• Le ciel de #Marignan

    #1515... Date mythique synonyme de défaite pour les soldats suisses sur le champ de #bataille_de_Marignan. L’historiographie a longtemps glorifié l’héroïsme des #Confédérés. Mais que s’est-il passé, au juste ? Que faisaient les soldats suisses à #Milan ? Pourquoi sont-ils allés se battre dans les plaines lombardes ?

    https://www.rts.ch/play/tv/histoire-vivante/video/le-ciel-de-marignan?id=7237338
    #histoire #Suisse #mercenariat #mercenaires #guerre #Jean-Jacques_de_Trivulse #Français #Col_de_l'Arche #neutralité #Zwingli #film #documentaire #François_1er

  • Avis de tempêtes #15
    https://grenoble.indymedia.org/articles-4/non-locaux/article/avis-de-tempetes-15

    par .-. - #Non_locaux | #Média, #Outils_théoriques, #Actions_directes, #Brochures Avis de tempêtes – bulletin anarchiste pour la guerre sociale n°15 (mars 2019) vient de sortir. Pour lire, imprimer et diffuser ce petit bulletin autour de soi (il est en format A5, et celui-ci fait 20 pages), on pourra retrouver chaque nouveau numéro tous les 15 du mois, ainsi que les précédents, sur : https://avisdetempetes.noblogs.org « En y prêtant quelque attention, fracasser le miroir de la normalité et se retrouver de l’autre côté pourrait même se révéler plus surprenant encore. Car en (...)

  • #vrac #15 - Bonne année 2019
    http://namok.be/blog/?post/2019/03/07/vrac-15-Bonne-annee-2019

    Ça fait bien longtemps que je n’ai plus écrit un vrac — 4 ans quand même — et ce vrac servira de vœux de nouvelle année.

    Lorsque je décidais d’écrire un vrac, c’était pour partager des liens pour lesquels je n’écrirais pas d’article mais dont je voulais me souvenir et que je voulais partager ici. Dans mon vrac 14, je parlais de pandoc… et bien, depuis 4 ans, je l’utilise quasi tous les jours.

    Qu’ai-je découvert de révolutionnaire depuis ? Rien.

    Depuis mon dernier vrac, ce qui a le plus évolué sur internet, c’est l’attitude de chacun et chacune sur les réseaux sociaux. Nous avons développé une capacité à nous émouvoir très fort. Pendant peu de temps. Et — quasi — sans action derrière. Certaines personnes utilisent de plus en plus les réseaux sociaux tandis que d’autres parlent de déconnexion. Dans ce domaine, (...)

    #Mes_doigts_dans_le_clavier #inutile

  • Interview with #kaggle Grandmaster, Lead Data Scientist at Dbrain: Artur Kunzin
    https://hackernoon.com/interview-with-kaggle-grandmaster-lead-data-scientist-at-dbrain-artur-ku

    Interview with Kaggle Grandmaster, Head of Computer Vision at X5 Retail Group: Artur KuzinPart 22 of The series where I interview my heroes.Today I’m honored to be interviewing a Kaggle Grandmaster from the ods.ai community.I’m excited to be talking to Competitions GrandMaster (Ranked #29, kaggle: @n01z3) and Kernels (Ranked #159), Discussions Expert: (Ranked #58),: Artur KuzinArtur has a background in Physics and Applied Math with a Masters Degree. Currently, he is working as the Head of Computer Vision at X5 Retail Group (Largest multi-format retailer in Russia), before X5 Group- he has worked as Lead Data Scientist at Dbrain (Dbrain.io), and as a Data Scientist at Avito (the second largest classifieds site in the world, part OLX group).About the Series:I have very recently started making (...)

    #artificial-intelligence #data-science #deep-learning #machine-learning

  • The misunderstood 15 hour work week of John Maynard Keynes
    https://hackernoon.com/the-misunderstood-15-hour-work-week-of-john-maynard-keynes-9d4561c96ab6?

    The misunderstood 15 hour workweek of John Maynard KeynesThe promised 15 hour workweek came, but no one noticed it.John Maynard Keynes (1883–1946)In 1930, British economist John Maynard Keynes predicted that technological change and productivity improvements would eventually lead to a 15 hour workweek. But today most of the people still work 40 hours or more per week.So what happened or did something happen?I bet most of you haven’t heard of this prediction before. Why? Well because most people would say that John Maynard Keynes was wrong. Since, when you look around you see that most people are not anywhere close to 15 hour workweek, even 40 hour workweek is seen as luxury, and the reality is being somewhere around 50 hours. Right? No, Wrong.That’s not how to verify a theoryLet’s take an (...)

    #work-life-balance #15-hour-work-week #time-management #economics #john-maynard-keynes

  • « Journée-test »
    Sur les emplettes de Noël

    Natalie

    https://lavoiedujaguar.net/Journee-test-Sur-les-emplettes-de-Noel

    Paris, le 16 décembre 2018
    Chers, du Chiapas et d’ailleurs,

    La nuit étant passée sur le cinquième acte, d’un organe de presse officielle à l’autre, la messe semble dite, ce ne fut pas un 4 Août… À Paris, selon les sources, de mille à quatre mille protestataires auraient, hier, battu le pavé. Certes, nous sommes habitués aux blagues chiffrées, et les sites d’information les plus alternatifs concèdent qu’il n’y a pas eu photo entre le 8 et le 15 décembre, mais tout de même, de qui se fout-on ? Piètre estimatrice de foules, je n’avancerai aucun chiffre, et, vous proposant le simple récit d’une balade hivernale, j’espère qu’il vous aidera à vous représenter ce qu’il en est des soi-disant fins de partie, en capitale.

    Démarrage : 9 h 30 à Richelieu-Drouot, dernière station de métro restée ouverte avant Saint-Lazare. Il s’agit de rejoindre un melting-pot de « travailleurs, syndiqués ou non, avec ou sans emploi, français ou étrangers, étudiants, lycéens, habitants des quartiers populaires, trans-pédé-bi·e·s-gouines », alliés (via une annonce distincte proposant le même rendez-vous) aux « organisations de gauche ». (...)

    #gilets-jaunes #Paris #15_décembre #manifestation #témoignage

  • Pour ma sortie de l’hôpital, pas très mobile, sur béquilles, ne pouvant pas sortir de chez moi, luttant pas mal à la fois contre la douleur après le choc opératoire orthopédique et une certaine forme d’anxiété post anesthésie, mes enfants ont été très gentils avec moi, notamment les grands. Jusqu’à mon gendre, que je ne connais pas bien, et qui a eu la gentillesse de me créer un compte à un service de vidéo à la demande grâce auquel je pourrais regarder autant de films que je veux.

    Je n’ai pas la télévision. Je ne peux pas dire que je ne l’ai jamais eue, mais les quelques fois où je l’ai eue, cela n’a pas duré très longtemps et ce n’était jamais de mon fait, je peux donc dire que les rares fois où j’ai eu la télévision c’était de manière indirecte. Et chaque fois quelques réflexes assez sains de ma part ont fait que je l’ai regardée très peu et de biais.

