• « Il n’y a plus de ressort, les gens sont tétanisés, comme en léthargie » : à Bondy, un engrenage de catastrophes sociales et humaines

    Dans cette ville de Seine-Saint-Denis parmi les plus pauvres de France, la pandémie de Covid-19 aura de graves répercussions, bien au-delà du seul bilan.

    Liliane Bienvenu aura 80 ans dans six mois. Cette femme pétille d’énergie, d’amour et d’humour, et on lui donnerait facilement dix années de moins. Quand on lui fait la remarque, elle mime des pas de danse devant ses copines, hilares. C’est une militante du quotidien, pilier de l’amicale des locataires de l’immeuble des Potagers, un bâtiment de neuf étages dressé le long d’une des autoroutes qui polluent la ville de Bondy, au cœur de la Seine-Saint-Denis. Habituellement, elle distribue des kilos de crêpes à qui veut. Aujourd’hui, on vient volontiers l’embrasser ou la serrer dans ses bras, tant pis pour le virus.

    Les Potagers, ce sont environ 200 logements, 600 habitants officiellement, sans doute davantage si on en croit les noms ajoutés sur les boîtes à lettres. Les conséquences sociales de la crise ? « Terrible, terrible, terrible. » Liliane a beau être une optimiste indécrottable, elle secoue la tête. Il y a les impayés qui s’accumulent à l’office HLM. Il y a surtout les élèves qui décrochent des apprentissages, et rien ne l’inquiète plus. « Habituellement, on a une trentaine d’enfants tous les soirs pour le soutien scolaire. Avec le virus, on ne peut plus s’en occuper. On les tenait, on les aidait, on ne les tient plus. C’est un drame. »

    Les fissures sont là, et elles courent, s’amplifient, se rejoignent. Ce ne sont pas les immeubles qui se désagrègent, ce sont les hommes et les femmes qui n’en peuvent plus. A quel instant saisit-on qu’une société craque ? A quel moment l’épuisement d’un corps social devient-il irréversible ? Bondy, cette petite France en version pauvre, prend de plein fouet les crises du Covid-19. Sanitaire, bien sûr, mais aussi éducative, générationnelle, politique. Comme le tic-tac lent d’un engrenage de catastrophes sociales et humaines.

    « Un ennemi invisible »

    Les contaminations explosent, atteignant des records. « On est sur le front. Cette vague est pire que la première », se désole Jean-Louis Guy, médecin généraliste installé ici depuis 1981. Le taux d’incidence a dépassé les 1 000 cas testés positifs pour 100 000. « On a organisé une campagne de tests et on avait 30 % de positifs », raconte le patron de la pharmacie centrale de Bondy-Nord, Hamza Ben Ali. Sur les bandeaux des chaînes d’information, qui tournent en boucle dans les appartements et dans les têtes, le décompte des morts défile en continu. Mais ces décès semblent éloignés, inconnus, anonymes, et le chiffre de 100 000 est tellement énorme et si souvent répété, qu’il en est devenu inconcevable.

    C’est le paradoxe de cette crise où les décès apparaissent sur des courbes alarmantes, et demeurent invisibles dans l’expérience sociale réelle des habitants. En 2020, la mairie a comptabilisé 350 morts sur la commune, trente de plus que la moyenne des cinq années précédentes. Les habitants citent le cas d’un professeur du lycée Jean-Renoir ou celui d’un employé municipal emporté pendant la première vague. Mais beaucoup ne connaissent pas de victimes directes. « C’est un ennemi invisible, confirme Vincent Duguet, président d’une association de locataires dans le quartier de La Noue-Caillet. Les malades sont confinés, donc on ne les voit pas. Les cas les plus graves sont à l’hôpital, et on ne les voit pas non plus. Quant à la mort, elle ne se voit pas depuis longtemps. N’oublions pas que personne ne s’était rendu compte immédiatement des dizaines de milliers de morts de la grippe de Hongkong en 1969 [plus de 30 000 morts en France]. »

    A Bondy, la grande faucheuse des inégalités inquiète presque autant sinon plus que le virus. « Une crise économique provoque des morts différés. La différence est qu’on ne les montre pas en réanimation », résume le docteur Guy à l’issue d’une semaine de 70 heures de travail. Cela fait des décennies que la misère tue à Bondy aussi sûrement qu’un coronavirus. L’espérance de vie y est plus faible qu’ailleurs (78,9 ans pour les hommes, 84,3 ans pour les femmes, presque deux ans de moins en moyenne qu’à Paris). Certaines maladies chroniques y sont plus fréquentes. Le diabète, par exemple, avec un nombre de prises en charge 50 % plus élevé que dans le reste de la région. Ou le tabac, cette drogue légale d’abord consommée par les pauvres, qui fait en moyenne 35 morts par an sur la commune, selon les chiffres de l’Observatoire régional de la santé (ORS). Les pathologies liées à l’alcool représentent, elles, douze morts par an en moyenne − et encore, une large partie de la population est musulmane et ne boit pas d’alcool.

