• C’est pas comme ça que j’ai envie de voir les femmes.

      Et « c’est pas comme ça qu’on a envie d’entendre des philosophes », disent les intervieweuses, il faut bien se poser la question des sujets sur lesquels on interroge des philosophes et c’est vraiment un truc de télé, d’interroger n’importe qui sur n’importe quoi.

      Je mets en garde contre le risque de sacrifier la différence, la différence des sexes en l’occurrence, sur l’autel de l’égalité.

      Il critique la « théorie du genre » :

      Il faut s’émanciper des stéréotypes pour être vraiment libres.

      Je ne crois pas que l’apothéose de l’émancipation, ce soit l’indifférenciation.

      Qu’on arrête de poursuivre la différence dans ses derniers recours.

      Comment avez-vous envie de voir les femmes ? Bonne question.

      J’ai envie que d’une chose, c’est de voir les femmes dans une mêlée de rugby. Là, la liberté ultime sera atteinte.

      Il ne répond pas à la question et botte en touche (ah ah) : en effet il a produit une parole androcentrée et bête qu’il n’assume pas.

      Aux États-Unis, vous savez que la galanterie (française !), les manières sont considérées comme un avatar du sexisme.

      Le foot féminin a lieu d’être, le rugby féminin aussi, la boxe féminine aussi. (...) Mais je réclame le droit de dire qu’en effet ça ne m’intéresse pas et je n’aime pas que ça devienne une sorte de critère de vertu. Nous devons nous (inaudible) parce que c’est une nouvelle conquête de l’égalité pour les femmes. Je suis comme Hannah Arendt, elle pensait que cette différence des sexes était une différence très précieuse (et personne ne peut dire qu’elle n’est pas féministe, c’est une philosophe femme et il y en a très peu). Simplement, elle qui ne croyait pas, elle entendait ce que signifiait le verset biblique : « Homme et femme il les créa. »

      Bon, ben il faut lire la Bible.
      (Et toutes les femmes sont féministes, c’est bien connu.)
      Très bonne intervention de son intervieweuse, à laquelle il répond :

      Ce n’est pas mon opinion qui n’engage que moi ! Il y a aujourd’hui au nom de l’égalité une volonté de l’indifférenciation et c’est sur quoi j’invite à réfléchir.

      Et là j’arrête parce qu’il s’est trouvé une alliée qui dénigre le « politiquement correct » des USA et va nous sortir un discours anti-féministe de droite très convenu, pas la peine de gâcher plus mon temps.

  • UvA, schilder deze theekrans snel over, want dit doek doet geen recht aan de waarde die deze vrouwen hebben voor de universiteit

    De wijze waarop vijf vrouwelijke UvA-hoogleraren zijn geportretteerd, doet geen recht aan hun status.

    ‘Faculteit der Geesteswetenschappen onthult schilderij van vijf vrouwelijke hoogleraren.’ Doorgaans stemt zo’n titel mij vrolijk. Ik, vrouw, voel mij daardoor sterk en hoopvol over de toekomst, en trots op mijn universiteit. Met toch sluimerende achterdocht klik ik verder om het artikel te lezen. Ik val van mijn stoel. Even hoop ik dat de titel ongelukkig geformuleerd is. ‘Faculteit der Geesteswetenschappen onthult vijf schilderijen van vrouwelijke hoogleraren’, zou op zijn plaats zijn.

    Helaas blijkt ook het schilderij ­ongelukkig vormgegeven. Tot mijn stomme verbazing zie ik een kiekje van een high tea. Associaties als ‘gezellig’, ‘huisvrouwen’ en ‘knus’ zijn eerder gelegd dan ‘kennis’, ‘kunde’, of ‘wetenschap’. Erg jammer, want ik lees dat de UvA met dit werk (van Rogier Willems) ‘dat zij allang geen mannenbolwerk meer is, noch wil zijn’.

    Op dit schilderij zie ik hoogopgeleide vrouwen met een voorbeeldfunctie als gezellige tantes afgeschilderd. Geen enkele persoonlijkheid is goed gevat, vertelt een UvA-hoogleraar wier wens anoniem te blijven ik respecteer.

    Daarnaast zie ik twee van de vijf hoogleraren noodgedwongen staan, omdat er simpelweg geen plek voor ze is. Misschien toch niet zo slecht gevat. Op tafel ligt wat anoniem papierwerk. Waarom zie ik van geen van de hoogleraren een werk van haar hand, vereeuwigd op dit doek? Geen spoor van activiteit waaruit blijkt dat er hard gewerkt is aan het intellectueel erfgoed van de UvA, van onze generatie.

    De onthulling verraadt intellectuele luiheid. Duidelijk zichtbaar is dat de UvA geen idee heeft wat er speelt in het debat over vrouwen, feminisme, gelijkheid. De universiteit is zich niet bewust geweest van mogelijke beeld-implicaties. Wellicht zijn de intenties goed, goed nagedacht is er niet.

    UvA, als je daadwerkelijk van mening bent dat deze vrouwen, in een tijd dat dat nog altijd niet vanzelfsprekend is, veel hebben betekend voor de universiteit, draag dat dan uit. Vijf portretten graag, en met allure. Ik wil dat trots, eerbied en intellect te ruiken is in de hal van het Bushuis. Liefst door nog natte verf, van echte purperslakken. Nu zie ik alleen een bevestiging van een bestuur dat onder groepsdruk wat meer vrouwen aan de muur hangt.

    In de verslaglegging van de onthulling op de website van de UvA zien de hoogleraren in kwestie slechts een bulletpoint voor hun naam, in plaats van een titel. Ik geloof dat er had moeten staan: prof. dr. M.G. (Maria) Bal, hoogleraar Theoretische literatuurwetenschap; prof. A.G.A. (Anne) van Grevenstein- Kruse, hoogleraar Praktijk van conservering en restauratie; prof. dr. A.C.J. (Aafke) Hulk, hoogleraar Franse taalkunde en decaan van de Faculteit Geesteswetenschappen tussen 2003 en 2008; Prof. dr. J.F.T.M. (José) van Dijck, hoogleraar Vergelijkende mediawetenschappen (tot 2016) en decaan van de Faculteit Geesteswetenschappen tussen 2008 en 2011; prof. dr. M.T.C. (Marita) Mathijsen-Verkooijen, hoogleraar Moderne Nederlandse letterkunde.

    Niet onbelangrijk is dat al deze hoogleraren vrouwen zijn. Dat wordt dus: mw. prof. dr. M.G. (Maria) Bal, hoogleraar Theoretische literatuurwetenschap; mw. prof. A.G.A. (Anne) van Grevenstein-Kruse, hoogleraar Praktijk van conservering en restauratie; mw. prof. dr. A.C.J. (Aafke) Hulk, hoogleraar Franse taalkunde en decaan van de Faculteit Geesteswetenschappen tussen 2003 en 2008; mw. prof. dr. J.F.T.M. (José) van Dijck, hoogleraar Vergelijkende mediawetenschappen (tot 2016) en decaan van de Faculteit Geesteswetenschappen tussen 2008 en 2011; mw. prof. dr. M.T.C. (Marita) Mathijsen-Verkooijen, hoogleraar Moderne Nederlandse letterkunde. Zo, met de kracht van de herhaling.

    Helaas werd bij iedere verslaglegging van de onthulling vooral herhaald hoe gróót het schilderij wel niet is. Dat zal wel een mannending zijn. Mijn boodschap moge duidelijk zijn. Wellicht bedoelde de UvA het goed met de vereeuwiging van deze vrouwen, de gezellige groeps­medaille in olie op linnen doet geen recht aan de waarde die deze vrouwen hebben voor de Universiteit van Amsterdam. Ere wie ere toekomt.

    Vijf portretten dus.

    https://www.volkskrant.nl/columns-opinie/uva-schilder-deze-theekrans-snel-over-want-dit-doek-doet-geen-recht-aan-d

    #femmes #invisibilisation #université #Pays-Bas #UvA #université_d'Amsterdam #in/visibilité #portraits #hommage #science #académie #genre

    Commentaire d’une amie:

    UvA a fait faire un tableau de 5 dames profs pour compenser la galerie de vieux messieurs qu’on voit dans certains bâtiments.

