• #Covid-19 : des scientifiques appellent à « mettre davantage l’accent sur la #ventilation » et l’#aération
    https://www.lejdd.fr/Societe/covid-19-des-scientifiques-appellent-a-mettre-davantage-laccent-sur-la-ventila


    Des fenêtres ouvertes dans une école en Allemagne, où la doctrine est d’aérer les salles de classe toutes les 20 minutes. (AFP)

    Dans un éditorial publié dans le British Medical Journal, quatre spécialistes internationaux appellent à mieux prendre en compte le rôle des #aérosols dans la transmission du Sars-CoV-2 et, en conséquence, à aérer et ventiler davantage.

    L’aération, un #geste_barrière trop souvent négligé dans la bataille contre le Covid-19. C’est ce que déplorent quatre scientifiques dans un éditorial publié jeudi par le British Medical Journal https://www.bmj.com/content/373/bmj.n913, une prestigieuse revue médicale outre-Manche. Pour eux, cette consigne simple n’est que trop peu souvent appliquée. "Il est désormais clair que le Sars-CoV-2 se transmet principalement d’une personne à l’autre par inhalation et à une distance relativement courte", soulignent ces chercheurs, tous spécialistes des virus et de la circulation de l’air.

    "On est bien plus susceptible d’être infecté dans une pièce dont les fenêtres ne peuvent pas s’ouvrir ou qui ne dispose pas d’un système de ventilation", rappellent les signataires.

    Les plus petites particules peuvent rester en suspension dans l’air pendant des heures.

    #santé_publique #prévention

  • Ultra vénère de lire ce témoignage de Bruno Andreotti : #Covid19, #aerosolisation et responsabilité criminelle gouvernementale...

    Il y a un mois, je reçois un mail un dimanche après-midi de l’ANSES me demandant si je souhaite faire partie d’un comité groupe d’expertise collective en urgence (GECU) sur les risques de transmission par voie aérienne de la Covid 19, sujet sur lequel je travaille.

    Les questions posées au groupe de travail correspondent en tout point à un rapport de sécurisation sanitaire remis la veille —travaillant sur la dynamique des gouttes en aérosol dans les brumes et les nuages, me rendre utile à la société en travaillant sur la Covid était naturel.
    La lettre d’invitation me demandait une liste de noms pour compléter le comité de travail… Après avoir rempli un formulaire en ligne qui m’a pris 2h, je n’ai plus eu aucune nouvelle avant d’en demander ce soir.
    J’ai appris par retour de mail mon éviction de ce comité. Je ne crois pas que nous soyons nombreux en France à travailler sur le risque de transmission aéroportée.

    Au delà de l’incorrection, je ne comprends pas ce à quoi joue le ministère commanditaire du rapport de l’ANSES.

    J’ai passé mes jours et mes nuits à éplucher toute la littérature scientifique sur les courbes dose-réponse, les courbes de charge virale, la dynamique des aérosols qui portent les particules virales et j’aurais aimé discuté avec les virologues sur les données manquantes.
    Je suis très déçu ; travailler un mois dans un groupe multi-disciplinaire, cela m’enthousiasmait ; avoir enfin une ouverture vers l’appareil d’Etat, plutôt que les collectivités locales et les agents économiques non étatiques, cela m’enthousiasmait.
    Que le ministère ait changé le contour du groupe de travail sur le risque de contamination aéroportée en en supprimant… le risque ET la contamination aéroportée, pour le réduire aux données virologiques (dose réponse sur modèle animal et tissus cellulaires)…
    Bref.

    Pour bien apprécier la chose :
    • le milieu de la virologie a nié, partout dans le monde, la possibilité d’une transmission par voie d’aérosol.
    • le monde politique, les comités hospitaliers et les agences sanitaires ont 8 mois de retard sur l’état de l’art scientifique.
    • le milieu de la santé est très mal formé aux questions d’aérosol et d’hydrodynamique (ainsi, la responsable Covid de mon université a soutenu pendant des mois qu’ouvrir les fenêtres allait concentrer le virus…)

    On m’a fuité la composition du groupe : on n’y trouve personne qui ait travaillé sur la transmission aéroportée de Sars-Cov-2, personne qui connaisse la physico-chimie des aérosols, et nombre de collègues venus des domaines qui ont nié pendant un an la transmission aéroportée.

    Ce n’est pas comme lanceur d’alerte pénible qu’il me semblait avoir ma place, mais parce qu’objectivement, nous sommes peu à avoir, depuis une certaine discipline, avalé les centaines d’articles dans trois disciplines différentes permettant de construire.
    Les personnes qui m’ont fait évincer depuis le ministère (probablement comme lanceur d’alerte pénible) n’ont même pas conscience que le rapport sera décortiqué dès sa parution et mis en pièce s’il n’est pas à la hauteur (scientifique) des enjeux graves du moment.

    Quel type de conséquences dans le verrouillage de la composition de groupe de travail ANSES de ce type ? Par exemple de produire un rapport sur les purificateurs d’air intérieur qui… ignore les purificateurs d’air à filtre Hépa.
    –> https://www.anses.fr/fr/system/files/AIR2012SA0236Ra.pdf

    Le rapport ne dit rien de faux, bien sûr, mais passer à côté d’un système éprouvé en usage dans tous les trains, dans tous les avions, dans tous les immeubles modernes, cela conduit le politique à faire des erreurs aux conséquences très graves.
    –> extrait du 7/9 sur France Inter le 2 novembre 2020 avec J.M. Blanquer : "On a fait une étude sur les purificateurs d’air et ça n’est absolument pas probant. Mais chaque fois qu’on peut ouvrir les fenêtres, il faut le faire" : https://twitter.com/franceinter/status/1323171923203969026

    Je tiens pour vrai que la science repose sur des faits objectivés et des méthodes explicites, mais surtout sur l’invention de cadres régulés pour la confrontation critique. Plus un groupe de travail présente de diversité, et plus il a de chance de démêler savoirs et croyances.

    S’engueuler scientifiquement n’est jamais un problème et ne laisse aucune trace (autre qu’égotique) : quand on a tort, on a tort ; on en convient et on passe.

    Le contrôle politique de « l’expertise », je trouve que c’est l’abomination.

    Source https://twitter.com/Andreotti_B/status/1383116127652491265

  • Covid-19 : pourquoi y a-t-il encore des doutes sur l’#aérosolisation du virus ?
    https://www.francetvinfo.fr/replay-radio/le-billet-vert/covid-19-pourquoi-y-a-t-il-encore-des-doutes-sur-l-aerosolisation-du-vi

    Quels moyens restent-ils pour lutter contre ce mode de transmission par aérosolisation ? Il faut dire que dans beaucoup de pays, les autorités ont insisté au début sur le risque de transmission par les mains. Malgré de nombreuses études de cas comme celle de la transmission du virus par la ventilation dans un bus ou dans un restaurant en Chine dès le printemps dernier, il a fallu du temps pour que l’OMS ne reconnaisse aussi ce risque par rapport à celui des surfaces contaminées. Si bien qu’aujourd’hui, beaucoup de gens vous disent : moi, l’aérosolisation du virus, je n’y crois pas trop, y compris en France mais aussi aux États-Unis ou au Canada.

    Plusieurs chercheurs s’inquiètent aujourd’hui dans la revue Nature, des moyens dédiés à la lutte contre ce mode de transmission. En effet, il y a eu beaucoup d’investissements dans la désinfection des surfaces (le métro new yorkais va par exemple dépenser 380 millions de dollars pour nettoyer ses rames pour trois ans), que reste-t-il du coup pour les ventilations performantes, les masques filtrants, les capteurs de CO2 pour savoir quand aérer les pièces ?

