• Angélique du Coudray, première sage-femme enseignante - Ép. 2/4 - Un destin pour le soin : quatre figures de l’histoire du soin et de la médecine
    https://www.franceculture.fr/emissions/le-cours-de-lhistoire/un-destin-pour-le-soin-quatre-figures-de-lhistoire-du-soin-et-de-la-me

    Qui était #Angélique_du_Coudray ? Comment une activité de soin qui nous semble immémoriale s’est-elle professionnalisée ?

    #sage_femme #matrone #accouchement

  • Mettre au monde en pleine épidémie : le quotidien ardu des nouvelles mères | Mathilde Blézat
    https://reporterre.net/Mettre-au-monde-en-pleine-epidemie-le-quotidien-ardu-des-nouvelles-meres

    Parturientes comme professionnelles de santé mobilisées dans les maternités sont confrontées au confinement et au manque de moyens de l’hôpital public. Cela pèse sur leur santé physique et mentale. Des femmes racontent à Reporterre la mise au monde en période de crise sanitaire. Source : Reporterre

  • Quand on est en guerre, on n’accouche pas sur le front | Marie-Hélène Lahaye
    http://marieaccouchela.net/index.php/2020/03/29/quand-on-est-en-guerre-on-naccouche-pas-sur-le-front

    Je m’étais promis de rester très modérée en cette période de crise sanitaire mondiale, par respect pour les soignants mis à rude épreuve dans des conditions très difficiles. Mais devant l’accumulation de témoignages et d’appels à l’aide de femmes enceintes effrayées après un contact avec leur maternité, et de couples désemparés après que les médecins leur ont annoncé que le futur père ne pourrait pas être présent, je ne peux plus me taire. Source : Marie accouche là

  • Notre corps, nous-mêmes (Collectif NCNM, Hors d’atteinte, 20.02.2020)
    https://www.horsdatteinte.org/produit/notre-corps-nous-memes

    La réactualisation, après quarante ans, d’un des plus grands classiques internationaux du #féminisme.

    Contrairement à ce qui nous est demandé, notre #corps ne peut pas être constamment en forme, beau, maigre, épilé, désirant, sans carence ni hématome. Il a des coups de pompe, des baisses et des montées d’hormones, des addictions. Il est parfois blessé. Notre corps doit pouvoir reprendre son souffle. Il nous appartient, il est notre meilleur instrument : nous le voulons en bonne #santé, capable de se défendre, et #libre.

    Ce livre s’adresse à toutes les #femmes, et parle de ce qu’elles ont toutes en commun : le corps. #Puberté, #sexualité, #contraception, #avortement, #accouchement, #vieillesse, mais aussi #riposte et #émancipation… À travers de multiples récits d’expérience, des témoignages récoltés lors de groupes de parole et d’entretiens, mais aussi des données médicales et scientifiques, ce manuel féministe propose des outils permettant aux femmes de mieux se connaître et de se sentir plus sûres et plus fortes, ensemble.

    Paru pour la première fois aux États-Unis en 1973, rédigé par un collectif de femmes, Notre corps, nous-mêmes a été adapté dans 35 langues, dont le français en 1977. Ce livre en est une version entièrement réactualisée.

  • #Etat civil : y a-t-il encore des naissances dans votre commune  ? Notre carte interactive - Sud Ouest.fr
    https://www.sudouest.fr/2020/01/29/etat-civil-y-a-t-il-encore-des-naissances-dans-votre-commune-notre-carte-in

    En Nouvelle-Aquitaine, 53 communes enregistraient encore plus de 100 naissances annuelles en 1996. En 2018, elles n’étaient plus que 38… L’#accouchement à domicile avec une sage-femme étant une solution privilégiée par moins de 1% des couples, les communes rurales ont rarement l’occasion de voir naître les bébés sur leur territoire. Toujours en #Nouvelle-Aquitaine, plus de 2 000 villes n’ont pas enregistré le moindre accouchement entre 2008 et 2018 selon les données transmises par l’INSEE.

    #fermeture_des_maternité #maternité #cartographie

    • La masturbation constituerait alors un moyen d’émancipation des femmes face au tout médical et à l’accouchement standardisé, leur permettant de reprendre le contrôle de leur corps et de la venue au monde de leur enfant.

    • Je comprends pas le besoin de lier ça a des trucs mystiques et/ou essentialistes « énergie féminine de la terre et du ciel », « puissance féminine », etc.

      Concrètement elles ont vécu le fait de récupérer l’autonomie sur leur corps, d’être enfin un peu plus maitresse de leur corps et donc de leur vie, sans ingérence extérieure. Point. C’est une magnifique chose en soi !

      Quelque soit son sexe, quelque soit les caractéristiques de son corps. Suivant le corps qu’on a et les événements qu’on vit, les manières d’être autonome sont différentes, et là pour elles, en tant que femmes pendant un accouchement, c’est le fait de stimuler des zones érogènes, le clitoris.

      #femmes #accouchement #accouchement_physiologique #naissance #douleur #péridurale #masturbation #clitoris #autonomie

    • Je ne connaissais pas cette pratique, perso j’ai vécu l’expérience de l’enfantement (à la maison) comme un retour profond sur moi même. Je ne suis pas mystique mais il y a effectivement quelque chose de la transcendance, l’idée violente de mort que l’on peut éprouver aussi quand on jouit, bien au-delà d’un simple processus physiologique que certains hommes voudraient imposer. J’ai aussi des copines qui ont joui en accouchant (à la maison parce qu’à l’hôpital ou dans une maternité classique je suppose que ce n’est pas possible de se détendre assez), sur le nombre de femmes qui enfantent ça doit être un nombre réduit, mais ça arrive bien.
      (l’article note une étude qui évoque un orgasme entre 0,3% et 0,7% des naissances étudiées)
      Et pour les règles, se masturber ou faire l’amour semble fonctionner pour réduire les douleurs.
      Un jour, les femmes vivront peut être la libération sexuelle, la vraie, celle qui appartient à chacune d’elle, dans la connaissance et la reconnaissance des sensations de leur corps, sans jugement moral. Et pas la libération phallique des années 70 qui a occulté les femmes et a consisté à les insulter quand elles refusaient d’être violées.

      L’objectif de ce livre ( Naissance orgasmique, guide pour vivre une naissance sûre et satisfaisante. https://www.lalibrairie.com/livres/naissance-orgasmique--vivre-une-naissance-sure-et-satisfaisante_0-56782) est simple : « Nous avions toutes deux l’ambition de remettre la puissance et la beauté de la naissance entre les mains des femmes et de celleux qui les soutenaient. »

      #jouir ##enfantement

    • woo, en france

      En moyenne, en 2016, 82% des femmes se sont vues poser une péridurale pendant leur accouchement …

      Les femmes n’ont pas fini de souffrir.
      #sexisme_médical
      Dire qu’il y a des opérations de cancer du sein qui se font sous hypnose… (pas dans une secte hein, à Curie)
      Dire encore, que les avortements pouvaient se faire sans douleur et sans anesthésie (méthode #Karman)
      C’est juste terrible d’imposer ces schémas de pensée qui ne font jamais que citer advitam la bible, combien de temps encore pour reprendre nos corps ?

