une centaine de personnes à son bord, rapporte le média sénégalais Emedia.

    L’embarcation était partie de Gambie et avait fait un arrêt dans les îles du Saloum, au sud de Dakar, pour embarquer d’autres passagers, avant de prendre la route vers l’archipel espagnol des Canaries, à quelque 1 500 km de là.

    Pensant être arrivés en Espagne, « plusieurs occupants de l’embarcation ont envahi les restaurants situés le long de la petite corniche des Almadies », indique Emedia.

    ‎‎"J’ai offert le petit déjeuner et quelques pièces à certains d’entre eux. Ensuite, ils sont partis et se sont dispersés dans Dakar", a raconté un restaurateur au média en ligne. Tous les migrants avaient déjà quitté les lieux lorsque les services de sécurité sont arrivés sur place.
    Des départs toujours nombreux

    Malgré les patrouilles de la marine sénégalaise au large des côtes du pays pour tenter d’arrêter les pirogues cherchant à aller en Europe, les départs sont toujours nombreux. Fin septembre, près de 700 migrants ont été secourus en une semaine au large du Sénégal.

    Sur son compte X, la marine indique avoir intercepté, mardi 28 octobre, une embarcation « en provenance d’un pays voisin » au large de #Mbour, avec 138 candidats à l’émigration irrégulière à son bord.

    La plupart des embarcations partent désormais de Gambie ou de Guinée, plus au sud. « Ce récent déplacement est dû au resserrement d’autres voies migratoires : celle du Maroc depuis un moment, et plus récemment celle de la Mauritanie et même du Sénégal du fait des contrôles accrus sur les côtes », expliquait récemment à InfoMigrants Delphine Perrin, spécialiste des politiques migratoires africaines.

    Mais partir de Gambie ou de Guinée multiplie les risques en mer pour les migrants. « Les voyages sur l’Atlantique sont déjà risqués. La distance est importante – il faut entre 4 et 7 jours de navigation si tout se passe bien [pour rejoindre l’archipel espagnol] -, ce qui accroît les risques de se perdre en mer, de chavirer ou de souffrir de la faim, de la soif ou de malaise, d’autant que le comportement des passeurs peut accroître le danger », affirme Delphine Perrin. Les ONG alertent régulièrement sur les « bateaux fantômes », ces embarcations qui errent en mer et qui disparaissent sans laisser de traces.
    Interpellations

    Pour mettre fin aux traversées, le Sénégal a multiplié cette année les interpellations de pirogues en mer. Selon le Comité interministériel de lutte contre la migration irrégulière (CILMI), 1 946 migrants ont été interpellés, 74 convoyeurs arrêtés et 32 pirogues saisies par les forces de sécurités sénégalaises durant le premier semestre 2025.

    « La surveillance renforcée des côtes commence à porter ses fruits », a souligné le secrétaire permanent du CILMI Modou Diagne, saluant notamment les avancées réalisées dans le démantèlement des filières de passeurs et l’intensification de la répression à leur encontre.

    https://www.infomigrants.net/fr/post/67861/au-senegal-une-centaine-de-migrants-partis-de-gambie-echouent-sur-une-
    #migrations #réfugiés #route_atlantique
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  • La #Guinée devient un point de départ des migrants car « les jeunes ont perdu confiance en la République »

    Les départs clandestins de #pirogues depuis les côtes guinéennes vers l’archipel espagnol des Canaries se sont multipliés, en conséquence de l’#accord_migratoire conclu entre la Mauritanie et l’Espagne l’an dernier. Pourtant, la traversée depuis la Guinée peut durer une dizaine de jours et est extrêmement dangereuse. En 2024, l’ONG espagnole Caminando Fronteras dénombre 10 457 morts dans l’Atlantique. Entretien avec #Elhadj_Mohamed_Diallo, ancien exilé, qui dirige désormais l’Organisation guinéenne de lutte contre la migration irrégulière.

    https://www.infomigrants.net/fr/post/66495/la-guinee-devient-un-point-de-depart-des-migrants-car-les-jeunes-ont-p
    #route_atlantique #migrations #réfugiés #frontières #Canaries #îles_Canaries #Espagne #Mauritanie
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  • #Guinée : une nouvelle route dangereuse pour la migration vers les #Canaries au départ de #Kamsar

    Les embarcations parties de Guinée pour rejoindre les Îles Canaries en Espagne se multiplient ces derniers mois. Au mois de juillet, deux #pirogues parties des côtes guinéennes ont été secourus au large de #Nouadhibou par les gardes-côtes mauritaniens.

    Kamsar est le nouveau point de départ des embarcations pour rejoindre les Îles Canaries. Dans cette ville côtière, au nord-ouest de la Guinée, la #pêche est une activité clé. Mais depuis un an, le port attire aussi ceux qui rêvent de l’Europe.

    Mohamed Diallo, président de l’Organisation guinéenne contre la migration irrégulière, a déjà recensé quatre tentatives d’embarquement : « Ce sont des gens qui travaillaient avec les ports, parce que ça a commencé avec un convoi de 15 personnes avec enfants et femmes. Ce sont des pêcheurs qui sont habitués à la mer. Personne n’attendait un convoi de la Guinée, parce que la distance est énorme. »

    2 200 km, c’est la distance à parcourir jusqu’aux îles Canaries, soit 750 km de plus qu’au départ du Sénégal. Là-bas, au Sénégal et en Mauritanie, les départs ont chuté, après les accords bilatéraux avec l’Espagne.

    La Guinée, elle, devient une alternative dangereuse : « Parmi ces convois, il y a eu des cas de #décès. Tout récemment, j’ai reçu des journalistes espagnols qui étaient venus avec une liste de personnes disparues et ils cherchaient à identifier les familles de ces disparus. »

    En 2024, 10 457 personnes ont péri en tentant la traversée de l’Atlantique vers l’Europe, selon l’ONG espagnole Caminando Fronteras.

    https://www.infomigrants.net/fr/post/66160/guinee--une-nouvelle-route-dangereuse-pour-la-migration-vers-les-canar
    #îles_Canaries #route_atlantique #migrations #réfugiés #frontières #dangers
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  • Route des Canaries : pour éviter les contrôles, de nouveaux itinéraires encore plus dangereux

    La route migratoire vers les Canaries connait une nette mutation ces dernières semaines : pour éviter le renforcement des contrôles en #Mauritanie et au #Sénégal, les départs de #pirogues clandestines se font désormais de plus en plus depuis la #Guinée. Ce nouvel #itinéraire emprunté par les migrants, en allongeant la durée de la traversée, rend le trajet encore plus dangereux.

    La route migratoire vers les Canaries connait une nette #reconfiguration ces dernières semaines. Alors qu’habituellement les pirogues de migrants tentaient de rejoindre clandestinement les #îles_Canaries depuis le Sénégal, la Mauritanie ou encore le #Maroc, désormais, les départs se sont déplacés.

    Les embarcations de fortune se font de plus en plus depuis le Sud, en Guinée, a déclaré ce jeudi le délégué du gouvernement aux Canaries, Anselmo Pestana. Ce dernier insiste aussi sur le changement de route de certains migrants qui optent pour l’Algérie, dans le but d’atteindre l’Espagne via les Baléares.

    D’après le délégué, ces changements d’itinéraire opérés par les passeurs est du au renforcement des contrôles menés au Sénégal et en Mauritanie depuis le début de l’année.

    Cette nouvelle route guinéenne vers les Canaries s’avère cependant particulièrement dangereuse, puisqu’en allongeant la traversée, elle augmente également les risques de #naufrages et de #dérive des embarcations. Anselmo Pestana a ainsi mis en garde contre ce changement et exprimé son inquiétude face aux risques accrus pour les migrants.

    Sur la seule année 2024, l’ONG espagnole Caminando Fronteras a établi un bilan de 10 457 personnes mortes ou disparues en mer. Le bilan de ces « naufrages invisibles » est largement sous-estimé puisqu’un grand nombre d’embarcations disparaissent en mer sans que l’on ne retrouve jamais leur trace.

    Au cours de l’année 2024, 46 843 exilés, principalement en provenance d’Afrique de l’Ouest, ont atteint les îles Canaries. Du jamais vu pour l’archipel espagnol, qui fait face depuis plusieurs mois à une saturation de plus en plus importante de son système d’accueil.

