• Handicap : « Les #critères_d'attribution_de_l'AAH devraient se situer au regard d’une perspective d’emploi » - Les Echos
    https://www.lesechos.fr/idees-debats/cercle/handicap-les-criteres-dattribution-de-laah-devraient-se-situer-au-regard-du

    Il serait temps que les départements renoncent à n’attribuer l’allocation aux adultes handicapés qu’aux personnes sans emploi et qui, selon elles, ne seraient pas susceptibles de travailler plus d’un mi-temps. Explications du haut fonctionnaire Philippe Garabiol.

    [...]

    De fait, pour réduire le coût financier de l’AAH pour les départements, il n’existe que deux solutions : réduire l’accès à l’AAH par des verrous administratifs ou accroître le flux de sortie du dispositif par l’emploi. La seconde est plus vertueuse que la première. Pour cette raison, il serait temps que les MDPH renoncent à n’attribuer l’AAH qu’aux personnes sans emploi et qui, selon elles, ne seraient pas susceptibles de travailler plus d’un mi-temps.

    Cette interprétation des textes en vigueur, nonobstant le débat sur son assise juridique et son caractère discriminatoire à l’égard de certains types de handicap, représente un véritable épouvantail pour les employeurs désireux de recruter des travailleurs handicapés et condamne ceux-ci aux emplois dans le secteur protégé.
    Les critères d’attribution de l’#AAH devraient clairement se situer au regard d’une perspective d’#emploi et non au regard d’une incapacité totale ou partielle d’emploi, ce qui correspond d’ailleurs à la volonté du législateur.

    https://justpaste.it/e4p7t

    faire travailler les #allocataires pour faire des économies en versant davantage d’#AAH_différentielle (qui prennent en compte le salaire).

  • Questions de #droits. #Allocations : « On m’a réclamé un trop-perçu alors que j’étais dans mes droits »
    https://www.ouest-france.fr/partenaires/defenseur-droits/questions-de-droits-allocations-on-ma-reclame-un-trop-percu-alors-que-j

    « À la suite d’un accident vasculaire et depuis plusieurs années, je bénéficie d’un cumul d’allocations : l’allocation aux adultes handicapés (#AAH) et l’allocation spécifique de solidarité (#ASS), raconte Amélie. Il y a quelques mois, mon droit à l’AAH arrivait à échéance. J’ai donc entrepris les démarches nécessaires pour la renouveler auprès de la maison départementale des personnes handicapées (MDPH). Peu de temps après, je reçois un courrier de #France_Travail m’informant que j’ai perçu à tort plus de 9 000 € au titre de l’ASS. Selon l’administration, cette allocation est non cumulable avec l’AAH depuis 2017. »

    En se renseignant, Amélie constate que des personnes percevant ces deux allocations avant 2017, ce qui est bien son cas, conservent le droit de les cumuler pour une durée maximale de dix ans. Malgré les explications fournies à l’administration, sa situation n’a pas été rétablie.

    « Face à ces difficultés, je saisis le Défenseur des droits. L’institution est intervenue auprès de France Travail, qui lui a indiqué que mes droits à l’ASS avaient été annulés du fait que la décision MDPH mentionnait une ouverture de droits à l’AAH et non un renouvellement, poursuit Amélie. À la suite de l’intervention du Défenseur des droits, France Travail a procédé au réexamen de ma situation. Il a été reconnu que je percevais effectivement les deux allocations de façon continue depuis une date antérieure à 2017. Le trop-perçu d’ASS a été annulé et le versement de l’allocation rétabli : quel soulagement ! »

    #cumul_AAH #se_défendre #Défenseur_des_droits

  • Aujourd’hui, l’Assemblée nationale a encore voté en majorité pour l’aide active à mourir. - Raphi loutre fatiguée - Mastodon
    https://eldritch.cafe/@raphitherockett/116840695411596576

    Aujourd’hui, l’#Assemblée_nationale a encore voté en majorité pour l’#aide_active_à_mourir.

    Sachez que nous aurons l’aide active à mourir avant les soins palliatifs pour toustes.

    Nous aurons l’aide active à mourir avant des délais décents dans les #MDPH.

    Nous aurons l’aide active à mourir avant les soins psychologiques remboursés par la #Sécurité_sociale.

    Nous aurons l’aide active à mourir avant l’#AAH au SMIC, ou mieux, le revenu universel et la fin de la pauvreté.

    Nous aurons l’aide active à mourir avant la Sécurité Sociale universelle, peut importe la nationalité et le statut légal sur le territoire.

    Nous aurons l’aide active à mourir avant l’abolition des institutions qui ségrèguent les personnes handies.

    Nous aurons l’aide active à mourir avant la fin des #handicides.

    Nous aurons l’aide active à mourir avant la climatisation dans tous les hôpitaux.

    La gauche qui se targue d’être progressiste en votant pour l’#AAM est criminelle et trahit tout ses idéaux. Quant à la macronie et l’extrême centre... est-ce que j’ai vraiment besoin de commenter ?

  • Marseille : autiste et atteint de TDAH, il entame une grève de la faim pour dénoncer des retards sur ses allocations
    https://maritima.fr/actualites/social/marseille/13980/marseille-autiste-et-atteint-de-tdah-il-entame-une-greve-de-la-faim-pour-de

    Sans revenus depuis plus de deux mois, Ayoub Obad a entamé une grève de la faim depuis le 8 juin. Cet habitant de Marseille dénonce les conséquences des retards de traitement de son dossier de renouvellement d’Allocation aux adultes handicapés (#AAH). Soutenu par le collectif Résistance Handi-Droits, son but est d’alerter sur une situation qui toucherait de nombreuses personnes en situation de handicap.

    Depuis dix jours, Ayoub Obad ne s’alimente plus. Autiste et atteint de TDAH, le Marseillais a décidé d’entamer une grève de la faim pour dénoncer ce qu’il qualifie de « violence bureaucratique ».

    Ses droits à l’AAH, (Allocation adultes handicapés) ont pris fin le 31 mars 2026. Depuis le dernier versement reçu début avril, il explique n’avoir plus aucune ressource. « Depuis deux mois, je n’ai aucun #revenu. Depuis deux mois, je n’ai pas pu payer mon loyer », explique-t-il. Aujourd’hui, il explique vivre avec les 304 euros d’APL qu’il perçoit chaque mois. Une fois ses prélèvements effectués, il lui resterait un peu plus de 70 euros pour se nourrir.

     

    Un dossier pourtant classé urgent

     

    Selon Ayoub Obad, son dossier de renouvellement a été classé en urgence le 23 avril après plusieurs semaines de relances. Mais même malgré ça, aucune date de passage en commission [#MDPH] ne lui a été communiquée.

    Le 20 mai, il apprend que son dossier est suspendu dans l’attente d’un document provenant d’un établissement où il avait effectué un stage entre 2024 et 2025. Un bilan qui aurait dû être transmis plusieurs mois auparavant.

    Pendant plusieurs semaines, il multiplie les démarches. Il sollicite des associations, les services sociaux, le Défenseur des droits, l’Agence régionale de santé et tente de joindre à plusieurs reprises la MDPH : « Toutes les démarches possibles ont été faites. Mais la situation restait toujours au point mort », raconte-t-il.

    #rupture_de_droits

  • Réforme de la prime d’activité : la Cour des comptes propose d’en exclure les bénéficiaires de l’AAH - ASH |
    https://www.ash.tm.fr/autonomie/reforme-de-la-prime-dactivite-la-cour-des-comptes-propose-den-exclure-les-ben

    Recentrer la #prime_d'activité sur les ménages les plus pauvres ? C’est la préconisation des Sages pour maintenir un régime soutenable sur le plan financier, estimant que la prestation a peu d’influence sur le retour à l’emploi.
     
    C’est à peine un peu plus de deux mois après l’entrée en vigueur de l’extension de la prime d’activité à 3 millions de ménages supplémentaires, depuis le 1er avril 2026, que la Cour des comptes a choisi de tacler le bilan de ce dispositif d’aide au pouvoir d’achat des travailleurs les plus modestes dans un rapport réalisé à la demande de la commission des finances du Sénat et dévoilé le 10 juin 2026.

    Rédigé à partir des données compilées par la Drees et avec l’aide des chercheurs de l’Institut des politiques publiques (IPP), le document dresse un bilan mitigé des dix années d’existence de ce dispositif, né en 2016 de la fusion du revenu de solidarité active (RSA) et de la prime pour l’emploi (PPE), suggérant d’en réformer le fléchage.

    #AAH #emploi #paywall #guerre_aux_pauvres

  • Prestations de solidarité : ce que révèlent les indicateurs sociaux au printemps 2026
    https://www.aladom.fr/actualites/secteur-service/11180/prestations-de-solidarite-ce-que-revelent-les-indicateurs-sociaux-au-printemp

    D’après la dernière édition du tableau de suivi mensuel de la DREES (mai 2026), les courbes des #minima sociaux et des dispositifs d’accompagnement affichent des dynamiques contrastées : hausse du #RSA et de l’#AAH [au taux d’incapacité inférieur à 80%], inversion de tendance pour l’#ASS [avec un nombre d’#allocataires en hausse], et stabilisation inédite des #aides_au_logement [dont le nombre d’allocataires étaient en baisse].

