• Un tiers des rapatriements par Frontex provenait de la Belgique en 2019

    Environ un tiers de l’ensemble des rapatriements via Frontex provenait de Belgique.

    De tous les pays membres de l’Union européenne, la Belgique est celui qui a fait le plus appel l’an dernier au soutien de l’agence européenne de gardes-frontières et de gardes-côtes Frontex pour renvoyer dans leur pays d’origine des personnes en séjour illégal, ressort-il de chiffres livrés mercredi par le cabinet de la ministre en charge de l’Asile et de la Migration, Maggie De Block (Open Vld).

    Selon le cabinet de la ministre libérale flamande, en 2019, la Belgique a pu compter sur environ 2,5 millions d’euros de l’Union européenne pour les vols de 1.540 personnes qui devaient quitter le territoire. 233 ont été accompagnées jusqu’à leur pays d’origine et 1.279 ont pu monter à bord sans escorte. 28 sont parties volontairement. L’an dernier, Frontex a été utilisé dans le cadre du #retour_volontaire, tant en Belgique que dans l’Union européenne.

    Retour forcé, la clé de voûte

    « Le #retour_forcé reste la clé de voûte de notre politique de l’asile et de la migration ferme et humaine », a commenté Mme De Block dans ce contexte. Selon la ministre, en 2020, l’Office des Étrangers continue à miser de manière ciblée sur le retour forcé des #criminels_illégaux, des demandeurs d’asile déboutés et des #transmigrants. Il produira encore des efforts supplémentaires. Cette semaine, quarante places en centres fermés ont rouvert pour la détention de groupes cibles prioritaires, comme des criminels illégaux, des récidivistes causant des troubles et des illégaux en transit via la Belgique. Dans les centres fermés, leur expulsion continue à être préparée.

    Les quarante places avaient été libérées à la suite de la décision en décembre de la ministre De Block et de son collègue Pieter De Crem, ministre de l’Intérieur, d’"optimaliser l’approche de la transmigration". Pour les #illégaux_en_transit, 160 places restent prévues dans les centres fermés.

    En outre, la Belgique continue à miser sur des #accords avec les pays d’origine pour collaborer au retour. Ainsi, un accord de retour a été conclu en 2019 avec le Rwanda et des discussions sont en cours avec la Turquie (avec l’UE), l’Angola, le Kirghizistan, le Tadjikistan et le Vietnam (via le Benelux) et avec l’Algérie, le Niger et le Sénégal.

    https://www.levif.be/actualite/belgique/un-tiers-des-rapatriements-par-frontex-provenait-de-la-belgique-en-2019/article-news-1239993.html
    #renvois #expulsions #asile #migrations #réfugiés #Frontex #Belgique #statistiques #chiffres #2019 #machine_à_expulser

    @sinehebdo
    Trois mots en plus ? ça foisonne dans cet article où le choix des mots est fort discutable...
    #criminels_illégaux #transmigrants #illégaux_en_transit
    #mots #terminologie #vocabulaire

  • Coronavirus : L’épidémie touche 291 personnes, selon la presse chinoise
    https://www.latribune.fr/depeches/reuters/KBN1ZK0VQ/coronavirus-l-epidemie-touche-291-personnes-selon-la-presse-chinoise.html


    Crédits : Jason Lee

    PEKIN (Reuters) - L’épidémie de coronavirus apparue à Wuhan, dans le centre de la Chine, touchait 291 personnes au 20 janvier, rapporte mardi la presse publique.

    La province de Hubei, où se trouve Wuhan, en compte à elle seule 270. Les autres cas ont été diagnostiqués à Pékin, à Shanghai et dans la province méridionale de Canton.

    Les autorités sanitaires avaient fait état un peu plus tôt d’un quatrième décès dû à la maladie.

    La Commission nationale de la santé fera un point mercredi à 10h00 (02h00 GMT) sur l’épidémie, a annoncé le service de presse du gouvernement.

    Une réunion d’urgence aura également lieu mercredi au siège de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour déterminer si l’épidémie constitue une urgence internationale de santé publique.

  • En #Algérie, près de 11000 #migrants_subsahariens expulsés en #2019

    L’Algérie poursuit les expulsions de migrants subsahariens vers le nord du Niger, comme tout au long de l’année 2019. Après des #arrestations au cours de la semaine dernière, un convoi de plusieurs centaines de personnes était en route ce mercredi pour la frontière.

    Transmise le 13 janvier aux responsables de 30 régions du pays par le ministère des Affaires étrangères, une circulaire publiée dans la presse explique le déroulement d’une opération d’expulsion de migrants subsahariens vers la frontière avec le Niger.

    Des bus ont convergé des régions du nord et du centre du pays vers la ville de Ghardaïa, à 600 kilomètres au sud d’Alger. Le 13 janvier au soir, selon un témoin, plusieurs dizaines de bus transportant des migrants étaient arrivés dans la ville. Ces personnes ont été arrêtées par les forces de sécurité dans les jours précédents.

    Réseaux de mendicité

    La plupart sont originaires du Niger. Alger s’appuie sur un accord passé avec Niamey en 2014 (http://www.rfi.fr/hebdo/20151016-niger-algerie-reprise-expulsions-departs-volontaires-agadez-tamanrasset) pour rapatrier ces personnes, impliquées dans des réseaux de #mendicité, que l’Algérie considère comme des réseaux criminels. Mais au cours des arrestations, les forces de l’ordre arrêtent aussi des ressortissants d’autres nationalités.

    En 2019, des expulsions ont eu lieu chaque mois. Selon les données de l’Organisation internationale des migrations qui enregistre les migrants qui le souhaitent à leur arrivée dans le nord du Niger, presque 11 000 personnes ont été expulsées de janvier à novembre, dont 358 qui n’étaient pas nigériennes.


    www.rfi.fr/afrique/20200115-algerie-reprise-expulsions-migrants-niger ##migrants_sub-sahariens
    #Niger #renvois #expulsions #statistiques #chiffres #migrants_nigériens #déportation #refoulement #refoulements

    ping @karine4 @_kg_
    signalé par @pascaline via la mailing-list Migreurop

    Ajouté à la métaliste sur les expulsions de l’Algérie vers le Niger :
    https://seenthis.net/messages/748397

  • Irregular migration into EU at lowest level since 2013

    The number of irregular border crossings detected on the European Union’s external borders last year fell to the lowest level since 2013 due to a drop in the number of people reaching European shores via the Central and Western Mediterranean routes.

    Preliminary 2019 data collected by Frontex, the European Border and Coast Guard Agency, showed a 6% fall in illegal border crossings along the EU’s external borders to just over 139 000. This is 92% below the record number set in 2015.

    The number of irregular migrants crossing the Central Mediterranean fell roughly 41% to around 14 000. Nationals of Tunisia and Sudan accounted for the largest share of detections on this route.

    The total number of irregular migrants detected in the Western Mediterranean dropped approximately 58% to around 24 000, with Moroccans and Algerians making up the largest percentage.

    Eeastern Mediterranean and Western Balkans

    Despite the general downward trend, the Eastern Mediterranean saw growing migratory pressure starting in the spring. It peaked in September and then started falling in accordance with the seasonal trend. In all of 2019, there were more than 82 000 irregular migrants detected on this route, roughly 46% more than in the previous year.

    In the second half of 2019, irregular arrivals in the region were at the highest since the implementation of the EU-Turkey Statement in March 2016, although still well below the figures recorded in 2015 and early 2016 with the situation before the Statement.

    Some persons transferred from the Greek islands to the mainland appear to have continued on the Western Balkan migratory route. There has been an increase in detections on the Greek-Albanian border after the start of the Frontex joint operation in May. In the second half of the year, a significant number of detections was reported on the EU borders with Serbia.

    In total, around 14 000 irregular crossings were detected at the EU’s borders on the Western Balkan route last year – more than double the 2018 figure.

    On the Eastern Mediterranean route and the related Western Balkan route, nationals of Afghanistan and Syria accounted for over half of all registered irregular arrivals.

    Top nationality

    Overall, Afghans were the main nationality of newly arrived irregular migrants in 2019, representing almost a quarter of all arrivals. The number of Afghan migrants was nearly three times (+167%) the figure from the previous year. Roughly four out of five were registered on the Eastern Mediterranean route, while nearly all the rest on the Western Balkan route.

    The most recent available data also suggest a higher percentage of women among the newly arrived migrants in 2019. In the first ten months of last year, around 23% of migrants were women compared with 19% in 2018. EU countries counted approximately 14 600 migrant children younger than 14 in the January-October period, almost one thousand more than in all of 2018.

    https://frontex.europa.eu/media-centre/news-release/flash-report-irregular-migration-into-eu-at-lowest-level-since-2013-n

    ......

    Et comme dit Catherine Teule via la mailing-list Migreurop, qui a signalé cette info :

    Bravo Frontex !!!! ( et ses partenaires des pays tiers).
    Enfin, pas tout à fait puisque certaines « routes » ont enregistré des augmentations de flux à la fin de l’année 2019...

    #statistiques #chiffres #asile #migrations #réfugiés #Europe #2019 #frontières_extérieures #Frontex #Méditerranée #Balkans #route_des_Balkans #réfugiés_afghans

    • Parallèlement...
      Migrants : l’Europe va doubler ses opérations d’aide en matière d’asile

      Le bureau européen d’appui en matière d’asile « va voir ses déploiements opérationnels doubler en 2020 » pour atteindre 2000 personnes sur le terrain.

      L’agence européenne de l’asile a annoncé ce mardi le doublement de ses opérations en 2020, en particulier pour renforcer sa présence en #Grèce, à #Chypre et à #Malte, où l’afflux de migrants a explosé en 2019.

