#accident_du_travail

  • Comment une nouvelle « loi travail » pourrait bientôt s’attaquer à la santé et à la sécurité des salariés - Basta !
    https://www.bastamag.net/Comment-une-nouvelle-loi-travail-pourrait-bientot-s-attaquer-a-la-sante-et

    Remis au Premier ministre à la fin de l’été, le rapport « Lecocq », du nom de la députée LREM du Nord, Charlotte Lecocq, s’inscrit dans la droite ligne de la loi Travail de 2016 puis des ordonnances du même nom : les entreprises seraient trop contraintes et trop contrôlées. Des chefs d’entreprise y suggèrent de privilégier « une relation bienveillante » avec les employeurs, « dirigée vers le conseil et l’accompagnement avant contrôle et éventuelle sanction ». « Il suffirait en fait d’arrêter les contrôles et d’être bienveillant pour que les entreprises deviennent vertueuses », ironise Eric Beynel, porte-parole de l’Union syndicale Solidaires. Une vision du travail fascinante et qui n’a pas grand chose à voir avec la réalité. « Ce que nous constatons tous les jours dans le cadre de nos activités sur le sujet de la santé et de la sécurité au travail, c’est qu’il n’y a pas assez de contrôles ni de contraintes », poursuit le syndicaliste.

    https://www.nosdeputes.fr/charlotte-lecocq
    #travail

    • La fonction publique au menu du prochain rapport Lecocq
      par Rozen Le Saint 26/03/2019

      La députée LREM du Nord Charlotte Lecocq s’est vu confier par le Premier ministre la rédaction d’un nouveau rapport sur l’amélioration de la prévention des risques professionnels, cette fois dans la fonction publique. Conclusions attendues le 31 mai.

      Il y aura donc un tome 2 au rapport Lecocq. Et il portera sur l’amélioration du dispositif de prévention des risques professionnels dans la fonction publique. C’est ce qu’indique la lettre mission envoyé le 6 mars par le Premier ministre à Charlotte Lecocq, députée #LREM du Nord. Celle-ci avait déjà corédigé un premier rapport autour du même objectif mais portant sur le secteur privé, rendu en août 2018 et intitulé Santé au travail : vers un système simplifié pour une prévention renforcée. Pour sa nouvelle mission, dont les conclusions doivent être restituées le 31 mai, la députée sera épaulée par Pascale Coton, vice-présidente de la CFTC et membre du Conseil économique, social et environnemental, et Jean-Marie Verdier, inspecteur général des finances.

      La crainte d’un copier-coller
      Cette annonce est cohérente avec le souhait exprimé par l’élue parlementaire, dans son précédent rapport, d’étendre son diagnostic au secteur public. Elle témoigne aussi de la confiance que lui accorde le gouvernement. Mais elle ne ravit pas forcément les partenaires sociaux. « Compte tenu du peu de temps laissé à ces personnes pour réaliser ce rapport, nous ne pouvons qu’être méfiants : nous craignons qu’il soit un simple maquillage de mesures s’alignant sur le privé », signale Annick Fayard, secrétaire nationale de l’Unsa Fonction publique en charge des questions de santé au travail. La responsable syndicale rappelle que « la médecine de prévention est de nature différente et a une tout autre mission que la médecine du travail dans le privé ». « Il y a une différence entre l’aptitude au poste et à l’emploi, poursuit-elle. Contrairement aux salariés du privé, nous ne bénéficions pas non plus du compte professionnel de prévention. Nos réalités sont différentes, il aurait fallu les traiter différemment. »
      Dans sa lettre de mission, Edouard Philippe insiste en premier sur la nécessité de s’attaquer aux risques psychosociaux (RPS), pour lesquels « les plans d’action en prévention primaire s’avèrent insuffisants ». Il mentionne à ce titre un bilan dressé sur le sujet en juillet 2017 par l’Agence nationale pour l’amélioration des conditions de travail (Anact), dans le cadre d’une mission d’évaluation de la mise en application de l’accord de 2013 sur la prévention des RPS dans la fonction publique. La conclusion du rapport rédigé pour l’occasion n’était, en effet, pas très positive. « Des mesures comme des cellules d’écoute ont été mises en place, mais les organisations du travail ont été peu questionnées », résume son auteur, Philippe Douillet, chargé de mission à l’Anact.

      Des risques psychosociaux très présents
      Il y a pourtant beaucoup à faire. Annick Fayard insiste ainsi sur la violence des publics à laquelle sont particulièrement confrontés les fonctionnaires. « Les RPS, notamment dans les hôpitaux, ont explosé et le manque de médecins du travail est criant, souligne pour sa part Philippe Douillet. La préoccupation relative à la prévention en santé au travail s’est développée tard dans la fonction publique. Les grands accords sur le stress y ont été conclus cinq à dix ans après le privé. » Il note en revanche « un effort de rattrapage important depuis 2013, d’autant que les problèmes ne sont pas si différents que dans le privé ».
      Autre sujet important, la fusion annoncée des instances représentatives du personnel dans la fonction publique, et donc la suppression des #CHSCT, est présentée dans la lettre de mission du Premier ministre comme un « sujet indépendant » du chantier confié à Charlotte Lecocq. Un choix contesté par la représentante de l’Unsa Fonction publique, qui considère que « l’expertise du CHSCT fait partie des moyens d’identifier les risques et de mettre en place des actions correctrices ».

