• Fantômes des cimes : Vie, #ruines et #renaissance des villages de #montagne

    Pourquoi ces hameaux ont-ils été désertés ?

    Si certains villages offraient autrefois une autonomie agricole précieuse (avec jardins, vergers et pâturages), la rudesse de l’hiver, le risque permanent d’avalanches et les heures de marche nécessaires pour atteindre une école ou un médecin ont eu raison de nombreuses communautés. L’#exode_rural, l’attrait de l’industrialisation des vallées (comme les usines de la #Maurienne ou du #Val_d’Aoste), mais aussi des politiques autoritaires de #reboisement ou de création de #barrages_hydroélectriques ont fini de vider ces territoires.

    Quand la #nature férale reprend ses droits

    Que se passe-t-il lorsque le dernier habitant ferme sa porte ? L’épisode décrit un phénomène fascinant : l’#enfrichement et la #recolonisation_végétale. Les toits s’effondrent sous le poids de la neige, les #ronces envahissent les églises, et des arbres poussent directement à l’intérieur des anciennes habitations. Surtout, ces #ruines se transforment en refuges paisibles pour la #faune_sauvage. Chevreuils, cerfs et chamois n’hésitent plus à s’installer et même à dormir au cœur de ces anciens villages.

    Une #résurrection est-elle possible ?

    L’abandon n’est pourtant pas toujours une #fatalité. Si le #désenclavement par la création d’une piste carrossable est rendu possible, certains hameaux reprennent vie. Attirés par le #silence, la #nature et l’#isolement, de nouveaux propriétaires restaurent ces ruines pour en faire des #résidences_secondaires ou des projets écotouristiques, malgré les défis imposés par les règles d’urbanisme complexes comme la #loi_Montagne.

    https://open.spotify.com/episode/3lInEc3AW5tdoNvIj8P23w?si=ZGe3jo5IRNWe9S54IxAeKQ

    https://www.youtube.com/watch?v=8KAAaJgr3c0

    https://www.mauriennisezvous.fr/actualit%C3%A9s/podcast-hors-serie-le-destin-des-villages-de-montagne-abandonnes
    #abandon #podcast #audio #Yannis_Nacef #conférence

  • « Il a tracé seul son chemin » : les #abandons en montagne, une forme de #violence_conjugale

    En #randonnée, #alpinisme ou #trail, des femmes se mettent à raconter comment leur ancien compagnon les a laissées seules en pleine montagne. Loin d’être anodins, ces abandons relèvent de mécanismes de domination.

    « Je l’ai vu partir de plus en plus loin, s’enfoncer dans la nuit jusqu’à disparaître complètement. » Presque dix ans après, Tina n’a rien oublié de cet ultra-trail de plusieurs jours dans les Pyrénées avec son ex-compagnon. Lors de la deuxième nuit, elle est épuisée tandis que lui accélère, sans se retourner. « Je me suis sentie trahie, je pleurais de rage, je n’ai pas compris comment il a pu faire passer son désir de compétiteur avant le reste. Ce n’était pas de la peur — la montagne je connais. Mais on était partis à deux, on était censé compter l’un sur l’autre », dit-elle.

    Tina poursuit sa course seule et retrouve plusieurs heures plus tard son ex-compagnon sur une base de vie « comme si de rien n’était ». Profondément marquée par cet abandon, cet épisode a pesé dans sa décision de le quitter quelques mois plus tard. « Je me suis rendu compte que ce n’était pas quelqu’un sur qui je pouvais compter, même dans la vie de tous les jours. En montagne, les personnalités se révèlent plus vite, on ne peut plus se cacher derrière des apparences. »

    Comme Tina, une quinzaine de femmes ont répondu à l’appel à témoignages lancé par Reporterre pour raconter des expériences similaires d’abandon en randonnée, en trail ou en alpinisme. Presque toutes expliquent qu’elles étaient à l’époque dans une relation toxique avec leur ex-partenaire et la quasi-totalité d’entre elles estiment que ces abandons s’inscrivent dans un #continuum_de_violences.

    En février, après la condamnation d’un alpiniste autrichien pour avoir laissé sa compagne près du plus haut sommet du pays, où elle est morte de froid quelques heures plus tard, les témoignages de femmes laissées en montagne se sont multipliés sur les réseaux sociaux sous l’expression « #Divorce_alpin » [1]. En les voyant, Mathilde s’est rendu compte qu’elle n’était pas un cas isolé. « Je me suis sentie reconnue, j’ai compris que ce n’était pas moi le problème, que c’était une #violence_systémique », explique la jeune femme.

    Son ex-compagnon l’a laissée à quelques centaines de mètres du sommet du Mont-Blanc alors qu’ils grimpaient ensemble. « J’étais épuisée, transie de froid et il s’est désencordé pour battre un record sur [l’application] Strava en gardant l’eau et la nourriture avec lui », raconte-t-elle. Mathilde est finalement redescendue avec un groupe d’alpinistes qu’elle ne connaissait pas, croisé à ce moment-là. « Cet épisode a été comme un électrochoc d’une relation que je ne voulais pas voir dysfonctionnelle, je l’ai quitté du jour au lendemain. »

    Ce n’était pas une première : « Il nous mettait souvent en #danger parce que seule la #performance comptait. Moi aussi j’aime les sensations fortes, mais je le suivais naïvement car il avait plus d’expérience et dès que je tentais de freiner, je passais pour la relou trop prudente. »

    Les deux avaient déjà été secourus par le peloton de gendarmerie de haute montagne (PGHM) lors d’une sortie et Mathilde ne compte plus les fois où elle se mettait à pleurer tant l’engagement dépassait ses limites. « Je ne sais toujours pas pourquoi je continuais à le suivre. Sans doute l’espoir que, cette fois, ce serait différent, qu’il me prendrait en compte. »

    « J’ai fini par appeler les secours »

    Pour Sophie [2], l’évènement remonte à plus de dix ans, dans les Pyrénées. Son conjoint l’a laissée seule avec leur fils de 9 ans en pleine montagne sans eau, ni carte, en pleine montée. « Le matin, il m’avait annoncé une randonnée de quatre ou cinq heures, mais à midi, il m’a dit qu’il fallait encore marcher quatre ou cinq heures. Comme ce n’était pas ce que nous avions convenu, une dispute a éclaté et il est parti », raconte Sophie, qui n’est pas une grande sportive et n’a pas une grande connaissance de la montagne, contrairement à son mari.

    « J’ai eu très #peur, j’ai fini par appeler les secours pour me géolocaliser. Ils ne pouvaient pas nous orienter et ont proposé de venir nous chercher, mais j’ai refusé, nous n’étions pas blessés mais en détresse émotionnelle. » Avec son fils, elle finit par retrouver son chemin et les deux arrivent exténués après dix heures de marche. « Mon conjoint était là, à nous attendre sans voir où était le problème. » Après ça, Sophie a mis un moment à retourner en montagne avec lui. Depuis qu’elle a recommencé, elle prend bien soin de vérifier l’itinéraire, et d’utiliser une application de randonnée indiquant la difficulté du parcours.

    Laurine, elle, n’a pas ressenti de peur immédiate lorsque son ex-compagnon l’a laissée seule en randonnée dans la montagne en Italie il y a trois ans. « Sur le chemin du retour alors que nous étions encore en haut et sans réseau, il a décidé de tracer seul son chemin à travers le flanc de montagne. Je ne pouvais pas le suivre, c’était ma première activité physique depuis mon entorse à la cheville », se souvient-elle. Sportive, malgré sa blessure, elle réussit à rentrer sans encombre. Mais la nuit qui a suivi, elle a été victime d’un viol conjugal.

    « Cet épisode me fait réaliser aujourd’hui à quel point j’étais dans une relation toxique. Avec le recul et en voyant tous les témoignages de femmes laissées en montagne, j’ai réalisé que cet abandon préparait le terrain pour le viol qui suivrait. Cela fait partie d’un système de violences. »

    Un constat partagé par des associations spécialisées. L’Union nationale des familles de féminicides estime aussi que cette pratique est bien une violence conjugale. « Abandonner sa compagne dans un endroit isolé ne relève pas d’un désaccord sur le rythme, d’une blague. C’est une #mise_en_danger pour punir, humilier ou affirmer sa domination. Ce n’est pas de l’amour. C’est une violence. »

    Une analyse que rejoint la sociologue Johanna Dagorn, chercheuse à l’université de Bordeaux. L’expression « Divorce alpin », largement reprise sur les réseaux sociaux, lui paraît d’ailleurs problématique : « Cela sonne presque exotique, alors qu’il s’agit de quelque chose de dramatique. »

    Mettre en #insécurité pour humilier

    Dans ses recherches, elle identifie des mécanismes similaires au-delà de la montagne : « abandonner sa compagne dans un milieu isolé, que ce soit en montagne ou sur le bord d’une route, c’est la mettre en insécurité pour l’humilier et affirmer une forme de domination, explique-t-elle. Ces comportements s’inscrivent dans une logique de contrôle coercitif, visant à montrer à l’autre qu’elle peut être laissée seule, vulnérable. » Et en montagne, cette violence prend une dimension particulière : « C’est un milieu où l’on est peu de choses, où la solidarité est essentielle. »

    Elle décrit un mécanisme en plusieurs temps : d’abord une mise sous tension — accélérer, distancer — puis l’abandon, avant une phase de #minimisation ou de #déni : « Ne pas donner d’explication, c’est banaliser ce qu’il s’est passé et nier la peur de l’autre. »

    Pour Johanna Dagorn, l’argument de la #performance_sportive ne tient pas : « Si l’objectif est uniquement la performance, on part avec des personnes du même niveau. Ici, il y a une intention de rabaisser, de montrer à l’autre qu’elle n’est pas à la hauteur. » Ces actes s’inscrivent ainsi dans un continuum de violences : « Dans la quasi-totalité des cas d’abandons sur l’autoroute que j’ai étudiés, il existait déjà d’autres formes de violences. »

    L’éternelle seconde de cordée

    Cette lecture en termes de violences conjugales peut aussi être éclairée par une analyse des rapports de pouvoir à l’œuvre dans ces situations. Ainsi, pour la sociologue Rozenn Martinoia, « celui qui décide d’abandonner exerce un pouvoir sur l’autre ». Ce #pouvoir repose autant sur des ressources que sur des perceptions. « Les femmes ont souvent été moins formées et surtout plus amenées à douter d’elles-mêmes », souligne-t-elle.

    Dans ce contexte, l’abandon vient renforcer une #asymétrie déjà installée : « On minore les compétences des femmes et elles finissent par intérioriser une forme d’infériorité. » Et en montagne, cet effet est accentué par l’#isolement, le danger et l’engagement physique, car « c’est un milieu où les personnalités se révèlent vite, parfois sans témoin ».

    Face à ces inégalités, les groupes de femmes en #non-mixité se développent de plus en plus. Lead The Climb, Premières de cordée, Girls in Bleau, Copines de rando, Pyr’elles, Womens mountain club… « Ces espaces permettent de renforcer leur confiance et leur compétence et d’expérimenter le rôle de leader. » Ce qui montre encore une fois que ce sont aux femmes de s’adapter.

    https://reporterre.net/Il-a-trace-seul-son-chemin-les-abandons-en-montagne-une-forme-de-violenc
    #montagne #domination #sexisme #genre #femmes #abandon #humiliation

  • Calabria, un #manifesto per «normalizzare #San_Luca»: esperti e cittadini immaginano insieme un presente diverso

    Su San Luca (Reggio Calabria), dalle cronache spesso associata alla ’ndrangheta, pesano gravi pregiudizi che emarginano i suoi cittadini e aumentano la sfiducia nello Stato. Anna Sergi e Francesco Donnici raccontano l’iniziativa del «Manifesto con San Luca», nata per coinvolgere abitanti, esperti e rappresentati della società civile in una riflessione collettiva che possa eliminare lo stigma e portare a un cambiamento

    San Luca (Reggio Calabria), cittadina di circa tremila abitanti ai piedi dell’Aspromonte, è nota ai più per le cronache che la associano alla storia di “mamma” ‘ndrangheta. Nei giorni scorsi, una delle voci autorevoli del paese, commentando l’ennesimo blitz di alcune emittenti televisive, scriveva: «Per anni San Luca è stata descritta come il luogo delle tenebre. Oggi gli stessi ambienti che hanno contribuito a costruire quell’immagine spiegano che bisogna superarla». Tale atteggiamento, in questa visione critica, viene descritto dalla stessa autorevole voce come sintomo di una «perfetta economia circolare della narrazione». Un’espressione che sintetizza il sentimento di una popolazione spesso illusa e delusa, quando non usata, dalle tante voci avvicendatesi, nel bene e nel male, in iniziative finalizzate a sconfiggere “mostri” alimentati per essere utilizzati a favor di telecamera.

    A San Luca è sorta un’iniziativa che mette al centro il dialogo con le persone; con i suoi cittadini: non per narrarli, ma per provare a essere cassa di risonanza di voci concepite come parte di un tutto più ampio. Ne è nato un documento politico intitolato “Manifesto con San Luca”. Il Manifesto non vuole dare risposte univoche, ma linee guida, spunti di riflessione e pratiche sociali per interpretare e reimmaginare il presente di queste realtà. Si vuole rivolgere principalmente ai cittadini di San Luca e della Locride, poi ai calabresi tutti. La classe politica e amministrativa locale e della regione Calabria è il target diretto, giornalisti, analisti e forze dell’ordine altrettanto.

    L’iniziativa, ancora in divenire, è presentata con la formula del “Manifesto” perché è una sintesi delle riflessioni raccolte tra cittadini, esperte, ricercatrici, docenti, ingegneri e quante più persone vivono e conoscono il territorio calabrese e si siano sentite di offrire con gratuità il proprio contributo alla costruzione di un testo che potesse essere preludio a una riflessione collettiva e condivisa. Il percorso del Manifesto è iniziato nei primi mesi del 2026 e si è servito dei metodi della ricerca sociale in ambito criminologico per iniziare a mettere su una massa critica di opinioni: individuati gli esperti (calabresi), si sono fatte delle brevi interviste con loro; visite al paese, spesso preannunciate sui social, e coadiuvate anche dalla Caritas locale, hanno permesso di interfacciarsi con la popolazione su alcuni punti di primario interesse.

    In altre parole, il “Manifesto con San Luca” aspira a incarnare un soggetto collettivo che apre a una riflessione più ampia sulle sorti delle “aree interne montane” e della Calabria, riconoscendo e non smentendo l’esistenza di taluni problemi, come può essere la presenza e operatività di storici clan di ‘ndrangheta originari del territorio. L’obiettivo, anche in questo caso, non è però quello di prestarsi a strumentali apologie di mafia, né di ridurre la ‘ndrangheta a semplice questione criminale da risolvere, bensì, è scritto, «di prendere coscienza di quali fattori, all’interno delle stesse comunità e delle istituzioni, facilitino il riprodursi e ripresentarsi della ‘ndrangheta»: l’assenza di uno Stato affidabile, la mancanza di opportunità, la marginalità geografica, la frammentazione sociale, la rassegnazione, il silenzio, l’ambiguità delle posizioni individuali, le narrazioni appiattite su certi stereotipi, sono solo alcuni esempi. San Luca viene chiamato in causa come “laboratorio” dell’esistente, non come oggetto di un esperimento, ma perché è una rappresentazione in piccolo di problemi riscontrabili anche altrove, spesso nemmeno reali, ma frutto di percezioni esterne, anche distorte.

    «Normalizzare San Luca»

    A settembre 2023, proprio in un’intervista pubblicata sulle pagine de lavialibera, Bruno Bartolo, ultimo sindaco eletto della cittadina prima del più recente commissariamento del Comune avvenuto circa un anno dopo, dichiarò che il suo obiettivo era quello di «normalizzare San Luca». Il paese, secondo il primo cittadino insediatosi il 27 maggio 2019 dopo una lunga stagione di scioglimenti e commissariamenti, veniva raccontato come un’anomalia e tale racconto rischiava di distrarre dai “normali” problemi che San Luca condivide con tante aree simili. Su tutti, mancanza di lavoro, di luoghi di incontro e confronto permanenti, di iniziative dello Stato che non siano solo un “mordi e fuggi” spesso tradotto in tanti progetti “non finiti” che affollano il panorama e gli archivi del municipio. «I sanluchesi sono in credito con lo Stato fin dall’alluvione che devastò il territorio nel 1973», diceva ancora Bartolo riassumendo un lunghissimo periodo di mancanze che hanno finito per scoraggiare anche i più volenterosi dall’assumersi il compito di rappresentare la “cosa pubblica” sul territorio.

    Cosa pubblica che nel frangente è diventata “cosa di nessuno”, tra l’incuria e l’assenza di progettazione. Di fatti, «la ‘normalizzazione’ del paese passa dai suoi servizi», come poteva essere la strada che porta al Santuario di Polsi, tanto impraticabile da inibire la celebrazione dello storico pellegrinaggio verso la Madonna della Montagna nel 2025, o l’istruzione, come l’ex sindaco aveva scritto (insieme agli omologhi di Platì, Africo e Careri) nella lettera inviata al ministro Giuseppe Valditara, per chiedere un intervento strutturale su scuola e lavoro, tale da togliere i giovani dalla strada incentivando un «comune percorso di antimafia legato a specifici progetti che fanno perno su una scuola qualificata e realmente formativa». Se fosse riuscito in quest’opera di “normalizzazione”, l’ex sindaco avrebbe valutato di ricandidarsi. Così non è stato e all’esito di una tornata elettorale senza liste e candidati, le sorti del Comune sono state affidate a una commissione straordinaria.

    Missioni e Fondazioni

    Nel mentre, a carico di Bartolo e altri è stata aperta un’indagine legata alla concessione dello stadio comunale e all’assegnazione degli spazi nell’area mercatale del Santuario di Polsi, che ha gettato nello sconforto una popolazione sentitasi accerchiata dagli organi inquirenti. Ma non è tutto. Nel giugno del 2024, la Commissione parlamentare antimafia guidata da Chiara Colosimo si era recata in missione a San Luca. Una visita che ha lasciato in dote soltanto una foto di dubbio gusto scattata dai parlamentari sotto il vecchio cartello d’ingresso al paese – non più esposto sulla pubblica via – forato dai colpi delle lupare e una relazione di 32 pagine «non esenti da retorica» come scritto da Pablo Petrasso su LaC news.

    Nel documento, al classico racconto sulla ‘ndrangheta e sulla cultura mafiosa che influenza i giovani, venivano accostate considerazioni sulle risorse di un territorio, solo per fare un esempio, dal grande potenziale turistico «limitato dal degrado ambientale dell’intera Locride e dalla mancanza di una cultura imprenditoriale adeguata». Sulla scorta di un tale complesso di riflessioni – per certi versi un po’ stantie, per altri un po’ distratte dalle reali dinamiche territoriali incarnate dalle diverse realtà sociali positive che operano in quella porzione della provincia di Reggio Calabria – l’organo concludeva dichiarandosi «disponibile a fornire spinta e testimonianza concreta a quelle comunità, con la candidatura diretta di propri membri» alle elezioni amministrative.

    Il terremoto si completa con la scossa data dallo scioglimento, disposto dalla prefettura di Reggio Calabria il 21 marzo 2025, del CdA della Fondazione culturale “Corrado Alvaro”, giornalista, antifascista, vincitore del premio Strega e autore del capolavoro “Gente in Aspromonte” oltre che figlio nobile di San Luca. Il provvedimento evidenziava criticità come la ridotta operatività della Fondazione o «un progressivo depauperamento del patrimonio e contestazioni relative alla composizione degli organi di governo, anche per la presenza di soggetti con parentele a famiglie riconducibili a contesti di criminalità organizzata». Una lettura che fin da subito ha destato perplessità, ma soprattutto polarizzato l’opinione pubblica tra coloro i quali sostengono la necessità di questo commissariamento, il primo per un soggetto culturale, e chi ritiene che questa sia l’ennesima – forse la più grave – cicatrice inferta all’identità del popolo sanluchese che vede infangato anche il nome dell’intellettuale a 130 anni dalla sua nascita.

    Dopo alcune proteste social, flashmob, la nomina di un Comitato scientifico, il rinnovo del CdA, lo scorso mese di giugno il Tribunale amministrativo regionale – accogliendo il ricorso presentato da Aldo Maria Morace, presidente del CdA sciolto, e dal vice Tonino Perna – ha ribaltato il provvedimento della prefettura. Tuttavia, la decisione del tribunale amministrativo di primo grado viene congelata a inizio luglio dal Consiglio di Stato. Al di là di quelli che saranno gli esiti del processo amministrativo, è evidente il grave disagio forse non considerato ma certamente arrecato alla popolazione di San Luca. Dinamiche che è impossibile disgiungere da quel pregiudizio di fondo derivato dall’abuso di una certa narrazione fatta nei confronti di un paese dove tutti, indistintamente, rischiano di cadere nel calderone della criminalizzazione, che diventa criminalizzazione della fragilità oltre che della devianza mafiosa.
    Sentenze e movimenti sociali

    Il referendum sulla giustizia del 22-23 marzo 2026 ha rappresentato un altro momento di frattura e incomprensione. L’82,39 per cento degli elettori di San Luca ha votato “Sì”. Percentuale simile a quella di altri comuni dell’area aspromontana e ionica. Tale risultato, complici alcuni spunti derivati dalla campagna referendaria, hanno fatto gridare all’endorsement mafioso. Una lettura superficiale e offensiva per chi, in quei territori, ha creduto – ingenuamente o disperatamente secondo chi scrive – che quella riforma potesse rappresentare una giustizia più equa, dove non si viene marchiati a vita per un cognome o per il luogo di nascita. Quel voto, per chi lo osserva conoscendo il territorio, non è stato un allineamento alla ’ndrangheta, ma un grido contro una magistratura percepita come unica presenza dello Stato: non quella che costruisce scuole o strade, ma quella che arriva con le manette e i titoli di giornale. Un voto di protesta che si è inserito perfettamente in quel solco di risentimento e frustrazione alimentato da decenni di abbandono istituzionale, trasformandosi in un messaggio politico urlato: quello di comunità stanche di sentirsi sospette per nascita e residenza, prima ancora che cittadini.

