• Au détour d’une visite en prison
    Ce 31 janvier, les organisations religieuses et philosophiques non-confessionnelles sont invitées par le Ministre de la Justice à une visite de la prison de Saint Gilles.

    Certes, cette visite sera l’occasion de saluer le travail des conseillers religieux et moraux. Mais le Centre d’Action Laïque entend surtout rappeler que si les années se succèdent, les condamnations de l’État belge aussi.

    Ainsi, le 9 octobre 2018, le tribunal de 1ère instance de Liège déclarait l’État belge responsable de la surpopulation carcérale à la prison de Lantin. Et ce 9 janvier 2019, le Tribunal de 1ère instance de Bruxelles faisait de même pour les prisons de Saint-Gilles et Forest.
    « Depuis les années 80, le nombre de détenus a augmenté de 63% alors qu’en 10 ans, la criminalité a baissé de 15% en moyenne en Belgique et de près de 20% à Bruxelles. »
    Ces décisions de justice ne font que rappeler ce que nul responsable politique ne peut ignorer : la surpopulation carcérale est la honte de notre démocratie et une plaie ouverte dans notre État de droit. Plus de 10.600 personnes sont détenues dans les prisons belges alors que la capacité moyenne est de 9.687 places. Depuis les années 80, le nombre de détenus a augmenté de 63% alors qu’en 10 ans, la criminalité a baissé de 15% en moyenne en Belgique et de près de 20% à Bruxelles.
    Pourtant, dans un arrêt du 25 novembre 2014 condamnant la Belgique pour traitements inhumainset dégradants, la Cour européenne des droits de l’Homme a qualifié cette surpopulation dans les prisons belges de « structurelle ». Comme si nos autorités publiques s’y étaient en quelque sorte résignées …
    Les conseillers laïques sont parmi les premiers, au quotidien, à pouvoir en mesurer les conséquences concrètes en termes de violations de droits de l’Homme : tensions entre détenus, hygiène dramatique, activités réduites, impossibilité pour le personnel médical et social d’assumer leurs fonctions, liens avec le monde extérieur rendus encore plus compliqués… Ainsi que le relevait la section belge de l’Observatoire international des prisons dans sa Notice de 2016, « le phénomène de surpopulation touche tous les aspects de la gestion des établissements ».
    Face à cela, les solutions prônées depuis fort longtemps par nos responsables politiques semblent se réduire à, d’une part, une extension du domaine de la répression couplée à un alourdissement du régime de sanction et, d’autre part, une course folle aux places de prison supplémentaires.
    Peu importe les innombrables études scientifiques ou rapports démontrant que ces mesures sont loin de produire les effets attendus, de façon générale, dans le domaine de la sécurité, il « remonte à longtemps ce mépris affiché pour l’intelligence au bénéfice de postures martiales » (1).
    Dans son rapport daté de 2018, le Comité européen pour la prévention de la torture a cependant encore indiqué à la Belgique que la lutte contre la surpopulation carcérale « doit avant tout être axée sur la réduction et la maîtrise de la population carcérale et non sur l’augmentation sans fin du nombre de places ».
    Et en effet, aujourd’hui, la sanction trop souvent réclamée est aussi devenue le problème. S’attaquer aux causes de la surpopulation carcérale est donc essentiel mais, visiblement, pas aux yeux de tous.
    La démission fracassante en octobre dernier de deux membres de la Commission de réforme du Code pénal en témoigne à suffisance : pour Damien Vandermeersch, loin des options retenues par le Ministre de la Justice, « un droit pénal moderne ne doit pas juste s’appuyer sur la peine de prison. (…) Il y a d’autres réponses. (…) Car on sait que la prison est contre-productive, et qu’elle produit la récidive » (2).
    « Le Centre d’Action Laïque propose de réformer en profondeur le Code pénal afin que la peine de prison ne puisse être prononcée qu’en dernier ressort et que les alternatives à la détention soient véritablement investies. »

    Il est temps de changer de paradigme. Le Centre d’Action Laïque propose de réformer en profondeur le Code pénal afin que la peine de prison ne puisse être prononcée qu’en dernier ressort et que les alternatives à la détention soient véritablement investies. Ceci implique de revoir la législation relative au casier judiciaire et la loi sur la détention préventive dans une optique réductionniste.

    Par ailleurs, le Centre d’action laïque dénonce la volonté de l’État fédéral de construire de nouvelles prisons (via les divers Master Plan des dernières années) qui augmentent de manière très importante le parc carcéral via des partenariats publics-privés et qui grève le budget de l’État pour plusieurs décennies. Comme l’écrivait Mark Twain, « celui qui ouvre une prison doit savoir qu’on ne la fermera plus ». Le CAL préconise de  rénover les anciennes prisons en privilégiant la création de petites unités et de prisons ouvertes et semi-ouvertes.

    Enfin, il recommande de s’atteler réellement à la  réinsertion des détenus  par le biais notamment de la mise en œuvre des articles relatifs aux droits des détenus contenus dans la loi de principe du 12 janvier 2005, d’un meilleur suivi psychosocial par les services internes et d’une augmentation de leur cadre, de formations qualifiantes et certificatives, de remises de peine en cas de réussite de formations de base. De plus,  le Centre d’Action Laïque appelle à l’adoption urgente du projet d’arrêté royal conférant un véritable statut aux conseillers laïques et religieux en prison, ainsi que le rééquilibrage du cadre afin de mieux coller à la réalité de la population carcérale.  En cette période pré-électorale, le Centre d’Action Laïque invite les partis à faire preuve de courage politique et à ouvrir un débat sur l’enfermement guidés par des considérations humanistes plutôt que la crainte d’une certaine impopularité.
     
