• La voix et le combat d’une sœur
    https://lundi.am/La-voix-et-le-combat-d-une-soeur
    https://leseditionsduboutdelaville.com/wp-content/uploads/2026/07/Garand-carre_2026-V032.mp4

    Le 8 juillet 2026 au tribunal judiciaire de Paris, les magistrats ayant à charge de juger Ritchy Thibault pour diverses prises de paroles publiques portant « atteinte aux intérêts fondamentaux de la nation » selon le ministre l’intérieur, suspendent soudainement l’audience. Les juges estiment que les 16 témoins prévus par la défense n’auront pas le temps d’être entendus et qu’il faut reporter l’audience. Les avocats s’agacent, Ritchy Thibault prend la parole, exige d’être jugé et que l’on respecte le temps pris par tous ces témoins pour se rendre à l’audience. Il sort son téléphone et diffuse au micro du tribunal le témoignage pré-enregistré d’un témoin incarcéré dont les juges n’ont pas réussi à organiser la visioconférence. Suspension d’audience, donc, les juges s’enfuient au milieu d’un énorme brouhaha. Une cinquantaine de policiers occupent la salle et se tiennent entre le public et leurs sièges laissés vacants. #Aurélie_Garand s’approche de la barre, saisit le micro et harangue la foule, la police et les juges absents. Cette même justice qui lui refusé un procès pour la mort de son frère sous les balles des gendarmes refuse ce jour-là encore de lui donner la parole. Elle ne partira pas. Dans sa voix comme dans ses mains qui s’accrochent au pupitre, on perçoit toute la force dramatique d’une vie qui résiste, toute la puissance de ce subtil passage de l’humiliation à la dignité. C’est tout cela que raconte « Depuis qu’ils nous ont fait ça » dont une version augmentée vient de paraître aux éditions du bout de la ville et que recense ici Ritchy Thibault.

    https://leseditionsduboutdelaville.com
    #Angelo_Garand #ACAB

    • Pour la reconnaissance du génocide des Roms et des Voyageurs
      https://contre-attaque.net/2025/04/11/pour-la-reconnaissance-du-genocide-des-roms-et-des-voyageurs
      https://seenthis.net/messages/1109220
      Un témoignage video (insta) de Maiwenn Hageman, petite-fille du résistant Raymond Gurême pour le collectif ZOR

      « Nous, jeunes Gitans, Voyageurs, Manouches, Sinti, Roms et Yéniches passons à l’action pour lutter contre l’antitsiganisme et obtenir de la République Française qu’elle reconnaisse le génocide dont ont été victimes nos anciens.

      Au moment où l’extrême droite menace de revenir au pouvoir, au moment où monte en puissance le racisme antitsigane, nous adressons 14 lettres à 14 députés membres de l’Assemblée nationale.

      Pendant la Seconde Guerre mondiale, nos ancêtres, depuis les camps où ils étaient internés, depuis les résidences où ils étaient assignés, ont écrit des lettres aux autorités de l’État Français : aux maires, aux ministres, au Maréchal, aux préfets. Elles sont à jamais restées sans réponse.

      Aujourd’hui, 80 ans après, le racisme qui nous frappe se banalise à nouveau, comme en atteste l’exécution au fusil de chasse d’une maman rom de 27 ans par des sympathisants du Rassemblement National, en juin dernier, ou encore la loi Albertini soumise au vote de l’Assemblée le 3 avril dernier et qui vise à faire de notre mode de vie un crime pour mieux nous réprimer.

      C’est dans ce contexte que nous, jeunes descendants d’internés roms et voyageurs, réunis au sein du collectif Zor, renvoyons les lettres de nos anciens aux députés pour leur demander de passer à l’action ! De lutter contre le retour de l’extrême droite et la contagion de son idéologie antitsigane ! De reconnaitre le génocide des Roms et des Voyageurs ! Et de nous recevoir !

      Parce que #NosViesDeGitansComptent

    • C’est ce constat qui l’a motivée à participer à la fondation du collectif romani et voyageurs auto-organisé, ZOR, dont elle est aujourd’hui une des principales animatrices. Et elle l’explique très bien, au sein de ce collectif : « On a quelque chose en commun, un vécu, une violence subie, de l’État, dans laquelle on se reconnaît. » (p. 113) Elle est fière de se battre avec ce collectif, d’avoir permis en particulier à Maria-Louise Bony, l’arrière-grand-mère de ses neveux et nièces, rescapée des camps de concentration pour Nomades, d’avoir pris la parole pour raconter son histoire et demander avec le collectif qu’enfin 80 ans après le déni cesse et que la République reconnaisse sa responsabilité dans le génocide des Voyageurs et des Roms.

      Le combat d’Aurélie n’est pas près de s’arrêter. Chaque année depuis qu’Angelo a été abattu par les hommes du GIGN elle allait le 30 mars pour l’anniversaire de sa mort, déverser du faux sang sur le tribunal de Blois, « maintenant ce sera le 17 juillet. C’est plus logique de fêter l’anniversaire de sa vie que l’anniversaire de sa mort. » (p. 121) À chaque fois que je pense au combat de cette femme qui pourrait être ma mère, je me dis que de là où il est l’Angelo il doit être très fier d’elle. Ses enfants aussi ont de quoi être fiers d’elle et elle peut être fière de l’éducation qu’elle leur a donnée. À la fin du livre elle nous raconte qu’alors qu’elle attend sur le parking des magasins son dernier fils parti acheter des mangues, il l’appelle et lui dit : « Il y a un problème. » (p. 122) Quand elle lui demande quoi, il répond : « Bah il a écrit Israël sur la pancarte. » Il demande à sa mère quoi faire, elle répond que c’est à lui de voir et alors il dit : « Non, c’est bon, j’en veux pas de leurs machines de ses morts ! » (p. 122)

      Après nous avoir livré cette histoire, Aurélie à son habitude formule les choses avec une grande justesse : « Il y en a qui diraient qu’ils ne voient pas le rapport entre la mort d’Angelo et le génocide en Palestine. Mais le rapport c’est l’humanité… » (p. 123).

      #voyageurs #génocide #solidarité #Palestine

  • La BRAV-M est invitée à défiler le 14 juillet
    https://bonjourtsundoku.substack.com/p/la-brav-m-est-invitee-a-defiler-le

    Je vais vous parler de la BRAV-M qui est invitée à défiler le 14 juillet. De quoi elle est héritière, de quoi elle est responsable. Je vais vous parler de l’ordre que l’Etat impose et qu’il sanctifie.
    Une brève histoire de la violence policière

    Je pourrais résumer ça à : au commencement était la violence coloniale. Il faut toujours garder ça en tête : la police est liée à la répression et à la domination des corps non-blancs. La police qui tabasse en manif, elle est héritière de la police déployée dans les colonies. Son arsenal de méthodes et d’armes, il a été testé dans les banlieues.
    La police n’a pas été réformée depuis le régime de Vichy. Elle a participé à la déportation de milliers d’hommes, de femmes et d’enfants.
    La police a commis un massacre colonial en plein Paris en noyant, arrêtant et tuant jusqu’à 300 algériens.
    Ce qui est permis sur le peuple, dans son ensemble populaire puisque la police est le bras armé de l’état et la bourgeoisie (au sens sociologique du terme, pensez-y quand vous appelez la police pour des punks à chiens qui écoutent du son trop fort dans votre rue), a été avant ça éprouvé sur les corps non-blancs. Il est d’ailleurs judicieux de rappeler que ce sont bien les personnes racialisées qui risquent le plus face à la police.

    En ce qui concerne la BRAV-M, nous parlons bien là aussi des mêmes choses : d’une formation historiquement violente, d’abord sur les personnes racialisées, et d’un changement radical dans le maintien de l’ordre à la française (ce n’est pas une tournure, mais la doctrine : le maintien de l’ordre à la française était un encadrement distant du corps manifestant)(je vous laisse vous remettre de ce qui paraît tout bonnement fantaisiste désormais).

    #ACAB

  • Révélations sur Sainte-Soline : on a identifié le gendarme qui a failli tuer Serge Duteuil-Graziani
    https://www.liberation.fr/societe/police-justice/revelations-sur-sainte-soline-on-a-identifie-le-gendarme-qui-a-failli-tue

    150 heures de vidéo, trois mois d’investigation… Alors que la #justice a classé sans suite l’enquête sur le tir interdit qui a grièvement blessé un militant écologiste le 25 mars 2023 lors d’un rassemblement contre une mégabassine, « Libération » et « Mediapart » ont remonté les traces du projectile, parti d’un véhicule blindé.

    C’est une enquête qui, à la fin de l’année 2025, a été #classée_sans_suite, sans suspect, sans réponse. Quel gendarme a gravement blessé à la tête Serge Duteuil-Graziani, le 25 mars 2023, lors de la manifestation écologiste contre la #mégabassine de Sainte-Soline (Deux-Sèvres) ? En mettant fin aux investigations, le procureur de la République de Rennes estimait qu’un doute existait. Pour répondre à cette question, Libération et Mediapart ont plongé dans les milliers de vidéos captées par les gendarmes, les journalistes et les manifestants. Cette analyse visuelle et audio révèle que le seul tir compatible avec la blessure du militant a été effectué par la tourelle d’un véhicule blindé de la gendarmerie, à environ 60 mètres. Un tir tendu de grenade lacrymogène qui a percuté à pleine vitesse le crâne de Serge Duteuil-Graziani, guide de montagne de 32 ans. Par ailleurs, un fichier vidéo crucial pour voir les instants qui précèdent et suivent ce tir n’avait pas été récupéré par la justice avant que l’affaire soit classée.

    https://justpaste.it/lm9jm

    seul un extrait est disponible hors paywall
    https://www.youtube.com/shorts/0l9JhxT5-xE

    edit
    Sainte-Soline : révélations sur le tir tendu qui a failli tuer Serge Duteuil-Graziani
    https://www.mediapart.fr/journal/france/260526/sainte-soline-revelations-sur-le-tir-tendu-qui-failli-tuer-serge-duteuil-g

    Par l’intermédiaire de leur avocate, Chloé Chalot, les quatre blessé·es ont déposé plainte avec constitution de partie civile afin qu’un juge d’instruction soit désigné, ce qui n’avait jamais été fait les concernant. En parallèle, le procureur avait déjà ouvert une information judiciaire pour faire la lumière sur d’autres « tirs tendus » de gendarmes visibles sur des images révélées par Mediapart et Libération en novembre 2025, avec l’objectif de retrouver d’éventuelles victimes qui ne se seraient jamais fait connaître.

