• Estate di #Cultura ai #Quartieri_Spagnoli: il grande #cinema sotto le stelle
    https://informareonline.com/estate-di-cultura-ai-quartieri-spagnoli-il-grande-cinema-sotto-le-s

    Alla #Fondazione_Foqus dei Quartieri Spagnoli, nel bel mezzo della zona di Napoli più mercificata, è sorto controcorrente un complesso di imprese pubbliche e private con l’obiettivo comune di fare cultura. Un moto che non si ferma neanche d’estate, ma anzi la sfrutta per dare ai cittadini una fruizione diversa di quella che è l’esperienza […] L’articolo Estate di cultura ai Quartieri Spagnoli: il grande cinema sotto le stelle proviene da Informareonline, scritto da Luca Capone

    #Approfondimenti #accordi_e_disaccordi #estate_a_corte

  • In nome del business: la metamorfosi della violenza da parte della criminalità organizzata
    https://irpimedia.irpi.eu/mafieglocal-metamorfosi-violenza-criminalita-organizzata

    Oggi in Italia la violenza mafiosa è silenziosa: viene utilizzata come strumento per regolare il commercio al dettaglio e le faide interne ai clan. In Europa, invece, cresce e si sposta anche verso i centri più piccoli L’articolo In nome del business: la metamorfosi della violenza da parte della criminalità organizzata proviene da IrpiMedia.

    #Mafie_e_Criminalità #'Ndrangheta #Calabria #Camorra #Campania #Cosa_Nostra #Mafieglocal #Puglia #Sicilia

    • Governance and trade: Mafias’ multifunctional violence in Italian drug markets

      Systemic violence is a structural feature of drug economies and a key spillover of prohibitionist drug policies. Despite its centrality, the concept is often applied in ways that obscure its distinct purposes, market levels, and organizational contexts. To address this gap, the study examines violence at the intersection of mafia activity and drug markets, focusing on its distribution across market levels (retail, national wholesale, transnational), organizational functions (governance and trade), and rivalry configurations (inter-, intra-, and extra-clan). It draws on a press-based dataset of mafia-related homicides in Italy (2014–2024) to code and analyze these dynamics. Results show that more than half of all mafia homicides are drug-related, mainly tied to governance activities and concentrated at the retail level of the market. This pattern marks a qualitative shift in mafia violence: increasingly selective, embedded in market dynamics, confined to criminal circuits. Statistical analyses reveal significant associations between activity type, market level, and rivalry configuration, indicating that coercion concentrates where regulatory control and market participation intersect. This pattern underscores the multifunctional nature of Italian mafias, which govern markets from within while actively engaging in trade. By grounding this overlap empirically, the study advances theoretical debates on organized crime’s role in shaping illicit economies. It also offers a replicable framework for analyzing drug-related violence in the absence of official statistics.

      https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0955395926000356

  • #Arménie : la #TRIPP, route #Trump promesse de paix et de prospérité

    La TRIPP ou #Route_Trump_pour_la_Paix_et_la_Prospérité_Internationales. Elle doit relier Arménie et #Azerbaïdjan et connecter l’Asie à l’Europe, en contournant la Russie. Donald Trump a convaincu les dirigeants des deux ex républiques soviétiques au nom de la paix. Sur le terrain, tout reste à faire.

    La TRIPP (Trump Road for International Peace and Prosperity) est un peu la route de la soie de Donald Trump. Une liaison entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan qui permettrait de connecter l’Asie centrale à l’Europe en contournant la Russie et l’Iran. Avec d’abord une ligne de chemin de fer puis à terme un réseau multimodal de passage pour l’énergie et la fibre optique. La petite ville de Meghri est sur le tracé de cette TRIPP et rêve d’en devenir la gare principale.
    Paix et Prospérité

    Un bâtiment décrépi dans les herbes folles, sur les bords de la rivière Arax à la frontière avec l’Iran surplombée par les montagnes… Une locomotive rouillée… C’est ce qui reste de la gare de Megrhi, ville stratégique sur le tracé de cette route dite de la paix et de la prospérité voulue par Donald Trump. Armen Davtian était le superviseur de la gare : « Quand j’ai été embauché en 1989, raconte-t-il, c’était encore l’URSS. Tous les trains venant d’Union soviétique et allant en Iran passaient par ici, par notre gare. »

    Il rêve qu’elle retrouve son dynamisme d’antan. Et la TRIPP est pour lui une occasion rêvée. Celle d’ouvrir les frontières de son pays à l’est vers l’Azerbaïdjan et à l’ouest vers la Turquie. « Je salue cette décision, sourit-il. On ne peut plus vivre isolés comme cela de nos voisins. Cela empêche le développement de notre économie. La Turquie et l’Azerbaïdjan ont déjà décidé de lever le blocus de notre pays. » Avant de poursuivre avec assurance : « Cette route TRIPP, elle sera non seulement profitable à l’Arménie mais ce sera aussi la liaison ferroviaire la plus courte, la plus rapide, la plus facile pour relier l’Orient à l’Europe. Peu importe qu’elle s’appelle route Trump ou qu’on lui donne n’importe quel autre nom. L’important c’est qu’elle soit ouverte sans interruption, que nous soyons en paix et que notre pays retrouve la vie. »

    La vie et la paix avec l’Azerbaïdjan. « Nous ne pouvons vivre dans une guerre perpétuelle poursuit l’ancien chef de gare. Nous avons déjà perdu tant de jeunes. On ne va pas oublier mais nous pouvons essayer de dépasser tout cela. »

    La Paix c’est pour lui le mot le plus important dans cet acronyme, TRIPP. Quant à la prospérité… elle n’est pas pour demain, lâche le gérant de la supérette, tout en servant quelques clients, « Ce serait pas mal l’ouverture des frontières, le commerce est toujours important pour les peuples. Mais il faudrait que l’opinion des Arméniens soit prise en compte. Aujourd’hui je pense que ces décisions sont imposées. Il faudra du temps, beaucoup de communication et de confiance mutuelle. »
    "Ils ont pris nos cimetières et nos champs"

    Le fait que les États-Unis s’arrogent 74% des parts du projet durant les 50 premières années fait grincer quelques dents. Et pour que le projet devienne réellement bénéfique, connecte à terme l’Asie à l’Europe, il faudrait que toutes les frontières soient ouvertes. Or l’Arménie reste enclavée. Le financement de cette TRIPP reste aussi à trouver.

    Mais si Meghri s’interroge sur les retombées économiques du projet. Plus haut dans la montagne, dans le village de Nerkin Hand, sur la frontière avec l’Azerbaïdjan, cette perspective de paix avec l’ennemi que l’on voit depuis sa fenêtre est dure à avaler. Les abords de la rivière sont encore minés, Le village a été coupé en deux par la guerre. Les habitants ne peuvent plus se recueillir sur les tombes de leurs proches.

    Shahen montre le cimetière sur son téléphone. Regarde, dit-il, les tombes ont été vandalisées. On ne peut pas être ami avec eux
    « Notre église, nos cimetières tout ça est passé sous le contrôle des Azéris. Tout est à eux. Nous sommes des paysans mais nous ne pouvons plus faire d’agriculture. On peut juste cultiver un lopin de terre devant nos maisons. Faire un peu d’apiculture. Nous ne pouvons pas faire d’élevage. Ils ont pris tous nos champs. »

    La crainte, partagée dans cette région du Syunik, c’est qu’à la faveur de cette route Trump, les Azerbaïdjanais ne viennent coloniser le territoire arménien que Bakou continue à appeler Azerbaïdjan occidental et où le président Alyev parle d’envoyer 300 000 ressortissants. Never, un apiculteur passe avec une ruche sous le bras. La paix et prospérité promises par la TRIPP, très peu pour lui.

    « Je n’y crois pas, tranche t il. Si la route passe par ici, les Azéris sont de tels animaux qu’ils vont toujours venir nous provoquer. Nous allons nous battre. Nous avons tous vu les guerres. Ils nous ont tués et nous les avons tués, ça s’est jamais arrêté. Et ce n’est pas bien, nous voulons la paix. Mais nous sommes toujours des ennemis. Ils ont tué nos enfants. Il faudra des siècles pour oublier. Et je ne sais pas si nous allons y arriver. »

    « L’Iran ne le permettra pas »

    Les promesses de Trump ne passent pas vraiment non plus dans le petit village de Shvanidzor plus au sud proche de l’Iran. Serguei prend le frais avec ses amis auprès de la fontaine. L’exode de dizaines de milliers d’Arméniens chassés du Haut Karabakh par l’armée de Bakou en septembre 2023 et qui ont fui par le corridor de Latchin le hante toujours. « Si Trump pensait autant à l’Arménie, grommelle-t-il, il aurait pu intervenir avant. Il y avait le corridor de Latchin. Pourquoi n’ont ils rien fait à ce moment là ? Pourquoi Trump n’est-il pas venu pour dire qu’il fallait garder cette route ? Il a attendu que les Azéris la prennent. Je ne lui fais pas confiance. Et il n’y a pas que nous. L’Iran non plus ne voudra pas de cette route. Et ne permettra pas à Trump de l’avoir. »

    La guerre contre vient en effet percuter le projet. Anahide Pilibossian, vice-présidente de la Stratégie et du Développement à l’institut de recherche APRI, étudie ce projet de TRIPP. "L’inquiétude de l’Iran, explique-t-elle, c’est : quelle sorte de présence vont avoir les États-Unis ? On nous dit, même côté américain, « Non, il n’y aura pas nos bottes. Les bottes américaines ne seront pas sur le territoire de Meghri, là où sera la route. Mais certains à Téhéran y voient un moyen d’installer une présence semi militaire ou des sources d’intelligence américaine. La guerre va sûrement exacerber la position négative, parce que nous voyons que l’influence politique des Gardiens de la révolution a augmenté, et c’étaient les Gardin de la révolution qui étaient plutôt contre. »

    Alors que le premier coup de pioche de cet ambitieux chantier n’a toujours pas été donné. La mue de Donald Trump, fauteur de guerre au Moyen-Orient, en faiseur de paix dans le Caucase n’est pas encore avérée.

    https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/le-reportage-de-la-redaction/armenie-la-tripp-route-trump-promesse-de-paix-et-de-prosperite-7810080

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    #Accord_de_paix entre l’Arménie et l’#Azerbaïdjan

    L’accord de paix entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan vise à mettre fin au conflit du #Haut-Karabagh, qui dure depuis février 1988. Après de longues négociations, sa mise en œuvre commence en mars 2025 après que les républiques d’Arménie et d’Azerbaïdjan ont déclaré s’être mises d’accord sur tous les termes d’un futur accord de paix.

    Elle se poursuit le 8 août 2025 lorsque les deux anciennes républiques soviétiques signent à Washington un protocole d’accord conjointement avec les États-Unis. Ce document octroie aux États-Unis des droits exclusifs de développement du #corridor_de_Zanguezour, appelé route Trump pour la paix et la prospérité internationales (TRIPP), pour les 99 prochaines années, dans le but de relier la république autonome de #Nakhitchevan au reste de l’Azerbaïdjan sans point de contrôle à travers l’Arménie. Ce #corridor permettra en outre le passage de personnes et de marchandises de l’Europe vers l’Azerbaïdjan et l’Asie centrale au sens large sans avoir à passer par la #Russie ou l’#Iran. Bien qu’il ait salué les progrès en faveur de la paix entre les deux républiques, l’Iran affiche une position hostile à l’établissement du corridor, qui se trouve contre sa frontière.

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Accord_de_paix_entre_l%27Arm%C3%A9nie_et_l%27Azerba%C3%AFdjan

    #Donald_Trump #toponymie #Trump_Route_for_International_Peace_and_Prosperity

  • #Colonialité toxique : dans les paysages radioactifs du #Sahara

    De 1960 à 1966, avant et après l’indépendance de l’#Algérie, l’État français a expérimenté au Sahara dit algérien dix-sept bombes atomiques et autres essais chimiques. Ce sujet a longtemps été #tabou en France, dans la presse, dans les discours politiques aussi bien que dans le cadre académique où enquêtes, témoignages, littérature et recherches sur ce thème ont été invisibilisés. Seul le réseau associatif et militant a soutenu les travaux abordant ce domaine – comme par exemple le livre de Raphaël Granvaud, Areva en Afrique, Une face cachée du nucléaire français3. Brisant frontalement la confidentialité de ces faits – presque trois décennies après l’ouvrage de Gabriele Hecht sur l’histoire nucléaire de la France, Le rayonnement de la France4, plusieurs publications récentes issues du monde anglo-saxon abordent la violence coloniale française illustrée dans ses modalités extrêmes par les expérimentations atomiques.

    C’est le cas du nouveau livre de Samia Henni, Toxicité coloniale. Documenter le paysage radioactif dans le Sahara. Paru d’abord en anglais5, il est associé à une exposition6 qui réverbère d’une autre manière les éléments de preuve de l’usage violent d’un territoire colonisé. L’autrice, architecte, historienne et théoricienne de l’architecture, enseigne actuellement à l’Université McGill de Montréal. Elle donne à penser la colonisation et ses effets dévastateurs sur le très long terme. Son point de départ est l’espace et sa gestion en période de guerre, sa réorganisation ou ce que le langage colonial a souvent appelé sa « mise en valeur ». Sensible aux narrations « cosmétiques » qui masquent les réalités de la domination coloniale, Samia Henni évoque en ce sens les euphémismes utilisés pour dire les faits qui ne sont pas seulement des « essais » nucléaires ou de la « radioactivité », mais bien des bombes atomiques à part entière et une toxicité sans limite produite par la colonisation.

    « Saharanisme »

    Faisant écho à cette question, Brahim El Guabli, professeur de pensée et littérature comparées à l’Université Johns Hopkins (USA), explore dans son dernier ouvrage, Desert Imaginations, la représentation des « déserts » à travers une variété de sources littéraires et historiques plurilingues (amazigh, arabe, français, anglais)7. Il montre que dans les productions culturelles majoritaires, les déserts apparaissent comme terra nullius, inhabitée, improductive, inutile et menaçante. La fiction mondialisée d’un désert vide et sans vie a permis de légitimer des projets d’exploitation brutaux et destructifs8. Brahim El Guabli propose d’appeler « saharanisme » ou encore « désertisme » cet imaginaire dominant dont il retrace les origines lointaines et la construction, en particulier dans les écrits politiques et littéraires français du XIXe siècle à aujourd’hui. Il fait de ces notions un outil conceptuel permettant d’approcher à plusieurs niveaux les usages et mésusages du désert, quelles que soient les parties du monde concernées. L’auteur distingue divers secteurs – spirituel, extractif, instrumental, sexuel – où s’exerce le saharanisme. En contrepoint de cette idéologie inhérente aux intérêts coloniaux, Brahim El Guabli montre le rapport intime que des écrivains et artistes autochtones manifestent dans leurs œuvres envers leur environnement, tangible et intangible, humain et non humain, une posture écologique sensible qu’il appelle ecocare ou encore éthique autochtone de la conscience environnementale. Cette attitude m’évoque une maxime touarègue Amaḍal amadal, « la terre est ce qui protège », mise en relation au Sahara avec la nécessité d’être nomade pour ne pas « peser sur le dos de la terre ». Comment une terre confisquée pour être mutilée, blessée, amputée, pourrait-elle continuer à protéger ses enfants ? Telle est la question que se posaient les Touaregs après les interventions violentes menées sur leur sol telles que les explosions atomiques, le creusement des puits de pétrole et des mines d’uranium, ou le réaménagement étrange de l’Afrique saharo-sahélienne en petits territoires enclos sur eux-mêmes, bardés de fils de fer barbelés9.
    La notion de saharanisme parait très utile pour approcher au présent divers types de faits, des plus anodins aux plus dommageables, tous fondés sur une hiérarchisation implicite des savoirs. Par exemple, l’obsession – a priori bienveillante – des organismes de développement ou d’aide qui interviennent en pays nomade pour creuser des puits, comme si le problème en zone aride était l’eau et non la gestion de l’eau. Pourtant, le piétinement animal intense autour des points d’eau, comme le disent bien les intéressés, détruit tous les pâturages alentour. Avec la multiplication des puits, aucune des stratégies nomades pour régénérer la flore ou conserver les plantes fourragères résistant au vent et permettant d’étager la consommation des pâturages ne peut plus s’exercer. Mais rien n’arrête ces politiques sédentaires du territoire couplées à la restriction de la mobilité qui ont finalement conduit à l’incapacité croissante de faire face aux sécheresses – pire, elles les ont aggravées.

