• L’extrême droite tue encore


    En Allemagne, mais aussi ailleurs en Europe, les crimes racistes font leur retour. Les auteurs de ces actes se sentent encouragés par les nouvelles droites, qui diffusent de façon décomplexée leurs théories sur une « race blanche » prétendument menacée. Enquête sur un phénomène particulièrement inquiétant.

    Le 2 juin dernier, à Kassel, Walter Lübcke a été abattu à bout portant. Ce meurtre d’un membre de la CDU ouvertement pro-migrants, a ébranlé toute la société allemande. Car pour la première fois depuis la chute du régime nazi, un homme politique était assassiné par l’extrême droite. Comme l’a révélé l’enquête, le suspect principal, Stephan E., et son complice présumé, Markus H., appartenaient à la même mouvance. Ce meurtre n’est qu’un exemple parmi d’autres. Dans le collimateur des droites extrêmes, on trouve les migrants, les juifs, les musulmans, les membres de la gauche, les journalistes…

    https://www.youtube.com/watch?v=najaYvIJs5k


    #Walter_Lübcke #Kassel #Allemagne #assassinat #KAGIDA #anti-réfugiés #islamophobie #Lohfelden #valeurs #néo-nazis #extrême_droite #film #documentaire #film_documentaire #haine #cible #Erika_Steinbach #menaces_de_mort #Pegida #criminel_isolé #violence #idéologie #meurtre #NSU #Halit_Yozgat #glorification #anti-sémitisme #antisémitisme #grand_remplacement #Halle #France #Bayonne #Pierre_Serne #Henriette_Reker #Jo_Cox #acte_isolé #loup_solitaire #National_action #AFD #pogrom #incendies #feu #racisme #xénophobie #Combat_18 #terrorisme_de_droite #Blood_and_honor #radicalisation #haine_raciale #Hanau

  • La lutte pour l’abolition du « délit de solidarité » continue

    Le #Conseil_national a rejeté aujourd’hui l’initiative parlementaire "En finir avec le délit de solidarité" de #Lisa_Mazzone.

    En rejetant l’initiative « En finir avec le délit de solidarité » (https://www.parlament.ch/fr/ratsbetrieb/suche-curia-vista/geschaeft?AffairId=20180461), le Conseil national a raté l’opportunité de faire honneur à la tradition humanitaire de la Suisse. Mais la lutte ne s’arrêtera pas là ! Solidarité sans frontières continuera de soutenir les personnes condamnées dans les cas de recours, de faire connaître leurs histoires et de s’engager pour faire changer cette loi qui est non seulement inhumaine, mais est aussi une aberration juridique. Solidarité sans frontières tient aussi à rappeler que les juges ont une grande marge de manœuvre et peuvent décider d’abandonner les charges ou d’acquitter les peines. Plusieurs jugements étant actuellement en cours (#Anni_Lanz, #Lisa_Bosia und #Norbert_Valley notamment), nous encourageons les juges à abandonner les charges contre ces personnes qui ont agi de manière désintéressée.

    https://www.sosf.ch/fr/sujets/divers/informations-articles/rejet-initiative-parlementaire-mazzone.html

    #délit_de_solidarité #asile #migrations #réfugiés #frontières #Suisse #vote

  • Il rapporto Istat sull’immigrazione : « Più italiani emigrati, meno arrivi dall’Africa »

    Sono 816mila quelli che si sono trasferiti all’estero negli ultimi 10 anni, in calo del 17% chi viene dal continente africano.

    Gli italiani emigrati
    Nel decennio 1999-2008 gli italiani che hanno trasferito la residenza all’estero sono stati complessivamente 428 mila a fronte di 380 mila rimpatri, con un saldo negativo di 48 mila unità. Dal 2009 al 2018 si è registrato un significativo aumento delle cancellazioni per l’estero e una riduzione dei rientri (complessivamente 816 mila espatri e 333 mila rimpatri); di conseguenza, i saldi migratori con l’estero dei cittadini italiani, soprattutto a partire dal 2015, sono stati in media negativi per 70 mila unità l’anno.

    La regione da cui emigrano più italiani, in valore assoluto, è la Lombardia con un numero di cancellazioni anagrafiche per l’estero pari a 22 mila, seguono Veneto e Sicilia (entrambe oltre 11 mila), Lazio (10 mila) e Piemonte (9 mila). In termini relativi, rispetto alla popolazione italiana residente nelle regioni, il tasso di emigratorietà più elevato si ha in Friuli-Venezia Giulia (4 italiani su 1.000 residenti), Trentino-Alto Adige e Valle d’Aosta (3 italiani su 1.000), grazie anche alla posizione geografica di confine che facilita i trasferimenti con i paesi limitrofi. Tassi più contenuti si rilevano nelle Marche (2,5 per 1.000), in Veneto, Sicilia, Abruzzo e Molise (2,4 per 1.000). Le regioni con il tasso di emigratorietà con l’estero più basso sono Basilicata, Campania e Puglia, con valori pari a circa 1,3 per 1.000.

    A un maggior dettaglio territoriale, i flussi di cittadini italiani diretti verso l’estero provengono principalmente dalle prime quattro città metropolitane per ampiezza demografica: Roma (8 mila), Milano (6,5 mila), Torino (4 mila) e Napoli (3,5 mila); in termini relativi, tuttavia, rispetto alla popolazione italiana residente nelle province, sono Imperia e Bolzano (entrambe 3,6 per 1.000), seguite da Vicenza, Trieste e Isernia (3,1 per 1.000) ad avere i tassi di emigratorietà provinciali degli italiani più elevati; quelli più bassi si registrano invece a Parma e Matera (1 per 1.000).

    Nel 2018 il Regno Unito continua ad accogliere la maggioranza degli italiani emigrati all’estero (21 mila), seguono Germania (18 mila), Francia (circa 14 mila), Svizzera (quasi 10 mila) e Spagna (7 mila). In questi cinque paesi si concentra complessivamente il 60% degli espatri di concittadini. Tra i paesi extra-europei, le principali mete di destinazione sono Brasile, Stati Uniti, Australia e Canada (nel complesso 18 mila).

    Gli spostamenti interni
    Si continua a spostarsi per i lavoro dal Sud verso il Settentrione e il Centro Italia e il fenomeno è in lieve aumento. Secondo il rapporto Istat sulle iscrizioni e cancellazioni anagrafiche della popolazione residente | nel 2018, sono oltre 117 mila i movimenti da Sud e Isole che hanno come destinazione le regioni del Centro e del Nord (+7% rispetto al 2017). A soffrire sono soprattutto Sicilia e Campania, che nel 2018 perdono oltre 8.500 residenti italiani laureati di 25 anni e più per trasferimenti verso altre regioni.

    https://www.repubblica.it/cronaca/2019/12/16/news/il_rapporto_istat_sulle_migrazioni_piu_italiani_emigrati_meno_arrivi_dall_africa_-243613030/?ref=RHPPLF-BH-I0-C8-P2-S1.8-T1

    #chiffres #migrations #émigration #solde_migratoire #statistiques #Italie #2018 #Italie

    voir aussi la métaliste ici sur des statistiques antérieures à 2018 (2014, 2015,2016) et pour 2019 :
    https://seenthis.net/messages/762801

  • Moins de 5% des besoins mondiaux pour la réinstallation de réfugiés satisfaits en #2018 (#HCR)

    De nouvelles statistiques publiées par l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), indiquent que malgré un niveau sans précédent de déplacements forcés à travers le monde, seulement 4,7% des besoins mondiaux en matière de réinstallation de réfugiés ont été satisfaits en 2018.

    Selon les statistiques publiées ce mois-ci sur les départs facilités par le HCR vers des pays de réinstallation et parmi 1,2 million de réfugiés qui en avaient besoin en 2018, seuls 55.692 d’entre eux ont été effectivement réinstallés.

    La majorité des départs facilités par le HCR vers des pays de réinstallation se sont effectués depuis les principaux pays d’accueil de réfugiés, dont le Liban (9.800), la Turquie (9.000), la Jordanie (5.100) et l’Ouganda (4.000).

    Sur un total de 81.310 personnes dont la candidature avait été recommandée, la majorité des réfugiés qui avaient besoin d’être réinstallés étaient originaires de Syrie (28.200), de République démocratique du Congo (21.800), d’Érythrée (4.300) et d’Afghanistan (4.000).

    L’année dernière, 68% des dossiers de candidature pour la réinstallation concernaient des survivants de violences et de torture, des personnes ayant besoin de protection juridique et physique ainsi que des femmes et des jeunes filles dont la vie était menacée. Plus de la moitié (52%) des demandes de réinstallation présentées en 2018 concernaient des enfants.
    Peu de réinstallation des réfugiés

    La réinstallation des réfugiés - en provenance d’un pays d’asile et à destination d’un pays tiers qui a accepté de les accueillir et de leur accorder l’installation permanente - n’est accessible qu’à une part limitée de la population réfugiée à travers le monde. En règle générale, moins d’un pour cent sont réinstallés parmi les 19,9 millions de réfugiés relevant de la compétence du HCR à travers le monde.

    Selon le HCR, la réinstallation demeure un mécanisme vital qui permet d’assurer la protection aux personnes les plus exposées. Grâce à ce dispositif concret en matière de protection, les gouvernements et les communautés à travers le monde peuvent partager la responsabilité dans les efforts de réponse aux crises de déplacement forcé. La réinstallation et d’autres voies complémentaires d’admission constituent un objectif clé du Pacte mondial sur les réfugiés qui vise à réduire l’impact, sur les pays hôtes, de situations de réfugiés majeures.

    Selon les estimations pour 2019, 1,4 million de réfugiés actuellement hébergés dans 65 pays d’accueil à travers le monde auront besoin d’être réinstallés.

    Parmi eux se trouvent des réfugiés syriens actuellement hébergés dans des pays du Moyen-Orient et en Turquie (43%) ainsi que des réfugiés se trouvant dans des pays d’asile et de transit situés le long de l’itinéraire de la Méditerranée centrale (22%), où les mouvements vers l’Europe génèrent un lourd bilan en termes de pertes en vies humaines.

    Le Pacte mondial sur les réfugiés appelle les États à offrir davantage de places de réinstallation, via le lancement de nouveaux programmes ou l’extension de ceux qui existent déjà.

