• #7 2025/26 (Florencia Santucho e il doc “Identidad”; la squadra torinese all’europeo di gabbiani)
    https://radioblackout.org/podcast/7-2025-26-florencia-santucho-e-il-doc-identidad-la-squadra-torinese-a

    In questo puntata: Florencia Santucho, regista di «Identidad», sulla storia di suo fratello, rapito da neonato dalla dittatura argentina, che ha ritrovato a 46 anni la famiglia biologica; e poi Andrea della squadra torinese che ha partecipato all’europeo di imitazione gabbiani...

    #desaparecidos #florenciasantucho #identidad #imitazionegabbiani
    https://radioblackout.org/wp-content/uploads/2026/05/Putage.mp3

  • Cher Jean-Noël Barrot - Boxing Day #72
    https://www.blast-info.fr/articles/2026/cher-jean-noel-barrot-boxing-day-72-lF--B6ZuQd61SjdGYZcI8A

    En témoigne par exemple l’échange surréaliste que vous avez eu avec le talentueux Duhamel Benjamin le 9 mars sur France Inter, au cours duquel vous avez réussi l’exploit d’éviter de répondre, à pas moins de six reprises, à la question pourtant simple de savoir si les opérations militaires conduites par Israël au Liban étaient « disproportionnées », en bottant systématiquement en touche de façon fort peu discrète. Extrait  :

    – Question  : « Y a-t-il ou non une disproportion de l’action de l’armée israélienne au Liban  ? »

    – Réponse  : « Le Hezbollah doit cesser ses frappes, lui qui porte une responsabilité écrasante dans la situation que nous vivons aujourd’hui, et Israël doit s’abstenir de toute prolongation de ses opérations militaires au Liban. »

    – Q  : « Est-ce que ce sont des actions disproportionnées  ? »

    – R  : « Les opérations israéliennes doivent s’arrêter et celles du Hezbollah également. C’est l’objectif d’ailleurs des échanges nombreux… »

    – Q  : « Donc elles ne sont pas disproportionnées  ? »

    – R  : « Pardon  ? »

    – Q  : « Donc l’action d’Israël n’est pas disproportionnée  ? »

    – R  : « Disproportionnée par rapport à quoi  ? »

    Voilà voilà.

  • De 9 heures à 21 heures, six jours par semaine : l’émergence des rythmes de travail « 996 » dans les start-up françaises

    Portées par la course à l’intelligence artificielle, certaines start-up françaises valorisent l’engagement total de leurs salariés et la disponibilité permanente comme conditions de réussite.

    Le vrai sujet, c’est : est-ce que les meilleurs de ta boîte sont prêts à venir un dimanche pour régler les vrais problèmes ?

    https://www.lemonde.fr/emploi/article/2026/03/09/de-9-heures-a-21-heures-six-jours-par-semaine-l-emergence-des-rythmes-de-tra
    Quelqu’un.e aurait cet article en complet ?
    #996

    • Portées par la course à l’intelligence artificielle, certaines start-up françaises valorisent l’engagement total de leurs salariés et la disponibilité permanente comme conditions de réussite.

      « Tout le monde parle du 996, mais le vrai sujet, c’est : est-ce que les meilleurs de ta boîte sont prêts à venir un dimanche pour régler les vrais problèmes ? » La phrase est signée Jérémy Goillot, fondateur de The Mobile-First Company, start-up française créée en 2023, spécialisée dans les applications professionnelles, qui vient de lever 10 millions d’euros. Pour illustrer son propos, le dirigeant raconte avoir envoyé, un samedi soir, un message à son équipe : « Demain, 9 heures-19 heures, on se met en salle et on règle nos trois plus gros sujets. Vous êtes chauds ? » Le lendemain, quatre jeunes hommes, tous visiblement âgés de moins de 30 ans, ont répondu présent – la scène est immortalisée sur LinkedIn.

      Derrière la photo conviviale, le message est clair : pour intégrer la start-up, il faut accepter une forte implication et une disponibilité presque permanente, présentées comme des valeurs essentielles de la culture d’entreprise. Sans mentionner explicitement le « 996 », ce rythme de travail consistant à travailler de 9 heures à 21 heures, six jours par semaine, certains dirigeants de start-up en France en adoptent déjà la philosophie et n’hésitent pas à s’en vanter sur les réseaux sociaux : travail le week-end, disponibilité étendue, mise à distance de toute vie extérieure à l’entreprise.

      Ce rythme extrême, aux allures de « dépassement de soi », porté par les success stories américaines de la Silicon Valley, s’est intensifié avec l’essor de l’intelligence artificielle (IA) outre-Atlantique. A titre d’exemple, Daksh Gupta, président de la start-up américaine Greptile, résumait récemment pour le San Francisco Standard la norme chez les jeunes entrepreneurs là-bas : « Pas d’alcool, pas de drogue, 996, gym, courir, se marier tôt, surveiller son sommeil, steaks et œufs. »

      Intensification des cadences

      Présenté comme le prix à payer pour une croissance rapide et sans limites, le modèle gagne la France de manière plus insidieuse. Pourtant, la loi est claire : repos quotidien de 11 heures entre deux journées et durée hebdomadaire limitée à 35 heures. Même les cadres en forfait jours, rémunérés à l’année sans décompte horaire, sont protégés : leur employeur doit garantir que leur charge de travail ne mettra pas leur santé en danger.

      Jérémy Goillot, aujourd’hui expatrié aux Etats-Unis pour développer sa start-up, revendique dans ses offres d’emploi l’organisation de « retreats », présentée comme une tradition interne. Concrètement, il s’agit de périodes de travail intensif durant lesquelles les équipes françaises, américaines et argentines s’isolent pendant quatorze jours dans une villa, « en mode 996 », avec pour objectif affiché d’« accomplir en deux semaines ce qui prendrait normalement un mois ». Contacté par Le Monde, le PDG n’a pas donné suite.

      Même si le « 996 » n’est pas appliqué à la lettre dans toutes les start-up, la logique d’engagement intensif reste bien présente. Côté salariés, l’incentivity, mot anglais désignant la motivation par récompense, souvent sous forme de parts dans la start-up ou de bonus sur le salaire variable, pousse bon nombre de salariés à se dépasser sans compter leurs heures.