    #police #gendarmerie #violences_policières #MDO #parquet #ministère_de_l'intérieur

  • B-Rave Ragazze_Puntata 10_Tappare le orecchie agli spioni_1312 special edition
    https://radioblackout.org/podcast/b-rave-ragazze_puntata-10_tappare-le-orecchie-agli-spioni_1312-specia

    Buon ACAB DAY amic* in ascolto! In questa giornata speciale le vostre B-R vi parlano di un tema tecnicamente spinoso, la sorveglianza digitale e la repressione ad essa legata. Gli sbirri ci ascoltano, ci guardano, ci seguono, sta a noi studiare e mettere in atto strategie per rendergli la vita un po’ più difficile. Per […]

    ##1312 ##acabday ##freeparty ##rave ##repressione ##sorveglianza ##sorveglianzadigitale ##taz ##tekno ##tribe
    https://radioblackout.org/wp-content/uploads/2025/12/completo.mp3

  • Élèves dissipés à la cantine : la police municipale intervient pour calmer des enfants trop bruyants
    https://www.sudouest.fr/insolite/eleves-dissipes-a-la-cantine-la-police-municipale-intervient-pour-calmer-de


    C’est bien, comme ça ils apprennent dès la maternelle que les flics ne sont pas là pour les protéger.
    Ouais, on parle d’enfants de maternelle.

    Des policiers municipaux sont intervenus dans la cantine d’une école de Nogent-le-Roi pour calmer des enfants dissipés. « Incompréhensible », pour les parents d’élèves. Le maire évoque « une mesure pédagogique »

    #Pédagogie_de_la_matraque

    • Groupement des parents d’élèves

      Communiqué du GPE en réponse à l’article publié ce jour dans le journal l’Echo Républicain.
      Nous, parents élus pour représenter les parents d’élèves des écoles Charles Péguy et Jean Rostand souhaitons éclaircir certains points :
      –En premier lieu, il semble nécessaire de préciser que nous ne sommes pas à l’origine de cet article et avons été approchés par le journaliste pour répondre à quelques questions. Comme nous l’imaginions, les points que nous pensions essentiels pour donner du contexte n’ont pas pu être intégralement relatés. Par besoin de transparence, vous trouverez en commentaire la réponse apportée au journaliste dans son intégralité.
      –Ensuite, nous ne sommes absolument pas d’accord avec le titre accrocheur qualifiant nos élèves de "dissipés". D’après le dictionnaire, "dissipé" signifie : qui manque d’application, réfractaire à la discipline". Un terme que nous estimons inapproprié. En effet, ni les enseignants, ni les animateurs du centre n’ont ressenti le besoin de faire intervenir la police, alors qu’ils passent beaucoup plus qu’une heure trente par jour avec eux (temps de la pause méridienne). Lors du premier conseil d’école cette année, la question a été posée aux enseignants de savoir si les enfants étaient "particulièrement difficiles cette année" comme l’auraient indiqué les encadrantes de la cantine. La réponse unanime fût "non ce n’est pas le cas". Il semble d’ailleurs improbable que la centaine d’élèves qui déjeunent à la cantine soient TOUS “dissipés”, ce qui nous permet de passer au point suivant.
      –Dans l’article toujours, nous apprenons avec étonnement que la venue de la police municipale dans la cantine était un événement planifié. Hors éventuels cas individuels dont nous ne sommes pas informés, aucun parent n’a reçu de communication de la mairie pour indiquer que la situation à la cantine était hors de contrôle à ce point. Les élèves depuis la rentrée se plaignent eux-mêmes du bruit, on nous promet des travaux d’isolation phonique depuis un an, et malheureusement rien n’a été fait à date. Il est courant depuis plusieurs années que la police municipale intervienne sur le temps de classe pour de la prévention (permis piéton et vélo, permis internet) et c’est une intervention que nous avons toujours sollicitée et soutenue lors des conseils d’école. Une intervention sur le temps de cantine étant un évènement exceptionnel et peu courant, nous regrettons donc que la mairie n’ait pas jugé nécessaire de prendre la peine de prévenir les parents pour éviter toute zone d’ombre sur le message passé aux enfants.
      –Demander des explications, c’est justement ce que nous avons fait en contactant par mail la mairie dès le lendemain, soit le vendredi 21 novembre. Lire le passage où Monsieur le Maire “déplore” que les parents d’élèves “n’ont même pas eu la correction de se déplacer ou de se faire représenter” nous a fait bondir. En effet, nous avons eu un retour par mail le lundi à 10h42 indiquant que Monsieur le Maire souhaitait nous recevoir le mardi à 15h30. Dès 10h47, soit 5 minutes après la réception de ce mail, plusieurs réponses ont indiqué l’incapacité à se rendre disponible à cet horaire, avec un délai si court, étant effectivement professionnellement engagés. Nous avons immédiatement demandé et proposé d’autres créneaux, demandes restées sans réponse jusqu’à ce jour (sauf si on prend en compte l’appel téléphonique passé le mardi matin lors duquel il nous a été transmis le message que le rendez-vous ne serait pas déplacé). Et “se faire représenter”, par qui ? Nous sommes une association à but non lucratif de parents d’élèves. Ce qui nous permet de nouveau de passer au point suivant (et quel point puisque c’est même le gros titre).
      –”Une manœuvre politique”. Notre association est apolitique, indépendante depuis plus de 25 ans et composée de parents bénévoles qui œuvrent uniquement pour les écoliers de C.Péguy et J.Rostand. Aucun des membres du bureau du GPE ne sera sur les 4 listes opposantes mentionnées dans l’article. Qualifier nos interrogations de « manœuvre politique » est donc non seulement infondé, mais totalement à côté du sujet.
      –Nous nous étonnons également sur le fait qu’il soit jugé "ridicule et risible" de s’interroger sur le bien-être des enfants et de ne pas penser que l’intervention de la police municipale soit une bonne solution pour un problème de bruit sur le temps de la cantine ?
      Si des parents concernés nous ont contactés et que la presse se saisit du sujet et rédige un article, c’est bien que nos interrogations et inquiétudes sont fondées et non risibles.
      Comme indiqué dans notre réponse à l’Echo Républicain, nous ne pensions pas que l’affaire prendrait cette ampleur. Nous regrettons de devoir en arriver à communiquer par voie de presse avec notre mairie, d’être publiquement soupçonnés de manœuvrer politiquement, de remettre en cause la parole d’enfants ayant exprimé un sentiment d’inconfort ou de peur à la suite de cette intervention.
      Nous demeurons dans l’attente d’une réponse à nos interrogations initiales.
      Au vu de l’ampleur et des commentaires pas toujours bienveillants, nous choisissons de les désactiver afin de nous préserver et de garder notre énergie, merci de votre compréhension et de votre soutien 💛
      Nous restons bien sûr disponibles pour échanger avec les parents concernés.
      Le GPE

    • Les parents, de leur côté, réaffirment leur volonté de dialogue mais rappellent qu’ils pourraient envisager d’autres formes d’action en cas d’impasse.

      Ah oui, je pourrais leur suggérer quelques idées. De même pour les enseignant·es. J’ai quelque expertise dans le domaine de l’agit-prop.

    • Si on veut rester dans des formes d’action légale et consensuelle (du moins pour un groupe de parents d’élèves), déjà saisir le tribunal administratif (ou civil si on estime que c’est une voie de fait) et faire condamner l’élu (voire les flics aussi) car je ne crois pas que rétablir le calme dans une cantine de maternelle soit la mission d’une police municipale, c’est clairement un abus de pouvoir. #acab

  • Border patrol agent who shot Chicago woman boasted about it in text messages
    https://www.reuters.com/world/us/border-patrol-agent-who-shot-chicago-woman-boasted-about-it-text-messages-2

    Records presented at the hearing showed that in a group Signal chat with other agents, which Exum described as a support group, he wrote in part: "I fired 5 rounds and she had 7 holes. Put that in your book boys.”

    In a message to another recipient, Exum sent a news article about the event followed by the message: “Read it. 5 shots, 7 holes.”

    When Christopher Parente, an attorney for Martinez, asked Exum what he meant by those messages, he responded: “I’m a firearms instructor and I take pride in my shooting skills.”

  • Motard percuté par la police sur l’A4 : les agents identifiés et auditionnés, une nouvelle plainte déposée - Le Parisien
    https://www.leparisien.fr/faits-divers/motard-percute-par-la-police-sur-la4-les-agents-identifies-et-auditionnes

    Après une première plainte déposée à l’IGPN pour tentative de meurtre, les agents ont été identifiés et auditionnés. L’avocat du motard, percuté à hauteur de Charenton-le-Pont (Val-de-Marne), dénonce « un traitement de faveur » et a déposé une nouvelle plainte.

    Vous avez peut-être vu la vidéo (elle figure dans l’article). Bon conducteur, semble-t-il, le motard percuté à la fois par la voiture et par un coup porté par l’un de ses passagers a eu beaucoup de chance.
    Arié Alimi décrit une manoeuvre usuelle du procureur destinée à laisser le temps aux policiers mis en cause de se concerter à propos d’un entrainement au parechocage (?), malencontreusement filmé et rendu public.

    edit ils se savent aussi autorisés à déglinguer les dotations (bagnole). la rigueur ne les atteint pas.

    #police #justice #impunité_policière #tentative_de_meurtre

    • Frimeurs ! Voilà le récit d’une attaque digne de ce nom.

      https://en.wikipedia.org/wiki/Assault_on_Precinct_13_(1976_film)

      Avec le temps l’oeuvre de #John_Carpenter gagne en poids et signification.
      https://en.wikipedia.org/wiki/John_Carpenter_filmography

      Vaniteux autonomes. Voilà une variation allemande sur le thème :

      „Angriff auf Wache 08“ : Dieser Tatort war eine Hommage an Film-Klassiker
      https://www.berliner-zeitung.de/kultur-vergnuegen/angriff-auf-wache-08-dieser-tatort-war-eine-hommage-an-film-klassik

      20.10.2019 04.02.2020, 13:20 Uhr

      Der Fall

      Bestens gelaunt machte sich LKA-Ermittler Felix Murot (Ulrich Tukur) auf den Weg in den Urlaub, vorher wollte er nur noch schnell seinen alten Freund Walter Brenner (Peter Kurth) in einer abgelegenen Polizei-Wache irgendwo im Nirgendwo zwischen Frankfurt und Offenbach an einem heißen Sommertag kurz vor einer Sonnenfinsternis besuchen. Doch dann überschlugen sich die Ereignisse. Zunächst stand ein Gefangenentransport mit gefährlicher Fracht vor der Tür, den eine Reifenpanne zum Anhalten gezwungen hatte. Dann war da noch die Jugendliche Jenny (Paula Hartmann), die kurz vorher den Mord an ihrem Vater gerächt hatte, und in der Wache Unterschlupf suchte. Und während Murot und Brenner noch versuchten, die Hintergründe zu verstehen, wurden sie plötzlich beschossen.
      Die Auflösung