      http://www.sante-et-travail.fr/fonction-publique-menu-du-prochain-rapport-lecocq
      https://seenthis.net/messages/770295

    • Une critique du rapport Lecocq à la lumière de la catastrophe sanitaire de l’amiante

      Charlotte Lecocq, Bruno Dupuis et Henri Forest ont écrit un rapport de 174 pages sur la prévention, sans avoir rencontré aucun des acteurs essentiels de la prévention. Ils ont simplement écouté les récriminations des employeurs pour qui la santé au travail serait – à les en croire – devenue synonyme de « contraintes excessives », de « contrôles » et de « sanctions. » Ils s’en font les porte-parole.

      https://neplusperdresaviealagagner.org/une-critique-du-rapport-lecocq-a-la-lumiere-de-la-catastrophe-sanitaire-de-lamiante/#more-1827
      https://neplusperdresaviealagagner.org/category/ressources/tribune
      Je suis presque d’accord, pour moi le travail a toujours été synonyme de contraintes excessives, de contrôles, de sanctions, de #fatigue, d’ennui, de mauvais salaires (souvent), de précarité, de galères, de patrons ...

  • Accidentés du travail sous pression
    https://www.franceculture.fr/emissions/les-pieds-sur-terre/accidentes-du-travail-sous-pression


    Ça te manquait, hein, un petit épisodes des Pieds sur terre, ici un documentaire de Pascale Pascariello

    Plusieurs salariés d’#ArcelorMittal et de ses sous-traitants racontent les menaces et les pressions qu’ils ont subies après leur #accident_du_travail pour qu’ils retournent au plus vite à l’#usine.

    #harcèlement #santé
    http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/10078-27.11.2018-ITEMA_21903773-0.mp3?track=false

    • Le retour à l’usine ce n’est pas un retour au travail, c’est juste pour faire baisser les statistiques d’accidents du travail et par là faire diminuer les cotisations Urssaf que paye le groupe Arcelor sur les accidents graves.
      Si le salarié cède à la pression (si jamais il ne réponds pas aux trois appels téléphoniques quotidiens de sa hierarchie il doit affronter parfois 2 visites...par jour (!), à son domicile pendant sa convalescence ) et qu’il retourne à l’usine alors l’accident n’est pas « grave » puisque la convalescence est courte, CQFD !

  • Lure : L’usine Ikea Industry poursuivie pour manquement à la sécurité après un accident mortel du travail Sophie Courageot - 15 Octobre 2018 - FR3 Région
    https://france3-regions.francetvinfo.fr/bourgogne-franche-comte/haute-saone/lure-usine-ikea-industry-poursuivie-manquement-securite

    Un ouvrier avait écrasé par un engin le 21 août 2018 dans l’usine du groupe suédois à Lure en Haute-Saône. Le parquet ouvre une information judiciaire contre Ikea pour homicide volontaire par manquement aux obligations de sécurité et de prudence. 


    C’est la seule usine du groupe Ikea en France. On y produit des panneaux de bois agglomérés pour la fabrication de meubles en kit vendus dans les magasins de l’enseigne. Le 21 août 2018, un ouvrier de 43 est mort écrasé par un engin dans l’usine de Lure en Haute-Saône. L’engin chargeait du bois dans un silo, le conducteur n’a pas vu son collègue. La victime avait été écrasée par un engin de chargement qui transportait des bris de bois. L’homme était responsable depuis dix mois de la zone de chargement où l’accident a eu lieu.

    Le Procureur de la République de Vesoul, Emmanuel Dupic a annoncé ce lundi 15 octobre l’ouverture de deux informations judiciaires. L’une contre le conducteur de l’engin pour homicide involontaire. Ce dernier a été très choqué après l’accident.

    L’usine Ikea est visée par une information judiciaire pour homicide involontaire par manquement à une obligation de sécurité et de prudence imposées par la loi.

    Selon Emmanuel Dupic "sur la zone où s’est produite l’accident, il n’y avait pas de consignes de sécurité ni de protocole". 

    L’enquête menée par la brigade de recherches de la gendarmerie de Lure a établi que les engins étaient chargés au maximum dans cette zone de déchargement, sans offrir une visibilité aux conducteurs.

    Selon le parquet, « le volume sonore de la broyeuse sur la zone de déchargement était supérieur au volume sonore des engins de chargement ». Autrement dit, un piéton dans cette zone ne pouvait pas entendre un engin arriver. 

    La société Ikea risque une amende de 22.500 euros pour ce manquement aux obligations de sécurité. La société encourt également le risque d’une interdiction de gérer. La famille de la victime s’est constituée partie civile dans ce dossier.

    L’usine Ikea de Lure avait mis ses drapeaux en berne au lendemain de cet accident mortel du travail. Elle emploie sur le site 170 salariés. Début octobre, les dirigeants d’Ikea Industry ont annoncé qu’ils étudiaient une proposition d’acquisition du site luron par le groupe français P3G. 

