#achille_mbembe

  • Achille Mbembe a écrit ceci sur FB à propos de

    SEXE, RACE & COLONIE

    https://www.facebook.com/achille.mbembe.9/posts

    Un livre est avant tout fait pour etre lu. On ne peut ni critiquer, ni se prononcer au sujet d’un livre sans l’avoir lu.

    Il y a quelques semaines, les Editions La Decouverte ont publie ’Sexe, race & colonie’, une immense somme imagee sur la centralite du sexe dans l’acte colonial.

    La publication de cet ouvrage a suscite de bruyantes polemiques, surtout en France.

    L’age etant a la hargne et a l’indignation (encore qu’il y a mille raisons de s’indigner dans le monde contemporain), le torrent a vite gonfle, charriant, au passage, un peu de tout - quelques pepites d’or ici et la, maintes ordures plus loin, y compris (mais pas uniquement) dans les milieux fascisants et d’extreme-droite, colo-nostalgiques.

    La plupart des polemiques n’avaient que peu a voir avec le projet editorial de Pascal Blanchard, Nicolas Bancel et leurs collegues - pres d’une centaine de specialistes venus de tous horizons. D’autres critiques - surtout celles qui venaient des intellectuelles africaines ou noires - posaient des questions sans doute graves, qui meritent examen, mais qui n’etaient pas l’objet premier du livre.

    Dans le texte qui suit, l’historienne Catherine Coquery-Vidrovitch remet les pendules a l’heure, de maniere adroite, sans mepris ni complaisance.

    Un livre est d’abord fait pour etre lu. Lisons-donc ce livre. Et posons, avec lui, les questions de fond - l’image et le sexe, le sexe de l’image, la sexualisation du subalterne en tant que pierres angulaires d’un mode de domination (la colonisation) dont le reacteur presque nucleaire a toujours ete la race.

    Et pour etre tout a fait clair, je rappelle que je suis l’un des co-auteurs de la preface a cet ouvrage.


  • The University and Its Worlds : A Panel Discussion

    The #Flagship_on_Critical_Thought in African Humanities hosted a panel discussion on The University and its Worlds with #Achille_Mbembe, #Judith_Butler, #Wendy_Brown and #David_Theo_Goldberg on 26 May 2016 at the University of the Western Cape. This is part of a lecture series on the Idea of the University in Africa. www.chrflagship.uwc.ac.za


    https://www.youtube.com/watch?v=s07xFdD-ivQ


    #Afrique #université #conférence

    Ce qui est le plus intéressant dans cette conférence/discussion qui a réuni autour d’une table les plus grands penseurs du #décolonialisme (#décolonisation #post-colonialisme), n’est pas les mots et discours que ces intellectuels ont prononcés (et que, j’avoue, je n’ai pas écouté), mais la prise de parole du public (étudiants sud-africains noirs), une prise de parole très critique vis-à-vis de ce qui a été dit pendant le panel.

    Deux moments de réactions à regarder :
    A partir de 1’21’48, où un étudiant commence sa prise de parole en parlant de la violence de la #police contre les #étudiants (#violence_policière). Et puis il reproche au panel qu’alors qu’eux ils se prennent des gaz lacrymogènes et des balles de caoutchouc dans la tranche, les intellectuels et académiciens ne font rien, ils restent des académiciens et intellectuels. « You talk radical language and you do nothing in action ». « Vos paroles n’arrivent pas dans les townships que vous les blancs avez créé », continue-t-il.

    1’48’44 quand une jeune étudiante noire parle des #corps_noirs, de la #violence et de la #décolonisation de l’espace universitaire et espace public.
    Elle refuse de dire son dernier point qu’elle voulait dire quand le modérateur lui demande de terminer. Et elle justifie son geste sur la base d’une volonté de décoloniser l’espace universitaire...


  • #Achille_Mbembe : « L’influence française est partout en recul en Afrique » | Mediapart

    https://www.mediapart.fr/journal/culture-idees/281117/achille-mbembe-linfluence-francaise-est-partout-en-recul-en-afrique

    Achille Mbembe : « L’influence française est partout en recul en Afrique »

    28 novembre 2017 Par Rachida El Azzouzi

    Penseur de la postcolonisation, Achille Mbembe est l’un des plus grands intellectuels africains. Pour Mediapart, il livre sa réaction à chaud au discours d’Emmanuel Macron, et donne son point de vue sur les grands défis du continent, la réapparition de l’esclavage en Libye, et son inquiétude face à la montée du racisme.