  • Ce qu’il faudrait que tout le monde sache sur les #aérosols - Atoute.org
    https://www.atoute.org/n/article399.html

    Tout le monde ou presque a entendu parler de ces aérosols, mais les données qui suivent ne semblent pas avoir été correctement assimilées :

     Les aérosols émis en espace clos par les sujets infectés peuvent y persister très longtemps après leur départ, jusqu’à plusieurs heures.

     Le port d’un #masque_chirurgical n’est pas une sécurité suffisante si l’on « baigne » dans un volume d’#air riche en aérosols infectants.

     Respirer longtemps un air faiblement contaminé équivaut à respirer brièvement un air fortement contaminé.

     Si l’on porte son masque 90% du temps dans une pièce contaminée, on n’est pas protégé à 90%, mais à 0%

     Un sujet infecté qui parle ou chante émet beaucoup plus d’aérosols qu’un sujet infecté qui reste calme et muet.

     Le renouvellement de l’air est un élément majeur de la protection contre les aérosols contaminants. De même, les activités extérieures, surtout s’il y a des mouvements d’air, sont très peu contaminantes, même sans masque et en présence de sujets infectés, et doivent toujours être privilégiées.

     Ouvrir une fenêtre dans une pièce est souvent insuffisant pour renouveler l’air correctement.

    Reprenons ces éléments en détail :

    [...]

    #sars-cov2 #covid-19

  • « Il faut que l’air intérieur soit considéré comme un bien public », Isabella Annesi-Maesano

    Le SARS-CoV-2 a été retrouvé en suspension dans l’air pendant plusieurs heures, rappelle l’épidémiologiste Isabella Annesi-Maesano. Pour empêcher la transmission aéroportée du virus, il faut mettre en œuvre un plan d’assainissement de l’air intérieur dans les lieux publics.

    Tribune. En 2020, j’ai fait partie du groupe de 239 chercheurs qui ont publié une lettre d’alerte sur l’importance de la contamination par le SARS-CoV-2 en suspension dans l’air à l’intérieur des locaux https://academic.oup.com/cid/article/71/9/2311/5867798. Cet appel est resté lettre morte ! Plusieurs mesures sont proposées pour contenir la transmission du virus, mais paradoxalement, on oublie d’agir là où la transmission est la plus dangereuse.

    Nous savons maintenant que le SARS-CoV-2 se transmet principalement par aérosol, terme utilisé pour indiquer tout mélange de particules de taille inférieure à 5 micromètres, solides ou liquides, de nature chimique (métaux, diesel…) ou biologique (spores de moisissures, bactéries, virus…).

    70-130 nanomètres

    Plus ces particules sont petites, plus elles sont légères et restent facilement dans l’air en s’agrégeant sous la forme d’aérosols. C’est le cas du SARS-CoV-2 qui est très petit (70-130 nanomètres) et qui a été retrouvé en suspension dans l’air pendant plusieurs heures (jusqu’à 3 heures) après avoir été émis par des sujets porteurs, même asymptomatiques, qui parlaient, chantaient, exhalaient de l’air.

    C’est ce qui explique la contamination, par une personne présentant des symptômes bénins de Covid-19, des chanteurs d’une chorale dans le comté de Skagit (Etats-Unis) https://www.lemonde.fr/blog/realitesbiomedicales/2020/05/18/etats-unis-deux-morts-du-covid-19-parmi-cinquante-deux-personnes-contaminees, qui initialement avaient respecté les mesures barrières, masques, gel hydroalcoolique, plusieurs mètres de distanciation, mais qui avaient enlevé le masque pour chanter. A la suite de la répétition, plus de cinquante personnes avaient contracté la maladie et deux étaient décédées dans les semaines suivantes.

    Ou encore plus spectaculaire, les clients d’un restaurant à Wuhan (Chine), contaminés par un individu porteur du virus assis à des étages de distance, par le biais d’un système de ventilation mal adapté.
    Désormais, la contamination par le SARS-CoV-2 en suspension à l’intérieur des locaux, accrue s’ils sont de petite dimension et mal ventilés, ne fait plus de doute.

    Le dioxyde de carbone indicateur

    En France, l’étude ComCor de l’Institut Pasteur https://hal-pasteur.archives-ouvertes.fr/pasteur-03155847/document montre que, dans le cas des contaminations extra-domiciliaires, 80 % des contacts avaient lieu à l’intérieur des locaux, fenêtres fermées, et cela en dépit du respect des gestes barrière. Aussi, l’OMS a reconnu que la transmission aéroportée était possible dans les espaces bondés, fermés ou mal ventilés. La récupération d’aérosols émis a démontré la présence de virions infectieux et réplicatifs, qui étaient intacts et ainsi capables d’infecter.

    Ainsi, il paraît évident que pour endiguer efficacement la propagation du SARS-CoV-2, il faut compléter les mesures actuellement adoptées (hygiène, port du masque, distanciation interindividuelle, confinement) par des mesures de prévention de la transmission des aérosols à l’intérieur des locaux. L’enjeu est de taille car, dans les pays industrialisés, les individus passent jusqu’à 90 % de leurs temps à l’intérieur.

    En plus de l’ouverture des fenêtres https://www.lemonde.fr/sciences/article/2020/10/16/covid-19-l-aeration-pilier-jusqu-ici-neglige-de-la-prevention_6056262_165068, qui n’est pas toujours possible, il faut augmenter la distanciation dans les espaces bondés, définir des jauges de fréquentation des locaux et installer des appareils capables de piéger l’aérosol en suspension contenant le virus (ventilations, hottes, purificateurs d’air et filtres, pompes à chaleur actuellement à l’étude).

    D’ailleurs, dans tous les lieux à fréquentation du public, il faudrait employer le dioxyde de carbone (CO2) comme indicateur d’alerte, car plus sa teneur augmente plus le risque de transmission du SARS-CoV-2 est important.

    L’exemple du Japon

    D’une façon plus générale, il faut établir et appliquer des règles de façon à contrôler la qualité de l’air dans les immeubles et ainsi prévenir des futures menaces infectieuses, mais aussi à diminuer la pollution de l’air intérieur, qui est responsable de plusieurs problèmes sanitaires graves. En somme, il faut que l’air intérieur soit considéré comme un bien public, car ayant un impact communautaire.

    Plusieurs raisons confirment l’urgence de la situation. Le confinement sans air purifié peut être vraiment délétère pour les individus des classes sociales défavorisées qui habitent des logements exigus, comme nous l’avons observé dans le Grand Paris où la précarité est associée à la sévérité et à la surmortalité par le Covid-19, où l’état des patients souffrant de maladies chroniques s’aggrave en raison de l’augmentation des expositions intérieures.

    Par ailleurs, le confinement parfait semble difficile à mettre en œuvre https://www.nature.com/articles/s41598-021-84092-1, comme indiqué par une analyse récente montrant que dans 98 % des quatre-vingt-sept études considérées, le confinement ne réduisait pas le nombre de décès par le Covid-19.

    D’autre part, le Japon nous a montré que le confinement pouvait être évité par le biais du contrôle de la transmission aérienne du SARS-CoV-2. A ce jour, le Japon fait état de 9 242 décès dans une population de 126 millions d’habitants, dont 26 % sont âgés de plus de 65 ans et présentent a priori un risque plus élevé de contracter le coronavirus (sources : https://covidly.com). Cela grâce à la politique des « 3 Cs » ( « closed spaces, crowded places, close-contact settings » ), à savoir l’évitement des espaces fermés, des lieux bondés et des contacts étroits.

