• Boeing menace d’annuler le programme 737 MAX 10 | Air Journal
    https://www.air-journal.fr/2022-07-08-boeing-menace-dannuler-le-programme-737-max-10-5237118.html

    Le CEO de Boeing a menacé d’annuler complètement le programme 737 MAX 10 si le monocouloir remotorisé n’est pas certifié par la FAA d’ici la fin de l’année, ou s’il n’obtient pas du Congrès une exemption évitant l’installation d’un système d’alerte et donc une modification du cockpit.

    (...)

    L’EICAS est déjà présent dans tous les Boeing, sauf justement la famille 737 dont le cockpit se prête mal à l’installation. Si le MAX 10 n’est pas certifié par la FAA avant la fin de l’année (ou n’obtient pas d’exemption de la part du Congrès), l’avionneur sera contraint de modifier son cockpit – entrainant des coûts supplémentaires y compris pour les compagnies aériennes, qui devront avoir une formation spécifique au modèle, et non plus la même que pour les autres MAX.

    #737_MAX #737MAX #boeing

  • Downfall : The Case Against Boeing
    https://en.wikipedia.org/wiki/Downfall:_The_Case_Against_Boeing


    A voir. La réalisatrice Rory Kennedy est une fille du sénateur Robert Kennedy alors ce documentaire est marqué par une compréhension approfondie du sujet et du système de production étatsunien accompagnée par des conclusions à portée limitée comme on peut lire dans l’article sur Wikipedia.

    Kennedy said about the 21st-century history of Boeing "There were many decades when Boeing did extraordinary things by focusing on excellence and safety and ingenuity. Those three virtues were seen as the key to profit. It could work, and beautifully. And then they were taken over by a group that decided Wall Street was the end-all, be-all. There needs to be a balance in play, so you have to elect representatives that hold the companies responsible for the public interest, rather than just lining their own pocketbooks.

    Voici l’événement qui a vraisemblablement échappé à votre attention à cause de l’énorme poids de l’épidémie #Covid-19.

    Boeing 737 MAX groundings
    https://en.wikipedia.org/wiki/Boeing_737_MAX_groundings

    In August 2020, the FAA published requirements for fixing each aircraft and improving pilot training. On November 18, 2020, the FAA ended the 20-month grounding, the longest ever of a U.S. airliner. The accidents and grounding cost Boeing an estimated $20 billion in fines, compensation and legal fees, with indirect losses of more than $60 billion from 1,200 cancelled orders. The MAX resumed commercial flights in the U.S. in December 2020, and was recertified in Europe and Canada by January 2021.

    On comprend la signification du titre Downfall quand on cherche pour d’autres oeuvres qui portent le même nom.

    Downfall (2004 film)
    https://en.wikipedia.org/wiki/Downfall_(2004_film)

    Downfall (German: Der Untergang) is a 2004 German-language historical war drama film directed by Oliver Hirschbiegel from a screenplay by its producer, Bernd Eichinger. It is set during the Battle of Berlin in World War II, when Nazi Germany is on the verge of defeat, and depicts the final days of Adolf Hitler (portrayed by Bruno Ganz).

    Berlin : The Downfall 1945
    https://en.wikipedia.org/wiki/Berlin:_The_Downfall_1945

    Berlin: The Downfall 1945 (also known as The Fall of Berlin 1945 in the US) is a narrative history by Antony Beevor of the Battle of Berlin during World War II. It was published by Viking Press in 2002

    Downfall (1997 film)
    https://en.wikipedia.org/wiki/Downfall_(1997_film)

    Downfall (Korean: 창; RR: Chang) is a 1997 South Korean film by Im Kwon-taek. The story revolves around an orphan girl who is forced into prostitution, finds love with one of her clients, but finds it impossible to break free of the pimps and procurers exploiting her.

    Adolf Hitler : My Part in His Downfall (film)
    https://en.wikipedia.org/wiki/Adolf_Hitler:_My_Part_in_His_Downfall_(film)

    Adolf Hitler: My Part in His Downfall is a 1973 film adaptation of the first volume of Spike Milligan’s autobiography.

    The Decline of the West
    https://en.wikipedia.org/wiki/The_Decline_of_the_West

    The Decline of the West (German: Der Untergang des Abendlandes), or more literally, The Downfall of the Occident, is a two-volume work by Oswald Spengler. The first volume, subtitled Form and Actuality, was published in the summer of 1918. The second volume, subtitled Perspectives of World History, was published in 1922. The definitive edition of both volumes was published in 1923.

    The Fall of the Roman Empire (film)
    https://en.wikipedia.org/wiki/The_Fall_of_the_Roman_Empire_(film)

    The Fall of the Roman Empire is a 1964 American epic film directed by Anthony Mann and produced by Samuel Bronston, with a screenplay by Ben Barzman, Basilio Franchina and Philip Yordan. The film stars Sophia Loren, Stephen Boyd, Alec Guinness, James Mason, Christopher Plummer, Mel Ferrer, and Omar Sharif.

    When filming for El Cid (1961) had finished, Anthony Mann saw a copy of Edward Gibbon’s 1776–1789 six-volume series The History of the Decline and Fall of the Roman Empire inside the Hatchards bookshop. He pitched a film adaptation of the book to Samuel Bronston, who then agreed to produce the project.

    Fall of the Western Roman Empire
    https://en.wikipedia.org/wiki/Fall_of_the_Western_Roman_Empire

    The fall of the Western Roman Empire (also called the fall of the Roman Empire or the fall of Rome) was the loss of central political control in the Western Roman Empire, a process in which the Empire failed to enforce its rule, and its vast territory was divided into several successor polities.

    #Etats-Unis #USA #aviation #industrie #capitalisme #bourse #néolobéralisme #accident

  • #Boeing Reportedly Scrapped Expensive Safety System for #737_Max
    https://interestingengineering.com/boeing-reportedly-scrapped-737-max-safety-system-as-it-was-t

    Following the two fatal crashes of Boeing 737 Max jets this year, a senior Boeing engineer has filed an internal ethics complaint, saying the company had vetoed a safety system to reduce costs.

    This system, the engineer claims, could have prevented the two crashes of the stalling plane, which has now been grounded worldwide due to its safety issues.

    The internal complaint at Boeing, The New York Times reports, was filed shortly after the two crashes occurred this year, both of which killed everyone on board.

    #sécurité #rentabilité

  • Les déboires du #737_MAX plongent #Boeing dans le rouge vif
    https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/aeronautique-defense/les-deboires-du-737-max-plongent-boeing-dans-le-rouge-vif-824504.html


    Crédits : Joshua Roberts

    Boeing a fait état mercredi d’une perte de près de trois milliards de dollars au deuxième trimestre, la plus importante en une décennie, en raison d’une charge déjà annoncée de cinq milliards liée à l’immobilisation à travers le monde du 737 MAX à la suite de deux catastrophes aériennes. A ce stade, la crise du 737 MAX a coûté plus de 8 milliards de dollars à Boeing.

    La facture du B 737 MAX est très salée pour Boeing : près de 8 milliards de dollars depuis l’immobilisation de l’avion à la suite de l’accident d’un appareil de ce type d’Ethiopian Airlines le 10 mars dernier quelques mois après celui de Lion Air fin octobre 2018. Le MCAS, le système anti-décrochage de l’avion est impliqué dans ces deux accidents qui ont fait 346 morts.

    Boeing a fait état mercredi d’une perte de 2,94 milliards de dollars au deuxième trimestre (contre un bénéfice de 2,20 milliards de dollars un an plus tôt), en raison d’une charge déjà annoncée de cinq milliards liée à l’immobilisation à travers le monde du 737 MAX. Il s’agit de la plus importante perte trimestrielle en une décennie,

    La semaine dernière, le constructeur américain a annoncé qu’il inscrirait une charge après impôts de 4,9 milliards de dollars (4,3 milliards d’euros) dans ses comptes du deuxième trimestre pour notamment indemniser les compagnies aériennes dont les livraisons de 737 MAX ont été suspendues. A ce stade, la crise du 737 MAX a coûté plus de 8 milliards de dollars à Boeing. Le constructeur aéronautique mondial a également annoncé un nouveau retard dans son programme 777X en raison d’un problème de moteur, repoussant le premier vol à 2020.