    Grand penseur de la postcolonisation, Achille Mbembe est l’un des intellectuels africains les plus brillants de sa génération. Né au Cameroun, il enseigne l’histoire et la science politique à l’université du Witwatersrand, à Johannesburg, en Afrique du Sud. On lui doit plusieurs ouvrages de référence comme Sortir de la grande nuit (2010), réflexion sur la décolonisation, et Critique de la raison nègre (2013), déconstruction de l’idée de race. Son dernier livre, Politiques de l’inimitié (La Découverte, 2016), s’appuie en partie sur l’œuvre psychiatrique et politique de Frantz Fanon et raconte un continent rongé par le « désir d’apartheid », le désir de «  communauté sans étranger  », la recherche obsessionnelle d’un ennemi et la passion de la guerre. Pour Mediapart, il revient sur le discours de « politique africaine » de Macron.

    Achille Mbembe © dr Achille Mbembe © dr
    Mediapart : Emmanuel Macron a prononcé ce mardi 28 novembre son discours de « politique africaine ». Se démarque-t-il vraiment de ses prédécesseurs ? Comment avez-vous accueilli son discours ?

    Achille Mbembe : Emmanuel Macron a compris qu’au cours des dernières années, la France avait perdu énormément de terrain et que son influence était partout en recul en Afrique, que le moment était venu d’une profonde adaptation et d’un nouveau réalisme. Son discours montre que ce nouveau réalisme concerne en particulier la politique économique, c’est-à-dire tout ce qui a trait à la rude compétition pour l’accès aux parts de marché en Afrique.

    Il a aussi lâché du lest sur quelques questions symboliques (restitution des œuvres d’art, référence à Thomas Sankara, un mot ou deux sur le colonialisme, possibilité de changement du nom du franc CFA, etc). Ici et là, il a mis sur la table quelques propositions qui pourraient servir de base pour un dialogue constructif, au-delà des États.

    Sur le plan militaire, la donne n’a changé ni sur le fond ni sur la forme. Bien au contraire, sous prétexte de lutte contre le djihadisme et de sécurité des Africains, la remilitarisation est à l’ordre du jour, et avec elle le risque d’une fragmentation spatiale plus nette de l’ensemble sahélo-saharien. Nul doute que sur ce plan, la pirouette qui consiste, sous le feu du verbe, à faire applaudir les soldats français ne durera que le temps d’une fleur. La présence militaire française en Afrique fait en effet partie des foyers structurants du contentieux franco-africain.

    En ce qui concerne la question si cruciale de la mobilité et de la circulation, la seule concession est le visa de circulation de longue durée pour certaines catégories professionnelles. À propos des arts et de la culture, ces parents pauvres de cet âge de l’affairisme, le projet d’une saison des cultures africaines en 2020 sera bien accueilli. Il en est de même des initiatives concernant la recherche scientifique. Pour le reste, son attachement à la francophonie étonne alors que le concept, du côté des grandes élites culturelles africaines, est désormais désuet. À relever également, le fait qu’il n’a eu presque aucun mot sur les valeurs et encore moins sur la démocratie.

    Qu’attendez-vous ou plutôt que n’attendez-vous pas, plus d’un président français, de la France en Afrique ?

    Avec la France comme avec d’autres États étrangers, il faut comprendre qu’on est dans un jeu de puissance, dans un rapport de force qui nous est, pour le moment, défavorable. Ceci n’empêche pas qu’ici et là, il puisse y avoir convergence d’intérêts. Mais globalement, on n’est en aucun cas dans une relation de parenté ou dans un rapport sentimental.

    Il ne faut s’attendre qu’à ce que l’on crée soi-même. Dans ce cadre, la seule question que nous sommes en droit de nous poser est la suivante : « Afrique, qu’attends-tu de toi-même ? » Il n’y en a pas d’autre. C’est à nous de prendre soin de nous-mêmes. Tout – et je dis bien tout – est entre nos mains. Les Africains ne peuvent pas d’un côté refuser le rapport colonial et, de l’autre, nourrir des attentes déplacées à l’égard de la France. Le président de la France n’est pas le président des Africains. Si tant est que nous avons des intérêts, c’est à nous de les défendre avec intelligence, adresse et acharnement.