      Jean-Romans, 30 ans, commercial en transformation IA pour les entreprises, l’a observé dans son ancienne start-up Agicap (un logiciel de trésorerie piloté par intelligence artificielle) : « Il y avait une tradition de podium à la fin de chaque mois pour mettre en avant ceux qui performent le mieux par rapport aux autres. » S’il organise ses horaires comme il l’entend, il reconnaît que cette intensification des cadences est aussi liée aux investisseurs : « De plus en plus de fonds américains investissent dans les start-up françaises et attendent que les entreprises copient leur modèle en matière de rythme et de mentalité », analyse-t-il.

      « Changement de paradigme »

      Même constat pour Charles (le prénom a été modifié), 28 ans, designer fondateur dans une start-up française financée majoritairement par des fonds américains. En développant le marché américain de sa start-up, il découvre aussi une nouvelle mentalité : « Là-bas, celui qui réussit le plus, c’est souvent celui qui travaille le plus », explique-t-il. Un état d’esprit qui infuse rapidement dans ses habitudes… et dans celle de l’organisation de sa start-up. Il accepte d’expérimenter, par périodes, des rythmes proches du « 996 » lors de projets spécifiques. « Sur le moment, ça crée une vraie dynamique collective et une connexion avec les collègues, mais c’est impossible à tenir sur le long terme », admet-il, évoquant sa vie à l’extérieur de la boîte. Contrairement à certains collègues, plus jeunes ou célibataires, « qui peuvent se le permettre », il se dit prêt à faire du « 996 » ponctuellement pour « sortir un produit », tout en veillant, aidé par ses proches, à ce que cela ne devienne pas habituel.

      Ces expériences illustrent un phénomène plus large dans la tech française, un « changement de paradigme depuis 2023 », observe Christophe Pasquier, fondateur et PDG de Slite, base de connaissances pour les entreprises, alimentée par l’IA, où les salariés travaillent à 100 % à distance. Selon lui, l’arrivée de l’IA, d’abord aux Etats-Unis puis en France, constitue un « moment charnière » et un « terreau parfait pour les entrepreneurs », mais entraîne aussi une « intensité de travail extrême ». Cette accélération s’explique par la « peur de rater le coche » et la nécessité, pour de nombreuses start-up, de se réinventer rapidement. « Dans trois ans, ce sera peut-être trop tard », estime-t-il.

      Interrogé sur le modèle du « 996 », Christophe Pasquier nuance : « Le vrai enjeu, c’est de savoir à quel point tu le fais peser sur tes employés, et ça dépend de l’ambition de ta boîte », explique-t-il. « Ces horaires extrêmes ? C’est un passage obligé pour tous les fondateurs de start-up », affirme-t-il, balayant d’un revers de la main l’« hypocrisie » à ce sujet. « Tous les entrepreneurs que je connais sont passés par là, et beaucoup apprécient ça. » Pour autant, Christophe Pasquier trace une ligne claire : « Chez Slite, pas question d’imposer ces cadences aux salariés. » L’entreprise mise sur un management fondé sur l’autonomie : « S’il y a des gens qui veulent se donner à fond, tant mieux, on ne les y oblige pas », admet-il, tout en reconnaissant un recrutement exigeant, axé sur des profils « très engagés ».

      Les chiffres

      1114

      C’est le nombre de start-up spécialisées en intelligence artificielle recensées en France, selon France digitale. L’écosystème affiche une croissance importante, avec 750 jeunes pousses l’an dernier et 590 il y a deux ans. Le nombre d’entreprises a ainsi quasiment doublé.

      109

      C’est, en milliard d’euros, le montant des investissements « privés français et étrangers » dans l’intelligence artificielle annoncé, le 9 février 2025, par Emmanuel Macron pour « les prochaines années ».

    • Et puis cette injonction que « réussir », c’est faire qqchose de sa vie, laisser une trace, des trucs de base : inventer l’énergie infinie, terraformer Mars, transférer un esprit humain dans une machine... tout le monde peut le faire.
      Alors que la vie calme, sans impact environnemental, sans besoin de consommer du pétrole ni russe, ni américain, ni iranien, ni vénézuelien, lire des livres, transmettre sa connaissance, donner envie aux autres d’être heureux, transmettre le marxisme, nommer l’ennemi... ça, tous les startupeurs s’en foutent.

  • France-Israël : les liaisons dangereuses
    https://lvsl.fr/france-israel-les-liaisons-dangereuses

    Le 18 février dernier, la France s’associait à 84 autres pays pour condamner la colonisation israélienne progressant à marche forcée en Cisjordanie. Cette énième prise de position résonne comme un cruel aveu d’impuissance. En effet, depuis le #7_octobre 2023, le gouvernement refuse toute sanction susceptible de donner corps à ces condamnations, affaiblissant durablement la crédibilité française sur la scène internationale. Une question également domestique : si l’exécutif s’inquiète régulièrement d’une importation du conflit israélo-palestinien en France, ses actes et ses discours tendent à en faire une question nationale. Avec des conséquences potentiellement (...)

    #Politique #antisémitisme #Caroline_Yadan #ELNET #Francesca_Albanese #Gaza #génocide #Hamas #Israël #Nethanyahou #Palestine

  • Il risveglio del drago. #Cavallerizzo : un paese mondo, tra abbandono e ricostruzione

