• #Sit-in, #cocktail_Molotov, #intrusions... La fronde anti-IA en pleine expansion

    Des #blocages pacifiques aux #menaces_physiques, le rejet des algorithmes s’intensifie aux Etats-Unis et ailleurs. Face à la #colère, les géants de la Silicon Valley revoient leur copie en matière de sécurité.

    C’est un logo, simple, que l’on croise de plus en plus souvent. Deux lettres à l’intérieur d’un cercle barré : « IA ». En Australie, des milliers d’employés de l’université de Sydney se sont mis en #grève fin août pour exiger une protection de leur emploi face à cette technologie. En Angleterre, des centaines de manifestants ont défilé à Londres en mars en demandant à être « débranchés ». En France, un piquet d’activistes a même brandi cet été slogans et pancartes au pied de la société parisienne #Mistral. Contre les algorithmes, la #fronde s’intensifie. Mais nulle part elle ne culmine autant qu’aux Etats-Unis.

    Inquiétudes pour l’emploi, bafouement des droits d’auteur, crainte d’une « perte de contrôle »… 52 % des Américains se disent plus inquiets qu’enthousiastes face à la place croissante de l’IA dans leur vie, estime une étude du Pew Research Center. De fait, les actions se diversifient outre-Atlantique, entre résistances écologiques aux #centres_de_données, campagnes de neutralisation des caméras algorithmiques et grèves syndicales historiques de secteurs bouleversés, à l’image de Hollywood. Mais ces derniers mois, ce sont les bureaux des géants de la Silicon Valley qui sont régulièrement ciblés.

    Habillés en agents IA « hors de contrôle », des militants ont semé en août une joyeuse zizanie dans des locaux d’OpenAI près de Seattle. Une opération symbolique, à base de ballons gonflables, de danse du robot et de saute-mouton dans l’entrée. Au siège de San Francisco, un petit groupe d’#activistes équipé de chaises de camping occupe depuis un mois le trottoir devant le bâtiment. Symbole de son ampleur, la #contestation connaît aussi ses premières fois. Cet été, #Wynd_Kaufmyn, une enseignante de Berkeley âgée de 69 ans, est devenue la première militante anti-IA à être condamnée à une peine de prison (14 jours). Elle avait, l’année précédente, enchaîné les portes de la maison-mère de ChatGPT.

    Fascination

    A l’origine de la plupart de ces actions, deux groupes : #Pause_AI et #Stop_AI. Apparus respectivement aux Pays-Bas en 2023 et en Californie en 2024, tous deux réclament une pause dans le développement des modèles les plus puissants. Au cœur de leurs inquiétudes ? Les « risques existentiels », l’idée que l’IA pourrait amener une catastrophe mondiale voire l’extinction de l’humanité en favorisant l’apparition d’armes autonomes ou d’attaques informatiques surpuissantes. Une théorie controversée au sein de la communauté scientifique. Et, ironiquement, un discours alarmiste que les grands patrons de l’IA cultivent également, avec un objectif marketing en tête : entretenir la fascination autour de leurs produits.

    Outre les actions pacifiques, ce climat anxiogène enregistre déjà quelques dérives. Au printemps, un vingtenaire, persuadé de l’imminence d’une techno-apocalypse, a été arrêté après avoir lancé un cocktail Molotov sur la maison du créateur de ChatGPT, Sam Altman. Dans ses affaires, un manifeste prônant la mort des grands patrons de l’IA avait été retrouvé. Inculpé pour tentative de meurtre, le Texan a plaidé non coupable, affirmant souffrir d’une psychose aiguë au moment des faits.

    « Menace terroriste »

    Concurrent direct d’OpenAI, Anthropic aussi a été pris pour cible. Un homme, qui avait postulé sous un faux nom à un emploi au sein de la société de Claude, menaçait en ligne d’écorcher vifs les enfants de ses employés. Une « punition » pour avoir volé son travail, rapportait en juillet le Wall Street Journal. L’incident, qualifié de « menace terroriste » par les autorités, n’a donné suite à aucune arrestation.

    Pour calmer le jeu, certains dirigeants de l’IA chercheraient donc à tempérer leurs discours, affirme le quotidien économique. D’autres auraient opté pour une garde renforcée et armée. En outre, le budget sécurité des grandes boîtes tech se serait envolé. En 2025, Palantir Technologies a déboursé 3 millions de dollars (+ 150 % en un an) pour assurer la protection de ses dirigeants, Salesforce 4 millions (un million de plus qu’en 2024) et Oracle près de 6 millions (+ 85,5 %).

    Quant aux employés ? A la fin de la journée, OpenAI leur conseille désormais de retirer leur badge et tout vêtement à l’effigie de la boîte, rapporte Wired. Une bascule historique pour la Silicon Valley, qui laissait jusqu’ici ses milliardaires circuler sans escorte et ses ingénieurs arborer leurs logos comme des médailles.

    https://www.liberation.fr/economie/economie-numerique/sit-in-cocktail-molotov-intrusions-la-fronde-anti-ia-en-pleine-expansion-
    #AI #IA #intelligence_artificielle #action_directe #résistance #anti-IA

    • #Pause_IA

      Pour garder l’IA sous contrôle,
      agissons maintenant

      Chaque mois, de nouveaux systèmes franchissent des seuils que l’on pensait lointains. Les experts alertent : sans garde-fous, cette course fait peser un risque catastrophique à court terme.

      La fenêtre se referme, agissons maintenant.

      https://pauseia.fr/fr

    • Young adults in the U.S. are increasingly wary of AI, concerned it will take jobs

      Americans have become increasingly worried about artificial intelligence over the years, and young adults’ concern has continued to climb. Worry over job loss, too, is on the rise.

      Today, 52% of Americans say they are more concerned than excited about the increased use of AI in daily life – up from 37% in 2021. Another 9% are more excited than concerned and 37% say they’re equally excited and concerned, according to a Pew Research Center survey conducted June 22-28, 2026.

