• Dire que je n’en avais jamais parlé ici ?!

    ELO#182 - Kalmunity Vibe Collective
    Dror, Entre Les Oreilles, le 15 octobre 2014
    https://entrelesoreilles.blogspot.com/2014/10/elo182-kalmunity-vibe-collective.html

    Conseil aux touristes de passage à Montréal (Québec, Canada) : le monument à ne pas rater, bien avant le Stade Olympique, le Jardin Botanique ou le Musée des Beaux Arts, c’est le Kalmunity.

    Le collectif Kalmunity est à géométrie variable selon la disponibilité des uns et des autres. En comptant les invités de passage, près de 100 musiciens sont passés par cette université montréalaise de la musique, dont le seul membre permanent est Jahsun, le batteur et fondateur depuis 2003. Certains y firent leurs débuts, mais d’autres l’ont rejoint avec des pedigrees impressionnant, comme le bassiste Mark Haynes qui a déjà joué avec Janet Jackson, Gladys Knight ou Patti Labelle...

    Le principe de leurs concerts est simple : 100% improvisation ! Un musicien lance un motif mélodique ou rythmique, et les autres s’adaptent. Les cuivres, par exemple, se soufflent des idées à l’oreille avant de se lancer. Neuf fois sur dix, c’est génial. Dix fois sur dix, c’est magique !

    En ce moment, toutes les semaines, vous avez le choix entre le Kalmunity Vibe Collective (KVC), les mardis soirs au Petit Campus (57 Prince Arthur Est), ou le Kalmunity Jazz Collective, les dimanches soirs au Résonance Café (5175 av. du Parc). Si vous devenez tellement accros que vous voulez les imiter, ils organisent également des ateliers d’improvisations ouverts aux artistes débutants ou confirmés, à peu près toutes les deux semaines.

    Le mardi, une demi douzaine de chanteurs/rappeurs/slammeurs s’assoient au premier rang et écoutent la musique groovy aux influences multiples délivrée par le groupe (funk, soul, R and B, jazz ou rap, mais aussi reggae, dub ou rythmes africains). Ils se joignent aux improvisations selon leur inspiration, seuls ou à plusieurs (bien sûr les textes sont écrits, mais la façon de les chanter ou de les déclamer est improvisée). La poésie est à l’honneur, mais les paroles engagées sont encouragées également, qu’elles soient en français, en anglais ou dans toute autre langue disponible.

    Parmi les chanteuses régulières, on croise parfois Malika Tirolien, le secret le mieux gardé de Montréal... Née en Guadeloupe (elle est la petite fille de Léon Gontran Damas, guyanais et cofondateur avec Senghor et Césaire du mouvement de la négritude !), elle vit à Montréal et tente également une carrière solo. Vous entendrez probablement bientôt parler d’elle.

    Le dimanche, il y a moins de chanteurs et la musique lorgne plus vers le jazz, ce qui permet néanmoins de mettre Malika encore plus en valeur quand elle est là. Un peu à la manière des américains des Snarky Puppy, avec lesquels Malika Tirolien a également chanté, il est impensable que le KVC ne devienne pas plus célèbre... s’ils le désirent.

    Mais peut-être ne courent-ils pas après le succès mondial et préfèrent un engagement dans leur communauté. En témoigne leurs nombreuses participations à des concerts au profit de causes qu’il juge justes, comme par exemple les étudiants québécois en grève, l’éducation en Palestine ou les rescapés du tremblement de terre en Haïti.

    Ne les ratez pas si vous passez à Montréal, car ils enregistrent peu, ils quittent rarement leur ville et ils ne sont jamais aussi bons que sur scène, le soir où vous y serez ! Vous pouvez aussi y retourner autant de fois que vous voulez puisque, par définition, chaque représentation est une expérience unique qui rend d’ailleurs, c’est le principal défaut du Kalmunity, tous les autres concerts banals et ennuyeux !

    http://www.kalmunity.com
    http://www.facebook.com/kalmunity
    http://www.youtube.com/kalmunity
    https://soundcloud.com/kalmunity

    Les concerts des mardis soirs sont retransmis en direct sur facebook. Pas de très bonne qualité, mais ça donne une idée :
    https://www.facebook.com/pg/Kalmunity/live_videos

    #Kalmunity #Musique #Montreal #Improvisation #shameless_autopromo #Entre_Les_Oreilles #Jazz #Groove

  • Der deutsch-französische Kriegvon 1870/71 - Die Konfrontation zweier Kulturen im Spiegelbild von Zeitzeugen und Zeitzeugnissen
    https://opus.bibliothek.uni-wuerzburg.de/opus4-wuerzburg/frontdoor/deliver/index/docId/12543/file/leipold-winfried-deutschfranzoesischerkrieg1870.pdf


    Il est surprenant de tomber sur une dissertation de 2015 qui est écrite comme si presque 140 annés de recherches et commentaires scientifiques sur cette guerre n’existaient pas. La présentation des témoignages et mentalités de l’époque est certes impressionnante, mais l’auteur surestime largement l’impacte de cet aspect idéologique sur les résultats militaires. L’importance du niveau technologique des armes utilisés par les belligérants, les facteurs économiques et sociales n’ont pas de place dans cet ouvrage alors qu’ils constituent la base sur laquelle se développe chaque expression idéologique et chaque état mental des populations concernées. A ce niveau les articles de Friedrich Engels dans Über den Krieg et de Karls Marx dans La Guerre civile en France contiennent davantage d’informations et analyses alors que ces auteur ne disposaient que d’informations contemporaines.

    Inaugural-Dissertation zur Erlangung der Doktorwürde der Philosophischen Fakultät III der Julius-Maximilians-Universität Würzburg

    Friedrich Engels, Über den Krieg, Geschrieben von Ende Juli 1870 bis Februar 1871, Veröffentlicht in »The Pall Mall Gazette« .
    http://www.mlwerke.de/me/me17/me17_udk.htm

    Karl Marx : La Guerre civile en France (1871)
    https://bataillesocialiste.wordpress.com/documents-historiques/karl-marx-la-guerre-civile-en-france-1871
    https://fr.wikipedia.org/wiki/La_Guerre_civile_en_France

    Images : Wilhelm Scholz, Das schwarze Gespenst, in : Kladderadatsch Nr. 28 vom 20. Juni 1869
    Anton von Werner, Französischer Krieg, Sturm auf die Spicherer Höhen bei Saarbrücken

    #histoire #France #Allemagne #guerre #1870 #sociologie

    • L’épave du pire naufrage de migrants en Méditerranée exposée à Venise

      L’épave du pire naufrage de migrants en Méditerranée, en avril 2015, sera exposée à la Biennale d’art contemporain qui s’ouvre samedi à Venise, comme une invitation à la réflexion sur un des phénomènes majeurs du XXIe siècle.

      Dans la nuit du 18 au 19 avril 2015, ce bateau de pêche chargé d’un millier de migrants a percuté un cargo portugais envoyé à son secours et a coulé à pic, sous les yeux horrifiés de l’équipage qui n’a pu sauver que 28 personnes.

      Le gouvernement de l’époque, dirigé par Matteo Renzi (centre gauche), a déboursé 10 millions d’euros pour renflouer l’épave, qui gisait à 370 mètres de profondeurs, et l’amener en 2016 en Sicile afin de tenter d’identifier les victimes et leur donner une sépulture digne.

      Par une ouverture rectangulaire que l’on distingue nettement sur les flancs balafrés de cette grosse barque à la peinture bleue et rouge écaillée, les pompiers sont allés récupérer les restes des centaines de personnes entassés dans la coque.

      Des dizaines de médecins-légistes se sont relayés pour participer à l’examen des 800 à 900 victimes. Ils ont retrouvé des documents du Soudan, de Somalie, du Mali, de Gambie, d’Ethiopie, du Sénégal, de Côte d’Ivoire, d’Erythrée, de Guinée Bissau et du Bangladesh.

      Ils ont aussi trouvé des petits sachets de terre que certains emmenaient de leur pays et le bulletin scolaire qu’un adolescent avait cousu dans ses vêtements comme passeport pour une nouvelle vie.

      Les victimes sont désormais inhumées dans différents cimetières de Sicile et l’épave, au départ promise à la destruction, a été finalement été préservée pour intégrer un projet de « Jardin de la mémoire » en Sicile.
      « Invitation au silence »

      Mais en attendant, l’artiste suisse Christoph Buchel a obtenu l’autorisation des autorités italiennes et du Comité du 18 avril - qui représente les victimes - pour transporter et exposer l’épave à Venise dans le cadre de son projet « Barca Nostra » (Notre barque).

      Lors de la Biennale de 2015, cet artiste avait créé la polémique en installant une mosquée dans une ancienne église de Venise.

      Portée sur une barge, l’épave est arrivée à Venise, où elle offre un contraste saisissant avec les élégants palais byzantins et les ponts délicatement ornés de la cité des doges.

      Elle est exposée à l’Arsenal, les immenses chantiers navals vénitiens. Aucune installation autour, aucune explication devant.

      « C’est un lieu silencieux, à l’abri du bruit, une invitation au silence et à la réflexion », a expliqué à la presse le président de la Biennale, Paolo Baratta.

      Au-delà de l’épave, le commissaire de cette Biennale, l’Américain Ralph Rugoff, a invité 79 artistes contemporains à créer des oeuvres sur les drames du monde moderne. Le Coréen Lee Bul a dédié une installation à un autre naufrage, celui du ferry Sewol, qui a fait 304 morts, pour l’essentiel des lycéens, en avril 2014 au large de la Corée du Sud : une montagne de vieux chiffons se gonfle pour représenter la douleur, la peur, l’étonnement et l’impuissance.