    Mise en place avec pompe a Fac de lettres.

    Le résultat est déprimant -
    (on ne les reconnait qu’avec peine).

    Dans la lettre ouverte dans De Volkskrant), une étudiante demande cinq portraits individuels et à la hauteur de la formalité des responsabilités de leurs chaires (l’une a été présidente de l’ Académie royale néerlandaise des sciences).

  • Procureure, autrice… L’Académie française dit oui à la féminisation des noms de métiers
    https://www.ouest-france.fr/societe/famille/feminisme/procureure-autrice-l-academie-francaise-dit-oui-la-feminisation-des-nom

    L’Institution a adopté ce jeudi 28 février, un rapport sur la féminisation des noms de métiers.

    Dans sa séance du jeudi 28 février 2019, l’Académie française a adopté à une large majorité le rapport sur la féminisation des noms de métiers et de fonctions présenté par une commission d’étude comprenant quatre de ses membres, communique l’institution sur son site.

    L’Académie a souligné qu’ « aucun obstacle de principe » n’existe à la féminisation des noms de métiers et de professions. « Celle-ci relève d’une évolution naturelle de la langue, constamment observée depuis le Moyen Âge », explique le texte adopté par les académiciens.

    Préfète, informaticienne, procureure, auteure ou autrice… De nombreux Français et beaucoup de médias utilisent déjà couramment ces formes féminisées de fonctions ou de métiers. L’Académie française reconnaît donc l’utilisation du féminin pour les noms de métiers après avoir longtemps refusé de céder sur ce sujet.

    #autrice #académie_ma_cul

    Avec le laïus sur le barbarisme au prétexte de la défense des femmes, du moins celles qui ne voudraient rien changer du nom de leur métier.

  • Rapport de l’Académie française sur « La féminisation des noms de métiers et de fonctions » (28 février 2019) | Entre les lignes entre les mots
    https://entreleslignesentrelesmots.blog/2019/03/19/rapport-de-lacademie-francaise-sur-la-feminisation-des-

    Les femmes ne se sont pas « accommodées des appellations masculines », qui ne sont pas d’usage en français pour désigner des femmes. On les y a très fermement invitées. Il n’est qu’à observer les cartes postales consacrées aux « nouveaux métiers féminins » qui furent diffusées à grande échelle à partir de la fin du xixe siècle : elles y sont médecin, avocat, etc. On leur a fait comprendre qu’on était déjà bien bon de les accepter désormais sur ces terrains où elle n’avaient que faire, et qu’il n’était pas question pour ceux qui les occupaient de changer de mœurs : elles entrent, elles se plient aux us et coutumes, et elles paient le prix de leur prétention. La nomination au masculin n’est que l’une des vexations dont elles ont été l’objet. Les premières femmes à intégrer les amphithéâtres universitaires parisiens y ont été accueillies aux cris de « dehors les vagins ». Les étudiants en médecine ont publiquement brulé en effigie l’une des deux premières internes des hôpitaux de France, Blanche Edwards. L’entrée du barreau a été refusée aux premières diplômées en droit, et il a fallu une loi – à l’issue d’une bataille de dix ans – pour qu’elles puissent plaider ; cent-vingt ans plus tard, il n’y a toujours pas de « soprano du barreau », et les femmes sont bien plus nombreuses que les hommes à quitter cette profession quelques années après l’avoir intégrée. Au début des années 1990, soit cinquante ans après leur entrée au Parlement, les élues y étaient toujours moins de 5% ; et vingt ans plus tard, elles sont toujours l’objet de remarques sexistes (et de harcèlement sexuel dans leurs partis). Etc. Si les femmes ont accepté de se dire au masculin, c’est pour ne pas accroitre encore les difficultés qu’on leur faisait dans les forteresses masculines qu’elles intégraient. Si elles ont longtemps devancé l’appel, et exigé d’être délestées de leur nom féminin, voire affirmé qu’elles étaient merveilleusement bien acceptées dans leur milieu, c’est pour la même raison.

    #langage #femmes #féminisation #historiciastion #domination_masculine #sexisme #féminisme #académie_française

  • L’#Académie_française se résout à la féminisation des noms de métiers

    L’institution fondée au XVIIe siècle par Richelieu a tranché un sujet longtemps tabou, estimant qu’il n’existait « aucun obstacle de principe » à la féminisation des métiers.

    https://www.lemonde.fr/societe/article/2019/02/28/l-academie-francaise-se-resout-a-la-feminisation-des-noms-de-metiers_5429632

    #féminisation #métiers #travail #femmes

    Comme si on avait besoin de l’Académie française pour féminiser nos métiers !
    Je veux dire... besoin d’EUX !!!

    Je suis maîtresse de conférences et je l’écris dans mes signatures, dans mes courriels depuis que j’ai eu le poste, etc. etc.
     :-)

  • « C’est une petite révolution qui s’annonce sous la coupole de l’#Académie_française. Dans les tout prochains jours, la vénérable institution va reconnaître officiellement une défaite comme elle en a peu enregistré dans son histoire. Et ce dans un domaine très symbolique : la #féminisation des noms de métiers. »

    https://www.lexpress.fr/culture/info-l-express-l-academie-francaise-se-resout-a-la-feminisation_2063017.htm

    Un seenthisien, une seenthisienne !

    #langue #féminisme

    • Merci pour le signalement, de cette approche - en effet - intéressante. On remarquera quand même que Michel Serre donne un exemple pris dans l’antiquité grecque et écrit deux fois le mot « putain » alors qu’en fait « prostituée » aurait certainement été beaucoup plus approprié. No more comments, autre que celui de quelqu’un ici qui suggérait de dissoudre l’académie et ses membres dans l’acide. Les pourvoyeurs de mépris sont partout.

    • Cette observation de M. Serre pourrait découler de l’évolution de la relation entre le possesseur et la chose possédée. À mesure que les objets techniques se compliquent leurs possesseurs les comprennent (intimement) sans cesse moins, et délèguent davantage d’opérations (maintenance...) à des professionnels. En ce qui concerne les voitures le mode de conception et de fabrication le reflète car concepts, machines, matières et pièces constitutives sont « factorisés » entre constructeurs, qui eux-mêmes se raréfient, donc dans une gamme donnée ~10 modèles apparemment distincts sont en réalité 3 offres techniquement vraiment distinctes, de plus la réglementation les rend toutes similaires. Le gros des clients paie un service « moyen de transport adéquat à ma disposition », plutôt qu’un objet « voiture ». Le concept n’est pas nouveau car, comme M. Volle me l’a révélé, Aristote (Rhétorique) l’avait exprimé ("l’essence de la richesse consiste plutôt dans l’usage que dans la propriété, car l’exercice de la propriété consiste dans l’usage et l’usage même est une richesse").

      Sur le plan de la forme je suppose que M. Serre utilise « putain » parce que ce mot est à présent... « commun » (sinon « propre »).

      http://makarevitch.org/rant/itoffer.html

    • L’usage de putain est un peu vieilli mais avec l’allusion aux fils de putain on a bien compris qu’il s’agissait là d’un mot dépréciatif, pas comme dans La Maman et la putain. Ça m’a fait penser aux tongs de l’UMP, soit dit en passant, et je me demande si, cette anecdote m’étant familière, elle n’a pas resurgi à cette époque, vers 2007.

      C’est marrant, ces blogs pour faire croire que les académiciens ont quelque chose à dire - alors que ce sont des gens sûrement très intéressants mais pas compétents sur ces questions de langue. Et qui n’écrivent pas très bien : dans « du bordeaux, du graves, toponymes, mieux, du Smith Haut Lafitte, patronyme », Serres coordonne des éléments qui n’ont pas vocation à l’être au lieu d’utiliser des outils différents. J’aurais écrit « du bordeaux, du graves - toponymes - ou mieux, du Smith Haut Lafitte - patronyme » (avec des tirets demi-cadratins). J’ai mis du temps à comprendre sa phrase et je ne devrais pas...