    • A regarder de plus près les années 70, tu te rends compte du continuum du pouvoir terrifiant que les hommes se sont arrogés sur les femmes, en les critiquant sur le biais sexuel, sur la maternité, sur les soins d’élevage des enfants.
      Et surtout en utilisant de pseudos arguments scientifiques en psychanalyse ou en sexologie.

      Recenser les accusations et les reproches faits aux femmes qui avaient pour but de restreindre leurs libertés et le champ de leurs savoirs serait intéressant.
      Et montrer comment ces répercussions persistent aujourd’hui et sont de l’ordre d’une acceptation culturelle des violences sexuelles faites aux femmes et aux enfants.
      #1979

  • Savoirs des femmes. Médecine traditionnelle et nature (Maurice, Rodrigues, La Réunion) | Cairn.info
    https://www.cairn.info/revue-les-tribunes-de-la-sante1-2014-3-page-51.htm#

    Les accoucheuses traditionnelles semblent, pour la plupart d’entre elles, avoir possédé de réelles compétences obstétricales et les témoignages tendent à montrer que ces compétences étaient déterminantes pour la réputation d’une personne : une matrone que la rumeur publique désignait comme incapable n’exerçait que peu de temps par manque de sollicitations.

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    Les descriptions faites par les matrones réunionnaises et rodriguaises et par les dayi mauriciennes attestent d’un suivi tant prénatal (palpation, examen, toucher, administration de tisanes, conseils prophylactiques) que post-natal (suivi des suites de couches, bains cicatrisants, soins au nouveau-né), d’une grande disponibilité et d’une profonde conscience professionnelle. De plus, les différents récits d’accouchement mettent en évidence diverses techniques obstétricales particulièrement difficiles à mettre en œuvre, révélatrices d’un niveau de technicité élevé, telles que, par exemple, le fait de faire rentrer le bébé dans le corps de sa mère en cas de mauvaise présentation ou les techniques destinées à retourner l’enfant in utero et à le placer en bonne position dans le bassin de sa mère.

    Dès les débuts de l’expansion du pouvoir de la biomédecine, que l’on peut situer au début du XXe siècle pour La Réunion, aux alentours des années 1940 pour Maurice et de manière plus récente, dans les années 1970, pour Rodrigues, les savoirs féminins ont été critiqués, dévalorisés, taxés de croyances, de superstitions. De nombreux articles de presse du début du siècle, à La Réunion notamment, attribuent (à tort ou à raison) les morts en couches aux seules matrones, qui sont également accusées d’être sales, ignorantes, accusations qui furent aussi, jadis, en Europe, présentes lors de la prise de pouvoir des obstétriciens hommes sur les femmes et leurs savoirs .

    Comme en Europe, la terre des femmes, celle où l’on plantait un arbre à la naissance d’un enfant, celle dans laquelle étaient enterrés les placentas des nouveau-nés, devenait terre des hommes. Mais les femmes n’ont pas, pour autant, abandonné leurs traditions. Habituées, par l’histoire, à être minoritaires et à se battre pour garder leurs savoirs, elles ont appris à les cacher, à se faire discrètes, forme de résistance sans doute, significative d’un conflit interne.

    En effet, quelle que soit l’île concernée, une double attitude apparaît, associée à un double discours.

    #Mascareignes #sorcières #femmes #océan_indien #femmes_médecins #accouchement_à_domicile #care #massage_in_utero #colonialisme #écoféminisme
    #enfantement

    (pour l’avortement, les feuilles d’ananas étaient préconisées)

  • Les pouvoirs publics débordés par le nombre de jeunes mères sans abri
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2019/12/02/les-pouvoirs-publics-debordes-par-le-nombre-de-jeunes-meres-sans-abri_602128

    Les associations de lutte contre la précarité alertent sur l’importance du phénomène cet hiver. « Nous estimons à 146 le nombre de bébés nés dans la rue cette année, alors qu’ils n’étaient que 100 en 2018 et 49 en 2017. La progression est fulgurante », témoigne Gilles Petit-Gats, directeur de la Coordination de l’accueil des familles demandeuses d’asile, gérée par le Centre d’action sociale protestant.

    « Depuis quelques semaines, on a de plus en plus de mamans qui dorment dehors avec leurs bébés, des assistantes sociales nous demandent des nacelles pour que les bébés puissent dormir dans la rue », raconte Samra Seddik, sage-femme et présidente d’Un petit bagage d’amour, une association d’aide aux femmes enceintes dans la grande précarité.

    #naître #accouchement

  • Le violenze maschili contro le donne

    Nella settimana del corteo nazionale a Roma contro la violenza maschile sulle donne, annunciamo l’uscita del numero doppio di Studi sulla questione criminale 1-2/2019, numero monografico curato da Lucia Re (Università degli studi di Firenze), Enrica Rigo (Università di RomaTre) e Maria (Milly) Virgilio (Avvocata del Foro di Bologna), dedicato a “Le violenze maschili contro le donne”. Mettiamo in pubblicazione l’indice completo del numero e, in anteprima, un estratto dell’editoriale. Buona lettura!

    Contenu :

    Lucia Re, Enrica Rigo, Maria (Milli) Virgilio
    Le violenze maschili contro le donne: complessità del fenomeno ed effettività delle politiche di contrasto

    Franca Bimbi
    Tra protezione e care. Ripensare le violenze maschili contro le donne

    Paola Flores Miranda, Colectivo Crea Ciudad
    La experiencia urbana de las mujeres en la Ciudad de México: miedos, políticas y alternativas

    María Acale Sánchez
    Tratamiento penal de la violencia sexual de género

    Ana Lucia Sabadell, Lívia de Meira Lima
    La actuación de las instituciones del sistema de justicia brasileño en la elaboración de acciones de combate a la violencia doméstica

    Ilaria Boiano
    Criminalizzazione delle scelte delle donne in materia di salute sessuale e riproduttiva: il caso dell’aborto come guerra contro le donne

    Camilla Cannone
    La violenza in sala parto. Osservazioni a margine di una questione controversa

    Agostina Latino
    Manifestazioni e considerazioni della violenza nei confronti delle donne alla luce della Convenzione di Istanbul

    Maddalena Cannito
    Le violenze maschili contro le donne raccontate da Centri antiviolenza e Forze dell’ordine. Pratiche e linguaggi a confronto

    Alessia Schiavon
    La cyber-violenza maschile contro le donne: una nuova sfida per il diritto penale

    Elisa Giomi
    La rappresentazione della violenza di genere nei media. Frame, cause e soluzioni de