    Manque de vaccins

    Assainir l’air intérieur est à entreprendre aussi car en raison des mutations du virus, du manque de vaccins pour les enfants, de l’existence au niveau mondial de poches de vulnérabilité où la maladie peut surgir et se propager à tout moment, l’immunité collective pourrait être plus difficile que prévu, voire impossible à atteindre. Même Israël, présenté comme l’exemple à suivre, ne peut rien contre le fait que les pays frontaliers vaccinent très peu.

    A cela, il faut rajouter des considérations de type contextuelles : le manque de vaccins pour les presque 8 milliards d’habitants de la Terre. Comme l’a indiqué le pape François, il faut qu’aussi les habitants des pays pauvres reçoivent la protection vaccinale requise.
    Dans ce contexte morose, empêcher la transmission aéroportée du virus constitue le défi à relever. Il faut mettre en œuvre un plan d’assainissement de l’air dans les lieux à fréquentation du public (écoles, universités, lieux de culture, hôtels, restaurants, cafés, magasins…), les bureaux, les transports, les logements, soit par intervention directe de la part de l’administration, soit par des aides directes et du support technique.

    C’est un beau chantier qui nous attend. En France, il y a tout le savoir-faire et l’expertise nécessaire à le réaliser. Cela va de soi que cela contribuerait aussi à créer de l’emploi.

    https://www.lemonde.fr/idees/article/2021/04/06/isabella-annesi-maesano-il-faut-que-l-air-interieur-soit-considere-comme-un-

    #aérosols #covid-19 #aération #prévention

  • Comprendre les risques aérosols et adopter de nouvelles pratiques pour minimiser les contaminations, Nous aérons - un site collaboratif
    https://nousaerons.fr

    FICHES SUR L’AÉRATION
    TEXTES OFFICIELS
    BIBLIOGRAPHIE
    CONTACTS
    PRÉVENTION COVID-19

    Ce site, en construction est le résultat d’une action collaborative impliquant plusieurs personnes issues de différents horizons ou groupes de réflexion, voir la rubrique contacts

    Ci-dessous, vous trouverez des fiches pratiques concernant les risques de contamination #aérosol et l’aération. Ces fiches ont été conçues pour être éventuellement affichées pour informer les usagers.

    LE RISQUE « AÉROSOL »
    POURQUOI AÉRER ?
    COMMENT AÉRER ?
    MESURER LE #CO2

    Ci-dessous, vous trouverez des #affiches pour signaler aux usagers de locaux que des bonnes pratiques concernant l’aération sont mises en oeuvre.

    #covid-19 #prévention #démocratie_sanitaire #aération #toctoc

  • Early Release - Epidemiologic Evidence for Airborne Transmission of #SARS-CoV-2 during Church Singing, Australia, 2020 - Volume 27, Number 6—June 2021 - Emerging Infectious Diseases journal - CDC
    https://wwwnc.cdc.gov/eid/article/27/6/21-0465_article

    An outbreak of severe acute respiratory syndrome coronavirus 2 infection occurred among church attendees after an infectious chorister sang at multiple services. We detected 12 secondary case-patients. Video recordings of the services showed that case-patients were seated in the same section, >15 m from the primary case-patient, without close physical contact, suggesting airborne transmission.

    #covid-19 #aérosols

  • #Covid-19 : malgré la quarantaine, des passagers d’un vol international à l’origine de multiples chaînes de contamination – Réalités Biomédicales
    https://www.lemonde.fr/blog/realitesbiomedicales/2021/03/22/covid-19-malgre-la-quarantaine-des-passagers-dun-vol-international-a-lorigin

    Le 12ème jour de la #quatorzaine, le test #PCR de routine a lieu sur le pas de la porte des chambres d’hôtel. Il s’avère que la porte de la chambre du passager C et celle de la chambre des passagers D et E sont restées ouvertes durant cinquante secondes. En d’autres termes, il s’est écoulé moins d’une minute entre le moment où la chambre de l’adulte D et l’enfant E était ouverte et celui où la porte du passager C s’est refermée. Lors de l’écouvillonnage nasal, les masques ont évidemment été brièvement abaissés pour dégager le nez, ce qui a pu exposer D et E à des aérosols en suspension dans l’air. « Par conséquent, nous formulons l’hypothèse que les #aérosols en suspension dans l’air ont constitué le mode probable de transmission et que le couloir de l’hôtel, espace clos et non ventilé, a probablement facilité cet événement », déclarent les enquêteurs. Ceux-ci soulignent par ailleurs qu’une expertise du système de ventilation a révélé que les chambres avaient une pression nette positive par rapport au couloir.

  • #Evelop / #Barceló_Group : deportation planes from Spain

    The Barceló Group is a leading Spanish travel and hotel company whose airline Evelop is an eager deportation profiteer. Evelop is currently the Spanish government’s main charter deportation partner, running all the country’s mass expulsion flights through a two-year contract, while carrying out deportations from several other European countries as well.

    This profile has been written in response to requests from anti-deportation campaigners. We look at how:

    - The Barceló Group’s airline Evelop has a €9.9m, 18-month deportation contract with the Spanish government. The contract is up for renewal and Barceló is bidding again.
    - Primary beneficiaries of the contract alternate every few years between Evelop and Globalia’s Air Europa.
    – Evelop also carried out deportations from the UK last year to Jamaica, Ghana and Nigeria.
    – The Barceló Group is run and owned by the Barceló family. It is currently co-chaired by the Barceló cousins, Simón Barceló Tous and Simón Pedro Barceló Vadell. Former senator Simón Pedro Barceló Vadell, of the conservative Partido Popular (PP) party, takes the more public-facing role.
    – The company is Spain’s second biggest hotel company, although the coronavirus pandemic appears to have significantly impacted this aspect of its work.

    What’s the business?

    The Barceló Group (‘#Barceló_Corporación_Empresarial, S.A.’) is made up of the #Barceló_Hotel_Group, Spain’s second largest hotel company, and a travel agency and tour operator division known as #Ávoris. Ávoris runs two airlines: the Portuguese brand #Orbest, which anti-deportation campaigners report have also carried out charter deportations, and the Spanish company, #Evelop, founded in 2013.

    The Barceló Group is based in Palma, #Mallorca. It was founded by the Mallorca-based Barceló family in 1931 as #Autocares_Barceló, which specialised in the transportation of people and goods, and has been managed by the family for three generations. The Barceló Group has a stock of over 250 hotels in 22 countries and claims to employ over 33,000 people globally, though we don’t know if this figure has been affected by the coronavirus pandemic, which has caused massive job losses in the tourism industry.

    The Hotel division has four brands: #Royal_Hideaway_Luxury_Hotels & Resorts; #Barceló_Hotels & Resorts; #Occidental_Hotels & Resorts; and #Allegro_Hotels. The company owns, manages and rents hotels worldwide, mostly in Spain, Mexico and the US. It works in the United States through its subsidiary, Crestline Hotels & Resorts, which manages third-party hotels, including for big brands like Marriott and Hilton.

    Ávoris, the travel division, runs twelve tour brands, all platforms promoting package holidays.

    Their airlines are small, primarily focused on taking people to sun and sand-filled holidays. In total the Barceló Group airlines have a fleet of just nine aircraft, with one on order, according to the Planespotters website. However, three of these have been acquired in the past two years and a fourth is due to be delivered. Half are leased from Irish airplane lessor Avolon. Evelop serves only a few routes, mainly between the Caribbean and the Iberian peninsula, as well as the UK.