      Concern about AI is up among younger and older Americans alike since we first asked this question in 2021. But while the rise was mainly in the first two years for Americans ages 30 and older, concern continues to climb for adults under 30 – whose skepticism of AI has made headlines in recent months.
      For the first time, a majority of adults under 30 (55%) now say they’re more concerned than excited about AI. About one-in-ten say they’re more excited than concerned, and roughly a third feel both equally. Their concern is now on par with those in their 30s and 40s, and those 65 and up.

      Across age groups, about half or more say they’re more concerned than excited about AI. Excitement, in turn, has dropped off since 2021 among all age groups.

      AI and jobs

      Even in 2021, job loss was one of the top reasons behind Americans’ concern about AI. Today, Americans largely – and increasingly – think AI-related job loss is on the horizon.

      In our new survey, 71% of adults think AI will lead to fewer jobs in the United States over the next two decades, up from 64% in 2024. Few (5%) say AI will lead to more jobs. One-in-ten say it won’t make much difference, and a slightly larger share are unsure.

      Across most age groups, it’s become more common for Americans to foresee job loss from AI. For example, 73% of adults under 30 now say AI will lead to fewer jobs, up from 61% two years ago.

      The youngest adults are now just as likely as those ages 30 to 64 to hold this view. Americans 65 and older are a bit less likely to think AI will lead to fewer jobs, though this is still the majority view among this age group.

      Worry over job loss has shown up throughout our research about AI, including among workers and even teenagers. And there’s no shortage of expert debate – many warn AI is a threat to jobs, while others have argued it creates them.

      Young adults aren’t the only ones concerned about AI’s increasing use in daily life, or about job loss. Still, our past work shows they stand out in other ways.

      Adults under 30 are most likely to think AI will be bad for society – and for them. They largely think it will make connection and creativity harder to come by. And though most say they use chatbots, they’re just as likely to say these tools hurt their own creativity as help it.

      https://www.pewresearch.org/short-reads/2026/08/18/young-adults-in-the-us-are-increasingly-wary-of-ai-concerned-it-will-ta
      #travail #sondage

  • Message au mouvement pour le climat - La Grappe
    https://lagrappe.info/?Message-au-mouvement-pour-le-climat-1527

    Malgré le recours à une esthétique de l’action directe, la plupart de l’activisme pour le climat s’est concentrée à obtenir l’attention médiatique (incluant les médias sociaux grand public, ce qui est autant une extension du pouvoir capitaliste que la télévision ou les journaux) dans le but d’atteindre une reconnaissance sociale, finalement pour faire pression sur des politiciens. On sera tou·te·s réduit·e·s en cendres avant que les gouvernements fassent ce qui a besoin d’être fait. Il revient ainsi au·x rebel·le·s non spécialisé·e·s, dévoué·e·s, de commencer à résoudre la crise directement.

    #action_directe #climat #réchauffement_climatique

  • Quelques actions contre #Tesla en #Catalogne
    https://nantes.indymedia.org/posts/149016/quelques-actions-contre-tesla-en-catalogne

    Quelques actions contre Tesla en catalogne Ce printemps la presse catalane a parlé de quelques actions contre Tesla. En voici un résumé traduit. L’”organització juvenil socialista” (OJS) (organisation de la jeunesse socialiste) a publié le 3 juin 2025 sur X/Twitter (!) un court message et une vidéo sur une attaque…

    #Action_directe #Global

  • Communiqué du sabotage contre des installations électriques sur la Côte d’Azur
    https://nantes.indymedia.org/posts/146409/communique-du-sabotage-contre-des-installations-electriques-sur-la

    COMMUNIQUE DU SABOTAGE CONTRE DES INSTALLATIONS ÉLECTRIQUES SUR LA CÔTE D’AZUR : ET… COUPEZ ! Ici deux bandes d’anarchistes. Nous revendiquons la responsabilité de l’attaque contre des installations électriques sur la Côte d’Azur. À la veille de la cérémonie de remise des prix du Festival de Cannes et de…

    #Action_directe #nulle_part #Global

  • Action contre KNDS
    https://nantes.indymedia.org/posts/145317/action-contre-knds

    KO KNDS ? Dans les premières heures du 7 mai à Saint-Chamond, nous avons mené une action contre un poste de transformation. Un tag KO KNDS a été laissé sur place. On espère avoir interrompu l’alimentation électrique de la zone industrielle sud de la ville. On a visé tout particulièrement l’écoquartier…

    #Action_directe #France #Global

  • Tout le monde déteste Elon
    https://carfree.fr/index.php/2025/04/24/tout-le-monde-deteste-elon

    Les militants de Everyone Hates Elon (« Tout le monde déteste Elon ») ont sauvé une #tesla de la casse et ont invité les Britanniques à venir la détruire. L’action a permis Lire la suite...

    #Destruction_de_la_planète #Fin_de_l'automobile #action_directe #activisme #angleterre #destruction #elon_musk #londres #vidéo

  • Série d’incendies à #Niort : 15 voitures de bourgeois mis hors service
    https://nantes.indymedia.org/posts/141862/serie-dincendies-a-niort-15-voitures-de-bourgeois-mis-hors-service

    Mais que va devenir le prolétaire sans sa Tesla ? Du 14 septembre 2024 au 18 mars 2025, afin de bousculer le quotidien de petits bourgeois, ou du moins, d’individus se comportant comme tels, 15 de leurs voitures ont été incendiées dans la région de Niort. Aucun de ces véhicules…

    #Action_directe #Anticapitalisme #Bourgeoisie #Local

  • Nach 30 Jahren Exil: Komitee-Gruppe kommt vor Gericht
    https://www.nd-aktuell.de/artikel/1189736.radikale-linke-nach-jahren-exil-komitee-gruppe-kommt-vor-gericht.