      Le #bureau_européen_d'appui_en_matière_d'asile (#EASO) « va voir ses déploiements opérationnels doubler en 2020 » pour atteindre 2000 personnes sur le terrain, fruit d’un #accord signé en décembre avec ces pays ainsi que l’#Italie, a souligné l’agence dans un communiqué.

      « Chypre, la Grèce et Malte verront un doublement du #personnel_EASO tandis que les déploiements en Italie seront réduits à la lumière des changements de besoins de la part des autorités » de ce pays où, à l’inverse, les arrivées par la Méditerranée ont été divisées par deux entre 2018 et 2019.

      Très loin des flux migratoires au plus fort de la crise en 2015, 110 669 migrants et réfugiés ont rallié l’Europe après avoir traversé la mer en 2019 selon les chiffres publiés par l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) de l’ONU. Soit dix fois moins que le million de personnes arrivées en 2015.

      L’an dernier, la Grèce a accueilli 62 445 de ces exilés, contre 32 742 l’année précédente. Le petit État insulaire de Malte a vu débarquer 3405 personnes, soit deux fois plus que les 1445 de 2018, tandis que 7647 migrants sont arrivés à Chypre (4307 en 2018).

      Avec quelque 550 agents en Grèce, EASO prévoit donc « trois fois plus d’assistants sociaux » et une aide plus ciblée « pour aider à la réception dans les #hotspots » comme celui de #Lesbos, où plus de 37 000 personnes s’entassent dans des conditions souvent indignes. À Chypre, les 120 personnels européens auront surtout pour mission d’aider les autorités à enregistrer et traiter les demandes d’asile.

      « Le corridor le plus meurtrier »

      La réduction du soutien européen en Italie s’explique par la chute des arrivées dans ce pays (11 471 en 2019, 23 370 en 2018, 181 000 en 2016) qui avait un temps fermé ses ports aux bateaux secourant les migrants en mer en 2019.

      Cette route de Méditerranée centrale entre l’Afrique du Nord et l’Italie « reste le corridor le plus meurtrier », a encore précisé l’OIM, qui a recensé 1283 décès connus en Méditerranée (centrale, orientale et occidentale) l’an dernier, contre près de 2.300 l’année précédente. « Comme pour Malte, EASO restera fortement impliqué dans (le processus de) #débarquement ad hoc » des bateaux portant secours aux migrants sur cette route, a ajouté le bureau européen.

      https://www.lexpress.fr/actualite/monde/europe/migrants-l-europe-va-doubler-ses-operations-d-aide-en-matiere-d-asile_21136

  • Germany : Number of deportations fell in 2019

    Despite the rising number of asylum seekers ordered to leave Germany, deportation figures fell in 2019. But the reasons why are more complicated than it may seem.

    Germany deported fewer asylum seekers in 2019 than the year before, despite a rise in the number of people ordered to leave and the government’s promise to see through more deportations, German newspaper Welt am Sonntag reported on Sunday.

    Referring to federal police data, Welt am Sonntag reported that Germany deported 20,587 people between January and November last year, compared to 23,617 the year before.

    Even without figures from December, which will be available next week, the data shows that fewer rejected asylum seekers were deported in 2019 than in 2018. Since May last year, no more than 2,000 rejected asylum-seekers were deported each month.

    Annual deportation figures in Germany have fallen consistently since 2016, when Germany carried out 25,375 deportations.

    That year, German Chancellor Angela Merkel had said her government wanted to carry out a larger number of deportations.

    “It needs to be clear: if someone’s asylum request is rejected, they must leave the country,” she had said at a gathering of her conservative Christian Democrats in the German state of Mecklenburg-Western Pomerania.

    Number of rejected cases rises

    Germany issued deportation orders for 248,861 asylum seekers as of November 2019, an increase of 5% over the year before, according to figures seen by Welt am Sonntag.

    Of these cases, 200,598 were so-called “geduldete,” or tolerated persons. In such cases, the person has received orders to leave, but the state is temporarily unable to complete the deportation.

    The most common reason for a delay is that an asylum seeker lacks the necessary travel documents. If the person’s identity cannot be verified, the home country will not issue travel documents.

    In some cases, rejected asylum seekers receive the right to stay in Germany through another channel, for example by giving birth to a German child or marrying a German citizen, reported Welt am Sonntag, citing the Interior Ministry’s report on the decrease in figures.

    Failed deportation attempts

    Another reason is that police are often unable to carry out a deportation.

    In the first three quarters of 2019, police were unable to carry out 20,210 deportations because the person in question was not at home.

    Only a small minority of people are taken into police custody prior to the day of their deportation. For that reason, many people with deportation orders are able to evade arrest.

    A further 2,839 deportations could not be completed after the person was taken into custody. Reasons included acts of resistance or because the airplane pilot declined to take them.

    https://www.infomigrants.net/en/post/22028/germany-number-of-deportations-fell-in-2019
    #renvois #expulsions #Allemagne #asile #migrations #réfugiés #déboutés #chiffres #statistiques #2019

    –—

    L’Allemagne, une #machine_à_expulser pas si parfaite que ça ?
    https://seenthis.net/messages/675738
    ... et en particulier sur les renvois vers l’Afghanistan :
    https://seenthis.net/messages/805059

    ping @_kg_ @isskein

  • [PBG] #2019, un dernier coup d’œil dans le rétro
    http://www.radiopanik.org/emissions/pbg/2019-un-dernier-coup-dil-dans-le-retro

    L’année 2019 est morte, vive l’année 2019 !

    Et parce qu’on n’aime pas forcément les années, mais beaucoup les enterrements, cette émission sera pour nous l’occasion d’effectuer un retour sur cette année 2019 et ses événements, ses productions, ses #livres, films, musiques, etc....

    La Police du Bon Goût sort ses calepins, vous déniche la crême de la crême, donc soyez un peu attentifs, prenez des notes au moins.......

    Bonne écoute !

    Tracklist :

    Constance Chlore - Torero Squarepusher - Vortrack Kim Gordon - Sketch Artist Grossstadtsgeflüster - Feierabend Your Old Droog - World’s About To End Plaid - Dancers

    #horreur #tout #sagesse #gloire #best #pellicules #tendresse #horreur,tout,livres,2019,sagesse,gloire,best,pellicules,tendresse
    http://www.radiopanik.org/media/sounds/pbg/2019-un-dernier-coup-dil-dans-le-retro_07958__1.mp3

  • 20 points forts de l’impact de BDS en 2019
    Palestinian BDS National Committee (BNC), le 19 décembre 2019
    https://www.bdsfrance.org/20-points-forts-de-limpact-de-bds-en-2019

    Comment la campagne de boycott contre Israël s’est-elle accrue en 2019 ?
    Nora Barrows-Friedman, Electronic Intifada, le 30 décembre 2019
    https://agencemediapalestine.fr/blog/2020/01/01/comment-la-campagne-de-boycott-contre-israel-sest-elle-accrue-e

    #BDS #Palestine #boycott #2019 #bilan

  • Légitime défense ou homicides injustifiés : 676 personnes tuées à la suite d’une intervention policière en 43 ans
    https://www.bastamag.net/intervention-policiere-letale-morts-police-recensement-legitime-defense-ho

    En 2019, selon notre recensement, 26 personnes ont été tuées lors d’une intervention des forces de l’ordre, dont deux du fait d’agents en dehors de leur service. Nous venons d’actualiser notre recensement des interventions létales de la police et de la gendarmerie ou du fait d’un représentant des forces de l’ordre (au 13 décembre 2019). Ce décompte est le seul, à ce jour, réalisé en France de manière indépendante et se voulant le plus exhaustif possible. Il a été réalisé à partir d’’archives de presse, de (...) #Décrypter

    / A la une, #Enquêtes, #Justice

  • Cartographie des accidents du travail mortels en France en #2019

    Recensement et cartographie réalisés par @DuAccident. Retrouvez les sources des différents accidents répertoriés sur le compte Twitter (@DuAccident) ou sur la page Facebook (Accident du travail : Silence des ouvriers meurent). Dernière mise à jour : 10/12/19


    https://www.google.com/maps/d/u/0/viewer?ll=46.26669048613361,0.38924557961183837&z=5&mid=1kzwBvaynV86MGfGxGsw
    #accidents_du_travail #travail #accidents #cartographie #visualisation #mourir_au_travail #décès #morts #France

    ping @reka @visionscarto

  • « C’était un scrutin pour le climat »

    Outre les données scientifiques, le succès des Verts aux récentes élections suggère que la Suisse devrait poursuivre des objectifs plus ambitieux en matière de climat. C’est ce qu’affirme la climatologue suisse Sonia Seneviratne. Elle a un conseil de lecture à adresser au nouveau Parlement.