    Major changes are afoot as Ávoris is due to merge with #Halcón_Viajes_and_Travelplan, both subsidiaries of fellow Mallorcan travel giant #Globalia. The combined entity will become the largest group of travel agencies in Spain, employing around 6,000 people. The Barceló Group is due to have the majority stake in the new business.

    Barceló has also recently announced the merger of Evelop with its other airline Orbest, leading to a new airline called Iberojet (the name of a travel agency already operated by Ávoris).

    The new airline is starting to sell scheduled flights in addition to charter operations. Evelop had already announced a reduction in its charter service, at a time when its scheduled airline competitors, such as #Air_Europa, have had to be bailed out to avoid pandemic-induced bankruptcy. Its first scheduled flights will be mainly to destinations in Central and South America, notably Cuba and the Domican Republic, though they are also offering flights to Tunisia, the Maldives and Mauritius.

    Deportation dealers

    Evelop currently holds the contract to carry out the Spanish government’s mass deportation flights, through an agreement made with the Spanish Interior Ministry in December 2019. Another company, Air Nostrum, which operates the Iberia Regional franchise, transports detainees within Spain, notably to Madrid, from where they are deported by Evelop. The total value of the contract for the two airlines is €9.9m, and lasts 18 months.

    This is the latest in a long series of such contracts. Over the years, the beneficiaries have alternated between the Evelop- #Air_Nostrum partnership, and another partnership comprising Globalia’s #Air_Europa, and #Swiftair (with the former taking the equivalent role to that of Evelop). So far, the Evelop partnership has been awarded the job twice, while its Air Europa rival has won the bidding three times.

    However, the current deal will end in spring 2021, and a new tender for a contract of the same value has been launched. The two bidders are: Evelop-Air Nostrum; and Air Europa in partnership with #Aeronova, another Globalia subsidiary. A third operator, #Canary_Fly, has been excluded from the bidding for failing to produce all the required documentation. So yet again, the contract will be awarded to companies either owned by the Barceló Group or Globalia.

    On 10 November 2020, Evelop carried out the first charter deportations from Spain since the restrictions on travel brought about by the cCOVID-19 pandemic. On board were 22 migrants, mostly Senegalese, who had travelled by boat to the Canary Islands. Evelop and the Spanish government dumped them in Mauritania, under an agreement with the country to accept any migrants arriving on the shores of the Islands. According to El País newspaper, the number of actual Mauritanians deported to that country is a significant minority of all deportees. Anti-deportation campaigners state that since the easing up of travel restrictions, Evelop has also deported people to Georgia, Albania, Colombia and the Dominican Republic.

    Evelop is not only eager to cash in on deportations in Spain. Here in the UK, Evelop carried out at least two charter deportations last year: one to Ghana and Nigeria from Stansted on 30 January 2020; and one to Jamaica from Doncaster airport on 11 February in the same year. These deportations took place during a period of mobile network outages across Harmondsworth and Colnbrook detention centres, which interfered with detainees’ ability to access legal advice to challenge their expulsion, or speak to loved ones.

    According to campaigners, the company reportedly operates most of Austria and Germany’s deportations to Nigeria and Ghana, including a recent joint flight on 19 January. It also has operated deportations from Germany to Pakistan and Bangladesh.

    Evelop is not the only company profiting from Spain’s deportation machine. The Spanish government also regularly deports people on commercial flights operated by airlines such as Air Maroc, Air Senegal, and Iberia, as well as mass deportations by ferry to Morocco and Algeria through the companies #Transmediterránea, #Baleària and #Algérie_Ferries. #Ferry deportations are currently on hold due to the pandemic, but Air Maroc reportedly still carry out regular deportations on commercial flights to Moroccan-occupied Western Sahara.

    Where’s the money?

    The financial outlook for the Barceló Group as a whole at the end of 2019 seemed strong, having made a net profit of €135 million.

    Before the pandemic, the company president said that he had planned to prioritise its hotels division over its tour operator segment, which includes its airlines. Fast forward a couple of years and its hotels are struggling to attract custom, while one of its airlines has secured a multimillion-euro deportation contract.

    Unsurprisingly, the coronavirus pandemic has had a huge impact on the Barceló Group’s operations. The company had to close nearly all of its hotels in Europe, the Middle East and Africa during the first wave of the pandemic, with revenue down 99%. In the Caribbean, the hotel group saw a 95% drop in revenue in May, April and June. They fared slightly better in the US, which saw far fewer COVID-19 restrictions, yet revenue there still declined 89%. By early October, between 20-60% of their hotels in Europe, the Middle East and the Caribbean had reopened across the regions, but with occupancy at only 20-60%.

    The company has been negotiating payments with hotels and aircraft lessors in light of reduced demand. It claims that it has not however had to cut jobs, since the Spanish government’s COVID-19 temporary redundancy plans enable some workers to be furloughed and prevent employers from firing them in that time.

    Despite these difficulties, the company may be saved, like other tourism multinationals, by a big bailout from the state. Barceló’s Ávoris division is set to share a €320 million bailout from the Spanish government as part of the merger with Globalia’s subsidiaries. Is not known if the Barceló Group’s hotel lines will benefit from state funds.

    Key people

    The eight members of the executive board are unsurprisingly, male, pale and frail; as are all ten members of the Ávoris management team.

    The company is co-chaired by cousins with confusingly similar names: #Simón_Barceló_Tous and #Simón_Pedro_Barceló_Vadell. We’ll call them #Barceló_Tous and #Pedro_Barceló from here. The family are from Felanitx, Mallorca.

    Barceló Tous is the much more low-key of the two, and there is little public information about him. Largely based in the Dominican Republic, he takes care of the Central & Latin American segment of the business.

    His cousin, Pedro Barceló, runs the European and North American division. Son of Group co-founder #Gabriel_Barceló_Oliver, Pedro Barceló is a law graduate who has been described as ‘reserved’ and ‘elusive’. He is the company’s executive president. Yet despite his apparent shyness, he was once the youngest senator in Spanish history, entering the upper house at age 23 as a representative for the conservative party with links to the Francoist past, #Partido_Popular. For a period he was also a member of the board of directors of Globalia, Aena and #First_Choice_Holidays.

    The CEO of Evelop is #Antonio_Mota_Sandoval, formerly the company’s technical and maintenance director. He’s very found of #drones and is CEO and founder of a company called #Aerosolutions. The latter describes itself as ‘Engineering, Consulting and Training Services for conventional and unmanned aviation.’ Mota appears to live in Alcalá de Henares, a town just outside Madrid. He is on Twitter and Facebook.

    The Barceló Foundation

    As is so often the case with large businesses engaging in unethical practises, the family set up a charitable arm, the #Barceló_Foundation. It manages a pot of €32 million, of which it spent €2m in 2019 on a broad range of charitable activities in Africa, South America and Mallorca. Headed by Antonio Monjo Tomás, it’s run from a prestigious building in Palma known as #Casa_del_Marqués_de_Reguer-Rullán, owned by the Barceló family. The foundation also runs the #Felanitx_Art & Culture Center, reportedly based at the Barceló’s family home. The foundation partners with many Catholic missions and sponsors the #Capella_Mallorquina, a local choir. The foundation is on Twitter and Facebook.

    The Barceló Group’s vulnerabilities

    Like other tourism businesses, the group is struggling with the industry-wide downturn due to COVID-19 travel measures. In this context, government contracts provide a rare reliable source of steady income — and the Barcelós will be loathe to give up deportation work. In Spain, perhaps even more than elsewhere, the tourism industry and its leading dynasties has very close ties with government and politicians. Airlines are getting heavy bailouts from the Spanish state, and their bosses will want to keep up good relations.

