• [Chroniques Mutantes ] Billet d’humeur de King Baxter : Monomaniaquerie musicalement religieuse - Chroniques Mutantes #236
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    Billet d’humeur de King Baxter : Monomaniaquerie musicalement religieuse

    Documentaire de Léa, Nathalie et Eloïse de l’émission Langues de Fronde (Fréquences Paris Plurielles/Radiorageuses), El son del Caracol, qui revient sur les rencontres féministes du Congrès National Indigène (CNI) qui a eu lieu cet été dans l’État de Veracruz au Mexique.

    https://languesdefronde.noblogs.org ///// . https://radiorageuses.net

    Revue de Presse

    Agenda

    Playlist : chansons découvertes grace à la page facebook Queer Bands :

    https://www.facebook.com/Queer-bands-105095484327315

    Froe Char/A story not to tell, SBSM/Work, G.L.O.S.S/Give violence a chance, Radical Kitten/Full circle, LKILL/Claque (...)

    http://www.radiopanik.org/media/sounds/chroniques-mutantes-/chroniques-mutantes-236_08096__0.mp3

  • Première fois que je retourne à la piscine depuis des lustres, non pas des lustres, mais des mois, oui. La piscine ne me punit pas trop sévèrement de cette désertion, je parviens à faire mon aquatique kilomètre, un peu sans force à la fin, mais jusqu’au bout malgré tout.

    Du coup, les choses auxquelles on pense en faisant ses longueurs de piscine, l’idée de reprendre toutes les mentions de ces choses auxquelles je pense en faisant mes longueurs de piscine, ce qui finissait par devenir une catégorie en soi dans la rubrique Contre . http://www.desordre.net/bloc/contre/index.htm

    #40.

    Ma mauvaise humeur ne doit pas être si soluble que cela dans l’eau, ce qui est heureux, sinon tous les autres nageurs de la piscine finiraient par brasser de l’encre de Chine.

    #47.

    M’élançant seul, premier arrivé, dans le grand bassin olympique de la piscine de Montreuil, je ne peux m’empêcher d’être pris d’un frisson grandiloquent, toute cette eau pour moi seul, et ce faisant je me livre à un rapide calcul 50 x 20 x 3 = 3000 mètres cubes d’eau, soit trois millions de litres d’eau tout de même. C’est souvent que je fais du calcul en nageant, ainsi le nombre de carreaux au fond de la piscine doit équivaloir au nombre de pixels du premier envoi d’images auquel j’ai assisté en 1987. Si je savais remettre la main sur ce fichier, on pourrait proposer à la piscine de Montreuil, lors de leur prochaine vidange des trois millions de litres d’eau, de repeindre chaque carreau tel un pixel. La mairie de Montreuil pourrait organiser un concours, envoyez votre image de 10 kilo-octets pour le fond de la piscine Colette Besson. Pour ma part je leur enverrais bien une photo aérienne du bassin en question, mais c’est moi bien sûr. D’ailleurs la saison prochaine, après la vidange annuelle, chacun pourra constater que j’ai gagné le concours. Les choses auxquelles on pense en faisant ses longueurs de piscine.

    Vers la fin de mon kilomètre, l’affluence est nettement plus forte et certains dépassements occasionnent bien des tourbillons et alors, je me dis que nous sommes peut-être une petite cinquantaine de nageurs à faire des longueurs, cela fait quand même quelques remous, il devrait y avoir un moyen de récupérer un peu de cette énergie non ? Une mini centrale hydro-motrice. Sans compter l’inénarrable barbotage des mamies dans le petit bain au son d’un disco d’un autre âge. Est-ce que les remous des mamies ne pourraient pas alimenter une petite batterie laquelle prendrait en charge la dépense électrique de la sono et du disco ? Les choses auxquelles on pense en faisant ses longueurs à la piscine.

    N’empêche dans ce groupe de femmes, majoritairement, âgées je croise le regard d’une amie de longue date, nous nous sommes rencontrés aux Arts Déco, je sais son combat récent et je la trouve bien courageuse dans sa régularité, le soir j’ironise, son sens de l’humour est intact, en lui envoyant un mail pour lui dire que depuis le temps que je rêvais de la voir en maillot de bain. N’empêche, c’est vrai, j’ai un peu de mal à me dire qu’il s’agit de la même personne que j’ai connue tellement jeune et qui désormais barbote avec les mamies du mardi midi, je crois qu’il n’y a pas de mot pour décrire mon vertige tandis que je sors de la piscine de Montreuil, entré dans l’eau en conquérant d’un bassin olympique, et sortant écrasé par la perspective fuyante du temps : je suis donc rentré aux Arts Déco il y a vingt sept ans. Les choses auxquelles on pense en faisant ses longueurs à la piscine.

    #59.

    Pensée profonde du jour : après une matinée à faire de la feuille de calcul, le spectacle, en nageant, du carrelage de la piscine n’est pas la meilleure récréation qui soit.

    Corollaire à cette pensée, est-ce qu’avec un bon vidéo projecteur, on ne pourrait pas nous passer des films (muets, forcément muets) au fond de la piscine.

    Lot de consolation : le soleil en entrant par les larges baies vitrées crée de très beaux dessins lumineux difractés par l’agitation de la surface de l’eau, je les mémorise et l’après-midi, de retour au travail, je m’évertue de les superposer mentalement à mes feuilles de calcul.