    Broschüre zum gescheiterten Anschlag auf den Rohbau des Abschiebegefängnisses in Berlin-Grünau zu Ostern 1995 Foto: Soligruppen-Broschüre

    13.3.2025 von Matthias Monroy - Prozessbeginn gegen die militanten Linken Peter Krauth und Thomas Walter

    Im Oktober 1994 verübte das »K.O.M.I.T.E.E.« einen Brandanschlag auf das Kreiswehrersatzamt in Bad Freienwalde. Die Tat richtete sich gegen die deutsche Unterstützung der türkischen Militärpolitik und die Unterdrückung des kurdischen Befreiungskampfes. Im April 1995 plante die Gruppe, ein im Bau befindliches Abschiebegefängnis in Berlin-Grünau zu sprengen, um ein Zeichen gegen die deutsche Abschiebepolitik zu setzen. Ein »Osterei«, schrieben Sympathisant*innen später in einer Broschüre zu dem Anschlag, der jedoch scheiterte, weil eine vorbeifahrende Polizeistreife die Vorbereitungen entdeckte.

    Hinweise am Berliner Tatort führten zur Identifizierung von Peter Krauth, Thomas Walter und Bernhard Heidbreder als Verdächtige für den Anschlag. Die drei traten daraufhin eine Flucht an, die am Ende Jahrzehnte dauern sollte. Schließlich landeten sie in Venezuela. Dort bauten sie sich ein neues Leben auf und engagierten sich in lokalen Gemeinschaften. Auskunft darüber gibt der 2019 erschienene Film »Gegen den Strom«, der einen Besuch des Polit-Rappers Mal Élevé bei Walter und Krauth begleitet.

    Bereits 2014 wurde Heidbreder auf Geheiß des Bundeskriminalamtes (BKA) und Interpol in Venezuela festgenommen, jedoch nicht nach Deutschland ausgeliefert – die Vorwürfe, darunter Brandstiftung und Mitgliedschaft in einer terroristischen Vereinigung, waren nach venezolanischem Recht verjährt. Acht Jahre später hat die dortige Flüchtlingskommission auch einen Asylantrag von Walter und Krauth positiv beschieden. Für Heidbreder kam die Entscheidung aus 2022 zu spät: Der 60-Jährige starb im Jahr zuvor an Krebs.

    Mit dem Flüchtlingsstatus hat Interpol die vom BKA für Walter und Krauth hinterlegten internationalen Haftbefehle gelöscht. Der deutsche Generalbundesanwalt fahndete jedoch weiter. Zwar waren auch in Deutschland nahezu alle Vorwürfe verjährt – übrig blieb allein die »Verabredung zu einem Sprengstoffanschlag« mit einer 40-jährigen Verjährungsfrist bis 2035. Eine Beschwerde der Anwält*innen von Walter und Krauth gegen diesen Paragrafen 30 Strafgesetzbuch, der die bloße Verabredung zu einem Verbrechen weitaus höher bestraft als die tatsächliche Vorbereitung der Tat, nahm das Bundesverfassungsgericht nicht an.

    Während ihrer Flucht hatte das BKA umfangreiche Fahndungsmaßnahmen gegen die drei unternommen. Drei weitere Personen wurden eine Zeitlang zu Beschuldigten. Auch die Schwester eines Beschuldigten wurde mehrere Wochen in Untersuchungshaft genommen, obwohl sie ein Alibi für den Tatzeitraum vorweisen konnte. Mehr als 20 Personen wurden polizeilich oder direkt von der Bundesanwaltschaft für Aussagen vorgeladen, eine von ihnen kam für vier Monate in Beugehaft. Eine weitere Person konnte sich zwar erfolgreich gegen eine Aussagepflicht wehren, doch musste sie erst Durchsuchungen und Überwachungsmaßnahmen ertragen, bis das Gericht ihr recht gab. Ein anderes Mal wurden Gespräche von Anwält*innen abgehört und rechtswidrig aufgezeichnet.

    Mitte der 2000er Jahre überwachte das BKA Linksradikale, die nach Kolumbien reisten. In Ägypten ließen die deutschen Fahnder das Hotelzimmer einer vermeintlichen Kontaktperson verdeckt nach Mobiltelefonen durchsuchen. Als ein Besucher 2006 im Historischen Museum in Berlin von einem öffentlich zugänglichen Rechner die BKA-Internetseite mit dem Fahndungsaufruf für die drei Deutschen aufrief und dort sieben Minuten verweilte, hielten die Ermittler*innen ihn für einen »bislang unbekannten Tatbeteiligten«. Sie zapften den Computer im Museum an, installierten eine Videokamera und legten sich wochenlang auf die Lauer – erfolglos. Selbst die Presse wurde nicht verschont: Die Redaktionsräume der »Taz« wurden durchsucht und eine Redakteurin, die über den Fall berichtet hatte, über Jahre von der Polizei überwacht.

    Während der intensiven Fahndungsmaßnahmen befanden sich die drei Gesuchten offenbar längst in Lateinamerika. Zu Details hielten sich Walter und Krauth auch gegenüber einem Auslandskorrespondenten der »Süddeutschen Zeitung« bei dessen Besuch in Venezuela bedeckt. Walter erklärt aber, dass die Flucht gegen Ende der 1990er Jahre stattfand und ohne Hilfe von Personen, die finanzielle Unterstützung, Unterkunft und Verbindungen anboten, nicht möglich gewesen wäre.

    Anfang dieses Jahres hat der Generalbundesanwalt – zunächst überraschend – Anklage im Zusammenhang mit dem geplanten Anschlag von 1995 gegen Krauth und Walter erhoben. Dahinter steckte ein Deal mit den deutschen Behörden, wie die Verteidiger der beiden schließlich öffentlich machten: Sie würden sich den deutschen Behörden stellen und dafür eine Bewährungsstrafe erhalten. Noch in dieser Woche sollen sie mit einem Flug aus Caracas nach einer Zwischenlandung in Madrid und anschließender Begleitung durch BKA-Beamt*innen in Berlin eintreffen.

    Schon am Montag beginnt dann der Prozess vor dem Kammergericht in Berlin. Nicht nur der Generalbundesanwalt dürfte auf ein Geständnis zu den Anschlägen auf das Kreiswehrersatzamt und den Abschiebeknast gespannt sein. In Zeiten extrem verschärfter staatlicher Migrationsabwehr und Militarisierung sind die Hintergründe zum »Osterei« von 1995 auch für heutige linke Bewegungen interessant.

