• #L'espace_d'un_instant #23 : De Yeruham en Israël à Djifer au Sénégal
    http://www.liminaire.fr/entre-les-lignes/article/l-espace-d-un-instant-23

    « La grande révélation n’était jamais arrivée. En fait, la grande révélation n’arrivait peut-être jamais. C’était plutôt de petits miracles quotidiens, des illuminations, allumettes craquées à l’improviste dans le noir ; en voici une. » Vers le phare, Virginia Woolf (...)

    #Entre_les_lignes / #Écriture, #Poésie, #Récit, #Voix, #Sons, L’espace d’un instant, Fenêtre, #Quotidien, #Dérive, #Regard, #Sensation, #Voyage

  • Russian Government Claims TikTok Deleted Young People’s Protest Prep Videos at Its Behest
    https://gizmodo.com/russia-claims-tiktok-deleted-young-people-s-protest-pre-1846112989

    The same week recently poisoned Russian opposition leader Alexei Navalny was taken into police custody in Moscow, Russia’s youth and adults began preparing for unsanctioned protests that will take place across the country on Saturday, January 23. Some of this preparation has been aided by the video-sharing platform TikTok, with the hashtag #23января (“January 23”) amassing more than 150 million views on the platform, prompting the Russian state communications watchdog to issue TikTok a takedown (...)

    #Roskomnadzor #TikTok #activisme #censure #prison #surveillance

  • The Pandemic Could Obliterate a Last Frontier in Our Privacy : Our Biological Selves
    https://www.newsweek.com/biological-privacy-big-tech-tracing-coronavirus-1517576

    The world of biotech was already blossoming before murmurings of an untreatable mystery virus started to circulate at the end of last year. There are now countless companies offering everything from personalized fitness plans based on your genes to dietary advice based on the bacteria in your gut. These companies and the VC firms that back them believe there is a huge, untapped market for selling AI-driven insights based on health data. Big Tech also wants in. If these dynamics were (...)

    #23andMe #Fitbit #Google #Microsoft #Palantir #Amazon #algorithme #génétique #BigData #bénéfices #COVID-19 #microtargeting (...)

    ##santé

  • Blood, spit and swabs : can you trust home medical-testing kits ?
    https://www.theguardian.com/global/2018/sep/22/home-medical-testing-kits-blood-spit-swabs-trust-diy

    Is posting off your bodily fluids to a DIY health-testing company the future of healthcare or just too much information ? On a dark February morning, I wake grainy with sleep and head to the kitchen. Before making toast or coffee, I unscrew the cap from a tiny test tube and spit into it. Over and over, but it’s surprisingly difficult to fill up a whole vial. It takes 10 minutes before my frothy deposit reaches the marked minimum line. My housemate sips her coffee. “Are you ill ?” she asks. (...)

    #NHS #génétique #santé #prédiction #23andMe #Fitbit

    ##santé
    https://i.guim.co.uk/img/media/fa27cccc5bf85f356ef7dd79fee6e555046cd1ce/0_0_2560_1536/master/2560.jpg

  • Interview de #Emmanuelle_Wargon, ministre déléguée chargée du #logement sur les événements qui ont eu lieu à Place de la République lors de l’évacuation du campement le #23_novembre_2020

    Sur les événements :
    https://seenthis.net/messages/888104

    L’interview (à partir de la minute 16’30) :

    "Certaines images de l’#évacuation m’ont choquée, comme le ministre de l’intérieur et je trouve bien qu’il y a eu une enquête de l’IGPN qui permette de regarder ce qui s’est vraiment passé pendant cette évacuation. Ces images ne montrent pas ce qu’on fait par ailleurs pour héberger les mêmes personnes, pour héberger les 3000 personnes qui venaient du #campement de Saint-Denis et qui ont été mises à l’abri et j’espère pouvoir trouver des solutions dans les jours qui viennent aux 300 qui étaient #Place_de_la_République. D’ailleurs, hier soir j’ai annoncé qu’on avait trouvé 103 places, il en manque encore donc nous sommes toujours en train de chercher des places.
    Journaliste : Je voulais revenir sur le communiqué que vous avez fait hier avec Marlène Schiappa, vous parlez d’une opération d’évacuation, pourquoi il n’y a pas un mot sur les #violences_policières ?

    EW : La question posée n’est pas seulement la manière dont s’est déroulée l’évacuation, c’est : qu’est-ce qu’on fait pour ces personnes... Et c’est à cette question que nous avons voulu répondre, en disant que tous les jours nous ouvrons des places, nous cherchons à héberger ces personnes qui sont sans solution et qui finissent à la rue.

    Journaliste : On a là des gens à qui on interdit, que ça soit à Paris ou ailleurs, de faire des choses basiques : de manger, de boire, de dormir dans des conditions normales. Est-ce que ça vous choque ?

    EW : Mais un campement, que ça soit sous l’autoroute, sur le parvis de l’hôtel de ville ou sur la Place de la République, ça n’est pas une solution. Quand les campements sont évacués, après beaucoup de temps... En fait, on laisse s’installer une situation qui est une situation en général indigne... On a ouvert 185’000 places d’hébergement, c’est les chiffres, c’est hyper abstrait, personne ne sait si c’est beaucoup ou pas. Il y en avait 155’000 y a 4 ans à la fin du quinquennat Hollande, donc ça fait 30’000 de plus, c’est beaucoup. Le sujet pour moi c’est de trouver une solution à chaque personne, et c’est difficile, et on n’a pas de solution en claquant des doigts, mais c’est ce qu’on essaie de faire.
    –-> le journaliste montre une vidéo avec le témoignage de « Reza » :
    « On a parlé avec les représentants de la mairie, ils ont dit ’On a beaucoup beaucoup de places et c’est la préfecture qui bloque. Le problème vient de la préfecture, la préfecture c’est le ministre de l’intérieur, c’est le gouvernement, c’est le gouvernement qui doit prendre ses responsabilités’ »

    EW : "ça c’est trop facile, parce que c’est pas la mairie qui a des solutions et il suffirait de suivre la mairie et l’Etat qui ne veut pas. La mairie a fini pour nous dire : ’Il y a deux centres de congrès possibles’. J’ai d’ailleurs reçu un courrier des deux maires d’arrondissement concernés pour me dire qu’ils n’avaient pas été concertés, que ce n’était pas avec leur accord et que c’était plus compliqué que ça. On va étudier ces deux centres, on en a trouvé un troisième, qui est Porte de la Villette, que nous avions déjà identifié et qui est en train d’être équipé. Moi, je prends toutes les solutions, mais il faut aussi financer ces places et c’est pas la mairie qui les finance.

    Journaliste : L’Etat a refusé les deux propositions...

    EW : Pas du tout ! L’Etat n’a pas du tout refusé, on est en train d’instruire...

    Journaliste : On a toujours l’impression qu’il faut faire disparaître ces gens... Qu’il ne faut pas qu’ils restent...

    EW : Franchement vous vous plaquez un modèle de vision, vous plaquez un schéma de vision sur la réalité. Moi, je me bats...

    Journaliste : Le préfet les fait partir de Paris pour pas qu’ils soient visibles dans Paris...

    EW : C’est pas ce qui se passe. On les héberge dans des hôtels dans Paris, dans des centres d’hébergement dans Paris. On ne peut pas dire que l’action du gouvernement c’est une action qui leur tourne le dos et qui s’en désintéresse. Ce n’est juste pas vrai. C’est pas ce qu’on fait tous les jours. Il y a une attention. Il n’y a jamais eu autant d’argent sur l’aide alimentaire, il n’y a jamais eu autant d’argent sur l’hébergement d’urgence, il n’y a jamais eu autant de personnes accueillies. On a ouvert avec la ville de Paris un centre de plus au Carreau du Temple, c’est en plein centre-ville, donc ça n’est juste pas vrai de dire que le gouvernement veut les faire disparaître. Je ne peux pas vous laisser dire cela.

    Commentaire de Célia Mebroukine (journaliste Mediapart) par rapport aux propos de Emmanuelle Wargon :

    "Ce que dit la ministre est vrai concernant les financements sur l’hébergement d’urgence, sur l’aide alimentaire, mais ce qu’on sait aussi, et c’est assez malheureux, c’est qu’en 2019 un demandeur d’asile sur deux n’était pas hébergé, malgré la création de places, ce sont les conclusions d’un rapport de l’association Forum Réfugiés Cosi. On reste donc sur un gros chantier pour le gouvernement Macron...
    Autre journaliste sur le plateau :
    « Et je note que des maires d’arrondissements ont refusé que soient utilisés des locaux qui étaient vides pour héberger ces exilés et que la ministre n’y peut rien »

    Cécile Rilhac, députée du Val-d’Oise (LREM) :

    « C’est la #séparation_des_pouvoirs. Les #municipalités, c’est très délicat... Nous, dans le Val-d’Oise, quand il y a eu la première évacuation de Saint-Denis... nous avons accueilli beaucoup de réfugiés de Saint-Denis, et là c’est le gouvernement qui a ’imposé’ à Cergy de récupérer... on a utilisé la patinoire »

    Journaliste : « Donc c’est possible ? »

    CR : « Donc c’est possible. Mais vous savez très bien qu’il y a aussi des résistances des populations locales, je pense à certains arrondissements de Paris, ou les riverains, ils n’ont pas envie... et ils font pression sur leurs maires, justement, parce qu’ils ne veulent pas avoir de migrants »

    Journaliste : « C’est donc une histoire de rapport de force »

    CR : "A un certain moment il faut aussi que nous, nous sortons aussi les biscotto... le gouvernement et aussi les services préfectoraux, parce que ce sont souvent les préfets qui doivent mener des bras de fer avec certains maires pour faire en sorte que ces migrants soient hébergés dignement.

    https://www.youtube.com/watch?v=g6dJA_6iG3c&feature=emb_logo

    #migrations #asile #réfugiés #France #hébergement #logement #compétence #responsabilité

    ping @karine4 @isskein @thomas_lacroix

  • Les exilé·es chassé·es de la #République. #Violence d’un soir, continuité d’une politique

    Lundi soir, place de la République, les forces de police ont brutalement appliqué le principe "#zéro_tolérance" qui résume à lui seul la politique de #harcèlement méthodiquement menée contre les exilé·es qui tentent, faute de solutions d’hébergement, de survivre en s’installant dans les #interstices de l’#espace_public.