    « La rentrée de septembre sera terrible »

    Dans le centre-ville, et plus encore dans le quartier populaire de Bondy-Nord, enclave très pauvre dans une ville pauvre, le relâchement des gestes barrières est impressionnant. « Le masque n’est pas une obligation à Bondy », ironise tristement Malek Lamri, un infirmier qui ne compte pas son énergie pour soigner dans tous les quartiers [sous masque chirurgical et pas FFP2, à en croire une photo, ndc]. « Le couvre-feu n’est pas respecté. A 20 heures, il y a plein de monde », dit un agent immobilier, encore plus marri de constater que les transactions sont au point mort. La perspective du ramadan, mi-avril, des cours à distance puis des vacances scolaires pendant quinze jours ajoute une angoisse supplémentaire.

    Dans la ville, on compte 5 000 filles et garçons entre 11 et 17 ans. Un chiffre considérable pour 53 000 habitants. A quoi vont-ils occuper leurs journées alors que beaucoup de parents ne peuvent pas les accompagner et que plus aucune activité, ou presque, n’est possible ? Ils iront dehors, dans la rue, pour beaucoup, soit très exactement tout ce que les éducateurs essaient d’éviter depuis des années. « J’ai une vraie inquiétude pour les semaines à venir. Comment juguler l’appel d’air des jeunes qui voudront sortir et se regrouper ? », s’interroge le maire (LR), Stephen Hervé, élu en juin 2020 mais sous la menace de l’annulation du scrutin par le Conseil d’Etat après une campagne électorale particulièrement tendue.

    Le premier confinement avait été globalement respecté malgré la surpopulation dans les logements. Depuis, la lassitude, l’épuisement, le découragement ont fait vaciller les volontés. « Les gens sont perdus, ils vivent au jour le jour, ils en ont marre, ils sont à fleur de peau, ils sont plus agressifs » (Cherif Sadi-Haddad, gérant d’un magasin de photo). « Cela fait des mois qu’on vit avec l’attente de la sentence suivante, on se retrouve tous à attendre, attendre, attendre » (Tahar Rachedi, patron du Harry’s café, 49 salariés). « La rentrée de septembre sera terrible. Il y aura tellement de décrocheurs parmi les enfants dans les familles qui ne peuvent pas faire l’école » (Clarisse Lascaud, infirmière libérale sur Bondy). « Certaines personnes âgées restent cloîtrées chez elles, elles n’osent plus sortir, je ne sais pas comment on fera » (Catherine Journot, amicale des locataires de Saint-Blaise).

    Nassera Dif, coiffeuse installée depuis vingt ans rue Jules-Guesde, raconte que deux clientes ont pleuré le matin même, dans son salon : « Elles disent qu’elles n’ont plus aucun loisir, plus de liberté, et le sentiment de se faire presser comme des citrons au boulot. » Elle-même rêve de pouvoir s’échapper de la ville pour prendre l’air. Souffler, oublier. Survivre. « C’est comme si on vivait tous avec un bracelet électronique et un périmètre à ne pas dépasser. » Derrière elle, une jeune femme se fait couper les cheveux avec son ordinateur sur les genoux pour ne pas interrompre son télétravail − le Covid-19 n’a pas mis fin aux réunions auxquelles on fait semblant de participer.

    Profonde colère

    « Mensonges », « manipulations ». La défiance envers les autorités se mesure dans la sévérité des mots − ceux des enseignants, des soignants, des commerçants. « Une puissance comme la France et on a l’impression de faire partie du tiers-monde », s’agace Cherif Sadi-Haddad, pourtant calme et mesuré. La colère est très profonde, très impressionnante. Les discours contradictoires sur les masques, les ratés sur les tests, puis sur les vaccins ont fait perdre confiance, comme si c’étaient les mots des gouvernants et des administrations qui relevaient désormais d’une vérité alternative.

    S’ajoute une incompréhension des règles, fluctuantes, parfois kafkaïennes, à la fin inapplicables. « J’ai arrêté de remplir les fichiers qui ne servent à rien alors qu’on ne demande qu’une chose : des vaccins, des vaccins ! », s’agace Hamza Ben Ali, le pharmacien. « Les élèves acceptent les règles s’ils les comprennent et les trouvent justes. C’est vrai aussi pour les adultes », souligne Philippe Gauthier, professeur de mathématiques au collège Brossolette, membre du Syndicat national de l’enseignement secondaire (SNES).

    Le père Patrice Gaudin, curé de la paroisse du Christ-ressuscité, fait visiter le quartier de Bondy-Nord où son église est installée, bâtiment moderne, portes grandes ouvertes sur la cité, une des plus difficiles d’Ile-de-France. De tous les côtés, jeunes, vieux, on l’interpelle, on lui demande des nouvelles. Dans le groupe d’adolescents et de jeunes majeurs qui le saluent en l’appelant « PP » (« C’est mon blaze »), autour d’un barbecue improvisé, personne ne porte de masque. « Si on doit mourir, on mourra », résume l’un d’eux, signe de fatalisme plus que de provocation.