    #ikéa #accident_du_travail #homicide #Lure

  • Omerta au ballet de l’Opéra
    https://www.franceculture.fr/danse/omerta-au-ballet-de-lopera

    Un document interne du ballet de l’Opéra national de Paris rassemblant des témoignages anonymes des 154 danseurs a été rendu public par une fuite dans la presse. La direction de la danseuse Aurélie #Dupont est violemment remise en cause. Une crise grave, à l’image de l’histoire de l’institution.

    Ça donne envie d’être danseur à l’#opéra de Paris mazette !
    #danse #harcèlement #ballet #accident_du_travail

    • J’ai chercher le nombre de femmes qui travaillent à l’opéra car à part pour Aurélie Dupont tout est au masculin comme si il n’y avait pas de danseuses.
      Ici : https://publishpaper.com/demo/7.0/fr/operaweb/files/html5/index.html
      Il est indiqué que pour l’école de danse il y a 80 filles et 62 garçons. Mais pas d’infos sur les salariés de l’opéra. Dans le rapport il y a une pyramide des ages qui est divisé selon le sexe. On voie que les hommes ont le droit d’être plus agés que les femmes mais on ne sais pas le sexe-ratio. Pour le choix des spéctacles, leur mise en scène, là c’est clairement la domination masculine, composition d’hommes, dirigés par des hommes, mis en musique par des chefs d’orchestre masculins...

      #invisibilisation #discrimination #language

    • D’après cet article : https://www.vanityfair.fr/culture/voir-lire/articles/les-hommes-menent-la-danse/23400
      l’opéra de Paris est aux 2/3 masculin sauf pour l’école de danse.

      Le milieu de la danse forme une étrange pyramide des sexes. À sa base, dans les cours de quartier comme dans les écoles supérieures : une éclatante majorité de justaucorps pastel et de chignon hauts. Au milieu : un corps professoral et des compagnies de danse à peu près paritaires. Et au sommet : des hommes. Les chiffres sont éloquents. Sur les dix-neuf centres chorégraphiques nationaux créés à l’initiative de Jack Lang au début des années 1980, seize sont aujourd’hui dirigés par des hommes.

      Pour la chorégraphe Karine Saporta, il n’y a pas d’interrogation mais un constat sans appel : « Non seulement il y a bien discrimination faite aux femmes mais, plus grave, un effacement de leur dimension créative dans l’histoire de la danse. Des femmes, on retient l’anecdote, l’écharpe d’Isadora Duncan prise dans les roues d’une voiture mais pas leur énorme apport à cet art. » Une opinion que partage la chorégraphe italienne Alice Valentin : « Que serait devenu Rudolf Noureev sans ­Margot Fonteyn ? Pourtant, on ne se souvient que de lui. Martha Graham a été la première chorégraphe à avoir intégré des Noirs dans une compagnie de danse, elle a fait autant pour l’émancipation des Noirs que Martin Luther King. Mais seuls les initiés la connaissent. Il y a une injustice dans l’hommage qui devrait être rendu aux femmes. »

      Et dire que le premier rapport sur l’égalité hommes-femmes rendu en 2006 par Reine Prat, alors chargée de mission auprès du ministre de la culture, avait distribué des bons points au milieu de la danse, bien en avance sur ses camarades la musique et le théâtre – rappelons ce chiffre ahurissant : au théâtre de l’Odéon, à la fin des années 1990, 100 % des spectacles étaient créés par des hommes. « Ce que j’avais retenu de ce rapport, à l’époque, c’est que les deux domaines artistiques où les femmes étaient très présentes étaient la danse et le spectacle pour enfants, s’amuse la chorégraphe Mathilde Monnier. Et ce n’est pas par hasard. C’était les domaines les moins valorisés. »

  • Quand le travail tue La Brique - Éric Louis - 5 juillet 2017
    http://labrique.net/index.php/thematiques/lutte-des-classes/912-quand-le-travail-tue

    Louis est cordiste, travailleur itinérant, il nous offre depuis plus d’un an, le récit de ses expériences au travail, dans les usines ou sur des terrains dangereux.
    Chaque année en France, 500 personnes trouvent la mort sur leur lieu de travail.
    Éric Louis met des mots, ses mots, sur ces morts.


    J’arrive ce lundi sur le site industriel Cristanol, à Bazancourt. Je suis d’après-midi. 12 h 30, les gars de l’équipe du matin débauchent. Ils sortent cernés, marqués, transpirants, mais souriants : leurs sept heures de pioche, de pelle et de marteau-piqueur sont derrière eux. Ils nous vannent, évoquant ce qui nous attend. Prennent le temps de fumer une clope avant la douche. Il y a là des connaissances de chantier, Christophe, Raphaël. Des nouveaux venus, Clovis et François. Et puis je revois Quentin. Les retrouvailles sont de courte durée. Le silo nous attend, avec sa chaleur étouffante, sa matière colmatée.