    Lors d’une conférence téléphonique après la publication de ces résultats, le PDG de Boeing, Dennis Muilenburg, a déclaré que le groupe pourrait envisager de nouvelles réductions de la production de 737, aujourd’hui de 42 exemplaires par mois, voire de la suspendre le cas échéant. Ce qui serait un coup dur pour les fournisseurs appelés jusqu’ici à maintenir la production. En avril, Boeing a réduit ses cadences de production du MAX de 52 à 42 appareils par mois. Pour autant, si l’appareil devait être remis en service d’ici à la fin de l’année, Boeing pourrait augmenter à 57 unités mensuelles en 2020. Pour rappel, l’avionneur américain a maintenu la production pour pouvoir, une fois la solution logicielle certifiée, l’intégrer sur les appareils déjà construit et livrer rapidement les appareils aux compagnies aériennes.

    Reste à voir quand l’appareil pourra revoler. Mi-juin, l’avionneur tablait sur une reprise des vols fin août-début septembre. Après une rencontre qui s’est tenue le 14 juin entre des membres de l’AESA (l’agence de sécurité européenne) et la FAA (agence fédérale de l’aviation civile américaine) une campagne d’essais en vol était prévue en juillet. Mais ce calendrier a été remis en question après la découverte de nouveaux problèmes.

    La semaine dernière, Boeing évoquait une remise en service au "début du quatrième trimestre" 2019 (octobre-décembre). Le groupe aéronautique travaille à un correctif logiciel qu’il espère, selon des sources proches du dossier, présenter d’ici septembre aux autorités de régulation de l’aviation civile pour sa certification. Pour certains experts, ce calendrier est très ambitieux. Aujourd’hui, la direction n’a pas donné de calendrier.

  • Opinion | The #Boeing #737_Max Crisis Is a #Leadership Failure - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2019/07/17/opinion/boeing-737-max.html

    Boeing has found a willing partner in the #F.A.A., which allowed the company to circumvent standard #certification processes so it could sell aircraft more quickly. Boeing’s inadequate regard for safety and the F.A.A.’s complicity display an unconscionable lack of leadership at both organizations.

    [...]

    The 737 Max of today — a 143-foot-long plane seating more than 230 people — is a very different aircraft from the humble 737 of the 1960s, [...] But the current regulatory system allows for significant modifications of an aircraft design without requiring a new certification review . Even though the new plane had different flight characteristics, larger engines and a new flight management system, no simulator training was required for pilots familiar with older model 737s, a marketing move designed by Boeing to increase sales. And the F.A.A. allowed this.

    Safety begins at the top, and the top at both Boeing and the F.A.A. has let us down. Boeing’s board must find out who has enabled and encouraged this corporate culture, and hold those leaders accountable, beginning with the chief executive, Dennis Muilenburg.

    But this is bigger than the Max 8. We now have an airline safety agency that has become less and less forceful in exercising its regulatory authority over an aircraft manufacturer, even one that appears to be aggressively prioritizing profits over safety.

    #complicité #criminalité_en_col_blanc

    • C’est pareil dans l’industrie automobile où la collusion du ministère de transport (Bundesverkehrsministerium) a permis aux producteurs allemands de faire passer des valeurs de pollution falsifiés. Les ingénieurs ont programmé des systèmes qui suivaient les ordres de leurs patrons qui croyaient pouvoir tromper le monde entier.

      #Volkswagen, #Opel, #Mercedes-Benz, #Porsche et tous les autres #producteurs_d_automobiles sont responsables pour des millions de victimes de la pollution. Ce n’est rien de nouveau dansune industrie qui a tout fait pour tuer les systèmes ferroviers plus surs et moins polluants afin mieux remplir les poches de leurs actionnaires.

      On a beaucoup parlé des entreprises allemandes (qui sont des multinationales en rélité), mais on trouve le même type de comportement dans tous les pays capitalistes, c.a.d. dans chaque pays qui produit des automobiles.

      Le #capitalisme tue.

  • Le 737MAX menace réellement Boeing
    https://www.dedefensa.org/article/le-737max-menace-reellement-boeing

    Le 737MAX menace réellement Boeing

    La situation de Boeing ne s’améliore pas du tout quatre mois après la seconde catastrophe touchant le 737MAX, suivie par une décision de très nombreux pays et de très nombreuses compagnies aériennes d’interdire de vol l’avion jusqu’à ce que soit corrigée la défaillance technique repérée dans le chef de dispositif de changement de vol automatique dont les pilotes n’avaient pas été instruits et sur lequel ils ne pouvaient pas agir. Depuis, d’autres problèmes sont apparus et l’organisme national le plus favorable à Boeing, la FAA fédérale des USA qui gèrent la certification des avions, ne prévoit pas la levée de l’interdiction avant octobre au mieux. Même cette date est très incertaine, du fait que ces nouveaux problèmes ont été mis à jour entretemps, indiquant une baisse sensible (...)

  • Le Boeing 737 Max risque de rester cloué au sol pendant un an
    https://www.lemonde.fr/international/article/2019/07/02/le-boeing-737-max-risque-de-rester-cloue-au-sol-pendant-un-an_5484468_3210.h

    […] A l’occasion du Salon international de l’aéronautique et de l’espace, qui s’est achevé le 23 juin au Bourget, Boeing avait laissé entendre à ses principaux fournisseurs que la certification de l’appareil était en bonne voie. Il entrevoyait alors un retour en vol du Max dès le début août. Ce calendrier optimiste ne tient plus.

    Fin juin, l’Agence fédérale américaine de l’aviation (FAA) a découvert, à l’occasion de tests poussés sur simulateur, une nouvelle anomalie dans une carte contrôleur, un matériel informatique qui sert à ajouter des fonctionnalités. Une véritable tuile pour Boeing, car cet élément entre dans l’activation « du système de stabilisation de l’avion », précise le cabinet ACS. Le dispositif informatique MCAS, qui sert à stabiliser l’avion, notamment dans sa phase de décollage, est mis en cause dans l’incident et dans le crash de Lion Air du 28 et du 29 octobre 2018, puis dans celui d’Ethiopian Airways, en mars 2019.
    […]
    Pour Archery Strategy Consulting, le calendrier « très optimiste » qui prévoyait « une reprise des vols d’ici à la fin de l’année » ne tient pas. Notamment à cause de la pénurie de simulateurs. Selon les décomptes, il n’y en aurait que sept de par le monde intégralement dédiés au Max ou qui intègrent les spécifications du nouveau moyen-courrier de Boeing. Trois mois et demi après la décision d’immobiliser le Max, 370 exemplaires de l’appareil ont été livrés à des compagnies aériennes clientes, tandis que 170 sont stockés sur des parkings par l’avionneur. A raison de dix pilotes, en moyenne, par appareil, précise ACS, il faudra, au bas mot, « douze semaines pour former les 4 000 pilotes », sur les rares simulateurs de vol en service.

  • “Boeing’s 737 MAX software outsourced to $12.80-an-hour engineers”

    Interesting paper about #software_outsourcing.

    https://www.smh.com.au/business/companies/boeing-s-737-max-software-outsourced-to-12-80-an-hour-engineers-20190629-p52

    The way, I read it, it does not say that the two recent accidents of a Boeing 737 MAX were because of outsourcing, since the MCAS software (#Maneuvering_Characteristics_Augmentation_System was still done internally).

    #Boeing_737_MAX #software_development

  • L’agence fédérale de l’aviation américaine a décelé une nouvelle faille « potentielle » du 737 MAX
    https://www.lemonde.fr/economie/article/2019/06/26/l-agence-federale-de-l-aviation-americaine-a-decele-une-nouvelle-faille-pote

    L’avionneur Boeing va devoir réparer cette faille, qui est de nature à retarder l’essai en vol du 737 MAX modifié, nécessaire pour la re-certification de l’appareil.

    Le retour dans le ciel du Boeing 737 Max va devoir être reporté. L’agence fédérale de l’aviation américaine (FAA) a décelé une nouvelle faille « potentielle », a-t-elle annoncé mercredi 26 juin. Le régulateur demande à l’avionneur de réparer cette dernière, qui est de nature à retarder l’essai en vol de l’appareil modifié, test nécessaire pour la re-certification de l’avion, locomotive des ventes du constructeur et cloué au sol depuis mi-mars.

    Dans un document adressé au gendarme des marchés, la SEC, l’avionneur explique que la FAA lui a demandé de « s’occuper d’un problème spécifique en vol que les changements de logiciel du 737 MAX sur lesquels Boeing travaille depuis huit mois ne prennent pas en compte ».

    « Boeing est d’accord avec la décision et la requête de la FAA et est en train de travailler sur ledit logiciel afin de répondre à la demande » de l’autorité, ajoute le groupe de Chicago. Il ajoute qu’il ne soumettra pas le 737 MAX modifié pour certification « tant que nous n’aurons pas satisfait toutes les exigences (…) pour un retour en service en toute sécurité ».

