• Sarah Schulman, autrice et militante : « Chez Act Up, on ne pouvait pas se permettre d’avoir des débats théoriques » | Mediapart

    https://www.mediapart.fr/journal/france/280426/sarah-schulman-autrice-et-militante-chez-act-ne-pouvait-pas-se-permettre-d

    #Manifester sous la pluie devant des bâtiments gouvernementaux fermés et rester planté·es là, à écouter des gens nous répéter ce qu’on sait déjà, ça ne marche pas. Ça gaspille l’énergie des gens. Il y a beaucoup d’exemples d’idées créatives d’#Act_Up qui ont su captiver l’imagination du public. Il ne fallait pas avoir peur de perturber une messe à la cathédrale, par exemple, lorsque le pape ou le cardinal s’en prenaient aux personnes atteintes du sida. Vous devez croire que votre vie est importante et que vous avez le droit de #résister.

    ...

    Beaucoup d’initiatives ont échoué, bien sûr. Il fallait être fort, pour participer à Act Up, car c’était très éprouvant émotionnellement. Des gens criaient, hurlaient, tombaient malades et mouraient. Le #sida est une terrible maladie, le temps pressait, c’était une urgence. On ne pouvait pas se permettre d’avoir des #débats_théoriques. Je pense que beaucoup de gens perdent du temps dans les mouvements sociaux parce qu’ils ne ressentent pas cette urgence.

    ...

    Tout d’abord, il s’agit d’un #mouvement de personnes profondément opprimées. Quand le sida a été identifié pour la première fois par la science en 1981, les hommes homosexuels étaient une communauté très méprisée. Ces personnes étaient privées de droits et souffraient d’un mal terrible, sans remède. Pourtant, elles se sont unies et ont forcé la société à changer contre son gré. Et elles y sont parvenues en restant toujours très #intelligentes, #ouvertes et #créatives.

  • Gwen Fauchois - Winslow Santé Publique
    https://www.youtube.com/watch?v=LUY5QMrAbeA

    La défaite de l’expertise, à rebours du progrès en santé : le #covid, une défaite de la lutte Sida ?
    Le retour à une exclusion des citoyens et des populations concernées, minoritaires, vulnérables et/ou ostracisées de l’expertise et l’élaboration des politiques de lutte.
    Gwen FAUCHOIS, ex vice-présidente #Act_Up-Paris, activiste politique des minorités.

    #autodéfense_sanitaire #gauche

    • On a glosé un temps sur le monde d’après en s’empressant de construire une demande d’en revenir le plus vite possible au monde d’avant. Et même en arrière.

      Tandis que la critique était abandonnée majoritairement aux complotistes, antivax et partisans de l’infection de masse. La gauche gestionnaire ne se réveillant que pour pointer les dimensions de démantèlement de l’hôpital ou de production, la gauche associative sur l’autoritarisme, aucune des deux sur l’articulation nécessaire de toutes ces dimensions avec la nécessité de prévention et de prise en charge de soins.

      Et s’il faut souligner toutes les actions au plus près du quotidien qui ont rendu possible le confinement par auto-organisations micro-sociales (distributions solidaires, garde d’enfants mutualisées, cagnottes, recherche de logements, fabrication artisanale de masques, investissement des profs y compris sur leurs deniers personnels, et même initiatives de collectivités territoriales) de façon plus globale et sur la durée, malheureusement c’est à un fiasco partagé par l’opposition politique (à quelques initiatives individuelles près) qu’on peut même étendre à la gauche dans son ensemble (associative, culturelle, médiatique) qu’on a assisté et d’autant plus marqué dès lors que la phase d’urgence a semblé s’éloigner.
      On notera aussi que fort peu de ces initiatives ont débouché sur des dispositifs pérennes.

  • Désobéissance civile : citoyens hors la loi

    LSD explore les aspirations de la désobéissance civile. #Blocages, #sabotages, actions coup de poing : quelle place pour la possibilité de désobéir en #démocratie ?