    Au sujet des essais nucléaires français au Sahara, les approches des deux ouvrages cités se croisent et se complètent. Comment sortir du secret ? Comment rendre compte de la nuisance impalpable et occultée de ces explosions ? Comment documenter ce programme secret et ses lourdes conséquences, alors que la majorité des archives les concernant sont jusqu’à présent classées « secret-défense » ? Comment rendre audibles les voix des habitants sur la violence mortifère infligée à leurs vies et à leur terre par les gouvernements français et algérien qui ne les ont ni consultés ni avertis ?

    Trouver des voies et des voix pour répondre à ces interrogations fait partie des objectifs clairement énoncés par Samia Henni. Contestant « l’obsession coloniale et néolibérale de la “nouveauté”, la volonté d’être “le premier” à dire ou faire quelque-chose » (p. 37), l’autrice met à la disposition de ses lecteurs et lectrices les informations et les sources dont elle dispose, c’est-à-dire une centaine de documents d’archives (photos, textes) et la reproduction des témoignages de victimes (travailleurs et population d’Algérie, vétérans français) pour servir de socle à de futures recherches.

    Ce livre généreux et militant est fondé sur le partage des documents assemblés en étroite collaboration avec l’Observatoire des armements à Lyon. Il est destiné à « donner corps au silence des archives institutionnelles » et appelle à continuer le travail de mémoire et d’investigation permettant une autre narration des faits et un examen des responsabilités pour, à terme, exiger la décontamination des sites, l’ouverture totale des archives et la perspective de réparations.

    Car ces déflagrations nucléaires, décidées depuis Paris et prolongées en 1962 par les Accords d’Evian avec le gouvernement provisoire d’Algérie, ont eu de multiples répercussions sur les corps, sur l’environnement, sur le bâti, sur les paysages, sur les sols. Le matériel contaminé a été enseveli dans l’urgence au départ du personnel français en 1967, puis déterré par les puissants vents sahariens.

    Temps et espace du désastre atomique

    À partir de documents visuels et d’archives arrachées au secret, Samia Henni retrace les caractéristiques techniques et humaines des deux sites où les explosions ont été menées : d’un côté, Reggane, où furent lancées quatre bombes atmosphériques et de l’autre, In Ekker, émetteur de treize bombes souterraines, certaines échappant au confinement, et cinq expériences supplémentaires de dispersion atmosphérique de plutonium. Elle propose ensuite un corpus visuel composé d’extraits de documentaires et de reportages télévisés, et la reproduction de témoignages des victimes françaises.

    Dans le procédé éditorial choisi, les images impactent efficacement le regard en anticipant le texte. Ainsi, au début de l’introduction, onze photos aux tons jaune-sépia nous plongent dans la matérialité du secret, avec en première page un panneau d’interdiction de prise de vue et de menaces de sanctions contre tout contrevenant, planté sur l’un des sites d’expérimentation. Les images suivantes élargissent la focale, de la localisation des sites à l’emplacement des zones de tirs, du croquis topographique des infrastructures à une manifestation à Accra au Ghana contre ces expériences. Jusqu’à la photo de la « gerboisite », un terme qui conceptualise la matière radioactive anthropogénique produite par les explosions atmosphériques baptisées Gerboises par le pouvoir colonial. Enfin, une image satellite captant les mouvements intercontinentaux de la poussière radioactive du Sahara met immédiatement en évidence la nécessité d’un changement d’échelle pour l’analyse de ces faits.

    L’ouvrage restitue la situation géographique précise des deux sites d’expérimentation : Reggane dans la plaine de la Tanezrouft et In Ekker sur le mont Taourirt tan Afalla (littéralement en langue locale « Colline du haut » ou du « nord ») et aussi Taourirt tan Ataram (« Colline de l’ouest ») dans le massif de l’Ahaggar (nom utilisé dans l’ouvrage sous sa forme arabisée, Hoggar). Remarquons que les toponymes mentionnés sont tous amazighs. Ce qui donne une résonance particulière au choix de ces lieux situés à plus de 1000 km d’Alger et révèle une autre invisibilité qui n’est pas manifeste dans l’ouvrage, celle des habitants ancestraux de ces terres, les Imuhagh10, appelés « Touaregs » par les étrangers. L’invention de l’Algérie comme État colonial puis postcolonial les fera dénommer ensuite « Algériens » (comme dans la légende du 3e cahier photo où ils sont appelés « habitants algériens ») ou encore, selon les recensements sur leurs terres d’ancrage à la saison sèche, les assignera à d’autres identités nationales et territoriales : « Libyens », « Maliens », « Nigériens », « Burkinabè ». Les pouvoirs coloniaux ont en effet redessiné la carte de l’Afrique selon leurs intérêts, divisant le pays touareg par cinq frontières et transformant en peuple sans terre les nomades dont les parcours réguliers ont rendu le désert nourricier en préservant ses ressources végétales et hydriques.

    Samia Henni situe son propos dans le cadre national de l’Algérie. Elle montre cependant que le temps et l’espace de la toxicité nucléaire ne sont pas à l’échelle de la géopolitique humaine. Des témoins évoquent la violence monstrueuse des explosions ressentie non seulement à proximité, à Tamanrasset, mais aussi à 600 km à l’est à Djanet et à plus de 1 000 kilomètres au sud-ouest à Gao (p. 42), ou encore au sud-est dans l’Aïr11, englobant l’espace de référence de la mobilité nomade des Touaregs. Et bien au-delà encore.

    La toxicité invisible, impérissable, inquantifiable, irréversible, circule et s’infiltre partout où la diffusent les vents du globe. Elle contamine non seulement les lieux décrétés vides et sans importance par les autorités coloniales puis postcoloniales – notamment les territoires nomades –, mais également les pays et les continents des décideurs de la mise à feu des bombes atomiques. Elle s’étend à la terre entière et restitue, au-delà de l’approche spatialement fragmentée des événements, la perception géographique nomade qui au Sahara relie directement l’Ahaggar (actuelle Algérie), l’Ajjer (entre l’Algérie et la Libye), l’Aïr (actuel Niger), la Tademekkat (entre le Mali et le Burkina Faso) et la Tagaraygarayt (actuel Niger).

    Je rajouterai une information donnée par les Touaregs qui circulent entre l’Ahaggar et l’Aïr. Selon eux, l’abandon en 1967 des sites nucléaires français du côté algérien aurait été suivi par le transfert entre l’Ahaggar et l’Aïr d’une partie des anciens engins de chantier ainsi que du personnel pour mener des opérations de prospection à Madawela dans la vallée de Tin Marsoy. Cette partie du territoire touareg se trouvait rattachée depuis 1960 à l’État du Niger. Les nomades se souviennent des déplacements incessants et extrêmement dérangeants de camions énormes équipés de sondes qui sillonnaient les terres pastorales et creusaient le sol, faisant parfois jaillir de l’eau sans reboucher leurs forages en quittant les lieux.

    Ces travaux de prospection terrestres mais aussi aériens ont abouti à la mise en œuvre de l’exploitation d’un immense gisement d’uranium à Arlit, à environ 15 kilomètres de Madawela, ce dernier site étant laissé inactif, mais gardé par l’armée nigérienne. Comme ce fut le cas du côté algérien dans les années 1950 en pleine période coloniale, deux décennies plus tard, dans un État indépendant, les autorités françaises s’accaparèrent brutalement des terres touarègues de l’Aïr pour créer les infrastructures géantes d’une première mine à ciel ouvert (Arlit), puis d’une mine souterraine (Akokan), et d’une ville qui compte à présent plus de 100 000 habitants, détruisant toutes les ressources pastorales locales et interdisant aux nomades de poursuivre leur vie sur leurs propres terres. C’est à cette période que les contrôles et les détentions arbitraires de civils touaregs s’intensifièrent au nord du Niger, au point de transformer le seul fait d’être enturbanné en délit menant automatiquement à l’arrestation et à la confiscation des marchandises pour les caravaniers.

    Des vies qui ne comptent pas ?

    Comme l’écrit Samia Henni, après les explosions nucléaires des années 1960, les nomades, les oasiens et les citadins de la région de Reggane et de la vallée du Touat ont été directement affectés. Entre 1960 et 2008, la démographie chuta de moitié, passant de 40 000 à quelque 20 000 habitants (p. 93). La description détaillée des chantiers menés pour les opérations nucléaires et l’accueil du personnel à Reggane, Hamoudia et au point zéro des expérimentations – 82 000 m2 de bâtiments, 7000 m2 d’ouvrages souterrains, 100 km de routes, 3 centrales électriques, etc. (p. 96) – donne une idée du gigantisme de ces infrastructures (laboratoires, appareils de mesures, base avancée, ville nouvelle), au prix d’un labeur humain démesuré, diurne autant que nocturne. La recension des constructions techniques du second site dégage la même impression de démesure et de captation sans merci des terres (170 570 hectares) et des ressources locales. Non seulement l’eau et l’air de l’oued Amguel, mais la main d’œuvre autochtone, à laquelle s’ajoutaient sur le site la main d’œuvre importée d’autres régions de l’Ouest africain, ainsi que les militaires, appelés, techniciens et ingénieurs français, soit environ 9000 personnes sur le site au moment des explosions.

    Dans les années 1960, les procédés de décontamination des corps humains et des engins au jet d’eau (p. 114) paraissent dérisoires, irresponsables et même cyniques dans la mesure où l’eau n’a vraisemblablement pas échappé à la pollution. Pas plus les multiples échecs du confinement des bombes dans les galeries souterraines que l’indépendance de l’Algérie en 1962 n’ont empêché la continuation des essais par la France qui a également poursuivi de 1964 à 1966 ses expériences de dispersion du plutonium (nom de code Pollen) en bafouant le Traité d’interdiction des essais nucléaires atmosphériques signé en 1963. Pire, les expériences biologiques conduites lors de la bombe Gerboise blanche auraient concerné non seulement des animaux (dont des cages et cadavres ont été retrouvés abandonnés sur le site), mais aussi des corps humains, morts ou vivants, ou des « cobayes humains » comme le formule Bruno Barillot dans son ouvrage, Essais nucléaires français : l’héritage empoisonné12, cité par Samia Henni (pp. 107-108).

    Un travailleur local, interrogé trois décennies plus tard, rapporte qu’après les déflagrations, « la plupart des gens qui sont tombés malades sont ceux des campements qui habitent la montagne » (p. 156), autrement dit les habitants invisibilisés d’un désert décrété « vide » par les autorités françaises et algériennes. Le photographe et sociologue Bruno Hadjih a documenté le ravage sanitaire et létal (17 décès survenus immédiatement) des habitants du village de Mertoutek et la destruction durable de leur environnement après la bombe non maîtrisée de Béryl en 1962.

    Le gouvernement français est resté inactif sans mener d’étude de suivi après l’explosion, pas plus qu’il n’a proposé de réparation. Par ailleurs, il n’a fourni aucun descriptif technique des décharges toxiques qu’il a laissées au Sahara et qui continuent d’affecter la santé des êtres vivants. Comme si finalement, tout cela n’avait jamais existé et n’avait eu aucune conséquence pour personne. Jusqu’à quand ?

    ’avance à travers les entrailles de la fournaise
    Je les entends
    sécheresse de leur cœur
    Et ils me roulent dans le nuage
    champignon nuée
    brouhaha atomique
    Et ils aboient
    Toi, tu n’existes pas,
    tu n’as jamais existé

    Hawad, Irradiés13

    L’investigation sans fin

    Au final, on comprend à quel point le projet nécessaire de « documenter le paysage radioactif dans le Sahara » comme le propose Samia Henni est un programme collaboratif à long terme. La constitution de « contre-archives » dans ce domaine est une tâche ardue et ouverte qui appelle à d’autres enquêtes pour sortir le désert de l’oubli. Par exemple, comment faire résonner la mémoire et le présent de ceux qui sont effacés de la carte ? Quelles constellations d’expériences et de géographies peuvent être retracées en dehors des cadres restrictifs de la cartographie coloniale ? Comment mettre en dialogue les expériences vécues par les habitants des différents territoires sacrifiés lors des mises à feu nucléaires réalisées par la France, mais aussi par les États-Unis, la Russie, la Grande-Bretagne et la Chine entre 1945 et 1980 ? Quels sont les formes de survie et de résistance qui ont émergé face à la catastrophe ? Comment faire entendre la voix des écrivains et des artistes qui mobilisent un imaginaire créatif capable de submerger le saharanisme, alors même qu’eux et leurs peuples subissent jusqu’à aujourd’hui la confiscation, la dévastation et la pollution nucléaire ou minière de leurs terres ? Le « Saharanisme expérimental » va en effet de pair avec le « Saharanisme extractif » pour reprendre les concepts de Brahim El Guabli. Quelles relations établir entre d’un côté la manne minérale concentrée au Sahara central sur les territoires nomades (pétrole et gaz en Algérie et Libye, uranium, charbon, or au Niger, or au Mali) et, de l’autre côté, la répression brutale qui touche leurs habitants, privés de leurs droits fonciers, jusqu’à nier et éradiquer leur nom, leur langue, leur mode de vie, leur société et leur histoire ? Le travail d’investigation à venir est immense, il réservera probablement des surprises, autant que l’étude des conséquences, impensées et impensables, de la radioactivité.

    https://www.terrestres.org/2026/06/08/colonialite-toxique-dans-les-paysages-radioactifs-du-sahara
    #radioactivité #colonialisme #pollution #violence_coloniale #territoire_colonialisé #colonisation #euphémismes #radioactivité #vocabulaire #mots #bombes_atomiques #désert #géographie_du_vide #vide #terra_nullius #saharanisme #désertisme #imaginaire #ecocare #conscience_environnementale #Touaregs #nomadisme #aide_au_développement #puits #développement #secret-défense #Accords_d’Evian #paysage #environnement #Reggane #In_Ekker #plutonium #images #secret #gerboisite #Gerboises #France_coloniale #mont_Taourirt_tan_Afalla #Taourirt_tan_Ataram #toponymie #invisibilisation #Imuhagh #violence #Tamanrasset #Ahaggar #Aïr #Madawela #Niger #vallée_de_Tin_Marsoy #Arlit #uranium #mines #Akokan #Arlit #pâturages #vallée_du_Touat #eau #sols #air #décontamination #montagne #destruction #Mertoutek #Béryl #réparation #santé #paysage_radioactif #mémoire #contre-archive #contre-récit #expérience_vécue #territoires_sacrifiés #Saharanisme_expérimental #Saharanisme_extractif #extractivisme

    ping @reka

    –—

    A mettre en lien avec le #film_documentaire #At(h)ome (#athome) :
    https://seenthis.net/messages/819398