    Le HCR travaille actuellement avec les États et ses partenaires à l’élaboration d’une stratégie triennale concernant la réinstallation et les voies complémentaires d’admission - afin d’accroître le nombre de places de réinstallation, d’encourager davantage de pays à participer aux efforts mondiaux en matière de réinstallation et d’améliorer l’accès des réfugiés aux voies complémentaires d’admission.

    https://news.un.org/fr/story/2019/02/1036661
    #réinstallation #statistiques #chiffres #asile #migrations #réfugiés

  • EASO | La situation de l’asile dans l’UE en 2018
    https://asile.ch/2019/06/25/easo-la-situation-de-lasile-dans-lue-en-2018

    Le rapport annuel de l’EASO sur la situation en matière d’asile dans l’Union européenne en 2018 offre une vue d’ensemble complète des évolutions dans le domaine de la protection internationale à l’échelle européenne et au niveau des régimes d’asile nationaux. À partir d’un large éventail de sources, le rapport examine les principales tendances statistiques et […]

  • Application du règlement Dublin en #France en #2018

    Plus de 45 000 saisines

    Selon les statistiques d’Eurostat, 45 358 saisines d’un autre Etat ont été effectuées par la France en 2018 contre 41 620 en 2017, 25 963 en 2016 et 11 657 en 2015.

    Les procédures de reprises en charge représentent 74% des saisines soit quatre points supplémentaires par rapport à 2017. La majorité d’entre elles visent des demandeurs qui ont une demande en cours dans un autre État-membre. L’Italie est de loin le premier pays saisi avec15 428 saisines avec un changement notable puisque 71% sont des reprises en charge. L’Allemagne est le deuxième pays saisi avec 8694 saisines (8688s en 2017) dont 93% sont des reprises en charge. A noter que près de 21% des saisines vers ce pays sont faites sur le fondement d’une demande d’asile rejetée. Ce chiffre est en légère hausse mais il bat en brèche le discours du ministre de l’intérieur qui indique que la majorité des personnes Dublinées en provenance d’Allemagne sont déboutées. Troisième pays l’Espagne avec 5 309 saisines dont 81% de prise en charge en raison d’un visa, d’une entrée irrégulière (à Ceuta et à Mellila) ou d’un séjour régulier. La Suède et l’Autriche suivent avec un nombre très inférieur (1 807 et 1 805 saisines).

    29 000 accords des Etats-membres

    29 259 réponses favorables ont été obtenues (29 713 en 2017) soit 65% d’accords. Pour certains pays, le taux de refus est anormalement élevé comme pour la Hongrie (90%) ou la Bulgarie (76%).

    3 500 #transferts

    3 533 transferts ont été effectués en 2018 (2 633 en 2017 contre 1 293 transferts en 2016 et 525 en 2015). Cela représente 12% des accords et 8% des saisines,

    L’Italie est de nouveau le premier pays concerné avec 1 6 47 transferts (soit 13% des accords (implicites pour la plupart et 11% des saisines), suivie de l’Allemagne (783 contre 869 en 2017, 9% des accords) puis vient l’Espagne avec 262 transferts (8% des accords). La grande majorité des transferts s’effectue dans un délai de six mois.

    L’expiration du délai de transfert est la principale raison qui conduit la France à se déclarer responsable avec 6 744 décisions (ce qui ne correspond aux statistiques du ministère (23 650). L’application de la clause discrétionnaire ou celle des défaillances d’un Etat représente 2 000 demandes.

    A l’inverse, des personnes sont transférées vers la France (on parle de transfert entrants) . En 2018, il était au nombre de 1 837 contre 1 636 en 2017 principalement en provenance d’Allemagne, du Benelux, de Suisse, d’Autriche et de Suède.

    Au niveau européen, environ 22 000 personnes ont été transférées vers un autre Etat-membre soit 13% des saisines. A noter qu’après l’Allemagne, c’est la Grèce qui est le pays qui transfère le plus (principalement en Allemagne)

    https://www.lacimade.org/application-du-reglement-dublin-en-france-en-2018
    #Dublin #règlement_dublin #asile #migrations #réfugiés #chiffres #statistiques #renvois #renvois_dublin

    • Ces réfugiés dans leur propre pays

      En 2018, il y a eu autant de nouveaux « déplacés internes » dans 55 pays que de réfugiés en séjour dans le monde entier.

      A voir le nombre de personnes exilées à l’intérieur de leur propre pays, celui des réfugiés paraît faire moins problème. A fin 2018, le nombre de réfugiés recensés dans le monde entier atteignait 28,5 millions, soit autant que celui des « déplacés internes » supplémentaires enregistrés au cours de la seule année dernière.

      Selon le Rapport global 2019 de l’Observatoire des situations de déplacement interne (IDMC) du Conseil norvégien des réfugiés, dont le siège se trouve à Genève, on comptait, à fin 2018, 41,3 millions de personnes vivant en situation de déplacés internes dans 55 pays, suite à des catastrophes naturelles ou à des conflits. Il s’agit d’un effectif record de personnes déplacées dans leur propre pays du fait de conflits, de violence généralisée ou de catastrophes naturelles.
      Catastrophes naturelles

      Parmi les désastres qui ont provoqué l’an dernier quelque 17,2 millions de nouveaux déplacements, certains sont très probablement dus au changement climatique. Ainsi, les incendies qui ont détruit une grande partie de la forêt californienne et qui ont contraint 1,2 million d’Américains – sans compter les morts – à abandonner leur domicile et à s’installer ailleurs peuvent probablement être attribués au réchauffement climatique et à la sécheresse.

      Au contraire, le Bangladesh n’a enregistré l’an dernier « que » 78’000 déplacements de personnes en raison des inondations. C’est presque l’équivalent de la population de la ville de Lucerne qu’il faut recaser sur des terrains sûrs dans un pays comptant 1’100 habitants au kilomètre carré. Le Bangladesh prévoit de construire trois villes de taille moyenne pour accueillir les déplacés récents et ceux qui ne vont pas manquer d’affluer dans les années à venir. Mais que pourra-t-on faire lorsque le niveau de la mer montera ?

      Au Nigeria, cet immense pays de plus de 100 millions d’habitants, 80% des terres ont été inondées par des pluies torrentielles, causant 541’000 déplacements internes.

      Problème : les personnes qui, en raison d’inondations ou de conflits locaux, doivent chercher refuge ailleurs dans leur propre pays se rendent systématiquement dans les villes, souvent déjà surpeuplées. Comment imaginer que Dhaka, la capitale du Bangladesh récemment devenue une mégapole approchant les 17 millions d’habitants, puisse encore grandir ?
      Violences et conflits

      En 2018 toujours, 10,8 millions de personnes ont connu le sort des déplacés internes en raison des violences ou des conflits qui ont sévi surtout dans les pays suivants : Ethiopie, République démocratique du Congo (RDC), Syrie, Nigeria, Somalie, Afghanistan, République centrafricaine, Cameroun et Soudan du Sud. Outre ces mouvements internes, des personnes sont allées chercher secours et refuge notamment en Turquie (3,5 millions), en Ouganda (1,4 million) ou au Pakistan (1,4 million).

      Les trois pays qui comptent le plus de déplacés internes dus à la violence sont la Syrie, (6,1 millions de personnes), la Colombie (5,8 millions) et la RDC (3,1 millions). S’agissant de la Syrie, nous savons que la guerre civile n’est pas terminée et qu’il faudra faire des efforts gigantesques pour reconstruire les villes bombardées.

      Mais que savons-nous de la Colombie, depuis l’accord de paix entre le gouvernement de Santos et les Farc ? En 2018, il y a eu 145’000 nouveaux déplacés internes et de nombreux leaders sociaux assassinés : 105 en 2017, 172 en 2018 et 7, soit une personne par jour, dans la première semaine de janvier 2019.

      L’Assemblée nationale colombienne ne veut pas mettre en œuvre les accords de paix, encore moins rendre des terres aux paysans et accomplir la réforme agraire inscrite à l’article premier de l’accord de paix. Les Farc ont fait ce qu’elles avaient promis, mais pas le gouvernement. Ivan Duque, qui a remplacé Manuel Santos, s’est révélé incapable de reprendre le contrôle des terrains abandonnés par les Farc – et repris par d’autres bandes armées, paramilitaires ou multinationales, ou par des trafiquants de drogue. Triste évolution marquée par une insécurité grandissante.

      Et que dire de la RDC ? C’est au Kivu, Nord et Sud, véritable grotte d’Ali Baba de la planète, que les populations sont victimes de bandes armées s’appuyant sur diverses tribus pour conserver ou prendre le contrôle des mines riches en coltan, diamant, or, cuivre, cobalt, étain, manganèse, etc. Grands responsables de ces graves troubles : les téléphones portables et autres appareils connectés à l’échelle mondiale ainsi que les multinationales minières.

      Il y a probablement bien d’autres pays de la planète où les violences sont commises par des multinationales qui obligent les habitants locaux à fuir devant la destruction de leurs villages et de leurs terres. Où vont-ils se réfugier ? Dans les villes bien sûr, où ils espèrent trouver un toit. Mais un toit ne suffit pas, ni l’éventuelle aide humanitaire apportée par la Croix-Rouge et les Etats occidentaux. Quand débarquent des dizaines de milliers de déplacés, les municipalités doivent aussi construire des écoles, des hôpitaux, assurer la distribution d’eau potable et l’évacuation des eaux usées.

      Dans les pays africains où il arrive que moins de la moitié des habitants aient accès à l’eau potable, un déplacement important risque fort de remettre en cause tout le programme gouvernemental. Le rapport de l’Observatoire des situations de déplacement interne va même jusqu’à prévoir que certains des Objectifs de développement durable fixés par les Nations unies en 2015 ne pourront jamais être atteints.


      https://www.domainepublic.ch/articles/35077

    • Displaced people: Why are more fleeing home than ever before?

      More than 35,000 people were forced to flee their homes every day in 2018 - nearly one every two seconds - taking the world’s displaced population to a record 71 million.

      A total of 26 million people have fled across borders, 41 million are displaced within their home countries and 3.5 million have sought asylum - the highest numbers ever, according to UN refugee agency (UNHCR) figures.

      Why are so many people being driven away from their families, friends and neighbourhoods?
      Devastating wars have contributed to the rise

      Conflict and violence, persecution and human rights violations are driving more and more men, women and children from their homes.

      In fact, the number of displaced people has doubled in the last 10 years, the UNHCR’s figures show, with the devastating wars in Iraq and Syria causing many families to leave their communities.

