• Plaisir honteux | les éditions du remue-ménage
    https://www.editions-rm.ca/livres/plaisir-honteux

    TW pédo

    Lorsqu’un enfant est soumis à un abus sexuel par un de ses proches, il est possible (et relativement fréquent) qu’il ressente du plaisir sexuel. Le plaisir est ainsi associé aux émotions négatives et extrêmement destructrices qu’implique une relation incestueuse, et le traumatisme subi en est d’autant plus grave. Michelle Desaulniers a voulu mettre en lumière cette réalité que bon nombre d’entre nous préféreraient garder sous silence. Après avoir réalisé un film percutant d’une grande sensibilité intitulé Plaisir honteux, elle publie ce livre afin de poursuivre son questionnement sur le sujet. S’appuyant sur de nombreuses recherches scientifiques, cet ouvrage bien documenté dévoile dans toute son horreur la dynamique plaisir-abus qui s’établit entre l’agresseur et sa victime.

    Accompagnée de témoignages des plus bouleversants, la réflexion de Michelle Desaulniers nous oblige, en tant que société, à nous interroger sur notre responsabilité collective face à ce drame que vivent trop d’enfants. Devons-nous continuer d’éviter le sujet ou allons-nous regarder la réalité en face afin de trouver des solutions adéquates ?

    • d’autres via : https://twitter.com/OpalePublic/status/1220756746920132609

      " Les auteurs qui se sont penchés sur la problématique du plaisir sexuel des enfants en situation d’inceste ont décrit avec beaucoup d’indignation la manipulation extrêmement raffinée à laquelle les abuseurs soumettent leur victime . Cette indignation vient sans doute d’un constat douloureux qui semble a priori absurde : plus la relation incestueuse comporte de gratifications pour l’enfant (amour, attention, plaisir physique etc ) plus les séquelles de l’abus seront graves à long terme.

      Bref chez les enfants ainsi manipulés « en douceur » la souffrance est tout aussi vive sinon plus vive que chez ceux qui sont forcés et menacés .
      (...)
      Rappelons en effet que d’après les résultats des recherches de Jehu 1988 , 80.4 % de ses répondants (ayant ressenti du plaisir ou non ) ont participé passivement aux abus dont ils étaient victimes . Que 64.7 % ont utilisé la relation incestueuse pour recevoir de l’attention et de l’affection , que 37.2% ont participé activement à l’abus soit par besoin d’amour soit par attirance pour le plaisir physique, que 49% éprouvaient de la tendresse pour leur abuseur et que 12% (Mac Card 1985 ) déclarent être restés passifs pendant la relation à cause du plaisir physique qu’elle procurait.

      Manifestement les relations incestueuses apportent des gratificications à l’enfant tant sur le plan émotionnel que physique . Voilà un énoncé qui dérange et que tous préféreraient ignorer. Pourtant ce fait doit être reconnu et non caché et nié comme c’est généralement le cas , parce que c’est justement pour cette raison que les conséquences sont si pernicieuses . Pour un grand nombre de victimes les relations sexuelles avec l’agresseur constituent en effet l’unique possibilité de se sentir psychologiquement et physiquement appréciées et aimées ( Forward et Buck 1988 , Maltz et Holmann 1987 ).

      Pour ces enfants, recevoir ces attentions sexuelles signifie tout bonnement recevoir de l’amour .Les auteurs qui ont étudié la question du plaisir dans l’inceste s’accordent à dire que l’incapacité à reconnaître la manipulation est le propre de tout inceste commis en douceur mais que lorsque le plaisir physique est présent, il devient pratiquement impossible pour l’enfant de prendre conscience de la situation.

      Selon Courtois (1988) un grand nombre d’abuseurs se donnent beaucoup de mal pour stimuler sexuellement leur victime jusqu’à ce que celle ci soit excitée ou vive un orgasme . Les abuseurs cherchent ainsi à prouver que l’enfant voulait vraiment ces relations sexuelles.

      Ces victimes subissent un véritable lavage de cerveau leur faisant croire que ce sont elles qui sont à blâmer : certains agresseurs prennent d’autant plus de plaisir aux réponses sexuelles de l’enfant qu’elles pourront servir à justifié leur geste. C’est extrêmement perturbant pour la victime , c comme si elle entendant "tu vois tu as joui . Tu le veux vraiment et tu aimes cela .

      Courtois ajoute que devenues adultes, ces personnes voient dans la relation vécue avec l’abuseur la preuve que leur sexualité a tjs été perverse .

      Livre #Plaisir_honteux, #Michelle_Desaulniers #1998 . Québec

      #inceste #pédophilie #pédocriminalité #viol #abus_sexuels #sans_violence

    • Rappelons en effet que d’après les résultats des recherches de Jehu 1988 , 80.4 % de ses répondants (ayant ressenti du plaisir ou non ) ont participé passivement aux abus dont ils étaient victimes .

      C’est quoi « participé passivement » à l’ agression (et non à l’abus qui est un anglicisme foireux de violophiles) ?

    • yo @mad_meg je comprends que tu ais des réactions épidermiques avec le sujet, mais faut pas me rentrer dedans comme ça c’est hyper désagréable. Je sais que tu t’adresse au texte et pas à moi, mais il se trouve que les extraits que je cite me semblent sans ambiguïté ou complaisance. J’ai pas lu tout le bouquin, qui doit pouvoir être critiqué, mais je reconnais beaucoup de mon expérience dans les extraits cités, et il me semble que cet aspect de la chose est rarement dit et que c’est important de le dire. Je pense que la figure de la victime pure et innocente est extrêmement toxique. Et encore une fois, même si la ligne est ténue, il ne s’agit pas de rendre les anciennes victimes responsables des agissements,des crimes, des adultes...

  • Argentine : ouverture du procès pour complicité dans l’affaire de viols d’enfants sourds par des prêtres

    Le procès de deux religieuses et sept autres femmes poursuivies pour complicité de viols commis par deux prêtres, condamnés en 2019, sur des enfants sourds et muets d’un pensionnat de l’Ouest de l’Argentine, s’est ouvert lundi.

    Dans une affaire qui avait secoué le pays du Pape François, les deux prêtres avaient été condamnés à plus de 40 ans de prison pour des abus sexuels et des viols d’enfants âgés de 4 à 17 ans commis entre 2004 et 2006 à l’institut Provolo de Mendoza. Un jardinier a également été condamné à 18 ans de prison.

    Sur la base des révélations lors de ce procès de 2019, de nouvelles enquêtes ont été ouvertes et une religieuse paraguayenne de 53 ans, une psychologue, une cuisinière, quatre directrices et la représentante légale de l’institution sont jugées pour corruption de mineurs et complicité.

    Une religieuse japonaise de 46 ans est elle poursuivie pour abus sexuels aggravés dans ce procès prévu pour une durée d’environ six mois où plus d’une centaine de témoins seront entendus.

    Aucune des prévenues qui comparaissent libres, seule la religieuse japonaise étant assignée à résidence, n’est présente à l’audience qui déroule en visio-conférence, a indiqué une source judiciaire.
    . . . . . .
    « Ils ont tout couvert, ils leur ont interdit d’apprendre la langue des signes pour que ça ne se sache pas », a-t-il déploré.

    L’institut Provolo, situé au pied des Andes, à Mendoza, à mille km à l’ouest de Buenos Aires, a été fermé en 2016 lorsque le scandale a éclaté.

    Ce grand bâtiment en briques au toit vert, fondé en 1995, accueillait gratuitement des élèves sourds et muets d’origine modeste qui étaient internes et retournaient chez eux le week-end.

     L’intégrale : https://www.rtbf.be/info/societe/detail_argentine-ouverture-du-proces-pour-complicite-dans-l-affaire-de-viols-d-

    #catholicisme #maltraitance #viol #culture_du_viol #agressions_sexuelles #pédophilie #Argentine #église_catholique #violences_éducatives #enfance_volée #pédocriminalité #abus_sexuels #emprise #enfance #domination #hommes #femmes #religieuse #secret_de_polichinelle #handicap

  • « Tout le monde savait » : Claude Lévêque, une omerta au nom de l’art
    https://www.lemonde.fr/culture/article/2021/01/15/tout-le-monde-savait-claude-leveque-une-omerta-au-nom-de-l-art_6066318_3246.

    Qui n’a jamais aperçu l’artiste entouré d’adolescents plus ou moins jeunes, à un vernissage, un dîner de galerie ? Qui n’a jamais entendu de rumeurs ? « C’était comme un nuage flottant autour de lui, reconnaît une conseillère de collectionneurs qui le connaît, et s’en méfie, depuis trente ans. Tout le monde savait qu’il aimait s’entourer de jeunes éphèbes, et un bon nombre craignait le pire. Mais comment agir contre un homme qui a une telle aura, quand on n’a que des rumeurs, et qu’on n’est pas témoin de ses manœuvres ? Contre un artiste qui exerce une telle fascination, car il a produit une œuvre incroyable ? »

    • Claude Lévêque, une omerta au nom de l’#art

      Alors qu’une partie du milieu est sidérée d’apprendre que le plasticien fait l’objet, depuis 2019, d’une enquête préliminaire pour « #viols et #agressions_sexuelles sur mineurs », d’autres semblent moins surpris.

      Alors qu’une partie du milieu est sidérée d’apprendre que le plasticien fait l’objet, depuis 2019, d’une enquête préliminaire pour « viols et agressions sexuelles sur mineurs », d’autres semblent moins surpris.

      Au milieu des années 1980, une artiste qui préfère rester anonyme s’était aventurée à demander à un galeriste parisien qui exposait Claude Lévêque pourquoi il ne représentait aucune femme artiste : « Je n’ai peut-être pas d’artiste femme, mais j’ai un pédophile », s’était-elle entendu rétorquer. Plaisanterie tordue, aveu, provocation ? « En tout cas, ça résume bien le contexte, raconte-t-elle aujourd’hui. Je m’étais tue, mais, quand je visitais les expositions, je vous assure que je ne lâchais pas mon petit garçon de l’oeil. »

      « Comment une telle carrière est-elle possible, alors que depuis des années "ÇA SE SAVAIT ?" », interroge la critique d’art Marie Chênel dans un Tweet très relayé. Il résume la sidération du milieu de l’art depuis les révélations du Monde, le 10 janvier, concernant la plainte du plasticien Laurent Faulon contre l’artiste Claude Lévêque et l’enquête ouverte par le parquet de Bobigny (Seine-Saint-Denis), en mai 2019, pour « viols et agressions sexuelles sur mineurs de moins de 15 ans . M. Faulon, un sculpteur de 51 ans, dénonce des « abus sexuels » subis entre ses 10 et 17 ans de la part de M. Lévêque, assurant qu’il était, comme sa famille, sous son « emprise . Le journal en ligne Mediapart a lui aussi publié une longue enquête, le 13 janvier, qui accable l’artiste.

      L’enquête judiciaire est en cours, et la présomption d’innocence prévaut. Mais dans le milieu de l’art, où Claude Lévêque était si connu, chacun s’interroge. Qui n’a jamais aperçu l’artiste entouré d’adolescents plus ou moins jeunes, à un vernissage, un dîner de galerie ? Qui n’a jamais entendu de rumeurs ? « C’était comme un nuage flottant autour de lui, reconnaît une conseillère de collectionneurs qui le connaît, et s’en méfie, depuis trente ans. Tout le monde savait qu’il aimait s’entourer de jeunes éphèbes, et un bon nombre craignait le pire. Mais comment agir contre un homme qui a une telle aura, quand on n’a que des rumeurs, et qu’on n’est pas témoin de ses manoeuvres ? Contre un artiste qui exerce une telle fascination, car il a produit une oeuvre incroyable ? »

      Filleuls, neveux, assistants...

      Ces adolescents qui l’entourent, Claude Lévêque les présente comme ses filleuls, ses neveux, ses assistants, voir comme ses « fils . Ces doudous et nounours qu’il trimballe autour du monde, qu’il sort en plein repas, qu’il déploie dans chaque recoin de ses deux maisons, ont été, selon l’artiste, dans ses interviews, « donnés par des amis, souvenirs trop intimes pour en parler . Son obsession pour le monde de l’enfance est considérée comme une « sublimation artistique », la part de fantasme d’un adulte qui est bien plus à l’aise avec les enfants qu’avec le monde des grands.