    Henri Bartholomeeusen,
Président du Centre d’Action Laïque

    Carte blanche publiée sur lesoir.be, le 30/01/2019 

    (1) Jean-Pierre Dubois, Le monde qui vient, Rapport de la Ligue française des droits de l’Homme, La Découverte, 2016.

    #Belgique #prison #abolitionnisme #répression #enfermement


  • De la nécessité d’abolir le système pénal : entretien avec Gwenola Ricordeau (1ère partie) - Etat d’Exception
    http://www.etatdexception.net/de-la-necessite-dabolir-le-systeme-penal-entretien-avec-gwenola-rico

    Toutefois, pour être pédagogique, j’estime que l’abolitionnisme peut se définir par cinq aspects :

    L’abolitionnisme pénal, aussi bien les développements théoriques que les luttes, part d’une critique du fonctionnement de la justice pénale comme n’étant pas juste d’un point de vue social, c’est-à-dire qu’elle participe des oppressions liées à la race, au genre et à la classe en particulier.
    Un autre aspect commun aux abolitionnismes consiste à réfuter l’idée que l’abolition serait un idéalisme ou une forme d’utopie : l’abolition est au contraire considérée comme un objectif réaliste qui peut être mis en pratique. Tout le monde convient que le système pénal crée des problèmes ; les abolitionnistes rétorquent que le meilleur moyen de les résoudre concrètement est d’abolir ce système pénal.
    Le refus d’une position « angélique » consistant à dire qu’après la révolution tous les problèmes posés par le système pénal seront résolus. Les abolitionnistes affirment que les conflits (appelés « situations problématiques ») sont inhérents à la vie sociale et que l’abolitionnisme pénal est une manière de les régler sans passer par l’État.
    Le refus de déléguer à l’état ou à des experts la résolution de ces situations problématiques. L’idée est que les personnes concernées (qu’elles aient causé ou subi des torts) sont les mieux placées pour aider à la résolution de la situation problématique. L’abolitionnisme refuse de déléguer (comme c’est le cas avec le système pénal) à une institution ou des personnes extérieures à la situation problématique sa résolution.
    Contestation de l’idée que la prison puisse être réformée. On connait la phrase de Michel Foucault dans Surveiller et punir : « La « réforme » de la prison est à peu près contemporaine de la prison elle-même. Elle en est comme le programme ». C’est l’idée sur laquelle se fonde la position abolitionniste pour se distinguer de la position réformiste. Partant de là, il y a un refus de remplacer la prison (et par extension le système pénal) par quelque chose d’autre. Si on considère que la prison et le système pénal font du tort à la société, en particulier à certaines catégories de la population, il ne faut pas remplacer ces institutions, mais bien les supprimer.

    #prison #abolitionnisme #répression #enfermement


  • #SAMANTHA_BERG : Fiche aide-mémoire : dix preuves que la prostitution n’est pas un travail
    https://tradfem.wordpress.com/2019/01/24/fiche-aide-memoire-dix-preuves-que-la-prostitution-nest-pas-un-tr

    Un nouveau compte rendu de recherche vient d’être publié en appui à la légalisation de la prostitution comme mesure bénéfique. Intitulée « Associations entre les lois sur le travail du sexe et la santé des travailleurs du sexe : une revue systématique et méta-analyse d’études quantitatives et qualitatives », cette étude a été subventionnée par l’Open Society Foundation, une organisation résolument favorable à la légalisation, « au service de la lutte contre les facteurs structurels du VIH ».

    Enquêter sur les facteurs structurels de la transmission du VIH est un noble objectif de santé publique ; cependant, ce n’est pas un objectif féministe. Le féminisme centre ses efforts de plaidoyer et de conscientisation sur l’amélioration de la vie des femmes et des filles. J’écris depuis plusieurs années des analyses féministes de recherches sur la prostitution, c’est-à-dire que je lis la recherche sur la prostitution en posant avant tout la question suivante : « Comment cela sert-il les femmes et les filles ? »

    S’attendre à ce que les gens examinent avec soin des statistiques et des méthodologies décourageantes – même pour moi qui suis universitaire – est irréaliste et même inutile. Des statistiques comme celles assemblées par Prostitution Research & Education sont utiles pour quantifier les dommages graves causés par la prostitution, mais j’ai eu plus de succès à convaincre les gens que la légalisation exacerbe ces dommages lorsque j’arrête parler chiffres et que je livre à mon auditoire des raisonnements de sens commun qui leur parlent d’éléments reconnaissables de leur propre vie.

    J’ai rédigé en 2005 la « Fiche Genderberg sur la prostitution » pour mettre l’accent sur la raison plutôt que sur les statistiques, et cette page reste la plus populaire de mon site web archivé, Genderberg.com. Peu de choses me font plus plaisir que de voir de temps à autre quelqu’un répéter après moi : « Il n’y a pas d’autre « emploi » où une jeune fille de 13 ans sans aucune expérience peut être vendue 100 fois plus cher qu’une femme de 23 ans ayant dix ans d’expérience professionnelle. »

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : https://www.feministcurrent.com/2018/12/17/prostitution-not-work-crib-sheet


    #système_prostitutionnel #domination_masculine #travail_du_sexe #féminisme #abolitionnisme


    • Ce qui est certain , c’est que sans pénalisation des clients, les armes n’auraient pas été dérobées aussi facilement, se retrouvant aux mains des assassins. Les policiers auraient peut être eu moins peur d’être stigmatisés et auraient pu fournir des informations plus précises pour les retrouver à temps.

      Syllogisme = pénalisation des clients > nécessité de se cacher > agression des clients par des bandes opportunistes > les travailleu·r·se·s du sexe se font agresser par les clients et les voleurs en retour

      C’est un argument que je ne connaissais pas...