      Conflict in the Democratic Republic of Congo (DRC), Yemen and South Sudan, as well as the flow of Rohingya refugees from Myanmar to Bangladesh, have also had a significant impact.

      Most do not become refugees

      While much of the focus has been on refugees - that’s people forced to flee across borders because of conflict or persecution - the majority of those uprooted across the world actually end up staying in their own countries.

      These people, who have left their homes but not their homeland, are referred to as “internally displaced people”, or IDPs, rather than refugees.

      IDPs often decide not to travel very far, either because they want to stay close to their homes and family, or because they don’t have the funds to cross borders.

      But many internally displaced people end up stuck in areas that are difficult for aid agencies to reach - such as conflict zones - and continue to rely on their own governments to keep them safe. Those governments are sometimes the reason people have fled, or - because of war - have become incapable of providing their own citizens with a safe place to stay.

      For this reason, the UN describes IDPs as “among the most vulnerable in the world”.

      Colombia, Syria and the DRC have the highest numbers of IDPs.

      However, increasing numbers are also leaving home because of natural disasters, mainly “extreme weather events”, according to the Internal Displacement Monitoring Centre (IDMC), which monitors the global IDP population only.

      The next biggest group of displaced people are refugees. There were 25.9 million by the end of 2018, of whom about half were children.

      One in four refugees came from Syria.

      The smallest group of displaced people is asylum seekers - those who have applied for sanctuary in another country but whose claim has not been granted. There were 3.5 million in 2018 - fewer than one in 10 of those forced to flee.
      Places hit by conflict and violence are most affected

      At the end of 2018, Syrians were the largest forcibly displaced population. Adding up IDPs, refugees and asylum seekers, there were 13 million Syrians driven from their homes.

      Colombians were the second largest group, with 8m forcibly displaced according to UNHCR figures, while 5.4 million Congolese were also uprooted.

      If we just look at figures for last year, a massive 13.6 million people were forced to abandon their homes - again mostly because of conflict. That’s more than the population of Mumbai - the most populous city in India.

      Of those on the move in 2018 alone, 10.8 million ended up internally displaced within their home countries - that’s four out of every five people.

      A further 2.8 million people sought safety abroad as newly-registered refugees or asylum seekers.

      Just 2.9 million people who had previously fled their homes returned to their areas or countries of origin in 2018 - fewer than those who became displaced in the same period.

      The world’s largest new population of internally displaced people are Ethiopians. Almost three million abandoned their homes last year - many escaping violence between ethnic groups.

      The conflict in the DRC also forced 1.8 million to flee but remain in their home country in 2018.

      In war-torn Syria, more than 1.6 million became IDPs.

      Venezuelans topped the list of those seeking asylum abroad in 2018, with 341,800 new claims. That’s more than one in five claims submitted last year.

      Hyperinflation, food shortages, political turmoil, violence and persecution, have forced hundreds of thousands of Venezuelans to leave their homeland.

      Most left for Peru, while others moved to Brazil, the US or Spain. More than 7,000 applied for asylum in neighbouring Trinidad and Tobago - just seven miles off Venezuela’s coast - last year alone.

      Annielis Ramirez, 30, is among the thousands of Venezuelans seeking a better life on the islands.

      “All my family is in Venezuela, I had to come here to work and help them,” she says. "I couldn’t even buy a pair of shoes for my daughter. The reality is that the minimum salary is not enough over there.

      “I’m here in Trinidad now. I don’t have a job, I just try to sell empanadas [filled pastries]. The most important thing is to put my daughter through school.”
      Those driven from their homelands mostly remain close by

      Almost 70% of the world’s refugees come from just five countries: Syria, Afghanistan, South Sudan, Myanmar and Somalia, according to the UNHCR. And their neighbouring nations host the most.

      Most Syrians have escaped to Turkey and more than half of Afghan refugees are in Pakistan.

      Many South Sudanese go to nearby Sudan or Uganda. Those from Myanmar - the majority Rohingya refugees displaced at the end of 2017 - mainly fled to Bangladesh.

      Germany, which doesn’t border any of those countries with the largest outflows, is home to more than half a million Syrian and 190,000 Afghan refugees - the result of its “welcome culture” towards refugees established in 2015. It has since toughened up refugee requirements.

      When assessing the burden placed on the host countries, Lebanon holds the largest number of refugees relative to its population. One in every six people living in the country is a refugee, the vast majority from across the border in Syria.

      The exodus from Syria has also seen refugee numbers in neighbouring Jordan swell, putting pressure on resources. About 85% of the Syrians currently settled in Jordan live below the poverty line, according to the UN.

      Overall, one third of the global refugee population (6.7 million people) live in the least developed countries of the world.
      Many go to live in massive temporary camps

      Large numbers of those driven from their home countries end up in cramped, temporary tent cities that spring up in places of need.

      The biggest in the world is in Cox’s Bazar, Bangladesh, where half a million Rohingya now live, having fled violence in neighbouring Myanmar.

      The second largest is Bidi Bidi in northern Uganda, home to a quarter of a million people. The camp has seen many arrivals of South Sudanese fleeing civil war just a few hours north.

      Bidi Bidi, once a small village, has grown in size since 2016 and now covers 250 sq km (97 sq miles) - a third of the size of New York City.

      But what makes Bidi Bidi different from most other refugee camps, is that its residents are free to move around and work and have access to education and healthcare.

      The Ugandan government, recognised for its generous approach to refugees, also provides Bidi Bidi’s residents with plots of land, so they can farm and construct shelters, enabling them to become economically self-sufficient.

      The camp authorities are also aiming to build schools, health centres and other infrastructure out of more resilient materials, with the ultimate aim of creating a working city.

      Among those living in Bidi Bidi are Herbat Wani, a refugee from South Sudan, and Lucy, a Ugandan, who were married last year.

      Herbat is grateful for the welcome he has received in Uganda since fleeing violence in his home country.

      “The moment you reach the boundary, you’re still scared but there are these people who welcome you - and it was really amazing,” he says. “Truly I can say Uganda at this point is home to us.”

      Lucy says she doesn’t see Herbat as a refugee at all. “He’s a human being, like me,” she says.

      However, despite the authorities’ best efforts, a number of challenges remain at Bidi Bidi.

      The latest report from the UNHCR notes there are inadequate food and water supplies, health facilities still operating under tarpaulins and not enough accommodation or schools for the large families arriving.
      Displacement could get worse

      Alongside conflict and violence, persecution and human rights violations, natural disasters are increasingly responsible for forcing people from their homes.

      Looking at data for IDPs only, collected separately by the Internal Displacement Monitoring Centre (IDMC), natural disasters caused most new internal displacement cases last year, outpacing conflict as the main reason for people fleeing.

      On top of the 10.8 million internally displaced by conflict last year, there were 17.2 million people who were forced to abandon their homes because of disasters, mainly “extreme weather events” such as storms and floods, the IDMC says.

      The IDMC expects the number of people uprooted because of natural disasters to rise to 22 million this year, based on data for the first half of 2019.

      Mass displacement by extreme weather events is “becoming the norm”, its report says, and IDMC’s director Alexandra Bilak has urged global leaders to invest more in ways of mitigating the effects of climate change.

      Tropical cyclones and monsoon floods forced many in India and Bangladesh from their homes earlier this year, while Cyclone Idai wreaked havoc in southern Africa, killing more than 1,000 people and uprooting millions in Mozambique, Zimbabwe and Malawi.

      Idai was “one of the deadliest weather-related disasters to hit the southern hemisphere”, the World Meteorological Organization (WMO) said.

      Although linking any single event to global warming is complicated, climate change is expected to increase the frequency of such extreme weather events.

      The WMO warns that the physical and financial impacts of global warming are already on the rise.

      Phan Thi Hang, a farmer in Vietnam’s Ben Tre province, has told the BBC his country’s changing climate has already had a “huge impact” on rice yields.

      “There has been less rain than in previous years,” he says. "As a result, farming is much more difficult.

      “We can now only harvest two crops instead of three each year, and the success of these is not a sure thing.”

      He says he and his fellow farmers now have to work as labourers or diversify into breeding cattle to make extra cash, while others have left the countryside for the city.

      Like Phan’s fellow farmers, many IDPs head to cities in search of safety from weather-related events as well as better lives.

      But many of the world’s urban areas may not offer people the sanctuary they are seeking.

      Displaced people in cities often end up seeking shelter in unfinished or abandoned buildings and are short of food, water and basic services, making them vulnerable to illness and disease, the IDMC says. They are also difficult to identify and track, mingling with resident populations.

      On top of this, some of the world’s biggest cities are also at risk from rising global temperatures.

      Almost all (95%) cities facing extreme climate risks are in Africa or Asia, a report by risk analysts Verisk Maplecroft has found.

      And it’s the faster-growing cities that are most at risk, including megacities like Lagos in Nigeria and Kinshasa in the Democratic Republic of Congo.

      Some 84 of the world’s 100 fastest-growing cities face “extreme” risks from rising temperatures and extreme weather brought on by climate change.

      This means that those fleeing to urban areas to escape the impact of a warming world may well end up having their lives disrupted again by the effects of rising temperatures.

      https://www.bbc.com/news/world-49638793
      #conflits #violence #Bidi-Bidi #camps_de_réfugiés #bidi_bidi #vulnérabilité #changement_climatique #climat #villes #infographie #visualisation

  • Rapport #2018 sur les centres et locaux de rétention administrative

    24 centres de rétention sont passés au crible : #statistiques précises, témoignages et spécificités locales. Analyses et #chiffres inédits pour décrypter une politique migratoire menée au détriment des #droits_fondamentaux des personnes étrangères.

    Rapport commun sur les centres de rétention administrative par ASSFAM Groupe SOS Solidarités, Forum réfugiés-Cosi, France terre d’asile, La Cimade, Ordre de Malte France et Solidarité Mayotte.

    Les six associations intervenant dans les centres de rétention administrative présentent leur neuvième rapport commun sur ces lieux anxiogènes marqués par la violence, résultat d’un durcissement de la politique d’éloignement.

    L’année 2018 a été marquée par une utilisation importante de l’#enfermement des personnes étrangères en centres de rétention administrative, y compris les plus vulnérables. Ainsi, plus de 45000 personnes ont été placées dans des lieux de rétention administrative, en métropole et en outre-mer. Le gouvernement a également décidé d’accroître très fortement la capacité de ces lieux de privation de liberté avec 480 places supplémentaires en métropole (de 1069 à 1549) par le moyen d’ouvertures de #LRA, de réouvertures de #CRA, d’extensions des centres déjà existants.