  • L’ESJ Lille ouvre une enquête interne après des « chants homophobes » d’étudiants AFP - 13 Février 2019 - Le Figaro
    http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2019/02/13/97001-20190213FILWWW00139-l-esj-lille-ouvre-une-enquete-interne-suite-a-des

    L’École supérieure de journalisme (ESJ) de Lille a ouvert une enquête interne suite à des « chants homophobes » et « discriminants » intervenus en février 2018, lors d’un tournoi de football inter-écoles organisé par les étudiants, a appris l’AFP aujourd’hui auprès de la direction.

    Hier, alors que les élèves évoquaient, en cours, l’affaire de cyberharcèlement sur les réseaux sociaux du groupe « Ligue du LOL » et les discriminations au sein des rédactions, « des étudiants nous ont fait remonter qu’il y avait eu des propos anormaux, à l’extérieur de l’école, dans un bus » qui les menait à Strasbourg à l’occasion du tournoi de football inter-écoles de février 2018, a expliqué à l’AFP le directeur de l’ESJ, Pierre Savary.

    Chaque année, les bureaux des élèves organisent le temps d’un week-end cette compétition entre les 14 écoles reconnues par la profession, les étudiants se retrouvant dans la ville de l’équipe victorieuse l’année précédente. « Des étudiants nous ont indiqué avoir été choqués par des chants homophobes, discriminants, chantés par un groupe d’élèves » et « nous ont expliqué que, quand ils avaient demandé à ce que ces chants s’arrêtent, on les avait envoyé balader », a précisé Pierre Savary.

    « Nous avons encore peu de détails » mais « il semble qu’on soit dans un phénomène collectif, très ponctuel, d’étudiants enivrés et qui se comportent comme des supporteurs de sport », a-t-il ajouté, sans viser d’élèves en particulier. « Si les faits sont confirmés, ils sont graves, peuvent être répréhensibles et ne seront pas tolérés », car « même dans un tournoi inter-écoles, les étudiants se doivent d’être exemplaires, de défendre les valeurs de respect, de tolérance, que doit avoir un journaliste », a affirmé le directeur.

    L’enquête interne devra permettre de déterminer « la teneur exacte des propos et les circonstances » pour envisager « des sanctions ». « On a subi des chants sexistes-racistes-homophobes-négationnistes. Réponse, quand on a osé se plaindre : On n’est pas ici pour faire du politiquement correct (...) Sans parler de harcèlement, ces chants sont révélateurs de certains discours et de certaines mentalités. S’ils sont présents dans les écoles de journalisme, ce n’est pas étonnant qu’on se retrouve avec des histoires comme la #LigueDuLol des années après dans les rédactions », avait dénoncé dimanche sur Twitter un étudiant de l’ESJ. « Je pense que ceux qui ont chanté, entraînés par l’effet de groupe, ne se rendaient pas compte de la portée des mots » mais « en parler entre nous a provoqué une prise de conscience » et « c’est important, car en tant que futur journaliste, on a un rôle à jouer là-dessus », juge un élève de la promotion, interrogé par l’AFP.

    #homophobie #racisme #discriminations #médias #lol #liguedulol #ligue_lol #harcèlement #ligue_du_lol #masculinisme #cyberharcèlement #sexisme #école_supérieure_de_journalisme #académie_esj_lille #Lille

    • Démission de tous les directeurs des écoles de journalisme.
      Pour commencer.
      Et puis intéressant le pauvre naze qui argumente de la meute pour justifier et qui a besoin « d’en parler » pour prendre conscience.
      Les journalistes, c’est pas les mots leur fond de commerce ?
      Ils chantent mais ne comprennent pas ce qu’ils disent, contre les femmes, contre les Noirs, contre les Arabes, contre les LGBT+ et contre les Juifs (en niant la Shoah) ?
      Mais dégagez les gars, dégagez loin, loin du journalisme, loin des gens, barrez-vous en ermite. Et Jamais ne trouvez du boulot, des contrats. JAMAIS !

  • Polémique autour de la composition de l’#Académie_de_la_langue_amazighe

    La publication dans le journal officiel de la liste des membres de l’Académie algérienne de langue amazighe a rapidement suscité une #polémique au sein de la communauté scientifique et militante du milieu. Plusieurs voix se sont élevées pour protester contre la composition de l’Académie naissante, notamment la désignation du Pr #Djellaoui_Mohamed à sa tête.

    https://www.tsa-algerie.com/polemique-autour-de-la-composition-de-lacademie-de-la-langue-amazighe
    #amazighe #berbère #langues

  • Femmes de l’ESR : le guide dont vous êtes l’héroine

    Ce texte est dérivé d’une série de billets conçue pour Twitter, en réaction à un tweet concernant les stéréotypes pesant sur les femmes dans le monde académique. Une neurobiologiste américaine y racontait avoir reçu une lettre de recommandation, pour une jeune scientifique – qui soulignait son talent de cuisinière – et s’en indignait, légitimement. En tant qu’universitaire dans un milieu majoritairement masculin – l’informatique – j’ai établi moi-même, avec le temps, toute une série de protections contre ces stéréotypes. Les voici, avec les contributions d’un certain nombre de twittos qui les ont complétées avec leurs propres habitudes.
    Ne pas cuisiner

    Je ne fais jamais la cuisine pour mes collègues.

    Je raconte à tout le monde que je ne sais pas cuisiner, j’en fais des blagues, je brûle tout, je suis incapable d’émincer émietter blanchir cuire ou ciseler. Attention, je ne suis pas non plus une totale profiteuse : pour les occasions où « chacun apporte un truc », je fournis en général soit des boissons, soit un gâteau de boulangerie. Mais cuisiné par moi, jamais.

    Pourquoi ? Parce que c’est une pente glissante. On commence par apporter des cookies, parce qu’on débarque, on a envie de se faire accepter, c’est sympa. Bientôt les cookies sont considérés comme acquis, et on peut organiser un pot – avec des cookies oh dis tu nous feras tes cookies j’aime trop tes cookies. Puis très vite on se retrouve à organiser les pots de tout le labo y compris ceux dont on n’a rien à faire, et sans aucune reconnaissance bien sûr parce que, hé, elle adore faire des cookies et puis elle sait organiser des pots c’est son truc. Et qu’elle n’a rien de mieux à faire. Ben non – en tous cas, pas moi. J’organise des pots. Pas tous les pots. Juliette signale qu’elle prépare un fort mauvais café professionnel – je la crois sur parole.
    Ne pas prendre des notes

    Marianne et Brigitte ajoutent, dans la même idée, qu’elles refusent de faire la secrétaire en prenant des notes à toutes les réunions. Même principe : on le fait une fois, on se retrouve preneuse de notes à vie, ce qui limite considérablement la participation à ladite réunion. On peut prendre des notes, bien sûr, mais pas en vue de les partager. Hugo comme Brigitte organisent un roulement des preneurs de notes, ce qui répartit la charge, entre membres et aussi entre hommes et femmes.
    Devenir non-ignorable

    Dans une réunion, quand j’ai une question, je lève ma main très très haut, un peu comme Hermione Granger. Personne ne peut m’ignorer. Je suis non-ignorable ! C’est un truc que j’ai volé à un collègue physicien, d’ailleurs. Je me sentais un peu bizarre au début, mais c’est tellement efficace que j’ai vite pris le pli. Et quand, comme c’est fréquent, un vieux collègue m’interrompt pour dire à peu près ce que je dis, je ne m’énerve pas, je le regarde comme une drôle de bestiole bizarre et quand il s’arrête je dis : « ok. Je peux finir maintenant ? » ou bien, selon l’ambiance « ah oui c’est ce que je viens de dire en fait ? ». C’est important que les vieux collègues qui interrompent soient traités comme ce qu’ils sont – des relous qui font traîner les réunions en longueur. Personne n’aime les redites, personne n’aime les relous qui font traîner les réunions en longueur.