    Le peuple a reconnu la nécessité urgente d’agir sur le plan de la politique climatique. Selon Sonia Seneviratne, c’est ce qui explique l’énorme hausse de la part de suffrages pour les partis verts et le nombre de sièges remportés au Parlement : « C’était un scrutin pour le climat ». La climatologue originaire du canton de Vaud est aujourd’hui professeure de Dynamique Terre-Climat à l’École polytechnique fédérale de Zurich. Elle est aussi l’un des principaux auteurs des publications du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) : dans plusieurs rapports, les scientifiques mettent en garde contre les conséquences graves du réchauffement planétaire. Sur la base de ces découvertes, le Conseil fédéral a récemment renforcé ses objectifs climatiques. La Suisse entend atteindre la neutralité carbone – c’est-à-dire zéro émission nette de gaz à effet de serre – d’ici 2050. Avant les élections, le Conseil des États a approuvé une loi sur le CO2 prévoyant la hausse du prix de l’essence et une taxe sur les billets d’avion. On saura bientôt ce que le nouveau Conseil national plus vert en fera, et si le peuple ira dans la même direction. « Il est très probable que la politique climatique suisse deviendra plus ambitieuse », espère Sonia Seneviratne. Selon elle, l’objectif du Conseil fédéral n’est pas radical, mais réaliste. La Suisse, pays très développé, s’est engagée dans le cadre de l’Accord de Paris à contribuer à la protection du climat. Les taxes d’incitation constituent un bon moyen pour rendre la protection du climat socialement acceptable : « Cet argent peut être reversé à la population, par exemple sous la forme de réduction des primes d’assurance-maladie. » Au nouveau Parlement, la climatologue recommande surtout de lire le rapport du GIEC sur les conséquences d’un réchauffement planétaire de 1,5 °C et les risques qui nous menacent. « À mon avis, nous devrions même débattre de la possibilité d’atteindre la neutralité carbone dès 2040 », ajoute-t-elle.

    https://www.revue.ch/fr/editions/2019/06/detail/news/detail/News/cetait-un-scrutin-pour-le-climat-1
    #élections #Suisse #climat #environnement #Verts #2019

    • Le vert s’impose sous la coupole du Palais fédéral

      Oui, bien sûr, nous allons parler des élections fédérales du 20 octobre 2019. Mais commençons par jeter un coup d’œil au bâtiment dans lequel se fait la politique suisse. Saviez-vous que la fière coupole du Palais fédéral construit en 1902, arborait à l’origine une belle couleur cuivrée ? Durant quatre décennies, le cuivre s’est lentement oxydé sous l’effet de la pluie. Peu à peu, la coupole a pris une teinte turquoise, une patine verdâtre. Lors de sa rénovation, en 2007, les artisans ont utilisé de la tôle de cuivre prépatinée. L’objectif de la manœuvre était de conserver l’aspect auquel les Suisses s’étaient si bien habitués.

      Rien d’habituel en revanche dans ce qui vient de se passer sous la coupole : désormais, le Parlement qui y siège est plus vert que jamais. Les forces écologistes en présence se sont en effet puissamment accrues le 20 octobre. Si les superlatifs sont rarement de mise en politique suisse, on peut les utiliser sans crainte cette fois, car le bouleversement est d’ampleur historique. En 100 ans, aucun parti n’a remporté davantage de sièges un jour d’élection que les Verts cet automne. Un succès auquel vient s’ajouter la progression des Vert’libéraux.

      Le verdissement politique s’est fait bien plus rapidement que le processus d’oxydation de la coupole fédérale. Et le chamboulement a commencé avant même que les bulletins de vote ne soient imprimés. En effet, le Parlement a, petit à petit, pris des positions écologistes, ce dont on le croyait incapable au début de son mandat. Ainsi, à l’automne, le Conseil national a accepté une taxe sur les billets d’avion. Un an auparavant, le même Conseil national avait mis les pieds au mur contre cette mesure d’incitation en faveur du climat. Cet exemple montre que les inquiétudes face aux conséquences toujours plus évidentes du changement climatique ont gagné la vie politique. Après les échappatoires, voici venu le temps de la recherche de solutions.

      Vous ne vous intéressez pas aux élections ? Alors vous vous intéresserez peut-être à la manière dont l’épargne, cette vertu typiquement suisse, est mise à mal par les banques qui ont presque réduit à zéro les taux d’intérêt en la matière. L’épargnant vertueux doit même dédommager la banque pour son dépôt. Nombreux sont les Suisses qui redoutent les taux d’intérêt négatifs. Mais personne ne sait vraiment comment réagir. La « Revue Suisse » n’a elle non plus pas de recette à proposer. Mais elle décrit le phénomène en détail à la page 16 de ce numéro, en espérant que cela aidera les lecteurs à y voir plus clair.

      https://www.revue.ch/fr/editions/2019/06/detail/news/detail/News/le-vert-simpose-sous-la-coupole-du-palais-federal-1

    • « La démocratie suisse gagne en qualité »

      Le Conseil national compte désormais 42 % de femmes, un taux jamais atteint auparavant. La campagne interpartis « Helvetia appelle ! » d’Alliance F y a aussi contribué. Jessica Zuber, cheffe de la campagne, explique pourquoi il s’agit d’un résultat électoral historique en Suisse.

      Le Conseil national, Chambre basse du Parlement, compte 200 membres, dont 84 sont désormais des femmes. Leur part est ainsi passée de 32 à 42 %. Au Conseil des États, la Chambre haute, cette proportion sera bien moindre. Mais Jessica Zuber affirme quand même qu’« il s’agit d’élections historiques pour les femmes ». La politologue, qui a dirigé la campagne « Helvetia appelle ! » d’Alliance F, faîtière des sociétés féminines suisses, rappelle que depuis l’introduction du droit de vote en 1971, les femmes suisses n’ont accru leur présence au Parlement que très lentement : « Pas plus de 3 à 4 % à chaque fois. » Aujourd’hui, le peuple a élu près d’un quart de femmes en plus au Palais fédéral ; une hausse record tant à gauche qu’au sein des partis bourgeois. « La démocratie suisse gagne en qualité parce que les femmes et les hommes sont représentés de manière plus équilibrée », dit Jessica Zuber. Il s’agit pour le moins d’un succès d’étape. Jamais les candidates n’avaient été aussi nombreuses, et elles occupaient des places plus prometteuses sur les listes que lors des dernières élections. C’est pour cette cause que « Helvetia appelle ! » s’est engagée auprès de mille sections de partis dans toute la Suisse. Des centaines de candidates ont été encouragées et accompagnées durant la campagne électorale. Helvetia a appelé… et elle a été entendue. Le moment était apparemment venu : Jessica Zuber cite plusieurs facteurs, comme la grève des femmes en juin, qui a rassemblé des centaines de milliers de participantes. Il y a un an, le Parlement a brillamment élu deux femmes au gouvernement. Cette présence accrue des femmes pourrait avoir un impact sur certains sujets au-delà des appartenances partisanes, affirme Jessica Zuber, par exemple sur la conciliation travail/famille, les mesures contre la violence armée ou la politique environnementale. « Helvetia appelle ! » poursuivra ses efforts après les élections : « Notre but est la représentation paritaire des sexes dans les deux Chambres. »

      https://www.revue.ch/fr/editions/2019/06/detail/news/detail/News/la-democratie-suisse-gagne-en-qualite-1

      #femmes

  • Briefing: Behind the new refugee surge to the Greek islands

    “They told us, the young boys, to take a gun and go fight. Because of that I escaped from there [and] came here,” Mohammed, a 16-year-old from Ghazni province in Afghanistan, said while sitting in the entrance of a small, summer camping tent on the Greek island of Lesvos in early October.

    Nearby, across a narrow streambed, the din of voices rose from behind the barbed wire-topped fences surrounding Moria, Europe’s largest refugee camp.

    With the capacity to house around 3,000 people, the camp has long since spilled out of its walls, spreading into the olive groves on the surrounding hills, and is continuing to grow each day, with dangers of sickness and accidents set to increase in the winter months ahead.

    The population of the camp exploded this summer, from about 4,500 people in May to almost 14,000 by the end of October, reflecting a spike in the number of people crossing the Aegean Sea from Turkey in recent months. So far this year, nearly 44,000 people have landed on the Greek islands, compared to around 32,500 in all of 2018.

    The increase is being led by Afghans, accounting for nearly 40 percent of arrivals, and Syrians, around 25 percent, and appears to be driven by worsening conflict and instability in their respective countries and increasingly hostile Turkish policies towards refugees.
    Isn’t it normal to see a surge this time of year?

    Arrivals to Greece usually peak in the summertime, when weather conditions are better for making the passage from the Turkish coast.

    But the increase this year has been “unprecedented”, according to Astrid Castelein, head of the UN refugee agency (UNHCR) office on Lesvos.

    Since the EU and Turkey signed an agreement in March 2016 aimed at stopping the flow of asylum seekers and migrants across the Aegean, arrivals to the Greek Islands during the summer have ranged from around 2,000 to just under 5,000 people per month.

    In July this year, arrivals rose to more than 5,000 and continued to climb to nearly 8,000 in August, before peaking at over 10,000 in September.

    These numbers are a far cry from the height of the European migration crisis in 2015, when over 850,000 people crossed the Aegean in 12 months and more than 5,000 often landed on the islands in a single day.

    Still, this year’s uptick has caused European leaders to warn about the potential that arrivals from Turkey could once again reach 2015 levels.
    What is Turkey threatening to do?

    Turkey hosts the largest refugee population in the world, at around four million people, including around 3.6 million Syrians.

    In recent months, Turkish President Recep Tayyip Erdogan has repeatedly threatened to “open the gates” of migration, using the spectre of increased refugee arrivals to try to pressure the EU to support controversial plans for “a safe zone” in northern Syria. He wielded it again to try to get EU leaders to dampen their criticism of the military offensive Turkey launched at the beginning of October, which had the stated aim of carving out the zone, as well as fending off a Kurdish-led militia it considers terrorists.

    But despite the rhetoric, apprehensions of asylum seekers and migrants trying to leave Turkey have increased along with arrivals to the Greek islands.

    Between the beginning of July and the end of September, the Turkish Coast Guard apprehended around 25,500 people attempting to cross the Aegean Sea, compared to around 8,600 in the previous three months.