    Et du coup sans aucune culture télévisuelle, pour singer Grégoire Bouillier dans Le Dossier M. ,la télévision, pour moi, s’est arrêtée dans les années septante, avec la fin de Zorro et l’avénement de Dallas, sans toile de fond télévisuelle donc, j’ai été dans un très grand embarras pour ce qui est de renseigner utilement mon profil pour ce service de video à la demande. Rien que pour le choix de l’image de profil cela n’a pas été simple, puisque m’ont été présentées des centaines de petites vignettes à l’effigie de toutes sortes de personnages auxquels j’ai vraiment peiné à m’identifier, j’ai fini par choisir celui d’un gros animal gris qui a l’air un peu triste, c’était ce qu’il y avait de plus ressemblant.

    Ensuite il a fallu que je choisisse trois films préférés. J’ai cherché La Grande Illusion de Jean Renoir, Nostlaghia d’Andreï Tarkovsky et La Dolce Vita de Federico Fellini, mais force est de constater que cela ne faisait pas partie des choix proposés au contraire de quelques centaines de films dont je n’avais jamais entendu parler. J’ai fini par en prendre trois par défaut et complètement au hasard, notamment un parce qu’il y avait un avion de chasse sur l’affiche et j’aime bien les avions (mon papa était pilote).

    Et à partir de là j’ai décidé de me laisser entièrement faire, de me soumettre à la logique da l’algorithme.

    Après deux semaines d’un ou deux films par jour et de quelques épisodes de séries butinés en suivant les recommandations de l’algorithme, je pense qu’il est temps de faire la liste de toutes les choses dont je suis désormais persuadé. Au plus profond de moi.

    Quand une personne est filmée en train de dire au revoir à ses enfants avant de monter dans sa voiture, une fois sur deux cette dernière explose. Ce qui est très triste. Pour les enfants en question, qui deviennent soit, des terroristes plus tard, soit, au contraire, des spécialistes du déminage.

    Conviction #1

    Le terrorisme, surtout celui islamiste, est le seul vrai cancer de notre société. C’est un cancer prioritaire. Et il ne semble pas y avoir de lien entre la géopolitique, la politique, l’économie, l’écologie et le terrorisme. Pour s’attaquer au terrorisme, il n’existe qu’un seul moyen l’usage de la force contre la force.

    Conviction #2

    Les pays occidentaux ont tous une règle d’or, on ne négocie JAMAIS avec les terroristes, c’est souvent répété, cela doit avoir son importance.

    Conviction #3

    Il ne faut pas généraliser, il existe de très bons Musulmans, de véritables savants qui sont capables de réciter toutes sortes de sourates qui arrivent à point nommé en contradiction des messagers de la haine qui, eux, ont lu le Coran à l’envers, enfin vous voyez ce que je veux dire (je dis cela parce que des fois on voit des Occidentaux qui trouvent un exemplaire du Coran, souvent dans le voisinage d’explosifs et de munitions, à croire que les Islamistes n’ont qu’un seul livre dans leur bibliothèque dans laquelle, par ailleurs, ils et elles rangent leur arsenal, et ces Occidentaux qui n’ont pas l’air d’être au courant qu’ils ou elles le regardent à l’envers par rapport à son sens de lecture original).

    Conviction #4

    Par bonheur des hommes et des femmes au courage immense et à la tête de moyens techniques considérables et sophistiqués ne comptent pas leurs heures pour ce qui est de poursuivre les terroristes. Nous allons le voir on est vraiment dans le sacrifice personnel.

    Conviction #5

    Sans les caméras de surveillance omniprésentes dans des villes comme Londres ou New York, on serait foutu et toutes et tous tués par des terroristes, surtout des kamikazes, qui souvent ne sont que des lâches et qui n’ont pas toujours le courage de se suicider, en fait.

    Conviction #6

    Les hommes et les femmes, mais surtout les hommes, qui risquent tous les jours leurs vies pour que nous on puisse continuer de se bâfrer au barbecue en continuant de roter des bibines en marge de matchs de baseball entre copains, sans craindre qu’à tout moment, nous soyons les victimes d’attaques terroristes absolument dévastatrices, ces hommes et ces femmes donc ne dorment presque jamais et sacrifient leur vie privée dans les grandes largeurs mais ces hommes sont souvent mariés à des femmes qui comprennent qu’un tel devoir passe avant toutes choses et que leurs maris font cela pour le bien du pays et il n’y a pas de plus grands enjeux que le bien du pays et la sécurité nationale. Ce sont aussi elles les héroïnes de la sécurité nationale. Et plus tard les enfants nés de telles unions reprendront le flambeau. Bon sang ne saurait mentir. Surtout si l’un de ces parents est mort dans la lutte antiterroriste, a fortiori dans l’explosion de sa voiture piégée un matin en partant au travail.

    Conviction #7

    Parfois des agents, des policiers, des militaires, bref des personnes qui luttent contre le terrorisme se sacrifient pour éviter des massacres, le plus souvent ces héros qui font le sacrifice ultime sont noirs. Leurs enfants reçoivent alors un drapeau américain plié en triangle. Ce qui est une très belle récompense, ces enfants, souvent des garçons, consolent courageusement leur mère, qui, elle, une femme, pleure comme une madeleine. Faut dire aussi, c’est un peu triste. Mais elles finissent par comprendre la nécessité de ce sacrifice et même elles en conçoivent une grande fierté. Elles ne se remarient jamais.

    Conviction #8

    Ce n’est pas de gaité de coeur que les forces de l’ordre sont parfois contraintes à recourir à la violence et à la torture pour tenter d’extraire in extremis des informations qui vont sauver des centaines, parfois des milliers, de personnes innocentes et c’est tellement pas de gaité de coeur qu’en général de telles scènes de torture sont super bien filmées pour bien montrer que c’est nécessaire. A vrai dire dans les films pas une scène de torture qui ne vienne apporter une information cruciale, ce qui équivaut à dire : la torture cela marche. Ici je glisse une remarque qui ne concerne pas totalement le terrorisme, mais quand ce sont des Nazis de la Seconde guerre mondiale (parce que j’ai aussi regardé deux films dont l’action était située pendant l’occupation) qui torturent des résistants, la torture alors ne fonctionne pas à tous les coups, sauf auprès des plus faibles, des lâches qui n’étaient sans doute pas de vrais résistants, qui finissent par donner les noms de grands chefs de la résistance, qui, sans cette traitrise, ne seraient jamais tombés.

    Conviction #9

    De même lors des interrogatoires d’éventuels complices de terrorisme les enquêteurs et enquêtrices font souvent des propositions de marché avec les personnes qu’elles interrogent et elles respectent TOUJOURS leur parole, c’est à ce genre de choses que l’on voit que ce sont des personnes d’une droiture exceptionnelle parce qu’elles parviennent toujours à surmonter leurs préjugés, mais c’est quand même souvent qu’ensuite les complices de terrorisme déçoivent et trahissent cette confiance et cette droiture, parce qu’on ne peut vraiment pas leur faire confiance. Et le plus souvent quand ces personnes rejoignent inexorablement les forces du mal, au cours d’actions dangereuses les personnes de l’antiterrorisme les tuent dans des cas probants d’autodéfense. Comme ça c’est réglé. Ces terroristes et ces complices ont eu leur chance mais n’ont JAMAIS su en profiter.