    But the deportation business could become less attractive for the group if campaigners keep up the pressure — particularly outside Spain, where reputational damage may outweigh the profits from occasional flights. Having carried out a charter deportation to Jamaica from the UK earlier in the year, the company became a target of a social media campaign in December 2020 ahead of the Jamaica 50 flight, after which they reportedly said that they were not involved. A lesser-known Spanish airline, Privilege Style, did the job instead.

    https://corporatewatch.org/evelop-barcelo-group-deportation-planes-from-spain
    #Espagne #business #compagnies_aériennes #complexe_militaro-industriel #renvois #expulsions #migrations #réfugiés #asile #tourisme #charter #Maurtianie #îles_Canaries #Canaries #Géorgie #Albanie #Colombie #République_dominicaine #Ghana #Nigeria #Allemagne #Standsted #UK #Angleterre #Pakistan #Bangladesh #Air_Maroc #Air_Senegal #Iberia #Maroc #Algérie #ferrys #Sahara_occidental #covid-19 #pandémie #coronavirus #hôtels #fondation #philanthropocapitalisme ##philanthropo-capitalisme

    ping @isskein @karine4

  • Covid-19 : infection nosocomiale dans un hôpital israélien malgré le port du masque et la distanciation physique – Réalités Biomédicales
    https://www.lemonde.fr/blog/realitesbiomedicales/2021/03/02/covid-19-infection-nosocomiale-dans-un-hopital-israelien-malgre-le-port-du-m

    Des médecins israéliens rapportent la survenue dans un hôpital pédiatrique d’une flambée épidémique de Covid-19 après qu’un enfant soit venu consulter, accompagné de sa mère. Et ce malgré le respect des mesures de protection habituelles : port du masque chirurgical et distanciation physique. Ces cas d’infection intra-hospitalière ont été rapportés le 27 janvier 2021 dans un article paru dans la revue en ligne Open Forum Infectious Diseases.

    C’est la première fois que l’on décrit dans la littérature médicale une flambée nosocomiale par le SARS-CoV-2 alors que le port du masque et la distanciation physique étaient respectés. La description de ces cas plaide en faveur d’une transmission aéroportée du SARS-CoV-2, autrement dit d’une contamination par production d’aérosols infectieux.

    • Voilà la réalité de l’#aérosolisation et voilà pourquoi on vit comme des moines…

      Le fait que des membres du personnel de l’unité pédiatrique n’ayant pas été en contact avec la mère et son petit garçon, que d’autres patients et leurs parents accompagnateurs et que les sujets contacts des soignants contaminés aient eu un test PCR négatif indique fortement que la flambée épidémique a eu pour origine un #super-contaminateur, c’est-à-dire une personne ayant une charge virale très élevée et qui a transmis le virus à de nombreux individus. Il s’avère donc que les neuf cas de contamination par le SARS-CoV-2 survenus dans une unité pédiatrique sont sans doute liés à un événement super-contaminateur.

      Transmission du SARS-CoV-2 par des aérosols

      « Nous estimons que le fait que ces personnes ont été infectées alors qu’elles portaient des masques chirurgicaux et que la plupart d’entre elles se trouvaient à une distance de 1,80 mètre ou plus, sans contact direct avec le patient Covid-19, ne peut s’expliquer uniquement par la transmission du virus par des gouttelettes ou par contact. Elle peut impliquer une transmission par voie aérienne du SARS-CoV-2 et renforcer l’hypothèse d’une infection par des aérosols lors d’événements de super-contamination », déclarent les auteurs.

      Autre possibilité : une contamination par des surfaces ou des objets contaminés, ce que les hygiénistes appellent des fomites. « La contamination par fomites ne peut cependant pas expliquer l’infection des deux pédiatres et de la diététicienne qui n’ont pas eu de contact physique avec du matériel ou partagé le même équipement », font remarquer les auteurs. Ceux-ci sont bien placés pour le savoir dans la mesure où certains d’entre eux ont été contaminés alors qu’ils respectaient bien les gestes barrières.

  • #Coronavirus is in the #air — there’s too much focus on surfaces
    https://www.nature.com/articles/d41586-021-00277-8

    This lack of clarity about the risks of #fomites — compared with the much bigger risk posed by transmission through the air — has serious implications. People and organizations continue to prioritize costly disinfection efforts, when they could be putting more resources into emphasizing the importance of masks, and investigating measures to improve ventilation. The latter will be more complex but could make more of a difference.

    #aérosols

  • zeynep tufekci sur Twitter : “Read this story and weep. This, after masks, is the biggest failure—both scientific and communication—of the pandemic in Western nations: the airborne nature of the pathogen. CDC changed this guidance last October. Japan and many other nations had it right on February of 2020. https://t.co/M6X44TxTMA” / Twitter
    https://twitter.com/zeynep/status/1355939471552864260

    #aérosol #aérosols #covid-19 #sars-cov2

  • Screens showing CO2 level set up at venues to lessen virus risk : The Asahi Shimbun
    http://www.asahi.com/ajw/articles/13832094

    The CO2 concentration level in the air is shown on a large screen at a live concert in Tokyo’s Chiyoda Ward. (Provided by Yo Ishigaki, a specially appointed associate professor at the University of Electro-Communications)

    #ventilation #aérosol #covid

    • Question : est-ce qu’il suffirait avoir ces capteurs (avec affichage) dans un lieu clos pour en accepter l’ouverture ?

      Ou bien est-ce qu’il faut aussi considérer que c’est parce qu’ils ont visé, longtemps, l’éradication du virus, qu’ils peuvent se permettre d’organiser des spectacles avec cette mesure. Mais qu’ici, à partir du moment où les probabilités de croiser une personne contagieuse sont 6 fois plus importantes, ça ne suffirait pas ?

  • Voici pourquoi la ventilation est importante | Radio-Canada
    https://ici.radio-canada.ca/info/2020/12/ventilation-mecanique-aerosols-covid-19-ecoles-bureaux-transmission


    Maintenant que c’est Radio Canada qui utilise l’analogie avec la fumée de tabac, on va mieux comprendre l’#aérosolisation  ?

    « Quand l’air n’est pas renouvelé, les aérosols s’accumulent, ce qui augmente la chance que quelqu’un d’autre inhale ou respire ces particules », explique Caroline Duchaine.

    « C’est comme avec la fumée de cigarette dans une pièce fermée où tout le monde fume, donne-t-elle comme exemple. Avec la ventilation, on s’assure de diluer ou de retirer ces particules, ce qui fait en sorte que leur concentration va demeurer beaucoup plus basse. »

  • Je trouve vraiment remarquable qu’à chaque fois qu’on parle de la fermeture des salles de spectacle, on n’évoque jamais les aérosols.

    Hier, Castex a été à deux doigts de le faire, mais uniquement de façon implicite, c’est-à-dire rigoureusement incompréhensible :
    https://www.bfmtv.com/societe/jean-castex-s-adresse-au-monde-de-la-culture-apres-la-decision-du-conseil-d-e

    « Il apparaît en effet, au regard des études scientifiques disponibles, que malgré le port du masque, plus la durée de présence dans un lieu clos est importante, plus le risque de contamination y est élevé, à fortiori si la ventilation des locaux ne répond pas aux normes les plus récentes », ajoute-t-il.