    #201.

    Chaque année, prendre la résolution de tout écrire dans son agenda, les kilomètres parcourus à la piscine, les livres lus, les films et les spectacles vus, les concerts et les disques écoutés et les expositions visitées. Et à la fin de l’année faire le bilan comptable de cette activité contre. Oui, se dit-il, et il le note dans son agenda, dans la colonne des choses à faire.

    #203.

    Les choses auxquelles on pense à la piscine.

    Je fais vingt longueurs de cinquante mètres, mille mètres, un kilomètre. C’est une progression lente, il y a peu je faisais encore du deux à l’heure. Je suis tout juste descendu en dessous de la barre des vingt cinq minutes pour ce kilomètre. Progression lente, coûteuse aussi et il est à peine exagéré de dire que chaque mètre compte, que chaque mètre coûte. Et je compte. Et cela me coûte. Ce n’est pas seulement à chaque virage que je compte. Je compte les demies longueurs, parfois même les quarts de longueurs. Le fond de la piscine est carrelé, je suis souvent tenté d’en compter les carreaux qui défilent lentement sous moi. Ou je les identifie à des pixels. D’ailleurs en comptant longueurs et mètres je me donne des repères en pixels, 400 mètres c’est une image de 400 pixels de large, 700, 725 ce sont les pixels de large pour de nombreuses images du Désordre, 600, 800 aussi et 1000 la nouvelle largeur des images de la Vie, 1000 c’est l’objectif, si lentement atteint à l’image de ces barres de téléchargement qui progressent avec lenteur, kilo-octet à kilo-octet. Et c’est à une barre de téléchargement que je pense quand je nage et que je compte les longueurs que je fais.

    Les choses auxquelles on pense en nageant. Vraiment.

    #223.

    En faisant ses longueurs à la piscine, depuis quelques temps, cela ne lui suffisait plus de boucler la distance impartie, il se battait désormais aussi contre la pendule, l’objectif avait d’abord été de boucler le kilomètre en moins d’une demi-heure, ce samedi après-midi, il tentait de descendre en dessous de 24 minutes, ce qu’il ne parvint pas à faire en dépit d’efforts coûteux qui le laissèrent absolument haletant, peut-être pas au point de se sentir mal, mais asphyxié épuisé cela oui. Tandis qu’il tirait sur ses bras dans les deux dernières longueurs, se faisant violence, il pensa, c’est bien lui, qu’à défaut d’écrire comme Robert Musil, il allait bientôt mourir comme ce dernier d’une crise cardiaque, dans la salle de gymnastique (fin assez décevante et médiocre tout de même pour un auteur comme Musil, mais passons). Et il nageait, la dernière longueur en sprint, pensant à toutes ces figures admirées qu’il pourrait imiter à bon compte, à défaut d’en imiter, même imaprfaitement, le talent, les rides sur le front, comme celles de Samuel Beckett, la carrure de René Char, les angoisses et les crises de désespoir chaque matin comme Pablo Picasso, les bourrades dans les côtes comme Georges Perec, on laisserait de côté, assez vivement, la robe de chambre de Louis-Ferdinand Céline et les collections de papillons de Pierre Bergougnioux, se tenir au garde à vous au téléphone, comme Marcel Proust, régresser au point d’en devenir terriblement réactionnaire comme Keith Jarrett. Et mal vieillir, de façon tellement sénile et stérile, comme Woody Allen. Aller un peu trop loin dans la mise en scène de soi-même comme Edouard Levé. Tout un programme. Les choses auxquelles on pense, bien immodestement, en faisant ses longueurs à la piscine.

    Dans la même journée, tu fais un kilomètre à la piscine, tu vas écouter le concert d’Ervan Parker, et tu finis d’écrire ton article contre les photographies d’Issouf Sanogo. Dans la même journée.

    #236.

    Chaque année ta banque t’envoie deux agendas, deux exemplaires du même agenda, cadeaux commerciaux de pas grand chose. Cette année tu as pris le parti de toute noter dans cet agenda, les lectures, les films, les disques, les concerts, les spectacles, les kilomètres parcourus à la piscine, tout.

    Que tu aies besoin de tenir une comptabilité de tout ceci me dépasse un peu, qu’elle soit rigoureuse, après tout, pourquoi pas ?, mais qu’est-ce qui t’empêche d’utiliser le deuxième agenda, le deuxième exemplaire, pour y noter n’importe quoi, ce qui me passe par la tête ?, oui, pourquoi pas, que le deuxième exemplaire de l’agenda soit l’occasion de tous les débordements possibles de la fiction, tu peux t’y prêter des lectures que tu n’as pas eues, pas encore, des concerts auxquels tu as peu de chance de te rendre, trop chers ou trop loin, des spectacles auxquels tu ne peux que rêver de te rendre et des films que tu as manqués au moment de leur sortie en salle, mens, invente, fais ce que tu veux.

    Et n’oublie pas, de temps en temps, de partir de chez toi en prenant le mauvais agenda, et alors, oblige-toi à vivre ce qui est noté dans l’agenda de la fiction.

    #286.

    Régulièrement quand tu passes par la Croix de Chavaux, par exemple pour aller à la piscine, tu regardes le haut immeuble où tu sais que ton ancienne analyste continue de recevoir ses patients. Tu regardes les fenêtres du dernier étage en repensant à toutes ces photographies que tu as prises de cette fenêtre, de l’agitation de la place, dont tu fais finalement partie, d’en bas, regardant vers les hautes fenêtres.