    Nella notte tra il 6 e il 7 marzo del 2005, dopo settimane di pioggia insistente, il terreno franoso – «il drago» – su cui poggia Cavallerizzo, un paese #arbëresh in provincia di Cosenza, si scuote: la popolazione fugge e si mette in salvo, ma il rientro nelle case, seppure solo in minima parte distrutte, non avverrà mai. Per vent’anni Vito Teti seguirà con attenzione e partecipazione le vicende di una comunità «spaesata» e sofferente, ma al tempo stesso tenace e speranzosa, che nelle pagine del volume prende la parola e si racconta. I protagonisti di questa storia dedicano tempo ed energie per resistere, per non disperdersi, per non smarrire la presenza, per cercare un nuovo «appaesamento», per restare in loco o trasferirsi e ricostruire in una zona vicina. Fanno incontri, riunioni, discutono per mesi, per anni, per provare a uscirne con meno danni possibili, anche a costo di compromessi con i propri desideri e le proprie volontà. «Che senso posso dare alla storia di una piccola comunità che frana e si dissolve, e che dà origine a dispersioni, esilî, dolori, fratture, dissidî, forme di resistenza?», si chiede Teti. In un mondo in cui la fine e la crisi climatica incombono, le vicende di 300 abitanti ci raccontano quelle di 8 miliardi di persone. A Cavallerizzo tutti sapevano che era necessario controllare e incanalare le acque che alimentavano la frana, ma l’incuria e le inadempienze delle istituzioni hanno «risvegliato il drago». Cavallerizzo non è solo il simbolo dell’instabilità di un’intera regione e di tutto un Paese, di una terra segnata dalla precarietà, dai continui abbandoni e dagli interventi emergenziali e mai risolutivi: Cavallerizzo, piccolo paese che muore, luogo periferico e marginale, è il mondo. Ci parla dell’Antropocene, dello spopolamento, della possibile fine di luoghi, ci insegna qualcosa su come affrontare il rischio, anche sul piano emotivo, cognitivo, pratico, della «morte» del nostro mondo. Quanto accade in un piccolo sconosciuto paese ha rilevanza per tutti noi.

    https://www.donzelli.it/libro/9788855226493
    #livre #éboulement #Calabre #Italie #montagne #Vito_Teti #7_mars_2005 #abandon #reconstruction #new_town

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    voir aussi :
    #Vito_Teti : Vingt ans d’observations anthropologiques à #Cavallerizzo, village (partiellement) détruit par un éboulement dans les montagnes calabraises
    https://seenthis.net/messages/1176281

    • The March 7th 2005 Cavallerizzo (#Cerzeto) landslide in Calabria - Southern Italy

      In the early morning of March 7th 2005, after a period of prolonged rainfall (645 mm in 90 days, about 72% of mean annual precipitation) and snowfall, the hamlet of Cavallerizzo was severely damaged by a vast complex debris slide-earth flow. In total, thirty buildings were severely damaged or destroyed by the landslide, and the main road connecting Cavallerizzo with the villages of Cerzeto and Mongrassano was disrupted. About 310 inhabitants had to be evacuated to nearby villages. Several superimposed tectonic units, made of metamorphic rocks (Palaeozoic-Mesozoic) overlain by clastic terrains (Cenozoic-Neozoic), crop out in the vicinity of the study area. The main scarp of the slide developed at the eastern tectonic boundary of the Coastal Chain, marked by the “San Fili-Cerzeto-San Marco Argentano” recent (presumably active) N-S trending normal fault; its crown is mainly located within the cataclastic zone associated with such master fault. In the lower part of the landslide, two main earth-flows extended eastward along minor valleys, that merged down slope along the S. Nicola torrent. The sector affected by the landslide belongs to a wider large-scale slope movement, which extends westwards up to about 800 m a.s.l. The 2005 event is only the last paroxysmal episode of a long history of deformation recorded in the area of Cavallerizzo since the XVIII century. The area has been kept under control by the CNR-IRPI, by means of desultory field measurements (essentially, deep and superficial displacements, and piezometric levels) since 1999. Velocities, recorded at superficial benchmarks along opening cracks, pointed out “anomalous” conditions in the weeks preceding the collapse: pre-rupture velocities ranged from 0.8 to 5-6 cm/day. Despite its emergency character, the monitoring carried out helped to support civil-protection activities, and allowed all inhabitants to be saved.

      https://iris.cnr.it/handle/20.500.14243/55624

    • Village relocation as solution of the landslide risk, is it always the right choice? The case study of Cavallerizzo ghost village (Calabria, southern Italy)

      This study analyses the geological reasons that supported the relocation of the Cavallerizzo village (Calabria, southern Italy) to a new area after the landslide event in 2005 to examine whether the institutional ordinance of displacing the entire village was the right choice. This study is based on new geological and geomorphological field investigations, on a new reading of the existing borehole data and new data collected by multi-temporal synthetic aperture radar interferometry. The results obtained reveal that only the areas bordering the Cavallerizzo village are affected by active landslides, whereas, in the historical centre, geomorphological evidence for an active landslide capable of involving the entire settlement is not found. Nowadays, 17 years after the 2005 landslide event, more than 85% of the Cavallerizzo village is completely intact, lacking evidence of instability or important damage to ancient buildings. Furthermore, in the historical urban area, very low ground displacements by InSAR investigation are observed, highlighting that the instability conditions of Cavallerizzo are less severe than those recognised in nearby villages. This evidence along with the strong negative economic and socio-cultural impacts that the village settlement had on the community involved led to the reconsideration of the adequacy of the relocation ordinance issued by the National Civil Protection. These findings can contribute to useful advice and best practices to state-run organisations and stakeholders for disaster management planning in urban sites, such as Cavallerizzo, subject to hydrogeological hazards.

      https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S2212420922004861

    • On the 7th of March 2005, Cavallerizzo, a southern Italian town, suffered a landslide. After that catastrophe the village was evacuated, since then Liliana Bianco and her son Raffaele are the only inhabitants. The film explores the consequences of a displaced community and the struggle to maintain their ancient Albanian traditions.
      Cavallerizzo
      https://www.youtube.com/watch?v=TmgZmyWwJgQ



      https://www.youtube.com/watch?v=VJUetdoMbhY

      https://themakkina.com/portfolio/cavallerizzo

  • "Les médailles les moins chères coûtent moins de 2 euros. Les plus chères, en plaqué or, autour de 15 euros. « On en vend 10 000 par jour », affirme le recteur de cette chapelle, où travaillent 40 bénévoles, ainsi qu’une quinzaine de sœurs des Filles de la Charité. "

    A Paris, une chapelle presque inconnue attire des millions de touristes
    https://archive.ph/YPUIM#selection-2091.1-2091.244

    En 2025, Notre-Dame-de-la-Médaille-Miraculeuse, située dans le 7ᵉ arrondissement de la capitale, aura accueilli environ 3 millions de visiteurs venus du monde entier. Un record. Et pourtant, elle est presque totalement inconnue des Parisiens.