    « Il n’y a plus de ressort, les gens sont tétanisés, comme en léthargie, note le père Patrice. Le chômage partiel payé à 80 % a des conséquences Dit monsieur à la sueur de ton front, ndc]. Ici, avec 50 euros, on fait des choses. Quand ces 50 euros disparaissent, cela fait beaucoup de choses qu’on ne peut plus faire. » Le travail au noir s’est tari. Les chauffeurs Uber ont perdu une bonne part de leur activité. La solidarité compense en partie. « L’individualisme, c’est un truc de Gaulois, résume le curé avec son sens étonnant des formules. Ici, grâce à Dieu, vous ne crèverez pas de faim, vous ne dormirez pas dehors comme on peut le voir à Paris. Il y aura toujours quelqu’un pour vous donner quelque chose. Mais cela tient sur un fil tellement fragile. »

    « Tsunami de gens perdus »

    L’arrêt des activités sportives est un désastre social et humain dont la société paiera les conséquences longtemps. Le président de l’AS Bondy s’appelle Nour-Eddine Ziane. Son club compte 3 500 adhérents et une centaine d’éducateurs dans tous les sports. Contrairement à d’autres structures, l’association est solide, elle survivra, mais les adolescents inquiètent Nour-Eddine Ziane : « C’est un tsunami de gens perdus. Une classe d’âge complète. Le sport leur donnait un planning, un cadre, avec deux ou trois entraînements par semaine, et un match le week-end. Tout est à refaire. Surtout pour les 15 ans et plus. Comment les faire revenir ? » L’ancien maire socialiste, Gilbert Roger, une figure respectée, repense aux émeutes urbaines de 2005, au travail effectué et au gâchis en cours : « L’éducation sportive se meurt, on perd cette discipline qui s’apprend sur les terrains de foot ou de basket. On constate la même chose avec l’éducation culturelle. »

    Il n’existe pas de compteur des enfants en perdition ou des élèves en décrochage, comme pour les personnes hospitalisées ou celles placées en réanimation. Le taux d’incidence de l’échec scolaire n’est pas affiché chaque jour à l’échelle nationale. La réalité est pourtant grave. « La capacité d’enseigner est très dégradée, on a parfois le sentiment que le gouvernement préfère présenter une fiction plutôt que reconnaître la réalité », se désole Frédérique Blot, professeure des écoles et militante du Syndicat national unitaire des instituteurs, professeurs d’école et professeurs de collège (SNUipp).

    Comment ne pas être saisi par la peur et le découragement de ceux qui croient en l’éducation et voient l’ampleur du gouffre ? « Terrible, terrible, terrible », répète Liliane Bienvenu devant sa salle de soutien scolaire, décorée de dessins d’enfants, mais vide depuis plus d’un an.

    https://www.lemonde.fr/societe/article/2021/04/06/depuis-la-pandemie-les-gens-sont-perdus-ils-vivent-au-jour-le-jour-a-bondy-l

    #covid-19 #93

  • Promeneurs ou délinquants : les doubles standards du confinement – Binge Audio
    https://www.binge.audio/promeneurs-ou-delinquants-les-doubles-standards-du-confinement

    Même en temps de crise, les double standards racistes et classistes continuent de biaiser la perception de ces populations. Au risque d’en faire des boucs émissaires. D’un département à l’autre, les médias changent de discours et la police, d’attitude : d’un côté l’empathie, de l’autre la répression. Car pouvoir être un simple “promeneur en mal d’air frais et de soleil” n’est pas un luxe accordé à tous.tes.

    #93 #Seine-Saint-Denis #stigmatisation #audio #racisme

  • Pourquoi les habitants du 93 ont reçu trois fois plus d’amendes que les autres ? | Le HuffPost
    https://www.huffingtonpost.fr/entry/pourquoi-les-habitants-du-93-ont-recu-trois-fois-plus-damendes-que-le

    Montrés du doigt dès le début du confinement pour avoir rapidement atteint 900 amendes par jour, les habitants du 93 ont été, selon les associations, non seulement plus contrôlés mais également plus susceptibles de subir des violences policières. Le 3 mai, plusieurs associations anti-racisme ont lancé une pétition pour dénoncer les “violences verbales et physiques exercées sur les habitants des quartiers populaires.“

    Loïc Lequellec, avocat au barreau de Bobigny, et Nicolas Abdelaziz, membre de SOS racisme, ont expliqué au HuffPost pourquoi le 93 n’est pas forcément le mauvais élève qu’il semble être, dans la vidéo en tête d’article.

    #93

  • En Seine-Saint-Denis, le virus de la ségrégation raciale - Libération
    https://www.liberation.fr/debats/2020/05/07/en-seine-saint-denis-le-virus-de-la-segregation-raciale_1787705

    Lorsqu’au début du confinement, des personnalités et des articles annoncent dans les médias qu’en Seine-Saint-Denis, l’incivilité est généralisée, que nul ne respecte le confinement, et que les policiers venus le faire respecter sont attaqués, pourquoi ne pas les croire ? Cela fait tellement longtemps qu’on entend ou qu’on lit que dans ce département, pourtant situé aux portes de Paris, la police n’oserait plus intervenir alors que la drogue et son argent couleraient à flots, et - sans s’inquiéter de la contradiction - que les filles n’auraient plus le droit de sortir dans les rues que tiendraient les salafistes…

    En France, l’ordre racial est une composante de l’ordre social qui se mesure précisément au fait que la majorité des médias et sans doute de l’opinion est d’avance disposée à croire qu’il se passe en Seine-Saint-Denis des choses proprement extraordinaires, totalement différentes de ce qui se passe ailleurs, évidemment dangereuses et inquiétantes ! A tort, pourtant, car dans ce département, des gens vivent et travaillent normalement, à ceci près que le stigmate qui leur est imposé rend tout plus compliqué.