    Un brave, Quentin.
    J’avais rencontré Quentin pour la première fois il y a un an, à cet endroit précis justement. C’était pendant une quinzaine caniculaire. Il ne manifestait aucune plainte, même sous 40 degrés à l’ombre. Et d’ombre il n’est pas question dans cette usine. Le silo métallique dans lequel nous officions étincelle sous le soleil de plomb, que pas un souffle de brise ne vient adoucir. Combien fait-il à l’intérieur ? On n’a pas de thermomètre. Une chose est sûre, il fait plus chaud que dehors. Pourtant, il faut piocher, pelleter, suffoquer sous un masque de caoutchouc anti-poussière. « J’ai jamais transpiré autant de ma vie » m’avait-il dit un jour en enlevant sa combinaison jetable détrempée, au sortir de cette étuve.

    Au fil des discussions, pendant les pauses, il me racontait qu’il venait des Côtes-d’Armor, avec son antique 306 Peugeot à bout de souffle. On est en Champagne ici. Ça fait une tirée pour venir suer sang et eau pour à peine onze balles de l’heure.

    Après une période de glande, assumée, il s’était pris en main. Aucun organisme ne voulait financer la formation de cordiste qu’il projetait d’effectuer ? Il se la paierait lui-même. Pas loin de 4 000 euros quand même ! Et pas au coin de sa rue, dans le sud de la France. La mission locale lui a finalement alloué 500 balles, afin de « couvrir » ses frais de déplacement et d’hébergement. Pour cinq semaines. 14,28 euros par jour. Royal ! Il avait acheté son équipement, nécessaire au boulot. Plus de 1 000 euros.

    Il n’en était pas aigri pour autant. Lors de ses chantier à Bazancourt, il logeait dans un foyer de jeunes travailleurs. En relatait l’austérité, et la rigidité du règlement. Y inviter quelqu’un semblait mission impossible. Pourtant, il y était parvenu, afin de venir en aide à Paul, qui, dans la galère, avait opté pour le camping sauvage dans un bois, à quelques dizaines de mètres de la clôture de l’usine.

    On avait transpiré ailleurs, ensemble. Lors d’un décrassage de cuve, il y a quelques mois. Des heures de nettoyeur haute pression, afin d’enlever une sorte de grosse merdasse marron des parois. Puis d’autres heures au fond, à délayer, racler le tout pour le faire s’écouler dans un pauvre tuyau de 80 millimètres de diamètre. En cette fin de journée qui n’avait de printanière que la date sur le calendrier, je le vois encore tremblant de la tête aux pieds en se rhabillant. « Mets ta capuche, la plus grosse déperdition de chaleur, c’est la tête. » D’autant qu’il a le cheveu ras, Quentin. On se réchauffait au cul des gros compresseurs mobiles d’une société de nettoyage. Enivrés par leurs gaz d’échappement. Assourdis par leurs vrombissements.

    Mercredi 21 juin 2017, aujourd’hui c’est l’été.
    Midi trente, la chaleur nous écrase. Nous attendons l’équipe du matin. Ils tardent à sortir, les gars, on dirait. Autant de répit pour nous.
    Le bruit d’une sirène enfle au loin. Puis se rapproche. Deux véhicules légers de pompiers entrent sur le site. Ils se dirigent vers les silos. Ils s’affairent autour du petit, tout à gauche. Nous on bosse dans le gros, tout à droite, pas d’inquiétude.

    Mais les pompiers grimpent à l’échelle à crinoline. Cela veut dire que les trappes du bas sont fermées. Et seuls les cordistes sont autorisés à intervenir dans les silos par le haut. Il arrive que nos donneurs d’ordre nous fassent bosser ponctuellement ailleurs que sur la mission prévue afin de pallier un problème inopiné. Par cette chaleur, un gars aura fait un malaise. Pas de panique, les secours sont là.

    Seulement, vers 13 heures, d’autres véhicules de secours arrivent. Durant les longues minutes qui suivent, c’est une noria de camions rouges qui passent la barrière d’entrée de l’usine, ralentissant à peine. Une quinzaine, au total. Puis des véhicules de la gendarmerie.

    L’angoisse nous étreint. L’insupportable touffeur caniculaire n’est plus qu’un problème secondaire.

    Charles décide d’aller aux nouvelles.

    Durant son absence, une employée du site arrive du lieu de l’accident, empressée. Je lui quémande des informations, arguant qu’il s’agit d’un de nos collègues. « Je ne peux pas communiquer pour l’instant. »
    Quelques minutes plus tard, même demande à une gendarmette que j’avais vu entrer sur le site auparavant. « Je ne sais rien, je viens d’arriver. »
    Inquiète de nous voir griller clopes sur clopes en plein cagnard, une salariée de l’usine nous apporte des bouteilles d’eau. Propose de nous fournir de quoi manger. On n’a pas le cœur à manger.

    Puis Charles revient. Il nous rapporte les paroles lapidaires et définitives de Christophe, un de nos équipiers du matin : « On a perdu Quentin. »

    Nous savons ce que ça veut dire. Il est enseveli. Même si des paroles chargées de fol espoir tentent inutilement de conjurer l’inacceptable vérité qui s’insinue en nous. Une poche d’air... Peut-être que...

    Nous passons de longues minutes à repousser la dramatique réalité qui nous dépasse, dérisoire réflexe lié à la nature humaine.
    Devant nous passe une camionnette marquée Identification Criminelle. Jefferson, pompier volontaire, nous dit ce que cela signifie.

    Désormais, nous parlerons de Quentin au passé.