    #Allemagne #action_directe #justice #histoire

  • #Relaxe au goût amer pour les #Scientifiques_en_rébellion : « C’est une goutte d’eau dans un océan de défaites »

    Seize personnes, dont cinq #scientifiques, poursuivies pour avoir mené une #action_militante au #Havre en 2023 ont été mises hors de cause par la justice lundi 10 février. Le chercheur #Hugo_Raguet, relaxé, n’arrive pas à y voir une victoire tant le blacklash environnemental n’épargne aucune partie du monde.

    On s’attendait à recueillir une réaction enjouée et une parole revigorée. Lundi 10 ;février, seize personnes, dont cinq scientifiques, poursuivies devant le tribunal correctionnel du ;Havre pour « entrave à la circulation » après avoir mené en ;2023 une action contre la mise en place d’un terminal méthanier de #TotalEnergies dans le port de la ville , ont été mis hors de cause par la justice. « La décision est une relaxe totale », nous a fait savoir par message leur avocate Chloé Chalot. Rare bonne nouvelle ces derniers temps en matière de lutte écologique. Lors de l’audience le 6 ;décembre, Hugo Raguet, 37 ;ans, membre des Scientifiques en rébellion , connus pour leur lutte contre l’inaction climatique et la #désobéissance_civile, avait pris la parole au nom des cinq prévenus faisant partie du collectif. « Nous pensions que les consensus scientifiques seraient correctement relayés dans les médias, éclaireraient les débats publics, et que les décideurs sauraient en tenir compte, mais malgré nos alertes, les décideurs poursuivent la même trajectoire autodestructrice. Ce terminal méthanier en est une illustration évidente. C’est un projet d’un autre temps. »

    En définitive, cet enseignant-chercheur en informatique à l’Institut national des sciences appliquées à Blois, qui avait procédé avec ses camarades au blocage d’un pont mobile tout près du chantier de l’installation portuaire le 12 ;mai 2023, n’est pas condamné pour cette action. Mais le terminal méthanier, lui, a bien fini par être mis en place. Au bout du fil, Hugo Raguet évacue très vite le sentiment de satisfaction liée à la décision judiciaire. Face au « backlash environnemental »en cours ,partout sur la planète « mais également en France », la victoire obtenue devant le tribunal du ;Havre « n’est que symbolique »,exprime-t-il .

    Comment vous sentez-vous, depuis que vous avez appris votre relaxe ; ?

    Je suis soulagé, c’est une évidence, mais cela s’arrête un peu là. D’abord, nous ne savons pas encore pour quel motif le tribunal a pris cette décision. Notre avocate a plaidé au nom de la « liberté d’expression » et de « l’état de nécessité » [principe qui reconnaît « pénalement irresponsable » toute personne qui, « face à un danger actuel ou imminent » et menaçant pour « elle-même, autrui ou un bien », n’a d’autre ressource que d’accomplir un acte défendu par la loi, ndlr],mais nous sommes encore dans le flou, donc c’est difficile de se réjouir outre mesure si finalement, nous avons gagné pour une autre raison. Si le motif de l’état de nécessité est retenu, cela pourrait faire jurisprudence et permettre de protéger les militants écologiques. Mais quand bien même cette décision irait dans ce sens, tout cela ne fait pas le poids face à la réalité du monde ; : nous assistons à un tel recul dans les domaines de la protection de l’environnement, des droits humains, et de la coopération, partout sur la planète et également en France, que c’est difficile de voir autre chose qu’une victoire symbolique.

    Que voulez-vous dire ; ?

    Nous avons gagné devant la justice pour une mobilisation qui était importante et dont je suis fier. Mais c’est une goutte d’eau dans un océan de défaites. Depuis des semaines, je constate avec effroi et une très grande colère que le mouvement pour le climat ne peut rien face au mouvement de fond. La désobéissance civile pour tirer la manche de l’opinion c’est bien, mais on est face à des ennemis beaucoup plus forts que nous. Les extrêmes droites climatosceptiques montent partout dans le monde, il semble qu’aucun des pays riches signataires de l’accord de Paris n’ait jamais eu sérieusement l’intention de le respecter, le Pacte vert européen est remis en question , la situation française est exaspérante car il ne se passe plus rien , ou plutôt, quand il se passe quelque chose cela va dans le mauvais sens… Nous basculons dans un monde dystopique dans un silence grotesque et assourdissant. Aujourd’hui, le sentiment qui me domine, c’est de l’épuisement, de l’écœurement et beaucoup de pessimisme.

    Cette victoire ne vous permet pas de donner du sens à votre engagement et l’envie de continuer ; ?

    Sincèrement, je me demande parfois pourquoi on se bat. Les Scientifiques en rébellion sont un formidable collectif. Je l’ai intégré en ;2022 et il m’a permis d’être en cohérence avec moi-même, d’aligner mes convictions avec mes connaissances scientifiques. Mon activisme m’a mené jusqu’à une garde à vue en Allemagne , je me retrouve dans plusieurs procédures judiciaires mais je ne regrette rien, parce que je sais que j’ai fait de mon mieux, à mon échelle, pour alerter. Ce que je déplore, en revanche, c’est qu’un pourcentage infime de la population s’est engagé avec nous. J’en veux au monde entier. Aux classes politiques, évidemment, les premiers responsables. Mais aussi, à un degré moindre, au reste de la société. Parce que j’ai le sentiment que les gens sont dans un déni quotidien et permanent. Est-ce que c’est parce que les scientifiques ne sont pas encore assez nombreux à sortir de leur laboratoire, pour s’engager dans le monde et prendre leur responsabilité face au chaos ; ? Ce que je sais, c’est que la lutte écologique et sociale, en l’état, ne fonctionne pas.

    Avez-vous l’intention de mettre un terme à votre engagement ; ?