    A completare il quadro di sfiducia è arrivata, nel mese di giugno, la sentenza di appello del processo Gotha, con l’assoluzione, tra gli altri, del sacerdote di San Luca don Pino Strangio, accusato e condannato in primo grado di concorso esterno in associazione mafiosa. Il provvedimento è arrivato dopo dieci anni di processo, di ambiguità relazionali imposte all’intera comunità, di erosione ulteriore della fiducia nelle istituzioni. Come sempre, gli arresti e le prime condanne hanno riempito le prime pagine; le assoluzioni, quando arrivano, vengono relegate in trafiletti che non restituiscono dignità né riparano il danno. Dopo l’assoluzione si è formato un piccolo movimento sui social che chiede, pretende quasi, il ritorno a Polsi di don Pino Strangio come rettore del Santuario della Madonna della Montagna nel frangente riaperto ai fedeli – con accesso per ora solo a piedi – per l’estate 2026. A prescindere dalle considerazioni tecniche sulle nomine ecclesiastiche e a prescindere anche dalle valutazioni nel merito dell’assoluzione – come della precedente condanna – è necessario notare come questo coro social dimostri ancora una volta che la comunità sanluchese non solo c’è, ma quando si muove lo fa in maniera compatta. Se questa dinamica si osserva dalla prospettiva dei movimenti sociali diventa un’opportunità enorme per aprire a un possibile cambiamento. Tuttavia, se da un lato questa coesione è una risorsa potenziale per il cambiamento, dall’altro rischia di tradursi in vittimismo collettivo quando non si accompagna a un’assunzione di responsabilità e a un senso civico che vada oltre la difesa identitaria.

    Parole chiave

    https://www.youtube.com/watch?v=XPIbAULzTvo&t=187s

    Questa breve ricostruzione aiuta a comprendere il contesto all’interno del quale si è fatta strada l’idea del “Manifesto”. Il documento continua ad essere arricchito di spunti, alcuni dei quali arrivati dopo il primo lancio pubblico avvenuto lo scorso 18 giugno al festival “Trame” di Lamezia Terme. La riflessione emersa a quel tavolo è stata sintetizzata in un elenco di parole chiave suddivise in cinque macrocategorie:

    crisi del territorio, marginalità e abbandono;
    crisi della sfera pubblica e del bene comune:
    crisi morale e culturale;
    crisi della fiducia e delle relazioni;
    prospettive di cambiamento.

    Tra queste, si vogliono evidenziare due concetti che fin dall’inizio, dall’osservazione profonda del territorio di San Luca attraverso il metodo scientifico, hanno fatto da traino all’iniziativa: da un lato si parla di “isolamento e marginalità”, intesa «la condizione geografica e sociale che relega aree come San Luca ai margini delle politiche pubbliche e dell’attenzione collettiva»; dall’altro di “vittimismo come interiorizzazione dello stigma”, ovvero «il rischio che le comunità interiorizzino lo sguardo esterno stigmatizzante (in senso lato, criminalizzante), trasformandolo in rassegnazione e risentimento».

    Sullo sfondo, le aree interne

    Questa riflessione non deve essere concentrata esclusivamente su San Luca, ma da San Luca può trasporsi anche su altri livelli territoriali. Basti pensare al dibattito innescato dal Piano strategico nazionale per le aree interne (Psnai) 2021-2027 letto da alcuni come una condanna a morte nella parte in cui parla di accompagnamento dei territori in un «percorso di spopolamento irreversibile». Alcuni studiosi, tra cui l’antropologo Vito Teti, hanno definito il documento come parte di un lungo percorso di “eutanasia territoriale” che coinvolgerebbe diversi paesi, su più livelli, e non solo contesti come San Luca.

    Come hanno evidenziato i docenti Domenico Cersosimo e Rocco Sciarrone in un più recente contributo sulla rivista Dissonanze, «tutta la Calabria è ormai un’unica grande area interna». Secondo la struttura del “Manifesto con San Luca”, l’inciso potrebbe valere addirittura per l’intera Italia dove i dati Istat raccontano di un processo di spopolamento che coinvolge anche i grandi centri urbani. Per questo motivo, se non maneggiato con cautela, il dibattito sulla sorte delle aree interne rischia anch’esso di diventare fuorviante e scoraggiare le forze buone della popolazione. Servono politiche, servono «forme di resistenza» per dirla sempre con Cersosimo e Sciarrone, che incentivino le persone a restare superando l’idea romantica ma vuota di una “restanza” fine a se stessa, che, come tale, diventa solo un modo elegante per selezionare chi può restare e chi non può andarsene.

    L’incentivo è quello di produrre una forte spinta oltre le retoriche della “resilienza” che in questi anni pur si è vista, ma si è tradotta in un tirare a campare spesso disgiunto dai progetti a lungo termine. Viceversa, il dibattito va traslato sul campo dei servizi, dell’economia sociale legata a doppio filo alla valorizzazione dei territori, della loro storia, risorse e identità. Da poco, il commissariamento del Comune è stato prorogato di sei mesi, ma il prossimo anno le elezioni amministrative torneranno a bussare. Si voterà per dare a San Luca una nuova amministrazione. L’auspicio è che le campagne elettorali tengano conto dei reali bisogni dei cittadini e non siano solo spot. Che siano costruite “con”. In tal senso, questo disegno collettivo e condiviso, è a disposizione di chi saprà farne buon uso, per offrire spunti utili alla costruzione di una visione d’insieme.

    https://lavialibera.it/it-schede-2761-un_manifesto_per_normalizzare_san_luca
    #normalisation #Calabre #ndrangheta #mafia #manifeste #préjugés #stigmatisation #aree_interne #imaginaire #changement #criminalité_organisée #Locride #montagne #aree_interne #marginalité #marges #Bruno_Bartolo #éboulement #services #école #travail #anti-mafia #Etat #abandon #territoire #crise #isolement #démographie #Psnai #dépeuplement #eutanasie_territoriale #restanza #résilience #économie_sociale

    • La Calabria non è un altro mondo

      La Calabria non è «un altro mondo», ma una versione estrema di problemi che attraversano l’Italia: povertà, disuguaglianze, debolezza dei servizi pubblici, frammentazione sociale. La regione vive una forte dipendenza dalla spesa pubblica e una modernizzazione guidata dall’alto, con scarso protagonismo collettivo. La politica occupa un ruolo centrale, mentre la ’ndrangheta prospera nelle connessioni tra economia e potere. Accanto a rassegnazione ed emigrazione, esistono esperienze di resistenza e innovazione, ma ancora incapaci di produrre un cambiamento strutturale.

      «È certo la più strana tra le nostre regioni. [...] Si direbbe che qui siano franati insieme i detriti di diversi mondi; che una divinità arbitraria, dopo aver creato i continenti e le stagioni, si sia divertita a romperli per mescolarne i lucenti frantumi. Si deve a questo se i viaggiatori stranieri, in Calabria, rimangono disorientati. Non riescono a definirla. La trovano diversa, non solo dalle altre regioni italiane, ma da qualsiasi parte del mondo, e stentano a valutarne la civiltà». [Guido Piovene, Viaggio in Italia]

      La Calabria è una terra simbolo al negativo. Area estrema del nostro mondo, non un altro mondo. Una regione pervicacemente fuori squadra. Tra le ultime in Europa per reddito; la più povera tra le venti regioni italiane. Ma anche quella con la disuguaglianza economica interna più elevata tra tutte le regioni dell’Unione europea: il reddito del quinto dei calabresi più ricchi è 8,5 volte quello del quinto dei più poveri (attorno a 5 nell’Unione europea e in Italia), a testimonianza del fatto che i calabresi più ricchi sono relativamente meno ricchi degli italiani che abitano nelle regioni del Nord mentre i calabresi poveri sono molto più poveri dei poveri del Nord.

      Già questi pochi dati di sintesi mostrano l’utilità di guardare alla Calabria come a un’area in grado di rappresentare alcuni tra i più rilevanti problemi di cui si discute attualmente, e che in vario modo riguardano altre regioni, l’Italia e l’Europa. Un’utilità amplificata dal fatto che in Calabria questi problemi sembrano essere concentrati alla massima potenza. Lo stesso può dirsi degli interventi rivolti ad affrontarli.

      D’altra parte, il tessuto sociale e istituzionale della regione risulta frammentato e segmentato, strutturato secondo rigide logiche autoreferenziali, per silos verticali; mancano disegni intenzionali di connessioni funzionali; latitano infrastrutture di collegamento, raccordo, interazione. Di nuovo, una situazione ravvisabile anche in altri contesti, che segnala il progressivo sfilacciamento dei legami sociali, che ha però raggiunto qui livelli estremi.

      Da tempo la Calabria si colloca nelle retrovie delle graduatorie nazionali delle dotazioni e della qualità dell’offerta di servizi pubblici essenziali (sanità, scuola, servizi sociali e culturali, servizi per l’infanzia e gli anziani). I calabresi, di conseguenza, sono cittadini a bassa cittadinanza. L’intera regione, comprese le poche città, è assimilabile ad un’unica grande area interna, un’area lontana dai centri di servizi essenziali: spesso distanti fisicamente, inesistenti, di difficile accessibilità o mediamente scadenti.

      Un calabrese su due è a rischio di povertà o di esclusione sociale. Un picco scandalosamente alto, il più alto (e di molto) di tutta Europa. Un calabrese benestante convive con un calabrese povero/vulnerabile. Due società slegate.

      I benestanti godono di risorse adeguate per smarcarsi dal malconcio settore pubblico, mentre i poveri/vulnerabili si trovano in condizioni di gravi deprivazioni materiali quotidiane, di lavori poveri, di salari all’osso, di disconoscimento. I benestanti abitano una certa orizzontalità relazionale, potendo contare su reti di sostegno reciproco, di scambio, di potere, di affari. Reticoli che, seppure limitati alla cerchia sociale di riferimento, alimentano comunanze e vantaggi esclusivi, capitale sociale di club.

      I poveri/vulnerabili abitano invece un tessuto sociale disperso e atomizzato: senza adeguate infrastrutture politico-sindacali, spesso persino senza parrocchie di prossimità.

      Le classi alte trovano convenienze nello status quo; i poveri si rassegnano allo status quo perché senza risorse e «capitali» per immaginare un’altra vita, senza rappresentanza collettiva. Sta in ciò la spiegazione dell’enigma calabrese: una situazione estrema che non implica – non può implicare – un conflitto sociale altrettanto estremo, perché ne mancano i presupposti soggettivi e collettivi.

      Lo Stato, con la sua spesa pubblica, è il soggetto pressoché esclusivo della trasformazione post-bellica della Calabria. Una «modernizzazione passiva», eterodiretta, con una mobilitazione dal basso debole e discontinua. I grandi cambiamenti che hanno trasformato più intensamente la società tradizionale del passato sono tutti ideati e promossi dal centro: finanziamenti di opere pubbliche e riforme che, in un quadro di costante incompiutezza, hanno modificato nel profondo le condizioni di vita e dei comportamenti dei calabresi, caratterizzandoli progressivamente come italiani a tutto tondo per consumi e stili di vita.

      Il film diacronico mostra, dunque, una regione in movimento, disposta all’inseguimento, in tendenziale convergenza con il resto della Penisola, tutt’altro che ferma e ossificata nei suoi assetti sociali e civili. A contrario, l’osservazione sincronica palesa una distanza persistente con il resto del Paese, gravato da disparità diffuse non sanate.

      È la politica il «grande tutto» dei processi di mutamento economico e sociale, il fattore dei successi e degli insuccessi, la calamita attrattiva unica per benestanti e poveri, la determinante di allineamenti e scarti infra e inter-regionali.

      Oggi, la vita nuda della grande maggioranza dei calabresi è in larga parte dipendente, nel bene e nel male, dalla spesa pubblica: per i singoli cittadini e per le imprese, per gli agricoltori e per i costruttori, per le università e per le scuole, per la sanità pubblica e privata, per i sindaci e per le associazioni culturali.

      Massimizzare l’accesso ai contributi pubblici è l’assillo di una regione e di una parte consistente del terziario privato della mediazione (padronati, caf, associazioni varie, commercialisti, avvocati), specializzato nel drenaggio e nell’allocazione minuta di questi flussi di spesa. Ancor più ossessiva è l’intercettazione di risorse collettive e della loro torsione a proprio vantaggio da parte di ampi segmenti delle classi dirigenti (politici, imprenditori, agenzie), anche attraverso l’uso strumentale delle relazioni associative professionali e interprofessionali, legali e occulte.

      In filigrana si intravede una società ruminante, impegnata nella captazione e manipolazione di risorse pubbliche, con una speciale abilità a scovare e massimizzare l’accesso a contributi, incentivi, sostegni e sgravi di ogni tipo e a sfruttare le opportunità legate alla spesa pubblica in direzione di interessi particolaristici.

      La ’ndrangheta è tra gli attori economici più attrezzati nella conquista di questi flussi di risorse, spesso con un ruolo da protagonista negli appalti di opere infrastrutturali, nel campo sanitario, nel settore della raccolta e smaltimento dei rifiuti, configurandosi come uno dei soggetti rilevanti della Calabria espansiva.

      Da pericolosa realtà criminale, a lungo sottovalutata, la ’ndrangheta è diventata anche uno stigma culturale e sociale utilizzato per indicare l’intero territorio regionale e la sua popolazione. Prevalgono al riguardo letture riduttive, da quelle che incredibilmente insistono ancora sulle caratteristiche arcaiche di un popolo e della sua mentalità agro-pastorale a quelle che invece riducono il fenomeno a mero problema di ordine pubblico. Di conseguenza, diventa vago e sfumato il problema delle contiguità e delle collusioni che investono il funzionamento dell’economia e soprattutto il raccordo tra economia e politica, che da sempre costituiscono il vero punto di forza della ’ndrangheta.

      Più in generale, la Calabria può essere considerata un laboratorio per osservare le dinamiche di trasformazione della politica contemporanea, stretta nella morsa di spinte contrapposte tra de-politicizzazione e iper-politicizzazione. Una regione in cui la politica resta al centro della scena, anzi la occupa in modo preponderante. Anche se spesso è una politica senza politiche, che rifugge dalle responsabilità, che opera in via emergenziale attraverso deleghe e commissariamenti, condizionando in modo peculiare la configurazione e il funzionamento delle istituzioni e dei processi democratici.

      Nel quadro di netta prevalenza della regolazione politica, non si sono create le condizioni per favorire relazioni di mercato dotate di sufficiente autonomia ed efficacia, anche se sono emerse nel tempo diverse iniziative imprenditoriali «eccellenti» per innovazione e ampiezza dei circuiti economici ma che, tuttavia, non riescono a contaminare i contesti di insediamento.

      La manifattura è ormai un’attività marginale, tanto in termini di contributo al reddito regionale che di occupazione; l’agricoltura più dinamica e le attività complementari si sono sempre più concentrate nelle poche aree di «polpa»; il ciclo dell’edilizia tende a sovrapporsi a quello della congiuntura politica settoriale; le stesse strutture di ricerca sono sempre più orientate a incrociare flussi di spesa pubblica in modo indifferenziato, attraverso alleanze di scopo di breve periodo con imprese e soggetti privati che tuttavia non sortiscono effetti di lunga durata nell’economia e nella società locale.

      Il turismo, a dispetto dell’enfasi retorica corrente, soffre di congenite improvvisazioni, di despecializzazione e di un’infrastruttura organizzativa ancora rudimentale, nonostante l’emersione di un limitato numero di iniziative imprenditoriali di buona qualità, per lo più puntiformi ed esclusive, e talvolta inquinate da contaminazioni mafiose.

      In questo scenario prevalgono logiche di adattamento, da un lato i calabresi che difendono le posizioni di privilegio acquisite, dall’altro i calabresi che cercano di fronteggiare le diffuse condizioni di precarietà e vulnerabilità della loro vita quotidiana. Ancora oggi, come in passato, un’alternativa è quella della fuga, dell’exit: per scelta, quando possibile, o, spesso, per necessità.

      Tra chi resta non mancano i soggetti, in molti casi giovani, che praticano forme di resistenza, soprattutto tra coloro che cercano di percorrere vie di innovazione, faticando non poco a trovare spazi di visibilità e voice. Ci sono dunque i calabresi non rassegnati, che non si arrendono e pensano a un altro mondo possibile. Quelli che, ad esempio, testardamente avviano attività di impresa, sfidando a viso aperto un contesto ostile, ribellandosi persino alla ’ndrangheta. Come stanno facendo diverse donne che, per tutelare sé stesse e soprattutto i propri figli, hanno deciso di recidere i legami familiari per rinnegare ogni forma di appartenenza mafiosa.

      O ancora coloro che praticano azioni di solidarietà a sostegno delle fasce più povere e marginali della popolazione. Pensiamo anche all’esperienza di Mimmo Lucano, che ha contribuito a fare di Riace un luogo iconico globale per ospitalità e inclusione di migranti e rifugiati. Si tratta però di casi esemplari, delimitati, che non hanno la forza di innescare processi di cambiamento sistemici.

      Lo scenario delineato ha un significato che travalica la regione, rendendo evidenti, in modo radicale e amplificato, processi di più ampia portata. Da questo punto di vista, la Calabria può essere dunque considerata un benchmark negativo: una realtà sempre più sfilacciata, senza collante sociale, permeata da crescente sfiducia e incertezza, che non riesce a immaginare un futuro.

      Decifrare la sua patologia aiuta a spiegare la fisiologia. E, forse, come nel paradosso di Hirschman: nascondere un po’ di «negativo» può aiutare a non abbandonare la speranza, a fuggire la trappola della rassegnazione, lasciando spazio alla «passione per il possibile».

      https://rivistadissonanze.it/calabria/la-calabria-non-e-un-altro-mondo

  • Projet « #Crimson_Thread » : Le nouveau #mur_de_séparation israélien qui traverse le « grenier de la Palestine »

    Le dernier mur érigé par Israël dans le nord de la #vallée_du_Jourdain coupe les agriculteurs palestiniens de leurs terres, détruit leurs récoltes et accélère leur déplacement.

    Khairallah Bani Odeh a l’impression de vivre dans une immense prison.

    Contraint de quitter ses terres dans le village d’#Atouf, au nord de la vallée du Jourdain, il s’est installé dans la ville de Tammoun, au sud de Tubas, après que les attaques des colons, les pénuries d’#eau et les #expropriations massives menées par Israël eurent rendu sa vie insupportable.

    Comme de nombreux Palestiniens du nord de la vallée du Jourdain, Bani Odeh vivait de l’#élevage de #moutons et de l’agriculture.

    Mais depuis qu’Israël a entamé la construction d’un nouveau mur de séparation et d’une route qui traverseront la #plaine_de_Buqe’aa, de vastes étendues de terres ont été englouties, bouleversant la vie quotidienne des habitants.

    Israël a baptisé ce projet « Crimson Thread ». Il prévoit la construction d’un mur de séparation de 22 kilomètres de long et 50 mètres de large, ainsi que d’une route parallèle, le long des terres situées à l’est de #Tubas.

    Le projet laissera de vastes portions de la plaine de Buqe’aa et de l’est de l’#Atouf derrière la route et le mur, empêchant ainsi les agriculteurs et les éleveurs d’accéder à leurs #terres_agricoles et à leurs #pâturages.

    Bani Odeh a déclaré à Middle East Eye que, dès le début des travaux, les colons israéliens avaient utilisé des bulldozers pour détruire les #canalisations_d’eau alimentant des centaines d’hectares de terres agricoles dans la plaine, causant ainsi des dégâts aux cultures et privant le #bétail d’eau.

    Pour de nombreuses familles, cela a été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase.

    « Ils nous ont coupé l’eau, j’ai donc dû en acheter dans les villages voisins pour le bétail. Je devais parcourir de longues distances à pied pour aller chercher de l’eau. Puis ils ont brûlé l’orge et nous ont rendu la vie insupportable, si bien que nous avons été contraints de partir », a-t-il ajouté.

    Des dizaines de familles, dont celle de Bani Odeh, vivaient de l’élevage à Atouf, tandis que des centaines d’autres dépendaient de l’agriculture dans la plaine. Les habitants affirment que ces deux sources de revenus ont été anéanties par le nouveau projet.

    Trois mois après avoir quitté Atouf, Bani Odeh dit qu’il se sent toujours pris au #piège. Il peine à trouver des pâturages pour son bétail et rêve chaque jour de rentrer chez lui.

    Des cultures laissées à l’abandon

    Selon des estimations locales, plus de 20 000 dunams (2 000 hectares) sont menacés par la #sécheresse ou endommagés en raison des #pénuries_d’eau.

    De nombreuses familles d’Atouf et de #Ras_al-Ahmar dépendent de l’élevage. À mesure que les pâturages rétrécissent et que l’#accès_à_l’eau se restreint, les agriculteurs craignent une baisse du cheptel et une hausse des coûts de production.

    Anis Bisharat entretenait autrefois avec soin ses champs de melons, de gombos, de concombres et de courgettes. Mais après la coupure des conduites d’eau, ses cultures ont commencé à dépérir, l’#irrigation étant devenue impossible, ce qui a entraîné des pertes importantes.

    « En plus de la coupure d’eau, ils ont fermé la #route que nous empruntions pour rejoindre la plaine. Désormais, nous devons parcourir deux fois la distance et payer deux fois le prix du carburant », a-t-il déclaré à MEE.

    Muhammad Gharaibeh, un autre agriculteur, affirme qu’un colon a établi un avant-poste au sommet d’une colline surplombant la plaine de Buqe’aa et qu’il s’en est pris à plusieurs reprises à l’agriculture locale.