    On peut trouver mille autres solutions, et plusieurs twittos en ont suggéré… Florence suggère « je peux vous aider, il y a quelque chose que vous n’avez pas compris ? ». Sébastien distribue carrément des pancartes « ce n’est pas parce que vous avez envie de parler qu’il faut m’interrompre ». Yvette et Myriam ont un cercle de collègues qui protègent la parole des unes et des autres, demandant à l’importun de laisser finir. Myriam aime bien aussi reprendre avec « si vous m’aviez laissée finir, vous auriez eu votre réponse ».
    Ne pas nourrir les trolls/ Hiérarchiser ses combats

    J’essaie de ne jamais nourrir les trolls. Je ne m’engage pas dans des combats inutiles et fatigants. Un exemple : sachant que je suis féministe, et que j’ai été autrefois chargée de mission Égalité pour mon Université, des collègues me charrient avec des blagues très subtiles du style « celle là on devrait la recruter, elle est bonne, qu’en penses-tu ha ha ha [gros clin d’oeil gros clin d’oeil] ». Personnellement je préfère ne pas prendre ces remarques au sérieux. J’ai une panoplie de réponses toutes faites du style « désolée je ne nourris pas les trolls » ou « oui bien sûr, tu peux être un co*** si tu as envie, ce n’est pas vraiment mon problème ». En général, au bout d’un moment, les trolls se lassent.

    Plus généralement, il faut choisir ses combats. Certains sont importants, et si une remarque complètement déplacée sur un recrutement est dite sérieusement, il faut, bien sûr, la relever. Mais à vouloir tout reprendre, on se trouve vite coincée dans une posture d’opposante systématique qui est franchement pénible à vivre. Je préfère, parfois, m’en foutre, principalement parce que j’aime bien mes collègues, au fond. J’aime bien rire de leurs blagues pas pénibles. J’aime bien pouvoir papoter avec eux, sans forcément me sentir toujours obligée de défendre une cause. D’accord, ils ne sont pas parfaits, mais moi non plus et d’ailleurs, qui l’est ? Le monde est ce qu’il est, je ne suis pas payée pour le réparer entièrement et surtout pas toute seule. Je ne suis pas omnipotente. C’est important, aussi, de se protéger.
    Secondaire mais pas trop

    Je n’accepte jamais trop de positions secondaires simultanées : vice-machin, assistante de truc, bidule adjointe. Pour être honnête, je l’ai fait, et beaucoup, autrefois, jusqu’à m’en crever à la tâche pour zéro reconnaissance : l’adjointe, elle a intérêt à récupérer tous les emmerdements tous les jours mais dans les grandes occasions, on la met dans un coin et ce serait bien qu’elle ne dépasse pas trop. Maintenant, je tiens des comptes : jamais plus d’une tâche comme adjointe à la fois par catégorie (enseignement, recherche, administration). Si on me propose une deuxième position, je refuse ou je démissionne de la première. Il faut que ça tourne.

    Attention, je pense que ce serait une erreur de refuser tous les jobs adjoints : c’est souvent une bonne façon de commencer, de voir le travail, de se former. Simplement, il ne faut pas y moisir. C’est important, de temps en temps, de faire le point en tête à tête avec soi même : « as-tu encore cumulé les jobs invisibles ultra chronophages ? As-tu passé ton année à organiser des évènements pour que M. Je-Sais-Pas-Faire se la pète en public ? ». Vous savez quoi ? M. Je-Sais-Pas-Faire-Un-Doodle apprendra en 2 minutes à faire un doodle s’il n’a pas le choix. M. Je-Sais-Pas-Faire-Un-Edt sait, en fait, parfaitement faire un emploi du temps, il trouve juste ça pénible. M. Je-Sais-Pas-Répondre-Aux-Mails-Pénibles a le même bouton « reply » que vous dans son mailer. Laissons parfois M. Je-Sais-Pas-Faire faire – il est bien plus compétent qu’il ne le dit.

    Je ne fais pas, non plus, de recherche avec mon conjoint, parce que c’est le même principe. Je connais au moins trois cas de couples de co-auteurs universitaires, qui fonctionnent très bien en binôme. Mais dans les trois cas, devinez : lequel des deux a été promu ? Pas besoin d’écriture inclusive dans ce cas précis… Travailler en couple, c’est risqué. Je trouve plus prudent de varier les collaborations et les co-auteurs, pour éviter de tomber le pattern « il a la Vision, et elle, bof, elle suit ».

    Juliette ajoute que pour ne pas devenir invisible, elle n’hésite jamais à envoyer des résumés, des articles, des propositions. Il faut parfois un peu se forcer, mais on est en général tout-à-fait légitime derrière les classiques complexes de l’imposteur.
    Joue avec tes stéréotypes !

    J’aime bien jouer avec les stéréotypes, surtout quand on me les jette à la figure. Comme ils sont en général complètement idiots, on peut assez facilement les retourner, les inverser, les casser. Par exemple, en conférence, on me demande souvent « et qu’as-tu fait des enfants ? ». Question stupide ? Réponse idiote ! « Oh je les ai laissés dans la rue, je trouve que c’est important de favoriser l’autonomie dans l’éducation ».

    Sur la même idée, la femme universitaire se fait parfois traiter un peu comme un enfant, ou une petit chose fragile. Dès qu’on a un enfant, en particulier, on réveille des réflexes protecteurs certainement bien intentionnés, mais franchement déplacés dans le milieu professionnel. À tous ceux qui trouvent ces petites attentions infantilisantes légitimes, n’hésitons pas à demander régulièrement « ça va ? Tu as compris le mail que je t’ai envoyé ? Tu as l’air un peu fatigué, si tu veux on fera la réunion d’interclassement sans toi ? ». Nul doute qu’ils apprécieront.

    On peut faire ça avec tout, croyez-moi. Je ne donnerai pas plus d’exemples car ils seraient grossiers (avez-vous remarqué combien de locutions françaises incluent les organes sexuels masculins ? C’est incroyable, on en entend parler tout le temps, et si peu, quel dommage, du sang menstruel qui est pourtant dans le même domaine anatomique et dont la perspective fait tomber en pâmoison bien des gens aux « couilles grosses comme ça »…). Mais essayez, vous verrez ! Je vous promets : les stéréotypes, c’est rigolo.
    Chacune ses règles

    J’ai donné ici un certains nombres de règles dont je trouve, d’expérience, qu’elles fonctionnent pour moi. Faut-il le préciser, elles ne sont pas universelles. J’ai eu autrefois une doctorante qui adorait faire la cuisine, également grande fan d’activités girly. Elle faisait beaucoup de gâteaux, et, lassée d’être la seule à en apporter, avait organisé un concours de gâteaux pour le goûter des doctorants. Tout le monde participait, on gagnait des points selon un système que je n’ai jamais très bien compris, c’était rigolo. Parfait !

    Pour vous donner la mesure de son génie, une autre anecdote. Un jour, je suis allée prendre un café dans la cafet et j’y ai trouvé une dizaine de doctorants, tous masculins sauf elle, qui trempaient très précautionneusement leurs doigts dans des petits verres d’eau. Bizarre ? Non, logique : dans les verres d’eau, il y avait des figures complexes en vernis à ongle. Grande fan de nail art, elle avait réussi à embarquer tout le monde dans un atelier manucure ! Elle avait trouvé sa place, sa place à elle, ce délicat équilibre qui permet de rester fidèle à ses passions sans se faire enfermer dans des stéréotypes idiots. Et voilà.

    Chères collègues, trouvez vos propres règles, et, pourquoi pas, partagez-les ?

    https://academia.hypotheses.org/4320
    #femmes #résistance #université #académie #guide #genre

  • #Paywall : The Business of Scholarship

    Paywall: The Business of Scholarship, produced by #Jason_Schmitt, provides focus on the need for open access to research and science, questions the rationale behind the $25.2 billion a year that flows into for-profit academic publishers, examines the 35-40% profit margin associated with the top academic publisher Elsevier and looks at how that profit margin is often greater than some of the most profitable tech companies like Apple, Facebook and Google. For more information please visit: Paywallthemovie.com


    https://vimeo.com/273358286

    #édition_scientifique #université #documentaire #film #elsevier #profit #capitalisme #savoir #impact_factor #open_access
    signalé par @fil, que je remercie

    –-----------

    Quelques citations du tirés du film...

