Ne pas trop comprendre sur quoi elle se base pour dire ça
Déjà, ça s’appuie sur une conception très dénaturée de l’idée de Sécurité Sociale au départ. L’aspect conquête du prolétariat est gommé au profit de l’aspect assistance, charité publique ou volontaire, ce qui n’est pas du tout la même chose. Nous défendons des droits. Le droit à une vie digne dans tous ses aspects est un combat quotidien, notamment sur les lieux de travail. Peut-il y avoir une vie digne dans un système fondé sur l’exploitation ? Le combat contre la précarité alimentaire ne peut pas éviter la critique du capitalisme.
Faut pas confondre les initiatives ultra ponctuelles et difficilement financées et souvent pour un public précis (que les jeunes, ou que ceci cela), avec le vrai projet de sécu alimentaire qui est bien :
– des cotisations sur les salaires et donc du salaire différé
– géré par les représentants des bénéficiaires, comme la sécu de départ (et ça en insistant toujours que la sécu santé doit revenir à une gestion hors état, par les représentants des bénéficiaires et/ou des travailleureuses aussi)
– et universelle, donc oui avec tout le monde le même socle (les riches ne payent pas plus cher le médecin conventionné de base)
Et personne n’a dit que le combat pour ça serait un rapport de force plus simple que des hausses de salaire. Sauf que le but est PAS d’avoir des hausses du salaire « argent », mais bien des hausses du salaire différé en biens et services directs (santé, nourriture, et aussi logement ensuite).