    « Cette plaine est le grenier de la Palestine, et la plupart des #fruits et #légumes distribués en Cisjordanie proviennent d’ici », a-t-il déclaré.

    « Mais aujourd’hui, ils ont un projet de grande envergure qui prévoit non seulement la construction d’une route, mais aussi l’expropriation de plus de 70 000 dunams. Nos pertes sont énormes, car les cultures ont besoin d’irrigation et d’entretien, et on les a laissées se dépérir », a-t-il ajouté.

    Les agriculteurs tentent de sauver les cultures situées à proximité avec le peu d’eau dont ils disposent, mais les champs plus éloignés ont pour la plupart été laissés à l’#abandon et se dessèchent.

    « Plus de 40 000 dunams de cultures sont désormais privés d’eau. Mes cultures n’ont pas été arrosées depuis deux semaines, et ce n’est que le début de la saison estivale caniculaire, ce qui signifie que toute la récolte sera perdue », a-t-il déploré.

    Selon les données préliminaires du conseil du village d’Atouf, 24 000 dunams appartenant à environ 300 agriculteurs sont menacés par la sécheresse et subissent des dégâts en raison des opérations de déblaiement en cours.

    La zone touchée représente environ un quart de la plaine de Buqe’aa, qui s’étend sur 96 000 dunams.

    « Il ne reste plus rien »

    En novembre dernier, le journal israélien Haaretz a révélé les détails du projet « Crimson Thread », le décrivant comme une #route_militaire et un mur de séparation s’étendant à travers les terres palestiniennes, du village d’#Ein_Shibli, dans la vallée centrale du Jourdain, jusqu’au poste de contrôle militaire de #Tayasir.

    À la suite de cet article, les autorités israéliennes ont émis des ordres de #saisie_militaire portant sur 1 042 dunams de terres palestiniennes situées le long du tracé de la barrière prévue.

    Depuis le début de cette année, des bulldozers travaillent sans relâche sur ce projet qui, selon les habitants et les experts, isolera de vastes étendues de terres et rendra des milliers de dunams supplémentaires inaccessibles aux Palestiniens.

    L’organisation israélienne de défense des droits de l’homme B’Tselem a indiqué dans un rapport publié en avril que la vallée du Jourdain figurait parmi les zones où la présence palestinienne est la plus fortement restreinte, bien qu’elle représente environ 30 % de la #Cisjordanie occupée.

    Selon ce rapport, 62 communautés palestiniennes des zones B et C, où vivent plus de 4 100 Palestiniens, avaient été déplacées en avril en raison à la fois des violences commises par les colons et des restrictions imposées par Israël.

    L’organisation de défense des droits humains a également indiqué que 53,4 % de la vallée du Jourdain ont été classés en « #terres_d’État », 45,7 % en zones militaires de tir et d’entraînement, et environ 20 % en réserves naturelles.

    Mu’taz Bisharat, spécialiste des colonies, a déclaré à MEE que les développements dans la vallée du Jourdain s’apparentent à un renforcement du contrôle israélien sur de vastes zones et menacent la présence continue des communautés palestiniennes dans cette région.

    Il a indiqué que de nombreuses familles avaient déjà été déplacées et a qualifié la destruction des infrastructures hydrauliques d’attaque contre les fondements mêmes de la vie dans la région.

    « Il n’y a plus d’agriculture », a-t-il déclaré.

    « Aujourd’hui, 70 % des terres de cette région ont été perdues en raison des crimes cumulés commis par l’occupation israélienne contre le peuple palestinien, la présence palestinienne et l’agriculture palestinienne. Il ne reste plus rien pour les citoyens palestiniens », a-t-il ajouté.

    M. Bisharat estime que cette nouvelle route vise à établir de nouvelles frontières dans la vallée du Jourdain et à isoler davantage la région du reste de la Cisjordanie occupée.

    « Aujourd’hui, le processus d’#annexion se déroule sur le terrain sous les yeux du monde entier », a-t-il déclaré.

    « Il a été suspendu dans les médias, mais il ne s’est pas arrêté sur le terrain. »

    https://www.france-palestine.org/Projet-Crimson-Thread-Le-nouveau-mur-de-separation-israelien-qui-t

    #murs #barrières_frontalières #Israël #Palestine #Cisjordanie #terres #agriculture #Plaine_de_la_Bekaa #émigration

  • #Vito_Teti : Vingt ans d’observations anthropologiques à #Cavallerizzo, village (partiellement) détruit par un éboulement dans les montagnes calabraises

    Les 344 pages de Il risveglio del drago. Cavallerizzo : un paese mondo, tra abbandono e ricostruzione (Le réveil du dragon. Cavallerizzo : un village-monde, entre abandon et reconstruction) nous invitent à nous pencher sur le cas de Cavallerizzo (Figure 2), un village de Calabre qui fut partiellement détruit par un éboulement rocheux le 7 mars 2005. Vito Teti a patiemment récolté les informations qu’il nous livre durant la vingtaine d’années qui a suivi cette catastrophe. Les mots et l’image de couverture (Figure 1) résument le contenu de l’ouvrage : la mythologie – via la figure du dragon, qui symbolise la montagne – est fortement ancrée dans l’identité de la minorité ethno-linguistique albanaise qui s’est installée entre le xve et le xviiie siècle dans les montagnes calabraises ; la référence au paese mondo (village-monde), car, comme la quatrième de couverture le souligne, « Cavallerizzo, petit village qui meurt, lieu périphérique et marginal, est le monde ». Enfin les deux mots du sous-titre – abandon et reconstruction – et la préposition « entre » qui les relient, préfigurent le tiraillement sur le devenir du village après la catastrophe. La photo prise par l’auteur dresse le décor : des décombres au premier plan, une chapelle restée debout (ou reconstruite ensuite ?) et, sur la paroi d’une maison partiellement touchée, une peinture murale représentant la partie supérieure d’un visage (du Christ ?), les yeux tournés vers le ciel.

    https://journals.openedition.org/rga/17707
    #Calabre #Italie #éboulement #abandon #reconstruction #montagne #livre

    voir aussi :
    Il risveglio del drago. #Cavallerizzo : un paese mondo, tra abbandono e ricostruzione
    https://seenthis.net/messages/1154527

  • Storia di Villaggio Coppola #Pinetamare, il sogno infranto di una «Dubai italiana»
    https://www.youtube.com/watch?v=OHdxmyrrOKA&t=8s

    Doveva essere la città del futuro, creata a misura d’uomo fra il mare e una pineta dalla bellezza straordinaria.

    Un tempo si poteva entrare qui solo con un pass, come una vera e propria utopia palazzinara degli anni ’60. Poi il terremoto cambiò tutto e cominciò il declino. A dare il colpo di grazia furono le sentenze per devastazioni ambientali, che bloccarono gli ultimi progetti.
    Oggi tante associazioni del territorio si stanno impegnando a rilanciare una città che vive a metà fra l’apocalisse e la bellezza.

    #villaggio_coppola #castel_volturno #Italie #Campanie #villégiature #mer #déclin #histoire

    • Ritratti abusivi
      https://www.youtube.com/watch?v=FrpUNNVz6x8

      Il racconto realistico di una periferia italiana e dei suoi surreali abitanti, gli abusivi del Parco Saraceno. Come rinchiusi in un luogo infinitamente degradato e senza tempo, da almeno dieci anni la comunità della zona trascorre la propria esistenza tra miserie e illegalità, sospesi tra violenze quotidiane e il sogno di una vita normale.

      #film #documentaire #film_documentaire #coppola_pinetamare #aménagement_du_territoire #OTAN #abandon #destruction #chômage #pauvreté #pollution #pinède #religion #parco_saraceno #Armes_factices

    • Castel Volturno, il sindaco Marrandino ordina lo sgombero del Parco Saraceno

      Una notizia di grande rilievo che potrebbe mettere la parola fine ad uno degli immobili simbolo del degrado di Castel Volturno: il Parco Saraceno.

      Una notizia di grande rilievo che potrebbe mettere la parola fine ad uno degli immobili simbolo del degrado di Castel Volturno: il Parco Saraceno.

      Con l’ordinanza n° 274 del 5 dicembre 2024, il sindaco Pasquale Marrandino ha ordinato lo sgombero e la messa in sicurezza del Parco Saraceno.

      Il sindaco ha ordinato anche “il divieto di accesso e di utilizzo degli immobili del Parco Saraceno da parte dei proprietari e da chi a qualunque titolo occupi gli immobili in questione, nonché da chiunque altro vi acceda, fatta eccezione per il personale espressamente autorizzato ad effettuare verifiche tecniche”.

      I proprietari hanno anche il dovere di “adottare i provvedimenti urgenti compresa l’eventuale delimitazione dell’area, al fine di impedire l’accesso a chiunque. I proprietari in particolare debbono provvedere all’ apposizione di transenne e della segnaletica stradale di cantiere, corredata di pannelli integrativi ed informativi necessari, da posizionare lungo il lato del fabbricato fiancheggiante la pubblica via”.

      I residenti devono lasciare le proprietà entro le 48h successive all’ordinanza. Il sindaco ha anche avvertito gli attuali occupanti degli immobili che, in caso di mancata ottemperanza agli ordini impartiti, verrà inviata comunicazione al Prefetto di Caserta, ai fini dell’intervento della forza pubblica per l’esecuzione forzata dei medesimi.

      Ai controlli ci penserà la Polizia Municipale di Castel Volturno, già in allerta per l’avvio di un cambiamento che tutto il territorio aspetta da tempo.

      Ma quali saranno i prossimi passi? Ora toccherà alla Prefettura di Caserta, cui Prefetto ricopre l’incarico di Commissario straordinario per Castel Volturno, convocare un tavolo per dirigere e attuare lo sgombero.

      In molti si chiedono della reazione dei residenti del Saraceno, i quali “possono ricorre nei modi di legge, presentando ricorso al T.A.R. Campania entro 60 giorni dalla data di notifica oppure, in alternativa, Ricorso Straordinario al Presidente della Repubblica, da proporre entro 120 giorni dalla notificazione”.

      Si tratta di una vicenda molto delicata, considerando la presenza di soggetti in condizioni di fragilità anche medica.
      I motivi

      Tutto nasce a seguito di un incendio all’interno di una delle abitazioni. L’emergenza ha spinto ad un sopralluogo del personale del Dipartimento dei Vigili del Fuoco unitamente ai Carabinieri della Tenenza di Pinetamare e all’ufficio Tecnico Comunale, l’occupazione degli immobili di specie è ancora in corso e le cause di pericolosità sono ulteriormente peggiorate – rispetto ai precedenti sopralluoghi – sia sotto il profilo statico che igienico sanitario, come da comunicazione del Dipartimento dei Vigili del Fuoco del 05/12/2024.

      Per l’amministrazione “si è determinata una situazione di grave pericolo per la popolazione residente causata dalle lesioni e dal danneggiamento delle strutture e dei fabbricati situati nel territorio interessato con conseguente rischio di distacchi e/o di crolli sulle aree pubbliche e private, nonché situazione di pericolo per la salute degli occupanti degli immobili sopra citati, causata dalle pessime condizioni igienico sanitarie”.

      Lo sgombero permetterebbe alla famiglia Coppola di operare il progetto di riqualificazione tanto atteso, vista l’impossibilità anche a causa dell’occupazione abusiva di numerose unità immobiliari, i cui occupanti impediscono l’accesso e conseguentemente la possibilità di valutare ed effettuare gli interventi necessari alla messa in sicurezza.
      La storia del Saraceno

      La struttura è stata costruita negli anni ’70 ed ha ospitato in larga parte militari americani fino al trasferimanento alla base NATO di Gricignano di Aversa. Da quel punto in poi il Parco Saraceno ha vissuto una progressiva fase di degrado, fino all’arrivo degli abusivi.

      Il Parco Saraceno è stato attenzionato dai mass media di tutto il mondo, ospitando qui serie tv e film di successo internazionale. La famiglia Coppola, proprietaria del Parco, dopo una mediazione pacifica con gli occupanti è riuscita a far sgomberare una larga parte delle abitazioni.

      Ad oggi il Parco è quasi del tutto vuoto, fatta eccezione per alcune famiglie. La famiglia Coppola, detentrice della concessione per il Porto di Pinetamare, ha inserito l’area del Parco Saraceno nel medesimo progetto, prevedendo un riutilizzo e una riqualificazione della struttura.

      https://informareonline.com/castel-volturno-il-sindaco-marrandino-ordina-lo-sgombero-del-parco-

    • A Castel Volturno si vive come sopra a una polveriera

      Affacciato su quel che rimane di Parco Saraceno, Vincenzo Marotta indica il mare di Castel Volturno e torna con la mente a quando questo pezzo di litorale campano, a metà strada tra Gaeta e Napoli, era una sorta di colonia americana. L’ho conosciuto per caso in cima alla rampa d’ingresso dove, appoggiato alla balaustra, fermava i più che rari passanti per racimolare una sigaretta o qualche spicciolo e si è offerto di farmi da Caronte nelle viscere del quartiere, un quadrilatero di palazzine tutte uguali e prematuramente diroccate, attraversate da strade in cui il cemento la fa da padrone e trasformate in una discarica diffusa.

      Per Marotta questa è “Beirut”, frazione di Castel Volturno che pare uscita da un bombardamento. Eppure, spiega l’improvvisato traghettatore indicando una spianata di asfalto che separa Parco Saraceno dalla spiaggia, non è stato sempre così: fino a una ventina d’anni fa c’erano un pub e una pizzeria frequentati dai militari della vicina base Nato che abitavano nel quartiere e il piazzale brulicava di vita. Marotta viveva delle mance degli yankees: dai dieci ai quindici dollari per ogni vettura parcheggiata, assicura. Nel regno dell’economia informale, era il re dei parcheggiatori abusivi. “Avevo pure quattro dipendenti”, afferma.

      Si stenta a credergli, ascoltandolo oggi che il piazzale è desolatamente vuoto e i garage che ospitavano i locali per gli americani sono devastati. Oltre c’è il mare, ma non è raggiungibile se non facendo una gimkana tra reticolati divelti, elettrodomestici e pezzi d’arredamento disseminati qua e là a comporre un’estetica del degrado che un gruppo di fotoreporter locali ha immortalato in cartoline ironiche, “Qui la cultura non si differenzia”, con un ragazzo seduto su uno sgargiante divano giallo abbandonato in una discarica abusiva, “317 giorni di spiaggia all’anno”, con una famigliola sotto l’ombrellone e al di qua di una recinzione che chiude l’accesso alla spiaggia.

      Più della metà del villaggio fu costruita su demanio statale

      Me le mostra uno di loro, Eliano Imperato, che mi illustra l’idea di raccontare il territorio attraverso le strutture abbandonate, denunciando con amarezza ma anche con ironia. Hanno chiamato il progetto Abitare per sopravvivere, facendo il verso a un video-spot girato all’epoca della costruzione: s’intitola Abitare per vivere e rivela l’utopia palazzinaro-liberista di Pinetamare, una città giardino per quattromila abitanti che doveva avere come fiore all’occhiello Parco Saraceno, una sorta di quartiere-terrazza costruito su una piattaforma sopraelevata a cui si accede tramite la scalinata in cima alla quale ho trovato l’ex parcheggiatore Marotta.

      I fratelli Cristoforo e Vincenzo Coppola, a partire dalla metà degli anni sessanta, avevano fatto le cose in grande: 12mila appartamenti, scuole elementari, medie e superiori, caserme per polizia e carabinieri, cinema, discoteche, ambulatori e sale congressi. Più della metà del villaggio fu costruita su demanio statale, comprese le otto torri con 650 appartamenti destinati ai marines dell’Us Navy, che per anni hanno segnato lo skyline della costa.

      Vita da abusivo
      Ai potenziali acquirenti i Coppola vendevano un sogno: quello di vivere in una città senza traffico, smog e microcriminalità. Oggi che il sogno ha definitivamente mostrato la sua inconsistenza, il contrasto con le immagini propagandate dai costruttori è stridente: palazzine di tre piani, ordinatamente disposte, senza spazio per la fantasia e tutte uguali, che cadono letteralmente a pezzi, appartamenti con porte e finestre murate per evitare occupazioni, verande abusive sui balconi, spesso senza ringhiere. Su un muro campeggia la scritta “Vogliamo il contatore”, una richiesta affatto banale per chi ruba la corrente elettrica allacciandosi alla rete con collegamenti di fortuna che saltano alla prima pioggia. Ovunque si respira un senso di desolazione.

      Marotta si vanta di essere stato “il primo occupante”, quando ancora c’erano gli americani e la polizia militare a stelle e strisce garantiva la sicurezza in accordo con quella “privata” dei Coppola. Marotta è una delle vittime della “gentrificazione” del centro di Napoli, che va avanti ormai da più di trent’anni e ha gonfiato di disperati le periferie partenopee: come lui, a Castel Volturno arrivarono in cinquemila, espulsi da quel ventre di Napoli che comunque nessuno è mai riuscito a normalizzare del tutto. “Un amico mi disse che qui c’erano case disponibili, potevamo occuparne una senza problemi e così mi sono trasferito”, racconta con l’aria del pioniere.

      Il suo appartamento si trova al pianterreno della prima palazzina che incrociamo sulla sinistra, appena arrivati in cima alla scala d’ingresso al quartiere. Ci abita con la figlia più giovane, una ragazza di ventun anni, pure lei senza lavoro. Gli altri sono scappati: due maschi in Germania, un’altra a Napoli. Lui non ha intenzione di muoversi. Nonostante la vita da “miserabile” a Parco Saraceno, dice, non saprebbe dove trasferirsi, ora che pure sua moglie non c’è più.

      Vivere alla giornata è sempre più difficile pure per chi, come Marotta, è addestrato dalla nascita all’arte di arrangiarsi. I dollari americani non ci sono più e lui deve accontentarsi degli spiccioli che gli arrivano da lavoretti saltuari nelle case degli occupanti: piccole riparazioni, qualche toppa messa qua e là su edifici a dir poco fatiscenti. Oggi è irritato perché una donna nigeriana alla quale ha riparato il water tarda a portargli cinque euro che gli servirebbero per il pranzo. La stava aspettando da ore in cima alla scala, prima che arrivassi io a distrarlo.

      Il regista casertano Romano Montesarchio ha raccontato l’umanità di questa popolazione dimenticata in un documentario. S’intitola Ritratti abusivi e uno dei protagonisti è proprio Vincenzo Marotta: “Abitavo a Napoli, lavoravo, sono venuto qui e mi sono rovinato”, sintetizza mirabilmente, non senza un filo d’ironia come un personaggio di Jim Jarmusch, seduto tra le mura scrostate del suo appartamento, il fisico mingherlino e il volto scavato dall’età indefinibile, invecchiato dalla vita più che dall’anagrafe.

      Il documentario fa emergere il contrasto tra lo squallore del quartiere e lo straordinario attaccamento a esso dei suoi abitanti, tanto da far pensare che si crei un senso di comunità nel condividere una condizione di estrema povertà. “Sono tornata al mio paese ma non mi trovavo bene, mi mancava il Parco Saraceno”, dice un’occupante arrivata dall’hinterland partenopeo.

      Eppure, ancora negli anni novanta in questa new city colonizzata dagli americani la moneta di riferimento era il dollaro, i ragazzi del posto imparavano l’inglese insieme al napoletano e per strada si giocava a baseball. Pinetamare doveva essere una piccola Miami mediterranea, un’oasi per la piccola borghesia in cerca di un riparo sicuro dai mali di Napoli, protetta da guardie private come una gated community di Johannesburg in Sudafrica o São Paulo in Brasile, una sorta di ghetto alla rovescia dove vivere con i propri simili, protetti dalle insidie del mondo esterno.

      A trent’anni di distanza, il suo fallimento fa impressione: il porto per gli yacht e le barche di lusso è rimasto una chimera, la darsena è senz’acqua e i locali che la circondavano sono chiusi. Le otto torri a pochi metri dal mare, divenute uno dei simboli degli scempi edilizi in Italia, sono state abbattute dopo anni di battaglie ambientaliste. Il paradosso è che l’intesa del 2003 con regione Campania, provincia di Caserta e comune di Castel Volturno per un “intervento di riqualificazione” l’hanno firmata pure i principali responsabili della devastazione: i fratelli Coppola, che per risarcire la comunità locale avrebbero dovuto restaurare il castello che dà il nome alla cittadina e realizzare il porto da 1.200 posti davanti a Parco Saraceno. Ma tutto è rimasto sulla carta.

      Immerso nella pineta davanti alla spiaggia, sopravvive solo l’hotel, anche questo costruito dai Coppola, che ospita, blindatissimi, gli allenamenti della squadra di calcio del Napoli e un lussureggiante campo da golf da diciotto buche protetto dalla vigilanza privata, dove sembra di essere catapultati all’improvviso tra le verdi colline scozzesi. Fatta eccezione per il capitano del Napoli, lo slovacco Marek Hamšík, che invece di cercarsi una villa a Posillipo come la gran parte dei suoi colleghi ha scelto di vivere a Pinetamare, tra i due mondi non c’è alcun contatto. Hamšík è considerato un “castellano doc”. Il giorno di Natale del 2016 si è tirato dietro fotografi e giornalisti tuffandosi in mare proprio davanti a Parco Saraceno, la Beirut di Castel Volturno.

      Ascesa e declino di Parco Saraceno
      Secondo Marotta tutto ha cominciato a precipitare “quando sono andati via gli americani”. Non è il solo a pensarlo, anche se molti fanno risalire l’inizio della trasformazione al terremoto del 1980, quando dai “bassi” del centro di Napoli si riversarono a Castel Volturno migliaia di persone in cerca di un tetto.