    Au cœur de #Paris, sur cette place symbole et sous le regard de témoins qui peuvent et savent se faire entendre, la violence de cette politique est devenue visible : les coups, les tentes arrachées et confisquées, leurs occupant·es pourchassé·es à coups de grenades lacrymogènes ou de désencerclement ont répliqué à la "constitution d’un campement" qui n’était tout simplement "pas acceptable" selon le communiqué par lequel la préfecture de police et celle de la région Île-de-France (Prif) ont tenté de justifier "la dispersion de cette occupation illicite ».

    Cette opération de police n’a fait que mettre en évidence le traitement que les exilé·es subissent, en réalité, depuis des mois sinon des années. En tout cas depuis que la doctrine du gouvernement repose sur un même credo : parce que leur seule présence n’est "pas acceptable", empêcher qu’ils se rassemblent, disperser tout regroupement, interdire la (re)constitution de tout ce qui peut ressembler, de près ou de loin, à un lieu de vie. Et pour ce faire, entraver et discréditer l’action de toutes celles et ceux qui tentent de substituer l’entraide à l’isolement, la solidarité au dénuement.

    Que personne ne s’y trompe, ces #violences sont depuis longtemps le lot quotidien des habitants des #campements. À Paris et dans les environs de Paris où, par exemple, celles et ceux que la dispersion de celui de Saint Denis, le mardi précédent, avait laissé·es sans solution d’hébergement étaient, ces derniers soirs, systématiquement traqués jusque dans les fourrés où ils étaient contraints de se cacher.

    Si la brutalité policière de la place de la République justifie pleinement les condamnations indignées qu’elle suscite, elle n’a pour autant rien à envier à celle que subissent pareillement, à Calais et dans sa région, les centaines d’exilé·es qui tentent, depuis plusieurs années, de survivre dans le même dénuement et où sévit, sous l’autorité du ministre de l’intérieur, la même politique d’éradication des "points de fixation". Dispersion systématique des campements, harcèlement policier permanent, confiscation des tentes et des effets personnels, coups, invectives, gazages, sont régulièrement constatés et documentés par les associations et bénévoles qui, dans une indifférence fataliste, s’épuisent à tenter d’inverser la logique du rejet.

    En confiant une enquête à l’IGPN sur les événements de la place de la République, le ministre feint d’ignorer que le mauvais scénario qui s’y est joué n’est que la réplique de l’action constante de ses forces de police et le produit d’une politique délibérée qui prétend faire du harcèlement une méthode de dissuasion. Aurait-il soudainement pris conscience des excès, voire même des impasses, de la guerre d’usure ainsi menée contre les exilé·es ?

    Ce serait un revirement spectaculaire de celui qui, après avoir reçu la maire de Calais le 10 septembre dernier, annonçait le renforcement des effectifs de CRS et avoir demandé au préfet du Pas de Calais de prendre un arrêté interdisant aux associations de distribuer de la nourriture aux exilé·es dans le centre de la ville [1].

    « Choquantes », c’est le qualificatif que Gérald Darmanin a choisi à propos des images et vidéos non floutées que les réseaux sociaux ont permis de diffuser et qui lui auraient ouvert les yeux sur les violences exercées par ses propres services.

    Si d’aventure il entendait convaincre de sa volonté de tourner le dos à la politique sur laquelle les événements de la place de la République ont jeté une lumière crue, le retrait du projet de loi sur la sécurité globale serait un premier test de sa sincérité.

    https://www.gisti.org/spip.php?article6508
    #violences_policières #asile #migrations #réfugiés #destruction #démantèlement #France #23_novembre_2020
    #place_de_la_République

    • Evacuation de la place de la République : le #rapport vite fait mal fait de l’#IGPN

      Dans son rapport de synthèse sur la soirée de lundi, rendu public sur décision de Gérald Darmanin, la « police des polices » n’évoque que trois scènes. Et concède d’éventuels #manquements dont deux sont déjà aux mains de la justice.

      C’est la copie médiocre d’un élève pris par le temps, mais obligé de rendre son devoir. Saisie d’une #enquête_administrative sur l’évacuation de la place de la République, lundi soir, l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) explique qu’elle a fait de son mieux compte tenu du délai imparti et du cadre posé : « la diffusion sur les réseaux sociaux de vidéos et de messages évoquant des comportements inappropriés de policiers ».

      Dans un « rapport de synthèse » de deux pages adressé au préfet de police de Paris Didier Lallement et rendu public jeudi soir (à télécharger ici) – Gérald Darmanin s’y était engagé –, la directrice de l’IGPN s’excuse presque. « Dans le temps imparti (48 heures), je ne peux vous rendre compte que des conclusions provisoires qui sont contenues dans les trois rapports d’enquête joints. » Lesdits rapports restent confidentiels, les citoyens ayant seulement accès à leur substantifique moelle.

      Il faut souligner, d’abord, ce que le rapport de synthèse n’évoque pas. Rien sur le dispositif policier en lui-même, sa pertinence, sa proportionnalité, les ordres donnés, le recours à des BAC de nuit plutôt qu’à des unités spécialisées dans le maintien de l’ordre. Rien sur les nasses dans lesquelles se sont retrouvés piégés des manifestants et des élus, des avocats, des journalistes. Rien, surtout, sur les migrants vidés de leurs tentes comme des jambons, les affaires confisquées, les chaussures manquantes, la poursuite dans les rues puis la reconduite aux frontières de Paris.

      Invité sur France 2 pour une interview de sept minutes, jeudi soir, le ministre de l’intérieur n’a développé aucun discours critique sur le déroulement de l’opération, renouvelant son soutien au préfet de police. Gérald Darmanin a rappelé que la manifestation place de la République était « illégale » puisque sans « aucune autorisation ». « J’ai demandé qu’on évacue, bien sûr, cette place », a ajouté le ministre, appelant ses concitoyens à ne pas « toujours juger dans l’émotion » provoquée, selon lui, par les images.

      Le rapport de l’IGPN ne porte pas sur la soirée entière mais sur trois scènes, filmées et largement relayées sur les réseaux sociaux comme dans les médias traditionnels. Deux d’entre elles ont déclenché, mardi, l’ouverture d’enquêtes préliminaires menées par le parquet de Paris pour « violences par personne dépositaire de l’autorité publique ». C’est sur celles-là que le rapport s’attarde.

      La première scène montre le croche-pied d’un policier sur un migrant qui tombe au sol, interrompu dans sa fuite. L’auteur de ce croche-pied, un commissaire divisionnaire de la BAC nuit en Seine-Saint-Denis, a reconnu son geste, qu’il explique par la fatigue, la lassitude et un dispositif de maintien de l’ordre mal construit.

      Selon le rapport de synthèse, ce commissaire « avait reçu la mission d’empêcher les usagers d’emprunter la rue dont il tentait d’interdire l’accès ». « S’il est possible de comprendre qu’au regard de ces instructions, il ait envisagé un moyen pour ralentir ou stopper la progression des manifestants, […] le barrage qu’il constituait quasiment seul n’était ni efficace ni inviolé. »

      Compte tenu du risque de blessure grave, et puisque l’homme qui court ne représente aucune menace, l’IGPN conclut que ce geste, choisi « sans doute en une fraction de seconde », constitue « un manquement par un usage disproportionné de la force ». Le ministre a complété au 20 heures : pour cet acte « totalement injustifié », il réclame un conseil de discipline, l’organe interne à la police qui propose des sanctions.

      La deuxième scène, faisant également l’objet d’une enquête judiciaire, montre le journaliste de Brut, Rémy Buisine – même si le rapport prend soin de flouter son nom – recroquevillé au sol, contre un mur, un policier s’agitant au-dessus de lui. Le journaliste a fait savoir, par la suite, que le même agent s’en était pris trois fois à lui dans la soirée. Mais les vidéos de ce moment précis ne permettent pas de discerner, il est vrai, s’il reçoit des coups.