    D’un côté, le silence sur les inégalités raciales vis-à-vis de la contamination, et de l’autre, le vocabulaire de l’indiscipline mobilisé pour décrire le non-respect du confinement des banlieues populaires. Cette représentation tranche avec l’indulgence avec laquelle on décrit de simples « promeneurs » parisiens, que l’on humanise volontiers pour permettre l’identification.

    Celles et ceux qui nous invitent à penser une société meilleure pour demain ne semblent pas avoir mesuré la dette immense que Paris aura vis-à-vis du « 9-3 », et toutes les agglomérations vis-à-vis de leurs « quartiers ». Aucune société plus égalitaire et plus juste ne sera bâtie sur des fondations héritées de la ségrégation raciale. Il faudra enfin s’y attaquer, car s’il y a fort à parier que dans la France de demain, les « statistiques ethniques » resteront l’épouvantail qu’en ont fait des générations de politiques, cela n’empêchera pas les proches des victimes de cette crise de demander des comptes.
    Rokhaya Diallo journaliste et réalisatrice , Jérémy Robine maître de conférences en géopolitique

    #racisme #premiers_de_corvée #93 #9-3

  • « On n’a pas fait une médecine de guerre, on a fait une médecine de pénurie » – ACTA
    https://acta.zone/on-na-pas-fait-une-medecine-de-guerre-on-a-fait-une-medecine-de-penurie

    Exacerbations des inégalités de santé avec un taux de mortalité surélevé dans le 93, pénurie structurelle de moyens comme aboutissement de vingt ans de restructurations de l’hôpital, aveuglement politique même au cœur de la crise. Mais aussi solidarités collectives, auto-organisation des soignants, conscience que le changement ne pourra venir que par la lutte … Nous avons rencontré Yasmina, infirmière à l’hôpital Delafontaine à Saint-Denis.

    Tu peux nous décrire ton quotidien, dans quelle structure tu es et comment se passe ton travail dans la période actuelle ?

    Je m’appelle Yasmina, je suis infirmière à l’hôpital Delafontaine à Saint-Denis, au service d’urgence adulte. J’y travaille depuis bientôt quatre ans et depuis quatre ans mon quotidien a beaucoup changé en termes de conditions de travail, et ça c’est accéléré depuis le début de la crise du Covid. Au début il y a eu une espèce de sidération parmi les hospitaliers et les collègues, quand on a commencé à voir ce qu’il se passait en Chine, puis progressivement quand ça se rapprochait avec la situation en Italie. Il y a eu tout un discours politique pour dire que le système de santé italien était quand même moins bon et qu’il n’arrivait pas à faire face. Là-dessus, je pense qu’on a été assez clair dès le départ en disant qu’on ne ferait pas mieux. Quand on voyait les difficultés très importantes notamment sur les respirateurs et les places en réanimation, on a commencé à se dire « comment ça va se passer chez nous ? », en sachant que la parole gouvernementale n’était pas très claire. On n’a pas été beaucoup mieux informés que vous au départ sur cette crise et les patients commençant à arriver progressivement, un certain nombre de protocoles ont été mis en place. Début mars surtout, notre hôpital est passé en « plan blanc élargi », un plan de crise qui a permis qu’on n’accueille plus les patients considérés comme du « non-urgent », pour pouvoir dégager à la fois du personnel et des lits pour des patients Covid. On a fermé ce qu’on appelle les consultations et l’hôpital de semaine, mais en les fermant on savait que ça allait forcément poser des problématiques de suivi des pathologies chroniques, que ça allait avoir un impact sur la santé de nos patients. Donc pour nous, en commençant par fermer le « non-urgent », on commençait déjà à rentrer dans le problème. Par ailleurs, on a transformé deux éléments dans l’hôpital : l’unité de soins intensifs pédiatriques et la salle réveil post-opératoire ont été réaménagées en deuxième et en troisième « réa ». On a su assez tôt que le nombre de lits de réanimation allait être compliqué à gérer parce qu’au début de la crise on nous a annoncé une fourchette entre 400 et 1000 patients en « réa » pour le Covid et il y avait 1250 places de réanimation au maximum en Ile-de-France. Au tout début, on ne gardait pas les patients, on les détectait dans nos hôpitaux et on les renvoyait à Paris. On devait appeler les hôpitaux parisiens pour « valider » nos suspicions Covid et pour avoir le droit de tester le patient parce que les critères étaient restreints alors qu’on voyait des patients qui avaient des symptômes évocateurs. Ceux qui avaient été en contact avec un Covid avéré ou ayant voyagé dans les zones à risques étaient considérés comme Covid, les autres non, mais en même temps on savait que le virus commençait déjà probablement à circuler dans le pays. Il y a eu une période de flottement pendant laquelle on ne comprenait pas trop.

    Quand tu parles de cette période, c’est avant le confinement ?