    “This stark increase is in line with the increase in [the] number of people crossing the Eastern Mediterranean,” Simon Verduijn, a Middle East migration specialist with the Mixed Migration Centre, said via email. “The Turkish Coast Guard seems to monitor the Aegean seas very carefully.”

    “The situation has not changed,” Ali Hekmat, founder of the Afghan Refugees Association in Turkey, said, referring to the difficulty of crossing the sea without being apprehended, “but the number of boats increased.”
    Why are there so many Afghans?

    The spike in people trying to reach the Greek islands also coincides with an increase in the number of asylum seekers and migrants crossing into Turkey.

    “We’ve noticed a general… increase in movement across the country lately,” said Lanna Walsh, a spokesperson for the UN’s migration agency, IOM, in Turkey.

    So far this year, Turkish authorities have apprehended more than 330,000 people who irregularly entered the country, compared to just under 270,000 all of last year. Similar to the Greek islands, Afghans are crossing into Turkey in greater numbers than any other nationality, accounting for 44 percent of people who have been apprehended, following a spike in Afghan arrivals that started last year.

    “It’s not surprising that people see that they no longer have a future in Turkey.”

    2018 was the deadliest year for civilians in Afghanistan out of the past decade, and the violence has continued this year, crescendoing in recent months as peace talks between the United States and the Taliban gained momentum and then collapsed and the country held presidential elections. Afghanistan is now the world’s least peaceful country, trading places with Syria, according to the Institute for Economics and Peace, an Australia-based think tank that publishes an annual Global Peace Index.

    At the same time, options for Afghans seeking refuge outside the country have narrowed. Conditions for around three million Afghans living in Iran – many without legal status – have deteriorated, with US sanctions squeezing the economy and the Iranian government deporting people back to Afghanistan.

    Turkey has also carried out mass deportations of Afghans for the past two years, changes to the Turkish asylum system have made it extremely difficult for Afghans to access protection and services in the country, and legal routes out of the country – even for the most vulnerable – have dried up following deep cuts to the US refugee resettlement programme, according to independent migration consultant Izza Leghtas.

    “It’s not surprising that people see that they no longer have a future in Turkey,” Leghtas said.
    What do the refugees themselves say?

    The stories of Afghans who have made it to Lesvos reflect these difficult circumstances. Mohammed, the 16-year-old who fled Afghanistan because he didn’t want to fight, said that the Taliban had attacked the area near his home in Ghazni province. He decided to flee when local men who were fighting the Taliban told him and other young men to take up arms. “We just want to get [an] education… We want to live. We don’t want to fight,” he said.

    Mohammed went to Iran using his Afghan passport and then crossed the border into Turkey with the help of a smuggler, walking for about 14 hours before he reached a safe location inside the country. After about a month, he boarded an inflatable dinghy with other refugees and crossed from the Turkish coast to Lesvos. “There’s no way to live in Turkey,” he said when asked why he didn’t want to stay in the country. “If they found out that I am Afghan… the police arrest Afghan people who are refugees.”

    Ahmad, a 23-year-old Afghan asylum seeker also camping out in the olive groves at Moria, left Afghanistan three years ago because of tensions between ethnic groups in the country and because of Taliban violence. He spent two years in Iran, working illegally – “the government didn’t give us permission to work,” he said – before crossing into Turkey last year. He eventually found a job in Turkey and was able to save up enough money to come to Greece after struggling to register as an asylum seeker in Turkey.

    Ali, a 17-year-old Afghan asylum seeker, was born in Iran. Ali’s father was the only member of the family with a job and wasn’t earning enough money to cover the family’s expenses. Ali also wasn’t able to register for school in Iran, so he decided to come to Europe to continue his education. “I wanted to go to Afghanistan, but I heard that Afghanistan isn’t safe for students or anyone,” Ali said.
    Is pressure growing on Syrian refugees?

    UNHCR also noticed an increase in the proportion of Syrians arriving to the Greek islands in August and September compared to previous months, according to Castelein.

    Since July, human rights organisations have documented cases of Turkish authorities forcibly returning Syrians from Istanbul to Idlib, a rebel-held province in northwestern Syria, which has been the target of an intense bombing campaign by the Syrian government and its Russian allies since April. The Turkish government has denied that it is forcibly returning people to northwest Syria, which would be a violation of customary international law.

    “I left for safety – not to take a vacation – for safety, for a safe country that has work, that has hope, that life.”

    Tighter controls on residency permits, more police checks, and increased public hostility towards Syrians amidst an economic downturn in Turkey have also added to a climate of fear. “People that don’t have a kimlik (a Turkish identity card) aren’t leaving their houses. They’re afraid they’ll be sent back to Syria,” said Mustafa, a 22-year-old Syrian asylum seeker on Lesvos who asked that his name be changed.

    Until recently, Mustafa was living in the countryside of Damascus, Syria’s capital, in an area controlled by the Syrian government. His family was displaced early on in Syria’s more than eight and a half year civil war, but he decided to leave the country only now, after being called up for mandatory military service. “I didn’t know what to do. They want you to go fight in Idlib,” he said.

    Mustafa spent a month in Istanbul before crossing to Lesvos at the end of September. “I saw that the situation was terrible in Turkey, so I decided to come here,” he added. “I left for safety – not to take a vacation – for safety, for a safe country that has work, that has hope, that life.”
    How shaky is the EU-Turkey deal?

    The military campaign Turkey launched in the Kurdish-administered part of northeast Syria at the beginning of October displaced some 180,000 people, and around 106,000 have yet to return. Another 12,000 Syrians have crossed the border into Iraq.

    A ceasefire is now in place but the future of the region remains unclear, so it’s too early to tell what impact, if any, it will have on migration across the Aegean, according to Gerry Simpson, associate director of Human Rights Watch’s crisis and conflict division.

    But Turkey’s tightening residency restrictions, deportations, and talk of mass expulsions could, Simpson said, be a “game-changer” for the EU-Turkey deal, which is credited with reducing the number of people crossing the Aegean since March 2016.

    The agreement is based on the idea that Turkey is a safe third country for asylum seekers and migrants to be sent back to, a claim human rights groups have always taken issue with.

    In the more than three years since the deal was signed, fewer than 3,000 people have been returned from Greece to Turkey. But Greece’s new government, which came to power in July, has said it will speed up returns, sending 10,000 people back to Turkey by the end of 2020.

    “This idea that [Turkey] is a safe third country of asylum was never acceptable to begin with. Obviously, now we’ve seen [that] even more concretely with very well documented returns, not only of Syrians, but also of Afghans,” Leghtas, the migration consultant, said.

    “Whether that changes the two sides’ approach to the [EU-Turkey deal] is another matter because in practical terms… the only real effect of the [deal] has been to trap people on the islands,” Simpson added.

    https://www.thenewhumanitarian.org/news/2019/10/30/refugee-surge-Greek-islands
    #îles #asile #migrations #réfugiés #Grèce #Mer_Egée #réfugiés_afghans

    • Refugees trapped on Kos: An unspeakable crisis in reception conditions

      Hundreds of refugees are forced to live in boxes made out of cardboard and reed or makeshift sheds inside and outside of the Kos hotspot, in the utmost precarious and unsuitable conditions, without access to adequate medical and legal assistance. Since last April, the Kos hotspot, located on a hill at the village of Pyli, 15km outside of the city, is overcrowded, while the number of transfers of vulnerable refugees from the island to the mainland is significantly lower[1] compared to other islands, therefore creating an unbearable sense of entrapment for the refugees. RSA staff visited the island recently, spoke with refugees[2] living at the hotspot and visited the surrounding area. The images and testimonies cited in this document point out an unspeakable crisis in reception conditions.

      A former military camp in the village of Pyli serves as the Kos hotspot, despite intense protests residents; it started operating in March 2016 following the implementation of the toxic EU – Turkey Deal. According to official data, a place designed for a maximum occupancy of 816 people and 116 containers is now accommodating 3.734 people. Given the lack of any other accommodation structure on the island, the above number includes those living in makeshift sheds inside the hotspot as well as in crumbling abandoned buildings and tents outside of it. This severe overcrowding has led the authorities to use the Pre-removal Centre as an area for the stay for asylum-seekers– who are under restriction of their freedom of movement – including vulnerable individuals, women and families.

      According to UNHCR, the majority of asylum-seekers come from Syria, the Democratic Republic of the Congo, Palestine and Iraq, while children make up for 27% of the entire population. This data points out that, despite the dominant opposite and unfounded rhetoric, most of the newcomers are refugees, coming from countries with high asylum recognition rates.

      “We are living like mice”

      Two large abandoned buildings stand outside the hotspot; they are accessible only through debris, trash and a “stream” of sewage. RSA met with refugees who live there and who described their wretched living conditions. “Here, we are living like mice. We are looking for cardboard boxes and reeds to make ourselves a place to sleep. At night, there is no electricity. You look for an empty space between others, you lay down and try to sleep”, says an English-speaking man from Cameroon, who has been living in one of these abandoned buildings for two months. It is an open space full of holes in the walls and a weathered roof of rusty iron[3].

      Cardboard rooms

      African refugees, men and women have found shelter in this utterly dangerous setting. They have made a slum with big cardboard rooms, one next to the other, where the entrance is not visible. As the refugees sleeping in this area mention, there is cement and plaster falling off of the roof all the time. A vulnerable female refugee from Africa described to us her justified fear that her living conditions expose her to further danger.

      “The police told us to go find somewhere to sleep, there is no room at the hotspot. I am scared in here among so many men, because there is no electricity and it gets dark at night. But, what can I do? There was no room for me inside”.