    Du chantier de l’autoroute A69 aux assemblées générales de Total, pour soutenir les personnes exilées ou les femmes victimes de violences, des #luttes ont aujourd’hui en commun d’assumer publiquement d’enfreindre le cadre. De désobéir pour se faire entendre.

    La désobéissance civile n’est pas un phénomène nouveau. Ses aînés s’appellent #Act_Up, #Jeudi_noir, #Faucheurs_volontaires. Ses ancêtres #Gandhi, #Martin_Luther_King, #Hubertine_Auclert. Elle est le fruit d’une histoire longue, faite de multiples #combats. Elle connaît aujourd’hui un essor particulier, dans des luttes environnementales, sociales, féministes, qui ont toutes leurs spécificités, mais qui partagent une arme, celle de l’action illégale, politique, publique et non violente dans le but de changer la loi : la désobéissance civile.

    Avec cette série, c’est ce mode de lutte que nous avons voulu comprendre : questionner son essor, sa pratique, son efficacité, et sa place en démocratie. Pour ses partisans la désobéissance est un dernier recours, illégal, mais légitime. Pour ses opposants, elle est l’ennemie de l’Etat de droit, car comment vivre en société si l’on accepte que la règle commune soit niée, en conscience ?

    Cette tension entre #illégalité et légitimité, entre #interdiction et #nécessité, se manifeste avec force dans la #répression policière et judiciaire à laquelle les personnes désobéissantes s’exposent. Répression qui faisait dire en février dernier à Michel Forst, rapporteur des Nations unies sur les défenseurs de l’environnement, qu’elle constitue “une #menace majeure pour la démocratie et les droits humains”.

    Elle s’est aussi incarnée à l’été 2023 dans les déclarations bien différentes de deux des plus hautes autorités françaises en matière de justice. D’un côté le Conseil d’Etat, lorsqu’il a suspendu la dissolution des Soulèvements de la terre, a estimé que les actions du mouvement s’inscrivaient “en faveur d’initiatives de désobéissance civile”. De l’autre le ministre de la Justice Eric Dupont-Moretti, auditionné par la commission d’enquête de l’Assemblée nationale, disait en avoir “ras le bol de la petite musique de la désobéissance civile”, et poursuivait : “On a le droit, selon certains, quand on est porteur d’une cause que l’on estime légitime, de ne plus obéir à la loi. Rien n’est plus liberticide que cela.”

    Alors comment démêler les fils de la désobéissance ? Est-elle une remise en cause de l’#Etat_de_droit, ou une composante essentielle de la démocratie, comme l’affirmait son premier théoricien #Henry_David_Thoreau ?

    En partant sur la montagne de #Lure, auprès d’#Utopia_56 ou des #Robin_des_bois_de_l’énergie à la rencontre de celles et ceux qui vivent la désobéissance civile dans leurs luttes, en suivant avec ses spécialistes les chemins d’une pensée désobéissante sans cesse réinventée, en explorant avec #José_Bové, #Cédric_Herrou et les #Soulèvements_de_la_terre ce qui se joue lors des #procès, nous comprenons à quel point la tension est le cœur battant de la désobéissance civile. “Je reconnais tout de suite que le mot tension ne m’effraie pas”, écrivait Martin Luther King dans sa célèbre lettre de la prison de Birmingham, assumant que son combat voulait “engendrer une #tension telle que la communauté soit forcée de regarder la situation en face”.

    Aujourd’hui encore, il s’agit pour les actrices et acteurs de la désobéissance civile de révéler au grand jour les tensions déjà existantes. De sentir avec force qu’il serait possible d’agir ensemble. Leurs actions se préparent, se pensent, s’organisent en s’inspirant d’expériences passées, en utilisant les médias, les tribunaux et la puissance du collectif. La désobéissance civile dénonce l’illégitimité ou l’insuffisance des lois. Écouter ses battements, d’hier et d’aujourd’hui, nous raconte comment penser au-delà du cadre pourrait peut-être, parfois, parvenir à le faire changer.

    https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/serie-desobeissance-civile-citoyens-hors-la-loi