      C’est encore la rage, l’impuissance et la mort qui émanent du travail de la Mexicaine Teresa Margolles : elle expose un mur érigé de barbelés et constitué des blocs de ciment d’une école où l’on peut voir les impacts de balles là où quatre personnes ont été tuées.

      https://www.lepoint.fr/monde/l-epave-du-pire-naufrage-de-migrants-en-mediterranee-exposee-a-venise-07-05-

    • I have seen the tragedy of Mediterranean migrants. This ‘art’ makes me feel uneasy

      The vessel that became a coffin for hundreds has gone on display at the Venice Biennale. It intends to stir our conscience – but is it a spectacle that exploits disaster?


      https://www.theguardian.com/world/2019/may/12/venice-biennale-migrant-tragedy-art-makes-me-uneasy?CMP=fb_gu

  • What are Token Curated Registries and decentralized #lists?
    https://hackernoon.com/what-are-token-curated-registries-and-decentralized-lists-d33fa42ba167?s

    In 2017, the Shed at Dulwich became TripAdvisor’s top-rated restaurant in London in just a matter of months.Interestingly, the restaurant never really existed until it hit the first spot.What happened?Courtesy of ViceThe Shed’s founder, Oobah Butler, managed to increase his fake restaurant’s rank from #18,000 to #1 in 6 months, all of that without serving a single dish.How did the Shed at Dulwich manage to trick TripAdvisor?Paid, fake reviews and an online presence.Because TripAdvisor ranks restaurants on the basis of community reviews, Oobah paid fake users to rate the Shed on the platform, while constantly declining table bookings from prospects.To top off the genius stunt, he took pictures of his right foot, disguised it as ham hock and served frozen dinners to his clients on the opening (...)

    #blockchain-technology #curation #decentralization #cryptocurrency

  • LETTRE OUVERTE À HUGUES JALLON, PRÉSIDENT DES EDITIONS DU SEUIL, À PROPOS DE CESARE BATTISTI
    Serge #Quadruppani
    paru dans lundimatin#185

    ... je suis sûr que je ne t’apprendrai rien, cher Hugues, en rappelant que la défense de #Battisti et de tous les exilés menacés d’#extradition (à propos, on compte toujours sur toi pour signer en faveur de ceux qui pourraient être menacés aujourd’hui), entrait et entre toujours dans une bataille contre le #révisionnisme historique dominant en Italie, qui refuse d’admettre que dans les années 60-70, une partie minoritaire mais conséquente de la population de la péninsule est entrée en sécession contre la vieille société. Pour ces centaines de milliers, ces millions d’ouvriers, étudiants, paysans, habitants de quartiers populaires, femmes et homosexuels en lutte, le fait qu’on veuille s’en prendre physiquement à des gros commerçants qui jouaient au shérif en tirant sur des petits voyous braqueurs et qui s’en vantaient, ou à des matons tortionnaires, n’était discutable que d’un point de vue stratégique, pas éthique. Il faut dire que ces Italiens-là savaient que les auteurs des attentats massacres, les penseurs de la #stratégie_de_la_tension, les assassins d’ouvriers dans les usines, de paysans dans les champs et de détenus dans les prisons, étaient à chercher du côté de l’Etat et de ses forces de l’ordre. Faire porter le chapeau d’une violence sociale généralisée à Battisti et à quelques centaines d’individus ensevelis sous les peines de prison et contraints souvent à des rétractations honteuses, est le tour de passe-passe auquel l’#Italie officielle, celle du PC et de la démocratie chrétienne regroupés aujourd’hui dans le PD ont réussi jusqu’ici, y compris à présent avec l’appui des fascistes de la #Ligue et des sinistres bouffons xénophobes #5_étoiles. Le Seuil n’était pas obligé d’apporter sa caution de vieille maison d’édition à cette vérité officielle-là.

    #innocentisme #édition #gauche #strage_di_stato #prison #isolement #écriture #littérature

    https://lundi.am/Lettre-ouverte-a-Hugues-Jallon-President-des-Editions-du-Seuil-a-propos-de

    • Note d’Irène Bonnaud sur FB sur l’écriture, "ceux qui ont la culture" (et ceux qui "ne l’ont pas"), en complément au texte de Serge Quadruppani : "Merci à Serge Quadruppani qui dit ici l’essentiel. J’ajouterais que la prison coûte cher (cantiner, faire venir la famille au fin fond de la Sardaigne, payer les avocats, etc), et qu’un écrivain enfermé dans des conditions carcérales pareilles (isolement, surveillance visuelle 24h/24), sous le feu d’une campagne de propagande massive, quel recours a-t-il sinon écrire et publier pour faire entendre sa voix ? Dans ce contexte, on peut trouver la décision du Seuil encore un peu plus infâme. "L’heure pour Cesare Battisti n’est pas à la littérature" : mais quelle dose de stupidité peut-on avoir dans la cervelle pour prononcer cette phrase ? À moins que cela ne fasse au fond partie du problème.

      Car cette focalisation délirante des autorités italiennes sur le cas Battisti, alors qu’il n’était qu’un parmi des milliers dans les années 70, et qu’un parmi des dizaines d’autres réfugiés en France, est liée à son refus des deux attitudes qu’on lui offrait : se taire, et accepter d’être objet silencieux du discours des autres, tant la production culturelle sur les « années de plomb » était florissante à l’orée des années 2000, ou se repentir, expier en public les erreurs passées, endosser le rôle d’épouvantail aux oiseaux et d’organisateur de l’autocritique des autres, repenti perpétuel et juge du repentir d’autrui, bref servir l’ordre social existant.

      Ce refus était un scandale, et la provocation immense, d’être devenu écrivain sans y avoir été convié. Pour l’Etat italien, il devenait alors urgent de le remettre à sa place, que tout le monde oublie ses livres et qu’il ne soit plus que « le terroriste », « l’assassin », ou au mieux « l’ex terroriste », « l’ex militant d’extrême-gauche », etc. La négation de Cesare Battisti comme écrivain, le fait que ses livres depuis 2002, et les meilleurs et parmi les plus nettement autobiographiques, Cargo Sentimental, Face au mur, ne soient pas publiés en Italie, n’est pas un hasard d’édition. Sans cesse les articles de presse haineux au Brésil comme en Italie insistaient sur le même thème : ce type est mégalomane, il fait le malin, il crâne, il nous nargue, il fanfaronne, il se prétend écrivain, il "joue à l’écrivain" - sous-entendu : il n’est pas un vrai écrivain, sérieux, respectable, bourgeois, c’est un voyou mal élevé et, comme on dirait dans un mauvais polar, « on va lui montrer où est sa place ». Cesare Battisti a le malheur de ne pas être issu de la bourgeoisie intellectuelle. Fils de paysans pauvres, il fait décidément mauvais genre, ragazzo di vita à la Pasolini, squatteur, chômeur, autodidacte, pas idéologue ni théoricien pour un sou, bref pas sérieux, pas présentable.

      Et comment accepter que ces « années de plomb » dont il paraît si important de faire une décennie de tragédies et de désolation aient pu transformer un enfant de prolo en écrivain ? Ce serait laisser voir qu’elles ont été aussi, pour des dizaines de milliers de jeunes gens, un chemin d’émancipation, un air de liberté. Refuser d’aller travailler aux champs ou à l’usine, rompre avec un Parti Communiste qui chantait la dignité du travail et s’alliait avec la droite réactionnaire la plus corrompue, quitter sa famille, son lycée, vivre dans des squats, braquer des magasins pour « se réapproprier les richesses », mais surtout pour refuser l’obéissance aux contremaîtres, aux patrons, aux syndicats - toute cette politique au jour le jour qui a marqué la décennie de l’après 68 et qui a été une formidable source de créativité et de culture, en Italie plus que partout ailleurs dans le monde, est la matrice des romans de Cesare Battisti, leur sujet parfois, mais surtout ce qui les a rendus possibles.

      "J’ai toujours cru que je n’avais pas le droit d’écrire. Je n’en ai pris conscience qu’après février 2004, dans cette situation extrême. Mon arrestation et toutes les infamies qui s’ensuivirent m’avaient rejeté trente-cinq ans en arrière. A l’époque où mon père, qui n’avait jamais terminé l’école primaire, me disait : « On n’écrit que lorsqu’on a une chose importante à dire, et pas n’importe comment. On peut faire beaucoup de dégâts avec un écrit. Il faut laisser cela à ceux qui ont la culture et les responsabilités." (Cesare Battisti, Ma Cavale)

      Du stalinisme paternel à cette décision du Seuil aujourd’hui, on peut dire qu’il y a une certaine continuité, une façon de dire aux "classes dangereuses" et autres subalternes : "la littérature ne vous appartient pas, la littérature est l’affaire des gens respectables, la littérature est notre affaire". Inutile de dire que c’est tout l’inverse, et que ces gens du Seuil viennent de prouver qu’ils ne comprennent, mais alors rien à la littérature."

    • Selon son avocat, Davide Steccanella, les aveux de Cesare Battisti sont avant tout motivés par sa volonté de soulager sa conscience : « Pendant quarante ans, il a été décrit, en Italie, comme le pire des monstres. Avec ce geste, il veut se réapproprier son histoire. » Agé de 64 ans et sans perspective autre que celle de « pourrir en prison » – selon la promesse faite par Matteo Salvini le jour de son retour en Italie –, l’ancien fugitif n’a en effet plus rien à perdre, et pas grand-chose à gagner.

      La demande, présentée par son avocat, de considérer comme prescrite sa condamnation à six mois d’isolement a été rejetée par la justice italienne. Depuis janvier, l’ancien activiste est emprisonné à Oristano, dans une des prisons les plus difficiles du pays, dans une cellule de 3 mètres par 3, où il fait l’objet d’un traitement « sur mesure », surveillé 24 heures sur 24 par les gardiens, il n’a pas grand-chose de plus à espérer qu’un geste de clémence.