    Cette #politique_d’enfermement s’est encore renforcée à travers l’adoption de la loi du 10 septembre 2018 qui a instauré au 1er janvier 2019 le doublement de la durée maximale de rétention, passée de 45 à 90 jours. Aucun gouvernement français n’avait jusque-là proposé une telle durée de privation de liberté pour tenter d’éloigner des personnes étrangères.

    Dans ce rapport, nos associations font le constat alarmant d’une forte dégradation du respect des droits des personnes enfermées. Nos associations en appellent donc au gouvernement pour que cessent le recours prioritaire à l’enfermement dans la politique d’éloignement des personnes étrangères et la violation des droits qui s’attachent, en toute circonstance, à la privation de liberté.


    https://www.lacimade.org/publication/rapport-2018-centres-locaux-retention-administrative
    #rétention #détention_administrative #France #migrations #asile #réfugiés #rapport

    • Les centres de rétention administratives fonctionnent à plein régime

      Dans un rapport publié ce mardi, six associations dont la Cimade et France Terre d’Asile s’inquiètent du nombre élevé d’étrangers placés en rétention en 2018

      Les centres de rétention ont été « utilisés à plein régime » en 2018, indiquent six associations dans un rapport présenté ce mardi.
      Selon leurs chiffres, 45.851 personnes ont été placées en rétention l’an dernier, contre 46.800 en 2017. La durée moyenne de rétention a en revanche augmenté.
      « La grande promiscuité, conjuguée à l’enfermement de personnes en grande précarité ou affectées de troubles psychologiques pour certaines, ont abouti à des tensions très fortes », soulignent les auteurs du document.

      Elles tirent la sonnette d’alarme. Dans un rapport publié ce mardi, six associations (Assfam-Groupe SOS, Forum Réfugiés-Cosi, France Terre d’Asile, Cimade, Ordre de Malte, Solidarité Mayotte) estiment que les centres de rétention ont été « utilisés à plein régime » en 2018. Selon leurs chiffres, 45.851 personnes ont été placées en rétention l’an dernier, dont 26.614 en métropole, contre 46.800 en 2017. Mais la durée moyenne de rétention a augmenté. Elles s’inquiètent notamment d’« une détérioration des droits » des étrangers enfermés dans ces lieux dans l’attente de leur éventuelle expulsion.

      Lors d’une conférence de presse, David Rohi, en charge des questions de rétention à la Cimade, a notamment dénoncé une « une banalisation de l’enfermement qui s’est fortement aggravée depuis l’arrivée au pouvoir d’Emmanuel Macron ». Le rapport de 132 pages pointe un « usage quasi systématique de la rétention par de nombreuses préfectures ». « La France demeure le pays européen qui a le plus recours à l’enfermement des personnes étrangères en vue de les éloigner », est-il écrit.
      « Remplir davantage les CRA »

      Ces associations rappellent que le gouvernement a décidé l’an dernier « d’accroître très fortement la capacité de ces lieux de privation de liberté » avec 480 places supplémentaires en métropole (portées à 1.549). Un tel développement « n’avait plus été constaté depuis plus d’une décennie », assurent-elles. Selon elles, « les préfets ont reçu pour instruction de remplir davantage » les centres de rétention administrative (CRA) et « cet usage intensif de la rétention s’est encore accentué au second semestre et a généré des conséquences graves pour les personnes enfermées ».

      « Cette année, des révoltes inédites ont eu lieu dans les CRA : des émeutes, des feux de lits, des grèves de la faim, des automutilations et même un suicide », énumère David Rohi. Il s’agit, dit-il, « d’actes de désespoir » provoqué par un « sentiment d’injustice extrêmement fort ». Il appelle par conséquent le gouvernement « à changer de politique d’enfermement ».

      « On enferme et puis on voit ensuite »

      Par ailleurs, les auteurs du rapport remarquent que la durée moyenne de rétention a « sensiblement » augmenté l’an dernier, à 14,6 jours, et que le « nombre de personnes enfermées durant plus de 30 jours a explosé, passant de 2.468 en 2016 à 4.432 en 2018 ». Les associations redoutent une aggravation de cette tendance en 2019 avec l’entrée en vigueur, le 1er janvier, de la loi asile-immigration, qui a doublé de 45 à 90 jours la durée maximale de la rétention.

      Directeur général de France Terre d’Asile, Pierre Henry est un peu pessimiste. Le « diagnostic ne s’arrange pas », observe-t-il. « On enferme et puis on voit ensuite », complète Céline Guyot d’Assfam-Groupe SOS. Les associations s’inquiètent également du « nombre élevé de familles avec enfants enfermées en rétention » au cours de l’année 2018 : 1.221 enfants à Mayotte et 114 familles comptant 208 enfants en métropole. Pour Laetitia N’Diaye de l’Ordre de Malte, « les enfants sont traumatisés par cet univers carcéral : troubles du sommeil, angoisses fortes, mutisme, perte d’appétit… »

      https://m.20minutes.fr/amp/a/2532871
      #machine_à_enfermer

    • Centres de rétention pour migrants : les associations dénoncent une « #banalisation de l’enfermement »

      Les conditions de vie dans ces centres, où sont enfermés des étrangers que la France ne veut pas garder sur son territoire, se dégradent, selon le rapport annuel de plusieurs associations, dont la Cimade, présenté mardi.

      En France, plus de 45 000 migrants ont été enfermés dans des centres ou des locaux de rétention administrative en 2018. Un chiffre stable par rapport à 2017, selon le rapport annuel de plusieurs associations, dont la Cimade, présenté mardi 4 juin. Les associations dénoncent une « banalisation de l’enfermement » dans ces lieux de rétention et constatent « une forte dégradation du respect des droits des personnes enfermées ».

      En France métropolitaine, près de 40% des personnes enfermées ont ainsi été libérées par des juges, en raison du non-respect de leurs droits par les autorités. « L’usage quasi systématique de la rétention par de nombreuses préfectures s’accompagne trop souvent d’un défaut d’examen approfondi des situations personnelles », explique le rapport.
      Un « déficit » de protection des femmes

      En 2018, près de 500 places supplémentaires ont été créées en France métropolitaine. Un développement inédit depuis une décennie, qui s’accompagne d’un allongement de la durée de rétention. En moyenne, une personne enfermée dans un centre reste près de 15 jours contre 12,8 jours en 2017. Le rapport dénonce également le doublement de la durée maximale de rétention, passée de 45 à 90 jours depuis le mois de janvier, ainsi que les procédures abusives d’enfermement.

      Stress, pression, sentiment d’injustice, violences : les conditions de rétention sont de plus en plus difficiles, précise le rapport. Certains migrants enfermés ont manifesté, selon les associations, de fortes atteintes sur le plan psychologique. La rétention reste majoritairement masculine, 93% d’hommes et 7% de femmes. Les associations pointent du doigt « un déficit de protection des femmes victimes de la traite des êtres humains. » Certaines femmes ont été ou en sont victimes au moment de leur placement en rétention en centre. Quand elles manifestent « leur volonté de sortir du réseau, leur situation administrative prévaut trop souvent sur leur statut de victimes », explique le rapport.

      https://mobile.francetvinfo.fr/monde/europe/migrants/centres-de-retention-pour-migrants-les-associations-denoncent-un

  • Global military spending tops $1.8 trillion, highest on record

    Global military spending has reached a new post-Cold War high, topping $1.8 trillion in 2018, according to an annual report published this week by the Stockholm International Peace Research Institute (SIPRI). This marks a 2.6 percent increase over the previous annual record for worldwide military expenditures in 2017.

    Most notably, US military spending increased by 4.6 percent in 2018, to $649 billion, the first annual US spending hike recorded by SIPRI since 2011. This trend is set to continue, with President Donald Trump having signed a $686 billion budget for 2019 and requesting $718 billion for the Pentagon in 2020. The Congressional Budget Office projects that if current funding trends continue, the US will spend $7 trillion on its military over the next decade, equivalent to the amount which will be spent on education, infrastructure and public health programs combined.


    https://www.wsws.org/en/articles/2019/04/30/pers-a30.html#disqus_thread
    #industrie_militaire #business #armes #commerce_d'armes #statistiques #chiffres #2018

  • Le #Racist_Violence_Recording_Network (#RVRN), un réseau qui recense les violences racistes en Grèce auquel participe 46 ONG et associations de la société civile, vient de présenter son #rapport annuel pour 2018. (le rapport est accessible en anglais en cliquant ici:http://rvrn.org/wp-content/uploads/2019/04/RVRN_report_2018en.pdf

    On y constate une recrudescence inquiétante de violences racistes dont la grande majorité des victimes sont des réfugiés et des migrants. Parmi les 117 incidents répertoriés, 74 ont eu pour cible des migrants et des réfugiés. Le rapport constate un renforcement de l’action des groupes organisés d’#extrême_droite qui se revendiquent comme tels et dont les attaques sont souvent planifiées d’avance. Un scénario typique est celui de la #poursuite_en_voiture des réfugiés sortant ou rentrant à un camp par un groupe d’individus qui les attaquent à coup des pieds et de barres, en visant surtout les parties visibles du corps et le visage, afin d’y provoquer des marques dans un but d’#intimidation.

    Particulièrement alarmant est le fait que les #violences_racistes de la part de #forces_de_l’ordre ont plus que doublé l’année dernière, et notamment à #Lesbos, au port de #Patras et à la frontière gréco-turque terrestre en #Thrace. On dénombre 22 incidents racistes dont les auteurs sont des policiers au lieu de 10 pour 2017, et ce ne sont que les incidents qui ont été dénoncés tandis que plusieurs autres sont sans doute passés sous silence.