    Et puis une fois tous les ans, tous les deux ans, tu ressens dans l’étau toujours plus serré de tes propres doutes, le besoin de reprendre rendez-vous auprès de ton analyste. Tu vas la voir pour faire fonctionner devant ses yeux les rouages que tu as découverts dans son cabinet, tu veux t’assurer que tes compréhensions contemporaines sont compatibles avec tes fonctionnements anciens.

    A la fin de cette séance, tu remontes au dernier étage de cet immeuble de sept étages et tu photographies la place de la Croix de Chavaux. Tu détailles du regard les mouvements des véhicules et des passant, le clignotement des éclairages publicitaires, les nuages qui passent, depuis ce point de vue de créateur presque.

    Parfois tu te demandes si d’avoir accès à cet escalier, de temps en temps, pour y monter au dernier étage, ne serait pas suffisant. Tu te sentirais un peu cerné par tes doutes. Tu monterais en haut de la place, photographierait l’agitation et la circulation autour de cette place, et tu te sentirais à nouveau en phase, tu pourrais reprendre ta place dans le manège.

    Et pareillement quand tu reprends contact avec ton ancienne analyste tu retrouves, avec le même plaisir, le catalogue de je ne sais plus quelle rétrospective de Jean-Michel Basquiat. Dont tu dois être, à en juger par le manque d’usure du livre, le seul lecteur. Un lecteur très épisodique.

    #307.

    Et tout d’un coup, le corps plongé dans l’eau de la piscine, c’est comme si je replongeais dans la musique de Stephen O’Malley, plus sûrement les acouphènes d’hier soir se réveillent dès que l’eau vient faire pression sur mes tympans. Dommage c’était une bonne idée, un peu de musique pendant que je nage, tellement mécaniquement, aux confins de l’ennui.

    #308.

    De retour de la piscine, je croise mon amie Daphna, et je peine à croire que cinq minutes plus tard je serais de nouveau prisonnier de l’open space. Daphna que je connais depuis 1986. Tous les deux étudiants aux Arts Décos. Je ne sais pas très bien ce que penserait le jeune homme que j’étais alors de cette situation.

    En tout cas je sais ce que l’homme d’aujourd’hui pense du jeune homme d’alors. Et le simple fait de croiser Daphna me le rappelle instantanément. Ce jeune homme n’était pas brillant. Pas tous les jours.

    Ou dit différemment, de quoi ai-je le plus honte, aux yeux du jeune homme d’alors d’être devenu un employé de banque, un Bartleby, ou à mes yeux d’aujourd’hui, du jeune homme suffisant que j’étais alors ?

    #309.

    Le virage s’est fait l’été dernier. Pendant tout le mois de juillet je suis allé à la piscine tous les jours en sortant du travail et tous les jours j’ai nagé un petit kilomètre. Et pour tout dire, j’avais le sentiment que cet exercice et cette astreinte quotidiens produisaient un affinement du corps, et même réveillaient des muscles ayant insuffisamment travaillé ces dernières années. Je me surprenais à retrouver une force dans les bras que je n’avais plus depuis tellement longtemps. Un peu plus et je contemplais dans le miroir les vaisseaux saillants de mes avant-bras et je me prenais sans doute à rêver qu’encore quelques dizaines de kilomètres et j’aurais de nouveau un corps de jeune homme.

    Et puis, naturellement, ce qui devait arriver arriva, un jour, fin juillet, je me suis fait un claquage. Finie la phase 2 de l’opération Corps de rêve.

    Et pourtant j’ai besoin d’aller à la piscine faire des longueurs, j’en ai besoin pour rester maître de mes difficultés respiratoires. Et c’est déjà nettement moins glorieux. Quand je sors de l’eau, on ne dirait pas Sean Connery dans James Bond contre le Docteur No ou Daniel Craig dans le même appareil, dans Casino Royal, non c’est plutôt au personnage secondaire de l’Autofictif d’Eric Chevillard qui est l’occasion d’haikus mordants que je pense, le Gros Célibataire.

    Le Gros Célibataire sort de l’eau
    à bout de souffle
    avec une échelle.

    Sur l’arrête du nez, la marque rouge des caoutchoucs de mon respirateur.

    Donc ne plus s’illusionner sur l’opération Corps de rêve, et comprendre que la phase 2 a effectivement commencé, c’est la phase dans laquelle il faut faire de l’exercice pour retarder l’arrivée de la grande faucheuse et d’ailleurs il faut que j’arrête de m’illusionner, les baigneuses quand elles me regardent admiratives, ce n’est pas pour la largeur de mes épaules qu’elles ont ont des regards aimables, mais, au contraire elles sont pleines de commisération pour un ce qu’elles prennent, à juste titre, pour un vieil homme (encore) bien conservé.

    Ainsi va la vie à bord du Redoutable.

    #329.

    Chaque fois que je reprends latéralement ma respiration en nageant, je déchiffre, je ne peux m’en empêcher, tout ce qui est écrit sur les murs, les défense de, les ville de Montreuil, les numéros de couloir, tout ce qui est écrit, je finis par le lire, comme d’ailleurs je peux le faire de tout ce qui est écrit sur une boîte de céréales au petit déjeuner, sans doute pour rompre avec l’ennui des longueurs de piscine.