    #tuyauterie #droits_sociaux #prime_d'activité #allocations

  • AAH en complément d’une pension : le Gouvernement valide un mode de calcul défavorable à la majorité des allocataires
    https://www.faire-face.fr/2026/06/04/aah-complement-pension-gouvernement-soutient-caf-contre-allocataires

    Alors que plusieurs tribunaux ont jugé illégal le mode de calcul actuel pour déterminer l’#AAH_différentielle des titulaires d’une #pension de #retraite, d’#invalidité, ou d’une #rente_accident_du_travail, le Gouvernement, s’apprête, lui, à voler au secours des #Caf. Un #décret va venir conforter leur façon de faire et la perte de revenus qu’elle engendre pour la plupart des pensionnés concernés.

    La formule de calcul qui devrait s’appliquer à compter du 1er juillet pour déterminer le montant de l’AAH différentielle des bénéficiaires d’une pension de retraire, d’invalidité, ou d’une rente accident du travail, n’a rien de magique. C’est plutôt une potion amère : l’AAH à taux plein de laquelle il faudra déduire la pension, sans aucun abattement.

    Ce mode de calcul est déjà celui qui prévaut dans les Caisses d’allocations familiales. Mais il a été à plusieurs reprises contesté devant des tribunaux par des #allocataires, au regard de la #perte_de_revenus qu’il engendre pour eux.

    Le ministère de la Santé [du budget] vient de trancher en leur défaveur. En mai, il a en effet présenté au Conseil national consultatif des personnes handicapées (CNCPH), un projet de décret qui « clarifie » la réglementation dans le sens souhaité par la Caisse nationale d’allocations familiales (#Cnaf). Et par là-même douché l’espoir des pensionnés de voir leur AAH différentielle augmenter.

    Des Caf font appel des jugements, une se pourvoit en cassation

    Petit rappel pour bien comprendre : en février 2025, la cour d’appel d’Aix-en-Provence avait condamné la Caf du Var à revoir le montant de l’AAH différentielle versée à une allocataire, #Martine_Deniau, en complément de sa pension de retraite. Elle avait jugé illégal le mode de calcul qu’utilisent toutes les Caisses pour les allocataires percevant un avantage vieillesse ou invalidité.

    Depuis, selon les informations dont dispose la rédaction, deux autres jugements similaires ont été rendus par le tribunal judiciaire de Valence. En faveur d’un titulaire d’une rente d’invalidité, le 12 février 2026 et d’une pensionnée d’invalidité, le 12 mars 2026. Dans les deux cas, la Caf a fait appel. Dans l’affaire Deniau, en avril 2025, elle s’est même pourvue en #cassation, ultime étape de contestation après l’appel.

    Mais la Cnaf n’a visiblement pas souhaité attendre que la plus haute juridiction de France rende son verdict [qui, en l’état, risquait de lui être défavorable]. Il est vrai que, pour elle, les enjeux financiers sont lourds. Selon le ministère, 270 000 titulaires d’une pension de retraite, d’invalidité ou d’une rente accident du travail perçoivent une AAH différentielle. Autant de personnes qui pourraient réclamer un nouveau calcul de leur allocation si la Cour de cassation venait à confirmer le jugement de la cour d’appel d’Aix-en-Provence.

    [...]

    Or, selon la cour d’appel d’Aix-en-Provence et le tribunal judiciaire de Valence, [les CAF ne devraient pas déduire l’entiereté des pensions de l’AAH différentielle]. Il faudrait d’abord qu’elles appliquent à la pension ou à la rente imposable les deux #abattements valables pour tous les contribuables (de 10 et 20 %), ainsi que l’abattement invalide pour les personnes en remplissant les conditions(1). Pour ensuite soustraire cette pension ainsi recalculée à l’AAH à taux plein.

    [...]

    Lorsque le décret entrera en application, le 1er juillet si le Gouvernement s’en tient à son calendrier, c’est ce mode de calcul que les Caf appliqueront, le même qu’elles utilisent déjà, sauf exceptions(2). Mais il ne sera plus possible de le contester.

    En revanche, pour les pensions et rentes versées avant cette date, c’est le cadre juridique actuel qui continuera à prévaloir. Si la Cour de cassation donnait raison à Martine Deniau, les allocataires s’estimant lésés devraient donc pouvoir réclamer à leur Caisse le manque à gagner en saisissant la justice (Faire-face.fr y consacrera un prochain article, ndlr). Ses magistrats devraient statuer d’ici fin 2026.

    sauf erreur de ma part, il n’est même plus temps de faire un RAPO en raison des deux mois d’attente que suppose la réponse négative la CAF qui permet ensuite de déposer une requête au pole social du tribunal judiciaire...
    on voit quil n’est pas question de laisser de l’espace à la jurisprudence, c’est à dire au contentieux.

    #contentieux #justice #droits_sociaux #jurisprudence #pauvre_droit_des_pauvres

    • errata a priori il reste possible de lancer une procédure pour la période qui précède le 1er juillet 2026, date d’entrée en vigueur de ce décret car il n’y a pas rétroactivité d’une disposition légale.

      rappel, la la Cour de cassation devrait saturer sur la requête Martine Deniau fin 2026

      Actuellement, pour déterminer leur AAH différentielle, les caisses soustraient le montant de leur pension/rente mensuelle à celui de l’AAH à taux plein. Or, selon la cour d’appel, elles ne devraient pas procéder ainsi. Il faudrait qu’elles appliquent deux abattements (de 10 et 20 %) ainsi que l’abattement invalide pour les personnes remplissant les conditions* sur le montant annuel de leurs pensions/rentes imposables. En résumé, les Caf devraient leur verser une AAH différentielle plus élevée que celle qu’elles touchent aujourd’hui.

      https://www.faire-face.fr/2026/03/06/aah-complement-pension-patience-avant-cassation

    • Le Gouvernement renonce à modifier le calcul de l’AAH en complément d’une pension
      https://www.faire-face.fr/2026/07/09/gouvernement-renonce-modifier-le-calcul-aah-complement-pension

      Ce texte établissait clairement que l’AAH différentielle serait désormais égale au montant de l’AAH à taux plein après déduction de la pension, sans aucun abattement.

      Un mode de calcul appliqué par les Caf mais contesté en justice

      Certes, ce mode de calcul est déjà celui qui prévaut dans les Caisses d’allocations familiales (Caf). Mais il a été à plusieurs reprises contesté devant des tribunaux par des allocataires. Avec succès pour plusieurs d’entre eux.

      Avec son décret, le Gouvernement souhaitait clarifier la réglementation pour éviter toute contestation. Au détriment des allocataires handicapés puisqu’il entérinait le mode de calcul des Caf qui leur est moins favorable.

      Comment se calcule l’AAH différentielle ?

      Aujourd’hui, pour déterminer l’AAH différentielle des pensionnés, les caisses soustraient le montant de leur pension ou de leur rente mensuelle à celui de l’AAH à taux plein (1 041,59 €). Dans le cas d’une pension de 500 €/mois, l’allocation différentielle s’élève donc à 541,49 €/mois.

      Or, selon la cour d’appel d’Aix-en-Provence, elles ne devraient pas procéder ainsi. Il faudrait d’abord qu’elles appliquent à la pension ou à la rente imposable les deux abattements valables pour tous les contribuables (de 10 et 20 %), ainsi que l’abattement invalide pour les personnes en remplissant les conditions(1). Pour ensuite soustraire cette pension ainsi recalculée à l’AAH à taux plein.

      Les Caf devraient donc verser aux quelque 270 000 titulaires d’un avantage vieillesse ou invalidité une AAH différentielle plus élevée que celle qu’ils touchent aujourd’hui.

  • Marathon judiciaire contre une suppression d’AAH (titre modifié par moi)
    https://www.sudouest.fr/gironde/le-marathon-judiciaire-gagne-par-un-athlete-handisport-bordelais-28930103.p

    Victime d’un AVC à la naissance, hémiplégique et épileptique, Grégory Mouyen s’est vu retirer en 2021 son allocation aux adultes handicapés (#AAH) au motif principal qu’il pratique la course à pied de façon soutenue. Il vient d’obtenir gain de cause

    Cinq ans de #procédure judiciaire, c’est long, surtout lorsque le stress peut avoir des répercussions sur votre état de santé. Âgé de 44 ans, Grégory Mouyen est sujet à des crises d’épilepsie, séquelles d’un AVC survenu à la naissance. « Trois facteurs peuvent provoquer mes malaises épileptiques, les efforts, la fatigue et la contrariété. Maintenant, j’en fais presque tous les jours, parfois trois fois par jour. Mentalement, j’étais au fond du trou avec cette affaire. Avant, j’en faisais trois à quatre par semaine. »

    Il montre deux cicatrices, l’une sur son front, l’autre sur son menton. « Dans un salon de thé, je suis tombé de toute ma hauteur et j’ai explosé la vitrine, raconte cet homme à la silhouette imposante, qui mesure 1,94 m. J’ai également cassé la télévision de ma mère. » Sa plus grosse frayeur, c’est quand il a passé « quinze minutes à convulser » après avoir chuté dans sa douche. Paralysé de tout le côté gauche, il ne peut se servir de son bras et de sa main gauches. Sa jambe gauche, plus courte que l’autre de quelques centimètres, n’est pas « musclée du tout ». Par conséquent, il « boite beaucoup ».