    • Donc il n’ y a plus que les flics pour etre assez ignobles pour acheter de la prostitution et enfin ils ont la honte qu’il leur conviens d’avoir. C’est vraiment un signe positif. Comme ses abrutis sont armés h24 en raison de l’état d’urgence permanent, en plus d’augementé leur taux de suicide et d’homicide de conjointe, ils se font volé leurs flingues par leurs frères proxénètes et provoquent ainsi la mort de la prostituées chevaleresque qu’ils étaient venus humilier sexuellement contre de l’argent dans l’espoir de ramener une MST à leur régulière.
      Ce flic putier qui se laisse volé son arme pendant qu’il se fait sucer au bois de boulogne il faudrait le dégagé de la fonction publique et le poursuivre pour mise en danger de la vie d’autrui. Mais vu qu’on est en gaule Thierry Schaffauser nous en fait un martyre de la couille.
      Enfin par rapport aux féminicide de prostituées ca serait interessant de comparé le nombre de meurtres avant et après la loi abolitionniste. Si il ne reste qu’une morte ou deux par an c’est un grand progrès même si c’est encore trop. Tout ca donne à pensé qu’il vaut mieux abolir la police ou au moins la désarmé que legaliser le proxenetisme et le viol tarifé.


  • Les routes de l’#esclavage (1/4)
    476-1375 : au-delà du désert

    Domination, violence, profit : le système criminel de l’esclavage a marqué l’histoire du monde et de l’humanité. Au fil de ses routes, cette série documentaire retrace pour la première fois la tragédie des traites négrières. Captivant et implacable. Premier volet : de la chute de Rome en 476 à la fin du XIVe siècle.

    Après la chute de Rome en 476, les peuples (Wisigoths, Ostrogoths, Berbères, Slaves, Byzantins, Nubiens et Arabes) se disputent les ruines de l’Empire. Tous pratiquent l’asservissement – « esclave » viendrait du mot « slave ». Mais au VIIe siècle émerge un Empire arabe. Au rythme de ses conquêtes se tisse, entre l’Afrique et le Moyen-Orient, un immense réseau de traite d’esclaves, dont la demande ne cesse de croître et qui converge vers Bagdad, nouveau centre du monde. Après la révolte des Zanj – des esclaves africains –, qui s’achève dans un bain de sang, le trafic se redéploie vers l’intérieur du continent. Deux grandes cités commerciales et marchés aux esclaves s’imposent : Le Caire au nord, et Tombouctou au sud, place forte de l’Empire du Mali d’où partent les caravanes. Au fil des siècles, les populations subsahariennes deviennent la principale « matière première » de ce trafic criminel.

    https://www.arte.tv/fr/videos/068406-001-A/les-routes-de-l-esclavage-1-4

    #film #documentaire #Afrique #Empire_romain #histoire #pratique_généralisée #traite #Fustat #économie #Nubie #guerre #violence #butins_de_guerre #Bagdad #main-d'oeuvre #Islam #Berbères #dromadaires #Sahara #Tombouctou #Empire_du_Mali #or #altérité #Touareg #essentialisme #fatalité #Basora #Le_Caire #esclaves_domestiques #paternalisme #négation_de_l'être #domination #esclavage_doux #oasis #Atlas_catalan

    #Catherine_Coquery-Vidrovitch :

    Dans l’Empire arabo-musulman, « l’#esclave n’était pas différencié par sa couleur, ça ne comptait pas. L’esclave était différencié par sa #culture. Il n’avait pas la culture du dominant »

    #géographie_culturelle #domination

    #Ibrahima_Thioub, université Cheickh Anta Diop, Sénégal :

    « Pour mettre en esclavage un individu, un des phénomènes importants c’est de le construire comme autre, de construire une #altérité. Les sociétés humaines ont des registres assez larges. On peut utiliser la différence de #couleur_de_peau, la différence de #religion. Dans la #traite_trans-saharienne, on va combiner les deux ».

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Ibrahima_Thioub

    Ibrahima Thioub :

    « L’intérêt des maîtres, c’est de faire croire à l’individu qu’il est esclave non pas parce qu’un jour on lui a opposé un rapport de force qui est réversible, mais parce que, par sa nature, il est destiné à être un esclave. C’est une #idéologie extrêmement forte. Si votre sang est considéré comme un sang servile, et que cette nature vous la transmettez à votre descendance, il devient impossible de sortir du phénomène esclavagiste »

    Selon ce qui est dit dans ce reportage, 3,5 millions d’Africains ont circulé sur les routes de l’esclavage entre le 7ème et le 14ème siècle.


  • La longue marche pour l’#égalité

    Peu d’histoires de la lutte des Africains-Américains pour l’égalité parviennent à se défaire d’un parti pris idéologique. Caroline Rolland-Diamond propose une impressionnante synthèse qui dégage, derrière les oppositions, les lignes structurantes d’un combat de deux siècles, et toujours en cours.


    http://www.laviedesidees.fr/La-longue-marche-pour-l-egalite.html
    #Noirs #USA #Etats-Unis #histoire #livre #abolitionnisme #esclavage #Martin_Luther_King #Rosa_Parks


  • ALLEMAGNE : VERS LA MONOPOLISATION DE L’INDUSTRIE DU SEXE – Révolution Féministe
    https://revolutionfeministe.wordpress.com/2017/12/15/allemagne-vers-la-monopolisation-de-lindustrie-du-sex

    INTERVIEW DE MANUELA SCHON

    Par Francine Sporenda

    Manuela Schon est une sociologue et militante politique allemande. Elle a co-fondé « Abolition 2014 – Für eine Welt ohne Prostitution » et « LINKE für eine Welt ohne Prostitution » (« La gauche pour un monde sans prostitution »). Elle écrit sur le blog féministe radical « Die Störenfriedas ».