    En ce début ;2025, je ressens une fatigue immense, à la fois physique et morale. J’ai besoin de repos, et d’ailleurs je me suis mis un peu en retrait des Scientifiques en rébellion. Je ne suis pas le seul au sein du collectif à être découragé. Notre organisation internationale a des antennes dans de nombreux pays et je ressens bien une baisse d’énergie globale. C’est difficile après tant d’efforts et d’implication de voir que tout cela n’a servi qu’à peu de choses, finalement. La branche française me semble moins subir cette baisse d’énergie, il y a beaucoup de projets et de débats, mais honnêtement je ne vois pour le moment rien de suffisamment engagé pour changer la tendance générale. A vrai dire, tout le mouvement climat en général semble à bout de souffle, et doit trouver des nouveaux moyens d’engagement, des nouvelles stratégies. Pour que toute la société augmente d’un cran dans son engagement et courbe le dos aux pouvoirs publics.

    https://www.liberation.fr/environnement/relaxe-au-gout-amer-pour-les-scientifiques-en-rebellion-cest-une-goutte-d
    #procès #justice #action_directe #résistance #changement_climatique #climat

    • Le tribunal du Havre reconnait l’#état_de_nécessité pour les militant·es d’#Extinction_Rebellion et Scientifiques en rébellion

      16 activistes climat relaxé·es au nom de « l’état de nécessité » : une victoire qui fait date

      En mai 2023, des activistes des mouvements Scientifiques en rébellion et Extinction Rébellion avaient bloqué une écluse au port du Havre, pour protester contre l’installation d’un nouveau terminal méthanier, qui aggrave la dépendance de la France aux énergies fossiles et augmente les émissions de gaz à effet de serre, alors même que notre pays ne remplit pas ses engagements pour lutter contre le changement climatique pris lors de l’Accord de Paris.

      Le 6 décembre 2024, 16 militant·es ont comparu au tribunal correctionnel du Havre. Le jugement a été rendu en début de semaine : tous et toutes ont été relaxé·es au motif de l’état de nécessité. La juge a donc reconnu que nous n’avons pas d’autre choix, en tant que citoyen·nes et que scientifiques, que de désobéir pour protéger la vie sur terre et que nos actions de désobéissance civile sont proportionnées et nécessaires. Ce jugement est d’une importance particulière dans le contexte actuel de reculs politiques sur la question écologique qui se font au mépris des connaissances scientifiques et en mettant en péril la survie de nos sociétés.

      Le verdict rappelle que « l’état de nécessité peut être défini comme la situation dans laquelle se trouve une personne – ou un groupe de personnes – qui n’a d’autre choix que d’accomplir un acte prohibé pour sauvegarder un intérêt supérieur. Cet état de nécessité se caractérise par un danger actuel ou imminent et une violation de la valeur protégée nécessaire et proportionnée ».

      Il souligne que « la France subit les conséquences du dérèglement climatique provoqué par l’activité humaine. Il ressort également de ce rapport [du GIEC] que la France ne pourra pas atteindre les objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre qu’elle s’était fixés ». Comme l’avait plaidé la défense, il reconnaît que « la réalité et l’imminence du danger sont avérées ».

      Il en conclut logiquement que « l’entrave à la circulation apparait comme ayant été nécessaire pour attirer l’attention du public et des médias sur la construction du nouveau terminal méthanier en contradiction avec l’objectif général de diminution de recours aux énergies fossiles. Elle apparait également proportionnée face à la menace. »

      C’est la deuxième fois en quelques mois que des membres d’Extinction Rebellion et de Scientifiques en rébellion sont relaxé·es au nom de l’état de nécessité par un tribunal. Le 10 octobre dernier, le Tribunal de Police de Paris avait prononcé le même jugement à l’encontre de militant·es qui avaient réalisé une conférence-occupation au Muséum National d’Histoire Naturelle. Le parquet a fait appel, comme il l’avait fait dans d’autres jugements similaires ces dernières années (par exemple le décrochage des portraits d’Emmanuel Macron à Lyon ou l’action d’Extinction Rebellion dénonçant l’agroindustrie à La Rochelle). Dans le cadre de l’affaire du Havre, il a dix jours pour décider ou non de le faire.

      Rappel des épisodes précédents

      Le 12 mai 2023, les Scientifiques en rébellion, en coalition avec d’autres mouvements (ANV-COP21, Extinction Rebellion, Stop Eacop et Dernière Rénovation) ont ciblé TotalEnergies et son projet d’installation d’un terminal méthanier flottant au Havre. Ce projet, qui permet d’importer du gaz naturel liquéfié (GNL) par bateau et qui a été mis en service en octobre 2023, va à l’encontre des engagements de réduction des émissions de gaz à effet de serre pris par la France, qui nécessitent de stopper immédiatement le développement de toute nouvelle infrastructure fossile. Cette action avait pour objectif de rappeler que le gaz – et en particulier le GNL – n’est en aucun cas une énergie propre ou « de transition », mais bel et bien une énergie fossile qui contribue fortement au réchauffement climatique.

      En parallèle avec deux autres actions, une dizaine de scientifiques en blouses blanches et plusieurs membres des collectifs partenaires avaient bloqué le pont mobile situé sur l’écluse François Ier qui assure le passage du fret maritime, constitué en grande partie de carburant fossile. Certain·es d’entre elles et eux s’étaient pour cela enchaîné·es au pont. Ce pont est particulièrement symbolique, car il est situé à côté du chantier de construction du projet FSRU (Floating Storage and Regasification Unit) visé. Ce navire, amarré en permanence, a pour fonction de recevoir du GNL transbordé depuis des bateaux méthaniers, de le stocker, de le ramener à l’état gazeux et de l’injecter dans le réseau de transport de gaz naturel.