    Charisme

    Des gestes de la vie quotidienne lui sont impossibles, comme couper sa viande, s’habiller, conduire, nouer ses lacets ou se mettre du déodorant sous l’aisselle droite. On ne peut qu’être ému lorsqu’il évoque ses troubles cognitifs, avec un sourire fataliste, le doigt pointé vers son hémisphère droit : « J’ai un cerveau en moins. Il fonctionne au ralenti. » Malgré ses difficultés d’élocution, qui ne l’empêchent pas d’aller au bout de ses raisonnements, il se dégage de Grégory Mouyen un étonnant charisme. « Il est très attachant », acquiesce son avocate, Me Juliette Giard.

    Edit avec le paywall, aucun détail sur la procédure n’est accessible…

    #CAF #MDPH

  • Les dessous inquiétants de la future allocation de solidarité unifiée, annoncée comme « indolore »
    https://www.mediapart.fr/journal/france/240326/les-dessous-inquietants-de-la-future-allocation-de-solidarite-unifiee-anno

    « Indépendamment de ce qui est raconté techniquement, le plus dangereux c’est de concevoir une boîte noire dont tous les paramètres importants vont être fixés par #décret, sans possibilité de débat. Ce qui peut transformer la réforme en quelque chose de très protecteur comme en quelque chose de très mauvais pour les plus #précaires. » Sans compter que la mise en œuvre de la réforme incombera au gagnant ou à la gagnante de l’élection présidentielle : « Si on reste sur ces couleurs politiques, la probabilité qu’ils veuillent dépenser plus pour les plus #pauvres reste assez faible. »

    De son côté, Sophie Rigard, chargée de plaidoyer au Secours catholique, est frappée par la légèreté avec laquelle l’exécutif appréhende cette refonte d’ampleur des prestations sociales. « C’est une réforme considérable de notre système de protection sociale qui concerne des dizaines de millions de personnes, comparable à celle de la retraite par points. » 

    D’ores et déjà, l’étude d’impact montre que 20 % des personnes qui vivent sous le seuil de pauvreté devraient voir leurs aides diminuer. Pour Delphine Rouilleault, ce n’est évidemment pas acceptable : « Depuis le début, nous disons que si on veut faire une réforme des prestations sociales, il faut de la justice sociale et fiscale dans le pays, et ne pas demander aux personnes un peu moins pauvres de payer pour les très pauvres. »

    Sophie Rigard s’inquiète également du flou maintenu par le gouvernement sur les détails de la réforme. « Le projet de loi acte l’architecture de l’#ASU mais renvoie à des décrets la fixation de paramètres essentiels : la définition du revenu social de référence, les règles de prise en compte des ressources, les abattements applicables, les modalités de calcul des droits, etc. » C’est pour elle une « réforme cachée des #APL [aides personnalisées au logement – ndlr] » pour en faire une prestation incitative à la reprise d’activité.

    Muriel Pucci abonde dans ce sens. Elle déplore que l’étude d’impact ne donne aucun détail précis permettant de comprendre qui va gagner ou qui va perdre avec certitude. La seule chose certaine est que le gouvernement insiste sur sa volonté que le travail rapporte toujours plus que les allocations diverses. « Dans un contexte de tensions budgétaires, cela signifie aussi qu’il faut que le #RSA ne soit pas trop élevé pour ceux qui ne travaillent pas. »
    L’économiste, sur la foi de l’étude d’impact, pointe le fait qu’il y aura des perdant·es parmi les plus pauvres, dans les premier et deuxième déciles. « Les calculs sur le RSA et la #prime_d’activité ne vont pas trop être modifiés mais le curseur va sûrement être bougé sur les APL. Or, il est très important de ne pas trop déstabiliser les aides au logement. Si elles deviennent aussi instables que la prime d’activité, cela peut vraiment mettre des gens dans la difficulté de payer leurs loyers. » 

    [...]

    L’ancien copilote de cette réforme, Olivier Noblecourt, rappelle à Mediapart que le RUA tel qu’il était pensé à l’époque s’inscrivait dans une stratégie plus globale et pluriannuelle, avec la création d’un véritable service public de l’insertion. « L’approche était équilibrée entre prestations et accompagnement, tout en reconnaissant que les prestations seules ne suffisent pas à réduire la pauvreté mais qu’il fallait améliorer un système trop complexe. Les articulations entre dispositifs sont par ailleurs défaillantes. »

    Au fil des ans, différents premiers ministres relanceront le RUA. En janvier 2024, sous Gabriel Attal, le volet allocation unique est remis sur la table, mais les législatives anticipées de juin 2024 interrompent à nouveau le processus. En dépit de ces contretemps, le sujet persiste, les premiers ministres suivants plaident pour la mise en place de cette #allocation_de_solidarité_unifiée.

    Une mission-flash est finalement conduite à l’été 2025 par les députées Sandrine Runel (Parti socialiste, Rhône) et Nathalie Colin-Oesterlé (Horizons, Moselle). Lors de la présentation de leur travail en commission des affaires sociales, basé sur des auditions d’une trentaine de personnes, dont Fabrice Lenglart, la tête pensante de la réforme, les deux parlementaires soutiennent l’ASU.

    Leurs conclusions sont les suivantes : en relevant les barèmes de calcul des allocations pour un coût de 2 milliards d’euros, les prestations sociales augmenteraient pour 4,6 millions de personnes et diminueraient pour 3,5 millions d’entre elles. Le taux de pauvreté reculerait de 0,6 point. Les élues ont plaidé pour que soit envisagée une compensation pour les ménages modestes le temps d’une période de transition. « Une rustine », rétorque l’économiste Muriel Pucci.

    Une légitimité politique faible

    Si l’habillage, depuis le premier quinquennat, a changé, l’idée ne fait toujours pas consensus. L’expérience aidant, les acteurs associatifs ont aussi compris que la lutte contre la pauvreté n’est pas la priorité du pouvoir en place. En témoignent les réformes de l’assurance-chômage ou du RSA qui sanctionnent de plus en plus durement les plus vulnérables. Ou la politique sociale, largement absente, sans portage politique. Et ce, même si le Conseil national des politiques de lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale (CNLE), qui prépare une nouvelle stratégie nationale, doit prendre en compte ce projet de loi et l’insérer dans son plan.

    [...]
    Pour Delphine Rouilleault, et ce n’est pas un détail, la réforme aurait dû être conduite en début de quinquennat et non un an avant l’élection présidentielle. Ne serait-ce que pour « sécuriser le fait que la mise en œuvre corresponde aux objectifs […] fixés initialement ». Elle pointe par ailleurs la lenteur du processus, avec une opérationnalité non attendue « avant 2029-2030 » selon la Caisse nationale des allocations familiales (Cnaf) . L’exécutif explique qu’il fallait d’abord mener à son terme la mise en place de la solidarité à la source, entrée en vigueur il y a un an, avant de s’atteler à l’ASU. [donc des décrets trés postérieurs à la loi, ndc]

    Seulement, la manière dont sont menés les discussions et le calendrier interpellent également Sophie Rigard. Pour elle, il y a « un problème démocratique aussi bien que politique » à ce que l’exécutif demande à la représentation nationale et aux acteurs impliqués d’endosser un projet qui sera mis en œuvre… lors du quinquennat à venir : « C’est signer un chèque en blanc au gagnant de la prochaine présidentielle », dit-elle.

    Du côté des syndicats, l’inquiétude est à son comble face au calendrier parlementaire annoncé. « Tous les syndicats, toutes les associations de solidarité sont vent debout contre ce projet, et le gouvernement décide quand même qu’il s’agit d’une priorité, à adopter rapidement. Il répond à une demande de la droite et de l’extrême droite. Où est l’urgence ? », gronde un responsable syndical de haut rang. Mais surtout, les questionnements concernant l’interaction entre les différentes prestations demeurent entiers.