    Des Brésiliens, des Mexicains, des Espagnols, des Italiens, des Philipins… A la sortie de la chapelle Notre-Dame-de-la-Médaille-Miraculeuse, à Paris (7e), on croise des visiteurs du monde entier. Certains trimballent une valise à roulettes, d’autres un sac du Bon Marché, situé juste en face. Personne ne franchit ce porche de la rue du Bac par hasard : tous ont calé cette étape au milieu d’une journée remplie de visites dans la capitale.
    « C’est une chapelle très connue au Guatemala. Toutes mes amies qui sont venues à Paris sont passées par ici », livre Olga (qui n’a pas souhaité donner son nom, comme tous les personnes citées par leur seul prénom), 60 ans, en vacances avec son fils. Maria, une Mexicaine de 57 ans, connaît cette chapelle depuis son enfance. « Mon père m’avait offert un livre sur la médaille miraculeuse. Je m’en suis souvenue il y a quelques jours, en tombant sur une vidéo YouTube. Alors je me suis dit, je ne peux pas quitter Paris sans y passer ! »
    Pas très grande, très bien entretenue, située dans un quartier chic apprécié des touristes, cette chapelle parisienne aura accueilli « 3 millions de personnes en 2025 », essentiellement des étrangers, affirme le père Alexis Cerquera Trujillo, ancien missionnaire lazariste, et recteur des lieux. Un record. C’est deux fois plus que la Sainte-Chapelle (où l’entrée est payante), et à peu près autant que le Musée d’Orsay. « Il y a dix ans, on avait moitié moins de visiteurs », livre cet ecclésiastique colombien. Les commerçants situés autour en profitent largement.
    Si ce site est connu dans le monde entier, c’est en raison d’un petit objet : une médaille. C’est ici qu’en 1830, la Vierge Marie serait apparue à une sœur de la Charité, Catherine Labouré. La Vierge lui aurait demandé de frapper une médaille, avec un « M » et une croix. Depuis, on prête à cet objet des pouvoirs miraculeux : elle aurait guéri des malades, en particulier lors d’une épidémie de choléra, et réalisé toutes sortes de grâces. Au cours du XIXe siècle, les Sœurs de la Charité et les frères lazaristes l’ont diffusée partout dans le monde, au cours de leurs missions. Des reproductions de la chapelle de la médaille miraculeuse ont été construites en Colombie, au Brésil…
    Années fastes pour le tourisme
    Et si, en 2025, cette chapelle a été particulièrement courue, c’est que l’année a été faste pour le tourisme parisien, dans la lignée de 2024. La réouverture de Notre-Dame a attiré de nombreux visiteurs dans la capitale, avec une sensibilité aux lieux du catholicisme. Le recteur de la chapelle cite aussi le Jubilé de Rome, proclamé tous les vingt-cinq ans, et qui a stimulé le désir de voyager en Europe. « Nous avons aussi de nombreux visiteurs non catholiques. Des gens curieux. Nous figurons dans les guides touristiques, sur les réseaux sociaux. Beaucoup de Japonais viennent pour les médailles, parce qu’ils aiment bien l’objet, sa magie, l’idée qu’elle peut avoir des pouvoirs », développe-t-il.

    A l’entrée du site, un écran plasma détaille l’arrivée des groupes : Indonésie, Mexique, Sri-Lanka… Des panneaux décrivent l’histoire du lieu, tandis que sur un présentoir, des prospectus sont déclinés dans une vingtaine de langues – même en bulgare, vietnamien, ou slovaque. Certains visiteurs laissent un mot avec une demande de prière. On croise quelques Français, comme cette étudiante en droit de 20 ans, venue « remercier » la Vierge après avoir réussi sa série de partiels.
    Pour les visiteurs, l’attrait du site tient beaucoup à la boutique de médailles, tenue par des sœurs installées derrière les caisses. Le jour de notre passage, elle fourmillait de monde. Les médailles les moins chères coûtent moins de 2 euros. Les plus chères, en plaqué or, autour de 15 euros. « On en vend 10 000 par jour », affirme le recteur de cette chapelle, où travaillent 40 bénévoles, ainsi qu’une quinzaine de sœurs des Filles de la Charité. Et si à la sortie, les touristes s’attardent dans l’enceinte, c’est aussi parce que le calme des lieux tranche avec la frénésie de la rue du Bac. Et qu’on y trouve un équipement dont Paris manque cruellement : de vastes toilettes, propres et gratuites.

  • #Complicité_numérique : Analyse d’une faillite systémique de #Meta à #Gaza

    Alors que le génocide à Gaza perdure depuis près de deux ans, le rôle des réseaux sociaux en son sein se clarifie. Le rapport de l’ONG palestinienne 7amleh publié ce mois-ci démontre la complicité de Meta, qui a laissé prospérer, voire amplifié, les appels à la haine et au génocide, tout en censurant massivement les voix palestiniennes.

    La tragédie en cours à Gaza ne se joue pas seulement sur le terrain, mais aussi dans le paysage numérique façonné par Meta, géant du numérique et propriétaire de #Facebook, #Instagram et #WhatsApp. Avec 3,35 milliards d’utilisateurs quotidiens en 2024, Meta est omniprésente tant dans la vie des Palestiniens que des Israéliens : plus de 65 % des Palestiniens et 87 % des Israéliens utilisent ses plateformes. Là où la presse est censurée ou freinée, ces réseaux sont devenus des bouées de sauvetage, des archives des crimes de guerre, des espaces de témoignage et de lutte pour la dignité des Palestiniens.

    Pourtant, la #responsabilité de Meta ne s’arrête pas à la connectivité. Comme l’a montré le rapport de l’ONG 7amleh, cette entreprise ne s’est pas contentée d’être passive durant le génocide à Gaza. Elle a activement amplifié la violence et la déshumanisation, en autorisant l’incitation à la haine et à l’extermination sous couvert de discours politiques, tout en censurant systématiquement les récits palestiniens. Le cas Gaza s’inscrit ainsi dans une continuité inquiétante : après les précédents du Myanmar (contre les Rohingya) et de l’Éthiopie (contre les Tigréens), Meta démontre une incapacité structurelle à empêcher la transformation de ses algorithmes en armes de masse.