      À ce sujet, le rapport de l’IGPN souligne dans un langage administratif alambiqué que « les constatations réalisées sur la vidéo, malgré l’impression donnée par les images, ne font état d’aucun coup porté par le policier avec les poings ou avec la matraque ». Il résume l’audition du gardien de la paix, qui « nie tout acte de violence, ayant simplement cherché à se dégager d’une situation de corps à corps ».

      Les déclarations de ce policier n’étant « ni corroborées ni infirmées » par d’autres témoignages ou d’autres vidéos, l’IGPN promet de continuer ses investigations « pour compléter et déterminer s’il y a eu usage de la force, pour quelles raisons éventuelles et dans quelles conditions M. Buisine s’est retrouvé allongé au sol ».

      Au détour d’une phrase, le rapport souligne que « l’usager victime n’a pas répondu aux sollicitations de l’IGPN », ce qu’a répété le ministre de l’intérieur sur France 2. « C’est bien évidemment faux, je reste à disposition des enquêteurs dans les plus brefs délais », a répondu Rémy Buisine quelques minutes plus tard.

      Le gardien de la paix mis en cause par Rémy Buisine, appartenant lui aussi à la BAC de nuit du 93, est visible sur d’autres images au cours de la soirée. L’IGPN écarte tout manquement professionnel dans la troisième scène, tendue, où ce fonctionnaire écarte un manifestant d’un coup de pied à l’entrejambe. Car pour l’IGPN, il ne s’agit pas d’un simple coup de pied, mais d’un « chassé frontal », geste technique d’intervention enseigné dans les écoles de police.

      « La technique a été mise en œuvre avec un objectif à ce moment précis de maintien à distance. Le danger (attitude offensive et agressive des manifestants) était réel et de plus en plus imminent. » Ce policier sans casque ni bouclier, qui selon l’IGPN ne disposait pas non plus de gazeuse lacrymogène, « semble avoir utilisé la seule possibilité qu’il avait de repousser ses agresseurs. […] Il a atteint son objectif et n’a pas blessé d’usager ».

      Anticipant, peut-être, les critiques, voire les moqueries, l’IGPN prend soin de rappeler que « tout usage de la force, quelle que soit l’analyse technique et juridique que l’on puisse en faire, est par nature choquant pour des observateurs ». Mais qu’elle se doit de « décortiquer les images » pour en proposer une analyse légale et déontologique. Ce geste, le seul examiné dans son rapport à ne pas faire l’objet d’une enquête pénale, lui semble donc conforme aux canons de la profession.

      https://www.mediapart.fr/journal/france/261120/evacuation-de-la-place-de-la-republique-le-rapport-vite-fait-mal-fait-de-l

    • #Fabien_Jobard, sociologue, à propos de l’#évacuation de la place de la #République

      #Fabien_Jobard, sociologue, à propos de l’#évacuation de la place de la #République : « Cela illustre la hantise des pouvoirs publics de tout mouvement qui s’installe. Les préfets aujourd’hui sont formés à craindre tout ce qui peut ressembler à une zone d’occupation temporaire ».

      https://twitter.com/_alairlibre/status/1331300451833274372

      Transcription :

      "La hantise de la part des pouvoirs publics de tout mouvement qui s’installe quelque part... Les préfets aujourd’hui sont formés en France à craindre tout ce qui peut, de près ou de loin, ressembler à une #zone_d'occupation_temporaire, voire le pire de tout, une #ZAD.
      En ce qui concerne les migrants, la #peur du #campement.
      Effectivement, on intervient le plus tôt possible, pour éviter que se mettent en place des #habitudes : apporter de la #nourriture, apporter de l’eau, mettre en place des toilettes sèches, que sais-je... qui transforment la Place la république et qui rendent, plus tard, l’évacuation médiatiquement plus difficile. Cela explique une intervention très précoce, brutale, quasi-instantanée, qui a l’avantage en plus, puisqu’on est dans une #bataille_de_l'image... la manifestation... c’est rendre manifeste, rendre visible les choses. Là, elle a l’avantage, en hiver, de se dérouler de #nuit, donc ça explique cette intervention très rapide. Bien sûr les migrants ne sont pas seuls, il y a autour d’eux depuis au moins les années 1970 tout un ensemble d’associations , y compris d’#élus, d’élus locaux, #Audrey_Pulvard, d’élus nationaux comme #Eric_Coquerel... et donc ça donne ces #images difficilement compréhensibles d’élus de la République ne pouvant être entendus, ne parlant presque pas la même langue que des policiers qui semblent exécuter des #ordres venus d’une #autorité très lointaine.

      #Place_de_la_république #points_de_fixation #fixation

    • La #violence comme seul horizon politique

      Inacceptable ; c’est le mot qu’a utilisé le préfet de police de Paris, à propos de l’« #occupation_illicite » de la place de la République après que des exilé·es y ont installé une centaine de tentes, pour justifier la violence rare avec laquelle a été menée, le 24 novembre, leur « #dispersion ».

      Sans doute estimait-il « acceptable » que plusieurs centaines de personnes qui n’avaient pas été prises en charge une semaine auparavant, lors de l’évacuation du campement dans lequel elles survivaient depuis plusieurs semaines porte de Paris, à Saint-Denis, soient privées de toit, contraintes à l’errance et exposées au harcèlement policier.

      Depuis des mois, les violences à l’égard des personnes exilées se sont amplifiées, que ce soit dans le nord-ouest de la France [1], le long de la frontière franco-italienne ou à Paris et dans sa périphérie. Celles infligées lors des opérations de démantèlement de leurs campements – au caractère hautement politique – sont particulièrement impressionnantes.

      Le 17 novembre, une énième expulsion – c’est le 65e démantèlement de grande ampleur en Île-de-France depuis 2015 – mobilise d’importantes forces de police dès 4 heures du matin. Il s’agit, comme chaque fois, de « mettre à l’abri » – provisoirement et dans des hébergements d’urgence [2] – des personnes survivant dans des conditions insalubres et contraires à la dignité humaine. Comme chaque fois, des centaines d’entre elles ne peuvent même pas grimper dans le bus qui les mènerait vers cet hébergement, juste pour souffler. Car, comme chaque fois, l’opération policière n’a pour but que de les faire disparaître. Cette fois encore, les forces de l’ordre ont pourchassé tou·tes ces recalé·es de l’hébergement en banlieue nord et jusque dans les rues de la capitale pour les empêcher de poser leur tente. Au cours des nuits qui ont suivi, la chasse à l’homme a continué avec une violence inouïe.

      Pour que leur sort ne reste pas dans l’ombre, des exilé·es, rejoint·es par des militant·es, ont installé un campement symbolique place de la République en plein cœur de Paris. Dans l’espoir que, leur situation étant ainsi exposée, des solutions de mise à l’abri pérenne leur soient proposées. Mais le préfet de police ne l’entendait pas ainsi et ses troupes, mobilisées en hâte, ne les ont pas lâché·es ; il ne leur a pas fallu plus d’une heure pour sortir les matraques, les grenades lacrymogènes ou de désencerclement et les LBD. Des vidéos, largement diffusées sur les réseaux sociaux, montrent des policiers soulevant des tentes et les secouant pour en faire tomber les occupants, et jetant dans un camion le peu d’affaires que les exilé·es avaient réussi à conserver… Tolérance zéro. Et à nouveau, la traque impitoyable et indigne a recommencé.

      Rarement mises en évidence et condamnées, les violences policières ont cette fois suscité de nombreuses réactions d’indignation, y compris de responsables politiques dont on pourrait attendre qu’ils mobilisent les moyens à leur disposition plutôt que de se contenter de protestations, aussi bienvenues soient-elles. Au demeurant, elles ne peuvent faire oublier que ces violences s’inscrivent dans la continuité de la politique d’éradication des « points de fixation » méthodiquement menée depuis plusieurs années tant à Paris qu’à la frontière britannique ; parce que leur seule présence n’est « pas acceptable », il s’agit d’empêcher que les exilé·es se rassemblent et d’interdire la (re)constitution de tout ce qui peut ressembler à un lieu de vie. Et, pour ce faire, d’entraver et de discréditer l’action de toutes celles et ceux qui tentent de substituer l’entraide à l’isolement, la solidarité au dénuement [3].

      Plusieurs actions sont en cours pour dénoncer ces violences commises devant des journalistes, des membres d’associations et des élu·es, comme la demande de mise en place d’une commission d’enquête parlementaire et le dépôt de plaintes pénales groupées pour violences volontaires et dégradations de biens. On espère qu’elles auront plus de succès que l’enquête confiée à l’IGPN par le ministre de l’intérieur qui s’est dit « choqué » par les événements de la place de la République… feignant d’ignorer qu’ils sont la réplique de l’action constante de ses forces de police et le produit d’une politique délibérée qui prétend ériger le harcèlement en méthode de dissuasion.

      Si le ministre a dû se résoudre à cette désapprobation minimaliste, c’est qu’il ne pouvait que s’incliner devant l’évidence après la circulation de vidéos montrant la violence des forces de l’ordre. Ces images, sans appel, font écho au délit que le gouvernement tente d’intégrer dans la proposition de loi sur la sécurité globale. Les diffuser pourrait, désormais, être passible d’emprisonnement ! En muselant les défenseurs des libertés publiques, le gouvernement veut imposer un monopole policier sur le récit des opérations dites de maintien de l’ordre.