    Des itinéraires plus lointains pour échapper aux contrôles

    D’après l’Agence européenne de gardes-frontières et de garde-côtes, Frontex, une baisse de 41% des arrivées de migrants irréguliers sur les îles Canaries a été enregistrée depuis le début de l’année. En novembre 2024, 7 338 arrivées ont été comptabilisées contre 445 en mai 2025. Le délégué du gouvernement aux Canaries, a souligné que le nombre d’arrivées est passé d’environ 19 100 personnes au premier semestre 2024 à 11 300 personnes pour la même période en 2025.

    Cette diminution notable est le résultat du renforcement des contrôles policiers au Sénégal et en Mauritanie, ainsi que des #accords de #coopération_bilatérale récents entre les autorités de ces pays et celles espagnoles pour endiguer les flux migratoires. Ces derniers mois, avec l’appui de la Garde civile et de la police nationale espagnoles, des opérations de démantèlement de réseaux de traite d’êtres humains se sont multipliées dans ces pays d’Afrique de l’Ouest. En avril 2024, la gendarmerie mauritanienne a notamment démantelé un vaste réseau, arrêtant 117 personnes et saisissant d’importantes quantités de matériel.

    Cependant, ces résultats sont trompeurs. Malgré les mois avec une plus faible activité, Frontex souligne que « la pression sur les îles Canaries reste élevée, supérieure à la moyenne des années précédentes, en raison de l’instabilité persistante au Sahel et du développement des réseaux de passeurs en Mauritanie ». La tendance à la baisse ne devrait donc pas se maintenir, souligne l’agence. D’autant que comme chaque année, l’amélioration des conditions météorologiques durant l’été, laisse présager une hausse des arrivées aux Canaries, particulièrement entre août et novembre.

    Et contrairement aux idées reçues, les chiffres officiels ne traduisent pas un ralentissement de la migration par la route atlantique mais plutôt une reconfiguration des voies migratoires vers l’Europe.

    Car pour éviter les contrôles, les réseaux mafieux de passeurs ont adapté leur stratégie en déviant les routes : les nouveaux épicentres des départs d’embarcations précaires et surchargées sont désormais localisés en Guinée, un pays moins surveillé.

    La #Guinée-Bissau est également un lieu de départ de plus en plus privilégié. Ses 200 km de côtes, difficiles à surveiller, en font un point de départ important, principalement via l’#archipel_des_Bijagos (88 îles) distant de plus de 1800 km des Canaries.

    Une #dangerosité des traversées exacerbée

    Cette nouvelle voie migratoire, du fait de son éloignement des Canaries, s’avère être beaucoup plus meurtrière.

    « Le risque est bien plus élevé pour la vie des personnes qui tentent de se rapprocher des Canaries, car elles essaient de s’éloigner de la côte » pour échappe aux contrôles a alerté le délégué du gouvernement aux Canaries. Il a précisé que ces traversées peuvent durer jusqu’à dix jours, ce qui multiplie les probabilités de naufrage des embarcations ainsi que les dérives en pleine mer. En partant de Guinée, les migrants se lancent dans une traversée de plus de 2 200 km jusqu’à #El_Hierro (Canaries), soit 750 km de plus qu’en partant depuis le Sénégal ou bien de Gambie. Les dangers en pleine mer sont donc considérablement accentués (vagues, pénuries d’eau et de nourriture, risque de panne, d’insolation).

    Les ONG alertent régulièrement sur les « #bateaux_fantômes », des embarcations qui errent en mer, dont les passagers ont parfois pu rentrer en contact avec les ONG mais dont le contact a été perdu. Les embarcations sont donc livrées à elles-mêmes, en pleine mer, à la merci des intempéries.

    « Il existe également un risque qu’elles se perdent dans l’océan Atlantique et aillent vers les Caraïbes ou le #Brésil » a-t-il précisé. Plusieurs pirogues parties des côtes ouest-africaines ont par le passé déjà été retrouvées en Amérique du Sud ou centrale.

    La tragédie survenue fin mai à La Restinga (îles Canaries), où un bateau parti de Guinée-Conakry a chaviré à quelques mètres du quai après plus de dix jours en mer, tuant quatre femmes et trois jeunes filles, illustre dramatiquement les conséquences de cet allongement des itinéraires.

    En ce qui concerne la route algérienne, le trajet n’est pas plus sûr. Des embarcations contenant des cadavres de migrants subsahariens ligotés ont récemment été découvertes aux #Baléares, signe que les itinéraires migratoires sont en constantes évolution. Une enquête est en cours.

    https://www.infomigrants.net/fr/post/65427/route-des-canaries--pour-eviter-les-controles-de-nouveaux-itineraires-
    #mise_en_danger #migrations #réfugiés #route_atlantique #risques #contrôles_frontaliers #frontières #militarisation_des_frontières #accords_bilatéraux #mortalité #létalité #mourir_en_mer
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  • #Laâyoune au #Sahara_occidental, point de départ pour rejoindre les #Canaries

    Le Sahara occidental, territoire considéré comme non-autonome par l’ONU, situé au sud du #Maroc et au nord de la Mauritanie, est au cœur de la route migratoire dite « de l’Atlantique ». Si les autorités marocaines tentent de contrôler les flux irréguliers, la région reste une zone de départ importante pour les migrants, principalement en provenance d’Afrique subsaharienne. Reportage à Laâyoune, de François Hume-Ferkatadji.

    Le désert, puis l’océan. Dans les environs de Laâyoune, au Sahara occidental, le trait de côte se résume à cette simple barrière naturelle. Il n’est pas difficile d’y faire partir un bateau pneumatique à moteur. Si le trajet pour rejoindre les #îles_Canaries peut durer (minimum) une semaine au départ du Sénégal ou de la Mauritanie, il faut compter seulement 9 à 10 heures au départ de Laâyoune.

    « Le Maroc a installé des postes de surveillance, tous les deux kilomètres. Parfois, on tombe sur un poste de surveillance, mais malgré ces installations, les mafias arrivent à faire le passage, parce qu’elles possèdent maintenant des matériaux spécifiques », explique Taghia Abdelkebir, président de l’association Sakia El Hamra pour la Migration et le Développement.

    Les trafiquants organisent des arrivées sur la plage de nuit, dans des convois chargés de candidats au départ, pour déjouer la vigilance des autorités, selon cet homme d’Afrique de l’Ouest, résident de Laâyoune, en contact régulier avec les migrants. « Quand les membres des mafias voient que la marée est basse, ils font une descente ici, et ils empruntent des camionnettes. Ils ne font ça que la nuit. Dans une Jeep, par exemple, ils peuvent mettre plus de 50 à 60 personnes. Puis, ils roulent de nuit pour entrer dans la ville », raconte-t-il.

    « Les photos des #morts, ceux refoulés par la mer, sont vraiment choquantes »

    Le #coût d’une traversée est estimé entre 4 000 et 6 000 euros par personne. Les migrants économisent parfois des années pour la tenter. « La plupart de ceux qui arrivent ici n’ont qu’un seul objectif, c’est de passer par les îles Canaries, traverser l’eau et rejoindre l’Europe », continue-t-il.

    Pourtant, la route Atlantique est extrêmement dangereuse. Selon l’ONG espagnole Caminando Fronteras, plus de 10 400 personnes ont perdu la vie en 2024, dont plus d’un millier au départ du Maroc.

    « Quand les gens arrivent à pouvoir traverser, ils envoient des photos, en s’exclamant ’#bozafri, bozafri !’, ce qui signifie qu’ils sont arrivés de l’autre côté. Mais ce n’est pas toujours le cas. Les photos des morts, de ceux refoulés par la mer, sont vraiment choquantes. On peut y voir, 50, 60 personnes décédées », se désole notre témoin.