    STRUMENTARIO

    Cronologia di riferimenti normativi
    di Maria (Milli) Virgilio

    Il piano femminista contro la violenza di genere dalla performatività dei corpi alla presa di parola: il movimento femminista #Non_Una_Di_Meno in Italia
    di Tatiana Montella, Sara Picchi, Serena Fiorletta

    http://www.carocci.it/index.php?option=com_carocci&task=schedafascicolo&Itemid=257&id_fascicolo=83
    #revue #violence #violences #femmes #féminisme #violence_de_genre #genre #corps #violence_domestique #Mexique #Brésil #Italie #justice #accouchement #convention_de_Istanbul #cyber-violence

  • Attaquer l’accouchement à domicile est une conduite patriarcale | Marie-Hélène Lahaye
    http://marieaccouchela.net/index.php/2019/11/20/attaquer-laccouchement-a-domicile-est-une-conduite-patriarcale

    Chaque fois qu’une femme annonce son souhait d’accoucher à domicile, une armée de personnes, médecins et chirurgiens en tête, poussent des cris d’orfraie pour dénoncer tous les risques de cette entreprise. Cette réaction est non seulement contraire à la science mais relève en plus d’une conduite patriarcale. Le dernier exemple flagrant est le tweet du Dr Laurent Alexandre affirmant sur les réseaux sociaux qu’il fallait interdire l’accouchement à domicile. Source : Marie accouche là

    • Dans le forum, une femme souligne que l’accouchement à l’hôpital coûte plus cher que l’accouchement à domicile. Même avec ça la sécurité sociale va essayer de ne pas régler sa participation en AAD, non prise en charge de la balance, sage femme sous payée etc.
      L’accouchement est vraiment un espace de soumission des femmes physique, mental, financier dont les rênes sont réservées à l’élite /souvent très masculine/ des médecins. C’est le lieu où peuvent s’exercer leurs privilèges, là où la femme est mise totalement sous contrôle et sous la dépendance de cette domination de sachants. Peu importe ses choix, peu importe que l’accouchement à domicile ne soit pas plus dangereux qu’à l’hôpital, il y en a, comme tout bon #masculiniste, qui trouveront public pour imposer leurs points de vue archaïques.
      C’est une politique systémique, c’est pas juste un étron de chirurgien de bites de rats qui se lâche sur twitter.

      Ce qui est grave, c’est que les quelques sages femmes françaises qui osent encore aider les femmes à accoucher à la maison sont systématiquement dénigrées en premier par les médecins, et harcelées au point de devoir abandonner. Quant aux maisons de naissance qui donnent un peu plus de #libertés aux femmes, il n’y en a presque pas en france.
      Quel espace de liberté reste-t-il pour les femmes ? quelle force faut-il déployer alors pour se déterminer à accoucher à la maison, qui peut encore choisir face aux dénigrements systématiques ?
      J’ai une amie qui a du s’expatrier 5 ans en Nouvelle Zélande pour accoucher et élever ses enfants comme elle l’entendait, parce qu’en france c’est considéré comme un crime d’accoucher à la maison. C’est ça la réalité des attaques de ces pourritures de crétins ignares de l’aristocratie médicale dépassée. Ça m’étonne pas que doctissimo soit derrière.

  • Message d’Hélène - Soutien à Hélène Pariente
    http://soutien-helenepariente.fr/lettre-de-soutien-dhelene

    C’est une histoire de vie et de mort. De la mort d’un bébé, cette mort impossible, inimaginable…d’autant plus dans notre société ou la mort n’a pas de place.

    Un bébé qui nait à terme après une grossesse normale. Une belle naissance, fluide, puissante, comme nous, les sages-femmes, les aimons. Ça se passe à la maison. Le bébé s’adapte bien à la naissance, il se met à téter rapidement et va bien.

    Le lendemain, je fais une visite à domicile dans l’après-midi. Je ne constate rien d’anormal, il a un peu de mal à prendre le sein et pleure au moment de ma venue. Rien d’anormal pour moi à cet âge, juste un allaitement à surveiller dans les jours suivants. Je passe mon chemin.

    Le bébé décède quelques heures après ma visite. De quoi exactement ? On ne sait pas. On retrouve une hémorragie massive digestive.

    Dans les jours qui suivent le décès, les parents sont auditionnés séparément par les gendarmes. Il faut écarter la piste de maltraitance. Avec ma collègue sage-femme présente le jour de l’accouchement, nous sommes également auditionnées séparément en tant que témoins. Nous racontons l’histoire, en détails, à des gens qui ne connaissent rien à la naissance physiologique (clampage tardif du cordon, accouchement à 4 pattes dans la pénombre, laisser le bébé naitre spontanément sans pousser, naissance naturelle du placenta gardé par les parents….autant de notions totalement étrangères aux « expert.e.s »….).

    #sage-femme #soignant #accouchement #naissance #santé

  • Krasue - Wikipedia
    https://en.wikipedia.org/wiki/Krasue

    The Krasue is under a curse that makes it ever hungry and always active in the night when it goes out hunting to satisfy its gluttony, seeking blood to drink or raw flesh to devour. It may attack cattle or chicken in the darkness, drinking their blood and eating their internal organs.[17] It may also prey on pieces of cattle, such as water buffalo that have died of other causes during the night. If blood is not available the Krasue may eat feces or carrion.[18] Clothes left outside would be found soiled with blood and excrement in the morning, allegedly after she had wiped her mouth. Therefore, villagers would not leave clothes hanging to dry outside during the night hours.

    The Krasue also preys on pregnant women in their homes just before or after the childbirth. It hovers around the house of the pregnant woman uttering sharp cries to instil fear. It uses an elongated proboscis-like tongue[19][20] to reach the fetus or its placenta within the womb. This habit, among other unmentionable things that this spirit does, is believed to be the cause of many diseases affecting women mainly in rural areas during their pregnancy. In some cases it may catch the unborn child and use its sharp teeth to devour it. In order to protect pregnant women from becoming victims before delivery, their relatives place thorny branches around the house. This improvised thorny fence discourages the Krasue from coming to suck the blood and causing other suffering to the pregnant lady within the house.[21] After delivery, the woman’s relatives must take the cut placenta far away for burial to hide it from the Krasue. There is the belief that if the placenta is buried deep enough the spirit can not find it. [18]

    The Krasue hides the headless body from which it originates in a quiet place because it needs to join it before daybreak,[22] living like a normal person during the day, although having a sleepy look.[23] To crush the still headless body of the krasue is fatal to the spirit. The flying head will return after hunting but rejoin with the wrong body which will lead it to suffer torment until death. If the top part of the body fails to find the lower half before daybreak it will die in terrible pain. The Krasue will also die if its intestines get cut off or if its body disappears or gets hidden by someone. Some folk beliefs hold that the creature can be destroyed by burning it. The main foes of the Krasue are mobs of angry villagers carrying torches and machetes. They may catch the Krasue and kill it or watch where she goes before dawn and destroy her body.

