• https://www.youtube.com/watch?v=GFoTT0cpzx4

      Racconta Stefano Massini:

      “L’uomo nel lampo” è un dialogo in musica. C’è un padre morto giovanissimo in un incidente sul lavoro, uno di quelli che funestano le nostre cronache, senza far notizia al punto tale che neppure destano più scandalo perché il lavoro è diventato un far west e i diritti sono un lusso. L’assuefazione alle cosiddette morti bianche è ormai un dato di fatto, e con questo brano di teatro-canzone tentiamo di sollevare il velo della narcosi. La canzone è un piccolo ritratto di vita, drammatica perchè cristallizza un dialogo impossibile: da quella fotografia appesa in salotto, il padre non smette mai di parlare al figlio, che nel frattempo cresce nella leggenda di quel papà “morto dentro un lampo”. È un nuovo capitolo della collaborazione che da anni mi lega a Paolo Jannacci, e che dal 2020 ci ha visti nei teatri di tutta Italia con le repliche di “Storie” del Piccolo Teatro di Milano. Questa collaborazione mi rende ancora più fiero dal momento che si inscrive nella scia di un impegno civile, quello sulle morti cosiddette “bianche”, che tante volte ho denunciato anche per ragioni familiari.

      Aggiunge Paolo Jannacci:

      “Riuscire a tutelare e tutelarsi nel mondo del lavoro ci sottrae dalla meschinità che spesso ci domina. “L’uomo nel lampo” è un piccolo contributo in chiave poetica, per non dimenticare chi è morto sul lavoro e per mantenersi sempre in guardia, perché ne va della nostra vita. L’Italia è una Repubblica democratica fondata sul lavoro, ma spesso ce ne dimentichiamo. Altro non posso dire perché sono solo un saltimbanco… Ma si sa: i saltimbanchi, da sempre, raccontano amare verità”.

      –---

      Ehi, ehi Michè,
      Sono io Michè, questa voce lontana
      Dicono, sai la vita è strana
      Ma più che strana è proprio bastarda
      Ed io lo so perché mi riguarda

      Da quando il mio filo si è rotto
      Sono una foto appesa in salotto
      E in quella foto oltretutto...
      Ma dai Michè son così brutto:
      Occhi chiusi, viso scuro...
      Che se mi avessero detto giuro
      «Questa foto resterà di te»
      Accidenti Michè, mi sarei messo in posa
      1,2,3, flash, perfetto
      Sono io, sì,
      sono l’uomo di cui ti hanno detto
      Che un lampo mi portò via
      E di me non resta, che una fotografia

      C’era una volta un uomo che vide come un lampo
      sorrise e alzò le mani come per abbracciarlo
      L’uomo nel lampo che non è più tornato
      Lo videro in quel lampo e lì si è addormentato
      Proprio quel lampo che portò via mio padre
      e che da quel momento è musica nel vento

      Sai Michè,
      non è che sono solo in questo posto
      C’è più folla che a Rimini ad agosto
      Tutti come me finiti fuori pista
      Tutti fuori dalla lista
      Tutti con il marchio addosso di questo paradosso
      Che il lavoro porta sotto terra
      e l’operaio muore come in guerra

      Ma io Michè, io che ridevo anche dei guai
      io, che la battuta non mi mancava mai,
      Quando mi dicono: «la fabbrica è una miniera»
      Rispondo «No, piuttosto è una galera»
      Perché loro si fanno l’ora d’aria
      e pure noi, nel senso che saltiamo in aria
      E nelle fiamme di sei metri e via..
      Passi da uomo a fotografia.

      C’era una volta un uomo che vide come un lampo
      sorrise e alzò le mani come per fermarlo
      L’uomo nel lampo che non è più tornato
      Lo videro in quel lampo

      Questo lampo non ha odore ne colore
      Il lampo uccide ma senza far rumore
      Poi ti guardi ad uno specchio
      E lì vorresti perdonare

      E vabbè, basta dai...
      Da questa foto mi guardo intorno
      E non ho smesso un solo giorno
      in silenzio fotografato e muto di dirti:
      «Ciao Michè, sono il padre che non hai conosciuto»

      #accidents_de_travail #travail #mourir_au_travail #musique #chanson #musique_et_politique #Stefano_Massini #Paolo_Jannacci #morts_blanches

  • Face à l’intensification du travail, les jeunes plongent dans un malaise profond : « Je m’enfonçais dans le travail, je n’avais plus de distance »


    PAUL BOUTEILLER

    Tâches absurdes, rythme intense, précarité de l’emploi, absence de seniors pour les guider… les transformations du monde professionnel génèrent de la souffrance chez les jeunes salariés. Le nombre d’arrêts-maladie explose chez les moins de 30 ans.

    Lorsque Robin (certains prénoms ont été modifiés) se rend chez son médecin, courant 2022, il ne pense pas en ressortir avec un #arrêt_de_travail. A seulement 27 ans, cette option ne semble même pas pouvoir traverser l’esprit de ce chef de projet dans une agence de création de sites Web. « J’avais poussé la porte de son cabinet pour avoir des somnifères, dans l’espoir de retrouver le sommeil et de continuer à fonctionner au boulot. » Mais le fait est qu’il ne peut plus continuer, l’alerte alors le professionnel de #santé. Robin a été essoré par le surcroît de travail dans la start-up où il est salarié, qui connaît alors une croissance fulgurante, au point d’avoir vu ses effectifs tripler en quelques mois et son portefeuille clients s’étoffer plus encore.

    Face à la pression mise sur son équipe, très jeune comme lui et peu accompagnée par des seniors, il a développé des symptômes d’anxiété professionnelle de plus en plus invalidants. Sans « les outils adéquats » et surtout « sans le temps nécessaire » pour répondre aux demandes grandissantes de #clients au profil nouveau, il passe ses nuits à se repasser les difficultés éprouvées dans la journée, et se rend le matin au travail la boule au ventre. Avant son arrêt, il se surprend à fondre en larmes à plusieurs reprises après des rendez-vous clients. « Dans le bureau du médecin, j’ai mesuré que la situation avait vraiment dérapé », souffle Robin, qui a dû être arrêté durant un mois.

    Etre contraints de se mettre sur pause dès le début de leur vie professionnelle : de nombreux jeunes diplômés y sont désormais confrontés. La santé au travail se dégrade ces dernières années, et en particulier pour les plus jeunes. Alors que le nombre d’arrêts-maladie atteignait un niveau record en 2022, comme le constataient deux études parues cet été, la progression la plus frappante concerne en effet les moins de 30 ans. Selon l’une d’elles, publiée par le cabinet de conseil WTW en août à propos du secteur privé, le taux d’absentéisme – un indicateur RH qui prend (notamment) en compte les #arrêts-maladie, les #accidents_de_travail, les #absences_injustifiées – dans cette tranche d’âge a augmenté de 32 % en quatre ans, avec un bond important chez les cadres.