    Ils attendent quoi exactement à la piscine de Montreuil pour couvrir les murs de Haïkus ?

    #332.

    Ca y est, ils m’ont enfin entendu à la piscine de Montreuil, ils ont tendu un immense écran de toile. En revanche je doute beaucoup que ce sera pour projeter des haïkus ou encore Film de Samuel Beckett, en tout état de cause, la prochaine fois que j’irai à la piscine le projecteur sera en état de marche et on devrait, en toute logique, m’entendre pester sur le fait que le programme projeté n’est pas à mon goût.

    Comment est-ce que je peux encore tomber dans de tels panneaux.

    #345.

    Tandis que les portes de la piscine ouvrent pour son public du midi, salariés qui vont faire quelques longueurs sur le temps de pause du midi et mamies du disco aquatique, reflue une petite foule de jeunes adultes handicapés, tous ou presque un immense sourire aux lèvres, on sent que cela leur fait plaisir la piscine, l’un d’eux s’égare dans les douches sa démarche chaloupée et mal habile parfaitement en rythme de la musak diffusée par la radio de la piscine.

    #347.

    A la piscine tu es dépassé dans ta ligne par un groupe de torpilles humaines, tu en prendrais presque ombrage d’être pareillement doublé, es-tu si lent ?, puis tu remarques l’étonnant équipement de ces nageurs plus rapides, des palmes et des prothèses aux mains pour augmenter la force de brassage sans doute. Et dire que tu pensais que le seul équipement nécessaire à la nage était un maillot de bain (facultatif dans les rivières des Cévennes quand on est entre soi et quel plaisir).

    Tu repenses, à ces types qui descendaient les pentes du Puy de Sancy sur leur vélo tout terrain, leur équipement était celui que tu aurais prêté à des motards tout terrain, certains d’entre eux portaient au dessus de leur casques de petites caméras et filmaient leur descente depuis ce point de vue privilégié. Nul doute que les vidéos réalisées étaient le soir-même sur les plates-formes de partage de vidéos.

    Et tu avais ri à cette idée que ces petites vidéos étaient littéralement des surmoi.

    #357.

    A la piscine, ma volonté commande à mes bras de tirer plus fort dans l’eau, pour éprouver mes poumons, lesquels tentent de se faire entendre auprès de ma volonté qui s’émousse un peu, mais tient bon, tant que le kilomètre ne sera as parcouru pas de répit pour les bras et les épaules qui à leur tout mettent les poumons à l’épreuve.

    Tenir, disais-je.

    #432.

    Je ne sais ce à quoi pensent les autres nageurs dans la piscine de Montreuil, mais s’ils sont tous occupés, comme je le suis en faisant mes longueurs, à des projets chimériques que les miens en ce moment, j’ose espérer que les Maître-nageurs sauveteurs de notre piscine ont reçu une formation spéciale pour traiter non seulement les noyés mais aussi les aliénés.

    #452.

    Je commence mes longueurs à la piscine dans l’agréable sensation de glisser sur une eau limpide et déserte, un kilomètre plus loin, je rampe dans une mer de mercure, trouble et surpeuplée.

    #453.

    C’est fréquent que nageant dans la piscine je trouve en pensée la solution pour tel projet laissé en plan la veille au soir dans le garage. Il arrive aussi, et je ne peux m’empêcher d’éprouver un léger sentiment d’injustice, que je trouve la solution d’un problème resté en plan au travail, c’est comme si j’avais gâché la récréation.

    Mais le choix de la dérive de mes pensées en nageant m’appartient aussi peu que celui des images de mes rêves.

    Et d’ailleurs est-ce que si nous avions le choix du programme de nos rêves, est-ce que ce seraient encore des rêves ?

    Les choses auxquelles on pense en faisant ses longueurs à la piscine, en repoussant de toutes ses forces les choses auxquelles on ne veut pas penser. Comme par exemple de repenser au rêve de cette nuit.

    #456.

    Le rêve d’une installation du futur, les pensées des nageurs d’un bassin olympique sont projetées au fond de la piscine par je ne sais quel procédé et dessinent une toile immense d’images se chevauchant avec de très beaux effets d’opacités diverses, et nager serait alors aussi beau que de se tenir fermement au bastingage de l’installation de Georges Didi-Huberman, au Fresnoy à Toucoing, ce qui tend à penser qu’on n’est sans doute pas obligé d’attendre l’avènement de la technologie qui permettrait la mise en images des pensées des nageurs, et sans attendre cette dimension interactive, d’ores et déjà, transformer les fonds des piscines en écrans géants. Je serai le premier à m’abonner à un tel service.

    Pareillement, je rêve de nager dans une piscine labyrinthique.

    Et pour les lecteurs des Idées noires de Franquin, on pourrait de temps en temps corser un peu l’affaire en introduisant un requin dans le labyrinthe. Surtout ne pas péter.

    Les choses auxquelles on pense en faisant ses longueurs à la piscine. Et dans la dernière longueur de me dire, je devrais créer une manière de tag pour ces choses auxquelles je pense en faisant mes longueurs à la piscine.

    #12.