    Pressentant la mise en scène du président Macron et de sa tournée africaine, vous avez pris les devants et coécrit, avec Felwine Sarr, une tribune dans Le Monde sans concession sur le lien France-Afrique : « Africains, il n’y a rien à attendre de la France que nous ne puissions nous offrir à nous-mêmes ». Comment réinventer les rapports entre la France et l’Afrique ?

    Il ne s’agit pas seulement d’une affaire de style ou de mise en scène. Avec la France comme avec les autres puissances, il ne devrait être question que de rapports d’égalité, de mutualité et de réciprocité. Ça ne peut être ni un rapport de contrainte, ni un rapport de chantage, ni du paternalisme, ni de la condescendance. Emmanuel Macron semble avoir compris que l’époque où les uns et les autres préféraient se raconter des histoires, auxquelles d’ailleurs nul ne croyait, est révolue. Mais déduire de cela qu’il n’y a plus aucun contentieux serait tout aussi ridicule. Il a posé quelques bases assez sérieuses d’un dialogue qu’il faut espérer constructif. Il s’agit maintenant de le prendre au mot.

    L’Afrique est un continent si riche, mais elle a été et reste encore le théâtre de tant de manipulations, d’exploitations, de pillages… Comment peut-elle se réapproprier son destin ? Comment rendre l’Afrique aux Africains ?

    Elle ne s’en sortira pas avec cinquante-deux États croupions et tirant dans tous les sens. Elle ne s’en sortira pas en l’absence d’un réaménagement spatial et territorial de très grande envergure, et dont le but serait de la constituer en force propre sur la scène du monde. Un des obstacles auxquels elle fait face, c’est le vide hégémonique. Le continent a besoin qu’émergent trois ou quatre puissances régionales qui travaillent de concert sur le long terme, impulsent les transformations radicales dont elle a besoin et la tirent vers le haut, entraînant au passage tous les autres États. Tant que persistent ce vide hégémonique et l’absence d’imagination historique, elle sera manipulée, exploitée et pillée par d’autres puissances.

    Pour repenser l’Afrique, il faut repenser les frontières, dites-vous, car le grand enjeu philosophique, politique, économique du siècle en cours est celui de la mobilité, de la circulation. Cela suppose l’abolition des frontières, notamment héritées de la colonisation. Comment y parvenir, à l’heure où l’Europe se barricade en forteresse et fait des pays d’Afrique du Nord ses « gardes-chiourmes », ainsi que vous le dénoncez, emprisonnant à ciel ouvert les migrants venant de l’Afrique subsaharienne, criminalisant les migrations ?

    Il faut remuscler les politiques dites d’intégration régionale. En réalité, ce devrait être la seule et unique fonction de la Banque africaine de développement. Sa fonction historique devrait être la mise en réseau du continent et son maillage. L’abolition des frontières internes doit être l’horizon final du projet africain. Tout doit être mis en œuvre pour transformer l’Afrique en un vaste espace de circulation pour ses enfants, ses talents, ses professionnels. En attendant de les abolir, l’objectif est de rendre les frontières internes plus fluides qu’elles ne le sont actuellement et d’en faire des lieux de connexion et de passage.

    Ceci passe, par exemple, par la généralisation du principe d’obtention des visas à l’arrivée pour tous les citoyens porteurs d’un passeport africain. Cela passe par d’énormes investissements dans la construction d’infrastructures régionales, des ports, des aéroports, des autoroutes, des voies navigables. Cela passe par l’harmonisation, grâce aux technologies digitales, des registres d’état civil, et ainsi de suite. Le coût de l’unification de l’Afrique sera élevé. Mais les retombées économiques et culturelles seront considérables.

    En Algérie, où il doit se rendre la semaine prochaine, Emmanuel Macron est très attendu sur la question de la repentance coloniale. Il avait évoqué, lorsqu’il était candidat à la présidentielle, la colonisation comme un crime contre l’humanité avant de se rétracter. Pour vous, le futur de la démocratie en Europe dépendra de la capacité des sociétés européennes à s’autodécolonialiser. Comment les y pousser ?