      Pour l’ancien membre des Brigades rouges Enrico Porsia (dont la condamnation à quatorze années de prison est prescrite depuis 2013), qui a bien connu Battisti lors de ses années parisiennes, l’ancien membre des PAC a surtout cédé à la pression à laquelle il est soumis depuis son retour en Italie : « Il a été exhibé lors de son arrestation, il est enfermé dans un “aquarium” et soumis à un traitement inhumain, très proche du “41 bis” réservé aux mafieux… En fait, avec ces aveux, l’Etat italien dit : il nous a suffi de trois mois pour le briser. »

      Jérôme Gautheret (Rome, correspondant)

      https://www.lemonde.fr/international/article/2019/03/25/italie-cesare-battisti-reconnait-sa-responsabilite-dans-quatre-meurtres_5441

    • L’AUTODAFÉ DE CESARE BATTISTI, Paolo Persichetti
      https://lundi.am/L-autodafe-de-Cesare-Battisti

      (...) Présentée comme un changement radical après sa libération en mars 2004, la décision soudaine et brutale de faire recours à la catégorie de l’innocence fut assumée dès le début aux dépens de ses compagnons de destin, comme pour souligner que la distance intervenue avec sa vieille communauté serait devenue une valeur ajoutée. Les autres réfugiés furent accusés de l’avoir mis sous pression, carrément bâillonné, le tout sans épargner les jugements dénigrants à l’égard des autres formations politiques armées des années 70 différentes de celles de son petit groupe d’appartenance. Tandis que ses vieux avocats et compagnons d’exil le mettaient en garde, devant le risque que représentait ce choix, en lui rappelant que la procédure d’extradition n’était pas une anticipation du jugement du procès, ni un dernier degré du procès, mais une instance juridique où les requêtes provenant d’Italie étaient évaluées en fonction de leur conformité aux normes internationales et internes, certains de ses soutiens laissaient entendre que la défense nécessaire n’avait pas été développée auparavant parce qu’elle aurait pu « nuire à la protection collective accordée sans distinction des actes commis », à la « petite communauté des réfugiés italiens, protégée pendant plus de 20 ans par la parole de la France » (Le Monde du 23 novembre 2004). En plus d’insinuer, devant l’opinion publique, que la communauté des exilés était une communauté de « coupables » qui empêchaient l’unique « innocent » de se défendre, on leur attribuait un rôle de censeurs jusqu’à dépeindre les exilés comme une bande de cyniques inquisiteurs qui lançaient des excommunications. (...)

      LES AVEUX

      Dans le système judiciaire italien, la notion de culpabilité a été renversée par l’imposant arsenal législatif des récompenses. Le discriminant essentiel est devenu de fait le comportement du prévenu, la démonstration de sa soumission, le degré de repentir ou de collaboration. A égalité de délit et de responsabilité pénale, sont rendus des jugements et des traitements pénitentiaires très différents. La logique des récompenses a modifié les frontières de la culpabilité et de l’innocence. On peut être coupable et récompensé, innocent et puni. Ce que l’on est compte plus que ce qui a été fait. Battisti, malheureusement, n’a pas eu la force de se battre contre cette situation.

  • L’appel aux troupes ou le retour de la guerre sociale
    21 MARS 2019 PAR ROMARIC GODIN

    En replaçant l’armée dans les stratégies de maintien de l’ordre, le gouvernement renoue avec la logique de l’État du XIXe siècle. Une évolution logique compte tenu de sa politique économique et sociale, qui détricote l’État social issu de la Libération et du Conseil national de la résistance.

    L’utilisation massive de l’#armée dans des opérations de maintien de l’#ordre est une première en #France depuis 1948 lorsque le ministre de l’intérieur socialiste Jules Moch utilisa l’armée pour contraindre les mineurs à reprendre le travail. Ce fut la dernière fois, à l’exception notable (et qu’il ne faut évidemment pas oublier) des guerres coloniales où l’armée française fut mobilisée contre des #manifestants et même contre des émeutiers. Et ce n’est pas un hasard. C’est donc une longue tradition qui, ce week-end, va se fermer. Et cette tradition n’est pas étrangère au système économique et social qui a prévalu jusqu’ici en France.

    L’immédiat après-guerre est en effet marqué par un changement majeur en France. Avec l’application partielle du programme du Conseil national de la résistance (CNR), le pays cherche à apaiser la #lutte_de_classes par la construction d’un système de protection sociale fort et paritaire. Patronat et syndicats sont contraints à discuter et à gérer ensemble cette protection à laquelle contribuent salariés et employeurs. La lutte n’a certes pas disparu, notamment dans le domaine salarial. Mais l’enjeu salarial est relativisé par l’existence de « coussins de protection » auxquels chacun participe.

    En termes de maintien de l’ordre, ce système social a une conséquence directe : l’ordre qu’il faut défendre n’est plus celui d’un clan, d’une caste ou d’une classe. C’est celui de tous. Et dès lors, il ne saurait plus exister « d’ennemi de l’intérieur » dans le domaine social. Logiquement, l’armée, dont la fonction est de combattre un ennemi, ne peut être mobilisée pour maintenir l’ordre social. C’est dans ce cadre que le gouvernement provisoire de la République crée en 1944 les « compagnies républicaines de sécurité » (CRS), excluant de fait l’armée du maintien de l’ordre.

    Certes, le recours à la troupe en 1947 et 1948 se fait après la création de la sécurité sociale et des CRS. Mais c’est un fait alors exceptionnel à plus d’un titre. Ces grèves sont politiques et s’inscrivent dans la logique de la guerre froide. Alors que le président étasunien Harry Truman vient d’appeler, en mars 1947, au « containment » (« endiguement ») de l’influence soviétique, les grévistes peuvent alors apparaître, pour un Jules Moch, comme des « ennemis de l’intérieur ». De fait, une situation du même type a lieu, au même moment, en Italie. L’enjeu du maintien de l’ordre a été compris par le gouvernement français de l’époque comme un enjeu géopolitique, celui du maintien de la France dans le bloc occidental. Et ce fait pouvait justifier, sinon excuser, le recours à l’armée dans un cadre social qui, du reste, était naissant.

    Mais le caractère exceptionnel de ce recours se montre par le fait qu’à aucun moment, depuis, il n’a été de nouveau, jusqu’à ces derniers jours, question de la troupe pour assurer l’ordre social. En mai 1968, Charles de Gaulle, rencontrant le général Massu à Baden-Baden, a pu songer à briser ce tabou. Mais il s’en est bien gardé, choisissant, pour sortir de la crise, la voie politique, par la dissolution, et la voie sociale, par les accords de Grenelle. Il a préféré resserrer l’idée que l’ordre républicain devait avant tout s’appuyer sur la démocratie et la collaboration des classes sociales.

    Il n’en avait pas toujours été ainsi, loin de là. La France a longtemps été le pays de la bourgeoisie triomphante et dominante. En 1944, la France, malgré les avancées du Front populaire, est encore un pays extrêmement en retard sur le plan de la protection sociale. Jusqu’en 1864, la grève est interdite, de même que les syndicats jusqu’en 1884. À l’exception de l’épisode des deux restaurations (1814-1830), l’ordre, c’est alors l’ordre bourgeois. Et pour assurer cet ordre, on n’hésite pas à avoir recours à l’armée.

    C’est, du reste, la convention thermidorienne, formée de ceux qui ont fait tomber Robespierre, qui inaugure ce recours. La révolution de 1789 avait voulu également démilitariser le maintien de l’ordre, jusqu’ici assuré par les mercenaires du roi, avec la création de la garde nationale (qui n’hésita pas cependant à tirer sur le peuple au Champ-de-Mars, le 17 juillet 1791). Les Thermidoriens en appellent à l’armée nationale pour réduire les émeutes venant de la gauche comme de la droite. L’armée sauve la convention lors de l’insurrection populaire (de gauche) du 1er prairial an III (20 mai 1795), puis lors de l’insurrection royaliste du 13 vendémiaire an III (5 octobre 1795), où se distingua le jeune Napoléon Bonaparte. Les « centristes » d’alors, défenseurs des nouvelles classes dirigeantes acheteuses de biens nationaux, se maintiennent grâce à la troupe et le Directoire, avant de succomber au coup d’État de Brumaire, n’aura survécu que par la grâce de l’armée.

    Lorsque la bourgeoisie revient au pouvoir en 1830, elle a un recours massif – et sanglant – à l’armée pour le maintien de l’ordre. Les #émeutes parisiennes de 1832 (contées dans Les Misérables de Victor Hugo), de 1833 et de 1834, engagent la « ligne » (nom alors donné à l’infanterie). C’est aussi la troupe qui mate la #révolte des #Canuts en 1834. Un épisode rappelle alors le danger de la militarisation du maintien de l’ordre. Le 14 avril 1834, une patrouille de la ligne descend la rue Transnonain, actuelle rue Beaubourg. Au passage devant le numéro 12, un coup de feu claque et tue un soldat. Ses camarades, fous de rage, investissent le bâtiment et massacrent ses occupants, souvent encore dans leur sommeil. Il y aura douze victimes et l’épisode sera immortalisé par une gravure de Daumier. Mais la monarchie de Juillet n’a pas le monopole de ces recours à la troupe.

    Au début de la deuxième république, en juin 1848, les ouvriers révoltés dans l’est parisien contre la fin des ateliers nationaux qui les condamnent à la faim, sont écrasés par l’armée dirigée par le terrible général Cavaignac. L’intérêt défendu ici est clair : c’est la rente, l’obligation d’État dans laquelle la bourgeoisie investit sa fortune et qui était menacée par les dépenses sociales. Il y aura plusieurs milliers de morts. En #1871, c’est également l’armée qui mène la guerre contre la Commune. Il y aura plusieurs milliers de morts dans un épisode où se déchaînera la classe dominante qui n’aura de cesse d’appeler à la force militaire.