      Wer die Angreifer waren und was sie wollten, wurde nicht abschließend beantwortet. Vermutlich waren sie auf der Jagd nach Jenny, aber so ganz genau wusste das niemand. Spielte auch keine Rolle. Es ging eher um die Frage, wer das Blutbad überlebte. Die Antwort: Murot, Jenny, Verkehrspolizistin Cynthia (Christina Große) und Serienmörder Kermann (Thomas Schmauser). Walter Brenner hatte sich heroisch für die anderen geopfert.
      Die Vorbilder

      Der achte „Tatort“ mit Ulrich Tukur war erneut eine Hommage an einen Klassiker. War es beim letzten Fall „Und täglich grüßt das Murmeltier“, lehnte sich „Angriff auf Wache 08“ an den John-Carpenter-Film „Assault on Precinct 13“ aus dem Jahre 1976 an, der selbst wiederum eine Hommage an den Western-Klassiker „Rio Bravo“ war. Und diese Verweise wurden mit viel Liebe zum Detail zelebriert. Filmfans durften sich dann auch noch über Anspielungen auf viele weitere Klassiker freuen, von „Nummer 5 lebt“ bis „Das Schweigen der Lämmer“ war alles dabei. Und die anstürmenden, gesichtslosen Horden erinnerten an Zombiefilme.
      Fazit

      Es hätte alles so schön sein können – doch am Ende stapelten sich mal wieder die Leichen. Es bleibt eben dabei, die Fälle von Felix Murot sind anders. Klassischen Krimi, Problemfilm oder Klamauk sollen wohl einfach die anderen machen. Er ist der Mann für die Experimente. Mag sein, dass das einigen „Tatort“-Puristen nicht gefallen hat. Alle anderen hatten aber sicherlich ihren Spaß. Denn Autor Clemens Meyer, der das Buch mit Regisseur Thomas Stuber verfasste, und sich selbst eine Rolle als Radio-Moderator in den Film schrieb, zitierte sich mit Lust durch die Filmgeschichte. Das war sehr unterhaltsam. Und Regisseur Stuber inszenierte den Stoff mit viel Sorgfalt und ließ mit Kameramann Nikolai von Graevenitz die hessische Provinz wie eine Westernkulisse wirken. Auch die Musik war hervorragend. Hinzu kamen tolle Schauspieler, allen voran der wunderbare Peter Kurth. Der Hessische Rundfunk bleibt bei seinen Murot-Filmen seiner Linie treu. Und das ist eine gute Nachricht.

      https://fr.wikipedia.org/wiki/Propagande_par_le_fait

      #Tatort #propagande_par_le_fait #police #ACAB #autonomes #wtf

  • « T’es un arabe. T’es là pour violer des Françaises et nous voler ! Ici personne ne veut de toi ! Donc tu vas rentrer dans ton pays, suceur de chameaux ! »

    Cinq policiers nationaux de 30 à 48 ans, en poste à Nice, vont devoir répondre de propos racistes, le 24 octobre prochain, devant le tribunal correctionnel de Nice.

    Ce sont nos confrères du Canard enchaîné qui ont révélé l’affaire. Le parquet de Nice a confirmé les faits.

    Ces propos racistes auraient été tenus en juillet dernier à l’encontre de deux Tunisiens, soupçonnés de faire du trafic de stupéfiants.

    Ce moment a été capté par l’un des deux interpellés qui avait déclenché l’enregistrement audio sur son téléphone. Un audio qui dure 32 minutes et 15 secondes et sur lequel on entend ce qui ressemble à des coups portés.

    Toujours selon l’hebdomadaire satirique, les fonctionnaires auraient déchiré des pages du Coran de l’un des interpellés, puis auraient tenté de les lui faire avaler.

    https://www.nicematin.com/societe/justice/ici-personne-ne-veut-de-toi-cinq-policiers-nicois-juges-pour-des-propos-r

    • https://www.lemonde.fr/societe/article/2024/06/20/legislatives-2024-les-syndicats-de-policiers-peinent-a-maintenir-leur-neutra

      Nulle part n’est mentionnée la moindre consigne de vote pour les élections législatives anticipées des 30 juin et 7 juillet. Mais la lecture du tract incendiaire rendu public, jeudi 20 juin, par le syndicat Alliance-Police nationale, réputé pour ses positions très tranchées en matière de sécurité, ne fait guère illusion. Il pourrait être intitulé « Haro sur le Nouveau Front populaire ».

      https://archive.ph/g5KyM

      Article du Monde que je trouve très complaisant pour nos flics bien-aimés que certains auraient eu tendance à « embrasser » d’un peu trop près depuis 2015.
      Ceci dit, l’enquête menée par la gendarmerie nationale au sujet de quelques colis piégés a été rapidement orientée vers la thèse de la « mauvaise blague » puisque les dispositifs utilisés par leur auteur étaient qualifiés de « faible détonation » par « Ouest-Rance ».
      #naufrage_du_journalisme

      En conclusion, une grosse majorité de flics kiffe le fascisme.

    • Du même tonneau.
      « Pendant que tu travailles, d’autres attendent à la CAF » : quand Cécilia Attias se vautre dans la fange raciste sur la base d’une photo fallacieuse.
      https://www.humanite.fr/social-et-economie/cecilia-attias/pendant-que-tu-travailles-dautres-attendent-a-la-caf-quand-cecilia-attias-s

      L’ex-épouse de Nicolas Sarkozy a publié sur son compte X une photo représentant deux femmes en niqab, prétendument devant un guichet de la CAF, assortie de cette légende : « Pendant que tu travailles, d’autres attendent à la CAF. » Le cliché, qui émane du militant identitaire Damien Rieu, a en réalité été pris dans une fourrière parisienne. L’association La Maison des potes a annoncé le 10 octobre porter plainte pour incitation à la haine raciste.

      Il a fallu d’abord se frotter les yeux et vérifier que le compte X n’était pas un fake. Avant de se rendre à l’évidence : la saillie raciste n’émane pas d’un de ces comptes d’extrême droite, devenus légion sur le réseau d’Elon Musk, mais bien de #Cécilia_Attias.

    • Un rapport épingle le « terreau culturel » sexiste au ministère de l’Intérieur
      https://www.streetpress.com/sujet/1758889428-rapport-epingle-terreau-culturel-sexiste-ministere-interieur

      À l’ère #post-Metoo, la #place_Beauvau reste minée par une ambiance sexiste loin des promesses du ministère. Une situation mise en lumière par l’Inspection générale de l’administration, qui s’est penchée sur la situation des cadres supérieurs.

      Chose rare, ce climat sexiste — #secret_de_Polichinelle pour bien des fonctionnaires de Beauvau interrogés par #StreetPress — a été officiellement ratifié par un rapport de l’Inspection générale de l’administration (IGA), remis en 2024 et publié officiellement fin juin 2025. (disponible ci-dessus)

    • https://www.nicematin.com/faits-divers/policiers-poursuivis-pour-des-propos-racistes-mon-client-a-ete-martyrise-

      « Cette fois, Mohamed a pensé au moment de l’interpellation à mettre son téléphone dans son caleçon, il a lancé le dictaphone et tout a été enregistré », précise Me Kada Sadouni. Lors de la garde à vue du jeune Tunisien, l’officier de police judiciaire qui conduit l’interrogatoire prend son téléphone et tombe sur l’enregistrement. « En matière de stup, les policiers exploitent toujours les téléphones. L’enregistrement fait plus d’une demi-heure. Il a été retranscrit, cela fait plus de 50 pages », décrypte l’avocat. L’audio sera, peut-être, diffusé lors de l’audience. Le policier alerte alors l’IGPN, la police des polices, qui a ouvert une enquête pour « violence aggravée et injures non publiques à raison de la religion ».

      https://www.francebleu.fr/infos/faits-divers-justice/12-a-18-mois-de-prison-requis-contre-cinq-policiers-nicois-pour-injures-r

      Le procureur de la République de Nice a requis 12 mois de prison avec sursis simple à l’encontre de l’un des policiers, 15 mois de prison avec sursis simple à l’encontre de deux autres (dont le chef de bord) et 18 mois de prison avec sursis simple pour les deux derniers. Le parquet a également requis l’interdiction définitive d’exercer le métier de fonctionnaire de police nationale pour l’ensemble des prévenus, ainsi que des dommages et intérêts à hauteur de 500 euros chacun. Ils sont par ailleurs suspendus et sous contrôle judiciaire depuis mi-septembre dernier, mais se sont présentés libres devant la justice.

      [Le gras est de France Bleu]

      Les cinq accusés n’auront de cesse pendant l’audience de minimiser les faits. « On regrette tous ces propos, on est des pères de famille, ce ne sont pas nos valeurs, ces mots n’étaient pas des propos racistes » dira l’un d’eux. Un autre renchérit : « On s’est lancé dans une mauvaise blague et ça a dégénéré. On en pouvait plus sous 35 degrés on voulait décompresser. » S’ils reconnaissent les insultes, ils nient tous qu’elles soient racistes et contestent fermement les violences physiques. ["ta gueule", « sale bougnoule », « on veut pas de toi ici, t’es sans papier, retourne dans ton pays de suceur de chameaux », « rentre chez toi dans ton pays de merde », « tu violes la France »]

      https://nicepresse.com/deux-trafiquants-de-drogue-tunisiens-humilies-par-les-forces-de-lordre-d

      Pour sa part, l’avocat Éric Borghini a vivement réagi aux réquisitions, déclarant : « Ces réquisitions sont hallucinantes, vous avez requis la peine de mort, la peine de mort civile peut-être mais la peine de mort quand même ». Il a dénoncé une situation où, selon lui, « un trafiquant de drogue sous OQTF serait mieux traité que des fonctionnaires de la police nationale ». Le tribunal rendra sa décision le 10 novembre.