    #féminisme #prostitution #nazisme #esclavage #VIH #abolitionnisme #domination_masculine

    • Prostitution en Allemagne : une #économie_de_l'esclavage légalisée et administrée.

      F : J’ai lu que 90% des femmes prostituées en Allemagne étaient d’origine étrangère. Pouvez-vous nous parler de ces femmes prostituées originaires de l’Europe de l’Est et de la communauté Rom, et des réseaux de trafiquants qui les amènent en Allemagne ?

      M.S. : D’abord, il n’y a pas vraiment de chiffres auxquels nous puissions nous référer avec certitude quand nous parlons des prostituées étrangères en Allemagne. Ce chiffre de 90% est seulement une estimation. Récemment, il y a eu un contrôle, un raid dans la ville d’Augsbourg en Bavière, et ils n’ont pas trouvé une seule femme allemande prostituée dans cette ville. Les gens du lobby du « travail du sexe » disent eux-mêmes que ce chiffre dépasse les 90%, et ils appellent ces femmes des « travailleuses du sexe migrantes ». Et ils présentent la prostitution comme un moyen de gagner beaucoup d’argent en Allemagne pour les femmes des pays pauvres. Les principaux pays d’où elles viennent sont la Roumanie, la Bulgarie et la Hongrie. Beaucoup sont issues de la communauté Rom et de la minorité turque bulgare. Ce que l’on peut observer au sujet de ces femmes, c’est qu’elles viennent surtout de certaines régions de leur pays d’origine. C’est parce que les réseaux de prostitution amènent des femmes de certaines régions de Roumanie, Bulgarie et Hongrie vers certaines régions d’Allemagne. Si on regarde les numéros de téléphone de ces femmes, on peut identifier les réseaux qui les contrôlent, parce qu’on peut savoir de quel pays elles viennent, et de quelle région du pays.

      La publication de cet interview de Manuela Schon par Francine Sporenda a été reprise ici :
      https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2017/12/29/allemagne-vers-la-monopolisation-de-lindustrie-du-sexe/#sdfootnote1sym
      et ici :
      https://christinedelphy.wordpress.com/2017/12/30/allemagne-vers-la-monopolisation-de-lindustrie-du-sexe/#more-787


  • #Prostitution, #proxénètes… pour en finir avec le mythe de la «  pute heureuse  » | tradfem
    https://tradfem.wordpress.com/2017/11/30/prostitution-proxenetes-pour-en-finir-avec-le-mythe-de-la-%e2%80%

    Du début à la fin de The Pimping of Prostitution, Bindel compare le combat anti-prostitution à la lutte contre le tabac, où les grandes entreprises ont utilisé la désinformation, des propos faussement scientifiques et leurs vastes réserves d’argent pour propager le mensonge que fumer n’était pas nocif, et ce longtemps après que le contraire ait été démontré. Tout comme allumer une cigarette dans un bureau ou un restaurant est devenu impensable en 2017 dans la plupart des pays d’Europe et les États-Unis, les abolitionnistes espèrent qu’un jour prochain, les bordels du quartier red-light d’Amsterdam seront vus comme une relique d’un autre âge.


  • #Rebecca_Mott : : L’enfer est ici, sur Terre
    https://tradfem.wordpress.com/2017/08/08/rebecca-mott-lenfer-est-ici-sur-terre


    Je veux aujourd’hui, par ce billet, explorer l’intérieur de mon silence.

    Je ne sais pas si cela va fonctionner, ou même si ce sera compréhensible. Mais pour atteindre le lieu de mon enfer, je dois creuser profondément.

    Je n’ai pas de mémoire visuelle — quand je pense, je ne vois pas d’images, je me vois simplement entourée d’émotions ou de l’absence d’émotions.

    Je crois que j’ai arrêté de voir parce que mon esprit ne pouvait contenir la réalité de cet enfer, alors il l’a stockée dans le reste de mon corps.

    Donc, cet enfer m’a valu de nombreux cadeaux.

    Le cadeau de la souffrance de souvenirs inscrits dans mon corps, qui dictent à mon esprit certaines vérités.

    Le cadeau de l’hypervigilance et d’un sommeil qui refuse d’être trop profond.

    Le cadeau d’émotions mortes qui entravent mes liens avec les autres.

    L’enfer qui a pour nom la prostitution d’intérieur — que ce soit la «  GirlFriend Experience  », la fonction d’escorte ou la danse sexuelle — et qui reste inscrit dans chaque cellule de mon corps.

    Je suis fière d’être une femme sortie du milieu, fière que mon blogue atteigne et transforme autant de gens, fière d’être toujours en vie et en mouvement dans la bonne direction.

    Mais l’enfer que j’ai vécu à l’intérieur ne me quitte jamais complètement.

    C’est l’enfer qui me saisit à la gorge et m’étouffe alors que je suis déterminée à vivre.

    C’est l’enfer d’une nausée permanente.

    C’est un enfer qui se moque de chacune de mes tentatives d’être simplement normale et libérée de l’industrie du sexe.

    Je me bats tous les jours en vue de cette liberté.

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : https://rebeccamott.net/2017/08/08/hell-is-a-place-on-earth

    #système_prostituteur #abolitionnisme #traumatisme


  • #Pilar_Aguilar : L’argumentaire en faveur de la prostitution et ses conclusions “logiques”
    http://tradfem.wordpress.com/2017/04/24/largumentaire-en-faveur-de-la-prostitution-et-ses-conclusions-log

    Ceux qui sont en faveur de la légalisation de la prostitution ont un argumentaire très répétitif. Il est divertissant d’égrainer les douze points principaux de leur prêche et d’en tirer les conclusions qui s’imposent.