      Daniele Manzo, titolare del bar Crazy Horse, a un centinaio di metri dall’ingresso di Parco Saraceno, crede che entrambe le versioni siano vere “solo in parte”. Il punto di svolta, a suo avviso, sono stati i sequestri per abusivismo edilizio, che hanno spinto i Coppola a smettere di sostituire l’amministrazione pubblica come avevano fatto fino a quel momento. “Garantivano tutti i servizi, se si fulminava una lampadina arrivava subito qualcuno a sostituirla”, racconta Manzo. In cambio, si facevano pagare una “quota di villaggio”, come in una sorta di megacondominio. Gli americani se ne sono andati quando si sono resi conto che i fondatori di Pinetamare “avevano costruito una caserma in un paese abusivo”, e per la città giardino è stata una deriva inesorabile. Si spostarono a Gricignano, nell’hinterland casertano, in un villaggio di casette basse in stile New Jersey recintato con il filo spinato. A costruirlo, ancora una volta i fratelli Coppola.

      Daniele Manzo è arrivato a Parco Saraceno da bambino e può essere considerato a buona ragione un resistente. I suoi genitori avevano creduto al sogno di un’abitazione vicina al mare e non sono scappati quando questo è svanito. Suo padre ha deciso di continuare a viverci e lui ha appena rinnovato il bar, che si presenta moderno e accogliente. Una volta che l’equilibrio si è rotto, il villaggio è entrato nelle mire della criminalità organizzata, che da queste parti vuol dire il temibile clan dei Casalesi.

      Negli anni duemila questi luoghi sono diventati il set di pellicole socialmente impegnate e a sfondo criminale

      Per aver rifiutato l’imposizione della marca di caffè da vendere, Daniele Manzo si è ritrovato con la serranda del bar bucherellata da una sventagliata di mitra. Ma non si è lasciato intimidire. Ha sfidato gli estorsori, li ha denunciati e li ha fatti condannare. Insieme al titolare di un pub vicino, Luigi Ferrucci, ha fondato un’associazione antiracket intitolata a Domenico Noviello, titolare di un’autoscuola a Baia Verde, ucciso nel 2008 con venti colpi di pistola per aver fatto arrestare, nel 2001, gli emissari del clan che gli avevano chiesto il pizzo. Appena gli fu tolta la scorta, Noviello finì vittima di un agguato: i killer affiancarono la sua auto di prima mattina, tirarono fuori le pistole e gli scaricarono addosso venti proiettili.

      Ferrucci, che incontro al Crazy Horse, ricorda che questi luoghi sono stati usati come set cinematografici. La parabola è illuminante: “Negli anni settanta, quando Castel Volturno aveva una buona fama, ci giravano film scanzonati, dalle commedie con Franco Franchi e Ciccio Ingrassia ai cosiddetti musicarelli”, un sottogenere cinematografico nato a cavallo tra gli anni cinquanta e sessanta con l’obiettivo di fare pubblicità ai dischi di cantanti all’epoca sulla cresta dell’onda e di attirare un pubblico giovanile. A Castel Volturno ricordano ancora il passaggio di Little Tony, l’Elvis Presley italiano.

      Poi sono arrivati gli anni ottanta e novanta del pop-trash, con i film a sfondo sentimentale che avevano come protagonista il cantante napoletano Nino D’Angelo, una via di mezzo tra il musical, la sceneggiata e gli stessi musicarelli.

      Infine, negli anni duemila questi luoghi sono diventati il set di pellicole socialmente impegnate e a sfondo criminale: da Fortàpasc, il film di Marco Risi sull’omicidio del giornalista del Mattino Giancarlo Siani ucciso dalla camorra di Torre Annunziata, a Gomorra e L’imbalsamatore di Matteo Garrone, dalla serie poliziesca La squadra a L’uomo in più di Paolo Sorrentino e a Là-bas di Guido Lombardi, ispirato alla strage di San Gennaro, fino al recente Indivisibili di Edoardo de Angelis, storia di due gemelle siamesi costrette dalla famiglia e da un prete senza scrupoli a non separarsi perché, nel degrado ambientale e sociale circostante, una persona “normale” farebbe la fame.

      “Volevo mettere in relazione la purezza del desiderio con un mondo circostante violentato e svenduto”, ha detto il regista a Internazionale presentando la prima scena del film, dove tre prostitute risalgono la spiaggia di Castel Volturno, sulla quale spicca un Cristo abbandonato.

      C’era una volta l’America
      Per i giovani millennials di Pinetamare oggi l’America è lontana. Le generazioni precedenti sono invece rimaste segnate da quella stagione.

      Vanni De Stefano ne è un esempio. T-shirt griffata Nike, pantaloni mimetici e scarpe da ginnastica ai piedi, non sarebbe mai diventato un rapper senza l’educazione partenopeo-americana ricevuta, che riassume in questo modo: “Le nostre lingue erano il napoletano e l’inglese, ascoltavamo la musica che arriva da oltreoceano, giocavamo a basket e football americano, festeggiavamo Halloween”.

      De Stefano, che si fa chiamare Socrate ed è molto popolare nei locali della zona, parla con un pizzico di nostalgia dei tempi passati, quando “vivevamo come in un villaggio turistico, con una qualità di vita che altrove si sognavano”. È convinto che “se l’hip hop non fosse nato a New York, avrebbe visto la luce a Napoli”, lungo quel quarantunesimo parallelo che unisce le due città come un filo invisibile in virtù di quella colonizzazione ben mascherata cominciata dopo la liberazione, quando gli americani si impadronirono del porto, cambiando il corso della storia partenopea del dopoguerra, come sostiene lo scrittore Ermanno Rea nel romanzo Mistero napoletano.

      Come gli altri ragazzini del quartiere, Vanni de Stefano all’epoca si guadagnava da vivere portando a domicilio la spesa alle famiglie dei militari. “Ne ricavavo fino a ottanta dollari al giorno”, racconta. Avevano l’America in casa, a Castel Volturno. Finché un giorno il sogno americano è finito e la città giardino si è trasformata in una “periferia dei Casalesi”. Parola del barista anticamorra Daniele Manzo.

      La polveriera Castel Volturno
      All’annuale cerimonia in ricordo delle vittime della strage di San Gennaro, il 18 settembre 2016, il sindaco Dimitri Russo ha lanciato l’allarme: “Castel Volturno è una polveriera pronta a esplodere”.

      A suo parere non sono mutate le condizioni che portarono, lo stesso giorno del 2008, un commando dei Casalesi guidato dal boss Giuseppe Setola a uccidere, davanti a una sala giochi di Baia Verde e alla sartoria Ob Ob Exotic Fashion di Ischitella, il gestore italiano del locale e sei africani. “Dopo otto anni c’è ancora un solco profondo tra la comunità locale e gli immigrati, la tolleranza ormai è un filo sottile che potrebbe spezzarsi in qualsiasi momento”, ha detto Russo quel giorno. Da allora non è accaduto nulla che potesse fargli cambiare idea. Seduto alla sua scrivania in municipio, il primo cittadino allarga le braccia: dopo la mattanza del 2008, la rivolta dei migranti e le giornate di grande tensione, a suo avviso tutto è tornato come prima. Per alcuni aspetti, ritiene che la situazione sia perfino peggiorata.

      Ho voluto incontrarlo per avere qualche informazione in più su Parco Saraceno e Russo si è fatto trovare preparato. Mi mostra alcune carte e una mappa del quartiere: dall’ultimo censimento, datato 4 agosto 2015, una cinquantina di appartamenti risultano occupati illegalmente da disperati provenienti da ogni dove.

      Difficile sapere quanta gente ci viva, perché la gran parte degli abitanti non è registrata e molti vecchi proprietari hanno abbandonato le loro case quando il Parco si è trasformato nella “Beirut” di Castel Volturno. Per anni, mentre la situazione degradava sempre più, si è discusso sul che fare di questa mega speculazione edilizia: per alcuni i Coppola avrebbero dovuto abbattere le palazzine e riqualificare a loro spese l’area che avevano devastato, secondo altri l’avrebbero dovuta riqualificare insieme al vicino porto mai decollato. Le due posizioni si sono neutralizzate a vicenda e alla fine non è accaduto nulla.

      Russo alza le braccia quasi in segno di resa. Magari avessimo solo il problema di Pinetamare, dice elencando il numero impressionante di residence e agglomerati di palazzine nelle stesse condizioni che si dipanano lungo i ventisette chilometri di costa della cittadina casertana: dalle villette confiscate di Parco Allocca, a sud nella zona del lago Patria, fino alle casette abusive mangiate dal mare a Bagnara, all’estremo nord, viene fuori il ritratto di un pezzo di territorio italiano del quale lo stato ha perso il controllo. Non un unico ghetto, insomma, ma tanti quanti i parchi abusivi e i miniquartieri che gli speculatori hanno pensato bene di tirar su nel lungo sacco edilizio cominciato alla metà degli anni sessanta e andato avanti fino ai novanta, con una concentrazione ineguagliata in Italia.

      Sono tutti figli dell’era dei Coppola, quando in tanti si sono improvvisati piccoli costruttori e interi quartieri sono nati dal nulla. “Il problema è che a Castel Volturno ci sono almeno 40mila abitazioni abusive abbandonate, di scarsa qualità e ormai cadenti, pronte per essere occupate”, spiega Dimitri Russo. Un quarto di queste è costruito su demanio pubblico, a volte perfino sulla spiaggia.

      “Nella peggiore delle ipotesi con cento euro affitti un appartamento e con 20mila euro riesci a comprartelo”, prosegue. I controlli sono difficili per gli scarsi mezzi a disposizione e per l’impossibilità di sgomberare e ricollocare migliaia di persone che vivono con un’economia di fortuna, e questo ha fatto di Castel Volturno una sorta di “porto franco”. “Qui in un modo o nell’altro si campa”, conclude il sindaco, che rappresenta quella parte della città che non vuole arrendersi al suo disfacimento. Per questo ha denunciato il rischio che la “polveriera” Castel Volturno possa esplodere da un giorno all’altro.

      Tutta un’altra storia
      Dimitri Russo si è presentato con una lista di centrosinistra per ridare un volto pulito alla cittadina dopo che il comune era stato commissariato per infiltrazioni camorristiche e nessuno dei sindaci degli ultimi vent’anni era rimasto esente da sospetti di collusione con il temibile clan dei Casalesi, sempre nel nome del cemento selvaggio. Lo slogan della sua campagna elettorale, nel 2014, era eloquente: “Tutta n’ata storia”, “tutta un’altra storia”.

      Voleva riecheggiare una delle canzoni più note del cantautore napoletano Pino Daniele, che nel testo afferma la propria diversità culturale rispetto alla musica americana che si ascoltava nei locali a stelle e strisce del porto di Napoli, e al contempo segnare una cesura rispetto all’epoca in cui la commistione tra politica e malavita aveva creato un disastro urbanistico e sociale che non ha pari in un paese occidentale. Ora si trova a dover gestire il lato più oscuro della “gentrificazione” napoletana e le critiche di chi chiede il pugno duro contro gli immigrati ma non fa una piega di fronte al loro sfruttamento nelle campagne.

      Sulla particolarità di questa cittadina dell’Italia meridionale che oggi si trova a guidare ci ha scritto la sua tesi di laurea. Ha verificato che in appena quarant’anni la popolazione è cresciuta da meno di quattromila a cinquantamila abitanti e che ogni anno l’anagrafe registra un migliaio di nuovi residenti e più o meno altrettanti che vanno via, ed è giunto alla conclusione che per questo motivo a Castel Volturno “non esiste una comunità forte, con un’identità riconosciuta”, e questo non aiuta la coesione sociale.

      Tutti alloggiati nella giungla di cemento abusivo che si distende lungo i ventisette chilometri di litorale domizio

      Gli dà ragione padre Antonio Bonato, che con un gruppo di missionari comboniani è arrivato qui per aiutare i poveri come in una qualsiasi bidonville africana. Intervistato dalla giornalista Ilaria Urbani nel libro La buona novella (Guida editore), ha detto: “Qui è l’idea di cittadinanza che manca, non abbiamo cittadini ma abitanti, sia italiani che immigrati”. Per lui, che è arrivato nel casertano alla vigilia della strage di San Gennaro dopo sedici anni in Mozambico, la difficoltà maggiore è legata al fatto che “tutti considerano Castel Volturno solo un luogo da sfruttare, perché trovi gli appartamenti a un prezzo irrisorio e ti puoi sistemare con poche risorse”.

      I numeri sono impressionanti: per 25mila abitanti regolarmente registrati, a Castel Volturno se ne stimano altrettanti che sfuggono a qualsiasi censimento, “invisibili” come il Garabombo dell’omonimo romanzo di Manuel Scorza. Non-cittadini che non hanno diritto all’assistenza medica di base e al welfare locale, ma che ciononostante gravano sulle spalle del comune, come l’ex parcheggiatore Vincenzo Marotta e gli altri occupanti di Parco Saraceno o come i 15mila immigrati senza permesso di soggiorno della “little Africa”. Se si contano pure i numerosi europei dell’est, il rapporto tra popolazione autoctona e immigrati è di uno a uno. Tutti alloggiati nella giungla di cemento abusivo che si distende lungo i ventisette chilometri di litorale domizio.

      Latente guerra civile
      Il sindaco Russo mostra i bilanci e snocciola cifre: su venti milioni di spesa annua, la metà se ne va per la raccolta e smaltimento dei rifiuti, un milione per i depuratori e l’illuminazione, un altro milione per i servizi sociali. Inoltre, il comune versa 170mila euro per condividere alcune attività con i comuni vicini. A questi vanno aggiunti altri 800mila euro di spesa per il pacco alimentare ai poveri e per l’assistenza ai disabili e ai minori, inviati in strutture di accoglienza quando le madri vengono arrestate. Ancor più dei 700 detenuti agli arresti domiciliari da controllare, quello delle donne incarcerate è un problema di primaria importanza a Castel Volturno: la gran parte di loro è single e l’amministrazione è costretta a prendere in carico i figli.

      Il primo cittadino è disperato: si trova a dover assistere una popolazione reale che è il doppio di quella ufficialmente censita, con un comune semi-fallito e una latente guerra civile tra residenti e non.

      ‘Se gli africani decidessero di andarsene questo sarebbe un paese fantasma’

      Viceversa, se da un lato i cittadini se la prendono con gli africani, appena il 20 per cento di loro paga “spontaneamente” le tasse. Un altro 10 per cento “lo recuperiamo coattivamente nel giro di qualche anno”, spiega Russo. Il resto va a ingrossare la lista dei crediti da riscuotere. “Un giorno abbiamo fatto un piccolo test: su venti persone controllate a caso in un’unica strada durante una protesta contro la carenza di servizi, solo 19 erano in regola con i pagamenti”, racconta Alessandro Buffardi, un consigliere comunale che si occupa dei beni confiscati.

      Faccio anch’io una piccola prova: in un vicoletto chiuso nell’antico borgo murato del castello, solo una signora garantisce di pagare le imposte comunali. Lo dice fiera per lamentarsi con il comune del fatto che dall’abitazione di fronte, diroccata, con il tetto sfondato e le erbacce che proliferano all’interno, piovono pietre e nessuno interviene.

      Russo non sa più che pesci prendere: ogni anno mancano all’appello almeno cinque milioni e il comune è in dissesto economico, il governo non lo sostiene e a lui pare di guidare una barca che fa acqua da tutte le parti. “Per trent’anni non è stata fatta alcuna manutenzione o i lavori sono stati fatti male, le fogne saltano e le strade sprofondano e noi abbiamo difficoltà perfino a sostituire una lampadina”, si lamenta. Per far intendere cosa vuol dire, spiega che, se dovesse decidere di abbattere una delle decine di migliaia di case costruite sul demanio pubblico, anche solo per dare un segnale simbolico contro l’abusivismo, non avrebbe i soldi per farlo.

      L’unica soluzione sarebbe chiedere un prestito alla Cassa depositi e prestiti e poi cercare di rivalersi con il proprietario, avviando un contenzioso che durerebbe anni per provare a riavere indietro i soldi spesi e risarcire la banca d’affari del ministero delle finanze.

      Si tratta di una spirale perversa: il Comune non riesce a garantire i servizi per tutti, chi vive di espedienti chiede assistenza ma trae beneficio dall’assenza dello stato, i cittadini soffrono la disparità di trattamento con i non cittadini e i meno accorti se la prendono con i più deboli tra tutti, ossia gli immigrati, nemmeno immaginando che, a sud del Sahara, per molti giovani che aspirano a venire in Europa quest’ultima ha il volto di Castel Volturno.

      L’Africa napoletana
      Il cuore pulsante di questo pezzo d’Africa europea, disseminata per i ventisette chilometri di costa e oltre, nelle vicine Mondragone a nord e Villa Literno a sud, nonché nei paesi dell’interno, è nella distesa di case e villette destinate alla villeggiatura che si trovano sulla sponda destra del fiume Volturno, a un passo dal mare. Oggi è una lunga teoria di strade malridotte, abitazioni abbandonate e sventrate dalle quali spunta qua e là qualche segno di vita, vedette italiane dei clan agli angoli delle strade, bar, pizzerie e ristoranti inesorabilmente abbandonati, chiese pentecostali e qualche centro islamico, piccole attività commerciali a uso e consumo, alternativamente, degli italiani o degli africani.

      Aniello Capone ne è considerato una sorta di sindaco occulto: ha costruito buona parte delle villette e condomini di Destra Volturno “quando qui non c’era nulla”, nemmeno il piano regolatore, ha venduto le abitazioni e poi ha portato pure acqua, luce e fognature. Quando gli chiedi perché l’ha fatto lui e non lo stato, gli sbuca un sorriso sornione sotto il cappello a larghe falde, come a dire: chi altri poteva farlo? Poi risponde: “Mi hanno accusato di estorsione per aver chiesto agli abitanti il conto, ma potevo lasciarli senza servizi o aspettare che si mettessero d’accordo tutti?”.

      Da “Scipione” vanno a fare la spesa tutti, italiani e africani: pesci lucertola essiccati o creme sbiancanti, pasta e pane . Il titolare del minimarket si rivolge in napoletano con i primi e ha imparato la lingua twi ghaneana per farsi intendere dai secondi. Esordisce così: “Se gli africani decidessero di andarsene questo sarebbe un paese fantasma”.

      Trascorrere una mattina nel suo negozio è come assistere a uno spot vivente sull’integrazione: risponde per le rime a un africano che, pensando di non essere capito, lo chiama “mariuolo” per il costo, a suo dire eccessivo, di un articolo; scherza con i clienti, bacchetta e prende in giro i compaesani che “hanno il razzismo inculcato” e “pensano che la piaga di Castel Volturno siano i neri”. “Scipione”, all’anagrafe Maurizio Russo, 54 anni e “castellano doc”, non è tenero con i suoi concittadini: “Prima hanno devastato questo posto e ora se la prendono con i neri, ma la verità è che gli africani fanno comodo a tutti, perché lavorano, guardano le case e le abitano, spesso al nero”.

      Gli abusivi però non hanno fatto i conti con l’erosione costiera, testimoniata dalle casette mangiate dal mare

      Non è l’unico a pensarla in questo modo. Barbara Carino abita qui da 25 anni con i genitori e due figli, un ragazzo di 16 anni e una bambina di dieci. Al pari del parcheggiatore Vincenzo Marotta, pure lei è una vittima della “gentrificazione” napoletana: è arrivata dal cuore della città e, come gli occupanti di Parco Saraceno, non lascerebbe mai l’enclave afro-campana di Destra Volturno. Ci ha provato una sola volta, andando a Torino alla ricerca di un lavoro, ma è tornata dopo appena quindici giorni. Troppo freddo, troppo caos, troppi rumori, troppe difficoltà a entrare in relazione con le persone, perfino con i vicini di pianerottolo, sostiene. “Avevo nostalgia perfino dell’odore del caffè che la mattina arriva dai vicini di casa”, afferma. Ci tiene a smontare i cliché negativi sul quartiere.

      Dice che, “nonostante tutto, a Destra Volturno si può star bene”, anche se, ammette, “bisogna saperci vivere”. Basta abituarsi all’assenza di servizi e organizzarsi in proprio: per esempio, noleggiando un pulmino privato per mandare i figli a scuola in paese in modo non lasciarli mai per strada, facendo a turno con le altre famiglie per invitare i ragazzi a casa. Facciamo un giro nel quartiere: entriamo in un minimarket nigeriano e in un “barber shop” togolese, scambiamo quattro chiacchiere con due abitanti del posto e, arrivati alla spiaggia di Bagnara, all’estremo nord di Castel Volturno, confessa: “Non ce la farei neppure a tornare in città”, che per lei vuol dire la sua Napoli. Le mancherebbe troppo, dice, “il silenzio che c’è qui”, l’assenza assoluta di rumori urbani, di traffico e di pedoni.

      Barbara Carino mi ha portato fin qui per mostrarmi il paese abusivo sommerso. A Bagnara non ci sono le villette e i residence di Destra Volturno e neppure le palazzine di Parco Saraceno, ma domina l’edilizia informale. Chi voleva si è recintato un pezzetto di demanio pubblico e ci ha costruito sopra, spesso a pelo d’acqua. Gli abusivi però non hanno fatto i conti con l’erosione costiera, della quale le casette mangiate dal mare sono testimonianza e termometro allo stesso tempo: più l’acqua si alza e più il quartiere viene sommerso, candidandosi al ruolo di novella Atlantide dell’abusivismo edilizio. Negli ultimi anni il mare ha mangiato duecento metri di terraferma e oggi dal mare spuntano pilastri e spezzoni di cemento armato. Quando c’è bassa marea, mi dicono, spunta pure un comignolo.

      La nuova capitale della droga
      A Destra Volturno gli unici passanti, negli orari di andata o ritorno dal lavoro, a piedi o in bicicletta, sono gli africani e poco altro. Nelle altre ore si vede solo chi non è riuscito a guadagnarsi la giornata mettendosi al soldo di un caporale.