      Et un petit coup de Figaro pour la fin, parce que c’est toujours instructif de lire les commentaires...
      https://www.lefigaro.fr/flash-actu/nice-prison-avec-sursis-et-interdiction-definitive-d-exercer-requis-contre-

    • ATTENTION c’est du hard bien de chez nous.
      ·
      – Policier : " T’es là pour violer des françaises et voler les français. Donc tu vas rentrer dans ton pays de suceur de chameaux. (...) Tu pleures comme une pute."
      L’enregistrement est diffusé dans la salle. C’est glaçant. Voici les extraits que j’ai réussi à noter :
      – Pourquoi vous faites ça ? S’il vous plait, j’ai rien fait
      – Ta gueule !
      – Pourquoi tu me frappes avec le Coran alors que j’ai rien fait ?
      – Si t’es un Arabe, t’es un voleur
      – Je suis un voleur de quoi ?
      – T’es un voleur de France.
      – Tu m’as frappé avec le Coran tu m’as fait sortir du sang, j’ai du sang sur mon pantalon
      – Mais non il t’a pas frappé
      – (bruits de coups)
      – C’est pas bien, tu déchires le Coran monsieur. Il faut pas déchirer ça (bruit de pages déchirées)
      – Mais non les pages tombent seules !
      – Monsieur s’il vous plait arrêtez de jouer avec le Coran. S’il vous plait respectez-ça (la victime pleure en suppliant)
      – Ta gueule. Y’a écrit quoi là ? C’est quoi c’est de la merde ?
      – Non c’est pas de la merde !
      – Attention à ce que tu vas dire sinon je te casse le nez. Il n’y a qu’un seul Dieu c’est Jésus. Jésus c’est pas ton Dieu de merde ! T’es malade toi !
      – On a essuyé nos pieds dessus, tu veux le garder ?
      – Oui donne moi le, je le garde
      – Non on va le bruler. On n’a pas de briquet.
      – Je veux le garder le Coran, c’est pas bien de jouer avec
      – Non on va le bruler. C’est dur à lire ? Là y’a écrit quoi ?
      – Coran.
      – Ok d’accord. Lis ça.
      – (La victime lit la sourate Al-Fatiha)
      – (Bruits de crachats) Pourquoi tu pleures ? (Rires)
      – C’est pas moi monsieur j’ai rien fait
      – Ta gueule ! Tu connais ta gueule ?
      – Monsieur j’ai rien fait
      – Tu sais ce qu’il a dit tout à l’heure ? Allah c’est comme Jésus (policier à son collègue)
      – C’est Satan ça (autre policier)
      – (Les policiers se mettent à scander un espèce de chant improvisé en criant « amchi l’bled » à 4 ou 5 reprises)
      – La victime pleure en criant aïe aïe aïe s’il vous plait yemma yemma, j’ai rien fait je veux rentrer chez moi (bruits de coups audibles)
      – Ici c’est pas chez toi. Ta gueule !
      – Jure sur le Coran que c’est pas toi ?
      – Le Coran c’est pas moi.
      – Ferme ta gueule l’Arabe !
      Là d’un coup il se passe un truc lunaire digne des pires caricatures. La police met le son « Mon bled » de @rohff
      On entend le début « wesh comoriens, comoriennes » la musique démarre puis disparaît
      – Monsieur j’ai rien fait je viens de revenir de la plage j’étais sur le promenade des anglais. Regardez même les caméras de surveillance. J’ai rien à voir (pleure)
      – (Bruits de coups)
      – Ya Rabbi pourquoi ? S’il vous plait. J’ai rien fait
      – T’as rien a foutre en France. On te ramène parce que t’es un putain d’étranger en situation irrégulière. T’es la pour violer des françaises et voler les français. Donc tu vas rentrer dans ton pays de suceur de chameaux et tu vas arrêter de nous casser les couilles
      – Tu pleures comme une pute.
      – Moi pute ? Je pars pas de France, j’ai ma soeur et ma mère en France.
      – Elle est belle ta soeur ?
      – Pourquoi tu parles de ma soeur ? Ella a 12 ans pourquoi tu parles de ma soeur ? T’as pas honte ?
      – Bah ferme ta gueule. Casse toi, rentre dans ton pays de merde. Rentre chez toi. Y’a rien dans ton pays. Vous êtes tous des grosses merdes.
      – J’ai rien fait.
      – Entre la parole d’un Arabe et la parole d’un flic… La parole d’un Arabe tu crois qu’elle sert à quelque chose ?
      – J’ai rien fait.
      – T’as pas de papiers la con de ta mère ! Arrête de dire que t’as rien fait.
      – Ya rabbi ya rabbi, (pleure en même temps que des bruits de coups)
      – On est de Marseille nous on t’encule
      – Je connais personne à Marseille je suis de Nice
      – T’es quoi toi ? T’es un bougnoule avec tes babouches là ! Blédard.
      – On va voir la police judiciaire.
      – C’est moi la police judiciaire
      – (Hurlements de la victime, bruits de coups) J’ai rien fait, s’il vous plait, j’ai rien fait ! "
      L’enregistrement se termine et l’ambiance dans la salle est crispée. La violence des faits, les pleurs de la victime, les bruits de coups, les injures racistes et islamophobes qui ont retenti, ont jeté un froid glacial https://x.com/FeizaBM/status/1981791000503677291

  • La questura di #torino contro la solidarietà con la #palestina
    https://radioblackout.org/2025/10/la-questura-di-torino-contro-la-solidarieta-con-la-palestina

    Operazione di polizia questa mattina (10 ottobre) contro studenti, studentesse e solidali che hanno partecipato alle grandissime manifestazioni in solidarietà alla resistenza palestinese e contro il genocidio israeliano della popolazione di Gaza. La questura di Torino – dopo che per oltre 2 settimane le strade della città sono state riempite da decine di migliaia di […]

    #L'informazione_di_Blackout #acab #repressione #solidarietà

  • Je vois que les flics ont sorti canons à eau et pluie de lacrimo place de la Comédie à Montpellier. Avec la grande, après qu’elle soit rentrée du blocage de son lycée, on est allés ce matin à la manif, et c’était une bien belle manif. Il se dit qu’on était plus de 10 000, et c’était clairement une manifestation très très très à gauche : slogans anticapitalistes en veux-tu en voilà, drapeau palestiniens, clapings anti-fascistes, drapeaux trans… apparemment deux-trois tentatives de provocations des fachos locaux qui se sont fait promptement éjecter. Et en plus un temps magnifique. Avec la grande, on s’est arrêtés manger un sandwich libanais en contrebas du Jeu de Paume (les manifs à midi, ça va pas la tête ?), on a rattrapé le cortège jusqu’au Peyrou, et ensuite on est rentrés.

    https://video.twimg.com/ext_tw_video/1965729618448519168/pu/vid/avc1/1280x720/k_zwHyPnnvtZjRHK.mp4

    Ah, la grande est fière, elle s’est fait fouiller son sac de fond en comble ce matin par les condés alors qu’elle rejoignait le blocage de son lycée. Une sorte de baptême. Sinon c’est sympa, maintenant en manif on tombe sur ses copains/copines, « bonjour monsieur » qu’ils me font, un peu surpris parce qu’apparemment ça se fait pas trop d’aller en manif avec son daron.

  • 3 mois de prison pour avoir crié #ACAB - Le Père Peinard
    https://www.leperepeinard.com/flash-info/3-mois-de-prison-pour-avoir-crie-acab

    Lundi 5 mai s’est tenue le procès d’une étudiante allemande, arrêtée lors d’une action de blocus en soutien à Georges Ibrahim Abdallah et au peuple palestinien à l’université Lumière Lyon 2 en décembre 2024.

    Arrivée sur place, la police avait rapidement et violemment chargé et arrêté plusieurs étudiant.es pour les contrôler, lors de cet affrontement , Rima avait crié ACAB. Tout le procès tourne autour de ses opinions politiques, forcément d’ » ultragauche » pour le procureur, lequel accuse Rima d’ » être venue en France pour causer de l’agitation » alors qu’elle trouve peut être simplement les petits chat trop mignon.

    Pour avoir insulté les forces de l’ordre et refusé de donner ses empreintes en garde-à-vue, elle est condamnée à 3 mois de prison avec sursis, 2000 euros d’amende et 5 ans d’interdiction de paraître à Lyon.

  • Mort de Nahel : le parquet requiert un procès pour meurtre contre le policier qui a tiré sur l’adolescent - L’Humanité
    https://www.humanite.fr/societe/mort-de-nahel/mort-de-nahel-le-parquet-requiert-un-proces-pour-meurtre-contre-le-policier

    Le parquet de Nanterre requiert un procès pour meurtre contre le policier ayant tiré sur Nahel en juin 2023, une mort devenue symbole des violences policières, a annoncé le ministère public mardi dans un communiqué. « Il n’y avait pas d’autre qualification envisageable dans cette affaire, le geste est volontaire et l’intention de tuer évidente », a réagi auprès de l’AFP l’avocat de la mère de Nahel, Mounia Merzouk, Me Frank Breton.

    Nahel, 17 ans, une vie fauchée
    https://cqfd-journal.org/Colere-a-vif
    https://www.youtube.com/watch?v=bvTUWFjpiXQ

    https://video.twimg.com/ext_tw_video/1896974305499475969/pu/vid/avc1/640x360/FghO3QPfBc4EM4Vq.mp4


    Alliance Police Nationale appelle les flics et autres sbires à se rassembler symboliquement demain à 12h30 devant tous les services de police.
    #ACAB

    • 55 crimes policiers en 2024, le pire bilan depuis plus de 50 ans
      https://desarmons.net/2025/01/14/55-crimes-policiers-2024-pire-bilan-depuis-plus-de-50-ans

      Le président Macron pourra à présent accrocher cette distinction à sa boutonnière. Jamais le nombre de personnes mortes entre les mains de la police n’avait été aussi élevé en une seule année : 55 morts, soit plus d’un par semaine, selon le décompte réalisé par Désarmons-les et le site Anti.média. Le précédent record date de 2021 (52 morts), alors que le cap des 40 morts, presque jamais atteint auparavant, a été dépassé en 2022 (42) et 2023 (43).

      Ce chiffre de 55 morts par an, constaté dans des articles de presse, sous réserve d’autres cas passés sous les radars, est le plus haut jamais observé depuis au moins 57 ans. Il faut remonter à 1967 pour faire pire, année d’une énorme répression en Guadeloupe où au moins 87 personnes ont été tuées par balle par les gendarmes à Pointe-à-Pitre.

      https://antidotmedia.noblogs.org/personnes-tuees-par-les-forces-de-lordre

    • La police tue, les tribunaux accablent et tout est chaos.
      RÉCIT DES COMPARUTIONS IMMÉDIATES DU TRIBUNAL DE BOBIGNY, SAMEDI 01/07

      https://riposte-collective.org/print-version/#affiches

      Mardi 27 juin la police assassine Nahel, 17 ans. Suite à ce meurtre raciste, dernier exemple médiatisé des violences policières quotidiennes dans les quartiers populaires, Nanterre s’embrase, la révolte grandit en banlieue parisienne, les émeutes se propagent dans tout le pays. D’abord les condés, ensuite les vitrines, les marchandises puis tous les batiments du pouvoir et de l’oppression et enfin les lieux d’habitation de ceux qui nous dirigent.