    Dans PQR, il y a PQ.
    Plus tard, rentré à la maison, je consulte un article sur le site internet de L’Union, le quotidien local. Pour accéder à lecture, il me faut fermer une fenêtre de proposition d’abonnement. Sous la rubrique faits divers, je me tape le récit très succinct, au milieu duquel brille une publicité. Le nom de Quentin n’est même pas cité. Contrairement à celui du directeur de l’usine. Je suis écœuré.

    J’y apprends que les pompiers du GRIMP (groupe de reconnaissance et d’intervention en milieu périlleux) n’ont pas voulu descendre dans le silo, estimant les conditions trop dangereuses.

    Des questions seront à poser. À cet instant, à chaud, je prends le parti de ne pas éclabousser la mémoire de Quentin par la polémique.

    Vraiment, c’était un bon gamin. Rien de péjoratif ni condescendant dans ce terme. J’ai très largement l’âge d’être son père. Il n’en était que plus respectueux. Écoutant et appliquant les consignes.

    Posé, enjoué, gentil, attachant, volontaire, courageux... les mots me manquent. J’ai peine à le dire, mais pour quelqu’un d’autre que lui, je n’aurais peut-être pas écrit cette chronique. Pas sous cet angle en tout cas. Hier, il m’a dit « Au fait, j’ai lu ton bouquin. Trop stylé ! Y a des passages qui m’ont bien fait marrer. » Ce sont les dernières paroles que j’aurai entendu de sa bouche.

    Quentin était plein de vie. Et d’envie de vivre. Aujourd’hui, il est mort. Mort loin de chez lui, à l’issue d’une pénible journée d’un travail ingrat. Dans une semi-obscurité. Dans l’épaisse poussière d’un silo en ferraille chauffé à blanc, cependant que dehors le soleil brille.
    Il n’aura pas eu une belle mort, Quentin.

    À 21 ans, il n’y a pas de belle mort.

    Éric Louis

    #La_Brique #Mort_au_travail #Accident_du_travail

  • L’accident du travail était (presque) parfait… UL CGT Tourcoing 12 Janvier 2017

    La direction de Auchan fait des progrès : elle communique.

    Forte d’une enquête du CHSCT menée au pas de charge sur les ordres d’une Ministre dont le nom restera associé à tout jamais à la destruction du Code du travail (les salariés du groupe Voix du Nord sont parmi les premiers concernés…), Auchan promulgue ses résultats de cette enquête avec un empressement qui en dit long (Fadila a pris connaissance de ces conclusions par voie de presse…).

    Le verdict est sans appel : une femme a fait une hémorragie et une fausse couche, prises de douleurs atroces, SANS JAMAIS DEMANDER DE L’AIDE, sans jamais se plaindre, et sans se faire remarquer de quiconque, dans un espace clos où des centaines de personnes l’ont côtoyée… Dans un magasin où jadis, des yeux perçants avaient su déceler sur des images de vidéosurveillance l’œillade complice d’une caissière envers une cliente adepte de la sauce tomate… Mieux, Fadila a pu aller et venir comme bon lui semblait, et s’occuper de sa santé sans aucun obstacle. Personne n’a rien remarqué. Il faut donc conclure la chose suivante : Fadila est extrêmement discrète, a une capacité hors du commun à tolérer la douleur, voire à la camoufler. Elle est sans doute masochiste. Par ailleurs, elle ment.

    Notre organisation s’interroge : alors que le retentissement médiatique de cette affaire, et même sa dimension politique, sont très importants, comment se fait-il que l’inspection du travail n’ait pas participé aux auditions des salariés ? Quels salariés ont été entendus et quels sont ceux qui ne l’ont pas été ? Toutes les pièces ont-elles été produites ? Notre organisation, majoritaire aux dernières élections, n’a toutefois pas le poids suffisant pour contrer une opposition résolue et agressive, et notre premier élu au CHSCT a quitté l’entreprise (pour rappel : les élections au CHSCT se font au suffrage indirect). Nous sommes donc dans l’ignorance quant aux questions posées plus haut. Nous invitons donc la presse à contacter la CFTC pour en savoir plus.

    Ceci étant, nous pouvons noter que :
    – Fadila a reçu, et ce après cet accident, un « rappel à l’ordre » lui intimant de justifier une absence (justifiée le jour même) et signé de sa « manager » de caisse. Elle est à disposition de la presse.

    – Fadila a reçu une fiche de paie du mois de novembre amputée : d’une semaine de travail effectif, et des 10 jours consécutifs à son accident. Ces « erreurs » sont tellement énormes que l’on ne peut s’empêcher de penser à une sanction pécuniaire, et comme si la direction avait souhaité rompre la période d’essai. Cette fiche de paie est à disposition de la presse.

    – Dès la fin de l’année passée, la direction prétendait avoir « régularisé » ces manquements. Ceci est faux. Hier seulement, sans doute dans la précipitation et l’enthousiasme, Auchan City a viré 200 euros, exactement, sur le compte de Fadila (sans autre information, cet argent lui paraît être de « l’argent sale » nous dit-elle).