    There is a legend said that the people who are wounded should be aware of the Krasue because it can smell the blood and will come to eat the blood at night when people fall asleep. However, there are ways to prevent the Krasue from coming inside the house. House-owners usually build spiky fences or grow spiky bamboo to protect themselves from the Krasue. Krasue is scared of spiky things because its intestine might get stuck and it could not escape.

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    vietnam vampire ma lai - Google 検索
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    #mythologie #religion #fantôme #accouchement #misogynie #mégèrisme

  • Une aire d’#accouchement d’urgence inaugurée après la fermeture de la #maternité du Blanc
    https://www.francebleu.fr/infos/sante-sciences/une-aire-d-accouchement-d-urgence-inauguree-apres-la-fermeture-de-la-mate

    Un lit est également installé pour que la femme enceinte se couche au moment de la naissance du bébé. Dans cette aire d’accouchement, une application pour smartphone est présentée. À travers des vidéos, elle explique les gestes à adopter en cas d’accouchement d’urgence. Une application très utilisée notamment en Éthiopie. « Là-bas, les femmes accouchent dans la brousse. C’est vrai que nous aussi, aujourd’hui, on a un peu le sentiment d’être dans la brousse en Brenne », précise une aide soignante.

  • Maternités Agnès Buzyn met les sages-femmes en première ligne | L’Humanité
    https://www.humanite.fr/maternites-agnes-buzyn-met-les-sages-femmes-en-premiere-ligne-669747

    Des taxis et des chambres d’hôtel seront également mis à disposition des femmes dont les accouchements sont programmés. Une déclaration qui intervient alors qu’au Blanc (Indre), où se déroulent jusqu’à dimanche des états généraux « des maternités en colère », un nourrisson est né au domicile de ses parents dans la nuit de mardi à mercredi, après que la maternité de la ville a été fermée. La mère de famille n’a pas pu rejoindre le site où elle devait accoucher, distant de 70 kilomètres.

    Pendant qu’on y est on peut aussi proposer aux sages-femmes de vivre en camping car tout équipé pour sillonner les campagnes et faire accoucher les femmes chez elles ????
    #maternité #femmes #accouchement #santé

  • The Strange Case of the Woman Who Gave Birth to a Demon Cat | Mysterious Universe
    https://mysteriousuniverse.org/2019/03/the-strange-case-of-the-woman-who-gave-birth-to-a-demon-cat

    There was a time in our history when demons roamed the earth. It was a time when even the most educated believed there were sinister supernatural forces lurking among us, while the uneducated huddled in their darkened homes at night, fearful of the witches, warlocks, demons, and spirits that prowled their world. From this age of superstition and myth, this era when monsters were very real to the people who feared that dark unknown, come many strange stories of encounters with demonic forces. These are stories of magic and monsters, taken as real at the time, and one such odd account has managed to be rather persistent over the centuries is a tale of a humble peasant woman, her Devil lover, and her demon cat baby.
    For this strange tale we go back in time to the year 1569, where in Leicestershire, England, there lived a woman named Agnes Bowker. There was nothing particularly remarkable about the then 27-year-old Bowker, the humble daughter of a butcher who worked as a family servant at an estate, and she may have remained a nobody lost to history if it weren’t for a series of very bizarre events that would unfold. It began when Bowker suddenly became pregnant, a sinful situation as she was not married at the time, but this was apparently the least of her worries. On January 17th, 1569, it was reported that Bowker had given birth to some sort of cat-like monster, and the news at the time spread like wildfire, whispered under the breath of fearful locals. After all, this was an era in which myths and magic were very real, demons and the devil a very present threat, and superstition ran rampant. Many locals feared that the creature was a demonic abomination from Hell or a portent of incoming catastrophe, and Bowker did little to calm these fears, claiming that it was the child of some shapeshifting supernatural creature, which she had had sexual relations with on several occasions. David Cressy says of this in his book Travesties and Transgressions in Tudor and Stuart England: Tales of Discord and Dissension:

    She now said ‘that a thing came unto her as she was in bed and lay the first night very heavy upon her bed but touched her not. The next night she saw it and it was in the likeness of a black cat. By the moonlight it came into her bed and had knowledge of her body’ on several occasions.

    Word of the anomalous birth made it all the way to Queen Elizabeth’s Privy Council and the Bishop of London, and rather than being written off as a hoax, the birth was actually seriously investigated. Among the first to be questioned on the incident were Bowker’s midwives, who were allegedly present at the birth, and amazingly they seemed to support the woman’s wild claims. One of the midwives, named Elizabeth Harrison, claimed that she had seen the alleged father of the creature, which she described as “the likeness of a bear, sometimes like a dog, sometimes like a man,” and explained that six other midwives had been present for the ominous birth. Another midwife named Margaret Roos claimed that, while she hadn’t actually seen the baby, it had “pricked” her with its claws while still in the womb, and although none of them had seen it actually come out of the body, it was claimed that they had gone to fetch what they needed for the birth and come back to the room to see the monstrosity on the floor at Bowker’s feet. Making it all the more bizarre is that Harrison also testified that Bowker had told her of meeting a woman in the countryside who had cryptically told her the portent that she would give birth to a beast called the “Mooncalf.”

    In the meantime, other witnesses were also questioned, including townsfolk and clergy, and there was even a body produced that was claimed to be the foul creature itself. Some local men claimed to have actually dissected it and examined it to find food and straw within its stomach, and in their opinion it had just been a regular cat. They even accused Bowker of having stolen a neighborhood cat in order to pull off a hoax. The Archdeacon’s Commissary, Anthony Anderson, was able to examine the cat himself, and not only made sketches of it, but also compared it with a normal cat. Anderson would come to the conclusion that the supposed “Bowker’s Cat” was just a normal cat, saying “It appeareth plainly to be a counterfeit matter; but yet we cannot extort confessions of the manner of doings.” Indeed, the Bishop of London, Edmund Grindal, would also concede that this was likely a hoax, but also admitted there was no way to prove it either way. London physician William Bullein would express doubts as to the veracity of the whole tale as well, but there were still plenty of scared people who believed it all.

    This expert opinion seems to have cast some doubt on the veracity of the whole story, and it did not help that Bowker seemed to be increasingly derailed, telling all sorts of conflicting stories. Sometimes she would expound on her night time visitations with a shapeshifting demon, at other times she said that she had been told to marry the Devil by a schoolmaster who had sexually abused her repeatedly, and that the demon had come to her in the form of a “greyhound and a cat” sent by him. Even the whereabouts of the baby were inconsistent, with Bowker at one point claiming that the child was being nursed at Guilsborough, and at another time saying that it had been stillborn, while still on other occasions she said that she had no memory of the actual birth, only being told after the fact by her midwives about the monstrosity that had come forth from her womb.

