• [COMPTE-RENDU ACTE XIX - NANTES - Samedi 23 Mars 2019]
    https://nantes.indymedia.org/articles/44997

    /.../ Suite aux confiscations importantes de matériel medic, nous avons besoin de votre soutien ! En effet, l’achat de matériel a un coût important, et ce sont plusieurs centaines d’euros de matériel qui dorment maintenant au chaud dans les locaux du comico. /.../
    lien direct : https://www.colleo.fr/cagnotte/14279/street-medics-nantes

    Le rendez-vous était donné à 13h à Nantes, route de Vannes, sur le rond-point en face du McDonald’s. Depuis le début de la matinée déjà, étaient postés des Gendarmes Mobiles en nombre. Des gens commencent à arriver timidement dès midi, n’osant se rendre sur le lieu de rendez-vous car les fouilles y sont systématiques dès lors que l’on possède un sac à dos, et une vingtaine d’arrestations auront lieu à ce moment-là lorsque du matériel de protection (lunettes, masques...) sera trouvé sur les manifestant-es.
    La DAR intimide les manifestant-es dispersé-es autour du rond-point. Contrôles d’identité, confiscation de matériel, petites piques bien senties, bref, rien de différent du niveau de la BAC. Trois medics de SMN se verront confisquer l’intégralité de leur matériel et conseiller « d’aller faire de l’humanitaire en Afrique » par un agent.

    /.../

    Vous pouvez contribuer à la cagnotte ici :
    https://www.colleo.fr/cagnotte/14279/street-medics-nantes
    Mais aussi déposer vos dons en liquide dans les bars suivants :
    Pour les dons en liquide ou en matériel, les bars suivants nous permettent gracieusement d’y récupérer le matériel que vous pourriez y déposer :

    – Shaka Pop Un monde à bar, 9 rue de l’Hôtel de Ville, 44000 Nantes (lundi - samedi de 16h30 à 2h, fermé le dimanche)
    – Le Chat Noir, 13 Allée Duguay Trouin, 44000 Nantes
    – Le 13et3, Place Bouffay, 44000 Nantes
    – Le Live Bar, 7 rue des Etats, 44000 Nantes (à côté du château)

    Le Hophophop ne fait plus partie de la liste des bars où vous pouvez déposer vos dons.

    Amour, Maalox et Serum Phy ! ♥

    Lire aussi le compte-rendu de @Mimas87 sur twitter : https://twitter.com/Mimas87/status/1109458541981696002

    Bonjour, Nous sommes le 23 mars 2018 [2019 !], et la manifestation des #GiletsJaunes à #Nantes n’a pas pu avoir lieu. Avant même le début du rassemblement route de Vannes, une vingtaine d’interpellations et presque tous les #StreetMedic dépouillés de leur matériel.

    Et aussi des bribes de @Nantes_Revoltee :

    La doctrine Castaner à Nantes :
    – Arrestations préventives massives en camions cellulaires
    – Quasi impossibilité de rejoindre le rdv
    – Nasse
    – Attaques ultra-violentes d’un cortège totalement paisible
    – Coups, tirs, humiliations
    – La contestation interdite de fait. Par la force.
    https://twitter.com/Nantes_Revoltee/status/1109496904558301184

    Nantes, la journée s’achève par un hommage à Georges Courtois à l’endroit même où il avait réalisé son coup d’éclat de 1985. Devant l’ancien tribunal, où il avait organisé une prise d’otage des magistrats et fait le procès de la Justice.
    #ActeXIX #SoyonsCourtois #RIPGeorges
    https://twitter.com/Nantes_Revoltee/status/1109524680686403586

    /.../ #gilets_jaunes #manifestation #répression #DAR

  • Ouf, de retour à la maison avec les enfants. Un de ces merdier, en ville !

    Alors je lis qu’il y avait 8000 manifestants en France, mais 4500 rien qu’à #Montpellier. Toujours aussi délirant, le compteur des flics.

    En début d’après-midi avec les enfants, on était sur l’esplanade à l’aire de jeux. On voit arriver les camionnettes de CRS, qui se garent là le long de l’esplanade. Mais alors, vraiment beaucoup de camionnettes. Comme il s’est mis à faire 26° (sérieusement) et qu’on était en plein soleil, j’ai pris les enfants pour aller m’acheter une casquette à Polygone, le grand centre commercial du centre ville. On longe donc les CRS dans leurs camions, et je remarque qu’en tête du cortège à l’arrêt, il y en a un qui se pavane, juste à l’entrée de la place de la Comédie, genre à 50 mètres de l’office de tourisme, lourdement armé d’un fusil mitrailleur (j’y connais rien : mais le genre Famas, quoi, pas un LDB). Mon mecton l’a repéré, et commente « Ah ben celui-là il est armé jusqu’aux pieds ! ». Sympa l’ambiance. Le type prévoit de tirer dans la foule sur la comédie ? Il protège quelle institution républicaine, à cet endroit ? L’aire de jeu des enfants ?