    – La direction de Auchan City n’a pas fait procéder à une visite médicale de la salariée, et Fadila n’a jamais eu connaissance de quelque programmation que ce soit. Lors de son entretien avec l’inspection du travail hier, 11 janvier, il lui a été signifié qu’à ce titre, le manquement de l’employeur était manifeste.

    – La direction de Auchan City a mis un mois à « constater » cet accident si discret. Et ce après qu’on lui ait mis sous le nez. Question : qui a nettoyé le siège ensanglanté ? Qui a masqué les indices qui auraient permis à la direction de prendre connaissance de ce drame ?

    – L’empressement avec lequel Auchan a communiqué (et qui tranche avec une communication habituellement minimale et maladroite) donne la nette impression d’une certaine impatience. Nous ne sommes pas dupes.

    Tourcoing, le 12 janvier 2017.
    http://ulcgt-tourcoing.fr
    #auchan #auchan_city #fadila #accident_du_travail #Tourcoing #CHSCT_auchan #Femme

    • Voici ce que répond Nicolas Lambert, le cartographe, à propos d’un commentaire similaire :

      Oui, pour effectuer une comparaison entre les différentes pays européens, il faudrait effectivement prendre en compte le nombre d’actifs (ou même de personnes actives occupées). Mais notons tout de même au passage qu’ il y 10 millions d’actifs de plus en Allemagne qu’en France, ce qui rend la comparaison encore plus cruelle pour nous. Par ailleurs, concernant cette carte à proprement parler, mon but était de montrer le nombre absolu de personnes mortes au travail car je souhaitais humaniser la question de la souffrance au travail. Je voulais mettre en image ces données brutes et non des taux moins facilement compréhensibles . Les cartes aussi ont leur rhétorique. Enfin, concernant le bond pour la France entre 2008 et 2009, je ne sais pas l’expliquer.

  • Le drame des salariés de Triskalia intoxiqués aux #pesticides
    https://reporterre.net/Le-drame-des-salaries-de-Triskalia-intoxiques-aux-pesticides


    Ça ne revenait pas moins cher de remettre la ventilation ? #crétins_abyssaux

    Pour comprendre ce qui s’est passé, il faut remonter à 2008. Cette année-là, la direction décide de réduire la ventilation des silos pour faire des économies d’électricité. Bientôt, 100.000 tonnes de céréales sont infestées par des insectes : « Des charançons, des silvains, des vers de farine, ça grouillait de partout », se souvient Laurent Guillou. La direction décide alors de traiter ces céréales avec des insecticides, en surdosage et jusqu’à 30 fois les doses prescrites, dont le fameux Nuvan Total.

  • De l’hôpital à la morgue !

    Cinq #infirmier(e)s ont mis fin à leurs jours au cours de l’été, certain(e)s sur leur lieu même de travail. Les organisations syndicales, qui dénoncent les conséquences des restructurations à l’hôpital, ont interpellé la ministre de la Santé.

    #suicide
    http://www.sante-et-travail.fr/un-ete-meurtrier-pour-les-infirmier-e-s_fr_art_641_76819.html

    Les #syndicats, eux réclament trois choses : la reconnaissance du suicide en #accident_du_travail ; l’arrêt immédiat de la politique de polyvalence ; la mise en place de mesures de #prévention face à ce type d’actes. Ils rappellent d’ailleurs qu’en 2015 : 400 demandes de visite à la {#médecine_du_travail ont été enregistrées, bien plus que l’année précédente et que 77 salariés ont été orientés vers des pyschologues ou des psychiatres.

  • En #France, 500 personnes meurent chaque année d’accidents du travail, mais les condamnations d’entreprises restent rares.

    La santé au travail est l’objet de luttes multiformes, hier et aujourd’hui. Les dangers, les souffrances et les maladies produites par les organisations du travail font l’objet de peu de médiatisation. Si quelques cas ont percé sur la scène publique tels que l’amiante ou les suicides à France Télécom, ils demeurent la pointée émergée de l’iceberg. Les syndicalistes, parfois alliés à des magistrats ou des experts, développent de véritables savoirs sur les conditions de travail, les produits employés, leurs effets sur le corps humains : une véritable expertise par en bas. Au cœur du processus d’exploitation capitaliste, les luttes pour la défense de la santé des travailleurs constituent un des #terrains_de_lutte majeure de notre temps.

    http://terrainsdeluttes.ouvaton.org/?p=5936
    http://endehors.net/news/sante-au-travail-luttes-d-hier-et-d-aujourd-hui

    Chute d’une nacelle, écrasement entre deux wagons, défaut de sécurité sur une coulée d’acier en fusion... Chaque année en France, 500 personnes succombent d’un accident sur leur lieu de travail. Face aux questions des familles des victimes, les directions évoquent la malchance, voire même l’inattention du salarié lui-même, alors que l’organisation du travail ou l’insuffisance de la formation sont en cause. Devant la Justice, les dirigeants d’entreprises s’en tirent souvent à bon compte, dissimulés derrière une système de #sous-traitance qui leur permet d’échapper à leurs responsabilités. Les magistrats peinent aussi à considérer ces faits comme une forme de délinquance. Quand cette quasi impunité prendra-t-elle fin ?

    http://multinationales.org/En-France-500-personnes-meurent-chaque-annee-d-accidents-du-travail
    #accident_du_travail #mort_au_travail #amiante #impunité