      A blanket for each person

      The situation for Afghan families living in rooms of the other abandoned building, a few meters away, is similar. “When we take our children to the doctor, he writes prescriptions and tells us to buy them by ourselves. No one has helped us. When we arrived, they gave only one blanket to each one of us. Us women, we don’t even have the basics for personal hygiene”, says a young Afghan who has been living here for a month with her daughter and her husband. “They give us 1.5lt of water every day and pasta or potatoes almost daily”, says a young Afghan.

      In that space we met with refugees who complain about snakes getting indoors, where people sleep. Many try to shut the holes in the abandoned buildings to deter serpents from entering and to protect themselves from the cold. “We shut the holes but it is impossible to protect ourselves, this building is falling apart, it is really dangerous”, says a man from Afghanistan.

      There are no toilets outside of the hotspot; a cement trough is used as a shower for men, women and children, along with a hose from the fields nearby. There, they collect water in buckets and take it to their sheds. Alongside the road leading to the hotspot, refugees are carrying on their shoulders mattresses they have found in the trash, to put them in their tents and sheds.

      According to UNHCR, following a request by the Reception and Identification Authority, 200 tents were donated to the hotspot. This said, the Authorities have yet to find an appropriate space to set them up.

      Unbearable conditions inside the hotspot

      At the moment, there is not really a “safe zone” for unaccompanied minors, despite the fact that there is a space that was designed for this purpose, as families seem to be living in UNHCR tents in that space. The area is not completely protected and according to reports adults, who use the hygiene facilities, can enter there.

      Due to the overcrowding, lodgings have been set up in almost every available space, whereas, according to testimonies, there are serious problems with electricity, water supply, sewage disposal and cleanliness. The refugees mention that there is only one public toilet for those not living in a container, lack of clothing, shoes and hygiene products. Some told us that they left the hotspot because of the conditions there, in search of a living space outside of it. Such is the case of a Syrian refugee with his son, who are sleeping in a small construction near the hotspot entrance. “I found two mattresses in the trash. It was so filthy inside and the smell was so unbearable that I couldn’t stand it. I was suffering of skin problems, both me and the child”, he says. Tens of other refugees are sleeping in parks and streets downtown and depend upon solidarity groups in order to attend to their basic needs.

      Several refugees told us that they are in search of ways to work, even for free, in order to be of use. “I want to do something, I can’t just sit around doing nothing, it is driving me crazy. Would you happen to know where I could be of help? They say they don’t need me at the hotspot, is there anything I could do for the town of Kos? Clean, help somehow?”, a young Palestinian asks.

      Inadequate access to medical care

      Refugees living in the hotspot point out the inadequate or non-existent medical care. “We queue up and, if we manage to get to a doctor, they tell us to drink water, a lot of water, and sometimes they give paracetamol. There is no doctor at night, not even for emergencies. If someone is sick, the police won’t even call an ambulance. Take a taxi, they tell us. The other day, my friend was sick with a high fever, we called a taxi, but because the taxi wouldn’t come to the hotspot entrance, we carried him down the road for the taxi to pick us up”, says a young refugee.

      According to reports, at this moment there is only one doctor at the hotspot and only one Arab-speaking interpreter among the National Public Health Organization (NPHO) staff; during the summer, because of the limited NHPO staff, there were serious delays in medical tests and vulnerability screenings. Also, Kos hospital is understaffed, with whatever the consequences might be for the locals and the refugees in need of medical care[4].

      Not having a Social Security Number makes things even worse for those in need of medication, as they have to pay the entire price to buy it. The amount of 90 EURO that they receive as asylum-seekers from the cash program (cash card), especially when they have a health issue, is not enough. Such is the testimony of a woman from Africa, living in one of the abandoned buildings outside the hotspot. “It is dangerous here, we are suffering. It is difficult in these conditions, with our health, if you go to the hospital, they won’t give you medication. They will write you a prescription and you will have to buy it with your own money”, she tells us.

      Problems with free access to medical care for the thousands of newcomers increased sharply since July 2019 because the Foreigner Health Card system did not work and the Minister of Labor revoked[5] the circular on granting a Social Security Number to asylum-seekers, since the matter has yet to be regulated.

      Under these circumstances, survivors of a shipwreck (caused by the Coast Guard ramming a refugee boat near Kos resulting in the death of a 3-year old boy and a man) were transferred last week. According to the press, the 19-year old mother of the child, a few hours after the shipwreck and while still in shock, grave mourning and exhaustion, was transferred to the Reception and Identification Centre in order to be registered.

      Repression and police brutality

      According to the testimonies of at least four refugees, their protests are mostly dealt with repression, while there are reports on use of police violence in these situations. “Every time there is an issue, we go to the police and tell them do something, you have to protect us. They tell us to go away and if we insist, they start yelling and, if we don’t leave, they beat us”, says a minor Afghan who is living in the hotspot with his family. “If we complain, no one listens to you. It is a waste of time and you risk getting in trouble”, a 41-year old man from Africa, who has been living for the past six months inside the hotspot in a shed made of cardboard boxes, explains to us. ”A month ago, when we had the first rain, people were complaining, but it did nothing other than the riot police coming over”, they are telling us.

      Huge delays in the asylum process

      Many of those we met have yet to receive the threefold document and still have no access to the cash program. Newcomers have only received their “Restriction of Freedom Decision”, valid for 25 days; several have told us that the information on the asylum process is incomplete and they are having difficulty understanding it. At the end of the 25 days, they usually receive a document titled “Service Note of Release” where there is mention of the geographical restriction on the island of Kos. Lately, a notification for the intention to claim asylum is required.

      According to reports, at the moment there is a large number of people whose asylum process has not advanced (backlog). “Some of us have been here for 4-6 months and we haven’t even had a pre-interview[6] or an interview yet”, says a woman from Cameroon who is living in the hotspot.

      Arrivals have particularly increased in the past months, while refugees arriving in smaller islands, such as Kalymnos, Symi, are transferred to the Kos and Leros hotspots. According to UNHCR, a recent transfer of refugees from Kos to the mainland took place on 6 October and concerned 16 individuals. [7]. Due to the fact that in Kos the geographic restriction was not usually lifted in the past months, hundreds of people are trapped in these extremely precarious conditions. This appears to be happening because of the delays in the asylum process and the lack of medical staff, resulting to vulnerable individuals not being identified, combined with the lack of available space in the mainland structures and the prioritization of other islands that have hotspots.

      In Kos, there is free legal aid by four lawyers in total (a Registry lawyer, Metadrasi, Greek Refugee Council, Arsis), while there is great lack of interpreters both in the hotspot and the local hospital.

      Lack of access to education

      With regard to the refugees children’s education, evening classes in the Refugee Reception and Education Centres (RREC) have yet to start. According to UNHCR data, more than 438 children of school and pre-school age – aged 5 to 17-years old – are living in the hotspot[8] .

      In total, 108 children attend the Centre of non-typical education (KEDU) of Arsis Organization near the hotspot, funded by UNHCR. Any educational activity inside the hotspot, take place as part of an unemployment program by the Manpower Employment Organization. According to reports, the kindergarten providing formal education that operated in the previous two years inside the hotspot under the Ministry of Education is now closed as safety reasons were invoked.

      Detention: bad conditions and detention of vulnerable individuals

      The Pre-removal Centre next to the hotspot, with a capacity of 474 people, is currently detaining 325 people. According to UNHCR observations, the main nationalities are Iraq, Cameroon, Egypt, Syria and Pakistan.

      According to reports, newcomers in nearby islands that are transferred to Kos are also detained there until they submit their asylum claim. Also, people who have violated the geographic restriction are also held there. Among the detainees, there are people who have not been subjected to reception procedures process due to shortcomings of the Reception and Identification Authority[9]. Characteristically, following his visit to Kos in August 2019, Philippe Leclerc, the UNHCR Representative in Greece, reported: “I also visited the pre-removal centre on Kos, which since May 2019 has broadly been used as a place for direct placement in detention, instead of reception, of asylum-seekers, including women and those with specific needs, some of whom without prior and sufficient medical or psychosocial screening, due to lack of enough personnel”.

      In the context of the pilot project implemented in Lesvos, even extremely vulnerable individuals are being detained, despite the fact that there is no doctor in the Pre-removal Centre. An African refugee with a serious condition told us “I was in the Pre-removal Centre for three and a half months. I almost collapsed. I showed them a document from my country’s hospital, where my condition is mentioned, I asked them for a doctor, but they brought a nurse. Now I sleep in a room made of cardboard and reed outside of the hotspot”.

      According to complaints by at least two people who have been detained at the Pre-removal Centre, the police broke the camera of their mobile phones, that resulted in the phones not functioning and them losing their contacts and the only means of communication with their families. “Inside the Pre-removal Centre we didn’t have access to a doctor nor to medication. There was a nurse, but we were receiving no help. Also, we didn’t have access to a lawyer. When we complained, they transferred us to another wing, but all the wings were in an equally bad condition. Many times those who complained were being taken to the police station”, says a 30-year old man from Gambia.

      https://rsaegean.org/en/refugees-trapped-on-kos

    • 800 migrants arrive in Greece within 48 hours, living conditions described as ’horrible’

      Migrant arrivals to Greece continue unabated: Nearly 800 migrants crossed from Turkey to Greece in just 48 hours this week, marking the highest pace of arrivals in 40 months. The Council of Europe during a visit to migrant camps on the Greek islands warned of an explosive situation and described living conditions there as ’horrible.’

      On Wednesday, the Greek coastguard registered the arrival of 790 migrants in just 48 hours. As state media reported, the migrants arrived by land and by sea on boats at Alexandropouli on the mainland and the islands of Samos and Farmakonisi.