    « À nos yeux, ce projet d’allocation sociale unique est une façon de faire des économies, déclare Sophie Binet, la secrétaire générale de la CGT. On sait que le non-recours aux diverses allocations concerne environ 30 % des bénéficiaires qui devraient y avoir droit. Le gouvernement, qui explique que le but de cette loi est de simplifier les procédures, a-t-il prévu d’augmenter le budget de 30 % ? Bien sûr que non. »
    D’autant plus que la méthode de concertation vantée par le gouvernement est largement surestimée. Si les associations rencontrent régulièrement le cabinet du ministre du travail, Delphine Rouilleault déplore : « Nos demandes de concertation réunissant organisations syndicales, acteurs du logement social, représentants des collectivités locales et mondes associatifs sont refusées par le gouvernement. C’est sidérant pour une réforme d’une telle ampleur. » Autre fait étonnant : si le projet concerne les aides au logement, le ministre dédié à la question n’est pas convié à la table des discussions.

    Le texte prévoit aussi que l’écart entre les revenus du travail et ceux de la solidarité soit fixé par décret. Attention danger, craignent les représentant·es des salarié·es : un nouveau décret pourra facilement faire bouger ce curseur, pour faire baisser les allocations.

    Les acteurs associatifs témoignent aussi d’un désaccord philosophique majeur face aux motivations du gouvernement sur ce point. Ce dernier entend mettre en place cette réforme avec une condition fondamentale : faire en sorte que le travail paye davantage que les prestations sociales.

    Si le ministre du travail ne souscrit pas à la préconisation de Laurent Wauquiez et de la droite d’appliquer un plafond de 70 % du smic aux allocations dans son éternelle croisade contre « l’#assistanat », aucun chiffre n’a été énoncé. « Aujourd’hui, la meilleure façon de sortir durablement de la pauvreté, ça reste encore le travail », a seulement défendu l’entourage du ministre du travail.
    « C’est déjà le cas », tranche la présidente du collectif Alerte. Le gouvernement « joue sur le biais cognitif » qui fait croire aux gens qu’aujourd’hui les minima sociaux rapportent plus que le travail, dit-elle. Olivier Noblecourt juge également que la volonté politique de cette stratégie de lutte contre la pauvreté a cessé, laissant place à un « discours de culpabilisation classique des pauvres ».

    • « Imaginez le petit-fils de Bernard Arnault au RSA » : le Département du Loiret resserre la vis avec les bénéficiaires
      https://www.larep.fr/orleans-45000/economie/imaginez-le-petit-fils-de-bernard-arnault-au-rsa-le-departement-du-loiret-ress

      Les contrôles menés récemment ont mis en lumière des dysfonctionnements. En 2025, environ 3 % d’erreurs ont été détectées sur les versements de la Caisse d’Allocations familiales. « Concrètement, il y aurait environ 3,5 millions qu’on ne devrait pas verser », précise Marc Gaudet. 

      Le Département souhaite revoir certaines situations jugées incohérentes : maintien dans le dispositif après l’âge de la retraite, cumul avec des aides familiales importantes ou orientation de personnes souffrant de pathologies lourdes vers des dispositifs plus adaptés.

      Des efforts motivés par le fait que le #RSA soit, selon Marc Gaudet, "la seule politique sociale sur laquelle on a une marge de manœuvre".

      La charge financière qui pèse sur les départements va aussi motiver des passages du RSA à des pensions de retraite CNAV, à l’#AAH et à l’#ASPA, budgets nationaux qui ne relèvent pas de l’Allocation Sociale Unique (ASU) annoncée (je serais curieux de savoir si le surcout a été évalué lors de la préparation du volet RSA de la Loi plein emploi).

      Pendant ce temps on évoque la refonte des modalités d’attribution de l’AAH, de quoi endiguer une dépense croissante dont la hausse serait accrue par ces mécanismes d’éviction du RSA gérés par les départements ?


      Source DRESS / AAH : la hausse des effectifs dans les territoires https://www.lagazettedescommunes.com/1006285/allocation-aux-adultes-handicapes-aah-la-hausse-des-effectifs-

    • Allocation de solidarité unifiée : vers un nouvel appauvrissement de 4 millions de personnes
      https://www.clcv.org/articles/allocation-de-solidarite-unifiee-vers-un-nouvel-appauvrissement-de-4-millions-

      Aujourd’hui, les APL sont calculées en fonction de critères liés au logement : sa localisation, sa surface et sa qualité. Demain, elles seraient intégrées dans un « revenu social de référence » (RSR), basé uniquement sur les ressources du ménage, à l’image du RSA. Ce nouveau calcul inclurait des revenus et aides sans lien avec le logement, comme les retraites, les aides au retour à l’emploi ou encore les minima sociaux (AAH, allocations pour personnes âgées).

      Ce changement traduit une évolution majeure : l’accès à un logement décent ne serait plus une priorité en soi. Les aides au logement deviendraient un simple complément, sans objectif spécifique. Pire, le ministre du Travail voit cette allocation comme un outil d’insertion et un retour à l’emploi. Les étudiants et les intérimaires pourraient-ils être contraints de prendre plusieurs emplois pour ne pas finir à la rue ? Le retour à l’emploi ne peut passer par une fragilisation accrue des plus précaires, mais par des politiques concrètes : loyers maîtrisés, transports, garde d’enfants, conditions de travail.

      3,7 millions de personnes seront perdantes

      Selon les simulations du gouvernement, la réforme entraînerait des pertes pour la majorité des bénéficiaires :

      629 000 ménages parmi les plus pauvres (moins de 830 € par mois) perdraient en moyenne 40 € mensuels (480 € par an).

      724 000 ménages (moins de 1 275 €) perdraient environ 80 €.

      Plus d’1,3 million de ménages (jusqu’à 1 800 €) perdraient en moyenne 100 €.

      Les petits propriétaires ayant fini de payer leur crédit ne seraient pas épargnés : ceux gagnant entre 1 et 1,4 SMIC pourraient perdre jusqu’à 232 €, malgré l’augmentation de leurs charges et des besoins en travaux.

      Dès 1 800 € brut mensuels, une personne serait ainsi considérée comme trop aisée pour bénéficier d’un soutien, alors même que ces ménages étaient encore aidés récemment face à la hausse des prix de l’énergie.

    • Allocation de solidarité unifiée : le projet de loi ne sera pas présenté en avril

      https://www.lemediasocial.fr/allocation-de-solidarite-unifiee-le-projet-de-loi-ne-sera-pas-presente

      Finalement, le texte n’a pas été présenté devant le CNH, sans qu’aucune explication ne soit avancée. La présidente du conseil, la députée Annaïg Le Meur (Ensemble pour la République), n’a pas non plus indiqué de nouvelle date d’examen. Or, l’avis du CNH est obligatoire sur le volet des aides au logement (APL) de l’ASU avant la saisine du Conseil d’État. Dans ces conditions, le texte ne pourra pas être présenté en avril en conseil des ministres.

      « Au sein du CNH, explique Thomas Gesmond, délégué à l’habitat pour l’Unhaj, qui a participé à cette réunion, _les prises de parole ont été unanimes pour critiquer l’intégration des APL dans l’ASU. Alors que l’objectif principal de cette allocation est le retour à l’emploi, tous les acteurs, y compris les #propriétaires, ont souligné le risque d’une dilution de l’objectif historique des allocations logement, à savoir la solvabilisation des ménages. » Le mouvement HLM se montre également très réservé sur l’ASU.

  • AAH en complément d’une pension : encore quelques mois avant la décision de la Cour de cassation
    https://www.faire-face.fr/2026/03/06/aah-complement-pension-patience-avant-cassation

    Si la haute juridiction confirme [en 2026...] le jugement de la cour d’appel, celui-ci deviendra définitif. Vous pourrez alors demander à vos caisses de recalculer votre AAH. Sans garantie qu’elles le fassent. Dans ce type d’affaires, elles attendent souvent une instruction nationale de la Caisse nationale d’allocations familiales (Cnaf) avant de bouger.

    En cas de refus, vous devrez saisir la commission de recours amiable (CRA) de votre Caf. Puis, le pôle social du tribunal judiciaire où vous obtiendrez, enfin, gain de cause grâce à l’arrêt de la Cour de cassation.

    Une procédure judiciaire dès maintenant ?

    Martine Deniau, elle, encourage les personnes concernées à saisir la justice sans plus attendre (mais après avoir demandé le recalcul de leurs droits auprès de leur caisse puis saisi la CRA, deux étapes obligées). Pourquoi ? « Les Caf ne comprennent que le rapport de force », explique-t-elle.

    Et, surtout, « c’est le début de la réclamation qui marque la date à partir de laquelle il sera possible d’obtenir le remboursement des sommes non perçues ». Selon elle, le plus tôt sera donc le mieux. Du moins pour ceux qui ont la détermination de se lancer dans une procédure judiciaire.

    https://seenthis.net/messages/1100213
    #AAH #pension_de_retraite #ressources_annuelles #AAH_différentielle #Rapo #lettre_type #abattements_fiscaux #jurisprudence

  • Ma vie après un AVC : CAF et MDPH, mes amies pour la vie
    https://www.lemonde.fr/intimites/article/2026/02/28/ma-vie-apres-un-avc-caf-et-mdph-mes-amies-pour-la-vie_6668715_6190330.html

    Avec le #handicap, j’ai dû faire de la place dans ma vie pour deux nouvelles amies. #CAF (caisse d’allocations familiales) et #MDPH (maison départementale des personnes handicapées) s’occuperaient de moi, maintenant que j’avais besoin d’une assistance quotidienne et définitive. J’y allais confiante, sans guetter dans leur sollicitude des signes de toxicité. J’aurais pourtant dû me méfier. Petit à petit, ces deux administrations ont tout appris de ma vie personnelle, elles savent aujourd’hui mieux que personne ma précarité, son ampleur, ses zones honteuses aussi.