    Selon une source proche du dossier ayant requis l’anonymat, lors des tests sur simulateur la semaine dernière, des pilotes de la FAA ont eu du mal à reprendre le contrôle de l’avion après avoir activé le système anti-décrochage MCAS, mis en cause dans l’accident de Lion Air en Indonésie en 2018 et celui d’Ethiopian Airlines en mars en Ethiopie.

    Le vol test nécessaire pour enclencher le calendrier de retour dans le ciel du 737 MAX aux Etats-Unis ne pourra donc pas être effectué avant le 8 juillet, a commenté à l’Agence France-Presse (AFP) une source gouvernementale.

    Il va falloir à la FAA au moins de deux à trois semaines pour examiner les modifications effectuées par Boeing pour régler le problème, a dit cette source. En outre, il est difficile de savoir pour l’instant si le colmatage de cette faille exige une simple mise à jour du logiciel ou des changements en profondeur. Dans ce dernier cas, le 737 MAX devrait rester immobilisé au sol pendant encore de longues semaines.

  • Boeing Built Deadly Assumptions Into 737 Max, Blind to a Late Design Change - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2019/06/01/business/boeing-737-max-crash.html?nl=todaysheadlines&emc=edit_th_190602

    A year before the plane was finished, Boeing made the system more aggressive and riskier. While the original version relied on data from at least two types of sensors, the ultimate used just one, leaving the system without a critical safeguard. In both doomed flights, pilots struggled as a single damaged sensor sent the planes into irrecoverable nose-dives within minutes, killing 346 people and prompting regulators around the world to ground the Max.

    But many people involved in building, testing and approving the system, known as MCAS, said they hadn’t fully understood the changes. Current and former employees at Boeing and the Federal Aviation Administration who spoke with The New York Times said they had assumed the system relied on more sensors and would rarely, if ever, activate. Based on those misguided assumptions, many made critical decisions, affecting design, certification and training.

    Au fond, ne s’agit-il pas de l’application à des outils « physiques » des préceptes et méthodes de l’industrie « immatérielle » ? Une idéologie de l’erreur/bug impossible, de la rapidité de mise sur le marché, de l’absence de réelle documentation, notamment d’une documentation qui ne dit pas « comment ça marche », mais « comment c’est conçu et pourquoi ».

    While prosecutors and lawmakers try to piece together what went wrong, the current and former employees point to the single, fateful decision to change the system, which led to a series of design mistakes and regulatory oversights. As Boeing rushed to get the plane done, many of the employees say, they didn’t recognize the importance of the decision. They described a compartmentalized approach, each of them focusing on a small part of the plane. The process left them without a complete view of a critical and ultimately dangerous system.

    The company also played down the scope of the system to regulators. Boeing never disclosed the revamp of MCAS to Federal Aviation Administration officials involved in determining pilot training needs, according to three agency officials. When Boeing asked to remove the description of the system from the pilot’s manual, the F.A.A. agreed. As a result, most Max pilots did not know about the software until after the first crash, in October.

    L’informatique magique dans toute sa splendeur

    But the plane wasn’t flying smoothly, partly because of the Max’s bigger engines. To fix the issue, Boeing decided to use a piece of software. The system was meant to work in the background, so pilots effectively wouldn’t know it was there.

    That probability may have underestimated the risk of so-called external events that have damaged sensors in the past, such as collisions with birds, bumps from ramp stairs or mechanics’ stepping on them. While part of the assessment considers such incidents, they are not included in the probability. Investigators suspect the angle-of-attack sensor was hit on the doomed Ethiopian Airlines flight in March.

    Bird strikes on angle-of-attack sensors are relatively common.

    A Times review of two F.A.A. databases found hundreds of reports of bent, cracked, sheared-off, poorly installed or otherwise malfunctioning angle-of-attack sensors on commercial aircraft over three decades.

    #Boeing #Sécurité #Ingénierie #Capitalisme_de_catastrophe

    • Concrètement, il s’agit d’une fraude délibérée : en aviation, tu as une obligation (facile à comprendre) de redondance des systèmes. En gros, un seul capteur, c’est criminel.
      Ce n’est pas la première fois du tout que Boeing se fait gauler pour une fraude délibérée à la sécurité de ses avions, en plus, pour une économie de bout de chandelle.

      Il y a avait eu le coup des fermetures de soutes, avec une pièce trop fragile qui cassait en altitude, ouvrait la soute et engendrait une dépressurisation explosive. Dès le premier accident, Boeing avait identifié le problème, mais ils avaient calculé que ça leur coûterait moins cher de ne rien faire et de prendre le risque que ce soit découvert plutôt que de devoir rappeler toutes les flottes en service.

      Calcul cynique avec la vie des passagers et membres d’équipage des clients. Calcul raté parce qu’une famille s’est acharnée, a trouvé une gorge profonde et a obtenu la preuve du crime délibéré du constructeur.

      Pourtant, malgré les dommages et intérêts colossaux, les preuves du processus décisionnel qui accorde plus d’intérêt au profit qu’aux vies des clients, Boeing a continué à vendre.

      On dirait plus une mafia qu’une compagnie.

  • Réunion cruciale pour Boeing autour des déboires du 737 MAX
    https://www.lemonde.fr/economie/article/2019/05/23/reunion-cruciale-pour-boeing-autour-des-deboires-du-737-max_5465909_3234.htm


    Les avions 737 MAX de la compagnie américaine Southwest Airlines immobilisés sur le tarmac de l’aéroport de Victorville, en Californie, le 28 mars 2019.
    MARK RALSTON / AFP

    Les régulateurs de l’aviation de 34 pays doivent se réunir jeudi à propos du modèle critiqué de la compagnie américaine. Celui-ci est immobilisé depuis 71 jours après le crash de deux avions.

    L’attente vis-à-vis du 737 MAX va-t-elle se prolonger encore longtemps pour la compagnie Boeing ? Cela fait déjà 71 jours que ce modèle de l’avionneur est immobilsé après les catastrophes aériennes d’Ethiopian et de Lion Air, qui ont fait 346 morts. La réunion cruciale entre l’Administration fédérale de l’aviation américaine (FAA) et des régulateurs venant de trente-trois pays qui se tient jeudi 23 mai à Fort Worth (Texas) pourrait justement donner une idée un peu plus précise sur le retour en service du 737 MAX.

    Cette réunion à huis clos, qui débutera à 9 heures (heure locale) – soit 16 heures à Paris –, doit durer toute la journée. Elle devrait fournir des indices sur les intentions et le degré de confiance que les autres autorités de l’aviation civile portent encore à Boeing ainsi qu’à la FAA. Ni Boeing ni les compagnies aériennes n’ont été conviés à cette réunion à l’issue de laquelle aucune déclaration commune n’est prévue, seulement une conférence de presse en fin d’après-midi.

    Le système antidécrochage MCAS (Maneuvering Characteristics Augmentation System) devait être au centre des discussions puisque c’est lui qui a été mis en cause dans le crash d’un avion de la compagnie Ethiopian Airlines en mars, qui a coûté la vie à 157 personnes, et dans la catastrophe de Lion Air en Indonésie fin octobre 2018, au cours de laquelle 189 personnes ont péri. Au mois de mars, la compagnie Boeing avait effectué une mise à jour logicielle du système MCAS du 737 Max.

    Mais les autorités américaines ont d’ores et déjà annoncé mercredi que Boeing n’avait pas encore formellement soumis le correctif du 737 MAX pour certification. Cette annonce intervient alors que Boeing avait affirmé la semaine dernière avoir finalisé les changements exigés par l’agence américaine et que le correctif était prêt pour certification.

    Aussi, la formation finale des pilotes n’a pas encore été déterminée. Les autorités américaines estiment qu’une formation sur ordinateur ou iPad serait suffisante pour des pilotes expérimentés, alors que le régulateur canadien réclame un passage obligé sur simulateur qui a l’avantage de reproduire les conditions de vol.

    Au vu du retard pris par Boeing, il est difficile, selon M. Elwell, de déterminer quand interviendra la levée de l’interdiction de vol. « Je ne suis attaché à aucun calendrier », a fait savoir Dan Elwell, chef intérimaire de la FAA, qui a refusé de s’aligner sur American Airlines et Southwest, deux compagnies clientes du 737 MAX, qui ont annulé les vols programmés pour cet avion jusqu’à la mi-août dans l’espoir que l’interdiction de vol serait levée d’ici à juillet au plus tard.