    En nous occupant d’abord de nous-mêmes. L’Afrique ne gagne rien à entretenir des relations privilégiées avec des pays ou des puissances qui, au fond d’elles-mêmes, sont incapables de s’interroger sur le bien-fondé de leur présence chez nous, ou qui sont absolument persuadés des bienfaits de la colonisation ou de la traite des esclaves. Pendant trop longtemps, nous avons laissé l’Europe se complaire dans de telles attitudes. Alors que partout plane de nouveau le spectre du racisme, il nous faut être plus exigeant, faire preuve de plus de fermeté, ne pas accepter que notre humanité est d’ores et déjà déchue, faire réviser drastiquement à la baisse les désirs de quiconque d’abuser de nos vies, de nos corps et de nos capacités de création.

    On ne peut pas faire un bout de chemin ensemble si l’on ne partage pas un même dessein, celui de l’émancipation de l’ensemble de l’humanité. De ce point de vue, il est possible qu’avec l’Europe, nous ne partagions guère aujourd’hui la même idée concernant le sens du processus historique. Pour nous, l’Histoire est entièrement à faire et à refaire. Tout est à reconstruire. Pour eux, il se pourrait que l’Histoire ait déjà eu lieu ; qu’elle se soit d’ores et déjà terminée. Nous avons besoin d’avancer. Eux veulent continuer de profiter de la rente d’une rencontre dont nous sommes sortis vaincus, d’un passé qui nous a été largement défavorable. Voilà le différend auquel il faut s’attaquer.

    Comment avez-vous réagi devant les révélations sur les traitements de migrants africains en Libye, réduits à l’esclavage parce que noirs ?

    Il y a un fond négrophobe qui travaille en sous-main les sociétés du Maghreb. Il faut l’exposer et l’interroger publiquement. Il existe de nombreuses études sur les traites arabes. Il faut les porter à la connaissance de tous et entamer, dans ces pays, le même genre de travail mémoriel que l’on exige du monde atlantique. Ceci dit, le chaos en Libye est la conséquence de l’intervention militaire occidentale dans nos affaires qui, loin de résoudre quoi que ce soit, expose nos États à plus de violence et à plus de destructions. Elle finit toujours par détruire les milieux de vie et les rend inhabitables.

    Par ailleurs, on aura beau pointer du doigt les trafiquants de tout acabit, l’externalisation des frontières de l’Europe au-delà de la Méditerranée est en train de créer dans le Sahel et le Sahara les conditions de tragédies à venir, dont il faudra tenir l’Europe pour responsable. Aucun Africain ne doit être étranger sur le continent africain, et le plus vite nous mettrons en place une politique continentale de la circulation, le mieux nous serons à même de protéger notre souveraineté.

    Comment voyez-vous l’avenir du pays dans lequel vous enseigniez, l’Afrique du Sud ?

    L’Afrique du Sud vient de perdre de très précieuses années, en partie à cause de la faiblesse de sa démocratie. L’absence d’imagination de ses élites et son tempérament insulaire l’empêchent de devenir la force d’entraînement qu’elle aurait pu être en Afrique.

    Vous êtes très pessimiste sur le racisme qui ne cesse de monter et de se banaliser, en Europe, aux États-Unis et ailleurs dans le monde… Pourquoi ?

    On est sur une dynamique à la fois d’involution et de cabrage. L’amplification des affects négatifs et la polarisation structurelle des clivages au sein du corps social sont, partout, en train d’ouvrir la voie à des formes de violence à la fois virulentes et vindicatives. La haine elle-même et le désir de vengeance sont devenus des passions théologiques. Il en va de même de la construction effrénée d’objets de crainte commune. À peu près partout, le politique est investi par le désir d’infliger le plus de mal possible à ceux que l’on hait, à ceux qui ne sont pas des nôtres.