    Si aucune de ces études ne détaille les motifs de ces absences, la Sécurité sociale note que les premières causes des arrêts longs prescrits en 2022 relevaient de troubles psychologiques, comme l’anxiété, la dépression ou l’épuisement. Et, en la matière, d’autres enquêtes concordent : les jeunes sont bien touchés de plein fouet par une dégradation. Chez les 18-34 ans, les arrêts liés à la souffrance au travail ont ainsi bondi de 9 %, en 2016, à 19 %, en 2022, selon un baromètre du groupe mutualiste Malakoff Humanis. La consommation de somnifères, d’anxiolytiques ou d’antidépresseurs par les salariés de moins de 30 ans a également doublé entre 2019 et 2022, précise cette étude.

    https://www.lemonde.fr/campus/article/2023/10/30/face-a-l-intensification-du-travail-les-jeunes-plongent-dans-un-malaise-prof
    https://archive.ph/yNJPw

    #précaires #présentéisme #management #intensification_du_travail #sous-effectifs #télétravail #concurrence #isolement #travail #précarité_de_l’emploi #emploi #santé_au_travail #violence_économique

  • « Les accidents du travail tuent en silence »

    deux salariés meurent chaque jour dans le cadre de leur activité professionnelle.

    Les accidents de la route, première cause d’accident mortel au travail

    Une commission dédiée estime que la moitié des accidents du travail ne sont pas déclarés comme tels

    « Le Covid-19 est en train de produire un gigantesque accident du travail » [lui aussi invisibilité, hors catégorie]

    une série d’articles trouvés là
    https://justpaste.it/4pvxj

    qui compile de nombreuses données et relève des processus d’#invisibilisation du phénomène

    #Travail #Transports #trajets #le_travail_tue #accidents_de_travail

    • C’est effectivement une donnée, très visible sur le terrain, et qui est souvent évacuée par les employeurs.
      J’en ai fait l’expérience, alors que j’étais encore salarié et représentant du personnel (je suis retraité depuis quelques semaines) d’une ville (les Lilas, dans le 93) :

      https://cgt-territoriaux-leslilas.org/IMG/pdf/cr_ctp_1_fevrier_2021.pdf

      Comme déjà indiqué lors de l’examen du poste de chargé∙e de mission égalité et lutte contre les
      discriminations (voir point 4), la lecture du rapport nous a permis de mettre en avant 3 axes de
      travail importants en matière de résorption d’inégalité entre les collègues femmes et hommes :
      ➢ Résorption de l’inégalité salariale entre les femmes et les hommes travaillant pour la collectivité, notamment pour les cadres A.
      ➢ Résorption de l’inégalité en matière de santé, en particulier les arrêts de maladie qui touchent les femmes de façon plus importante que les hommes.
      ➢ Résorption de l’inégalité concernant la précarité, car le nombre de femmes contractuelles et travaillant à temps non complet imposé (ce qui n’est pas le temps partiel) est plus important proportionnellement que celui des hommes.

      L’employeur public, quand il s’agit, de surcroît d’une collectivité territoriale « de gauche » en milieu urbain plutôt favorisé, estime qu’il se doit d’être « exemplaire » en matière d’égalité entre les femmes et les hommes, ce qui le conduit à adopter au travers de communication flatteuse et autopromotionnelle, une attitude de déni des plus caricaturales quand on lui met le nez dans son caca.

      Ce sujet fera l’objet d’un billet sur mon nouveau blog perso.

    • J’avais cru voir que les charges des maçons avaient fait l’objet de règlementations (limitation de la taille des sacs de 50 à 30  kg, un truc dans le genre), par contre les aides ménagères et soignantes qui doivent parfois se cogner des corps de vieux de 80 kg et plus toutes seules et sans matos… que dalle pour les protéger. Ou les caissières, qui gagneraient tellement mieux en étant payées à la tonne…

  • La hausse des prix des carburants plonge les services d’aide à domicile dans une situation « critique »

    Pour les professionnels du secteur, la mesure gouvernementale qui va baisser à partir du 1er avril de 15 à 18 centimes le prix du litre à la pompe, ne suffit pas.

    Il y a celles qui écrivent des mails, celles qui déclinent les interventions éloignées, celles qui refusent les remplacements, celles qui démissionnent, celles qui n’ont même pas embauché… « A partir du 20 du mois, on a aussi des salariées qui nous disent “je ne peux plus travailler d’ici à ce que je touche ma paie” », constate Amir Reza-Tofighi, président de la Fédération des services à la personne et de proximité (Fedesap) qui représente plus de 3 000 entreprises. « On est un peu en alerte générale, confie Marie-Reine Tillon présidente de l’Union nationale de l’aide, des soins et des services à domicile (UNA), plus de 800 structures associatives ou publiques. Nous avons toujours eu des difficultés à recruter et des démissions, mais ces dernières semaines on constate une accélération. »

    Alors que 150 000 salariés manquent déjà dans le secteur, la hausse des prix du carburant met l’aide à domicile, où l’usage de la voiture est incontournable, dans une situation délicate. La plupart des salariées (plus de 400 000 en France, essentiellement des femmes) circulent en effet avec leur propre véhicule entre les logements des personnes en perte d’autonomie qu’elles assistent. Elles payent le carburant sur leur tout petit salaire, puis, selon les conventions collectives, sont remboursées de 0,22 à 0,35 euro du kilomètre, un montant censé couvrir l’amortissement du véhicule, l’entretien, l’assurance, et le prix du carburant. Cette indemnité n’a pas varié depuis dix ans. Elle ne prend donc pas en compte la récente envolée des prix à la pompe.

    « On est pris à la gorge », résume Amandine Batelier, aide à domicile, qui parcourt jusqu’à 800 km par semaine, sur les routes de l’Oise avec son diesel. Quatre pleins par mois avec un gazole à plus de 2 euros le litre c’est 400 euros à avancer sur les 1 250 euros net qu’elle gagne pour son temps partiel. « Maintenant quand on fait les courses, on y va avec la calculatrice ! Depuis vingt ans que je suis avec mon conjoint, ça ne nous était jamais arrivé », confie, effarée, cette mère de trois enfants de 4 à 10 ans.

    Elle a alerté ses responsables par mails et courriers. « On se bat à la hauteur de nos moyens. Je peux me mettre en grève sur mes heures de ménage, ce n’est pas vital. Mais je ne me vois pas renoncer à changer la couche d’un papy le matin. »
    La mesure gouvernementale qui va réduire d’au moins 15 centimes le prix du litre à la pompe à partir du 1er avril est pour elle « déjà une petite économie ». Mais cela effacera tout juste la hausse du gazole sur les deux dernières semaines.

    « Il est désolant que le gouvernement n’ait pas eu un geste spécifique pour notre secteur, regrette Eric Fregona de l’Association des directeurs au service des personnes âgées (AD-PA). Pour les pêcheurs, les routiers, les agriculteurs ou les travaux publics, des enveloppes de 30 à 550 millions d’euros ont été débloquées. « Encore une fois, nos salariées sont les oubliées », fustige Amir Reza-Tofighi. « Contrairement à d’autres nous n’avons pas la capacité de bloquer les routes ou les dépôts pétroliers », remarque Marie-Reine Tillon.

    « Situation critique »

    Pour faire face, « on bricole », dit-elle. Les structures qui le peuvent ont proposé des aides ponctuelles. C’est le cas du réseau de l’aide à domicile en milieu rural (ADMR), qui vient d’augmenter de deux centimes l’indemnité kilométrique jusqu’au 31 mai, avec effet rétroactif au 1er février. « On a fait nos calculs : on peut le financer pendant quatre mois, mais on ne pourra pas en faire une mesure pérenne », précise Laurence Jacquon, directrice adjointe de l’ADMR. L’employeur d’Amandine Batelier va aussi passer son indemnité de 0,35 à 0,37 euro du kilomètre, pour mars et avril. « Apparemment ils ne peuvent pas faire plus », soupire-t-elle.