      L’invisibilisation est de longue date un élément central des politiques ignorant les droits et rejetant a priori toute revendication des exilé·es, que les gouvernements voudraient isoler dans un face-à-face à huis clos avec les forces de l’ordre. En cherchant à priver l’ensemble des mouvements sociaux du « droit à l’image », le gouvernement franchit une nouvelle étape de son projet visant à étouffer les voix dissidentes sous la pression policière. Ne le laissons pas faire. Nous ne renoncerons pas à opposer la réalité vécue par les exilé·es aux « éléments de langage » institutionnels.

      https://www.gisti.org/spip.php?article6526

  • #Police attitude, 60 ans de #maintien_de_l'ordre - Documentaire

    Ce film part d´un moment historique : en 2018-2019, après des affrontements violents entre forces de l´ordre et manifestants, pour la première fois la conception du maintien de l´ordre a fait l´objet de très fortes critiques et d´interrogations insistantes : quelle conception du maintien de l´ordre entraîne des blessures aussi mutilante ? N´y a t-il pas d´autres manières de faire ? Est-ce digne d´un État démocratique ? Et comment font les autres ? Pour répondre à ces questions, nous sommes revenus en arrière, traversant la question du maintien de l´ordre en contexte de manifestation depuis les années 60. Pas seulement en France, mais aussi chez nos voisins allemands et britanniques, qui depuis les années 2000 ont sérieusement repensé leur doctrine du maintien de l´ordre. Pendant ce temps, dans notre pays les autorités politiques et les forces de l´ordre, partageant la même confiance dans l´excellence d´un maintien de l´ordre « à la française » et dans le bien-fondé de l´armement qui lui est lié, ne jugeaient pas nécessaire de repenser la doctrine. Pire, ce faisant c´est la prétendue « doctrine » elle-même qui se voyait de plus en plus contredite par la réalité d´un maintien de l´ordre musclé qui devenait la seule réponse française aux nouveaux contestataires - lesquels certes ne rechignent pas devant la violence, et c´est le défi nouveau qui se pose au maintien de l´ordre. Que nous apprend in fine cette traversée de l´Histoire ? Les approches alternatives du maintien de l´ordre préférées chez nos voisins anglo-saxons ne sont sans doute pas infaillibles, mais elles ont le mérite de dessiner un horizon du maintien de l´ordre centré sur un rapport pacifié aux citoyens quand nous continuons, nous, à privilégier l´ordre et la Loi, quitte à admettre une quantité non négligeable de #violence.

    https://www.dailymotion.com/video/x7xhmcw


    #France #violences_policières
    #film #film_documentaire #Stéphane_Roché #histoire #morts_de_Charonne #Charonne #répression #mai_68 #matraque #contact #blessures #fractures #armes #CRS #haie_d'honneur #sang #fonction_républicaine #Maurice_Grimaud #déontologie #équilibre #fermeté #affrontements #surenchère #désescalade_de_la_violence #retenue #force #ajustement_de_la_force #guerilla_urbaine #CNEFG #Saint-Astier #professionnalisation #contact_direct #doctrine #maintien_de_l'ordre_à_la_française #unités_spécialisées #gendarmes_mobiles #proportionnalité #maintien_à_distance #distance #Allemagne #Royaume-Uni #policing_by_consent #UK #Angleterre #Allemagne #police_militarisée #Irlande_du_Nord #Baton_rounds #armes #armes_à_feu #brigades_anti-émeutes #morts #décès #manifestations #contestation #voltigeurs_motoportés #rapidité #23_mars_1979 #escalade #usage_proportionné_de_la_force #Brokdorf #liberté_de_manifester #innovations_techniques #voltigeurs #soulèvement_de_la_jeunesse #Malik_Oussekine #acharnement #communication #premier_mai_révolutionnaire #Berlin #1er_mai_révolutionnaire #confrontation_violente #doctrine_de_la_désescalade #émeutes #G8 #Gênes #Good_practice_for_dialogue_and_communication (#godiac) #projet_Godiac #renseignement #état_d'urgence #BAC #brigades_anti-criminalité #2005 #émeutes_urbaines #régime_de_l'émeute #banlieue #LBD #flashball #lanceur_de_balles_à_distance #LBD_40 #neutralisation #mutilations #grenades #grenade_offensive #barrage_de_Sivens #Sivens #Rémi_Fraisse #grenade_lacrymogène_instantanée #cortège_de_tête #black_bloc #black_blocs #gilets_jaunes #insurrection #détachement_d'action_rapide (#DAR) #réactivité #mobilité #gestion_de_foule #glissement #Brigades_de_répression_des_actions_violentes_motorisées (#BRAV-M) #foule #contrôle_de_la_foule #respect_de_la_loi #hantise_de_l'insurrection #adaptation #doctrine #guerre_civile #défiance #démocratie #forces_de_l'ordre #crise_politique

  • Info en Questions #23 - LIVE du 12 nov. 2020 avec Alexis Cossette-Trudel
    https://www.crashdebug.fr/info-en-questions-23-live-du-12-nov-2020-avec-alexis-cossette-trudel

    Jean-Jacques Crèvecoeur revient avec sa petite équipe pour ce numéro 23 de l’info en question, on avait découvert Alexis Cossette qui nous parlait du covid au canada, le voici de retour pour les élections américaines, du reste l’optimisme de certain(e)s fait chaud au coeur, c’est aussi pour cela qu’on apprécie cette émission. Bien sûr on attend impatiemment le channel Discord pour la France.

    Depuis les élections américaines du mardi 3 novembre, l’Amérique et le monde entier sont plongés dans la confusion la plus totale. Le camp démocrate représenté par Joe Biden a déjà déclaré sa victoire et commence déjà à agir comme s’ils occupaient désormais le bureau ovale… Le camp républicain multiplie les plaintes judiciaires en dénonçant la plus grosse fraude électorale de l’histoire des (...)

  • #Migration_and_Asylum_Package: New Pact on Migration and Asylum documents adopted on 23 September 2020

    INTRO

    Migration has been a constant feature of human history with a profound impact on European society, its economy and its culture. With a well-managed system, migration can contribute to growth, innovation and social dynamism. Key societal challenges faced by the world today – demography, climate change, security, the global race for talent, and inequality – all have an impact on migration. Policy imperatives such as free movement in the Schengen area, safeguarding fundamental rights, ensuring security, and filling skills gaps, all call for an effective migration policy. The task facing the EU and its Member States, while continuing to address urgent needs, is to build a system that manages and normalises migration for the long term and which is fully grounded in European values and international law.

    The New Pact on Migration and Asylum offers a fresh start to address this task. The refugee crisis of 2015-2016 revealed major shortcomings, as well as the complexity of managing a situation which affects different Member States in different ways. It unearthed genuine concerns, and brought to the surface differences which need to be acknowledged and overcome. Above all, it highlighted a fundamental truth inherent in the nature of the EU: that every action has implications for others. While some Member States continue to face the challenge of external border management, others must cope with large-scale arrivals by land or sea, or overpopulated reception centres, and others still face high numbers of unauthorised movements of migrants. A new, durable European framework is needed, to manage the interdependence between Member States’ policies and decisions and to offer a proper response to the opportunities and challenges in normal times, in situations of pressure and in crisis situations: one that can provide certainty, clarity and decent conditions for the men, women and children arriving in the EU, and that can also allow Europeans to trust that migration is managed in an effective and humane way, fully in line with our values.

    The New Pact recognises that no Member State should shoulder a disproportionate responsibility and that all Member States should contribute to solidarity on a constant basis.

    It provides a comprehensive approach, bringing together policy in the areas of migration, asylum, integration and border management, recognising that the overall effectiveness depends on progress on all fronts. It creates faster, seamless migration processes and stronger governance of migration and borders policies, supported by modern IT systems and more effective agencies. It aims to reduce unsafe and irregular routes and promote sustainable and safe legal pathways for those in need of protection. It reflects the reality that most migrants come to the EU through legal channels, which should be better matched to EU labour market needs. And it will foster trust in EU policies by closing the existing implementation gap.

    This common response needs to include the EU’s relationships with third countries, as the internal and external dimensions of migration are inextricably linked: working closely with partners has a direct impact on the effectiveness of policies inside the EU. Addressing the root causes of irregular migration, combatting migrant smuggling, helping refugees residing in third countries and supporting well-managed legal migration are valuable objectives for both the EU and our partners to pursue through comprehensive, balanced and tailor-made partnerships.

    In designing the New Pact, the Commission undertook dedicated high-level and technical consultations with the European Parliament, all Member States, and a wide variety of stakeholders from civil society, social partners and business. The New Pact has been shaped by the lessons of the inter-institutional debates since the Commission proposals of 2016 to reform the Common European Asylum System. It will preserve the compromises already reached on the existing proposals and add new elements to ensure the balance needed in a common framework, bringing together all aspects of asylum and migration policy. It will close gaps between the various realities faced by different Member States and promote mutual trust by delivering results through effective implementation. Common rules are essential, but they are not enough. The interdependency of Member States also makes it indispensable to ensure full, transparent and consistent implementation on the ground.