    • #Areva en Afrique. Une face cachée du nucléaire français

      L’indépendance énergétique de la France grâce au nucléaire est un mythe : l’uranium qui alimente le nucléaire civil et militaire provient pour une large part du sous-sol africain. Raphaël Granvaud détaille les conditions dans lesquelles la France et Areva se le procurent au meilleur coût, au prix d’ingérences politiques et de conséquences environnementales, sanitaires et sociales catastrophiques pour les populations locales.
      Comme au Niger, fournisseur historique, pourtant en dernière position du classement des pays selon leur indice de développement humain. Dans un contexte international d’intensification de la concurrence sur le continent africain, mondialisation capitaliste oblige, Areva a toujours pu compter sur l’aide active des représentants officiels de l’État français et des réseaux les moins ragoûtants de la Françafrique pour sauvegarder son droit de pillage. L’auteur dévoile enfin les efforts considérables d’Areva pour que les différents éléments de cette réalité et de sa stratégie de dissémination nucléaire ne ternissent pas une image de marque qu’elle voudrait immaculée.

      https://agone.org/livre/arevaenafrique
      #livre

    • TOXICITÉ COLONIALE. DOCUMENTER LE PAYSAGE RADIOACTIF DANS LE SAHARA

      Toxicité coloniale revient sur les programmes nucléaires français menés entre 1960 et 1966 dans le Sahara algérien. Ce programme secret, qui s’est déroulé pendant et après la guerre d’indépendance algérienne (1954-1962), a permis au régime colonial français de mettre à feu quatre bombes atomiques atmosphériques, treize souterraines et de mener d’autres expériences nucléaires dans le désert. Alors que la grande majorité des documents d’archives sont toujours classés secret aujourd’hui, Toxicité coloniale rassemble une variété de sources permettant de documenter l’histoire violente des activités de la France en Algérie. Le livre constitue un corpus de choix à l’intersection de la justice spatiale, sociale et environnementale pour ceux et celles qui s’intéressent à l’architecture, au paysage et aux pratiques d’archivage dans une démarche décoloniale.
      Alors que ces bombes ont eu des conséquences durables pour les populations et les environnements locaux ainsi que pour les vétérans français, le manque de contrôle des explosions, les lacunes de sécurité et l’utilisation des Algériens comme main- d’œuvre sur des chantiers particulièrement dangereux apparaissent comme des faits coloniaux d’une importance majeure.

      https://editions-b42.com/produit/toxicite-coloniale

    • Deserts Are Not Empty

      Colonial and imperial powers have often portrayed arid lands as “empty” spaces ready to be occupied, exploited, extracted, and polluted. Despite the undeniable presence of human and nonhuman lives and forces in desert territories, the “regime of emptiness” has thus inhabited, and is still inhabiting, many imaginaries. Deserts Are Not Empty challenges this colonial tendency, questions its roots and ramifications, and remaps the representations, theories, histories, and stories of arid lands—which comprise approximately one-third of the Earth’s land surface. The volume brings together poems in original languages, conversations with collectives, and essays by scholars and professionals from the fields of architecture, architectural history and theory, curatorial studies, comparative literature, film studies, landscape architecture, and photography. These different approaches and diverse voices draw on a framework of decoloniality to unsettle and unlearn the desert, opening up possibilities to see, think, imagine it otherwise.

      https://www.arch.columbia.edu/books/catalog/998-deserts-are-not-empty

  • « Un pour un » : le traité franco-britannique modifié pour empêcher le retour de migrants expulsés - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/72030/un-pour-un--le-traite-francobritannique-modifie-pour-empecher-le-retou

    « Un pour un » : le traité franco-britannique modifié pour empêcher le retour de migrants expulsés
    Par La rédaction Publié le : 23/06/2026
    Plusieurs migrants expulsés l’année dernière par le Royaume-Uni vers la France dans le cadre de l’accord « un pour un » sont ensuite repassés en Angleterre par camion. Pour éviter cette situation, Londres et Paris ont modifié les terme de l’accord : toute personne entré illégalement par « small boats » ou « camion » pourra être renvoyée en France.
    Selon des informations du Guardian, le Royaume-Uni et la France ont revu les termes de l’accord « un pour un », après le retour sur le sol britannique de migrants précédemment expulsés vers la France.
    L’accord initial prévoyait que seules les personnes arrivées illégalement en « small boats » pouvaient être renvoyées en France. Une fois de retour en France, certains de ces migrants se tournaient vers des passeurs qui les ramenaient ensuite illégalement en camion au Royaume-Uni.Shabana Mahmood, la ministre de l’Intérieur britannique, s’est donc entendue avec son homologue français pour modifier le traité : les migrants précédemment expulsés et qui retournent en Grande-Bretagne par « small boats », comme par « camion », pourront être renvoyés en France.
    "Pour combler cette lacune, le Home office a créé une nouvelle catégorie de demandeurs, les « cas retour », selon des documents initialement divulgués par le Times", écrit le Guardian. Mi-octobre 2025, un migrant avait réussi à revenir sur les côtes britanniques après son expulsion vers la France un mois auparavant. Selon le journal The Guardian, ce migrant était revenu au Royaume-Uni pour y demander l’asile. Il se disait victime d’un réseau de traite d’êtres humains géré par des passeurs dans le nord de la France.
    Quelques jours plus tard, le 5 novembre, un migrant iranien expulsé du Royaume-Uni et renvoyé en France le 19 septembre, avait été expulsé à nouveau. Il était revenu sur le sol britannique à bord d’un « small boat » le 18 octobre et avait demandé l’asile. En vain.
    Le 10 novembre 2025, le Home Office avait aussi indiqué qu’un autre migrant était revenu au Royaume-Uni après une première expulsion vers la France.Pour rappel, cet accord - prolongé jusqu’en octobre 2026 - prévoit un système d’"échange de migrants" : il permet la détention et le renvoi rapide des personnes entrées illégalement au Royaume-Uni en échange de l’accueil outre-Manche de migrants se trouvant en France.
    Depuis la signature de l’accord, 783 migrants ont été renvoyés en France et 736 ont été accueillis au Royaume-Uni, selon des chiffres divulgués début juin par la Direction générale des étrangers de France (DGEF). Un bilan revu à la hausse par le Guardian, le 22 juin. « Le Royaume-Uni a renvoyé en France 921 migrants [...] et a accueilli 896 demandeurs d’asile français », écrit le journal britannique.
    Depuis le début de l’année, 10 244 migrants ont traversé la Manche à bord de « small boats » pour rejoindre l’Angleterre. L’année dernière à la même période, ils étaient plus de 18 000. Soit une baisse de 41%. La traversée de la Manche reste particulièrement dangereuse. Une femme a été retrouvée morte le 20 juin dans un « small boat » sur les côtes anglaises à la suite d’une traversée de la Manche. C’est la neuvième victime depuis le début de l’année

    #Covid-19#migrant#migration#france#royaumeuni#politiquemigratoire#accordmigratoire#droit#sante#retour

  • Napoli, in arrivo 40 milioni di euro dalla #BEI per sostenere la #rigenerazione_urbana
    https://informareonline.com/napoli-in-arrivo-40-milioni-di-euro-dalla-bei-per-sostenere-la-rige

    È stato siglato un #accordo tra il #COMUNE_DI_NAPOLI e la BEI – la Banca europea per gli investimenti. Un patto cruciale, che prevede un finanziamento da ben 40 milioni di euro, destinato a incentivare un ampio programma di riqualificazioni urbane, transizione climatica e sviluppo sociale per il capoluogo partenopeo. L’intervento – che si […] L’articolo Napoli, in arrivo 40 milioni di euro dalla BEI per sostenere la rigenerazione urbana proviene da Informareonline, scritto da Alessandro Giuseppe Terracciano

    #Approfondimenti #Attualità #Gaetano_Manfredi

  • Manche : l’accord migratoire « un pour un » entre la France et le Royaume-Uni prolongé jusqu’en octobre 2026 - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/71722/manche--laccord-migratoire-un-pour-un-entre-la-france-et-le-royaumeuni

    Manche : l’accord migratoire « un pour un » entre la France et le Royaume-Uni prolongé jusqu’en octobre 2026
    Par La rédaction Publié le : 04/06/2026
    Entré en vigueur à l’été 2025, le dispositif « un pour un » signé entre Londres et Paris pour enrayer le phénomène des traversées irrégulières a généré en dix mois 783 réadmissions en France pour 736 admissions légales au Royaume-Uni, selon les chiffres de Laurent Touvet, directeur général de la Direction générale des étrangers en France (DGEF).
    L’accord migratoire franco-britannique « du un pour un », conclu à l’été 2025, est prolongé jusqu’en octobre, a indiqué mercredi le ministre français délégué à l’Europe Benjamin Haddad."Il a été décidé avec notre partenaire britannique de prolonger cet accord jusqu’au 1er octobre 2026", a dit le ministre au cours de son audition lors d’une commission parlementaire sur les accords migratoires du Touquet.
    En juillet 2025, un accord « expérimental » d’un an a été signé entre la France et le Royaume-Uni. Il prévoit le renvoi en France de migrants arrivés à bord de « small-boats » au Royaume-Uni. Et en échange, Londres accepte d’accueillir des migrants se trouvant en France, via une route sûre et légale, et exprimant leur volonté de demander l’asile. L’objectif de 2 500 échanges avaient été fixés.
    Selon Benjamin Haddad au 1er mai, on comptait « 606 réadmissions en France pour 588 admissions légales au Royaume-Uni ». Un bilan revu à la hausse par Laurent Touvet, directeur général de la Direction générale des étrangers en France (DGEF) lors de son audition devant la commission d’enquête parlementaire sur les accords du Touquet et la situation à la frontière franco-britannique, le 28 mai.Ce dernier a déclaré devant les députés qu’à la date du 26 mai, 783 migrants avaient été renvoyés en France tandis que 736 ont été accueillis au Royaume-Uni depuis la signature du traité en août 2025. Soit une moyenne de 17 par semaine. Au moment de la signature, la presse britannique évoquait un objectif de 50 migrants par semaine.
    « C’est un dispositif dont l’impact est encore limité naturellement, mais qui a la vertu d’exister et d’ouvrir des voies légales, mais aussi de dissuader », a encore défendu Benjamin Haddad.Shabana Mahmood, la ministre de l’Intérieur britannique avait, en février dernier, reconnu elle aussi que le nombre d’expulsions était « relativement faible », tout en rappelant qu’il s’agissait d’un projet pilote et que « ce programme visait à prouver la viabilité de ce nouveau modèle de collaboration avec les Français ».
    Les associations dénoncent, elles, régulièrement les mesures pour entraver les traversées des migrants. Ils sont poussés à prendre de plus en plus de risques et des routes qui allongent leur parcours pour échapper aux contrôles.Depuis le début de l’année, plus de 8 900 personnes ont rejoint les côtes britanniques illégalement, selon les chiffres du Home office. Parmi elles, « plus de 1 800 personnes » étaient parties de Belgique, a indiqué le ministre délégué. « Les passeurs s’adaptent toujours aux dispositifs mis en place. C’est le cas en observant les départs depuis la Belgique vers le Royaume-Uni », a-t-il reconnu.Selon les chiffres officiels des autorités britanniques, l’année dernière, 41 472 personnes ont rejoint clandestinement le Royaume-Uni sur des petites embarcations. Ce chiffre est le deuxième plus élevé depuis le début de ces traversées en 2018. Au moins 29 migrants ont perdu la vie en mer en 2025, selon un décompte de l’AFP à partir de sources officielles françaises et britanniques

    #Covid-19#migrant#migration#france#royaumeuni#politiquemigratoire#accordmigratoire#routemigratoire#droit#sante

  • Accord franco-britannique « un pour un » : 783 migrants expulsés vers la France et 736 envoyés au Royaume-Uni - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/71602/accord-francobritannique-un-pour-un--783-migrants-expulses-vers-la-fra

    Accord franco-britannique « un pour un » : 783 migrants expulsés vers la France et 736 envoyés au Royaume-Uni
    Par La rédaction Publié le : 28/05/2026
    Depuis la signature de l’accord « un pour un » entre la France et le Royaume-Uni, 783 migrants ont été renvoyés en France et 736 ont été accueillis au Royaume-Uni. « Un nombre réduit », a admis le directeur général de la direction générale des étrangers en France (DGEF).
    Dix mois après la signature de l’accord « one in one out » entre la France et le Royaume-Uni, Laurent Touvet, directeur général de la Direction générale des étrangers en France (DGEF) a été interrogé sur le bilan de ce projet inédit devant la commission d’enquête parlementaire sur les accords du Touquet et la situation à la frontière franco-britannique.
    Ce jeudi 28 mai, il a déclaré devant les députés qu’à la date du 26 mai, 783 migrants avaient été renvoyés en France tandis que 736 ont été accueillis au Royaume-Uni depuis la signature du traité en août 2025. Soit une moyenne de 17 par semaine. Au moment de la signature, la presse britannique évoquait un objectif de 50 migrants par semaine.
    Pour rappel, ce projet « one in one out » prévoit le renvoi en France de migrants arrivés à bord de « small-boats » au Royaume-Uni. Et en échange, Londres accepte d’accueillir des migrants se trouvant en France, via une route sûre et légale, et exprimant leur volonté de demander l’asile.Interrogé sur l’efficacité du dispositif, le directeur général de la DGEF a consenti que « les nombres sont assez réduits, quelques centaines en quelques mois ».
    Il a justifié ces résultats en évoquant la responsabilité des Britanniques, qui peinent « à proposer des candidats au retour en nombre suffisant ». « Alors que l’intention politique du Royaume-Uni était de nous demander d’admettre davantage de personnes, dans les faits, nous constatons que les avions contenaient moins de personnes. Notamment car il y a des procédures juridictionnelles au Royaume-Uni », a-t-il dit.Il a aussi évoqué une volonté française de ne pas faire croître le dispositif, notamment pour éviter des problèmes d’hébergement en France. « Si on écoutait le Royaume-Uni qui voulait envoyer une centaine [de migrants] chaque semaine, ça aurait été difficile de les accueillir. C’est pour ça aussi qu’on a essayé de modérer cet objectif », a expliqué Laurent Touvet.
    Le but de l’accord est de dissuader les traversées de la Manche mais des milliers d’exilés ont franchi le détroit depuis le début du dispositif. Entre le 6 août 2025 - date de l’entrée en vigueur de l’accord - et le 26 mai 2026, 23 612 personnes ont rejoint les côtes britanniques sur des embarcations de fortune. Et en 2025, plus de 41 000 personnes ont rejoint l’Angleterre après une traversée de la Manche. C’est le deuxième nombre le plus élevé après le record des 45 774 arrivées enregistrées en 2022, selon les données du ministère de l’Intérieur britannique.Comme l’avait constaté InfoMigrants à Calais, même si le nombre de traversées a sensiblement baissé cette année, le traité ne décourage pas les migrants. « En France, je n’ai nulle part où aller alors je n’ai pas d’autre choix que de tenter ma chance au Royaume-Uni », racontait à notre rédaction Ahmed, un Soudanais de 26 ans dont la demande d’asile a été refusée en France. « Peu importe, je vais quand même continuer mon chemin. Je suis venu d’Afrique, j’ai traversé le désert, la mer Méditerranée… J’ai fait trop de route pour arrêter maintenant et avoir peur d’un accord », témoignait de son côté Khaled, un autre Soudanais de 18 ans.
    Shabana Mahmood, la ministre de l’Intérieur britannique avait, en février dernier, reconnu que le nombre d’expulsions était « relativement faible », tout en rappelant qu’il s’agissait d’un projet pilote et que « ce programme visait à prouver la viabilité de ce nouveau modèle de collaboration avec les Français ». Par ailleurs, « des difficultés pratiques se posent quant à la rapidité à laquelle il est possible de retenir les personnes, de les embarquer dans un avion et de les transférer en France », avait expliqué la ministre de l’Intérieur au média LBC.Pour autant, l’accord signé en août pour une durée d’un an a été prolongé jusqu’en octobre 2026