    « Ça prendra le temps qu’il faudra pour faire les choses comme il se doit », a-t-il assuré, soulignant toutefois qu’en tant qu’autorité d’origine du 737 MAX, la FAA « doit être le premier régulateur » à l’autoriser à voler à nouveau. Jusqu’aux déboires du 737 MAX, avait toujours prévalu un système de réciprocité qui voulait que les autres régulateurs s’en remissent à la certification de l’autorité d’origine. « Il y a de la méfiance vis-à-vis de la FAA et de Boeing et les informations distillées au compte-gouttes sur ce que Boeing savait (…) sont fâcheuses », avance Scott Hamilton, expert chez Leeham.

    Des responsables des autorités de l’aviation de l’Union européenne et du Canada ont expliqué qu’il n’était pas question de faire redécoller le 737 MAX chez eux tant que des questions resteront en suspens. « Il y a des conditions au retour en vol (du 737 MAX) et pour nous c’est que nous procédions à une évaluation indépendante », a fait savoir Jagello Fayl, responsable de la communication de l’agence européenne EASA.

    • Les Boeing 737 MAX interdits de vol pour une durée indéterminée
      https://www.lemonde.fr/economie/article/2019/05/24/les-boeing-737-max-toujours-cloues-au-sol-pour-une-duree-indeterminee_546629


      Les avions 737 MAX de la compagnie American Airlines immobilisés à Tulsa dans l’Oklahoma, le 10 mai.
      HANDOUT / REUTERS

      Aucune date de remise en service de l’avion n’a été décidée à l’issue d’une longue réunion entre les différentes autorités mondiales de l’aviation civile.

      Immobilisé à travers le monde depuis le 13 mars, le Boeing 737 MAX risque encore d’attendre plusieurs mois avant de pouvoir reprendre son envol. Les autorités mondiales de l’aviation civile, réunies jeudi 23 mai au Texas, se sont séparées après huit heures de discussions sans date de retour en service de l’avion-phare de la compagnie américaine.

      « Le seul calendrier est de s’assurer que l’avion est sûr avant de voler », a déclaré Dan Elwell, chef intérimaire de l’Agence fédérale américaine de l’aviation (FAA), lors d’une conférence de presse. Cette incertitude traduit la méfiance des autres régulateurs envers la FAA, à laquelle ils ont posé « beaucoup de questions » et dont ils voulaient des « clarifications » sur les procédures. M. Elwell a indirectement reconnu l’absence de consensus en déclarant que « chaque pays prendra[it] sa propre décision », en toute indépendance, même si le « dialogue » va se poursuivre, notamment avec des échanges d’informations.
      […]
      Dan Elwell avait jeté un froid mercredi en révélant que Boeing n’avait pas soumis pour évaluation la mise à jour du système antidécrochage MCAS, en raison de questions additionnelles. C’est le dysfonctionnement de ce dispositif, mis en cause dans les accidents d’Ethiopian Airlines, le 10 mars (157 morts), et de Lion Air, le 29 octobre en Indonésie (189 morts), qui a entraîné l’interdiction provisoire de vol du 737 MAX, dernier-né du constructeur américain. L’avionneur avait pourtant affirmé la semaine dernière que le correctif était prêt pour la certification.
      […]
      Au-delà du problème de réputation, la crise du 737 MAX devrait avoir un coût financier important alors que cet avion représentait près de 80 % du carnet de commandes de Boeing à la fin d’avril. Le constructeur, qui a suspendu les livraisons, ne perçoit plus d’argent des compagnies aériennes, qu’il devra aussi indemniser pour leur manque à gagner.

  • How much was pilot error a factor in the #Boeing #737_MAX crashes? | The Seattle Times
    https://www.seattletimes.com/business/boeing-aerospace/how-much-was-pilot-error-a-factor-in-the-boeing-737-max-crashes

    “Pilots trained in the United States would have successfully been able to handle” the emergencies on both jets, said Rep. Sam Graves of Missouri, ranking member of the House Transportation and Infrastructure Committee. He added that preliminary reports about the accident “compound my concerns about quality training standards in other countries.”

    Graves was repeating the main points in a report written by two pilots at a major U.S. airline that pointed to pilot error as “the most consequential factor” in both crashes. Their report was commissioned and paid for by institutional investors with large holdings in Boeing stock.

    That case for pilot error as the major cause of the crashes seems close to a surrogate for what Boeing has only hinted at, and may be a key part of the manufacturer’s legal defense in liability lawsuits.

    Yet two flight-simulator sessions replicating the conditions on the doomed flights contradict Graves’ contention that better trained pilots would have escaped disaster. And some Western-trained pilots criticize the report as based on unverified assumptions and minimizing the intense stress Boeing’s runaway flight-control system imposed on the two flight crews.

    “I’m disappointed with those who sit in their lofty chairs of judgment and say this wouldn’t have happened to U.S. pilots,” said a veteran captain with a major U.S. airline, who asked not to be named to avoid involving his employer.

    #conflit_d'intérêt #intérêts_privés #sans_vergogne #états-unis

  • Déjà en 2018, les Boeing 737 MAX avaient failli être cloués au sol
    https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/aeronautique-defense/deja-en-2018-les-boeing-737-max-avaient-failli-etre-cloues-au-sol-815596.h


    Crédits : Matt McKnight

    Des inspecteurs américains ont envisagé de clouer au sol l’an dernier une partie des Boeing 737 MAX, après avoir appris que l’avionneur avait désactivé le signal d’alerte censé avertir des dysfonctionnements du système antidécrochage MCAS, a déclaré dimanche à l’AFP une source proche du dossier.

    Les employés de l’agence fédérale de l’aviation (FAA) étaient chargés de superviser et de contrôler la compagnie aérienne Southwest Airlines, la plus grosse cliente du 737 MAX, avec une flotte de 34 appareils en service à l’époque. Ils avaient émis l’hypothèse d’une immobilisation des avions pour se donner le temps de déterminer si les pilotes avaient besoin ou pas d’une formation supplémentaire, a dit cette source sous couvert d’anonymat.

    Après des discussions, ils avaient finalement abandonné cette piste, mais l’information n’était pas remontée jusqu’aux hauts responsables de l’agence fédérale, a encore fait savoir cette source, confirmant des informations du Wall Street Journal.

    Les inspecteurs avaient découvert que Boeing avait choisi de rendre optionnel et payant le signal d’alerte lumineux après que Southwest eut demandé au constructeur de le réactiver à la suite de l’accident d’un 737 MAX 8 de Lion Air ayant entraîné la mort de 189 personnes le 29 octobre dernier en Indonésie.

    Boeing avait désactivé automatiquement ce signal dans les 737 MAX livrés à Southwest sans en informer la compagnie aérienne. Ni celle-ci ni ses pilotes n’étaient au courant des modifications lorsqu’ils ont commencé à faire voler l’avion en 2017, a expliqué à l’AFP une porte-parole de Southwest.

    Comme les régulateurs, ils n’ont été mis au courant qu’après le drame de Lion Air.

  • How the Boeing 737 Max Disaster Looks to a Software Developer - IEEE Spectrum
    https://spectrum.ieee.org/aerospace/aviation/how-the-boeing-737-max-disaster-looks-to-a-software-developer

    That’s because the major selling point of the 737 Max is that it is just a 737, and any pilot who has flown other 737s can fly a 737 Max without expensive training, without recertification, without another type of rating. Airlines—Southwest is a prominent example—tend to go for one “standard” airplane. They want to have one airplane that all their pilots can fly because that makes both pilots and airplanes fungible, maximizing flexibility and minimizing costs.

    It all comes down to money, and in this case, MCAS was the way for both Boeing and its customers to keep the money flowing in the right direction. The necessity to insist that the 737 Max was no different in flying characteristics, no different in systems, from any other 737 was the key to the 737 Max’s fleet fungibility. That’s probably also the reason why the documentation about the MCAS system was kept on the down-low.

    Put in a change with too much visibility, particularly a change to the aircraft’s operating handbook or to pilot training, and someone—probably a pilot—would have piped up and said, “Hey. This doesn’t look like a 737 anymore.” And then the money would flow the wrong way.

    #Boeing #737 #ET302

    • Autre texte, issu du newgroup comp.lang.ada :

      One of the criticisms of the decisions leading to the MCAS software is that the software is certified only at DO-178B level C, defined as software whose consequences are ( https://en.wikipedia.org/wiki/DO-178B ):

      Major – Failure is significant, but has a lesser impact than a
      Hazardous failure (for example, leads to passenger discomfort rather
      than injuries) or significantly increases crew workload (safety
      related)

      This is instead of level A (catastrophic, the whole plane can be lost), or level B (hazardous, people can be injured). The rationale was that at worst MCAS going wrong would change the nose pitch by a few degrees and then the pilot could fix it. They didn’t consider the possibility of it activating over and over again, tilting a few more degrees each time.

      Since the software was treated as level C, its development and certification process was less rigorous than what it would have gotten at a more critical level.