    La IIIe République entend changer de doctrine, en dépolitisant l’armée. Mais le régime d’alors est encore largement un centrisme bourgeois pour qui toute remise en cause de l’ordre social est un enjeu qui relève de l’armée. Cette dernière intervient encore régulièrement pour défendre les biens et le fonctionnement de l’économie. C’est le cas le 1er mai 1891 à Fourmies où les ouvriers du textile manifestent pour la journée de huit heures. La situation dégénère et le 145e de ligne tire à balles réelles, faisant 9 morts et 35 blessés.

    En 1906 et 1907, #Clémenceau recourt massivement à l’armée pour briser les #grèves et les #manifestations de viticulteurs du Sud-Ouest (qui s’étendent au reste de la population du Languedoc). La mutinerie du 17e de ligne en juin 1907 à Perpignan est une exception, mais elle deviendra un symbole de la lutte sociale grâce à une célèbre chanson « Gloire au 17e » ! où claquaient ces mots : « Vous auriez, en tirant sur nous, assassiné la République ! » Pour le reste, l’armée est utilisée – et avec des morts, là encore – en réponse à une demande profonde de la société. À cette dureté du pouvoir, qui refuse d’instaurer un système social à l’allemande et même un impôt sur le revenu (il faudra attendre 1914 et dans les faits les années 1920 pour qu’il soit instauré en France), répond un syndicalisme de combat frontal, celui de la CGT du congrès d’Amiens (1906). Les classes sont alors face-à-face et l’armée est au service d’un des deux combattants.

    Avec le drame de la Première Guerre mondiale et la conscription universelle, le recours à l’armée pour le maintien de l’ordre est plus délicat et accroît le risque de fraternisation. Les préoccupations des soldats et celles des ouvriers sont parfois les mêmes. Avec toute sa naïveté, « Gloire au 17e » annonçait un changement majeur. La lutte du « peuple » contre la « multitude » devient impossible. Elle est donc progressivement mise en retrait avec, en 1926, la création de la gendarmerie mobile. Parallèlement, l’État social français s’étoffe dans les années 1920, avec les premières assurances sociales et, dans les années 1930, avec le Front populaire. Le conflit social se démilitarise donc progressivement pour aboutir finalement à l’évolution de l’après-guerre.

    Le retour de la guerre sociale

    L’avènement d’un État social ne signifie certes pas la fin de la violence sociale et de la répression policière, loin de là. Mais il se traduit par l’idée que la lutte de classes n’est pas une lutte qui peut être militarisée. Elle ne peut plus l’être, parce que les classes sociales participent, en théorie, ensemble à la gestion de la société. Il n’est alors plus possible de voir dans le maintien de l’ordre une question de vie ou de mort pour l’État. Or, l’armée est une force de destruction au service de la défense de l’État. Si l’État appartient à tous, alors l’armée aussi appartient à tous et, dès lors, elle ne peut être l’arbitre des luttes entre intérêts sociaux parce qu’elle ne peut détruire ce qui la constitue. C’est alors la police, dont la fonction théorique n’est pas destructrice, qui est garante de l’ordre intérieur.

    À l’inverse, lorsque l’État est mis au service des intérêts d’une classe, il n’existe pas d’intérêt pour les oppositions à maintenir cet État et la défense de l’ordre devient existentielle. Elle implique donc que l’armée soit capable de détruire l’adversaire qui n’est pas perçu comme une partie de l’État. Il faut se souvenir de ce discours célèbre à l’Assemblée nationale d’Adolphe Thiers, en 1850, bien avant qu’il soit l’instrument de l’écrasement de la Commune. Pour justifier la nouvelle loi électorale, plus restrictive, il affirmait que « les amis de la vraie liberté, je dirais les vrais républicains, redoutent la multitude, la vile multitude, qui a perdu toutes les républiques ». Et le futur président de la République de préciser : « La France nous juge, elle sait la langue française, quoiqu’on la défigure bien indignement, elle sait ce que veut dire le peuple et ce que veut dire la multitude, elle comprendra mes paroles. Tant pis pour ceux qui veulent défendre la multitude, je leur laisse cet honneur, quelque nom qu’ils portent. Je leur laisse ce triste honneur ; ce n’est pas le peuple, le vrai peuple qui incendie les palais, les statues, égorge à Paris, qui verse le sang… »

    Ce propos est clair et il traversera tout le XIXe siècle français : le « peuple », soutien de l’État et de la liberté, s’oppose frontalement à une masse violente qu’il faut réduire et qui est hors de lui. Cet ennemi est un barbare, qui ne respecte pas les fondements de l’ordre social, donc de l’État qui le garantit. Il faut le contenir, comme il faut contenir un ennemi extérieur. L’armée s’impose donc dans cet exercice. C’est la traduction de la haine de classe.

    Mais, alors, que se passe-t-il aujourd’hui ? Les mots de Thiers prennent ici une actualité brûlante. On pourrait croire, style mis à part, les propos d’un membre de la majorité. Et ce n’est pas un hasard. Que fait en effet le gouvernement Philippe ? Il détricote l’État social issu du compromis de 1944, finalement largement accepté après l’échec des grèves de 1947-48 : l’État gère directement l’assurance-chômage et l’assurance-maladie et s’apprête à réduire les garanties de la retraite ; il privatise des activités d’intérêt général comme la Française des jeux et Aéroports de Paris ; en dépit du bon sens, il mène une politique fiscale largement favorable aux plus fortunés, sans contrepartie ; il promet des réductions de dépenses et un redimensionnement des services publics, de la santé au ferroviaire. Bref, il dynamite les fondements de la société de 1944. L’État redevient celui d’un groupe social, celui qui a intérêt aux « réformes structurelles ».

    Lundi 18 mars, lors du « grand débat des idées », Emmanuel Macron a mis en garde contre la confusion entre « l’extrême violence politique » et « ce que peuvent être les mouvements sociaux dans toute démocratie ». Mais cette distinction fait deux économies majeures. D’abord, elle identifie la violence politique à la dégradation de bâtiment à vocation commerciale et elle identifie donc la politique à un système économique. Ensuite, elle oublie que le mouvement des gilets jaunes est un mouvement social prenant acte de l’impasse des mouvements sociaux dans un contexte de réformes. Or, qui a dit qu’il ignorerait, quoi qu’il arrive, le mouvement social, sinon ce même chef de l’État ? La réalité est bien différente : en cherchant à détruire l’État social, Emmanuel Macron crée un rapport de force en faveur d’une partie de la société. Et cette privatisation conduit naturellement à une guerre sociale et à l’appel à la troupe. Comme en 1795, 1834 ou 1871. Bienvenue au XIXe siècle.

    https://www.mediapart.fr/journal/france/210319/l-appel-aux-troupes-ou-le-retour-de-la-guerre-sociale?onglet=full

  • Remarques complices sur l’Acte 18 et la suite possible
    http://lundi.am/Remarques-complices-sur-l-Acte-18-et-la-suite-possible

    La contribution au réchauffement de la planète du commerce de luxe et des industries de la consommation en général n’étant plus à démontrer, tout écologiste conséquent devrait forcément se réjouir que des cibles précises aient été désignées à travers la destruction de quelques 80 commerces et l’incendie d’un de ces lieux où les destructeurs de la planète complotent contre elle entre deux coupes de champagne (ou pire encore, d’eau gazeuse). S’en prendre aux ultimes terminaux des porte-conteneurs qui saccagent les océans sera toujours une œuvre de salubrité publique.

    Serge Quadruppani
    paru dans lundimatin#183, le 18 mars 2019

    #climat #rechauffement_planétaire #politique #résistance #gilets_jaunes #France #Paris #Champs_Elysées

  • Urban Demographics: Mexicans didn’t cross the US border. The border crossed them
    https://urbandemographics.blogspot.com/2017/06/mexicans-didnt-cross-us-border-border.html

    “... communities have proved more durable than borders. The counties with the highest concentration of Mexicans (as defined by ethnicity, rather than citizenship) overlap closely with the area that belonged to Mexico before the great gringo land-grab of 1848.”

    For the most part, Mexicans didn’t cross the US border. The border crossed them.

  • Chroniques Mutanes #185
    http://www.radiopanik.org/emissions/chroniques-mutantes-/chroniques-mutanes-185

    Revue de presse, agenda

    Chronique winter séries : Harlots de Alison Neewman et Moira Bufini, The Bisexual de et avec Desiree Akhavan, High Maintenance de Katja Blitchfield et Bel Sinclair

    Playlist : Crass/Berkertex Bribe, US Girls/Damn the valley, Wipers/Is this real ?, Dakh Daughters/Rozy-Donbass, Merde Fantôme/Chute

    http://www.radiopanik.org/media/sounds/chroniques-mutantes-/chroniques-mutanes-185_05836__1.mp3

  • Chroniques Mutanes #184
    http://www.radiopanik.org/emissions/chroniques-mutantes-/chroniques-mutanes-184

    Revue de presse

    Agenda

    Lecture poèmes: Small Talk, Alok Vaid-Menon // Poem (Let us Alive), Joshua Jennifer Espinoza

    Plylist: Gétatchèw Mèkurya - Gedamay, Gétatchèw Kassa and Soul Ekos Band - Bèy Iesenabètesh, Mulaté Astatqé - Yegelle Tezeta, Girma Bèyènè and Akale Wubé - Enkèn Yèlélèbesh, Mahmoud Ahmed - fetsum Deng Ledj nesh, Grrzzz - Martial Trader, Petass - Deux Mains

    http://www.radiopanik.org/media/sounds/chroniques-mutantes-/chroniques-mutanes-184_05758__1.mp3

  • Pour ma sortie de l’hôpital, pas très mobile, sur béquilles, ne pouvant pas sortir de chez moi, luttant pas mal à la fois contre la douleur après le choc opératoire orthopédique et une certaine forme d’anxiété post anesthésie, mes enfants ont été très gentils avec moi, notamment les grands. Jusqu’à mon gendre, que je ne connais pas bien, et qui a eu la gentillesse de me créer un compte à un service de vidéo à la demande grâce auquel je pourrais regarder autant de films que je veux.