    #Covid-19#migrant#migration#france#royaumeuni#accordmigratoire#politiquemigratoire#migrationirreguliere#sante

  • Sierra Leone : ce que l’on sait de l’accord sur les migrants expulsés par les États-Unis
    https://www.dakaractu.com/Sierra-Leone-ce-que-l-on-sait-de-l-accord-sur-les-migrants-expulses-par-l

    Sierra Leone : ce que l’on sait de l’accord sur les migrants expulsés par les États-Unis
    Les premiers migrants expulsés des États-Unis dans le cadre d’un accord migratoire conclu entre Washington et Freetown sont arrivés mercredi 20 mai dans la matinée en Sierra Leone. Ces vingt-cinq ressortissants ouest-africains viennent notamment du Sénégal, du Ghana, de Guinée ou encore du Nigeria ont atterri à Freetown. Présenté par les autorités comme un dispositif « temporaire et humanitaire », cet accord suscite pourtant de nombreuses interrogations dans le pays.
    Qu’est-ce que le « Third Country National Agreement » ?- Le gouvernement sierra-léonais parle d’un « Third Country National Agreement » (TNCA), un accord sur les ressortissants de pays tiers conclu avec les États-Unis. Selon les autorités, il s’agit d’un mécanisme de coopération migratoire et humanitaire destiné à accueillir temporairement des ressortissants ouest-africains expulsés du territoire américain.
    ►Qui sont les migrants concernés ? - Selon Reuters et les autorités sierra-léonaises, les premiers arrivants sont des ressortissants du Sénégal, du Ghana, de Guinée et du Nigeria. Le gouvernement assure que seuls des ressortissants de pays membres de la Cédéao sont concernés par ce dispositif.
    ►Combien de temps resteront-ils en Sierra Leone ?- Freetown affirme que leur séjour sera limité à quatorze jours, avec un maximum de trente jours dans certains cas exceptionnels. Après cette période, les migrants doivent être reconduits vers leurs pays d’origine.
    ►Combien de personnes pourraient être concernées ?- Le cadre fixé par l’accord prévoit un maximum de 25 personnes par mois, soit jusqu’à 300 personnes par an, selon les documents publiés par le gouvernement.
    ►Qui finance leur accueil ?- Les autorités sierra-léonaises assurent qu’aucun argent public ne sera utilisé. Selon le ministère des Affaires étrangères, Washington a prévu une enveloppe de 1,5 million de dollars destinée à financer l’accueil, l’hébergement temporaire et le rapatriement des migrants.
    ►Pourquoi cet accord suscite-t-il des inquiétudes ?- L’accord provoque de nombreuses réactions dans l’opinion publique et au sein de la société civile. Plusieurs critiques portent sur le manque de transparence autour du dispositif, les profils des migrants concernés ou encore la capacité de la Sierra Leone à gérer leur accueil dans un contexte économique déjà difficile.
    Abdul M. Fatoma, directeur de l’ONG Campaign for Human Rights and Development International, dit craindre l’absence de garanties claires concernant le suivi des migrants après leur arrivée. « Les citoyens s’inquiètent du profil des personnes qui vont être envoyées en Sierra Leone. Ont-elles des antécédents de violences domestiques ou de violences basées sur le genre ? Comment protéger nos enfants, nos femmes, nos sœurs, nos mères ? Une société privée est chargée de l’hébergement temporaire de ces migrants, mais après ? Il n’existe aucun plan clair quant à leur réinsertion parmi la population », estime-t-il. L’activiste dénonce également l’absence de consultation publique et estime que le gouvernement n’a pas suffisamment communiqué sur les modalités concrètes de l’accord.
    ►Le gouvernement tente de rassurer.- Face aux critiques, le gouvernement sierra-léonais multiplie désormais les prises de parole pour tenter de calmer les inquiétudes. Alan Logan, directeur général du ministère des Affaires étrangères, insiste sur le caractère temporaire et limité du dispositif : « Nous n’accueillons pas la planète entière. Nous prenons uniquement des cas spécifiques, dans le cadre d’un soutien humanitaire prévu par les protocoles de la Cédéao pour les ressortissants de l’espace ouest-africain. » Le responsable affirme également que des contrôles sécuritaires et sanitaires sont effectués avant et après l’arrivée des migrants.
    L’accord est-il lié aux restrictions de visas américaines ?
    Certaines voix de la société civile avancent l’hypothèse d’un lien entre cet accord migratoire et les récentes restrictions de visas américaines visant les Sierra-Léonais. Abdul Fatoma estime notamment que Freetown pourrait chercher à obtenir un assouplissement de ces restrictions. Aucun élément officiel ne permet toutefois à ce stade de confirmer cette hypothèse.

    #Covid-19#migration#migrant#etatsunis#sierraleone#migrationirreguliere#accordmigratoire#expulsion#sante#droit

  • L’Albania minaccia di chiudere i centri per #Migranti per difendere il governo accusato di corruzione
    https://irpimedia.irpi.eu/albania-minaccia-chiusura-centri-migranti-corruzione

    Le notizie si sono rincorse tra il 12 e il 13 maggio. Il ministro degli Esteri di Tirana, Ferit Hoxha, a margine del vertice Amici dei Balcani occidentali a Bratislava, in Slovacchia, ha rilasciato un’intervista a Euractiv nella quale – rispetto al rinnovo degli accordi sui centri per migranti gestiti dall’Italia in #Albania – ritiene […] L’articolo L’Albania minaccia di chiudere i centri per migranti per difendere il governo accusato di corruzione proviene da IrpiMedia.

    #Mediterraneo #Unione_europea

  • Manche : les traversées irrégulières continuent malgré le nouvel accord franco-britannique - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/71218/manche--les-traversees-irregulieres-continuent-malgre-le-nouvel-accord

    Manche : les traversées irrégulières continuent malgré le nouvel accord franco-britannique
    Par La rédaction Publié le : 05/05/2026
    Plus de 7 000 migrants ont atteint le sol britannique depuis le début de l’année. Dans le détail, 800 exilés ont traversé la Manche en trois jours, du 1er mai au 3 mai. Et ce, malgré un nouvel accord triennal franco-britannique visant à endiguer les traversées clandestines de la Manche, signé fin avril.Après une accalmie de plusieurs jours, 800 exilés ont été interceptés par les forces britanniques dans la Manche en trois jours, entre le 1er mai et le 3 mai. Au total, 7 200 migrants ont atteint le Royaume-Uni via "small boats" depuis le début de l’année 2026, selon les chiffres du Home Office. Le chiffre est en deçà de celui de l’année dernière à la même période (11 500) mais suffira-t-il à apaiser les relations tumultueuses entre Paris et Londres ?Depuis plusieurs mois, Londres reproche à la France de ne pas faire assez pour endiguer les traversées illégales de la Manche. Les discussions entre les deux pays ont traîné en longueur pour renouveler l’accord de Sandhurst - un accord de coopération sur la sécurisation de leur frontière commune dans la Manche. Le 23 avril, finalement, un nouveau partenariat a été signé par Laurent Nuñez, le ministre de l’Intérieur français, et son homologue britannique Shabana Mahmood.
    Un accord essentiel : sous pression du parti d’extrême droite Reform UK de Nigel Farage, le gouvernement travailliste de Keir Starmer, qui a promis de "reprendre le contrôle des frontières" et met un point d’honneur à voir la situation sur le littoral français évoluer.
    Londres va verser jusqu’à 766 millions d’euros à la France sur trois ans (2026 -2029), mais pour la première fois, une somme “flexible” de 186 millions d’euros dépendra de l’efficacité des mesures côté français. Concrètement, Paris devra apporter des preuves quantitatives et qualitatives sur le nombre d’interventions effectuées, le nombre d’interpellations, le nombre de traversées empêchées..., pour débloquer la somme. Mais "il n’y aura pas de quotas qui conditionnent quelque financement que ce soit", a affirmé le ministre Laurent Nuñez.
    Londres désapprouve l’approche française d’intervenir uniquement sur les plages. Malgré de rares interceptions qui ont eu lieu, Paris demeure réticente à l’option "d’intervention en mer" pour intercepter les "small boats". Les autorités françaises s’appuient sur le droit international de la mer qui interdit les interventions policières dans l’eau - et n’autorise que les seules opérations de secours.Actuellement, 907 effectifs sont déployés, selon le ministère de l’Intérieur. Ce chiffre doit progresser de 53 % pour atteindre 1 392 agents sur la période 2026-2029, "incluant notamment la création d’une nouvelle unité spécialisée (SIPAF, pour Service interdépartemental de la police aux frontières) de 80 effectifs".
    Reste à savoir si ce déploiement de forces réglera le problème, car, depuis plusieurs semaines, une nouvelle route migratoire a vu le jour pour rejoindre le sol britannique. De plus en plus de départs en "small boats" se font désormais depuis les côtes belges. Le 18 avril, au moins 200 migrants répartis à bord de cinq embarcations ont été repérés par les gardes-côtes de Bruxelles. "C’est la première fois que nous en voyons un si grand nombre en même temps", avait déclaré le gouverneur de Flandre occidentale, Carl Decaluwé. Les départs se font depuis les villes côtières d’Oostduinkerke, De Panne, Koksijde et Nieuport, toute proches de la frontière française. L’an dernier, aucun canot n’avait été repéré dans le nord-ouest la Belgique

    #Covid-19#migration#migrant#france#royaumeuni#accordmigratoire#manche#mortalite#sante#politiquemigratoire#routemigratoire

  • Deux femmes migrantes meurent pendant une traversée de la Manche - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/71193/deux-femmes-migrantes-meurent-pendant-une-traversee-de-la-manche

    Deux femmes migrantes meurent pendant une traversée de la Manche
    Par La rédaction Publié le : 04/05/2026
    Deux femmes sont mortes dimanche au large du Pas-de-Calais après le naufrage d’une embarcation transportant environ 80 migrants vers le Royaume-Uni. Les deux victimes sont mortes étouffées lors d’un mouvement de foule sur le canot, a précisé la préfecture du Pas-de-Calais. Le bilan monte à huit morts depuis le début de l’année dans la Manche. Deux femmes sont décédées dimanche 3 mai dans une embarcation de fortune surchargée qui s’est échouée sur une plage du Pas-de-Calais.
    Les victimes se trouvaient dans une embarcation de type « small boat » transportant « environ 82 personnes », seraient âgées d’une vingtaine d’année et d’origine soudanaise, mais l’enquête doit permettre « de déterminer » leur nationalité, a déclaré le secrétaire général de la préfecture du Pas-de-Calais, Christophe Marx, lors d’un point-presse à Coquelles (Pas-de-Calais). Le canot avait pris la mer dans la nuit de samedi à dimanche vers 1h30 du matin depuis le sud de la commune de Neufchâtel-Hardelot, a indiqué la préfecture du Pas-de-Calais dans un communiqué. « Le moteur n’a pas démarré » et le bateau a commencé à dériver, selon Christophe Marx. « Dix-sept personnes ont été prises en charge » au large par la gendarmerie maritime et « amenées au port de Boulogne-sur-Mer ». Il restait 65 exilés à bord quand le bateau de fortune s’est échoué sur la plage.
    Les victimes ne sont pas mortes « noyées »
    Les deux victimes, retrouvées « décédées dans le bateau », « ne sont pas mortes noyées », mais vraisemblablement « étouffées, comme ça arrive malheureusement souvent sur des embarcations qui ne sont pas adaptées » et surchargées, a-t-il précisé. De nombreuses personnes sont malheureusement écrasées dans des bousculades ou de mouvements de panique sur des embarcations de fortune.
    Quatorze personnes sont en urgence relative, dont cinq évacuées vers des centres hospitaliers et trois autres en urgence absolue, présentant notamment des brûlures « dues à un mélange de carburant et d’eau de mer », a encore détaillé la préfecture du Pas-de-Calais. L’ensemble des personnes « sont prises en charge » et « vont être auditionnées par la police aux frontières pour déterminer quels sont les responsables de ce passage », a indiqué le secrétaire général de la préfecture.
    Le parquet de Boulogne-sur-Mer a confirmé à l’AFP l’ouverture d’une enquête pour aide au séjour et à la circulation d’étrangers en situation irrégulière en bande organisée, participation à une association de malfaiteurs, homicide involontaire aggravé par la violation manifestement délibérée d’une obligation de sécurité ou de prudence, blessures involontaires aggravées ayant entraîné une ITT (incapacité totale de travail) inférieure ou égale à trois mois et mise en danger d’autrui. Pour la préfecture, les réseaux de passeurs sont pleinement responsables de ces morts. « Guidés par des logiques criminelles et un mépris total de la vie humaine, [ils] continuent de mettre en danger des personnes vulnérables en organisant des traversées sur des embarcations de fortune ». Il s’agit du troisième drame de ce type en un peu plus d’un mois à la frontière franco-britannique. Le 1er avril, deux migrants sont décédés au large de Gravelines (Nord) en tentant de rejoindre le Royaume-Uni. Le 9 avril, quatre autre personnes, deux hommes et deux femmes, sont mortes dans le secteur d’Equihen-Plage (Pas-de-Calais), emportées par les courants. « On n’en voit pas le bout de cette histoire. Personne n’a les vraies solutions et c’est dramatique », a déclaré à l’AFP la maire de Neufchâtel-Hardelot, Paulette Juilien-Peuvion.
    Sur son compte X, l’association Utopia 56 a dénoncé les « politiques répressives à la frontière franco-britannique » qui « tuent », pointant du doigt la responsabilité politique des gouvernements français et britannique dans ces drames. « Multiplier les dispositifs répressifs n’empêche pas les traversées : cela les rend plus dangereuses, plus violentes, plus mortelles. Ces vies perdues sont le résultat de choix politiques », a-t-elle développé. Après plusieurs mois de négociations difficiles, un nouvel accord franco-britannique d’une durée de trois ans, destiné à freiner les traversées clandestines de la Manche, a été signé le 23 avril, avec une augmentation de la contribution financière du Royaume-Uni. Il s’agit de la deuxième reconduction du traité de Sandhurst, conclu en 2018. Selon les chiffres officiels des autorités britanniques, 41 472 personnes ont rejoint clandestinement le Royaume-Uni sur des petites embarcations en 2025. Ce chiffre est le deuxième plus élevé depuis le début de ces traversées en 2018. Paris souligne toutefois que depuis le début d’année, les arrivées au Royaume-Uni ont diminué de moitié comparé à la même période de l’année dernière. En 2025, au moins 29 migrants ont péri en mer dans la région, selon un comptage AFP à partir de sources officielles françaises et britanniques. Et depuis le 1er janvier 2026, on compte déjà huit morts dans la Manche