      Et la conclusion :

      Certifying and developing this system at level C instead of level A was itself obviously some kind of process failure. I believe finding out how that happened is one of the investigation’s objectives.

      Tu m’étonnes...

    • Merci du rappel. Les articles précédents ne sont pas aussi explicites je trouve. Là, tu comprends qu’il y a eu soit négligence fautive, soit volonté délibérée de sous-classer le composant. Et présenté comme cela, tu comprends que Boeing est vraiment très mal judiciairement parlant, si leur budget corruption ne permet pas de couper court aux enquêtes à ce sujet (ce qui n’est évidemment pas impossible).

      Y-a un fabricant chinois qui doit se frotter les mains... pour le futur. (Airbus devrait, dans un monde normal, se frotter les mains... mais le saccage « Tom Enders » va avoir du mal à être réparé, s’il existe la moindre volonté politique d’un jour le réparer... et à observer le parachute doré dont il bénéficie, on comprend que... ... ...).

  • Boeing réduit la production de ses 737 MAX
    https://www.lemonde.fr/economie/article/2019/04/05/boeing-reduit-la-production-de-ses-737-max_5446511_3234.html


    Des Boeing 737 MAX stockés sur une piste de Boeing, à Renton, dans l’Etat de Washington, le 21 mars 2019.
    LINDSEY WASSON / REUTERS

    Après deux accidents dans des circonstances similaires qui ont fait 346 morts à quelques mois d’intervalle, Dennis Muilenburg, le PDG de Boeing a annoncé, vendredi 5 avril, que le constructeur allait réduire de près de 20 % la production de son 737 MAX. Elle va passer de 52 appareils par mois à 42. Un comité va également passer en revue les procédés de conception et de développement des appareils, précise le communiqué.

    • merci @odilon

      Une proportion importante des nouveaux avions est ‘autocertifiée’ par les constructeurs”, explique Xavier Tytelman. “Un certain nombre de choses n’ont en effet pas besoin d’être vérifiées ou validées : par exemple, tous les systèmes déjà certifiés et réutilisés dans un nouvel avion (manettes de gaz, sortie des volets, etc. Du moment qu’ils ont été validés sur un appareil précédent)”.

      Par contre, les évolutions et les innovations doivent faire l’objet d’une certification supplémentaire de la part des autorités de régulation : les nouveaux capteurs, les nouvelles commandes de vol, les nouvelles lois de vol" (qui protègent l’avion, y compris des actions des pilotes, afin de le maintenir en vol stable).

      C’est quelque part entre ces deux paragraphes que se situe l’origine des défaillances. Boeing a fait passer une modification des «  lois de vol  » pour une modification mineure et, en conséquence, c’est comme dit l’expert autocertifié.

      C’est ce système [le MCAS], que n’ont pas su désactiver les pilotes, qui serait à l’origine des crashs de Lion Air et de Ethiopian Airlines.

      Pour Ethiopian, il semblerait que les pilotes aient désactivé le système puis l’aient réenclenché.

  • Ethiopian 737 pilots followed Boeing guidelines before crash | Daily Mail Online
    https://www.dailymail.co.uk/news/article-6880733/Ethiopian-737-pilots-followed-Boeing-guidelines-crash-WSJ.html


    ©AP

    Pilots on doomed Boeing jet that crashed in Ethiopia ’followed correct emergency procedure when system failed - then tried something else when that didn’t help them regain control’

    The pilots of the doomed Ethiopian Airlines jet followed emergency procedures outlined by the manufacturer initially but later deviated from them as they tried to regain control of the plane, it has been claimed,

    The airliner went down soon after taking off on March 10, killing all 157 people on board and forcing a global grounding of Boeing 737 MAX 8 jets.

    Boeing had issued guidelines to pilots on how to disable an automated anti-stall system after a deadly crash in Indonesia in October, followed by an emergency airworthiness directive by the U.S. Federal Aviation Administration (FAA).

    The pilots had initially shut off the MCAS anti-stall system that was pushing the airplane’s nose down shortly after it took off from Addis Ababa, The Wall Street Journal reported on Wednesday, citing unidentified people briefed on the matter.

    However, having failed to recover control, the pilots then switched the system back as they tried to find other ways to manage the jet before it crashed, the newspaper added.

  • Crash d’Ethiopian Airlines. Le système antidécrochage MCAS du 737 Max était activé, selon les enquêteurs
    https://www.ouest-france.fr/societe/faits-divers/crash/crash-d-ethiopian-airlines-le-systeme-antidecrochage-mcas-du-737-max-et

    Selon le Wall Street Journal, le rapport prémilinaire des enquêteurs montre que le controversé logiciel MCAS était activé avant que le 737 Max de la compagnie éthiopienne ne s’écrase.

    Le journal précise que la première analyse des données de vol pourrait faire l’objet de corrections, alors que le rapport d’enquête préliminaire du ministère éthiopien des Transports devrait être rendu public dans les prochains jours.

  • Boeing 737 MAX : la modification du système anti-décrochage sera-t-elle suffisante pour une reprise des vols ?
    https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/aeronautique-defense/boeing-737-max-la-modification-du-systeme-anti-decrochage-sera-t-elle-suff


    Crédits : Photo Boeing, infographie "La Tribune"

    Parmi les modifications apportées, le MCAS ne s’activera plus en cas de différence de mesures notable (5,5 degrés ou plus) entre les deux sondes d’incidence AOA (Angle of Attack). Les sondes envoient en effet des informations de vitesse et d’incidence. Par ailleurs, le MCAS ne s’activera qu’une fois en cas de configuration de vol anormale et jamais avec plus de force que les pilotes ne peuvent en exercer sur leurs commandes pour redresser l’appareil. Ils auront toujours la possibilité de contourner le système et de reprendre le contrôle manuel de l’avion.

    Tout en rejetant l’idée que ces modifications suggèrent que la conception de départ était inadaptée, Boeing juge quelles vont rendre le système « plus solide ». Elles seront présentées d’ici à la fin de la semaine à la direction de l’aviation civile américaine, la Federal Administration Agency (FAA).

    Auditionné mercredi par les sénateurs américains, Dan Elwell, responsable par intérim de la FAA, a tenté pour sa part de convaincre que la FAA avait fait son travail.

    L’intervention du MCAS sera plus transparente pour l’équipage, et les pilotes pourront plus facilement le contourner en cas de problème, a expliqué Boeing. Selon le constructeur, la nouvelle version du logiciel a été soumise « à des centaines d’heures d’analyses, de tests en laboratoire, de vérifications dans un simulateur de vol et à deux vols d’essais, y compris un vol de certification avec des représentants de la FAA à bord comme observateurs ». Le but est de « réduire la charge de travail de l’équipage dans des situations anormales et d’empêcher le MCAS de s’activer à cause de fausses données », a précisé Boeing. L’avionneur a aussi prévu de mieux former les pilotes aux subtilités du MCAS et du 737 MAX. En outre, la FAA et d’autres autorités de régulation doivent encore certifier ces modifications, a-t-il précisé.

  • Boeing 737 Max. Crash de Lion Air : les pilotes ont appuyé plusieurs fois sur le bon bouton, mais…
    https://www.ouest-france.fr/societe/faits-divers/crash/boeing-737-max-crash-de-lion-air-les-pilotes-ont-appuye-plusieurs-fois-

    Car le fameux logiciel MCAS laisse peu de place à l’erreur. Et les pilotes qui y sont confrontés ne connaissent pas toujours la puissance et la complexité du système.

    Nous voilà rassurés. Le système laisse peu de place à l’erreur... de la part des pilotes.

    « Coucou, je suis un système fameux et supérieurement efficace et intelligent et j’ai décidé que cet avion devait prendre de la vitesse en piquant vers le bas. Si tu ne veux pas que j’agisse comme j’ai décidé de le faire, médiocre petit humain, surtout, ne fais pas d’erreur. »

    Voici quelques jours, lors de simulations de vol recréant les problèmes du Boeing 737 Max de Lion Air, les pilotes ont découvert qu’ ils avaient à peine 40 secondes pour contourner le système automatisé embarqué et éviter un désastre.

  • Boeing a corrigé son système anti-décrochage MCAS du 737 MAX
    https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/aeronautique-defense/boeing-a-corrige-son-systeme-anti-decrochage-mcas-du-737-max-811810.html


    Reuters

    Le constructeur américain indique avoir mis au point le correctif du système anti-décrochage mis en cause dans les accidents du 737 MAX, qu’il a présenté à certains de ses clients samedi. L’enjeu est de pouvoir permettre à nouveau le vol de ces modèles cloués au sol, ce dont pâtit la réputation de Boeing.
    […]
    La FAA avait donné au plus tard au mois d’avril à Boeing pour effectuer les changements nécessaires sur [le MCAS,] système essentiel pour protéger l’appareil, et des sources industrielles avaient indiqué à l’AFP que le correctif devait être prêt dans une dizaine de jours. Outre le correctif du MCAS, Boeing a également fini d’actualiser les manuels de bord et de formation des pilotes, comme le lui avait demandé la FAA, ont dit ces sources.