    –-> message reçu de Vicky Skoumbi via la mailing-list Migreurop

    #rapport #Grèce #violence #racisme #xénophobie #migrations #asile #réfugiés #Evros #violences_policières #statistiques #chiffres #2018 #homophobie #attaques_racistes

  • Report of the fact-finding mission by Ambassador #Tomáš_Boček, Special Representative of the Secretary General on migration and refugees, to Bosnia and Herzegovina and to Croatia 24-27 July and 26-30 November 2018

    https://rm.coe.int/report-of-the-fact-finding-mission-by-ambassador-tomas-bocek-special-r/1680940259
    #Bosnie #Croatie #Bosnie-Herzégovine #asile #migrations #réfugiés #route_des_Balkans #Balkans #rapport #2018

    Commentaire reçu via la mailing-list Inicijativa Dobrodosli:

    Report by the Special Representative of the Secretary General on migration and refugees, Tomáš Boček, was published following his visit to Bosnia and Herzegovina and Croatia in 2018. In all areas covered by the Report; access to territory, access to asylum, reception, detention and returns, unaccompanied minors – numerous problems have been detected, followed by testimonies from refugees who have experienced violent pushbacks. Although the Report contains different data, contextual descriptions, perspectives of different actors and recommendations, the language of the Report is rather tepid and does not leave any impression of the urgency of resolving serious violations of human rights. The Report addressed, among others, violations concerning policy and practice of detaining children, specifically unaccompanied minors, the failure and unavailability of integration measures, seizing money for the purpose of covering expenses related to stay in detention center, the lack of access to legal aid and the lack of information about the grounds for detention.

    • La Bosnie, cul-de-sac pour les migrants

      Sur la route des Balkans, les demandeurs d’asile dénoncent la violence de la police croate aux portes de l’Union européenne.

      Le regard bute sur les montagnes, flanquées d’arbres pelés par l’hiver et recouvertes, à leur sommet, de nuages épais, si bien qu’on en discerne mal les contours. C’est vers cet horizon obstrué que s’engouffrent chaque jour des dizaines de personnes, dans l’espoir de passer, à pied, la frontière qui sépare la Bosnie-Herzégovine de la Croatie.

      La route migratoire qui traverse les Balkans a déporté ici l’une de ses étapes après que plusieurs États (dont la Hongrie et la Slovénie) aient fermé leurs frontières au nord de cet itinéraire. Depuis 2018, Afghans, Pakistanais, Syriens ou encore Algériens empruntent ce chemin après être arrivés en Europe par la frontière greco-turque, et être remontés par l’Albanie et le Monténégro ou bien la Macédoine du Nord et la Serbie. Les flux sont sans commune mesure avec ceux de 2015 mais l’application des Croates, pays candidat à l’entrée dans Schengen, à tenir leur frontière a transformé le nord-ouest de la Bosnie en cul-de-sac.

      « C’est une crise humanitaire créée de façon politique »

      Il y aurait entre 7 000 et 9 000 migrants dans le pays, essentiellement dans le canton d’#Una_Sana, limitrophe de la Croatie. Une partie vit dans des maisons ou des usines abandonnées, des gares, à la rue ou encore dans des bois. « C’est une crise humanitaire créée de façon politique », répète Peter Van der Auweraert, le représentant de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) en Bosnie. Le pays offre moins de 5 000 places de mises à l’abri, gérées par l’OIM et financées par l’UE.

      Dans la ville frontalière de Bihac, où les stigmates de la guerre civile balafrent encore les édifices du centre-ville, une ancienne usine de réfrigérateurs accueille par exemple 2 000 personnes, dont 400 mineurs non accompagnés, dans des containers. Il arrive que la police limite les sorties des migrants, sans d’autre raison apparente que celle de réduire leur présence en ville. François Giddey, coordinateur de Médecins sans frontières (MSF) en Bosnie, déplore « un espace humanitaire extrêmement restreint car toute structure d’aide est considérée comme un facteur d’attractivité ».

      Tous les soirs, des policiers font descendre des dizaines de migrants du train en provenance de Sarajevo, à son entrée dans le canton d’Una Sana, dans la petite gare du village d’Otoka Bosanska. Cette nuit-là, ils sont une quarantaine à être débarqués. L’ONG Danish Refugee Council est autorisée à leur donner un snack avant qu’ils ne soient montés dans un bus pour être déposés deux kilomètres plus loin, en rase campagne, à la limite de la République serbe de Bosnie. « Des passeurs nous feront rejoindre Bihac », sait d’avance un Marocain.

      A leur tour, lui et d’autres tenteront leur chance à travers la frontière, un jeu de piste sans joie surnommé « game » par les migrants, qui fait son lot de gagnants et de perdants. Un matin de décembre, on croise une quinzaine de personnes qui ont rebroussé chemin. Hadi Sayed, un Syrien de 30 ans originaire d’Idlib, voyage avec son fils de 10 ans. « On a marché six heures et on a dormi dans une vieille maison dans la montagne, raconte cet homme. Mais le matin, il neigeait, alors on a abandonné ». C’est déjà la troisième fois que Hadi Sayed échoue à passer en Croatie.
      Refoulements illégaux et violents récurrents

      « La première fois, la police croate nous a attrapés alors qu’on avait passé la frontière, rapporte-t-il. Ils ont menacé de tuer ceux qui avaient tenté de fuir. Avant de nous ramener à la frontière, ils nous ont pris nos téléphones, nos sacs et notre nourriture et ils ont frappé ceux qui avaient tenté de cacher leur téléphone ». Les témoignages de migrants qui dénoncent les refoulements illégaux et violents sont ici récurrents.

      Début décembre, la commissaire aux droits de l’homme du Conseil de l’Europe, Dunja Mijatovic, a fait état de sa « grave préoccupation ». « J’ai déjà abordé ce sujet avec le premier ministre de Croatie en octobre 2018. La situation n’a fait qu’empirer depuis ».

      Dans le camp de l’OIM à Bihac, Mohamed Bilal présente une jambe droite fracturée et plâtrée. « Lors de ma troisième tentative, les policiers croates nous ont ramenés à la frontière et nous ont fait sortir de leur véhicule un par un, explique le jeune pakistanais. On a dû passer entre deux rangées de policiers qui nous ont battus avec des bâtons ». Ismatullah Rahemi, lui, se déplace en fauteuil roulant car ses deux pieds sont bandés et l’un est encore boursouflé jusqu’à la cheville par une infection. Cet Afghan assure que la police croate lui a confisqué ses chaussures à la frontière, malgré la neige. « Ils ont pris nos sacs, nos téléphones, nos habits et nos chaussures, et ils les ont brûlés, confie-t-il. Ensuite, ils nous ont frappés, ils nous ont poussés dans la rivière jusqu’au torse et ils nous ont laissés en caleçon et en tee-shirt. On a marché douze kilomètres ».

      A Velika Kladusa, une autre ville frontalière, dans une maison abandonnée, comme le pays – touché par l’émigration de sa propre population – en compte en grand nombre, six Algériens attendent que le « game » leur sourit, serrés dans une pièce glaciale de leur squat, sans eau, sans électricité, et aux fenêtres béantes. Ils ont déjà tenté trois ou sept fois, ont été arrêtés par les Croates après sept ou dix jours de marche dans la forêt. « On ne nous a pas laissés demander l’asile », jure l’un d’eux. Ils décrivent les mêmes pratiques, leurs affaires incendiées, les coups, le passage obligatoire par la rivière… Ils évoquent des hommes en uniforme noir ou bleu marine, cagoulés.
      « Dérive » d’une unité spéciale de la police

      Il arrive que des refoulements aient lieu bien au-delà de la ligne frontalière. Hamza, un Algérien de 27 ans, affirme avoir été repoussé depuis la Slovénie. Alaa Asar, Ahmed Aser, Mohamed Eldeyasty et El-Sayed Elmezayen, quatre Egyptiens de 17 ans rencontrés à Bihac, assurent qu’ils ont été refoulés alors qu’ils étaient présents en Croatie depuis plus d’un mois, hébergés et même scolarisés à Split. « Des policiers nous ont arrêtés devant un supermarché et renvoyés Bosnie », témoigne Alaa Asar. Contactée, la directrice du centre de services communautaires de Split (une institution publique de protection sociale à destination des enfants), Marija Tešija, confirme au Monde que les quatre jeunes « sont restés au sein de [l’]institution pendant le mois d’octobre ». « On est dans une Union où de plus en plus de gouvernements ne font même plus semblant de respecter leurs engagements européens », déplore un fonctionnaire européen.

      Le directeur de cabinet du premier ministre croate, Zvonimir Frka-Petesic, considère au contraire que « la police croate fait un travail à la fois efficace et humain, et fournit beaucoup d’efforts pour rendre la frontière la moins poreuse possible ». « A chaque fois qu’il y a eu des accusations, des enquêtes ont été diligentées et il n’y a aucun fait avéré », ajoute-t-il.

      Le 9 décembre, le site d’information croate Net.hr a pourtant évoqué dans une enquête la « dérive » d’une unité spéciale de la police, Corridor, créée en 2017 pour lutter contre les migrations illégales. L’unité se concentrerait sur l’expulsion vers la Bosnie voisine de migrants, prenant de plus en plus la forme de groupes opérationnels mobiles sans commandement formel. M. Frka-Petesic dément « catégoriquement » la présence à la frontière de policiers cagoulés, tels que souvent décrits par les migrants. « Il n’y a pas de milice d’appoint qui joue les shérifs », évacue-t-il.

      Interviewée par Net.hr, la médiatrice croate Lora Vidovic – l’équivalent du Défenseur des droits en France – dit ignorer l’existence d’unités spéciales mais évoque les « nombreuses plaintes de migrants », corroborées par des témoignages anonymes internes aux forces de l’ordre. Les 16 et 27 novembre, la police croate a blessé par balles deux migrants dans la région de Gorski Kotar, limitrophe de la Slovénie. Dans le premier cas, la version officielle veut que le policier ait glissé et tiré accidentellement.

      https://www.lemonde.fr/international/article/2019/12/30/en-croatie-on-ne-nous-a-pas-laisses-demander-l-asile_6024367_3210.html

  • Record High #Remittances Sent Globally in #2018

    Remittances to low- and middle-income countries reached a record high in 2018, according to the World Bank’s latest Migration and Development Brief.

    The Bank estimates that officially recorded annual remittance flows to low- and middle-income countries reached $529 billion in 2018, an increase of 9.6 percent over the previous record high of $483 billion in 2017. Global remittances, which include flows to high-income countries, reached $689 billion in 2018, up from $633 billion in 2017.

    Regionally, growth in remittance inflows ranged from almost 7 percent in East Asia and the Pacific to 12 percent in South Asia. The overall increase was driven by a stronger economy and employment situation in the United States and a rebound in outward flows from some Gulf Cooperation Council (GCC) countries and the Russian Federation. Excluding China, remittances to low- and middle-income countries ($462 billion) were significantly larger than foreign direct investment flows in 2018 ($344 billion).