    #désobéissance_civile #loi #légalité #légitimité #désobéissance #violence #non-violence #femmes #dissidence
    #audio #podcast
    ping @karine4

  • Le Vaccin et l’antisémitisme anti-sanitaire, apogée de la pulsion de mort pandémique - Nadia Meziane, Lignes de crêtes
    https://www.lignes-de-cretes.org/le-vaccin-et-lantisemitisme-anti-sanitaire-apogee-de-la-pulsion-de

    Quand la sphère antisémite militante veut définitivement emporter le morceau dans une affaire, il lui faut trouver de préférence, un Juif qui n’ait pas « une tronche très catholique », comme le disait feu Georges Frêche à propos de Laurent Fabius.

    Ce fut chose faite avec le ciblage de Laurent Fabius en tant que président du Conseil Constitutionnel et de son fils par le mouvement antivaxx. Auxquels se joignent évidemment les mouvements anti IVG. Quasi simultanément, le mot d’ordre antisémite « Qui ? » porté au départ de manière anecdotique par quelques manifestants se généralisait dans les manifestations de l’été.

    La résistance au #pass_sanitaire n’était pas en elle même suffisamment porteuse. En effet, elle n’est pas en soi une résistance à la science et au progrès, elle porte même un récit solidaire sur la pandémie, contre sa gestion par le gouvernement français, elle est même pour beaucoup d’entre nous, vaccinés par ailleurs une solidarité matérialiste.

    Vivre tous, ensemble, et que ne soient pas une nouvelle fois exclus les plus éloignés de l’accès à l’information sanitaire et à la santé. Ceux qui ont déjà payé le plus lourd tribut au virus, de par leur situation sociale .

    La sphère antisémite de gauche comme de droite se moque bien de tout cela. Son objectif est la passion mauvaise et hallucinée, meilleur moyen de mettre la main sur la foule apeurée, en excitant sa pulsion de mort.

    Petit retour en arrière dans l’histoire de l’#antisémitisme français. Métastases, un film peu connu de Dieudonné sort au début des années 2010 : il raconte l’histoire d’un homme atteint du cancer que Dieudonné va sortir des griffes de la médecine “enjuivée” pour l’emmener guérir avec les “médecines” alternatives ancestrales. Film glaçant, qui agite à la perfection la peur du de la mort. À l’époque de la sortie du film, Dieudonné est en plein bizness néo sanitaire avec toutes sortes de gourous sectaires et d’anciens médecins dont justement beaucoup d’anti vaxx.

    [...] structure immuable du récit antisémite, (qui sert de squelette et de trame minimale à tout discours conspirationniste, même lorsque ceux-ci ne visent pas les Juifs )

    #conspirationnisme #nihilisme

    • refus du réel fondé en partie sur le choc traumatique causé par le bouleversement du quotidien, sur un « je préfère que ce ne soit pas arrivé », parfaitement compréhensible, va succéder un pessimisme absolu causé par la persistance pandémique et par l’incurie gouvernementale.

      Le moment du « Vive la mort » puisqu’il n’y a plus que cela. Le moment du refus absolu de l’espoir et de la vie, le refus du vaccin. Le moment où l’angoisse pandémique est tellement intense et si peu prise en compte par les pouvoirs publics qui ont passé leur temps à surveiller et punir, qu’elle se retourne contre ceux qui l’éprouvent, dans un mouvement d’auto-destruction qui est aussi destruction des autres.