      The country has not seen this many arrivals of migrants via sea since the EU-Turkey deal came into effect in March 2016. The number of migrants arriving in Greece in the first ten months of this year has already overshot last year’s figure of around 50,500.

      According to the latest UNHCR figures, 55,348 migrants have arrived, 43,683 of them by sea, between the start of 2019 and Sunday.

      Dramatic situation

      The surge has led to dramatic overcrowding in camps on the Greek Aegean islands, where the migrant population has more than doubled over the past six months, according to the German press agency dpa. Even before, the camps were packed at more than twice their capacity. Outbreaks of violence and fires at the EU-funded island camps have further escalated the situation.

      During a visit to Greek island camps on Wednesday, Dunja Mijatovic, the Commissioner for Human Rights at the Council of Europe, said she had witnessed people queuing for food or to use a bathroom for more than three hours at refugee camps for asylum seekers on the Greek islands of Lesbos, Samos and Corinth.

      “The people I have met are living in horrible conditions and in an unbearable limbo,” she said at a news briefing on Thursday; adding the migrants were struggling to cope with overcrowding, lack of shelter, poor hygiene conditions and substandard access to medical care.

      “I saw children with skin diseases not treated. I heard about no medications or drugs at all available to these people. No access to health, no proper access to health and many other things that are really quite shocking for Europe in the 21st century,” Mijatovic continued.

      Relocation

      To ease the overcrowding, the Greek government has already started relocating people to the mainland. Prime Minister Kyriakos Mitsotakis announced that 20,000 migrants would be moved by the end of the year. With the current resurgence of arrivals, however, decongestion is not in sight. Mijatovic urged the authorities to transfer asylum seekers from islands to the mainland as soon as possible. “It is an explosive situation”, she said. “This no longer has anything to do with the reception of asylum-seekers,” she said. “This has become a struggle for survival,” she concluded at the end of her visit.

      https://www.infomigrants.net/en/post/20526/800-migrants-arrive-in-greece-within-48-hours-living-conditions-descri

    • Sur l’île de #Samos, une poudrière pour des milliers d’exilés confinés à l’entrée de l’UE

      Avec 6 000 migrants pour 650 places, le camp grec de Samos est une poudrière ravagée par un incendie à la mi-octobre. Alors que la Grèce redevient la première porte d’entrée dans l’UE, autorités comme réfugiés alertent sur la catastrophe en cours. Reportage sur cette île, symptôme de la crise européenne de l’accueil.

      La ligne d’horizon se fond dans le ciel d’encre de Samos. L’île grecque des confins de l’Europe est isolée dans la nuit d’automne. Sur le flanc de la montagne qui surplombe la ville côtière de Vathy, des lumières blanches et orange illuminent un amas de blocs blancs d’où s’élèvent des voix. Elles résonnent loin dans les hauteurs de cyprès et d’oliviers, où s’égarent des centaines de tentes. Ces voix sont celles d’Afghans et de Syriens en majorité, d’Irakiens, de Camerounais, de Congolais, de Ghanéens… Pour moitié d’entre eux, ce sont des femmes et des enfants. Un monde au-dehors qui peine à s’endormir malgré l’heure tardive.

      À deux kilomètres des côtes turques, l’île de Samos (Grèce) est rejointe en Zodiac par les exilés. © Dessin Elisa Perrigueur

      Ils sont 6 000 à se serrer dans les conteneurs prévus pour 648 personnes, et la « jungle » alentour, dit-on ici. Ce camp est devenu une ville dans la ville. On y compte autant de migrants que d’habitants. « Samos est un petit paradis avec ce point cauchemardesque au milieu », résume Mohammed, Afghan qui foule ces pentes depuis un an. Les exilés sont arrivés illégalement au fil des mois en Zodiac, depuis la Turquie, à deux kilomètres. Surpeuplé, Vathy continue de se remplir de nouveaux venus débarqués avec des rêves d’Europe, peu à peu gagnés par la désillusion.

      À l’origine lieu de transit, le camp fut transformé en 2016 en « hotspot », l’un des cinq centres d’identification des îles Égéennes gérés par l’État grec et l’UE. Les migrants, invisibles sur le reste de l’île de Samos, sont désormais tous bloqués là le temps de leur demande d’asile, faute de places d’hébergement sur le continent grec, où le dispositif est débordé par 73 000 requêtes. Ils attendent leur premier entretien, parfois calé en 2022, coincés sur ce bout de terre de 35 000 habitants.

      Naveed Majedi, Afghan de 27 ans rencontré à Vathy. © Elisa Perrigueur
      Naveed Majedi, un Afghan de 27 ans, physique menu et yeux verts, évoque la sensation d’être enlisé dans un « piège » depuis sept mois qu’il s’est enregistré ici. « On est bloqués au milieu de l’eau. Je ne peux pas repartir en Afghanistan, avec les retours volontaires [proposés par l’Organisation internationale pour les migrations de l’ONU – ndlr], c’est trop dangereux pour ma vie », déplore l’ancien traducteur pour la Force internationale d’assistance à la sécurité à Kaboul.

      Le camp implose, les « habitations » se négocient au noir. Naveed a payé sa tente 150 euros à un autre migrant en partance. Il peste contre « ces tranchées de déchets, ces toilettes peu nombreuses et immondes. La nourriture mauvaise et insuffisante ». Le jeune homme prend des photos en rafale, les partage avec ses proches pour montrer sa condition « inhumaine », dit-il. De même que l’organisation Médecins sans frontières (MSF) alerte : « On compte aujourd’hui le plus grand nombre de personnes dans le camp depuis 2016. La situation se détériore très vite. Le lieu est dangereux pour la santé physique et mentale. »

      Il n’existe qu’une échappatoire : un transfert pour Athènes en ferry avec un relogement à la clef, conditionné à l’obtention d’une « carte ouverte » (en fonction des disponibilités, de la nationalité, etc.). Depuis l’arrivée en juillet d’un premier ministre de droite, Kyriakos Mitsotakis, celles-ci sont octroyées en petit nombre.

      Se rêvant dans le prochain bateau, Naveed scrute avec obsession les rumeurs de transferts sur Facebook. « Il y a des nationalités prioritaires, comme les Syriens », croit-il. Les tensions entre communautés marquent le camp, qui s’est naturellement divisé par pays d’origine. « Il y a constamment des rixes, surtout entre des Afghans et des Syriens, admet Naveed. Les Africains souvent ne s’en mêlent pas. Nous, les Afghans, sommes mal perçus à cause de certains qui sont agressifs, on nous met dans le même sac. » Querelles politiques à propos du conflit syrien, embrouilles dans les files d’attente de repas, promiscuité trop intense… Nul ne sait précisément ce qui entraîne les flambées de colère. La dernière, sanglante, a traumatisé Samos.

      Le camp était une poudrière, alertaient ces derniers mois les acteurs de l’île dans l’indifférence. Le 14 octobre, Vathy a explosé. Dans la soirée, deux jeunes exilés ont été poignardés dans le centre-ville, vengeance d’une précédente rixe entre Syriens et Afghans au motif inconnu. En représailles, un incendie volontaire a ravagé 700 « habitations » du camp. L’état d’urgence a été déclaré. Les écoles ont fermé. Des centaines de migrants ont déserté le camp.

      L’Afghan Abdul Fatah, 43 ans, sa femme de 34 ans et leurs sept enfants ont quitté « par peur » leur conteneur pour dormir sur la promenade du front de mer. Les manifestations de migrants se sont multipliées devant les bureaux de l’asile. Des policiers sont arrivés en renfort et de nouvelles évacuations de migrants vers Athènes ont été programmées.

      Dans l’attente de ces transferts qui ne viennent pas, les migrants s’échappent quand ils le peuvent du camp infernal. Le jour, ils errent entre les maisons pâles du petit centre-ville, déambulent sur la baie, patientent dans les squares publics.

      « Nous ne sommes pas acceptés par tous. Un jour, j’ai voulu commander à dîner dans une taverne. La femme m’a répondu que je pouvais seulement prendre à emporter », relate Naveed, assis sur une place où trône le noble Lion de Samos. Un homme du camp à l’air triste sirote à côté une canette de bière. Une famille de réfugiés sort d’un supermarché les bras chargés : ils viennent de dépenser les 90 euros mensuels donnés par le Haut-Commissariat pour les réfugiés (HCR) dans l’échoppe où se mêlent les langues grecque, dari, arabe et français.

      D’autres migrants entament une longue marche vers les hauteurs de l’île. Ils se rendent à l’autre point de convergence des réfugiés : l’hôpital de Samos. Situé entre les villas silencieuses, l’établissement est pris d’assaut. Chaque jour entre 100 et 150 demandeurs s’y pressent espérant rencontrer un docteur, de ceux qui peuvent rédiger un rapport aidant à l’octroi d’un statut de « vulnérabilité » permettant d’obtenir plus facilement une « carte ouverte ».