    Oui, au moment du confinement c’est là qu’on a vraiment fermé des lits et qu’on s’est transformé en hôpital Covid, le jour de la première annonce de Macron [le jeudi 12 mars]. On a commencé par recevoir des patients assez graves donc ça nous a mis une petite claque, surtout des patients qui n’étaient pas si vieux, souvent avec des comorbidités associées qui peuvent favoriser le développement d’un Covid grave. Progressivement, on n’a plus reçu de patients hors-Covid, avec la grande question de « qu’est-ce que ces gens-là deviennent ? » parce que les AVC et les infarctus continuent d’exister. Après, c’est devenu 99,9% de patients Covid jusqu’à maintenant [entretien réalisé le mardi 14 avril] où les autres patients ne sont pas encore revenus, ou alors au compte-goutte. Entre-temps, on a connu trois semaines de véritable enfer dans le 93 avec bien dix jours sans places en réanimation. Ça a été très dur à vivre et à gérer. Il a fallu faire des choix, il a fallu gérer comme on pouvait et on ne pouvait pas transférer rapidement des gens parce qu’on était déjà en sous-effectif au sein même de notre service, alors qu’on était en « plan blanc » et qu’on était censé être dans une situation sanitaire exceptionnelle. Le Covid, c’est une crise sanitaire qui arrive au milieu de ce qu’on pouvait déjà considérer comme une crise sanitaire, qui percute une crise déjà établie au sein de l’hôpital public. Les problématiques qu’on avait avant se démultiplient maintenant. Par exemple, beaucoup de collègues ont été contaminés dès le départ, du coup le sous-effectif était aussi lié à ça, on est rentré dans un cercle vicieux. Maintenant, les collègues commencent à revenir, on a baissé notre activité, ça va beaucoup mieux chez nous, ça va moins bien dans les services de gériatrie, ça va moins bien dans le reste de l’hôpital, mais aux urgences ça s’est vraiment apaisé.

    #soin #travail #crise_sanitaire #pénurie #médecine_de_pénurie #93

  • Bus et tram bondés en Seine-Saint-Denis malgré le coronavirus | Actu Seine-Saint-Denis
    https://actu.fr/societe/coronavirus/bus-tram-bondes-seine-saint-denis-malgre-coronavirus_33089445.html

    Depuis la mise en place de mesures de confinement pour lutter contre la propagation du coronavirus Covid-19, l’offre de transport a été réduite à 30 %, en moyenne en Île-de-France. 

    Sauf qu’en Seine-Saint-Denis, cette offre ne semble pas répondre aux besoins de la population. « La Seine-Saint-Denis est un département qui se caractérise par le fait que beaucoup de personnes travaillent dans les services dit « essentiels à la continuité de la nation ». Aujourd’hui, une proportion importante continue à travailler et à devoir se rendre sur leur lieu de travail », explique la préfecture. Dès lors, la fréquentation des transports en communs se révèle plus importante que dans certaines zones du territoire francilien.

  • Du non-respect du confinement | La plume d’un enfant du siècle
    https://marwen-belkaid.com/2020/04/10/du-non-respect-du-confinement

    [Edit : comme le fait très bien remarqué zeyesnidzeno en commentaire au billet, il n’y a en réalité pas eu de surmortalité en Seine-Saint-Denis, cette imposture était une manière de stigmatiser le 93. Je présente mes excuses de ne pas avoir vu ces chiffres avant]

    https://twitter.com/zeyesnidzeno
    #confinement

    • Le type compare les chiffres de mortalité entre les départements pour nier la surmortalité dans le département ? La surmortalité, ce sont les morts pendant la période étudiée par rapport aux morts en temps « normal », et autant que possible dans les mêmes conditions (c’est pour ça qu’on regarde même sur plusieurs années précédentes pour moyenner ce qu’on considère comme « la situation normale »). Donc on compare les chiffres d’un département avec les chiffres du même département, les années précédentes.

      Si on compare les départements entre eux, ça n’a plus aucun sens : les Hauts-de-Seine et Paris, ce sont des départements extrêmement riches (revenu fiscal moyen > 3300 euros) alors que le 93 est l’un des plus pauvres de la métropole (1760 euros), avec à l’inverse une beaucoup plus importante proportion de plus de 75 ans (8,1% à Paris, contre 5,0% dans le 93).

      Et ce ne sont que deux indicateurs parmi d’autres, il doit y avoir beaucoup de choses qui jouent sur les différences de taux de mortalité entre les départements. Donc on ne peut pas comparer les chiffres absolus entre départements, mais les chiffres d’une année sur l’autre dans le même département.

      Et là, les surmortalités du 93 et du Haut-Rhin (je me demande pourquoi on le « stigmatise », ce département-là) sont spectaculaires : pas parce qu’on compare par rapport à la mortalité des autres départements, mais à celle du 93 et du 68 les années précédentes. Dans les pires journées du covid-19, dans ces deux départements, il faut multiplier par 3 ou 4 le nombre de décès. Dans les autres départements indiqués, la différence de cette année par rapport aux années précédentes est nettement moins perceptible.

      Mais si on tient malgré tout à comparer les mortalités des départements entre eux (et non par rapport aux années précédentes), limitons au moins l’impact des différences l’âge, en ne prenant en compte que la population de plus de 75 ans. Pour les nombres de décès, puisqu’on évoque la surmortalité pendant le Covid, je prends le nombre de morts entre le 22 mars et le 3 avril (sachant que le pic de mortalité lié à Covid-19 en France, c’est après le 3 avril, mais on n’a pas encre les chiffres de l’Insee).

      Et dans ce cas, le chiffre comparable, c’est la dernière colonne à droite : le pourcentage de personnes de plus de 75 ans décédées entre le 22 mars et le 3 avril pour chaque département. Le taux est de 0,95% dans le 93, et de 0,69% dans le 75. En clair : le 93 est bien le département parmi les 4 qui a la plus importante mortalité parmi les plus de 75 ans.