    Conviction #10

    Les forces de l’ordre ne sont jamais racistes. Il arrive que certaines personnes des forces de l’ordre aient des préjugés raciaux mais c’est souvent facilement explicable parce qu’en fait le neveu de la belle soeur d’un collègue de leur jardinier faisait partie des victimes de nine eleven, mais par la suite leur partenaire, leur binôme qu’ils et elles n’ont pas choisi, parfois issu de l’immigration récente, arrive à leur montrer qu’il faut surmonter de telles douleurs. Et ils et elles y arrivent très bien. Et à la fin c’est souvent accolades et embrassades à tout va. C’est assez viril et chaleureux, de cette sorte d’accolade américaine dite Hug dans laquelle le fracas des tapes dans le dos est tel qu’il couvre tout potentiel érotique dans le rapprochement des deux corps.

    Conviction #11

    Dans les hommes et les femmes politiques, il y a deux sortes de personnalités, les manipulatrices dont on finit TOUJOURS par découvrir qu’ils et elles ont trempé dans toutes sortes de combines qui les ont enrichies et souvent en mettant la vie des forces de l’ordre et des forces militaires en danger, tout ça pour leurs intérêts personnels (ce qui est quand même très mal), et d’autres qui ont plus des profils d’underdogs et qui finissent TOUJOURS par triompher en dépit d’un parcours jonché d’embûches dont ils et elles se relèvent TOUJOURS. Et à la fin ce sont elles et eux qui sont élus et tout redevient normal et pacifié.

    Conviction #12

    Bien souvent le grand public n’a pas la plus petite idée des épouvantables menaces qui pèsent sur lui à tout moment, périls qui sont heureusement évités in extremis par les forces de l’ordre qui sont toujours là au bon moment, qui sont des héros, ce que l’on sait rarement, et qui ne demandent rien de plus pour de tels actes de bravoure, que des salaires modestes et de pouvoir humer l’air de la ville en paix un vendredi soir et savoir, au plus profond d’eux et d’elles-mêmes, que si ce n’est que rires, fêtes et insouciance autour d’elles et eux, c’est grâce à ce travail de l’ombre qui n’a pas d’autre reconnaissance. Mais cela leur suffit amplement.

    Conviction #13

    En fait tous les peuples sont amis, c’est juste quelques tarés, notamment islamistes, qui font régner la terreur parce qu’ils et elles voudraient qu’on soit tous religieux de la même manière, la leur, mais heureusement, Dieu merci, il y a des hommes et des femmes d’exception qui veillent sur nous.

    Conviction #14

    La vidéosurveillance c’est très important, ça permet de surveiller les terroristes avant qu’ils et elles n’aient le temps de perpétrer un attentat, ou, si les terroristes parviennent quand même à faire exploser leur bombe ou que sais-je, ça permet de reconstituer la manière dont ils et elles ont procédé et de retrouver leurs complices. La vidéosurveillance est au coeur de tout, sans elle aucun espoir. Les professionnels de la vidéosurveillance savent tout de suite qui est qui sur les images, les personnes comme vous et moi qui ne font rien de mal, et qui n’ont rien à cacher, et les terroristes, à vrai dire les personnes derrière les écrans de vidéo surveillance sont tellement débonnaires que des fois elles voient de petits larcins en direct mais comme elles ont d’autres chats à fouetter, elles ferment gentiment les yeux sur ces délits mineurs, presque elles feraient des compilations de ces petits délits pour les fêtes de fin d’année dans le service, c’est vraiment vous dire que la vidéo surveillance c’est pour les terroristes. Qui sont ultra-minoritaires.

    Conviction #15

    Il arrive parfois, malgré tout, que certaines choses se superposent à la vidéo surveillance ou que les forces de l’ordre mal renseignées commettent des erreurs et arrêtent momentanément des personnes qui ne sont pas du tout impliquées dans le terrorisme, de telles erreurs sont toujours très vite corrigées et les forces de l’ordre admettent volontiers leurs erreurs et produisent des excuses sincères qui sont bien comprises et bien acceptées, surtout quand on explique à ces personnes arrêtées par erreur qu’il y avait des enjeux de sécurité nationale et on s’excuse, ne vous excusez pas vous ne pouviez pas savoir.

    Conviction #16

    Grâce à une technologie d’extrême pointe, les services antiterroristes parviennent à faire survoler n’importe quel endroit de la planète instantanément avec des satellites et des drônes qui leur permettent systématiquement de déterminer qui est qui qui dit quoi à qui et qui qui donne quoi à qui etc… La technologie de pointe en question est tellement puissante qu’elle ne semble jamais sujette à la moindre défaillance et semble produire des temps de réponse prodigieusement instantanés et exempte de tout décalage horaire, le contribuable en a pour son argent question technologie et moyens techniques.

    Conviction #17

    Quand un ou une responsable entre dans une réunion, dès qu’il ou elle enfonce rageusement une touche de la télécommande du vidéo projecteur, on tombe pile sur la bonne image, le bon enregistrement, la bonne photocopie du bon document. La technologie est notre meilleure amie. Et les personnes de l’antiterrorisme qui l’utilisent n’ont généralement qu’une seule commande à taper sur leur clavier pour faire apparaitre à l’écran suspects et preuves.

    Conviction #18

    Les personnels des différentes agences qui luttent contre le terrorisme ont souvent des scrupules à propos de la manière dont elles obtiennent des informations, notamment grâce à la technologie, il y a des tas de contraintes juridiques qui sont suivies à la lettre et, seulement de temps en temps, quand vraiment il s’agit de sauver des centaines de vies, alors il arrive que l’on enfreigne de telles limitations juridiques, mais par la suite on se rend bien compte que c’était un mal nécessaire et que de toute manière tout le monde n’a rien à cacher donc c’est un moindre mal.

    Conviction #19

    Les hommes et les femmes politiques qui sont en première ligne de la sécurité nationale n’ont pas nécessairement d’ambition politique, ce serait mal les connaitre et les juger, leur première préoccupation c’est de servir le pays et ses habitants.

    Conviction #20

    Toutes les différentes agences anti terroristes travaillent main dans la main et parviennent parfaitement à mettre de côté leurs éventuels différends quand il s’agit de lutte contre le terrorisme, il y a même parfois des rencontres étonnantes entre les personnels de ces différentes agences qui peuvent aller jusqu’à l’amour charnel.

    Conviction #21

    A la Maison Blanche personne ne dort plus de trois heures par nuit. Et quand le président des Etats-Unis recommande à ses aides de rentrer chez eux pour aller faire une bonne nuit de sommeil parce que la journée de demain est porteuse de nouveaux défis, en général il est déjà bien plus de minuit. C’est aussi cela servir.