    L’histoire comme avertissement : médias et violence de masse

    Les leçons du passé sont claires. En 1946, le Tribunal militaire international de Nuremberg a condamné Julius Streicher, propagandiste nazi, pour crimes contre l’humanité. Le jugement soulignait que « sans Streicher et son journal, le régime nazi n’aurait pas pu persécuter et exterminer les Juifs comme il l’a fait ». Déjà à cette époque, avant même l’incrimination juridique de génocide, on reconnaissait que la parole haineuse constituait un outil décisif d’extermination. En 1994, la Radio-Télévision Libre des Mille Collines (RTLM) a joué un rôle central dans le génocide des Tutsis au Rwanda, en les qualifiant de « cafards » afin de déshumaniser la cible, transformer l’horreur en nécessité et provoquer la tuerie à grande échelle. Aujourd’hui, le vocabulaire n’a guère changé. Dans le contexte de Gaza, des responsables israéliens qualifient les Palestiniens d’« animaux humains », de « virus », de « cafards », ou appellent ouvertement à leur « extermination » et leur « transfert ». Des ministres, des officiers militaires et même des institutions officielles diffusent ces appels à l’élimination sur Meta, parfois dans des campagnes publicitaires payantes. Des hashtags comme « #TransferNow », « Erase Gaza », ou le recours à l’expression de « Nakba », la catastrophe vécue en 1948, sont normalisés et partagés sans entrave.

    L’algorithme, nouveau bras armé de la haine

    Meta n’est pas seulement le réceptacle ; son algorithme devient catalyseur. Au Myanmar, les systèmes automatisés de Facebook ont amplifié de manière virale les discours de haine anti-Rohingya, favorisant le nettoyage ethnique. En Éthiopie, l’inaction de Meta face aux alertes internes a laissé prospérer la haine envers les Tigréens, facilitant assassinats, déplacements forcés et destruction de communautés entières. En Palestine, l’échec de Meta est double : non seulement la modération du contenu en hébreu est défaillante (par manque d’outils, de classificateurs linguistiques et de personnel dédié), mais la modération du contenu en arabe ou pro-palestinien est excessive, allant jusqu’à censurer, suspendre et supprimer des comptes pour des termes anodins ou des images de destruction. Cette disparité, relevée par les experts de l’ONU, constitue une ségrégation algorithmique aux conséquences mortelles.

    Documenter l’incitation à la haine : la lourde tâche de la société civile

    Entre octobre 2023 et mai 2025, 7amleh, à travers l’Observatoire Palestinien des Violations des Droits Numériques, a catalogué plus de 2 265 cas de contenus violents rien que sur Facebook, Instagram et WhatsApp : discours haineux, appels à l’extermination, glorification des crimes de guerre, campagnes de désinformation. Ces exemples incluent des publications de soldats en service célébrant les bombardements, des ministres appelant à « raser » Gaza ou la Cisjordanie, des groupes extrémistes incitant à arrêter l’aide humanitaire et à intensifier le siège contre Gaza. 7amleh a mis en avant les lacunes flagrantes des classificateurs linguistiques de Meta : plus de 2,5 millions de messages en hébreu contenant des propos violents ont été recensés en 2024, dont des dizaines de milliers relèvent clairement de l’incitation à la haine ou au crime. Malgré les signalements, le travail de modération repose quasi exclusivement sur la vigilance des ONG palestiniennes, tandis que Meta se contente de mesures superficielles.

    WhatsApp : l’infrastructure cachée des pogroms

    Loin d’être neutre, WhatsApp est utilisée comme plateforme clandestine d’organisation de la violence : des groupes coordonnent des attaques de colons en Cisjordanie, échangent des informations sur les cibles, organisent les déplacements et partagent des menaces. Selon l’ONU, en 2024, 4 250 Palestiniens ont été déplacés et 1 760 structures détruites suite à des violences de colons, souvent orchestrées via WhatsApp et passées sous silence par Meta et les autorités israéliennes. Les métadonnées de WhatsApp ont également été largement utilisées par l’armée israélienne : le simple fait d’apparaître dans un groupe où figure un membre présumé du Hamas ou du Jihad islamique pouvait suffire à classer une personne comme cible potentielle. Cette exploitation révèle une faille de sécurité majeure de la part de Meta, dont les données ont pu être utilisées à des fins militaires. Même sans preuve d’une coopération directe de l’entreprise, l’usage détourné de ces métadonnées privées a contribué à la désignation massive de civils à Gaza.

    L’incitation publicitaire et la monétisation du crime

    Meta n’a pas seulement laissé prospérer ces discours haineux ; elle en a tiré profit. Le rapport cite de nombreux exemples de publicités payantes sur Facebook et Instagram approuvées malgré leur incitation à la violence et au nettoyage ethnique : appels à expulser les Palestiniens vers la Jordanie, campagnes pour collecter de l’argent en faveur de l’expansion des colonies ou de l’achat d’équipements militaires, et même publicités prônant l’assassinat de militants pro-palestiniens. Les dispositifs de contrôle sont soit défaillants, soit rétroactifs, toujours après que le mal est fait.

    Deux poids, deux mesures : l’apologie du crime d’un côté, la censure de l’autre

    Alors qu’Israël n’a enquêté sur aucun cas d’incitation au génocide par ses dirigeants publics, plus de 400 procédures ont été ouvertes contre des citoyens palestiniens pour simple expression, post ou slogan protestataire. L’impunité est institutionnalisée pour les acteurs israéliens et systématique pour Meta : alors que des centaines de publications et comptes sont supprimés côté palestinien, les usages génocidaires prospèrent en hébreu, malgré les alertes des Nations Unies et des ONG.

    Une complicité qui interroge la légalité

    Les implications juridiques de cette inaction sont majeures. En droit international, la Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide ainsi que le Statut de Rome de la Cour pénale internationale établissent que les individus qui incitent, favorisent ou tolèrent la propagande génocidaire peuvent être poursuivis. Si les entreprises ne sont pas pénalement responsables en tant que personnes morales devant les juridictions internationales, elles n’en demeurent pas moins soumises à des obligations en matière de respect des droits humains. Dans le cadre des Principes directeurs des Nations unies relatifs aux entreprises et aux droits de l’homme, comme dans certains droits nationaux et européens, elles peuvent être poursuivies au civil, mises en cause pour complicité, ou sanctionnées via des mécanismes de régulation et de devoir de vigilance.