    Si environ 6 000 migrants ont pu trouver du travail et s’installer durablement plus au sud à #Dakhla, les autorités marocaines mènent régulièrement des opérations de refoulement à Laâyoune dans le but d’endiguer les départs, en collaboration avec les autorités espagnoles.

    https://www.infomigrants.net/fr/post/64877/laayoune-au-sahara-occidental-point-de-depart-pour-rejoindre-les-canar
    #route_atlantique #migrations #réfugiés #prix #décès #morts_aux_frontières #mourir_aux_frontières #contrôles_frontaliers
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  • Tragédie en mer aux Saint-Vincent-et-les-Grenadines : Onze corps et des papiers maliens retrouvés après l’échouement d’une pirogue
    https://www.dakaractu.com/Tragedie-en-mer-aux-Saint-Vincent-et-les-Grenadines-Onze-corps-et-des-pap

    Tragédie en mer aux Saint-Vincent-et-les-Grenadines : Onze corps et des papiers maliens retrouvés après l’échouement d’une pirogue
    Un événement tragique secoue l’archipel de Saint-Vincent-et-les-Grenadines. Le site Guadeloupe.franceAntilles a rapporté que, ce lundi 26 mai 2025, des restes humains et des documents maliens ont été découverts à bord d’une embarcation échouée dans la zone de Little Bay, Cherry Hill, sur l’île de Canouan.
    La police locale a confirmé, via sa page Facebook officielle, la présence des corps de onze personnes dans un état avancé de décomposition. Plusieurs papiers, apparemment originaires du Mali, ont également été retrouvés à bord de l’embarcation. Une enquête est en cours, menée « en étroite collaboration avec des partenaires régionaux et internationaux », afin de déterminer l’origine de la pirogue et l’identité exacte des victimes. Ce drame fait écho à une tragédie similaire survenue il y a quelques mois. En août 2024, 14 cadavres avaient été découverts dans une embarcation aux îles de la Dominique. D’après les objets et indices retrouvés, il s’agissait de corps de Sénégalais et de Mauritaniens, qui se seraient probablement perdus lors de leur traversée vers les îles Canaries.

    #Covid-19#migrant#migration#atlantique#canaries#ilesgrenadine#routemigratoire#sante#mortalite#migrationirreguliere

  • #Essais_nucléaires en #Polynésie : « Vu de Paris, ce n’était qu’un désert liquide »

    Près de 30 ans après la fin des essais nucléaires en Polynésie, une commission parlementaire tente de faire reconnaître le préjudice des populations locales. Pour le chercheur Alexis Vrignon, « l’histoire n’est pas terminée ».

    Pendant trente ans, entre 1966 et 1996, la France a effectué 193 essais nucléaires en Polynésie, sur les atolls de #Mururoa et de #Fangataufa. Dans l’air, puis sous l’océan à partir de 1974. Près de 170 000 habitants auraient été exposés à des radiations. Les explosions atmosphériques ont dispersé des substances radioactives, notamment de l’iode, susceptible d’entraîner des cancers. D’après les recherches de l’Institut national de la #santé et de la recherche médicale, entre 1998 et 2002, la Polynésie arrivait en tête du funeste classement du taux d’incidence du #cancer de la thyroïde le plus élevé au monde.

    Pour tenter de faire reconnaître le #préjudice et de réparer les conséquences de ces essais, la députée de Polynésie #Mereana_Reid-Arbelot (Gauche démocrate et républicaine) a initié une #commission_d’enquête à l’Assemblée nationale. Stoppés par la dissolution en juin 2024, les travaux ont repris mardi 6 mai. En filigrane, les auditions permettent de mettre en lumière la question du colonialisme et de ses survivances. Pour Alexis Vrignon, maître de conférences à l’université d’Orléans, coauteur de Des bombes en Polynésie, les essais nucléaires français dans le Pacifique (éd. Vendémiaire, 2022), cette commission d’enquête illustre la difficile « reconnaissance du fait nucléaire ».

    Reporterre — Les essais nucléaires en Polynésie ont pris fin en 1996, mais l’histoire est-elle pour autant terminée ?

    #Alexis_Vrignon — Pas du tout. Au départ, la communication officielle du Commissariat à l’énergie atomique a été de dire qu’une fois le Centre d’expérimentations du Pacifique (CEP) démantelé, 1996 marquait la fin du nucléaire en Polynésie. Tout l’effort d’une partie de la société polynésienne au début des années 2000 a consisté à rappeler combien cette histoire ne pouvait pas se conjuguer au passé et à souligner les implications présentes.

    Ces enjeux ont été peu à peu pris en compte de manière chaotique et la question n’a jamais vraiment quitté l’espace public polynésien. La commission d’enquête qui a lieu en ce moment à l’Assemblée nationale est l’héritière de tous ces tâtonnements, ces hésitations et ces erreurs, qui illustrent les problèmes des pouvoirs publics face à la reconnaissance du fait nucléaire.

    Dans quel contexte la #France a-t-elle démarré ces essais nucléaires en Polynésie ? Pourquoi ce territoire ?

    Ils émergent dans le contexte historique de la #décolonisation, puisque les premiers essais nucléaires français ont eu lieu dans l’#Algérie encore colonie française, mais il était évident qu’à partir des #accords_d’Évian de 1962, cette solution ne pouvait durer et qu’il fallait un autre lieu. Plusieurs localisations ont dès lors été envisagées, certaines en France métropolitaine, notamment dans les Alpes et en Corse, avant d’être rapidement écartées, parfois pour des raisons géologiques, mais aussi et surtout, politiques. Dès lors, la France s’est rapidement tournée vers les outre-mer.

    Les atolls de Moruroa et Fangataufa ont été choisis. Cette décision s’est prise au début des années 1960 dans un contexte particulier de réaffirmation impériale. En 1956, la loi-cadre Defferre avait permis aux outre-mer de bénéficier d’une plus grande autonomie. Sauf qu’à partir de l’arrivée au pouvoir du général de Gaulle en 1958, les choses ont changé, il n’a plus été question d’aller vers l’autonomie totale des anciennes colonies africaines et des territoires d’outre-mer. La Polynésie fut alors choisie, sans consulter la population, ni les élites politiques locales.

    Les essais nucléaires ont-ils continué malgré une connaissance de leurs effets sanitaires et environnementaux ?

    À travers les archives militaires et locales, on constate que l’administration avait claironné à toute la Polynésie que les essais nucléaires allaient être propres et qu’il n’y aurait aucun problème. Après l’#essai_Aldébaran de 1966, qui a exposé les habitants des #îles_Gambier aux rayonnements ionisants et contaminé les citernes d’eau de pluie qu’ils buvaient, elle a été mise en porte-à-faux et c’est à partir de là qu’une culture du secret s’est développée.

    Les autorités ont ensuite tenté de limiter les risques en déplaçant parfois des populations, mais les questions de #sécurité n’étaient clairement pas leur priorité. Elles ont par exemple envoyé un avion dans un nuage radioactif afin d’effectuer des prélèvements. Il y avait aussi des bateaux militaires qui traversaient des zones sous le panache radioactif et à qui on ne disait pas grand-chose.

    Y a-t-il eu des résistances à l’époque ?

    La société polynésienne n’a jamais été totalement unanime. Mais entre 1962 et 1966, la mobilisation locale a été importante, notamment derrière le député #John_Teariki, qui a tenté de faire revenir le gouvernement sur sa décision de création du site d’expérimentations. Il s’appuyait sur la documentation scientifique des conséquences des essais nucléaires américains entre 1946 et 1958 dans les îles Marshall.

    Il insistait aussi sur la connaissance qu’avaient les Polynésiens de leur propre environnement, notamment des poissons qui se déplacent sur de longues distances et peuvent passer dans des zones contaminées avant d’être pêchés. Seulement, les autorités françaises se sont efforcées de marginaliser ces oppositions et de favoriser la montée en puissance des partis politiques liés au gaullisme, plus proches du pouvoir en place à Paris.

    À partir de 1974, les essais nucléaires sont devenus souterrains. En quoi menacent-il encore aujourd’hui l’écosystème des atolls ?

    Pour des raisons avant tout diplomatiques, vis-à-vis des Australiens et des Néo-Zélandais, la France a fait ce choix et réalisé d’importants #forages_offshore. Puisque ces essais fragilisaient notamment l’anneau corallien autour de Fangataufa, la majorité d’entre eux ont été effectués sur l’atoll de #Mururoa. Ces sites sont encore aujourd’hui étroitement monitorés, car les experts redoutent qu’une partie des atolls se décroche et entraîne un tsunami menaçant tout l’archipel, ou bien qu’ils s’ouvrent et libèrent des radio-éléments susceptibles de se disperser partout.

    Plus globalement, que sait-on des effets à long terme des radiations en Polynésie ?

    À l’heure actuelle, il s’agit encore de la question la plus délicate, car on manque de données permettant de mesurer pleinement les effets sanitaires sur les populations. Certaines archives cruciales, comme celles de l’hôpital Jean-Prince de Papeete [à Tahiti] n’ont pas encore été consultées car elles viennent tout juste d’être localisées. La Polynésie est un territoire grand comme l’Europe, mais éclaté sur énormément d’îles, ce qui rend plus complexes les études historiques et épidémiologiques. Ce que l’on sait, c’est qu’en 2023, près de la moitié des #indemnisations acceptées par le Comité d’indemnisation des victimes des essais nucléaires provenaient de Polynésie.