    #Covid-19#migration#migrant#france#royaumeuni#routemigratoire#accordmigratoire#sante#mortalite#migrationirreguliere

  • Oltre 1 milione di firme per chiedere la sospensione dell’Accordo UE-Israele. Esulta il mondo pro-Pal: cosa succede ora
    https://www.assopacepalestina.org/2026/04/15/oltre-1-milione-di-firme-per-chiedere-la-sospensione-dellaccordo-

    di Diego Messini, Open, 14 aprile 2026.  Superato il target che rende valida l’Iniziativa dei cittadini europei. Il bersaglio raggiunto nel giorno in cui l’Italia sospende il memorandum di difesa con Israele Ha raggiunto e superato quota 1 milione di firme la petizione popolare europea che chiede all’UE di sospendere l’Accordo di Associazione con Israele «in ... Leggi tutto

    #Notizie #Accordo_di_Associazione_UE-Israele

  • Maroc : plus de 70 000 interceptions de migrants en 2025, en baisse de 6 % sur un an - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/70762/maroc--plus-de-70-000-interceptions-de-migrants-en-2025-en-baisse-de-6

    Maroc : plus de 70 000 interceptions de migrants en 2025, en baisse de 6 % sur un an
    Par La rédaction Publié le : 07/04/2026
    Les autorités marocaines ont déjoué 73 640 tentatives d’immigration vers l’Union européenne en 2025, contre près de 80 000 en 2024, soit une baisse de 6 % sur un an, selon les chiffres du ministère de l’Intérieur. Pour Rabat, cette diminution des interceptions s’explique par un changement de routes des migrants, qui ont délaissé le Maroc suite au durcissement des contrôles, au profit d’autres itinéraires.
    Les autorités marocaines ont publié jeudi 2 avril le bilan de leurs activités liées à l’immigration dans le royaume sur l’ensemble de l’année 2025. Et les chiffres montrent qu’au cours de l’an dernier, 73 640 tentatives d’immigration vers l’Union européenne (UE) ont été déjouées par les forces marocaines. En 2025, 78 685 exilés avaient été interceptés au Maroc alors qu’ils tentaient de rejoindre l’Europe. Ainsi, on constate une baisse de 6 % sur un an. « La baisse marquée des interceptions témoigne d’une réduction progressive des flux irréguliers, reflétant le tarissement constant de la route migratoire transitant par le Maroc », affirme un haut responsable de la direction en charge de la migration et de la surveillance des frontières à l’agence de presse Reuters.
    Changement de routes ? Selon le ministère de l’Intérieur marocain, cette baisse s’explique par le changement de routes des migrants, qui ont délaissé le Maroc suite au durcissement des contrôles, au profit d’autres itinéraires vers les Canaries et certaines zones du sud de la Méditerranée. Pourtant, les îles Canaries ont enregistré une chute significative en 2025 de 62 % des arrivées de migrants dans l’archipel (plus de 17 500 exilés sont arrivés aux Canaries en 2025, contre près de 47 000 en 2024). Ces derniers mois, les exilés sont de moins en moins nombreux à tenter la traversée de l’Atlantique depuis les côtes de l’ouest marocain. Les départs se concentrent désormais depuis le Sénégal et la Mauritanie, et de plus en plus au sud depuis la Gambie et la Guinée.
    En revanche, les débarquements ont bien augmenté de 24 % aux Baléares l’an dernier via la route menant de l’Algérie à ces îles du large de l’Andalousie. Mais dans le même temps, les enclaves espagnoles de Ceuta et Melilla situées au nord du Maroc ont enregistré une hausse de 45 % des arrivées l’an dernier par rapport à l’année 2024 – des territoires dont les tentatives d’immigration se font depuis le sol marocain. Ceuta est même devenue pour les premiers mois en 2026 la première porte d’entrée des migrants en Espagne.
    Et 13 595 migrants ont été secourus, ou interceptés, en mer en 2025 - contre 18 645 en 2024 -, selon les chiffres du ministère de l’Intérieur. Par ailleurs, 4 372 migrants en situation irrégulière ont bénéficié de programmes de « retour volontaire » vers leur pays d’origine au cours de l’année dernière. Ces « retours volontaires » illustrent « l’approche humaniste de la gestion migratoire » du Maroc, qui « concilie fermeté et responsabilité », déclare à Reuters le même haut responsable de la direction en charge de la migration et de la surveillance des frontières.
    Mais, « il n’y a rien de moins volontaire, que les ’retours volontaires », avait alerté l’an dernier Jean-Pierre Cassarino, enseignant chercheur au Collège d’Europe en Pologne, évoquant des migrants « acculés » et des « expulsions » qui ne disent pas leur nom. Ces « retours volontaires » s’inscrivent alors dans un « processus de vulnérabilité accrue », avait aussi expliqué Ahlam Chemlali, chercheuse en migration à l’Institut danois pour les études internationales (DIIS), interrogée par l’AFP. La situation des migrants dans les pays de transit, comme le Maroc, est devenue « de plus en plus précaire et dangereuse » et « pour beaucoup, le programme de ’retour volontaire’ est devenu la seule alternative possible ». Depuis 2019, le gouvernement espagnol de Pedro Sánchez a débloqué plus de 120 millions d’euros à Rabat pour soutenir ce pays de transit dans sa lutte contre l’immigration irrégulière. En parallèle, depuis 2013, l’UE a déboursé plus de 360 millions d’euros - dont 234 millions proviennent du Fonds fiduciaire d’urgence de l’Union pour l’Afrique, indique une note de l’UE datée de février 2022 - pour aider le Maroc.
    Ainsi, « parmi les voisins de l’UE, le Maroc représente le deuxième portefeuille de coopération en matière de migration », peut-on lire dans le même document européen. En 2022, l’UE affirmait voir en Rabat « un partenaire stratégique et engagé [...] en matière de migration », « loyal et fiable ».

    #Covid-19#migrant#migration#maroc#espagne#UE#politiquemigratoire#accordmigratoire#migrationirreguliere#routemigratoire#retourvolontaire

  • Estados Unidos llega a un acuerdo con la República Democrática del Congo para deportar a migrantes de terceros países

    Los Gobiernos de Estados Unidos y la República Democrática del Congo (RDC) llegaron a un acuerdo para la deportación de migrantes de terceros países desde el país norteamericano, informó este domingo el Ministerio de Comunicación congoleño. Las expulsiones comenzarán este mismo mes de abril, en lo que Kinsasa ha descrito como un “dispositivo de acogida temporal” que será “llevado a cabo respetando la soberanía nacional y las exigencias de la seguridad interior“, y no un “mecanismo de reubicación permanente” ni una “externalización de políticas migratorias”, según ha publicado el Ministerio en su cuenta de la red social X.COMMUNIQUÉ

    La #RDC met en œuvre, dès avril 2026, un dispositif d’accueil temporaire de ressortissants de pays tiers, dans le cadre d’un partenariat avec les États – Unis.

    Ce mécanisme, sans impact sur le Trésor public, s’inscrit dans le respect de la souveraineté nationale, des… pic.twitter.com/C76RXdkixPKinsasa ha asegurado que el país africano no asumirá la carga financiera de las expulsiones. “La gestión logística y técnica del dispositivo será garantizada por el Gobierno estadounidense a través de estructuras especializadas en los movimientos de personas en todo el mundo, que abordan tanto la migración regular como los desplazamientos forzados”, ha añadido el Ministerio congoleño.Desde su regreso a la Casa Blanca en enero del año pasado, el presidente estadounidense, Donald Trump, ha impulsado las expulsiones exprés y, a tal efecto, ha firmado acuerdos con varios países, entre ellos El Salvador, Esuatini (la antigua Suazilandia), Ghana, Ruanda, Uganda, Sudán del Sur y Guinea Ecuatorial, para la deportación de inmigrantes en suelo estadounidense. Como parte de su campaña de deportaciones masivas y con un gran secretismo, la Administración de Trump presionó a por lo menos 30 gobiernos de África para que aceptaran recibir a migrantes, de acuerdo con una investigación de The New York Times y la información que ha salido a cuentagotas desde esos países.Organizaciones de derechos humanos han pedido a los países africanos que rechacen pactos de expulsión firmados con Estados Unidos y han denunciado que los ya existentes exponen a cientos de personas a riesgos de detención arbitraria, malos tratos y devolución forzada a países donde podrían sufrir persecución o tortura.En medio de la polémica por las deportaciones masivas, que también ha sido criticada por la Unión Africana al criticar a Estados Unidos de externalizar la gestión migratoria a países con menos recursos, la RDC ha defendido que no se prevé ningún traslado automático y que cada caso será examinado de forma individual, conforme a las leyes del país y su seguridad nacional. El Gobierno congoleño ha señalado que tendrá “pleno control” sobre las decisiones relativas a la admisión, condiciones de estancia, retirada de estatus temporal y los mecanismos de retorno.Los migrantes deportados desde Estados Unidos serán trasladados en infraestructuras situadas en la zona metropolitana de Kinsasa, con el objetivo de garantizar un “seguimiento administrativo, de seguridad y humanitario eficaz”, según detalla el comunicado.El acuerdo, cuyas negociaciones adelantó Efe el sábado, coincide con un acercamiento entre ambos países para acabar con el conflicto en las provincias congoleñas orientales entre el Ejército de la RDC y el rebelde Movimiento 23 de Marzo (M23), apoyado por Ruanda. Desde 1998, el este de la RDC está sumido en un conflicto alimentado por numerosas milicias rebeldes y el Ejército, pese a la presencia de la Misión de Estabilización de las Naciones Unidas en la República Democrática del Congo (Monusco).La reanudación de los vuelos de deportación desde Estados Unidos a terceros países se activó después de que el Tribunal Supremo autorizara el pasado junio a Trump a efectuar estas expulsiones, un triunfo para su política de mano dura contra la inmigración. Un informe publicado el pasado febrero por los demócratas que integran el comité de Relaciones Exteriores del Senado de Estados Unidos muestra que Washington ha gastado más de 40 millones de dólares (unos 33,8 millones de euros) en deportar a 300 inmigrantes a terceros países en el último año.

    https://medios.mugak.eu/noticias/733413/noticia
    #Etats-Unis #USA #RDC #République_démocratique_du_Congo #migrations #réfugiés #expulsions #externalisation #pays-tiers #accord

    –—

    ajouté à la métaliste sur les tentatives de différentes pays européens d’#externalisation non seulement des contrôles frontaliers (https://seenthis.net/messages/731749), mais aussi de la #procédure_d'asile dans des #pays_tiers :
    https://seenthis.net/messages/900122

  • Traversées de la Manche : Londres et Paris prolongent de deux mois seulement leur accord pour sécuriser la frontière - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/70665/traversees-de-la-manche--londres-et-paris-prolongent-de-deux-mois-seul

    Traversées de la Manche : Londres et Paris prolongent de deux mois seulement leur accord pour sécuriser la frontière
    Par Charlotte Boitiaux Publié le : 01/04/2026
    Londres et Paris ont prolongé mardi de deux mois seulement leur accord de coopération pour lutter contre les traversées illégales de la Manche. Un deal précaire puisque les deux pays ne sont pas parvenus à conclure un accord permanent. Le Royaume-Uni exige de la France plus d’interventions en mer pour empêcher les traversées de la Manche. Paris refuse. Londres et Paris vont prolonger de deux mois seulement leur accord de coopération sur la sécurisation de leur frontière commune dans la Manche, a annoncé mardi 31 mars le Home Office (équivalent du ministère français de l’Intérieur). Au terme d’âpres discussions, les deux pays n’ont pas réussi à finaliser un nouveau partenariat permanent.En attendant d’autres pourparlers, il fallait donc parer au plus urgent : maintenir la militarisation de la frontière pour empêcher les traversées clandestines de la Manche. Pour cela, Londres va fournir un financement de 16,2 millions de livres (18,5 millions d’euros). De l’argent qui servira à assurer la surveillance des plages au cours des deux prochains mois. « Alors que les négociations en vue de la finalisation d’un accord franco-britannique amélioré se poursuivent, les contrats opérationnels ont été prolongés de deux mois afin de fournir des capacités françaises essentielles en matière de maintien de l’ordre et de surveillance », a indiqué le ministère britannique de l’Intérieur dans un communiqué. Depuis des mois, les deux gouvernements négocient une nouvelle prolongation, mais sont en désaccord. Le point d’achoppement principal ? Augmenter le nombre d’interventions des autorités françaises en mer pour intercepter les « small boats ». Selon plusieurs médias britanniques, Londres souhaite ainsi conditionner le versement d’une contribution financière à un objectif d’interceptions supérieur à celui constaté actuellement.
    Mais la France s’y oppose, mettant en avant le droit international de la mer qui interdit les interventions en mer - et donne la priorité aux seules opérations de secours. « Paris craint que les exigences britanniques ne mettent davantage en danger la vie des demandeurs d’asile et des agents français », résume le Guardian.
    « Nous ne voulons pas d’une recrudescence des traversées de migrants pendant que les négociations se poursuivent. Nous souhaitons une augmentation significative du nombre d’agents chargés de l’application de la loi sur les plages françaises », a ainsi déclaré un porte-parole du Home Office. « Nous voulons en avoir plus pour notre argent ».
    Côté français, on grince des dents face aux exigences britanniques. « Ce que nous voulons, c’est que […] les Britanniques contribuent au financement des systèmes d’interception, qui sont très coûteux. Mais ils ne doivent pas subordonner ce financement à une exigence d’efficacité qui pourrait être extrêmement dangereuse pour les migrants, pour les services [de sécurité] et pour la France […] Le sauvetage passe avant tout. Et la loi », a déclaré le 26 mars Xavier Ducept, secrétaire d’État chargé de la Mer, devant la commission d’enquête parlementaire sur le respect des libertés et droits fondamentaux des personnes migrantes.
    Cette négociation franco-britannique s’inscrit dans le traité de Sandhurst, signé en 2018 entre Londres et Paris. Ce traité prévoit que le Royaume-Uni finance une partie des actions menées par la France pour sécuriser les plages françaises, car c’est sur le sol français que se situe la frontière franco-britannique. C’est donc sur ses côtes que se déroulent les contrôles des personnes en partance pour le Royaume-Uni.Ce partenariat avait déjà été prolongé de trois ans en 2023, et devait expirer ce mardi 31 mars à minuit.
    Depuis 2023, le Royaume-Uni a versé 540 millions d’euros à la France dans le cadre du traité. L’argent sert à financer les patrouilles sur les plages, à l’achat de matériel comme des drones, mais également à la construction (en cours) du futur centre de rétention de Dunkerque - qui se situe précisément à Loon-Plage. Son ouverture est prévue pour la fin 2026-début 2027 et devrait compter 140 places.L’an passé, 41 472 migrants sont arrivés au Royaume-Uni après une périlleuse traversée de la Manche depuis la France, soit le deuxième nombre le plus élevé après le record de 45 774 arrivées enregistrées en 2022, selon les données du Home Office. Au moins 29 migrants ont péri en mer en 2025, d’après un comptage effectué par l’AFP à partir de sources officielles françaises et britanniques