    À peu près partout, également, on assiste à un recul spectaculaire de l’idée d’égalité. Les niveaux réels d’inégalité n’ont jamais été aussi élevés dans l’histoire de l’humanité. L’esprit de sécession est partout. Les riches ne veulent plus vivre avec les pauvres, les citoyens ne veulent pas partager leur sol avec les migrants. Partout sont érigées des frontières, miniaturisées, militarisées, voire mobiles. L’Autre ne semble plus susciter que dégoût, la figure même de ce que l’on ne supporte plus. C’est cette configuration passionnelle du monde que j’ai qualifiée de “politique de l’inimitié”. À sa base se trouve le racisme.

    Cofondateur des Ateliers de la pensée à Dakar, qui rassemblent intellectuels et artistes africains ou de la diaspora pour réfléchir aux mutations du monde, vous avez placé au début du mois de novembre la seconde édition sous le signe de “la condition planétaire” et de “la politique du vivant”. Comment l’Afrique, où se manifestent les conséquences les plus tragiques d’un capitalisme sauvage et effréné, peut-elle être une terre d’alternative ?

    Pourvu que nous mettions d’ores et déjà en place les conditions de notre futur, le temps joue en faveur de l’Afrique. Vers la fin du siècle, plus d’un quart de l’humanité sera africain. Tout n’est pas affaire de nombre. Mais dans le contexte qui s’annonce de vieillissement du monde et de son repeuplement simultané, le poids du nombre n’est pas rien. Tout est dans l’anticipation. À commencer par une profonde remise en ordre de nos États et une libération sans condition de toutes nos énergies.

    #afrique #colonialisme #colonisation


  • #Achille_Mbembe : « l’influence française est partout en recul en #Afrique »
    https://www.mediapart.fr/journal/culture-idees/281117/achille-mbembe-linfluence-francaise-est-partout-en-recul-en-afrique

    Grand penseur de la postcolonisation, Achille Mbembe est l’un des plus grands intellectuels africains. Pour Mediapart, il livre sa réaction à chaud au discours d’Emmanuel Macron, et donne son point de vue sur les grands défis du continent, la réapparition de l’esclavage en Libye, et son inquiétude face à la montée du #racisme.

    #Culture-Idées #asile #circulation #Colonisation #Emmanuel_Macron #frontières #Négritude #Postcolonial


  • Ateliers de la pensée numéro 2

    #Achille_Mbembe signale ces activités à Dakar, on regrette de ne pas y être. On espère qu’il y aura, d’une manière ou ’une autre, une restitution...

    Tout commence donc demain à 9h du matin avec la première table-ronde, ‘#Anthropocene et #philosophies_du_vivant’.

    Celle-ci réunira Françoise Vergès (penser les enchevêtrements du vivant), Lionel Manga (la détresse des rainettes), Souleymane Bachir Diagne (vitalisme et politique du vivant), Kossi Efoui (petite méditation sur la matière inanimée) et Audrey Pulvar (urgence climatique, responsabilités partagées et solidarité obligée).

    Je modérerai cette table ronde. Felwine prendra tout de suite le relais à partir de 11.15 pour introduire le débat sur ‘pensee et écritures plastiques’.

    Sont attendus : Jean Pierre BEKOLO (Healing Cinema), Ibrahima Wane (Les chemins de la voix), Marie Ann Yemsi (Saisir le silence), Ntone Edjabe (Method After Fela), Simon Njami (Réinvestir les ruines), et Léonard Pongo (L’étranglement familier).

    Le dernier panel de la journée, ‘Identités, cosmopolitisme et mondia-lité’ sera modéré par Françoise Vergès. Interviendront : Yala Kisukidi (exigence de retour et pratiques politiques diasporiques), Fred Eboko (l’autre est mon semblable), Alain Mabanckou (Afrique cosmopolite : une aventure ambiguë), Celestin Monga (le faux rendez-vous), Rachid Id Yassine (repenser l’islam et la théocratie laïque), Benaouda Lebdai (le Sahara).

    La journée se terminera par la projection, en première à Dakar, du film de JeanPierre Bekolo (Afrique, la pensée en mouvement’ - le compagnon cinématographique de l’ouvrage ‘Écrire l’Afrique-Monde’.

    La première Nuit de la pensée se tiendra au Théâtre de la Verdure le 2 novembre de 20h30 à 2h30 du matin.

    A vos marques !
    Prêts !
    Partez !