      Et puis, comment condamner sur la base de « racontars » ? « On lui aurait donné le bon Dieu sans confession », admet l’artiste Jonathan Loppin, dont la compagne, Julie Faitot, a envoyé un signalement à la justice concernant Claude Lévêque en février 2019. Pendant les quinze ans que dura leur amitié, il avoue avoir été subjugué par cette star prête à défendre corps et âme le moindre squat, toujours disposée à prendre fait et cause pour la veuve et l’orphelin : « Claude apparaît comme un nounours au charisme fort, et un vrai aimant à enfants. En fait, il sait les ferrer. Quand j’ai compris que ces doudous étaient sans doute ceux de ses victimes, des trophées, j’ai pris une énorme claque. »

      « Je l’ai toujours vu bouleversé par la beauté des jeunes garçons, elle le secouait, et il l’assumait, ses premières oeuvres en témoignent », souligne un habitant de Nevers (Nièvre), proche des Faulon. Enfant, il a connu Lévêque comme moniteur de centre aéré dans les années 1970, sans jamais entendre de rumeurs pouvant l’incriminer. Depuis quelques jours, il fouille dans sa mémoire. « J’essaie d’analyser le phénomène d’emprise, détaille-t-il. En abordant l’environnement de cet adulte entouré de jeunes hommes, on avait d’abord un sentiment de malaise, mais la situation était ensuite validée par les proches ; familles, amis, tous semblaient acter ce qui se passait. Le trouble ressenti était alors étouffé par cette validation collective. En outre, j’en ai été témoin à deux reprises, Claude entretient aussi une relation très forte avec les mères des enfants, dont je ne sais comment elle s’articule, une relation presque amoureuse. Mécanique qu’il semble, hélas, avoir affinée avec le temps. »

      Collectionneurs, experts, galeristes, conservateurs, critiques, artistes : cette validation a été tout aussi collective dans le milieu de l’art, même si certains tenaient scrupuleusement leurs distances. « Les institutions lui ont fait confiance, à cause de la fascination qu’exerce son oeuvre, mais aussi de son engagement pour les causes sociales, politiques, analyse une directrice de musée. Tout cela était-il un écran de fumée ? Tout comme ces références à l’enfance, sans cesse convoquée, sacralisée, sanctuarisée : elles faisaient la beauté et la pureté de son travail ; désormais, elles peuvent ressembler à un sacrifice. »

      « Si c’est vrai, c’est un séisme, auquel je peine à me résoudre, glisse un autre conservateur. Ses oeuvres des années 2000, pleines d’un danger punk qui fascine, ont été un choc esthétique pour toute une génération. Nous nous sommes construits en partie avec elles. » Un artiste éperdu d’admiration pour Claude Lévêque, « bouleversé par le témoignage de Laurent Faulon », s’avoue tout autant « blessé, et en colère » : « J’ai la sensation d’avoir été manipulé, comme tout le monde de l’art l’a été. J’ai aujourd’hui l’impression que, avec toutes ces oeuvres mettant en scène l’enfance, il nous disait : "Regardez, je vous mets ça sous le nez, et vous ne voyez rien !" »

      Qu’il mette la même énergie à préparer la Biennale de Venise (2009) qu’à exposer à l’école élémentaire Pierre-Budin, à la Goutte d’Or (Paris 18e), lors d’une résidence artistique en 2012 ? Cela relevait de son engagement social. Qu’il peigne de noir les fenêtres de l’appartement mis à disposition par l’école, juste au-dessus des salles de classe ? On y voyait sa marque punk. Qu’il se déclare, un an après, toujours ami avec l’un des bambins de 8 ou 9 ans qui collabora au projet, le plus curieux, le plus créatif ? On l’admirait alors pour n’avoir pas pris la grosse tête. Tout cela peut aujourd’hui faire frémir.

      Dans les archives du Quotidien de l’art, nous avons retrouvé les paroles de l’enfant que nous avions rencontré au sein de l’école pendant la préparation de leur exposition « Seasons in the Abyss . Il interpellait ainsi l’artiste : « Je t’ai amené mon nounours, parce que je lui ai percé le cerveau. Avant, il bougeait dans son Jacuzzi, il faisait très chaud, c’était le feu, et je lui ai percé la tête ... « Le trou dans la tête », c’est aussi une phrase gravée par Lévêque sur un lit tout rouillé d’enfant, dans une oeuvre de 1986.

      #Aveuglement_collectif

      Pour comprendre aujourd’hui ce qui a pu relever d’un aveuglement collectif, les témoignages affluent, chacun s’employant à replacer une pièce dans un puzzle qui, trop longtemps, n’a pas fait sens. L’un se rappelle cette chambre d’enfant, dans la maison de Montreuil (Seine-Saint-Denis) de #Lévêque, « avec ses petites bagnoles sur les étagères », qu’il disait destinée « aux amis qui venaient avec leurs petits . L’autre, ces manèges abandonnés dans sa maison de campagne. Une troisième, l’aveu de cette mère « manifestement perdue, dans un monde parallèle, qui me racontait que Claude Lévêque dormait dans la chambre de son fils de 15 ans, et qui semblait comme flattée qu’il ait été "choisi". J’ai pris mes distances, désespérée qu’il soit impossible de lui faire comprendre que son môme était en danger .

      Galeriste et commissaire d’exposition, Stéphane Corréard dénonce aujourd’hui ce qu’il considère comme une omerta. « Beaucoup savaient, tout le monde pouvait se douter, personne n’est surpris, résume-t-il. Alors pourquoi avons-nous toléré, abrité, protégé, pendant des décennies, un supposé prédateur sexuel, un pédocriminel récidiviste ? Parce que, dans notre milieu, personne ne dit rien, jamais. La parole est cadenassée, le fonctionnement clanique. »

      Comment l’expliquer ? « La tolérance de notre milieu pour la transgression, y compris sexuelle, y est pour beaucoup », suggère-t-il. Un artiste pourrait donc franchir toutes les lignes rouges ? Laurent Faulon se souvient en tout cas très bien « des commissaires et artistes qui venaient dîner à la maison : avec Lévêque, on était comme un couple recevant des invités. Sauf que j’avais 15-16 ans. Tous découvraient les bricolages que j’avais faits dans l’atelier, et me disaient : "Tu as une oeuvre incroyable, ne t’embête pas à faire les Beaux-Arts, tu sais déjà tout !" . C’est ainsi que Laurent Faulon s’est retrouvé exposé à la Fondation Cartier de Jouy-en-Josas (Yvelines) ou au Magasin de Grenoble, à pas même 18 ans. Sans plus de questions, juste pour la reconnaissance de son talent naissant.

      Poursuivant son analyse, Stéphane Corréard évoque aussi le « souvenir de l’époque glorieuse où l’avant-garde était menacée de toute part, notamment par les réactionnaires et l’extrême droite. Nous avons alors pris le pli d’une opposition facile entre "pro" et "anti" art contemporain qui est devenue factice, mais qui continue de structurer largement le fonctionnement de notre monde de l’art . Impossible de dénoncer sur la foi de racontars, certes. « Mais ces directeurs de musée, qui racontent de façon anonyme avoir refusé que Lévêque partage une chambre d’hôtel avec un ado, n’avaient-ils pas obligation, en tant que fonctionnaires, de dénoncer des crimes dont ils avaient eu connaissance dans le cadre de leurs fonctions ? »

      Comme tous, il en est cependant conscient : la mécanique à l’oeuvre est complexe à déconstruire. Qu’un artiste puissant s’écroule, et tout un système s’effondre : ceux qui le collectionnent, le louent, l’honorent, le capitalisent. « Les relations entre les acteurs organisent la valeur de l’oeuvre en mettant l’artiste sur un piédestal, dans une relation romantique à l’art, explique ainsi un directeur d’institution. Les jeux de pouvoir sont réels, et pas seulement financiers, à tous les maillons de la chaîne, on ne peut se permettre que l’image de l’auteur soit entachée. Les liens d’interdépendance et les rapports de domination organisent le silence, à quoi s’ajoute la peur d’être blacklisté du milieu. Ils neutralisent toute possibilité de prise de parole. L’autocensure est forte, jusqu’à se frapper soi-même de cécité. La structure protège son capital. »

      Averti de la plainte de Laurent Faulon peu après son dépôt, le Mamco de Genève a pris position dès 2020, en faisant disparaître de son site toute mention de Claude Lévêque, qui y a exposé en 2003. Il est, pour l’instant, le seul. « Avec l’équipe de conservation, nous avons décidé un moratoire immédiat sur la présence de ses oeuvres en nos murs, explicite Lionel Bovier, son actuel directeur. Je n’ai jamais travaillé avec cet artiste, ni avec ses oeuvres d’ailleurs. Mais, de mon point de vue, le discrédit qui est aujourd’hui jeté sur son travail sera absolument irrémédiable si les accusations se révèlent fondées. Il ne m’appartient pas de me prononcer sur les conséquences légales des actes qui sont relatés, mais je peux témoigner de cela : je ne pourrai plus jamais regarder ce travail sans y trouver des indices des crimes qui lui sont reprochés. Par conséquent, le musée que je dirige ne montrera ni ne diffusera son travail dans le futur. »

      #pédophilie #pédocriminalité #Laurent_Faulon #abus_sexuels #emprise #rumeurs #fantasme #validation_collective #enfance #omerta #silence #impunité #transgression #domination #pouvoir #autocensure #cécité

    • Affaire Claude Lévêque : collectionneurs et musées s’accrochent aux œuvres devenues embarrassantes

      https://www.lemonde.fr/culture/article/2021/01/15/affaire-claude-leveque-collectionneurs-et-musees-s-accrochent-aux-uvres-deve

      https://www.lalsace.fr/culture-loisirs/2021/01/16/l-embarrassant-claude-leveque

      #censure #appel_à_la_censure

      Je tiens à rappeler que Springora n’ a jamais exigé la disparition des livres de Matzneff, c’est Gallimard qui s’achète une conscience en le faisant.

      Par ailleurs, le type doit répondre des ses actes, et il mériterait surtout des soins et une gigantesque psychothérapie (plutôt que la taule et la censure), mais il me semble au contraire très important de pouvoir continuer à voir ses oeuvres, même et surtout les pires, en sachant ce que l’on savait déjà, certes plus ou moins, mais en sachant au moins que le type n’était pas là pour rigoler et qu’il nous parlait bien de choses sombres et dégueulasses.

    • Dager je déteste et je comprend pas pk on le voie dans toutes les expos d’art brut. Sinon par rapport à la censure de Matzneff et Leveque le plus ahurissant c’est qu’on accusera les victimes d’etre #cancel_culture alors que ce sont les liberaux qui en sont les instigateurs dans un geste revisionniste.

  • #Abus_sexuels dans l’#Église : la #carte mondiale de la #justice

    Des dizaines de milliers de victimes, à travers le monde, sur plusieurs décennies : le dossier des abus sexuels impliquant des membres du clergé catholique présente une question de justice inédite. Pour révéler et faire face à l’ampleur des crimes, une multitude de mécanismes de justice transitionnelle sont à l’œuvre. Rapports d’experts, commissions d’enquête, commissions vérité, procès : Justice Info publie la #carte_mondiale de cette #justice parcellaire, très sensible, souvent innovante, face à un #crime institutionnel hors normes.

    https://www.justiceinfo.net/fr/divers/44735-abus-sexuels-eglise-carte-mondiale-justice.html

    #Eglise #cartographie #visualisation #monde #impunité #pédophilie #pédocriminalité

    @justiceinfo

  • Elle l’a bien cherché

    Sur les 250 000 #victimes de viols ou de #tentatives_de_viols dénombrées chaque année en France, seules 16 000 franchissent la porte d’un #commissariat. Entre tribunaux saturés et préjugés tenaces, ce documentaire montre le douloureux parcours de quatre victimes de viol pour se faire entendre. Une plongée sans fard dans un processus archaïque.

    Souvent rongées par la #honte ou la #peur de ne pas être prises au sérieux, seules 16 000, sur les 250 000 #victimes de viols ou de tentatives de viols dénombrées chaque année en France, franchissent la porte d’un commissariat. Elles ne verront pas toutes leur agresseur condamné puisqu’une plainte sur dix seulement aboutit aux assises. Débordés, #policiers et #magistrats sont contraints de ne garder que les dossiers les plus « solides ». Un témoignage fragile, des circonstances obscures ou une absence de séquelles physiques peuvent conduire au #classement_sans_suite de l’affaire. Victimes de viol, Marie, 20 ans, Manon, 27 ans, Michèle, 56 ans et Muriel, 42 ans, expérimentent ce long combat où, à tout moment, le destin de leur plainte peut basculer.