    Je n’ai pas la télévision. Je ne peux pas dire que je ne l’ai jamais eue, mais les quelques fois où je l’ai eue, cela n’a pas duré très longtemps et ce n’était jamais de mon fait, je peux donc dire que les rares fois où j’ai eu la télévision c’était de manière indirecte. Et chaque fois quelques réflexes assez sains de ma part ont fait que je l’ai regardée très peu et de biais.

    Et du coup sans aucune culture télévisuelle, pour singer Grégoire Bouillier dans Le Dossier M. ,la télévision, pour moi, s’est arrêtée dans les années septante, avec la fin de Zorro et l’avénement de Dallas, sans toile de fond télévisuelle donc, j’ai été dans un très grand embarras pour ce qui est de renseigner utilement mon profil pour ce service de video à la demande. Rien que pour le choix de l’image de profil cela n’a pas été simple, puisque m’ont été présentées des centaines de petites vignettes à l’effigie de toutes sortes de personnages auxquels j’ai vraiment peiné à m’identifier, j’ai fini par choisir celui d’un gros animal gris qui a l’air un peu triste, c’était ce qu’il y avait de plus ressemblant.

    Ensuite il a fallu que je choisisse trois films préférés. J’ai cherché La Grande Illusion de Jean Renoir, Nostlaghia d’Andreï Tarkovsky et La Dolce Vita de Federico Fellini, mais force est de constater que cela ne faisait pas partie des choix proposés au contraire de quelques centaines de films dont je n’avais jamais entendu parler. J’ai fini par en prendre trois par défaut et complètement au hasard, notamment un parce qu’il y avait un avion de chasse sur l’affiche et j’aime bien les avions (mon papa était pilote).

    Et à partir de là j’ai décidé de me laisser entièrement faire, de me soumettre à la logique da l’algorithme.

    Après deux semaines d’un ou deux films par jour et de quelques épisodes de séries butinés en suivant les recommandations de l’algorithme, je pense qu’il est temps de faire la liste de toutes les choses dont je suis désormais persuadé. Au plus profond de moi.

    Quand une personne est filmée en train de dire au revoir à ses enfants avant de monter dans sa voiture, une fois sur deux cette dernière explose. Ce qui est très triste. Pour les enfants en question, qui deviennent soit, des terroristes plus tard, soit, au contraire, des spécialistes du déminage.

    Conviction #1

    Le terrorisme, surtout celui islamiste, est le seul vrai cancer de notre société. C’est un cancer prioritaire. Et il ne semble pas y avoir de lien entre la géopolitique, la politique, l’économie, l’écologie et le terrorisme. Pour s’attaquer au terrorisme, il n’existe qu’un seul moyen l’usage de la force contre la force.

    Conviction #2

    Les pays occidentaux ont tous une règle d’or, on ne négocie JAMAIS avec les terroristes, c’est souvent répété, cela doit avoir son importance.

    Conviction #3

    Il ne faut pas généraliser, il existe de très bons Musulmans, de véritables savants qui sont capables de réciter toutes sortes de sourates qui arrivent à point nommé en contradiction des messagers de la haine qui, eux, ont lu le Coran à l’envers, enfin vous voyez ce que je veux dire (je dis cela parce que des fois on voit des Occidentaux qui trouvent un exemplaire du Coran, souvent dans le voisinage d’explosifs et de munitions, à croire que les Islamistes n’ont qu’un seul livre dans leur bibliothèque dans laquelle, par ailleurs, ils et elles rangent leur arsenal, et ces Occidentaux qui n’ont pas l’air d’être au courant qu’ils ou elles le regardent à l’envers par rapport à son sens de lecture original).

    Conviction #4

    Par bonheur des hommes et des femmes au courage immense et à la tête de moyens techniques considérables et sophistiqués ne comptent pas leurs heures pour ce qui est de poursuivre les terroristes. Nous allons le voir on est vraiment dans le sacrifice personnel.

    Conviction #5

    Sans les caméras de surveillance omniprésentes dans des villes comme Londres ou New York, on serait foutu et toutes et tous tués par des terroristes, surtout des kamikazes, qui souvent ne sont que des lâches et qui n’ont pas toujours le courage de se suicider, en fait.

    Conviction #6

    Les hommes et les femmes, mais surtout les hommes, qui risquent tous les jours leurs vies pour que nous on puisse continuer de se bâfrer au barbecue en continuant de roter des bibines en marge de matchs de baseball entre copains, sans craindre qu’à tout moment, nous soyons les victimes d’attaques terroristes absolument dévastatrices, ces hommes et ces femmes donc ne dorment presque jamais et sacrifient leur vie privée dans les grandes largeurs mais ces hommes sont souvent mariés à des femmes qui comprennent qu’un tel devoir passe avant toutes choses et que leurs maris font cela pour le bien du pays et il n’y a pas de plus grands enjeux que le bien du pays et la sécurité nationale. Ce sont aussi elles les héroïnes de la sécurité nationale. Et plus tard les enfants nés de telles unions reprendront le flambeau. Bon sang ne saurait mentir. Surtout si l’un de ces parents est mort dans la lutte antiterroriste, a fortiori dans l’explosion de sa voiture piégée un matin en partant au travail.

    Conviction #7

    Parfois des agents, des policiers, des militaires, bref des personnes qui luttent contre le terrorisme se sacrifient pour éviter des massacres, le plus souvent ces héros qui font le sacrifice ultime sont noirs. Leurs enfants reçoivent alors un drapeau américain plié en triangle. Ce qui est une très belle récompense, ces enfants, souvent des garçons, consolent courageusement leur mère, qui, elle, une femme, pleure comme une madeleine. Faut dire aussi, c’est un peu triste. Mais elles finissent par comprendre la nécessité de ce sacrifice et même elles en conçoivent une grande fierté. Elles ne se remarient jamais.

    Conviction #8

    Ce n’est pas de gaité de coeur que les forces de l’ordre sont parfois contraintes à recourir à la violence et à la torture pour tenter d’extraire in extremis des informations qui vont sauver des centaines, parfois des milliers, de personnes innocentes et c’est tellement pas de gaité de coeur qu’en général de telles scènes de torture sont super bien filmées pour bien montrer que c’est nécessaire. A vrai dire dans les films pas une scène de torture qui ne vienne apporter une information cruciale, ce qui équivaut à dire : la torture cela marche. Ici je glisse une remarque qui ne concerne pas totalement le terrorisme, mais quand ce sont des Nazis de la Seconde guerre mondiale (parce que j’ai aussi regardé deux films dont l’action était située pendant l’occupation) qui torturent des résistants, la torture alors ne fonctionne pas à tous les coups, sauf auprès des plus faibles, des lâches qui n’étaient sans doute pas de vrais résistants, qui finissent par donner les noms de grands chefs de la résistance, qui, sans cette traitrise, ne seraient jamais tombés.

    Conviction #9

    De même lors des interrogatoires d’éventuels complices de terrorisme les enquêteurs et enquêtrices font souvent des propositions de marché avec les personnes qu’elles interrogent et elles respectent TOUJOURS leur parole, c’est à ce genre de choses que l’on voit que ce sont des personnes d’une droiture exceptionnelle parce qu’elles parviennent toujours à surmonter leurs préjugés, mais c’est quand même souvent qu’ensuite les complices de terrorisme déçoivent et trahissent cette confiance et cette droiture, parce qu’on ne peut vraiment pas leur faire confiance. Et le plus souvent quand ces personnes rejoignent inexorablement les forces du mal, au cours d’actions dangereuses les personnes de l’antiterrorisme les tuent dans des cas probants d’autodéfense. Comme ça c’est réglé. Ces terroristes et ces complices ont eu leur chance mais n’ont JAMAIS su en profiter.

    Conviction #10

    Les forces de l’ordre ne sont jamais racistes. Il arrive que certaines personnes des forces de l’ordre aient des préjugés raciaux mais c’est souvent facilement explicable parce qu’en fait le neveu de la belle soeur d’un collègue de leur jardinier faisait partie des victimes de nine eleven, mais par la suite leur partenaire, leur binôme qu’ils et elles n’ont pas choisi, parfois issu de l’immigration récente, arrive à leur montrer qu’il faut surmonter de telles douleurs. Et ils et elles y arrivent très bien. Et à la fin c’est souvent accolades et embrassades à tout va. C’est assez viril et chaleureux, de cette sorte d’accolade américaine dite Hug dans laquelle le fracas des tapes dans le dos est tel qu’il couvre tout potentiel érotique dans le rapprochement des deux corps.

    Conviction #11

    Dans les hommes et les femmes politiques, il y a deux sortes de personnalités, les manipulatrices dont on finit TOUJOURS par découvrir qu’ils et elles ont trempé dans toutes sortes de combines qui les ont enrichies et souvent en mettant la vie des forces de l’ordre et des forces militaires en danger, tout ça pour leurs intérêts personnels (ce qui est quand même très mal), et d’autres qui ont plus des profils d’underdogs et qui finissent TOUJOURS par triompher en dépit d’un parcours jonché d’embûches dont ils et elles se relèvent TOUJOURS. Et à la fin ce sont elles et eux qui sont élus et tout redevient normal et pacifié.