      Secondo la polizia, che quotidianamente gioca al gatto e topo con gli spacciatori, questo quartiere ghetto, destinato al turismo e finito nelle mani della criminalità organizzata come una qualsiasi periferia degradata di una grande città, è la nuova capitale della droga in Campania. Qui si sono trasferiti spacciatori in cerca di una “zona franca”, latitanti in cerca di rifugi sicuri e perdenti delle guerre di camorra, costretti a emigrare per non essere uccisi. Le piazze di spaccio sono “dinamiche”, non fisse e invisibili, “anche grazie allo sviluppo urbanistico sconsiderato che offre innumerevoli ripari nelle decine di stabili abbandonati”.

      Qui incrociano gli affari la camorra partenopea e la “mafia nigeriana” di cui parla Sergio Nazzaro, un giornalista casertano, nel libro-reportage Castel Volturno (Einaudi). L’autore dipinge la cittadina come una “Gotham city del Sud senza Batman”, un luogo libero da ogni regola o contratto sociale, “una metropoli sul mare con le fattezze di un paesino del Meridione”, nella quale boss africani gestiscono traffici di cocaina ed eroina per decine di milioni di euro. Le stradine che portano verso la spiaggia sono sbarrate da cancelli e inferriate che, mi dicono, servono a proteggere le connection houses, “case chiuse” dove la prostituzione è gestita dalle “tenutarie” nigeriane. Per mostrare, con ironia, quel che accade in queste ultime, un ex prete e rapper milanese, Gianluca Castaldi, e il regista Vincenzo Cavallo hanno ideato una serie web che affronta con ironia il tema dell’integrazione nella più grande banlieue d’Europa.

      La particolarità è che i protagonisti sono i diretti interessati. Castaldi è uno dei pochi bianchi ad aver avuto accesso in questo mondo e questo l’ha aiutato a delineare l’ossatura di quella che ha definito una “social fiction”. Il protagonista è un giovane napoletano di buona famiglia mai allontanatosi da Posillipo che, dopo il fallimento dell’azienda paterna, decide di trasferirsi a Castel Volturno in una casa ereditata dalla nonna, ma la trova occupata da un gruppo di africani e trasformata in una connection house, appunto. Nel 2008, dopo la strage, insieme ad alcuni attivisti del centro sociale Ex canapificio di Caserta, Castaldi ha creato il laboratorio musicale Kalifoo Ground, che è il nome che gli africani hanno dato alle rotonde lungo la via Domiziana dove ogni mattina aspettano l’arrivo dei caporali, spesso immigrati come loro, per finire a lavorare nelle campagne per pochi euro al giorno.

      Da Jerry Masslo alla strage di San Gennaro
      Quando ho trascorso una notte nella “piazza degli schiavi” di Villa Literno per osservare da vicino il gigantesco mercato a cielo aperto delle braccia destinate all’agricoltura di giornata, Tammaro Della Corte, un sindacalista di strada che con un gruppo di attivisti pattugliava la via Domiziana, che percorre da nord a sud il territorio di Castel Volturno, allungando ai braccianti dei foglietti con un numero di telefono da contattare in caso avessero bisogno di aiuto, mi aveva detto che, nonostante tutto, le condizioni dei migranti sono migliorate rispetto a quando, la notte del 17 settembre del 1994, in una sorta di Mississippi burning all’italiana, fu incendiato il ghetto dove vivevano duemila africani (un episodio al quale la band napoletana Almamegretta dedicò la canzone Scioscie viento).

      Non è dello stesso avviso il sindaco Dimitri Russo, per il quale poco o nulla è cambiato dal giorno in cui, nella stessa baraccopoli che cinque anni dopo andrà a fuoco, fu ucciso il sudafricano Jerry Essan Masslo, al quale oggi sono intitolati la locale camera del lavoro, un’associazione che si occupa di immigrazione e pure un premio letterario.

      La figura del giovane immigrato, trucidato in un maldestro tentativo di rapina nel 1989, da queste parti è divenuta l’emblema di chi lotta per i diritti dei migranti. A Umtata, la città in cui condivideva i natali con Nelson Mandela, Jerry Masslo era stato un attivista, vicino alle posizioni dell’Anc e del movimento della Black consciousness fondato da Steve Biko, organizzazioni che lottavano per la fine dell’apartheid.

      Su Masslo non ci sono notizie certe: pare che il padre fosse stato fatto scomparire dal regime e che avesse perso una figlia piccola, colpita da un proiettile vagante durante una manifestazione. Quel che è sicuro è che era arrivato dal Sudafrica in maniera rocambolesca: dopo aver messo in salvo moglie e figli da alcuni parenti in Zambia, era partito prima alla volta della Nigeria, nascosto nella scialuppa di salvataggio di una nave cargo, e da qui in aereo verso Roma, dove aveva trovato rifugio alla Comunità di Sant’Egidio per poi finire a raccogliere pomodori nella pianura casertana. Ma non aveva piegato la testa di fronte agli sfruttatori. Partecipava alle riunioni dei migranti che chiedevano salari migliori, coperture assicurative e condizioni di lavoro più umane.

      “Pensavo di trovare in Italia uno spazio di vita, una ventata di civiltà, un’accoglienza che mi permettesse di vivere in pace e di coltivare il sogno di un domani senza barriere né pregiudizi. Invece sono deluso. Avere la pelle nera in questo paese è un limite alla convivenza civile. Il razzismo è anche qui: è fatto di prepotenze, di soprusi, di violenze quotidiane con chi non chiede altro che solidarietà e rispetto. Noi del terzo mondo stiamo contribuendo allo sviluppo del vostro paese, ma sembra che ciò non abbia alcun peso. Prima o poi qualcuno di noi verrà ammazzato e allora ci si accorgerà che esistiamo”, disse in un’intervista alla trasmissione del Tg2 Nonsolonero.

      Andò proprio così: la sua profezia si avverò e ne rimase vittima lui stesso, ucciso durante un maldestro tentativo di rapina che non ebbe nulla di casuale. La caccia al nero era uno sport comunemente praticato e perfino teorizzato da alcuni giovani del posto. Ancora oggi, racconta Maurizio Russo tra una consegna e l’altra al bancone del minimarket Scipione, minacciare con le spranghe gli africani che escono di casa, all’alba, per andare a raccogliere i pomodori, è un’abitudine diffusa tra i giovani che li incrociano, soprattutto d’estate, all’uscita da discoteche e locali notturni.

      Non era mai accaduto prima e non avverrà in seguito che per la morte di un bracciante africano sia organizzato un funerale di stato

      Jean René Bilongo, un camerunense che a Castel Volturno è tra gli animatori dell’associazione intitolata al sudafricano ucciso, ha raccontato in questo modo quello che accadde la sera del 23 agosto 1989: “Jerry si era ritirato nel capannone per attrezzi di via Gallinelle che condivideva con altri ventotto suoi compagni. Avevano trascorso un momento insieme, tra una frugale pietanza fredda e una chiacchierata sull’andamento della giornata. Mentre si preparavano a sdraiarsi sui loro ruvidi cartoni per la nottata, un gruppo di sei ragazzi fece irruzione. Avevano il volto coperto da passamontagna ed erano muniti di mazze e altre armi che s’intravedevano nella penombra. Intimarono che venissero consegnati loro i soldi guadagnati nei campi. Nessuno lo fece. Ci fu un po’ d’agitazione, volavano parole indecenti, cominciò una colluttazione. Fu allora che uno dei balordi colpì alla testa, col calcio della pistola, lo sprovveduto Ayuel Bol Yansen, un sudanese di 29 anni. In quello stesso istante, Jerry si affacciò per capire cosa stesse succedendo. Impazzito, uno dei rapinatori gli sparò tre colpi con la pistola calibro 7.65 che impugnava. Jerry cadde a terra, rantolando e chiedendo aiuto. Lottava contro la morte, disteso in una pozza di sangue. Altri due braccianti furono feriti, ma in modo lieve. Il trambusto degli spari e il fuggi-fuggi generale che seguì fecero accorrere gli altri ragazzi che dormivano sotto il muro di cinta del terreno dove si trovava la casupola. I balordi scapparono, spaventati dalla prevedibile reazione degli inferociti stranieri. Per il povero Masslo non ci fu più nulla da fare”.

      Quel delitto che faceva tornare alla mente le esecuzioni del Ku klux klan nell’America schiavista ebbe un’eco inaspettata, facendo scoprire al paese l’esistenza degli immigrati e le loro indegne condizioni di vita e di lavoro. A Villa Literno arrivarono le massime autorità politiche e a Roma fu indetta un’imponente manifestazione antirazzista che portò all’approvazione della prima legge sull’immigrazione. Quest’ultima prese il nome del suo proponente: il vicepresidente del consiglio Claudio Martelli, all’epoca giovane socialista in rapida ascesa politica all’ombra del segretario Bettino Craxi.

      Non era mai accaduto prima e non avverrà in seguito che per la morte di un bracciante africano sia organizzato un funerale di stato come avvenne per l’omicidio di Jerry Masslo. Non accadrà un anno dopo quando, nella vicina Pescopagano, un commando della camorra sparerà all’impazzata davanti a un bar lasciando a terra due morti e sei feriti, e neppure la sera di San Gennaro del 2008, neppure dopo che sarà accertato che i ghaneani Kwame Antwi Julius Francis, Affun Yeboa Eric, Christopher Adams, El Hadji Ababa, il togolese Samuel Kwako e il liberiano Jeemes Alex erano stati trucidati semplicemente per far capire che a controllare il territorio erano i Casalesi e non per risposta a uno sgarro o per vendetta criminale.

      Per identificare gli autori sarà decisiva la testimonianza di un ghaneano, Joseph Ayimbora, che, colpito da diversi proiettili, sopravvisse fingendosi morto e poi riconobbe chi gli aveva sparato e altri due componenti del commando. Secondo i giudici, si trattò di una strage con chiare finalità terroristiche, aggravata dalla discriminazione e dall’odio razziale, motivazione inedita nella storia degli omicidi di camorra.

      La resistenza dei sindaci
      Per provare a reagire, l’amministrazione guidata da Dimitri Russo ha puntato gran parte delle sue carte sul recupero dei beni confiscati alla camorra e sulla loro assegnazione ad attività sociali. Sono 115 e ne stanno arrivando altri 88, cifre che fanno di Castel Volturno il comune con il più alto numero di beni confiscati alla camorra di tutta la Campania.

      Qui i clan di tutta la regione venivano a reinvestire i soldi sporchi in edilizia di bassa qualità e più che discutibile estetica. Nel solo Parco Allocca, costruito in una vecchia cava vicino a un lago artificiale da un imprenditore legato ai Casalesi e destinato ancora una volta ai militari americani, sono state confiscate 34 villette. Una di queste è stata pure occupata da un ignaro senzacasa ghaneano, poi sgomberato. Per segnare la discontinuità con il passato recente, il Parco è stato reintitolato a “Faber”, com’era affettuosamente soprannominato il cantautore Fabrizio De Andrè, nel 1979 sequestrato per quattro mesi dall’Anonima sequestri in Sardegna insieme a sua moglie Dori Ghezzi.

      A Castel Volturno tutto ciò che ha a che fare con il cemento puzza di camorra e di corruzione. L’appalto per la villa comunale di Destra Volturno è stato uno dei motivi che hanno spinto il ministero dell’interno a sciogliere la giunta comunale, nel 2012, per infiltrazioni camorristiche. Si tratta di un enorme spazio verde attrezzato e recintato attorno a un lago artificiale. I lavori furono assegnati a una ditta che faceva capo al clan dei Casalesi e il risultato è sotto i miei occhi: la villa, con tanto di panchine e percorsi pedonali, non può essere aperta perché, a causa dei passamano costruiti male, i bambini rischierebbero di finire in acqua e annegare.

      Di fronte all’ingresso, un’ex pizzeria è stata affittata ai missionari comboniani che l’hanno risistemata e assistono gli immigrati, qui come in uno slum di Nairobi. Punto di riferimento per tutti gli africani di Castel Volturno è però il centro Fernandes, che si trova lungo la via Domiziana. I suoi giardini sono un punto di ritrovo per la comunità nera, ma chiunque abbia bisogno di un letto, un pasto caldo, una visita medica, una consulenza burocratica o ha solo necessità di farsi una doccia passa di qua.

      All’ingresso mi attende Erik, un giovane per metà della Sierra Leone e per l’altra metà del Ghana. Mi racconta che non è arrivato in Italia, come la maggioranza dei suoi connazionali, con uno dei barconi che quotidianamente solcano il canale di Sicilia rischiando il naufragio. Era stato prelevato dai talent scout della squadra di calcio del Lione, alla ricerca di giovani promesse in Africa. Sarebbe potuto diventare un calciatore importante ma, arrivato in Francia, è fuggito senza cogliere l’opportunità. È andato a Torino e poi a Castel Volturno, perché era senza permesso di soggiorno e “alcuni amici del Ghana mi hanno detto che qui avevo poche possibilità di essere scoperto”. Ora è in regola e ha provato a portarsi sua madre. Ma lei non ha resistito e ha voluto tornare nel suo villaggio in Ghana.

      Erik mi porta a fare un giro nel centro Fernandes, un’ex caserma donata alla Caritas dall’omonima famiglia napoletana: ci sono una biblioteca, un centro d’ascolto, una mensa, un dormitorio appena rimesso a nuovo, uno studio dentistico e un ambulatorio medico che può contare su un volontario d’eccezione: il sindaco della vicina Casal di Principe Renato Natale. Non si tratta di un personaggio qualsiasi: si trovava a fare il sindaco, per un breve periodo, il giorno in cui un killer della camorra entrò nella sacrestia della chiesa di San Nicola di Bari e scaricò addosso al parroco don Peppe Diana, che si apprestava a celebrare la messa, cinque colpi di pistola.

      Il prete era colpevole di essersi rifiutato di celebrare il funerale di un uomo ucciso in uno scontro tra cosche. Nella sua predica più famosa, intitolata “Per amore del mio popolo non tacerò”, aveva detto: “La camorra rappresenta uno stato deviante parallelo rispetto a quello ufficiale, privo però di burocrazia e d’intermediari che sono la piaga dello stato legale”.

      Oggi che è di nuovo sindaco, Renato Natale ne ha raccolto idealmente il testimone. Considera il clan dei Casalesi “una dittatura militare” e chi si oppone a essa come “un resistente”. Ha restituito alla cittadinanza, facendone un centro per la riabilitazione mentale, la villa che il boss Walter Schiavone, fratello del capoclan Francesco soprannominato “Sandokan”, si era fatto costruire sul modello di quella del mafioso Tony Montana –Al Pacino in Scarface, e ha dichiarato: “Da oggi la chiameremo Villa della Liberazione”. Ha rifiutato la scorta armata perché “non serve a nulla” e utilizza come slogan il titolo di una canzone del rapper napoletano Lucariello, Miettice ‘a faccia, il cui ritornello recita: “Quando la paura ti abbraccia mettici la faccia”. Nonostante gli impegni istituzionali, non manca un appuntamento con i pazienti africani, che cura gratis due sere alla settimana nell’ambulatorio medico del centro Fernandes.

      A casa di Pupetta Maresca
      Il fiore all’occhiello dei beni recuperati è l’ex villa di Pupetta Maresca a Baia Verde. Maresca, giovanissima donna di camorra, al sesto mese di gravidanza, il 16 agosto 1955 uccise il mandante dell’omicidio di suo marito Pasquale Simonetti, detto Pascalone ‘e Nola (il boss che stabiliva il costo della frutta e della verdura al mercato ortofrutticolo di corso Novara a Napoli), scaricandogli addosso l’intero caricatore di una pistola Smith&Wesson. Un gesto che ha ispirato al regista Francesco Rosi il film La sfida. La casa è stata trasformata in una sartoria sociale nella quale sono impiegate donne italiane e nigeriane.

      L’hanno chiamata La casa di Alice e producono capi realizzati con un mix di tessuti africani e occidentali. Ho assistito a una sfilata dei loro capi d’abbigliamento in un altro edificio recuperato: una masseria appartenuta a Michele Zaza, boss con ville a Posillipo e a Beverly Hills, nella quale si allevavano cavalli destinati alle corse clandestine e si custodivano le sigarette di contrabbando, oggi riconvertita da un gruppo di ingegneri e agronomi in un caseificio che produce quelle che definiscono “mozzarelle della legalità”. In mostra c’erano una gran varietà di tessuti africani variopinti “made in Castel Volturno”, a testimoniare quanta Africa ci sia oggi in questo pezzo di sud Italia. All’ingresso della masseria un tempo appartenuta al boss, la scritta a caratteri cubitali “Qui la camorra ha perso”.

      Il comune ha assegnato l’abitazione, una tipica casetta di mare con un bel giardino e la bizzarria di un camino sul quale la padrona di casa aveva fatto incidere le sue iniziali, all’associazione Jerry Masslo, dalla quale è nata la cooperativa Nuovi Orizzonti, che gestisce la sartoria sociale.

      Pupetta Maresca ha dovuto arrendersi di fronte alla tenacia di un pugno di donne pacifiche e determinate, come non aveva fatto di fronte al capo indiscusso della nuova camorra organizzata Raffaele Cutolo, contro il quale convocò una conferenza stampa per sfidarlo a viso aperto, e prima ancora dinanzi all’uomo presunto mandante dell’omicidio del marito: Antonio Esposito, soprannominato Totonno ‘e Pomigliano. Lo stesso che, come ha raccontato nel saggio Politica e crimine lo scrittore tedesco Hans Magnus Enzensberger dopo aver seguito l’intero processo, alla fine del fastoso matrimonio tra i due in un ristorante di Castellammare di Stabia, senza lasciar presagire quello che sarebbe accaduto di lì a qualche mese, si era alzato in piedi intonando un celebre canto di malavita: “Guapparìa”.

      L’ultimo concerto di Mama Africa
      La sera del 9 novembre del 2008, proprio a Baia Verde, la cantante sudafricana Miriam Makeba aveva invece chiuso il suo concerto in onore delle vittime della strage di San Gennaro e in sostegno dello scrittore Roberto Saviano, minacciato dai Casalesi, con il bis di Pata Pata, la canzone che le ha conferito alla fine degli anni cinquanta un successo planetario. “Mama Africa”, voce per eccellenza di tutti i neri che si opponevano all’apartheid, era arrivata a Castel Volturno per cantare davanti ai suoi conterranei, in segno di riconoscimento di quello che rappresenta questa cittadina sudeuropea per l’intero continente nero.

      Il destino ha voluto che al termine del concerto abbia avuto un malore e sia morta nel giro di pochi minuti. Poche ore prima aveva visitato il centro Fernandes, parlando a una platea composta quasi esclusivamente da africani: “Quando la gente vive separata, non si conosce e impara a essere sospettosa degli altri, ma quando la metti insieme impara a conoscersi e scopre che tutti noi, in quanto esseri umani, viviamo gli stessi problemi e che non dobbiamo avere paura gli uni degli altri”, aveva detto riferendosi ai ghetti riservati agli africani e alla separazione tra questi ultimi e i cittadini del luogo.

      A ricordarla è un monumento nel quale il suo volto emerge dall’inconfondibile sagoma del continente africano, attorniato da sette fori di pallottola, quante furono le vittime della violenza camorristica. La sua morte ha chiuso simbolicamente un cerchio aperto quasi vent’anni prima da quella del suo connazionale Jerry Masslo e ha fatto di Castel Volturno, già “periferia dei Casalesi”, spicchio d’America partenopea, utopistica città giardino rovesciata in ghetto per gli espulsi dalla metropoli napoletana, pure l’indiscussa capitale dell’Africa europea.

      https://www.internazionale.it/reportage/angelo-mastrandrea/2017/02/25/castel-volturno-polveriera

  • Magnagrecia
    https://www.youtube.com/watch?v=eMdo3S54J5w

    Paesi abbandonati non vogliono morire
    accolgono le vite che sanno cosa dire
    e terre saccheggiate raccolgono i destini
    di storie fatte a pezzi di eroi clandestini
    dormono le case cullate da cicale
    all’ombra delle rocce riflesse dentro al mare
    e pietre colorate di oro e di marrone
    resistono al fuoco e alla maledizione
    di qua di là c’è solo povertà
    nella magnagrecia gli dei non ci son più
    paesi senza tempo e con l’anima nel cielo
    non portano la croce non indossano il velo
    si tuffano in valigie per disseminare tracce
    ritornano a nascere con mille nuove facce
    di qua di là c’è solo povertà
    nella magnagrecia gli dei non ci son più
    terra bruciata terra bruciata
    nella magnagrecia gli dei non ci son più
    terra bruciata kolassi theos
    terra avvelenata choma kiegome
    terremotata soi tanatos
    nella magnagrecia megalos elada

    #Il_parto_delle_nuvole_pesanti #musique #chanson #Italie_du_Sud #abandon #villages_abandonnés

  • La #traque des migrants subsahariens

    Depuis 2023, le nombre d’#interceptions au large des côtes tunisiennes a beaucoup augmenté, alors que l’Europe sous-traite au pays la lutte contre l’immigration illégale. En parallèle, les discours xénophobes de #Kaïs_Saïed alimentent les violences en tout genre envers les migrants subsahariens.

    Depuis la signature d’un #accord de #coopération entre l’#Union_européenne et la Tunisie en juillet 2023, Tunis est devenu l’un des principaux sous-traitants de la lutte contre l’immigration illégale vers l’Europe, en tout cas l’un des plus efficaces à en juger par les #chiffres (depuis que le partenariat a été mis en place, les arrivées illégales en Italie ont été divisées par 25). En échange de #fonds européens bienvenus en période de crise économique, la Tunisie a ainsi drastiquement augmenté le nombre d’interceptions d’embarcations en mer, provoquant de nombreux drames, et organisé une traque aux migrants subsahariens en situation irrégulière. Si elle est le résultat de la dépendance de l’État tunisien aux financements européens, cette politique est par ailleurs alimentée par des discours xénophobes, racistes et complotistes tenus par Kaïs Saïed , à l’image de celui du 21 février 2023 dans lequel le président tunisien parlait de “hordes de migrants clandestins” et évoquait l’existence d’un “plan criminel pour changer la composition du paysage démographique en Tunisie”.