    Bref, on va acheter ma casquette (qui est très belle, des fois que tu te demandes, elle va me faire la saison), et on ressort avec dans l’idée d’aller chercher une glace chez Cabiron grand-rue Jean-Moulin. Et donc on repasse par la place de la Comédie.

    Là, il y a une ligne de CRS alignés, postés devant l’office de tourisme, et en face la Comédie est absolument pleine de monde. Les GJ évidemment, mais tout autant les promeneurs d’un samedi après-midi où il fait un grand soleil. Avec les enfants, on passe rapidement les CRS, on croise la première ligne des manifestants qui progressent vers les flics, et quand on arrive à peu près au centre de la place (qui est immense), on entend des détonations. À ce moment, franchement, on est au milieu d’une foule carrément tranquille, des milliers de gens venus défiler avec leurs pancartes, beaucoup de gens d’un certain âge, enfin bref, ambiance de manif sympa. Et là, ils gazent. Ils ne gazent pas les premiers rangs des manifestants, près des flics : ils balancent une volée de grenades lacrymogènes en plein milieu de la place de la Comédie. Je peux pas me tromper : je vois atterrir les grenades juste à notre droite, avec les enfants.

    Les gens, à cet endroit, furieux. Il est 15h20, par là, l’ambiance était calme, et ils gazent une foule immense en plein sur la Comédie.

    Bref, j’évacue mes gamins, on arrive à aller suffisamment vite pour ne pas respirer les gaz, alors on va se faire notre glace rue Jean Moulin, un peu plus loin (fraise, chocolat, et rouergate). Là on discute avec les commercants, dont on peut s’attendre à ce qu’ils soient plutôt du côté de l’« ordre ». Hé ben pas franchement : certes ils n’aiment pas « les casseurs qui se cachent parmi les manifestants », mais les gaz balancés à tout bout de champ en pleine ville toutes les semaines, clairement ils apprécient moyennement la gestion policière du truc. La phrase la plus entendu aujourd’hui : « mais c’est n’importe quoi ! ». À côté, une femme GJ me raconte qu’elle a dû aider son ami en fauteuil roulant à évacuer la Comédie quand ils ont gazé, et qu’elle regrettait de pas avoir pu aider toutes ces familles avec des enfants qui se sont retrouvés piégés par les jets de grenades en plein milieu de la place.

    En tout cas, avec nos glaces on essaie de remonter, mais non, rue de la Loge évidemment c’est les gens qui refluent de la Comédie, accueillis par les CRS. Alors on part dans l’autre sens, et je décide d’aller attendre le bus à la Babotte, parce que l’après-midi en ville avec les enfants, clairement c’est mort.

    Donc on attend notre bus, et là je vois arriver la marée des manifestants, rapidement, depuis la gare, suivis par des CRS. Je prends les gamins et je les entraîne sous la tour de la Babotte, me disant que si ça se met à courir, dans ce coin généralement y’a moins de monde. Sauf que le fond de la cours de la Babotte est verrouillée, et quand on essaie de revenir vers l’autre sortie, il y a des manifestants qui courent partout et un épais nuage de lacrymogène qui s’abat, à nouveau, juste devant nous (je te rappelle qu’avec mes enfants, on n’est pas en train de manifester, hein, juste on essaie de rentrer chez nous). J’aperçois les gens du club d’échecs de la Babotte qui regardent depuis leur perron, à l’étage, je prends les gamins, on monte les escaliers en vitesse et on se réfugie au milieu du tournoi d’échecs régional… Pendant que ça castagne en bas.

    Bref on est restés là une grosse heure avec les enfants, en jouant aux échecs, mecton a mangé une crêpe, les filles ont eu des sucettes et des têtes brûlées… je peux donc te conseiller le club d’échecs de Montpellier : c’est très sympa comme ambiance :-))

    Ensuite on a voulu rentrer : l’arrêt de tram/bus abîmé (bon, du verre cassé, hein, c’est pas la guerre civile non plus), le bus il passe plus là, il faut aller le chercher derrière le Peyrou. En chemin on re-longe la collection de camionnettes de CRS, au Peyrou on longe des gilets jaunes, on traverse le Peyrou, pas de bus avant 35 minutes, du coup on est rentrés à pied.