    Conviction #12

    Bien souvent le grand public n’a pas la plus petite idée des épouvantables menaces qui pèsent sur lui à tout moment, périls qui sont heureusement évités in extremis par les forces de l’ordre qui sont toujours là au bon moment, qui sont des héros, ce que l’on sait rarement, et qui ne demandent rien de plus pour de tels actes de bravoure, que des salaires modestes et de pouvoir humer l’air de la ville en paix un vendredi soir et savoir, au plus profond d’eux et d’elles-mêmes, que si ce n’est que rires, fêtes et insouciance autour d’elles et eux, c’est grâce à ce travail de l’ombre qui n’a pas d’autre reconnaissance. Mais cela leur suffit amplement.

    Conviction #13

    En fait tous les peuples sont amis, c’est juste quelques tarés, notamment islamistes, qui font régner la terreur parce qu’ils et elles voudraient qu’on soit tous religieux de la même manière, la leur, mais heureusement, Dieu merci, il y a des hommes et des femmes d’exception qui veillent sur nous.

    Conviction #14

    La vidéosurveillance c’est très important, ça permet de surveiller les terroristes avant qu’ils et elles n’aient le temps de perpétrer un attentat, ou, si les terroristes parviennent quand même à faire exploser leur bombe ou que sais-je, ça permet de reconstituer la manière dont ils et elles ont procédé et de retrouver leurs complices. La vidéosurveillance est au coeur de tout, sans elle aucun espoir. Les professionnels de la vidéosurveillance savent tout de suite qui est qui sur les images, les personnes comme vous et moi qui ne font rien de mal, et qui n’ont rien à cacher, et les terroristes, à vrai dire les personnes derrière les écrans de vidéo surveillance sont tellement débonnaires que des fois elles voient de petits larcins en direct mais comme elles ont d’autres chats à fouetter, elles ferment gentiment les yeux sur ces délits mineurs, presque elles feraient des compilations de ces petits délits pour les fêtes de fin d’année dans le service, c’est vraiment vous dire que la vidéo surveillance c’est pour les terroristes. Qui sont ultra-minoritaires.

    Conviction #15

    Il arrive parfois, malgré tout, que certaines choses se superposent à la vidéo surveillance ou que les forces de l’ordre mal renseignées commettent des erreurs et arrêtent momentanément des personnes qui ne sont pas du tout impliquées dans le terrorisme, de telles erreurs sont toujours très vite corrigées et les forces de l’ordre admettent volontiers leurs erreurs et produisent des excuses sincères qui sont bien comprises et bien acceptées, surtout quand on explique à ces personnes arrêtées par erreur qu’il y avait des enjeux de sécurité nationale et on s’excuse, ne vous excusez pas vous ne pouviez pas savoir.

    Conviction #16

    Grâce à une technologie d’extrême pointe, les services antiterroristes parviennent à faire survoler n’importe quel endroit de la planète instantanément avec des satellites et des drônes qui leur permettent systématiquement de déterminer qui est qui qui dit quoi à qui et qui qui donne quoi à qui etc… La technologie de pointe en question est tellement puissante qu’elle ne semble jamais sujette à la moindre défaillance et semble produire des temps de réponse prodigieusement instantanés et exempte de tout décalage horaire, le contribuable en a pour son argent question technologie et moyens techniques.

    Conviction #17

    Quand un ou une responsable entre dans une réunion, dès qu’il ou elle enfonce rageusement une touche de la télécommande du vidéo projecteur, on tombe pile sur la bonne image, le bon enregistrement, la bonne photocopie du bon document. La technologie est notre meilleure amie. Et les personnes de l’antiterrorisme qui l’utilisent n’ont généralement qu’une seule commande à taper sur leur clavier pour faire apparaitre à l’écran suspects et preuves.

    Conviction #18

    Les personnels des différentes agences qui luttent contre le terrorisme ont souvent des scrupules à propos de la manière dont elles obtiennent des informations, notamment grâce à la technologie, il y a des tas de contraintes juridiques qui sont suivies à la lettre et, seulement de temps en temps, quand vraiment il s’agit de sauver des centaines de vies, alors il arrive que l’on enfreigne de telles limitations juridiques, mais par la suite on se rend bien compte que c’était un mal nécessaire et que de toute manière tout le monde n’a rien à cacher donc c’est un moindre mal.

    Conviction #19

    Les hommes et les femmes politiques qui sont en première ligne de la sécurité nationale n’ont pas nécessairement d’ambition politique, ce serait mal les connaitre et les juger, leur première préoccupation c’est de servir le pays et ses habitants.

    Conviction #20

    Toutes les différentes agences anti terroristes travaillent main dans la main et parviennent parfaitement à mettre de côté leurs éventuels différends quand il s’agit de lutte contre le terrorisme, il y a même parfois des rencontres étonnantes entre les personnels de ces différentes agences qui peuvent aller jusqu’à l’amour charnel.

    Conviction #21

    A la Maison Blanche personne ne dort plus de trois heures par nuit. Et quand le président des Etats-Unis recommande à ses aides de rentrer chez eux pour aller faire une bonne nuit de sommeil parce que la journée de demain est porteuse de nouveaux défis, en général il est déjà bien plus de minuit. C’est aussi cela servir.

    Conviction #22

    Quand un ou une agente spéciale s’approche d’un ordinateur, il ou elle n’a généralement pas besoin ni de le démarrer ni de se connecter, encore moins de lancer le programme dont il ou elle a besoin, direct il ou telle tape les termes de sa recherche et en général le temps de réponse est instantané et souvent s’affiche automatiquement sur un grand écran où ses supérieurs peuvent constater qu’il ou elle trouve beaucoup plus souvent qu’il ou elle ne cherche.

    Conviction #23

    A vrai dire les personnes qui travaillent à l’antiterrorisme cherchent peu et trouvent rapidement. Ils sont très forts. Ils ne se trompent presque jamais. Et quand ils sont dans l’erreur, c’est seulement momentané, et quand ils et elles finissent par recoller les morceaux du puzzle alors Gare !

    Conviction #24

    Les rapports que le président des Etats-Unis entretient avec les autres dirigeants sont systématiquement cordiaux et pondérés sauf quand les dirigeants de petits pays insignifiants commencent à casser un peu les couilles du président et alors le ton monte et le président des Etats-Unis menace de l’usage de la force en faisant par ailleurs état d’un truc que ses services secrets ont découvert récemment et c’est la déconfiture du dirigeant du petit pays insignifiant, il faut voir sa tête.

    Conviction #25

    Pour travailler à la Maison-Blanche, il est recommandé aux femmes d’avoir de jolies jambes et de belles poitrines. Quand une femme a plus de cinquante ans elle est impérativement première ministre d’un autre pays. Elle n’est alors plus tenue d’avoir de jolies jambes et ou une belle poitrine.

    Conviction #26

    Les enquêtes de l’antiterrorisme vont à toute allure, une autopsie peut ne prendre d’une petite heure, une analyse balistique est en général instantanée, de même que d’éplucher des relevés bancaires d’un magnat de la drogue, il faut dire avec les moyens techniques qu’on leur alloue c’est un peu normal non ? Et c’est même pour cela qu’on les leur alloue, c’est pour le bien et la sécurité de toutes et tous.

    Conviction #27

    Les terroristes islamistes ont vu, et étudié dans le détail, The Mandchourian Candidate de John Frankheimer donc quand ils rendent de prisonniers et des otages, on n’est jamais trop prudents pour ce qui est de les surveiller étroitement parce qu’il y a de grandes chances pour qu’ils soient devenus des terroristes islamisées eux-mêmes.

    Conviction #28

    On peut TOUJOURS se fier à des agents du Mossad.

    Conviction #29

    Il arrive parfois que des agents et des agents de l’antiterrorisme outrepassent leurs droits, notamment dans la surveillance de quidams, ils et elles en ont parfaitement conscience, mais ils et elles suivent des intuitions imparables et voient des postes que personne n’avaient vues avant elles et eux, et même ils et elles jouent souvent leur carrière dans de telles enfreintes de la loi, mais par la suite on trouve toujours un juge ou que sais-je pour reprendre la situation et lui donner des allures légales.

    Conviction #30

    Quand une agence ou un agent de l’antiterrorisme est tellement pris par le travail qu’il ou elle en arrive à manquer l’anniversaire d’un neveu ou d’une nièce adorées, il ou elle trouve toujours le moyen de se faire pardonner auprès de l’enfant et de ses parents, avec les parents c’est facile il suffit d’invoquer le devoir et la sécurité nationale.

    Parallèlement à toutes mes convictions nouvelles en matière de terrorisme j’ai également appris que le soleil ne se couchait jamais dans le monde de l’antiterrorisme, il n’y a pas de décalage horaire très marquant entre le Moyen Orient et les Etats-Unis d’Amérique (pas même à l’intérieur même des Etats-Unis), que les rues de New York et d’autres grandes villes avaient été interdites d’accès aux personnes obèses, aux vieilles personnes et aux personnes vagabondes, qui quand elles apparaissent sont le plus souvent des agents sous couverture, que dans un film qui traite de terrorisme plus historique, en décembre 1975, à Vienne en Autriche, il y avait encore des feuilles aux arbres, que pour les besoins d’un scénario, des jeux olympiques pouvaient avoir lieu, à tout moment, et là au feuillage vert printemps des arbres, on peut penser que désormais les JO d’été ont lieu en avril. Il est également possible de copier le contenu d’un disque dur ou d’un serveur en une poignée de secondes sur des cartes mémoires ultra compactes, sont bien équipés les gus.

    Bref ça file un peu les jetons tout de même ce terrorisme, surtout celui islamiste mais bon on est quand même bien protégés, par des gars et des filles qui sont prêtes à se sacrifier pour nous et qui peuvent s’appuyer sur des caméras de surveillance un peu partout, ce serait même bien d’en mettre davantage.