  • Chaque année, #500_morts au #TRAVAIL : la #justice se décidera-t-elle à punir les responsables ?
    https://coutoentrelesdents.noblogs.org/post/2016/06/24/chaque-annee-500-morts-au-travail-la-justice-se-decidera

    Chute d’une nacelle, écrasement entre deux wagons, défaut de sécurité sur une coulée d’acier en fusion… Chaque année en France, 500 personnes succombent d’un accident sur leur lieu de travail. Face aux questions des familles des victimes, les directions évoquent … Continue reading →

    #ANTICAPITALISME #accident_du_travail #anticapitalisme #arcelormittal #capitalisme #injustice #luttes #social #violence_sociale

  • « Je veux être sûre que vous ne faites pas la comédie » – On Vaut Mieux Que Ca
    http://www.onvautmieux.fr/2016/06/06/je-veux-etre-sure-que-vous-ne-faites-pas-la-comedie

    J’étais assez pâle et le choc me faisais trembler, surtout que les compresses recommençaient à se remplir de sang. Elle me regardait avec une certaine suspicion, a pris un ciseau et s’est mise et ré-ouvrir le pansement provisoire pour, je la cite, « être sûre que vous ne faites pas la comédie« , « comprenez, des fois, les salariés abusent et inventent n’importe quoi pour rentrer chez eux. » Bon, elle s’exécute, enlève le pansement provisoire. L’hémorragie reprend. Elle me regarde, me dit « vous pouvez rentrer chez-vous » et s’en va, me laissant là.

    #travail #santé #accident_du_travail

    • Je suis à l’intérieur d’un cylindre de 30 mètres de diamètre sur 54 mètres de hauteur. En plein milieu, une colonne d’environ 4 mètres d’épaisseur qui monte là-haut soutenir le toit. Le tout en béton peint de couleur bleu pâle. La lumière blafarde de deux énormes lampes achève de lisser les velléités de contrastes. Au fond de ce cylindre, sur une hauteur variant de 10 à 15 mètres, restent 5000 tonnes de #sucre. Il est sensé s’écouler par gravité, au gré des besoins du conditionnement. Devrait sagement glisser par les trémies, sortes d’entonnoirs moulés dans l’épaisseur du sol, pour être emmené vers son destin de sucre. Mais celui-là, il ne veut pas finir en petit morceaux dans ton café, ou fondu dans une confiture de grand-mère, ou complice de l’impérialisme américain, délayé dans du coca-cola. Il renâcle. S’agrège. Colmate. Résiste. La force de l’inertie.
      Heureusement, les responsables de la sucrerie, qui sont des humanistes, ne veulent pas te priver de sucre dans ton café. Ne veulent pas empêcher ta grand-mère de confectionner ses confitures, seul lien qui la retient à ce peu de vie qui lui reste à vivre. Alors ils envoient au fond du silo une poignée de fantômes tout blancs mater le sucre récalcitrant, à coups de pioche et de pelle.

      #travail #capitalisme

    • En gros, puisqu’on est formés aux risques, et qu’on est courant qu’il existe des risques, ben y a plus de risques.

      Ça, c’est le plus dingue : travailler dans un silo EST dangereux. Bon, d’accord, comme le sucre est aggloméré en bloc, il ne risque pas d’exploser. Ça en fait un de moins…

    • Oui, et il évoque la réalité sciemment occultée de ces risques juste après :

      Le comportement des responsables et des agents de production de la sucrerie, ainsi que certaines paroles attrapées de-ci de-là m’ont mis la puce à l’oreille. Alors, un après-midi, j’ai cherché sur internet, à la médiathèque de Bazancourt. Je n’ai pas été déçu.

      En 2012, deux #cordistes sont morts dans le silo où nous officions. Quelquefois une couche de sucre durci forme un dôme, au dessus d’un vide, dû à l’écoulement, effectué par en dessous. Les deux gars étaient posés sur un de ces dômes, jusqu’à ce qu’il s’effondre, les entraînant dans sa chute. Le fait d’être encordés ne les a pas sauvés. Avant de se tendre, l’élasticité de la corde les a fait descendre de quelques mètres. Des tonnes de sucre les ont ensevelis.
      En 2010, sur un autre site pas loin de là, un cordiste de la même entreprise s’est grièvement blessé en tombant de quinze mètres en chute libre. Son noeud d’amarrage se serait défait.
      En 2010 encore, un saisonnier est tombé du haut de notre silo 4, cette fois à l’extérieur. En l’occurrence, rien à voir avec le travail de cordiste. Accident ou suicide ? Je n’ai pas réussi à en savoir plus.
      Les dernières statistiques disponibles de l’Institut National de Recherche et de Sécurité indiquent un total de 530 morts au travail pour l’année 2014. Ont-ils eu droit à des hommages nationaux, des cérémonies officielles, des battages médiatiques, des légions d’honneur à titre posthume ? À des « je suis travailleur » ? Aux flammes de bougies vacillantes sur le pavé mouillé ?
      Travailler tue, dans l’indifférence.