    #afrique


  • « L’Afrique constitue la dernière frontière du capitalisme »
    https://www.mediapart.fr/journal/culture-idees/230617/l-afrique-constitue-la-derniere-frontiere-du-capitalisme

    Souleymane Bachir Diagne, #Nadia_Yala_Kisukidi, #Alain_Mabanckou, Léonora Miano, #Sami_Tchak, #Abdourahman_Waberi… L’ouvrage collectif intitulé Écrire l’Afrique-Monde réunit les contributions d’intellectuels, écrivains et artistes du continent et de ses diasporas pour « penser l’Afrique dans le monde » et « le monde à partir de l’Afrique ». Entretien croisé avec ses deux directeurs, #Achille_Mbembe et #Felwine_Sarr.

    #Culture-Idées #Afrique #ateliers_de_la_pensée #Leonora_Miano #Souleymane_Bachir_Diagne


  • « L’#identité n’est pas essentielle, nous sommes tous des passants » #Achille_Mbembe
    http://www.lemonde.fr/idees/article/2017/01/24/nuit-des-idees-achille-mbembe-l-identite-n-est-pas-essentielle_5068460_3232.

    Par ailleurs, le propre de l’humanité, c’est le fait que nous sommes appelés à vivre exposés les uns aux autres, et non enfermés dans des cultures et des identités. Mais tel est aussi le cours que prend désormais notre histoire avec d’autres espèces sur cette Terre. Vivre exposés les uns aux autres suppose de reconnaître qu’une part de qui nous sommes devenus trouve son origine dans ce que la philosophe Judith Butler appelle notre vulnérabilité. Celle-ci doit être vécue et entendue comme appel à tisser des #solidarités et non à se forger des ennemis.

    Pour fonctionner, le #racisme a besoin de la #fiction selon laquelle il y aurait des corps purs, des cultures pures, du sang pur. Or, il n’existe aucun corps humain qui soit pur, diaphane. En matière de corps, de religion, de culture ou de sang, le blanc n’existe tout simplement pas. Tous les corps sont gris ocre et obscurs. Et c’est ce qui fait d’eux des corps vivants et humains, et à ce titre poreux, ouverts sur ce qui les fait vivre, sur la chair du monde.

    Si au fondement de la #démocratie se trouve le principe de l’#égalité, alors il faut reconnaître qu’un certain seuil d’inégalité sociale met en péril l’idée même de la démocratie.

    Pour le reste, notre monde est un monde fini, qui a des limites et par conséquent n’est pas extensible à l’infini. Les humains n’en sont ni les seuls habitants ni les seuls ayants droit. Ils ne sauraient dès lors exercer sur ce monde une souveraineté illimitée. Cela étant, la véritable démocratie ne saurait être que celle des vivants dans leur ensemble.

    #culture #commun #monde


  • ​The age of humanism is ending | Opinion | Analysis | M&G

    http://mg.co.za/article/2016-12-22-00-the-age-of-humanism-is-ending

    C’est #achille_Mbembe qui le dit

    There is no sign that 2017 will be much different from 2016.

    Under Israeli occupation for decades, Gaza will still be the biggest open prison on Earth.

    In the United States, the killing of black people at the hands of the police will proceed unabated and hundreds of thousands more will join those already housed in the prison-industrial complex that came on the heels of plantation slavery and Jim Crow laws.

    Europe will continue its slow descent into liberal authoritarianism or what cultural theorist Stuart Hall called authoritarian populism. Despite complex agreements reached at international forums, the ecological destruction of the Earth will continue and the war on terror will increasingly morph into a war of extermination between various forms of nihilism.

    Inequalities will keep growing worldwide. But far from fuelling a renewed cycle of class struggles, social conflicts will increasingly take the form of racism, ultra nationalism, sexism, ethnic and religious rivalries, xenophobia, homophobia and other deadly passions.

    The denigration of virtues such as care, compassion and kindness will go hand in hand with the belief, especially among the poor, that winning is all that matters and who wins — by whatever means necessary — is ultimately right.

    With the triumph of this neo-Darwinian approach to history-making, apartheid under various guises will be restored as the new old norm. Its restoration will pave the way to new separatist impulses, the erection of more walls, the militarisation of more borders, deadly forms of policing, more asymmetrical wars, splitting alliances and countless internal divisions including in established democracies.