    Conviction #22

    Quand un ou une agente spéciale s’approche d’un ordinateur, il ou elle n’a généralement pas besoin ni de le démarrer ni de se connecter, encore moins de lancer le programme dont il ou elle a besoin, direct il ou telle tape les termes de sa recherche et en général le temps de réponse est instantané et souvent s’affiche automatiquement sur un grand écran où ses supérieurs peuvent constater qu’il ou elle trouve beaucoup plus souvent qu’il ou elle ne cherche.

    Conviction #23

    A vrai dire les personnes qui travaillent à l’antiterrorisme cherchent peu et trouvent rapidement. Ils sont très forts. Ils ne se trompent presque jamais. Et quand ils sont dans l’erreur, c’est seulement momentané, et quand ils et elles finissent par recoller les morceaux du puzzle alors Gare !

    Conviction #24

    Les rapports que le président des Etats-Unis entretient avec les autres dirigeants sont systématiquement cordiaux et pondérés sauf quand les dirigeants de petits pays insignifiants commencent à casser un peu les couilles du président et alors le ton monte et le président des Etats-Unis menace de l’usage de la force en faisant par ailleurs état d’un truc que ses services secrets ont découvert récemment et c’est la déconfiture du dirigeant du petit pays insignifiant, il faut voir sa tête.

    Conviction #25

    Pour travailler à la Maison-Blanche, il est recommandé aux femmes d’avoir de jolies jambes et de belles poitrines. Quand une femme a plus de cinquante ans elle est impérativement première ministre d’un autre pays. Elle n’est alors plus tenue d’avoir de jolies jambes et ou une belle poitrine.

    Conviction #26

    Les enquêtes de l’antiterrorisme vont à toute allure, une autopsie peut ne prendre d’une petite heure, une analyse balistique est en général instantanée, de même que d’éplucher des relevés bancaires d’un magnat de la drogue, il faut dire avec les moyens techniques qu’on leur alloue c’est un peu normal non ? Et c’est même pour cela qu’on les leur alloue, c’est pour le bien et la sécurité de toutes et tous.

    Conviction #27

    Les terroristes islamistes ont vu, et étudié dans le détail, The Mandchourian Candidate de John Frankheimer donc quand ils rendent de prisonniers et des otages, on n’est jamais trop prudents pour ce qui est de les surveiller étroitement parce qu’il y a de grandes chances pour qu’ils soient devenus des terroristes islamisées eux-mêmes.

    Conviction #28

    On peut TOUJOURS se fier à des agents du Mossad.

    Conviction #29

    Il arrive parfois que des agents et des agents de l’antiterrorisme outrepassent leurs droits, notamment dans la surveillance de quidams, ils et elles en ont parfaitement conscience, mais ils et elles suivent des intuitions imparables et voient des postes que personne n’avaient vues avant elles et eux, et même ils et elles jouent souvent leur carrière dans de telles enfreintes de la loi, mais par la suite on trouve toujours un juge ou que sais-je pour reprendre la situation et lui donner des allures légales.

    Conviction #30

    Quand une agence ou un agent de l’antiterrorisme est tellement pris par le travail qu’il ou elle en arrive à manquer l’anniversaire d’un neveu ou d’une nièce adorées, il ou elle trouve toujours le moyen de se faire pardonner auprès de l’enfant et de ses parents, avec les parents c’est facile il suffit d’invoquer le devoir et la sécurité nationale.

    Parallèlement à toutes mes convictions nouvelles en matière de terrorisme j’ai également appris que le soleil ne se couchait jamais dans le monde de l’antiterrorisme, il n’y a pas de décalage horaire très marquant entre le Moyen Orient et les Etats-Unis d’Amérique (pas même à l’intérieur même des Etats-Unis), que les rues de New York et d’autres grandes villes avaient été interdites d’accès aux personnes obèses, aux vieilles personnes et aux personnes vagabondes, qui quand elles apparaissent sont le plus souvent des agents sous couverture, que dans un film qui traite de terrorisme plus historique, en décembre 1975, à Vienne en Autriche, il y avait encore des feuilles aux arbres, que pour les besoins d’un scénario, des jeux olympiques pouvaient avoir lieu, à tout moment, et là au feuillage vert printemps des arbres, on peut penser que désormais les JO d’été ont lieu en avril. Il est également possible de copier le contenu d’un disque dur ou d’un serveur en une poignée de secondes sur des cartes mémoires ultra compactes, sont bien équipés les gus.

    Bref ça file un peu les jetons tout de même ce terrorisme, surtout celui islamiste mais bon on est quand même bien protégés, par des gars et des filles qui sont prêtes à se sacrifier pour nous et qui peuvent s’appuyer sur des caméras de surveillance un peu partout, ce serait même bien d’en mettre davantage.

    #pendant_qu’il_est_trop_tard

    • @aude_v J’ai mis un moment avant de comprendre ta question, je présume que tu parles d’une série qui s’intitule 24 heures chrono . Je n’ai pas regardé une série entière, d’ailleurs je ne suis pas sûr d’avoir regardé un épisode de quelques séries que ce soit en entier, j’ai butiné pour ce qui est des séries qui est un format qui me convient mal. Les films en revanche je les ai tous, presque tous, regardés en entier pour mieux forger mes nouvelles convictions.

    • @philippe_de_jonckheere , ton texte m’a rappelé celui ci :

      https://lundi.am/Mieux-comprendre-la-police-avec-Engrenages

      Engrenages est une série policière française. A chaque saison la même équipe d’enquêteurs va résoudre un meurtre. A chaque fois la victime était en lien avec un milieu différent. A la saison 4, ce fut celui des « jeunes autonomes ». Le portrait qu’en fit cette série fut terrifiant.

      Ce texte, dans un style lundimatin, partait de cette saison pour en tirer quelques réflexions sur la police.

    • @parpaing

      Je n’avais pas vu passer ce texte sur Lundimatin ou alors j’avais du juger hâtivement que je n’en tirerais pas bénéfice parce que cela parlait de la télévision, domaine dans lequel je n’ai donc aucune connaissance et ne souhaite pas en acquérir. Mais oui, bien sûr, nous parlons bien de la même chose.

      Et tu vois il faut croire que je suis constant sur cette ligne parce que ton commentaire m’a rappelé ces deux passages de Raffut