    However, even when the whole case was brought before a special ecclesiastical court in front of the Archdeacon of Leicester Bowker, her midwives remained adamant that the whole surreal story of the cat monster and the demon father was true. The case even went to a secular court, and one thing no one could ever figure out is just what had happened to the actual baby, because demon cat or not, it was widely known that Bowker really had been pregnant. It is unknown to this day whether it had been stillborn, as she often claimed, or whether it had really been sent away to be nursed, as she also claimed. It was also suggested that she may have killed her baby, not necessarily because it was a cat, but because she sought to escape the grave stigma of having a child out of wedlock. Of course there was also a contingent of people who believed that she really did have the cat abomination, and that the one that had been dissected was not the real one at all, although where it had gone was anyone’s guess. Whether there was anything supernatural or not going on here, a lot of people of the time believed there was, and Cressey would write:

    It mattered little whether Agnes gave birth to a bastard or to a beast, or whether she had murdered her baby; but it became a matter of public concern when people saw threatening portents in this apparent violation of nature, and when credulous Catholics gained ground by exploiting a dubious story. Abnormal births and bestial instrusions were shocking reminders of the unpredictability of the universe and of the power of hidden forces to subvert everyday routines. At times of crisis they assumed political dimensions, as augeries of ‘alterations of kingdoms’ and portents of ‘destruction of princes.’ It should come as no surprise, then, to find the government attempting to control or neutralize such reports in 1569.

    A sketch of Agnes Bowker’s cat

    In the end, Agnes Bowker was not found guilty of any crime, but that is about all we know about her life after that, and as soon as all of the court cases and investigations were over she just sort of evaporated into history. Regardless of what happened to Bowker, it is all rather fascinating and testament to the absurd weirdness of it all that her story has managed to remain talked about and remembered centuries later. Such is its utter bizarreness and its unique nature of having been given so much investigation and court time by the highest officials of the time that it has become nearly legendary. What happened to Agnes Bowker? Was this a wild tale spun by a possibly mentally unstable woman trying to escape the shame of a child out of wedlock, mixing with a mass hysteria fueled by the superstitions and fears of the supernatural at the times? Or did she really give birth to a demon child? Indeed, what happened to the child, demon or not? Why did the authorities spend so much time and manpower on this case? These are questions for which we will not likely find answers to, and the bizarre case of Agnes Bokwer’s cat manages to remain an intriguing historical oddity.

    #femme #accouchement #demon #chat

  • Naissance et mort au Paléolithique récent européen (par Ana Minski)

    « L’obstétrique a été construite par des hommes à une époque où les femmes étaient exclues de toutes les fonctions décisionnelles, et où leur parole n’avait pas la moindre importance.
    Les médecins ont donc décrit l’accouchement à travers le prisme des stéréotypes de genre et à une époque où la médecine était obsédée par l’hystérie.
    Il était attendu des femmes qu’elles soient posées, fragiles, discrètes, silencieuses et sujettes aux évanouissements délicats. Ainsi les femmes ont-elles été dépossédées par les hommes de leur capacité naturelle à mettre au monde, et ainsi la position allongée, l’immobilité et le silence furent-ils imposés aux parturientes sous peine de risquer leur vie et celle du bébé.
    D’où cette peur très répandue de l’accouchement.
    D’ailleurs, certains croient encore au dilemme obstétrical qui a pourtant été sérieusement remis en question en 2006[5].
    Des textes ethnologiques témoignent également de la capacité des femmes à mettre au monde leur enfant seule, dans la jungle, derrière un buisson, dans la rivière, sans l’aide de personne et sans difficulté apparente.
    Les femmes, libérées des mythes patriarcaux, savent mieux que n’importe quel spécialiste diplômé comment se positionner pour l’expulsion du bébé : accroupie, dans l’eau ou à quatre pattes[6]. »

    #femme #féminisme #patriarcat #naissance #accouchement #vie #civilisation #préhistoire

    http://partage-le.com/2019/02/naissance-et-mort-au-paleolithique-recent-europeen-par-ana-minski

  • Naissance et mort au Paléolithique récent européen (par Ana Minski) – Le Partage
    http://partage-le.com/2019/02/naissance-et-mort-au-paleolithique-recent-europeen-par-ana-minski

    L’#obstétrique a été construite par des hommes à une époque où les femmes étaient exclues de toutes les fonctions décisionnelles, et où leur parole n’avait pas la moindre importance. Les médecins ont donc décrit l’accouchement à travers le prisme des #stéréotypes de genre et à une époque où la #médecine était obsédée par l’hystérie. Il était attendu des femmes qu’elles soient posées, fragiles, discrètes, silencieuses et sujettes aux évanouissements délicats. Ainsi les femmes ont-elles été dépossédées par les hommes de leur capacité naturelle à mettre au monde, et ainsi la position allongée, l’immobilité et le silence furent-ils imposés aux parturientes sous peine de risquer leur vie et celle du bébé. D’où cette peur très répandue de l’accouchement. D’ailleurs, certains croient encore au dilemme obstétrical qui a pourtant été sérieusement remis en question en 2006[5]. Des textes ethnologiques témoignent également de la capacité des femmes à mettre au monde leur enfant seule, dans la jungle, derrière un buisson, dans la rivière, sans l’aide de personne et sans difficulté apparente. Les femmes, libérées des mythes patriarcaux, savent mieux que n’importe quel spécialiste diplômé comment se positionner pour l’expulsion du bébé : accroupie, dans l’eau ou à quatre pattes[6].

    L’environnement et le milieu socio-culturel ont également un impact considérable sur la grossesse et au moment de l’accouchement. Des études épigénétiques ont permis de démontrer l’importance de l’accouchement par voie naturelle pour l’immunité du jeune enfant, mais aussi le rôle de l’intervention sur la parturiente. Avec le développement de l’agriculture, une simplification alimentaire a entraîné des risques importants de malnutrition et a rendu le sevrage difficile[7]. Quoi qu’en disent les obstétriciens, la femme n’est pas condamnée à mourir en couches ou à souffrir atrocement sans l’aide de la médecine moderne.

  • Racism, Not Race, Causes Health Disparities for Black Mothers, by Sheela Nimishakavi | Nonprofit Quarterly
    https://nonprofitquarterly.org/2018/04/18/racism-not-race-causes-health-disparities-black-mothers

    The health disparities that exist for Black mothers in America are well documented. Black women are three to four times more likely to die from childbirth than their White counterparts. Yet, aside from listing “being Black” as a risk factor for maternal death, little has been done to address this alarming statistic.

    (…) Dr. Crear-Perry’s definition of a risk factor brings a new perspective to the issue of racism and maternal death. Seeing race as a risk factor for maternal death would suggest that there is some genetic predisposition that has been passed to Black mothers, much like Tay-Sachs disease is common among individuals of Eastern European descent. This is not the case, however. A growing body of research indicates that, in fact, the stress caused by discrimination plays a noteworthy role in both maternal and infant mortality.