      En 3 jours, l’attaque au porte-monnaie de l’état que constituent les dégradations et les autoréductions est plus importante que celle du mois d’émeute de 2005, plus importante que celle des nombreux mois des Gilets Jaunes. En conséquence, depuis mercredi on dénombre plus de 3000 arrestations, un bon nombre de placement en détention mais aussi des flics surarmés mis à l’amende par une simple tactique du mordre et fuire. Cette révolte massive effraie, on assiste à la panique réelle et justifiée des bourgeois. L’Etat déploie un arsenal monstre pour tenter de la réprimer : dans les termes employés dans leurs discours, dans le contrôle inédit des réseaux sociaux quand Darmanin convoque vendredi les représentants de Meta, Snapchat et Twitter, mais surtout dans la rue et dans les tribunaux.

      Face à la révolte, la répression frappe. Les tribunaux c’est la boucherie, on le sait. Mais cette fois c’est différent, le mouvement de révolte offensif et populaire sort du cadre toléré par l’Etat bourgeois et ses chiens de gardes.

      Pour rappel, Dupond-Moretti a publié une circulaire vendredi 30 juin, demandant une réponse pénale ferme et donnant des directives sur les chefs d’inculpation, l’usage de la détention provisoire et des contrôle judiciaire, ces préconisations ont été suivies à la lettre par le procureur (représentant du ministère public au tribunal) et par le juge. Cette intrusion du ministère dans les affaires du tribunal, loin d’être isolée, fait déjà ses effets : la répression est bien plus sévère que celle que l’on connait habituellement. Exceptionnellement, des chambres de comparutions immédiates ouvrent le dimanche à Nanterre et Grenoble notamment, à Marseille un juge interdit aux avocates de visiter les prévenues en GAV “pour leur sécurité”.

      Samedi 1er juillet, 13h30 au Palais de justice de Bobigny (93), les audiences en comparution immédiate débutent. Comparaissent des jeunes manifestantes arrêtées lors des émeutes en Seine-Saint-Denis cette semaine. Nous proposons un récit de ces audiences.

      Les prévenus ont tous accepté la comparution immédiate, répondu aux enquêtes de personnalités et fait des déclarations lors de leurs auditions en garde à vue.

      [...]

  • Jubilé 2025
    https://www.iubilaeum2025.va/fr.html

    Allez, vous pouvez racheter vos péchés, c’est comme un black friday pour assassins mais pendant toute une année et seulent au Vatican. Attentention, ce n’est pas pour les pauvres.

    Le Jubilé commence ...

    Calendrier des événements

    24 décembre 2024
    Ouverture Porte Sainte de la Basilique Saint Pierre
    24 - 26 janvier 2025
    Jubilé du Monde de la Communication
    8 - 9 février 2025
    Jubilé des Forces Armées, de la Police et des Agents de Sécurité

    Ils en ont sacrément besoin.

    Les autres n’ont que le Dictionnaire du diable pour se débarrasser de leurs remords .
    https://seenthis.net/messages/1087725

    Par exemple :

    FORMA PAUPERIS. [Latin] In the character of a poor person—a method by which a litigant without money for lawyers is considerately permitted to lose his case.

    https://en.m.wikipedia.org/wiki/In_forma_pauperis

    In the United States, the IFP designation is given by both state and federal courts to someone who is without the funds to pursue the normal costs of a lawsuit or a criminal defense. The status is usually granted by a judge without a hearing, and it entitles the person to a waiver of normal costs, and sometimes in criminal cases the appointment of counsel. While court-imposed costs such as filing fees are waived, the litigant is still responsible for other costs incurred in bringing the action such as deposition[citation needed] and witness fees. However, in federal court, a pauper can obtain free service of process through the United States Marshal’s Service.

    Conclusion : sans fric tu perds, pour toi les portes du ciel et les portes de prison resteront fermées. On s’en serait douté. Il fallait en parler car il y a toujours un milliard de pauvres âmes qui croient au dieux catholique. Va savoir pourquoi.

    Plus efficace : Jubilee de Derek Jarman
    https://www.youtube.com/watch?v=SpgzXMZbeBE


    https://www.youtube.com/watch?v=aFRg5pLD9EI

    #tourisme #religion #catholicisme #Vatican #Rome #acab #droit #USA #pauvreté

    • Des pépiements aussi pour les oreilles.
      The Amazon—where the moon wept | Izabela Dłużyk | LOM
      https://zvukolom.bandcamp.com/album/the-amazon-where-the-moon-wept

      La documentaliste polonaise Izabela Dłużyk est née aveugle et pourtant elle peut identifier les #oiseaux avec une précision incroyable. Lorsqu’elle était jeune, sa tante lui a prêté une encyclopédie avec un CD-ROM de chants d’oiseaux. Elle a mémorisé les cris et a bientôt commencé à enregistrer elle-même la faune dans l’ancienne forêt de Białowieza. « En tant qu’humains, nous nous concentrons davantage sur les aspects visuels. Quand on parle d’ornithologie, il s’agit surtout de photographie - par exemple, l’identification des oiseaux par la vue et non par le son », a déclaré Dłużyk à la BBC. « L’écoute nous rend plus conscients. Ses deux premiers albums ont été enregistrés dans la forêt polonaise, mais elle s’est rendue en Amazonie péruvienne pour The Amazon-where the moon wept. L’album nous fait vivre une journée et une nuit dans la forêt tropicale, de « Before dawn » à « Melody in the midday heat » en passant par « The great nocturne ». Nous rencontrons des perroquets, des toucans, des grenouilles et des singes écureuils, le tout raconté dans les notes de pochette comme si elle était notre guide expert. L’imposant coffret de deux disques se termine par un magnifique enregistrement d’une tempête de pluie de novembre. Avec cette dernière piste, Dłużyk nous quitte sur une note poétique : « Écoutons attentivement, et peut-être, si nous mettons de côté ce que nous ne pouvons saisir qu’avec notre raison et nos connaissances, pourrons-nous entendre la forêt tropicale nous raconter l’ancienne légende de sa naissance, de la lune et de son amour impossible », écrit-elle. « La légende de l’Amazonie, un lieu où la lune a pleuré.

      https://daily.bandcamp.com/best-of-2024/the-best-field-recordings-of-2024

  • Polizia e #razzismo_di_stato
    https://radioblackout.org/2024/10/polizia-e-razzismo-di-stato

    A seguito del rapporto dell’ECRI in cui si condanna per razzismo la polizia italiana, assistiamo con fatica allo stupore del presidente della Repubblica. Sappiamo invece che non c’è niente da stupirsi, la polizia è razzista e agisce in maniera differente su base etnica. Questo avviene sia in merito ad atti criminali, sia in modo predittivo: […]

    #Blackout_Inside #L'informazione_di_Blackout #acab #albania

  • Racisme et antisémitisme : les messages d’une unité de CRS sur WhatsApp révélés par le « Canard enchaîné »
    https://www.liberation.fr/societe/police-justice/racisme-et-antisemitisme-les-messages-dune-unite-de-crs-sur-whatsapp-reve

    Une enquête de l’IGPN aurait bien été ouverte. En revanche, elle ne vise pas cette boucle WhatsApp bien connue de la police des polices, mais le commandant de l’unité qui s’était senti obligé de rappeler à son escadron « les bases de la neutralité républicaine ». Il aurait été présenté dans une lettre anonyme comme un « franc-maçon influent » – ce que n’a pas pu prouver le procureur de Meaux… Le manque de considération de l’IGPN pour les faits de racisme et d’antisémitisme n’étonne pas le Canard enchaîné : « Pas question, pour la Place Beauvau, de lancer une chasse aux sorcières brunes dans des unités de force mobile qui ont sauvé la macronie au moment des manifs des gilets jaunes et se trouveront en première ligne lors des JO. » Depuis que le commandant L. a été « mis sur la touche » [évincé pour avoir tenté de rapporter à sa hiérarchie ces dérives fascistes], plusieurs plaintes auraient été déposées par des policiers antillais ou d’origine étrangère, « victimes d’un déchaînement raciste », poursuit l’hebdomadaire. Le grand gagnant dans cette affaire reste le capitaine L. B. [qui ne cachait pas sa nostalgie du IIIe Reich et son amour pour Jean-Marie Le Pen], affecté à une autre unité… et promu.

  • Les forces du désordre - Une anthropologie de la police turque par Deniz Yonucu
    https://lundi.am/Les-forces-du-desordre

    #ACAB quelqu’un ? Au fait c’est pire que ça. Il y a des choses à apprendre à travers les interrogations sur la police turque.

    25.3.2024 - Il ne faut pas se laisser décourager par les premiers paragraphes, un peu universitaro-centrés, de cet article. Cette critique d’un livre écrit en anglais par une anthropologue turque, avance sur deux axes : d’une part, elle nous renseigne sur une réalité peu connue en français, la vie des quartiers-ghettos ethniques des grandes villes turques avec un historique des formes d’autogestion qui s’y sont affirmées avant d’être presque anéanties par la police, d’autre part, elle procède à une analyse plus générale, et qui nous concerne aussi directement, sur le rôle de la police, non pas comme institution de maintien de l’ordre, mais comme productrice d’un désordre visant à « démanteler les structures organisationnelles et politiques locales, et plonger les quartiers dans le chaos et la peur. »

    Qu’est-ce qu’un État ? Comment se comporte-t-il ? Pourquoi lui accordons-nous tant de légitimité ? Mais surtout : est-ce qu’il se renforce, s’affaiblit ou se transforme en autre chose ? L’anthropologie, science qui étudie les formes d’organisation des groupes humains, tente depuis longtemps de répondre à ce type de questions. De Comment pensent les institutions de Mary Douglas à Legends of People, Myths od States de Bruce Kapferer, en passant par Akhil Gupta, Veena Das, jusqu’à Cultural Intimacy. Social Poetics and the Real Life of States, Societies and Institutions de Michael Herzfeld (aussi ici), les anthropologues se sont affrontés au mystère de cette construction sociale très récente, mais capable de faire croire à d’énormes masses de la population qu’elle a toujours existé, ou qu’elle a ses racines dans un passé très lointain, sinon dans la nature humaine elle-même. Leurs réflexions sont très profondes, mais elles sont restées loin du débat public. D’un autre côté, comme l’écrit Herzfeld, « si nous n’évitons pas les abstractions excessives et le jargon qui obscurcit plutôt qu’il explique, nous n’avons pas le droit de demander au public une appréciation sérieuse du rôle que l’anthropologie pourrait jouer dans le démantèlement des structures oppressives et des droits exclusifs’.