    John Adler, prof. Standford University :

    “Publishing is so profitable, because the workers dont’ get paid”

    Paul PETERS, CEO #Hindawi :

    “The way we are adressing the problem is to distinguish the assessment of an academic from the journals in which they publish. And if you’re able to evaluate academics based on the researchers they produce rather than where their research has been published, you can then start to allow researchers to publish in journals that provide better services, better access”

    Paul PETERS, CEO Hindawi :

    “Journals that are highly selective reject work that is perfectly publishable and perfectly good because it is not a significant advance, it’s not gonna made the headline as papers on disease or stemcells”

    Alexandra Elbakyan :

    “Regarding the company itself (—> Elsevier), I like their slogan ’Making Uncommon Knowledge Common’ very much. But as far as I can tell, Elsevier has not mastered this job well. And sci-hub is helping them, so it seems, to fulfill their mission”

    • je suis tres surpris par un point mentionne plusieurs fois : il faut que la recherche sur la sante, le rechauffement climatique, etc, bref, tout ce qui a « un vrai impact » soit ouvert, parce qu’il y a des vrais problemes, et donc il faut du monde pour y participer.... Mais je n’ai pas entendu grand chose sur la recherche fondamentale... Je ne sais pas si ca tient du fait que la recherche fondamentale etant moins « remuneratrice », le probleme est moins flagrant... Mais ca me met mal a l’aise cette separation entre « les vrais problemes de la vie » et les questions fondamentales qui n’interessent pas grand monde....

    • The Oligopoly of Academic Publishers in the Digital Era

      The consolidation of the scientific publishing industry has been the topic of much debate within and outside the scientific community, especially in relation to major publishers’ high profit margins. However, the share of scientific output published in the journals of these major publishers, as well as its evolution over time and across various disciplines, has not yet been analyzed. This paper provides such analysis, based on 45 million documents indexed in the Web of Science over the period 1973-2013. It shows that in both natural and medical sciences (NMS) and social sciences and humanities (SSH), Reed-Elsevier, Wiley-Blackwell, Springer, and Taylor & Francis increased their share of the published output, especially since the advent of the digital era (mid-1990s). Combined, the top five most prolific publishers account for more than 50% of all papers published in 2013. Disciplines of the social sciences have the highest level of concentration (70% of papers from the top five publishers), while the humanities have remained relatively independent (20% from top five publishers). NMS disciplines are in between, mainly because of the strength of their scientific societies, such as the ACS in chemistry or APS in physics. The paper also examines the migration of journals between small and big publishing houses and explores the effect of publisher change on citation impact. It concludes with a discussion on the economics of scholarly publishing.

      https://journals.plos.org/plosone/article?id=10.1371/journal.pone.0127502

    • L’accès ouvert, un espoir qui donne le vertige…

      Les années 2018 et 2019 marquent une étape importante dans la politique scientifique de l’accès ouvert. Avec #Horizon_2020, l’Europe a annoncé l’obligation d’assurer le libre accès aux publications issues des projets de recherche qu’elle finance. En septembre 2018 #cOALition_S, un consortium européen d’établissements de financement de la recherche (l’ANR pour la France), soutenu par la commission européenne et l’ERC, publie les 10 principes de son Plan S. L’objectif est clairement désigné : “d’ici 2020, les publications scientifiques résultant de recherches financées par des subventions publiques accordées par les conseils de recherche et organismes de financement nationaux et européens participants doivent être publiées dans des journaux Open Access conformes ou sur des plates-formes Open Access conformes.”

      Le problème est que l’expression « #open_access » peut recouvrir des modèles économiques très différents : le “#green_open_access” (auto-archivage par l’auteur de ses travaux), le “#gold_open_access”, avec toute l’ambiguïté qu’il comporte puisque pour Couperin, il inclut aussi bien les articles dans des revues à comité de lecture en accès ouvert pour les lecteurs, payé par les auteurs avec des APC (Article processing charges) que le modèle Freemium OpenEdition, sans coût pour les auteurs ou encore les revues intégralement en accès ouvert[i]. C’est la raison pour laquelle a été introduit un nouvel intitulé dans les modèles celui de la voie “#diamant” ou “#platine” en opposition précisément à la voie “dorée” de plus en plus identifiée comme la voie de l’auteur/payeur (#APC).

      Alors que l’objectif ne concerne à ce stade que les articles scientifiques et non les ouvrages, chapitres d’ouvrages etc., les dissensions s’affichent au grand jour et dans les médias. Pour nombre de chercheurs, le Plan S de l’Union européenne ne va pas assez loin. Ils n’hésitent pas à dénoncer ouvertement les pratiques “anticoncurrentielles” d’Elsevier en saisissant la Direction générale de la commission européenne[ii]. La maison d’édition s’est en effet engagée depuis plusieurs années dans le « tout accès ouvert »[iii]. Il faut traduire ce que signifie ce « gold open access » ainsi promu : si les lecteurs ont accès aux articles gratuitement, les auteurs paient pour être publiés des APC (« author processing charges ») dont le montant, variable, engendre des profits inédits.

      De l’autre côté, logiquement, des associations d’éditeurs et les sociétés commerciales d’édition scientifique se sont élevées contre ce plan qui semble menacer leurs intérêts. Ils ont été soutenus par au moins 1700 chercheurs qui ont signé une Lettre ouverte[iv] lancée le 28 novembre à l’Union européenne contre le plan S. En France, d’autres ont publié en octobre 2018 une tribune dans Le Monde[v] contre ce même plan, non sans quelques confusions tellement la complexité du paysage est savamment entretenue, avec des arguments plus recevables qu’on ne l’aurait pensé. Qui croire ?

      Le Consortium national des bibliothèques françaises Couperin[vi] nous apporte une information utile sur les APC sur le site d’OpenAPC qui ont été versées aux éditeurs commerciaux en 2017, par chacun des 39 grands établissements de recherche enquêtés. Au total, 4 660 887 euros ont été dépensés par ces établissements pour publier 2635 articles, soit environ 1769 euros par article[vii]. Cela vient s’ajouter aux abonnements aux bouquets de revues et aux accès aux bases de données bibliométriques (Scopus d’Elsevier, WOS de Clarivate) dont les coûts, négociés, ne sont pas publiés.

      On mesure le bénéfice que les éditeurs retirent pour chaque article en comparant ces montants avec ceux estimés pour traiter un article dans l’alternative Freemium. A Cybergeo , en incluant les coûts d’un ingénieur CNRS qui encadre l’activité de la revue, du temps moyen investi par les évaluateurs, les correcteurs bénévoles et l’éditeur, ainsi que les coûts de la maintenance de la plateforme éditoriale, nous sommes parvenus à un coût moyen de 650 euros pour un article… Si Cybergeo appliquait le coût moyen des APC, elle en retirerait un revenu de près de 100 000 euros/an !

      Le plus extraordinaire dans ces calculs est que ni les APC ni cette dernière estimation “frugale” de 650 euros/article ne prennent en compte la vraie valeur ajoutée des articles, les savoir et savoir-faire scientifiques dépensés par les auteurs et par les évaluateurs. Voilà qui devrait confirmer, s’il en était encore besoin, que la “production scientifique” est bien une activité qui ne peut décidément se réduire aux “modèles économiques” de notre système capitaliste, fût-il avancé…

      L’exigence de mise en ligne des articles en accès ouvert financés sur des fonds publics s’est donc institutionnalisée, mais on peut se demander si, loin d’alléger les charges pour la recherche publique, cette obligation ne serait pas en train d’ouvrir un nouveau gouffre de dépenses sans aucun espoir de retour sur investissement. Les bénéfices colossaux et sans risques de l’édition scientifique continuent d’aller aux actionnaires. Et le rachat en 2017 par Elsevier (RELX Group) de Bepress la plate-forme d’archives ouvertes, créée en 1999 sous le nom de Berkeley Electronic Press par deux universitaires américains de l’université de Berkeley, pour un montant estimé de 100 millions d’euros, n’est pas non plus pour nous rassurer sur le devenir du “green open access” (archives ouvertes) dans ce contexte.

      https://cybergeo.hypotheses.org/462

    • Open APC

      The #Open_APC initiative releases datasets on fees paid for Open Access journal articles by universities and research institutions under an Open Database License.

      https://treemaps.intact-project.org
      #database #base_de_données #prix #statistiques #chiffres #visualisation

      Pour savoir combien paient les institutions universitaires...


      https://treemaps.intact-project.org/apcdata/openapc/#institution

      12 millions d’EUR pour UCL selon ce tableau !!!!!!!!!!!!!!!!!