    Pour une responsabilisation efficace : recommandations

    Le rapport de 7amleh ne s’arrête pas au constat. Il propose des mesures concrètes :

    - Investir dans des mécanismes linguistiques et de modération robustes pour l’hébreu.

    – Arrêter de faire porter la charge de la modération sur la société civile.

    – Réaliser une analyse de risques indépendante, urgente et transparente.

    – Alignement total avec les droits humains et le droit international.
    - Mise en place d’un contrôle externe et de mécanismes transparents d’audit des contenus et des algorithmes.

    La responsabilité ne doit pas seulement incomber à Meta, mais aussi aux États et aux législateurs, qui doivent garantir la conformité des plateformes aux exigences internationales en matière de prévention du génocide et du discours de haine.

    Si la neutralité algorithmique n’existe pas, l’irresponsabilité non plus. À Gaza, Meta n’est plus seulement un vecteur numérique  : la plateforme est devenue un acteur central dans la diffusion et la normalisation du discours haineux, voire du projet exterminateur. Le rapport de 7amleh constitue aujourd’hui une base d’action essentielle pour la société civile, les juristes et les instances supranationales, afin d’exiger justice, vérité et redevabilité. La guerre ne se limite plus aux armes et aux tribunaux  : elle se joue aussi sur les serveurs et les réseaux sociaux, là où la parole peut tuer. Meta doit être tenue responsable de ses prises de position ainsi que de ses silences.

    https://www.yaani.fr/2025/09/29/complicite-numerique-analyse-dune-faillite-systemique-de-meta-a-gaza
    #complicité #Palestine #Israël

    • New #7amleh Report : Meta’s Role in Amplifying Harmful Content Against Palestinians During Genocide in Gaza

      The Arab Center for the Advancement of Social Media has released a new report titled “Meta’s Role in Amplifying Harmful Content During Genocide in Gaza.” The report exposes the failure of Meta, the parent company of Facebook, Instagram, and WhatsApp, to protect Palestinians from incitement and hate speech in Hebrew. It reveals the company’s biased policies and complicity in enabling such discourse during Israel’s genocidal war on Gaza, while disregarding the provisional measures issued by the International Court of Justice on January 26, 2024, which explicitly called for the prevention and punishment of “direct and public incitement to commit genocide.”

      The report highlights that Meta, the world’s largest social media company with 3.35 billion daily active users, plays a crucial role in the Palestinian digital ecosystem. However, despite this centrality, the company failed to meet its responsibilities by allowing inciting and dehumanizing Hebrew content to proliferate -including posts from Israeli politicians and government officials- while simultaneously imposing heightened restrictions on Palestinian content through removals, account suspensions, and systematic algorithmic penalties.

      The report is based on a mixed-methods approach combining quantitative and qualitative evidence, including thousands of cases documented by 7or – The Palestinian Observatory for Digital Rights Violations, which recorded over 2,000 pieces of harmful content manually detected on Meta’s platforms between October 2023 and May 2025. It also draws on data from 7amleh’s AI-Powered Violence Indicator, which detected more than 2.5 million harmful Hebrew posts in 2024 alone. Additional evidence includes open-source analyses, investigative journalism, and direct advertising experiments conducted by 7amleh in 2023 and 2025, which showed that Meta’s ad systems continued approving and profiting from violent and inciting content by accepting it as paid advertising.

      Together, these findings place direct responsibility on Meta for failing to curb dangerous discourse fueling digital violence with real-world consequences. The report raises serious concerns about the absence of algorithmic accountability and the company’s negligence in protecting Palestinian users from escalating digital crimes. Despite employing over 40,000 content moderators and generating $134.9 billion in revenue in 2023, Meta failed to allocate sufficient resources to address Hebrew-language incitement. The report stresses this failure is not due to lack of capacity, but lack of will and priority.

      Jalal Abukhater, 7amleh’s Policy Manager, stated: “These practices expose systematic racial discrimination in content governance. While Palestinian narratives are widely suppressed, genocidal incitement in Hebrew is allowed to thrive unchecked, making Meta a direct partner in entrenching injustice and discrimination.”

      The report presents a series of recommendations directed at Meta, policymakers, and civil society. It calls on Meta to immediately invest in effective infrastructure for Hebrew content moderation, develop fair classifiers to detect hate speech and incitement, and take urgent human rights due diligence and risk assessment measures in line with the UN Guiding Principles on Business and Human Rights. Meta must also make a public commitment not to be complicit in atrocity crimes.

      The report further urges governments to investigate the complicity of big tech companies in genocide and to impose binding frameworks for transparency and accountability. Civil society is encouraged to continue documentation, archiving, and cross-border advocacy coordination to ensure accountability for corporate actors involved in violations.

      7amleh emphasizes that Meta’s continued disregard of Hebrew incitement -and its monetization through advertising- represents not only a moral failure but actual complicity in grave violations against Palestinians. Holding Meta and other tech companies accountable is no longer optional; it is a humanitarian, ethical, and legal imperative to ensure that the digital space does not become a tool that enables genocide and mass violence.

      Download report, via this link: https://7amleh.org/storage/posts/pdf/4f22efe2-87e1-4930-9a40-553d2bdc3749.pdf

      https://7amleh.org/post/meta-s-role-during-genocide-en
      #rapport

    • Tous les 3 ou 4 jours par sms on me propose d’éviter de perdre davantage que ce dont je dispose sur mon compte bancaire. inutile de préciser que c’est un rien stressant de recevoir ça sur son tel, au moins la première fois :

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      comme lorsqu’on met plusieurs hameçons sur une ligne de pêche, on peut fabriquer des mels qui incite à cliquer à divers endroits du message :

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      Statut : Arrêté au centre de distribution (frais de douane impayés)
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      Votre code de suivi :
      20249194772
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      Si vous ne souhaitez plus recevoir ces e-mails, vous pouvez vous désabonner en cliquant ici ou en écrivant à

      @mfmb, une partie de mes données a probablement été détournée lors d’achats sur internet puis vendues (dans un gros stock de données pas cher) à des équipes qui font travailler d’autres gens pour qu’ils m’en extorquent d’autres ou siphonnent mon compte ou me fassent effectuer des paiements.
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Brouteur_(Internet)

      #brouteurs

    • Je ne dis pas du tout que j’ai de la tendresse. Je subis autant que vous. Pourtant, l’ingéniosité de ces délinquants nommés brouteurs existe bien ! Tous les moyens sont bons pour gagner de l’argent. Tout système génère de la délinquance. La joie de détourner le système et de profiter de la crédulité existe depuis genre always.