    1. Ils disent que si nous ne sommes pas des prostituées, nous ne pouvons pas donner notre avis ni sur la prostitution, ni sur les femmes prostituées. Conclusion : de même, seul-e-s celles et ceux qui peignent peuvent parler des peintres ou de la peinture ; il n’y a que les fonctionnaires qui peuvent donner leur opinion sur elles et eux-mêmes et sur la fonction qu’ils remplissent. Et ainsi de suite non ?

    2. Ils disent que celles qui s’opposent à la prostitution sont des blanches et des bourgeoises. Je suis surprise de constater qu’il ont un fichier complet de nous toutes -avec photos et déclaration de revenus inclues, bien sûr-. Mais supposons qu’ils l’ait et allons aux conclusions : donc, celles qui ne sont pas des femmes blanches bourgeoises soutiennent la prostitution ? Autrement dit, tous les hommes de la planète, plus toutes les femmes asiatiques, amérindiennes, noires, etc… plus les blanches non bourgeoises… Mon dieu, nous sommes « quatre pelées » perdues au milieu d’un océan de 7,4 millards de personnes qui peuplent la terre ! Ce n’est vraiment pas la peine de nous affronter.

    3. Ils disent que nous sommes antisexe. Conclusion : le sexe ce n’est pas du désir et du plaisir partagés. Le sexe consisterait à ce qu’un type que tu ne désires pas te fourre ses parties génitales là où il veut et qu’il utilise ton corps pour son plaisir.

    4. Ils disent que nous sommes prudes et conservatrices. Conclusion : (...)

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : http://www.tribunafeminista.org/2017/03/argumentario-a-favor-de-la-prostitucion-y-conclusiones-logicas

    Pilar Aguilar est une analyste de fiction audiovisuelle et une critique de cinéma, licenciée en Sciences Cinématographiques et Audiovisuelles à l’Université Paris-Diderot. Vous pouvez consulter son blog de cinéma : http://pilaraguilarcine.blogspot.com.es
    #prostitution #abolitionnisme #travail_du_sexe


  • Suite à une vidéo dénonçant des conditions d’abattage cruelles dans un établissement du Pays basque, le ministre de l’Agriculture a demandé l’inspection de tous les abattoirs de France. Tant que l’#animal continuera d’être une propriété et qu’il sera considéré comme un bien marchand, ses supplices se poursuivront. Le texte qui suit est une synthèse des théories de Gary L. Francione pour l’abolition de l’exploitation animale.

    Pour l’abolition de l’animal-esclave (août 2006)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2006/08/A/13752 #st

    Selon le ministère américain de l’agriculture, les Etats-Unis, à eux seuls, abattent plus de huit milliards d’animaux par an destinés à l’alimentation ; chaque jour, plus de vingt-deux millions d’entre eux sont sacrifiés dans les abattoirs américains, c’est-à-dire plus de neuf cent cinquante mille par heure, seize mille par minute ! Malgré les progrès effectués ces dernières années, ils continuent d’être maintenus dans des conditions d’élevage intensif effrayantes, mutilés de diverses manières, sans produit antidouleur, transportés sur de longues distances tassés dans des conteneurs exigus et insalubres, pour être finalement exécutés dans les cris, la puanteur et la saleté d’un abattoir.

    http://zinc.mondediplo.net/messages/22180 via Le Monde diplomatique


  • welfarisme≠justice
    #justice #justice_antispécisme #Gary_Francione #abolitionnisme

    On aime à nous répéter que même si nous devenons végans, nous ne pouvons éviter de causer du mal aux non-humains. C’est vrai. Vivre dans le monde et s’engager dans n’importe quelle sorte d’action a nécessairement des conséquences défavorables pour autrui, qu’il soit humain ou nonhumain. Nous devons, bien sûr, nous efforcer de causer le moins de mal possible à l’ensemble des êtres sentients. Mais le fait que nous ne puissions éviter entièrement le mal ne veut pas dire que nous ne devons pas au moins mettre fin à tout le mal intentionnel que nous infligeons aux non-humains sentients, de la même façon que ce n’est pas parce que nous ne pouvons éliminer toute la violence du monde qu’il devient pour autant moralement acceptable de tuer les autres humains.

    Gary L. Francione, 2011
    (→ http://fr.abolitionistapproach.com/2011/10/02/vous-avez-foi-dans-le-welfarisme)


  • Bientôt, l’Assemblée nationale devra statuer une dernière fois sur la Loi Coutelle-Olivier appelée à contrer le système prostitutionnel. L’équipe de #Tradfem vous invite à dépasser la propagande néolibérale de l’industrie du sexe (sic) en vous documentant à ce sujet sur le portail https://ressourcesprostitution.wordpress.com

    Vous y attend une documentation internationale très complète sur les tenants et aboutissants de cette lutte, ainsi que des analyses et entrevues de survivantes et militantes féministes de partout dans le monde, dont, en France, #Claudine_Legardinier, #Rosen_Hicher et #Geneviève_Duché.

    #prostitution #abolitionnisme


  • Audrey Morrissey : Mon expérience de l’industrie du sexe n’a rien eu à voir avec un choix

    https://tradfem.wordpress.com/2016/02/17/audrey-morrissey-mon-experience-de-lindustrie-du-sexe-na-rien-eu-

    J’entends des gens dire que la prostitution est un crime sans victime, et que les adultes consentants devraient être autorisés à faire ce qu’ils veulent derrière des portes closes. Cela sonne bien, mais le commerce du sexe est loin d’être entièrement consensuel. Il est peuplé de jeunes filles, d’enfants vampirisées par des exploiteurs qui cherchent à transformer leur vulnérabilité en argent comptant. Pourquoi ? Parce que cette vulnérabilité est précisément ce que veulent les acheteurs de sexe.