    Dans quelle mesure ces essais relèvent-ils des mêmes logiques coloniales que pour le scandale du chlordécone aux Antilles ?

    Il y a bien sûr des parallèles : quand ces scandales se développent, ce sont sur deux territoires en situation coloniale, c’est-à-dire dont les institutions et les rapports sociaux sont déterminés par ce rapport qui perpétue une inégalité de statuts et de droits entre les populations locales colonisées et les populations colonisatrices.

    En Polynésie, personne n’a été consulté en amont et les essais nucléaires ont été beaucoup plus facilement envisagés par les autorités françaises en outre-mer que dans les Alpes ou en Corse. S’ajoute toute une série de présupposés sur ces espaces qui, vus depuis Paris, n’étaient rien d’autre qu’une sorte de désert liquide où il était plus facile d’installer une base d’essais nucléaires, peu importe les risques sanitaires et environnementaux.

    Peut-on imaginer qu’un jour une enquête parlementaire s’ouvre sur les essais nucléaires réalisés par la France en Algérie ?

    Pour la Polynésie, les procédures de déclassification et de dérogations d’archives ne datent que de 2021, elles ont permis d’établir une chronologie des faits et de documenter ce que les autorités savaient ou non. À ce moment-là, l’historien Renaud Meltz, chargé de la création de l’observatoire de l’héritage du CEP, avait soulevé la question : pourquoi ne pas faire la même chose pour les archives liées aux essais nucléaires en Algérie, qui sont encore peu connus ?

    Mais face aux relations complexes qu’entretiennent la France et l’Algérie, la ministre de la Mémoire et des Anciens combattants d’alors, Geneviève Darrieussecq lui avait opposé une fin de non-recevoir. Ce ne serait pas irréaliste et, en tant qu’historien, je ne peux qu’y être favorable. Mais l’accès aux archives ne sera qu’une première étape, car dès lors que l’on connaît mieux les faits, il faut tenter de les résoudre, et c’est là que les choses les plus difficiles commencent.

    https://reporterre.net/Essais-nucleaires-en-Polynesie-Vu-de-Paris-ce-n-etait-qu-un-desert-liqui

    #désert #désert_liquide #géographie_du_vide #radioactivité #histoire #colonialisme #colonisation

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  • #Sénégal : à la rencontre de #pêcheurs désespérés de plus en plus tentés par la migration illégale

    Un rapport de l’Environmental Justice Foundation (EJF) rappelle qu’au Sénégal, la #surpêche ainsi que la #pêche_illégale provoquent une forte diminution des quantités de poissons dans l’eau. Les pêcheurs, qui ont donc moins de #travail, sont de plus en plus tentés par l’immigration irrégulière vers l’archipel espagnol des #Canaries. Témoignages.

    Sur le quai de #Ngor, en ce début d’après-midi, Moustapha Mbengue, pêcheur de 56 ans, ne cache pas sa colère. « Les jeunes sont découragés ! Tu vois les #pirogues là, elles sont toutes là. Il n’y en a qu’une qui est partie », souffle-t-il.

    Celle qui est partie rentre quasiment sans poisson. La faute, selon Moustapha, aux navires étrangers, principalement chinois et européens, qui viennent pêcher dans les eaux sénégalaises.

    « Dans les années 1970-1980, il y avait beaucoup de #poissons. Mais depuis que ces bateaux sont arrivés ici, il n’y a plus rien du tout, ils ont tout cassé. Parce que les gros bateaux qui sont là, ils ramassent tous les poissons. Si tu pars travailler en mer, tu dépenses 20 000 francs CFA [environ 30 euros, ndlr] et tu ne gagnes même pas 5 000 francs CFA [environ 7 euros, ndlr], c’est catastrophique ».

    Résultat : faute de pouvoir vivre de la pêche, certains Sénégalais préfèrent tenter leur chance ailleurs, en prenant une pirogue vers l’archipel espagnol des Canaries. C’est ce que rappelle l’Environmental Justice Foundation (EJF) dans un rapport publié mardi 13 mai intitulé « ’La mer a été vendue’ : la crise de la pêche au Sénégal entraîne une migration forcée vers l’Europe ».

    Rencontré sur une autre plage, au nord de Dakar, Faroua a déjà tenté deux fois de rejoindre l’Europe par la mer. Malgré les risques, ce pêcheur de 32 ans estime ne pas avoir le choix. « Ça nous inquiète, mais on part comme ça. Si on est morts, on est morts. Si on vit, on vit. C’est à gagner ou à perdre. Parce qu’au Sénégal, même si tu travailles, tu ne gagnes pas bien ta vie. C’est pour cela qu’on tente d’aller en Europe : pour gagner notre vie. »

    Selon l’ONG espagnole Caminando fronteras, au moins 9 757 personnes sont mortes en voulant gagner les îles Canaries par l’océan Atlantique l’année dernière.

    https://www.infomigrants.net/fr/post/64523/senegal--a-la-rencontre-de-pecheurs-desesperes-de-plus-en-plus-tentes-
    #route_atlantique #migrations #émigration #réfugiés #mort #vie #îles_Canaries
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    • « La mer a été vendue » : la crise de la pêche au Sénégal entraîne une #migration_forcée vers l’Europe


      https://www.youtube.com/watch?v=TPJZocqsp-s

      Un nouveau rapport (https://ejfoundation.org/reports/the-deadly-route-to-europe) ainsi qu’un film de l’#Environmental_Justice_Foundation (EJF) révèlent les impacts directs et profonds de la surpêche et de la pêche illégale, non déclarée et non réglementée (INN) sur le secteur de la pêche au Sénégal. Le déclin des populations de poissons qui en résulte entraîne une augmentation des migrations forcées vers l’Europe par la plus meurtrière des routes migratoires de la planète, qui a fait plus de 3 000 morts rien qu’en 2023.

      Se basant sur des recherches approfondies et des entretiens menés par EJF au Sénégal ainsi qu’aux îles Canaries, l’enquête met en lumière les impacts environnementaux et socio-économiques croissants de l’augmentation de la pêche industrielle par les flottes étrangères. Ce rapport met en lumière les défis auxquels une nation dont l’économie et la sécurité alimentaire dépendent de la pêche artisanale, déclare EJF.

      Le secteur de la pêche au Sénégal emploie environ 3 % de la main-d’œuvre du pays et constitue une source essentielle de protéines (7,9 % de l’apport total de la population). Les pêcheurs artisanaux sont confrontés à des menaces croissantes, en particulier des méthodes de pêche destructrices telles que le chalutage de fond. La situation s’est gravement détériorée en raison de la surpêche et de la pêche illégale perpétrées par les flottes industrielles européennes et chinoises. Ces flottes, qui opèrent souvent dans le cadre d’accords de coentreprise opaques, épuisent les populations de poissons et contribuent à l’insécurité alimentaire.

      Le poisson capturé par les flottes industrielles est essentiellement exporté vers les marchés étrangers, principalement l’Union européenne, mais aussi de plus en plus vers la Chine. Cette situation a gravement affecté les moyens de subsistance des communautés côtières et contribué à l’augmentation de la pauvreté, faisant de la migration une des seules solutions de survie pour de nombreuses familles.

      En 2024, 63 970 personnes en migration sont entrées en Espagne de manière irrégulière, soit plus du double du chiffre de 2022. Une grande partie d’entre elles ont atteint les îles Canaries, où cette proportion a augmenté de 200 % entre 2022 et 2024.