    #Covid-19#migration#migrant#france#royaumeuni#routemigratoire#accordmigratoire#migrationirreuguliere#sante#droit#droitdelamer

  • Le renforcement des contrôles policiers rend la traversée de la Manche plus mortelle, selon des chercheurs - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/70616/le-renforcement-des-controles-policiers-rend-la-traversee-de-la-manche

    Le renforcement des contrôles policiers rend la traversée de la Manche plus mortelle, selon des chercheurs
    Par Romain Philips Publié le : 31/03/2026
    Dans une étude publiée la semaine dernière, des chercheurs britanniques et l’organisation Border Forensics ont disséqué la politique migratoire menée à la frontière entre le Royaume-Uni et la France ces dernières années. Selon eux, l’augmentation des décès est directement liée au renforcement des contrôles.Pendant un an, des chercheurs britanniques du Centre for Sociodigital Futures et de Border Forensics – une organisation qui enquête sur les frontières à l’aide de cartographes – ont étudié les différents moyens de surveillance à la frontière franco-britannique déployé ces dernières années. Et le constat est sans appel : l’augmentation des décès est directement liée au renforcement des contrôles.
    Pour arriver à ce constat, les enquêteurs ont mis en relation les données géographiques des incidents dans la Manche, les données de vol des avions de surveillance, des témoignages recueillis sur le terrain ou encore les données compilées par les associations du littoral.
    Ainsi, entre 1999 et 2026, au moins 525 décès de migrants ont été recensés à la frontière britannique avec l’Europe. Parmi ces décès, 197 personnes sont mortes ou ont disparu dans la Manche, dont 129 – près d’un quart de tous les décès enregistrés à la frontière extérieure du Royaume-Uni – entre 2023 et fin 2025.
    Selon cette « contre-expertise », l’augmentation des morts dans la Manche est directement liée aux accords franco-britanniques conclus pour « stopper les bateaux » de migrants.Les chercheurs notent que depuis 2020, au fur et à mesure des accords, les financements alloués au gouvernement français pour endiguer les traversées en petites embarcations ont explosé, dépassant les 620,3 millions de livres sterling. Mais « les centaines de millions de livres sterling investies dans le renforcement des frontières françaises n’ont pas enrayé l’immigration clandestine vers le Royaume-Uni ». Et d’ajouter : « Au contraire, elles l’ont déplacée des ’routes canalisées’ utilisées ces dernières décennies – camions, trains et ferries – vers la haute mer, où les dangers encourus par les voyageurs se sont accrus à chaque accord conclu ». Un phénomène déjà largement documenté par des ONG et médias mais il s’agit ici de la première enquête de chercheurs reliant « de manière exhaustive » les données géospatiales relatives aux traversées de « small boats », aux décès et aux pratiques de surveillance des frontières dans le nord de la France, estime l’un des auteurs à Mediapart et The Independant, qui révèlent ce rapport.
    De nombreux témoignages recueillis par InfoMigrants ces dernières années démontrent aussi que la militarisation de la frontière entre la France et le Royaume-Uni pousse les exilés a emprunté des itinéraires toujours plus dangereux.
    Les chercheurs signalent même que 2023, année de la « déclaration conjointe des dirigeants » - un accord migratoire conclut entre les deux pays actuellement en cours de renégociation - , a connu « une augmentation spectaculaire du nombre de décès dans la Manche », notamment car « un changement de mentalité au sein des forces de l’ordre françaises » s’est engendrée. Ce changement s’explique donc pas le renforcement des contrôles, selon les chercheurs, qui distinguent trois domaines : les interventions concernant le commerce de matériel nautique, la surveillance terrestre et la surveillance maritime. Ainsi, le rapport précise que « prises ensemble, toutes ces pratiques de surveillance des frontières (…) ont démontré que les politiques étatiques visant à empêcher les traversées en petites embarcations étaient un facteur déterminant de l’augmentation du nombre de décès parmi les migrants dans la Manche ».
    Selon le rapport, les opérations contre les chaines d’approvisionnement ont un impact sur le nombre de canots pneumatiques et pousse les migrants à recourir à du matériel de « qualité inférieure » car « les matériaux habituels sont indisponibles ». Et comme la diminution du nombre d’embarcations « ne réduit pas la demande globale de traversées mais accroît la demande par rapport à l’offre », le « nombre de personnes par canot a augmenté ». Un phénomène qui n’a « cessé d’augmenter d’année en année ». Enuite, les chercheurs pointent l’augmentation des effectifs de police sur le littoral. De 45 officiers en 2019 réparti dans la zone de Calais, ce chiffre est passé à 1 200 aujourd’hui et couvre toute la côte de Dunkerque à la baie de Somme.
    Et les policiers ont des méthodes de plus en plus offensives. Des opérations durant lesquelles des policiers ont lacéré des embarcations ont été recensées. Et depuis peu, les autorités françaises ont expérimenté un nouveau dispositif pour empêcher les départs de canots de migrants dans la Manche : l’interception des « taxi-boats » en mer.Ainsi, cette surveillance policière accrue « contribue directement à réduire le nombre total d’embarcations disponibles les jours de traversée » et conduit les passeurs « à adopter de nouvelles tactiques » toujours plus dangereuses comme les « taxi-boats », note le document.
    Par exemple, de plus en plus de départs depuis la Belgique ont été recensés ces dernières semaines, augmentant la durée en mer et ainsi les risques encourus.
    Tous ces contrôles ont fait de la traversée de la Manche « un itinéraire de plus en plus dangereux » commente le rapport qui, dans une cartographie recensant les incidents en mer, démontre que les décès ont de plus en plus lieu au niveau des côtes françaises. L’embarquement « est devenu le moment le plus mortel du voyage ». C’est même à ce moment précis, par écrasement dû à la violence et la précipitation de la montée dans le bateau, que sont décédés certains migrants.La surpopulation des embarcations entraînent aussi des incidents au bout de seulement quelques heures de navigation, averti le rapport, citant l’exemple du 12 juillet 2024, lorsqu’un canot pneumatique a fait naufrage près du Cap Gris-Nez « une heure seulement après son départ ». « Le nombre important de personnes à bord a fait que, malgré le fait que le navire de sauvetage français ait constaté le dégonflement du flotteur et la chute de personnes à l’eau, quatre personnes se sont noyées et quatre autres ont disparu avant que 56 personnes ne puissent être secourues », rappelle l’enquête.
    E n conclusion, les experts estiment que les autorités ne tiennent pas compte de la détermination des exilés et « des raisons qui poussent tant de personnes à tenter de monter de force à bord de canots pneumatiques ». Et, ce faisant, « occultent les effets des politiques anti-trafic, certes ’efficaces’, mais malavisées ».Du côté des autorités françaises, on rappelle que les trafiquants d’êtres humains ont aussi une grande part de responsabilité dans le bilan des décès. Ce sont les passeurs qui surchargent les canots - dont l’approvisionnement est compliqué par les démantèlements des filières. Les risques d’affaissement des embarcations sont donc démultipliés. « Ils jouent avec les limites », dénonçait en 2024 à InfoMigrants un porte-parole de la préfecture maritime de la Manche et de la mer du Nord (Premar). « Je rappelle qu’on peut couler en quelques secondes si on ne sait pas nager ». Même près du rivage.
    Interrogés par InfoMigrants fin 2025 suite à la signature de l’accord « one in one out », de nombreux migrants avaient eux fait part de leur détermination à rejoindre l’Angleterre, malgré les accords et durcissements de la politique de chaque côte de la frontière. « En France, je n’ai nulle part où aller alors je n’ai pas d’autre choix que de tenter ma chance au Royaume-Uni », racontait à notre rédaction Ahmed, un Soudanais de 26 ans dont la demande d’asile a été refusée en France. « Peu importe, je vais quand même continuer mon chemin. Je suis venu d’Afrique, j’ai traversé le désert, la mer Méditerranée… J’ai fait trop de route pour arrêter maintenant et avoir peur d’un accord », témoignait de son côté Khaled, un Soudanais de 18 ans

    #Covid-19#migration#migrant#france#royaumeuni#routemigratoire#accordmigratoire#migrationirreguliere#sante#mortalite

  • Immigration : les accords du Touquet dénoncés par des ONG devant une commission d’enquête parlementaire française - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/70618/immigration--les-accords-du-touquet-denonces-par-des-ong-devant-une-co

    Immigration : les accords du Touquet dénoncés par des ONG devant une commission d’enquête parlementaire française
    Par RFI Publié le : 30/03/2026
    Dans le cadre de la commission d’enquête parlementaire sur l’immigration à la frontière franco-britannique, les associations de défense des personnes exilées ont été auditionnées jeudi 26 mars. Elles ont unanimement condamné la politique répressive et l’impasse dans laquelle se trouvent les personnes coincées entre les deux pays.
    Une politique répressive qui met en danger les personnes exilées. C’est ce que décrivent d’une même voix les associations qui interviennent à la frontière franco-britannique. Cinq d’entre elles étaient auditionnées jeudi 26 mars par la Commission d’enquête parlementaire, chargée d’un travail de six mois afin de faire le point sur l’action publique menée sur le littoral. Toutes les personnes interrogées ont dépeint un tableau très sombre, celui d’un territoire rendu de plus en plus inhospitalier et de conditions de survie catastrophiques à la frontière.
    Dans le viseur de l’ONG Human Rights Observer (HRO), la politique du « zéro point de fixation », mise en place sous le président Hollande après la démantèlement de la « jungle » de Calais en 2016, qui consiste à des expulsions quasi quotidiennes des camps de migrants.
    Ces méthodes ne découragent pourtant pas les exilés. "Inlassablement les campements sont expulsés, les affaires sont saisies, voire détruites, a alerté un membre de HRO au Parlement. Peu importe la longévité et la fréquence de ces opérations, les personnes se réinstallent. Elles reviennent, reprennent leur place, occupent à nouveau le même terrain. Les traversées continuent."Cette politique n’a qu’un seul effet, d’après l’association Utopia 56, elle aussi auditionnée, celui de mettre davantage en danger les exilés. Une représentante de l’association a listé devant les parlementaires : "Des pneumatiques qui vont être percés avant leur mise à l’eau ; la dispersion de groupes de personnes par la police en tenue anti-émeutes qui fait usage de gaz lacrymogène, de grenades de désencerclement, de coups de tonfa ; le tout depuis des 4x4 ou des buggys lancés à vive allure au milieu des personnes sur les plages."Des enquêtes préliminaires sont d’ailleurs en cours à l’encontre des forces de l’ordre après des interventions sur des bateaux chargés de passagers déjà mis à l’eau. La seule solution pour Claire Millot, de l’association Salam, viendra d’un changement de législation. « Ce n’est pas une impasse, c’est une souricière. On ne peut sortir dignement ni par l’avant vers le Royaume-Uni, ni par l’arrière vers la France. Ils sont coincés là, ils n’ont pas de solution », alerte-t-elle.

    #Covid-19#migration#migrant#france#royaumeuni#accordmigratoire#manche#droit#sante

  • Traversées maritimes des migrants : les négociations patinent entre la France et le Royaume-Uni
    https://www.lemonde.fr/international/article/2026/03/28/traversees-maritimes-des-migrants-les-negociations-patinent-entre-la-france-

    Traversées maritimes des migrants : les négociations patinent entre la France et le Royaume-Uni
    Par Cécile Ducourtieux (Londres, correspondante) et Julia Pascual
    La frontière franco-britannique risque-t-elle d’être « désarmée » ? La question se pose alors que le financement par les Britanniques du dispositif de surveillance du littoral français arrive à échéance le 31 mars. Et aucun accord n’a été trouvé entre Paris et Londres pour un nouveau cycle de financement. « Les négociations ont échoué, tout est remonté au niveau du ministre », confie une source place Beauvau. Ces négociations portent sur une enveloppe d’environ 750 millions d’euros sur trois ans, en vertu du traité bilatéral de Sandhurst.Entre 2023 et 2026, la contribution britannique au bénéfice de la France pour sécuriser les frontières s’est déjà élevée à 541 millions d’euros. Sur cette période, les traversées maritimes de la Manche par des personnes migrantes à bord de petits canots pneumatiques n’ont cessé de croître. Plus de 41 000 personnes ont rejoint l’Angleterre en small boats, contre environ 29 000 en 2023.
    A en croire le Times du 23 mars, Londres réclame que les fonds ne soient versés qu’en fonction d’objectifs de traversées évitées à atteindre. « Les Anglais veulent nous coller des objectifs chiffrés et du reporting opérationnel au quotidien. Ils voudraient piloter le dispositif », ajoute la source française citée plus haut.
    Auditionné le 26 mars par la commission d’enquête parlementaire sur le respect des libertés et droits fondamentaux des personnes migrantes, le secrétaire général de la mer, Xavier Ducept, a reconnu que les Britanniques « ont la volonté de montrer à leur opinion publique que les fonds qui sont engagés dans le cadre de Sandhurst le sont efficacement ». Mais il a mis en garde contre toute forme de chantage : « Ce que nous souhaitons, c’est que (…) les Britanniques puissent participer au financement des dispositifs d’interception, qui sont très onéreux. Mais qu’ils ne conditionnent pas ces dispositifs à une forme d’efficacité qui pourrait être extrêmement dangereuse pour les migrants, pour les services, pour la France. (…) Le secours d’abord. Et le droit », a-t-il déclaré.Lors de la visite d’Etat d’Emmanuel Macron au Royaume-Uni, en juillet 2025, la France a consenti à modifier sa doctrine d’intervention en mer pour arraisonner les small boats – une pratique jugée trop dangereuse jusque-là – et le Royaume-Uni a acté le principe d’un nouveau paquet d’aides financières. Depuis, trois interceptions ont eu lieu, selon M. Ducept.
    D’après nos informations, les Britanniques auraient rejeté les demandes françaises concernant, par exemple, le paiement des salaires des effectifs du futur centre de rétention de Dunkerque (Nord), prévu pour ouvrir fin 2026, mais aussi le paiement des réservistes qui patrouillent sur les plages, ou encore celui d’un lieu de cantonnement pour des CRS. Le Home Office refuse de s’exprimer sur ces négociations, mais un porte-parole rappelle que « la France est [leur] partenaire le plus important en matière de migration et [que le] travail commun permet de réduire considérablement les traversées en petites embarcations », ajoutant que « 40 000 traversées ont été évitées » depuis l’arrivée du gouvernement Starmer au pouvoir, en juillet 2024.
    Le porte-parole valorise également l’accord dit « one in, one out » (« une entrée, une sortie »), conclu à l’été 2025 entre Keir Starmer et Emmanuel Macron et qui prévoit que Londres peut renvoyer en France des migrants arrivés en small boats. En contrepartie de quoi, et sur une base réciproque, Londres accepte d’accueillir sur son territoire des personnes migrantes se trouvant en transit en France. « Grâce à notre accord historique, les migrants illégaux arrivant en small boats sont renvoyés directement chez eux », assure le porte-parole. En réalité, seules 377 personnes ont été renvoyées en France, entre l’été 2025 et le début de février 2026, selon des données du Home Office, contre 380 qui ont fait le voyage en sens inverse. Cet accord n’a « pas d’impact direct sur les flux », a reconnu le secrétaire général de la mer lors de son audition.
    La ministre de l’intérieur, Shabana Mahmood, ne compte pas pour autant y renoncer et les Anglais auraient demandé sa reconduite, alors qu’il doit cesser en juin. La Britannique, d’origine pakistanaise et fière de sa foi musulmane, classée à droite du Parti travailliste, porte une série de réformes réduisant conséquemment l’accueil des réfugiés au Royaume-Uni. Depuis le 2 mars, le statut de réfugié accordé à une personne ne sera plus permanent mais temporaire. La ministre veut aussi doubler la période durant laquelle une personne munie d’un visa doit attendre avant de pouvoir réclamer un droit de séjour permanent – elle passerait de cinq à dix ans. Mais Mme Mahmood est de plus en plus isolée au sein des élus du Labour, des dizaines d’entre eux s’opposant à cette « droitisation » du parti, notamment parce qu’il perd de plus en plus d’électeurs au profit du Green Party, le parti écologiste britannique, beaucoup plus à gauche.