      #angoisse #pulsion_de_mort #choc_traumatique

    • Il est nécessaire et absolument urgent d’oser, à gauche, retrouver un sens et un récit. Ce n’est pas chose si difficile car cela a été fait lors d’une autre pandémie, celle du SIDA. A l’époque aussi, pourtant, une partie de l’extrême-droite a tenté la rhétorique du massacre des innocents perpétrés par les forces « obscures » et évidemment les Juifs. Lors de l’affaire du sang contaminé, et encore longtemps après,

      […]

      Seulement au moment où elles sont arrivées sur le marché de la demande, d’autres forces sociales progressistes avaient déjà imposé leur récit et leur lutte, celui de l’action et de la vie, comme le disait le slogan d’Act Up. Une immense mobilisation avait éclos chez ceux-là même dont la vie était pourtant compromise individuellement et qui, pour beaucoup, ont mis leurs dernières années de vie au service de tous, ont réellement fait la guerre au virus, au capitalisme, à l’homophobie et aux réactionnaires. Lutte exemplaire car marquée à la fois par des pratiques concrètes de prévention, de solidarité et d’entraide , par des actions extrêmement offensives pour dénoncer les responsabilités des pouvoirs publics, et par une réappropriation de la médecine et des avancées scientifiques.

      #démocratie_sanitaire #sida #Histoire #Act_up

  • La vie politique du capital humain – Luttes du troisième type (2/2), Michel Feher
    https://justpaste.it/9ffka

    Revers de l’aspiration à se faire apprécier, le discrédit – davantage encore que l’exploitation et les discriminations – est la malédiction qui hante les assujettis au capitalisme financiarisé. Pour le contester, de nouveaux mouvements sociaux apparaissent qui n’hésitent pas à jouer le jeu de la spéculation : l’indexation de la dignité d’une personne sur l’appréciation de son capital humain leur apparaît moins comme un mal à conjurer que comme un défi à relever.

    Pendant deux bons siècles, l’accumulation du capital industriel dans les pays développés s’est conjointement nourrie de la marchandisation du travail constitutive du salariat et des différenciations que le genre et la race introduisent dans l’application des règles de droit. Si ces deux modes d’extraction de la plus-value demeurent d’actualité, le capitalisme financiarisé tel qu’il sévit aujourd’hui en privilégie un troisième, dans la mesure où le faible taux de croissance économique dont il peut se prévaloir procède avant tout de la prolifération et de l’appréciation des titres financiers. C’est en effet d’une titrisation généralisée des ressources naturelles mais aussi humaines que les investisseurs escomptent le maintien de leur prospérité.

    Envisager une personne comme un capital ouvert à la spéculation revient à assumer que, loin d’être inestimable, sa valeur dépend du cours des actifs qui composent son portefeuille. Parce qu’un tel système de notation n’offre rien moins qu’une manière de mesurer l’importance relative de chacun, sa mise en œuvre inflige un tort distinct de l’exploitation et des discriminations générées et légitimées par la condition libérale. Plus que la captation de ce que Marx appelle le surtravail – par les biais du contrat salarial mais aussi de l’extorsion sans contrepartie du labeur des femmes et des colonisés – elle favorise le désinvestissement des vies mal notées. En tant que revers de l’aspiration à se faire apprécier, le discrédit est donc bien la malédiction qui hante les assujettis au capitalisme financiarisé : quiconque se montre incapable de susciter un minimum de confiance dans les composantes de son portefeuille risque en effet de tomber sous le seuil de visibilité requise pour revendiquer ses droits et poursuivre librement ses intérêts.

    La peur de venir grossir les rangs des discrédités – ou, pour le dire comme Achille Mbembe, des « inexploitables » – permet sans doute aux employeurs d’inciter celles et ceux qui l’éprouvent à gager leur employabilité sur des dispositions appréciables telles que la disponibilité et la flexibilité. Reste que la précarité générée par la valorisation de ces deux vertus place aussitôt les gouvernants devant un redoutable dilemme : tributaires de l’attractivité de leur territoire aux yeux de leurs créanciers, il leur faut certes conjurer la détérioration de leurs comptes en sabrant dans les budgets sociaux mais tout en veillant à ne pas offrir le spectacle d’une population rendue potentiellement séditieuse par la négligence des édiles.