    MDPH et CAF sont bien différentes l’une de l’autre. La première ressemble à une femme élégante et discrète. La seconde à une contremaîtresse exigeante et bruyante. Mme MDPH est entrée dans ma vie sur la pointe des pieds, par l’intermédiaire de l’assistante sociale de l’hôpital. C’est elle qui, forte de sa maîtrise de ma situation médico-administrative, prit pour moi les premiers contacts. Début novembre 2023, elle déposa une demande de prestation de compensation du handicap, #PCH pour les intimes, ce que je n’étais pas du tout à l’époque. Elle contacta aussi pour moi une entreprise prestataire, pour la partie « besoin d’aide humaine ». Je me laissai porter par le courant. Mal m’en prit. Le 15 décembre, le service des aides sociales à l’autonomie de la #Ville_de_Paris m’indiqua par courrier que la PCH m’était accordée en urgence, jusqu’à la fin février suivante, pour un montant de 3 519 euros par mois, à verser par le biais de chèques CESU à l’entreprise prestataire. Il était précisé qu’il m’appartenait de « déposer dans les meilleurs délais un dossier de demande de PCH définitive ». Je ne reçus la lettre, envoyée à mon ancienne adresse alors que le transfert de courrier fonctionnait aléatoirement, qu’à la fin du mois de janvier.

    Mme MDPH ne se formalisa pas trop de mon silence puis de mon retard. Quelque part au printemps 2024, sa représentante vint constater à domicile qu’aucune des allocations accordées n’était indue. Elle calcula l’aide en matériels d’hygiène et celle consacrée au transport (taxis et VTC), elle visita scrupuleusement notre logement, examina le matériel dont nous l’avions équipé, posa mille questions, vérifia que j’étais incapable de me doucher et de m’habiller seule. J’étais perdue, je lui glissai qu’il m’était difficile d’accepter que, désormais sans ressources, je dépendais uniquement de mon mari, j’avais l’impression d’être une mendiante, ne sachant ni à quoi ni même pourquoi j’avais droit, que je me sentais imposture (...)

    [...]

    (...) à quatre reprises je crois, [la CAF] me demanda d’expliquer pourquoi je ne déclarais aucun revenu alors que j’étais par ailleurs identifiée comme salariée et « autrice ». Mme CAF semblait douter de mon existence sociale. Ecrivaine, vraiment ? Trois fois j’expliquai que j’avais fait un AVC, que, non, je n’étais ni salariée ni au chômage, mais en rééducation de longue durée, que, oui, j’avais toujours la prétention ou simplement l’espoir de pouvoir un jour reprendre une activité malgré ma situation, et que c’était pour cela que je persistais à me dire « autrice ». La quatrième fois, j’ai tranché et jeté l’éponge : je suis devenue simplement « sans activité ». Je ne savais de toute façon plus très bien qui j’étais, ni chômeuse ni en arrêt maladie, je me sentais ensevelie sous des acronymes asphyxiants (ALD, AAH, PCH), j’avais comme des épuisements de vocabulaire.

    https://archive.ph/ZUJMp

    #AAH #AAH_déconjugalisée

  • AAH : pourquoi les bénéficiaires peinent à obtenir la garantie Visale en 2026
    https://www.tuxboard.com/aah-pourquoi-les-beneficiaires-peinent-a-obtenir-la-garantie-visale-en-202

    Créée par Action #Logement, la garantie #Visale constitue une #caution locative gratuite. Elle rassure les propriétaires en garantissant le paiement des #loyers en cas d’impayés. Ce dispositif s’adresse notamment aux jeunes de moins de 30 ans et aux salariés précaires.

    Pourtant, dans les faits, certains profils restent à l’écart de ce mécanisme protecteur. Les personnes en situation de handicap, malgré des revenus réguliers, peinent à obtenir cette garantie. Cette situation crée une forme d’exclusion silencieuse sur le marché locatif.

    De plus, les critères d’éligibilité ne prennent pas toujours en compte la réalité des ressources perçues. Les revenus issus des prestations sociales sont parfois mal interprétés par le système. Ainsi, des milliers de personnes se retrouvent sans solution de cautionnement. [Près de 1,2 million de personnes perçoivent l’#AAH]

    #accès_au_logement #droit_au_logement

  • « Les droits n’existent que sur le papier » : le cri de colère du collectif Résistance Handi-droits à Marseille
    https://maritima.fr/actualites/societe/marseille/11525/les-droits-nexistent-que-sur-le-papier-le-cri-de-colere-du-collectif-resist

    C’est un anniversaire au goût amer. Ce mercredi, à l’occasion de la date anniversaire de la loi handicap de 2005, le collectif Résistance Handi-droits s’est rassemblé sur le Vieux-Port de Marseille. L’objectif : rappeler que derrière les textes législatifs, la réalité quotidienne des personnes en situation de #handicap reste un parcours du combattant.

    « Vingt ans plus tard, les droits existent, mais seulement sur le papier. Dans la réalité, ils sont encore trop souvent inaccessibles », fustige Lilia Mebarkia au micro de Manuel Danloy.

     
    Marseille pointée du doigt pour ses transports et ses écoles

    Pour le collectif, la cité phocéenne est l’un des exemples les plus criants des manquements de l’État et des collectivités. « Marseille, c’est l’un des pires exemples sur l’accessibilité des transports, c’est complètement insuffisant », déplore la militante.

    Le constat est tout aussi sombre concernant le système éducatif. Alors que le gouvernement prône l’inclusion, le collectif dénonce une « école inclusive » qui n’existe que de nom : « L’école dite inclusive manque cruellement de moyens et d’#AESH (Accompagnants d’Élèves en Situation de Handicap) formés. Aujourd’hui, l’inclusion scolaire en France, ça n’existe pas. »

    Au-delà de l’accessibilité physique, c’est la #précarité financière qui frappe de plein fouet les personnes handicapées. Le collectif demande une revalorisation immédiate de l’Allocation aux Adultes Handicapés (#AAH).

    « Vivre avec l’AAH, c’est vivre dans la précarité. Ce n’est pas un moyen de vivre correctement, c’est juste de la survie », martèle Lilia Mebarkia. En plus de subir leur handicap, ces personnes doivent affronter des parcours d’obstacles pour l’accès à l’emploi et au logement adapté, tant dans le parc privé que social.

    #école #école_inclusive

  • Dans les algorithmes | Coincés dans les indus de la CAF
    https://danslesalgorithmes.net/2026/01/29/coinces-dans-les-indus-de-la-caf

    En octobre 2024, la Quadrature et 14 autres associations ont déposé un recours au Conseil d’Etat pour faire reconnaître l’illégalité de l’algorithme utilisé par la CAF (elles sont désormais 25 et la Quadrature a rendu disponible son mémoire). Le Défenseur des droits qui a été interrogé par le Conseil d’Etat en octobre a produit des observations (non publiées) dans lesquelles le Défenseur parle de présomption de discrimination et estime que la CAF n’a pas démontré l’absence de discrimination indirecte à l’encontre de populations protégées. Mediapart, rapporte les constatations du Défenseur qui estime que le traitement algorithmique : « paraît produire un surcontrôle des populations les plus précaires et donc constituer une différence de traitement fondée sur la particulière vulnérabilité économique. Une présomption de discrimination indirecte semble établie ».

    Les indus sont souvent liés à des erreurs de déclaration plus qu’à de la fraude. En 2022, la CAF indiquait que sur l’ensemble 100 milliards de prestations, il y avait un peu moins d’un milliard d’indus retrouvés et 350 millions de fraude constatés, ce qui, proportionnellement à la surveillance générale de la population produite par ce scoring, semble un résultat assez anecdotique. « L’algorithme va chercher là où c’est le plus efficace d’aller trouver des indus, c’est-à-dire là où les prestations sont complexes », rappelle Le Querrec, donc cible les personnes les plus précaires, celles qui dépendent d’un faisceau d’aides pour survivre.

  • Un Périgordin convoque l’intelligence artificielle pour sa défense en justice | Actu Roubaix
    https://www.acturoubaix.fr/faits-divers/4205

    Une affaire judiciaire soulève des questions sur l’utilisation de l’#IA dans le #droit.

    Un homme, appuyé par son avocat, a récemment attiré l’attention des médias en contestant une somme réclamée par la Caisse d’allocations familiales. Selon un rapport de Le Monde Informatique, le tribunal judiciaire de Périgueux (Dordogne) a émis des doutes quant aux références de jurisprudence citées lors de l’audience, jugées comme potentiellement inventées.