    « Nous avons peu de marge de manœuvre. Les situations financières des entreprises comme des associations sont très difficiles car le secteur est sous-financé », rappelle Amir Reza-Tofighi. Il n’est pas possible d’augmenter unilatéralement le prix des prestations, dont les tarifs sont encadrés. Toute modification pérenne doit être agréée par l’Etat et pouvoir être supportée financièrement par les départements, acteurs principaux de l’aide à l’autonomie.

    « Les employeurs n’ont plus les moyens de retenir les professionnelles. La situation est critique », insiste Eric Fregona. « Le secteur est à bout de souffle, renchérit Amir Reza-Tofighi. Quand ça va exploser, il ne faudra pas nous dire que nous n’avions pas alerté. »

    Nul ne se berce d’illusion sur les chances d’obtenir d’engagement politique fort à dix jours du premier tour de la présidentielle. Au cabinet de la ministre déléguée chargée de l’autonomie, on indique que Brigitte Bourguignon a bien « identifié le sujet ». Et qu’elle invite les acteurs « en capacité » de le faire, à imiter l’initiative de l’ADMR.

    https://www.lemonde.fr/economie/article/2022/03/31/la-hausse-des-prix-des-carburants-plonge-les-services-d-aide-a-domicile-dans

    « Il est temps de reconnaître le travail des aides à domicile » (22 septembre 2021)

    Un collectif d’universitaires et de féministes, dont l’écrivaine Annie Ernaux et la sociologue Dominique Méda, plaide, dans une tribune au « Monde », pour la création d’un grand service public de l’aide à l’autonomie ainsi que pour la revalorisation des salaires et des carrières de celles qui ont été les « grandes oubliées » du Ségur de la santé.

    Aides à domicile : la « révolution salariale » engendre des « différences de traitement »

    L’augmentation salariale annoncée en septembre ne s’applique qu’aux salariés du secteur associatif. Dans l’Aisne, 58 % des personnels ne sont pas concernés.

    https://justpaste.it/98zvk

    #travail #salaire #femmes

    • La vieille, avenir de l’homme : "Des femmes de 70 ans [postulent sur des postes d’auxiliaires de vie] pour compléter leur retraite"

      « A l’Ehpad, j’aurais décliné plus vite ! » : dans les Pyrénées, en tournée avec des auxiliaires de vie, Camille Bordenet (Vallées d’Aure et du Louron, Hautes-Pyrénées, envoyée spéciale)

      Dans les vallées d’Aure et du Louron, comme dans le reste du pays, le secteur de l’aide à domicile peine à recruter. Le métier est difficile, peu rémunéré, et pourtant essentiel pour les personnes âgées dépendantes.

      Au travers des dentelures de la chaîne des Pyrénées, les premiers rayons détourent des ombres portées sur les pâturages et les fermes coiffées d’ardoise. Chasuble bleue floquée du sigle de l’Aide à domicile en milieu rural (ADMR), Fabrice Gaillard, auxiliaire de vie, n’a pas le loisir d’admirer les jeux de lumières sur les vallées d’Aure et du Louron, aux confins du pays.

      Son contre-la-montre, ou plutôt contre la badgeuse – une pointeuse avec GPS –, a commencé une demi-heure plus tôt en quittant son domicile, à plus de 20 kilomètres. Premier arrêt éclair au bureau de son employeur, l’ADMR d’Arreau et ses vallées, pour revoir le plan d’aide d’un bénéficiaire. Puis il file direction le village de Vielle-Aure (Hautes-Pyrénées).

      « Bonjour Marie-Thérèse ! » Dans son lit médicalisé, la vieille dame aux cheveux de neige sourit, heureuse de retrouver son auxiliaire de vie. Partenaire de longévité, pourrait-on dire : Marie-Thérèse Guilbaud aura bientôt un siècle. Elle le doit, estime-t-elle, au bonheur de vieillir sereine dans sa maison au creux de ses montagnes. « A l’Ehpad, j’aurais décliné plus vite », dit-elle en se repeignant dans son lit.

      Les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad), Fabrice Gaillard non plus n’a pas voulu y postuler, lorsqu’il a choisi le secteur de l’aide à domicile, après l’arrêt de son exploitation de canard gras, il y a deux ans. L’une de ses filles y travaille comme aide-soignante. « Je préfère l’usure de la route à celle de travailler à la chaîne. Au domicile, on a encore du temps pour être un soutien moral. » Fabrice veut offrir à ses bénéficiaires ce qu’infirmières et aidants de vie ont permis à son père, atteint d’une tumeur : rester chez lui, jusqu’au bout.

      « On continue pour eux »

      Treize kilomètres de zigzags escarpés plus haut, aux pieds de la station de Piau-Engaly et de la chapelle des Templiers, le village d’Aragnouet est le dernier avant l’Espagne. Gisèle Tabouni, 58 ans, blouse lilas, prépare la chambre de Justin Valencian, berger de 92 ans « né dans cette maison », puis file remuer la purée chez la voisine de la ferme d’en face, sous respirateur devant Cyril Hanouna, dans un intérieur modeste. Exploitant de vaches Casta en difficulté, son fils Eric Péclose aurait du mal à s’occuper seul d’elle, dit-il. « Non mais franchement, vous les voyez, tous, à l’Ehpad ? », demande Gisèle. Sept ans qu’elle monte « là-haut », là où il faut chausser les pneus neige l’hiver, rebrousser chemin parfois et laisser les bénéficiaires se débrouiller. « Faudrait leur fournir un hélico », plaisante à moitié Eric. L’ADMR d’Arreau couvre une superficie étendue : 46 communes, quatre secteurs, trois combes.

      Avant, Gisèle Tabouni tenait un bar-tabac avec son mari, dans le Lot-et-Garonne. « En arrivant, je pensais faire ce boulot un an. Puis on continue pour eux, malgré tout. » Malgré le manque d’effectifs, les plannings morcelés, la frontière des tâches pas toujours claires, les repas « dans la bagnole »… Malgré les 1 600 euros en temps partiel, dont 400 partent en essence, avec un litre à plus de 2 euros, plus ses trois crédits, dont un sur sa voiture achetée après que la précédente l’a lâchée en tournée. Son salaire a bien été augmenté de plus de 300 euros à l’automne 2021, de manière « inespérée » – les aides à domicile du secteur associatif ont bénéficié d’une revalorisation salariale de 13 % à 15 %. « Ça soulage sur le coup, mais c’est englouti en essence », dit-elle.

      Sur ce front-là, le gouvernement a annoncé une baisse de 15 à 18 centimes le litre, mais n’a pas fait de geste spécifique pour les aides à domicile. Sur préconisation de l’Union nationale de l’ADMR, la Fédération des Hautes-Pyrénées a augmenté leur indemnité kilométrique, d’ordinaire à 35 centimes – censés couvrir entretien, assurance et carburant –, de six centimes, pour quatre mois.

      Des compensations qui semblent maigres quand Gisèle, 1,54 mètre et 50 kg, évoque ses douleurs, les « couteaux » qui lui lacèrent le dos, les boutons de fièvre et l’ibuprofène « pour tenir ». Car elle les aime, ses anciens. Ses collègues aussi. Elle pense à « toutes les autres », ces femmes qui, pour un smic, portent à bas bruit et à bout de bras le vieillissement d’une population que l’on voudrait maintenir à demeure.