    #Covid-19#migrant#migration#france#royaumeuni#accordmigratoire#manche#politiquemigratoire#droit#sante#asile

  • Accord UE-Turquie : 10 ans après, quel bilan ? - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/70479/accord-ueturquie--10-ans-apres-quel-bilan

    Accord UE-Turquie : 10 ans après, quel bilan ?
    Par Charlotte Boitiaux Publié le : 24/03/2026
    Dix ans après sa signature, que devient l’accord entre l’Union européenne et la Turquie ? Acté en mars 2016, ce texte faisait suite à l’afflux migratoire qui avait agité l’Europe. Ankara s’était alors engagée à exercer des contrôles plus stricts à ses frontières pour juguler l’immigration illégale. En retour, Bruxelles devait financer à hauteur de 6 milliards d’euros l’accueil et l’accompagnement des réfugiés sur le sol turc.
    Dix ans après sa signature, quel bilan tirer de l’accord Union européenne-Turquie ? Acté le 18 mars 2016, au plus fort du pic migratoire, ce partenariat avait pour but d’endiguer l’arrivée massive, depuis les côtes turques de la mer Égée, de migrants en Grèce et en Europe. Pour rappel, à cette époque, en 2015, près de 860 000 migrants avaient emprunté cette voie. Un flux record : au plus fort de cette année, la Grèce avait enregistré jusqu’à 10 000 arrivées par jour.
    Signée et immédiatement controversée, cette déclaration UE-Turquie (couramment appelée « l’accord ») prévoyait de renvoyer vers la Turquie tous les migrants arrivés après le 20 mars 2016 irrégulièrement par la mer sur les îles grecques et qui ne pourraient prétendre à une protection internationale. Par ailleurs, le mécanisme dit du « un pour un » avait aussi été mis en place : pour chaque Syrien renvoyé vers la Turquie au départ des îles grecques, un autre Syrien devait être réinstallé depuis la Turquie vers l’Union européenne (UE) grâce à un corridor humanitaire, dans la limite de 72 000 personnes.
    En contrepartie, l’UE a alloué, dans un premier temps, 6 milliards d’euros à Ankara. La déclaration prévoyait d’ailleurs qu’une partie de ces fonds serve à un contrôle strict aux frontières par les forces de l’ordre turques.
    Pour la Commission européenne, dix ans après, ce partenariat reste un succès : « Il a contribué à la diminution de la migration irrégulière vers l’UE », déclare la Commission à InfoMigrants qui ne donne aucun bilan chiffré, mais confirme sa pérennité."Il reste valable en tant que cadre de coopération en matière de migration sur la route de la Méditerranée orientale [...] Pour la période 2021-2027, l’UE a alloué près de 5,5 milliards d’euros [supplémentaires] pour soutenir les réfugiés et les communautés d’accueil en Turquie, ainsi que pour renforcer les capacités de la Turquie en matière de gestion des frontières". Et la Commission européenne de remercier Ankara : « La Turquie a déployé des efforts considérables pour accueillir les réfugiés et les migrants et répondre à leurs besoins ».Ankara accueille actuellement quatre millions de réfugiés sur son sol, dont plus de trois millions de personnes d’origine syrienne.
    Cet accord a-t-il réellement fait baisser les arrivées illégales ? Selon les chiffres du Haut-commissariat de l’ONU aux réfugiés (HCR), oui. Les arrivées par mer vers les îles de la mer Égée ont chuté les années suivants l’accord : 30 000 migrants ont atteint les îles grecques en 2017 par la mer contre 173 000 en 2016.Les arrivées irrégulières ont ensuite fluctué entre 2017 et 2025 mais n’ont jamais réatteint le niveau 2015-2016. À titre d’exemple, 42 000 migrants sont arrivés irrégulièrement en Grèce par la mer en 2025 et 54 000 en 2024.
    Côté turc, le contrat semble rempli lui aussi. Depuis 2016, la frontière est difficilement franchissable. Les arrestations de migrants par les forces turques qui tentent d’entrer dans l’Union européenne ont explosé. Selon les chiffres d’Ankara, 175 000 migrants ont été interceptés en 2016 contre 60 000 en 2015 et 40 000 en 2014. En grande majorité, des Afghans.Les années suivantes, les arrestations se sont maintenues à un niveau élevé : 225 000 migrants ont été interceptés en 2024 et 160 000 en 2025.
    « On peut reconnaître que cet accord a été un succès pour les pays européens qui réclamaient un mur à l’extérieur de leurs frontières. Et ce mur turc a tenu », commente Samim Akgönül, professeur à l’université de Strasbourg, directeur du département d’études turques, contacté par InfoMigrants. « Pour les immigrés eux-mêmes restés en Turquie, il y a aussi une part de ’succès’. Malgré les discriminations dont ils sont victimes, malgré le discours parfois raciste des autorités, malgré leur statut précaire de ’protection temporaire’, les millions de Syriens venus en Turquie se sont enracinés dans le pays. Ils ont eu des enfants en 10 ans. Des enfants nés en Turquie qui font aujourd’hui intégralement partie de la population turque ».
    À l’époque, en 2021, Didier Billion, directeur adjoint de l’IRIS interviewé par le site Toute l’Europe, affirmait aussi que l’accord fonctionnait, sécuritairement du moins, chiffres à l’appui. « Juste avant l’accord, on estimait que 3 500 réfugiés tentaient la traversée de la mer Égée chaque jour. Après le 18 mars [jour de la signature de l’accord, ndlr], on est tombé à une quarantaine par jour », expliquait-il alors."Cette déclaration a eu un effet dissuasif" reconnaissait aussi en 2019 Jean Marcou, directeur des relations internationales de Sciences Po Grenoble et spécialiste de la Turquie, au Monde. Reste que Bruxelles a dû faire des concessions « pour garder cet accord viable », rappelle aussi à InfoMigrants Samim Akgönül. « L’UE a dû fermer les yeux sur les manquements aux droits de l’Homme dans le pays ou encore sur la question des détentions arbitraires, par exemple ».
    Du côté des ONG, la colère est toujours intacte. « Cet accord a profondément remodelé la politique migratoire de l’Union européenne en introduisant un modèle axé sur la dissuasion, la restriction et l’externalisation de l’asile hors des frontières de l’UE », dénonce Médecins sans frontières (MSF) dans un communiqué du 18 mars 2026. Pour MSF, l’accord « qualifié de ’succès’ par la Commission européenne » a surtout eu « un coût humain énorme », insistant sur le sort de « milliers de personnes [qui] continuent de subir des conditions inhumaines » dans les centres du pays.
    Dans les hotspot des îles grecques (aussi appelés RIC - centre de réception et d’identification), à Lesbos, Kos, Chios encore Samos, de nombreuses ONG dénoncent, à l’instar de MSF, des conditions de vie difficiles pour les exilés et des retards dans la gestion des dossiers d’asile alors que les arrivées se poursuivent."Il est vrai que cet accord peut être considéré comme un échec d’un point de vue humanitaire", ajoute le professeur Samim Akgönül. « La mer Égée est devenue un cimetière. Les migrants prennent des risques inconsidérés pour contourner les forces de sécurité et atteindre l’Europe ».MSF dénonce aussi un accord ayant fait des émules. « Au cours de la dernière décennie [...] l’UE a étendu sa coopération à des pays tels que la Libye, la Tunisie, le Sénégal, la Mauritanie, le Maroc, le Niger, l’Égypte et divers États des Balkans occidentaux, afin d’empêcher l’arrivée de personnes en Europe ».Depuis plusieurs années en effet, l’UE a multiplié les partenariats avec de nombreux pays pour lutter contre l’immigration irrégulière. En 2017, un accord (renouvelé) a été noué avec la Libye, en 2023 avec la Tunisie, ou encore en 2024 avec l’Égypte. Pour Amnesty International, l’accord était déjà « un échec cuisant » en 2021, selon les termes employés par l’ONG lors du 5e anniversaire de sa signature.
    À plusieurs reprises, la Turquie a utilisé cet accord migratoire comme un levier politique dans ses relations avec l’UE. En 2020, mécontent des discussions avec l’UE autour du versement de la dotation promise par les Vingt-sept, Ankara avait fait fi de l’accord et avait ouvert sa frontière. Des dizaines de milliers de migrants étaient ainsi passés en quelques jours côté grec - en se retrouvant bloqués dans des conditions épouvantables au poste-frontière de Kastanies.

    #Covid-19#migration#migrant#UE#turquie#accordmigratoire#droit#sante#politiquemigratoire#routemigratoire

  • La #traque des migrants subsahariens

    Depuis 2023, le nombre d’#interceptions au large des côtes tunisiennes a beaucoup augmenté, alors que l’Europe sous-traite au pays la lutte contre l’immigration illégale. En parallèle, les discours xénophobes de #Kaïs_Saïed alimentent les violences en tout genre envers les migrants subsahariens.

    Depuis la signature d’un #accord de #coopération entre l’#Union_européenne et la Tunisie en juillet 2023, Tunis est devenu l’un des principaux sous-traitants de la lutte contre l’immigration illégale vers l’Europe, en tout cas l’un des plus efficaces à en juger par les #chiffres (depuis que le partenariat a été mis en place, les arrivées illégales en Italie ont été divisées par 25). En échange de #fonds européens bienvenus en période de crise économique, la Tunisie a ainsi drastiquement augmenté le nombre d’interceptions d’embarcations en mer, provoquant de nombreux drames, et organisé une traque aux migrants subsahariens en situation irrégulière. Si elle est le résultat de la dépendance de l’État tunisien aux financements européens, cette politique est par ailleurs alimentée par des discours xénophobes, racistes et complotistes tenus par Kaïs Saïed , à l’image de celui du 21 février 2023 dans lequel le président tunisien parlait de “hordes de migrants clandestins” et évoquait l’existence d’un “plan criminel pour changer la composition du paysage démographique en Tunisie”.

    Des personnes migrantes exposées aux #violences_policières et aux trafics

    Face aux #arrestations qui se sont multipliées depuis le début des négociations avec l’Union européenne, de nombreux migrants subsahariens ont trouvé refuge dans des #campements au nord de #Sfax, sous les oliveraies, où ils seraient aujourd’hui entre 20 000 et 30 000. Mais là encore ils sont exposés aux actions policières, comme en témoignent les démantèlements des camps d’#El_Amra et de #Jebeniana au printemps 2025, ainsi qu’aux trafics en tout genre. Car la fermeture de la voie maritime et le tarissement de la source de revenus qu’elle générait pour certains fonctionnaires corrompus et autres passeurs ont provoqué la reconversion d’une partie de ces acteurs vers d’autres activités pour tenter de continuer à tirer profit de la situation des migrants subsahariens. S’est ainsi développée toute une économie autour du #kidnapping, certaines personnes étant enlevées puis conduites à la frontière libyenne ou algérienne avant d’y être vendues ou abandonnées en plein #désert. Elles doivent ensuite faire appel à leur famille que l’on rançonne, ou bien payer très cher des taxis criminels pour pouvoir regagner Sfax.

    Comment s’articulent le partenariat entre la Tunisie et l’Union européenne, les discours racistes de Kaïs Saïed et les violences exercées à l’encontre des migrants subsahariens ? Comment ces politiques migratoires ont peu à peu créé un secteur d’activité économique informel profitant à toute une série d’acteurs, dont certains fonctionnaires ? Quelle est la situation des migrants subsahariens aujourd’hui en Tunisie ?

    Bloqués en Tunisie dans une situation de grande précarité du fait du durcissement des politiques migratoires tunisiennes et européennes, de nombreux migrants subsahariens trouvent un emploi dans le secteur agricole. Généralement sous-payés et travaillant sans aucun cadre légal, ils sont pourtant indispensables aux exploitants avec lesquels ils tissent souvent des liens, bien que leur relation soit profondément inégale.

    https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/cultures-monde/la-traque-des-migrants-subsahariens-1012753
    #Tunisie #violence #Méditerranée #migrations #réfugiés #xénophobie #externalisation #abandon #rançons #exploitation #travail #agriculture #migrants_sub-sahariens

  • Le Royaume-Uni et le Nigeria signent un accord pour faciliter les expulsions de migrants

    Londres et Abuja ont conclu un #accord, jeudi, pour accélérer les #expulsions de migrants en situation irrégulière, de #criminels_étrangers et de demandeurs d’asile #déboutés. Désormais, un simple document d’identité de remplacement, délivré aux personnes ne disposant pas d’un passeport valide, permettra d’être renvoyé au Nigeria.

    Jeudi 19 mars, le gouvernement britannique a annoncé avoir trouvé un accord avec le Nigeria pour faciliter l’expulsion de migrants en situation irrégulière vers ce pays d’Afrique de l’ouest, à l’occasion de la visite d’État du président nigérian Bola Tinubu au Royaume-Uni, la première pour un dirigeant nigérian en près de quarante ans.

    « Les personnes en situation irrégulière, les criminels étrangers et les demandeurs d’asile déboutés seront expulsés [du Royaume-Uni] beaucoup plus facilement » grâce à cet accord, a assuré le Home Office (ministère de l’Intérieur britannique), dans un communiqué publié jeudi.

    Désormais, plus besoin d’un #laissez-passer_consulaire pour renvoyer un migrant vers le Nigeria : un simple document d’identité de remplacement délivré aux personnes ne disposant pas d’un passeport valide sera reconnu « pour la première fois » par les autorités nigérianes, explique le Home Office. « L’un des principaux obstacles administratifs au #rapatriement des personnes est levé », s’est félicité le ministère.

    Le Royaume-Uni n’aura en effet plus à attendre que le Nigeria délivre des documents de voyage d’urgence lorsqu’il souhaite expulser une personne vers ce pays, le plus peuplé d’Afrique.

    « Le Nigeria est un partenaire clé dans notre lutte contre l’immigration irrégulière, car il représente le plus grand marché africain en matière de visas pour le Royaume-Uni et abrite des milliers de Nigérians qui ont construit leur vie ici », a souligné le ministre britannique chargé de la Sécurité des frontières et de l’Asile, Alex Norris. Selon les données du Home Office, le nombre annuel de retours vers le Nigeria a presque doublé, pour atteindre 1 150.