    Si les pouvoirs publics s’acquittent de leur obligation de responsabilité financière en durcissant sans cesse les conditions d’accès à leurs services, c’est avant tout en masquant les effets de leur sélectivité croissante qu’ils s’appliquent à projeter une image de paix sociale. Autrement dit, leur principal souci est de dissimuler les populations les plus affectées par leurs désinvestissements. D’aucuns vont donc être soustraits aux regards – tels les migrants enfermés dans des centres de rétention ou livrés à la noyade – tandis que d’autres seront seulement effacés des registres – tels les demandeurs d’emplois radiés ou encouragés à interrompre leurs efforts.

    [...]

    L’antiracisme et le féminisme ne sont pas les seuls terrains où la conjuration du discrédit passe par la spéculation. Celle-ci se retrouve également dans la mise en avant de la jeunesse de leurs membres par des mouvements tels que Fridays for Future, Sunrise et Extinction Rebellion Youth : car au-delà des propositions précises qu’elles ne manquent pas de formuler, sur la transition énergétique comme sur le maintien de la biodiversité, ces nouvelles associations écologistes attendent avant tout des gouvernements que leur action pour la justice climatique soit à la mesure de la valeur que les parents accordent à l’avenir de leurs enfants. Figure emblématique de cette attente, Greta Thunberg joue à elle seule le rôle d’une véritable agence de notation : son visage opère en effet comme un écran où l’engagement des responsables politiques en faveur de sa génération peut être jaugé à l’aune de leurs réactions à son impassible obstination.

    #capitalisme_financiarisé #évalutation #Act_Up #BlackLivesMatter #Ni_Una_Menos #MeToo #écologie #Michel_Feher

  • Fred Bladou, ancien d’Act Up, revient sur le traitement du Covid-19 | L’Actualité des Luttes
    https://actualitedesluttes.info/fred-bladou-ancien-dact-up-revient-sur-le-traitement-du-covid-1

    Nous avons contacté Fred Bladou qui était militant à Act Up à l’époque où les malades du SIDA se sont battus pour s’approprier la gestion de leur maladie, pour qu’il revienne sur cette lutte et nous dise ce qu’il pense du traitement gouvernemental de la pandémie de Covid-19. Il dénonce des mesures basées sur la suspiscion et la culpabilité, qui se gèrent à coup de répression alors qu’il s’agit d’inclure le peuple dans la recherche de réduction des risques et de moyens sanitaires cogérants, adaptés et substantiels. Durée : 58 min. Source : Fréquence Paris Plurielle

    http://actualitedesluttes.info/wp-content/uploads/2020/11/201105.mp3

  • Post mai 68

    Que sont devenues dans les années 70 et après la pensée, les idées nées avec mai 68 : toute la semaine, la Fabrique interroge ces évolutions, et questionne la vision parfois trop idéaliste du mouvement actuellement célébré. Car des germes de dureté ont poussé aussi avec mai 68, une certaine radicalité a pu émerger et engendrer avec elle de nouveaux clivages, et certaines déceptions... Première étape ce matin avec notre grand témoin #Isabelle_Saint-Saëns qui fut membre du mouvement du #22_mars_1968 à #Nanterre. Elle nous raconte ici l’après de ces #espoirs ou de ces #utopies_anarchistes : comment certains se sont perdus, comment d’autres ont au contraire durci leur posture. Elle nous raconte aussi le lendemain des mythologies ouvriéristes et l’évolution de son propre #militantisme : comment elle s’est finalement investi dans de nouvelles formes d’action à partir des années 1980, via #Act_Up, le #Gisti, ou la revue #Vacarme .

    https://www.franceculture.fr/emissions/la-fabrique-de-lhistoire/post-mai-68-14
    #mai_68 #histoire

    –-> une interview qui date de 2008!

    Avec... @isskein en grand témoin!

  • Mémoire vive. Politique et #Sida dans « 120 Battements par minute ». Entretien avec Philippe Mangeot
    http://www.vacarme.org/article3087.html

    En un été, un récit presque oublié devient légende. 120 Battements par minute, de Robin Campillo, a été à la fin de l’été 2017 un choc mémoriel pour des anciens d’Act Up-Paris en même temps que pour des jeunes qui découvraient la lutte contre le sida. Son récit a été produit vingt-cinq après par des militants de l’#Act_Up-Paris du tout début des années 1990, s’instituant ainsi « appeleurs de mémoire ». Confrontant notre expérience du film avec celle singulière d’un de ses auteurs, nous avons souhaité interroger la façon dont s’éclairent mutuellement mémoires individuelles et intentions d’écriture. Il y est question de cette écriture vingt-cinq ans après d’un scénario, mais aussi, de l’élaboration d’un récit qui commence sans doute avec Act Up-Paris le 9 juin 1989.