    The New Pact on Migration and Asylum:

    ·robust and fair management of external borders, including identity, health and security checks;

    ·fair and efficient asylum rules, streamlining procedures on asylum and return;

    ·a new solidarity mechanism for situations of search and rescue, pressure and crisis;

    ·stronger foresight, crisis preparedness and response;

    ·an effective return policy and an EU-coordinated approach to returns;

    ·comprehensive governance at EU level for better management and implementation of asylum and migration policies;

    ·mutually beneficial partnerships with key third countries of origin and transit;

    ·developing sustainable legal pathways for those in need of protection and to attract talent to the EU; and

    ·supporting effective integration policies.

    https://ec.europa.eu/info/publications/migration-and-asylum-package-new-pact-migration-and-asylum-documents-adopt

    #new_pact #pacte #migrations #UE #EU #asile #migrations #réfugiés #Union_européenne #23_septembre_2020 #Dublin #règlement_dublin #fin #fin_de_Dublin #suppression

  • Aux Etats-Unis, des profils ADN très peu confidentiels
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2018/06/09/aux-etats-unis-des-profils-adn-tres-peu-confidentiels_5312037_3232.html

    Les résultats des tests « maison », dont raffolent les particuliers américains, forment de colossales bases de données génétiques. Si mal protégées que même la police s’en sert… Joseph James DeAngelo et William Earl Talbott II n’avaient sans doute jamais entendu ­parler de GEDmatch. Située en Floride, cette ­entreprise de taille modeste spécialisée dans les recherches généalogiques n’avait non plus jamais eu affaire à eux. A la surprise générale et à leur insu, leurs routes se sont pourtant croisées ces (...)

    #FamilyTreeDNA #AncestryDNA #23andMe #GEDmatch #MyHeritage #génétique #police #données #prédiction #BigData #hacking #santé (...)

    ##santé ##AfricanAncestry

  • [#Archives] [Fil-le-s de luttes] #23mai 2007 : Agora publique, "Place du Peuple", à #Nantes : ça surveillait déjà, ça souriait encore...
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    Place Royale, Nantes, le 23 mai 2007 -> archive Fil-le-s de Luttes

    L’élection de Nicolas Sarkozy a du mal a passer. Une mobilisation s’est mise immédiatement en place depuis le 6 mai 2007 à Nantes. On peut en retrouver les archives sur indymedia : https://web.archive.org/web/20150921050434/https://nantes.indymedia.org/articles/12247
    Le 23 mai 2007, une Agora est appelée « Place du Peuple », ainsi qu’a été rebaptisée la Place Royale (histoire de signifier que Ségolène Royale n’avait pas été perçue comme une alternative suffisamment fiable) - On peut retrouver l’invitation ici https://web.archive.org/web/20200523180308/https://www.nantes.indymedia.org/events/12375 et le compte-rendu là : https://web.archive.org/web/20200523180311/https://nantes.indymedia.org/articles/12407
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  • [#Archives] [Fil-le-s de luttes] #23mai 2007 : la structuration en bureau, nécessaire pour certain-e-s, a fait fuir d’autres participant-e-s : ce sera la dernière AGora publique, "Place du Peuple", à #Nantes.
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    Le 23 mai 2007, une Agora est appelée « Place du Peuple », ainsi qu’a été rebaptisée la Place Royale (histoire de signifier que Ségolène Royale n’avait pas été perçue comme une alternative suffisamment fiable) - On peut retrouver l’invitation ici https://web.archive.org/web/20200523180308/https://www.nantes.indymedia.org/events/12375 et le compte-rendu là : https://web.archive.org/web/20200523180311/https://nantes.indymedia.org/articles/12407
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  • [#Archives] [Fil-le-s de luttes] #23mai 2007 : Agora publique, « Place du Peuple », à #Nantes (contre Sarkozy et son monde...)
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    Le 23 mai 2007, une Agora est appelée « Place du Peuple », ainsi qu’a été rebaptisée la Place Royale (histoire de signifier que Ségolène Royale n’avait pas été perçue comme une alternative suffisamment fiable) - On peut retrouver l’invitation ici https://web.archive.org/web/20200523180308/https://www.nantes.indymedia.org/events/12375 et le compte-rendu là : https://web.archive.org/web/20200523180311/https://nantes.indymedia.org/articles/12407
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  • [#Archives] [Fil-le-s de luttes] #23mai 2007 : « it means so much more » - Agora publique, « Place du Peuple », à #Nantes (contre Sarkozy et son monde...)
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    L’élection de Nicolas Sarkozy a du mal a passer. Une mobilisation s’est mise immédiatement en place depuis le 6 mai 2007 à Nantes. On peut en retrouver les archives sur indymedia : https://web.archive.org/web/20150921050434/https://nantes.indymedia.org/articles/12247
    Le 23 mai 2007, une Agora est appelée « Place du Peuple », ainsi qu’a été rebaptisée la Place Royale (histoire de signifier que Ségolène Royale n’avait pas été perçue comme une alternative suffisamment fiable) - On peut retrouver l’invitation ici https://web.archive.org/web/20200523180308/https://www.nantes.indymedia.org/events/12375 et le compte-rendu là : https://web.archive.org/web/20200523180311/https://nantes.indymedia.org/articles/12407
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  • The secret to why some people get so sick from covid could lie in their genes | MIT Technology Review
    https://www.technologyreview.com/2020/05/13/1001653/23andme-looks-for-covid-19-genetic-clues

    23andMe, le compagnie de l’ex-femme de Sergey Brin et largement promue par Google a décidé de profiter de l’aubaine pour augmenter sa place de number one dans le traçage génétique. Pour le bien commun, évidemment. Le capitalisme génomique dans toute sa splendeur.

    Some people die from covid-19, and others who are infected don’t even show symptoms. But scientists still don’t know why.

    Now consumer genomics company 23andMe is going to offer free genetic tests to 10,000 people who’ve been hospitalized with the disease, hoping to turn up genetic factors that could point to an answer.

    While it’s known that older people and those with health conditions such as diabetes are most at risk, there could be hidden genetic reasons why some young, previously healthy people are also dying.

    23andMe operates a large gene database with more than 8 million customers, many of whom have agreed to let their data be used for research. The company has previously used consumer data to power searches for the genetic roots of insomnia, homosexuality, and other traits.

    Ouh là la, que d’affirmations génomiques :

    Scientists hope to find a gene that strongly influences, or even determines, how badly people are affected by the coronavirus. There are well-known examples of such genetic effects on other diseases: for example, sickle-cell genes confer resistance to malaria, and variants of other genes are known to protect people from HIV or to norovirus, an intestinal germ.

    L’étude anti-scientifique et non-éthique sur l’homosexualité ne leur a pas suffit. Ces gens sont vraiment des rapaces du nouveau monde.

    #23andMe #Capitalisme_génomique

  • Qu’est-ce qu’il nous arrive ? Beaucoup de questions et quelques perspectives par temps de coronavirus
    Jérôme Baschet
    https://lundi.am/Qu-est-ce-qu-il-nous-arrive-par-Jerome-Baschet
    Lundimatin#238 (13-avril), le 13 avril 2020

    Il n’est sans doute pas faux de dire que le Covid-19 est une maladie du
    Capitalocène et qu’il nous fait entrer de plain-pied dans le XXI siècle. Pour la première fois sans doute, il nous fait éprouver de façon tangible la véritable ampleur des catastrophes globales des temps à venir.
    Mais encore faut-il tenter de comprendre plus précisément ce
    qu’il nous arrive, en ce qui concerne tant l’épidémie provoquée par le
    SARS-CoV-2 que les politiques sanitaires adoptées pour l’endiguer,
    au prix d’une stupéfiante paralysie de l’économie ; car on ne peut, sans
    ces préalables, espérer identifier les opportunités qui pourraient s’ouvrir dans ces circonstances largement inédites.
    La démarche n’a cependant rien d’assurée. Pris dans le tourbillon d’informations chaque jour plus surprenantes ou déconcertantes que suscite l’événement, on titube. On n’en croit parfois ni ses yeux ni ses oreilles, ni nul autre de ses sens. Mieux vaut admettre que bien des certitudes vacillent. Bien des hypothèses aussi. Mais il faut bien commencer à tenter quelque chose, provisoirement et partiellement, en attendant que des élaborations collectives mieux assurées ne prennent le relais.

    Lire la suite sur Lundi matin

  • [Radio PANdemIK] Recette du chef Wuhan #3 : « Comment bien préparer le serpent cake aux confins du goûter » (Arthur) - Radio PANdemiIK #23
    http://www.radiopanik.org/emissions/radio-pandemik/radio-pandemiik-23/#8719

    Recette du chef Wuhan #3 : "Comment bien préparer le serpent cake aux confins du goûter" (Arthur)

    Panik se décuple et se propage en Pandémik infectieuse des oreilles les plus sourdes. Volatile, imprévisible, elle s’attrape à horaires variables, pour une durée brève ou indéterminée et jusqu’à amener des changements irréversibles.