    Si on ne parle jamais de transmission par aérosols, c’est quoi cette histoire de « ventilation » et de « durée de présence » ? Et à quel moment on va se poser ouvertement la question de la ventilation et des aérosols dans les écoles et les universités, en dehors d’ouvrir la fenêtre cinq minutes à la récréation (quand les fenêtres ne sont pas soudées) ?

  • Aérosolisation et dîner de Macron : il n’est jamais trop tard pour réviser sa doctrine
    https://www.liberation.fr/france/2020/12/21/aerosolisation-et-diner-de-macron-il-n-est-jamais-trop-tard-pour-reviser-

    Emmanuel Macron, qui selon ses propres dires et ceux de son entourage se badigeonne régulièrement les mains au soluté hydroalcoolique (SHA), a aussi choisi dès juin l’infectiologue suisse Didier Pittet pour mener une mission d’évaluation indépendante sur la gestion de la crise. Or Didier Pittet, célèbre pour avoir popularisé il y a vingt-cinq ans la formulation du gel hydroalcoolique, qui lui vaut le surnom de « docteur Mains propres », nie encore aujourd’hui que l’aérosolisation soit un mode prépondérant de contamination du Sars-Cov-2. Inquiet à juste titre de la diminution de l’utilisation du SHA, il en vient même à tenir un discours négationniste sur les masques, accusés selon lui de diminuer la vigilance des Français quant à l’hygiène des mains. Le masque, écrit-il, « n’est pas la première ligne de défense ». En septembre, il déclarait : « Il n’y a aucune évidence à ce jour de transmission par aérosols ! Le R0 et le Rt pour #covid19 évoluant suite #handhygiene et #SocialDistancing parlent contre transmission aérienne par aérosol et confirme gouttelettes et contact. »

    • Le CDC a mis à jour ses recommandations sur le covid et les aérosols.
      https://www.cdc.gov/coronavirus/2019-ncov/faq.html#Spread

      The virus that causes COVID-19 most commonly spreads between people who are in close contact with one another (within about 6 feet, or 2 arm lengths).
      It spreads through respiratory droplets or small particles, such as those in aerosols, produced when an infected person coughs, sneezes, sings, talks, or breathes.
      These particles can be inhaled into the nose, mouth, airways, and lungs and cause infection. This is thought to be the main way the virus spreads.
      Droplets can also land on surfaces and objects and be transferred by touch. A person may get COVID-19 by touching the surface or object that has the virus on it and then touching their own mouth, nose, or eyes. Spread from touching surfaces is not thought to be the main way the virus spreads.
      It is possible that COVID-19 may spread through the droplets and airborne particles that are formed when a person who has COVID-19 coughs, sneezes, sings, talks, or breathes. There is growing evidence that droplets and airborne particles can remain suspended in the air and be breathed in by others, and travel distances beyond 6 feet (for example, during choir practice, in restaurants, or in fitness classes). In general, indoor environments without good ventilation increase this risk.

      COVID-19 seems to be spreading easily and sustainably in the community (“community spread”) in many affected geographic areas. Community spread means people have been infected with the virus in an area, including some who are not sure how or where they became infected.

    • L’état de la science sur l’#aérosolisation du virus
      https://first10em.com/covid-19-is-spread-by-aerosols-an-evidence-review

      In early April, I wrote a long post covering all the science I could find about aerosols and droplets. The basic summary was that this is an area of medicine with lots of misconceptions, poor assumptions, and incomplete science. There was good evidence that previous coronaviruses were spread by aerosols. There was good evidence that influenza is spread by aerosols. Overall, it seemed very likely that SARS-CoV-2 or COVID-19 was being spread by aerosols, but the science was pretty weak. There is still a lot we don’t know, but as I update the evidence 6 months later, it is pretty clear that aerosols play an important, and unfortunately still widely ignored, role in the transmission of COVID-19.

    • Je me dois de signaler que je n’arrive pas à surmonter le titre de cet article et son « dîner de Macron ».

      Je pense que je vais lancer le concept : quand on sera enfin déconfinés, on organisera des « dîners de Macron », en invitant chacun un brave macroniste, histoire de les comparer et de se marrer en les écoutant nous expliquer leur truc.

      (Oh j’entends déjà les commentaires outrés : « quoi, vous invitez des macronistes pour vous moquer d’eux, mais c’est ignoble ! » Oui. Et je pense que c’est une excellente idée.)

  • #COVID-19 is spread by #aerosols: an evidence review - First10EM
    https://first10em.com/covid-19-is-spread-by-aerosols-an-evidence-review

    In early April, I wrote a long post covering all the science I could find about aerosols and droplets. The basic summary was that this is an area of medicine with lots of misconceptions, poor assumptions, and incomplete science. There was good evidence that previous coronaviruses were spread by aerosols. There was good evidence that influenza is spread by aerosols. Overall, it seemed very likely that SARS-CoV-2 or COVID-19 was being spread by aerosols, but the science was pretty weak. There is still a lot we don’t know, but as I update the evidence 6 months later, it is pretty clear that aerosols play an important, and unfortunately still widely ignored, role in the transmission of COVID-19.

    • Les irresponsables de la République
      https://www.mediapart.fr/journal/france/171220/les-irresponsables-de-la-republique

      Le président de la République a été testé positif au Covid-19. Mercredi soir, à la table de l’Élysée, ils étaient dix « à table », enfreignant les règles. Aucune campagne de dépistage n’est pourtant prévue au sommet de l’État : le discrédit est total. Mais comment espérer que les Français suivent les consignes sanitaires quand leurs dirigeants ne les appliquent pas ?

      Qui a bien pu penser, quelque part sous les ors de la République, qu’il restait assez de crédit politique pour le dilapider en un dîner nocturne ?

      Dans l’épuisant chaos de cette gestion de crise, il y avait un message plutôt clair, répété avec une certaine constance depuis quelques semaines : « pas plus de six à table », a dit Emmanuel Macron le 14 octobre au 20 heures, les yeux dans les yeux des Français. C’est une « règle dont je voudrais que chaque citoyenne et citoyen se l’approprie pleinement ».

      Le président de la République a été testé, ce jeudi matin, positif au coronavirus. Or hier soir, révèle Le Point, il dînait avec des membres de la majorité et de sa garde rapprochée : le premier ministre Jean Castex, le secrétaire général Alexis Kohler, le président du groupe LREM à l’Assemblée Christophe Castaner, le président du Modem François Bayrou, etc. Ils n’étaient pas 6 à table, mais « une dizaine ». Ce dîner n’était pas à l’agenda du président, et s’est terminé « à minuit et demi », enfreignant au passage le couvre-feu fixé à 20 heures.

      Ce n’était même pas un écart. Alors que les Français s’apprêtent à se priver d’une partie de leur famille le soir de Noël, mardi, le président de la République a déjeuné avec les 9 présidents de groupe à l’Assemblée. Ils étaient 11 à table, puisque le président de l’Assemblée Richard Ferrand était également présent, comme au dîner de mercredi soir, en habitué.

      Emmanuel Macron, le 10 décembre, en Belgique. © JOHN THYS / POOL / AFP Emmanuel Macron, le 10 décembre, en Belgique. © JOHN THYS / POOL / AFP

      Lundi, Emmanuel Macron a encore déjeuné avec le chef du gouvernement espagnol, Pedro Sánchez, le président du conseil européen Charles Michel, et Angel Gurría, le secrétaire général de l’OCDE.

      « La crise de confiance tient moins aux discours qu’au décalage entre les discours et les actes », vient pourtant d’oser affirmer Emmanuel Macron, dans un entretien de haut vol qu’on peinerait à résumer, où il évoque son rapport à la langue française et au discours politique.