  • « Portrait d’une présidente »
    http://www.vacarme.org/article3084.html

    Brigitte Tijou pratique à merveille l’art de l’amitié, ainsi que celui du montage et de l’activisme (à #Act_Up-Paris, chez Vacarme, du côté des intermittents et des étrangers...). Elle a réalisé en 1995, Portrait d’une présidente, un documentaire renversant sur Cleews Vellay, qui sera projeté le mercredi 15 novembre à 17h au MK2 Beaubourg dans le cadre du Festival Chéries Chéris. Cleews Vellay a été président d’Act Up-Paris de 1992 à 1994. Cleews n’était pas un héros, mais il a toujours eu conscience que (...)

    Actualités / #Cinéma, Act Up-Paris, #Clews_Vellay

  • 120 minutes de colère

    Je vais faire ici l’hypothèse que ce public faisait à l’époque partie de ceux qui laissaient mourir les personnages qu’ils pleurent aujourd’hui au cinéma.
    [...]
    Voici le cœur de ma colère envers #120_Battements_par_minute : en ne représentant pas (ou trop peu) ces personnes, le film leur permet non seulement de ne pas avoir à rendre de compte sur leur comportement pendant l’épidémie mais aussi de partager ces larmes et de faire le deuil de morts dont ils sont complices. Où sont, dans le film, les homophobes (ils ne peuvent pas se limiter à l’homophobie ordinaire d’une lycéenne) ? Les élus qui refusaient les campagnes de prévention qu’#ACT_UP_Paris faisait elle-même ? Où sont les familles qui abandonnaient les leurs ? Assis dans la salle de cinéma, à pleurer.
    [...]
    J’ai envie qu’il soit répété ce qui est si justement écrit dans Une colère noire de Ta-Nehisi Coates : que nous vivons dans un monde dont l’idéologie de la blanchité qu’il appelle le Rêve « pèse sur notre dos, repose sur le lit de nos corps » et où le racisme « détruit les cerveaux, empêche de respirer, déchire des muscles, éviscère des organes, fend des os, brise des dents », où il se demande « comment vivre avec un corps noir dans un pays perdu dans le Rêve ?

    http://friction-magazine.fr/120-minutes-de-colere

    #HIV #cinéma #sida #homophobie #public

  • L’histoire d’une lutte contre deux superpouvoirs
    https://www.mediapart.fr/journal/culture-idees/220817/l-histoire-d-une-lutte-contre-deux-superpouvoirs

    Avec l’épidémie de #SIDA, une violence mortifère s’est abattue sur une génération. Deux livres importants en racontent l’histoire, pour en tirer un legs politique et un appel à poursuivre la lutte : #Act_Up, une histoire, de #Didier_Lestrade, et Ce que le sida m’a fait, d’Élisabeth Lebovici.

    #Culture-Idées #Activisme #art #Elisabeth_Lebovici

  • « Un objet politique singulier peut soulever le monde »
    https://www.mediapart.fr/journal/culture-idees/220817/un-objet-politique-singulier-peut-soulever-le-monde

    Une expérience comme #Act_Up serait-elle encore possible aujourd’hui ? Quel usage peut-on faire de l’histoire de l’activisme contre le #SIDA ? Entretien avec #Philippe_Mangeot, ancien président d’Act Up et co-scénariste de #120_BPM.