    Among countries, the top remittance recipients were India with $79 billion, followed by China ($67 billion), Mexico ($36 billion), the Philippines ($34 billion), and Egypt ($29 billion).

    In 2019, remittance flows to low- and middle-income countries are expected to reach $550 billion, to become their largest source of external financing.

    The global average cost of sending $200 remained high, at around 7 percent in the first quarter of 2019, according to the World Bank’s Remittance Prices Worldwide database. Reducing remittance costs to 3 percent by 2030 is a global target under Sustainable Development Goal (SDG) 10.7. Remittance costs across many African corridors and small islands in the Pacific remain above 10 percent.

    Banks were the most expensive remittance channels, charging an average fee of 11 percent in the first quarter of 2019. Post offices were the next most expensive, at over 7 percent. Remittance fees tend to include a premium where national post offices have an exclusive partnership with a money transfer operator. This premium was on average 1.5 percent worldwide and as high as 4 percent in some countries in the last quarter of 2018.

    On ways to lower remittance costs, Dilip Ratha, lead author of the Brief and head of KNOMAD, said, “Remittances are on track to become the largest source of external financing in developing countries. The high costs of money transfers reduce the benefits of migration. Renegotiating exclusive partnerships and letting new players operate through national post offices, banks, and telecommunications companies will increase competition and lower remittance prices.”

    The Brief notes that banks’ ongoing de-risking practices, which have involved the closure of the bank accounts of some remittance service providers, are driving up remittance costs.

    The Brief also reports progress toward the SDG target of reducing the recruitment costs paid by migrant workers, which tend to be high, especially for lower-skilled migrants.

    “Millions of low-skilled migrant workers are vulnerable to recruitment malpractices, including exorbitant recruitment costs. We need to boost efforts to create jobs in developing countries and to monitor and reduce recruitment costs paid by these workers,” said Michal Rutkowski, Senior Director of the Social Protection and Jobs Global Practice at the World Bank. The World Bank and the International Labour Organization are collaborating to develop indicators for worker-paid recruitment costs, to support the SDG of promoting safe, orderly, and regular migration.

    Regional Remittance Trends

    Remittances to the East Asia and Pacific region grew almost 7 percent to $143 billion in 2018, faster than the 5 percent growth in 2017. Remittances to the Philippines rose to $34 billion, but growth in remittances was slower due to a drop in private transfers from the GCC countries. Flows to Indonesia increased by 25 percent in 2018, after a muted performance in 2017.

    After posting 22 percent growth in 2017, remittances to Europe and Central Asia grew an estimated 11 percent to $59 billion in 2018. Continued growth in economic activity increased outbound remittances from Poland, Russia, Spain, and the United States, major sources of remittances to the region. Smaller remittance-dependent countries in the region, such as the Kyrgyz Republic, Tajikistan, and Uzbekistan, benefited from the sustained rebound of economic activity in Russia. Ukraine, the region’s largest remittance recipient, received a new record of more than $14 billion in 2018, up about 19 percent over 2017. This surge in Ukraine also reflects a revised methodology for estimating incoming remittances, as well as growth in neighboring countries’ demand for migrant workers.

    Remittances flows into Latin America and the Caribbean grew 10 percent to $88 billion in 2018, supported by the strong U.S. economy. Mexico continued to receive the most remittances in the region, posting about $36 billion in 2018, up 11 percent over the previous year. Colombia and Ecuador, which have migrants in Spain, posted 16 percent and 8 percent growth, respectively. Three other countries in the region posted double-digit growth: Guatemala (13 percent) as well as Dominican Republic and Honduras (both 10 percent), reflecting robust outbound remittances from the United States.

    Remittances to the Middle East and North Africa grew 9 percent to $62 billion in 2018. The growth was driven by Egypt’s rapid remittance growth of around 17 percent. Beyond 2018, the growth of remittances to the region is expected to continue, albeit at a slower pace of around 3 percent in 2019 due to moderating growth in the Euro Area.

    Remittances to South Asia grew 12 percent to $131 billion in 2018, outpacing the 6 percent growth in 2017. The upsurge was driven by stronger economic conditions in the United States and a pick-up in oil prices, which had a positive impact on outward remittances from some GCC countries. Remittances grew by more than 14 percent in India, where a flooding disaster in Kerala likely boosted the financial help that migrants sent to families. In Pakistan, remittance growth was moderate (7 percent), due to significant declines in inflows from Saudi Arabia, its largest remittance source. In Bangladesh, remittances showed a brisk uptick in 2018 (15 percent).

    Remittances to Sub-Saharan Africa grew almost 10 percent to $46 billion in 2018, supported by strong economic conditions in high-income economies. Looking at remittances as a share of GDP, Comoros has the largest share, followed by the Gambia , Lesotho, Cabo Verde, Liberia, Zimbabwe, Senegal, Togo, Ghana, and Nigeria.

    The Migration and Development Brief and the latest migration and remittances data are available at www.knomad.org. Interact with migration experts at http://blogs.worldbank.org/peoplemove

    http://www.worldbank.org/en/news/press-release/2019/04/08/record-high-remittances-sent-globally-in-2018?cid=ECR_TT_worldbank_EN_EXT
    #remittances #statistiques #chiffres #migrations #diaspora

    #Rapport ici :


    https://www.knomad.org/sites/default/files/2019-04/MigrationandDevelopmentBrief_31_0.pdf

    ping @reka

    • Immigrati, boom di rimesse: più di 6 miliardi all’estero. Lo strano caso dei cinesi «spariti»

      Bangladesh, Romania, Filippine: ecco il podio delle rimesse degli immigrati che vivono e lavorano in Italia. Il trend è in forte aumento: nel 2018 sono stati inviati all’estero 6,2 miliardi di euro, con una crescita annua del 20, 7 per cento.
      A registrarlo è uno studio della Fondazione Leone Moressa su dati Banca d’Italia, dopo il crollo del 2013 e alcuni anni di sostanziale stabilizzazione, oggi il volume di rimesse rappresenta lo 0,35% del Pil.

      Il primato del Bangladesh
      Per la prima volta, nel 2018 il Bangladesh è il primo Paese di destinazione delle rimesse, con oltre 730 milioni di euro complessivi (11,8% delle rimesse totali).
      Il Bangladesh nell’ultimo anno ha registrato un +35,7%, mentre negli ultimi sei anni ha più che triplicato il volume.

      Il secondo Paese di destinazione è la Romania, con un andamento stabile: +0,3% nell’ultimo anno e -14,3% negli ultimi sei.
      Da notare come tra i primi sei Paesi ben quattro siano asiatici: oltre al Bangladesh, anche Filippine, Pakistan e India. Proprio i Paesi dell’Asia meridionale sono quelli che negli ultimi anni hanno registrato il maggiore incremento di rimesse inviate. Il Pakistan ha registrato un aumento del +73,9% nell’ultimo anno. Anche India e Sri Lanka sono in forte espansione.

      Praticamente scomparsa la Cina, che fino a pochi anni fa rappresentava il primo Paese di destinazione e oggi non è nemmeno tra i primi 15 Paesi per destinazione delle rimesse.
      Mediamente, ciascun immigrato in Italia ha inviato in patria poco più di 1.200 euro nel corso del 2018 (circa 100 euro al mese). Valore che scende sotto la media per le due nazionalità più numerose: Romania (50,29 euro mensili) e Marocco (66,14 euro). Tra le comunità più numerose il valore più alto è quello del Bangladesh: ciascun cittadino ha inviato oltre 460 euro al mese. Anche i senegalesi hanno inviato mediamente oltre 300 euro mensili.

      https://www.ilsole24ore.com/art/notizie/2019-04-17/immigrati-boom-rimesse-piu-6-miliardi-all-estero-strano-caso-cinesi-spa
      #Italie #Chine #Bangladesh #Roumanie #Philippines

  • #Suisse : La population a progressé moins fortement en #2018

    À fin 2018, la population de la Suisse a atteint 8 542 300 habitants, soit 58 200 personnes (+0,7%) de plus qu’en 2017. La #croissance_démographique reste sous la barre de 1%, soit une progression comparable à celles du début des années 2000. Le #solde_migratoire et l’accroissement naturel sont en baisse. Tels sont les résultats provisoires de la statistique de la population et des ménages de l’Office fédéral de la statistique (OFS).

    La population est passée de 8 484 100 personnes en 2017 à 8 542 300 en 2018 (+0,7%). Tous les cantons voient leur population augmenter, à l’exception de Neuchâtel et du Tessin. Ce dernier affiche un excédent de décès, alors que la diminution de population dans le canton de Neuchâtel découle d’un excédent de départs vers d’autres cantons. Schwyz enregistre l’accroissement de population le plus important, soit 1,2% de plus sur une année.

    Le solde migratoire reste le principal facteur de croissance

    En 2018, la Suisse a enregistré 171 700 immigrations, soit une légère augmentation de 0,4% par rapport à 2017, dont 24 000 arrivées de Suisses et 147 600 de ressortissants étrangers. Le nombre des émigrations progresse de 0,9% et s’élève à 126 200. Cette valeur se décompose en 31 800 départs de Suisses et 94 400 de ressortissants étrangers. Le solde migratoire continue à baisser (–1,0%) et s’élève à 45 500 personnes. Schwyz et Zürich sont les cantons qui présentent les soldes migratoires – international et interne – les plus importants par rapport à leur population.

    Le deuxième facteur de croissance est l’accroissement naturel de la population, c’est-à-dire la différence entre les naissances et les décès. Il s’établit provisoirement à 18 600, soit 8,9% de moins qu’en 2017. Fribourg est le canton qui présente le plus fort accroissement naturel. Le Tessin affiche l’excédent de décès le plus important.

    Croissance moins rapide de la population étrangère

    La Suisse compte 8 542 300 habitants, dont 6 395 300 ressortissants suisses (74,9%) et 2 147 000 ressortissants étrangers (25,1%). La population suisse s’accroît de 37 600 personnes, soit 0,6% de plus que l’année précédente. La population résidante permanente étrangère progresse de 20 600 personnes, soit 1,0% de plus qu’en 2017. Le taux d’accroissement est stable chez les Suisses depuis 2014. Chez les étrangers, il est en diminution depuis 2016.

    Le canton de Genève enregistre la plus forte proportion de population étrangère, soit 40%. Le nombre de ressortissants étrangers a progressé de 0,6%, passant de 198 600 en 2017 à 199 800 en 2018. Appenzell Rhodes-Intérieures affiche la part d’étrangers la plus faible, soit 11%. Leur nombre a diminué de 0,7% pour atteindre 16 100 personnes.