    #it_has_begun


  • “The Logic of Hatred”
    https://desperadophilosophy.net/2016/11/08/the-logic-of-hatred

    On this sad election day, when the degeneracy of liberal democracy in the age of inverted totalitarianism is on display for the world to see, we have been mulling the following devastatingly accurate paragraphs from Cameroonian philosopher #Achille_Mbembe, as excerpted from a longer essay in Radical Philosophy.

    The equally as devastating images are from the studio of Ana Teresa Fernández, paintings that document her performance; blacking out her self.

    #finitude


  • Géopolitique africaine alternative
    http://visionscarto.net/geopolitique-africaine-alternative

    Au tout début des années 2000, une rencontre avec Achille Mbembe s’est vite transformée en un fructueux « dialogue cartographique » donnant naissance à une vision assez inattendue de l’Afrique, une sorte de symbiose entre la géopolitique et les mouvements économiques. Une décennie plus tard, nous nous sommes rendu compte que la situation politique et sociale du continent avait si profondément changé qu’il était devenu nécessaire de produire une nouvelle carte, mais en gardant les principes sur lesquels nous (...)

    #Billets


  • Mbembe : « Sur les #frontières, l’Afrique doit devenir le contre-exemple de l’Europe »
    https://www.mediapart.fr/journal/culture-idees/220516/mbembe-sur-les-frontieres-l-afrique-doit-devenir-le-contre-exemple-de-l-eu

    L’historien et professeur de science politique constate les « impasses de l’humanisme », face à la croissance des « politiques de l’inimitié ». Et explore la manière dont les politiques migratoires et frontalières peuvent renverser, plutôt qu’accentuer, la défiance vis-à-vis de l’autre.

    #Culture-Idées #Achille_Mbembe #Afrique #Essais #Etat_d'insécurité #Etat_de_droit #Frantz_Fanon #inimitié #migrations #post-colonial #racisme #terreur


  • Student protests and postapartheid #South_Africa’s negative moment
    http://africasacountry.com/2016/05/student-protests-and-postapartheid-south-africas-negative-moment

    The political theorist #Achille_Mbembe, from the University of the Witswatersrand in Johannesburg, describes South Africa as experiencing a “negative moment.” Though protest and dissatisfaction with the terms of the “new” South Africa have been brewing for some time, there is a strong sense that the black majority is losing patience with the ruling African […]

    #POLITICS ##FeesMustFall


  • Au #Quai_d'Orsay, la diplomatie et les #idées fricotent pendant une nuit
    https://www.mediapart.fr/journal/culture-idees/280116/au-quai-dorsay-la-diplomatie-et-les-idees-fricotent-pendant-une-nuit

    Le Quai d’Orsay et l’Institut français ont innové en accueillant, pendant toute une nuit, un parterre d’intellectuels français et étrangers et un public nombreux, aussi jeune qu’assidu. Pour y piocher des idées nouvelles ou instrumentaliser quelques belles paroles ?

    #Culture-Idées #Achille_Mbembe #Audrey_Tang #Bruno_Latour #Laurent_Fabius #ministère_des_affaires_étrangères #Nuit_des_Idées #Olivier_Roy #Patrick_Boucheron #Souleyman_Bachir_Diagne



  • Talking #China_in_Africa at the PEN World Voices Festival in New York
    http://africasacountry.com/talking-china-in-africa-at-the-pen-world-voices-festival-in-new-yor

    Literary festivals are usually a disappointment. Even when a cherished writer is speaking, the chances are you’d be better off spending an hour simply reading their work rather than going along to watch.....

    #AFRICA_IS_A_COUNTRY #CULTURE_PAGE #Achille_Mbembe #Billy_Kahora #Boubacar_Boris_Diop #Lola_Shoneyin #Yvonne_Owuor


  • Achille Mbembe : « Venez en Afrique, venez chez nous ! »

    http://www.lemonde.fr/afrique/article/2015/01/26/achille-mbembe-venez-en-afrique-venez-chez-nous_4563211_3212.html#GURl6oBAKH

    Mbembe, toujours trop rare...

    Entretien Achille Mbembe : « Venez en Afrique, venez chez nous ! »

    Propos recueillis par Serge Michel, Christophe Châtelot, Christophe Ayad et Cyril Bensimon

    Le Monde.fr Le 26.01.2015 à 08h27
    Achille Mbembe.