    La surprise en plongeant dans la piscine, l’eau est chaude, collante, et tous les jeux d’ombres et de lumières flous qui étaient ceux de la rivière ont été remplacés par le quadrillage net des carreaux au fond de la piscine, netteté due aux lunettes dites de piscine. Et les retirer serait s’exposer à la morsure du chlore. Tandis que dans la Cèze ce sont les yeux nus que je me jette à l’eau, souvent accompagné par des myriades de vairons.

    Mais soyons juste, dans la piscine municipale je ne redoute pas la potentielle présence de couleuvres au fond de l’eau.

    #20.

    Naïvement j’ai cru ce matin, avant de partir à la piscine, que de comptabiliser les kilomètres parcourus à la piscine depuis de début de l’année allait me rendre les choses plus faciles, ainsi j’ai parcouru 32 kilomètres à la nage depuis le premier octobre 2013, soit un peu en deça de la distance qui sépare Paris de Pontoise. Bref, je ne suis rendu qu’à Saint-Ouen l’Aumône, encore un kilmomètre et j’arrive à Maubuisson, encore un autre et je suis chez B. et encore un autre et je franchis l’Oise (à la nage sans doute) et je pourrais prendre mon café dans la si bonne brûlerie sur le haut de Pontoise.

    Est-ce la perspective de nager sur un plan d’eau aussi incliné que la montée depuis les rives de l’Oise vers l’église Saint-Maclou de Pontoise ou tout simplement parce que j’avais sans doute imaginé que je devais déjà être rendu du côté de Senlis et que d’ici à la fin de l’année nul doute je parviendrais, à la nage donc, jusqu’à Bapaume, et que la comptabilité dans mon agenda de toutes les mentions de kilomètres aquatiques a révélé un chiffre très en dessous de ce que j’espérais, il n’empêche, je finis le kilomètre d’aujourd’hui, épuisé et découragé.

    En nage serais-je tenté de dire.

    #31.

    Retour des vacanciers. Cette fois-ci à la piscine, tu reconnais les corps halés dans l’eau et anticipe leur vigueur éphémère, ceux-là vont entamer leurs longueurs au quart de tour, mais vont vite s’essouffler, en novembre ils auront oublié du tout au tout le chemin de la piscine. En attendant éviter leurs mouvements vifs dans les lignes comme les croiseurs font des torpilles fourbes des sous-marins.

    Nageant tu repenses à certaines scènes de Das Boot de Wolfgang Petersen. Et dans tes rêves d’installations à la piscine de Montreuil, tu penses à ce que cela serait de nager dans une piscine aussi vaste, dans l’obscurité, poursuivi par le bruit d’un sonar.

    Les choses auxquelles on pense en faisant ses longueurs à la piscine.

    #32.

    Tu voudrais, comme cela, toute l’après-midi peut-être pas, mais davantage que ce que tu ne fais, cela sûrement, pouvoir continuer d’ouvrir une nouvelle fenêtre de mail pour t’envoyer un nouveau paragraphe de Contre. Mais cela ne fonctionne pas comme cela, ce serait trop facile. Te levant de ton petit banc abrité des regards à quelques encablures seulement de ton travail, ou, tout aussi bien, en revenant de faire ton kilomètre à la piscine, tu peux en écrire deux ou trois, parfois quatre, cinq c’est arrivé une fois, le petit banc et la piscine te donnent cet élan, mais davantage, non, ce n’est vraiment pas possible. Non que tu n’aies pas déjà essayé, ne serait-ce que par désoeuvrement, ou, plus sûrement pour distraire ton ennui, mais la source, c’est dire si elle est modeste, est vite tarie.

    Et tu sais, depuis toujours, qu’il ne faut jamais trop tirer sur les sources modestes. Sans courir le risque de les assécher définitivement.

    Va donc prendre un café dans un gobelet de plastique brun ou croque dans une pomme mais ne commets pas l’imprudence de trop essayer.

    Contre c’est ne pas trop tirer d’eau chaque jour.

    #89.

    Pour la première fois depuis tellement longtemps, le rêve d’une apnée qui n’est pas angoissante, pas synonyme d’asphyxie ; mais bien au contraire plaisante, ivresse même, je viens de plonger à la piscine et je remonte très lentement à la surface, en fait j’ai atteint une telle profondeur que c’est une vraie nage que de revenir à la surface, une nage verticale, je trouve que le cyclone de bulles que j’ai créé dans mon plongeon est admirable au regard, je mets très longtemps à remonter à la surface, mais je prends mon temps, je fais durer le plaisir. Je fais durer l’apnée. C’est une apnée de rêve à la façon de celles interminables de Johny Wesmüller dans le Tarzan de Van Dyke.

    Et si c’était dans ce rêve qu’était contenu l’espoir de ma guérison ?

    En rêve, on peut faire tellement de choses, y compris de guérir d’un mal incurable (mais pas dangereux).

    #120.

    Faisant tes longueurs à la piscine le midi sur ton temps de déjeuner, tu réalises une fois de plus à quel point tu tiens un compte serré des longueurs déjà parcourues et de celles qui restent à faire et tu voudrais que cela aille plus vite, être bientôt sorti de l’eau, arrêter d’étouffer volontairement pendant trois passages de bras, que cesse la douleur légère mais continue dans les bras, les avant-bras surtout, et les épaules, et pour te représenter tout cela, tu ne cesses de calculer le ratio des longueurs faites versus les longueurs restant à faire en des pourcentages, tout en te faisant la réflexion que la représentation graphique de tout ceci dans ton esprit est celle d’une barre de défilement sur un ordinateur, représentation que tu généralises à d’autres moments de l’existence, comme la progression des jours de la semaine.