    Des personnes migrantes exposées aux #violences_policières et aux trafics

    Face aux #arrestations qui se sont multipliées depuis le début des négociations avec l’Union européenne, de nombreux migrants subsahariens ont trouvé refuge dans des #campements au nord de #Sfax, sous les oliveraies, où ils seraient aujourd’hui entre 20 000 et 30 000. Mais là encore ils sont exposés aux actions policières, comme en témoignent les démantèlements des camps d’#El_Amra et de #Jebeniana au printemps 2025, ainsi qu’aux trafics en tout genre. Car la fermeture de la voie maritime et le tarissement de la source de revenus qu’elle générait pour certains fonctionnaires corrompus et autres passeurs ont provoqué la reconversion d’une partie de ces acteurs vers d’autres activités pour tenter de continuer à tirer profit de la situation des migrants subsahariens. S’est ainsi développée toute une économie autour du #kidnapping, certaines personnes étant enlevées puis conduites à la frontière libyenne ou algérienne avant d’y être vendues ou abandonnées en plein #désert. Elles doivent ensuite faire appel à leur famille que l’on rançonne, ou bien payer très cher des taxis criminels pour pouvoir regagner Sfax.

    Comment s’articulent le partenariat entre la Tunisie et l’Union européenne, les discours racistes de Kaïs Saïed et les violences exercées à l’encontre des migrants subsahariens ? Comment ces politiques migratoires ont peu à peu créé un secteur d’activité économique informel profitant à toute une série d’acteurs, dont certains fonctionnaires ? Quelle est la situation des migrants subsahariens aujourd’hui en Tunisie ?

    Bloqués en Tunisie dans une situation de grande précarité du fait du durcissement des politiques migratoires tunisiennes et européennes, de nombreux migrants subsahariens trouvent un emploi dans le secteur agricole. Généralement sous-payés et travaillant sans aucun cadre légal, ils sont pourtant indispensables aux exploitants avec lesquels ils tissent souvent des liens, bien que leur relation soit profondément inégale.

    https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/cultures-monde/la-traque-des-migrants-subsahariens-1012753
    #Tunisie #violence #Méditerranée #migrations #réfugiés #xénophobie #externalisation #abandon #rançons #exploitation #travail #agriculture #migrants_sub-sahariens

  • #niscemi. Il baratro
    https://radioblackout.org/2026/01/niscemi-il-baratro

    La #frana tornata attiva con le piogge torrenziali di questi giorni aveva già portato a crolli ed evacuazioni nel 1997, quasi vent’anni fa.Oggi nuovi crolli e nuovi sfollati sono il segno delle responsabilità politiche di chi ha puntato sulla militarizzazione di un territorio, abbandonato all’incuria.Mentre le case cadono una dopo l’altra come castelli di carta […]

    #L'informazione_di_Blackout #muos
    https://radioblackout.org/wp-content/uploads/2026/01/2027-01-27-niscemi-mazzeo.mp3

    • La vulnerabilità di Niscemi e il fragoroso silenzio che circonda la base militare Usa e il Muos

      Il dibattito pubblico sulle conseguenze del ciclone Harry si è concentrato poco o nulla sulla presenza della #Naval_radio_transmitter_facility. Dalla sua costruzione, nel 1991, il disboscamento dell’area è invece stato massiccio, aggravando le condizioni di fragilità idrogeologica. Il movimento #No_Muos denuncia da decenni l’incompatibilità tra quel delicato ecosistema e la presenza di un’infrastruttura che occupa quasi 20 chilometri quadrati.

      A un mese dalla frana di Niscemi del 25 gennaio resta una voragine nel dibattito pubblico. Riguarda la militarizzazione permanente degli Stati Uniti, scomparsa dai radar. Eppure si tratta di una vicenda attualissima che si lega al collasso territoriale osservato dall’alto a fine febbraio anche dal presidente della Repubblica, Sergio Mattarella.

      Lo dimostra una data recentissima: 15 settembre 2025, quando la Regione Sicilia autorizza con decreto una richiesta proveniente dalla base militare statunitense Naval radio transmitter facility (Nrtf) per “erosion mitigation measures Niscemi”, opere di manutenzione straordinaria per consentire “un corretto deflusso delle acque meteoriche” che “evitino ulteriori fenomeni erosivi”.

      Quel provvedimento prova come l’assessorato regionale avesse ripreso visione in tempi ravvicinati del rischio erosivo della zona. Sollecitato dagli interessi privati a cui premeva mettere in sicurezza il perimetro della Nrtf, l’amministrazione pubblica non ha però, evidentemente, posto l’attenzione sui rischi per la popolazione civile e per l’integrità strutturale del paese, in previsione dell’autunno e delle piogge della stagione successiva.

      La Nrtf è stata costruita nel 1991, sei anni prima di un’altra frana che aveva già stravolto Niscemi nel 1997. Va considerato che le installazioni militari statunitensi in Italia negli anni Ottanta e Novanta venivano spesso autorizzate tramite accordi bilaterali con la Nato, senza uno studio di impatto ambientale o paesaggistico. Ciò implica che la documentazione pubblica non fornisce dati ufficiali consultabili sugli ettari di sughereta disboscati per la sua costruzione.

      La prima Valutazione di incidenza ambientale (Vinca) arriva solo nel 2008 per il Mobile user objective system (Muos), il sistema satellitare di comunicazioni militari installato a partire poi dal 2015 dentro la Nrtf. La presenta la Marina Usa alla Regione Sicilia, come a quel punto prevede la legge per un Sito di importanza comunitaria (Sic ITA050007) e una Zona di protezione speciale (Zps ITA050012) quale era diventata la sughereta nel 1997, e arriva dunque 17 anni dopo la costruzione della base e 11 dopo la prima frana.

      È in quel periodo che la società civile comincia a organizzarsi e a promuovere un confronto partecipato sulle conseguenze della militarizzazione sia sulla salute delle persone sia su quella del territorio. Il movimento di attiviste e attivisti sorto nel 2008 (No Muos) ha sempre denunciato l’incompatibilità tra la vulnerabilità geologica e idrogeologica del territorio, il valore ambientale dell’ecosistema e la presenza di “un’infrastruttura militare che, per estensione, è paragonabile al sedime dell’intero aeroporto internazionale Leonardo Da Vinci di Fiumicino (17 chilometri quadrati), collocato dentro e ai margini di un’area protetta” come la Riserva naturale orientata sughereta di Niscemi.

      “Nelle comunicazioni ufficiali sull’emergenza non compare alcun riferimento alla stabilità dei versanti interni e limitrofi alla base militare, agli effetti delle opere militari sul quadro geologico complessivo, né a verifiche indipendenti sulle infrastrutture del Muos”, ha denunciato il movimento a fine gennaio di quest’anno.

      Nel 2011, infatti, in una zona già occupata dalla Nrtf e dal petrolchimico di Gela poco distante -oggi riconosciuto dallo Stato come “area di crisi industriale complessa”-, la rete dei comitati No Muos ha commissionato a esperti esterni alla Regione e al governo statunitense una valutazione dei rischi indipendente. “Il progetto prevede che la stazione trasmittente Muos venga realizzata all’interno di una zona naturalistica protetta, il che impone di valutare anche le conseguenze delle emissioni sull’ambiente circostante” si legge al punto “d” della relazione stilata da Massimo Zucchetti, professore ordinario di Protezione dalle radiazioni al Politecnico di Torino e del consulente esterno Massimo Coraddu del Dipartimento di Energetica sempre al Politecnico di Torino.

      Da quel momento il comitato si costituisce come un presidio di tutela e rivendicazione dei diritti della cittadina e delle aree vicine. Come si legge nel documento pubblicato a fine gennaio “la frana che in questi giorni ha colpito Niscemi, costringendo all’evacuazione oltre 1.600 persone, non può essere ridotta a un evento meteorologico né archiviata come fatalità. Il nostro Comune è da anni una cartina di tornasole delle fragilità che possono caratterizzare alcuni territori: consumo di suolo, abbattimento di alberi, l’assenza strutturale di una seria pianificazione, infrastrutture abbandonate, trasporti pubblici precari dovuti a una rete ferroviaria inesistente e a una rete stradale cronicamente a rischio”.

      Le scelte politiche attuate in Sicilia hanno storicamente privilegiato un modello di sviluppo che considera alcune aree sacrificabili, basti pensare, ancora, alla Naval air station Sigonella (Nas Sigonella), altra base della Marina statunitense, situata in prossimità della città metropolitana di Catania e utilizzata dalla Nato, in particolare per il sistema di sorveglianza Alliance ground surveillance (Nagsf).

      Sono territori soggetti ad altrettanta erosione sociale, “la militarizzazione produce anche un effetto economico e sociale diretto: nessuno investe in un territorio trasformato nella ‘portaerei naturale al centro del Mediterraneo’, come è stata definita per anni dalla retorica militarista italiana”, spiegano nel comunicato.

      “La desertificazione, in senso ampio, è la conseguenza della militarizzazione. Niscemi vive da anni in una condizione di sovranità sospesa: decisioni imposte, terre sacrificate, popolazione esposta ai rischi, dissenso criminalizzato e al contempo opere frammentarie, manutenzioni episodiche, interventi emergenziali che sostituiscono da decenni qualsiasi strategia di messa in sicurezza. La frana di oggi è anche il prodotto di questa storia”, concludono, rendendo esplicito il doppio standard della logica bellica e coloniale: il territorio civile, occupato e defraudato, viene privato della cura istituzionale mentre la base militare, occupante, viene messa in sicurezza.

      Come scrive a fine gennaio Legambiente Sicilia, “l’area di cui si parla è inserita nel Pai della Regione come rischio geomorfologico 3 e 4, che sono i massimi gradi di rischio, quelli, cioè, che dovrebbero indicarci la necessità di intervenire per mitigare quanto più possibile la possibilità del rischio stesso”.

      Il precipizio creato dalla frana e lungo quattro chilometri si trova a Ovest della cittadina, dalla parte opposta rispetto alla zona in cui si staglia la Nrtf, tuttavia come fa notare Fabio D’Alessandro -programmatore informatico e attivista No Muos- “sicuramente condividono una cosa: il territorio, che vuol dire, molto semplicemente, che quando è stato installato il Mobile user objective system, a netto di tutte le contestazioni documentate dal comitato, qualcuno con responsabilità politica ha giurato e spergiurato che quest’area fosse sicura e adeguata” e aggiunge “ad oggi possiamo solo sapere con certezza che negli anni Novanta c’è stato un disboscamento pesante che ha portato un terreno già fragile all’impossibilità di assorbire le grandi quantità d’acqua delle piogge torrenziali provocate dai cambiamenti climatici, come quelle causate dall’uragano Harry a fine gennaio; per cui mentre noi abbiamo sempre detto che bisognava piantare alberi o salvaguardare gli alberi già esistenti, la strategia è stata persino di distribuire con continuità diserbanti e non fare più crescere neanche l’erba”.

      https://altreconomia.it/la-vulnerabilita-di-niscemi-e-il-fragoroso-silenzio-che-circonda-la-bas

  • DANZARE A MONTE : RIABITARE LUOGHI ABBANDONATI

    Dal 30 giugno al 9 luglio torna in Val di Fiemme “Danzare A Monte _ visioni di danza e natura”. La quarta edizione si caratterizza per le nuove proposte culturali fra camminate, spettacoli, dibattiti e laboratori in quota, con l’obiettivo di mettere in relazione danza e territorio montano.

    L’edizione 2023 parte dai ruderi in quanto concetto e luogo materiale, con l’intento di riabitare luoghi abbandonati e meno frequentati della valle, cercando e promuovendo uno sviluppo alternativo della montagna. I luoghi saranno i veri protagonisti di quest’anno, tra passato, presente e futuro.

    Tra gli eventi segnaliamo l’8 luglio il workshop “corpo e paesaggio”: un’esperienza pratica di movimento dedicata a tutti gli interessati al movimento espressivo e libero. Durante gli incontri scopriremo il piacere di muoversi all’aperto, attivando corpo e mente grazie a esercizi fisici individuali e di gruppo. L’obiettivo è stimolare i partecipanti ad acquisire una maggiore fiducia verso se stessi, sensibilizzando il corpo ad un approccio dinamico e creativo con diversi elementi naturali del paesaggio.

    Il 9 luglio i terrà un simposio a conclusione del festival a partire dal rudere in quanto concetto e luogo materiale per discutere della sua presenza nel paesaggio, delle sue origini e degli strumenti necessari per rigenerarlo tramite azioni di riscoperta e conversione. L’associazione culturale di Trento R.A.M. Residenza Artistica Montana coinvolgerà i partecipanti in un dibattito in quota sulla tematica ambivalente dell’abbandono/sviluppo del paesaggio alpino, affrontando la questione dell’abitabilità nelle valli di Fiemme e Fassa in cerca di nuove forme di sviluppo per il territorio a confronto con altri contesti alpini. Partecipano al dibattito Annibale Salsa, presidente del Comitato scientifico di Tsm|step – Scuola per il Governo del Territorio e del Paesaggio e componente del Comitato Scientifico della Fondazione Dolomiti-UNESCO, Sabrina Bortolotti, membro e responsabile comunicazione di SEDOTTIeABBANDONATI, progetto promosso dal Collegio degli Ingegneri di Trento che si pone l’obiettivo di affrontare il fenomeno degli edifici abbandonati sul territorio, e Marti Cigolla, organizer territoriale e parte della famiglia del B&B Mia Majon a Canazei.

    https://paesaggiotrentino.it/danzare-a-monte-riabitare-luoghi-abbandonati_4827_idn

    https://vimeo.com/1041742504?share=copy&fl=cl&fe=ci

    #danse #abandon #ruines

  • Il risveglio del drago. #Cavallerizzo : un paese mondo, tra abbandono e ricostruzione

    Nella notte tra il 6 e il 7 marzo del 2005, dopo settimane di pioggia insistente, il terreno franoso – «il drago» – su cui poggia Cavallerizzo, un paese #arbëresh in provincia di Cosenza, si scuote: la popolazione fugge e si mette in salvo, ma il rientro nelle case, seppure solo in minima parte distrutte, non avverrà mai. Per vent’anni Vito Teti seguirà con attenzione e partecipazione le vicende di una comunità «spaesata» e sofferente, ma al tempo stesso tenace e speranzosa, che nelle pagine del volume prende la parola e si racconta. I protagonisti di questa storia dedicano tempo ed energie per resistere, per non disperdersi, per non smarrire la presenza, per cercare un nuovo «appaesamento», per restare in loco o trasferirsi e ricostruire in una zona vicina. Fanno incontri, riunioni, discutono per mesi, per anni, per provare a uscirne con meno danni possibili, anche a costo di compromessi con i propri desideri e le proprie volontà. «Che senso posso dare alla storia di una piccola comunità che frana e si dissolve, e che dà origine a dispersioni, esilî, dolori, fratture, dissidî, forme di resistenza?», si chiede Teti. In un mondo in cui la fine e la crisi climatica incombono, le vicende di 300 abitanti ci raccontano quelle di 8 miliardi di persone. A Cavallerizzo tutti sapevano che era necessario controllare e incanalare le acque che alimentavano la frana, ma l’incuria e le inadempienze delle istituzioni hanno «risvegliato il drago». Cavallerizzo non è solo il simbolo dell’instabilità di un’intera regione e di tutto un Paese, di una terra segnata dalla precarietà, dai continui abbandoni e dagli interventi emergenziali e mai risolutivi: Cavallerizzo, piccolo paese che muore, luogo periferico e marginale, è il mondo. Ci parla dell’Antropocene, dello spopolamento, della possibile fine di luoghi, ci insegna qualcosa su come affrontare il rischio, anche sul piano emotivo, cognitivo, pratico, della «morte» del nostro mondo. Quanto accade in un piccolo sconosciuto paese ha rilevanza per tutti noi.

    https://www.donzelli.it/libro/9788855226493
    #livre #éboulement #Calabre #Italie #montagne #Vito_Teti #7_mars_2005 #abandon #reconstruction #new_town

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    voir aussi :
    #Vito_Teti : Vingt ans d’observations anthropologiques à #Cavallerizzo, village (partiellement) détruit par un éboulement dans les montagnes calabraises
    https://seenthis.net/messages/1176281

    • The March 7th 2005 Cavallerizzo (#Cerzeto) landslide in Calabria - Southern Italy

      In the early morning of March 7th 2005, after a period of prolonged rainfall (645 mm in 90 days, about 72% of mean annual precipitation) and snowfall, the hamlet of Cavallerizzo was severely damaged by a vast complex debris slide-earth flow. In total, thirty buildings were severely damaged or destroyed by the landslide, and the main road connecting Cavallerizzo with the villages of Cerzeto and Mongrassano was disrupted. About 310 inhabitants had to be evacuated to nearby villages. Several superimposed tectonic units, made of metamorphic rocks (Palaeozoic-Mesozoic) overlain by clastic terrains (Cenozoic-Neozoic), crop out in the vicinity of the study area. The main scarp of the slide developed at the eastern tectonic boundary of the Coastal Chain, marked by the “San Fili-Cerzeto-San Marco Argentano” recent (presumably active) N-S trending normal fault; its crown is mainly located within the cataclastic zone associated with such master fault. In the lower part of the landslide, two main earth-flows extended eastward along minor valleys, that merged down slope along the S. Nicola torrent. The sector affected by the landslide belongs to a wider large-scale slope movement, which extends westwards up to about 800 m a.s.l. The 2005 event is only the last paroxysmal episode of a long history of deformation recorded in the area of Cavallerizzo since the XVIII century. The area has been kept under control by the CNR-IRPI, by means of desultory field measurements (essentially, deep and superficial displacements, and piezometric levels) since 1999. Velocities, recorded at superficial benchmarks along opening cracks, pointed out “anomalous” conditions in the weeks preceding the collapse: pre-rupture velocities ranged from 0.8 to 5-6 cm/day. Despite its emergency character, the monitoring carried out helped to support civil-protection activities, and allowed all inhabitants to be saved.

      https://iris.cnr.it/handle/20.500.14243/55624

    • Village relocation as solution of the landslide risk, is it always the right choice? The case study of Cavallerizzo ghost village (Calabria, southern Italy)

      This study analyses the geological reasons that supported the relocation of the Cavallerizzo village (Calabria, southern Italy) to a new area after the landslide event in 2005 to examine whether the institutional ordinance of displacing the entire village was the right choice. This study is based on new geological and geomorphological field investigations, on a new reading of the existing borehole data and new data collected by multi-temporal synthetic aperture radar interferometry. The results obtained reveal that only the areas bordering the Cavallerizzo village are affected by active landslides, whereas, in the historical centre, geomorphological evidence for an active landslide capable of involving the entire settlement is not found. Nowadays, 17 years after the 2005 landslide event, more than 85% of the Cavallerizzo village is completely intact, lacking evidence of instability or important damage to ancient buildings. Furthermore, in the historical urban area, very low ground displacements by InSAR investigation are observed, highlighting that the instability conditions of Cavallerizzo are less severe than those recognised in nearby villages. This evidence along with the strong negative economic and socio-cultural impacts that the village settlement had on the community involved led to the reconsideration of the adequacy of the relocation ordinance issued by the National Civil Protection. These findings can contribute to useful advice and best practices to state-run organisations and stakeholders for disaster management planning in urban sites, such as Cavallerizzo, subject to hydrogeological hazards.

      https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S2212420922004861

    • On the 7th of March 2005, Cavallerizzo, a southern Italian town, suffered a landslide. After that catastrophe the village was evacuated, since then Liliana Bianco and her son Raffaele are the only inhabitants. The film explores the consequences of a displaced community and the struggle to maintain their ancient Albanian traditions.
      Cavallerizzo
      https://www.youtube.com/watch?v=TmgZmyWwJgQ



      https://www.youtube.com/watch?v=VJUetdoMbhY

      https://themakkina.com/portfolio/cavallerizzo

  • Ces policiers et gendarmes qui démissionnent : « J’ai fini par me poser la question : est-ce que je suis vraiment du bon côté ? »

    Ils ont quitté des institutions auxquelles tous disent avoir cru. Leurs parcours racontent souvent les mêmes histoires, entre lourdeurs administratives, dysfonctionnements et culture du silence.