      Et sinon, il y a encore un autre biais énorme dans la liste donnée pour nier la surmortalité du 93 : c’est comparé avec des départements qui sont eux-mêmes considérés comme étant des foyers du coronavirus, donc avec eux-mêmes une surmortalité importante.

      Alors du coup j’ajoute dans le tableau la Gironde (33) :

      Et là, si je ne me suis pas planté dans mes chiffres, on arrive à 0,31% de décès chez les plus de 75 ans entre le 22 mars et le 3 avril en Gironde. C’est-à-dire proportionnellement 3 fois moins que dans le 93.

      Du coup, un tableau pour montrer l’absurdité de la liste précédente : les mêmes comparaisons, avec les décès du 1er au 15 mars (on peut considérer que c’est presque une période normale en terme de mortalité) :

      Si on regarde la 4e colonne, on constate qu’entre le 1er et le 15 mars, on a un taux de décès rapporté à la population globale du département qui est de 0,036% en Gironde, et de 0,019% en Seine-Saint-Denis. En temps normal, on meurt deux fois plus dans le 33 que dans le 93. Pourtant je ne vois pas comment on pourrait utiliser cette information pour « stigmatiser » le Bordelais, ou tresser des lauriers au 93 (genre : « les gens sont particulièrement prudents avec un mode vie sain dans le 93 : regardez, ils meurent deux fois moins vite qu’à Bordeaux »).

    • te décarcasse pas trop pour moi, les statistiques c’est pas mon truc.
      je crois que ce qui énerve zeyesnidzeno c’est qu’il y a plus de pauvres dans le 93 que dans les départements voisins. Et que c’est eux qui trinque puisqu’ils vont au charbon et qu’ils n’ont pas le choix.

    • OK. Mais j’ai fait les recoupements et les tableaux, pour qu’on ait de quoi répondre à ce qui, à coup sûr, va devenir une nouvelle fadaise des réseaux sociaux :

      il n’y a en réalité pas eu de surmortalité en Seine-Saint-Denis, cette imposture était une manière de stigmatiser le 93

      cela basé sur des « chiffres » donnés « pour plus de clarté », thème dont on sait d’expérience que c’est typiquement le genre de chose qui plaît beaucoup sur les internets.

    • bon ben merci pour ta vigilance et si ce genre de chose se propage sur #twittoland, pour moi c’est égal je regarde les twittos qu’à travers seenthis. Et si ça peut te rassurer j’importe parfois des liens tumblr, ici. Mais jamais dans l’autre sens, en tout cas pas des liens seenthis.
      Pas vraiment envie de voir un déferlement de trolls débarquer.

    • J’envoie des fois des liens Seenthis sur Twitter parce que je trouve que ce qu’on fait est pas mal et que je bloque facilement, j’ai l’impression que mes followers sont propres et j’aimerais bien qu’une petite partie nous rejoigne.

      Sur la #surmortalité, c’est dingue qu’avec ma culture de chiffres assez minable j’aie l’air d’une lumière mais on est encore avec des débats publics dans un régime d’ignorance affolant de ce qu’est ce chiffre (la mortalité en hausse de la même population, pas la mortalité supérieure des gens d’à côté). On a eu de bonnes visualisation de la surmortalité dans chaque département, avec couleurs changeantes cependant entre plusieurs productions.

      Sur le fait de reprocher d’être plus touché·es que la moyenne à des gens mal logé·es ou qui vont trimer dans des RER bondés... Lallementable. Et bête, comme souvent les pires abjections racistes et classistes de cette France rance.

  • Confinement en Seine-Saint-Denis : l’augmentation de la fréquence des bus et des trams inquiète - Le Parisien
    http://www.leparisien.fr/seine-saint-denis-93/confinement-en-seine-saint-denis-l-augmentation-de-la-frequence-des-bus-e

    « J’ai poussé plusieurs petits coups de gueule dans le tram du T1, entre les stations du 8-mai-1945 à La Courneuve et des Cosmonautes, à Saint-Denis. On ne pouvait pas garder le mètre de distance entre les gens. Les rames sont étroites et peu spacieuses. A certains moments, nous nous retrouvions à 30 cm des uns, des autres. » Flora, médecin à l’hôpital Delafontaine à Saint-Denis, fait partie des usagers qui ont éprouvé les conséquences de la baisse du nombre de bus et tramways en banlieue, avec la mise en place du confinement le 17 mars.

    De guerre lasse, Flora a fini par renoncer au tram pour aller à l’hôpital à vélo. Car le paradoxe est là : alors que la fréquentation des voyageurs est de 4 % seulement sur le réseau RATP et que certains s’alarment même de risques d’agression en soirée, les bus et trams sont au contraire bien chargés. Une promiscuité incompatible avec les mesures de lutte contre la propagation du coronavirus.

    @gduval_altereco

    Impressionnant : la surmortalité liée au #COVID19 en Seine Saint Denis (93) est 2 X plus forte qu’à Paris et supérieure à ce qu’elle a été aux pires moments dans le Haut Rhin (68), le 1er département massivement touché. Une telle inégalité face à l’épidémie n’est pas tolérable.