      Steve Trent, PDG et fondateur de l’Environmental Justice Foundation, a déclaré : « Ce secteur essentiel, qui constitue l’épine dorsale socio-économique des communautés côtières du Sénégal, est en crise. Les petits pêcheurs sont confrontés à la concurrence écrasante des navires industriels, ce qui entraîne une détérioration des conditions de vie, une diminution de la sécurité alimentaire et la perte des moyens de subsistance. Les conséquences sont considérables et contribuent à l’augmentation alarmante du nombre de décès de personnes migrantes en mer. Les autorités européennes peuvent et doivent mettre fin à cette situation dès maintenant et rendre les pêcheries sénégalaises au peuple sénégalais. »

      Le film d’EJF retrace l’histoire d’un jeune pêcheur sénégalais contraint d’entreprendre le périlleux voyage vers Tenerife et de son père, resté de l’autre côté de l’Atlantique, dans leur communauté de pêcheurs. Derrière chaque vie perdue en mer lors de ce voyage se cache une histoire semblable à celle d’Abdou. Dans le film, il raconte : « Certaines personnes avaient le même rêve et le même but que moi, mais elles ne sont jamais arrivées. »

      Alors que les conditions au Sénégal continuent de se détériorer et que les emplois sur lesquels les gens comptent depuis des générations disparaissent de façon alarmante, on s’attend à ce que de plus en plus de Sénégalais risquent ce dangereux voyage à la recherche de meilleures opportunités.

      Karim Sall, président d’AGIRE, une organisation sénégalaise opérant dans l’aire marine protégée de Joal-Fadiouth, a déclaré : « Je suis très en colère lorsque [les pays étrangers] se plaignent de l’immigration, car ce sont eux les vrais pirates, ce qu’ils ont fait est pire que l’immigration clandestine. Nous risquons notre vie pour partir, mais eux ils viennent ici pour voler notre poisson. C’est du vol. Ils pillent nos ressources pour nourrir leurs propres habitants pendant que nous souffrons. »

      Le rapport présente des recommandations clés pour mettre fin à la crise de la pêche au Sénégal et réduire la nécessité d’émigrer. Ces recommandations s’adressent au gouvernement sénégalais, à l’Union européenne ainsi qu’aux entités de pêche industrielle opérant dans les eaux sénégalaises, en les exhortant à renforcer la gouvernance et la transparence afin de soutenir les pêcheries nationales et les communautés qui en dépendent.

      https://ejfoundation.org/news-media/la-mer-a-%C3%A9t%C3%A9-vendue-la-crise-de-la-p%C3%AAche-au-s%C3%A9n%C3
      #film #vidéo

  • Je propose que les étrangers dangereux sous OQTF soient enfermés dans un centre de rétention à Saint-Pierre-et-Miquelon, hors de l’Hexagone

    https://www.lejdd.fr/politique/laurent-wauquiez-enfermons-les-oqtf-a-saint-pierre-et-miquelon-156841

    À Saint-Pierre-et-Miquelon, à proximité du Canada, il fait 5 degrés de moyenne pendant l’année, il y a 146 jours de pluie et de neige. Je pense qu’assez rapidement, ça va amener tout le monde à réfléchir

    #bagne

  • Suivi du #droit_à_la_vie – Année #2024

    En 2024, 10 457 personnes sont mortes à la frontière occidentale euro-africaine.

    Notre rapport “Droit à la vie 2024” fait état de la période la plus meurtrière jamais enregistrée, avec des chiffres dévastateurs de 30 morts par jour en moyenne. Parmi les victimes figurent 421 femmes et 1 538 enfants et adolescents.

    La route de l’Atlantique, avec 9 757 morts, reste la plus meurtrière au monde. Les tragédies ont particulièrement augmenté sur la route mauritanienne, consolidant ce pays comme le principal point de départ vers les îles Canaries. La route algérienne, en mer Méditerranée, est la deuxième plus meurtrière selon nos registres, avec 517 victimes. Le #détroit_de_Gibraltar a coûté la vie à 110 personnes et 73 autres ont perdu la vie sur la #route_d’Alboran. En outre, 131 bateaux ont été perdus avec toutes les personnes à bord.

    L’omission du devoir de sauvetage et l’#externalisation des frontières et du sauvetage sont parmi les principales causes de l’augmentation du nombre de décès aux frontières de l’État espagnol

    Outre ces chiffres, le rapport Droit à la Vie 2024 dénonce les principales causes de cette augmentation des naufrages et des victimes. Parmi les causes principales, nous soulignons l’omission du devoir d’assistance, la priorisation du contrôle migratoire sur le droit à la vie, l’externalisation des frontières dans des pays sans ressources adéquates, l’inaction et l’arbitraire dans les sauvetages, la criminalisation des organisations sociales et des familles, ainsi que les situations d’extrême vulnérabilité qui poussent les migrants à se jeter à la mer dans des conditions très précaires.

    Les #femmes confrontées à la #violence_structurelle à la frontière

    Le rapport analyse également la situation des femmes lors des traversées migratoires, qui se font principalement dans des embarcations pneumatiques entre #Agadir et #Dakhla. En transit, ces femmes subissent des violences, des #discriminations, du #racisme, des #expulsions et des #violences_sexuelles, et sont contraintes de survivre dans des conditions extrêmes qui les poussent à la #mendicité, à la #prostitution et à des #emplois_précaires, tout en risquant d’être recrutées par des réseaux de trafiquants d’êtres humains.

    Un nombre croissant de femmes migrantes se déplacent en #pirogue depuis le #Sénégal, la #Gambie et la #Mauritanie pour échapper aux conflits et à l’impact du #changement_climatique dans les régions appauvries. On observe également une présence croissante de femmes sur la route des #Baléares en provenance d’Afrique centrale et occidentale, traversant la Libye et la Tunisie et subissant des violences, de l’#esclavage, des #féminicides raciaux et des #déplacements_forcés vers l’#Algérie.

    Le manque de protection des #enfants sur les routes migratoires

    Notre rapport fait état d’une augmentation du nombre d’enfants et d’adolescents sur les principales routes migratoires vers l’Espagne, qui continuent de souffrir d’un manque de protection et de garanties de la part des autorités. Ces mineurs sont traités comme des migrants plutôt que comme des enfants, et sont donc exposés au marketing politique et sont la cible de discours de haine, ce qui les expose à des situations dans lesquelles leurs droits sont violés.

    La situation est particulièrement critique aux #îles_Canaries, où des enfants non identifiés comme tels vivent avec des adultes dans des centres d’accueil, une réalité qui les expose à de graves dangers.

    Il reste difficile pour les familles de dénoncer et de rechercher leurs #enfants_disparus le long des routes migratoires

    Un autre aspect analysé dans le rapport Droit à la vie 2024 est la réalité des familles qui recherchent leurs proches #disparus à la frontière occidentale euro-africaine. Malgré quelques progrès dans la réception des plaintes et des exemples de bonnes pratiques, les obstacles à l’exercice de leurs droits restent nombreux, et les difficultés à prélever des échantillons d’ADN ou à déposer des plaintes sont particulièrement choquantes. Ces familles sont ainsi re-victimisées par un système qui les stigmatise et considère leurs proches comme des victimes de seconde zone. En l’absence de garanties pour l’exercice de leurs droits, les familles courent le risque de tomber entre les mains de bandes d’extorqueurs.

    Face à ces situations difficiles, les familles s’organisent en réseaux communautaires et se tournent vers la famille élargie pour surmonter les obstacles qui les empêchent de retrouver leurs proches. Chaque année, les familles à la recherche de leurs proches sont confrontées à un système de mort systématique aux frontières qui fait des milliers de victimes comme celles décrites dans ce rapport.

    https://caminandofronteras.org/fr/monitoreo/suivi-du-droit-a-la-vie-annee-2024
    #caminando_fronteras #rapport #route_Atlantique #Espagne #statistiques #chiffres #mourir_aux_frontières #morts_aux_frontières #migrations #réfugiés #identification #disparitions #missing

    ping @6donie

  • Après trois ans confinés sur une île de l’océan Indien, le « soulagement » d’exilés tamouls

    Issue de la minorité tamoule du Sri Lanka, Kala a risqué sa vie pour fuir les persécutions. Mais comme d’autres réfugiés, elle s’est retrouvée bloquée pendant trois ans dans des conditions sordides sur une base militaire britannico-américaine au milieu de l’océan Indien.

    Aujourd’hui, elle exprime son « soulagement, après tant d’épreuves » : elle a finalement pu rejoindre récemment le #Royaume-Uni, comme une soixantaine d’autres personnes, dont douze enfants, essentiellement des Tamouls originaires du #Sri_Lanka, où les gouvernements successifs ont été accusés d’encourager la discrimination contre cette minorité.

    Ces exilés ont été secourus en octobre 2021 dans les eaux des #îles_Chagos, un archipel britannique. Quand elle est arrivée à #Diego_Garcia, la plus grande île, Kala - un prénom d’emprunt pour protéger son identité - pensait n’y rester que quelques jours.