    • Communiqué de presse : L’#Académie_des_sciences soutient l’accès gratuit et universel aux #publications_scientifiques

      Le 4 juillet 2018, le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation a publié un plan national pour la science ouverte, dans lequel « la France s’engage pour que les résultats de la recherche scientifique soient ouverts à tous, chercheurs, entreprises et citoyens, sans entrave, sans délai, sans paiement ». Le 4 septembre 2018, onze agences de financement européennes ont annoncé un « Plan cOAlition S(cience) » indiquant que dès 2020, les publications issues de recherches financées sur fonds publics devront obligatoirement être mises en accès ouvert.

      En 2011, 2014, 2016 et 2017, l’Académie des sciences a déjà publié des avis mentionnant la nécessité de faciliter l’accès aux publications (voir ci-dessous « En savoir plus »). Elle soutient les principes généraux de ces plans et recommande la prise en charge des frais de publications au niveau des agences de financement et des institutions de recherche. Toutefois, la mise en place concrète de ces mesures imposera au préalable des changements profonds dans les modes de publication. L’Académie des sciences attire l’attention sur le fait que ces changements dans des délais aussi courts doivent tenir compte des spécificités des divers champs disciplinaires et de la nécessaire adhésion à ces objectifs de la communauté scientifique. De nombreux chercheurs rendent déjà publiques les versions préliminaires de leurs articles sur des plates-formes ouvertes dédiées comme HAL (Hyper Articles en Ligne).

      Il est important de noter que le processus d’accès ouvert des publications ne doit pas conduire à une réduction du processus d’expertise qui assure la qualité des articles effectivement acceptés pour publication. Sans une évaluation sérieuse des publications par des experts compétents, une perte de confiance dans les journaux scientifiques serait à craindre.

      Un groupe de l’Académie des sciences travaille actuellement sur les questions soulevées par la science ouverte et un colloque sera organisé sur ce thème le 2 avril 2019 pour en débattre.


      https://www.academie-sciences.fr/fr/Communiques-de-presse/acces-aux-publications.html
      #résistance

    • Lancement de la fondation #DOAB : vers un #label européen pour les livres académiques en accès ouvert

      OpenEdition et OAPEN (Open Access Publishing in European Network, fondation implantée aux Pays-Bas) créent la fondation DOAB (Directory of Open Access Books). Cette fondation permettra de renforcer le rôle du DOAB, index mondial de référence répertoriant les ouvrages académiques en accès ouvert, et ce, notamment dans le cadre de la stratégie européenne pour le projet d’infrastructure OPERAS (Open access in the European research area through scholarly communication).


      Depuis plusieurs années les pratiques de publication en accès ouvert se multiplient en Europe du fait d’une plus grande maturité des dispositifs (archives ouvertes, plateformes de publication) et de la généralisation de politiques coordonnées au niveau des États, des financeurs de la recherche et de la Commission européenne. Ce développement du libre accès s’accompagne d’une multiplication des initiatives et des publications dont la qualité n’est pas toujours contrôlée.

      En 2003, l’Université de Lundt a créé le Directory of Open Access Journals (DOAJ). Devenu une référence mondiale, le DOAJ garantit la qualité technique et éditoriale des revues en accès ouvert qui y sont indexées.

      En 2012 la fondation OAPEN a créé l’équivalent du DOAJ pour les livres : le Directory of Open Access Books (DOAB). Ce répertoire garantit que les livres qui y sont indexés sont des livres de recherche académique (évalués par les pairs) et en accès ouvert. Le DOAB s’adresse aux lecteurs, aux bibliothèques mais aussi aux financeurs de la recherche qui souhaitent que les critères de qualité des publications en accès ouvert soient garantis et certifiés. Il indexe aujourd’hui plus de 16 500 livres en accès ouvert provenant de 315 éditeurs du monde entier.

      En Europe, les plateformes OAPEN et OpenEdition Books structurent largement le paysage par leur étendue internationale et leur masse critique. Leur alliance constitue un événement majeur dans le champ de la science ouverte autour de la labellisation des ouvrages.

      Via la fondation DOAB, le partenariat entre OpenEdition et OAPEN permettra d’asseoir la légitimité et d’étendre l’ampleur du DOAB en Europe et dans le monde, en garantissant qu’il reflète et prenne en compte la variété des pratiques académiques dans les différents pays européens en particulier. Les deux partenaires collaborent déjà au développement technique du DOAB grâce au projet HIRMEOS financé par l’Union Européenne dans le cadre de son programme Horizon 2020.
      La création de la fondation est une des actions du Plan national pour la science ouverte adopté en 2018 par la ministre française de la Recherche, Frédérique Vidal.

      OpenEdition et OAPEN forment avec d’autres partenaires le noyau dur d’un projet de construction d’une infrastructure européenne sur leur domaine de compétence : OPERAS – Open access in the European research area through scholarly communication. Avec un consortium de 40 partenaires en provenance de 16 pays européens, OPERAS vise à proposer une offre de services stables et durables au niveau européen dont le DOAB est une part essentielle.

      Selon Eelco Ferwerda, directeur d’OAPEN : « Le DOAB est devenu une ressource essentielle pour les livres en accès ouvert et nous nous en réjouissons. Je tiens à remercier Lars Bjørnshauge pour son aide dans le développement du service et Salam Baker Shanawa de Sempertool pour avoir fourni la plateforme et soutenu son fonctionnement. Notre collaboration avec OpenEdition a été très précieuse dans l’élaboration du DOAB. Nous espérons à présent atteindre un niveau optimal d’assurance qualité et de transparence ».

      Marie Pellen, directrice d’OpenEdition déclare : « L’engagement d’OpenEdition à soutenir le développement du DOAB est l’un des premiers résultats concrets du Plan national français pour la science ouverte adopté par la ministre de la Recherche, Frédérique Vidal. Grâce au soutien conjoint du CNRS et d’Aix-Marseille Université, nous sommes heureux de participer activement à une plateforme internationale cruciale pour les sciences humaines et sociales ».

      Pour Pierre Mounier, directeur adjoint d’OpenEdition et coordinateur d’OPERAS : « La création de la Fondation DOAB est une occasion unique de développer une infrastructure ouverte dans le domaine de la publication scientifique, qui s’inscrit dans le cadre de l’effort européen d’OPERAS, pour mettre en œuvre des pratiques scientifiques ouvertes dans les sciences humaines et sociales ».
      OpenEdition

      OpenEdition rassemble quatre plateformes de ressources électronique en sciences humaines et sociales : OpenEdition Books (7 000 livres au catalogue), OpenEdition Journals (500 revues en ligne), Hypothèses (3 000 carnets de recherche), Calenda (40 000 événements publiés). Depuis 2015, OpenEdition est le représentant du DOAB dans la francophonie.

      Les principales missions d’OpenEdition sont le développement de l’édition électronique en libre accès, la diffusion des usages et compétences liées à l’édition électronique, la recherche et l’innovation autour des méthodes de valorisation et de recherche d’information induites par le numérique.
      OAPEN

      La Fondation Open Access Publishing in European Networks (OAPEN) propose une offre de dépôt et de diffusion de monographies scientifiques en libre accès via l’OAPEN Library et le Directory of Open Access Books (DOAB).

      OpenEdition et OAPEN sont partenaires pour un programme d’interopérabilité sur leur catalogue respectif et une mutualisation des offres faites par chacun des partenaires aux éditeurs.

      https://leo.hypotheses.org/15553

    • About #Plan_S

      Plan S is an initiative for Open Access publishing that was launched in September 2018. The plan is supported by cOAlition S, an international consortium of research funders. Plan S requires that, from 2020, scientific publications that result from research funded by public grants must be published in compliant Open Access journals or platforms.

      https://www.coalition-s.org

    • Les #rébellions pour le libre accès aux articles scientifiques

      Les partisans du libre accès arriveront-ils à créer une brèche définitive dans le lucratif marché de l’édition savante ?