    Avec un graphique qui indique un pic de surmortalité journalière de 400 personnes....
    https://twitter.com/gduval_altereco/status/1249063930711990273

    Restera plus qu’à comparer aux Ehpad pour positiver chouïa

    #travail #économie #déconfinement dans le #confinement #premiers_de_corvée #surmortalité #93 #transports_en_commun

  • Une vidéo montre un #policier mettre un coup de casque de moto lors d’une interpellation | StreetPress
    https://www.streetpress.com/sujet/1580812202-homme-victime-coup-casque-moto-par-police-violences-policier
    #93
    #violences

    Quelques secondes plus tard, un des pandores lui met un violent coup de tête avec son casque. Pourtant, le 7 janvier dernier, au tribunal de Nanterre, c’est bien Kerim qui « Ce n’est pas nouveau les #violences_policières. Si on n’a pas la vidéo, on en conclut que le casque se referme et c’est vraiment pas de chance, car les policiers le disent. »est jugé pour « outrage à agents », « rébellion » et « menace de commettre un crime ». StreetPress rembobine l’histoire.

    Il raconte qu’un des trois motards aurait demandé à leurs collègues du #92 « s’il y avait des caméras ». Suite à la réponse négative, l’un d’eux aurait frappé le jeune homme avec « une série de coups de poings au visage pendant 60 secondes ». Un autre l’aurait ensuite fait tomber au sol et il aurait reçu « des coups de poings et de pieds au visage et au corps, partout sans raison » :

    . « J’ai fait une demande de renvoi à chaque reprise car l’enquête de l’IGPN n’a toujours pas été versée au dossier et j’aimerais bien savoir ce qu’il s’est passé selon eux »

    « Ce n’est pas nouveau les violences policières. Si on n’a pas la vidéo, on en conclut que le casque se referme et c’est vraiment pas de chance, car les policiers le disent. »

  • Parcoursup accusé de discrimination, un lycée bloqué
    https://www.msn.com/fr-fr/actualite/france/parcoursup-accus%C3%A9-de-discrimination-un-lyc%C3%A9e-bloqu%C3%A9/ar-AAy4DEF?li=BBoJIji

    Selon plusieurs élus, syndicats et professeurs, un élève sortant d’un lycée prestigieux aurait plus de chances de voir ses vœux acceptés qu’un autre au dossier identique. Le ministère dément.

    le rectorat ne voit rien d’inquiétant dans les chiffres communiqués par le proviseur du lycée Paul-Eluard et demande aux élèves d’être patients

    Ben oui posez-vous les jeunes, oklm !!! Non mais quel foutage de gueule !

    Propos de la ministre de l’enseignement supérieur, Frédérique Vidal :

    « Un lycéen de Seine-Saint-Denis qui souhaite rejoindre une licence de psychologie, de Paces ou de Staps à Paris ou à Versailles est traité à égalité avec un lycéen issu des lycées de Paris ou de Versailles. »

    J’avais lu exactement le contraire il y a quelques semaines dans un article qui expliquait que les lycéens de Seine St Denis était considéré hors zone donc non prioritaire s’ils demandait une fac à Paris par exemple.

    #parcoursup #éducation #seine_st_denis #93 #université #rectorat #sélection #discrimination

  • Tip of the Week #93: using absl::Span
    https://abseil.io/tips/93

    Originally posted as TotW #93 on April 23, 2015

    by Samuel Benzaquen (sbenza@google.com)

    At Google we are accustomed to using absl::string_view as function parameters and return types when we want to deal with unowned strings. It can make the API more flexible and it can improve performance by avoiding unneeded conversions to std::string. (See TotW #1.)

    absl::string_view has a more generic cousin called absl::Span absl::Span is to std::vector what absl::string_view is to std::string. It provides a read-only interface to the elements of the vector, but it can also be constructed from non-vector types (like arrays and initializer lists) without incurring the cost of copying the elements.

    The const can be dropped, so where absl::Span is a view into an array whose elements can’t be mutated, (...)

  • « Surtout ne pas trahir les siens et prendre l’argent de l’ennemi » : rencontre avec deux jeunes de 18 ans, #habitants et #militants du #93.
    http://www.platenqmil.com/blog/2017/10/23/surtout-ne-pas-trahir-les-siennes-et-prendre-largent-de-lennemi---rencon

    I : Les gens à #Nuit_Debout étaient sincères dans leurs convictions, mais en voulant bien faire ils ont exclu des gens. Nous on connaît des gens impliqués dans les réseaux, mais un jeune de #Bobigny, de #Drancy qui voulait y aller, il ne pouvait pas… D’ailleurs il n’y avait jamais de noirs ou d’arabes parmi les intervenants. Et il y a le fait que ce soit au milieu de Paris : nous on met 40 minutes à y aller, et on a de la chance, quand t’habites dans le 91 tu mets 1h30…

    "On considère que les #banlieues c’est des cités-dortoirs…

    …ouais, que les gens ils travaillent, ils rentrent, ils mangent, ils dorment. Alors que pas du tout, il y a une vraie vie dans Bobigny, culturelle, il y a beaucoup de jeunes qui ont créé leur association, qui organisent des spectacles de danse et qui ont un incroyable talent. Ça bouge, il y a des concerts, il y a une nouvelle génération de rappeurs qui est en train de monter… Faudrait juste qu’on ait des moyens, si on avait des moyens, comme un théâtre dans Paris, on ferait des trucs de fou. Il y a des théâtres à Bobigny qui font des spectacles que personne n’a envie de voir, ils veulent ramener les parisiens, mais les habitants de Bobigny n’y vont pas. Au lieu de vouloir attirer des gens qui ont déjà huit théâtres dans leur rue, ils pourraient faire des trucs pour nous un peu !