    01:09 "Et maintenant, le gouvernement affirme sans détour que la monogamie est préférable », par Stéphanie en direct de la librairie montréalaise féministe L’Euguélionne https://librairieleuguelionne.com 05:03 Midi, café & confinement avec les Chroniques Mutantes 18:26 Peach Pony _Virus de l’amour 21:52 Deux grands mères, deux réalités, deux femmes qui attendent en colère ou en patience 29:04 Et si on écoutait un enfant heureux ? Par Dominique Duthuit via Monobloc 34:51 (...)

    http://www.radiopanik.org/media/sounds/radio-pandemik/radio-pandemiik-23_08719__0.mp3

  • [Radio PANdemIK] Radio PANdemiIK #23
    http://www.radiopanik.org/emissions/radio-pandemik/radio-pandemiik-23

    Panik se décuple et se propage en Pandémik infectieuse des oreilles les plus sourdes. Volatile, imprévisible, elle s’attrape à horaires variables, pour une durée brève ou indéterminée et jusqu’à amener des changements irréversibles.

    (1:09) "Et maintenant, le gouvernement affirme sans détour que la monogamie est préférable », par Stéphanie en direct de la librairie montréalaise féministe L’Euguélionne https://librairieleuguelionne.com (5:03) Midi, café & confinement avec les Chroniques Mutantes https://www.radiopanik.org/emissions/chroniques-mutantes- (18:26) Peach Pony _Virus de l’amour (21:52) Deux grands mères, deux réalités, deux femmes qui attendent en colère ou en patience (29:04) Et si on écoutait un enfant heureux ? Par Dominique Duthuit via Monobloc (...)

    http://www.radiopanik.org/media/sounds/radio-pandemik/radio-pandemiik-23_08716__1.mp3

  • Des chauve-souris et des hommes : politiques épidémiques et coronavirus
    https://lundi.am/Des-chauve-souris-et-des-hommes-politiques-epidemiques-et-coronavirus

    DES CHAUVE-SOURIS ET DES HOMMES : POLITIQUES ÉPIDÉMIQUES ET CORONAVIRUS
    Passionnant entretien avec l’anthropologue Frédéric Keck

    paru dans lundimatin#234, le 21 mars 2020

    Les mesures de quarantaine, de confinement, et de surveillance arrivent toujours trop tard. Elles ne font qu’amoindrir des effets déjà actifs et envahissants, mais n’agissent en rien sur les causes du problème. Le Covid-19 est, rappelons-le, une zoonose : une maladie qui s’est transmise des animaux aux humains. C’est précisément dans nos rapports aux animaux qu’il faut chercher la raison de nombreuses crises sanitaires récentes : ESB, SRAS, grippes « aviaire » et « porcine ». Nous avons donc interrogé Frédéric Keck, un anthropologue qui travaille sur les normes de « biosécurité » appliquées aux humains et aux animaux, et sur les formes de prévision qu’elles produisent à l’égard des catastrophes sanitaires et écologiques.
    [...]
    Quelles sont les « leçons » des épidémies précédentes qui pourraient nous être utiles pour la pandémie de coronavirus ?
    La Chine a fait du SRAS un épisode fondateur comme l’est pour nous la Révolution Française ou l’Affaire Dreyfus : ce sont des histoires de héros qui se sacrifient, de ministres corrompus qui démissionnent, de scientifiques qui font triompher la vérité. Nous n’avons pas compris cet épisode en France parce que nous n’en avons perçu que les échos assourdis à travers la crise de la canicule et du chikungunya. Nous allons nous-mêmes devoir inventer des récits pour donner sens à l’épreuve sanitaire, économique et militaire qui vient. Mais nous avons aussi des ressources qui sont moins disponibles dans l’espace chinois, notamment le fait que les lanceurs d’alerte soient protégés. Peut-être que le « sacrifice » de Li Wenliang, ce jeune opthalmologiste qui est mort du Covid-19 en février après avoir donné l’alerte en décembre et soigné des patients en janvier, sera un tournant dans la défense des lanceurs d’alerte en Chine. Peut-être que cette pandémie sera l’occasion d’échanger nos récits fondateurs pour construire ensemble une politique écologique adaptée aux nouvelles maladies, par exemple en croisant notre tradition libérale destructrice de l’environnement et une tradition chinoise plus attentive aux cycles de la nature.
    [...]
    Quel rôle jouent ceux que vous appelez les sentinelles et les lanceurs d’alerte dans la circulation de l’information sur le virus ?
    Les sentinelles perçoivent les pathogènes dès leur transmission aux frontières entre les espèces : ce sont à la fois des animaux placés sur des lieux intenses d’émergence virale (hotspots), comme des volailles non vaccinées dans un élevage, et des territoires équipés pour percevoir ces signaux (comme Hong Kong, Taïwan ou Singapour dans le cas de la grippe aviaire, ou Wuhan pour les coronavirus). Les lanceurs d’alerte portent leurs signaux dans l’espace public pour prendre les mesures sanitaires adaptées, : Li Wenliang a joué ce rôle pour le Covid-19, mais le géographe militant Mike Davis a joué un rôle similaire aux États-Unis pour la grippe aviaire. Ce sont deux types d’acteurs très différents mais qui doivent travailler ensemble. La Chine a développé ses sentinelles mais peu ses lanceurs d’alerte. Nous avons fait le choix inverse.

    Dans leurs manières de réagir face à la progression du virus, les gouvernements semblent pris entre deux impératifs difficilement conciliables, l’impératif du maintien de l’économie et l’impératif sanitaire, ce qui suscite différents types de réaction, même s’ils semblent converger actuellement dans le modèle chinois. Comment expliquez-vous le décalage temporel entre la France et la Chine, par exemple ?
    La Chine semble en effet avoir inventé un modèle qui rend compatible la protection de l’économie et la mobilisation sanitaire, parce qu’elle a les moyens d’intervenir rapidement et massivement en cas de nouveau foyer épidémique. Notre tradition libérale va à l’encontre de ce genre de gouvernance sanitaire, parce que nous privilégions la liberté de circuler et les bienfaits politiques qui en découlent. Nous allons devoir trouver dans notre propre tradition libérale les moyens de justifier les mobilisations sanitaires qui s’imposeront face aux nouvelles épidémies causées par les transformations écologiques.

    Y aurait-il une forme de réponse au coronavirus qui serait à la fois protectrice, mais qui ne signifie pas un surcroît de surveillance et de contrôle des populations ?
    C’est tout l’enjeu des semaines qui viennent : un effort de mobilisation collective qui ne repose pas sur une surveillance militaire et un contrôle de l’État mais sur une vigilance sanitaire et un partage d’informations dans la population.

    En janvier, le coronavirus était une petite « grippe », et la France attribuait à l’incurie des dirigeants chinois la propagation de l’épidémie sur leur territoire. Aujourd’hui, la Chine apparaît comme un modèle de gestion de crise sanitaire, les pays européens sont dépassés par les progrès de la pandémie, et les « experts » médicaux ou scientifiques en France tiennent un discours beaucoup plus alarmiste. Que dire de ce revirement complet dans le discours scientifique et politicien ?
    Cela dit beaucoup à la fois sur la difficulté de la France à tenir une place centrale sur un échiquier géopolitique bouleversé par l’entrée de la Chine il y a une quarantaine d’années, et sur la difficulté à gouverner un État lorsque les transformations écologiques produisent des pathogènes aussi imprévisibles que le SARS-Cov2.

    Le président de la République vient d’annoncer des mesures d’une radicalité sans précédent pour contenir l’épidémie en France. Quels vont être les enjeux des prochaines semaines, mois, années ? Quelle est la nouveauté de cette pandémie selon vous ?
    Toute la question est de savoir si le confinement, qui est une mesure inédite en France alors que les Chinois s’y préparent depuis 2003, est compatible avec notre tradition libérale. Nous avons beaucoup critiqué les excès du libéralisme, dont cette crise est un des effets, mais nous allons voir dans les semaines qui viennent à quel degré minimal de liberté nous tenons. Les animaux domestiques ont très peu de liberté : nous les avons confinés et parfois abattus pour nous protéger d’eux et nous en nourrir depuis une trentaine d’années. Le coronavirus de chauve-souris nous pose la question : quel degré minimal de liberté fait que vous êtes différents des autres animaux ?

    #France #Chine #coronavirus

  • DES CHAUVE-SOURIS ET DES HOMMES : POLITIQUES ÉPIDÉMIQUES ET CORONAVIRUS

    Entretien avec l’anthropologue Frédéric Keck

    paru dans lundimatin#234, le 19 mars 2020

    "Les mesures de quarantaine, de confinement, et de surveillance
    arrivent toujours trop tard. Elles ne font qu’amoindrir des effets
    déjà actifs et envahissants, mais n’agissent en rien sur les causes du
    problème. Le Covid-19 est, rappelons-le, une zoonose : une maladie qui s’est transmise des animaux aux humains. C’est précisément dans nos rapports aux animaux qu’il faut chercher la raison de nombreuses crises sanitaires récentes : ESB, SRAS, grippes « aviaire » et « porcine ». Nous avons donc interrogé Frédéric Keck, un anthropologue qui travaille sur les normes de « biosécurité » appliquées aux humains et aux animaux, et sur les formes de prévision qu’elles produisent à l’égard des catastrophes sanitaires et écologiques.