    Traduction : Tradfem
    Original : https://www.demandabolition.org/blog/my-experience-in-the-sex-trade-had-nothing-to-do-with-choice

    #Audrey_Morrissey est directrice adjointe de l’organisation My Life My Choice et survivante de la traite. http://www.fightingexploitation.org

    #prostitution #abolitionnisme #My_Life_My_Choice #Demand_Abolition #tradfem


  • Rebecca Mott : Noël etc.

    https://tradfem.wordpress.com/2015/12/24/noel-etc

    Ce message s’adresse à tous les prostitueurs qui pensent que Noël est un bon moment pour se payer un être humain par avidité sexuelle.

    Ce message s’adresse à tous les proxénètes qui voient Noël comme une façon de tirer profit de la vente de personnes prostituées.

    Sachez que nous vous voyons – vous ne pouvez vous cacher, ou prétendre que votre comportement peut sembler inoffensif ou acceptable.

    Comme la plupart des femmes prostituées derrière des portes closes, moi aussi j’ai eu mon Noël détruit par votre égoïsme.

    Traduction : Tradfem
    Original : http://rebeccamott.net/2015/12/22/christmas-and-all-that

    Vous pouvez lire et soutenir #Rebecca_Mott ici : http://rebeccamott.net

    #prostitution #abolitionnisme #noël #tradfem


  • Rebecca Mott : « Putophobe ! »

    https://tradfem.wordpress.com/2015/12/20/rebecca-mott-putophobe

    Je veux écrire sur un mot inventé dont se sert l’industrie du sexe pour réduire au silence les femmes sorties de la prostitution et les abolitionnistes.

    Il s’agit du mot « putophobie », qui désigne une peur irrationnelle ou une haine des personnes prostituées.

    Ce mot gagne en popularité chez les féministes libérales, dans les médias, et auprès d’une trop grande partie de la gauche – sans la moindre remise en cause de sa fonction.

    Dans ce message, je vais surtout parler de l’impact de ce mot sur plusieurs femmes sorties du milieu, et de mon propre vécu, pour montrer que l’accusation de putophobie est une arme servant à nous faire taire.

    Traduction : Tradfem
    Article original : http://rebeccamott.net/2015/12/14/whorephobic

    Vous pouvez lire et soutenir #Rebecca_Mott ici : http://rebeccamott.net

    #prostitution #putophobie #abolitionnisme #tradfem


  • « J’ai survécu à la prostitution en tuant toutes mes émotions », Rebecca Mott

    https://ressourcesprostitution.wordpress.com/2015/11/23/jai-survecu-a-la-prostitution-en-tuant-toutes-mes-

    J’ai survécu à la prostitution en tuant toutes mes émotions. J’ai assassiné toutes les expressions de douleur, de détresse ou de confusion. Je ne pouvais laisser pénétrer en moi la réalité de comment on me rendait sous-humaine, de comment on m’achetait et on me vendait aussi facilement qu’une miche de pain. J’ai fait de moi-même un robot. Je me suis peint sur le visage un sourire à la Pretty Woman , j’ai appris à simuler des orgasmes – et j’ai espéré finir assassinée. Ça me semblait être la seule voie de sortie possible.

    Discours tenu à la Feminism in London’s Conference 2015
    Traduction française : Tradfem
    Version originale : https://ressourcesprostitution.wordpress.com/2015/10/26/i-survived-prostitution-by-killing-all-my-emotions

    Pour lire et soutenir Rebecca Mott : http://rebeccamott.net
    #rebecca_mott #prostitution #abolitionnisme #survivante #tradfem #ressources_prostitution


  • Super article, long mais qui se lit d’un trait : 1 critique du courant abolitionniste (concernant la prostitution) par une des principales concernées puisque prostituée. Une intéressante remise en question des chiffres concernant la traite et les réseaux criminels.
    Mélange Instable : #Prostitution : Pourquoi et comment j’ai viré anti-abolitionnisme
    http://melange-instable.blogspot.fr/2013/11/prostitution-pourquoi-et-comment-jai.html

    #féminisme #femmes #abolitionnisme

    • un article coup de gueule sur le même sujet http://sujette-sensible.blogspot.com/2015/08/quand-les-poules-auront-des-dents-nous.html

      Le sexe censé être épanoui si ton partenaire n’est pas un salaud. C’est faux. Il faudrait être égales devant le désir : après huit heures passées à évider des poissons, on n’a pas envie comme après une journée de travail intellectuel. Après un rendez-vous avec un conseiller Pôle Emploi qui nous reproche le vide de notre vie passée à chercher sans trouver, même un emploi dégradé, on peine à désirer, encore faudrait-il pouvoir oublier le regard qui nous a dit « Indésirable ».

      Le sexe censé être épanoui s’il est enrichi. Lingerie jolie, jolie, dîner aux chandelles, ou renversement des rôles traditionnel, ah cet homme qui prépare d’exquis canapés, et des desserts suggestifs dans des verrines étincelantes. Féministes assumées qui CHOISISSENT de ne pas acheter de lingerie fine. Choisir de ne pas acheter de lingerie fine, accomplir cet exploit face à la société de consommation et apprendre à aimer son corps, comme elles disent. Mais si on ne peut pas choisir de ne pas acheter, que reste-t-il sinon de l’inachevé, toujours de l’inachevé et du contraint.

      Mais quel rapport avec le travail du sexe.

      Formulé autrement : « qu’est ce que tu la ramènes ? ». Corps précaire et pauvre exclu du débat féministe au nom du GRAVE à combattre. Est-ce qu’on a le droit de trouver ça graveleux ?