    Le livre de Deniz Yonucu, Police, provocation and politics (Cornell University Press, 2023) est une contribution fondamentale à la compréhension de ce qu’est l’État, à travers l’étude de l’une de ses institutions fondamentales : la police. C’est un livre bien écrit, clair et compréhensible, et en même temps profondément radical, dans le sens qu’il va à la racine des problèmes. L’autrice est une anthropologue turque qui enseigne à Newcastle (Angleterre) et a reçu le prix Anthony Leeds pour ce travail, considéré comme le meilleur livre d’anthropologie urbaine de l’année ; un résultat remarquable, étant donné que dès les premières lignes il prend ouvertement le parti des victimes de la violence d’État, déclarant que certains éléments de la recherche seront délibérément omis, précisément pour ne pas collaborer avec cette institution. De plus, la réunion de l’American Anthropological Association où Deniz a été récompensé a également été le moment où des milliers d’anthropologues de toute l’Amérique du Nord et au-delà ont condamné collectivement la violence coloniale et meurtrière de l’armée israélienne à Gaza (je l’ai déjà mentionné dans un article d’il y a quelques mois). La critique ouverte et motivée du militarisme, du nationalisme et de la violence d’État gagne de plus en plus de place parmi les anthropologues.

    Policiers, militaires et agents coloniaux ont toujours été présents dans les « champs » où travaillent les anthropologues : il y en avait dans les villages trobriandais étudiés par Malinowski, dans les samoans par Margaret Mead et chez les Nuers par Evans-Pritchard. Mais à quelques exceptions près, les soi-disant « organismes chargés de l’application des lois » sont presque toujours restés en dehors de l’analyse, qui s’est concentrée sur les institutions indigènes ou natives, sans trop se soucier de la manière dont elles interagissent avec les États nationaux. Mais progressivement - un épisode important a été décrit par Clifford Geertz à Bali en 1973 - les chercheurs ont commencé à les voir, à décrire leur présence et leur action, jusqu’à ce qu’ils commencent à théoriser sur la manière de faire des recherches sur la police. En 2018, un recueil d’essais a été publié, The anthropology of police (édité par Karpiak et Garriot), ainsi qu’un article dans l’Annual Review of Anthropology (par Jeffrey T. Martin) qui explique que l’anthropologie de la police repose sur une vision de l’État comme un objet nouveau, mais fondé sur des formes plus anciennes d’ordre moral, et donc toujours double et stratifié. Naturellement, ces recherches ont pris un nouveau souffle aussi par les mobilisations après la mort de George Floyd, dont beaucoup avaient pour horizon l’abolition de la police. Mais pour l’abolir, nous devons d’abord comprendre : et le fonctionnement des États et de leur structure monopolistique de la violence civile, la police, n’est pas encore tout à fait clair. Le livre de Yonucu, sous-titré ’Contre-insurrection à Istanbul’, décrit le comportement de la police dans les quartiers populaires de la capitale turque, avec une reconstitution historique basée principalement sur des entretiens avec des habitants, et une observation prolongée dans le temps de l’évolution du siège policier dans les zones périphériques. Son origine est la participation de l’autrice aux mobilisations de 2013 au parc Gezi, lorsque pour la première fois des rejetons de la bourgeoisie et des intellectuels se sont retrouvés en butte à la répression policière aux côtés des enfants des quartiers les plus pauvres de la ville, où cette répression était la norme depuis des décennies. Le « printemps » turc, explique Deniz, était précisément divisé sur ce point : lorsque la police a augmenté le niveau de violence dans les banlieues, les enfants de ces villages se sont retirés de la manifestation de Gezi, car ils devaient aller défendre leurs quartiers, et des militants de la classe moyenne comme l’autrice ont tenté de les accompagner, mais ont été pour la plupart choqués, voire dégoûtés, par le niveau de violence dans ces quartiers. Deniz était parmi les rares qui n’ont pas digéré cette nouvelle division de classe ; et elle a commencé à travailler dans l’un de ces quartiers, pour comprendre comment fonctionnait l’imbrication de la violence, de la répression et de la politique locale. La découverte fondamentale a été que, même si ces zones étaient considérées par tous comme intrinsèquement violentes, cette violence est l’effet de décennies de provocations et de divisions largement créées par les soi-disant « forces de l’ordre », pour démanteler les structures organisationnelles et politiques locales, et plonger les quartiers dans le chaos et la peur. Il y avait un plan de « contre-insurrection » à l’œuvre, très clair pour les habitants du lieu, mais invisible pour le reste de la ville.

    La maison d’édition qui a publié le livre, Cornell University Press, s’est prémunie contre cette évidence en présentant le livre comme « une analyse contre-intuitive des pratiques policières contemporaines », qui se concentre sur « la promotion de la contre-violence, des conflits perpétuels et des tensions ethniques et sectaires » plutôt que sur le maintien de l’ordre. Mais que la police fomente des conflits et sème la discorde, plutôt que d’essayer de faire la paix, n’est contre-intuitif que pour ceux qui n’ont jamais entendu parler de la stratégie de tension, ni de la violence lors du G8 de Gênes en 2001 ; ou pour ceux qui – comme les maisons d’édition universitaires – entretiennent la fiction de l’État de droit, où des « forces de l’ordre » bien intentionnées garantissent la paix et la justice aux citoyens, en veillant à ne punir que ceux qui « se comportent mal ». Même le plus grand théoricien de l’État moderne, Michel Foucault, tenait pour acquis la fonction pacificatrice de la police : discipliner et punir, avec ou sans force, devait servir à maintenir l’ordre, à garantir les corps et à protéger la société. Agamben expliquait même en 2014 qu’après la « guerre contre la terreur », au lieu de créer de l’ordre, les États avaient commencé à « gérer le désordre » (cit. p. 154). Deniz démontre exactement le contraire : la police travaille précisément à promouvoir le désordre et la peur ; rendre la vie collective impossible, boycotter l’organisation communautaire et porter atteinte à la paix sociale de certaines classes ou zones géographiques. Pas vraiment de la « gouvernementalité » ! Les États nations sont des machines de guerre contre la coexistence pacifique et l’autogestion populaire ; les provocations et la violence de la police se déchaînent précisément contre ceux qui sont les plus capables de s’autogérer et de coexister, en dressant au besoin les personnes et les groupes sociaux les uns contre les autres. Dans le quartier d’Istanbul que Deniz appelle Devrimova (du mot turc devrim, « révolution »), cette dynamique est particulièrement visible et violente ; mais on ne peut éviter de reconnaître les similitudes avec ce qui se passe dans les États dits « démocratiques », où l’infiltration non motivée de la police, les accusations absurdes de terrorisme contre des militants de base, la connivence avec la grande criminalité, semblent conçues pour alimenter la peur et la méfiance mutuelle ; on peut en dire autant de la tentative continue de diviser entre bons militants et mauvais militants, entre pauvres victimes blanches et pauvres de couleur (ou méridionaux en Italie), oisifs et dangereux. Dans les années 70, les soi-disant gecekondu, ou quartiers « nocturnes » du prolétariat turc – semblables aux villages auto-construits de Rome et de Milan – furent le théâtre d’une grande expérimentation d’une « nouvelle forme de vie socialiste » (p. .38), composé de comités de quartier, de réseaux de solidarité, de groupes d’autodéfense, de structures d’autogestion et d’autoconstruction collective, voire de « tribunaux populaires » et d’organisations de femmes contre l’alcoolisme et les violences domestiques. Ces expériences ont permis à des dizaines de milliers de personnes de survivre à l’exclusion et à la ségrégation urbaine, mais elles ont été mal vues par la majorité turque sunnite, majoritairement nationaliste, qui considérait ces quartiers comme dangereux et ennemis.