    • J’ai eu toutes les sollicitations que vous décrivez. Celui de la pédocriminalité a été le plus flippant je dois dire. Oui c’est usant et toujours à un clic de se faire avoir.

    • Perso, je reçois régulièrement ce genre de #scam :

      Je fais un copier/coller du code source et j’envoie à https://signalants.signal-spam.fr/login

      J’trouve ça « moyen drôle » ...

      Ceci dit, mon FAI a été piraté plusieurs fois. J’ai au moins une centaine de spams par jour sur une de mes boîtes mail, celle que j’utilise aussi pour toutes mes interactions avec les administrations, ces dernières n’étant pas très claires non plus en terme de sécurité informatique. J’hésite encore à les accuser d’une certaine forme de « vénalité » ...

  • « La Vie de cassos », de Clément Reversé : relégués dans l’impasse
    https://www.lemonde.fr/livres/article/2025/09/26/la-vie-de-cassos-de-clement-reverse-relegues-dans-l-impasse_6642987_3260.htm


    Extrait de la série « Un quotidien breton #7 », à Brusvily (Côtes-d’Armor), le 1ᵉʳ janvier 2019. MARTIN BERTRAND/HANS LUCAS

    La Vie de cassos, enquête pionnière du sociologue Clément Reversé, issue de sa thèse, peut se résumer comme un voyage à l’intérieur du cercle vicieux où se débat Camille, à l’image des autres jeunes gens – ils sont 100 au total, âgés pour la plupart d’une vingtaine d’années – que le maître de conférences à l’université Jean-Jaurès de Toulouse a rencontrés dans les zones rurales de trois départements de la région Nouvelle-Aquitaine.

    Non que ces « enquêtés » vivent systématiquement chez leurs parents, même si le cas est fréquent. En revanche, ils partagent tous le sentiment d’être figés dans un temps suspendu. Ce qui les rassemble ? D’abord, un ensemble de traits objectifs : la naissance dans des milieux précaires ; l’absence de tout diplôme, y compris du niveau 3 de la nomenclature officielle (CAP-BEP) ; et, en conséquence, une « capacité d’action restreinte  » sur le marché de l’emploi.

    Mais c’est de l’extérieur, plus encore, qu’est tracée la frontière qui les sépare des autres. C’est ce que signifie, dans l’approche de l’auteur, l’utilisation des expressions « cas social », ou « #cassos », stigmate plus qu’étiquette sociologique, ou étiquette d’autant plus adéquate que cette population ne forme pas « une unité ni un groupe mais une dénonciation », écrit Clément Reversé : « Ils sont ceux qu’invoquent fréquemment les classes moyennes (et même populaires) pour se dire qu’il y a toujours pire que soi. »

    Au sein de communautés rurales où joue à plein ce que les sociologues nomment le « capital d’autochtonie » – cette vertu attachée au fait d’être né là, d’y rester, d’y avoir acquis une respectabilité locale, d’où procède, pour beaucoup, l’insertion sociale –, la mauvaise réputation des « cassos » les met à l’écart d’un monde dans lequel ils sont « ancrés », faute de pouvoir le quitter, sans y être « enracinés ».

    « Moi, je suis con »

    Ils doivent en permanence « faire sans » – sans ressources économiques, sociales, sans appartenance, sans futur. Sans image acceptable d’eux-mêmes, non plus, au point qu’ils finissent par revendiquer le stigmate qu’ils subissent, en répétant au sociologue des formules du type : « Y’a qu’un cassos comme moi pour faire ça. » Ou le désolé mais rigolard « Moi, je suis con, c’est comme ça » que lâche Mathis, 21 ans, sans activité, quand il évoque sa scolarité.

    L’une des forces du livre est de décrire avec beaucoup de finesse l’entrelacs d’abandon et de stigmatisation, d’effondrement intérieur et de blocage social, qui peut conduire des jeunes gens en réalité pas « cons » du tout, et souvent travailleurs, désireux de s’en sortir, dans l’impasse où, à la fois, ils se sont enfermés et ont été rejetés. L’auteur, en particulier, note la récurrence d’une forme spécifique de décrochage scolaire – en ne revenant pas après les vacances d’été, souvent dans la croyance qu’on trouvera aisément du travail et que cela suffira à tout. Une illusion vite démentie.

    https://justpaste.it/7ux5y

    #précarité #stigmate #livre

  • Comment les Israéliens se sont accommodés du génocide – « #Oui » de #Nadav_Lapid
    https://lvsl.fr/comment-les-israeliens-se-sont-accommodes-du-genocide-oui-de-nadav-lapid

    Un pianiste est chargé de mettre en musique l’hymne du « Nouvel #Israël », appelant à l’extermination des Gazaouis. À partir de cette prémice (semi) fictionnelle, le film Oui de Nadav Lapid expose le Zeitgeist israélien avec une redoutable précision. Il offre un portrait grinçant de la bourgeoisie israélienne, pour laquelle les massacres sont un divertissement comme […]

    #Culture #International #Cinéma #Festival_de_Cannes #Gaza #Palestine

  • #7_jours

    Myriam, activiste et militante pour les droits de l’Homme, est emprisonnée depuis des années en Iran loin de son mari et de ses enfants. Lorsqu’elle obtient enfin une permission pour raisons médicales, elle a 7 jours pour décider de fuir le pays et retrouver sa famille ou de rester en Iran pour continuer sa lutte. Commence alors une véritable course contre la montre.

    https://www.youtube.com/watch?v=KXe9ntxaVF8&t=9s


    #film #cinéma #Iran #Turquie #frontières #montagne #réfugiés #mourir_aux_frontières

    Un des rares films où on voit le terrible passage frontalier par les montagnes entre l’Iran et la Turquie (mais ici apparemment filmé en Géorgie)...