      CA. Ce colloque, femmes assises dans le public, conscientes d’être normales et sauvées, en face de la pécheresse aux stigmates. Cette ex-prostituée qu’une association « marraine » et « protège ». La féministe dit « les femmes », l’ex-prostituée est réduite à un « je ». Un « je » descriptif : l’ex-prostituée ne théorise pas, elle détaille à l’infini, en mode micro, l’économie de son corps ravagé. Ne nous épargnez rien, nous sommes là pour ça, ne vous épargnez rien, la rédemption passe forcément par cet étalage de la souffrance. Vous devez répéter encore et encore et encore « je suis détruite », pour espérer qu’on vous reconstruise.

      Derrière l’ex-prostituée, la femme associative. Celle qui guidé la femme jusqu’à la parole rédemptrice, l’a « sorti » de la rue , de l’enfer, a choisi pour elles le moment de cette parole. Car les colloques abolitionnnistes sont exclusivement ou presque le lieu du témoignage de l’EX-prostituée. Suspendue dans cette condition d’EX, la seule digne d’intérêt. Le témoignage reste toujours très vague sur le présent réel de la personne, elle se « réinsère lentement », dit-on. En clair, elle galère comme des millions de chômeuses et précaires. La victoire des abolitionnistes, la voilà, le purgatoire des mauvaises femmes, et le quotidien des bonnes femmes en général de toute façon. Qui ne compte plus pour ce féminisme là.

      Le grave ultime incarné par la prostitution est le paravent de l’insoutenable légèreté du féminisme dominant , auquel la femme précaire est contrainte de se soumettre en silence : campagne pour la disparition de « mademoiselle » dans les formulaires administratifs, on n’osera pas dire qu’on aurait mieux aimé campagne contre les contrôles de la CAF. Campagne contre la scandaleuse collection enfants de telle marque à 40 euros le petit chemisier rose. Nous c’est la Halle aux vêtements, le top de l’achat, la récup étant tout aussi fréquente, la collection 2002 de chez Tex, qui s’en préoccupe ? Happening en conseil d’administration, il n’y a que des hommes patrons....qui exploitent des femmes dans les étages inférieurs, plein de femmes, au delà de la parité, mais pas de happenings là bas, juste un communiqué annuel sur l’inégalité des salaires.

      Trois ans que la gauche est au pouvoir, et les femmes pauvres n’auront rien gagné. Pas étonnant, car personne ne parle d’argent, à part les travailleuses du sexe en lutte. Et ça, c’est bon.

      Retrouver du sens dans leurs mot. Le sens de nos vies abîmées. Elles, elles disent « tout a un prix ». Une banalité concrète. Elles font des syndicats, et elles veulent faire monter les enchères. Elles disent « personne ne m’aura pour RIEN ». Elles parlent retraites, salaires, allocations chômage , sécu.

      Elles bousculent les lois du marché médiatique. Elles sont précaires invitées aux débats, pas exemple de la misère dans le reportage sur lequel les spécialistEs de la classe moyenne supérieure sont ensuite invitées à s’exprimer.

      Ca fait chier les féministEs en place sur le plateau. Qui accusent : « vous n’êtes pas une vraie prostituée pauvre, Madame, vous parlez trop bien, vous avez fait des études, vous êtes syndiquée, vous êtes médiatisée ». Autrement dit « vous êtes comme moi, scandale ». En creux portrait de la femme précaire convenable, silencieuse sauf quand on lui dit de parler, ignorante, passive, invisibilisée.

      Abolitionnistes, mon cul. La pratique féministe dominante perpétue le triste présent, celui de nos vies qui ne valent rien, de nos corps de pauvres de toute façon traités comme des marchandises, des marchandises à la valeur sans cesse revue à la baisse. Le corps licencié qui vaudra moins d’indemnités aux prud’hommes, le corps travailleur du dimanche qui sera moins payé et plus contraint, le corps chômé toujours moins nourri, parce qu’ « assisté » à punir.


  • #abolitionnisme et #droit_des_animaux
    https://coutoentrelesdents.noblogs.org/post/2014/10/20/abolitionnisme-et-droit-des-animaux

    Le terme « abolitionnisme », utilisé dans le contexte de l’éthique animale, est dans les faits largement dénué de sens en ce qu’il y a trois sortes de gens qui se disent « abolitionnistes » : les gens qui veulent … Continue reading →

    #CAPITALISME #LIBERATION_ANIMALE #LUTTES #humains #libération_animale #non-humains #vegan


  • #abolitionnisme et #droit_des_animaux
    http://coutoentrelesdents.noblogs.org/post/2014/10/20/abolitionnisme-et-droit-des-animaux

    Le terme « abolitionnisme », utilisé dans le contexte de l’éthique animale, est dans les faits largement dénué de sens en ce qu’il y a trois sortes de gens qui se disent « abolitionnistes » : les gens qui veulent … Continue reading →

    #CAPITALISME #LIBERATION_ANIMALE #LUTTES #humains #libération_animale #non-humains #vegan


  • L’utopie libérale du service sexuel, par @Mona Chollet (septembre 2014)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2014/09/CHOLLET/50750

    Les « travailleurs du sexe » qui militent pour la légalisation de leur activité insistent souvent sur le fait qu’ils sont indépendants et n’ont pas de proxénète. Ce discours tend à faire oublier les profits colossaux engendrés, dont les intéressées sont souvent les dernières à voir la couleur — quand elles la voient. Agences de voyages, sociétés de transport, hôtels et autres intermédiaires, sans même parler des trafiquants, en bénéficient largement. Dans le monde économique français, la pratique de la « chambre garnie » permet de conclure un grand nombre d’affaires. Les grandes entreprises du secteur de l’eau, par exemple, ont abondamment utilisé les services de call-girls pour tenter de remporter les marchés auprès des élus. La Belgique, l’Espagne, l’Italie et le Royaume-Uni ont décidé il y a peu d’inclure la prostitution, en même temps que le trafic de drogue, dans le calcul de leur produit intérieur brut (PIB), indicateur stratégique s’il en est. La France, pour le moment, s’y refuse ; un choix que certains qualifient de « stupide ».