    #Culture-Idées #Didier_Lestrade #laboratoires_pharmaceutiques #lutte_contre_le_sida #Robin_Campillo

  • « 120 battements par minute » : déjà morts, encore vivants
    https://www.mediapart.fr/journal/culture-idees/220817/120-battements-par-minute-deja-morts-encore-vivants

    Reconstitution fougueuse des années Act Up, le nouveau long métrage de #Robin_Campillo, 120 battements par minute, qui sort en salle mercredi 23 août, confirme l’intérêt du cinéaste pour les corps étrangers venant déranger l’ordre de la cité. Et soulève au passage quelques questions d’ordre politique et spectaculaire.

    #Culture-Idées #120_BPM #Actes_Up #Festival_de_Cannes

    • Ceux qui ont découvert le nouveau film de Robin Campillo dès sa présentation au 70e festival de Cannes, dont il a remporté le Grand Prix, l’ont à peu près tous rapporté : une invincible joie se dégage de la reconstitution d’une lutte pourtant parmi les plus graves, celle d’Act Up pour la reconnaissance, les droits et l’accès aux médicaments des malades du sida, à une époque, le début des années 1990, où ces derniers étaient indésirables dans l’espace public, où l’homosexualité n’accédait que péniblement à la visibilité et où les multi-thérapies n’existaient pas. Campillo, qui a rejoint l’association à ce moment-là, en 1992, parle même de « jubilation ». Le mot a beau sonner plus paradoxal encore, il est juste.

      Un grand nombre de militants d’Act Up étaient séropositifs. Quant aux autres, la règle était qu’ils se donnent pour tels. Tous incarnaient donc la mort. Une formidable puissance de vie ne les animait pas moins. Une formidable puissance de survie, plus exactement, au double sens du survivant et de celui que traverse une vitalité supérieure. (...)

      La cité abrite en son sein des corps étrangers ne se résolvant pas à l’être tout à fait. Soit ils sont déjà morts, soit ils s’apprêtent à l’être. Même vivants ils pourraient aussi bien être morts puisque la cité, de toute façon, s’obstine à ne pas les voir. Ce sont des corps en plus, des corps en trop dont le pouvoir, soudain gauche, se trouve comme embarrassé. Un sourde dissonance s’installe par leur faute au cœur du politique, un dilemme à la fois gouvernemental et affectif : voilà le malaise dont Robin Campillo a entrepris de faire la matière de son cinéma.

      Des propos plus critiques précèdent la conclusion du papier, j’extrais cette affirmation par trop rapide à mon goût, « 120 BPM se déroule en un temps qui n’est plus, un temps où le partage de l’information devait transiter par les corps, un temps où le moment et le lieu de la réunion étaient cruciaux. Une raison simple à cela : Internet n’existait pas ».
      La chaleur du collectif où va peut-être éclore une parole sans précédent et les gestes qu’elle implique, c’est derrière nous, épuisé depuis les 90’ ?
      C’est moins glamour nostalgie, mais faudra revenir à ces questions que des luttes cherchent, elles, à poser au présent et pour demain.

      #Act_Up (le post ci-dessus a pâtit de la correction automatique) #film #joie #luttes #subjectivité #collectif #intime #temps

  • L’histoire d’une lutte contre deux superpouvoirs : les labos et la mort
    https://www.mediapart.fr/journal/culture-idees/220817/l-histoire-d-une-lutte-contre-deux-superpouvoirs-les-labos-et-la-mort

    Avec l’épidémie de #SIDA, une violence mortifère s’est abattue sur une génération. Deux livres importants en racontent l’histoire, pour en tirer un legs politique et un appel à poursuivre la lutte : #Act_Up, une histoire, de #Didier_Lestrade, et Ce que le sida m’a fait, d’Élisabeth Lebovici.

    #Culture-Idées #Activisme #art #Elisabeth_Lebovici

  • Après 120 BPM, épargnez-nous vos louanges | Didier Lestrade
    http://www.liberation.fr/debats/2017/05/30/apres-120-bpm-epargnez-nous-vos-louanges_1573285

    Ne vous trompez pas, notre engagement associatif nous a mis au ban de la société. Nous sommes marginalisés précisément parce que nos années de travail n’ont pas été récompensées. L’Etat et les gays haut placés n’ont rien fait pour nous, absolument rien. Personne n’a reçu de médaille à Act Up. Si on nous avait demandé, il y a dix ans, de coordonner le Centre d’archives LGBT, il serait déjà ouvert. C’est précisément parce que nous avons prouvé que nous savions faire les choses que nous avons été mis au placard. La mémoire est un enjeu politique.