    Une population vieillissante

    La population âgée est de plus en plus nombreuse. Elle est essentiellement constituée de femmes. Le nombre de personnes de 65 ans ou plus est passé de 1 550 400 en 2017 à 1 577 600 en 2018, soit 1,8% de plus.

    Les personnes de plus de 64 ans représentent 18% de la population alors que les jeunes âgés de 0 à 19 ans constituent 20%. Parmi ces seniors, on compte 80 hommes pour 100 femmes contre 102 hommes pour 100 femmes chez les 20-64 ans. Dans la population féminine, on constate que la part des 65 ans ou plus est déjà supérieure à celle des jeunes femmes (20,3% contre 19,3%). Chez les hommes, par contre, la proportion de seniors est toujours inférieure à celle des jeunes hommes (16,6% contre 20,7%). Le Tessin est le canton qui compte le pourcentage le plus élevé de personnes de plus de 64 ans (22,6%), Fribourg celui qui en compte le moins (15,7%).

    Le nombre de personnes âgées de 80 ans ou plus augmente de 2,2%, pour atteindre 443 900. Parmi les plus de 79 ans, on compte 61 hommes pour 100 femmes. Près de 1600 personnes ont 100 ans ou plus. Leur nombre progresse de 4,4% par rapport à 2017. Chez les centenaires, le rapport de masculinité s’élève à 20 hommes pour 100 femmes.

    https://www.bfs.admin.ch/bfs/en/home/news/press-releases.assetdetail.7926999.html
    #solde_naturel #démographie #statistiques #chiffres #vieillissement_de_la_population

  • La police croate renvoie de plus en plus de migrants en #Serbie

    4 avril 2019 – 17h30 : La police croate déporte de plus en plus de migrants en Serbie, y compris des personnes qui n’ont jamais transité par ce pays. Il s’agit donc de #déportations illégales. Des migrants sont également renvoyés de Hongrie. La police serbe tolère ces « retours » infondés, dénoncent plusieurs organisations de soutien aux migrants au réfugiés, notamment les ONG croates Are you Syrious, Centar za mirovne studije et l’Initiative Dobrodošli.

    https://www.courrierdesbalkans.fr/fil-info-refugies

    #route_des_balkans #Balkans #renvois #expulsions #push-back #refoulement #Croatie #migrations #asile #réfugiés #frontières


    • https://twitter.com/APC_CZA/status/1120619893068636160?ref_src=twsrc%5Etfw%7Ctwcamp%5Etweetembed%7Ctwterm%5E11

      Commentaire en anglais :

      the Asylum Protection Centre published photos and information that more than 50 people were violently pushed back by the Croatian police back to Serbia, near Šid. They were heavily beaten with police bats on legs and back. The people describe being beaten, robbed of their belongings, having their phones destroyed, all between April 19 and 22.

      https://medium.com/are-you-syrious/ays-daily-digest-23-4-19-weekend-of-violent-push-backs-from-croatia-and-bosn

    • The situation in #Šid is worsening - many people are arriving to Serbia and trying to cross the border, while at the same time weather conditions are getting worse, with temperatures getting lower and lower. The police began emptying the streets and spaces used by refugees for temporary accommodation and taking people into camps at the border, which are overcrowded and in very poor conditions. On Friday the police cleared the streets in Šid (https://www.facebook.com/NoNameKitchenBelgrade/videos/973792239674633) and several makeshift lodgings in the city, including a squatted area where 30 minors were living. They took people into a police station and later to a camp. The police action in the weekend involved more than 150 people in Šid and the surrounding area. Moreover, a reception center in Preševo, in which people will be accommodated during the winter, has reopened (http://www.rts.rs/page/stories/sr/story/125/drustvo/3754805/prihvatni-centar-u-presevu-ponovo-otvoren.html).

      Reçu via Inicijativa dobrodosli, mail du 04.11.2019.

      –-----

      In the early hours of Friday, 22nd November 2019 a large-scale police eviction took place in Šid, Serbia. Some might recall the illegal burning of a migrant encampment close to the border of October 20th, among many others. Sweeping all squats and unofficial settlements, the recent operation aimed to remove all undocumented people in transit from the streets of Šid. The action targeted approximately 150 people in and around Šid. The largest eviction of people was carried out at the settlement in the former Grafosrem industrial facility, but was accompanied by the clearance of multiple other smaller squats throughout the city. Authorized by municipality of Šid and supported by regional police, as well as units from Sremska Mitrovica and Belgrade, the apprehensions started at 06:00 am.

      Outwardly justified as a measure to meet the security concerns of the local population, the operation is clearly part of a larger scheme of internal displacement being realized throughout Serbia during the past week. No Name Kitchen strongly condemn the forced removal of systemically marginalised communities, and the ruthlessness used during these operations.

      Concerning the eviction of the Grafosrem squat, there was no official notice given or information on a relocation operation. While around 50 officers conducted the physical apprehension of the ca. 110 people living there, the deputy mayor Zoran Semenović was also in attendance, declaring the abandoned factory site to be his property, loudly insulting NNK volunteers that were present and – together with police - removing these witnesses from the area.

      The removal of the inhabitants was followed by the “cleansing” of the grounds - making use of a bulldozer, two forklift trucks, and around 30 workers of the municipality, along with multiple transport vehicles. Under the eyes of the media present, the entirety of the people’s belongings such as cell phones, power banks, clothing, electricity supply, personal money, 40 tents, over 200 blankets and sleeping bags were confiscated by city workers. The flattening of the Grafosrem surroundings lasted until nightfall.

      No information on the confiscated possessions was given to NNK, despite requests by volunteers. It is likely these items - provided by NNK and charitable donations from across the region - were destroyed by the authorities, when the hundred plus people were forcibly removed from the site. Similar actions were carried out at various other smaller squat settlements (this time only by police authorities). Persons apprehended did not receive preliminary eviction notices and were conveyed to the local police station to give their information before being removed to reception camps, such as Kikinda and Pirot. Minors were reported to have been taken to Sjenica or housing around Belgrade.

      In the days after the operation, volunteers in Šid have been under constant scrutiny. Private people have been observed monitoring the volunteer’s house and filming use of the organisations vehicle. Even the mayor himself began to harass volunteers with his car when they were documenting the remains of the settlements.

      Several key questions arise following Fridays events. Do fundamental rights still exist for Serbia’s transit population? What awaits these people in the camps across the country to which they have been forcibly removed? And locally, did Zoran Semenović act in an official capacity when claiming to be the owner of Grafosrem? What will happen to the confiscated possesions of the people expelled in this operation? Will they be returned or wilfully destroyed?

      This goes connected with this new agreement: “the European Union signed an agreement with Serbia on border management cooperation between Serbia and the European Border and Coast Guard Agency (Frontex)”.

      Text by: Davy Jones

      We’re sorry for the delay in reporting about the situation, but the volunteers there are overwhelmed.
      It would be great if someone could manage to go there and take sleeping bags, tents and other materials.

      https://www.facebook.com/NoNameKitchenBelgrade/videos/973792239674633

    • ENS MOVEM - Semana del 20 al 26 de enero de 2020

      Through short audio recordings, independent volunteers and volunteers working for small organizations in Greece and some of the EU’s external borders report weekly on their daily work and the dire conditions in which refugees and migrants are living. The audios are in Spanish and, time permitting, subtitles are also provided in Serbo-Croatian and English. When not, the original Spanish transcription is edited to ensure, as far as possible, that an accurate machine translation into English helps you follow these updates.

      https://www.youtube.com/watch?v=IxWmB5gT5Dk&feature=youtu.be


      #audio #témoignage #No_name_kitchen

      #Sid #Šid #Velika_Kladusa
      –-> Mais aussi #Patras

    • News from Šid :

      Saturday morning, when NNK volunteers came to the Squat as part of their daily routine in the town of Šid, police was already present - together with the owner of the property and a bunch of workers who were supposed to cut down bushes surrounding the Squat.

      However, some of them - together with police - started to set tents on fire that they found in the bushes, collected people’s belongings on a pile and set it on fire as well, while other workers tried to steal items that they deemed valuable. When the volunteers tried to put off the fire and prevent the workers from stealing more stuff, things got more violent. Police pushed and grabbed the volunteers, and one of the workers got particularly aggressive and even started hitting them. Before they finally left, they also destroyed a tire of the NNK van.

      From their own car was hanging a black flag with a skull symbol, and one of the workers was wearing a “traditional” looking hat. Later we found out that he was not a pirate fan with a penchant for Serbian folklore, but according to neighbours and the clothes that the man was wearing, it might be a supporter of the far-right Chetnik movement. (The Chetniks originated in the Second World War with the aim of creating an ethnically homogenous Serbia, and were responsible for the killings of approximately 50.000 Muslims and Croats.)


      https://www.facebook.com/309778972753727/posts/903844243347194

    • Témoignage #audio d’un volontaire de No name kitchen depuis #Šid

      Through short audio recordings, independent volunteers and volunteers working for small organizations in some sites of the EU’s external and internal borders report weekly on their daily work and the dire conditions in which refugees and migrants are living. The audios are in Spanish and subtitles are also provided in Serbo-Croatian and English.
      The objective of this project is to help give visibility to what is (still) happening at our borders, providing weekly updates of the situation. Here you will find this week’s audio-video, as well as all the previous ones. Thank you for helping us spread the word!

      https://www.youtube.com/watch?v=OL9fLNSTtrM&feature=youtu.be

      #campement #témoignage #Sid

      –—

      Dans cet audio, il y a aussi d’autres témoignages, notamment depuis #Patras et #Lesbos, en #Grèce

  • In sette mesi di “buio informativo” sulle partenze di #migranti dalla Libia, possiamo essere certi che almeno 6.400 persone siano partite.

    Di queste, almeno 1.300 sono partite tra gennaio e febbraio scorsi.

    Il 75% di loro è stato intercettato dalla Guardia costiera libica.

    https://twitter.com/emmevilla/status/1107725189771657217

    Source des données :
    https://docs.google.com/spreadsheets/d/1ncHxOHIx4ptt4YFXgGi9TIbwd53HaR3oFbrfBm67ak4/edit

    #statistiques #Méditerranée #Libye #gardes-côtes_libyens #frontières #asile #migrations #mer_Méditerranée #départs #chiffres #pull-back #refoulement #2016 #2017 #2018 #mourir_en_mer #morts #décès #mortalité #traversées

    • Nei primi quattro mesi del 2019, per ogni 8 migranti partiti dalla Libia, 1 è morto. E più l’Europa cede il controllo dei salvataggi alla Guardia costiera libica, più aumenta il rischio di morte in mare.