      … mais le téléphone a sonné, j’ai pensé que ce serait la mère d’Émile qui me rappellerait, ça va vous suivez toujours ? Mais non, il s’agissait du gardien de police qui me disait que la garde à vue de l’agresseur de votre fils va être prolongée de vingt-quatre heures, d’une part parce que les témoignages sont non concordants sur les causes du différend, mais aussi parce que le procureur de la République, quand on y pense, procureur de la République, ça en impose salement, on imagine facilement quelque patriarche à barbe blanche et fort coffre tonnant des rodomontades contre les impétrants, poursuivant de tirades quasi en alexandrins des aigrefins au ban de la société bien gardée, et la bonne morale avec elle, par pareil cerbère, bref le procureur de la République demande que votre fils soit présenté dans un institut médicolégal pour être examiné par un médecin légiste. Alors là autant vous le dire tout de suite j’ai beau ne pas être particulièrement spectateur d’une part de la télévision, je n’ai pas la télévision, ni, d’autre part, de films policiers, genre que je déteste, sur le sujet j’ai même des vues assez tranchées, j’aimerais en effet qu’on m’explique, une mauvaise fois pour toutes, comment il se fait que l’on dépense, que l’on ait dépensé, des hectomètres de pellicule de cinéma tout à la gloire de l’action policière, et pour ainsi dire pas du tout, peut-être quelques centimètres de-ci de-là, pour les éboueurs, dont l’action est à mon sens plus urgente, quotidienne, leurs rares grèves nous le rappellent chaque fois, que celle plus ponctuelle et exceptionnelle de la police, mais je m’emporte, il n’empêche, nul n’entend la phrase pour que votre fils soit examiné par un médecin légiste sans imaginer votre fils allongé sur une paillasse, le ventre ouvert et froid, un médecin légiste poussiéreux, c’est le même acteur que pour le procureur de la République, mais mal rasé et légèrement grimé, le médecin légiste poussiéreux, donc, notant scrupuleusement le poids de chaque organe pour mieux se prononcer sur les causes de la mort de votre fils tout en statuant que par ailleurs, de toute façon, il était condamné par une leucémie qui n’avait pas encore été décelée, quand on n’a pas la télévision et qu’on ne la regarde pas, voire jamais, on la regarde encore trop.

      Et

      Et que les deux nuits que Youssef avait passées au commissariat aient été, pour l’avocat, la première, l’occasion d’une bonne soirée télévision, la chaîne Arte entamait un cycle consacré au cinéaste Otto Preminger, avec ce soir-là donc, Autopsie d’un meurtre avec James Stewart et la musique de Duke Ellington, c’était le lm préféré de tous les avocats et celui de Youssef ne dérogeait pas à la règle, et la deuxième, d’un dîner, le mardi soir donc, chez des amis, lui est avocat aussi et elle, organisatrice de séminaires dans le monde des a aires, oui, un mardi on s’excuse mais avec l’emploi du temps de ces mes- sieurs on ne va pas reporter le dîner aux calendes grecques, là aussi le cinéma, surtout lui, nous o re une très vaste palette des tranches de vie que l’on prête aux avocats, notamment une vie sociale riche et intense en même temps que simultanée à des a aires complexes, nécessairement complexes, qu’ils ont à traiter et qui peuplent leur esprit jusqu’à un encombrement qui les empêche de pro ter pleinement de cette vie sociale enviable seulement en apparence. Décidément on ferait bien de s’interroger sur cette propension du cinéma de fiction à brosser d’aimables tableaux d’une certaine catégorie sociale, en plus d’un cinéma tout acquis aux œuvres policières.

  • Interview with The Youngest #kaggle Grandmaster: Mikel Bober-Irizar (anokas)
    https://hackernoon.com/interview-with-the-youngest-kaggle-grandmaster-mikel-bober-irizar-anokas

    Part 9 of The series where I interview my heroes.During the past few interviews, I’ve had the chance of interacting with Kaggle Grandmasters, Technical Leaders, Practitioners, and Two Distinguished Researchers and an OpenAI Fellow.Today, I’m honored to be talking with Mikel Bober-Irizar, (@anokas) or (aka anoukas)If you’ve been living under a rock, Mikel is 17 years old and is The Youngest Kaggle Competition Grandmaster (ranked #31). He’s also a Kernels Master (ranked #13) and Discussions Master (ranked #15).About the Series:I have very recently started making some progress with my Self-Taught Machine Learning Journey. But to be honest, it wouldn’t be possible at all without the amazing community online and the great people that have helped me.In this Series of Blog Posts, I talk with People (...)

    #artificial-intelligence #deep-learning #machine-learning #technology

  • Tip of the Week #152: AbslHashValue and You
    https://abseil.io/tips/152

    Originally posted as TotW #152 on June 21, 2018

    By Matt Kulukundis

    I love Mozart, but I often make a terrible hash of it. – Simon Rattle

    The absl::Hash framework is now the default hash implementation for the Swisstable family of hash tables (absl::flat,node_hash_set,map). All types hashable by this framework will automatically be useable as keys in Swisstables.

    How Do I Use It?

    Let’s say we have a simple Song struct (let’s agree that a song can be uniquely identified by these fields):

    struct Song std::string name; std::string artist; absl::Duration duration; ;

    and we want to be able to store an absl::flat_hash_set or an absl::flat_hash_map. All we have to do is add a simple friend function like:

    struct Song std::string name; std::string artist; absl::Duration duration; (...)

  • Tip of the Week #153: Don’t use using-directives
    https://abseil.io/tips/153

    Originally posted as TotW #153 on July 17, 2018

    by Roman Perepelitsa (roman.perepelitsa@gmail.com) and Ashley Hedberg (ahedberg@google.com)

    I view using-directives as time-bombs, both for the parties that deal in them and the language system. – Ashley Hedberg with apologies to Warren Buffett

    tl;dr

    Using-directives (using namespace foo) are dangerous enough to be banned by the Google style guide. Don’t use them in code that will ever need to be upgraded.

    These are not to be confused with using-declarations (using ::foo::SomeName), which are permitted in *.cc files.

    Using-directives at Function Scope

    What do you think this code does?

    namespace totw namespace example namespace

    TEST(MyTest, UsesUsingDirectives) using namespace ::testing; Sequence seq; // ::testing::Sequence (...)

  • Agenda du Libre pour la semaine 28 de l’année 2018
    https://linuxfr.org/news/agenda-du-libre-pour-la-semaine-28-de-l-annee-2018

    Calendrier web, regroupant des événements liés au Libre (logiciel, salon, atelier, install party, conférence), annoncés par leurs organisateurs. Voici un récapitulatif de la semaine à venir. Le détail de chacun de ces 16 événements (0 en Belgique, 15 en France, 0 au Luxembourg, 1 au Québec, 0 en Suisse et 0 en Tunisie) est en seconde partie de dépêche. lien n°1 : Aprillien n°2 : Agenda du Librelien n°3 : Carte des événementslien n°4 : Proposer un événementlien n°5 : Annuaire des organisationsSommaire

    [FR Strasbourg] RMLL 2018 - Du samedi 7 juillet 2018 à 10h00 au jeudi 12 juillet 2018 à 14h00.

    [CA-QC Coteau du Lac] Émission #155 de bloguelinux - Le jeudi 12 juillet 2018 de 20h00 à 21h00.

    [FR Villeurbanne] Réunion OpenStreetMap - Le mardi 10 juillet 2018 de 18h30 à 20h30.

    [FR Nantes] Rencontre mensuelle (...)

  • Mai 2018, sous la plage, une empreinte de pas de 15000BP.

    Terminal Pleistocene epoch human footprints from the Pacific coast of Canada (28 mars 2018)
    http://journals.plos.org/plosone/article?id=10.1371/journal.pone.0193522

    Au cours d’essais visant à découvrir des dépôts archéologiques du Pléistocène supérieur sous la surfaces, des empreintes de pas humains ont été découvertes sous des dépôts de plage actifs devant le site archéologique de Meay Channel I (EjTa-4).
    Des recherches plus poussées, au moyen de fouilles minutieuses, ont permis de découvrir un total de 29 traces humaines dans une zone de 4 x 2 mètres. Il est probable que beaucoup plus de pistes existent dans les sédiments environnants et inexplorés.
    Selon la longueur et la largeur de ces caractéristiques, elles semblent avoir été laissées par un minimum de trois personnes, dont un jeune. Beaucoup plus d’empreintes de pas étaient présentes mais ne pouvaient être discernées ou mesurées avec précision à la suite d’un piétinement excessif.