      C’est plus fort que moi : chaque fois que je lis une nouvelle sur l’oligopole de l’édition scientifique, je soupire de découragement. Comment, en 2018, peut-on encore tolérer que la diffusion des découvertes soit tributaire d’une poignée d’entreprises qui engrangent des milliards de dollars en exploitant le labeur des scientifiques ?

      D’une main, cette industrie demande aux chercheurs de lui fournir des articles et d’en assurer la révision de façon bénévole ; de l’autre main, elle étrangle les bibliothèques universitaires en leur réclamant des sommes exorbitantes pour s’abonner aux périodiques savants. C’est sans compter le modèle très coûteux des revues « hybrides », une parade ingénieuse des éditeurs qui, sans sacrifier leurs profits, se donnent l’apparence de souscrire au libre accès − un mouvement qui prône depuis 30 ans la diffusion gratuite, immédiate et permanente des publications scientifiques.

      En effet, les journaux hybrides reçoivent un double revenu : l’abonnement et des « frais de publication supplémentaires » versés par les chercheurs qui veulent mettre leurs articles en libre accès. Autrement, leurs travaux restent derrière un mur payant, inaccessibles au public qui les a pourtant financés, en tout ou en partie, par l’entremise de ses impôts. Les grands éditeurs comme Elsevier, Springer Nature et Wiley ont ainsi pris en otage la science, dont le système entier repose sur la nécessité de publier.

      Au printemps dernier, on a assisté à une rebuffade similaire quand plus de 3 300 chercheurs en intelligence artificielle, dont Yoshua Bengio, de l’Université de Montréal, se sont engagés à ne pas participer à la nouvelle revue payante Nature Machine Intelligence.

      Un consortium universitaire allemand, Projekt DEAL, a tenté d’ébranler les colonnes du temple. Depuis deux ans, ses membres négocient avec Elsevier pour mettre fin au modèle traditionnel des abonnements négociés à la pièce, derrière des portes closes. Collectivement, les membres de Projekt DEAL veulent payer pour rendre accessibles, à travers le monde, tous les articles dont le premier auteur est rattaché à un établissement allemand. En échange, ils auraient accès à tous les contenus en ligne de l’éditeur. L’entente devrait obligatoirement être publique.

      Évidemment, cela abaisserait les prix des abonnements. Pour l’instant, Elsevier refuse toute concession et a même retiré l’accès à ses revues à des milliers de chercheurs allemands l’été dernier. La tactique pourrait toutefois se révéler vaine. Pour obtenir des articles, les chercheurs peuvent toujours demander un coup de main à leurs collègues d’autres pays, recourir à des outils gratuits comme Unpaywall qui fouillent le Web pour trouver une version en libre accès ou encore s’en remettre à Sci-Hub, un site pirate qui contourne les murs payants.

      Mais plus que la perte de ses clients, c’est l’exode de ses « fournisseurs » qui écorcherait à vif Elsevier. Déjà, des scientifiques allemands ont juré qu’ils ne contribueraient plus à son catalogue de publications – qui contient pourtant des titres prestigieux comme The Lancet et Cell.

      Au printemps dernier, on a assisté à une rebuffade similaire quand plus de 3300 chercheurs en intelligence artificielle, dont Yoshua Bengio, de l’Université de Montréal, se sont engagés à ne pas participer à la nouvelle revue payante Nature Machine Intelligence. Partisans du libre accès, ils la considèrent comme « un pas en arrière » pour l’avenir de leur discipline.

      Et puis il y a le « plan S » : début septembre, 11 organismes subventionnaires européens ont annoncé que, à partir de 2020, ils ne financeront que les scientifiques promettant de diffuser leurs résultats dans des revues en libre accès. Le plan S exclurait d’office environ 85 % des journaux savants, y compris Nature et Science.

      Ces petites rébellions déboucheront-elles sur une véritable révolution de l’édition scientifique ? Difficile à dire, mais c’est suffisant pour passer du découragement à l’espoir.

      https://www.quebecscience.qc.ca/edito/rebellions-libre-acces-articles-scientifiques

  • Les caractéristiques génétiques maternelles de la population de Tagars de l’âge du fer de Sibérie méridionale (1er millénaire avant JC)

    Pour ceux qui apprécie les études génétiques... Ce que j’en ai compris c’est qu’il y a eu des migrations d’ouest en est par deux fois (Age du Bronze et Age du Fer). Celles-ci ont donné les caractéristiques des populations de Sibérie méridionale.

    Si l’une ou l’un d’entre vous comprend mieux, je suis preneur.

    Pour en savoir un peu plus sur les Tagar :
    http://www.histoire-archeologie.com/Civilisations/tagar.html
    https://en.wikipedia.org/wiki/Tagar_culture

    #Age_du_Bronze #Age_du_Fer #Sibérie #Tagar
    #Académie_des_sciences_de_Russie #Aleksandr_S._Pilipenko_et_all

    https://doi.org/10.1371/journal.pone.0204062

    Maternal genetic features of the Iron Age Tagar population from Southern Siberia (1st millennium BC)
    https://journals.plos.org/plosone/article/figure/image?size=large&id=10.1371/journal.pone.0204062.g001
    https://journals.plos.org/plosone/article?id=10.1371/journal.pone.0204062
    https://journals.plos.org/plosone/article/figure/image?id=10.1371/journal.pone.0204062.g008&size=inline
    https://journals.plos.org/plosone/article/figure/image?size=large&id=10.1371/journal.pone.0204062.g002

  • Sibérie : Après les mammouths extraits du permafrost, voici les vers mais eux... ils sont vivants et ils ont 42.000 ans.

    Extrait de l’article de Futura sciences :

    Mais personne ne soupçonnait jusqu’ici que la durée de conservation soit aussi longue. « Notre découverte montre la capacité d’organismes multicellulaires à survivre à une cryoconservation de plusieurs milliers d’années », s’enthousiasment les chercheurs. Selon eux, les mécanismes de survivance de ces nématodes pourraient ouvrir la voie à des recherches sur la cryogénisation humaine. Cela vous dirait une petite hibernation pour voir à quoi ressemblera la planète dans 42.000 ans ?

    et il n’y a pas que les vers :

    The Arctic permafrost is a unique cryobank of genetic resources. Permafrost sediments contain a considerable taxonomic diversity of unicellular organisms remaining viable after the tens and hundreds of
    thousands of years in cryobiosis. Aerobic and anaerobic bacteria, cyanobacteria, actinomycetes, unicellular green algae, yeasts, mixomycetes, naked amoebas, heterotrophic f lagellates, infusorians, moss spores, and the seeds of higher plants capable of germinating after long-term natural cryopreservation have been found in the permafrost.

    Viable Nematodes from Late Pleistocene Permafrost of the Kolyma River Lowland | SpringerLink

    #Préhistoire #Asie #Permafrost #Pléistocène
    #académie_des_sciences_de_Moscou #université_d'Etat_de_Moscou
    #Higher_School_of_Economics_de_Pushchino_Moscou.
    #Université de Princeton

    DOI : 10.1134/S0012496618030079

  • Genocide hoax tests ethics of academic publishing

    #Hate_speech is on the rise. In Canada alone, it increased by a staggering 600 per cent between 2015 and 2016 as part of what some have called “the #Trump_effect.”

    Academia is not immune to this trend. According to a recent study, some scholars have sought to promote “colonial nostalgia and white supremacy” by using the “scholarly veneer” of academic journals to spread “what are otherwise hateful ideologies.” What are the responsibilities of scholars in light of these developments? Are there any ethical limits to what is acceptable for debate in scholarly journals?