    #Suspicion latente

    #Auditions au commissariat, confrontations, suivi à l’hôpital, entretiens avec l’avocat puis procès : #Laetitia_Ohnona n’omet rien du #parcours_du_combattant qui incombe aux victimes de viol. Il leur faudra répéter inlassablement leur histoire, maîtriser leurs angoisses, subir les #questions_intimes des policiers et les #examens_gynécologiques. Au plus près de quatre #femmes à différents stades de la procédure, la réalisatrice questionne aussi les représentations pesant sur elles. « Le jury populaire a souvent de nombreux #a_priori », prévient l’avocate de Muriel, violée à la suite d’une soirée arrosée qui a dérapé. L’alcool, une tenue légère ou un flirt renvoient souvent à une #suspicion_latente de #coresponsabilité. Sans pour autant incriminer une institution judiciaire dépourvue de moyens, ce documentaire lève le voile sur les lacunes du processus et interroge notre conscience de juré potentiel.

    https://www.arte.tv/fr/videos/075213-000-A/elle-l-a-bien-cherche
    #film #film_documentaire
    #abus_sexuel #plainte #viol #viols #confrontation #justice #examen_sérologique #maladies_sexuellement_transmissibles #culpabilisation #procédure_judiciaire #stress_post-traumatique #TSPT #impunité #procès #inversion_du_sentiment_de_culpabilité #juré_populaire #France #culture_du_viol

  • #ONU, le #scandale des #abus_sexuels

    De la Centrafrique à New York, une investigation sur les abus sexuels commis par les collaborateurs de l’ONU et l’impuissance de l’organisation à les combattre.

    « Tout ceci est hautement immoral et en totale contradiction avec notre mission. » En 2004, l’ONU et son secrétaire général, Kofi Annan, affrontaient un vaste scandale d’abus sexuels commis par des militaires et des employés de l’organisation en République démocratique du Congo. Dans la foulée, le conseiller Zeid Ra’ad al-Hussein présentait ses préconisations pour éradiquer le fléau et l’impunité qui l’accompagne : mise en place de cours martiales dans les pays où des casques bleus sont déployés et adoption d’une convention internationale permettant à l’ONU d’engager des poursuites pénales contre son personnel civil. Près de quinze ans plus tard, alors que les États membres s’opposent toujours au morcellement de leur compétence juridictionnelle, l’exploitation et les violences sexuelles perdurent sur les terrains d’opération, comme en Centrafrique. Malgré les mesures déployées (création d’un poste de défenseur des droits des victimes, couvre-feux pour éviter les contacts entre la population locale et les employés des Nations unies en dehors des heures de service, travail de sensibilisation et d’éducation…) et la tolérance zéro prônée par l’actuel secrétaire général, António Guterres, près de cinquante nouvelles plaintes ont été enregistrées l’année dernière.

    Victimes oubliées
    Cette enquête recueille la parole de victimes oubliées – non signalées ou abandonnées par l’organisation –, les tentatives d’explication de responsables onusiens et le témoignage effarant du Français Didier Bourguet, seul civil condamné à ce jour, pour deux viols sur mineures, alors qu’il reconnaît avoir eu des rapports sexuels avec au moins une vingtaine d’enfants. Elle pointe ainsi l’intolérable impunité qui prédomine dans la grande majorité des cas.

    https://www.arte.tv/fr/videos/074593-000-A/onu-le-scandale-des-abus-sexuels
    #viols #impunité #pédophilie #pédocriminalité #documentaire #film_documentaire #casques_bleus #RDC #MINUSCA #Didier_Bourguet #plaintes #justice #faille_juridique #République_Centrafricaine #Centrafrique #abus_sexuels #code_blue #viols_sur_mineurs #Régiment_des_Diables_Rouges #casques_bleus_français #Innocence_en_danger (ONG) #tolérance_zéro #Fondation_Femme_Plus #grossesse #MONUSCO

    • Code Blue

      The Code Blue Campaign works to end impunity for sexual abuse by un personnel.


      The UN has a longstanding crisis caused, first, by UN personnel who commit sexual offenses against members of the populations they’re intended to serve and against other UN personnel and, second, by the institution’s response—the policies, procedures, and practices that create and sustain an institutional culture of impunity.

      We have identified three root causes of the UN’s culture of impunity:

      The institution has taken the liberty to manage its crisis internally.

      UN senior managers responsible for responding to and deliberating on individual cases are all rendered non-neutral by the conflicts of interest inherent in their positions: each is simultaneously called upon to represent and defend the best interests of the UN, the rights of the Organization’s accused employees and witnesses, and the rights of claimants.

      UN immunity makes the Organization’s “words and deeds” uniquely impervious to oversight or audit, shielding its functions and functionaries from external scrutiny and effectively negating the freedom of information that is a cornerstone of due process and a necessary precondition to equal justice for all.

      The Code Blue Campaign is concerned with overhauling several UN practices now in place that allow the UN Organization to dismiss and violate claimants’ fundamental rights to due process and neutral justice before the law:

      In addressing claims of “sexual exploitation and abuse” and “sexual harassment and assault” made against UN personnel, UN officials consistently misinterpret, misrepresent, and misapply UN immunity (an important legal protection intended to protect the multilateral work of the world body) to shield individual personnel from accountability and the Organization’s officials from reputational damage.

      The license to manage its sexual abuse crisis internally has evolved in tandem with the linear, largely unplanned growth of the UN system into a sprawling bureaucracy with many dozens of semi-autonomous “entities” that operate in relative isolation with barely monitored and rarely questioned authority accorded the heads.

      This combination of rapid de-centralization and unmonitored, quasi-independence and authority has in turn given rise within the various “entities” to dozens of inharmonious, non-coherent, and often conflicting policies, procedures, and practices for addressing sexual offense claims made against the personnel of those entities.

      The result is a non-system in which claimants and accused UN personnel associated with one entity of the UN Organization are subject to policies and procedures that may bear no resemblance to those followed by other entities of the same UN Organization. The only unifying factors across the system are the root causes of the UN’s culture of impunity for sexual offenses: the internal handling of all cases including those in which crimes beyond the UN’s “jurisdiction” are alleged; the misinterpretation and misapplication of UN immunity; and the inherent conflicts of interest underlying every case.

      The Code Blue Campaign has arrived at these conclusions through years of intense research. We have exposed several cases that illustrate the injustice, the incoherence, the innate and insurmountable conflicts of interest, and the long history of rights violations and abusive treatment by the UN Organization, primarily of victims but also of the accused. We argue that unjust UN policies and practices have, over decades, resulted in a culture of impunity for sexual “misconduct” ranging from breaches of UN rules to grave crimes. This represents a contravention of the UN Charter. Member States must intervene immediately. The General Assembly could end this crisis by divesting the UN Organization of any role in cases of “sexual misconduct,” and delegating the authority instead to an appropriate entity created, staffed by and reporting directly to the Member States, and entirely independent of the Organization.

      Member States have not yet come to the realization that the day of reckoning is approaching. If they do not take the initiative to fully recognize, understand, and solve a problem that has become an attention-getting Achilles heel, the UN’s sexual abuse crisis is likely to reach a pinnacle soon that could hobble the United Nations’ ability and authority to perform any of its functions. The UN could follow in the unenviable footsteps of another enormously powerful, largely secretive global institution whose former heights of moral authority are now universally queried: the Catholic Church.

      http://www.codebluecampaign.com

    • Taking action on sexual exploitation and abuse by peacekeepers: Report of an independent review on sexual exploitation and abuse by international peacekeeping forces in the Central African Republic

      Executive Summary

      I. Introduction

      When peacekeepers exploit the vulnerability of the people they have been sent to protect, it is a fundamental betrayal of trust. When the international community fails to care for the victims or to hold the perpetrators to account, that betrayal is compounded.

      In the spring of 2014, allegations came to light that international troops serving in a peacekeeping mission in the Central African Republic (“CAR”) had sexually abused a number of young children in exchange for food or money (the “Allegations”). The alleged perpetrators were largely from a French military force known as the Sangaris Forces, which were operating as peacekeepers under authorization of the Security Council but not under UN command.

      The manner in which UN agencies responded to the Allegations was seriously flawed. The head of the UN mission in CAR failed to take any action to follow up on the Allegations; he neither asked the Sangaris Forces to institute measures to end the abuses, nor directed that the children be removed to safe housing. He also failed to direct his staff to report the Allegations higher up within the UN. Meanwhile, both UNICEF and UN human rights staff in CAR failed to ensure that the children received adequate medical attention and humanitarian aid, or to take steps to protect other potential victims identified by the children who first raised the Allegations.

      Instead, information about the Allegations was passed from desk to desk, inbox to inbox, across multiple UN offices, with no one willing to take responsibility to address the serious human rights violations. Indeed, even when the French government became aware of the Allegations and requested the cooperation of UN staff in its investigation, these requests were met with resistance and became bogged down in formalities. Staff became overly concerned with whether the Allegations had been improperly “leaked” to French authorities, and focused on protocols rather than action. The welfare of the victims and the accountability of the perpetrators appeared to be an afterthought, if considered at all. Overall, the response of the UN was fragmented and bureaucratic, and failed to satisfy the UN’s core mandate to address human rights violations.

      By examining these failures and recommending reforms to deter future incidents of sexual violence by peacekeepers, this Report provides an opportunity for the UN to chart a new course of action and to undertake meaningful organizational change. If the Secretary-General’s zero tolerance policy is to become a reality, the UN as a whole—including troop contributing countries (“TCCs”)—must recognize that sexual abuse perpetrated by peacekeepers is not a mere disciplinary matter, but a violation of the victims’ fundamental human rights, and in many cases a violation of international humanitarian and criminal law. Regardless of whether the peacekeepers were acting under direct UN command or not, victims must be made the priority.

      In particular, the UN must recognize that sexual violence by peacekeepers triggers its human rights mandate to protect victims, investigate, report and follow up on human rights violations, and to take measures to hold perpetrators accountable. In the absence of concrete action to address wrongdoing by the very persons sent to protect vulnerable populations, the credibility of the UN and the future of peacekeeping operations are in jeopardy.

      https://reliefweb.int/sites/reliefweb.int/files/resources/Independent-Review-Report.pdf

      #rapport

    • Innocence en danger. Mouvement mondial de protection des enfants contre toutes formes de #violences notamment sexuelles.

      Innocence en Danger (IED) est un mouvement mondial de protection des enfants contre toutes formes de violences notamment sexuelles, présent dans une dizaine de pays et partenaire d’associations internationales actives dans la lutte contre la pédocriminalité.

      Le Directeur Général de l’Unesco, Fédérico Mayor, nomme en 1999, Homayra Sellier Présidente du mouvement de protection mondial de l’enfance. Depuis avril 2000, Innocence en Danger (IED) est une association Loi 1901 en France à vocation internationale. Elle est indépendante de tout organisme, déclarée à la préfecture de Paris, à but non lucratif et reconnue d’intérêt général.

      Innocence en Danger regroupe tous les acteurs militants de notre société : spécialistes d’internet, juristes, experts de l’enfance, décideurs des mondes politiques, économiques et médiatiques. Son but est de sensibiliser l’opinion internationale aux fléaux croissants rencontrés par l’enfance, afin de peser sur les décisions des gouvernements.

      Innocence en Danger constitue une force d’action, de sensibilisation, de proposition, d’éducation et d’information auprès des organisations gouvernementales ou non gouvernementales, des instances européennes et internationales, des entreprises, des écoles, des collectivités locales, des groupes de jeunes…

      Innocence en Danger tient le rôle de relais d’informations entre le public et les institutions publiques. Elle accompagne au quotidien les enfants victimes et le(s) parent(s) protecteur(s). Elle est la première et la seule association à avoir mis en place des séjours de résilience.

      https://innocenceendanger.org

      #violence #violences_sexuelles

  • Male rape survivors go uncounted in #Rohingya camps

    ‘I don’t hear people talk about sexual violence against men. But this is also not specific to this response.’
    Nurul Islam feels the pain every time he sits: it’s a reminder of the sexual violence the Rohingya man endured when he fled Myanmar two years ago.

    Nurul, a refugee, says he was raped and tortured by Myanmar soldiers during the military purge that ousted more than 700,000 Rohingya from Rakhine State starting in August 2017.

    “They put me like a dog,” Nurul said, acting out the attack by bowing toward the ground, black tarp sheets lining the bamboo tent around him.

    Nurul, 40, is one of the uncounted male survivors of sexual violence now living in Bangladesh’s cramped refugee camps.

    Rights groups and aid agencies have documented widespread sexual violence against women and girls as part of the Rohingya purge. UN investigators say the scale of Myanmar military sexual violence was so severe that it amounts to evidence of “genocidal intent to destroy the Rohingya population” in and of itself.

    But boys and men like Nurul were also victims. Researchers who study sexual violence in crises say the needs of male survivors have largely been overlooked and neglected by humanitarian programmes in Bangladesh’s refugee camps.