    Le bois trouvé préservé sur la surface de la piste et pressé au fond des pistes est identifié comme Pinus contorta. Les mesures radiocarbones sur le bois échantillonné à partir de la surface de la piste et au bas des empreintes de piste se situent régulièrement entre 13 317 et 12 633 cal BP.

    Les empreintes trouvées à EjTa-4 s’ajoutent au nombre croissant de preuves que les humains habitaient la côte Pacifique du Canada à la fin du Pléistocène.

    L’article publié dans PLOS est abondamment illustré (ci-dessous quelques photographies).

    http://journals.plos.org/plosone/article/figure/image?size=inline&id=info:doi/10.1371/journal.pone.0193522.g001
    http://journals.plos.org/plosone/article/figure/image?size=inline&id=info:doi/10.1371/journal.pone.0193522.g004
    http://journals.plos.org/plosone/article/figure/image?size=inline&id=info:doi/10.1371/journal.pone.0193522.g005
    http://journals.plos.org/plosone/article/figure/image?size=inline&id=info:doi/10.1371/journal.pone.0193522.g006
    http://journals.plos.org/plosone/article/figure/image?size=inline&id=info:doi/10.1371/journal.pone.0193522.g007

    Mais les archéologues y ont aussi trouvé des outils de pierre :
    http://journals.plos.org/plosone/article/figure/image?size=inline&id=info:doi/10.1371/journal.pone.0193522.g015

    #Préhistoire #Duncan_McLaren #Daryl-Fedje #Angela_Dyck #Quentin_Mackie #Alisha_Gauvreau #Jenny Cohen #prehistoire #15000BC #Hakai_Institute #University_of_Victoria #Amérique_du_Nord #2018