    Pour les plus petits il y a rien du tout, pour les jeunes il y a rien et les adultes soit ils partent de Bobigny soit ils restent et rebelote, leurs enfants vont vivre la même chose."

  • Reportage de France 2 sur le bar PMU de #Sevran : un sénateur saisit le #CSA | Bondy Blog
    http://www.bondyblog.fr/201704071225/reportage-de-france-2-sur-le-bar-pmu-de-sevran-un-senateur-saisit-le-csa

    Yannick Vaugrenard, sénateur de Loire-Atlantique, a adressé le 30 mars au président du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel, Olivier Schrameck, un courrier lui demandant de se saisir du dossier du reportage de France 2 sur Sevran

    Suite de l’affaire de la manipulation islamophobe de France2 sur le bar PMU
    #islamophobie #racisme #93 #medias #France2

  • #CouvreFeu sur les transports dans le #93. Une méthode de division et d’intimidation de la part de l’Etat http://www.revolutionpermanente.fr/Couvre-feu-sur-les-transports-dans-le-93-Une-methode-de-divisio …pic.twitter.com/V4GWqAKVdu
    https://twitter.com/RevPermanente/status/831797706699968513

    #CouvreFeu sur les transports dans le #93. Une méthode de division et d’intimidation de la part de l’Etat http://www.revolutionpermanente.fr/Couvre-feu-sur-les-transports-dans-le-93-Une-methode-de-divisio … pic.twitter.com/V4GWqAKVdu

  • « Nos quartiers ne sont pas des déserts politiques »
    https://coutoentrelesdents.noblogs.org/nos-quartiers-ne-sont-pas-des-deserts-politiques

    Entretien avec #samir du Mouvement de l’Immigration et des Banlieues paru dans lundimatin#93, le 14 février 2017 Depuis que les exactions des policiers d’Aulnay-sous-bois ont été rendues publiques, les émeutes nocturnes en banlieue parisienne ne semblent pas vouloir s’arrêter et … Continue reading →

    #ANTICAPITALISME #luttes #quartier

  • Un PLU en béton : Une cinquantaine d’arbres retirés du patrimoine arboré de la ville | MonAulnay.com - Le blog sur #Aulnay-sous-Bois (#93600)
    http://www.monaulnay.com/2015/11/un-plu-en-beton-une-cinquantaine-darbres-retires-du-patrimoine-arbore-de-

    Disons le tout de suite, il nous a été difficile de faire les comptes des arbres remarquables car les cartes fournies dans le PLU 2015 ne sont pas de bonne qualité et nous n’avons trouvé aucun bilan chiffré contrairement au précédent PLU. Alors nous avons pris notre petite loupe et compté consciencieusement les petits points verts quartier par quartier et notre première impression a bel et bien été confirmée : Dans notre compte [1], 54 arbres sont retirés de l’inventaire des arbres remarquables, soit une diminution de 15% du patrimoine arboré classé de la ville . Ces arbres, pourront donc être abattus par leur propriétaire sans aucune demande ni déclaration préalable en mairie.

    #Aulnay-sous-Béton #arbres_remarquables #bétonnage #les_republicains #espaces_publics #urbanisme

  • Seine-Saint-Denis : les #enfants de #chômeurs devront obtenir une dérogation pour la #cantine
    http://www.rtl.fr/actu/societe-faits-divers/seine-saint-denis-les-enfants-de-chomeurs-devront-obtenir-une-derogation-pour-la

    La municipalité écologiste de l’île-Saint-Denis a mis un place un système où les enfants de chômeurs doivent obtenir une dérogation pour avoir le droit de manger à la cantine.
    Selon Rodrigo Arena, président de la Fédération des conseils de parents d’élèves (FCPE) de Seine-Saint-Denis, « dans (notre) département, plus de 30% des jeunes qui ont entre 18 et 25 ans sont en situation de chômage. Si ces jeunes couples ont des enfants, ils n’auront pas droit à la cantine scolaire. On est dans un système de masse, on n’est plus dans l’exception ».

    L’élu Michel Bourgain se défend de toute discrimination. Pour cette rentrée scolaire, il assure qu’aucun enfant de parents sans emploi n’a été refusé à la cantine. Ils ont dû faire des #demandes de dérogations. Il y en a eu 140 pour cette rentrée et toutes ont été acceptées. Mais le maire préfère tout simplement prioriser les écoliers dont les parents travaillent pour ne pas les pénaliser, sous-entendu, ceux qui sont au chômage auraient davantage le temps de faire à manger. Et si jamais la justice venait à s’en mêler, « on serait contraint de faire des tirages au sort, premier arrivé, premier servi. On aurait encore plus d’injustice », explique l’élu.

    #EELV #travail #93 #priorité_à_l'emploi

  • Ecoles massacrée en Seine-St-Denis : Autodéfense populaire à St Denis !


    https://paris-luttes.info/ecoles-massacree-en-seine-st-denis

    Communiqué de soutien du groupe région parisienne de la CGA à la lutte des écoles à Saint-Denis menée par les parents et les enseignant-e-s de Saint-Denis.
    Après le 6e jour de grève jeudi dernier, le lycée de la Légion d’honneur était occupé ce week-end par les parents, enfants et enseignant-e-s mobilisé-e-s.

    #ecole #education #93 #education-prioritaire