    Boeing va s’occuper de la formation des pilotes et est en train d’en organiser le calendrier avec les différentes compagnies aériennes clientes du 737 MAX, a assuré l’entreprise. Les coûts de cette formation et la facture du développement du correctif du logiciel MCAS seront à la charge du constructeur aéronautique, a-t-elle encore dit.

    Autre modification importante du 737 MAX : Boeing a décidé d’assortir désormais tous les appareils d’un signal lumineux d’alerte, une fonctionnalité qui était jusqu’ici optionnelle et payante, avait indiqué jeudi une source industrielle. Appelé « disagree light », ce signal d’alerte s’enclenche en cas d’informations erronées transmises par une ou deux sondes d’incidence ("Angle of attack", AOA) au système MCAS, qui mesure l’angle d’attaque. Ce dernier met l’avion en piqué pour lui permettre de reprendre de la vitesse et de l’éloigner du risque de décrochage fatal. Ni le 737 MAX 8 de Lion Air ni celui d’Ethiopian Airlines n’en étaient équipés, affirme une source industrielle.

    Et pas besoin de passer par la (longue…) étape de certification, puisque l’avion n’a pas perdu son certificat de navigabilité…

  • Garuda annule une commande de 49 Boeing 737 MAX
    https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/aeronautique-defense/boeing-tente-de-rassurer-apres-les-deconvenues-du-b-737-max-8-811658.html


    (Reuters)

    Alors que la compagnie indonésienne Garuda a annoncé, ce vendredi 22 mars, renoncer à une commande de 49 Boeing 737 MAX 8 après deux crashs impliquant ce modèle en cinq mois, l’avionneur américain réagit afin de répondre aux inquiétudes ainsi que pour éviter que cette première annulation de contrat n’en appelle d’autres.

    C’est assurément un coup dur pour l’image de marque de Boeing. La compagnie indonésienne Garuda a annoncé, ce vendredi 22 mars, renoncer à une commande de 49 Boeing 737 MAX 8. Une première annulation de contrat pour le constructeur américain qui pourrait en appeler d’autres tant son crédit auprès de ses clients semble s’être érodé après deux crashs impliquant, en cinq mois, le Boeing 737 MAX 8.

    « Nous avons envoyé une lettre à Boeing demandant l’annulation de la commande », « les passagers de Garuda ont perdu confiance » dans le 737 MAX et ne veulent pas voler sur cet avion, a déclaré à l’AFP Ikhsan Rosan, porte-parole de la compagnie indonésienne. Il a précisé que Garuda avait déjà reçu un des 50 Boeing 737 MAX 8 commandés pour une valeur totale de 4,9 milliards de dollars au prix catalogue datant de l’annonce de la commande en 2014.

    Une délégation de Boeing devrait se rendre en Indonésie la semaine prochaine pour discuter de cette annulation, a-t-il précisé. Garuda discute aussi avec Boeing de la question de savoir si la compagnie rendra l’appareil qu’elle a déjà reçu, a indiqué le porte-parole. La compagnie avait déjà versé 26 millions de dollars environ à Boeing. Le PDG de Garuda I Gusti Ngurah Ashkara Danadiputra a déclaré récemment à Detik, un média d’information indonésien, que la compagnie envisagerait d’opter pour une autre version du 737.
    […]
    De fait, pour lutter contre les doutes qui s’installent autour de son appareil, l’avionneur américain a annoncé qu’il allait désormais l’équiper d’un signal d’alerte lumineux pour avertir de tout dysfonctionnement du système anti-décrochage MCAS, mis en cause dans l’accident. Cette fonctionnalité, qui était jusqu’à présent optionnelle, va devenir partie intégrante de l’avion : c’est une des modifications que Boeing va présenter aux autorités américaines ainsi qu’aux compagnies clientes dans les prochains jours, a ajouté cette source sous couvert d’anonymat.

    Elle a par ailleurs indiqué que ni le 737 MAX 8 de la compagnie indonésienne Lion Air ni celui d’Ethiopian Airlines, qui s’est écrasé le 10 mars, faisant 157 morts, n’étaient équipés d’un tel signal. American Airlines, qui exploite 24 737 MAX 8, avait, elle, acheté l’option, anticipant de potentiels désaccords entre les systèmes de l’avion, a indiqué à l’AFP une source interne. Idem pour Southwest, plus grosse cliente de cet avion, qui a même rajouté en début d’année une option supplémentaire visant à activer le "Primary Flight Display (PFD), qui rassemble tous les paramètres nécessaires au pilotage, assure une porte-parole. Contactés par l’AFP, Boeing et l’agence fédérale de l’aviation, la FAA, n’ont pas souhaité faire de commentaire.

  • Boeing 737Max, l’enchaînement des modifications marginales aboutit à une catastrophe (deux catastrophes ?) Sous la pression de la réduction des coûts, un bricolo dans le logiciel de contrôle de vol a été introduit et de ne pas en informer les pilotes (il aurait fallu les faire repasser au simulateur de vol pour les habiliter au nouveau système…)

    After a Lion Air 737 Max Crashed in October, Questions About the Plane Arose - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2019/02/03/world/asia/lion-air-plane-crash-pilots.html


    Boeing’s 737 Max is the latest version of a plane that first went into service half a century ago.
    Credit : Matt Mcknight/Reuters

    But Boeing’s engineers had a problem. Because the new engines for the Max were larger than those on the older version, they needed to be mounted higher and farther forward on the wings to provide adequate ground clearance.

    Early analysis revealed that the bigger engines, mounted differently than on the previous version of the 737, would have a destabilizing effect on the airplane, especially at lower speeds during high-banked, tight-turn maneuvers, Mr. Ludtke said.

    The concern was that an increased risk of the nose being pushed up at low airspeeds could cause the plane to get closer to the angle at which it stalls, or loses lift, Mr. Ludtke said.

    After weighing many possibilities, Mr. Ludtke said, Boeing decided to add a new program — what engineers described as essentially some lines of code — to the aircraft’s existing flight control system to counter the destabilizing pitching forces from the new engines.

    That program was M.C.A.S.
    […]
    The F.A.A. would also determine what kind of training would be required for pilots on specific design changes to the Max compared with the previous version. Some changes would require training short of simulator time, such as computer-based instruction.

    I would think this is one of those systems that the pilots should know it’s onboard and when it’s activated,” said Chuck Horning, the department chairman for aviation maintenance science at Embry-Riddle Aeronautical University.

    That was not the choice that Boeing — or regulators — would make.

    The F.A.A. Sides With Boeing
    Ultimately, the F.A.A. determined that there were not enough differences between the 737 Max and the prior iteration to require pilots to go through simulator training.

    While the agency did require pilots to be given less onerous training or information on a variety of other changes between the two versions of the plane, M.C.A.S. was not among those items either.
    […]
    At least as far as pilots knew, M.C.A.S. did not exist, even though it would play a key role in controlling the plane under certain circumstances.

    Boeing did not hide the modified system. It was documented in maintenance manuals for the plane, and airlines were informed about it during detailed briefings on differences between the Max and earlier versions of the 737.

    But the F.A.A.’s determination that the system did not have to be flagged for pilots gave pause to some other regulators.

    Across the Atlantic, the European Aviation Safety Agency, the European Union’s equivalent of the F.A.A., had qualms, according to a pilot familiar with the European regulator’s certification process.

    At first, the agency was inclined to rule that M.C.A.S. needed to be included in the flight operations manual for the Max, which in turn would have required that pilots be made aware of the new system through a classroom or computer course, the pilot said. But ultimately, he said, the agency did not consider the issue important enough to hold its ground, and eventually it went along with Boeing and the F.A.A.

    • Après avoir tergiversé devant l’énormité de l’enjeu, la FAA a suspendu les vols et Boeing annonce cesser les livraisons. Deux par jour ! comme le dit l’article, il va falloir pousser les murs à Renton…

      Boeing gèle les livraisons des B 737 MAX : près de 2 avions par jour sont concernés !
      https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/aeronautique-defense/boeing-gele-les-livraisons-des-b-737-max-pres-de-2-avions-par-jour-sont-co


      Crédits : © POOL New / Reuters

      Boeing annoncé la suspension des livraisons de ses avions moyen-courriers 737 MAX, qui ont été interdits provisoirement de vol dans le monde après deux accidents récents d’appareils de ce type, l’un d’Ethiopian Airlines, l’autre de Lion Air. Mais l’avionneur continue la production en espérant implémenter la solution à ses problèmes une fois qu’elle sera validée.