  • IBM vient de sortir un nouveau programme d’intelligence artificielle distribuée et com-mence à le déployer sur tous les postes de ses employés. Je fais partie des tous premiers em-ployés à y avoir accès - on peut rêver ! Je suis naturellement méfiant de l’arrivée de ce nou-veau programme - à la réflexion quand est-ce que je n’ai pas été méfiant de l’arrivée d’un nouveau programme, d’une nouvelle application, d’un nouveau type de poste, d’une nouvelle manière de se connecter, d’une nouvelle manière de travailler - en informatique je suis la frilosité même. Je double-clique sur l’icône de Halley - comme dans 2001, l’Odyssée de l’espace, tu vois ? ils ne se sont pas foulés à IBM pour le nom de leur nouveau bijou ! - et, très rapidement, j’arrive devant un prompteur de questions, il s’agit encore d’une version bêta du programme, il n’est pas encore habillé de ses vêtements infantilisants d’icônes et de réponses truffées de point d’exclamation, je devrais tâcher d’en profiter. Et là où, nul doute, dans deux ou trois mois, un jeune avatar féminin devra m’accueillir pour me dire, que voulez-vous savoir aujourd’hui ? ou, en quoi puis-je vous être utile aujourd’hui ? ou bien encore, qu’est-ce que vous aimeriez faire aujourd’hui ? tout est dans le aujourd’hui, je ne dispose que d’un prompteur auquel, facétieux, je rentre : « Quand est-ce qu’on mange ? », la réponse claque : « vos horaires habituels de déjeuner sont 11H45 - 12H30
    – Ce sont les horaires officiels, ce ne sont pas nécessairement les heures exactes aux-quelles je mange.
    – Il y a effectivement un léger écart quand on consulte les données collectées à partir de votre carte de cantine.
    – De combien l’écart ?
    – De deux ou trois minutes suivant les jours
    – Et pour les fins de repas ?
    – Nous ne disposons d’aucune donnée concernant la sortie du restaurant d’entreprise. Par ailleurs le menu végétarien du restaurant d’entreprise ce midi est lasagnes aux épinards et fromage de chèvre (ce que j’accueille en bonne part, je fais donc très bien de ne pas badger en sortant comme le règlement le stipule et ce que je m’astreins de ne PAS faire, et puis par ailleurs j’aime bien les lasagnes aux épinards, en revanche je suis un peu interloqué que Halley ait déduit de mes repas précédents que je ne mangeais pas de viande). Passé ce préambule je tâche de réfléchir à une manière de travailler avec Halley. Dans un premier temps, il m’importe d’avoir une idée de l’étendue, sans doute immense, de son savoir et de ses possibilités. Ce qui, en fait, m’inquiète. Et ma première source d’inquiétude, naturellement, est de savoir quelle est la perception qu’il peut avoir, au-delà de moi, de mon travail. Est-ce que l’analyse des données, et surtout des métadonnées, de mon poste de travail ne peut pas lui donner une indication très claire de mon faible - le mot est faible - engagement professionnel. Mais je m’interroge immédiatement à propos du bien-fondé d’une question qui serait trop directe dans cette direction, aussi je décide d’entamer la conversation d’une façon indirecte : » Halley, je voudrais profiter de vos capacités analytiques pour réorganiser mes méthodes de travail et voir quels sont les endroits où je peux dégager des marges d’efficacité ? - ne riez pas je connais des collègues qui s’expriment comme ça et, de toutes mes forces, j’espère qu’ils ne pensent pas de cette manière. La réponse de Halley me stupéfie : « bonne idée ! » -mon premier point d’exclamation dans ma conversation avec Halley -, répond-il, c’est d’ailleurs bien souvent la première question que l’on me pose.
    – La première question que je vous ai posée c’était de savoir quand est-ce qu’on mangeait ?
    – Cette question avait un fort coefficient d’ironie, 93%. Elle ne sera donc pas considérée comme la première question.
    – Halley quel était le coefficient d’ironie de votre réponse à ma première question ?
    – 93%
    – Le même que pour ma question ?
    – Oui, tel est le protocole, je dois toujours répondre avec le même coefficient d’ironie
    – Existe-t-il d’autres critères affectés de coefficients ?
    – Naturellement
    – Par exemple, quel est le plus fort des coefficients de ma deuxième question à propos de l’organisation de mon travail ?
    – Hypocrisie, 58%, inquiétude, 19%, clarté, 12%, pertinence, 10%, divers 1%
    – Vous ne pensez donc pas que je sois sincère dans ma demande ?
    – C’est la première question que posent 58% des utilisateurs du programme. C’est donc une question-test pour prendre la mesure de mes capacités.
    – Est-il anormal de vouloir tester les capacités d’un programme avant de le tester ?
    – Philippe, vous êtes ingénieur de Maîtrise d’OuvrAge, votre question est rhétorique, je ne suis pas programmé pour la rhétorique.
    – Bien, n’y pensons plus. Quelles sont les métadonnées dont vous disposez à propos de mon activité et quelles seraient les pistes prioritaires pour sa réorganisation ?
    – Vous êtes ingénieur de Maîtrise d’OuvrAge, vous travaillez sur une application d’Aide En Ligne. Vous travaillez actuellement aux évolutions de cette application. Vous avez transmis un cahier des charges incomplet à votre Maîtrise d’Œuvre. Une première réponse a été donnée par les développeurs, 63 jours de développement - ce qui ne semble tromper personne, ce n’est pas un délai acceptable, vous l’avez-vous-même écrit dans un mail du 21 février 2018 à 14H18. De même on vous a récemment confié la Maîtrise d’OuvrAge d’une application d’envoi et de réception d’alertes pour situations de crises, vous n’avez pas encore travaillé sur ce nouveau chantier. L’application connaît actuellement un bug qui ne permet pas l’inscription de nouveaux utilisateurs - ce problème fait l’objet d’un incident - l’incident #152304. Vous avez d’autres chantiers d’importance secondaire et pour lesquels vous n’avancez pas, ou peu. Votre adresse de mail privée est pdj au desordre.net avec laquelle vous échangez beaucoup, notamment avec vous-même. Le contenu de ces mails est le plus souvent littéraire. De même vous vous servez de cette adresse de mail privée pour organiser la sauvegarde de fichiers-textes. Je trouve par ailleurs, vous concernant sur internet, la trace d’une activité littéraire professionnelle. Sur le site de votre éditeur votre fiche biographique comporte une erreur, la date de décès est erronée, elle est postérieure à la date du jour.
    – De combien ?
    – 46 ans, 279 jours
    – Je pense que c’est de l’ironie
    – Le taux d’ironie est pourtant à 13%
    – Il n’est pas fréquent que l’on plaisante à propos de la mort, singulièrement la sienne, encore moins d’en envisager la date « . Pas mécontent d’en remontrer un peu à Halley. Surtout je me demandais comment il était possible que Halley ne décèle pas que ce qu’il percevait de mon activité principale n’occupait pas de tant de temps que cela, au contraire de celle qu’il appelait pudiquement une activité de sauvegarde de mes fichiers-textes et sur lesquels je passais quand même beaucoup de temps. Se pouvait-il, étais-je en train de me poser la question, que Halley se fie au temps durant lequel certains de mes fichiers de travail restaient ouverts et non au véritable temps que je passais à les modifier - je ne sais pas si je me fais bien comprendre - J’étais peut-être en train de déceler une faille - déjà ? -, Halley se fiait surtout aux métadonnées, beaucoup moins aux données en elles-mêmes. Halley avait cependant décelé une activité qui n’était pas entièrement professionnelle et n’avait pas semblé y trouver à redire encore que je pouvais me demander si cela ne faisait pas partie de données périphériques qu’il collectait et sauvegardait, voire en proposait l’analyse et que, nul doute, on finirait par se rendre compte qu’une proportion non négligeable du temps que je passais en open space était dévolu à ma petite entreprise littéraire.
    – Hal quand vous dites que mon cahier des charges est incomplet, est-ce que cela veut dire que vous avez la faculté d’étayer les points manquants ?
    – Oui
    – Vous pouvez le faire ?
    – Je peux le faire
    – Hal je décèle un taux d’ironie dans votre réponse aux alentours de 90%
    – J’ai lu dans un de vos derniers posts sur seenthis que vous citiez Pierre Dac
    – Hal, montrez-moi ce que vous feriez pour le cahier des charges. » Hal ouvre le fichier et ce dernier s’augmente instantanément de toutes sortes de spécificités que j’aurais dû ajouter à mon document initial et que j’ai été assez paresseux de ne pas écrire moi-même, en grande partie en espérant que la Maîtrise d’Œuvre le ferait elle-même.
    « - Merci Halley c’est parfait, il faudrait l’envoyer à la Maîtrise d’Œuvre », le mail part immédiatement. Et puis je perds toute mesure, je demande à Halley d’aller chercher dans l’adresse D :\\Technique\MOA\design&automation\pdj\personnel\textes\chevres\ le fi-chier chevres.rtf de l’ouvrir, de le sauvegarder sous le nom de fichier 20180326chevres_hal_v1.rtf et d’opérer dedans pareillement que pour le fichier 20180109_ael_cahier_des_charges_pdj_v9.doc les améliorations qu’il entreprendrait et de me les montrer. En une paire de secondes le fichier se pare de nombreux codes de couleurs différentes, suivant que des passages ou des locutions sont à supprimer - les plus nombreux -, de mots qui se superposent au survol de la souris, avec un menu contextuel qui permet d’accepter la suggestion, de la refuser ou de la garder en mémoire, quelques passages en italique verts sont des suggestions de rajouts, pour certains j’ai le sentiment que je les ai écrits moi-même.
    « - Merci Halley, je vais regarder tout cela et je vais revenir vers vous
    – Ne voulez-vous pas que je vous donne quelques éléments statistiques ?
    – Des éléments statistiques ?
    – Présence d’adverbes dans 64% des phrases avant modifications, présence d’adverbes dans 23% après modifications. Ajout de 77% de points, et suppression de 33% des virgules, 322 suppressions d’incises entre tirets cadratins.
    – Je suis impressionné. Je relis. Et je vous dis quoi.
    – Vous me dites quoi -
    – Expression idiomatique du Nord de la France. » N’empêche j’étais en train de spéculer, en faisant mine de relire la copie de Halley, à laquelle je trouvais des qualités bien supérieures à ma propre version d’Élever des chèvres en open space, je ne pouvais pas douter que Halley finirait par rendre un rapport de ce que je lui donnais à faire, que certes il serait sans doute apprécié en haut lieu que désormais, mes cahiers des charges soient farcies avec les bonnes spécifications des besoins, ou encore que je parvienne à couper un peu dans les périodes de campagne de recette, notamment en demandant à Halley de réaliser la recette lui-même, en revanche que penserait-on en haut-lieu donc quand on apprendrait que je demande à Halley de relire mes épreuves, mes tapuscrits, voire carrément mes premiers jets - Et est-ce que je ne devais pas, au contraire, profiter d’avoir accès à Halley avant d’être congédié pour ce qui est connu à mon travail par le terme de misuse, traduire, de la perruque - Et étant donné la rapidité à laquelle Halley semblait travailler, est-ce que je n’avais pas tout intérêt à lui confier les grandes lignes de tous mes textes en cours, même ceux dont je n’avais écrit que les cinquante premières pages, ou moins que cela, ceux dont je me suis juste noté quelque part l’idée générale du synopsis comme La Passagère qui serait une reprise féministe de Passengers, ou encore Film, qui justement décrivait comment les dernières générations d’ordinateurs programmés en intelligence artificielle seront bientôt capables de développer tout un film de fiction d’après le scénario, le tout en images de synthèse parfaitement crédibles -
    " - Halley ?
    – Oui, Philippe
    – Est-ce que je peux vous confier d’autres fichiers de cette farine et voir ce que vous pouvez faire avec - Et est-ce que vous seriez capable d’écrire le scénario d’un film dont je vous donne juste le synopsis ?
    – D’après le synopsis, je peux même produire le film en images de synthèse, en re-vanche je dois attirer votre attention que je ne suis pas programmé pour la perruque. Fin du rêve donc, nous sommes lundi matin, je dois me lever pour aller travailler en murmurant cette réplique d’un film, je me souviens de la réplique, pas du film, il me semble que c’est un film d’Elia Kazan, I’m tired and I’ve got to go to work, this is America !