      #accident_du_travail

    • Travail : Danger !
      Effondrement d’un stock de maïs à Pont-sur-Sambre : des collégiens toujours dans un état grave F3Nord
      Publié le 09/03/2016

      Deux élèves du collège de Berlaimont sont encore dans un état grave après l’effondrement d’un stock de maïs mardi à Pont-sur-Sambre. Les neuf autres blessés vont bien. Une cellule psychologique a été mise en place au collège.

      En tout, onze enfants ont été blessés sur les 39, âgés d’une douzaine d’années, qui participaient à cette sortie scolaire dans une ferme où se trouvaient en visite deux classes de sixième, comptant l’une 19 élèves et l’autre 20, avec trois accompagnateurs.

      Source : http://france3-regions.francetvinfo.fr/nord-pas-de-calais/nord/effondrement-d-un-stock-de-mais-pont-sur-sambre-des-col

  • #EDF paie 220 000 euros le silence sur un #accident_du_travail
    https://www.mediapart.fr/journal/economie/280116/edf-paie-220-000-euros-le-silence-sur-un-accident-du-travail

    Pour qu’elle renonce à toute poursuite devant les tribunaux et à toute action pouvant nuire à « la réputation » d’EDF, 220 000 euros ont été versés à la veuve d’un ouvrier décédé sur le chantier du terminal méthanier de #Dunkerque. Deux autres ouvriers y sont morts depuis.

    #Economie

  • Mattmark, tragédie oubliée
    l y a 50 ans, 88 ouvriers décédaient sur le chantier du barrage haut-valaisan. Retour sur le drame.

    C’est une page noire de l’histoire de la construction en Suisse. L’accident du travail le plus grave que notre pays ait connu. Le 30 août 1965, 88 personnes âgées de 17 à 70 ans meurent sur le chantier de #Mattmark, situé dans le Haut-Valais, à 2200 mètres d’altitude. Les victimes – 56 Italiens, 23 Suisses, 4 Espagnols, 2 Allemands, 2 Autrichiens et un apatride – construisent un barrage dont les travaux ont débuté dix ans plus tôt. Ce jour-là, vers 17 h 15, près de deux millions de mètres cubes de glace et d’éboulis se détachent du glacier de l’Allalin, situé juste en dessus. En moins de trente secondes, les baraques du chantier sont submergées par l’équivalent de 5000 maisons familiales....
    http://www.tdg.ch/suisse/Mattmark-tragedie-oubliee/story/26319867

    #suisse #Valais #accident_du_travail

    • Prévu dans le plan d’économies du gouvernement, le gel des rentes versées aux victimes d’accidents du travail et aux patients souffrant de maladies professionnelles est jugé « totalement inacceptable » par l’Association des victimes de l’amiante. Cette dernière demande le retrait de cette mesure qui devait faire économiser 700 M€ en deux ans et demi.

    • Mais l’Andeva demande purement et simplement le retrait de toute la mesure. « (Elle) va frapper de plein fouet les salariés et des retraites aux revenus modestes, dont les conditions de travail ont altéré l’intégrité physique et la santé », déplore l’association. Cette dernière demande que ce soit les employeurs responsables de ces maladies qui soient mis à contribution, plutôt que les victimes.

  • Les accidents du travail en baisse... sauf pour les femmes
    http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2014/03/25/les-accidents-du-travail-en-baisse-sauf-pour-les-femmes_4389286_4355770.html

    Les accidents au travail concernant les femmes ont beaucoup plus augmenté que pour les hommes en dix ans. C’est ce que montre une analyse des chiffres de l’Assurance maladie, réalisée par l’Anact (Agence nationale pour l’amélioration des conditions de travail) qui a choisi de « chausser les lunettes du genre ».

    #accident_du_travail #femme #femmes #travail

  • Des pieds au cerveau, le #football_américain fabrique des infirmes | Rue89 Sport
    http://www.rue89.com/rue89-sport/2013/06/12/pieds-cerveau-football-americain-fabrique-infirmes-242717

    Comme lui, des milliers de retraités de la NFL ressentent dans leur chair les séquelles d’une carrière faite de plaquages et de chocs frontaux à pleine vitesse. Selon une récente enquête du Washington Post, près de neuf anciens joueurs sur dix souffrent ainsi de douleurs quotidiennes. Et 91% d’entre eux estiment que le football américain en est la cause.

    Dans cette enquête, réalisée auprès de 500 joueurs, on apprend aussi que neuf retraités sur dix ont connu une commotion cérébrale grave, et 60% au moins trois.

    Les chiffres de la NFL sont tout aussi révélateurs. Sur la période 2002-2011, plus de 30 000 blessures ont été recensées. Soit une et demie par joueur et par saison. Et la tendance n’est pas à la baisse, puisque 4 500 blessures ont entaché la seule année 2011.

    En décembre dernier, l’Université de Boston a révélé que 34 des 35 cerveaux d’ex-joueurs pros qu’elle avait examinés étaient atteints d’encéphalopathie traumatique chronique (ECT), une dégénérescence cérébrale liée aux commotions et détectable uniquement post-mortem. Par ailleurs, selon la revue Neurology, la probabilité pour les anciens joueurs de football de mourir de la maladie d’Alzheimer est quatre fois supérieure à la moyenne.

    #sport #accident_du_travail (non reconnu) #santé