    Les « #retours_volontaires » et les expulsions de migrants en situation irrégulière et de criminels étrangers depuis le Royaume-Uni ont, quant à elles, atteint près de 60 000 depuis l’arrivée au pouvoir du gouvernement travailliste en juillet 2024.

    Le président nigérian #Bola_Tinubu et le Premier ministre britannique #Keir_Starmer « se sont aussi engagés à collaborer plus étroitement afin de renforcer la réponse du Royaume-Uni et du Nigeria face à la criminalité transnationale et au terrorisme », a indiqué Downing Street. Les deux pays vont également lancer des opérations conjointes pour lutter contre les réseaux de #passeurs et « les #gangs_criminels » qui « abusent des voies légales d’obtention de #visas » vers Londres.

    Un nouveau système de vérification des documents sera mis en place pour détecter les fraudes et l’authenticité des demandes de visas, détaille le Home Office. De son côté, le Nigeria s’est également engagé à revoir sa législation concernant les infractions en matière d’immigration.

    Lutte contre l’immigration irrégulière, le cheval de bataille de l’exécutif britannique

    « L’accord conclu aujourd’hui constitue une nouvelle étape dans notre mission visant à rétablir l’ordre aux frontières en veillant à ce que les personnes qui n’ont pas le droit de se trouver ici soient rapidement expulsées », a affirmé Alex Norris.

    Le gouvernement travailliste a fait de la lutte contre l’immigration irrégulière sa grande priorité. Pour dissuader les candidats à la traversée de la Manche, l’exécutif britannique a en effet considérablement durci sa politique migratoire.

    Londres a ainsi réduit la protection accordée aux réfugiés de cinq ans à trente mois. Ils seront « forcés de rentrer dans leur pays d’origine dès qu’il sera jugé sûr », avait déclaré la ministre de l’Intérieur #Shabana_Mahmood cet hiver. Finis aussi l’accès automatique aux #aides_sociales pour les demandeurs d’asile ou l’accès automatique au #regroupement_familial.

    Les étrangers devront également justifier de vingt ans de présence au Royaume-Uni - contre cinq actuellement - pour pouvoir rester indéfiniment au Royaume-Uni. En mars, les autorités britanniques ont aussi annoncé que l’hébergement et le soutien financier apportés aux demandeurs d’asile seraient retirés à partir du mois de juin pour les demandeurs d’asile qui enfreignent la loi, travaillent illégalement, ou peuvent subvenir eux-mêmes à leurs propres besoins.

    Le gouvernement a également durci les conditions d’obtention de visas et réduit le nombre de pays auxquels il en accorde. Londres avait d’ailleurs menacé, en novembre, de restreindre l’octroi de visas à l’Angola, la Namibie et la République Démocratique du Congo (RDC) - trois pays africains qu’il accuse de ne pas coopérer suffisamment pour réadmettre leurs ressortissants en situation irrégulière après qu’ils ont été déboutés de leur demande d’asile. Londres juge « inacceptable » leur faible coopération en matière d’expulsions.

    À partir du 26 mars, Londres va aussi cesser de délivrer des visas d’étude aux Afghans, Camerounais, Birmans et Soudanais, et des visas de travailleur qualifié aux Afghans. Car Londres estime que des « abus » sont commis par des personnes originaires de ces pays qui entrent au Royaume-Uni avec ces visas, mais qui demandent ensuite l’asile.

    Toutefois, cette multiplication de mesures restrictives ne découragent pas les candidats à l’exil à rejoindre les côtes anglaises. La première semaine de mars, un peu plus de 800 migrants ont traversé la Manche jusqu’en Angleterre, à la faveur d’une météo clémente, selon les chiffres du Home Office.

    D’après les données officielles, plus de 3 500 migrants sont arrivés au Royaume-Uni depuis le début de l’année. Ils étaient 41 472 en 2025, un chiffre record depuis 2022.

    https://www.infomigrants.net/fr/post/70476/le-royaumeuni-et-le-nigeria-signent-un-accord-pour-faciliter-les-expul
    #Nigeria #externalisation #migrations #réfugiés #UK #Angleterre

  • Le Royaume-Uni et le Nigeria signent un accord pour faciliter les expulsions de migrants - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/70476/le-royaumeuni-et-le-nigeria-signent-un-accord-pour-faciliter-les-expul

    Le Royaume-Uni et le Nigeria signent un accord pour faciliter les expulsions de migrants
    Par La rédaction Publié le : 20/03/2026
    Londres et Abuja ont conclu un accord, jeudi, pour accélérer les expulsions de migrants en situation irrégulière, de criminels étrangers et de demandeurs d’asile déboutés. Désormais, un simple document d’identité de remplacement, délivré aux personnes ne disposant pas d’un passeport valide, permettra d’être d’être renvoyé au Nigeria.
    Jeudi 19 mars, le gouvernement britannique a annoncé avoir trouvé un accord avec le Nigeria pour faciliter l’expulsion de migrants en situation irrégulière vers ce pays d’Afrique de l’ouest, à l’occasion de la visite d’État du président nigérian Bola Tinubu au Royaume-Uni, la première pour un dirigeant nigérian en près de quarante ans.
    « Les personnes en situation irrégulière, les criminels étrangers et les demandeurs d’asile déboutés seront expulsés [du Royaume-Uni] beaucoup plus facilement » grâce à cet accord, a assuré le Home Office (ministère de l’Intérieur britannique), dans un communiqué publié jeudi.
    Désormais, plus besoin d’un laissez-passer consulaire pour renvoyer un migrant vers le Nigeria : un simple document d’identité de remplacement délivré aux personnes ne disposant pas d’un passeport valide sera reconnu « pour la première fois » par les autorités nigérianes, explique le Home Office. « L’un des principaux obstacles administratifs au rapatriement des personnes est levé », s’est félicité le ministère. Le Royaume-Uni n’aura en effet plus à attendre que le Nigeria délivre des documents de voyage d’urgence lorsqu’il souhaite expulser une personne vers ce pays, le plus peuplé d’Afrique."Le Nigeria est un partenaire clé dans notre lutte contre l’immigration irrégulière, car il représente le plus grand marché africain en matière de visas pour le Royaume-Uni et abrite des milliers de Nigérians qui ont construit leur vie ici", a souligné le ministre britannique chargé de la Sécurité des frontières et de l’Asile, Alex Norris. Selon les données du Home Office, le nombre annuel de retours vers le Nigeria a presque doublé, pour atteindre 1 150.
    Les « retours volontaires » et les expulsions de migrants en situation irrégulière et de criminels étrangers depuis le Royaume-Uni ont, quant à elles, atteint près de 60 000 depuis l’arrivée au pouvoir du gouvernement travailliste en juillet 2024.
    Le président nigérian Bola Tinubu et le Premier ministre britannique Keir Starmer « se sont aussi engagés à collaborer plus étroitement afin de renforcer la réponse du Royaume-Uni et du Nigeria face à la criminalité transnationale et au terrorisme », a indiqué Downing Street. Les deux pays vont également lancer des opérations conjointes pour lutter contre les réseaux de passeurs et « les gangs criminels » qui « abusent des voies légales d’obtention de visas » vers Londres.
    Un nouveau système de vérification des documents sera mis en place pour détecter les fraudes et l’authenticité des demandes de visas, détaille le Home Office. De son côté, le Nigeria s’est également engagé à revoir sa législation concernant les infractions en matière d’immigration. « L’accord conclu aujourd’hui constitue une nouvelle étape dans notre mission visant à rétablir l’ordre aux frontières en veillant à ce que les personnes qui n’ont pas le droit de se trouver ici soient rapidement expulsées », a affirmé Alex Norris. Le gouvernement travailliste a fait de la lutte contre l’immigration irrégulière sa grande priorité. Pour dissuader les candidats à la traversée de la Manche, l’exécutif britannique a en effet considérablement durci sa politique migratoire. Londres a ainsi réduit la protection accordée aux réfugiés de cinq ans à trente mois. Ils seront « forcés de rentrer dans leur pays d’origine dès qu’il sera jugé sûr », avait déclaré la ministre de l’Intérieur Shabana Mahmood cet hiver. Finis aussi l’accès automatique aux aides sociales pour les demandeurs d’asile ou l’accès automatique au regroupement familial.
    Les étrangers devront également justifier de vingt ans de présence au Royaume-Uni - contre cinq actuellement - pour pouvoir rester indéfiniment au Royaume-Uni. En mars, les autorités britanniques ont aussi annoncé que l’hébergement et le soutien financier apportés aux demandeurs d’asile seraient retirés à partir du mois de juin pour les demandeurs d’asile qui enfreignent la loi, travaillent illégalement, ou peuvent subvenir eux-mêmes à leurs propres besoins.
    Le gouvernement a également durci les conditions d’obtention de visas et réduit le nombre de pays auxquels il en accorde. Londres avait d’ailleurs menacé, en novembre, de restreindre l’octroi de visas à l’Angola, la Namibie et la République Démocratique du Congo (RDC) - trois pays africains qu’il accuse de ne pas coopérer suffisamment pour réadmettre leurs ressortissants en situation irrégulière après qu’ils ont été déboutés de leur demande d’asile. Londres juge « inacceptable » leur faible coopération en matière d’expulsions.
    À partir du 26 mars, Londres va aussi cesser de délivrer des visas d’étude aux Afghans, Camerounais, Birmans et Soudanais, et des visas de travailleur qualifié aux Afghans. Car Londres estime que des « abus » sont commis par des personnes originaires de ces pays qui entrent au Royaume-Uni avec ces visas, mais qui demandent ensuite l’asile. Toutefois, cette multiplication de mesures restrictives ne découragent pas les candidats à l’exil à rejoindre les côtes anglaises. La première semaine de mars, un peu plus de 800 migrants ont traversé la Manche jusqu’en Angleterre, à la faveur d’une météo clémente, selon les chiffres du Home Office. D’après les données officielles, plus de 3 500 migrants sont arrivés au Royaume-Uni depuis le début de l’année. Ils étaient 41 472 en 2025, un chiffre record depuis 2022

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  • Accord « un pour un » : 377 migrants expulsés vers la France et 380 envoyés au Royaume-Uni - InfoMigrants
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    Accord « un pour un » : 377 migrants expulsés vers la France et 380 envoyés au Royaume-Uni
    Par La rédaction Publié le : 13/03/2026
    Selon les dernières données du Home Office, entre août 2025 et mars 2026, 377 migrants ont été renvoyés en France et 380 ont été accueillis au Royaume-Uni dans le cadre de l’accord « one in one out » conclu entre les deux pays. Cela représente 12 renvois par semaine.
    Sept mois après l’entrée en vigueur du traité « one in one out » ("un entrant, un sortant"), le Royaume-Uni est encore loin de renvoyer au moins 50 migrants par semaine. Selon les dernières données du Home Office, 377 personnes ont été renvoyées en France tandis que 380 ont été reçues par le Royaume-Uni, soit une moyenne de 12 transferts par semaine. Cela ne représente que 2% des 18 790 migrants arrivés à bord de petites embarcations depuis l’entrée en vigueur du traité le 6 août 2025.
    Pour rappel, le projet « one in one out » prévoit le renvoi en France de migrants arrivés à bord de « small-boats » au Royaume-Uni. Et en échange, Londres accepte d’accueillir des migrants se trouvant en France, via une route sûre et légale, et exprimant leur volonté de demander l’asile.L’objectif est de dissuader les traversées de la Manche à la petite mer, mais des milliers de demandeurs d’asile ont franchi le détroit depuis le début du dispositif. Rien que depuis le début de l’année, plus de 3 400 personnes sont arrivés au Royaume-Uni.
    Comme l’avait constaté InfoMigrants à Calais, le traité ne décourage pas les migrants. « En France, je n’ai nulle part où aller alors je n’ai pas d’autre choix que de tenter ma chance au Royaume-Uni », racontait à notre rédaction Ahmed*, un Soudanais de 26 ans dont la demande d’asile a été refusée en France. « Peu importe, je vais quand même continuer mon chemin. Je suis venu d’Afrique, j’ai traversé le désert, la mer Méditerranée… J’ai fait trop de route pour arrêter maintenant et avoir peur d’un accord », témoignait de son côté Khaled*, un Soudanais de 18 ans."J’ai fait trop de route pour m’arrêter maintenant" : à Calais, les nouvelles lois britanniques ne dissuadent pas les migrants de rejoindre le Royaume-Uni
    Shabana Mahmood, la ministre de l’Intérieur britannique avait, en février dernier, reconnu que le nombre d’expulsions était « relativement faible », tout en rappelant qu’il s’agissait d’un projet pilote et que « ce programme visait à prouver la viabilité de ce nouveau modèle de collaboration avec les Français ».
    Par ailleurs, « des difficultés pratiques se posent quant à la rapidité à laquelle il est possible de retenir les personnes, de les embarquer dans un avion et de les transférer en France », avait expliqué la ministre de l’Intérieur à LBC.
    Le traité fait aussi face à des contestations devant les tribunaux. Jeudi 12 mars par exemple, un juge de la Haute Cour britannique a suspendu le renvoi en France d’un Érythréen devant être expulsé dans le cadre de l’accord franco-britannique.Arrivé au Royaume-Uni le 12 août à bord d’un « small-boat », ce demandeur d’asile érythréen de 31 ans affirme que la France n’apporte pas un soutien suffisant aux victimes de la traite des êtres humains. Et comme il a été reconnu comme victime de traite par les autorités britanniques après avoir été détenu et exploité par une milice en Libye, le juge a suspendu l’expulsion de l’homme après avoir constaté que les personnes de retour dans le cadre du système « un entrant, un sortant » pourraient rencontrer des difficultés pour accéder à un logement en France et qu’elles seraient susceptibles de se heurter à des obstacles pour accéder à leurs droits aux soins de santé dans le système français.Il avait tenté d’obtenir une première l’asile en France, en vain. Ainsi, le juge a estimé qu’il existait un « risque sérieux que la même situation se reproduise s’il était renvoyé en France ». Il a ajouté que cet homme ne serait « pas reconnu comme victime de traite par les autorités françaises car la traite n’a pas eu lieu en France » et qu’il existait un « réel doute » quant à la possibilité pour cet homme d’accéder à un soutien psychologique en temps opportun en France. Pour motiver sa décision de suspendre l’expulsion, il a conclu que le demandeur d’asile érythréen « risquait de subir des dommages à sa santé mentale s’il était transféré de force en France ».

    #Covid-19#migration#migrant#france#royaumeuni#accordmigratoire#migrationirreguliere#routemigratoire#sante#santementale

  • l’Initiative citoyenne européenne demandant la suspension de l’ #accord d’ #association #UE- #Israël

    via https://diaspora.psyco.fr/p/12329941

    ♲ Rima Hassan - 2026-03-11 09:25:14 GMT

    🇪🇺🍉 Plus de 523 000 signatures en deux mois pour l’Initiative citoyenne européenne demandant la suspension de l’accord d’association UE-Israël : un immense merci pour votre mobilisation, qui ne doit pas s’arrêter là !Nous devons atteindre le million de signatures pour forcer la #Commission_européenne à agir.

    🇪🇺🍉 More than 523,000 signatures in two months for the European Citizens’ Initiative calling for the suspension of the EU–Israel Association Agreement : a huge thank you for your mobilization, which must not stop here !

    We must reach one million signatures to force the European Commission to act.

    Signez, partagez, parlez-en autour de vous :

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    #EU