    Au cœur de ce litige, la #CAF réclamait à cet individu plus de 3 700 euros, accusant le bénéficiaire de l’allocation adulte handicapé de ne pas vivre de manière régulière en France. Dans sa réponse, le tribunal a invité le requérant à vérifier la validité des références trouvées grâce à des moteurs de recherche ou à l’intelligence artificielle, les qualifiant de possibles « hallucinations ».

    « Hallucinations »

    Dans une déclaration du 18 décembre, le tribunal n’a ainsi pas caché son scepticisme face à l’utilisation du digital pour appuyer des demandes judiciaires. Des experts, comme le juriste Guillaume Decourt, soulignent qu’il est essentiel pour les avocats de vérifier les sources utilisées, surtout dans un contexte où l’IA prend de plus en plus de place dans le domaine judiciaire.

    Pour couronner le tout, bien que les références avancées aient été suspectes, le tribunal a finalement statué en faveur du requérant, annulant la somme demandée par la CAF. Cette affaire ouvre un débat sur l’impact de l’intelligence artificielle dans le monde juridique, une question qui semble de plus en plus pertinente dans la société actuelle.

    Foin des carcans de la vieille société. Changeons enfin la vie ! Mettons l’imagination de l’IA au pouvoir.

    #justice #jurisprudence_hallucinée #AAH #indu #condition_de_domicile #contentieux_CAF

  • Protection sociale / Prestations non contributives de #sécurité_sociale : AAH - ASPA - ASI, Gisti
    https://www.gisti.org/spip.php?article2416

    Augmenté d’instructions que la CNAF ne rend pas publique et met des années à communiquer, ici le « suivi législatif » de la CNAF sur l’#AAH (juin 2023)

    Allocation adulte handicapé - minimum vieillesse - allocation supplémentaire invalidité

    I Textes législatifs et réglementaires
    A Allocation Adulte Handicapé (AAH)
    B Minimum vieillesse, #ASPA, allocation supplémentaire d’invalidité, #ASI

    II Circulaires
    A Allocation Adulte Handicapé (AAH)
    B Minimum vieillesse, ASPA, allocation supplémentaire d’invalidité, ASI

    III Jurisprudence
    A Allocation Adulte Handicapé (AAH)
    B Allocation Adulte Handicapé - #recours_indemnitaires devant le juge administratif
    C Allocation Adulte Handicapé - compétence #MDPH/CDAPH vs CAF/MSA (exigence illégale de titre de séjour des Mdph)
    D Minimum vieillesse, ASPA, allocation supplémentaire d’invalidité, ASI
    E ASPA, ASI - Condition d’antériorité de #titres_de_séjour de 10 ans

    IV Défenseur des droits

    V Documents et liens pratiques
    A Allocation Adulte Handicapé (AAH)
    B Vieux migrants - #minimum_vieillesse - ASPA - ASI

    VI Rapports, articles, réflexions...

    VII Circulaires caduques
    A Allocation Adulte Handicapé (AAH)
    B Vieux migrants - minimum vieillesse - ASPA - ASI

    #Retraite ( dite non contributive) #protection_sociale #droits_sociaux #législation #réglementation #circulaires_CAF #CAF #jurisprudence

  • Montpellier. Première mobilisation réussie contre les délais et les baisses de moyens de la MDPH !
    https://www.revolutionpermanente.fr/Montpellier-Premiere-mobilisation-reussie-contre-les-delais-et-
    https://www.revolutionpermanente.fr/IMG/logo/photo_rassemblement_handicap.jpg?1764361392

    Toutes et tous dénoncent les dysfonctionnements massifs dans l’attribution de la Prestation de Compensation du Handicap (PCH), une allocation essentielle qui permet de financer notamment l’aide humaine et l’aménagement du logement. La colère des manifestants rassemblés à l’occasion de la journée portes ouvertes de la #MDPH cible en premier lieu les délais de traitement incroyablement long.

    Marie-Pierre, l’une des fondatrices du collectif, décrit une situation devenue intenable : « Les dossiers MDPH ont énormément de retard, on attend et c’est très stressant. Même les dossiers en urgence sont traités très tard, plusieurs mois voire un an. On peut pas attendre sans aide humaine, ça touche à la vie de tous les jours, pour manger, pour se laver. »

    [...]

    Ces délais ont des conséquences dramatiques pour les personnes en attente de réponse. Sans attribution de la PCH, impossible en effet d’accéder à l’aide la plus élémentaire. Laetitia, secrétaire de l’association Sep 34, témoigne avec force : « Je suis atteinte d’une sclérose en plaques depuis quelques années. Le délai de traitement est catastrophique, c’est pour ça qu’on se mobilise aujourd’hui. J’ai passé deux ans sans auxiliaire, j’ai pas d’aidants familiaux autour de moi. Comment on fait pour se laver ? On demande à des amis de nous doucher ? Comment on fait nos courses ? Comment on fait à manger ? Et même une fois la première PCH attribuée, c’est loin d’être fini. Les renouvellements prennent 12 à 13 mois. Avec une maladie neurodégénérative comme la mienne, ils espèrent quoi ? Que j’aille mieux ? Ce qu’on réclame, c’est notre droit à la dignité, à vivre normalement. On peut avancer, mais pas dans ces conditions. On veut que l’État arrête de considérer les gens comme des numéros. »

    Les retards de traitement des dossiers empêchent donc la grande majorité des personnes en situation de #handicap de recevoir une assistance pour subvenir à leurs besoins vitaux. Un manque qui peut être compensé par des proches, au prix du sacrifice de toute intimité, et d’une situation de vulnérabilité particulièrement dangereuse.

    Ce phénomène de proches aidants est une marge de manœuvre exploitée par l’Etat, qui lui permet de faire des économies sur la #PCH. Mehdi nous explique : « L’État se repose sur les aidants familiaux, qui prennent le relais gratuitement. Moi j’ai de la chance, c’est mes parents qui m’aident, alors que c’est moi qui devrait les aider. Mais c’est une charge énorme pour les proches. »

    #AAH #MVA, mais rien de plus, y compris dans le besoin le plus extrême (ah que PCH)

  • Recueil de #Jurisprudence : le #contentieux des #prestations_sociales – Jurislogement
    https://jurislogement.org/recueil-de-jurisprudence-le-contentieux-des-prestations-sociales

    Le présent recueil a pour objet de présenter une sélection de décisions de justice afin d’éclairer au mieux les stratégies contentieuses en matière de #droits_sociaux liés à l’#habitat.

    Compte tenu des personnes accompagnées par la Fondation pour le logement et ses associations partenaires, le recueil se concentre sur les décisions portant sur les #minimas_sociaux et les #prestations_familiales.

    SOMMAIRE
    Avant Propos : objet de la revue 4

    Introduction : La répartition des compétences juridictionnelles par prestations 5
    A) Les #Rapo 6
    B) Les #recours_contentieux 6
    C) Les exceptions à la répartition 6
    D) Prestations de la compétence du juge administratif 8
    E) Prestations de la compétence du juge judiciaire 9

    PARTIE 1 : PROCEDURE 10

    Le recours administratif préalable obligatoire et l’introduction de l’instance 10
    A) Le RAPO 10
    B) #Délais pour saisir le tribunal 12

    Les prétentions des parties et l’instruction 16
    A) Forme et contenu des prétentions des parties 16
    B) Instruction 19

    Réagir face à une demande en répétition de l’#indu 21
    A) En matière administrative 22
    B) En matière judiciaire 43

    L’action en paiement de l’#allocataire 54
    A) En matière administrative 54
    B) En matière judiciaire 59

    L’opposition à une contrainte 62
    A) En matière administrative 62
    B) En matière Judiciaire 63

    La recherche de la responsabilité de l’administration en matière de droits sociaux 67
    A) En matière administrative 67
    B) En matière Judiciaire 74

    L’action en #référé 76
    A) En matière administrative 76
    B) En matière judiciaire 80

    PARTIE 2 : CONDITIONS D’ELIGIBILITE AUX PRESTATIONS 84

    La composition familiale 84
    A) Le couple 84
    B) La prise en compte des enfants 95

    La condition de #subsidiarité 103
    A) L’articulation de l’#AAH avec un potentiel droit à une pension de #retraite 103
    B) L’articulation de l’AAH avec un potentiel droit à une #pension_d’invalidité 104
    C) L’articulation du #RSA avec un avantage vieillesse 107

    Régularité et durée du séjour 109
    A) Ressortissants UE 109
    B) Ressortissants extra UE 122

    La résidence stable et effective 125

    Focus sur les #aides_au_logement 129

    ANNEXES 145
    Annexe 1 : Lexique 145
    Annexe 2 : la procédure de répétition de l’indu des prestations servies par les Caisses de
    sécurité sociale 146
    A) La procédure amiable de recouvrement 146
    B) Les retenues sur prestations 148
    C) Montant des retenues et #reste_à_vivre obligatoire 150
    D) Le pouvoir de contrainte 152

    #Régularité_du_séjour #durée_du_séjour #condition_de_résidence #résidence

  • Allocation aux adultes handicapés (AAH) : la hausse des effectifs dans les territoires
    https://www.lagazettedescommunes.com/1006285/allocation-aux-adultes-handicapes-aah-la-hausse-des-effectifs-

    L’#AAH constitue un des piliers de l’aide sociale aux personnes en situation de handicap, dans un pays où 26% des personnes handicapées de 15 à 59 ans vivent sous le seuil de pauvreté, contre 14% des personnes du même âge sans handicap. Depuis sa création en 1975, le nombre d’#allocataires augmente chaque année.