    – Vous vous êtes illustré par vos recherches en anthropologie et en
    ethnologie sur les maladies zoonotiques (d’origine animale) et les
    pandémies. Comment avez-vous vécu personnellement la pandémie de coronavirus, depuis janvier jusqu’aux mesures de confinement annoncées ces derniers jours ?

    – Le 1er janvier, alors que nous fêtions la nouvelle année, un
    collègue britannique qui travaille avec moi sur l’anthropologie des
    épidémies m’a envoyé un SMS : « Tu as vu ces cas à Wuhan ? Cela
    pourrait être le début de la pandémie. » Je n’ai pas pu le croire,
    parce que je reçois ce genre de message à chaque fois qu’il y a un
    virus émergent (le H1N1 de grippe porcine en 2009, finalement beaucoup moins létal que prévu même s’il était très contagieux, le MERS-CoV en 2012, qui est resté limité à la péninsule arabique, où il se transmet par les dromadaires, et à la Corée du Sud). Mais cette fois, le scénario pandémique qui avait encadré la diffusion du SRAS en Asie et à Toronto en 2003 se réalise. J’ai pensé à l’analyse de la déclaration de guerre de 1914 par Henri Bergson : j’ai lu tant de récits sur ce scénario depuis quinze ans que lorsqu’il s’est réalisé, j’ai eu le sentiment que la pandémie était toujours déjà là, comme une présence familière. C’est en ce sens que le virtuel devient actuel.

    (…)

    – La pandémie de coronavirus vous semble-t-elle différente par rapport aux autres pandémies que vous avez étudiées ?

    – La contagiosité de ce nouveau coronavirus est étonnante et reste
    mystérieuse, alors que sa létalité est basse et que son ADN est stable
    (les coronavirus, à la différence des virus de grippe, mutent peu
    parce qu’ils sont beaucoup plus gros). Que ce virus puisse se diffuser
    de façon asymptomatique pendant si longtemps (peut-être des semaines), c’est très différent du SRAS, qui causait des symptômes respiratoires au bout de 48 heures. En ce sens, c’est le candidat parfait pour déclencher le scénario pandémique.

    – Selon les premières hypothèses, le Covid-19 aurait été transmis aux humains via un pangolin ou une chauve-souris. Quelles sont les
    caractéristiques des maladies d’origine animale, et comment se
    transmettent-elles ? Qu’est-ce qui explique qu’elles puissent prendre
    un caractère épidémique ou pandémique ?

    – Les maladies d’origine animale (ou zoonoses) mutent parmi les
    animaux avant de se transmettre aux humains en déclenchant des
    pathologies fortes parce que nous n’avons pas d’immunité contre elles.

    C’est ce qui explique la mobilisation des autorités sanitaires
    internationales contre ces maladies depuis une trentaine d’années
    (notamment depuis la fin de la guerre froide, qui a vu se croiser
    l’écologie des maladies infectieuses émergentes avec la peur du
    bioterrorisme). Les oiseaux sont le réservoir de virus de grippe parce
    qu’ils diffusent des virus par leurs déplacements (notamment les
    canards qui sont asymptomatiques pour la grippe et « larguent » des
    virus en vol). Les chauve-souris sont un réservoir de nombreux virus
    (rage, Hendra, Nipa, SRAS-Cov, MERS-Cov, SRAS-Cov2) parce qu’elles vivent dans des colonies où coexistent de nombreuses espèces, et parce qu’elles ont développé un système immunitaire très performant pour le vol tout en restant « proches » de nous en tant que mammifères – la déforestation les conduisant à venir près des villes.

    – Vous dites, dans votre ouvrage à paraître aux éditions Zones
    Sensibles, Les sentinelles des pandémies, que la pandémie actuelle de coronavirus (Covid-19) nous reconduit au seuil de la domestication, là où les relations entre humains et animaux non humains peuvent être rejouées. Que voulez-vous dire ? Est-ce que la pandémie que nous vivons est liée à la forme moderne des rapports entre humains et animaux non humains ?

    – Cette pandémie a commencé par un cluster de cas de pneumonie
    atypique sur un marché aux animaux à Wuhan en décembre 2019. Le
    nouveau coronavirus qui se répand chez les humains à travers le monde est très proche d’un virus de chauve-souris qui a été séquencé à Wuhan en 2018. On ne sait pas exactement ce qui se vendait sur ce marché, mais il est probable que des marchands de pangolins aient transmis ce virus venu des chauve-souris – même si le contact n’est pas encore prouvé comme il le fut pour les civettes transmettant le SRAS dans larégion de Canton en 2003. La santé mondiale dépend donc de quelques gestes apparemment archaïques dans un marché du centre de la Chine. Il reste à comprendre ce qui se passe dans ces marchés aux animaux, car on y mélange des animaux sauvages et des animaux domestiques, des produits de chasse et des produits d’élevage : il y a des pangolins élevés pour leurs vertus dans la médecine chinoise traditionnelle, mais ils sont vendus en contrebande car ils disparaissent à l’état sauvage.

    Cela rejoint les grands récits comme celui de Jared Diamond
    expliquant les nouvelles maladies infectieuses par une transformation majeure des relations entre humains et animaux depuis la révolution néolithique, après laquelle les espèces domestiquées par les humains leur ont transmis des maladies du fait de leur plus grande proximité.

    On estime que la révolution de l’élevage industriel (livestock
    revolution) qui a eu lieu dans les années 1960 a eu un effet
    comparable de production de nouvelles maladies.

    (…)

    – En quel sens dites-vous, de manière un peu contre-intuitive pour les écologistes, que l’épidémie de coronavirus (Covid-19) est une question écologique ?

    – L’écologie des maladies infectieuses a été inventée dans les années
    1970 par des biologistes comme l’Australien d’origine britannique
    Frank Macfarlane Burnet et l’Américain d’origine française René Dubos. Elle alerte sur l’émergence de nouvelles maladies infectieuses du fait des transformations que l’espèce humaine impose à son environnement : élevage industriel, déforestation, appauvrissement des sols – on ne parlait pas encore du réchauffement climatique, qui cause les pandémies de Zika ou de dengue en conduisant les populations de moustiques à se déplacer hors de leurs habitats. J’ai étudié la façon dont ces alertes ont été transcrites en scénarios catastrophe par les virologistes et les épidémiologistes à l’occasion de quelques crises en Chine.

    Il reste à comprendre en quoi la pandémie actuelle non
    seulement oblige l’humanité à changer son mode de vie en ralentissant la circulation des personnes et des marchandises, mais surtout accélère les scénarios catastrophe qui ont été construits à partir d’autres phénomènes écologiques en faisant peur aux gouvernements. On peut dire que les nouvelles épidémies forcent à poser collectivement les questions écologiques qui pouvaient sembler réservées à une minorité.

    – Est-ce que les techniques contemporaines de préparation aux
    catastrophes sont similaires dans le cas d’une épidémie et dans le
    domaine du réchauffement climatique, de l’extinction des espèces, etc.
     ?

    – La temporalité n’est pas la même : l’épidémie oblige à agir sur un
    temps très court, car elle se développe sur une année avec de vraies
    possibilités d’intervention. L’extinction d’espèces et le
    réchauffement climatique se déroulent sur des temporalités beaucoup plus longues, mais offrent également prise à une intervention. Mon hypothèse est que le « poulet grippé » ou la « chauve-souris porteuse de coronavirus » sont de bons opérateurs (je reprends cette notion à Claude Lévi-Strauss dans La pensée sauvage) pour penser les questions écologiques sur plusieurs échelles temporelles. Les techniques de préparation aux catastrophes ne sont pas similaires dans ces différentes temporalités, mais ces opérateurs permettent de les comparer dans des contextes locaux où ces temporalités transforment les relations entre humains et non-humains (pour reprendre des termes de Philippe Descola).

    – Quelles sont les « leçons » des épidémies précédentes qui pourraient nous être utiles pour la pandémie de coronavirus ?

    – La Chine a fait du SRAS un épisode fondateur comme l’est pour nous la Révolution Française ou l’Affaire Dreyfus : ce sont des histoires de héros qui se sacrifient, de ministres corrompus qui démissionnent, de scientifiques qui font triompher la vérité. Nous n’avons pas compris cet épisode en France parce que nous n’en avons perçu que les échos assourdis à travers la crise de la canicule et du chikungunya.

    Nous allons nous-mêmes devoir inventer des récits pour donner sens à l’épreuve sanitaire, économique et militaire qui vient. Mais nous
    avons aussi des ressources qui sont moins disponibles dans l’espace
    chinois, notamment le fait que les lanceurs d’alerte soient protégés.
    Peut-être que le « sacrifice » de Li Wenliang, ce jeune
    opthalmologiste qui est mort du Covid-19 en février après avoir donné l’alerte en décembre et soigné des patients en janvier, sera un
    tournant dans la défense des lanceurs d’alerte en Chine. Peut-être que cette pandémie sera l’occasion d’échanger nos récits fondateurs pour construire ensemble une politique écologique adaptée aux nouvelles maladies, par exemple en croisant notre tradition libérale
    destructrice de l’environnement et une tradition chinoise plus
    attentive aux cycles de la nature.