  • États-Unis : #tuerie homophobe à #orlando
    http://lahorde.samizdat.net/2016/06/13/etats-unis-tuerie-homophobe-a-orlando

    Dans la nuit du samedi 12 au dimanche 13 juin 2016 a eu lieu une fusillade dans une boite de nuit à Orlando, Floride, aux États-Unis. Le bilan provisoire fait état de 50 morts et 53 blessé.e.s, soit la fusillade la plus meurtrière des USA. Si ces 50 personnes ont été exécuté.e.s, c’est avant tout [&hellip

    #Autres #International #act_up #Homophobie #lgbtphobie

  • Les #Archives nationales accueillent les archives d’#Act_Up-Paris | Yagg
    http://yagg.com/2014/06/23/les-archives-nationales-accueillent-les-archives-dact-up-paris

    Un concours de circonstance a permis qu’aujourd’hui les archives d’Act Up-Paris soient désormais déposées aux Archives nationales. À l’origine, un groupe informel, Les Balayeuses Archivistiques LGBT, formé par l’archiviste d’Act Up-Paris – l’auteur de ces lignes – et son compagnon, avait pour but de collecter divers éléments (pancartes, banderoles, affiches, tracts…) des différentes manifestations, notamment celles durant la bataille pour l’ouverture du mariage aux couples de même sexe et d’autres manifestations en soutien aux minorités LGBT, putes, antifa etc

  • The Angel in Larry Kramer - NYTimes.com
    http://www.nytimes.com/2014/04/27/opinion/sunday/bruni-the-angel-in-larry-kramer.html

    I dreaded Larry Kramer, and sometimes I even detested Larry Kramer, but always — always — I knew that he was on the side of the angels and that we needed him there, in all his unappeasable and obnoxious glory. He was the blazing conscience of a generation of gay people at a crucial hinge of history, when a critical mass of us came far out of the closet, largely because of the AIDS epidemic.

    #act_up #sida #santé #portrait

  • Didier Lestrade : Merci aux #Femen !
    http://didierlestrade.blogspot.fr/2012/11/merci-aux-femen.html

    Lestrade, lui, est enthousiaste :

    si les #médias n’avaient pas été là, il y aurait eu des risques de lynchage. Il ne faut pas oublier aussi, que les #journalistes sont souvent plus que des personnes qui tendent le micro ou qui font des photos. Dans le cas présent, ils ont été invités à être témoins d’un évènement qui lance une dynamique. Comme à l’époque d’Act Up, ces journalistes veulent s’engager. Ils ont 30 ans, ils n’ont pas connu #Act_Up de la belle époque. Les Femen les inspirent. En étant ainsi présents, ils sont invités aussi à rejoindre le mouvement des Femen.

    Donc c’est toujours la même recette : agir à travers les médias. Who cares si ça tourne mal, si des coups sont échangés (du moment qu’il n’y a pas de fracture grave, j’insiste), l’important c’est la photo, au delà de l’action. C’est la photo qui va devenir virale, qui traverse les pays et le temps. Qui fige un moment. Et à tous ceux qui disaient depuis des années, malgré Occupy et Anonymous, que les actions activistes LGBT appartenaient au passé, voici la preuve, avec les Femen, que le renouveau est là, qu’il est possible, qu’il fonctionne au delà de toutes les attentes. L’action des Femen est un électrochoc pour les LGBT

    Il cite ce #film :

    United in Anger
    http://www.youtube.com/watch?v=X4ZacAyc4b8

    United in Anger: A History of ACT UP is an inspiring documentary about the birth and life of the AIDS activist movement from the perspective of the people in the trenches fighting the epidemic.