      « Si vous […] ou moi-même nous tombons malades demain, c’est que nous n’aurons pas fait aussi attention que nécessaire […]. C’est une question de responsabilité », sermonnait, quelques semaines plus tôt, Richard Ferrand, quatrième personnage de l’État.

      Les prenant au mot, on peut affirmer qu’il y a des irresponsables à la tête de la République.

      Les femmes et les hommes politiques, en raison de leurs nombreux contacts, présentent de haut risque de contracter et de propager le virus. Au printemps, le coronavirus a circulé à l’Assemblée nationale, le député Les Républicains du Haut-Rhin Jean-Luc Reitzer en a réchappé de justesse.

      Il circule de nouveau au cœur de l’État, de déjeuners officiels en dîners officieux, de conseils de ministres en conseils européens. En tout autre lieu, une urgente campagne de dépistage serait conduite, au plus vite.

      Las ! L’Élysée s’en tient à la définition, très lâche, du cas contact : un contact à moins d’un mètre, quelle que soit sa durée, ou de 15 minutes dans un lieu confiné. Les palais de la République autorisant la distance sociale, seuls Jean Castex, Richard Ferrand et Alexis Kohler sont considérés comme des cas contacts, a communiqué l’Élysée.

      Pendant ce temps, tous les habitants du Havre sont invités par le maire et ancien premier ministre Édouard Philippe à la première campagne de dépistage massif, financée par l’État. Jusqu’ici, ils n’affluent pas.

      Pourquoi suivraient-ils les tristes consignes sanitaires quand leurs dirigeants ne se les appliquent même pas ? Comment alors éviter une nouvelle explosion épidémique avec les fêtes de fin d’année ?

      Faute d’avoir su éradiquer le virus, à l’image de la plupart des pays asiatiques, la France ne parvient qu’à freiner sa circulation, en limitant les contacts à risque. Or les repas jouent un « rôle central » dans la propagation du virus, comme l’ont montré de nombreux exemples de super-contaminations à l’étranger, et comme le confirme enfin la première étude française sur les lieux de contamination au SARS-CoV-2, publiée par l’institut Pasteur.

      C’est une étude d’ampleur, réalisée avec l’assurance-maladie, Santé publique France et l’Institut Ipsos, auprès de 30 000 Français testés positifs entre les 17 et 29 octobre derniers.

      Elle rappelle à quel point le virus est contagieux, se joue des gestes barrières au moindre relâchement, passe inaperçu chez de nombreuses personnes. 35 % des cas positifs interrogés ne savent pas comment ils ont été contaminés. 44 % connaissent la personne source et 21 % suspectent un événement particulier.

      L’importance des contaminations à l’intérieur des familles est confirmée. Quand la personne source est connue, elle est, dans 35 % des cas, à l’intérieur du foyer, et la plupart du temps ce sont les conjoints. Quand la contamination a eu lieu à l’extérieur des foyers, elle survient dans un tiers des cas « dans le cercle familial (33 %), puis dans le milieu professionnel (29 %), puis dans le milieu amical (21 %) ». Et « les repas jouent un rôle central dans ces contaminations, que ce soit en milieu familial, amical, ou à moindre degré professionnel », insiste l’Institut Pasteur. « Les bureaux partagés sont également importants en milieu professionnel. »

      L’utilité du masque est confirmée. Il « n’a été ni porté par la personne source ni par le cas index dans 93 % des cas de contamination dans la sphère privée et 45 % dans la sphère professionnelle ». Mais dans 55 % des cas, dans la sphère professionnelle, le masque n’a pas empêché la transmission du virus. L’étude rappelle aussi l’importance d’aérer : « Le contact a eu lieu en intérieur (fenêtres fermées) dans environ 80 % des cas. »

      L’étude évalue également le risque d’être contaminé. Certaines professions sont plus à risque : les cadres administratifs, les professions de la santé, les ouvriers de l’industrie, les chauffeurs. Avoir participé à une réunion professionnelle ou familiale est aussi un facteur de risque, comme la fréquentation des bars, restaurants, et salles de restaurants.

      Le risque augmente avec le nombre de personnes vivant dans le foyer, ou encore avec la pratique du co-voiturage.

      Revient ce même paradoxe avec les enfants : ils sont rarement identifiés comme des sources de contamination. Pourtant, vivre avec des enfants qui fréquentent la crèche, l’école primaire ou maternelle, le collège ou le lycée représente un sur-risque d’être infecté. Pour les auteurs, cela prouve une nouvelle fois que les enfants sont peu ou pas symptomatiques. Mais ils peuvent transmettre, n’en déplaise au ministre de l’éducation Jean-Michel Blanquer.

      D’une manière étonnante, le personnel enseignant parvient à se protéger du virus : il est moins à risque que le reste de la population. Cela montre l’efficacité du port du masque, mais aussi leur respect des gestes barrières.

      Plus surprenant encore : les étudiants sont eux aussi moins exposés. Pourtant, les jeunes ont été très touchés par le virus cet été. Les auteurs ont une explication : quand l’étude a été réalisée, à l’automne, les universités étaient fermées, ce qui « a permis de contrôler la circulation du virus dans cette population ».

      Manque dans l’étude le personnel politique. Mais l’agenda des derniers jours d’Emmanuel Macron montre qu’il persiste dans de nombreux comportements à risque.

      Le président de la République clôt donc à l’isolement cette année tragique, parachevant le riche bêtisier politique. La séquence est symptomatique de la conduite politique de cette crise sanitaire : des mesures drastiques prises au pied du mur. Puis le déni, l’oubli, le désir de « vivre avec le virus », qui est le désir du monde d’avant.

    • Vite, il faut les piquer ! Que ceux-ci soient positif au coronavirus n’est pas bien étonnant par contre une piqûre létale s’impose pour éviter définitivement la propagation de leurs idées nauséabondes et stopper la contagion de leur idéologie mortifère.
      www.ouest-france.fr/sante/virus/coronavirus/covid-19-richard-ferrand-president-de-l-assemblee-et-depute-du-finistere-cas-contact-de-macron

      L’Élysée a annoncé, ce jeudi 17 décembre 2020, que le Président est positif au coronavirus. Le président de l’Assemblée nationale, Richard Ferrand, qui a côtoyé Emmanuel Macron mercredi soir 16 décembre, est considéré comme cas contact.

      Également député du Finistère, Richard Ferrand a quitté la séance du conseil régional de Bretagne à laquelle il assistait, dès qu’il a appris la nouvelle, ce jeudi matin. Il s’est isolé.

      Considéré comme cas contact au coronavirus, le Premier ministre Jean Castex est lui aussi placé à l’isolement. Selon les règles sanitaires, ils devraient tous rester isolés pendant sept jours.

      #couic

  • #Direct Emmanuel Macron testé positif au covid19 : le ministère de l’intérieur accuse l’ultra-gauche, @le_gorafi
    https://twitter.com/le_gorafi/status/1339508007428874242

    Manuel Valls refoulé de l’entrée de l’Elysée alors qu’il apportait une bouillotte au Président.

    Miniaturisé, Alexandre Benalla va être injecté dans le corps d’Emmanuel Macron pour rouer de coups le virus.