      Ce jeudi, en début de soirée en France, au lendemain de l’immobilisation totale de la flotte de B 737 MAX qui a suivi l’accident d’Ethiopian Airlines le 10 mars dernier dans des circonstances similaires à celles observées lors du crash de Lion Air en octobre, Boeing a annoncé la suspension des livraisons de ses appareils moyen-courriers.

      « Nous suspendons la livraison des 737 MAX jusqu’à ce que nous trouvions une solution », a déclaré à l’AFP un porte-parole, ajoutant que l’avionneur américain poursuivait en revanche leur production en écartant l’éventualité de réduire les cadences.

      Il va falloir trouver de la place. Boeing construit 52 B737 MAX par mois, quasiment deux par jour.

      « Nous sommes en train d’évaluer nos capacités », c’est-à-dire de savoir où les avions sortis des chaînes d’assemblage vont être stockés, a-t-il admis.

      Boeing entend donc continuer à assembler les avions et introduire la solution à ses problèmes une fois que ces derniers auront été clairement identifiés et que la façon de les résoudre validée.

    • Ça ne s’arrange pas pour Boeing et la FAA qui a délégué une grande partie de la certification de la nouvelle version à …Boeing.

      Flawed analysis, failed oversight: How Boeing, FAA certified the suspect 737 MAX flight control system | The Seattle Times
      https://www.seattletimes.com/business/boeing-aerospace/failed-certification-faa-missed-safety-issues-in-the-737-max-system-im


      A worker is seen inside a Boeing 737 MAX 9 at the Renton plant. The circular sensor seen at bottom right measures the plane’s angle of attack, the angle between the airflow and the wing. This sensor on 737 MAX planes is under scrutiny as a possible cause of two recent fatal crashes.
      Mike Siegel / The Seattle Times

      Federal Aviation Administration managers pushed its engineers to delegate wide responsibility for assessing the safety of the 737 MAX to Boeing itself. But safety engineers familiar with the documents shared details that show the analysis included crucial flaws.

      As Boeing hustled in 2015 to catch up to Airbus and certify its new 737 MAX, Federal Aviation Administration (FAA) managers pushed the agency’s safety engineers to delegate safety assessments to Boeing itself, and to speedily approve the resulting analysis.

      But the original safety analysis that Boeing delivered to the FAA for a new flight control system on the MAX — a report used to certify the plane as safe to fly — had several crucial flaws.

      That flight control system, called MCAS (Maneuvering Characteristics Augmentation System), is now under scrutiny after two crashes of the jet in less than five months resulted in Wednesday’s FAA order to ground the plane.

      Current and former engineers directly involved with the evaluations or familiar with the document shared details of Boeing’s “System Safety Analysis” of MCAS, which The Seattle Times confirmed.

      The safety analysis:
      • Understated the power of the new flight control system, which was designed to swivel the horizontal tail to push the nose of the plane down to avert a stall. When the planes later entered service, MCAS was capable of moving the tail more than four times farther than was stated in the initial safety analysis document.
      • Failed to account for how the system could reset itself each time a pilot responded, thereby missing the potential impact of the system repeatedly pushing the airplane’s nose downward.
      • Assessed a failure of the system as one level below “catastrophic.” But even that “hazardous” danger level should have precluded activation of the system based on input from a single sensor — and yet that’s how it was designed.

      The people who spoke to The Seattle Times and shared details of the safety analysis all spoke on condition of anonymity to protect their jobs at the FAA and other aviation organizations.

      Both Boeing and the FAA were informed of the specifics of this story and were asked for responses 11 days ago, before the second crash of a 737 MAX last Sunday.
      […]
      Delegated to Boeing
      The FAA, citing lack of funding and resources, has over the years delegated increasing authority to Boeing to take on more of the work of certifying the safety of its own airplanes.

      Early on in certification of the 737 MAX, the FAA safety engineering team divided up the technical assessments that would be delegated to Boeing versus those they considered more critical and would be retained within the FAA.

      But several FAA technical experts said in interviews that as certification proceeded, managers prodded them to speed the process. Development of the MAX was lagging nine months behind the rival Airbus A320neo. Time was of the essence for Boeing.

      A former FAA safety engineer who was directly involved in certifying the MAX said that halfway through the certification process, “we were asked by management to re-evaluate what would be delegated. Management thought we had retained too much at the FAA.

      There was constant pressure to re-evaluate our initial decisions,” the former engineer said. “And even after we had reassessed it … there was continued discussion by management about delegating even more items down to the Boeing Company.

      Even the work that was retained, such as reviewing technical documents provided by Boeing, was sometimes curtailed.
      […]
      Inaccurate limit
      In this atmosphere, the System Safety Analysis on MCAS, just one piece of the mountain of documents needed for certification, was delegated to Boeing.

      The original Boeing document provided to the FAA included a description specifying a limit to how much the system could move the horizontal tail — a limit of 0.6 degrees, out of a physical maximum of just less than 5 degrees of nose-down movement.

      That limit was later increased after flight tests showed that a more powerful movement of the tail was required to avert a high-speed stall, when the plane is in danger of losing lift and spiraling down.
      […]
      After the Lion Air Flight 610 crash, Boeing for the first time provided to airlines details about MCAS. Boeing’s bulletin to the airlines stated that the limit of MCAS’s command was 2.5 degrees.

      That number was new to FAA engineers who had seen 0.6 degrees in the safety assessment.
      […]
      System failed on a single sensor
      The bottom line of Boeing’s System Safety Analysis with regard to MCAS was that, in normal flight, an activation of MCAS to the maximum assumed authority of 0.6 degrees was classified as only a “major failure,” meaning that it could cause physical distress to people on the plane, but not death.

      In the case of an extreme maneuver, specifically when the plane is in a banked descending spiral, an activation of MCAS was classified as a “hazardous failure,” meaning that it could cause serious or fatal injuries to a small number of passengers. That’s still one level below a “catastrophic failure,” which represents the loss of the plane with multiple fatalities.
      […]
      Boeing’s System Safety Analysis assessment that the MCAS failure would be “hazardous” troubles former flight controls engineer Lemme because the system is triggered by the reading from a single angle-of-attack sensor.

      A hazardous failure mode depending on a single sensor, I don’t think passes muster,” said Lemme.

      Like all 737s, the MAX actually has two of the sensors, one on each side of the fuselage near the cockpit. But the MCAS was designed to take a reading from only one of them.

      Lemme said Boeing could have designed the system to compare the readings from the two vanes, which would have indicated if one of them was way off.

      Alternatively, the system could have been designed to check that the angle-of-attack reading was accurate while the plane was taxiing on the ground before takeoff, when the angle of attack should read zero.

      They could have designed a two-channel system. Or they could have tested the value of angle of attack on the ground,” said Lemme. “I don’t know why they didn’t.

      The black box data provided in the preliminary investigation report shows that readings from the two sensors differed by some 20 degrees not only throughout the flight but also while the airplane taxied on the ground before takeoff.

      No training, no information
      After the Lion Air crash, 737 MAX pilots around the world were notified about the existence of MCAS and what to do if the system is triggered inappropriately.

    • VF

      Crashs de 737 MAX : la justice américaine se saisit du dossier
      https://www.lemonde.fr/international/article/2019/03/19/crashs-de-737-max-la-justice-americaine-s-en-mele_5438002_3210.html


      Les Boeing 737 Max sont collés au sol à Phoenix, dans l’Arizona (Etats-Unis).
      Matt York / AP

      La justice américaine a décidé de faire la lumière sur les relations entre Boeing et les autorités fédérales chargées de certifier ses appareils 737 MAX, à la suite de deux accidents qui ont fait 346 morts à moins de cinq mois d’intervalle.
      Le 11 mars, soit au lendemain de la tragédie du vol d’Ethiopian Airlines, la justice a assigné au moins une personne impliquée dans le développement du programme 737 MAX à fournir des documents, incluant des lettres, des courriels ou d’autres messages, révèle le Wall Street Journal lundi 18 mars, qui cite des sources proches du dossier.
      […]
      L’affaire « prend un tour entièrement nouveau avec l’enquête criminelle », a réagi Scott Hamilton, expert aéronautique chez Leeham Company. « Contrairement à la France, où les enquêtes criminelles sont habituelles quand il y a un accident d’avion, c’est très, très rare aux Etats-Unis », souligne-t-il, se souvenant d’un seul précédent, celui de ValuJet. Le 11 mai 1996, l’accident d’un DC-9 de cette compagnie en Floride avait fait 110 morts.