    Lire aussi, de la même auteure et dans le même numéro mais derrière un #paywall, « Surprenante convergence sur la #prostitution » : http://www.monde-diplomatique.fr/2014/09/CHOLLET/50782



  • Croisade morale contre la prostitution, par Alain Garrigou
    Les blogs du Diplo, 23 décembre 2013
    http://blog.mondediplo.net/2013-12-18-Croisade-morale-contre-la-prostitution

    On suspecte souvent les dirigeants politiques de suivre servilement l’opinion publique. La proposition de loi sur le #prostitution adoptée par l’Assemblée nationale le 4 décembre 2013, par 268 voix contre 138 et 79 abstentions, semble infirmer ce jugement. Deux #sondages successifs avaient exprimé une large hostilité à la pénalisation des clients qui en constitue la mesure centrale. Alors que les dirigeants politiques se prévalent d’habitude des résultats favorables pour justifier leur #politique, ils se sont pudiquement tus.

    #Femmes #Droit #Répression #Sexualité


  • Passe d’armes autour de la prostitution
    #Sociologue, spécialiste de la #prostitution, Lilian Mathieu a publié il y a quelques jours une tribune dénonçant le traitement "nationaliste" de la prostitution dans le #rapport de la députée socialiste Maud Olivier

    Avec le PS, la préférence nationale commencera-t-elle par le tapin ?
    http://www.rue89.com/2013/10/08/prostitution-ps-reprend-preference-nationale-chere-fn-246404

    Si elles étaient mises en œuvre, les propositions de la mission parlementaire reviendraient donc à appliquer sur le « marché du sexe » la revendication emblématique du Front national : la préférence nationale, réservant aux seuls nationaux une activité fermée aux étrangers.

    S’ensuit une réponse de Christine Le Doaré, célèbre militante abolitionniste, ulcérée de voir ainsi légitimée l’exploitation des femmes :
    Les femmes étrangères rêvent de devenir « putes », c’est ça ?
    http://www.rue89.com/2013/10/12/les-femmes-etrangeres-revent-devenir-putes-cest-ca-246484

    Si Lilian Mathieu arpentait, comme les associations qui s’intéressent aux personnes prostituées, les lieux de prostitution ou les sites de petites annonces Internet, il aurait constaté qu’elles sont dans leur écrasante majorité, et depuis déjà longtemps, des femmes étrangères.
    Et que ces dernières sont exploitées par un proche ou un réseau, induites en erreur et conduites sur les lieux de prostitution pour exercer un moment avant d’être déplacées ailleurs. Que ce pourcentage soit de 85%, 90% ou 95 % n’y change pas grand-chose.
    Ensuite, il tente de réfuter l’évidence : l’oppression et l’exploitation des femmes ne relèveraient pas, selon lui, de la domination masculine.
    Vous l’ignoriez peut-être, mais les femmes étrangères prostituées sont venues s’échouer sur nos trottoirs de leur propre chef ! Contrairement aux hommes, qui rêvent de devenir géomètres, maçons, profs ou kinés, les femmes étrangères, elles, rêvent de devenir « putes ».
    Les macs, les réseaux, la traite... : tout ça n’existe pas, pur fantasme féministe que ce système prostitueur !

    Bien décidé à ne pas se laisser faire, L. Mathieu répond à son tour, condamnant le misérabilisme de la militante abolitionniste :

    Les prostituées, toutes des pauvres filles ? http://www.rue89.com/2013/10/14/les-prostituees-toutes-pauvres-filles-246559

    Madame Le Doaré affirme avec justesse que les femmes étrangères ne rêvent pas de devenir putes. La femme étrangère – le singulier s’impose : on n’est pas dans la réalité sociale mais dans le monde des essences –, pour madame Le Doaré et les auteurs du rapport, ne rêve pas, tout simplement.
    Elle n’a pas de projet, pas d’ambition, pas même de volonté. Rester dans son pays économiquement dévasté, sans aucun autre avenir que des emplois sous-qualifiés ou le statut de femme au foyer, lui suffit amplement.
    Totalement passive, la femme étrangère telle que la voit madame Le Doaré ne migre que si un homme l’y contraint. Remarquons la forme passive que privilégie son texte : la femme étrangère est « conduite sur les lieux de prostitution », est « déplacée », comme une chose inerte qu’elle est.

    A suivre ?

    #FrontNational #ChristineLeDoaré #LilianMathieu #Immigration #Abolitionnisme


  • Pub cleared for rejecting ’Asian looking’ women - The Local - m.thelocal.se
    http://m.thelocal.se/50200/20130912

    The owners of Harry’s bar in Växjö, as well as six bouncers, had been charged with illegal #discrimination after refusing to allow several Asian looking women to enter the establishment in 2012.

    “My daughter and I were treated like prostitutes,” 44-year-old Merlita Malmström, one of the women involved in the case, told the Aftonbladet newspaper.

    While prosecutors argued that repeatedly denying entry to the women due to their appearance was a clear case of discrmination, the Växjö District Court had a different opinion.

    In a decision issued earlier this week, the court ruled Harry’s owners had a “legitimate reason” to stop to women in their efforts to curb suspected #prostitution.

    Police had information indicating that Asian women in the area were involved in prostitution, the court explained. Thus, denying the women entry had nothing to do with their appearance, but rather with suspicions of prostitution.

    #suede #abolitionnisme