      Samuel et Alice, un couple de Ghanéens ont mis des semaines à obtenir un rendez-vous avec le gynécologue de l’hôpital. © Elisa Perrigueur

      La « vulnérabilité » est théoriquement octroyée aux femmes enceintes, aux personnes atteintes de maladies graves, de problèmes psychiques. Le panel est flou, il y a des failles. Tous le savent, rappelle le Dr Fabio Giardina, le responsable des médecins. Certains exilés désespérés tentent de simuler des pathologies pour partir. « Un jour, on a transféré plusieurs personnes pour des cas de tuberculose ; les jours suivants, d’autres sont venues ici, nombreuses, en prétextant des symptômes, relate le médecin stoïque. On a également eu beaucoup de cas de simulations d’épilepsie. C’est très fatigant pour les médecins, stressés, qui perdent du temps et de l’argent pour traiter au détriment des vrais malades. Avec la nouvelle loi en préparation, plus sévère, ce système pourrait changer. »

      En neuf mois, l’établissement de 123 lits a comptabilisé quelque 12 000 consultations ambulatoires. Les pathologies graves constatées : quelques cas de tuberculose et de VIH. L’unique psychiatre a démissionné il y a quelques mois. Depuis un an et demi, deux postes de pédiatres sont vacants. « Le camp est une bombe à retardement, lâche le Dr Fabio Giardina. Si la population continue d’augmenter, on franchira la ligne rouge. »

      Dans le couloir où résonnent les plaintes, Samuel Kwabena Opoku, Ghanéen de 42 ans, est venu pour sa femme Alice enceinte de huit mois. Ils ont mis longtemps à obtenir ce rendez-vous, qui doit être pris avec le médecin du camp. « Nous, les Noirs, passons toujours au dernier plan, accuse-t-il. Une policière m’a lancé un jour : vous, les Africains [souvent venus de l’ouest du continent – ndlr], vous êtes des migrants économiques, vous n’avez rien à faire là. » Ils sont les plus nombreux parmi les déboutés.
      Le maire : « L’Europe doit nous aider »

      Samuel, lui, raconte être « menacé de mort au Ghana. Je devais reprendre la place de mon père, chef de tribu important. Pour cela, je devais sacrifier le premier de mes fils, eu avec mon autre femme. J’ai refusé ce crime rituel ». Son avocate française a déposé pour le couple une requête d’urgence, acceptée, devant la Cour européenne des droits de l’homme. Arrivés à Samos en août, Samuel et Alice ont vu le gynécologue, débordé, en octobre pour la première fois. L’hôpital a enregistré 213 naissances sur l’île en 2019, dont 88 parmi la population migrante.

      Des ONG internationales suisses, françaises, allemandes sillonnent l’institution, aident aux traductions, mais ne sont qu’une quinzaine sur l’île. « Nous sommes déconnectées des autorités locales qui communiquent peu et sommes sans arrêt contrôlées, déplore Domitille Nicolet, de l’association Avocats sans frontières. Une situation que nous voulons dénoncer mais peu de médias s’intéressent à ce qui se passe ici. »

      Une partie de la « jungle » du camp de Vathy, non accessible aux journalistes ni aux ONG. © Elisa Perrigueur

      Chryssa Solomonidou, habitante de l’île depuis 1986 qui donne des cours de grec aux exilés, est en lien avec ces groupes humanitaires souvent arrivés ces dernières années. « Les migrants et ONG ont rajeuni la ville, les 15-35 ans étaient partis à cause de la crise », relate-t-elle. Se tenant droite dans son chemisier colorée au comptoir d’un bar cossu, elle remarque des policiers anti-émeute attablés devant leurs cafés frappés. Eux aussi sont les nouveaux visages de cette ville « où tout le monde se connaissait », souligne Chryssa Solomonidou. En grand nombre, ils remplissent tous les hôtels aux façades en travaux après une saison estivale.

      « J’ai le cœur toujours serré devant cette situation de misère où ces gens vivent dehors et nous dans nos maisons. C’est devenu ici le premier sujet de conversation », angoisse Chryssa. Cette maman a assisté, désemparée, à la rapide montée des ressentiments, de l’apparition de deux univers étrangers qui se croisent sans se parler. « Il y a des rumeurs sur les agressions, les maladies, etc. Une commerçante vendait des tee-shirts en promotion pour 20 euros. À trois hommes noirs qui sont arrivés, elle a menti : “Désolée, on ferme.” Elle ne voulait pas qu’ils les essayent par peur des microbes », se souvient Chryssa.

      Il y a aussi eu cette professeure, ajoute-t-elle, « poursuivie en justice par des parents d’élèves » parce qu’elle voulait faire venir des migrants dans sa classe, ce que ces derniers refusaient. L’enseignante s’est retrouvée au tribunal pour avoir appelé les enfants à ignorer « la xénophobie » de leurs aînés. « Ce n’est pas aux migrants qu’il faut en vouloir, mais aux autorités, à l’Europe, qui nous a oubliés », déplore Chryssa.

      « L’UE doit nous aider, nous devons rouvrir les frontières [européennes – ndlr] comme en 2015 et répartir les réfugiés », prône Giorgos Stantzos, le nouveau maire de Vathy (sans étiquette). Mais le gouvernement de Mitsotakis prépare une nouvelle loi sur l’immigration et a annoncé des mesures plus sévères que son prédécesseur de gauche Syriza, comme le renvoi de 10 000 migrants en Turquie.

      Des centaines de migrants ont embarqué sur un ferry le 21 octobre, direction Athènes. © Elisa Perrigueur

      Les termes de l’accord controversé signé en mars 2016 entre Ankara et l’UE ne s’appliquent pas dans les faits. Alors que les arrivées en Grèce se poursuivent, la Turquie affirme que seuls 3 des 6 milliards d’euros dus par l’Europe en échange de la limitation des départs illégaux de ses côtes auraient été versés. Le président turc Erdogan a de nouveau menacé au cours d’un discours le 24 octobre « d’envoyer 3,6 millions de migrants en Europe » si celle-ci essayait « de présenter [son] opération [offensive contre les Kurdes en Syrie – ndlr] comme une invasion ».

      À Samos, où les avions militaires turcs fendent régulièrement le ciel, ce chantage résonne plus qu’ailleurs. « Le moment est très critique. Le problème, ce n’est pas l’arrivée des familles qui sont réfugiées et n’ont pas le choix, mais les hommes seuls. Il n’y a pas de problèmes avec les habitants mais entre eux », estime la municipalité. Celle-ci « n’intervient pas dans le camp, nous ne logeons pas les réfugiés même après les incendies, ce n’est pas notre job ».

      L’édile Giorgos Stantzos multiplie les déclarations sur Samos, trop éclipsée médiatiquement, selon les locaux, par la médiatisation, légitime, de l’île de Lesbos et de son camp bondé, avec 13 000 migrants. Au cours d’un rassemblement appelé le 21 octobre, Giorgos Stantzos a pris la parole avec les popes sur le parvis de la mairie de Samos. « Nous sommes trop d’êtres humains ici […], notre santé publique est en danger », a-t-il martelé sous les applaudissements de quelques milliers d’habitants.

      La municipalité attend toujours la « solution d’urgence » proposée par l’État grec et l’UE. Bientôt, un nouveau camp devrait naître, loin des villes et des regards. Un mastodonte de 300 conteneurs, d’une capacité de 1 000 à 1 500 places, cernés de grillages de l’OTAN, avec « toutes les facilités à l’intérieur : médecins, supermarchés, électricité, etc. », décrypte une source gouvernementale. Les conteneurs doivent être livrés mi-novembre et le camp devrait être effectif à la fin de l’année. « Et le gouvernement nous a assuré qu’il organiserait des transferts de migrants vers le continent toutes les semaines d’ici la fin novembre pour désengorger Samos », précise le maire Giorgos Stantzos.

      Sur les quais du port, le soir du 21 octobre, près de 700 Afghans, Syriens, Camerounais, Irakiens… ont souri dans le noir à l’arrivée du ferry de l’État aux lumières aveuglantes. Après s’y être engouffrés sans regret, ils ont fait escale au port du Pirée et voulu rejoindre des hébergements réquisitionnés aux quatre coins du continent. Quelque 380 passagers de ce convoi ont été conduits en bus dans le nord de la Grèce. Eux qui espéraient tant de cette nouvelle étape ont dû faire demi-tour sous les huées de villageois grecs : « Fermez les frontières », « Chassez les clandestins ».

      Boîte noire :

      L’actuel camp de conteneurs de Vathy, entouré de barbelés, n’est accessible qu’avec l’autorisation du gouvernement, et il est donc uniquement possible de se rendre dans la « jungle » de tentes alentour.

      Dès le 10 octobre, nous avons formulé des demandes d’interviews avec le secrétaire de la politique migratoire, Giorgos Koumoutsakos (ou un représentant de son cabinet), la responsable du « hotspot » de Samos et/ou un représentant de l’EASO, bureau européen de l’asile. Le 15 octobre, nous avons reçu une réponse négative, après les « graves incidents » de la veille. Nous avons réitéré cette demande les 20 et 23 octobre, au cours de notre reportage à Samos. Avec un nouveau refus des autorités grecques à la clef, qui évoquent une « situation trop tendue » sur les îles.

      https://www.mediapart.fr/journal/international/311019/sur-l-ile-de-samos-une-poudriere-pour-des-milliers-d-exiles-confines-l-ent

  • « Mime Suiveur » à Mayenne (53)

    « Mayenne (53) était la troisième ville de cette Saison 2019 / 2020 à accueillir notre animation de « Mime Suiveur ». L’association Couleur Prévention organisait au Parc des expositions un moment de convivialité avec 12 spectacles de rue, des jeux pour enfants, un forum d’associations et un Marché de producteurs… https://www.lebateauivre.info/2019/10/06/mime-suiveur-a-mayenne-53

    #journal_de_bord #artiste_mime #mime #artiste #prestation #animation #événementiel #Le_Bateau_Ivre #octobre_2019 #2019 #Mime_Suiveur #Mayenne #Pays_de_la_Loire

  • « Mime Suiveur » à Cholet (49)

    Au petit matin je me suis rendu aux nouvelles Halles pour trois heures de prestation. Dès 09h30, le monde dans les nouvelles halles était nombreux et n’ai eu aucun mal à choisir mes « victimes »… https://www.lebateauivre.info/2019/09/22/mime-suiveur-a-cholet

    #journal_de_bord #artiste_mime #mime #artiste #prestation #animation #événementiel #Le_Bateau_Ivre #Paris #septembre_2019 #2019 #Mime_Suiveur #Cholet #Maine_et_Loire #Pays_de_la_Loire

  • Le #Conseil_constitutionnel acte la #gratuité de l’enseignement supérieur

    La plus haute juridiction a précisé que les #droits_d’inscription universitaires doivent rester « modiques ». Il avait été saisi par des associations étudiantes opposées à l’#augmentation des frais pour les #étudiants_étrangers.