    Macron positif au Covid : mercredi soir, le long dîner de la majorité à l’Élysée
    https://www.lepoint.fr/politique/macron-positif-au-covid-mercredi-soir-le-long-diner-de-la-majorite-a-l-elyse

    Ils étaient une dizaine rassemblés mercredi soir autour du chef de l’État, pour l’un de ces dîners politiques qu’il affectionne. Au menu : les élections régionales de juin, le programme des réformes pour les six prochains mois et le référendum sur l’écologie, annoncé par le président notamment. Autour de la table, les plus hauts dirigeants de la majorité et les principaux responsables du cabinet de l’Élysée : le Premier ministre Jean Castex, le président de l’Assemblée nationale Richard Ferrand, le patron de LREM Stanislas Guerini, le chef des députés LREM Christophe Castaner, François Bayrou et Patrick Mignola pour le MoDem et, côté conseillers, le secrétaire général de l’Élysée Alexis Kohler, le tandem de conseillers politiques officieux Stéphane Séjourné et Thierry Solère et le conseiller politique en titre Pierre Herrero. Et, bien sûr, présidant la tablée, Emmanuel Macron.

    « Il était en forme et ne présentait aucun symptôme, il n’y avait pas un seul indice qu’il pouvait être malade ! On n’en a même pas parlé »(...) confie un participant. Testé positif au #Covid-19 ce jeudi, le chef de l’État ignorait alors qu’il était contaminé. « On était dans la salle des fêtes de l’Élysée et la table faisait 15 mètres de long, on était tous à trois mètres les uns des autres avec des micros et des masques, sauf pendant le repas bien sûr », rassure un autre.

    #aérosolisation

  • Ventilation et aérosols : toujours pas de recommandations | Coronavirus | Radio-Canada.ca
    https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1757625/ventilation-aerosols-ecoles-comite-inspq-rapport

    des écoles anglophones et des écoles privées ont déjà commencé à s’équiper en purificateur d’air avec filtres HEPA, comme en Allemagne. Elle ironise : « pendant [ce temps], les écoles francophones publiques doivent encore patienter juste au cas que les règles de la physique soient différentes chez elles. »

  • Comment sécuriser les #universités vis-à-vis de l’épidémie ?

    Comment éviter de nouvelles vagues épidémiques sans restreindre ni les libertés publiques ni l’activité sociale ? Comment faire en sorte que les universités, ainsi que les autres lieux publics, ne participent pas à la circulation du virus ? Nous examinons ici l’état des connaissances sur les voies de contamination pour formuler des préconisations à mettre en œuvre de toute urgence .

    Le coronavirus se transmet principalement par voie respiratoire. Une personne atteinte du Covid et symptomatique, émet en toussant des gouttelettes de salives entre 50 microns et 1 mm, chargées en virus . Les porteurs symptomatiques ou asymptomatiques, en parlant ou simplement en respirant, émettent de plus petites gouttes porteuse de particules virales, entre la centaine de nanomètre, ce qui correspond à la taille du virus, et 5 microns. Ces deux types de gouttelettes ont des comportements hydrodynamiques différents . Les grosses gouttelettes produites par la toux retombent sur le sol après un vol de l’ordre du mètre. Lorsqu’on les respire, elles se déposent, du fait de leur inertie, sur les parois des voies respiratoires. Les petites gouttelettes produites par la toux, par la parole, par le chant ou par la respiration ont une faible inertie et suivent l’écoulement de l’air. En conséquence, elles peuvent rester suspendues en aérosol dans l’air, entraînées par ses mouvements turbulents. Lorsqu’on les respire, elles pénètrent profondément dans les voies respiratoires. Seules des gouttelettes de petites tailles peuvent ainsi aller jusqu’aux alvéoles pulmonaires . Une dizaine d’études de cas ont montré des contaminations par voies aérosol. Cela a été confirmé par des études sur des modèles animaux. On estime maintenant que 50% au moins des contaminations sont dues aux porteurs asymptomatiques, ce qui implique des gouttes transportées en aérosol. Du reste, 4 personnes sur 5 se montrent incapables de savoir précisément dans quelles circonstances elles ont été contaminées.

    https://www.youtube.com/watch?v=x_HcZyz1pFQ

    #ESR #université #sécurisation #contamination #facs #vidéo #voie_aérosol #modélisation #goutelettes #épidémie #repas #coronavirus #covid-19 #toilettes #aérosolisation_fécale #masques #salles_de_cours #chaînes_épidémiques #tests #transmission #lieux_collectifs #ventilation #niveau_de_ventilation #respiration #tutoriel #CO2 #VMC #fenêtres #transmission_aéroportée #purificateurs_d'air #filtres_HEPA

    ping @simplicissimus

  • #Covid-19 : la chasse aux #super-propagateurs pour réussir le #déconfinement - Science & Vie
    https://www.science-et-vie.com/corps-et-sante/deconfinement-la-chasse-aux-super-propagateurs-du-covid-19-60268

    « Les pays occidentaux ont été obnubilés par le modèle de la grippe pandémique, alors que les démocraties asiatiques se sont appuyées dès le début de la #pandémie sur leur expérience du Sras, une analogie beaucoup plus pertinente », relève Antoine Flahault, directeur de l’institut de santé globale (université de Genève). Cette grande hétérogénéité de contagion du Covid-19 ne peut plus être ignorée. Tout comme il n’est plus possible de se fier aveuglément au fameux facteur R, ce taux moyen de reproduction du virus scruté par tous les décideurs, qui ne dit rien du rôle démesuré des super-infecteurs ; Même avec un R inférieur à 1, « un évènement de super-propagation peut à tout moment relancer brutalement la contagion », prévient Akira Endo, chercheur à l’école d’hygiène et médecine tropicale de Londres.

    [...]

    Aucun besoin de tousser, éternuer ou cracher pour infecter un grand nombre de personnes. Ni même de produire de gros postillons, qui retombent presque immédiatement au sol et ne franchissent pas plus de deux mètres de distance. L’étude détaillée de plusieurs #clusters montre que le « patient zéro » n’avait eu bien souvent aucun contact direct ou rapproché avec les nouveaux contaminés. « Tout indique que les #aérosols émis par les malades, lorsqu’ils respirent, parlent ou chantent, sont responsables de l’ensemble des superpropagations de Covid-19… », estime José-Luis Jimenez, biochimiste à l’université du Colorado.

    [...]

    « D’après nos calculs, une bonne #ventilation permettrait de diviser le taux d’infection par 5, contre un facteur 3 pour l’usage des #masques, lance Bruno Andreotti, physicien à l’université Paris-Diderot. Et pourtant, le gouvernement français a jusqu’ici très peu insisté sur ce point, contrairement à l’#Allemagne ». Ventilation mécanique poussée et systèmes d’épuration de l’air (filtres HEPA, UV…) pourraient avoir un grand impact. Mais, faute d’investissements et de directives claires, c’est la débrouille qui règne ; des scientifiques préconisent, par exemple, d’ouvrir les fenêtres des classes 3 minutes toutes les 30 minutes.

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    Et la situation redevenir vite incontrôlable, au vu des techniques de #traçage mises en place jusqu’à présent en Europe et aux Etats-Unis. Techniques qui consistent à retrouver les personnes ayant été en contact avec un malade… sachant que 70 % des gens ne contaminent personne, et que 10 ou 20 % en infectent un seul. « L’immense majorité des cas #contacts recherchés ne participe pas à la croissance exponentielle de l’#épidémie ! », cingle Antoine Flahault.

    Pour retrouver et étouffer les superpropagations, il faudrait entreprendre un « #traçage_inversé » visant à retrouver la personne – ou plus largement l’évènement- qui a contaminé notre malade quelques jours plus tôt. « Si une personne a réussi à me contaminer, la probabilité qu’elle ait contaminé d’autres personnes est élevée, continue le professeur de santé publique.

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    Une autre stratégie s’impose

    Cibler certains lieux stratégiques

    Miser sur un traçage inversé

    Former des bulles sociales