      Devant l’entrée de l’ADMR d’Arreau, un tableau d’écolier implore : « URGENT : l’ADMR recrute auxiliaires de vie. » Dans l’ensemble du pays, 150 000 salariés manquent au secteur. La petite association compose avec les arrêts de travail, les accidents, les démissions, les demandes de dossiers en souffrance et la surcharge de celles qui pallient… avant de s’épuiser à leur tour. Démuni, le président bénévole, Louis Anglade, un ancien de La Poste, a fait appel à un cabinet de coaching « pour tenter d’améliorer le bien-être de nos filles ». Il serait aussi question de les équiper de véhicules de fonction, mais la location, onéreuse, est repoussée… « Le secteur est sous-financé, les assos manquent de moyens », dit-il. Les « filles » d’Arreau s’estiment déjà « bien loties », avec une structure à l’écoute.

      Lutte pour la reconnaissance

      C’est plutôt ceux « d’au-dessus » qu’on pointe du doigt. « Notre revalorisation ? Du foutage de gueule, tranche Véronique Durrieu, 59 ans, dont dix dans le métier, en faisant goûter Serge, en fauteuil roulant. S’ils veulent recruter : salaire minimum de 2 000 euros à toutes, voiture de service, primes de pénibilité. » La voilà qui court faire les courses d’un autre. « Hop hop », re-voiture, re-escaliers, re-badge, emmener aux toilettes une autre, re-voiture, retour chez Serge pour le dîner.

      Ses enjambées souriantes masquent une sciatique depuis qu’un bénéficiaire de 160 kg lui est tombé dessus : un transfert du fauteuil roulant à la chaise percée, « j’avais pourtant tout bien manœuvré ». Une autre fois, elle a glissé sur du verglas. La profession est celle qui compte le plus d’#accidents_de_travail, devant le BTP. Après un mois d’arrêt, cette « Shiva » à plusieurs bras a renfilé sa blouse, gardant son vendredi pour de la rééducation,« sinon, les collègues et les bénéficiaires font comment ? ». Fabrice Gaillard déplore que les hommes soient trop rares, à cause du « cliché de la boniche, or ça demande de la force physique ».

      Après cinq mois de CDD, Typhanie Rouch, 21 ans, capitule. « Pas envie de finir avec le dos en compote », dit-elle en supportant, pour la dernière fois, les relents d’une cuisine jonchée de détritus et de vaisselle sale. « 7 h 30-19 h 30, pas le temps de voir mon copain, de faire mes courses. Et l’ingratitude de certains vous pousse à bout. » Elle est diplômée d’un bac pro de service à la personne. Pour la suite, elle a trouvé un CDD saisonnier. Ses collègues la regrettent déjà. « On va se retrouver qu’entre vieilles, mais à 20 ans je ne l’aurais pas fait non plus, à ce tarif », admet Gisèle Tabouni. Des femmes de 70 ans toquent à l’ADMR pour compléter leur retraite, « voyez la misère ? », dit Véronique. Sa retraite, elle l’attend, même si ça doit être 600 euros, « pour retourner en Grèce, ça suffirait ».

      En attendant, la lutte pour la reconnaissance continue, emmenée par un collectif national créé en 2020 – La force invisible des aides à domicile –, au sein duquel s’investit Christine Fourcade, vingt-six ans d’ADMR à Arreau et une épicondylite au coude. Cette ancienne a vu les cadences tripler, comme celle de son mari à l’usine. Notamment depuis la création de l’Aide personnalisée d’autonomie, en 2002. « On encourage le maintien à domicile, mais sans nous donner les moyens. » Moyens qui devraient aussi être adaptés aux territoires ruraux enclavés.

      La présidentielle ? Soupirs. Ils écoutent d’une oreille la télé, chez leurs bénéficiaires. Evoquent Nathalie Artaud (Lutte ouvrière), Fabien Roussel (Parti communiste), Marine Le Pen (Rassemblement national), Emmanuel Macron… « ou peut-être une rando ». De leurs blouses, ils n’entendent pas parler, ou si peu. « A part [François] Ruffin, mais il est isolé, regrette Fabrice Gaillard. Alors que sans nous, certains aînés seraient en train de dépérir en Ehpad. Ils ont travaillé toute leur vie pour se payer leur maison, ils ont le droit d’y vieillir dignement. »

      https://www.lemonde.fr/politique/article/2022/04/01/a-l-ehpad-j-aurais-decline-plus-vite-dans-les-pyrenees-en-tournee-avec-des-a

  • Soignantes, le grand épuisement
    https://disclose.ngo/fr/article/soignantes-le-grand-epuisement

    A l’hôpital, les infirmières et les aides-soignantes sont les plus touchées par les accidents du travail, et les plus exposées aux risques cancérogènes. Des soignantes doivent encore se battre pour faire reconnaître leurs maladies professionnelles. Lire l’article

  • Lidl : révélations sur un système qui brise ses salariées
    https://disclose.ngo/fr/article/lidl-systeme-brise-salariees

    Selon des documents internes à la multinationale allemande, Lidl évalue et classe ses 1 500 magasins selon leur performance. Un système qui inciterait à ne pas déclarer les accidents du travail des salariées. Lire l’article

  • Aides à domicile, les sacrifiées de la santé
    https://disclose.ngo/fr/article/aides-domicile-sacrifiees-sante

    Le nombre d’accidents du travail chez les aides à domicile a augmenté de 110 % en dix ans. En cause, la précarisation du métier, la course à la rentabilité et les cadences extrêmes. Lire l’article

    • Le secteur associatif, qui emploie 230 000 personnes en France, n’est pas épargné par le mal-être des aides à domicile. Disclose a pu consulter les témoignages recueillis sur Pros-Consulte, une cellule d’écoute psychologique dédiée au milieu associatif. En 2021, 94 % des 1 419 appels reçus ont été émis par des femmes. Leur analyse donne un aperçu saisissant de la situation. Extraits : « Cette aide à domicile se dit en plein burn-out (…) elle sent qu’elle est en plein “pétage de plomb” après des années de travail intense » ; « Madame a été séquestrée hier par une bénéficiaire. Une intervention externe a été nécessaire pour la libérer. » Plus grave encore, le cas d’une femme « agressée sexuellement par le mari d’une bénéficiaire ». La psychologue ayant pris l’appel précise : « Madame a écrit un mail à sa direction pour relater les faits. Elle n’a toujours pas été contactée. Elle est en état de choc. »

      L’épuisement au travail finit parfois même par tuer. Comme ce jeudi 26 mai 2016, dans un petit village du Jura. Ce jour-là, Christine Rozet a succombé à un arrêt cardiaque au cours d’une intervention chez des personnes âgées. Agée de 58 ans, elle travaillait depuis treize ans pour le compte de l’association d’Aide à domicile en milieu rural (ADMR), près de 94 000 salariés répartis sur toute la France. « Le jeudi, c’était sa grosse angoisse. Elle commençait très tôt et finissait très tard, se remémore sa fille, Maryline Rozet, 39 ans. Le midi, elle mangeait en roulant dans sa voiture. »

  • « Silence, des ouvriers meurent » : sur les chantiers du Grand Paris, des accidents de travail à répétition | Pierre Jequier-Zalc
    https://basta.media/Accidents-du-travail-chantiers-Grands-Paris-Jeux-Olympiques-silence-des-ouv

    Basta ! a recensé au moins quatorze accidents du travail graves, dont quatre ayant entraîné la mort d’ouvriers, sur les chantiers liés au Grand Paris et aux Jeux olympiques. Le recours à l’intérim et à la sous-traitance en cascade pose question. Source : Basta !