    ... de 1987 à 2005, le rythme de croissance « s’explique en partie par l’augmentation de la population âgée de 45 à 60 ans (génération du baby-boom), le risque de handicap augmentant avec l’âge ». Entre 2007 et fin 2012, la croissance des effectifs est « liée, pour une grande part, aux changements institutionnels intervenus » (allègement des conditions d’accès à l’allocation, revalorisations successives du barème du montant maximal de l’AAH). Également, depuis 2012, divers « facteurs institutionnels » ont contribué à la croissance de l’effectif, notamment la déconjugalisation de l’AAH (2), qui a fait entrer un nombre significatif de nouveaux bénéficiaires dans la prestation.

    ... à l’échelle nationale, en janvier 2025, 1 341 370 personnes étaient bénéficiaires de l’AAH – contre 1 116 480 personnes en janvier 2018, soit une hausse de 20 % en sept ans. [graphique des effectifs 2018-2025 sur la page de l’article]

    ... la dépense publique allouée est structurellement en hausse : + 44 % entre 2018 et 2024, avec un taux de croissance annuelle moyen de 6,3 % [de 9,5 milliards en 2018 à 13,7 en 2024, tableau absent ici]

    A l’échelle des régions, toutefois, les évolutions en pourcentage du nombre de bénéficiaires de l’AAH, entre 2018 et 2025, s’avèrent disparates.

    [Nombre de bénéficiaires de l’AAH par région en 2025, et évolution depuis 2018, tableau absent ici]

    La situation des deux départements d’Outre-Mer arrivant en tête, Mayotte et la Guyane, est à relativiser eu égard au faible nombre, en proportion, d’allocataires rapportés dans ces territoires. Il est notable que, parmi les départements figurant dans le classement, l’Aude, la Corse-du-Sud, la Creuse, la Charente-Maritime et l’Aveyron ont pour point commun une population composée à plus de 30% d’individus de plus de 60 ans(3). [tandis que les plus de 60 ans en PACA disposent en moyenne de meilleures retraites ? ndc]

    Top 10 des départements avec la plus forte augmentation de bénéficiaires de l’AAH entre 2018 et 2025, en pourcentage

    source : Minima sociaux et prestations sociales
    Ménages aux revenus modestes et redistribution
    https://drees.solidarites-sante.gouv.fr/sites/default/files/2024-10/MS2024.pdf

    Ils ne vont pas se contenter de bloquer le montant : revoir les « critères institutionnels », lisser les « disparités entre régions » avec une normalisation des attributions MDPH, contrôler les allocataires lors de demandes de renouvellement, etc.

    Quand le 93 réclame ses droits (des abimés du travail et de l’accès aux soins qui se fait malgré tout), quand le non recours ou l’éviction du RSA (loi plein emploi) se traduit par un report vers des demandes d’AAH, il est temps d’aplatir la courbe.

    #minimas_sociaux #vieux #AAH_différentielle

    • AAH et PFLS
      https://www.faire-face.fr/2025/11/03/plf-plfss-handicap-mesures

      ... leurs revenus et ressources seront impactés si le Parlement vote la proposition du Gouvernement d’une « année blanche ». Autrement dit, si un gel des prestations sociales , comme l’AAH, le RSA, l’Allocation d’éducation des élèves handicapés, l’allocation supplémentaire d’invalidité… se confirme.

      De plus, l’AAH ne bénéficierait plus de l’#abattement de 59,85 % qui lui est accordé depuis 2016 pour le calcul de la #prime_d’activité. Elle serait donc prise en compte en totalité, en plus des revenus du travail, pour déterminer le montant de cette prime versée aux personnes peu rémunérées. Mécaniquement, celle-ci baisserait.

      Les plus touchées ? Les personnes handicapées travaillant à temps partiel ou en Ésat qui pourraient ainsi perdre de 150 à 170 €/mois, selon Carole Saleres. De quoi, estime-t-elle, largement limiter l’incitation à travailler, en totale contradiction avec la volonté politique affichée de permettre aux personnes d’accéder davantage à l’emploi.

      La santé plus chère

      Gagner moins, donc, mais dépenser plus. C’est le second risque qui s’annonce, avec l’augmentation des #dépenses_de_santé que prévoit le PLFSS. En particulier à cause du doublement des franchises médicales, passant de 50 € à 100 €/an, et leur extension aux soins dentaires et dispositifs médicaux.

      Un autre point d’inquiétude se profile pour les malades en affection de longue durée (#ALD). Leurs indemnités journalières pourraient être assujetties à l’impôt, prévoit le PLF. Une mesure qui conduirait, là encore, à la baisse de prestations sociales, comme l’AAH, fixées au regard de l’ensemble des revenus.

      Par ailleurs, le PLFSS, lui, pourrait supprimer les affections de longue durée (ALD) exonérées. À savoir celles qui permettaient d’accéder à des arrêts de travail de plus de six mois et aux indemnités journalières ALD sans exonération du ticket modérateur. APF France handicap y décèle « un détricotage » du système des ALD. Et ce, alors même que France Assos santé évalue à plus de 1 500 €/an par personne les restes à charge invisibles en matière de dépenses de santé . Des dépenses non remboursées qui touchent particulièrement les personnes atteintes d’une ALD.

  • ARTICLE 79 : Suppression de la prise en compte de l’allocation aux adultes handicapés en revenu professionnel dans le calcul de la prime d’activité - Projet de loi, n° 1906 - 17e législature - Assemblée nationale
    https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/17/textes/l17b1906_projet-loi

    Exposé des motifs

    Dans le calcul de la prime d’activité (#PA), seuls les revenus d’activité font l’objet d’un abattement, fixé à 59,85 % en 2025. Les autres revenus sont pris en compte à 100 %. Or depuis sa création en 2016, le calcul de la PA fait l’objet d’une mesure spécifique pour les bénéficiaires de l’allocation aux adultes handicapés (#AAH). À partir d’un revenu d’activité supérieur à un quart de salaire minimum interprofessionnel de croissance (SMIC) à temps plein, l’intégralité de l’AAH est considérée comme un #revenu professionnel et bénéficie donc de l’abattement de 59,85 %. Cette disposition constitue une dérogation au principe général selon lequel les ressources hors revenus d’activité sont intégralement pris en compte dans l’établissement du droit à la prime d’activité, sans abattement. Initialement, les pensions d’invalidité et les rentes accidents du travail et maladies professionnelles (AT-MP) étaient également assimilées à des revenus professionnels mais le dispositif dérogatoire a été restreint à l’AAH par la loi n° 2017-1837 du 30 décembre 2017 de finances pour 2018.

    La PA est une prestation conçue initialement pour garantir un gain au travail aux personnes modestes qui, en cas de ressources trop faibles, perçoivent le revenu de solidarité active (RSA), et non l’AAH. Or, contrairement au RSA, qui est une prestation purement différentielle, le barème de l’AAH intègre cette dimension d’intéressement au travail via des abattements, si bien que le cumul de la prime d’activité et de l’AAH fait dans son principe double emploi. De plus, passé un tiers temps, la dégressivité de la prime d’activité avec les revenus du travail vient s’ajouter à celles de l’AAH et des aides au logement. Cela conduit à ce que le revenu disponible ne progresse pas, et, dans certains cas, diminue lorsque les revenus du travail augmentent, que ce soit en milieu ordinaire ou en milieu protégé.
    Cette prise en compte spécifique de l’AAH pour le calcul de la prime d’activité présente ainsi des effets négatifs, en matière de ciblage de la prestation par niveau de revenu et d’incitation à l’augmentation de la quotité de travail.
    Le présent article supprime la prise en compte de l’AAH en tant que revenu professionnel dans le calcul de la prime d’activité. Cette mesure non paramétrique permettrait de réaliser une économie pour le budget général de 95 M€ en 2026 puis de 130 M€ supplémentaires en 2027, soit en effet année pleine, un total de 225 M€. L’entrée en vigueur, qui nécessite des adaptations préalables, interviendra à compter du 1er avril 2026 pour les droits d’avril 2026 versés en mai 2026.