    En apprenant qu’il comptait rejoindre la police, la famille « plutôt très aisée, assez bobo parisienne » n’a pas tout à fait compris le choix de Florent Gensollen. Une maîtrise de droit en poche, en janvier 2010, le jeune homme décroche le concours d’officier avec l’ambition, « peut-être un peu romantique », dit-il, de « servir le public, protéger les institutions, être utile ». Dès sa scolarité, c’est la douche froide, entre « plaisanteries » plus ou moins appuyées sur les « gauchistes » et saillies racistes.
    Il se convainc d’être « tombé sur la promo de fous » et sort 51e sur 100 avant d’être affecté dans un service consacré au traitement des viols et des vols avec violence. Quoique bien noté, il se heurte assez rapidement à des pratiques qu’il « ne cautionne pas » avant d’être muté à la police judiciaire (PJ) de Seine-Saint-Denis. Au cours d’une enquête, il est témoin de violences en garde à vue, assure avoir « fait un scandale pendant que tout le monde regardait le plafond ». Il découvre, aussi, des « collègues en grande souffrance, déprimés par un management vertical assez brutal », les méfiances entre les différents corps, gardiens de la paix, officiers, commissaires.
    Ses convictions se fissurent peu à peu mais il tient bon, accroché à son souhait de « servir ». La répression des manifestations contre la « loi travail », en 2016, achève de le dessiller : « On en discutait beaucoup entre nous et j’ai fini par me poser la question : est-ce que je suis vraiment du bon côté ? » En juillet 2017, il annonce à son supérieur qu’il souhaite démissionner. Réponse du commissaire, après quelques secondes de réflexion : « Faites-moi votre rapport, que je puisse demander un remplaçant au plus vite. »
    « Faire taire »
    A huit années de distance, en se montrant « fier de ce qu[’il a] pu faire, comme traiter des viols et aider des victimes », Florent Gensollen s’interroge sur le fonctionnement d’un « corps finalement assez coupé de la population, qui vit dans l’entre-soi et où l’on finit par voir le monde en noir et blanc ». « Quand on est policier, explique-t-il, on change d’état d’esprit. Je quittais le service et je classais les gens croisés dans la rue en deux catégories : les victimes et les délinquants. A la fin, on ne se reconnaît plus. » Après un passage par les Beaux-Arts d’Angoulême, le jeune homme est devenu éducateur et illustrateur, et espère vivre un jour de sa passion pour la bande dessinée.
    Dans la police, dénoncer les dysfonctionnements paie rarement. Question de codes, de pratiques, de culture. Et les lanceurs d’alerte sont généralement considérés comme des aigris, des éléments perturbateurs animés de la seule volonté de nuire. « Quand on dénonce un problème dans la police, on devient le problème », résume Jean-François (qui n’a pas souhaité donner son nom). En 2019, lorsqu’il s’étonne que certains délégués syndicaux et chefs de groupe de son service perçoivent une prime à laquelle ils ne peuvent prétendre, sa hiérarchie n’accepte pas qu’il dénonce en interne « ce dysfonctionnement ». Une enquête administrative est aussitôt diligentée contre lui, « une procédure-bâillon » destinée à le « faire taire », assure-t-il.
    C’est le début d’une longue suite d’avertissements, de rappels à la règle, d’« exclusion de réunions de groupe », jusqu’à l’isolement total. En mars 2021, il est sanctionné pour avoir « contesté de manière inappropriée » l’attribution de la prime qu’il estime indue. Suivent quatre années entrecoupées d’arrêts de travail et d’enquêtes administratives menées, selon lui, exclusivement « à charge », et un « harcèlement moral » encore aggravé lorsqu’il s’inquiète de l’ordre que ses collègues et lui ont reçu : partager des données sensibles par la messagerie chiffrée Signal.
    Les rapports favorables de certains collègues n’y feront rien. En avril 2025, après des postes à la PJ et dans le contre-terrorisme, il est affecté au service des plaintes en ligne. Un mois plus tard, il signe une rupture conventionnelle après des « crises d’angoisse » et un « burn-out » qui l’ont décidé à quitter la police pour s’inscrire, au mois de septembre, à un CAP de menuiserie. Non sans amertume, après avoir multiplié les démarches devant la justice avec son avocat, Arié Alimi, pour faire reconnaître ses droits. « Lutter contre l’injustice dans l’administration a un coût et l’épuisement cherché pour nous faire plier passe aussi par un épuisement financier, dit-il. La technique est bien rodée. » Si la Maison des lanceurs d’alerte lui a accordé le statut de lanceur d’alerte, son dossier est toujours à l’étude par la Défenseure des droits depuis le mois de juin.
    « Brebis galeuses »
    Alfred (son prénom a été changé) a également fait les frais des réticences de l’institution à admettre la défaillance de certains de ses agents, en particulier lorsqu’ils sont cadres. En 2015, alors en deuxième année de licence d’histoire, il plaque ses études après l’attentat de Charlie Hebdo pour rejoindre la police et se sentir « utile ». Deux ans plus tard, dès sa sortie d’école de gardiens de la paix, il est affecté dans un service d’enquête d’un commissariat de la banlieue nord de Paris, où il travaille avec « des gens extraordinaires, à tous les niveaux de la hiérarchie ».

    Mais à son arrivée dans une prestigieuse brigade de la PJ parisienne en 2023, il déchante. Pendant des mois, il documente des faits de harcèlement, des « blagues » à caractère sexuel jusqu’aux insultes. Avisée, la hiérarchie n’y voit que les marques d’un humour potache. « Il était capitaine, dit-il en évoquant son tourmenteur, ce n’était pas lui qu’on allait virer, mais moi. » Pressenti pour passer l’examen d’officier de police judiciaire, on lui propose à la place d’être affecté à l’ouverture du garage du siège de la PJ parisienne. Après de longs mois de procédure, lorsqu’il retrouve un poste, c’est dans un placard.
    De guerre lasse, il jette l’éponge en février 2025 et suit une procédure de reconversion professionnelle pour devenir journaliste et mettre à profit ce qu’il a appris dans la police, « le traitement de sources et une méthodologie d’enquête ». Comme beaucoup de démissionnaires, il ne regrette pas ses années dans l’institution, « où on trouve aussi des gens incroyables et utiles à la société ». Mais s’interroge : « Une institution où l’on couvre presque toujours les brebis galeuses peut-elle fonctionner longtemps comme ça ? »
    Rencontrés dans une brasserie parisienne, Elvis et Franck (leurs prénoms ont été modifiés à leur demande) s’apprêtent à quitter la gendarmerie dans quelques mois en dépit d’un parcours professionnel jalonné de postes exigeants et valorisés. Les deux quadragénaires évoquent pourtant une « lassitude » face à la « rigidité en matière de gestion des ressources humaines, où il suffit d’être spécialisé dans un domaine pour être affecté dans un autre, au risque de fragiliser les relations de confiance établies avec les partenaires, magistrats en premier lieu ».
    Démotivation
    Chacun évoque le passage obligatoire à la « DG » , la direction générale de la gendarmerie nationale, comme « le tournant de la désillusion ». « On se trouve jusque-là en situation de responsabilité, à commander des professionnels conformément à ce qu’on nous a enseigné et, d’un coup, on devient la dernière roue du carrosse parmi des centaines d’officiers, dans un endroit où tout doit être validé et survalidé », avance Elvis. Au sein des personnels affectés à la « DG » , on plaisante volontiers sur les « CAC », les « commandes à la con » passées par les étages supérieurs de la hiérarchie.

    Selon ces deux officiers, « fiers d’avoir servi leur pays » et prêts à s’engager dans la réserve, « il ne faut pas regarder le volume des départs, mais le type de profils qui prennent la porte », des sous-officiers experts dans des techniques de pointe ou « des officiers qualifiés, parfois à des grades assez élevés ». Et de citer un colonel, ancien commandant de l’antenne du groupe d’intervention de la gendarmerie nationale (GIGN) de Guyane, diplômé de l’école de guerre et conseiller du directeur général de la gendarmerie, qui a pris, en août 2023, la direction de la sûreté d’une multinationale de l’événementiel, ou l’ancienne porte-parole de la gendarmerie, qui a gravi un à un les échelons hiérarchiques jusqu’au grade de colonelle et remplit désormais les fonctions de secrétaire générale du Crédit agricole Centre France, qui totalise 2 500 salariés.
    Ces départs ne sont parfois que des « mises en disponibilité » autorisées à raison de périodes de deux ans renouvelables quatre fois – soit dix ans au total – avant un retour dans l’institution. Mais « opter pour ce dispositif à ce niveau de grade, insistent les deux officiers, constitue une nouveauté ».
    De longue date, le secteur privé n’hésite pas à débaucher d’anciens policiers, militaires ou gendarmes, réputés pour leur fiabilité et leur aptitude au commandement. Mais, selon Elvis et Franck, les départs enregistrés ces dernières années témoignent surtout d’une certaine forme de démotivation éprouvée face aux « lourdeurs administratives », aux coteries susceptibles de décider de l’orientation d’une carrière. Toutes les personnes interrogées soulignent pourtant les difficultés à tourner la page. « Servir l’Etat et l’Etat de droit manque parfois, représenter et incarner les valeurs républicaines manque souvent, résume Jean-François, le policier devenu menuisier. On ne quitte pas en quelques mois un uniforme porté pendant vingt ans. »

    https://www.lemonde.fr/societe/article/2025/12/25/ces-policiers-et-gendarmes-qui-demissionnent-j-ai-fini-par-me-poser-la-quest
    #résistance #démission #abandon #travail #métier #culture_du_silence #dysfonctionnement

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    ajouté à la métaliste, mais pour l’instant tout à fait incomplète, de #témoignages de #forces_de_l'ordre, #CRS, #gardes-frontière, qui témoignent de leur métier. Pour dénoncer ce qu’ils/elles font et leurs collègues font, ou pas :
    https://seenthis.net/messages/723573

  • International Criminal Court to ditch #Microsoft_Office for European #open_source alternative

    The court will move its internal work environment to #Open_Desk, a German-developed open source software

    The International Criminal Court (ICC) will switch its internal work environment away from Microsoft Office to Open Desk, a European open source alternative, the institution confirmed to Euractiv.

    German newspaper Handelsblatt first reported on the plans. The switch comes amid rising concerns about public bodies being reliant on US tech companies to run their services, which have stepped up sharply since the start of US President Donald Trump’s second administration.

    For the ICC, such concerns are not abstract: Trump has repeatedly lashed out at the court and slapped sanctions on its chief prosecutor, Karim Khan.

    Earlier this year, the AP also reported that Microsoft had cancelled Khan’s email account, a claim the company denies.

    “We value our relationship with the ICC as a customer and are convinced that nothing impedes our ability to continue providing services to the ICC in the future,” a Microsoft spokesperson told Euractiv.

    Open Desk is developed by the German Centre for Digital Sovereignty of the Public Administration (Zendis), a publicly owned company.

    Zendis is part of an EU-level organisation that four EU countries founded on Tuesday with the aim of building sovereign digital infrastructure.

    https://www.euractiv.com/news/international-criminal-court-to-ditch-microsoft-office-for-european-open-s

    #CPI #arrêt #abandon #Microsoft #dégafamisation #logiciels_libres #alternative

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    ajouté à la métaliste les institutions et municipalités qui claquent les portes à #Microsoft :
    https://seenthis.net/messages/1143366

  • Why the world’s top universities are abandoning the ranking system

    Institutes are questioning the value and methods used by ranking companies, which can focus more on research output than other parameters.

    The Sorbonne University, founded in Paris in 1253 and known globally as a symbol of education, science and culture, has just announced that, starting in 2026, it will stop submitting data to Times Higher Education (THE) rankings. It is joining a growing movement of universities questioning the value and methodology of these controversial league tables.

    Rankings companies add together various indices that purport to measure quality. The indices include research outputs, the results of reputation surveys, the amount of money they receive in research grants and donations, and how many Nobel prize winners they have ever employed.

    Nathalie Drach-Temam, president of the Sorbonne, stated that: “the data used to assess each university’s performance is not open or transparent” and “the reproducibility of the results produced cannot be guaranteed”.

    This echoes wider concerns about the lack of scientific rigour of ranking systems that claim to measure complex institutional performance through simplified metrics.

    The problem is that the general public believe that the rankings offer an indication of quality. As a result rankings have enormous influence over the market. This includes the choice of where to study and where to invest funding.

    The university’s decision aligns with its commitment to the Agreement on Reforming Research Assessment, an agreement signed by over 700 research organisations, funders and professional societies, and the Barcelona Declaration, signed by about 200 universities and research institutes. Both advocate for open science practices to make scientific research, data, methods, and educational resources transparent, accessible and reusable by everyone without barriers. And both recommend “avoiding the use of rankings of research organisations in research assessment”.

    The Sorbonne joins a growing list of high-profile institutions abandoning rankings. Columbia University, Utrecht University and several Indian institutes have opted out of major ranking systems. In the United States, 17 medical and law schools, including Yale and Harvard, have withdrawn from discipline-specific rankings.

    There are five major rankings companies and at least 20 smaller ones. On top of these are a similar number of discipline specific and regional rankings. Together they make up a billion dollar industry. Yet the rankings are accessible without charge.

    The rankings industry has increasingly targeted African countries. It sees the continent as a new market at a time when it is losing traction among high profile institutions in the global north.

    There has been a rapid increase in snazzy events run by rankings organisations on the continent. These events are very expensive and often quite luxurious – attended by vice-chancellors, academics, consultants and others.

    As an academic involved in higher education teaching, I believe that chasing the rankings can harm Africa’s fragile higher education system. There are two main reasons for this.

    Firstly, the rankings metrics largely focus on research output, rather than on the potential for that research to address local problems. Secondly, the rankings fail to consider higher education’s role in nurturing critical citizens, or contributing to the public good.

    The Sorbonne’s decision reflects a growing body of opinion that the rankings industry is unscientific and a poor means of measuring quality.

    Nevertheless, many vice-chancellors are not willing to risk the cost of withdrawing. Rankings might do a poor job of indicating quality, in all its nuanced forms. Nevertheless, they are very good at shaping public opinion. And even if a university chooses to stay out of the ranking by refusing to hand over its data, the industry continues to include it, based only on limited publicly available data.
    The ranking industry

    Rankings themselves are available for free. The ranking industry derives most of its revenue from reselling the data that universities provide. Universities submit detailed institutional data to ranking companies without charge. That information is then repackaged and sold back to institutions, governments and corporations.

    This data includes institutional income. It often also includes contact details of staff and students. These are used for “reputation surveys”. In the case of QS University Rankings, “reputation” makes up more than 40% of the rankings.

    This business model has created what can be described as a sophisticated data harvesting operation disguised as academic assessment.
    Mounting criticism

    Academic research has extensively documented the problems with ranking methodologies. These include:

    - the use of proxy metrics that poorly represent institutional quality. For example, while many university rankings do not include a measurement of teaching quality at all, those that do, use measures such as income, staff to student ratio, and international academic reputation.

    - composite indexing that combines unrelated measurements. The metrics that are collected are simply added together, even though they have no bearing on each other. Our students are repeatedly warned of the dangers of using composite measurement in research, and yet this is at the heart of the rankings industry.

    - subjective weighting systems that can dramatically alter results based on arbitrary decisions. If the system decides to weight reputation at 20% and then make university income worth 10%, we have one order of institutions. Switch these weightings to make the former 10% and the latter 20% and the list rearranges itself. And yet, the quality of the institutions is unchanged.

    Rankings tend to favour research-intensive universities while ignoring teaching quality, community engagement and local relevance.

    Most ranking systems emphasise English-language publications. This reinforces existing academic hierarchies rather than providing meaningful assessment of quality.

    Where new rankings are being introduced, such as the Sub-Saharan Africa rankings, or the Emerging Economies rankings, or even the Impact rankings, they sadly still have the problem of proxy measures, and composite and subjective weightings.

    In addition, many of the ranking companies refuse to reveal precise methodological detail. This makes it impossible to verify their claims or understand on what basis institutions are actually assessed.

    Researchers argue that rankings have thrived because they align with the idea of higher education as a marketplace where institutions compete for market share. This has led universities to prioritise metrics that improve their ranking positions rather than activities that best serve their students and communities.

    The emphasis on quantifiable outputs has created what scholars call “coercive isomorphism” – pressure for all universities to adopt similar structures and priorities regardless of their specific missions or local contexts.

    Research shows that striving for a spot in the rankings limelight affects resource allocation, strategic planning and even which students apply to institutions. Some universities have shifted focus from teaching quality to research output specifically to improve rankings. Others have engaged in “gaming” – manipulating data to boost their positions.

    Looking forward

    Participation in methodologically flawed ranking systems presents a contradiction: universities built on principles of scientific research continue to support an industry whose methods would fail basic peer review standards.

    For universities still participating, Sorbonne’s move raises an uncomfortable question: what are their institutional priorities and commitments to scientific integrity?

    https://scroll.in/article/1087997/why-the-worlds-top-universities-are-abandoning-the-ranking-system
    #abandon #ranking #université #ESR #classement

    –-

    ajouté à ce fil de discussion :
    #Etats-Unis : #Harvard, #Yale et #Berkeley décident de se retirer du prestigieux #classement des facultés de droit
    https://seenthis.net/messages/1048595

    • University ranking systems are being rejected. African institutions should take note

      The Sorbonne University, founded in Paris in 1253 and known globally as a symbol of education, science and culture, has just announced that, starting in 2026, it will stop submitting data to Times Higher Education (THE) rankings. It is joining a growing movement of universities questioning the value and methodology of these controversial league tables.

      Rankings companies add together various indices that purport to measure quality. The indices include research outputs, the results of reputation surveys, the amount of money they receive in research grants and donations, and how many Nobel prize winners they have ever employed.

      Nathalie Drach-Temam, president of the Sorbonne, stated that

      the data used to assess each university’s performance is not open or transparent

      and

      the reproducibility of the results produced cannot be guaranteed.

      This echoes wider concerns about the lack of scientific rigour of ranking systems that claim to measure complex institutional performance through simplified metrics.

      The problem is that the general public believe that the rankings offer an indication of quality. As a result rankings have enormous influence over the market. This includes the choice of where to study and where to invest funding.

      The university’s decision aligns with its commitment to the Agreement on Reforming Research Assessment, an agreement signed by over 700 research organisations, funders and professional societies, and the Barcelona Declaration, signed by about 200 universities and research institutes. Both advocate for open science practices to make scientific research, data, methods, and educational resources transparent, accessible and reusable by everyone without barriers. And both recommend “avoiding the use of rankings of research organisations in research assessment”.

      The Sorbonne joins a growing list of high-profile institutions abandoning rankings. Columbia University, Utrecht University and several Indian institutes have opted out of major ranking systems. In the US, 17 medical and law schools, including Yale and Harvard, have withdrawn from discipline-specific rankings.

      There are five major rankings companies and at least 20 smaller ones. On top of these are a similar number of discipline specific and regional rankings. Together they make up a billion dollar industry. Yet the rankings are accessible without charge.

      The rankings industry has increasingly targeted African countries. It sees the continent as a new market at a time when it is losing traction among high profile institutions in the global north.

      There has been a rapid increase in snazzy events run by rankings organisations on the continent. These events are very expensive and often quite luxurious – attended by vice-chancellors, academics, consultants and others.

      As an academic involved in higher education teaching, I believe that chasing the rankings can harm Africa’s fragile higher education system. There are two main reasons for this.

      Firstly, the rankings metrics largely focus on research output, rather than on the potential for that research to address local problems. Secondly, the rankings fail to consider higher education’s role in nurturing critical citizens, or contributing to the public good.

      The Sorbonne’s decision reflects a growing body of opinion that the rankings industry is unscientific and a poor means of measuring quality.

      Nevertheless, many vice-chancellors are not willing to risk the cost of withdrawing. Rankings might do a poor job of indicating quality, in all its nuanced forms. Nevertheless, they are very good at shaping public opinion. And even if a university chooses to stay out of the ranking by refusing to hand over its data, the industry continues to include it, based only on limited publicly available data.
      The ranking industry

      Rankings themselves are available for free. The ranking industry derives most of its revenue from reselling the data that universities provide. Universities submit detailed institutional data to ranking companies without charge. That information is then repackaged and sold back to institutions, governments and corporations.

      This data includes institutional income. It often also includes contact details of staff and students. These are used for “reputation surveys”. In the case of QS University Rankings, “reputation” makes up more than 40% of the rankings.

      This business model has created what can be described as a sophisticated data harvesting operation disguised as academic assessment.
      Mounting criticism

      Academic research has extensively documented the problems with ranking methodologies. These include:

      - the use of proxy metrics that poorly represent institutional quality. For example, while many university rankings do not include a measurement of teaching quality at all, those that do, use measures such as income, staff to student ratio, and international academic reputation.

      – composite indexing that combines unrelated measurements. The metrics that are collected are simply added together, even though they have no bearing on each other. Our students are repeatedly warned of the dangers of using composite measurement in research, and yet this is at the heart of the rankings industry.

      – subjective weighting systems that can dramatically alter results based on arbitrary decisions. If the system decides to weight reputation at 20% and then make university income worth 10%, we have one order of institutions. Switch these weightings to make the former 10% and the latter 20% and the list rearranges itself. And yet, the quality of the institutions is unchanged.

      Rankings tend to favour research-intensive universities while ignoring teaching quality, community engagement and local relevance.

      Most ranking systems emphasise English-language publications. This reinforces existing academic hierarchies rather than providing meaningful assessment of quality.

      Where new rankings are being introduced, such as the Sub-Saharan Africa rankings, or the Emerging Economies rankings, or even the Impact rankings, they sadly still have the problem of proxy measures, and composite and subjective weightings.

      In addition, many of the ranking companies refuse to reveal precise methodological detail. This makes it impossible to verify their claims or understand on what basis institutions are actually assessed.

      Researchers argue that rankings have thrived because they align with the idea of higher education as a marketplace where institutions compete for market share. This has led universities to prioritise metrics that improve their ranking positions rather than activities that best serve their students and communities.

      The emphasis on quantifiable outputs has created what scholars call “coercive isomorphism” – pressure for all universities to adopt similar structures and priorities regardless of their specific missions or local contexts.

      Research shows that striving for a spot in the rankings limelight affects resource allocation, strategic planning and even which students apply to institutions. Some universities have shifted focus from teaching quality to research output specifically to improve rankings. Others have engaged in “gaming” – manipulating data to boost their positions.
      Looking forward

      Participation in methodologically flawed ranking systems presents a contradiction: universities built on principles of scientific research continue to support an industry whose methods would fail basic peer review standards.

      For universities still participating, Sorbonne’s move raises an uncomfortable question: what are their institutional priorities and commitments to scientific integrity?

      https://theconversation.com/university-ranking-systems-are-being-rejected-african-institutions-

    • Why the world’s top universities are abandoning the ranking system

      Institutes are questioning the value and methods used by ranking companies, which can focus more on research output than other parameters.

      The Sorbonne University, founded in Paris in 1253 and known globally as a symbol of education, science and culture, has just announced that, starting in 2026, it will stop submitting data to Times Higher Education (THE) rankings. It is joining a growing movement of universities questioning the value and methodology of these controversial league tables.

      Rankings companies add together various indices that purport to measure quality. The indices include research outputs, the results of reputation surveys, the amount of money they receive in research grants and donations, and how many Nobel prize winners they have ever employed.

      Nathalie Drach-Temam, president of the Sorbonne, stated that: “the data used to assess each university’s performance is not open or transparent” and “the reproducibility of the results produced cannot be guaranteed”.