    To take an extreme example, would an article advocating for genocide be fair game for publication, or is it beyond the ethical bounds of legitimate scholarly debate? That these sort of questions even need to be asked is a testament to the troubling times in which we live.

    https://theconversation.com/genocide-hoax-tests-ethics-of-academic-publishing-98436
    #académie #recherche #extrême_droite #suprématie_blanche #colonialisme #édition_scientifique #génocide #menace_brune #responsabilité

  • En cherchant le nom d’une académicienne j’ai été faire un tour sur wikipédia.
    Je découvre une fiche intitulée « les femmes de l’AF » et cette fiche comporte une courte liste d’académiciennes et une longue liste de "candidates malheureuses"https://fr.wikipedia.org/wiki/Femmes_%C3%A0_l%27Acad%C3%A9mie_fran%C3%A7aise#Les_femmes_membres_de_l
    Car c’est interessant de garder le nom des femmes qui ont osé proposé leur candidature et qui se sont fait rembarrées. Du coup je me dit qu’il doit y avoir une liste de 8000 km des hommes qui se sont fait refoulé de l’académie suite à une candidature. Puisque ces messieurs ont 4 siècles d’avance en « candidaturs malheureuses » à l’AF. Je vais voire la page « les hommes de l’AF » bien sur elle n’existe pas. Je me rabat sur la fiche « AF » puisque par défaut si il n’y a pas écrit « femme » c’est qu’on parle des hommes. Or sur la fiche « AF » pas de liste des « candidats malheureux » mais une liste des « Refus de sièges » 100% masculins.

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Acad%C3%A9mie_fran%C3%A7aise#Refus_du_si%C3%A8ge_propos%C3%A9

    Voila comment on fait la mémoire des femmes et des hommes.

    #wikipédia #af #sexisme #historicisation

  • La commission pour réformer l’enseignement des SES fait la part belle à l’économie néolibérale
    https://www.mediapart.fr/journal/france/130418/la-commission-pour-reformer-l-enseignement-des-ses-fait-la-part-belle-l-ec

    La composition du groupe d’experts chargé d’élaborer les futurs programmes de #sciences_économiques_et_sociales, dans le cadre de la réforme du lycée, risque d’inquiéter encore davantage les professeurs qui enseignent cette discipline. Mediapart en dévoile la liste, qui fait bonne place aux milieux conservateurs ou patronaux.

    #France #Académie_des_sciences_morales_et_politiques #Apses #jean-Michel_Blanquer #Michel_Pébereau #Philippe_Aghion

  • Une inquiétante commission pour réformer l’enseignement des SES
    https://www.mediapart.fr/journal/france/130418/une-inquietante-commission-pour-reformer-l-enseignement-des-ses

    La composition du groupe d’experts chargé d’élaborer les futurs programmes de #sciences_économiques_et_sociales, dans le cadre de la réforme du lycée, risque d’inquiéter encore davantage les professeurs qui enseignent cette discipline. Mediapart en dévoile la liste, qui fait bonne place aux milieux conservateurs ou patronaux.

    #France #Académie_des_sciences_morales_et_politiques #Apses #jean-Michel_Blanquer #Michel_Pébereau #Philippe_Aghion

    • Philippe Aghion : « Il y a, en France, un problème d’inculture économique »
      https://www.lesechos.fr/politique-societe/societe/0301549625748-philippe-aghion-il-y-a-en-france-un-probleme-dinculture-econo

      INTERVIEW - L’économiste, proche d’Emmanuel Macron, est à la tête d’un groupe d’experts chargé de réécrire les programmes de sciences économiques et sociales. Il assure, aux « Echos » vouloir mener des « débats sans tabou et sans a priori ».

      Vous allez présider un groupe d’experts pour réécrire les programmes de sciences économiques et sociales. Avec quel objectif ?
      On ne va pas faire table rase du passé. Les programmes existent et ils contiennent beaucoup de bonnes choses. Mais il y a, en France, un problème d’inculture économique. Je l’ai ressenti très fortement durant la campagne présidentielle : ce sentiment que nos concitoyens étaient perméables à des raisonnements économiques outrancièrement erronés, sans esprit critique. Il y a un manque d’éducation économique de notre population. Cette inculture concerne jusqu’aux écrivains et autres personnalités de l’intelligentsia qui interviennent régulièrement à la télévision : dès qu’ils parlent d’économie, le propos devient moins pertinent.

      Il faut donc former des citoyens du monde qui comprennent les mécanismes économiques de base. Exemples : quelles seraient les conséquences économiques d’une sortie de l’euro ? Quels sont les effets directs et indirects d’une relance budgétaire ? Il faut que les mécanismes de base soient assimilés, comme dans les autres disciplines. Ensuite, on peut critiquer et comprendre pourquoi, par exemple, les marchés sont imparfaits. Mais il faut qu’un socle de base soit maîtrisé. Or, malheureusement, souvent, il ne l’est pas.

      via la veille de l’APSES
      Actions et débats | APSES – Association des professeurs de Sciences Économique & Sociales
      https://www.apses.org/category/actions-et-debats

  • Why do male climate change ‘sceptics’ have such a problem with women?

    Although there are women who appear to be sceptical about climate change, anyone who has engaged with ‘sceptics’ will have learned that it is the men who are most vocal about their views. They tend to lack any training or qualifications in climate science, but still appear to believe that they know better than the experts.

    And there is also a degree of male chauvinism that often underlies the arguments put forward by ‘sceptics’ during public discussions. For instance, when Lord Lawson was asked to comment on a statement by Professor Dame Julia Slingo, the chief scientist at the Met Office, about the link between flooding and climate change, he did not refer to her by her professional title but instead as “this Julia Slingo woman”.

    Other climate change ‘sceptics’ routinely refer to female climate scientists in a dismissive way. For instance, Professor Joanna Haigh of Imperial College London was called a “puffed-up missy” in a trademark rant by James Delingpole for the extremist website Breitbart.

    Mr Delingpole also referred on his website to Dr Emily Shuckburgh, an experienced climate scientist who specialises on impacts in polar regions, not by her name or job title but as “some foxy chick from the British Antarctic Survey”.

    Conclusion:

    Of course not all climate change ‘sceptics’ are male chauvinists, but it is clear that those who most obsessively promote climate change denial are usually male, arrogant, and unable to accept that the experts are right, particularly if they are female.

    http://www.lse.ac.uk/GranthamInstitute/news/male-climate-change-sceptics-problem-women
    #changement_climatique #femmes #hommes #genre #scepticisme #sexisme #science #académie #université

  • #Bitcoin Bitterness Starts to Make Messy Divorces Even Worse - Bloomberg
    https://www.bloomberg.com/news/articles/2018-02-26/bitcoin-bitterness-starts-to-make-messy-divorces-even-worse

    • Cryptocurrencies make it easier for a spouse to hide assets
    • Volatility means it’s difficult to determine the valuation

    Divorces are messy, and cryptocurrencies are helping to make them a whole lot more so.

    Virtual currencies such as Bitcoin and Ethereum are a new challenge for U.K. lawyers, plagued with volatility and secrecy that is extending the already painful process of dividing a couple’s assets.

    The rising popularity of Bitcoin — and for a while at least, its rising value — means more separations involve the currency, which is difficult to trace and hard to value. Although parties have a duty to provide full disclosure of their assets in a divorce, the anonymous nature of cryptocurrencies potentially make them a safe haven for spouses wishing to hide their money from a warring partner.

  • #MeTooPhD reveals shocking examples of academic sexism | Keiran Hardy | Opinion | The Guardian

    https://www.theguardian.com/commentisfree/2018/feb/04/metoophd-reveals-shocking-examples-of-academic-sexism

    Thousands of women have used #MeToo to share their stories of sexual harassment and assault. The power of it is not only in the high-profile cases, in bringing down the Harvey Weinsteins and Kevin Spaceys of the world. Its power also lies in uncovering sexism of a more subtle, everyday nature, which provides the foundation on which high-profile cases are built.

    And it’s not just a problem on Hollywood movie sets or Australian TV shows.
    Me Too founder Tarana Burke: ‘You have to use your privilege to serve other people’
    Read more

    #MeTooPhD is a hashtag for university staff and students to share their experiences of sexual harassment and assault.

    #harcèlement_sexuel #sexisme