    Tu remarques que ta progression, comme cela l’est sur un ordinateur vieillissant, voire en fin de parcours, est de plus en plus laborieuse au fur et à mesure que la barre de défilement fonce.

    Et, faisant tes longueurs à la piscine le midi sur ton temps de déjeuner, tu fais l’application de cette longueur, de cette difficulté accrue et du pourcentage accompli contre le pourcentage restant à réaliser, l’application de tout ceci donc, à ton existence toute entière.

    Et d’après toi, tu en es où sur ta barre de défilement ?

    #133.

    A la piscine, en pleine forme, tu nages vite et longtemps, plus vite et plus longtemps que d’habitude et tu remarques alors que la lutte que tu mènes contre toi-même n’a plus son siège dans ton souffle mais dans les bras. Ce que tu regrettes, si tu vas à la piscine pour faire des longueurs, ce n’est pas pour accentuer le côté armoire à glace, pitié !, c’est bien davantage pour travailler ton souffle, augmenter cette capacité pulmonaire qui te fait défaut, surtout la nuit, mais voilà, tu le réalises en nageant, cela fait deux ans que tu fais des longueurs à la piscine, tu t’es endurci dans cet exercice, tu as plus de souffle et aussi plus de force dans les bras, et donc, réalisation amère, si tu veux travailler son souffle, il va falloir désormais faire davantage de longueurs, tirer davantage sur les bras, au point de te faire manquer de souffle.

    Les choses auxquelles on pense quand on fait des longueurs !

    Et sans doute aussi, nageant aujourd’hui avec de pareilles pensées en tête, as-tu le sentiment de nager avec la mort aux trousses, tu nages d’autant plus vite aujourd’hui.

    Exercice #7 de Henry Carroll : comment vous sentez-vous, exprimez-le avec la lumière

    Souvenir d’une grippe carabinée, avec de remarquables pics de fièvre.

    #qui_ca

  • Gouvernorat (pro-)français à Kidal
    http://survie.org/billets-d-afrique/2014/236-juin-2014/article/gouvernorat-pro-francais-a-kidal-4748

    Plus d’un an après le déclenchement de l’opération Serval, l’intégrité du territoire malien n’est toujours pas restaurée, contrairement aux objectifs officiels de l’armée française, le Nord échappant toujours à l’autorité administrative malienne. La France, qui voulait l’année dernière « détruire les terroristes », continue de ménager son allié le MNLA (Mouvement national pour la libération de l’Azawad), mais étend sa bienveillance à certains ennemis de la veille. Le Mouvement Arabe de l’Azawad et le Haut Conseil (...)

    #236_-_juin_2014

    / #Mali, #Brèves_d'Afrique_et_d'ailleurs

  • Opération Turquoise : Le Drian osera-t-il faire accepter la levée du secret défense ?
    http://survie.org/billets-d-afrique/2014/236-juin-2014/article/operation-turquoise-le-drian-osera-4740

    Alors que l’on commémore les 20 ans de l’opération Turquoise au Rwanda, Survie s’interroge sur les réticences du ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, à lever le secret défense sur le rôle de la France au Rwanda avant, pendant et après le génocide. Beaucoup de zones d’ombre subsistent en particulier sur une intervention militaire que les plus farouches défenseurs d’une armée qui ne vivrait que pour protéger les citoyens du monde ont toujours présentée comme « humanitaire ».

    #236_-_juin_2014

    / #Complicité_de_la_France_dans_le_génocide_des_Tutsi_au_Rwanda, #Communiqués_de_presse, #Génocide_des_Tutsis_au_Rwanda, (...)

  • Turquoise : L’armée française en accusation
    http://survie.org/billets-d-afrique/2014/236-juin-2014/article/turquoise-l-armee-francaise-en-4741

    Du 22 juin au 22 août 1994, l’armée française mène au Rwanda une opération « humanitaire » pour « mettre fin aux massacres ». Baptisée Turquoise, elle a permis de sauver plus de dix mille Tutsi. Mais il est reproché à certains soldats français d’avoir commis ou laissé faire des exactions sur des rescapé-e-s tutsi dans la zone qu’ils contrôlaient. Turquoise avait en réalité des objectifs militaires : stopper l’avancée du Front patriotique Rwandais (FPR) qui, en prenant le contrôle du pays, mettait fin au (...)

    #236_-_juin_2014

    / #Complicité_de_la_France_dans_le_génocide_des_Tutsi_au_Rwanda, #Salves, #Armée_française

  • Loi paradisiaque
    http://survie.org/billets-d-afrique/2014/236-juin-2014/article/loi-paradisiaque-4737

    La « loi sur le développement » n’en finit pas de se vider des rares dispositions intéressantes que des parlementaires y avaient ajoutées (Cf. Billets n°234, avril 2014). Lors de son examen en plénière au Sénat le 26 mai, le gouvernement a, comme à l’Assemblée, réussi à torpiller les efforts des rares sénateurs mobilisés sur ce dossier, à l’instar de ceux des sénateurs communistes Michel Billout et Michelle Demessine demandant la transparence sur les bénéficiaires finaux des fonds d’investissement dans (...)