    #pendant_qu’il_est_trop_tard

    • @aude_v J’ai mis un moment avant de comprendre ta question, je présume que tu parles d’une série qui s’intitule 24 heures chrono . Je n’ai pas regardé une série entière, d’ailleurs je ne suis pas sûr d’avoir regardé un épisode de quelques séries que ce soit en entier, j’ai butiné pour ce qui est des séries qui est un format qui me convient mal. Les films en revanche je les ai tous, presque tous, regardés en entier pour mieux forger mes nouvelles convictions.

    • @philippe_de_jonckheere , ton texte m’a rappelé celui ci :

      https://lundi.am/Mieux-comprendre-la-police-avec-Engrenages

      Engrenages est une série policière française. A chaque saison la même équipe d’enquêteurs va résoudre un meurtre. A chaque fois la victime était en lien avec un milieu différent. A la saison 4, ce fut celui des « jeunes autonomes ». Le portrait qu’en fit cette série fut terrifiant.

      Ce texte, dans un style lundimatin, partait de cette saison pour en tirer quelques réflexions sur la police.

    • @parpaing

      Je n’avais pas vu passer ce texte sur Lundimatin ou alors j’avais du juger hâtivement que je n’en tirerais pas bénéfice parce que cela parlait de la télévision, domaine dans lequel je n’ai donc aucune connaissance et ne souhaite pas en acquérir. Mais oui, bien sûr, nous parlons bien de la même chose.

      Et tu vois il faut croire que je suis constant sur cette ligne parce que ton commentaire m’a rappelé ces deux passages de Raffut

      … mais le téléphone a sonné, j’ai pensé que ce serait la mère d’Émile qui me rappellerait, ça va vous suivez toujours ? Mais non, il s’agissait du gardien de police qui me disait que la garde à vue de l’agresseur de votre fils va être prolongée de vingt-quatre heures, d’une part parce que les témoignages sont non concordants sur les causes du différend, mais aussi parce que le procureur de la République, quand on y pense, procureur de la République, ça en impose salement, on imagine facilement quelque patriarche à barbe blanche et fort coffre tonnant des rodomontades contre les impétrants, poursuivant de tirades quasi en alexandrins des aigrefins au ban de la société bien gardée, et la bonne morale avec elle, par pareil cerbère, bref le procureur de la République demande que votre fils soit présenté dans un institut médicolégal pour être examiné par un médecin légiste. Alors là autant vous le dire tout de suite j’ai beau ne pas être particulièrement spectateur d’une part de la télévision, je n’ai pas la télévision, ni, d’autre part, de films policiers, genre que je déteste, sur le sujet j’ai même des vues assez tranchées, j’aimerais en effet qu’on m’explique, une mauvaise fois pour toutes, comment il se fait que l’on dépense, que l’on ait dépensé, des hectomètres de pellicule de cinéma tout à la gloire de l’action policière, et pour ainsi dire pas du tout, peut-être quelques centimètres de-ci de-là, pour les éboueurs, dont l’action est à mon sens plus urgente, quotidienne, leurs rares grèves nous le rappellent chaque fois, que celle plus ponctuelle et exceptionnelle de la police, mais je m’emporte, il n’empêche, nul n’entend la phrase pour que votre fils soit examiné par un médecin légiste sans imaginer votre fils allongé sur une paillasse, le ventre ouvert et froid, un médecin légiste poussiéreux, c’est le même acteur que pour le procureur de la République, mais mal rasé et légèrement grimé, le médecin légiste poussiéreux, donc, notant scrupuleusement le poids de chaque organe pour mieux se prononcer sur les causes de la mort de votre fils tout en statuant que par ailleurs, de toute façon, il était condamné par une leucémie qui n’avait pas encore été décelée, quand on n’a pas la télévision et qu’on ne la regarde pas, voire jamais, on la regarde encore trop.

      Et

      Et que les deux nuits que Youssef avait passées au commissariat aient été, pour l’avocat, la première, l’occasion d’une bonne soirée télévision, la chaîne Arte entamait un cycle consacré au cinéaste Otto Preminger, avec ce soir-là donc, Autopsie d’un meurtre avec James Stewart et la musique de Duke Ellington, c’était le lm préféré de tous les avocats et celui de Youssef ne dérogeait pas à la règle, et la deuxième, d’un dîner, le mardi soir donc, chez des amis, lui est avocat aussi et elle, organisatrice de séminaires dans le monde des a aires, oui, un mardi on s’excuse mais avec l’emploi du temps de ces mes- sieurs on ne va pas reporter le dîner aux calendes grecques, là aussi le cinéma, surtout lui, nous o re une très vaste palette des tranches de vie que l’on prête aux avocats, notamment une vie sociale riche et intense en même temps que simultanée à des a aires complexes, nécessairement complexes, qu’ils ont à traiter et qui peuplent leur esprit jusqu’à un encombrement qui les empêche de pro ter pleinement de cette vie sociale enviable seulement en apparence. Décidément on ferait bien de s’interroger sur cette propension du cinéma de fiction à brosser d’aimables tableaux d’une certaine catégorie sociale, en plus d’un cinéma tout acquis aux œuvres policières.

  • Festival “1848, des peuples en révolution”
    http://parolesdhistoire.fr/index.php/2018/09/07/18-festival-1848-des-peuples-en-revolution-avec-romain-duplan-et-ma

    Les invités : Romain Duplan (chargé de recherches au musée national d’histoire de l’immigration) et Mathilde Larrère (MCF en histoire contemporaine à l’UPEM). Présentation du festival « 1848, des peuples en révolution », retour sur la place mémorielle assez modeste de 1848, sur la notion d’« histoire publique » encore peu développée en France, les rapports pas évidents entre pratiques ludiques de l’histoire (jeu, reconstitution costumées…) et universitaires, la nécessité de ne pas laisser l’histoire publique aux récits médiatiques dominants... Durée : 32 min. Source : Paroles d’histoire

    http://content.blubrry.com/parolesdhistoire/festival_1848.mp3

  • Die Österreicherin Judith Deutsch gehört vor den Olympischen Spiele...
    https://diasp.eu/p/7588745

    Die Österreicherin Judith Deutsch gehört vor den Olympischen Spielen 1936 zu den weltbesten Schwimmerinnen. Als Jüdin weigert sie sich, in Berlin anzutreten. Dafür wird sie lebenslang gesperrt. Stichtag - 18. August 1918: Geburtstag der österreichischen Schwimmerin Judith Deutsch #Stichtag #18081918 #18082018 #18August1918 #18August2018 #JudithDeutsch #NRW

  • Gisti+-+Notre+fraternité+n’a+pas+de+frontières
    https://www.gisti.org/spip.php?article5952

    Mardi+17+juillet,+4+personnes+sont+convoquées+pour+une+garde-à-vue+à+la+gendarmerie+de+Briançon.+Le+motif :+avoir+« aidé+à+l’entrée+d’étrangers+en+situation+irrégulière+sur+le+territoire+français,+en+bande+organisée »,+à+l’occasion+de+la+marche+de+solidarité+du+22+avril+dernier.+Rappelons+que+cette+manifestation+pacifique+s’est+déroulée+spontanément+en+réponse+aux+provocations+haineuses+et+dangereuses+d’un+groupuscule+suprémaciste+ayant+bloqué+depuis+la+veille+le+col+de+l’Echelle.+

    Cette+convocation+groupée (...)

  • ENQUIRE WITHIN UPON EVERYTHING
    http://www.colourcountry.net/enquire/index.html

    IN AN EDITION ESPECIALLY PREPARED FOR THE WORLD-WIDE WEB, By A GENTLEMAN.

    “Whether you wish to model a flower in wax; to study the rules of etiquette; to serve relish for breakfast or supper; to plan a dinner for a large party or a small one; to cure a headache; to make a will; to get married; to bury a relative; whatever you may wish to do, make, or to enjoy, provided your desire has relation to the necessities of domestic life, I hope you will not fail to ’Enquire Within.’” —Editor.

    This is an online version of the famed Victorian self-help guide (1884 edition). Currently about 1/3 of the book is available for browsing. Search facilities may appear once the whole book is online.