  • Coûteuse retraite à la CAF
    https://droit-finances.commentcamarche.com/forum/affich-9222154-aah-interrompu-cause-retraite-plus-de

    Bonjour, bénéficiaire de l’AAH au taux entre 50 et 80 %, j’ai eu 62 ans récemment et ma #retraite n’a pas encore ete validé, seule la retraite de base a été calculée et le montant de 61 euro à été transmis par la CARSAT à la #CAF, avec ce document la CAF ne me verse plus l’#AAH, en attendant l’étude de ma complementaire et de l’#ASPA je dois vivre avec 61 euros par mois pendant environ 3 ou 4 mois, sachant que j’ai bien déposé mon dossier de retraite plusieurs mois avant ma date anniversaire.
    par ailleurs la CAF me propose de déposer un dossier RSA que je n’aurais aucun versement avant 3 mois car je beneficiais de l’AAH

    #précaires #société_punitive

  • À Rouen, Jeanne attend depuis 21 mois une réponse de la Maison départementale des personnes handicapées à son dossier
    https://www.francebleu.fr/infos/societe/rouen-jeanne-attend-depuis-21-mois-une-reponse-de-la-maison-departemental

    .... la loi impose de rendre une réponse pour un dossier #MDPH en 4 mois [un délai qui n’est pour ainsi dire jamais respecté]

    [Par le passé, ses parents avaient fait] une demande d’allocation d’éducation de l’enfant handicapé (AEEH), le dossier avait été validé en six mois. En 2023 à 20 ans, Jeanne remplit un dossier pour une allocation adulte handicapé (#AAH), mais la réponse est en attente depuis 21 mois.

    Les dossiers en retard se sont accumulés depuis la cyberattaque contre le département de la Seine-Maritime en octobre 2022, mais aussi à cause du manque de personnel, et en raison d’une augmentation du nombre de premières demandes à étudier . Le département de la Seine-Maritime est passé en « gestion de crise » l’an dernier, cela s’est traduit par une augmentation du nombre de personnels à la MDPH, passant de 80 à 110 personnes. Il y avait 36 000 dossiers en retard il y a un an, 26 000 en mars dernier, 20 000 en ce mois de juin.

    (le graissage est de la rédaction)

    #ceux_qui_ne_sont_rien

  • Les Caf hors la loi : pas de complément d’AAH pour les travailleurs indépendants - Faire Face
    https://www.faire-face.fr/2025/06/03/caf-hors-la-loi-pas-de-complement-aah-pour-travailleurs-independants

    Quatre conditions à respecter pour toucher la #MVA [Majoration pour la Vie Autonome : ne pas vivre en institution ne pas gagner d’argent, 104 euros/mois]

    Selon l’article L.821-1-2 du Code de la Sécurité sociale, pour bénéficier de la MVA, il faut remplir ces quatre conditions :

    – avoir un taux d’incapacité au moins égal à 80 % ;

    – percevoir l’#AAH à taux plein ou en complément d’une pension de retraite ou d’invalidité ou d’une rente d’accident du travail. Ou l’allocation supplémentaire d’invalidité ;

    – habiter un logement indépendant et percevoir une aide ;

    – et ne pas avoir de revenu d’activité « à caractère professionnel propre ».

    Or, dans sa #circulaire n° 2010-13, la Caisse nationale des allocations familiales (#Cnaf) précise que les allocataires de l’AAH inscrits sur un registre comme travailleurs indépendants « sont réputés avoir disposé de revenus professionnels ».

    Les caisses leur suppriment donc la MVA, même si ces auto-entrepreneurs, commerçants, artisans ou artistes-auteurs n’ont rien gagné. Et même s’ils ont suspendu leur activité sans demander leur radiation de ce registre.

    Le Défenseur des droits avait condamné cette pratique dans une décision rendue en 2018. Il avait été saisi pour un cas similaire à celui de Julie Canay. 

    Julie Canavy, elle, a fini par obtenir le rétablissement de sa majoration. « En janvier, suite à la parution d’un article dans la quotidien local, La Dépêche_, la direction de la Caf m’a contactée_, raconte-t-elle. Depuis, je perçois à nouveau ma MVA. Et ce sera le cas tous les mois où je ne tirerai aucun revenu de mon activité. »

    #CAF #revenu_fictif

  • Allocation aux adultes handicapés : comparaison des conditions en France et en Europe
    https://www.ifrap.org/allocation-aux-adultes-handicapes-comparaison-des-conditions-en-france-et-en-

    L’accès à l’aide aux personnes handicapées est généralement facilité par rapport à d’autres #minimas_sociaux. En effet, les conditions d’invalidité réduisent déjà fortement le champ des personnes éligibles . Les étrangers extra-communautaires peuvent ainsi toucher l’AAH avec un simple titre de séjour quand ils devaient le détenir depuis au moins 5 ans pour percevoir le Revenu de solidarité active et depuis 10 ans pour l’Allocation de soutien aux personnes âgées. C’est aussi le cas dans les autres pays. Souvent, un titre de séjour est suffisant. Toutefois pour les étrangers extra-communautaires, certains pays restent plus sévères à l’instar du Danemark (10 ans de résidence dont les 5 dernières années), L’Espagne (5 ans dont 2 ans de façon ininterrompue), la Belgique (5 ans de résidence), la Suède (3 années depuis l’âge de 16 ans) et le Royaume-Uni ( 2 ans des 3 dernières années).

    Les économies escomptées de la loi « fin de vie » suffiront pas. Il n’y a deux autres façons de diminuer la dépense sociale liée au handicap : jouer sur les critères d’invalidité et ajouter de la préférence nationale. Merci l’Ifrap.

    #travail #invalidité #AAH #droits_sociaux #étrangers

  • Autiste sévère suspension Aah pendant plus de 2 mois sans aucun courrier ni pour me dire qui fallait faire une demande ASI pension | Services Publics +
    https://www.plus.transformation.gouv.fr/experiences/6078869_autiste-severe-suspension-aah-pendant-plus-de-2-moi

    Bonjour, ça fait 2 mois maintenant qu’on m’a suspendu l’#Aah, je m’en suis rendu compte par hasard ce matin. La #Caf téléphone à ma maman pour lui dire qui faut faire une demande d’#ASI pension invalidité à la Cpam. Soi-disant ils m’ont envoyé un courrier, ce qui n’est pas vrai d’ailleurs, je n’ai rien dans mes notification, même sur mon compte internet. Ils viennent de me renvoyer ça ce matin. Je suis suivi dans un CMP, la personne qui me suit m’a proposé dans ma situation, et vu que le Samsah par chez moi ne s’occupe pas de personnes autistes, de refaire une demande en plus pour la #PCH qui m’a été refusée la première fois pour pouvoir mettre en place un éducateur spécialisé. Bref, tout cela pour dire que j’en ai besoin, là ça fait 2 mois que je touche à peine 280 euros d’aide au logement, et en plus de cela il faut encore que j’attende que la décision de la Cpam arrive pour que je puisse enfin revivre normalement. Je trouve cela aberrant étant donné que je n’ai jamais reçu ce courrier m’indiquant la demande ASI obligatoire, d’ailleurs aucune copie de cette date-là n’apparaît dans mon espace personnel Caf, donc la personne que j’ai eue ce matin ment en disant qu’ils m’ont informé sur la marche à suivre obligatoire soi-disant. En attendant, c’est moi qui paie les conséquences. Caf de Strasbourg.

    Ness le 16/05/2025 à 67500 Haguenau
    Posté par la personne concernée

    Avez-vous vécu une expérience similaire ?

    Réponse du service (Caf du BAS-RHIN)

    <p class="" data-start="157" data-end="165">Bonjour,</p><p class="" data-start="167" data-end="381">Nous comprenons parfaitement votre situation et les difficultés que vous traversez actuellement. Sachez tout d’abord que nous sommes sincèrement désolés pour les conséquences que cela engendre dans votre quotidien.</p><p class="" data-start="383" data-end="763">Concernant la suspension de votre AAH, celle-ci peut effectivement intervenir lorsque des démarches complémentaires, comme une demande d’ASI auprès de la CPAM, deviennent nécessaires pour garantir la continuité de vos droits. Nous regrettons sincèrement si l’information ne vous a pas été transmise de manière claire ou si vous ne l’avez pas retrouvée dans votre espace personnel.</p><p class="" data-start="765" data-end="1125">Pour que nous puissions examiner précisément votre dossier, nous vous invitons à contacter directement un conseiller via votre espace <em data-start="975" data-end="987">Mon Compte</em> ou par téléphone au 3230. Vous pouvez également être accompagné dans ces démarches par un agent France Services si cela vous est plus accessible.</p><p class="" data-start="1127" data-end="1333">Soyez assuré(e) que notre objectif est de rétablir vos droits dès que toutes les conditions sont réunies et de vous accompagner au mieux dans vos démarches, en lien avec les autres organismes comme la CPAM.</p><p class="" data-start="1335" data-end="1363">Nous restons à votre écoute.</p>
    #Cordialement,
    Sofiane, pour la Caf
    Date de la 1ère réponse 16/05/2025