    Au lieu de Foucault, Deniz suit Jacques Rancière, pour qui la police est exactement le contraire de la politique : la guerre continue de l’État contre la population peut se résumer à la tentative de la police de détruire la politique, c’est-à-dire la politique fondamentale, la capacité humaine à s’organiser et créer des formes stables d’autonomie territoriale. La police n’est pas seulement répression et discipline, mais elle est la structure institutionnelle qui distribue et attribue des espaces à la population, définissant ce qui doit être rendu visible et invisible, ce qui doit être perçu comme parole et ce qui sera plutôt relégué au rôle de ’bruit’. La politique, pour Rancière, c’est exactement le contraire, c’est-à-dire « tout ce qui éloigne un corps de la place qui lui est assignée, ou change la destination d’un lieu », « rendre visible ce qui ne pouvait pas être vu », et « rendre audible comme parole » ce qui n’était auparavant perçu que comme du bruit » (cit. p.14). Dans le livre, cette lecture émerge de l’étude des quartiers marginaux d’Istanbul où vit l’un des trois groupes de population anatoliens conquis par l’État turc : les Alévis, qui, avec les Kurdes et les Arméniens, constituent plus de la moitié de la population du pays. Si l’oppression des Kurdes et le génocide des Arméniens sont également connus en Europe occidentale, la marginalisation et la stigmatisation des Alévis le sont moins, mais tout aussi systématiques. Les Alévis sont en théorie un groupe religieux, mais historiquement laïcs, hostiles à l’islamisme sunnite et au nationalisme conservateur, ils ont toujours été identifiés aux organisations révolutionnaires, auxquelles ils ont adhéré massivement. Leurs quartiers étaient des « zones libérées », nées d’une opposition collective à l’agression continue de la police, qui tentait de démolir leurs maisons, considérées comme illégales. Comme le raconte une personne interrogée d’une cinquantaine d’années : « Quand nous étions enfants, nous jouions dans les terrains vagues du quartier, et quand nous avons vu les bulldozers approcher, nous avons commencé à courir et à crier : ’L’État arrive !’ L’État arrive !’. Les hommes étaient pour la plupart au travail, mais les femmes qui nous entendaient remplissaient les rues et commençaient à ramasser des pierres dans leurs jupes pour les jeter sur les bulldozers » (p.35). Après chaque démolition, le quartier se réorganisait pour reconstruire les maisons démolies : « Il n’y avait pas d’électricité, pas d’eau, pas de routes, pas de services... c’était un terrain vide plein de boue [...]. Lorsque les gens ont commencé à s’installer ici, nous nous réunissions pour déterminer quoi faire. Les organisations révolutionnaires discutaient déjà de la manière de créer des comités populaires […]. Nous n’avions pas le choix. Nous avons dû développer nos propres outils pour résoudre les problèmes le plus rapidement possible. Ce n’était pas seulement un choix politique : c’était une nécessité fondamentale », explique une autre personne interrogée, plus âgée (p. 37). Au fil du temps, de cette auto-organisation est née la distribution autogérée des terres, également avec l’aide d’architectes, d’urbanistes et d’étudiants en architecture, ainsi que des formes de tribunaux populaires, basés sur des conseils de village à la campagne, dans lesquels les décisions étaient prises sur des conflits internes, sans avoir recours à la police turque (qui aurait de toute façon considéré tout le monde comme coupable, simplement parce qu’ils étaient alévis). Les femmes participaient également aux conseils de quartier, comme c’était également la coutume dans les villages alévis. Deniz dit que dans les quartiers révolutionnaires il y avait une « politique féministe de facto » : la participation politique des femmes a conduit à remettre en question les formes patriarcales de gestion familiale, à lutter contre la violence, l’alcoolisme et à appeler à une gestion féminine des ressources. Un jour, un tribunal populaire a ordonné à un homme qui avait battu sa femme de quitter le quartier et de ne jamais y revenir. Une autre fois, un tribunal a sanctionné un groupe d’étudiants qui avaient promis d’amener un spectacle de théâtre, mais qui sont ensuite revenus sur leur promesse alors que les habitants avaient déjà tout organisé. Ils les ont traduits devant le tribunal populaire, qui a écouté leurs excuses mais leur a ordonné de ne pas retourner dans le quartier pendant deux mois. Ces organisations locales comprenaient également des groupes d’autodéfense de quartier contre la police et contre les attaques des résidents locaux fidèles à l’État ; naturellement, ils étaient considérés comme des ennemis par les institutions et la police. Depuis la fin des années 70, puis avec le coup d’État de 1980 - qui a tué mille deux cents personnes et emprisonné six cent cinquante mille - la police a articulé une stratégie contre-insurrectionnelle contre ces quartiers, faite d’attaques directes, infiltrations et incursions de groupes paramilitaires. La police « a exporté vers les périphéries urbaines d’Istanbul les techniques de contre-insurrection spatiale qu’elle avait appliquées dans les provinces kurdes » (p.54), transformant de nombreux gecekondu en petits « Istanbul Gazas » isolés les uns des autres, sorte d’archipel d’enclaves guère différent également de la manière dont l’armée israélienne a réussi à utiliser la planification et l’architecture pour empêcher l’organisation politique palestinienne (Eyal Weizman l’explique magistralement, tout comme Alessandro Petti). Dans ces « petites Gazas » ségréguées, au fil du temps, des formes d’organisation révolutionnaire ont commencé à fleurir, ce qui a permis de maintenir vivant le souvenir de l’auto-organisation du passé. C’est à ce stade qu’il devient intéressant de comprendre le rôle de la police. Car c’est contre ces quartiers que s’articule le travail policier expliqué par Deniz, qui « n’est pas seulement un projet gouvernemental foucaldien de production de docilité, mais aussi un projet schmittien de production d’hostilité, qui favorise activement l’inimitié entre différentes populations » (p.11). Dans la guerre contre le PKK, le parti communiste kurde, l’armée turque a eu recours aux déportations, à l’exil et au contrôle généralisé de l’information, transformant certaines villes en prisons à ciel ouvert dont on ne savait pratiquement rien dans le reste du pays. De même, les quartiers rebelles kurdes et alévis d’Istanbul étaient isolés les uns des autres, ce qui faisait que les habitants avaient du mal à sortir, que les non-résidents ne passaient jamais par là et qu’un sentiment général de peur planait sur certaines parties de la ville. Ces formes de provocation, combinées au travail généralisé des agents infiltrés, ont modifié la perception même du monde des habitants des quartiers. Une autre dynamique entre ici en jeu : Deniz l’appelle l’interpellation violente. L’État a encadré la répression des organisations révolutionnaires comme une répression ethnique : les Kurdes n’ont pas été persécutés en tant que rebelles, mais en tant que Kurdes, et il en a été de même pour les Alévis. « Mort aux Alévis ! » », a crié la police lorsqu’elle a tiré sur la foule lors d’une manifestation dans le quartier de Gazi en 1995, tuant dix-huit personnes. Après avoir été réprimés en tant qu’Alévis, de nombreux révolutionnaires ont commencé à se percevoir comme tels plutôt que comme révolutionnaires. Hannah Arendt explique qu’elle s’est rendu compte qu’elle était juive à partir des insultes antisémites qui lui étaient adressées par les enfants des nazis : « Celui qui est attaqué en tant que juif doit se défendre en tant que juif. Pas comme un Allemand, ni comme un citoyen du monde, ni comme un défenseur des droits de l’homme » (cit. p. 78). Cette « interpellation violente » a eu pour effet d’amener les révolutionnaires alévis à s’identifier de plus en plus comme membres d’un groupe ethnique et religieux, plutôt que comme militants d’une idée émancipatrice universelle. Le résultat fut une fracture de plus en plus évidente entre les révolutionnaires alévis, les révolutionnaires kurdes et les révolutionnaires de la majorité sunnite turque, qui commencèrent à douter les uns des autres. « Après [le massacre de] Gazi, les gens ont commencé à parler de qui était alévi et qui était sunnite », raconte une personne interrogée âgée de soixante-dix ans, turque sunnite, mais résidente et militante du quartier de Devrimova. « Peut-être que c’était déjà là, mais c’est devenu beaucoup plus explicite » (p.83). La répression agit avant tout en renforçant l’identité de chaque individu, en enfermant chaque groupe dans sa petite bulle et en stimulant la méfiance et les conflits entre tous les groupes qui mettent l’État en difficulté. Il est impossible de ne pas y voir comme un reflet démesuré de la fragmentation du mouvement radical italien (et romain plus que tout autre), divisé en bulles d’« individualité » ou de « subjectivité » indisciplinées, méfiantes les unes envers les autres et incapables de s’allier, parfois même pas temporairement. Après le massacre de Gazi, une fois ce climat de tension et de ségrégation installé, avec des check-points et des tanks dans les rues, la police s’est soudainement retirée des quartiers. « Nous en étions fiers à l’époque, pensant leur avoir fait peur. Mais maintenant, je comprends qu’ils laissaient la violence se propager parmi nous », explique un militant exilé après avoir été arrêté et torturé. « Ce n’est pas que la police ait abandonné les quartiers : comme dans la guérilla, la police est venue créer la tension puis s’est retirée » (p.89). La ségrégation n’a plus besoin de tanks : ce sont les mêmes dynamiques construites par l’État qui permettent à la violence de se propager dans certains quartiers, de les qualifier de dangereux et de les séparer du reste de la ville. Combien de fois, même en Italie, la police vous arrête-t-elle à l’entrée de certaines banlieues, vous demandant où vous allez et pourquoi, tenant pour acquis que quiconque y va de l’extérieur cherche de la drogue, ou en tout cas quelque chose d’interdit. C’est la même dynamique de création de ghettos, évidemment à plus petite échelle.

    En outre, la police a activement encouragé la marginalisation de toutes les personnalités de la médiation, celles qui ont réussi à maintenir ensemble les différents groupes et communautés, tout en laissant impunis ceux qui ont exercé la violence dans un but de pouvoir et de profit, par exemple les trafiquants de drogue. Avec le temps, et les actions incessantes de provocation et de détention arbitraire, les groupes d’autodéfense se sont radicalisés, devenant des justiciers, largement impossibles à distinguer des voyous des narcos, des paramilitaires et de la police elle-même. (Cette dérive se reflète également dans d’autres pays européens, où parfois le masculinisme généralisé rapproche fascistes et antifascistes, ou bien où certaines formes de « service d’ordre » et d’autoritarisme des espaces autogérés semblent singer l’État et la police : pensez au pass des vaccinés demandé dans certains centres sociaux autogérés !). Ainsi, les quartiers où avait eu lieu une tentative d’émancipation collective, laïque et intersectaire, sont devenus en l’espace de quelques décennies des lieux dangereux et violents, où déambulent des jeunes armés et cagoulés, peut-être membres des anciennes organisations révolutionnaires, peut-être à la solde de trafiquants, peut-être policiers en civil. Ce qui domine, c’est la méfiance mutuelle, la suspicion et le ressentiment, notamment à l’égard des jeunes, toujours présentés comme violents par nature. Stigmatisation, diffamation, ambiguïté, stéréotypes ethniques et de classe, conflits intergénérationnels sont activement encouragés pour alimenter des situations tendues et légitimer la présence et la violence de la police contre les habitants. Cette action se cache toujours derrière une rhétorique de l’ordre, de la dignité, de la raison et de la courtoisie, ce qui la rend incompréhensible pour les parties les plus intégrées des citoyens. Deniz reconstitue également en détail comment ces tactiques de provocation du désordre et de la peur sont parvenues jusqu’à la police turque à travers les manuels utilisés par l’armée britannique en Irlande du Nord, eux-mêmes basés sur les manuels de « sale guerre » de l’OTAN, eux-mêmes basés sur les stratégies de conquête de l’armée coloniale française en Algérie. Un fil noir relie la colonisation européenne en Afrique, à la guerre froide, aux stratégies utilisées par la police contre les dissidents politiques.

    Le livre est un chef-d’œuvre d’ethnographie militante, qu’il serait très important de le traduire.D’un point de vue méthodologique, il s’agit d’un modèle sur la manière de mener une recherche sur le terrain et d’articuler la présentation des résultats de manière non seulement à parler à d’autres chercheurs, mais aussi sans donner d’informations qui pourraient être utilisées contre les protagonistes de la recherche. Il combine un travail de terrain approfondi, une clarté éthique et politique du rôle et de la responsabilité du chercheur et une reconstruction d’une rare profondeur du contexte historique et des implications politiques.La conclusion est qu’il existe une guerre permanente entre l’État et la population, dont l’intensité augmente ou diminue selon la mesure dans laquelle l’État parvient à maintenir invisibles certaines pratiques populaires de libération et d’autogestion.C’est aussi l’essence de la lecture de l’État que fait David Graeber dans Sur les rois et dans d’autres textes : différentes structures politiques et sociales convergent dans l’État, elles sont continuellement en tension et risquent continuellement de perdre leur emprise. La bonne nouvelle est qu’il est très difficile pour l’État de gagner cette guerre contre ses propres citoyens. Paradoxalement, en fait, la violence institutionnelle, la provocation et la contre-insurrection sont en elles-mêmes une « véritable preuve de l’existence d’une lutte politique » (p. 161). Ainsi, malgré des décennies de tentatives, « l’élite dirigeante turque n’a jamais réussi à éteindre complètement la dissidence de gauche en Turquie ». Il existe en effet une force politique très forte qui défie toute tentative de provocation et continue de pousser les gens à défier l’État : la mémoire de ceux qui l’ont déjà fait. « La contre-insurrection est également productrice de lutte politique, car ses techniques sales exacerbent les injustices déjà présentes dans la société. Tant que les racines de la dissidence existeront – la domination, l’exploitation, l’inégalité, l’injustice – la contre-insurrection et son antithèse : la politique continueront d’exister. »

    Stefano Portelli
    Traduit de l’italien par Palidda
    La version originale (et italienne) de cette recension a été publiée sur le site Monitor

    Petite note du traducteur

    La logique policière du désordre permanent n’est pas toujours ignorée (en dehors de la posture institutionnelle dominante), elle est évoquée par certains auteurs, au-delà du constat élémentaire que la police ne justifie son existence que lorsqu’il y a du « désordre »... et souvent la fomente ou incite la « pègre » e les criminels pour cette raison ; c’est un fait connu depuis l’aube de l’État moderne... (pensez à l’histoire des Poignardeurs racontée aussi par Sciascia...) et il ne faut pas oublier que certains flics ont facilement tendance à adopter un comportement criminel.