    “There’s a striking division between aid workers and the refugees,” said Sarah Chynoweth, a researcher who has studied male survivors of sexual violence in emergencies around the world, including the Rohingya camps. “Many aid workers say we haven’t heard about it, but the refugees are well aware of it.”

    A report she authored for the Women’s Refugee Commission, a research organisation that advocates for improvements on gender issues in humanitarian responses, calls for aid groups in Bangladesh to boost services for all survivors of sexual violence – recognising that men and boys need help, in addition to women and girls.

    Rights groups say services for all survivors of gender-based violence are “grossly inadequate” and underfunded across the camps – including care for people attacked in the exodus from Myanmar, as well as abuse that happens in Bangladesh’s city-sized refugee camps.

    Stigma often prevents Rohingya men and boys from speaking up, while many aid groups aren’t asking the right questions to find out.

    But there are even fewer services offering male victims like Nurul specialised counselling and healthcare.

    Chynoweth and others who work on the issue say stigma often prevents Rohingya men and boys from speaking up, while many aid groups aren’t asking the right questions to find out – leaving humanitarian groups with scarce data to plan a better response, and male survivors of sexual violence with little help.

    In interviews with organisations working on gender-based violence, health, and mental health in the camps, aid staff told The New Humanitarian that the needs of male rape survivors have rarely been discussed, or that specialised services were unnecessary.

    Mercy Lwambi, women protection and empowerment coordinator at the International Rescue Committee, said focusing on female survivors of gender-based violence is not intended to exclude men.

    “What we do is just evidence-informed,” she said. “We have evidence to show it’s for the most part women and girls who are affected by sexual violence. The numbers of male survivors are usually low.”

    But according to gender-based violence case management guidelines compiled by organisations including the IRC, services should be in place for all survivors of sexual violence, with or without incident data.

    And in the camps, Rohingya refugees know that male survivors exist.

    TNH spoke with dozens of Rohingya refugees, asking about the issue of ”torture against private parts of men”. Over the course of a week, TNH met 21 Rohingya who said they were affected, knew other people who were, or said they witnessed it themselves.

    When fellow refugees reached out to Nurul on behalf of TNH, he decided to share his experiences as a survivor of sexual violence: “Because it happened to men too,” he said.
    Asking the right questions

    After his attack in Myanmar, Nurul said other Rohingya men dragged him across the border to Bangladesh’s camps. When he went to a health clinic, the doctors handed him painkillers. There were no questions about his injury, and he didn’t offer an explanation.

    “I was too ashamed to tell them what had happened,” he said.

    When TNH met him in June, Nurul said he hadn’t received any counselling or care for his abuse.

    But Chynoweth says the problem is more complicated than men being reluctant to out themselves as rape victims, or aid workers simply not acknowledging the severity of sexual violence against men and boys.

    She believes it’s also a question of language.

    When Chynoweth last year started asking refugees if they knew of men who had been raped or sexually abused, most at first said no. When she left out the words “sexual” and “rape” and instead asked if “torture” was done against their “private parts”, people opened up.

    “Many men have no idea that what happened to them is sexual violence,” she said.

    Similarly, when she asked NGO workers in Bangladesh if they had encountered sexual violence against Rohingya men, many would shake their heads. “As soon as I asked if they had treated men with genital trauma, the answer was: ‘Yes, of course,’” she said.

    This suggests that health workers must be better trained to ask the right questions and to spot signs of abuse, Chynoweth said.
    Challenging taboos

    The undercounting of sexual violence against men has long been a problem in humanitarian responses.

    A December 2013 report by the Office of the Special Representative of the UN Secretary-General on Sexual Violence in Conflict notes that sexual and gender-based violence is often seen as a women’s issue, yet “the disparity between levels of conflict-related sexual violence against women and levels against men is rarely as dramatic as one might expect”.

    A Security Council resolution this year formally recognised that sexual violence in conflict also targets men and boys; Human Rights Watch called it “an important step in challenging the taboos that keep men from reporting their experiences and deny the survivors the assistance they need”.

    But in the Rohingya refugee camps, the issue still flies under the radar.

    Mwajuma Msangi from the UN Population Fund, which chairs the gender-based violence subsector for aid groups in the camps, said sexual violence against men and boys is usually only raised, if at all, during the “any other business” section that ends bimonthly coordination meetings.

    “It hasn’t really come up,” Msangi said in an interview. “It’s good you are bringing this up, we should definitely look into it.”

    TNH asked staff from other major aid groups about the issue, including the UN’s refugee agency UNHCR, which co-manages UN and NGO efforts in the camps, and the World Health Organisation, which leads the health sector. There were few programmes training staff on how to work with male survivors of sexual violence, or offering specialised healthcare or counselling.

    “The [gender-based violence] sector has not been very proactive in training health workers to be honest,” said Donald Sonne Kazungu, Médecins Sans Frontières’ medical coordinator in Cox’s Bazar. “I don’t hear people talk about sexual violence against men. But this is also not specific to this response.”

    "The NGO world doesn’t acknowledge that it happened because there is no data, and there is no data because nobody is asking for it.”

    No data, no response

    For the few organisations that work with male survivors of sexual violence in the camps, the failure to assess the extent of the problem is part of a cycle that prevents solutions.

    "The NGO world doesn’t acknowledge that it happened because there is no data, and there is no data because nobody is asking for it,” said Eva Buzo, country director for Legal Action Worldwide, a European NGO that offers legal support to people in crises, including a women’s organisation in the camps, Shanti Mohila.

    LAW trains NGO medical staff and outreach workers, teaching them to be aware of signs of abuse among male survivors. It’s also trying to solidify a system through which men and boys can be referred for help. Through the first half of the year, the organisation has interacted with 25 men.

    "It’s really hardly a groundbreaking project, but unfortunately it is,” Buzo said, shrugging her shoulders. “Nobody else is paying attention.”

    But she’s reluctant to advertise her programme in the camps: there aren’t enough services where male victims of sexual violence can access specialised health and psychological care. Buzo said she trusts two doctors that work specifically with male survivors; both were trained by her organisation.

    “It’s shocking how ill-equipped the sector is,” she said, frustrated about her dilemma. “If we identify new survivors, I don’t even know where to refer them to.”

    The issue also underscores a larger debate in the humanitarian sector about whether gender-based violence programmes should focus primarily on women and girls, who face added risks in crises, or also better include men, boys, and the LGBTI community.

    “If we identify new survivors, I don’t even know where to refer them to.”

    Buzo says the lack of services for male survivors in the Rohingya camps points to a reluctance to recognise the need for action out of fear it might come at the expense of services for women – which already suffer from funding shortfalls.

    The Rohingya response could have been a precedent for the humanitarian sector as a whole to better respond to male survivors of sexual violence, according to an aid worker who worked on protection issues in the camps in 2017 as the massive refugee outflow was unfolding.

    When she questioned incoming refugees about sexual violence against women, numerous Rohingya asked what could be done for men who had also been raped, said the aid worker, who asked not to be named as she didn’t have permission to speak on behalf of her organisation.

    “We missed yet another chance to open this issue up,” she said.

    Chynoweth believes health, protection, and counselling programmes for all survivors – female and male – must improve.

    “There aren’t many services for women and girls. The response to all survivors is really poor,” she said. “But we should, and we can do both.”

    http://www.thenewhumanitarian.org/news-feature/2019/09/04/Rohingya-men-raped-Myanmar-Bangladesh-refugee-camps-GBV
    #viol #viols #violences_sexuelles #conflits #abus_sexuels #hommes_violés #réfugiés #asile #migrations #camps_de_réfugiés #Myanmar #Birmanie

  • Understanding sexual violence against men and boys in conflict

    Ten years after sexual violence in war was officially recognized as a threat to peace and security, sexual violence against men and boys still receives very little policy and research attention—and that needs to change.


    https://www.openglobalrights.org/understanding-sexual-violence-against-men-and-boys-in-conflict
    #viol #viols #violences_sexuelles #conflits #guerre #hommes #abus_sexuels #hommes_violés

  • #Michelle_Fe_Santiago, la voix des #domestiques abusées

    Dans les pays du Golfe, la maltraitance des employées de maison fait souvent la « une ». Basée au #Koweït depuis 1999, la journaliste philippine Michelle Fe Santiago porte la #mémoire de la violence qui frappe sa communauté.

    « Love to the max… max, max, max ! », claironne gaiement un jingle. Michelle Fe Santiago, dite Maxi, prend place dans le studio. Cette journaliste philippine, au visage jovial, anime la matinale de Pinoy Arabia, radio en ligne créée en octobre 2014 pour divertir une audience majoritairement composée de compatriotes. Une communauté importante au Koweït qui regroupe pas moins de 222 000 Philippins, dont 62% officient comme domestiques. « Je passe quelques chansons d’amour. Parfois je réponds à des commentaires d’auditeurs, je relaie des dédicaces et diffuse quelques actualités », relate Michelle derrière son écran.

    La journaliste, en poste au Koweït depuis 1999, couvre les actualités de l’Emirat pour Arab Times en parallèle à sa fonction de correspondante au Moyen-Orient pour la chaîne de télévision philippine ABS-CBN. En presque vingt ans d’expatriation, Maxi sait combien il n’est pas aisé pour les Philippines de vivre et de travailler dans les pays du Golfe, et particulièrement au Koweït. Un nouveau jingle passe : « Live is short, love to the max (La vie est courte, aimez au maximum, ndlr) ». « Je ne vais pas rentrer dans les détails, mais il m’est arrivé de couvrir des faits divers… », Maxi se retient d’un sourire gêné.

    Lourd à porter

    Il y a sept ans, elle est prévenue de l’hospitalisation d’une domestique philippine trouvée inanimée dans l’arrière-pays désertique, poignardée. « Elle a rampé longtemps, mais a survécu. Un policier l’avait violée à l’arrière de sa voiture et avait voulu la faire disparaître. » Dans les colonnes de Kuwait Times, Michelle est la première journaliste à couvrir le drame. Son article trouve un écho auprès d’une avocate koweïtienne qui se porte volontaire pour représenter la domestique gratuitement. « Le policier a été arrêté, jugé, puis condamné à perpétuité », hoche-t-elle de la tête solennellement.

    Des cas comme cette domestique, Maxi en a couvert une multitude. Un exercice qui laisse des marques. « Parfois quand j’entends leur histoire, j’ai envie de pleurer, mais en tant que journaliste vous ne pouvez pas montrer vos émotions. C’est contraire à l’éthique de pleurer devant ses interlocuteurs. J’ai appris à contrôler mes larmes. Quand je rentre chez moi, il m’arrive cependant de littéralement m’effondrer. »

    L’ambassade des Philippines au Koweït estime à plus de 2500 par an les cas de domestiques violentées physiquement ou sexuellement. Un chiffre qui ne reflète pas la réalité, selon plusieurs associations locales d’aide aux travailleurs étrangers. C’est le cas de Kuwait Society for Human Rights. En 2018, l’ONG a reçu quelque 5400 plaintes de travailleurs étrangers, majoritairement des domestiques.

    Même écho pour Sandigan, collectif de Philippins basé au Koweït connu pour ses évacuations spectaculaires d’employées de maison. Ces travailleurs sociaux disent recevoir des centaines de messages d’appel à l’aide par mois. Salaires impayés, défenestrations de fuite, maltraitances, violences sexuelles, manque de nourriture ; les domestiques philippines font face à l’impunité des ménages koweïtiens auxquels la police locale a difficilement accès.