      Le procès des 16 activistes s’est tenu le 6 décembre 2024 au tribunal correctionnel du Havre. Iels étaient poursuivis pour entrave à la circulation des véhicules sur une voie publique. Le procès avait été marqué par les témoignages de Frank Marba, victime climatique aux Philippines et plaignant dans un recours pénal contre TotalEnergies, et de Stéphane Costa, co-président du GIEC normand. Bien que reconnaissant le caractère actuel ou imminent du danger causé par le changement climatique, la procureure avait requis de maintenir l’amende initiale de 200 euros par personne.

      https://scientifiquesenrebellion.fr/textes/presse/le-tribunal-du-havre-reconnait-l-etat-de-necessite

    • D’après certains « théoriciens » :

      Une action directe, dans les domaines politiques et sociaux, est le mouvement d’un individu ou d’un groupe qui agit lui-même, afin de peser directement sur un rapport de force pour changer une situation et ceci, sans déléguer le pouvoir à un intermédiaire (« représentant », professionnel de la politique, bureaucrate…)1. Principalement rattachée à la mouvance anarchiste dont elle est issue, l’action directe peut être pacifique ou non. Elle est également utilisée de nos jours par des mouvements qui ne se réclament officiellement d’aucun courant de l’anarchisme.

      https://fr.wikipedia.org/wiki/Action_directe_(th%C3%A9orie_politique)

      L’assassinat de Brian Thompson par Luigi Mangione peut-il être assimilé à cette théorie de l’#action_directe ?

  • L’histoire enfouie du #remembrement

    Après-guerre, en #Bretagne surtout, et dans une moindre mesure dans les zones moins bocagères, les #haies ont été arrachées à coups de bulldozer, les talus arasés, et les vergers réduits à néant. C’est ce qu’on a appelé le remembrement et voici son #histoire oubliée racontée dans une #BD.

    En mai 1978, #Gildas_Le_Coënt, emprisonné neuf mois en hôpital psychiatrique, est libéré. Cette affaire marque un nouvel épisode de la bataille bretonne contre le remembrement. Elle reflète une réalité vécue par des milliers de #paysans à travers la France pendant les décennies de #modernisation_agricole. #Inès_Léraud est journaliste, et lanceuse d’alerte en 2019 face à l’omerta des algues vertes. Elle publie aujourd’hui « Champs de bataille, l’histoire enfouie du remembrement », sa deuxième BD, une enquête avec Pierre van Hove, publiée chez La Revue Dessinée et les Éditions Delcourt.
    Des blessures toujours vives dans la mémoire collective

    Les témoignages recueillis révèlent des traumatismes profonds. Comme le rapporte Jacqueline Goff née en 1953 : "Je revois l’apparition des bulldozers, ce #saccage qui détruit tout, les arbres, les talus. Ce n’était pas un remembrement, un #démembrement, c’était le #chaos." sur France Culture. Cette #mémoire douloureuse se transmet encore dans les villages, où certaines familles ne se parlent plus depuis cette époque.

    Une modernisation imposée qui a divisé les campagnes

    Le remembrement, lancé après la Seconde Guerre mondiale, visait à adapter l’#agriculture française aux enjeux de #productivité et de concurrence internationale. "C’était une #société_paysanne qui n’était pas dans une logique de l’argent" explique Inès Léraud, "il s’agissait de regrouper les #parcelles, d’arracher les #arbres, les #talus, pour avoir des champs facilement cultivables par des machines". Cette politique crée alors des tensions durables, opposant les "gagnants", appelés "profiteurs" et les "lésés" du remembrement.

    Ce qui frappe Inès Léraud et Léandre Mandard en travaillant sur le sujet du remembrement, c’est l’ampleur des #résistances et des #conflits liés à cette question. Un #mouvement_contestataire qu’on aurait difficilement imaginé vu le peu de cas qu’en ont fait les sociologues ruraux et les historiens jusque-là. "Or, dans les archives départementales, les cartons de réclamation, de recours, de lettres, de mécontentement. Il y en avait partout, dans toutes les archives départementales où je suis allée sur le territoire français. Les bulldozers du remembrement ont dû être accompagnés des forces de l’ordre pour intervenir" explique Inès Léraud.

    Un impact environnemental majeur qui persiste

    Les conséquences de cette transformation radicale des #paysages se font encore sentir aujourd’hui. "Il y a 23 000 kilomètres de haies qui disparaissent chaque année, il y en a 3 000 qui sont replantées, donc on perd 20 000 kilomètres de haies chaque année", souligne Inès Léraud. Cette destruction massive du #bocage, associée à la diminution drastique du nombre d’agriculteurs (passé de 7 millions en 1946 à 400 000 aujourd’hui), illustre l’ampleur des changements opérés. "Certains chercheurs parlent même d’#éthnocide, on a perdu 90% des paysans." explique Inès Léraud.

    https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/la-terre-au-carre/la-terre-au-carre-du-mercredi-20-novembre-2024-8473983
    #bande-dessinée #résistance #paysage

  • L’Action directe (1908) - [Fragments d’Histoire de la gauche radicale]
    https://archivesautonomies.org/spip.php?article5452

    L’Action directe (1908)
    Article mis en ligne le 5 février 2024

    par ArchivesAutonomies

    Nous mettons en ligne le journal L’Action directe (1908) dont le premier numéro est daté du 15 janvier 1908, le dernier du 30 septembre 1908. Ce journal se voulait réagir contre la volonté de différents acteurs politiques et syndicaux de ramener l’action de la CGT dans un cadre légaliste. On va y retrouver des militants - P. Delesalle, A. Dunois, V. Griffuelhes, H. Lagardelle, A. Merrheim, P. Monatte, E. Pouget - ayant participé à la fondation de la CGT et ayant contribué par des nombreux articles dans la Voix du Peuple à défendre l’idéal du syndicalisme révolutionnaire. Voir les sommaires de #L’Action_directe.