    L’écho devrait parvenir bien au-delà de nos frontières. Vendredi 11 octobre, le Conseil constitutionnel a rendu publique une décision très attendue entérinant le #principe_de_gratuité à l’université. L’annonce risque de constituer un sérieux revers pour le gouvernement qui avait décidé en novembre 2018 d’augmenter les droits d’inscription universitaires pour les étudiants étrangers extracommunautaires. Cette réforme avait entraîné une large contestation chez les étudiants, les enseignants ou encore les présidents d’université.
    « Le Conseil constitutionnel déduit de façon inédite du treizième alinéa du préambule de la Constitution du 27 octobre 1946 que l’exigence constitutionnelle de gratuité s’applique à l’enseignement supérieur public », indique l’institution.
    En juillet, celle-ci avait été saisie d’une question prioritaire de constitutionnalité, à la suite du #recours de plusieurs organisations étudiantes – l’Union nationale des étudiantes en droits, gestion, AES, sciences économiques, politiques et sociales (Unedesep), l’association du Bureau national des élèves ingénieurs et la Fédération nationale des étudiants en psychologie. Une démarche à laquelle s’étaient associés d’autres syndicats étudiants et enseignants.
    Les associations avaient attaqué, devant le Conseil d’Etat, l’arrêté du 19 avril 2019, qui fixe les nouveaux droits d’inscription pour les étudiants étrangers extra-européens, à hauteur de 2 770 euros en licence (contre 180 euros pour les étudiants français et européens) et 3 770 euros en master (contre 243 euros). La juridiction administrative avait décidé de surseoir à statuer, le 24 juillet, jusqu’à ce que le Conseil constitutionnel tranche la question de #constitutionnalité soulevée.
    « La Nation garantit l’égal accès de l’enfant et de l’adulte à l’instruction »
    Le Préambule de la Constitution du 27 octobre 1946 du prévoit en effet que « la Nation garantit l’égal accès de l’enfant et de l’adulte à l’instruction » et que « l’organisation de l’enseignement public gratuit et laïque à tous les degrés est un devoir de l’Etat », défendaient les associations étudiantes. Mais il n’avait jamais été, jusqu’ici, précisé si l’enseignement supérieur était concerné par ce principe, au même titre que l’enseignement primaire et secondaire, ni de quelle manière. C’est chose faite. La plus haute juridiction précise, pour la première fois, comment cette obligation de gratuité s’applique dans un monde universitaire particulier, puisque y sont pratiqués des droits d’inscription. « Cette exigence ne fait pas obstacle, pour ce degré d’enseignement, à ce que des droits d’inscription modiques soient perçus, écrivent les juges constitutionnels. En tenant compte, le cas échéant, des capacités financières des étudiants. » Prochaine
    étape sur le terrain juridique : le Conseil d’Etat devra examiner de nouveau cet arrêté au regard de l’exigence de gratuité fixée par le Conseil constitutionnel.
    Ce dernier, en revanche, n’a pas jugé inconstitutionnelles les dispositions contestées de la loi de finances de 1951, qui prévoient que le pouvoir réglementaire fixe les montants annuels des droits perçus par les établissements publics d’enseignement supérieur et acquittés par les étudiants. « Il juge qu’il appartient aux ministres compétents de fixer sous le contrôle du juge les montants de ces droits. »

    Sept universités ont mis en place des droits « différenciés »
    La stratégie « #Bienvenue_en_France », dans laquelle figure cette augmentation des droits, a été annoncée par le gouvernement en novembre 2018, avec l’objectif de développer l’attractivité de la France, et d’atteindre 500 000 étudiants internationaux à l’horizon – contre 324 000 actuellement.
    Seules sept universités (sur environ 75 établissements) ont mis en place dès cette rentrée des droits « différenciés » pour les étudiants extracommunautaires. La majorité des établissements ont choisi d’utiliser la possibilité d’exonération ouverte par un décret de 2013. Chaque université peut dispenser de droits d’inscription 10 % de ses étudiants. Un dispositif utilisable, si les établissements le décidaient, en faveur des étudiants extracommunautaires.
    L’inquiétude demeure de savoir si ce quota permettra encore aux universités qui le souhaitent d’exonérer leurs étudiants étrangers, l’an prochain. Encore plus en 2021.

    https://www.lemonde.fr/education/article/2019/10/11/le-conseil-constitutionnel-acte-la-gratuite-de-l-enseignement-superieur_6015
    #enseignement_supérieur #justice #université #frais_universitaires #taxes_universitaires #frais_d'inscription

    • Reçu par mail d’une amie juriste :

      Malheureusement, je pense qu’il faut rester prudent.e.s, le conseil constitutionnel n’a pas jugé inconstitutionnelle la disposition sur la hausse des frais d’inscription, il s’agit d’ailleurs de ce qu’ils appellent « une décision de conformité » (à la Constitution). Le Conseil constitutionnel fait seulement une sorte de rappel sur le principe de gratuité. Et en effet, la chose un peu bonne et nouvelle, c’est qu’il l’étend à l’enseignement supérieur mais par ailleurs, et toute de suite après, il fait une réponse toute pourrie en remplaçant ’gratuit’ par ’modique’... sans dire ce qu’il en advient.
      Il explique aussi qu’il n’y a pas vraiment de droits méconnus ... (quid du droit à l’éducation...?!)... laissant (selon moi) une certaine marge de manœuvre..
      Bref, c’est super mal rédigé et plein d’incertitudes planent !

      Donc, maintenant tout va se jouer devant le Conseil d’État qui prendra la mesure de cette décision QPC ou pas pour répondre au recours de l’union nationale des etudiant.e.s.

  • Gli arrivi di #migranti in Friuli Venezia Giulia sono stati 5526 nel 2019, poco meno degli sbarchi al sud (circa 7000). Dato reso noto nell’audizione dei prefetti al Consiglio Regionale. Numeri dell’accoglienza in calo grazie ai trasferimenti nel resto d’Italia.
    Ogni settimana arrivano tra i 150 e i 300 migranti attraverso il confine orientale. Le pattuglie miste per ora sono un flop: solo 40 i rintracci in Slovenia dal primo luglio. Provengono perlopiù da Pachistan e Afganistan. A 6 su 10 la commissione nega ogni tipo di protezione.
    I tempi sono un problema: un anno per attendere la decisione della commissione, due per aspettare la decisione del tribunale sul ricorso in caso di diniego. Altro limite: lente le procedure di trasferimento all’estero dei dublinanti (sono 700).

    #Friuli_Venezia_Giulia #statistiques #asile #migrations #réfugiés #chiffres #route_des_balcans #Italie #2019 #frontières #frontière_sud-alpine

    Des chiffres importants, malgré la #militarisation_des_frontières et la constitution de #patrouilles_mixtes (italienne et slovène) de gardes-frontière :
    https://seenthis.net/messages/791706

    ping @isskein

  • Journée sans voiture #2019
    http://carfree.fr/index.php/2019/09/16/journee-sans-voiture-2019

    Une journée sans voiture vise à expérimenter dans le #monde ce que peut être la #Vie_sans_voiture. Cette journée est pour les piétons, les cyclistes et les transports en Lire la suite...

    #Alternatives_à_la_voiture #Fin_de_l'automobile #Marche_à_pied #Quartiers_sans_voitures #Transports_publics #Vélo #Ville_sans_voitures #2000 #Belgique #carfree #france #journée_sans_voitures #Québec #Suisse

  • Tuée par son ex-mari, le #meurtre filmé d’#Emine_Bulut choque la #Turquie

    Le 18 août dernier, Emine Bulut mourrait sous les coups de son ex-mari. Sa fille de 10 ans était là au moment des faits, qui ont été filmés par les clients du café où a eu lieu le meurtre.

    https://www.aufeminin.com/news-societe/tuee-par-son-ex-mari-le-meurtre-filme-d-emine-bulut-choque-la-turquie-s40
    #féminicide

    Et des #statistiques :

    Selon les informations du Figaro, l’association « Nous ferons cesser le féminicide » a recensé 214 meurtres de femmes en Turquie au cours des six premiers mois de l’année.

    #chiffres #2019

  • L’usage du terme #féminicide semble plus couramment utilisé pour les meurtres perpétués sur les femmes. #2019
    Relevé dans 20 minutes, https://www.20minutes.fr/faits_divers/2589371-20190826-toulouse-jeune-femme-tuee-coups-couteau-hall-immeuble

    Selon les premiers éléments, il semble que les deux protagonistes étaient en couple. Si cela se confirme, il s’agirait d’un nouveau féminicide.

    Cependant la journaliste parle de deux protagonistes comme pour faire oublier qu’il s’agit avant tout d’une victime tuée par son bourreau. Tuer une femme reste un féminicide que le criminel ait été en couple avec ou pas. Faut-il se collecter pour offrir des dictionnaires aux journalistes ?