  • Révélations sur la souffrance des femmes au travail
    https://disclose.ngo/fr/article/revelations-souffrance-femmes-travail

    En l’espace de vingt ans, la santé des femmes au travail s’est lourdement dégradée. Premières victimes de ce fléau invisibilisé par les pouvoirs publics : les travailleuses essentielles. Lire l’article

  • Le temps des ouvriers. Le temps de l’#usine (1/4)

    Du début du XVIIIe siècle à nos jours, Stan Neumann déroule sur plus de trois siècles l’histoire du monde ouvrier européen, rappelant en une synthèse éblouissante ce que nos sociétés doivent aux luttes des « damnés de la terre ».

    Dès le début du XVIIIe siècle, en Grande-Bretagne, une nouvelle économie « industrielle et commerciale », portée par le textile, chasse des campagnes les petits paysans et les tisserands indépendants. Pour survivre, ils doivent désormais travailler contre salaire dans des fabriques (factories) qui rassemblent plusieurs milliers d’ouvriers, sur des métiers appartenant à des marchands devenus industriels. C’est la naissance de la classe ouvrière anglaise. Le travail en usine, le Factory System, où seul compte le profit, impose aux déracinés une discipline et une conception du temps radicalement nouvelles. Avec la révolution industrielle de la fin du XVIIIe siècle, ils subissent un dressage plus violent encore, sous la loi de machines qui réduisent l’ouvrier à un simple rouage.
    Surexploitée et inorganisée, cette classe ouvrière primitive, qui oppose à la main de fer de l’industrie naissante des révoltes spontanées et sporadiques, va mettre plusieurs générations à inventer ses propres formes de lutte, dans une alliance parfois malaisée avec les républicains anglais, inspirés par la Révolution française de 1789. Ses revendications sont sociales et politiques : réglementation du travail des enfants, salaires, durée du temps de travail, liberté syndicale, droit de grève, suffrage universel... Dans les années 1820, après des décennies de combats perdus, une classe ouvrière anglaise puissante et combative semble en mesure de faire la révolution.

    Temps complet
    La classe ouvrière a-t-elle disparu, ou simplement changé de forme, de nom, de rêve ? Conciliant l’audace et la rigueur historique, l’humour et l’émotion, le détail signifiant et le souffle épique, Stan Neumann (Austerlitz, Lénine, Gorki – La révolution à contre-temps) livre une éblouissante relecture de trois cents ans d’histoire. Faisant vibrer la mémoire des lieux et la beauté des archives, célébrissimes ou méconnues, il parvient à synthétiser avec fluidité une étonnante quantité d’informations. Les séquences d’animation, ludiques et inventives, et un commentaire dit par la voix à la fois présente et discrète de Bernard Lavilliers permettent de passer sans se perdre d’un temps à l’autre : celui du travail, compté hier comme aujourd’hui minute par minute, celui des grands événements historiques, et celui, enfin, des changements sociaux ou techniques étalés parfois sur plusieurs décennies, comme le processus de légalisation des syndicats ou du travail à la chaîne. En parallèle, le réalisateur donne la parole à des ouvriers et ouvrières d’aujourd’hui et à une douzaine d’historiens et philosophes, hommes et femmes, « personnages » à part entière dont la passion communicative rythme le récit. On peut citer Jacques Rancière, Marion Fontaine, Alessandro Portelli, Arthur McIvor, Stefan Berger, avec Xavier Vigna comme conseiller scientifique de l’ensemble des épisodes. Cette série documentaire virtuose, où l’expérience intime coexiste avec la mémoire collective, au risque parfois de la contredire, révèle ainsi combien nos sociétés contemporaines ont été façonnées par l’histoire des ouvriers.

    https://www.arte.tv/fr/videos/082189-001-A/le-temps-des-ouvriers-1-4

    #documentaire #film_documentaire #film
    #agriculture #cleasning #nettoyage #industrie #industrie_textile #industrialisation #expulsions_forcées #histoire #Ecosse #UK #exode_rural #déplacés_internes #IDPs #histoire #force_de_travail #classe_ouvrière #Highlands #désindustrialisation #compétition #factory_system #esclavage #Crowley #temps #contrôle_du_temps #salaires #profit #filatures #travail_d'enfants #enfants #femmes #New_Lanark #Robert_Owen #silent_monitor #école #Institut_pour_la_formation_du_caractère #paternalisme #contrôle #tyrannie #liberté_de_commerce #grève #émeute #insécurité_sociale #pauvreté #workhouse #criminalisation_de_la_pauvreté #résistance #Enoch #Great_Enoch #John_Ludd #général_Ludd #luddisme #luttes #insurrection #cadence #progrès_technique #accidents_de_travail #Angleterre #insurrection_luddite #massacre_de_Peterloo #odeur #intercheangeabilité #temps_des_ouvriers

    Sur le silent monitor :

    This small four-sided wooden block was known as a ’silent monitor’ and was used by Robert Owen as a means of imposing discipline at his #New_Lanark_Mills.

    Robert Owen was strongly opposed to the use of corporal punishment, so in order to keep discipline at the New Lanark Mills, he devised his own unique system. The ’silent monitors’ were hung next to each worker in the mills, with each side displaying a different colour. ’Bad’ behaviour was represented by the colour black; ’indifferent’ was represented by blue; ’good’ by yellow; and ’excellent’ by white. The superintendent was responsible for turning the monitors every day, according to how well or badly the worker had behaved. A daily note was then made of the conduct of the workers in the ’books of character’ which were provided for each department in the mills.


    https://www.peoplescollection.wales/items/10456

    New Lanark :

    • Le temps des ouvriers (4/4)Le temps de la destruction

      Stan Neumann déroule sur plus de trois siècles l’histoire du monde ouvrier européen. Dernier volet : dans les années 1930, la classe ouvrière semble plus puissante que jamais. Le succès, en 1936, du Front populaire en France témoigne de cette force. Pourtant, les ouvriers européens vont de défaite en défaite...

      En Espagne, la dictature franquiste, soutenue par Hitler et Mussolini, triomphe en 1939. Puis dans l’Europe asservie, l’Allemagne nazie fait des ouvriers des pays vaincus des « esclaves du XXe siècle » : « travail obligatoire » pour les ouvriers de l’ouest de l’Europe, « extermination par le travail » des juifs, des Tsiganes et des prisonniers de guerre soviétiques.
      Après 1945, la guerre froide génère de nouvelles fractures. En Occident, on achète la paix sociale en améliorant les conditions de vie et de travail dans la plus pure tradition fordiste. À l’Est, le pouvoir est confisqué par des partis uniques qui prétendent représenter les ouvriers tout en les privant des libertés syndicales avec le soutien de l’URSS et de ses tanks. L’espoir renaît dans les années 1970, qui voient fleurir les utopies révolutionnaires, des Lip à Solidarnosc. Mais c’est un chant du cygne. Avec son cortège de misère et de chômage, la désindustrialisation a commencé.