      All data to replicate these and other figures is publicly available at this link:
      https://docs.google.com/spreadsheets/d/1ncHxOHIx4ptt4YFXgGi9TIbwd53HaR3oFbrfBm67ak4/edit#gid=0

      Traduction en anglais :

      THE VANISHING LIBYAN COAST GUARD. In the first four months of 2019, for every 8 #migrants who departed from #Libya-n shores, 1 died or went missing. And the more Europe delegated search and rescue to the Libyan Coast Guard, the more the risk of death at sea has risen.

      https://twitter.com/emmevilla/status/1126062971321561088
      #2019

    • I morti nel Mediterraneo

      Da qualche giorno si è scatenato un grottesco scontro sul numero dei #migranti morti nel Mediterraneo a seguito delle dichiarazioni del Ministro Salvini che difendendo la sua politica anti-sbarchi ha incautamente affermato: “Nel 2019 si sono avuti solo due morti nel Mediterraneo”. In un tweet successivo poi il ministro ha pubblicato, a sostegno delle sue tesi, una tabella con dati UNHCR riguardanti i cadaveri recuperati e i migranti morti/dispersi nel Mediterraneo negli ultimi 5 anni. Da questa tabella si capisce subito che nei primi 4 mesi del 2019 i morti e dispersi nel Mediterraneo non sono 2 ma 402, mentre il numero di 2 è riferito ai cadaveri recuperati. La tabella di Salvini presenta poi altre inesattezze, dal momento che compara impropriamente i dati dei primi 4 mesi del 2019 con i dati sui dodici mesi dei quattro anni precedenti. Inoltre, i dati menzionati dal ministro si riferiscono alle morti in tutto il Mediterraneo, dalla coste turche a quelle spagnole, mentre i dati che avrebbe dovuto citare, eventualmente imputabili alle sue politiche, sono quelli relativi al solo Mediterraneo centrale. Ci sembra questo un esempio evidente di come anche i numeri e i dati possano essere manipolati per sostenere le tesi più improbabili.

      Ma cosa sta davvero succedendo con le morti nel Mediterraneo? Le cose stanno davvero andando meglio? Per poter cercare di comprendere in maniera obiettiva, è necessario, prima di tutto, analizzare dati credibili. Il numero di cadaveri recuperati in mare non può fornire una stima attendibile di quanto sta accadendo, dal momento che recuperare i corpi dei naufraghi è di per sè già molto complicato, tanto più lo diventa in acque svuotate dalle navi di soccorso, quali sono oggi quelle del Mediterraneo centrale proprio in conseguenza delle misure adottate dal ministro dell’Interno. Se si vuole cercare di fare un’analisi seria, è necessario dunque prendere in considerazione le stime dei morti e dispersi. Questi numeri ci dicono che le vittime nel Mediterraneo centrale sono state, nei primi quattro mesi di ogni anno, 1.936 nel 2015, 966 nel 2016, 1.021 nel 2017, 379 nel 2018 ed infine 257 nel 2019. Ha dunque ragione Salvini? Il numero di morti, peraltro ancora tragicamente alto, sta comunque diminuendo? A nostro avviso assolutamente no, per alcune ragioni.

      Innanzi tutto se andiamo a vedere il numero di migranti sbarcati in Italia nello stesso periodo dei 5 anni vediamo che esso è drasticamente diminuito: 26.228 nel 2015, 27.926 nel 2016, 37.235 nel 2017, 9.467 nel 2018 e 779 nel 2019. Se andiamo poi a vedere il rapporto tra migranti che hanno perso la vita nel cercare di attraversare il Mediterraneo centrale e coloro che sono riusciti effettivamente ad arrivare sulle coste italiane, notiamo che esso è passato da 3 su cento nel 2017 a 32 su cento nel 2019. In altre parole la letalità della traversata, ossia il rischio di perdere la vita, si è più che decuplicato dal 2017 al 2019. Ma c’è un altro fattore, a nostro avviso ancora più importante, che smentisce le affermazioni del ministro Salvini e riguarda proprio la diminuzione del numero degli sbarchi da lui fortemente voluta. In effetti le morti nel Mediterraneo sono solo un aspetto della crisi migratoria che stiamo vivendo. E analizzare solo una parte di una questione complessa come questa, non porta a una verità parziale ma piuttosto a una menzogna completa. Coloro che non riescono più a partire dalle coste libiche rimangono intrappolati nella inaudita violenza di quel paese, presente sia fuori che dentro le miriadi di strutture di detenzione e sequestro per migranti. Che tali centri, formali e informali, siano luoghi di tortura e morte per i migranti è accertato al di là di ogni ragionevole dubbio ed è stato documentato anche dalle migliaia di testimonianze dirette raccolte dagli operatori di Medici per i Diritti Umani (si veda http://esodi.mediciperidirittiumani.org ). Chi si ostina a negare ciò o è ignorante o è in malafede, e se ha responsabilità politiche si assume una grave responsabilità storica. E’ dunque del tutto probabile che i morti in meno nel Mediterraneo vengano oggi controbilanciati da più torture e più morti tra le migliaia di migranti ancora intrappolati in Libia. La situazione non è dunque migliorata in questi mesi per chi ha cuore la dignità e la vita umana ma, se possibile, peggiorata.

      Che fare dunque di fronte alla sfida dell’attuale flusso migratorio (si badi bene, migrazione forzata nella stragrande maggioranza di casi) in arrivo, in particolare, dall’Africa sub-sahariana? La complessità della questione richiede una risposta che va al di là dello scopo di questa breve analisi. Un intervento immediato, a livello multilaterale, è comunque certamente necessario: procedere all’evacuazione verso paesi sicuri, in grado di assicurare protezione internazionale, di tutti i migranti oggi ancora detenuti nei centri di detenzione ufficiali libici. Sarebbe per lo meno un primo passo da parte della comunità internazionale che porta oggi la responsabilità di una pressoché totale indifferenza di fronte a una tragedia che sta segnando il nostro tempo.


      https://mediciperidirittiumani.org/i-morti-nel-mediterraneo

    • Migrazioni, il Mediterraneo sempre più pericoloso per chi fugge via mare

      Lanciata oggi la quarta edizione di «#Fatal_Journeys» (https://publications.iom.int/fr/books/fatal-journeys-volume-4-missing-migrant-children). Nel 2018 è morto in mare un migrante ogni 35. Nel 2017 era uno ogni 50. Sono circa 1.600 i bambini morti nel mondo lungo le rotte migratorie

      https://www.repubblica.it/solidarieta/immigrazione/2019/06/28/news/migrazioni_il_mediterraneo_sempre_piu_pericoloso_per_chi_fugge_via_mare-229866312/?ref=twhs&timestamp=1561731555000

    • Fatal Journeys Volume 4: Missing Migrant Children

      Fatal Journeys Volume 4 focuses on a special theme – missing migrant children – given the growing number of children embarking on journeys that are dangerous and often fatal. Since 2014, IOM has documented more than 32,000 deaths and disappearances during the migration journey worldwide, although the true number of migrant fatalities is unknown, as many deaths go unrecorded. Data on deaths and disappearances of missing migrant children tend to be even more limited. According to IOM’s Missing Migrants Project, nearly 1,600 children have been reported dead or missing since 2014.

      This report discusses why it is often difficult to find data on missing migrants disaggregated by age. It explores what measures could be taken to improve data on missing migrant children, to help improve policy options and to prevent these tragedies from occurring. The report is a contribution to the joint efforts of UNICEF, UNHCR, IOM, Eurostat and OECD to improve data on migrant and refugee children. Without better data on missing migrants, any policy understanding of children’s migration journeys and the risks and vulnerabilities they face will remain incomplete.


      https://publications.iom.int/fr/books/fatal-journeys-volume-4-missing-migrant-children
      #rapport #OIM #IOM

  • Demandes d’asile dans les Etats membres de l’UE – 580 800 primo-demandeurs d’asile enregistrés en 2018, en baisse de 11% par rapport à 2017 – Syriens, Afghans et Irakiens demeurent les principaux demandeurs

    En 2018, 580 800 primo-demandeurs d’asile ont introduit une demande de protection internationale dans les États membres de l’Union européenne (UE), un chiffre en baisse de 11% par rapport à 2017 (654 600) et qui représente moins de la moitié du pic de 2015, lorsque 1 265 600 primo-demandeurs d’asile étaient enregistrés. Le nombre de primo-demandeurs d’asile en 2018 est comparable au niveau enregistré en 2014, avant les pics de 2015 et 2016.


    https://migrationsansfrontieres.com/2019/03/17/demandes-dasile-dans-les-etats-membres-de-lue-580-800-primo
    #Eurostat #réfugiés #asile #migrations #chiffres #statistiques #Europe #2018

    v. communiqué de presse Eurostat :
    https://ec.europa.eu/eurostat/documents/2995521/9665556/3-14032019-AP-FR.pdf/c427dee1-27c6-42d7-924b-fe1accb86c2f

    reçu de @isskein

  • The Top 25 Songs That Matter Right Now - The New York Times
    https://www.nytimes.com/interactive/2019/03/07/magazine/top-songs.html

    It usually takes a while — a decade or two — before we can look back at a particular era of American life and see it as something coherent, something whose every aspect is marked by one overarching mood. It takes a certain amount of hindsight to notice how all the wildly different reactions people had to the moment were still, in the end, reactions to the same thing; all the different poses they adopted were still being struck against the same backdrop.

    But this era — this year, and the last one, and one or two before that — might be an exception. There’s an oddly strong in-the-moment consensus on how everyone is feeling these days, and it is not good. At some point it became a routine conversational tic for all sorts of people, of all sorts of persuasions, to express, with an incredulous gesture, that things feel a bit grueling and frantic lately, don’t they? Musicians are no exception. “Life is pretty tumultuous right now for all of us,” said the crossover country star Kacey Musgraves, while accepting a Grammy for the Album of the Year. The Swedish singer Robyn acknowledges that “pop at the moment is depressing” in an interview midway through this issue. “The music kids are listening to is heavy! Maybe it’s hard to be positive and optimistic at the moment.”

    L’air du temps en chansons version USA 2018.

    #Musique #2018