    Avec ses deux enfants, cette trentenaire a été hébergée dans un camp dressé sur un espace grand comme un terrain de football qui « manquait des équipements basiques », raconte-t-elle à l’AFP, assistée d’un traducteur depuis une ville près de Londres où elle est désormais accueillie.

    « Nous avons beaucoup souffert », ajoute Kala, qui évoque les grèves de la faim menées par plusieurs personnes pour dénoncer leurs conditions d’hébergement, mais aussi des cas de harcèlement et d’agressions sexuelles.

    « Nous avons dû risquer nos vies pour arriver là-bas par bateau. Quand on nous a dit qu’on allait rester dans des tentes, cela a été encore pire », ajoute-t-elle.

    Leurs demandes d’asile se sont enlisées dans un imbroglio juridique, le gouvernement britannique faisant valoir que l’archipel des Chagos est « constitutionnellement distinct et séparé du Royaume-Uni ».
    Rats et tentes trouées

    Plusieurs ministres des Affaires étrangères se sont montrés réticents à les rapatrier au Royaume-Uni, par crainte d’ouvrir une nouvelle route migratoire.

    « C’était une situation exceptionnelle et sans précédent », explique à l’AFP Maria Petrova-Collins, avocate chez Duncan Lewis Solicitors, un des cabinets représentant ces exilés.

    Et leurs conditions de vie dans le camp étaient « inhumaines », ajoute-t-elle.

    Nishanth, un autre de ces réfugiés originaires du Sri Lanka dont le prénom a également été modifié, montre à l’AFP des vidéos sur lesquelles on peut voir des tentes faites de bâches trouées, dans lesquelles l’eau s’infiltre et des draps sont suspendus pour créer un peu d’intimité entre des rangées de lits de fortune.

    « C’était infesté de rats », ajoute Nishanth, montrant des images d’excréments d’animaux dans ce qu’il affirme être les espaces de vie du camp.

    Kala raconte que ses enfants n’avaient pas de chaussures et avaient du mal à dormir la nuit car des rats leur montaient dessus. « Quand ils les sentaient, ils se réveillaient en hurlant », raconte-t-elle.

    Les avocats ont dû faire face à de nombreuses difficultés, raconte Maria Petrova-Collins, par exemple lorsque plusieurs d’entre eux et un juge se sont vu interdire « au dernier moment » l’accès au site.

    Finalement, les migrants tamouls ont obtenu une autorisation de séjour de six mois au Royaume-Uni afin d’y déposer une demande d’asile. Certains se sont même vus accorder une protection internationale depuis Diego Garcia.

    Le ministère britannique des Affaires étrangères a précisé qu’il s’agissait d’une mesure « unique pour garantir leur sécurité et leur bien-être ».

    Maria Petrova-Collins souligne que beaucoup d’entre eux ont subi « des mauvais traitement et la torture » dans leur pays d’origine.

    « Les conditions sur Diego Garcia et les trois années qu’ils ont vécues dans l’incertitude sur ce qui allait leur arriver ont accentué leur traumatisme », estime-t-elle.

    « Cela a été la période la plus sombre de nos vies », assure Nishanth en montrant des cicatrices de blessures qu’il affirme s’être auto-infligées.

    En octobre dernier et après des années de désaccord, le Royaume-Uni a annoncé avoir conclu un accord prévoyant le transfert à Maurice de la souveraineté sur les îles Chagos tout en maintenant l’autorité britannique sur la base militaire de Diego Garcia.

    Dans le cadre de cet accord, Maurice sera désormais responsable des migrants qui arriveront sur le territoire, duquel les Britanniques avaient expulsé environ 2.000 habitants dans les années 1970 pour y installer leur base.

    https://www.la-croix.com/apres-trois-ans-confines-sur-une-ile-de-l-ocean-indien-le-soulagement-d-ex
    #réfugiés_tamouls #réfugiés #asile #migrations #île #îles #UK #Angleterre #frontières

    –—

    ajouté à la métaliste autour de la Création de zones frontalières (au lieu de lignes de frontière) en vue de refoulements :
    https://seenthis.net/messages/795053

  • Drones, sensores de calor y láser en las fronteras españolas: los controles migratorios se sofistican

    Un informe subraya el creciente uso de alta tecnología para controlar los flujos de migrantes en Canarias, #Ceuta y #Melilla, pero destaca que su rendimiento es cuestionable.

    Las autoridades españolas han desplegado un amplio equipo de vigilancia para monitorizar la frontera territorial entre España y Marruecos, incluyendo drones, cámaras térmicas e iluminadores láser en Ceuta y Melilla, donde todavía está pendiente la implantación de sistemas de reconocimiento facial.

    (#paywall)

    https://elpais.com/tecnologia/2024-10-04/drones-sensores-de-calor-y-laser-en-las-fronteras-espanolas-los-controles-mi

    #technologie #frontières #migrations #réfugiés #contrôles_frontaliers #Espagne #Canaries #îles_Canaries #route_atlantique

    • Drones, sensores de calor y láser, así es el cerco fronterizo español
      Un informe subraya el creciente uso de alta tecnología para controlar los flujos de migrantes en Canarias, Ceuta y Melilla ❚ Lo cuestionable es su rendimiento

      Diario Expreso 5 Oct 2024 G. PASCUAL, MARÍA MARTÍN EL PAÍS - ESPECIAL PARA EXPRESO

      Las autoridades españolas han desplegado un amplio equipo de vigilancia para monitorizar la frontera territorial entre España y Marruecos, incluyendo drones, cámaras térmicas e iluminadores láser en Ceuta y Melilla, donde todavía está pendiente la implantación de sistemas de reconocimiento facial. En las Islas Canarias, el foco se pone más en cámaras electroópticas y sistemas de inteligencia artificial (IA) para distinguir embarcaciones “sospechosas”, aunque también se usan tecnologías biométricas para tratar de identificar a los migrantes que no aportan información personal. Así lo revela un informe realizado por las asociaciones Algorace y Euromed Rights que se presenta este viernes y que examina el uso de la tecnología en las fronteras.

      La investigación realizada por estos colectivos, basada en entrevistas a policías, guardias civiles y otro personal implicado en la gestión de las fronteras -y complementada con visitas diurnas y nocturnas a pasos fronterizos y puntos calientes de Canarias, Ceuta y Melilla-, corrobora que el reconocimiento facial todavía no está operativo en la frontera con Marruecos. Ese sistema debía haber empezado a usarse en 2022 con todos los ciudadanos de fuera de la UE que quieran entrar en territorio comunitario, tal y como contempla el Sistema de Entradas y Salidas (Entry/exit System, EES). Sin embargo, el proyecto de la UE aprobado en 2017 y dotado de un presupuesto de unos 650 millones de euros (712 millones de dólares) ha ido sufriendo retrasos: su puesta ha ido aplazándose hasta 2025.

      El uso de tecnologías basadas en IA es todavía testimonial. En Canarias se han incorporado herramientas de procesamiento de imágenes para la identificación de personas y embarcaciones.

      Salvamento Marítimo ha licitado contratos para adquirir sensores inteligentes, drones y software de aprendizaje automático para equipar sus barcos, reseña el estudio. A pesar de ello, el trabajo de campo realizado por los investigadores confirma que los GPS y los teléfonos satelitales siguen desempeñando un papel fundamental en las operaciones de rescate, por delante de tecnologías más novedosas.

      En las fronteras de Ceuta y Melilla, hoy por hoy tampoco la IA se hace evidente. “Aunque las autoridades insisten en que es fundamental incorporar tecnología digital para mejorar el control fronterizo, existe una percepción generalizada de que no hay suficientes medios para sostener esta infraestructura; y menos aún, para capacitar al personal en su uso”, señalan los investigadores.

      El uso de tecnologías en las fronteras “depende de las capacidades técnicas de los agentes de la Guardia Civil, la Policía Nacional y Frontex, quienes actúan como usuarios finales y son responsables de la toma de decisiones no automatizadas en su labor diaria. Aunque muchas decisiones cotidianas aún se basan en la experiencia personal de los agentes, cada vez se apoyan más en la información recopilada por estas tecnologías”, sostiene el informe.