      Temps complet
      La classe ouvrière a-t-elle disparu, ou simplement changé de forme, de nom, de rêve ? Conciliant l’audace et la rigueur historique, l’humour et l’émotion, le détail signifiant et le souffle épique, Stan Neumann ("Austerlitz", « Lénine »", ""Gorki"" – ""La révolution à contre-temps") livre une éblouissante relecture de trois cents ans d’histoire. Faisant vibrer la mémoire des lieux et la beauté des archives, célébrissimes ou méconnues, il parvient à synthétiser avec fluidité une étonnante quantité d’information. Les séquences d’animation, ludiques et inventives, et un commentaire dit par la voix à la fois présente et discrète de Bernard Lavilliers permettent de passer sans se perdre d’un temps à l’autre : celui du travail, compté hier comme aujourd’hui minute par minute, celui des grands événements historiques, et celui, enfin, des changements sociaux ou techniques étalés parfois sur plusieurs décennies, comme le processus de légalisation des syndicats ou du travail à la chaîne. En parallèle, le réalisateur donne la parole à des ouvriers et ouvrières d’aujourd’hui et à une douzaine d’historiens et philosophes, hommes et femmes, « personnages » à part entière dont la passion communicative rythme le récit. On peut citer Jacques Rancière, Marion Fontaine, Alessandro Portelli, Arthur McIvor, Stefan Berger, avec Xavier Vigna comme conseiller scientifique de l’ensemble des épisodes. Cette série documentaire virtuose, où l’expérience intime coexiste avec la mémoire collective, au risque parfois de la contredire, révèle ainsi combien nos sociétés contemporaines ont été façonnées par l’histoire des ouvriers.

      https://www.arte.tv/fr/videos/082189-004-A/le-temps-des-ouvriers-4-4

      #poing_levé #Front_populaire #Espagne #Fígols #mujeres_libres #guerre_d'Espagne #mineurs #alcolisme #violence_domestique #expulsions_collectives #travailleurs_étrangers #Volkswagen #nazisme #extermination_par_le_travail #Berlin #Pologne #Hongrie #superflu #rock_and_roll #mai_68 #Sochaux #Lip #Solidarność #Solidarnosc #Anna_Walentynowicz #printemps_de_Prague #NUM #autonomie_ouvrière #Arthur_McIvor #Margareth_Thatcher #muséification #désindustrialisation #invisibilisation #uberisation

  • 506 Refugees Lose Their Lives in Occupational Homicides in 6 Years

    The Laborers’ Health and Occupational Safety (İSİG) Assembly has released its report on occupational homicides in July 2019. The report has shown that at least 163 workers lost their lives in occupational homicides last month.

    The report has also shared information regarding the refugees and migrants who lost their lives in occupational homicides in the last six years:

    In 2013, 22 immigrants/refugees (2 percent)
    In 2014, 53 immigrants/refugees (3 percent)
    In 2015, 67 immigrants/refugees (4 percent)
    In 2016, 96 immigrants/refugees (5 percent)
    In 2017, 88 immigrants/refugees (4 percent)
    In 2018, 110 immigrants/refugees (6 percent)
    In the first seven months of 2019, 70 immigrants/refugees (7 percent)

    Occupational homicides in the first seven months

    The report has also given details about the refugees and immigrants who died in occupational homicides in the first seven months of 2019.

    Accordingly, of the 1,004 workers who lost their lives in the first seven months, 26 workers were from Syria, 23 workers from Afghanistan, four workers from Turkmenistan, four workers from Ukraine, three workers from Uzbekistan, two from Azerbaijan, two from Iran, two from Georgia, one from Czechia, one from Italy, one from Colombia and one from Russia.

    According to the report, 17 of the occupational homicides occured in the sector of agriculture/forestry, eight in municipal/general affairs, eight in construction/road, eight in ships/dock, seven in textile/leather, five in tree/paper, four in chemistry, three in accomodation/entertainment, two in food, two in metal, one in mining, one in press and one in commerce.

    The most frequent causes of death were explosion/burning, being poisoned/suffocated or drowned, traffic/service bus accident, being crushed/trapped under debris and falling from a higher place. While six of the deceased workers were children, nine of them were women.

    The provinces where the highest number of occupational homicides occurred in the first seven months are Ankara, İstanbul and Kocaeli.
    163 occupational homicides in July

    The report has also shared the following information about the occupational homicides that occurred in July 2019:

    At least 163 workers lost their lives in July.
    In the first seven months of 2019, 1,004 workers lost their lives: 159 workers died in January, 127 workers in February, 114 workers in March, 153 workers in April, 163 workers in May, 125 workers in June and at least 163 workers in July.
    Of the 163 deceased workers, 120 workers were wage earners (workers and civil servants) and 43 workers were working on their own behalf (farmers and shop owners).
    While 10 of the deceased workers were women, 153 of them were men. The homicides of women took place in the sectors of agriculture, office, metal, healthcare, accommodation and municipality.
    In July 2019, six child workers, four of whom were younger than 14, lost their lives in occupational homicides. These homicides took place in the sectors of agriculture and commerce.
    Six immigrants/refugees died in occupational homicides. While two of them were from Syria and two of them were from Turkmenistan, two workers were from Italy and Georgia each.
    The sectors with the highest number of occupational homicides were agriculture, construction, transportation, municipal/general affairs, commerce/office, metal and mining.
    The most frequent causes of death were traffic/service bus accident, being crushed/trapped under debris, falling from a high place, heart attack, electric shock, being poisoned/suffocated and suicide.
    In July, occupational homicides took place in 52 provinces of Turkey, primarily in Kocaeli, Manisa, Aydın, Gaziantep, Ankara, İzmir, Mersin, Samsun, Van, Adıyaman, Konya and Muğla.
    Only one of the deceased was a member of a union.

    The names of the deceased workers

    Alper Kıransoy, İsa Dikme, Serkan Can, Bülent Bayramin, Selahattin Gökbel, Lokman Kahya, Erol Özdemir, Şakir İpek, Mehmet Ali Kubat, Ayhan Yaşar, Mehmet Ali Sönmez, Zeynel Bayazgül, Kazım Vural, Yunus Yıldırım, Şeref Doğramacı, Kazım Vural, İmdat Öz, Güler Adam, Muhammed Emir Bozanoğlu, İlhan Yılmaz, Mustafa Endes, Hasan İğircik, Hakan Kasırga, Hakan Tükkan, Saniye Çağlar, Şems Aybars, Hasan Şimşek, İsmail U., Metin Çomak, Ufuk Kıranlı, Kemal Baştuğ, Bayram Sarı, İbadullah Özdemir, Ahmet Boy, Enis Eken, Nafi Dişli, Nezir Ayvaz, Mustafa Akkaya, Yusuf Çırak, Halil Doğan Mıhçı, Mustafa Dilemen, Mehmet Hasçelik, Hamza Surani, Valid Youssef, Vahdettin Çelik, Hicabi Gül, Sefahattin Bozkurt, Osman Kocaman, Erol Kilit, Mehmet Yanar, Çınar Baysak, Şeref Öktem, Ahmet Yuca, Rahim Aydın, Ali Taş, İsmail Albayrak, Yılmaz Solgun, Metin Durmaz, Erol Güney, Erdoğan Aydın, Muharrem Külah, Ali Osman Güçlü, Zülfikar Can, Mehmet Eroğlu, Orhan Kartal, Osman Ersoy, Süleyman Şen, Mehmet Karataş, Ömer Kazancı, Sinan Erkut, Yahya Cahit Küçükşahin, S.A., Cengiz Yalman, Abdullah Özbey, Sabahattin Güngördü, Mustafa Şahin, Ömer Tepe, Ercan Akgül, Halil Donat, Ömer Koçak, Necati Er, Murat Güraras, İdris Koç, Şerif Özdilek, Ferhat Sertkaya, Şinasi Kurnaz, Mustafa Koç, Roberto Montegurdia, Özlem Çelik, Burhan Asan, Günay Gönülaçar, Ravil Geniyev, Osman Duran, Mehmet Çalar, Ercan Sarıtaş, Özgür Kaya, Ahmet Pekgöz, Adem Kavşut, Alişan Eşref, Mustafa Çelik, Harun Özay, Hüsniye Barutçu Türkdoğan, Aydın Yiğit, Renas Taşkıran, İlyas Yazgan, Musa Turunc, Hüseyin Yıldız, Şeref Doğan, Yunus Doğan, Şakir Koçer, Ali İhsan Yavuz, Hacı Demirkıran, Mustafa Ali Altuntaş, Hasan Akgül, Nizamettin Gürler, Ahmet Ataşlı, İbrahim Bozkurt, Rıdvan Tunç, Hasan Ali Gürsoy, Ramazan Karaduman, Şenol Yücel, Ramazan Kavuşduk, Nebi Saygı, Mesut Karakülah, Celal Şeneroğlu, Hasan Dede Solak, Osman Sezgin, Rabia Vural, Ramazan Gürel, Sadık Pektaş, Hüseyin Tavşan, Metin Parça, İsmail Derya, Ayaz Güloğlu, Nupelda Güloğlu, Mustafa Güngör, Serdar Şahin, Erkan Kurut, İrem Kurut, Gülbahar Akdeniz, Bekir Aydın, Abdurrahman Balcıoğlu, Hüseyin Barış, Bayram Türkmen, Tülin Türkmen, Abdülhakim Demir, Vali Çevik, Govsettin Türkmen, Furkan Diri, Demir Ali Tekin, Ali Akbaş, Zehra Aydın, Mustafa Nuri Uçar, A.Y., Erdoğan Hoplamaz, Seyfi Şanlı, Sıtkı Atille, Yasin Atille, Ömer İncecik, Mehmet Özsöz, Bülent Gültekin, Hikmet Akdemir and Mehmet Aykut.