      Parallèlement, le département américain des transports mène une enquête sur le processus d’approbation par le régulateur du transport aérien (FAA) des 737 MAX, a également dévoilé le WSJ dimanche. Il se penche en particulier sur le système de stabilisation de l’avion destiné à éviter le décrochage, dit « MCAS » (Maneuvering Characteristics Augmentation System).
      […]
      Des documents disponibles sur le site de la FAA montrent que le 737 MAX a été certifié comme une variante du 737 NG, son prédécesseur. Autrement dit, il n’a pas été inspecté dans son intégralité, la FAA estimant qu’il n’était pas nécessaire d’examiner certains systèmes. Cela n’est pas inhabituel dans l’aéronautique s’agissant d’un avion qui n’est pas entièrement nouveau.

      Plus gênant, selon des sources concordantes, le régulateur, confronté à des coupes budgétaires et manquant d’expertise, a délégué à des employés de Boeing la certification du MCAS. Or ce système a, lui, été spécialement conçu pour le 737 MAX, afin de compenser le fait que ce nouvel aéronef dispose de moteurs plus lourds que ceux équipant le 737 NG et qu’il présentait, de ce fait, un risque plus élevé de décrochage.

      Note que l’explication fournie est au minimum rapide, voire carrément fausse (cf. supra, la modification des moteurs (plus gros) a surtout entrainé un changement de leur position – surélévation et déplacement vers l’avant - ce qui modifie fortement le centrage de l’avion)

      Et la Chambre s’y mettrait aussi…

      Peter DeFazio, le président de la commission parlementaire des transports à la Chambre des représentants, envisage, lui, de lancer une enquête sur la certification du 737 MAX, selon des sources parlementaires, ajoutant que des auditions publiques de responsables de la FAA ne sont pas exclues.

    • Washington lance un audit sur la certification du Boeing 737 MAX
      https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/aeronautique-defense/washington-lance-un-audit-sur-la-certification-du-boeing-737-max-811302.ht

      [La] secrétaire américaine aux Transports, Elaine Chao, a annoncé mardi qu’elle avait demandé à ses services de vérifier la procédure de certification du Boeing 737 MAX par l’aviation civile américaine. Par ailleurs, un nouveau patron a été nommé à la tête de la FAA, la direction de l’aviation civile américaine. Boeing a également [re]manié l’équipe dirigeante de l’ingénierie.

      Confirmant des informations de presse, le ministère américain des Transports (DoT) a indiqué mardi avoir lancé un audit sur le processus de certification du Boeing 737 MAX 8 par la Federal Administration Agency (FAA), la direction générale de l’aviation civile américaine, après les accidents de Lion Air fin octobre 2018 et d’Ethiopian Airlines le 10 mars denier, faisant au total 346 morts. Dans les deux cas, le 737MAX, un avion mis en service en mai 2017, était flambant neuf. Dans les deux cas, ils se sont écrasés peu après le décollage après avoir connu des montées et des descentes irrégulières lors de la phase de montée.
      […]
      Par ailleurs, Donald Trump a annoncé mardi son intention de nommer Steve Dickson, un ancien pilote de chasse et pilote de ligne, à la tête de la FAA. Steve Dickson doit être nommé comme administrateur de la FAA pour une période de cinq ans et comme président du Comité des services du trafic aérien au département du Transport. Steve Dickson, qui a pris récemment sa retraite, a une longue expérience du transport aérien puisqu’il était responsable de la sécurité et des services opérationnels au sein de la compagnie américaine Delta Airlines. Il était en outre instructeur. En tant que pilote de ligne, il a l’expérience des avions moyen-courriers : Airbus A320, Boeing 727, 737, 757. Steve Dickson était également, au début de sa carrière, pilote sur l’avion de combat F-15.

      La division d’aviation commerciale de Boeing a selon Reuters remanié l’équipe dirigeante de l’ingénierie. John Hamilton, qui occupait les fonctions de vice-président et d’ingénieur en chef, va se concentrer uniquement sur le rôle d’ingénieur en chef, a déclaré le PDG de la division d’aviation commerciale, Kevin McAllister, dans un email envoyé aux employés. Lynne Hopper, jusque-là en charge de l’unité test et évaluation, est nommée vice-présidente de l’ingénierie, a-t-il ajouté.

      La réorganisation va permettre à Hamilton de « focaliser toute son attention sur les enquêtes en cours sur l’accident », écrit McAllister, soulignant que des changements étaient nécessaires alors que l’avionneur américain « dédie des ressources supplémentaires » à ces enquêtes.

    • Boeing a le droit de faire voler ses 737 MAX (pour les stocker ailleurs qu’à Seattle)
      https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/aeronautique-defense/boeing-a-le-droit-de-faire-voler-ses-737-max-pour-les-stocker-ailleurs-qu-

      Malgré l’interdiction des vols des 737 MAX la direction de l’aviation civile américaine a autorisé à Boeing à les faire [voler] pour parquer quelque part les avions assemblés qui ne pourront plus être stockés sur le site de production de Seattle, faute de place.

      Les Boeing 737 MAX peuvent reprendre les airs sans attendre les conclusions de l’enquête de l’accident d’un appareil de ce type d’Ethiopian Airlines, faisant 157 victimes à bord le 10 mars. Mais sans passagers à bord. Si les vols reprennent effectivement, ce sera uniquement pour aller parquer quelque part les appareils qui sortent de la chaîne d’assemblage et qui ne pourront plus être stockés sur le site de production de Renton, près de Seattle. Si Boeing a interrompu les livraisons, l’avionneur a maintenu la production dans le but d’introduite la solution à ses problèmes sur tous les avions stockés et livrer rapidement ces derniers.

      Selon les autorités américaines, de telles dispositions ont été accordées à Boeing par la Federal Administration Agency (FAA), la direction générale de l’aviation civile, lorsque cette dernière a interdit les vols des 737 MAX la semaine dernière. « La FAA a décidé d’interdire les opérations, mais n’a pas retiré le certificat de navigabilité de l’avion qui aurait décrété que l’avion n’était pas en mesure de voler », a expliqué surpris à La Tribune, un expert européen des questions de sécurité. En attendant, si Boeing décidait de faire voler ses avions pour aller les parquer ailleurs qu’à Renton, la décision pourrait en surprendre plus d’un. Comment pourrait-on autoriser un avion cloué au sol pour des raisons de sécurité reprendre les airs avec des pilotes à bord ?

      Avec une cadence de production de 52 appareils par mois, l’avionneur est confronté au défi du stockage de ces avions qu’il ne peut pas livrer aux compagnies aériennes. Selon nos informations, Boeing a des solutions pour absorber deux mois de production, soit plus de 100 appareils.

      (note, les chapeaux des articles sont rédigés au lance-pierre, il y manque des mots ou des bouts de mots…)

  • Notes sur le Mad-Max de Boeing
    http://www.dedefensa.org/article/notes-sur-lemad-maxde-boeing

    Notes sur le Mad-Max de Boeing

    14 mars 2019 – On sait qu’un Boeing 737 Max8 d’Ethiopian Airlines s’est écrasé peu après son décollage le 10 mars près de la ville de Bishoftu, à 62 kilomètres de la capitale de l’Éthiopie, Addis-Abeba, faisant 156 morts. Cette catastrophe semble répéter à l’identique celle d’octobre dernier, lorsqu’un autre Max8 de Lion Air s’était écrasé dans des conditions similaires, après son décollage de Djakarta, faisant 168 morts.

    Il ne fait guère de doute que les deux accidents sont dus à un système électronique (MCAS) agissant sans intervention ni consultation du pilote sur les stabilisateurs en les inversant (pendant 10 secondes, semble-t-il) pour réduire l’angle de montée de l’avion après le décollage, risquant de mettre, ou mettant brusquement l’avion en position de perte (...)

  • Oh, le « shutdown » de Trump a des effets sur la sécurité des gens dans le monde entier...

    Boeing to Make Key Change in 737 MAX Cockpit Software - WSJ
    https://www.wsj.com/articles/boeing-to-make-key-change-in-max-cockpit-software-11552413489

    A software fix to the MCAS flight-control feature by the FAA and Boeing had been expected early in January, but discussions between regulators and the plane maker dragged on, partly over differences of opinion about technical and engineering issues, according to people familiar with the details. Officials from various parts of Boeing and the FAA had differing views about how extensive the fix should be.

    U.S. officials have said the federal government’s recent shutdown also halted work on the fix for five weeks.