    – Pourquoi selon vous l’OMS a-t-elle rechigné si longtemps à parler de pandémie pour le coronavirus alors qu’elle avait accepté de le faire plus tôt pour le SRAS ?

    – En 2003, l’OMS a saisi l’occasion du SRAS pour s’imposer à l’échelle internationale alors que l’ONU avait été humiliée par l’intervention unilatérale des Etats-Unis en Irak. Elle l’a fait en profitant d’une période de transition politique au cours de laquelle le gouvernement chinois ne pouvait pas collaborer avec elle, ce qui a été perçu par lui comme une humiliation prolongeant deux siècles au cours desquels l’Occident a donné des leçons sanitaires à la Chine.
    D’où la volte-face de la Chine en avril 2003 lorsqu’elle prend les mesures qui s’imposent pour contrôler l’épidémie. En 2006, les autorités de Pékin soutiennent fortement la candidature de Margaret Chan à la tête de l’OMS, qui a géré les crises de grippe aviaire et de SRAS au Département de la Santé de Hong Kong, pour marquer leur volonté de suivre le Règlement Sanitaire International définissant les normes pour les pandémies.

    Et elles ont contrôlé également l’élection de son successeur parce qu’elles ont de forts intérêts économiques en Ethiopie. On peut donc dire, sans verser dans la théorie du complot, que la Chine a compris qu’il fallait avoir l’OMS avec elle plutôt que contre elle si elle veut s’imposer comme un leader mondial.

    C’est pourquoi l’OMS est plutôt conciliante avec la Chine depuis le début de cette épidémie, et le rapport qu’elle a publié le 28 février donne littéralement la Chine en modèle des mesures qu’il faut appliquer à cette pandémie.

    – Depuis début 2020, il ne se passe pas une heure sans que de
    nouvelles informations paraissent au sujet de l’épidémie. Covid-19
    est-elle la première épidémie vécue en temps réel ?

    – Le SRAS était la première épidémie vécue en temps réel par les
    scientifiques. Il y avait un véritable effort de partage
    d’informations coordonné par l’OMS grâce aux premiers développements d’Internet. Aujourd’hui la révolution du numérique permet à chacun de suivre l’épidémie en temps réel. Internet est à la fois un remède et un poison pour la diffusion de la pandémie : nous allons travailler en ligne pour rendre acceptable le confinement, mais la diffusion de fake news produit des comportements inadaptés à la gestion de la pandémie.

    – En parallèle de l’épidémie virale, il y a une « épidémie », virale
    elle aussi, d’informations et d’affects relatifs au virus. La viralité
    de l’information est devenue avec internet et les réseaux sociaux un
    véritable trait social de notre époque, depuis que les nouvelles
    technologies de communication permettent à l’information de circuler très rapidement et de se démultiplier. Y a-t-il un rapport entre ces deux formes de « viralité » ?

    – Un virus est un morceau d’information génétique qui cherche à se
    répliquer, ou, comme le dit l’immunologiste Peter Medawar, « une
    mauvaise nouvelle dans une capside ». La plupart du temps, les virus
    se répliquent dans nos cellules de façon asymptomatique. Mais parfois les virus font dérailler la machine à réplication en causant des
    paniques immunitaires ou un effondrement du système. Ce qui se passe au niveau moléculaire a des échos au niveau macro-politique.

    – Quel rôle jouent ceux que vous appelez les sentinelles et les
    lanceurs d’alerte dans la circulation de l’information sur le virus ?

    – Les sentinelles perçoivent les pathogènes dès leur transmission aux
    frontières entre les espèces : ce sont à la fois des animaux placés
    sur des lieux intenses d’émergence virale (hotspots), comme des
    volailles non vaccinées dans un élevage, et des territoires équipés
    pour percevoir ces signaux (comme Hong Kong, Taiwan ou Singapour dans le cas de la grippe aviaire, ou Wuhan pour les coronavirus). Les
    lanceurs d’alerte portent leurs signaux dans l’espace public pour
    prendre les mesures sanitaires adaptées, : Li Wenliang a joué ce rôle
    pour le Covid-19, mais le géographe militant Mike Davis a joué un rôle similaire aux Etats-Unis pour la grippe aviaire. Ce sont deux types d’acteurs très différents mais qui doivent travailler ensemble. La Chine a développé ses sentinelles mais peu ses lanceurs d’alerte. Nous avons fait le choix inverse.

    – Dans leurs manières de réagir face à la progression du virus, les
    gouvernements semblent pris entre deux impératifs difficilement
    conciliables, l’impératif du maintien de l’économie et l’impératif
    sanitaire, ce qui suscite différents types de réaction, même s’ils
    semblent converger actuellement dans le modèle chinois. Comment
    expliquez-vous le décalage temporel entre la France et la Chine, par
    exemple ?

    – La Chine semble en effet avoir inventé un modèle qui rend compatible la protection de l’économie et la mobilisation sanitaire, parce qu’elle a les moyens d’intervenir rapidement et massivement en cas de nouveau foyer épidémique. Notre tradition libérale va à l’encontre de ce genre de gouvernance sanitaire, parce que nous privilégions la liberté de circuler et les bienfaits politiques qui en découlent. Nous allons devoir trouver dans notre propre tradition libérale les moyens de justifier les mobilisations sanitaires qui s’imposeront face aux nouvelles épidémies causées par les transformations écologiques.

    – Y aurait-il une forme de réponse au coronavirus qui serait à la fois
    protectrice, mais qui ne signifie pas un surcroît de surveillance et
    de contrôle des populations ?

    – C’est tout l’enjeu des semaines qui viennent : un effort de
    mobilisation collective qui ne repose pas sur une surveillance et un
    contrôle de l’Etat mais sur une vigilance sanitaire et un partage
    d’informations dans la population.

    – En janvier, le coronavirus était une petite « grippe », et la France
    attribuait à l’incurie des dirigeants chinois la propagation de
    l’épidémie sur leur territoire. Aujourd’hui, la Chine apparaît comme
    un modèle de gestion de crise sanitaire, les pays européens sont
    dépassés par les progrès de la pandémie, et les « experts » médicaux
    ou scientifiques en France tiennent un discours beaucoup plus
    alarmiste. Que dire de ce revirement complet dans le discours
    scientifique et politicien ?

    – Cela dit beaucoup à la fois sur la difficulté de la France à tenir
    une place centrale sur un échiquier géopolitique bouleversé par
    l’entrée de la Chine il y a une quarantaine d’années, et sur la
    difficulté à gouverner un Etat lorsque les transformations écologiques
    produisent des pathogènes aussi imprévisibles que le SARS-Cov2.

    – Le président de la République vient d’annoncer des mesures d’une
    radicalité sans précédent pour contenir l’épidémie en France. Quels
    vont être les enjeux des prochaines semaines, mois, années ? Quelle
    est la nouveauté de cette pandémie selon vous ?

    – Toute la question est de savoir si le confinement, qui est une
    mesure inédite en France alors que les Chinois s’y préparent depuis
    2003, est compatible avec notre tradition libérale. Nous avons
    beaucoup critiqué les excès du libéralisme, dont cette crise est un
    des effets, mais nous allons voir dans les semaines qui viennent à
    quel degré minimal de liberté nous tenons. Les animaux domestiques ont très peu de liberté : nous les avons confinés et parfois abattus pour nous protéger d’eux et nous en nourrir depuis une trentaine d’années.

    Le coronavirus de chauve-souris nous pose la question : quel degré
    minimal de liberté fait que vous êtes différents des autres animaux ?

    https://lundi.am/Des-chauve-souris-et-des-hommes-politiques-epidemiques-et-coronavirus

  • The Rise and Fall of Home DNA Testing - Bloomberg
    https://www.bloomberg.com/news/articles/2020-02-25/the-rise-and-fall-of-home-dna-testing

    Privacy fears hinder a once-hot business, dialing up pressure to deliver on its health-care promises Consumer DNA-testing firms are closing up shop and cutting jobs, as a lull in sales forces the industry to move beyond the genealogy tests that turned a handful of well-funded companies into household names. At least three companies have closed down or suspended their operations over the past year, while the two DNA-testing bellwethers, Ancestry.com LLC and 23andMe Inc., each cut (...)

    #AncestryDNA #Ancestry.com #génétique #bénéfices #23andMe

  • [Chroniques Mutantes ] Chroniques Mutantes #239
    http://www.radiopanik.org/emissions/chroniques-mutantes-/chroniques-mutantes-239

    Au programme :

    L’humeur de Baxter

    La revue de presse (et une minute de silence en hommage à nos soeurs trans assassinées)

    Tirage de tarot

    Agenda

    Playlist : Peaches - Talk to me G.L.O.S.S. - Transday of Revenge Camembert au lait crew - La cantine de l’usine Oh Mu - Daddy

    http://www.radiopanik.org/media/sounds/chroniques-mutantes-/chroniques-mutantes-239_08216__1.mp3