    https://bianet.org/english/labor/211250-506-refugees-lose-their-lives-in-occupational-homicides-in-6-years
    #décès #mort #travail #Turquie #réfugiés #asile #migrations #statistiques #chiffres #travailleurs_étrangers #accidents_de_travail
    via @isskein

  • Les arrêts de travail chez Tesla ont doublé en un an
    https://www.20minutes.fr/economie/emploi/2478255-20190321-tesla-trois-fois-plus-arret-travail-2018-2017-firme-voit-

    ACCIDENTS DE TRAVAIL Le nombre de jours d’arrêt pris par travailleur est passé de 35 à 66 entre 2017 et 2018

    Le patron de Tesla, Elon Musk, compte construire une usine en Europe pour produire ses voitures électriques de luxe. Il a cité l’Alsace comme possible lieu d’implantation.

    Les ouvriers de Tesla sont-ils en train de payer le rythme imposé pour augmenter la production ? Les employés de l’usine de Fremont (Californie) ont pris deux fois plus d’#arrêts_de_travail (pour blessures et maladies) en 2018 que l’année précédente, révèle Bloomberg relayé par Numerama ce mercredi.
    Le média américain compte aussi bien les arrêts maladie que les congés sans solde. Dans cette usine, le nombre total de jours chômés a triplé, de 7.619 en 2017 à 22.454 jours 2018, selon un rapport officiel de Tesla transmis à l’Administration de la sécurité et de la santé au travail (OSHA). Les effectifs ayant augmenté de 30%, le nombre de jours chômés par employé a doublé, passant de 35 à 66 jours par an.

    Aucun mort, souligne Tesla

    Tesla a défendu ces chiffres, estimant que l’arrivée du très attendu Model 3 a bouleversé le rythme de travail. « Il y avait donc beaucoup plus d’heures travaillées, plus de personnel de production et plus de risque d’incidents », souligne Laurie Shelby, du service dédié à l’environnement de #travail, à la santé et à la sécurité chez Tesla. Selon elle, le chiffre le plus important est « celui des victimes, et chez nous, il est de zéro ».

    Les deux tiers des incidents sont liés à des traumatismes physiques à cause de la répétition des tâches : blessures au cou, dos, aux épaules dans les poignets et les mains. Pour pallier ce problème, Tesla a imaginé un programme spécifique. A leur retour au travail après un arrêt, les employés changent ainsi de poste, afin de ne pas sursolliciter la partie du corps qui a été blessée.

    #usine #productivité #accidents_de_travail

  • « On ne devrait pas mourir en 2019 en France dans le cadre d’un job étudiant »
    https://www.bastamag.net/On-ne-devrait-pas-mourir-en-2019-en-France-dans-le-cadre-d-un-job-etudiant

    Franck Page est décédé alors qu’il livrait une commande pour Uber Eats dans la banlieue bordelaise. En hommage à cet étudiant de 18 ans, sa famille et de nombreux livreurs à vélo se sont joints lors d’une marche blanche le 27 janvier à Bordeaux. L’accident, qui a eu lieu aux abords d’une bretelle de rocade, questionne sur la dangerosité croissante d’un travail déjà décrié pour sa précarité. Un reportage vidéo publié en partenariat avec la société de production associative Spread Media. Franck Page, étudiant (...)

    #Témoignages

    / #Conditions_de_travail, #Luttes_sociales, #Syndicalisme

  • #Les_Mohamed

    #Jérôme_Ruillier nous fait (re)découvrir l’#histoire de l’#immigration maghrébine à travers des témoignages poignants (en trois parties : les pères, les mères, les enfants), qui rendent compte de la quête d’identité et des effets au quotidien du racisme.

    – Comme il y a un après Maus d’Art Spiegelman qui a révolutionné les consciences, il y aura désormais un après Les Mohamed
    – Une réflexion sur la France d’aujourd’hui, ses évolutions, son métissage, ses peurs, ses nouvelles revendications d’égalité et de justice sociale
    – Un regard d’auteur courageux dans lequel Ruillier n’hésite pas à se mettre en scène avec ses propres doutes, ses interrogations


    http://editions-sarbacane.com/les-mohamed
    #BD #livre #migrations #Algérie #guerre_d'Algérie #France #accords_d'Evian #travailleurs_immigrés #enracinement #contingents #OS #ouvriers_spécialisés #boucs_émissaires #colonialisme #colonialisme #regroupement_familial #solitude #Renault #industrie_automobile #île_Seguin #chaîne_de_montage #syndicat #alphabétisation #analphabétisme #indifférence #retraite #aide_au_retour #nationalité #citoyenneté #second@s #Algérie #Maroc #Douai #Houillère #extractivisme #charbon #mines #Sagenorpa #logement #baraquements #baraques #travail #accidents_de_travail #souffrance #solitude #Givors #guerre_d'Algérie #loi_Stoléru #identité #ZUP #foyer #foyer_de_célibataires #Montfermeil #violence_domestique #sexualité #liberté #arabophobie #discriminations #racisme #xénophobie #mariage_forcé #alphabétisation #cours_d'alphabétisation #cité_de_transit #barbelé #frontières_urbaines #frontières_intra-urbaines #brigade_spéciale #HLM #Nanterre #bidonville #voile #aide_au_retour #17_octobre #police #violences_policières #marche_des_beurs #résistance

  • Hausse du nombre d’accidents du travail : les femmes en première ligne - Osez le féminisme
    http://osezlefeminisme.fr/hausse-du-nombre-daccidents-du-travail-les-femmes-en-premiere-ligne

    La branche “accidents du travail / maladie professionnelle” de la sécurité sociale s’apprête à publier son rapport annuel qui révèle une hausse du nombre d’accidents du travail en 2014 et 2015 (+3000 accidents constatés). Ces accidents concernent les métiers « d’aide à la personne ».