    La critique répétée contre Foucault me ​​semble injuste car on ne peut certainement pas dire qu’il soit pour l’Etat et l’ordre ... il se concentre sur l’objectif biopolitique du pouvoir mais ensuite il n’exclut pas du tout la thanatopolitique que n’est pas seulement celle pratiquée par les nazis, mais celle que les pays dominants adoptent encore aujourd’hui notamment vis-à-vis des migrations mais aussi contre les jeunes des banlieues ou les napolitains ... (voir les cas de jeunes tués par des policiers ou des carabiniers …)

    #Turquie #police #division_ethnique #urbanisme #counterinsurgency

  • #ACAB, et c’est eux qui le disent

    Photographe et journaliste, Ricardo Parreira travaille sur les symboles d’extrême droite dans la police. Il revient ici sur l’inquiétante arrivée en France de l’iconographie #Thin_Blue_Line, qui fantasme les bleus en super-héros au-dessus des lois.

    Nous sommes fin 2014, aux États-Unis. Depuis la mort d’Eric Garner et de Michael Brown, deux Noirs américains tués par des policiers pendant l’été, le mouvement Black Lives Matter [La vie des Noir·es compte] s’insurge dans tout le pays contre les violences racistes de la police. Le 20 décembre, deux agents de la police de New York sont tués à Brooklyn, en représailles. En réaction, trois de leurs collègues créent le mouvement Blue Lives Matter [La vie des bleus compte] afin de soutenir les forces de l’ordre face aux accusations de violences et de racisme. Leur symbole ? Une mince ligne bleue (thin blue line). Pour ses partisans, cette ligne représente la police comme dernier rempart contre le chaos, protégeant le bien contre le mal et la population contre les criminels. Un symbole qu’ils prétendent apolitique, censé exprimer une forme d’hommage à la police comme institution.

    La communauté Thin blue line, #TBL pour les intimes, prend rapidement de l’ampleur sur les réseaux numériques. Une panoplie de produits dérivés débarque sur le marché : bracelets, écussons, habits, cagoules, kits et accessoires de survie. Leurs visuels vont piocher dans d’autres univers fictionnels violents : on y retrouve ainsi le très populaire crâne du Punisher (voir encadré), le casque spartiate et autres « héros » contournant l’État de droit pour faire justice eux-mêmes. L’emblème de TBL, un drapeau états-unien noir et blanc estampillé d’une ligne bleue, se propage dans les manifestations d’extrême droite, chez les soutiens de Trump ou encore chez les Proud Boys, organisation néofasciste qui s’est illustrée lors de l’assaut du Capitole en janvier 2021. Face à cette récupération politique, certains membres des forces de l’ordre finissent par renoncer à employer le sigle TBL : en 2017, le chef de la police de la bourgade de Catlettsburg, dans le Kentucky, retire les énormes autocollants Punisher aux couleurs de TBL collés sur le capot de ses huit voitures de service ; en février 2023, c’est le chef de la police de Los Angeles qui interdit l’usage du drapeau TBL dans les commissariats de sa ville. Mais malgré les polémiques, ces symboles se répandent aux quatre coins du pays et arrivent en Europe.
    « All cops are... »

    En France, c’est surtout via les réseaux sociaux que TBL se diffuse à partir de 2018, copiant à la lettre la rhétorique et la symbolique du mouvement états-unien. Aujourd’hui, la société TBL France, dirigée par la femme d’un gendarme, gère un site commercial vendant des produits dérivés. Outre les classiques drapeaux et écussons, on y trouve quelques produits locaux comme un « patch humoristique » représentant un policier donnant un coup de pied dans l’entrejambe d’un civil, sous le slogan « Le génital c’est génial ». S’y ajoutent les figures de #Deadpool, #John_Wick (voir encadré) ou encore #Batman, tous personnages de fictions violents agissant en dehors des lois.

    Plus surprenant, on croise aussi l’historique slogan anti-flic « #ACAB » (All cops are bastards, « Tous les flics sont des salauds »), repris à la sauce policière et transformé en All cops are brothers (« Tous les flics sont frères »). Sur les réseaux, on trouve ainsi des photos montrant un produit TBL devant un tag « ACAB », pour en détourner le sens. À côté de son site marchand et de ses réseaux sociaux suivis par des dizaines de milliers de « brothers », TBL France propose également des ateliers, des formations de tir et des rencontres.

    À en croire la prolifération de ses goodies sur les uniformes de la police et de la gendarmerie française, le succès semble au rendez-vous1. « Je tente par le site et les réseaux de rassembler les forces de l’ordre mais surtout de promouvoir un rapprochement de la police avec la population », explique la directrice de TBL France, affirmant qu’il ne faut en aucun cas voir dans l’adoption de ces symboles une quelconque politisation2. L’Inspection générale de la Gendarmerie nationale n’est pas du même avis quand elle déclare, en mars 2023, que le fait d’afficher le logo TBL contrevenait au devoir de réserve et de neutralité de la police dans la mesure où ils traduisaient l’appartenance à un mouvement politique3. Quant au fait que ces symboles et d’autres – dont le Valknut4 – se retrouvent tatoués à même la peau des forces de l’ordre, l’entreprise défend sur son site qu’il s’agit avant tout d’expressions « artistiques et esthétiques, et qu’ils ne devraient pas être utilisés pour embêter nos forces de l’ordre ».
    La force au-dessus des lois

    Aucun doute, une partie de la police se radicalise, dans un contexte de violences policières de plus en plus médiatisées. Le site TBL France, qui relaie en permanence des campagnes de dons pour les familles de policiers, n’a ainsi pas hésité à afficher son « soutien indéfectible » à la cagnotte en faveur de la famille du policier qui a tué Nahel à Nanterre en juin dernier. Au cours des émeutes qui ont suivi, un membre du Raid est photographié menaçant de son fusil à pompe un mineur au sol, ventre à terre. Le 25 juillet, TBL France présente sur Instagram son nouveau patch, nommé « Résilience », qui reprend cette image avec le slogan : « La force doit rester à la loi ». En l’occurrence, la loi leur interdit d’utiliser une photo sans en demander les droits et l’objet a donc dû être retiré du catalogue. Reste que la petite entreprise ne connaîtra pas la crise : quand il s’agit de rouler des mécaniques, les bleus ont de l’imagination.

    https://cqfd-journal.org/ACAB-et-c-est-eux-qui-le-disent

    ajouté à ce fil de discussion sur les #symboles et la #sémiologie d’#extrême_droite au sein des #forces_de_l'ordre :
    https://seenthis.net/messages/971225
    #violence

  • Intervento della Gendarmerie francese sul treno Cuneo Nizza
    https://www.youtube.com/watch?v=C-HQitxYljA


    https://www.francebleu.fr/infos/faits-divers-justice/video-migrants-une-interpellation-mouvementee-a-breil-sur-roya-1185420

    L’association Roya Citoyenne dénonce « une interpellation extrêmement violente d’une famille avec une femme (enceinte de sept mois), un enfant en bas âge qui a eu lieu mardi vers 19h25 en gare de Breil-sur-Roya dans le train italien de la ligne ferroviaire Vintimille-Cuneo n° 22964 Trenitalia, parti de Vintimille à 18h49 pour Cuneo et qui traverse la vallée de la Roya partie française », « qui a laissé les passagers du convoi consternés » . L’association s’appuie sur la vidéo de l’interpellation .

    Selon Maitre Zia Oloumi, la femme interpellée qu’il défend est enceinte de sept mois. Il explique à France Bleu Azur qu’elle voyageait avec un billet et « ne savait pas que ce train italien Vintimille-Limone passait par la France. Elle s’apprêtait avec le père de son enfant et le petit d’un an et trois mois à faire une demande l’asile en Italie. » Il ajoute qu’ils ont répondu ne pas avoir de titre séjour français, et ont montré leurs documents italiens : notamment la carte de la Croix Rouge, attestant de leur statut de demandeur d’asile, et que c’est pour cela qu’ils ont refusé de descendre en France.

    L’avocat dénonce la violence de l’interpellation, et explique que la femme « regrette son geste », un geste pour se protéger alors que le gendarme « mettait sa jambe sur son ventre, son ventre dans lequel elle porte son bébé de sept mois. »

    @cdb_77 @veronique_petit
    #acab

  • L’épouvantail qui fait peur aux gendarmes du Lot | Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/economie-et-social/120823/l-epouvantail-qui-fait-peur-aux-gendarmes-du-lot

    eanJean-Yves est un postier d’un petit village du Lot, la droiture d’un balai, la régularité d’une horloge. Bien sous tous rapports, il cache aussi une face plus sombre puisque anarchiste. Le postier punk arbore de larges lunettes de soleil, de la ferraille autour du cou, une crête jaune hirsute, porte un jean troué et un grand tee-shirt noir avec une inscription « ACAB », pour « All cops are bastards » (littéralement « Tous les flics sont des bâtards »), qui, plus qu’elle ne dénonce chacun des policiers, dénonce le système policier. Jean-Yves est tellement anarchiste, qu’il s’est même attiré les foudres de la #gendarmerie de son village, Lalbenque, dans le Lot.

    Samedi 5 août, deux gendarmes en uniforme sont venus exiger sa disparition de l’espace public : Jean-Yves est un #épouvantail, fait d’un vieux jean recyclé, d’une marmite en émail usée et directement issu de l’imagination d’un petit garçon de 10 ans. Il a été présenté aux habitant·es de Lalbenque lors d’un concours d’épouvantails dans le cadre du festival culturel occitan, Estiv’oc. Le dernier jour du festival, sur le marché de Lalbenque où Jean-Yves concourait pour la place du meilleur épouvantail du village, ce sont des gendarmes bien réels qui sont venus, sur demande de leur hiérarchie, réprimer un manche à balai.

    Contactée, la gendarmerie de Lalbenque assure auprès de Mediapart qu’aucune procédure n’a été lancée et ne souhaite pas commenter les faits.

    Joséphine, l’épouvantail féministe qui retrouve une seconde jeunesse après la mort de son mari, et Julia, qui adore effrayer les oiseaux et écouter les chansons de Daniel Balavoine n’ont, elles, pas été inquiétées par les services de gendarmerie.

    #bêtise_crasse #ridicule