      La frontera africana no está igual de vigilada a ambos lados de la valla. Según indicó la Guardia Civil a los investigadores, “mientras que los medios tecnológicos predominan en el frente europeo, Marruecos aporta recursos físicos esenciales”, haciendo referencia a los agentes de la Guardia Real de Marruecos que se encuentran en torres de vigilancia a lo largo del perímetro. El informe destaca, de hecho, que la infraestructura fronteriza combina sistemas analógicos y digitales, “lo que cambia la forma en que debemos investigar las fronteras como elementos sociotécnicos”.

      EN MELILLA

      A finales de 2023, el Grupo francés #Thales, fue seleccionadoo para implementar un nuevo sistema de vigilancia en Melilla,con estaciones fijas con cámaras de alta resolución y térmicas, iluminadores láser .

      ISLAS CANARIAS

      El Sistema Integrado de Vigilancia Exterior (SIVE) es la principal herramienta tecnológica para detectar y monitorizar la llegada de pateras. Se usa también en la lucha contra el tráfico de drogas.

  • Spain asks #Frontex to patrol African waters to curb migration

    Spain has asked EU border agency Frontex to seek permission from West African nations to patrol their seas. It hopes this will stop migrants from reaching the Canary Islands.

    Spain’s interior minister, Fernando Grande-Marlaska, has asked the European border agency Frontex to try to obtain permission to patrol some West African coastlines in order to help with those countries’ own migration management efforts.

    EU agreements with some West African countries, spearheaded by Spain, already provide for support with training and patroling the sea borders.

    The Spanish authorities said they were making this request in a bid to “save lives,” reported the news agency Reuters.

    Grande-Marlaska pointed out that Frontex operated in African territory in 2006, when a large number of people were leaving the continent. He said Frontex should approach Mauritania, Senegal and Gambia – the major departure countries for people crossing to the Canary Islands – for new permissions.

    In 2022, the NGO Statewatch claimed that Frontex was already planning operations in Mauritania and Senegal.

    ’Improve capacity to act abroad’

    The interior minister said he believed that Frontex could only truly protect Europe’s borders if it was able to operate outside of them as well, reported Reuters. “It is particularly important to improve its capacity to act abroad, both in terms of return and border management,” Grande-Marlaska said during a meeting of EU interior ministers in Luxembourg on October 10.

    At least 31,215 migrants have reached the Canary Islands this year. The figure is higher than last year, but still substantially under the number arriving in Italy (52,108), according to the UN refugee agency, UNHCR.

    UN Migration’s Missing Migrants project says at least 781 people have died on the Atlantic route towards the Canary Islands since the beginning of the year. The actual number could be much higher, since there is no official register of who sets off, and with such a vast route, no way of knowing how many boats, or people, have disappeared.

    Dangerous Atlantic crossing

    The Spanish human rights organization Caminando Fronteras (Walking Borders) estimates that in the first five months of 2024, at least 5,054 people died trying to reach Spain through various routes, the main one being the Atlantic route.

    In September, a boat overturned off El Hierro in the Canary Islands as it was approached by rescuers. Nine people were found dead on arrival, and at least 48 others were unaccounted for. This was the deadliest such incident in 30 years of crossing this route, reports Reuters.

    The request from Spain to Frontex comes just a day after the Spanish prime minister, Pedro Sanchez, spoke in positive terms about migrants and migration, underlining in a speech in parliament that Spain needed migrants to secure the future of its country and economic growth.

    Sanchez told parliamentarians that they should look to the facts about migrants, emphasizing that the majority of migrants to Spain came via legal routes. However he also said that it was important to manage migration properly and that he planned to urge the EU to speed up the implementation of the new pact on migration and asylum.

    Increasing returns

    The new pact provides for an increase in funding and presence of Frontex officers, and also proposes the creation of faster assessment processes at borders.

    An EU interior ministers’ conference in Luxembourg this week discussed the possibility of creating return centers or deportation hubs at the EU’s external borders. The Belgian minister responsible for asylum and migration, Nicole de Moor, described Europe’s returns process as the “weakest link” in its migration management policy.

    Last year, according to European data, more than 500,000 people in the EU were issued with notices to quit European territory. Only 20 percent of those issued with the notices actually did so.

    Frontex assesses future strategic risks

    In a strategic risk analysis report from Frontex published at the end of September, the agency writes that it expects “migratory pressures…to increase.” It says this will require “substantial improvements in border management capabilities.”

    The report underlines that cooperation with third countries – in areas such as border control and surveillance, capacity building and training, as well as “return activities” – will be crucial to the EU to manage migration in the future.

    The agency also worries that the influence of authoritarian regimes, already present in Burkina Faso, Mali and Niger, could spread. This could “stir sociopolitical tensions, unrest and civil war, triggering intra-Africa displacements and/or irregular migration flows outside the continent, mainly towards Europe on the Central and Western Mediterranean routes.”

    The report does not mention any specific states in which Frontex patrols are planned.

    https://www.infomigrants.net/en/post/60504/spain-asks-frontex-to-patrol-african-waters-to-curb-migration

    #Espagne #migrations #frontières #externalisation #contrôles_frontaliers #îles_Canaries #Canaries #route_Atlantique

  • La Mauritania di nuovo nel mirino della Spagna e dell’Unione europea

    Il premier spagnolo Sánchez cerca l’accordo per rafforzare il controllo dei confini e bloccare le partenze verso le Canarie.

    La Spagna nel corso del 2024 ha registrato un aumento del 66% rispetto all’anno precedente della cosiddetta “immigrazione irregolare”, soprattutto in virtù dell’incremento degli arrivi di persone migranti alle Isole Canarie. I dati rilasciati da Unhcr indicano che fino al 1° settembre 2024 sono arrivate via mare 25.725 persone 1, circa i ⅔ degli arrivi complessivi. In totale sono approdate in Spagna, comprese le enclave di Ceuta e Melilla, 36.062 persone.

    La rotta delle Canarie ha registrato un incremento dallo scorso autunno a causa delle tensioni e della repressione politica e sociale che si è avuta in buona parte dei Paesi della costa occidentale dell’Africa; per questo era entrata nel mirino delle politiche europee, in quello che sembra essere un processo inarrestabile di criminalizzazione dei flussi migratori e di militarizzazione dei confini.

    Nel mirino delle politiche europee è entrata, parallelamente, anche la Mauritania. Infatti, secondo i dati forniti dal governo ai media, il Paese è diventato, dalla fine dell’anno scorso, il principale punto di partenza per le barche di legno dirette alle Isole Canarie. Questo perché, al pari del Niger, è considerato attualmente uno dei maggiori paesi di “transito” dell’Africa sahariana, ospitando oltre 150.000 persone sfollate, la maggior parte delle quali proviene dal Mali scosso da conflitti e terrorismo.

    Non ci sono segnali che la tendenza possa cambiare, specialmente con il persistere e l’intensificarsi del conflitto armato nel nord del Mali, il che rende probabile un aumento del numero di persone in fuga.

    Sei mesi fa, la visita in Mauritania del Primo Ministro spagnolo Sánchez e della Presidente della Commissione Europea von der Leyen, aveva portato ad un accordo con una promessa di finanziamento di 500 milioni di euro per “gestire” l’immigrazione, ossia chiedere al Paese di bloccare le persone migranti dirette verso la Spagna. A quanto pare, queste promesse non hanno prodotto i risultati sperati.

    Tuttavia, come ormai insegnano le statistiche e gli studi critici sui processi di esternalizzazione delle frontiere, questo accordo porterà solo a rendere ancora più pericolosa la navigazione su una delle rotte migratorie più mortali al mondo.

    L’Ong spagnola Caminando Fronteras, che tra le sue attività avverte le autorità marittime delle barche in pericolo, ha stimato che oltre cinquemila migranti hanno perso la vita in mare nei primi cinque mesi dell’anno, con una media di 33 morti al giorno, nel tentativo di raggiungere l’arcipelago spagnolo. Ci sono vari fattori che aumentano la pericolosità di questa rotta: le forti correnti mentre i migranti viaggiano su barche fatiscenti e sovraffollate, le distanze del tragitto che tendono ad allungarsi spostando la partenza sempre più a sud, ma anche la mancanza di una politica efficace di ricerca e soccorso in mare aperto.

    Secondo Sara Prestianni di EuroMed Rights è evidente che l’aumento degli arrivi alle Canarie sia anche un effetto degli accordi con la Libia e la Tunisia, “poiché c’è un impegno, sia da parte delle autorità libiche sia da parte del governo tunisino, a intercettare e riportare a riva i migranti che tentano di salpare, anche violando i diritti umani. Quindi, se guardiamo alla regione nel suo complesso, possiamo notare come l’aumento del flusso verso le Canarie sia legato anche ai blocchi in altri punti di ingresso in Europa“2.