    Le Camerounais Achille Mbembe, 57 ans, est l’un des principaux théoriciens du postcolonialisme. Il vit aujourd’hui entre les États-Unis et l’Afrique du Sud. S’il n’a épargné personne dans sa critique des pouvoirs postcoloniaux, dénonçant leur exercice de la violence comme « obscène et grotesque », il fait aussi partie de ceux qui refusent de ne voir l’Afrique que dans la perspective du manque, du déficit, de ce qu’elle devrait être, en référence à de prétendus modèles occidentaux prônés par les institutions internationales. Il se passionne au contraire pour ce qu’elle est réellement.


  • #Achille_Mbembe on How the #Ebola Crisis Exposes Africa’s Dependency on the West
    http://africasacountry.com/how-the-ebola-crisis-exposes-africas-dependency-on-the-west

    In addition to the human toll, the Ebola crisis in West Africa has severe political consequences. According to Achille Mbembe, Western states present their intervention in West Africa as a.....

    #AFRICA_IS_A_COUNTRY #history #interview #POLITICS #race #racism


  • Africa and the Future: An Interview with #Achille_Mbembe
    http://africasacountry.com/africa-and-the-future-an-interview-with-achille-mbembe

    Within a short period of time, the global, corporate discourse on Africa has swapped a refrain of hopelessness with a near eschatological discovery of a new el dorado — a place of gold from which global capital hopes to regain its lost mojo. Africa is a Country has debunked the discourse of an ‘#Africa_Rising’ […]

    #Business #HISTORY #POLITICS #African_Diaspora #African_middle_class #Mineral_exploitation #social_inequalities


  • « le mot nègre renvoie à une pulsion inhérente au système capitaliste »
    Achille Mbembe

    http://www.ogooueinfos.com/index.php?action=voirNews&id=3081

    Achille Mbembe publie sa Critique de la raison nègre. Un ouvrage qui place ce mot à la longue histoire de souffrances au coeur de réalités très contemporaines. « Le nègre est le revenant de la modernité », nous explique l’auteur en décrivant un système vorace pour ceux qui ne peuvent être assimilés au profit. Le nègre, aujourd’hui, peut être de toutes les couleurs et de toutes les origines.

    Source : www.rfi.fr.

    #négritude #afrique #achille_mbembe


  • ‘What is wrong with this headline?’
    http://africasacountry.com/what-is-wrong-with-this-headline

    It may seem odd to quote Paul Dacre, the editor of the jingoist UK Daily Mail. He defended his slanderous headline about the late Marxist academic Ralph Miliband (‘The man who hated Britain’) and father of the leader of Britain’s Labour Party by writing that “popular newspapers have a long tradition of using provocative headlines to […]

    #MEDIA #Achille_Mbembe #Germany #ProSieben #reality_television #Tim_Parks #What_is_wrong_with_the_Germans


  • #Achille_Mbembe : « Le sous-prolétaire chinois est un nouveau nègre » | Rue89
    http://www.rue89.com/2013/10/27/achille-mbembe-sous-proletaire-chinois-est-nouveau-negre-246880

    La seconde, c’est que la pulsion primaire du capitalisme a été d’effacer cette distinction : il transforme les hommes en choses, en marchandises, et octroie aux marchandises un statut de divinités. Le fait que les marchandises aient détrôné les divinités et soient devenues les destinataires de l’adoration des hommes, c’est pour moi « l’âge de convergence entre capitalisme et animisme ». Nous sommes en pleine idolâtrie. Tout est soluble dans tout.

    Est-ce une forme de décadence ?

    Cela permet une instabilité radicale, dans la mesure où tout devient possible pour les hommes, y compris signer leur propre fin – par la pollution, par exemple. Nous ne sommes pas dans la décadence, mais quelque chose de plus décisif. Il n’y a pas de limite. On peut consommer la nature entièrement. Se traiter les uns les autres comme on veut. La démocratie devient une voyoucratie comme on le voit dans plusieurs pays. La seule chose qui compte, c’est la capacité des uns et des autres à atteindre leur but. Les moyens ne comptent plus.