    #pendant_qu’il_est_trop_tard

  • Euradionantes | Statistiques de l’asile et de l’immigration : analyse vs communication
    https://asile.ch/2018/02/21/euradionantes-statistiques-de-lasile-de-limmigration-analyse-versus-communicat

    Si les statistiques relatives à l’asile et à l’immigration sont des instruments d’analyse et de compréhension du phénomène migratoire, elles sont parfois utilisées à des fins de communication politique. Énoncés de manière brute, sans comparaison ni relativité, ces chiffres ne livrent alors qu’une partie de la réalité. L’édito du jour #15 de Yves Pascouau, directeur au […]

    • et pourtant, tellement classique…
      relativiser, conceptualiser,…

      C’est-à-dire concrètement ?
      On peut prendre l’exemple de la relocalisation des demandeurs d’asile c’est-à-dire le mécanisme par lequel les Etats européens se sont engagés à accueillir des demandeurs d’asile arrivés en Grèce et en Italie.

      Le 12 février 2018, les statistiques montrent que les 5 Etats qui ont le plus relocalisé de demandeurs d’asile sont l’Allemagne, la France, la Suède, les Pays-Bas et la Finlande.
      On pourrait pousser un grand Cocorico pour la France qui est 2ème au classement ! Mais…

      Mais…
      Ce classement fondé sur des chiffres bruts ne dit pas grand-chose sur la part réelle de l’engagement de la France en matière de relocalisation. Si la France a accueilli 4944 demandeurs d’asile, cela ne représente en réalité que 25 % des 19 714 demandeurs d’asile qu’elle s’était engagée à relocaliser.
      Si on prend le classement des bons élèves, c’est-à-dire ceux qui ont rempli leurs obligations, et bien France n’occupe plus la 2ème mais la 15ème place loin derrière l’Irlande, Malte, le Luxembourg ou encore la Finlande qui ont rempli toutes leurs obligations.

      C’est en effet largement différent

      cf. la discussion récente sur les armes aux mains de civils https://seenthis.net/messages/669520

      et aussi,

      Mais, cet exercice est peu compatible avec l’accélération du temps médiatique qui oblige souvent de rester en surface…

      depuis au moins deux décennies, si la phrase fait plus de 15 secondes, on te coupe la parole pour te demander un définitif, bon, d’accord, mais en vrai, ça monte ou ça descend ?.

  • Occuper les institutions. Expériences espagnoles, par Ludovic Lamant (automne 2017)
    http://www.vacarme.org/article3063.html

    De l’assemblée de quartier à la gestion de grandes villes régionales. Six ans après le mouvement du 15‑M, les « mairies du changement » espagnoles ne renoncent pas à l’ancrage local, qu’elles cultivent par culture politique ou fidélité à leurs idéaux « indignés ». Elles mêlent les échelles (locale, nationale, européenne, internationale) et donnent de la voix là où on ne les attend pas : sur la dette publique, les questions migratoires, l’idéologie de la peur. En alternative vivante, et bruyante.

    #Mouvement_des_indignés #15-M #Localisme

  • #Catalogne : l’indépendantisme est aussi une mobilisation de gauche
    https://www.mediapart.fr/journal/international/051017/catalogne-lindependantisme-est-aussi-une-mobilisation-de-gauche

    Loin des caricatures, les indépendantistes sont loin de former un bloc uni. Aux côtés de courants conservateurs, arc-boutés sur la défense de leurs intérêts économiques, figurent des mouvements de gauche, qui posent la question de la démocratie, du renouveau institutionnel de l’Espagne post-franquiste, et de la naissance d’une république. Il faut savoir entendre ces héritiers du mouvement des Indignés de 2011. Manifestation contre les violences policières, à Barcelone le 3 octobre 2017 © Juan Medina / Reuters.

    #International #15-M #Espagne #indépendance #Mariano_Rajoy #UE

  • #Cuba, ouragan sur le siècle | « Manière de voir » #155 (octobre - novembre 2017) https://www.monde-diplomatique.fr/mav/155 #st

    « Il faut que les Cubains gagnent ou que nous perdions tout, même l’espoir », a écrit Jean-Paul Sartre en 1960. Près de soixante ans plus tard, où en est l’île qui a bousculé le XXe siècle ? Pour répondre à cette question, « Manière de voir » propose une plongée dans les archives du « Monde diplomatique », sans doute l’une des publications qui a le plus attentivement suivi la révolution cubaine, documentant ses réussites comme ses échecs. Changer sans se perdre, le défi cubain ?

    http://zinc.mondediplo.net/messages/84668 via Le Monde diplomatique

  • « La #Catalogne que l’on va construire restera un modèle ouvert »
    https://www.mediapart.fr/journal/international/020917/la-catalogne-que-l-va-construire-restera-un-modele-ouvert

    Après les attentats du 17 août, le gouvernement espagnol exhorte Barcelone à reporter ses projets de #référendum sur l’indépendance de la Catalogne. Mais les indépendantistes continuent de préparer la tenue du scrutin, prévu pour le 1er octobre. À un mois du référendum, Mediapart s’est entretenu avec Raül Romeva, « ministre des affaires étrangères » de Catalogne, ex-écolo devenu l’un des principaux porte-parole du « procés » vers l’indépendance.

    #International #15-M #Carles_Puigdemont #Espagne #indépendantisme #Mariano_Rajoy #Raul_Romeva #UE

  • #Séries, #divertissement, #télé-réalité : #écrans et imaginaires
    « Manière de voir » #154, août - septembre 2017
    https://www.monde-diplomatique.fr/mav/154 #st

    Une Chinoise qui, dans une émission de télé-réalité, déclare qu’elle préfère « pleurer dans une BMW que rire sur une bicyclette » ; l’écho d’un feuilleton turc dans le monde arabe ; la critique sociale incisive de « The Wire » ou de « Black Mirror »… Partout, la télévision joue avec les fantasmes et, l’air de rien, brasse les rêves et les idéologies.

    http://zinc.mondediplo.net/messages/76065 via Le Monde diplomatique

  • FREQ #15: G. Willow Wilson: Diversity is Realism
    https://feministfrequency.com/2017/05/26/freq-15-g-willow-wilson-diversity-is-realism

    Each month, FREQ will bring you the latest news and updates from Feminist Frequency, as well as interviews with some of the most inspiring women in media, activism, and beyond. This month, we’re talking to G. Willow Wilson, a novelist and comic book creator, about her phenomenally popular creation, Ms. Marvel; the role religion can play in social justice; and what diversity really means. Make sure you don’t miss out […]


    http://1.gravatar.com/avatar/7b9b699a1ebe8eae1245ca601b04007a?s=96&d=identicon&r=G