    • Si on en croit les définitions « encyclopédiques », l’#action_directe n’est pas la #propagande_par_le_fait :

      La « propagande par le fait », à ne pas confondre avec l’« action directe », est une stratégie d’action politique développée par une partie des militants anarchistes à la fin du XIXe siècle, en association avec la propagande écrite et verbale. Elle proclame le « fait insurrectionnel » « moyen de propagande le plus efficace » et vise à sortir du « terrain légal » pour passer d’une « période d’affirmation » à une « période d’action », de « révolte permanente », la « seule voie menant à la révolution ».

      https://fr.wikipedia.org/wiki/Propagande_par_le_fait

      Une action directe, dans les domaines politiques et sociaux, est le mouvement d’un individu ou d’un groupe qui agit par lui-même, afin de peser directement sur un rapport de force pour changer une situation et ceci, sans déléguer le pouvoir à un intermédiaire (« représentant », professionnel de la politique, bureaucrate, etc.)1. Principalement rattachée à la mouvance anarchiste dont elle est issue, l’action directe peut être pacifique ou non.

      https://fr.wikipedia.org/wiki/Action_directe_(th%C3%A9orie_politique)

    • L’action directe, pour le faire simple, telle qu’elle a été théorisée par les syndicalistes révolutionnaires de la CGT, consiste à préconiser tout type de pratiques de lutte de classe, gérées par la classe ouvrière elle-même, sur le « terrain économique », c’est à dire essentiellement en entreprise, sans délégation parlementaire. À l’époque ces pratiques étaient en particulier identifiées comme étant, la grève, le sabotage (qui ne correspond pas exactement au sens qu’on donne à ce terme aujourd’hui) le boycott, le label.

      La "propagande par le fait", sans être totalement contradictoire avec l’action directe, désigne en fait, certaines pratiques anarchistes - les attentats – qui se sont surtout déroulées en France, pendant la période précédant celle du syndicalisme révolutionnaire.

      Le cas d’Émile Pouget, prenant d’abord la défense des attentats anarchistes dans son Père Peinard, puis théorisant ensuite l’action directe à la direction de la CGT (pour enfin terminer dans l’union sacrée) est assez emblématique de cette évolution.

  • C’est « marrant »...

    Tu changes ta photo de profil, pour des #snipers qui tirent vers l’Est, ça marche...

    Tu changes ton visuel de profil pour un logo d’#Action_Directe, ça marche pas.
    Sûrement un bug... :-D :-D :-D #mort_de_rire

    Comme le #bizness, je suis un #opportuniste, rien à foutre du film, le visuel sert mon propos.

    #art #culture#société #propagande #humour #intox #vilain_pas_beau #gentil_mignon #seenthis #vangauguin

  • Escalade de métal lourd
    http://carfree.fr/index.php/2023/03/01/escalade-de-metal-lourd

    Un article récent du journal Le Monde fait état de l’inflation galopante du nombre et de la taille des #SUV (sport utility vehicles) sur la voie publique et de la Lire la suite...

    #Destruction_de_la_planète #Fin_de_l'automobile #Insécurité_routière #Pollution_automobile #Réchauffement_climatique #4x4 #action_directe #actions #critique #dégonflisme

  • Contre les SUV en ville, la contestation enfle - mcInform ctions
    https://mcinformactions.net/Contre-les-SUV-en-ville-la-contestation-enfle

    Elle n’attire pas le regard, cette petite troupe joviale qui arpente, à la nuit glaciale tombée, les rues du 9e arrondissement parisien. On la dirait sortie d’un dîner de copines. Tout en sang-froid et en dextérité, les quatre jeunes femmes dégonflent pourtant, sur leur passage, les pneus des SUV stationnés. En deux heures, près d’une trentaine de gros véhicules « désarmés », selon la rhétorique de ces vingtenaires, qui opèrent dans la capitale au moins deux fois par semaine. (...)

    Un prospectus est glissé sous les essuie-glaces, pour éviter l’accident. « Nous avons dégonflé un pneu de ce véhicule qui représente une atteinte à l’environnement. Nous regrettons de devoir en arriver à des actions touchant les particuliers. Mais pour tenter de protéger notre avenir et celui de nos enfants, nous n’avons plus d’autre choix que la résistance civile. » (...) Framboise, Mélisse, Malau, Léa – autant de pseudonymes –, qui partagent un haut niveau d’études (deux doctorantes en biologie, une agrégée de physique-chimie, une experte en finances) et une vaine pratique des pétitions, manifestations, actions associatives variées.
    Sabotage temporaire

    Article du Monde #paywall
    https://www.lemonde.fr/m-perso/article/2023/02/25/contre-les-suv-en-ville-la-contestation-enfle_6163261_4497916.html

  • Le Planning familial de la Gironde ciblé par un groupuscule d’extrême droite pour la deuxième fois en deux semaines
    Un message contre le droit à l’avortement a été inscrit en rouge sur la façade des locaux à Bordeaux. L’association a déposé une nouvelle plainte « pour délit d’entrave à l’IVG ».

    https://www.francetvinfo.fr/societe/ivg/le-planning-familial-de-la-gironde-cible-par-un-groupuscule-d-extreme-d

    Article rédigé par
    franceinfo avec AFP
    France Télévisions
    Publié le 24/02/2023 07:19 Mis à jour le 24/02/2023 07:40

    « Ces attaques sont inadmissibles et choquantes. » Pour la deuxième fois en deux semaines, le Planning familial de la Gironde a été vandalisé par un #groupuscule_d'extrême_droite, a annoncé l’association, jeudi 23 février, dans un communiqué. Cette dernière a déposé une plainte « pour délit d’entrave à l’IVG », comme la première fois.

    Dans la nuit de mardi à mercredi, « une inscription en lettres rouges, ciblant l’#IVG, revendiquée par ’#Action_directe_identitaire' et une Croix de Lorraine » ont été inscrits sur la façade de nos locaux à Bordeaux, a précisé à l’AFP Annie Carraretto, coprésidente du Planning familial dans le département. D’après elle, le précédent message découvert sur la devanture le 8 février « visait, lui, les actions menées en faveur de la #contraception_masculine ».

    « Faire front commun face à ces attaques incessantes »

    « Si l’inscription diffère, le message reste le même : nos actions pour défendre les #droits_sexuels
    _ et_reproductifs dérangent. Mais nous ne nous laisserons jamais impressionner ni par ces méthodes, ni par ces personnes. Attaquer notre devanture, c’est aussi tenter d’intimider nos publics par des actions ’choquantes’ », écrit le Planning familial.