    #236_-_juin_2014

    / #Brèves_d'Afrique_et_d'ailleurs, #AFD

  • Intervention militaire. Sangaris : l’heure du bilan
    http://survie.org/billets-d-afrique/2014/236-juin-2014/article/intervention-militaire-sangaris-l-4732

    Le 5 juin marque les 6 premiers mois de la résolution 2127 de l’ONU autorisant le déploiement d’une force française en #Centrafrique. Le moment adapté pour faire un premier bilan de cette opération qui ne devait durer que de « 4 à 6 mois ». Le constat est sévère : la crise actuelle, qui avait débuté en décembre 2012 avec l’offensive de la rébellion Séléka et sa prise du pouvoir en mars 2013, n’a fait que s’accentuer depuis le lancement de l’opération Sangaris le 5 décembre 2013. On dénombrerait déjà 625 000 (...)

    #236_-_juin_2014

    / Centrafrique, #Salves, #Armée_française

  • Le goût des anniversaires
    http://survie.org/billets-d-afrique/2014/236-juin-2014/article/le-gout-des-anniversaires-4733

    C’est le 20 janvier 2014 que devait initialement être signé un accord de défense entre la France et le #Mali, qui donnait toute latitude à l’armée française d’intervenir comme chez elle, soit le jour où, 43 ans plus tôt, Modibo Keïta avait exigé le retrait des troupes françaises. La polémique avait conduit au report de la signature de l’accord (sans que le contenu annoncé ne soit rediscuté). La nouvelle date choisie était tout aussi judicieuse : le 25 mai est la date anniversaire de la fondation de l’OUA, (...)

    #236_-_juin_2014

    / Mali, #Armée_française, #Brèves_d'Afrique_et_d'ailleurs

  • Petits profits
    http://survie.org/billets-d-afrique/2014/236-juin-2014/article/petits-profits-4734

    Jeune Afrique (18/05) rapporte, au sujet de la dernière tournée africaine de Le Drian, que les présidents sénégalais et mauritaniens « en ont profité pour demander un renforcement de la #Coopération_militaire avec la France, déjà au beau fixe, et pour évoquer l’achat de matériel de guerre à des tarifs abordables. "Tous disent la même chose depuis l’opération Serval, explique un membre du cabinet du ministre : "Nous voulons acheter français, mais nous avons besoin de facilités financières."" Ce à quoi Le (...)

    #236_-_juin_2014

    / Coopération militaire, #Brèves_d'Afrique_et_d'ailleurs

  • Le « Canard » au garde-à-vous
    http://survie.org/billets-d-afrique/2014/236-juin-2014/article/le-canard-au-garde-a-vous-4736

    Il y a longtemps que la chronique hebdomadaire de Claude Angeli dans le Canard Enchaîné paraît essentiellement alimentée par les confidences d’officiers de l’armée française, particulièrement du renseignement militaire. Après tout pourquoi pas, si l’esprit critique demeure et s’il l’on prend garde à ne pas servir, malgré soi, de relai à la désinformation. Mais toute pudeur paraît abandonnée dans le numéro du 28 mai : on y apprend que si « la France patauge en Afrique », c’est surtout la faute des autres pays (...)

    #236_-_juin_2014

    / Médias / Communication, #Armée_française, #Brèves_d'Afrique_et_d'ailleurs

    #Médias_/_Communication

  • Transparence militaire
    http://survie.org/billets-d-afrique/2014/236-juin-2014/article/transparence-militaire-4735

    A Bambari (Centrafrique), le 22 mai, « un incident a opposé militaires français et ex-rebelles refusant de se voir dépouiller de leurs prérogatives de maîtres de la ville. Des coups de feu ont éclaté. Plusieurs officiers de Sangaris assurent n’avoir effectué que des tirs de sommation en dépit des flèches et des pierres lancées sur leurs véhicules, mais le nouveau chef d’état-major de la Séléka, le général Joseph Zoundeïko, parle de 3 morts et de 8 blessés, tous civils », rapporte C. Bensimon, l’envoyé spécial (...)

    #236_-_juin_2014

    / #Centrafrique, #Armée_française, #Brèves_d'Afrique_et_d'ailleurs

  • Pillage des ressources. Bras de fer du #Niger avec #Areva : un coup pour rien ?
    http://survie.org/billets-d-afrique/2014/236-juin-2014/article/pillage-des-ressources-bras-de-fer-4731

    Depuis l’automne 2013 l’État du Niger, par la voix de son Président Mahamadou Issoufou et de son ministre des Mines Hamidou Tchiana, développait un discours virulent envers la multinationale française Areva, en vue de rectifier des « relations déséquilibrées » depuis plus de quarante ans. Retour sur huit mois de négociations difficiles, conclues par l’annonce d’un accord le 26 mai, dans un contexte sahélien extrêmement instable. Les conventions minières encadrant l’activité de deux des filiales d’Areva au (...)

    #236_-_juin_2014

    / Niger, Areva, #Salves

  • Petits arrangements
    http://survie.org/billets-d-afrique/2014/236-juin-2014/article/petits-arrangements-4729

    Lors du sommet de la Francophonie en octobre 2012, Français Hollande avait ostensiblement manifesté son mépris pour #Joseph_Kabila, afin de signifier au monde, et à l’opinion française, son attachement au respect des droits de l’homme (c’était le début du mandat de « moi-président »…) et se démarquer de la realpolitik assumée par son prédécesseur. A ce qu’on sache, la toute puissante Agence nationale de renseignement congolaise n’a pas mis fin à ses activités, les militaires accusés de viols à Minova viennent (...)