    Difficile également de dénoncer. Car si le Koweït est l’unique pays à se targuer d’avoir un parlement et un débat politique où il est possible de remettre en cause et critiquer le gouvernement, la liberté d’expression reste relative quand elle touche à l’image du pays. « Ici vous devez parfois trouver des moyens détournés de couvrir un sujet. Mais je ne peux pas non plus garder les yeux fermés. Alors je m’assure que l’autocensure que j’exerce sur mon travail ne sacrifie pas la véracité et les faits », sourit la journaliste.
    Appels à l’aide

    A l’occasion des élections de mi-mandat, Maxi délivre quelques conseils pratiques pour aller voter sur les ondes de Pinoy Arabia entre quelques dédicaces de parents philippins dédiées à leurs enfants exilés au Koweït. L’an dernier, alors qu’un énième meurtre d’une domestique philippine faisait les gros titres de la presse locale, le président philippin Duterte actait une interdiction, durant quatre mois, pour tout nouveau ressortissant de venir travailler au sein de l’Emirat. Une mesure très critiquée au Koweït, et une période de forte tension diplomatique, qui a néanmoins débouché sur un accord. « Pinoy Arabia a collaboré avec l’ambassade pour aider toutes celles qui voulaient quitter le Koweït pendant cette période-là. »

    Si la radio fondée par Maxi n’a aucune vocation politique, et ne sert majoritairement qu’à divertir son audience, elle est un formidable moyen de prendre le pouls de la communauté philippine. « Même si les conditions de mes compatriotes se sont améliorées depuis l’accord, je reçois encore des messages d’appel à l’aide. Je ne fais jamais de sauvetage moi-même. Mon rôle est de me coordonner avec l’ambassade quand cela arrive. »

    Pris de gros risque

    Après une longue présence sur le sol koweïtien, Maxi a certes acquis une popularité chez les siens et a pu couvrir entre autres l’invasion américaine en Irak, mais la journaliste philippine grimace à l’idée de rester une nouvelle décennie dans l’Emirat. « Ce n’était pas du tout prévu que je fasse une partie de ma carrière ici. J’étais simplement venue passer un Noël avec des proches. »

    Née de deux parents instituteurs, à Zamboanga, ville située dans l’ouest de l’île de Mindanao, Michelle dit avoir toujours eu la fibre journalistique et n’avoir jamais pensé un jour à s’exiler dans un autre pays, comme plus de 10% de la population des Philippines – soit 11 millions de personnes. « J’ai pris de gros risques en venant m’installer ici car je gagnais bien ma vie aux Philippines. Dans cinq ans, je pense rentrer. Pourquoi ne pas faire des documentaires sur des problèmes sociaux qui existent dans mon pays ? »

    https://lecourrier.ch/2019/07/28/michelle-fe-santiago-la-voix-des-domestiques-abusees
    #exploitation #travail_domestique #abus #violence #pays_du_Golfe #Phiippines #migrations #travailleurs_étrangers #viols #abus_sexuels

    ping @isskein

  • Enquête #HRW : l’ex-président gambien Jammeh rattrapé par des affaires de viols - RFI
    http://www.rfi.fr/afrique/20190626-gambie-accusations-viols-encontre-ancien-president-yaya-jammeh

    Ce sont de graves accusations que Human Rights Watch publie ce mercredi 26 juin. Après dix-huit mois d’enquête, l’organisation de défense des droits de l’homme accuse #Yahya_Jammeh de violences sexuelles. L’ex-président gambien, qui a régné durant vingt-deux ans, est soupçonné d’avoir mis en place un véritable système pour abuser de jeunes #femmes.

    #abus_sexuels #viols #Gambie

  • Thousands of Immigrant Children Said They Were Sexually Abused in U.S. Detention Centers, Report Says

    The federal government received more than 4,500 complaints in four years about the sexual abuse of immigrant children who were being held at government-funded detention facilities, including an increase in complaints while the Trump administration’s policy of separating migrant families at the border was in place, the Justice Department revealed this week.

    The records, which involve children who had entered the country alone or had been separated from their parents, detailed allegations that adult staff members had harassed and assaulted children, including fondling and kissing minors, watching them as they showered, and raping them. They also included cases of suspected abuse of children by other minors.

    From October 2014 to July 2018, the Office of Refugee Resettlement, a part of the Health and Human Services Department that cares for so-called unaccompanied minors, received a total of 4,556 allegations of sexual abuse or sexual harassment, 1,303 of which were referred to the Justice Department. Of those 1,303 cases deemed the most serious, 178 were accusations that adult staff members had sexually assaulted immigrant children, while the rest were allegations of minors assaulting other minors, the report said.

    “The safety of minors is our top concern when administering the UAC program,” Jonathan H. Hayes, the acting director of the Office of Refugee Resettlement, said in a statement, using an abbreviation for unaccompanied children. “None of the allegations involved O.R.R. federal staff. These allegations were all fully investigated and remedial action was taken where appropriate.”

    [Read the latest edition of Crossing the Border, a limited-run newsletter about life where the United States and Mexico meet. Sign up here to receive the next issue in your inbox.]

    The records do not detail the outcome of every complaint, but they indicate that some accusations were determined to be unfounded or lacking enough evidence to prosecute. In one case, a staff member at a Chicago detention facility was accused in April 2015 of fondling and kissing a child and was later charged with a crime. The report did not state whether that person had been found guilty.

    The documents, first reported by Axios, were made public by Representative Ted Deutch, Democrat of Florida, the night before a House Judiciary Committee hearing on Tuesday about the Trump administration’s policy of family separations at the southern border. That policy, which was put in place last spring, resulted in more than 2,700 children being separated from their parents under President Trump’s “zero tolerance” policy of prosecuting anyone caught crossing the border illegally, including those with families seeking asylum on humanitarian grounds.

    For most of the four years covered by the report, the number of allegations made to the Office of Refugee Resettlement stayed about the same from month to month. But the number of complaints rose after the Trump administration enacted its separation policy. From March 2018 to July 2018, the agency received 859 complaints, the largest number of reports during any five-month span in the previous four years. Of those, 342 allegations were referred to the Justice Department, the report showed.

    During the hearing on Tuesday, a discussion of the records sparked a heated exchange between Mr. Deutch and Cmdr. Jonathan White of the United States Public Health Service Commissioned Corps, who last year repeatedly warned a top official in Health and Human Services that the family separation policy could permanently traumatize young children.
    Editors’ Picks
    The Age of the Internet ‘Wife Guy’
    The Man Who Told America the Truth About D-Day
    At Work, Everyone Is in Fact Talking About You All the Time

    As Mr. Deutch read some of the report, Commander White interjected, “That is false!”

    He later apologized, claiming that a “vast majority of allegations proved to be unfounded.” He said he was unaware of any accusations against staff members that were found to have merit.

    https://www.nytimes.com/2019/02/27/us/immigrant-children-sexual-abuse.html
    #viol #viols #abus_sexuels #USA #Etats-Unis #rétention #détention_administrative #enfants #enfance #rapport #migrations #asile #réfugiés

    L’article date de février 2019

  • Nowhere to turn: Victims say domestic abuse by police officers goes unpunished

    Debbie is one of multiple women who have told the Bureau of Investigative Journalism they suffered emotional or physical abuse at the hands of police officer partners, and that they believe their partners used their professional positions to seek to intimidate or harass them.

    From across the country we heard claims that alleged abusers got their partners repeatedly arrested, stalked them in marked cars, or warned them there was no point going to the police because the force was “a family.”


    https://www.thebureauinvestigates.com/stories/2019-05-01/police-perpetrators-domestic-violence
    #abus_sexuels #violence_domestique #police #UK #Angleterre

  • Documentaire sur les religieuses abusées, la justice contraint Arte à cesser toute diffusion
    https://www.la-croix.com/Religion/Catholicisme/Monde/Documentaire-religieuses-abusees-justice-contraint-Arte-cesser-toute-diffu

    À la suite d’une plainte en référé, le tribunal d’instance de Hambourg (Allemagne) a rendu sa décision le 20 mars dans laquelle il interdit à ARTE de diffuser à nouveau le documentaire Religieuses abusées, l’autre scandale de l’Église dans sa version actuelle. Source : La Croix

    • Voisi le texte àl’origine du sujet mentinonné dans une interview avec l’auteure

      LES BORDELS DU VATICAN
      http://humanoides.free.fr/press-30.html

      lien mort vers le texte original
      http://www.motus.ch/bulletins/no4/bordelsvatican

      LES BORDELS DU VATICAN
      Enrôlées comme religieuses à destination des couvents du monde entier, les jeunes filles du Tiers-monde sont utilisées comme esclaves sexuelles par le corps ecclésiastique.

      Des religieuses-prostituées comme ces filles chrétiennes de l’état du Kerala - "la réserve « christianisée » des jésuites en Inde" sont envoyées au loin pour en faire des nonnes d’un genre spécial. Quelque part en Afrique, en guise de promesse du ciel, c’est l’enfer qu’elles découvrent à l’abri de la sainte Église qui les utilise comme bétail sexuel au service de son corps ecclésiastique. On a bien fait voeu de célibat mais pas de chasteté. Cette hypocrisie empoisonne l’Occident depuis dix-huit siècles, et serait même à l’origine de la prostitution moderne. Durant des siècles, ce commerce fut pris en mains par l’Église qui était à la fois cliente et maquereau. La moitié de la population féminine de Rome "la ville de pèlerinage obligée pour tout sémina-riste" fut réduite à la prostitution à certaines époques de l’histoire.

      Pour que ce scandale puisse être connu, il aura fallu que des religieuses-médecins, débordées par l’ampleur de ce crime organisé, se décident courageusement à publier des rapports. Mais, immanquablement, ces rapports destinés au Saint-Siège finissent aux oubliettes avec celles qui les ont rédigés.

      Selon l’agence Reuters, « accusé d’entretenir une conspiration du silence autour des cas d’abus sexuels dans les couvents, notamment en Afrique, le Vatican a reconnu l’existence d’une série de scandales, tout en assurant qu’ils étaient limités. » Selon un rapport, des prêtres et des missionnaires ont contraint des religieuses à avoir des relations sexuelles avec eux, en les violant. Certaines victimes ont été obligées de prendre la pilule, d’autres d’avorter. L’ampleur du scandale a amené Joaquin Navarro-Valls, porte-parole du Vatican, à déclarer que le Saint-Siège était « au courant du problème », mais que celui-ci était « limité à certaines zones géographiques » non précisées.

      Conspiration du silence.

      Le rapport, qui a été soumis il y a six ans au cardinal Martinez Solamo, préfet de la Congrégation pour les instituts de vie consacrée et pour les sociétés de vie apostolique, a été rédigé par une religieuse et médecin, Maura O’Donohue. Celle-ci a recensé des cas d’abus dans 23 pays, y compris les Etats-Unis, l’Italie et l’Irlande. Mais elle écrit que la plupart des violences sexuelles commises par des prêtres et missionnaires se sont produites en Afrique, où les religieuses présentent, aux yeux de leurs partenaires potentiels, l’avantage de passer pour être exemptes du virus du sida qui ravage le continent noir.

      L’auteur du rapport, qui mentionne des noms, cite le cas d’un prêtre qui avait mis enceinte une religieuse. Après l’avoir forcée à avorter, ce dont elle est morte, c’est lui qui a célébré la messe d’enterrement.

      Maura O’Donohue rapporte des cas de nombreuses religieuses tombées enceintes en même temps dans des communautés religieuses africaines, notamment celui d’une supérieure relevée de ses fonctions par son évêque après avoir signalé "la grossesse simultanée de 29 de ses soeurs" sans qu’aucune mesure ne soit prise par ailleurs. Selon Marco Politi, correspondant de la Republica au Vatican, ces scandales, qui n’ont commencé à transpirer hors des murs du Vatican qu’il y a peu de temps, ont été portés à l’attention du Saint-Siège à plusieurs reprises au cours de la décennie passée. Sans résultat.

      Une autre religieuse, Marie McDonald, supérieure des Missions de Notre-Dame d’Afrique, avait à son tour soumis en 1998 un rapport sur les « abus sexuels et viols commis par des prêtres et évêques ». « Que je sache, aucune inspection n’a eu lieu. La conspiration du silence aggrave le problème », a t-elle déclaré. Le Vatican observe la situation mais n’a pris aucune mesure concrète.

      Cherchez la secte.

      L’Église est beaucoup plus loquace en ce qui concerne les dérives des prétendues « sectes » qui lui font de la concurrence. Il y a environ 25 ans, un prêtre français au sourire immuable, manipulateur et ambitieux, le père Jean Vernette, fut chargé de répandre l’idéologie antisecte par une propagande extrêmement habile et efficace. Selon l’adage « hors de l’Église, point de salut », Jean Vernette et ses amis inquisiteurs ont fourni à l’association antisecte ADFI toute une panoplie d’armes intellectuelles et logistiques pour traquer les « sectes ». Après avoir quitté l’ADFI, trop virulente, il peaufine son image de saint homme qui prêche la « tolérance » et « l’évangélisation des sectes ».

      En réalité, derrière cette langue de bois onctueuse, « évangélisation » signifie guerre totale. Pour l’ADFI, Vernette rédigea la liste des « symptômes de sectarisme » qui est à l’origine de la persécution de milliers de non-conformistes (long temps de lecture et de méditation, changement de régime alimentaire...).

      Par cette manipulation, l’épiscopat de France nous a fait croire que la secte c’est l’autre, que la pédophilie c’est chez les autres, et que les pratiques mafieuses c’est chez ceux d’en face. Pourtant, dans le seul registre des moeurs, chaque semaine apporte un nouveau cas de pédophilie ecclésiastique en France.