      This echoes wider concerns about the lack of scientific rigour of ranking systems that claim to measure complex institutional performance through simplified metrics.

      The problem is that the general public believe that the rankings offer an indication of quality. As a result rankings have enormous influence over the market. This includes the choice of where to study and where to invest funding.

      The university’s decision aligns with its commitment to the Agreement on Reforming Research Assessment, an agreement signed by over 700 research organisations, funders and professional societies, and the Barcelona Declaration, signed by about 200 universities and research institutes. Both advocate for open science practices to make scientific research, data, methods, and educational resources transparent, accessible and reusable by everyone without barriers. And both recommend “avoiding the use of rankings of research organisations in research assessment”.

      The Sorbonne joins a growing list of high-profile institutions abandoning rankings. Columbia University, Utrecht University and several Indian institutes have opted out of major ranking systems. In the United States, 17 medical and law schools, including Yale and Harvard, have withdrawn from discipline-specific rankings.

      There are five major rankings companies and at least 20 smaller ones. On top of these are a similar number of discipline specific and regional rankings. Together they make up a billion dollar industry. Yet the rankings are accessible without charge.

      The rankings industry has increasingly targeted African countries. It sees the continent as a new market at a time when it is losing traction among high profile institutions in the global north.

      There has been a rapid increase in snazzy events run by rankings organisations on the continent. These events are very expensive and often quite luxurious – attended by vice-chancellors, academics, consultants and others.

      As an academic involved in higher education teaching, I believe that chasing the rankings can harm Africa’s fragile higher education system. There are two main reasons for this.

      Firstly, the rankings metrics largely focus on research output, rather than on the potential for that research to address local problems. Secondly, the rankings fail to consider higher education’s role in nurturing critical citizens, or contributing to the public good.

      The Sorbonne’s decision reflects a growing body of opinion that the rankings industry is unscientific and a poor means of measuring quality.

      Nevertheless, many vice-chancellors are not willing to risk the cost of withdrawing. Rankings might do a poor job of indicating quality, in all its nuanced forms. Nevertheless, they are very good at shaping public opinion. And even if a university chooses to stay out of the ranking by refusing to hand over its data, the industry continues to include it, based only on limited publicly available data.
      The ranking industry

      Rankings themselves are available for free. The ranking industry derives most of its revenue from reselling the data that universities provide. Universities submit detailed institutional data to ranking companies without charge. That information is then repackaged and sold back to institutions, governments and corporations.

      This data includes institutional income. It often also includes contact details of staff and students. These are used for “reputation surveys”. In the case of QS University Rankings, “reputation” makes up more than 40% of the rankings.

      This business model has created what can be described as a sophisticated data harvesting operation disguised as academic assessment.
      Mounting criticism

      Academic research has extensively documented the problems with ranking methodologies. These include:

      – the use of proxy metrics that poorly represent institutional quality. For example, while many university rankings do not include a measurement of teaching quality at all, those that do, use measures such as income, staff to student ratio, and international academic reputation.

      - composite indexing that combines unrelated measurements. The metrics that are collected are simply added together, even though they have no bearing on each other. Our students are repeatedly warned of the dangers of using composite measurement in research, and yet this is at the heart of the rankings industry.

      – subjective weighting systems that can dramatically alter results based on arbitrary decisions. If the system decides to weight reputation at 20% and then make university income worth 10%, we have one order of institutions. Switch these weightings to make the former 10% and the latter 20% and the list rearranges itself. And yet, the quality of the institutions is unchanged.

      Rankings tend to favour research-intensive universities while ignoring teaching quality, community engagement and local relevance.

      Most ranking systems emphasise English-language publications. This reinforces existing academic hierarchies rather than providing meaningful assessment of quality.

      Where new rankings are being introduced, such as the Sub-Saharan Africa rankings, or the Emerging Economies rankings, or even the Impact rankings, they sadly still have the problem of proxy measures, and composite and subjective weightings.

      In addition, many of the ranking companies refuse to reveal precise methodological detail. This makes it impossible to verify their claims or understand on what basis institutions are actually assessed.

      Researchers argue that rankings have thrived because they align with the idea of higher education as a marketplace where institutions compete for market share. This has led universities to prioritise metrics that improve their ranking positions rather than activities that best serve their students and communities.

      The emphasis on quantifiable outputs has created what scholars call “coercive isomorphism” – pressure for all universities to adopt similar structures and priorities regardless of their specific missions or local contexts.

      Research shows that striving for a spot in the rankings limelight affects resource allocation, strategic planning and even which students apply to institutions. Some universities have shifted focus from teaching quality to research output specifically to improve rankings. Others have engaged in “gaming” – manipulating data to boost their positions.
      Looking forward

      Participation in methodologically flawed ranking systems presents a contradiction: universities built on principles of scientific research continue to support an industry whose methods would fail basic peer review standards.

      For universities still participating, Sorbonne’s move raises an uncomfortable question: what are their institutional priorities and commitments to scientific integrity?

      https://scroll.in/article/1087997/why-the-worlds-top-universities-are-abandoning-the-ranking-system

  • L’#Île-de-France claque aussi la porte à #Microsoft : place aux solutions 100 % françaises pour ses 550 000 élèves

    Et si les données personnelles de nos enfants n’appartenaient plus, par défaut, aux géants américains de la tech ? C’est le pari que s’apprête à tenir la Région Île-de-France en organisant la sortie de Microsoft de ses lycées. Une décision politique et technique lourde de sens, qui pourrait bien faire des émules.

    Dès la rentrée 2025, la Région Île-de-France mettra fin à l’utilisation des solutions Microsoft pour centraliser et traiter les informations de ses quelque 550 000 lycéens. Ce n’est pas une simple migration technique, mais bien un acte politique fort en faveur de la souveraineté numérique.

    L’Île-de-France abandonne Microsoft pour ses 550 000 lycéens

    Au cœur de cette décision se trouve une préoccupation majeure : la #protection_des_données face à l’extraterritorialité du droit américain, incarnée par le fameux #Cloud_Act. Cette loi permet en effet aux autorités américaines de réclamer des données stockées sur les serveurs d’entreprises américaines... Même lorsque ces serveurs se trouvent à l’étranger.

    Une perspective jugée inacceptable par l’exécutif régional pour des informations aussi sensibles que les notes, les emplois du temps ou les communications entre élèves, professeurs et parents.

    Le projet consiste donc à fédérer plusieurs briques logicielles souveraines au sein d’une plateforme unique. Pour cela, la Région s’appuie sur un consortium d’acteurs français dont les premiers noms se précisent. La bascule la plus significative, déjà engagée depuis septembre, est la migration des comptes #Microsoft_365 vers le cloud de #Leviia, dont les #data_centers sont situés en France.

    Pour la brique de vie scolaire, le nom de #Docaposte est avancé, la filiale numérique du Groupe La Poste qui a racheté la société #Index_Éducation, éditeur du logiciel #PRONOTE. À terme, l’ensemble de ces services sera intégré dans la plateforme commune MonLycée.net pour les 550 000 lycéens et professeurs.

    Si la transition s’annonce progressive et ne concerne pas, pour l’heure, tous les services informatiques de la collectivité, elle constitue un signal très puissant. L’initiative francilienne n’est d’ailleurs pas un cas isolé puisque la ville de Lyon a déjà amorcé un virage similaire en se tournant vers des alternatives libres comme #OnlyOffice, #Linux ou #PostgreSQL pour remplacer les solutions de la firme de #Redmond.

    https://www.lesnumeriques.com/societe-numerique/l-ile-de-france-claque-aussi-la-porte-a-microsoft-place-aux-solutions
    #arrêt #abandon
    –-

    ajouté à la Métaliste sur les institutions et municipalités qui claquent les portes à #Microsoft :
    https://seenthis.net/messages/1143366

    • C’est vraiment pas sympa de se moquer de lui alors que des millions de gens cherchent à l’assassiner tous les jours. Enfin, il semblerait.

      A deux pas de l’Arc de triomphe, une Range Rover noire monte sur le trottoir. Un agent de sécurité sort de la voiture, ouvre la lourde porte d’entrée, puis celle du SUV d’où sort Arthur qui s’engouffre, sans un regard autour de lui, dans le sas sécurisé donnant accès aux bureaux de sa société de production, Satisfaction. Pas un mètre sans protection. Même les fenêtres de son bureau sont blindées, comme s’il était un chef d’Etat. C’est sa routine quotidienne depuis le 7 octobre 2023, une vie sous bulle sécuritaire, entre parenthèses. Dans l’Hexagone de 2025, c’est ainsi que vit un juif de France : dans la peur.

      Libé - Le portrait : Arthur, le clown blessé
      https://archive.ph/x0Wan

  • Espulsioni a catena: storie di #Migranti abbandonati più volte nel deserto
    https://irpimedia.irpi.eu/desertdumps-storie-migranti-abbandonati-nel-deserto

    Abdallah, sudanese, è una delle migliaia di vittime di questo scaricabarile. L’ultima espulsione lo porta in #Niger, dove il numero di espulsi provenienti dai Paesi vicini è in aumento dal 2023 L’articolo Espulsioni a catena: storie di migranti abbandonati più volte nel deserto proviene da IrpiMedia.

    #Diritti #Mondo #Africa #Algeria #Sudan #Tunisia
    https://irpimedia.irpi.eu/wp-content/uploads/2025/09/video-espulsioni-nel-deserto-migranti-1.mp4


    https://irpimedia.irpi.eu/wp-content/uploads/2025/09/video-espulsioni-nel-deserto-migranti-2.mp4

  • Projet Aurora : un cabinet américain chiffre la “relocalisation” des Palestiniens hors de la bande de Gaza
    7 juillet 2025 - Agence Media Palestine
    https://agencemediapalestine.fr/blog/2025/07/07/projet-aurora-un-cabinet-americain-chiffre-la-relocalisation-de

    (...) C’est un nouveau scandale qui pourrait entacher la réputation déjà bien affaiblie du Boston Consulting Group. Ce cabinet de conseil mondialement connu aurait, d’après des révélations du Financial Times, modélisé financièrement le coût d’un plan de “déplacement volontaire” des Palestiniens de la bande de Gaza.

    La modélisation financière du déplacement des Palestiniens

    Ils seraient une douzaine de collaborateurs du BCG à avoir travaillé sur ce projet, nom de code “Aurora”, entre octobre 2024 et la fin du mois de mai. Le montant des travaux réalisés par le cabinet équivaut à quatre millions de dollars. Parmi ces travaux, une modélisation financière a été réalisée pour estimer les coûts liés à la “relocalisation” de centaines de milliers de Palestiniens de la bande de Gaza et à l’impact économique d’un tel déplacement de population.

    L’idée de ce modèle de “réinstallation volontaire” était d’offrir une forme de compensation financière aux Palestiniens de Gaza en échange de l’abandon de leur terre d’origine. Cette compensation a été désignée par le BCG comme un “package de relocalisation” pour chaque Palestinien qui quitterait l’enclave. Le cabinet a considéré qu’un quart des Gazaouis (environ 500.000 personnes) accepteraient de partir et que 75% de ces derniers ne reviendraient plus sur leurs terres. Prix du package ? 9000 dollars par personne, soit un coût d’environ cinq milliards de dollars pour encourager les Gazaouis à partir. (...)

    #Aurora

  • Ne plus soigner : une tendance actuelle | Alexandre Monnin
    https://environnementsantepolitique.fr/2025/06/13/ne-plus-soigner-une-tendance-actuelle-2

    Derrière les discours d’efficience, d’autonomie et de prévention, un glissement insidieux s’opère : celui d’une médecine qui renonce à soigner. Aux États-Unis comme en France, le soin devient conditionnel, réservé aux existences jugées « optimisables ». En s’appuyant sur le cas du programme MAHA, les dérives du One Health, le concept d’« abandon extractif » et l’émergence d’un « eugénisme doux », cet article analyse les ressorts politiques et idéologiques d’un renoncement systémique au soin. Et si la médecine contemporaine, loin de ses promesses de progrès, tendait désormais vers une stratégie assumée de non-soin ? Cette hypothèse, encore largement impensée, commence pourtant à se matérialiser sous nos yeux. Et ce, pas uniquement comme une conséquence malheureuse de restrictions budgétaires ou d’une (...)

  • #Tunisie : l’#enfer des exilés

    En Tunisie, la vie des exilés venus d’Afrique sub-saharienne, est devenue un enfer. Un enfer peu documenté : les autorités tunisiennes empêchant les journalistes de travailler sur ce thème.

    Pourtant, des ONG accusent le pays de provoquer le naufrage d’embarcations en pleine mer et d’aller jusqu’à livrer au désert des exilés arrêtés au large de la Tunisie, pendant leur tentative de traversée de la Méditerranée.
    Julien Goudichaud et Davide Mattei se sont rendus en Tunisie, en se faisant passer pour des touristes, pour mener une enquête exceptionnelle. Ils ont réussi à prouver ces exactions en parvenant à filmer des bus chargés de migrants et en retrouvant des victimes en plein désert.
    Livrés à eux-mêmes, sans eau ni nourriture ni abri, beaucoup d’entre eux périssent de soif et d’insolation.
    Le président tunisien Kaïs Saïed, qui s’est arrogé les pleins pouvoirs en 2021, mène depuis une politique anti-migrants répressive, qui s’appuie sur la théorie xénophobe du « grand remplacement » pour lutter contre la présence des exilés dans le pays. Pour sécuriser sa frontière méditerranéenne, l’UE a négocié un accord de coopération avec la Tunisie, qui porte notamment sur la gestion des frontières et la lutte contre le trafic d’êtres humains. En contrepartie, la Tunisie bénéficie de plus de 100 millions d’euros de financement européen. Depuis l’entrée en vigueur de cet accord, la violence des autorités semble avoir explosé.

    https://www.arte.tv/fr/videos/125279-000-A/tunisie-l-enfer-des-exiles
    #vidéo

    #migrations #réfugiés #abandon #expulsions #renvois #déportation #désert #Sahara #désert_du_Sahara #exernalisation #frontières

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    ajouté à la métaliste sur les « #left-to-die in the Sahara desert »...
    https://seenthis.net/messages/796051

  • L’#Algérie a refoulé 16 000 migrants dans le #désert nigérien en deux mois

    Depuis le mois d’avril, plus de 16 000 migrants en situation irrégulière, dont des enfants et des femmes, ont été expulsés d’Algérie vers le Niger, selon les autorités. Et ces expulsions représentent plus de la moitié des 31 000 migrants refoulés sur toute l’année 2024 par Alger, souvent dans « des conditions brutales », rappelle l’ONG locale Alarme Phone Sahara.

    L’Algérie a refoulé plus de 16 000 migrants irréguliers africains vers le #Niger depuis avril 2025, dont des femmes et des enfants, soit plus de la moitié des expulsions de 2024, ont annoncé mercredi 4 juin les autorités nigériennes.

    Dimanche et lundi, 1 466 migrants au total sont arrivés à #Assamaka, localité frontalière de l’Algérie, ont indiqué mercredi les autorités préfectorales d’Arlit, une ville du nord du Niger. Le premier groupe, arrivé dimanche, comptait 688 ressortissants d’une dizaine de pays ouest-africains, parmi lesquels 239 Nigériens, ont précisé les autorités.

    Le deuxième groupe, qui rassemblait 778 Nigériens dont 222 mineurs, est arrivé lundi à bord de 13 camions et d’une fourgonnette, ont-elles ajouté.

    Entre le 1er et le 30 mai déjà, 8 086 migrants (5 287 Nigériens et 2 799 personnes d’autres nationalités africaines) avaient été expulsés par Alger, selon un décompte des autorités. En avril, 6 737 autres avaient été refoulés.

    Toutes ces expulsions représentent plus de la moitié des 31 000 migrants refoulés sur toute l’année 2024 par Alger, souvent dans « des conditions brutales », selon l’ONG locale Alarme Phone Sahara. Elle a récemment dénoncé une « violation des droits humains » et exigé « l’arrêt immédiat des rafles et des expulsions massives » par l’Algérie.

    Accélération des retours « volontaires »

    Face à ces arrivées massives - qui ont cours depuis des années -, le Niger avait annoncé en mai vouloir appuyer l’#Organisation_internationale_de_la_migration (#OIM) pour accélérer le #rapatriement dans leur pays d’origine - d’ici juillet - d’environ 4 000 migrants. Les autorités nigériennes disent vouloir éviter un « désastre humanitaire ».

    Mais ces retours « volontaires » prennent du temps. De manière générale, l’OIM est tributaire des processus imposés par les États d’origine pour délivrer les #laissez-passer. Chaque nouvelle exigence de ces derniers - entretiens en vidéoconférence avec le migrant, formulaires rébarbatifs, etc. - entraîne un peu plus de retard pour les migrants originaires de ces pays, bloquant ainsi tout le processus et provoquant l’embolie du système d’accueil onusien sur le territoire nigérien.

    Cette surpopulation de migrants - notamment à Assamaka et #Agadez - concentre toutes les frustrations.

    Cette situation « perturbe l’équilibre sécuritaire » du pays, avait déclaré fin janvier le général Mohamed Toumba, ministre nigérien de l’Intérieur de ce pays gouverné depuis près de deux ans par un régime militaire.
    Le double discours d’Alger

    Les autorités algériennes, elles, affichent un double discours sur leur politique migratoire. D’un côté, Alger expulse ces sans-papiers dans le désert, de l’autre, le pays communique sur leur accueil et leur intégration.

    Les personnes expulsées doivent survivre dans des conditions de vie particulièrement difficiles. Dans un environnement désertique, elles sont confrontées à un climat très hostile qui cumule de très fortes températures (souvent 47°C- 48°C), l’absence d’abri ainsi qu’un manque d’accès à l’eau, à la nourriture et aux soins.

    Abandonnés par Alger dans la zone dite du « #Point_Zero » - un lieu désertique en Algérie à une quinzaine de kilomètres de la frontière avec le Niger, les migrants doivent ensuite parcourir à pied pendant des heures le chemin vers Assamaka où se trouve le #centre_de_transit de l’Organisation internationale des migrations (OIM), le bras de l’ONU qui assiste les retours volontaires des migrants vers leur pays d’origine.

    L’Algérie n’est pas le seul pays de la région à abandonner des migrants dans le désert. La #Libye aussi. Entre le 28 mars et le 25 avril 2025, 792 migrants, majoritairement nigériens, ont débarqué dans des zones désertiques de la région de #Siguidine (centre-est du Niger) après avoir été renvoyés du sol libyen. Parmi eux, on comptait plusieurs femmes et mineurs.

    En Libye, les exilés peuvent être interpellés dans la rue, sur leur lieu de travail, dans leur appartement... puis placés dans des camions de marchandises à destination du sud du pays, près de la frontière nigérienne. D’autres sont expulsés directement depuis les centres de détention libyens, selon Alarme phone Sahara.

    https://www.infomigrants.net/fr/post/64971/lalgerie-a-refoule-16-000-migrants-dans-le-desert-nigerien-en-deux-moi
    #asile #migrations #réfugiés #abandon #expulsions #renvois #déportation #désert #Sahara #désert_du_Sahara #retour_volontaire #désert_du_Ténéré

  • #Mayotte : derrière le #Cyclone, la faillite de l’État
    https://lvsl.fr/mayotte-derriere-le-cyclone-la-faillite-de-letat

    Après la catastrophe du 14 décembre, la situation d’urgence sanitaire et sociale de Mayotte atteint son paroxysme. Les racines de cette tragédie sont à rechercher plus loin, et notamment dans l’inactivité politique du gouvernement, dont le plan stratégique établi en 2018 et les opérations « Wuambushu » n’ont rien réglé. Entre multiples effets d’annonce non aboutis – […]

    #Société #Abandon #Comorres #néolibéralisme #Outre-Mer #Wuambushu

  • UK university drops #Elsevier deal

    #Surrey says Jisc-negotiated deal “not sustainable in the current financial climate”

    The #University_of_Surrey has opted out of a subscription deal with the academic publishing giant Elsevier, saying the arrangement is not financially sustainable.

    The move, coming after the University of Sheffield cancelled its subscription deal with Elsevier, further spotlights how the crisis in university finances is beginning to impact on universities’ subscription deals with publishers—and on the publishing industry.

    Surrey had been part of arrangements negotiated by #Jisc, which negotiates publisher deals on behalf of the UK’s higher education sector and other partners. A spokesperson for Elsevier told Research Professional News that it currently has an agreement with over 150 institutions in the UK, and that the publisher was “delighted” to have Jisc “as customers going into 2025”.

    However, a spokesperson for Surrey told RPN that the university continuously reviews all it commercial subscriptions for value for money, and had concluded that the Jisc-negotiated ‘Read and Publish’ deal with Elsevier was “not sustainable in the current financial climate”.

    “We will continue to subscribe to the most-used individual Elsevier journal titles and will enable our students and researchers to read articles via post-cancellation access to previous subscribed content, via open access and via inter-library loans,” the spokesperson said.

    “We also look forward to continuing to work with Jisc and with publishers on future publishing deals which are financially sustainable, open, transparent and equitable.”

    RPN understands that publication by Surrey researchers in Elsevier journals will not be affected by the move.

    Last month, the Sheffield cancelled its Jisc-negotiated subscription deal, citing concerns over the “sustainability of the current commercial scientific publishing model”. A spokesperson for Sheffield also said publication for its researchers would be unaffected.

    An Elsevier spokesperson said it was “aware of the difficult financial conditions some institutions are under”, adding the company has “worked closely with Jisc to provide relief, and we’ll continue to work with them on a case-by-case basis to support UK institutions”.

    https://www.researchprofessionalnews.com/rr-news-uk-universities-2025-1-uk-university-drops-elsevie
    #édition_scientifique #UK #Angleterre #Elsevier #recherche #université #résistance #abandon #abonnement #arrêt #coût #prix

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    ajouté à la métaliste sur la #publication_scientifique :
    https://seenthis.net/messages/1036396