    Sánchez di nuovo in Africa Occidentale per ridurre il flusso di migranti

    Per far fronte all’aumento degli arrivi e dare un segnale all’opinione pubblica, il Primo Ministro spagnolo ha organizzato dal 27 al 29 agosto un nuovo giro di incontri in Mauritania, Senegal e Gambia.

    L’obiettivo della visita, secondo il comunicato dell’ufficio stampa spagnolo, “è rafforzare la cooperazione bilaterale per affrontare la sfida dell’immigrazione da una prospettiva multidimensionale, nel contesto della crisi migratoria attuale e degli sforzi per migliorare le relazioni tra la Spagna e l’Africa Occidentale”.

    Nell’incontro con il Presidente della Repubblica Islamica di Mauritania, Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, è stato discusso il rafforzamento delle relazioni bilaterali tra gli Stati. È stata adottata una dichiarazione congiunta (leggi in pdf) che definisce le linee guida della cooperazione tra Spagna e Mauritania, che include l’accordo di tenere il primo incontro congiunto di alto livello nel 2025. La dichiarazione copre una vasta gamma di argomenti di “interesse comune”, come lo sviluppo del commercio, il rafforzamento delle relazioni culturali, la cooperazione in materia di sicurezza e la gestione collaborativa del fenomeno migratorio.

    Sánchez e Ould Ghazouani hanno anche firmato un memorandum d’intesa per sviluppare la cosiddetta “migrazione circolare”, considerata dal governo un “modello” già applicato con Marocco e Senegal che consente l’ingresso dei migranti secondo quote prestabilite e per un periodo limitato, dopo il quale devono tornare nei loro Paesi d’origine. Una sorta di decreto flussi per lavoratori stagionali che presterebbero la loro forza lavoro per l’economia spagnola a intermittenza, a seconda dei bisogni del paese europeo. Le organizzazioni antirazziste definiscono questi accordi una moderna forma coloniale.

    Tra gli altri punti concordati, è stato discusso un ulteriore finanziamento per rafforzare il controllo delle frontiere, e il Primo Ministro ha informato il Presidente mauritano che la Spagna continuerà a lavorare all’interno dell’Unione Europea per promuovere l’attuazione degli accordi annunciati lo scorso febbraio e quindi a far arrivare i soldi promessi. Pedro Sánchez ha annunciato che la Spagna contribuirà da subito con altri 500.000 euro all’iniziativa di formazione nel campo della difesa e della sicurezza in Mauritania.

    Sulla stampa è stato anche riportato che le autorità spagnole hanno informato le loro controparti mauritane dei loro sospetti sull’esistenza di una rete di traffico di esseri umani che sfrutta il passaggio facilitato dei mauritani attraverso gli aeroporti spagnoli, deviando il loro percorso dalle rotte internazionali verso la permanenza e la richiesta di asilo in territorio spagnolo. Dopo l’aumento del numero di richiedenti asilo mauritani, con 815 richieste di asilo registrate solo quest’anno, di cui trecento solo nel mese di luglio, le autorità spagnole hanno deciso di imporre il visto di transito (VTA) ai titolari di passaporti mauritani durante il loro passaggio attraverso gli aeroporti spagnoli.

    Non sono ancora chiari tutti i dettagli delle misure concordate e il loro meccanismo di attuazione, ma l’obiettivo principale è ridurre le partenze verso l’Europa.

    Ad esempio, riguardo alla questione del rimpatrio forzato dei migranti irregolari che arrivano in Spagna attraverso la Mauritania, alcune fonti indicano che il rimpatrio è già incluso negli accordi esistenti. Tuttavia, non è stato ancora discusso pubblicamente a causa di resistenze in Mauritania.

    È previsto che il Parlamento mauritano tenga una sessione straordinaria la prossima settimana per discutere un progetto di legge che prevede la creazione di un tribunale specializzato nella lotta contro la schiavitù, il traffico di esseri umani e la tratta di migranti, così come la modifica della legge n. 65-046 del 23 febbraio 1965 che include le disposizioni penali relative al sistema migratorio. Tutte queste modifiche terranno conto delle questioni recentemente concordate con la Spagna e l’Unione europea.
    Ripetere le stesse misure e aspettarsi risultati diversi?

    Nonostante anni di accordi bilaterali simili e politiche incentrate sull’esternalizzazione delle frontiere da parte degli Stati membri dell’Ue e della stessa Unione Europea, i risultati sul campo dimostrano che queste politiche non sono riuscite a affrontare le radici profonde del problema. Ripetere questi accordi che si concentrano sul fornire supporto finanziario in cambio del contenimento dei migranti nei paesi di transito come la Mauritania, ripropone lo stesso approccio fallimentare che ha già dimostrato la sua inefficacia.

    La Mauritania, un paese che non dispone di infrastrutture adeguate né di leggi che proteggano i diritti dei rifugiati e dei migranti, si sta trasformando in una prigione a cielo aperto, dove le persone soffrono condizioni di vita difficili e mancanza di protezione legale. Queste politiche, per giunta, si sono tradotte nella detenzione dei migranti in paesi dove sono violati i loro diritti fondamentali, oppure dove sono vittime di veri e propri pogrom (si veda quello che appunto accade in Libia e Tunisia), aggravando così la crisi umanitaria, piuttosto che offrire soluzioni sostenibili.

    Inoltre, recenti rapporti dei media hanno segnalato l’uso dei soldi dei cittadini europei per finanziare deportazioni di migranti e abbandonarli nel deserto, come avvenuto in Algeria e Tunisia. Queste pratiche disumane dovrebbero immediatamente cessare e i fondi dirottati utilizzati per garantire i diritti fondamentali e la protezione.

    https://www.meltingpot.org/2024/09/la-mauritania-di-nuovo-nel-mirino-della-spagna-e-dellunione-europea

    #Espagne #externalisation #Mauritanie #asile #migrations #réfugiés #Canaries #route_atlantique #îles_Canaries

  • Immigration clandestine : 17 corps sans vie dont 2 sénégalais échouent sur une plage au Maroc
    https://www.dakaractu.com/Immigration-clandestine-17-corps-sans-vie-dont-2-senegalais-echouent-sur-

    Immigration clandestine : 17 corps sans vie dont 2 sénégalais échouent sur une plage au Maroc
    Les conséquences de l’émigration irrégulière se font sentir dans plusieurs pays en Afrique subsaharienne. Les jeunes continuent de perdre la vie en mer. Selon des médias locaux marocains, deux embarcations avaient été portées disparues avant que 17 corps sans vie dont 3 femmes échouent à la plage de Gulmin.
    « Pour le moment 2 Sénégalais ont été formellement identifiés. Leurs dépouilles sont actuellement à la morgue du centre de santé de Bouizakame situé à 1100 km au nord de Dakhla, informe Liberation. Les vérifications continuent », a fait savoir Babou Sene. « Il s’agit de deux zodiaques qui ont chaviré le 17 août au large de Tarfaya. Les corps ont été rejetés par la mer plus au nord à Guelmim. Des dizaines de disparus ont été dénombrés . Malheureusement, les capitaines des embarcations étaient tous Sénégalais et les trafiquants de migrants les font venir directement du Sénégal notamment des lles du Saloum.
    Les capitaines de ces embarcations ont été arrêtés, selon Libération. Depuis le début du mois, 8 capitaines, tous des Sénégalais ont été arrêtes. Il convient de noter qu’aucun Marocain n’ose conduire un zodiaque en raison des peines de prisons dissuasives qui sont infligées » a fait savoir le consul général du Sénégal à Dakhla avant de faire un état des lieux. « La situation se décante petit à petit. Nous avons pu rapatrier par voie aérienne 09 Sénégalais le 30 juillet et 40, le 06 août. 53 seront rapatriés par voie aérienne le 28 août. A cette date, il restera encore près de 300 compatriotes dans les centres d’accueil de Bir-Gandouz et d’Argoub situés respectivement à 300 km et 100 km au sud de Dakhla. Nous faisons de notre mieux pour porter aide et assistance aux compatriotes qui vivent dans des conditions difficiles », a-t-il ajouté.

    #Covid-19#migrant#migration#senegal#maroc#routemigratoire#mortalite#traversee#atlantique#ilesaloun#sante#corps#rapatriement