      En bon jésuite, le porte-parole du Vatican a trouvé la parade : « Certaines affaires négatives ne doivent pas nous faire oublier la foi souvent héroïque manifestée par une grande majorité de ces hommes et femmes des ordres religieux et du clergé », a- t-il plaidé.

      Certes, mais lorsqu’un enfant attrape un mauvais rhume dans une « secte » pas très catholique, le journal La Croix et les bons cathos de l’ADFI n’hésitent pas à crier au « crime contre l’humanité ».

      Quant à « la foi souvent héroïque », si c’est de l’évangélisation planétaire dont on parle, il aurait mieux fallu pour l’humanité souffrante que les hordes de missionnaires incultes et arrogants qui ont la prétention de sauver l’âme des païens, restent tranquillement à la maison en s’exerçant à un métier honnête.

      #religion #catholicisme #abus_sexuel #église

    • « Religieuses abusées, l’autre scandale de l’Église » : une enquête choc qui rompt l’omerta
      https://information.tv5monde.com/terriennes/religieuses-abusees-l-autre-scandale-de-l-eglise-une-enquete-c

      Pendant deux ans, les documentaristes Marie-Pierre Raimbault et Éric Quintin, épaulé.e.s par la journaliste Élizabeth Drévillon, ont enquêté à travers le monde sur des faits d’abus sexuels commis par des prêtres sur les religieuses. Abusées pendant des années pour certaines, violées et avortées de force ... Ce documentaire permet aux victimes de sortir d’un trop long silence.

      Pourquoi ce phénomème est resté secret

      Ces rapports avaient été envoyés au Vatican par Maura O’Donohue et Mary Mac Donald, deux religieuses gynécologues, dans les années 1990. Elles étaient dignes de confiance puisqu’elles se sont retrouvées plusieurs fois confrontées à des religieuses violées, et parfois même, enceintes à la suite de ces viols. Au-delà de la thèse culturelle et des stéréotypes, puisqu’il était coutumier de renvoyer l’existence de ces abus sexuels à l’Afrique, les rapports faisaient mention du nombre de religieuses violées par des prêtres, dans 23 pays à travers le monde. C’était donc un mode de fonctionnement systémique dans l’Eglise catholique et le Vatican en avait connaissance. D’ailleurs, Rome n’a jamais répondu à ces religieuses. Elle demandaient une intervention de la part des autorités du clergé et réclamaient justice. Elles n’ont été entendues sur aucun de ces deux points.

      A ceci s’ajoute souvent une dualité de la part de ces lanceuses d’alertes. Elles ont certes dénoncé les abus des prêtres sur leurs consœurs religieuses, mais voulaient aussi protéger l’institution, en laquelle elles ont placé leurs croyances et à laquelle elles se sont dévouées. Pour ces raisons, elles n’ont pas osé en parler publiquement. Et si quelqu’un n’avait pas fait fuiter le contenu de ces rapports, l’opinion publique n’en aurait jamais rien su.

    • Religieuses abusées : une censure inexplicable
      Par Bernadette Sauvaget, Journaliste au service Société
      https://www.liberation.fr/planete/2019/04/29/religieuses-abusees-une-censure-inexplicable_1724080

      Personne ne s’attendait à cette censure. Et pour l’heure, rien n’indique qu’elle sera levée, ni, si c’est le cas, à quelle échéance. Le 20 mars, le tribunal de Hambourg, en Allemagne, a estimé - mais sans que cela ne soit rendu public à ce moment-là - qu’Arte devait suspendre illico la diffusion du documentaire Religieuses abusées, l’autre scandale de l’Eglise. Une enquête approfondie qui a provoqué un immense choc, particulièrement dans les milieux catholiques.

      Aucune voix ne s’était pourtant élevée pour remettre en cause la véracité des accusations, ni la réalité des abus sexuels subis par les religieuses catholiques, un tabou qui commence à se lever. Personne, sauf un prêtre qui estime pouvoir être reconnu comme l’un des abuseurs ! Pensant être en mesure d’arrêter la marche de l’histoire, il s’est adressé à la justice qui lui a donné, pour l’heure, gain de cause. Seul contre tous. Même contre le pape, qui a pris acte de ces abus. « C’est une procédure inique, dénonce à Libération le producteur Eric Colomer. L’objectif du film est de donner la parole aux victimes, pas de jeter en pâture tel ou tel. » A Hambourg, la défense, conformément aux règles de la procédure, n’a pas pu faire valoir ses droits mais prépare sa contre-attaque. La bataille ne fait que commencer. Doris, l’une des ex-religieuses qui témoignent, a déjà publié un livre et s’est largement exprimée dans la presse. Sans jamais subir les foudres de la justice. A l’aune du succès du documentaire (plus de 2 millions de personnes l’ont visionné), la peur pourrait bien avoir changé de camp.

  • U.N. to probe sex-for-food aid allegations after ...
    http://news.trust.org/item/20190426133548-oe3xz

    The United Nations said on Friday it will investigate allegations that survivors of a deadly cyclone in Mozambique are being forced to have sex with community leaders for food.

    More than 1,000 people died and tens of thousands were forced from their homes when Cyclone Idai hammered Mozambique before moving inland to Malawi and Zimbabwe, in one of the worst climate-related disasters to hit the southern hemisphere.

    The U.N. pledge came a day after Human Rights Watch (HRW) published accounts of female survivors who said they were abused by local leaders and as a second powerful storm, Cyclone Kenneth, pounded the impoverished southeast African nation.

    “As with any report on sexual exploitation and abuse, we are acting swiftly to follow-up on these allegations, including with the relevant authorities,” the U.N. Office for the Coordination of Humanitarian Affairs (UNOCHA) said in a statement.

    “The U.N. has a zero tolerance policy on sexual exploitation and abuse. It is not, and never will be, acceptable for any person in a position of power to abuse the most vulnerable, let alone in their time of greatest need.”

    #abus_de_pouvoir #viols #abus_sexuels #Mozambique #catastrophe

    • et ce n’est pas tout #femmes #discrimination

      A local community leader in the town of Tica, Nhamatanda district, told Human Rights Watch that in some cases, where access by road is impossible, local community leaders are responsible for storing the food and distributing it to families on a weekly basis. She said that, “Because the food is not enough for everyone,” some local leaders have exploited the situation by charging people to include their names on the distribution lists.

      One aid worker said that the distribution list often contains only the names of male heads of households, and excludes families headed by women. “In some of the villages, women and their children have not seen any food for weeks,” she said. “They would do anything for food, including sleeping with men in charge of the food distribution.”

      Another aid worker said that her international organization had received reports of sexual abuse of women not only in their villages, but also in camps for internally displaced people. She said they were monitoring the situation and training people to raise awareness among women and to report any cases of sexual exploitation or abuse.

      https://www.hrw.org/news/2019/04/25/mozambique-cyclone-victims-forced-trade-sex-food

  • Colonia Dignidad

    Prügel, Folter und Gesang

    Nach außen fromm, innen ein Alptraum: In der deutschen Enklave „Colonia Dignidad“ in Chile missbrauchte Sektenoberhaupt Paul Schäfer täglich Jungen und ließ Regimegegner verschwinden. Wie konnte sein Horrorreich über Jahrzehnte bestehen? Ein Besuch beim einzigen Täter, der dafür im Gefängnis sitzt

    #Colonia_Dignidad #Villa_Baviera #Chili #Gerhard_Mücke #Paul_Schäfer #prison_secrète #torture #abus #abus_sexuel #enlèvement_d'enfant

    https://correctiv.org/top-stories/2019/04/05/pruegel-folter-und-gesang

  • Education : needs, rights and access in displacement

    Education is one of the most important aspects of our lives – vital to our development, our understanding and our personal and professional fulfilment throughout life. In times of crisis, however, millions of displaced young people miss out on months or years of education, and this is damaging to them and their families, as well as to their societies, both in the short and long term. This issue of FMR includes 29 articles on Education, and two ‘general’ articles.


    https://www.fmreview.org/education-displacement/contents
    #éducation #asile #migrations #réfugiés #droit_à_l'éducation #accès_à_l'éducation #scolarisation #déscolarisation #Syrie #conflit #guerre #genre #abus_sexuels #viols #Jordanie #Dadaab #Kenya #Grèce #écoles_de_rue #France #bus_école #Ouganda #Ethiopie #Palestine #réfugiés_palestiniens #Rwanda #UK #Angleterre #réfugiés_syriens #Turquie #MNA #mineurs_non_accompagnés #USA #Etats-Unis #travail_forcé #enfants #enfance #Iran #réfugiés_afghans #université #Myanmar #Birmanie #réfugiés_rohingya #Rohingya

  • Asylum seeker to sue UK for funding Libyan detention centres

    Ethiopian teenager says he experienced physical abuse, extortion and forced labour in centres part-funded by UK.

    A teenage asylum seeker from Ethiopia is planning to sue the government for its role in funding detention centres in Libya, where he says he experienced physical abuse, extortion and forced labour.

    The teenager, who turned 18 a few weeks ago, cannot be named. He lives in London and is waiting for the Home Office to determine his asylum claim. His legal action against the government’s Department for International Development (DfID) for its contribution to funding these overseas centres is thought to be the first of its kind.
    Separated at sea: a Sierra Leonean father’s desperate fear for his boy
    Read more

    The Guardian previously revealed the terrible conditions in a network of 26 detention centres across Libya. The EU’s Emergency Trust Fund for Africa provides some funding for the centres. DfID says that the funding it provides is used to improve conditions in the camps.

    Children have described being starved, beaten and abused by Libyan police and camp guards. One said the conditions were like “hell on Earth”.

    The government insists the funding is necessary as part of a humane effort to dissuade people from making the dangerous Mediterranean crossing. Arguing that migrant detention centres are the responsibility of the Libyan authorities, it is understood to have raised concerns over the treatment of detainees with the Libyan government.

    A spokeswoman previously told the Guardian: “We continue to help fund the European Union Trust Fund’s work to improve conditions for migrants in detention centres.”

    But critics see the Libyan camps as a way for European countries to prevent asylum seekers and other migrants from reaching Europe, and the UK’s involvement as another plank of the so called “hostile environment” to keep people out.

    Last year the UK government spent £10m in Libya on various initiatives, including the detention centres.

    The teenager who has begun the legal action against the government claims that officials are acting unlawfully in funding the detention centres and should stop doing so. He is also asking for compensation for the suffering he endured there.

    The boy’s legal team is calling on DfID to facilitate the relocation of the detention centres to the UK or other safe countries so that asylum claims can be safely processed. His lawyers have asked DfID to disclose the funding agreements between the UK and Libyan governments and any internal documents concerning the destination of UK funding in Libya as well as any untoward incidents in the centres.
    Inside the chaos and corruption of Tripoli, where militias rule the streets
    Read more

    The teenager fled persecution in Ethiopia because of his father’s political allegiances and finally reached the UK after a dangerous journey through Libya and across the Mediterranean.

    In Libya he suffered both at the hands of traffickers and in the detention centres, some of which are controlled by local militias.

    “The period I was detained and enslaved in Libya was a living hell,” he said. An expert medical report conducted in London identified 31 different lesions, including 10 on his face, which the doctor who examined him found provided “significant corroboration” of his account of repeated ill treatment.

    Many of those in the camps are from Eritrea but there are also asylum seekers from Ethiopia, Iraq, Somalia, Sudan and Syria.

    James Elliott of Wilsons Solicitors, who is bringing the legal action on the teenager’s behalf, said: “DfID acknowledges that conditions in the camps are appalling. We are bringing this legal challenge because it is vital that UK taxpayers’ money is not used to allow places where men, women and children are subjected to torture, rape and slavery to continue to exist.”

    DfID has been approached for comment.

    https://www.theguardian.com/uk-news/2018/dec/20/asylum-seeker-to-sue-uk-for-funding-libyan-detention-centres
    #Libye #externalisation #UK #Angleterre #justice #centres_de_détention #asile #migrations #réfugiés #poursuite #viol #abus_sexuels #travail_forcé #Trust_fund #Trust_fund_for_Africa

  • Google Approved $45 Million Exit Package for Executive Accused of Misconduct - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2019/03/11/technology/google-misconduct-exit-package.html

    SAN FRANCISCO — Alphabet’s board of directors agreed to pay a former top Google executive as much as $45 million when he resigned from the company in 2016 after being accused of groping a subordinate.

    The previously undisclosed sum was in the separation agreement for Amit Singhal, a senior vice president who ran Google’s search operations until February 2016. The amount was revealed on Monday in a shareholder lawsuit accusing the board of directors of Alphabet, the parent of Google, of shirking their responsibilities by agreeing to pay executives accused of misconduct instead of firing them for cause.