    #discrimination #racisme #santé #femmes

  • À Mayotte, l’éternel débat sur le droit du sol
    Pascal Charrier, La Croix, le 10 mars 2018
    https://www.la-croix.com/France/Immigration/A-Mayotte-leternel-debat-droit-sol-2018-03-10-1200919700

    Le gouvernement réfléchit à la possibilité de donner à la maternité de Mamoudzou un statut extraterritorial, pour limiter la possibilité de devenir français en naissant dans le département d’outre-mer

    Il s’agirait d’un « hôpital où quand on y naît, on est ensuite déclaré (pour l’état civil) soit côté français, soit côté Comores, soit côté Madagascar ».

    Contrairement à ce qui est souvent énoncé, le droit du sol n’est pas absolu en France et le simple fait de naître dans la maternité de Mayotte ne suffit pas à faire d’un nouveau-né un « petit Français ». Un enfant mineur né en France de parents étrangers peut réclamer la nationalité française seulement à partir de treize ans et à la condition qu’il y ait eu sa résidence habituelle pendant cinq ans, à partir de l’âge de huit ans.

    Rappelons aussi que le rattachement à la France de Mayotte a été obtenu par un référendum illégal aux yeux de l’ONU, car à l’échelle des Comores c’est l’indépendance qui l’avait emporté...

    #France #Mayotte #Territoire_occupé #Comores #Discrimination #Maternité #Accouchements #Nationalité #Racisme #Néocolonialsme #Outre-Mer #sans_vergogne

  • A l’hôpital, « nous sommes dans une logique fordiste : les femmes doivent accoucher à la chaîne » Basta - Nolwenn Weiler - 7 mars 2018
    https://www.bastamag.net/A-l-hopital-nous-sommes-dans-une-logique-fordiste-les-femmes-doivent-accou

    « Beaucoup sont convaincus du fait que les femmes se sont battues pour accoucher à l’hôpital, mais ce n’est pas du tout le cas. » Derrière cette fausse évidence combattue par Marie-Hélène Lahaye, auteure du livre Accouchement, les femmes méritent mieux, se cache l’histoire d’une médicalisation à l’extrême de l’accouchement : l’usage d’hormone pour accélérer le travail, comme le recours exagéré à la péridurale ou aux épisiotomies, dont les conséquences ressemblent parfois à celles de l’excision, dessinent le portrait d’un hôpital plus soucieux de productivité que du respect des femmes. En lieu et place de cette maltraitance qui laisse des traces, des alternatives existent pourtant.
    Entretien.

    Basta ! : En France, l’hôpital possède un quasi-monopole sur l’accouchement. Dans votre ouvrage, vous rappelez que cette médicalisation à outrance a été imposée aux femmes, bien plus que revendiquée par elles. Pourquoi ?

    Marie-Hélène Lahaye [1] : Beaucoup de gens, y compris des féministes, sont convaincus du fait que les femmes se sont battues pour accoucher à l’hôpital, et cesser de mourir en mettant leurs enfants au monde. Ce n’est pas du tout le cas. Historiquement, la médicalisation de l’accouchement s’est faite sous la pression des pouvoirs publics, dans le cadre de politiques natalistes. A partir du 18ème siècle, il a été considéré qu’une nation devait avoir beaucoup d’enfants, puisque cela lui permettait d’avoir à terme de nombreux soldats pour faire la guerre et de nombreux bras pour faire tourner l’économie. Cette volonté de voir la population augmenter s’est accentuée aux 19ème et 20ème siècles, avec des lois interdisant la contraception et l’IVG, et une médicalisation croissante de l’accouchement renforçant le rôle du médecin.

    Dans l’entre-deux-guerres, pendant la période fasciste que traverse l’Europe, les lois contre la contraception et l’avortement sont encore renforcées. Parallèlement, une médicalisation croissante de l’accouchement se met en place en poussant les femmes vers les hôpitaux. Mais encore au début du 20ème siècle, les femmes résistent, elles ne veulent pas aller accoucher à l’hôpital. Les pouvoirs publics ont fini par avoir raison de cette résistance après la Seconde guerre mondiale, en proposant aux femmes qui accouchent à l’hôpital de ne plus avancer les frais, au contraire de celles qui accouchent à la maison.

    Pourquoi les femmes ne voulaient-elles pas se rendre dans les hôpitaux pour mettre leurs enfants au monde, en préférant rester chez elles ?

    Aux 18ème et 19ème siècles, les hôpitaux n’étaient vraiment pas attirants. On y accueillait les femmes sans toit, méprisées par la société, y compris par les soignants qui les accueillaient : les sans-abris, les prostituées, les petites bonnes enceintes suite aux viols de leurs patrons. La plupart de ces femmes mettaient au monde des « bâtards », qu’elles abandonnaient en général aussitôt. Les hôpitaux étaient de vrais mouroirs pour les femmes qui accouchaient, en premier lieu à cause du manque d’hygiène. Les médecins passaient de la morgue aux salles d’accouchement sans se laver les mains et transmettaient aux femmes un germe à l’origine de la fièvre puerpérale, qui les tuait massivement.


    Les conditions d’hygiène ont commencé à s’améliorer suite à la découverte de ce germe. Il y eu ensuite Pasteur, sa théorie microbienne et l’aseptisation des lieux qui est devenue plus systématique. Malgré ces progrès, les hôpitaux ont conservé cette image négative. Ils ont continué à être des lieux sans intimité, où les femmes n’étaient pas respectées. Elles continuaient par conséquent à préférer accoucher chez elles.

    Pourquoi la mortalité des femmes en couches a-t-elle diminué ?
    Après la Seconde guerre mondiale, on voit la mortalité maternelle s’effondrer partout en occident pour diverses raisons : à l’asepsie généralisée, s’ajoutent la découverte des antibiotiques, puis la possibilité de faire des transfusions sanguines. Les femmes sont aussi plus robustes et en meilleure santé. Il faut se souvenir de leurs conditions de vie au 19ème siècle : elles travaillaient dur, étaient mal nourries, enchaînaient les grossesses, sans nécessairement l’avoir voulu.

    Ce sont donc les progrès de la médecine générale et l’amélioration des conditions de vie qui font chuter la mortalité maternelle. Ce n’est ni l’hôpital, ni l’obstétrique [spécialité médico-chirurgicale qui a pour objet la prise en charge de la grossesse et de l’accouchement, ndlr]. Entre 1945 et 1950, plus de la moitié des femmes continuent à accoucher à domicile ! Ensuite, dans les décennies suivantes, la médicalisation augmente, sans qu’il y ait d’impact notable sur la mortalité des femmes qui accouchent. 10 % des femmes ont un accouchement compliqué, et pour elles, il est évident que l’obstétrique est nécessaire. Mais toutes les autres peuvent parfaitement accoucher sans !