    Que sont ces métiers d’aide à la personne ? Ce sont les aides soignant.e.s, les assistant.e.s maternel.le.s, les auxiliaires de vie (3ème âge, etc.). Autrement dit, ce sont des métiers dits “féminisés”, car occupés dans l’immense majorité des cas par des femmes. En effet, sur 87 familles de métiers recensées, les femmes sont concentrées dans 13 d’entre elles. Une étude de l’INSEE, reprise dans le rapport “agir pour la mixité des métiers” du CESE, révèle les statistiques suivantes :

    97,7% des assistant.e.s maternel.le.s sont des femmes ;
    70,5% des agents d’entretien sont des femmes ;
    90,4% des aides-soignant.e.s sont des femmes ;
    94,3% des employé.e.s de maison sont des femmes.
    Quand la branche AT/MP constate une hausse des accidents du travail dans les métiers d’aide à la personne, ce sont donc les femmes les premières victimes.

    Osez le féminisme ! rappelle que derrière l’appellation “métiers féminisés” se cachent des métiers dévalorisés, sous-payés, alors qu’ils requièrent de vraies compétences : s’occuper d’un enfant en bas âge ou de personnes âgées n’est pas “naturel” pour une femme. Cette représentation relève d’un stéréotype de genre persistant, qui suppose que les femmes sont dotées de prédispositions innées au métiers du care, du soin.

    Beaucoup de ces femmes travaillent dans de très petites structures, quand l’employeur n’est pas un particulier. L’article de France Inter souligne que les accidents du travail ont fortement diminué dans le secteur du bâtiment, essentiellement masculin, grâce à de grandes campagnes d’information et de sensibilisation. Il devient urgent que les pouvoirs publics s’emparent du sujet de la prévention des accidents du travail dans les secteurs à forte prédominance féminine.

    Osez le féminisme ! souligne que ces statistiques sont publiées quelque mois après la promulgation de la loi travail, qui vient, entre autres, casser la médecine du travail. Le texte de loi fait le choix de se concentrer sur les salarié.e.s exposé.e.s à des risques pour la visite médicale d’embauche et les visites périodiques. Or nous savons que les métiers dits féminisés ne sont pas considérés comme étant à risque, au sens du droit du travail. Il serait peut-être temps de reconsidérer cette liste de risques, pour que la santé des femmes au travail soit enfin prise en compte par le monde professionnel.

  • La sécurité, angle mort du travail intérimaire
    http://www.lemonde.fr/entreprises/article/2016/03/01/la-securite-angle-mort-du-travail-interimaire_4874065_1656994.html

    2015, année noire chez ArcelorMittal. Entre avril et septembre, trois salariés sont décédés chez l’aciériste, dont deux à Dunkerque, un site classé Seveso seuil haut. Ces derniers étaient des intérimaires, l’un ayant été recruté par un sous-traitant. Celui-ci, âgé de 21 ans, a été écrasé entre deux wagons au cours d’une opération de déchargement. L’autre, 40 ans, est tombé dans une rigole de fonte en fusion. Le même accident a touché un intérimaire en septembre 2015 à l’usine du groupe de Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône). Cette situation dramatique a conduit la société d’intérim Randstad à retirer, le 30 octobre, 28 de ses #intérimaires de l’usine de Dunkerque, le temps que leurs postes soient « mis au niveau de sécurité attendu », a indiqué cette société d’#intérim. Mais certains se sont réinscrits dans une autre société d’intérim pour pouvoir retravailler à l’usine…

    Les intérimaires forment, globalement, une population plus vulnérable face aux risques professionnels que l’ensemble des salariés. Selon les données de l’Assurance-maladie, l’indice de fréquence des accidents était en effet, en 2014, de 46,5 pour 1 000 salariés de l’intérim, contre 33,4 tous salariés confondus. Quant aux décès, l’intérim représente proportionnellement, en 2014, le double de l’ensemble des travailleurs, avec 32 #morts (pour 774 000 intérimaires), contre 539 (sur 18,6 millions de salariés). S’ajoutent 32 autres décès d’intérimaires dans des accidents de trajet.

    #accidents_de_travail

  • Le gouvernement face à la colère des policiers
    http://www.lemonde.fr/police-justice/article/2015/10/13/le-gouvernement-face-a-la-colere-des-policiers_4788241_1653578.html

    L’ensemble des syndicats de policiers, tous corps confondus – gardiens de la paix et gradés, officiers, commissaires – appellent au rassemblement devant le ministère de la justice, place Vendôme, mercredi 14 octobre, et devant les palais de justice dans le reste de la France.

    Cette mobilisation unitaire, inédite depuis 2001, pourrait réunir au-delà de 5 000 fonctionnaires à Paris. Le chiffre serait important pour une profession contrainte de manifester sans faire grève.

    L’ampleur attendue de ce mouvement, mais aussi surtout le lieu de la manifestation - place Vendôme - et les souvenirs qu’il ravive - en 1983, une manifestation non autorisée avait secoué le gouvernement de gauche - devaient conduire le ministre de l’intérieur à tenter, mardi, de rassurer les forces de l’ordre .

    C’est suite à cette mobilisation policière de 1983, après d’autres #accidents_de_travail, que le PS a investi des sommes faramineuses dans la modernisation et l’équipement de la police.

  • Salarié-es du nettoyage en grève à la BnF
    http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=7670

    Vous êtes usagers/ères, #lecteurs/trices ou agent-e-s à la BnF et vous trouvez naturel de pouvoir travailler et circuler dans un espace propre et entretenu. Mais depuis de nombreux mois, pour nous, #salarié-es en charge du #nettoyage sur le site François Mitterrand, les conditions ne sont plus réunies pour effectuer notre #travail normalement. Cela suffit, aujourd’hui nous avons décidé de cesser le travail et d’entrer en #grève pour nous faire entendre.

    Charge de travail trop lourde, le personnel en a plein le dos !

    Comme tous les 4 ans, le marché de nettoyage du site #BnF François Mitterrand a été renouvelé en 2013. Le budget attribué par la BnF à ces prestations est en baisse par rapport aux marchés précédents. C’est la conséquence de la baisse du budget global de la BnF qu’impose le ministère de la Culture dans le cadre de la politique d’#austérité. Le résultat, c’est que depuis la reprise du chantier par la société #ONET Services, 15 de nos collègues ont quitté le site, notamment suite à des incitations au départ. Les économies réalisées par la BnF et par ONET ne sont pas indolores pour les salarié-es puisqu’elles se font sur notre dos.

    Les prestations à réaliser n’ont pas changé depuis le précédent marché et pourtant aujourd’hui, en personnels de nettoyage, nous ne sommes plus que 45 contre 61 au moment de la reprise du chantier . Le secteur de travail affecté à une seule personne augmente jusqu’à l’impossible à gérer ! Chaque agent-e croule sous une charge de travail intenable, sans compter les incessants ajouts sur nos #plannings pour remplacer des collègues absents. Ces conditions provoquent fatigue nerveuse et physique, et une détérioration de notre état de #santé telle qu’elle engendre aussi des #accidents_de_travail.

    Assez de mépris !