    The suit was part of the fallout over how Google has handled sexual harassment cases. The New York Times reported in October that Google had handsomely paid several high-ranking executives in separation agreements after they were credibly accused of sexual harassment, even though the men could have been fired for cause. In one case, Google handed a $90 million exit package to Andy Rubin, who used to head its Android division, after he was accused of sexual misconduct.

    Bon, non seulement ces gens touchent un pactole qui doit faire rêver les membres de la Ligue du LOL, mais au détour de l’article il y a cette phrase :

    Mr. Singhal left Google after an employee said he had groped her at an off-site event. Google investigated the allegation and found that Mr. Singhal had been inebriated. The company also concluded that the employee’s account was credible. At the time, Mr. Singhal said he wanted to spend more time with his family and focus on his philanthropy.

    Elle a bon dos la philanthropie !!!
    Tiens, ça me rappelle les Sackler (voir ma postface sur le rôle de la philanthropie dans « Addiction sur ordonnance : la crise des opioides ».

    #Philanthropie #Abus_sexuels #Google #Foutaises

  • Abus sexuels de l’Armée française : une prévention inadaptée | Hélène Molinari
    https://inkyfada.com/fr/2019/01/18/abus-sexuels-de-larmee-francaise-une-prevention-inadaptee

    Dans une pétition portée par ZERO IMPUNITY, plus de 250.000 personnes demandent à l’État français la mise en place d’une formation spécifique sur les violences sexuelles en zone de conflit pour les armées. Les initiateurs du projet, accompagnés de Muriel Salmona, psychotraumatologue, avaient alors été reçus par le cabinet de la ministre française des Armées, en octobre 2017. Les réponses n’avaient pas été concluantes. Un an après, rien n’a été fait, malgré de nouvelles alertes. Source : Inkyfada

  • Rise in sexual abuse cases in aid groups as more victims ...
    http://news.trust.org/item/20190210235057-41rbw

    Leading aid agencies received at least 539 reports of sex abuse and harassment last year, an exclusive survey showed on Monday, a 13 percent increase on 2017 which charities said shows abuse victims are more willing to speak up.

    The reports have led to the sacking of 91 staff, with many other cases under investigation, according to the Thomson Reuters Foundation’s second annual survey of 22 leading global charities, including the United Nations (U.N.), Oxfam and CARE.

    “If we sustain momentum on this issue and keep working to ensure people feel safe coming forward to report abuse, the numbers of reported incidents will inevitably go up in the short term,” said Mike Wright, of Bond, a network for UK aid groups.

    “But as we reinforce the message that abusive behaviour will not be tolerated and continue to improve our safeguarding practices, in the long term they will fall,” he said.

    The aid industry has come under scrutiny after revelations last year that Oxfam staff used prostitutes in Haiti during an earthquake relief mission in 2010 snowballed into widespread reports of harassment and abuse in the sector.

    #industrie_de_l'aide #abus_sexuels #harcèlement_sexuel

  • Un documentaire en 6 épisodes retrace les abus de R. Kelly depuis les années 90.

    The Four Most Revelatory Takeaways From the First Two Episodes of ’Surviving R. Kelly’
    https://www.okayplayer.com/originals/things-learned-from-surviving-r-kelly-doc-aaliyah.html

    Sa fille finit par en dire un mot du coup :

    R. Kelly’s Oldest Daughter Calls Him a Monster in Statement: “I Am Well Aware of Who...He Is”
    https://www.okayplayer.com/news/r-kelly-daughter-statement-buki-abi.html

    #documentaire #témoignages #R_Kelly #abus_sexuel #pédophilie

  • Dimenticati ai confini d’Europa

    L’obiettivo della ricerca è dare voce alle esperienze dei migranti e dei rifugiati, per rendere chiaro il nesso tra quello che hanno vissuto e le politiche europee che i governi hanno adottato.
    Il report si basa su 117 interviste qualitative realizzate nell’enclave spagnola di Melilla, in Sicilia, a Malta, in Grecia, in Romania, in Croazia e in Serbia. Ciò che emerge chiaramente è che il momento dell’ingresso in Europa, sia che esso avvenga attraverso il mare o attraverso una foresta sul confine terrestre, non è che un frammento di un viaggio molto più lungo ed estremamente traumatico. Le rotte che dall’Africa occidentale e orientale portano fino alla Libia sono notoriamente pericolose, specialmente per le donne, spesso vittime di abusi sessuali o costrette a prostituirsi per pagare i trafficanti.

    Il report mostra che alle frontiere dell’Unione Europea, e talora anche a quelle interne, c’è una vera e propria emergenza dal punto di vista della tutela dei diritti umani. L’assenza di vie legali di accesso per le persone bisognose di protezione le costringe ad affidarsi ai trafficanti su rotte che si fanno sempre più lunghe e pericolose. I tentativi dell’UE e degli Stati Membri di chiudere le principali rotte non proteggono la vita delle persone, come a volte si sostiene, ma nella maggior parte dei casi riescono a far sì che la loro sofferenza abbia sempre meno testimoni.


    http://centroastalli.it/dimenticati-ai-confini-deuropa-2
    #Europe #frontières #asile #migrations #droits_humains #rapport #réfugiés #Sicile #Italie #Malte #Grèce #Roumanie #Croatie #Serbie #UE #EU #femmes #Libye #violence #violences_sexuelles #parcours_migratoires #abus_sexuels #viol #prostitution #voies_légales #invisibilisation #invisibilité #fermeture_des_frontières #refoulement #push-back #violent_borders #Dublin #règlement_dublin #accès_aux_droits #accueil #détention #mouvements_secondaires

    Pour télécharger le rapport :
    https://drive.google.com/file/d/1TT9vefCRv2SEqbfsaEyucSIle5U1dNxh/view

    ping @isskein

    • Migranti, il Centro Astalli: “È emergenza diritti umani alle frontiere d’Europa”

      Assenza di vie di accesso legale ai migranti forzati, respingimenti arbitrari, detenzioni, impossibilità di accedere al diritto d’asilo: è il quadro disegnato da una nuova ricerca della sede italiana del Servizio dei gesuiti per i rifugiati.

      S’intitola “Dimenticati ai confini d’Europa” il report messo a punto dal Centro Astalli, la sede italiana del Servizio dei gesuiti per i rifugiati, che descrive, attraverso le storie dei rifugiati, le sempre più numerose violazioni di diritti fondamentali che si susseguono lungo le frontiere di diversi Paesi europei. La ricerca, presentata oggi a Roma, si basa su 117 interviste qualitative realizzate nell’enclave spagnola di Melilla, in Sicilia, a Malta, in Grecia, in Romania, in Croazia e in Serbia.

      Il report, si spiega nella ricerca, «mostra che alle frontiere dell’Unione europea, e talora anche a quelle interne, c’è una vera e propria emergenza dal punto di vista della tutela dei diritti umani». Secondo padre Camillo Ripamonti, presidente del Centro Astalli, la ricerca mette bene in luce come l’incapacità di gestire il fenomeno migratorio solitamente attribuita all’Ue, nasca anche dalla «volontà di tanti singoli Stati che non vogliono assumersi le proprie responsabilità» di fronte all’arrivo di persone bisognose di protezione alle loro frontiere, al contrario è necessario che l’Europa torni ad essere «il continente dei diritti, non dobbiamo perdere il senso della nostra umanità». «Si tratta di una sfida importante - ha detto Ripamonti - anche in vista delle prossime elezioni europee».

      A sua volta, padre Jose Ignacio Garcia, direttore del Jesuit Refugee Service Europa, ha rilevato come «gli Stati membri dell’Ue continuano ad investire le loro energie e risorse nel cercare di impedire a migranti e rifugiati di raggiungere l’Europa o, nel migliore dei casi, vorrebbero confinarli in ‘centri controllati’ ai confini esterni». «La riforma della legislazione comune in materia d’asilo, molto probabilmente – ha aggiunto - non verrà realizzata prima delle prossime elezioni europee. I politici europei sembrano pensare che se impediamo ai rifugiati di raggiungere le nostre coste, non abbiamo bisogno di un sistema comune d’asilo in Europa».

      La fotografia delle frontiere europee che esce dalla ricerca è inquietante: violazioni di ogni sorta, violenze, detenzioni arbitrarie, respingimenti disumani, aggiramento delle leggi dei singoli Paesi e del diritto internazionale. Un quadro fosco che ha pesanti ricadute sulla vita dei rifugiati già provati da difficoltà a soprusi subiti nel lungo viaggio. «Il Greek Council for Refugees – spiega la ricerca - ha denunciato, nel febbraio del 2018, un numero rilevante di casi di respingimenti illegali dalla regione del fiume Evros, al confine terrestre con la Turchia. Secondo questa organizzazione, migranti vulnerabili come donne incinte, famiglie con bambini e vittime di tortura sono stati forzatamente rimandati in Turchia, stipati in sovraffollate barche attraverso il fiume Evros, dopo essere stati arbitrariamente detenuti in stazioni di polizia in condizioni igieniche precarie». Secondo le testimonianze raccolte in Croazia e Serbia, diversi sono stati gli episodi di violenze fisiche contro rifugiati e di respingimenti immediati da parte della polizia di frontiera.

      E in effetti nel nuovo rapporto del Centro Astalli, più dei soli dati numerici e dei carenti quadri normativi ben descritti, a colpire sono i racconti degli intervistati lungo le diverse frontiere d’Europa. Un ragazzo marocchino, in Sicilia, per esempio ha raccontato «di come i trafficanti gli abbiano rubato i soldi e il cellulare e lo abbiamo tenuto prigioniero in un edificio vuoto con altre centinaia di persone per mesi». «Durante il viaggio – è ancora la sua storia – i trafficanti corrompevano gli ufficiali di polizia e trattavano brutalmente i migranti». Nel corso di un tentativo di attraversamento del Mediterraneo ricorda poi di aver sentito un trafficante dire a un altro: «Qualsiasi cosa succeda non mi interessa, li puoi anche lasciar morire».

      Ancora, una ragazza somala di 19 anni, arrivata incinta in Libia, ha raccontato di come il trafficante la minacciasse di toglierle il bambino appena nato e venderlo perché non aveva la cifra richiesta per la traversata. Alla fine il trafficante ha costretto tutti i suoi compagni di viaggio a pagare per lei ma ci sono voluti comunque diversi mesi prima che riuscissero a mettere insieme la somma richiesta. Storie che sembrano provenire da un altro mondo e sono invece cronache quotidiane lungo i confini di diversi Paesi europei.

      Infine, padre Ripamonti, in merito allo sgombero del centro Baobab di Roma che ospitava diverse centinaia di migranti, ha osservato che «la politica degli sgomberi senza alternative è inaccettabile». Il Centro Astalli «esprime inoltre preoccupazione anche per le crescenti difficoltà di accesso alla protezione in Italia: in un momento in cui molti migranti restano intrappolati in Libia in condizioni disumane e il soccorso in mare è meno efficace rispetto al passato, il nostro Paese ha scelto di adottare nuove misure che rendono più difficile la presentazione della domanda di asilo in frontiera, introducono il trattenimento ai fini dell’identificazione, abbassano gli standard dei centri di prima accoglienza».

      https://www.lastampa.it/2018/11/13/vaticaninsider/immigrazione-il-centro-astalli-c-unemergenza-diritti-umani-alle-frontiere-deuropa-v3qbnNIYRSzCCQSfsPFBHM/pagina.html

  • #ICE Detention Center Says It’s Not Responsible for Staff’s Sexual Abuse of Detainees

    All 50 states, the District of #Columbia, and the federal government impose criminal liability on correctional facility staff who have sexual contact with people in their custody. These laws recognize that any sexual activity between detainees and detention facility staff, with or without the use of force, is unlawful because of the inherent power imbalance when people are in custody. Yet, one immigration detention center is trying to avoid responsibility for sexual violence within its walls by arguing that the detainee “consented” to sexual abuse.

    https://www.aclu.org/blog/immigrants-rights/immigrants-rights-and-detention/ice-detention-center-says-its-not-responsible
    #rétention #détention_administrative #migrations #asile #réfugiés #abus_sexuels #viols #USA #Etats-Unis

  • “You Cry at Night but Don’t Know Why”. Sexual Violence against Women in North Korea

    Oh Jung Hee is a former trader in her forties from Ryanggang province. She sold clothes to market stalls in Hyesan city and was involved in the distribution of textiles in her province. She said that up until she left the country in 2014, guards would regularly pass by the market to demand bribes, sometimes in the form of coerced sexual acts or intercourse. She told Human Rights Watch:

    I was a victim many times … On the days they felt like it, market guards or police officials could ask me to follow them to an empty room outside the market, or some other place they’d pick. What can we do? They consider us [sex] toys … We [women] are at the mercy of men. Now, women cannot survive without having men with power near them.