    Ces progrès de la médecine se sont peu à peu transformés en standardisation de l’accouchement, avec une hyper médicalisation qui peut également entraîner des complications, dites-vous. Pourquoi ?
    Aujourd’hui en France, toutes les femmes, ou presque, accouchent à l’hôpital. Le protocole qu’on leur impose n’est pas du tout prévu pour les sauver ou les protéger, mais pour que l’hôpital tourne le plus vite possible. Il s’agit d’une logique fordiste : les femmes doivent accoucher à la chaîne, avec des sages-femmes qui courent d’une salle à l’autre, en accélérant le travail ici, et en le ralentissant ailleurs... Il n’y a pas d’accompagnement humain, ni de prise en compte des souhaits individuels, mais des normes déconnectées de la réalité physiologique de l’accouchement. Parmi ces normes : le dogme selon lequel le col de l’utérus doit s’ouvrir d’un centimètre par heure. Pour contrôler ce rythme, totalement arbitraire, on impose aux femmes des touchers vaginaux réguliers, c’est à dire qu’on leur enfonce deux doigts très profondément dans le vagin pour mesure l’ouverture du col. Ce peut être une personne différente à chaque fois.

    Si ce timing, cette norme, ne sont pas respectés, on propose alors aux femmes de leur injecter de l’ocytocine de synthèse qui imite l’hormone naturelle du même nom, responsable du bon déroulement de l’accouchement en assurant les contractions de l’utérus. En 2016 en France, 52 % des femmes reçoivent de l’ocytocine de synthèse pour que leur accouchement soit accéléré. Peut-être faut-il rappeler que l’accouchement est un processus très lent. L’utérus, devenu pour l’occasion le muscle le plus puissant de l’organisme, pousse petit à petit le fœtus vers la sortie, au cours d’une période s’étalant sur de nombreuses heures, parfois même sur plusieurs jours. Le bébé avance millimètre par millimètre, en toute sécurité vers sa naissance.

    En quoi ces « accélérations » d’accouchement peuvent-elles être problématiques ?
    Les injections d’ocytocine de synthèse ne sont pas sans conséquences, ce que l’on se garde bien de dire aux femmes. Première conséquences : la douleur. Si les contractions sont naturelles, le corps produit en même temps des endorphines qui atténuent la douleur et rendent les choses supportables. Avec les hormones de synthèse, certaines femmes peuvent se retrouver avec une contraction qui ne cesse pas, au lieu des vagues qui arrivent régulièrement et qui permettent de récupérer entre chaque contraction. Elles ont d’autant plus mal qu’on leur impose de rester allongées sur le dos, alors que pour gérer la douleur, il vaut mieux être mobile. Résultat : on leur pose une péridurale. 82 % des femmes en France accouchent avec une péridurale. Dans d’autres pays, seules 15 à 20% des femmes en ont besoin.

    Deuxième conséquence : les risques de complications comme la souffrance fœtale ou l’hémorragie de la délivrance. Le bébé n’arrive pas forcément à supporter les violentes contractions entraînées par l’injection d’ocytocine. Cela augmente les taux de césariennes, pour le soustraire rapidement à la violence des contractions. Les hémorragies de la délivrance sont aussi plus nombreuses. Pourquoi ? Parce que l’utérus, sur-sollicité par l’ocytocine de synthèse peut se retrouver en incapacité de fermer les vaisseaux sanguins reliés au placenta, ce qu’il fait normalement en se contractant une dernière fois quand le placenta est sorti. Enfin, l’exposition à l’ocytocine de synthèse augmente de 30 % les risques de dépression post-partum. Dès 1997, l’OMS a classé l’accélération de l’accouchement par l’ocytocine comme une pratique fréquemment utilisée à tort.

    Vous questionnez le recours trop systématique à la péridurale. Ne s’agit-il pas néanmoins d’un indéniable progrès, qui libère les femmes de la douleur ?
    Il est très compliqué de questionner cette technique, tant elle apparaît effectivement comme un instrument de libération des femmes de la terrible malédiction divine spécifiant : « Tu accoucheras dans la douleur. » Mais la péridurale ne garantit pas un accouchement indolore ; et bien des femmes sont fort déçues de la réalité lorsque le jour de l’accouchement arrive. D’abord, la péridurale n’est pas posée immédiatement. Souvent, les femmes doivent attendre, certains hôpitaux ne l’administrant qu’une fois le col ouvert de 4 ou 5 centimètres. Les soignants ne tiennent pas forcément compte de ce que demandent les femmes. De plus, dans 10 à 20% des cas, la péridurale ne fonctionne pas, ou alors sur seulement une moitié latérale du corps. Il y a enfin divers effets secondaires, notamment une augmentation de 40% du risque de césarienne et d’extraction instrumentale du bébé – avec des forceps.

    Curieusement, la littérature scientifique est incapable de lier, d’une part, le taux de satisfaction des femmes, d’autre part le fait d’avoir eu une péridurale. Une étude menée en 2013 par le collectif inter-associatif autour de la naissance Ciane révèle même que la proportion de femmes satisfaites de leur accouchement est nettement supérieure chez celles n’ayant pas bénéficié d’une péridurale. Il ne s’agit évidemment pas de s’opposer par principe à cette pratique, qui peut réellement soulager les femmes. Mais son usage doit dépendre du point de vue de chacune. J’ajoute que si une femme demande une césarienne alors que cela n’est pas nécessaire, cela doit être possible également. Il s’agit de laisser les femmes choisir, de les respecter, et de faire confiance à leurs capacités à mettre au monde leur enfant sans danger pour elles, ni pour leur bébé.

    Vous évoquez également de nombreux mauvais traitements, comme par exemple l’interdiction de boire et de manger, ou l’obligation d’accoucher sur le dos...

    En 2016 en France, 88,5 % des femmes étaient couchées sur le dos durant toute la durée de leur travail. 95 % l’étaient au moment de l’expulsion. C’est d’ailleurs l’image que tout le monde a de l’accouchement : une femme allongée sur le dos, les jambes en l’air. Cette position n’a pourtant rien de naturel, au contraire. Elle a été imposée au fil de 20ème siècle, avant tout pour le confort des médecins qui n’ont plus besoin de se baisser, et voient mieux « ce qui se passe ». Douloureuse et inconfortable, elle est aussi aberrante au niveau physiologique puisqu’elle ne fait pas profiter le fœtus des effets de la gravité, ni de tous les mouvements du corps et du bassin de la femme permettant sa bonne progression.

    Par ailleurs, certaines femmes rapportent que ce qu’elles ont trouvé le plus pénible lors de leur accouchement, ce n’est pas d’avoir mal, mais d’avoir faim et soif ! En France, de nombreuses maternités interdisent aux femmes de boire et de manger pendant qu’elles accouchent. Le corps médical avance le risque d’étouffement, si l’estomac des femmes est plein et qu’elles doivent subir une anesthésie générale. Rappelons le fait que plus de 80 % des femmes ont une péridurale : brandir les risques dus à une anesthésie générale paraît donc un peu tordu. On sait en plus aujourd’hui comment vider l’estomac en cas d’intervention urgente, c’est ce qui se passe quand des personnes ont de graves accidents de voiture de retour d’un bon dîner bien arrosé par exemple… Interdire aux femmes de boire et manger relève du dogme, et non de la science. C’est aussi une maltraitance au vu du prodigieux effort physique que représente un accouchement, que l’on peut comparer à un marathon.