    –----

    1. Choice of Articles of Food.
    27. Names and Situations of the Various Joints.
    28. Meats.
    29. Relative Economy of the Joints.
    30. Food in Season.
    31. In Season in January.
    32. In Season in February.
    33. In Season in March.
    34. In Season in April.
    35. In Season in May.
    36. In Season in June.
    37. In Season in July.
    38. In Season in August.
    39. In Season in September.
    40. In Season in October.
    41. In Season in November.
    42. In Season in December.
    43. Drying Herbs.
    44. Dr. Kitchiner’s Rules for Marketing.
    45. The Family Circle
    46. Evening Pastimes.
    47. Acrostics.
    48. Acrostics (Double).
    49. Acrostics (Triple)
    50. Anagrams
    51. Arithmorems.
    52. Charades
    53. Charades (Acted).
    54. Words
    55. Chronograms or Chronographs
    56. Conundrums.
    57. Cryptography
    58. Decapitations and Curtailments
    59. Enigmas
    60. Hidden Words.
    61. Lipogram.
    62. Logogriph.
    63. Metagram
    64. Palindrome
    65. Puzzles
    68. Diamond Puzzle.
    69. Rebuses
    70. Square Words.
    71. Chess, Laws of.
    72. Draughts, Rules of the Game.
    73. Whist.
    80. Cribbage.
    91. All Fours
    95. Loo.
    101. Put.
    105. Speculation
    106. Connexions.
    108. Matrimony.
    109. Pope Joan.
    110. Cassino.
    113. Vingt-un.
    117. Quadrille.
    118. Ecarte.
    120. Euchre
    122. Bezique.
    123. Mode of Playing.
    130. Napoleon.
    131. Picquet.
    132. Poker, or Draw Poker
    133. Lansquenet.
    134. Quinze
    135. Solitaire.
    136. Backgammon.
    137. Dominoes.
    139. Quadrilles.
    159. Terms used to Describe the Movements of Dances.
    160. Scandal—Live it down.
    161. Errors in Speaking.
    181. Rules and Hints for Correct Speaking.
    182. Pronunciation.
    196. Rules of Pronunciation.
    197. Proper Pronunciations of Words often Wrongly Pronounced.
    198. Punctuation.
    216. Conversation.
    223. Composition.
    236. Addresses of Letters.
    237. Addresses of Persons of Rank and Distinction:-
    246. Addresses of Petitions, &c.
    247. To those who Write for the Press.
    248.—Hints to those who have Pianofortes.
    249. Gardening Operations for the Year.
    275. Artificial Mushroom Beds.
    276. Dwarf Plants.
    277. To clear Rose Trees from Blight.
    278. To prevent Mildew on all sorts of Trees.
    279. Toads
    280. Slugs and Snails
    281. Traps for Snails.
    282. Grubs
    283. Caterpillars and Aphids.
    284. Butterflies and Moths,
    285. To prevent Destruction of Fruit Buds by Birds.
    286. Wasps
    287. Cure for Sting of Wasp or Bee.
    288. To protect Dahlias from Earwigs.
    289. To free Plants from Leaf-Lice.
    290. A Moral.
    291. Taking a House.
    296. If you are about to Furnish a House,
    297. Carpets.
    306. In Choosing Paper for a Room,
    307. The best Covering for a Kitchen Floor
    308. Family Tool Chests.
    329. Beds for the Poor.
    330. To Preserve Tables.
    331. Gilt Frames
    332. Damp Walls.
    334. Bedrooms
    335. To get rid of a Bad Smell in a Room newly painted.
    336. Smell of Paint.
    337. If a Larder, by its Position,
    338. To keep a Door open,
    339. To Ascertain whether a Bed be Aired.
    340. To prevent the Smoking of a Lamp.
    341. Water
    342. To Soften Hard Water,
    343. Cabbage Water
    344. A little Charcoal
    345. Where a Chimney smokes
    346. Ground Glass.
    347. Family Clocks
    348. Neat Mode of Soldering.
    349. Maps and Charts.
    350. Furniture
    351. Paper Fire Screens
    352. Pastilles for Burning.
    353. Easy Method of Breaking Glass to any required Figure.
    354. Bottling and Fining.
    355. To Sweeten Casks.
    356. Oil Paintings
    357. To Loosen Glass Stoppers of Bottles.
    358. The Best Oil for Lamps,
    359. China Teapots
    360. Care of Linen.
    363. Cleansing of Furniture.
    374. Carpets.
    375. Cleaning Carpets.
    376. Beat a Carpet
    377. Sweeping Carpets.
    378. A Half-worn Carpet
    379. A Stair Carpet
    380. Oilcloth
    381. Straw Matting
    382. Method of Cleaning Paper-Hangings.
    383. Rosewood Furniture
    384. Ottomans and Sofas,
    385. Dining Tables
    386. Mahogany Frames
    387. To Clean Cane-bottom Chairs.
    388. Alabaster.
    389. To Clean Marble.
    390. Glass
    391. Glass Vessels,
    392. Bottles.
    393. Cleaning Japanned Waiters, Urns, &c.
    394. Papier Maché
    395. Brunswick Black for Varnishing Grates.
    396. Blacking for Stoves
    397. To Clean Knives and Forks.
    398. For Cleaning Painted Wainscot
    399. To Scour Boards.
    400. Charcoal.
    401. To take Stains out of Mahogany Furniture.
    402. To take Ink-Stains out of Mahogany.
    403. To remove Ink-Stains from Silver.
    404. To take Ink-Stains out of a Coloured Table-Cover.
    405. Ink Stains.
    406. To take Ink out of Boards.
    407. Oil or Grease
    408. Marble may be Cleaned
    409. Silver and Plated Wire
    410. Bronzed Chandeliers, Lamps, &c.,
    411. To Clean Brass Ornaments.
    412. For Cleaning Brasses
    413. Brasses, Britannia Metal, Tins, Coppers, &c.,
    414. To preserve Steel Goods from Rust.
    415. To keep Iron and Steel Goods from Rust.
    416. Iron Wipers.
    417. To Clean Looking-Glasses.
    418. To Clean Mirrors, &c.
    419. China and Glass.
    425. To take Marking-Ink out of Linen.
    426. To take Stains of Wine out of Linen.
    427. Fruit Stains in Linen.
    428. Mildewed Linen
    429. To keep Moths, Beetles, &c., from Clothes.
    430. Clothes Closets
    431. To remove Stains from Floors.
    432. Scouring Drops for removing Grease.
    433. To take Grease out of Velvet or Cloth.
    434. Medicine Stains
    435. To Extract Grease Spots from Books or Paper.
    437. To take Writing Ink out of Paper.
    438. A Hint on Household Management.
    439. Domestic Rules.
    440. An Ever-dirty Hearth,
    441. Economy.
    471. Blacking for Leather Seats, &c.
    472. Black Reviver for Black Cloth.
    473. A Green Paint for Garden Stands, &c.,
    474. Hints for Home Comfort.
    475. Domestic Pharmacopœia.
    476. Collyria, or Eye Washes.
    485. Confections and Electuaries.
    498. Decoctions.
    502. Embrocations and Liniments.
    510. Enemas.
    519. Gargles.
    527. Lotions.
    541. Ointments and Cerates.
    548. Pills.
    555. Mixtures.
    565. Drinks.
    568. Powders.
    578. Miscellaneous.
    589. Diseases.
    650. Prescriptions.
    652. Medicines (Aperient).
    659. Medicines.
    666. Process of Making Medicine.
    676. Precautions to be Observed in Giving Medicines.
    689. Drugs, with their Properties and Doses.
    691. General Stimulants.
    692. Narcotics.
    701. Antispasmodics.
    714. Tonics.
    720. Astringents.
    728. Local Stimulants.
    729. Emetics.
    732. Cathartics.
    750. Diuretics.
    756. Diaphoretics.
    761. Expectorants.
    764. Sialogogues.
    766. Epispastics and Rubefacients.
    769. Chemical Remedies.
    770. Refrigerants.
    773. Antacids.
    775. Antalkalies
    778. Escharotics.
    782. Medical Remedies.
    783. Anthelmintics.
    787. Demulcents.
    794. Diluents.
    795. Emollients.
    796. Domestic Surgery.
    797. Dressings.
    811. Bandages.
    835. Apparatus.
    838. Minor Operations.
    851.—Terms used to express the Properties of Medicines.
    908. Special Rules for the Prevention of Cholera.
    909. Rules for the Preservation of Health.
    925. Homœopathy.
    930. Treatment of Ailments by Homœopathy.
    962. Signs of the Weather.
    969. The Chemical Barometer.
    970. Signification of Names.
    973. Hints on the Barometer.
    984. Cheap Fuel.
    985. Economy of Fuel.
    997. The “Parson’s” or Front Fire Grate.
    998. Whenever Oil,
    999. Candles
    1000. In Lighting Candles
    1001. Night Lights.
    1002. Revolving Ovens.
    1003. Yeast.
    1004. Yeast.
    1005. Economical Yeast.
    1007. Home-made Bread.
    1008. Indian Corn Flour and Wheaten Bread.
    1009. To make Bread with German Yeast.
    1010. Unfermented Bread.
    1011. Baking Powders and Egg Powders.
    1012. How to Use Baking Powder, &c.
    1013. Bread (Cheap and Excellent).
    1014. Economical and Nourishing Bread.
    1015. A great increase on Home-made Bread,
    1016. Rye and Wheat Flour,
    1017. Potatoes in Bread.
    1018. Use of Lime Water in making Bread.
    1019. Rice Bread.
    1020. Apple Bread.
    1021. Pulled Bread.
    1022. French Bread and Rolls.
    1023. Rolls.
    1024. Sally Lunn Tea Cakes.
    1025. Cooking Instruments.
    1032. Various Processes of Cooking.
    1035. Roasting.
    1048. Fillet of Veal
    1064. Poultry, Game, &c.
    1068. Boiling.
    1080. Economy of Fat.

    cf.
    https://en.wikipedia.org/wiki/Enquire_Within_Upon_Everything
    https://archive.org/search.php?query=Enquire%20Within%20Upon%20Everything

    #www #encyclopédie #1884 #1856

  • Minori non accompagnati, diritto al ricongiungimento familiare anche dopo i 18 anni

    Lo dice una sentenza della Corte europea di giustizia a partire dal caso di una ragazza eritrea arrivata da minorenne nei Paesi Bassi. Chiesto ricongiungimento con i familiari, ma la sua domanda era stata respinta perché nel frattempo è diventata maggiorenne. Il Tribunale dell’Aia sottopone questione pregiudiziale alla Corte: vale età di ingresso nel paese Ue, non età al momento del riconoscimento dell’asilo

    http://www.redattoresociale.it/Notiziario/Articolo/573208/Minori-non-accompagnati-diritto-al-ricongiungimento-familiare-anche
    #MNA #âge #regroupement_familial #18_ans #mineurs #jurisprudence

  • #Saint-Pierre-des-Corps (37): un squat militant condamné à l’expulsion
    https://fr.squat.net/2018/03/02/saint-pierre-des-corps-37-un-squat-militant-condamne-a-lexpulsion

    Le squat Ma Petite Idée a été condamné à l’expulsion immédiate, en dépit de la trêve hivernale. Communiqué des occupant.e.s. Ma Petite Idée est une maison ouverte en novembre 2017 à Saint-Pierre-des-Corps et squattée depuis cette date par des militant.e.s précaires. Désireux.ses d’en faire plus qu’un lieu d’habitation, nous y avons ouvert une bibliothèque autogérée […]

    #18_rue_Marceau #Collectif_Ma_Petite_Idée #Indre-et-Loire #procès #Tours