    She said she had no power to resist or report these abuses. She said it never occurred to her that anything could be done to stop these assaults except trying to avoid such situations by moving away or being quiet in order to not be noticed.

    Park Young Hee, a former farmer in her forties also from Ryanggang province who left North Korea for the second time in 2011, was forced back to North Korea from China in the spring of 2010 after her first attempt to flee. She said, after being released by the secret police (bowiseong) and put under the jurisdiction of the police, the officer in charge of questioning her in the police pre-trial detention facility (kuryujang) near Musan city in North Hamgyong province touched her body underneath her clothes and penetrated her several times with his fingers. She said he asked her repeatedly about the sexual relations she had with the Chinese man to whom she had been sold to while in China. She told Human Rights Watch:

    My life was in his hands, so I did everything he wanted and told him everything he asked. How could I do anything else? … Everything we do in North Korea can be considered illegal, so everything can depend on the perception or attitude of who is looking into your life.

    Park Young Hee said she never told anybody about the abuse because she did not think it was unusual, and because she feared the authorities and did not believe anyone would help.

    The experiences of Oh Jung Hee and Park Young Hee are not isolated ones. While sexual and gender-based violence is of concern everywhere, growing evidence suggests it is endemic in North Korea.

    This report–based largely on interviews with 54 North Koreans who left the country after 2011, when the current leader, Kim Jong Un, rose to power, and 8 former North Korean officials who fled the country–focuses on sexual abuse by men in official positions of power. The perpetrators include high-ranking party officials, prison and detention facility guards and interrogators, police and secret police officials, prosecutors, and soldiers. At the time of the assaults, most of the victims were in the custody of authorities or were market traders who came across guards and other officials as they traveled to earn their livelihood.

    Interviewees told us that when a guard or police officer “picks” a woman, she has no choice but to comply with any demands he makes, whether for sex, money, or other favors. Women in custody have little choice should they attempt to refuse or complain afterward, and risk sexual violence, longer periods in detention, beatings, forced labor, or increased scrutiny while conducting market activities.

    Women not in custody risk losing their main source of income and jeopardizing their family’s survival, confiscation of goods and money, and increased scrutiny or punishment, including being sent to labor training facilities (rodong danryeondae) or ordinary-crimes prison camps (kyohwaso, literally reform through labor centers) for being involved in market activities. Other negative impacts include possibly losing access to prime trading locations, being fired or overlooked for jobs, being deprived of means of transportation or business opportunities, being deemed politically disloyal, being relocated to a remote area, and facing more physical or sexual violence.

    The North Koreans we spoke with told us that unwanted sexual contact and violence is so common that it has come to be accepted as part of ordinary life: sexual abuse by officials, and the impunity they enjoy, is linked to larger patterns of sexual abuse and impunity in the country. The precise number of women and girls who experience sexual violence in North Korea, however, is unknown. Survivors rarely report cases, and the North Korean government rarely publishes data on any aspect of life in the country.

    Our research, of necessity conducted among North Koreans who fled, does not provide a generalized sample from which to draw definitive conclusions about the prevalence of sexual abuse by officials. The diversity in age, geographic location, social class, and personal backgrounds of the survivors, combined with many consistencies in how they described their experiences, however, suggest that the patterns of sexual violence identified here are common across North Korea. Our findings also mirror those of other inquiries that have tried to discern the situation in this sealed-off authoritarian country.

    A 2014 United Nations Commission of Inquiry (UN COI) on human rights in the Democratic People’s Republic of Korea (DPRK) concluded that systematic, widespread, and gross human rights violations committed by the North Korean government constituted crimes against humanity. These included forced abortion, rape, and other sexual violence, as well as murder, imprisonment, enslavement, and torture on North Koreans in prison or detention. The UN COI stated that witnesses revealed that while “domestic violence is rife within DPRK society … violence against women is not limited to the home, and that it is common to see women being beaten and sexually assaulted in public.”

    The Korea Institute for National Unification (KINU), a South Korean government think tank that specializes in research on North Korea, conducted a survey with 1,125 North Koreans (31.29 percent men and 68.71 percent women) who re-settled in South Korea between 2010 and 2014. The survey found that 37.7 percent of the respondents said sexual harassment and rape of inmates at detention facilities was “common,” including 15.9 percent that considered it “very common.” Thirty-three women said they were raped at detention and prison facilities, 51 said they witnessed rapes in such facilities, and 25 said they heard of such cases. The assailants identified by the respondents were police agents–45.6 percent; guards–17.7 percent; secret police (bowiseong) agents –13.9 percent; and fellow detainees–1.3 percent. The 2014 KINU survey found 48.6 percent of the respondents said that rape and sexual harassment against women in North Korea was “common.”

    The North Koreans we spoke with stressed that women are socialized to feel powerless to demand accountability for sexual abuse and violence, and to feel ashamed when they are victims of abuse. They said the lack of rule of law and corresponding support systems for survivors leads most victims to remain silent–not seek justice and often not even talk about their experiences.

    While most of our interviewees left North Korea between2011 and 2016, and many of the abuses date from a year or more before their departure, all available evidence suggests that the abuses and near-total impunity enjoyed by perpetrators continue to the present.

    In July 2017, the North Korean government told the UN committee that monitors the implementation of the Convention on the Elimination of Discrimination Against Women (CEDAW) that just nine people in all of North Korea were convicted of rape in 2008, seven in 2011, and five in 2015. The government said that the numbers of male perpetrators convicted for the crime of forcing a woman who is his subordinate to have sexual intercourse was five in 2008, six in 2011, and three in 2015. While North Korean officials seem to think such ridiculously low numbers show the country to be a violence-free paradise, the numbers are a powerful indictment of their utter failure to address sexual violence in the country.

    Sexual Abuse in Prisons and Detention Facilities

    Human Rights Watch interviewed eight former detainees or prisoners who said they experienced a combination of verbal and sexual violence, harsh questioning, and humiliating treatment by investigators, detention facility personnel, or prison guards that belong to the police or the secret police (bowiseong).

    Six interviewees had experienced sexual, verbal, and physical abuse in pre-trial detention and interrogation facilities (kuryujang)–jails designed to hold detainees during their initial interrogations, run by the MSS or the police. They said secret police or police agents in charge of their personal interrogation touched their faces and their bodies, including their breasts and hips, either through their clothes or by putting their hands inside their clothes.

    Human Rights Watch also documented cases of two women who were sexually abused at a temporary holding facility (jipkyulso) while detainees were being transferred from interrogation facilities (kuryujang) to detention facilities in the detainees’ home districts.

    Sexual Abuse of Women Engaged in Trade

    Human Rights Watch interviewed four women traders who experienced sexual violence, including rape, assault, and sexual harassment, as well as verbal abuse and intimidation, by market gate-keeper officials. We also interviewed 17 women who were sexually abused or experienced unwanted sexual advances by police or other officials as they traveled for their work as traders. Although seeking income outside the command economy was illegal, women started working as traders during the mass famine of the 1990s as survival imperatives led many to ignore the strictures of North Korea’s command economy. Since many married women were not obliged to attend a government-established workplace, they became traders and soon the main breadwinners for their families. But pursuing income in public exposed them to violence.

    Traders and former government officials told us that in North Korea traders are often compelled to pay bribes to officials and market regulators, but for women the “bribes” often include sexual abuse and violence, including rape. Perpetrators of abuses against women traders include high-ranking party officials, managers at state-owned enterprises, and gate-keeper officials at the markets and on roads and check-points, such as police, bowiseong agents, prosecutors, soldiers, and railroad inspectors on trains.

    Women who had worked as traders described unwanted physical contact that included indiscriminately touching their bodies, grabbing their breasts and hips, trying to touch them underneath their skirts or pants, poking their cheeks, pulling their hair, or holding their bodies in their arms. The physical harassment was often accompanied by verbal abuse and intimidation. Women also said it was common for women to try to help protect each other by sharing information about such things, such as which house to avoid because it is rumored that the owner is a rapist or a child molester, which roads not to walk on alone at night, or which local high-ranking official most recently sexually preyed upon women.

    Our research confirms a trend already identified in the UN COI report:

    Officials are not only increasingly engaging in corruption in order to support their low or non-existent salaries, they are also exacting penalties and punishment in the form of sexual abuse and violence as there is no fear of punishment. As more women assume the responsibility for feeding their families due to the dire economic and food situation, more women are traversing through and lingering in public spaces, selling and transporting their goods.

    The UN COI further found “the male dominated state, agents who police the marketplace, inspectors on trains, and soldiers are increasingly committing acts of sexual assault on women in public spaces” and “received reports of train guards frisking women and abusing young girls onboard.” This was described as “the male dominated state preying on the increasingly female-dominated market.”

    Almost all of the women interviewed by Human Rights Watch with trading experience said the only way not to fall prey to extortion or sexual harassment while conducting market activities was to give up hopes of expanding one’s business and barely scrape by, be born to a powerful father with money and connections, marry a man with power, or become close to one.

    Lack of Remedies

    Only one of the survivors of sexual violence Human Rights Watch interviewed for this report said she had tried to report the sexual assault. The other women said they did not report it because they did not trust the police and did not believe police would be willing to take action. The women said the police do not consider sexual violence a serious crime and that it is almost inconceivable to even consider going to the police to report sexual abuse because of the possible repercussions. Family members or close friends who knew about their experience also cautioned women against going to the authorities.

    Eight former government officials, including a former police officer, told Human Rights Watch that cases of sexual abuse or assault are reported to police only when there are witnesses and, even then, the reports invariably are made by third parties and not by the women themselves. Only seven of the North Korean women and men interviewed by Human Rights Watch were aware of cases in which police had investigated sexual violence and in all such cases the victims had been severely injured or killed.

    All of the North Koreans who spoke to Human Rights Watch said the North Korean government does not provide any type of psycho-social support services for survivors of sexual violence and their families. To make matters worse, they said, the use of psychological or psychiatric services itself is highly stigmatized.

    Two former North Korean doctors and a nurse who left after 2010 said there are no protocols for medical treatment and examination of victims of sexual violence to provide therapeutic care or secure medical evidence. They said there are no training programs for medical practitioners on sexual assault and said they never saw a rape victim go to the hospital to receive treatment.

    Discrimination Against Women

    Sex discrimination and subordination of women are pervasive in North Korean. Everyone in North Korea is subjected to a socio-political classification system, known as songbun, that grouped people from its creation into “loyal,” “wavering,” or “hostile” classes. But a woman’s classification also depends, in critical respects, on that of her male relatives, specifically her father and her father’s male relations and, upon marriage, that of her husband and his male relations. A woman’s position in society is lower than a man’s, and her reputation depends largely on maintaining an image of “sexual purity” and obeying the men in her family.

    The government is dominated by men. According to statistics provided by the DPRK government to the UN, as of 2016 women made up just 20.2 percent of the deputies selected, 16.1 percent of divisional directors in government bodies, 11.9 percent of judges and lawyers, 4.9 percent of diplomats, and 16.5 per cent of the officials in the Ministry of Foreign Affairs.

    On paper, the DPRK says that it is committed to gender equality and women and girl’s rights. The Criminal Code criminalizes rape of women, trafficking in persons, having sexual relations with women in a subordinate position, and child sexual abuse. The 2010 Law on the Protection and Promotion of the Rights of Women bans domestic violence. North Korea has also ratified five international human rights treaties, including ones that address women and girl’s rights and equality, such as the Convention on the Rights of the Child (CRC) and CEDAW.

    During a meeting of a North Korean delegation with the CEDAW Committee, which reviewed North Korean compliance between 2002 and 2015, government officials argued all of the elements of CEDAW had been included in DPRK’s domestic laws. However, under questioning by the committee, the officials were unable to provide the definition of “discrimination against women” employed by the DPRK.

    Park Kwang Ho, Councilor of the Central Court in the DPRK, stated that if a woman in a subordinate position was forced to engage in sexual relations for fear of losing her job or in exchange for preferential treatment, it was her choice as to whether or not she complied. Therefore, he argued, in such a situation the punishment for the perpetrator should be lighter. He later amended his statement to say that if she did not consent to having sexual relations, and was forced to do so, the perpetrator was committing rape and would be punished accordingly.

    https://www.hrw.org/report/2018/10/31/you-cry-night-dont-know-why/sexual-violence-against-women-north-korea
    #abus_sexuels #violence_sexuelle #viols #Corée_du_nord #femmes #rapport