    #236_-_juin_2014

    / #Centrafrique, #République_Démocratique_du_Congo, Joseph Kabila, Brèves d’Afrique et (...)

    #Brèves_d'Afrique_et_d'ailleurs

  • Petits arrangements (2)
    http://survie.org/billets-d-afrique/2014/236-juin-2014/article/petits-arrangements-2-4730

    Même scénario avec la #Mauritanie. Selon Jeune Afrique (18/05), le président mauritanien Abdel Aziz (arrivé au pouvoir par un putsch en 2008), « semble avoir gagné ses galons de partenaire privilégié, Le Drian lui a demandé, en tant que président en exercice de l’UA, de pousser les pays du continent à envoyer des hommes en #Centrafrique, et, en tant qu’ami de Déby, de lui parler... En signe de bonne volonté, le président lui a annoncé l’envoi de 1 000 soldats mauritaniens. Une bonne nouvelle pour la France, (...)

    #236_-_juin_2014

    / Centrafrique, Mauritanie, #Brèves_d'Afrique_et_d'ailleurs

  • Françafrique décomplexée
    http://survie.org/billets-d-afrique/2014/236-juin-2014/article/francafrique-decomplexee-4727

    Selon R. Carayol de Jeune Afrique, « #Jean-Yves_Le_Drian, le ministre français de la Défense, a annoncé le 9 mai à Alassane Ouattara, le président ivoirien, que la force Licorne allait prochainement changer de statut pour devenir une base des forces françaises en #Côte_d'Ivoire ». Si la présentation du journaliste est conforme à la réalité, cela signifie que les autorités françaises ne font même plus semblant de présenter officiellement la présence militaire française comme répondant à une demande africaine. (...)

    #236_-_juin_2014

    / Côte d’Ivoire, #Brèves_d'Afrique_et_d'ailleurs, Jean-Yves Le Drian

  • Nettoyage
    http://survie.org/billets-d-afrique/2014/236-juin-2014/article/nettoyage-4728

    Auditionné par la Commission de la défense de l’Assemblé nationale, le 16 avril dernier, sur « la politique de la France au Rwanda », #Hubert_Védrine confirmait une information capitale. Interrogé par le député socialiste Joaquim Pueyo qui lui demandait : « Est-ce que la France a livré des munitions aux forces armées après le début du génocide ? A quelle date ? », l’ancien Secrétaire général de l’Élysée répondait : « il est resté des relations d’armement et c’est pas la peine de découvrir sur un ton outragé (...)

    #236_-_juin_2014

    / #Complicité_de_la_France_dans_le_génocide_des_Tutsi_au_Rwanda, #Ventes_d'armes, #Brèves_d'Afrique_et_d'ailleurs, Hubert (...)

  • Bons et méchants dans le spectacle
    http://survie.org/billets-d-afrique/2014/236-juin-2014/article/bons-et-mechants-dans-le-spectacle-4726

    Depuis le rapt, le 14 avril, de 223 lycéennes dans le Nord-Est du #Nigeria par le groupe terroriste soit disant islamiste désigné sous le nom de Boko Haram les média et autres faiseurs d’opinion se sont jetés sur la barbarie africaine du moment avec une avidité qui s’est transformée en hystérie quand le leader supposé de la secte a évoqué la possibilité de réduire ces jeunes filles en esclavage. Mais qui se cache donc derrière Boko Haram ? Mohamed Yusuf, théologien nigérian formé en Arabie saoudite, fonde (...)

    #236_-_juin_2014

    / #Édito, Nigeria

  • #seenthis : je viens de modifier (radicalement) le code de détection des hastags, noms et URL. Ça permet de taguer dans des langues supplémentaires : #शम्मी_कपूर, et ça pourrait bien être plus rapide lors de l’édition des messages (ou pas...).

    En revanche, risque de bugs. (En tout cas, j’ai constaté que le Javascript et le PHP ne détectaient plus la même chose, ce qui me casse carrément les pieds.)

    • Je devine que tu passes par des expressions rationnelles pour détecter les hashtags. L’un des problèmes souvent rencontré est que la plupart des implémentations d’expressions rationnelles sont prévues pour fonctionner en 8 bits uniquement, et non en UTF-8 dont on a habituellement besoin pour faire des caractères non ASCII.

      D’après les commentaires que l’on peut lire dans le documentation, le PCRE implémenté dans le PHP a besoin d’être spécialement compilé pour permettre au modificateur « u » (minuscule) de fonctionner correctement en UTF-8 :

      http://php.net/manual/fr/reference.pcre.pattern.modifiers.php

      Pour autant, comment se comporte JavaScript à ce niveau ? Quelles différences d’implémentation selon les navigateurs ?

      Peut-être est-il prudent de faire passer les hashtags en ASCII en transformant les caractères éligibles en entités HTML équivalentes ? Ainsi, à la place de lire « #शम्मी_कपूर », il faudrait plutôt écrire « #&#2358 ;म्मी_कपूर » dans le code source HTML et adapter les expressions rationnelles en conséquence (ce qui est un boulot non trivial) ?

      (J’en profite pour noter que les entités inscrites ci-dessus sont incorrectement détectées comme tags... Pas de solution simple quand on essaye de faire son propre dialecte de messages...)