    Vous mettez en cause le recours aux épisiotomies de routine. Pourquoi ?
    L’autre argument employé pour justifier la position allongée des femmes, avance qu’il serait plus facile, pour le médecin, de procéder à une épisiotomie. Cette « opération » consiste à sectionner sur plusieurs centimètres, au bistouri ou au ciseau, la chair, la muqueuse et le muscle du périnée de la femme qui accouche, juste avant la naissance du bébé, puis à recoudre cette incision. Cette mutilation inclut la section définitive de nerfs, voire d’une partie profonde du clitoris dont on sait maintenant qu’il se prolonge de part et d’autre du vagin. Les conséquences de l’épisiotomie ressemblent pour beaucoup des femmes à celles de l’excision : douleurs intenses pendant plusieurs semaines, perte d’estime de soi, souffrance pendant les relations sexuelles, chute de libido, dépression. Pour justifier cette pratique cruelle, le mondé médical a d’abord invoqué la protection du bébé : protéger le cerveau des enfants, qui risquerait d’être endommagé lors du passage dans le vagin de leur mère. Puis on s’est rendu compte que ce n’était pas valide.

    On a donc gardé la pratique, mais on a dit que c’était pour protéger le périnée des femmes, et empêcher les déchirures. Ce qui est également faux. Les études démontrent que l’épisiotomie non seulement n’évite pas les très rares déchirures importantes du périnée, mais surtout en augmente la gravité. Preuve de l’irrationalité de cette pratique : la grande variation des chiffres d’un pays à l’autre, d’un hôpital à l’autre et d’un soignant à l’autre. En 2010 en France, 27 % des femmes qui ont accouché ont subi une épisiotomie (44 % pour les femmes accouchant de leur premier enfant). La même année, elles étaient 75 % à Chypre et 73 % au Portugal, ces deux pays occupant le haut du classement dans la découpe du sexe des femmes. En revanche, elles n’étaient que 7 % en Suède et 5 % au Danemark. Dans les hôpitaux de Nanterre et Besançon, qui se sont engagés contre les épisiotomies de routine, les soignants ne pratiquent ce geste que sur moins de 1 % de leurs patientes !

    Le corps des femmes est capable de mettre les enfants au monde, rappelez-vous. Peut-être l’accouchement pourrait-il même être l’occasion pour elles de se découvrir des forces insoupçonnées ?
    Les femmes qui accouchent, quand on les laisse tranquilles, ont des forces décuplées. Et si elles crient ce n’est pas forcément de douleur, mais parce qu’elles vivent des sensations très fortes. Un peu comme quand on saute en parachute ou qu’on est sur des montagnes russes. Mais dans une société sexiste, l’image d’une femme puissante, qui crie, cela ne cadre pas. On préfère une vision de la femme fragile, avec un corps défaillant, qui tombe dans les pommes à la moindre émotion. Il vaut mieux qu’elle se taise, qu’elle ne bouge pas, qu’elle soit souriante et bien coiffée. Certains médecins présentent d’ailleurs la péridurale comme le moyen idéal d’avoir des salles d’accouchement silencieuses.

    Il faut arrêter d’affirmer aux femmes qu’elles risquent de mourir en mettant leurs enfants au monde. 90 % d’entre elles peuvent accoucher sans aucune aide, médicale j’entends. Ce dont elles ont besoin, c’est de soutien émotionnel, parce que c’est intense. C’est ce que font normalement les sages-femmes. Évidemment, il faut pour cela qu’elles soient très disponibles, et qu’elles ne courent pas d’une salle à l’autre comme c’est le cas actuellement dans les hôpitaux, et comme cela risque de s’aggraver au fil des réformes que subit l’hôpital public.

    Peut-on néanmoins espérer que cette situation évolue dans le bon sens ?
    C’est un système qui reste compliqué à changer de l’intérieur. En France, il est difficile pour une femme de trouver une alternative à l’hôpital. Les sages-femmes à domicile, celles qui veulent travailler différemment et décident de s’installer en libéral, sont mises en difficultés par les pouvoirs publics qui exigent d’elles de payer des assurances très élevées. Quant aux maisons de naissance, elles restent très marginales. Le changement viendra peut-être grâce à nos voisins ? Aux Pays-Bas ou au Royaume-Uni, les services de médecine encouragent les femmes à accoucher chez elles, parce qu’elles y sont mieux, plus tranquilles. Elles ne subissent pas d’actes médicaux dommageables, et les risques ne sont pas plus élevés. Les pays où l’accouchement est très médicalisé ne sont pas ceux où les décès sont les moins nombreux. En France, où le médicalisation est forte, la mortalité maternelle est de 8,4 décès pour 100 000 naissances. Aux Pays-Bas où, en 2010, un quart des femmes ont accouché à domicile accompagnées d’une sage-femme, la mortalité maternelle est de 4,9 sur 100 000 naissances.

    Il faudrait que les responsables politiques cessent de déléguer la question de l’accouchement aux seuls médecins. Il s’agit d’une vraie question de santé publique, et de liberté des femmes. Il y a en France 800 000 accouchements par an. Au moins 20 000 à 40 000 femmes y sont réellement maltraitées. 6% des femmes qui accouchent développement des stress post traumatiques, parce qu’elles ont été menacées dans leur intégrité physique [2]. Comme les soldats qui reviennent de la guerre ou les victimes d’attentats, elles ont peur, font des cauchemars, sont en grande fragilité psychologique. Pour certaines, cela peut porter atteinte au lien qu’elles nouent avec leur enfant. A contrario, une femme qui a pu exprimer sa pleine puissance, qui a été valorisée et considérée, sera moins sujette au baby blues et aux difficultés avec son nouveau-né. Les conditions d’accouchement sont un véritable problème de santé public. Il est temps que la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, s’empare de cette question.

    Propos recueillis par Nolwenn Weiler
    Marie-Hélène Lahaye, Accouchement, les femmes méritent mieux, Éditions Michalon, 2018, 20 euros.

    Notes
    [1] Marie-Hélène Lahaye, juriste, est auteure du blog Marie accouche là, explorations politiques et féministes autour de la naissance. http://marieaccouchela.blog.lemonde.fr Elle viens de publier Accouchement, les femmes méritent mieux, aux Éditions Michalon, 2018, 20 euros.
    [2] Voir ici https://tel.archives-ouvertes.fr/tel-00010882/document . Le chiffre de 20 000 à 40 000 femmes est une extrapolation (prudente) des 6% de stress-post traumatiques sur les 800 000 accouchements qui ont lieu chaque année.

    #Femmes #hôpital #médicalisation #accouchement #productivité #médecine #grossesse #Sages-femme #santé publique #maltraitance #péridurale