  • Auto-défense contre l’#IA_générative

    #1 : C’est juste un outil

    #2 : Avant, les gens avaient aussi peur de la photographie

    #3 : Les gens s’adapteront

    #4 : De toute façon c’est déjà là, on peu rien y faire

    #5 : Ça n’a pas vocation à prendre le métier des gens

    #6 : Moi je n’ai pas de don alors j’ai le droit d’utiliser l’IA générative

    #7 : Ça créé à partir de rien

    #8 : Tu pollue autant en étant sur les réseaux sociaux

    #9 : C’est juste une innovation

    #10 : Critiquer les utilisateur d’IA générative ça reviens à les empêcher d’être artistes

    #11 : Ce qui te fait peur, c’est juste de la S.F.

    #12 : Ça me permet de travailler plus vite !

    #13 : Tu es alarmiste, on en est pas encore là

    #14 : C’est possible de faire de l’IA éthique

    #15 : Les artistes aussi se copient déjà entre eux, ça change rien

    #16 : L’IA ça sert à sauver des vies

    #17 : Les artistes font du Gate-keeping

    #18 : Le matériel artistique est trop onéreux

    #19 : L’ia n’apporte que des bienfaits

    #20 : Tu utilise un outils pour travailler, c’est pareil

    #21 : Il faut accepter des usages anecdotiques de l’IA générative

    #22 : Je ne peux pas faire autrement pour illustrer mon travail

    #23 : Tu dramatises

    #24 : Il y a des gens pour, il y a des gens contre, donc ça se compense

    #25 : Si tu as peur c’est que tu n’es pas un artiste assez talentueux·se

    #26 : Ça n’a aucune gravité car les gens savent faire la différence

    #27 : Qu’est ce que tu veux qu’on fasse individuellement ?

    #28 : L’IA sert aux personnes handicapées

    #29 : J’ai pas beaucoup de sous, donc j’ai le droit d ‘utiliser l’IA

    #30 : Je parle à l’IA comme à mon ami, c’est mon psy et mon confident.

    #31 : Les artistes sont des bourgeois

    #32 : Il faut vivre avec son temps

    #33 : Tu utilises de l’IA tous les jours sans même t’en rendre compte

    #34 : De toute façon je n’aurais jamais voulu de cette image si j’avais du la payer, donc l’IA ne prend le travail de personne

    #35 : L’IA générative va remplacer les métiers pénibles dans 5 ans

    #36 : Les œuvres vont prendre de la valeur car elle seront plus rares

    #37 : Écrire un prompt est aussi difficile que de dessiner

    #38 : L’IA est déjà là depuis longtemps

    #39 : L’IA ça permet de gagner du temps en Programmation

    #40 : Quand les voitures sont apparues, les maréchaux-ferrants sont devenus garagistes

    #41 : Le boycott ça sert à rien

    #42 : Grâce aux IA, on n’aura plus besoin de travailler, ça laissera plus de temps pour profiter de la vie.

    #43 : Mon patron m’oblige à utiliser l’IA

    #44 : L’Art est réservé au riche dont l’I.A. démocratise l’Art

    https://pigeongratuit.wordpress.com/auto-defense-contre-lia-generative
    #AI #intelligence_artificielle #IA #arguments #argumentaire #auto-défense

  • Israeli soldier reveals ’strange order’ to cancel Gaza border patrols on 7 Oct
    https://thecradle.co/articles-id/32277

    Un élément supplémentaire dans un dossier qui commence à peser lourd, à savoir celui d’une possible machination visant à permettre la « liquidation » du problème palestinien à Gaza...

    An Israeli soldier stated that he and his fellow soldiers stationed at a military outpost near Gaza received orders not to carry out their usual early morning patrol on the border fence on 7 October 2023, Israeli media reported on 17 July.

    During the time the border patrol would have normally been carried out, members of Hamas’s armed wing, the Qassam Brigades, crossed the fence to attack Israeli army bases and settlements (kibbutzim).

    Shalom Sheetrit, a soldier in the Golani Brigade, revealed the directive while giving testimony at a meeting of the lobby for reserve personnel in the Israeli Knesset.

    (...) The strange order to cancel routine patrols along the Gaza border adds to evidence that Israeli political and military leaders knew in advance about Hamas’s plan to attack on 7 October – and allowed it to happen to justify the conquest and ethnic cleansing of Gaza and the building of Jewish settlements on top of the ruins of the strip’s soon-to-be-destroyed cities.

    Israeli military and intelligence officials ignored many signals on the night before the attack, and in the previous weeks and months, indicating that Hamas was planning a large attack to take captives to exchange for Palestinian prisoners.

    Female Israeli soldiers tasked to observe activity on the Gaza border issued multiple warnings to their superiors that an attack was imminent, but they were ignored.

    “In hindsight, we could have done a lot of things, we could have listened to the observers, we could have brought up the air force, and these things didn’t happen,” Sheetrit concluded.

    “That’s the failure. It’s not a failure of the fighters on the ground, but of the higher levels in the army, of people who went down to Eilat even though we informed them a week in advance that there was intelligence information.”

    • He stated that on the night before the 7 October attack, he and two other soldiers, Yotam Sror and Itamar Ben Yehuda, sat by the battalion radio at the Pega military outpost near Kibbutz Be’eri.

      “We were playing on the phone [at 5:20 am] and suddenly a strange message comes from my battalion commander,” the soldier explained, “and what he says on the call is something like this: ‘I don’t know why, but an order was issued that there are no patrols at the fence until nine in the morning.’”

      Je retrouve un témoignage similaire, au même endroit, dans cet article d’Haaretz de décembre 2023 :

      Shortly Before the Hamas Attack This Warning Arrived. What Happened at the Paga Outpost ?

      On the night before the attack, platoon Sgt. R. exited the Paga outpost, located close to Kibbutz Nahal Oz, to patrol along the border with Gaza. The patrol began at 2 A.M. and was supposed to last 12 hours. The main challenge R. expected while on patrol was demonstrations by Gazans, as had occurred in the weeks preceding October 7. Before 5 A.M., a warning was received from one of the observation posts, indicating a significant interference with the border fence. The patrol was then supposed to go that spot and ascertain whether an infiltration had occurred.

      According to R., his commander forbade him from moving toward the border fence. “I didn’t delve into the matter and continued with the patrol,” he recalled. The worry was that Israeli forces might be vulnerable to an anti-tank missile if they approached the fence. R. was then prohibited from traveling along the fence before 9 A.M., which was later changed to 7 A.M.

      https://archive.ph/AZWYk