    Ces « attaques » sont « la traduction d’une extrême droite de plus en plus implantée et décomplexée sur notre territoire, comme en témoigne le grand nombre d’élus locaux attachés au Rassemblement national. Elles sont aussi l’expression d’un conservatisme anti-choix, anti-IVG, anti-LGBT fort sur notre ville de #Bordeaux », estime le #Planning_familial. Afin de « faire front commun face à ces attaques incessantes », l’association appelle à un rassemblement de soutien le 1er mars à 17h30 à Bordeaux.

    De son côté, le maire de la ville, Pierre Hurmic, a condamné « avec la plus grande fermeté », sur Twitter, cette « attaque inadmissible qui démontre la décomplexion de ces idées nauséabondes ».

  • Offset — transforming industrial sabotage and other forms of direct action into carbon offsets
    https://offset.labr.io

    This methodology aims to quantify the carbon benefits of industrial sabotage and other direct actions in order to award them the carbon credits they are due, in the same way that other positive climate actions are rewarded. This is the goal of the Industrial Sabotage Methodology, which adopts existing approaches for calculating offsets from temporary carbon storage. Source: Relevé sur le Net...

  • Atlanta (Etats-Unis) : cramer le studio de cinéma pour défendre la forêt
    https://sansnom.noblogs.org/archives/14152

    A Atlanta (Georgie), le conseil municipal a voté le 8 septembre 2021 l’attribution de 34 hectares de la forêt de South River à un projet de centre de formation à la militarisation de la police de 90 millions de dollars, connu des habitants sous le nom de « Cop City ». Ces installations comprennent une ville reconstituée dans laquelle les flics pourront s’entraîner, ainsi qu’une base d’atterrissage pour hélicoptères, de nouveaux champs de tir, etc. Son développement est dirigé par la Fondation de la police d’Atlanta et les deux tiers du financement proviennent de donateurs « philanthropiques » et d’entreprises, renvoyant le reste de la facture au public.

    Depuis avril 2021, une lutte est en cours pour s’opposer à ce projet de « Cop City », avec des attaques et sabotages réguliers et une occupation de la zone boisée à l’est, qui a repris son ancien nom de forêt de Weelaunee. Et comme le studio de tournage hollywoodien situé en bordure de la forêt, Shadowbox Studios (ex-Blackhall Studios), a lui aussi prévu de s’agrandir en détruisant 80 autres hectares du même côté que le projet de « Cop City », il est dès le début devenu une autre cible. Cet été, le 31 juillet dernier, lorsque des ouvriers sont intervenus accompagnés de flics pour tenter de défricher le terrain nécessaire à son agrandissement, ils ont par exemple été copieusement arrosés de pierres, une pelleteuse a été défoncée et un pick-up de l’entreprise incendié, après d’autres attaques identiques (voir la chronologie succincte ci-dessous).

    Le 17 octobre 2022, des inconnus se sont cette fois introduits à l’intérieur de l’immense complexe cinématographique de Shadowbox Studios, où ils ont réussi à incendier partiellement une de ses structures (un bâtiment destiné à la conciergerie/vestiaire). Une attaque dont on trouvera ci-dessous une traduction du communiqué de revendication, avec quelques autres.

    #écologie #anarchisme #action_directe

  • #mondial de l’auto-destruction
    http://carfree.fr/index.php/2022/10/24/mondial-de-lauto-destruction-2

    Lors du mondial de l’auto-destruction vendredi dernier, une dizaine d’activistes d’Extinction Rebellion ont occupé le stand de voitures « d’exception » du salon de l’automobile. Ils ont dénoncé une industrie polluante qui Lire la suite...

    #Fin_de_l'automobile #action_directe #actions #activisme #paris #salon_automobile

  • Le numéro 33-34 de la revue #Nunatak (version italophone)


    Sommaire :

    La revue est disponible en ligne :
    https://nunatak.noblogs.org/files/2020/05/n.33.34.inv_.prim2014.interni.pdf

    Je mettrai ci-dessous des mots-clés et citations des articles...

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    métaliste des numéros recensés sur seenthis :
    https://seenthis.net/messages/969908

  • Guerres de l’eau :

    💧 « L’eau c’est fait pour boire » : chronique de la sécheresse 2022 - Contre Attaque
    https://contre-attaque.net/2022/08/04/leau-cest-fait-pour-boire-chronique-de-la-secheresse-2022

    Nous traversons une période de sécheresse inédite de mémoire d’Homme. La totalité de la France est en état d’alerte. Les précipitations en Bretagne ont baissé de 95% par rapport à un été normal. Les épisodes caniculaires s’enchaînent alors que les réserves en eau étaient déjà à un niveau critique avant l’été. Comme dans un film dystopique, nous allons manquer d’eau potable en France. Cas d’école à Gérardmer, dans les Vosges.

    voir aussi https://seenthis.net/messages/969030

  • #Simon_Springer : « A un moment donné, il faut juste dire "#fuck !" au #néolibéralisme dont la fonction première est de créer des #inégalités »

    Pour cet activiste du quotidien, lire #Kropotkine et #Reclus, c’est revenir aux sources de la géographie comme de l’#anarchisme. La #géographie_radicale propose de penser toutes les histoires, en s’éloignant du seul point de vue anthropocentrique. Cela inclut l’histoire des animaux, des plantes… Et surtout la prise en compte des #interactions et des #coopérations.

    L’affiche ressemble à s’y méprendre à celle de la tournée d’un groupe de hard rock. Si Simon Springer est bien fan de ce genre musical, les 28 dates du tour d’Europe qu’il a honorées avant l’été ont invité le public non pas à des concerts, mais à des conférences autour de son dernier ouvrage, Pour une géographie anarchiste (Lux éditeur, 2018). Professeur depuis 2012 à l’université de Victoria, au Canada, il rejoindra en septembre l’université de Newcastle, en Australie. Géographe radical, spécialiste de la pensée anarchiste et du Cambodge, Simon Springer se présente comme athée, végan, pacifiste, « straight edge » (sous-culture punk qui bannit la consommation de psychotropes) et « super-papa ». Cet activiste du quotidien revient pour Libération sur la nécessité d’une lutte à petits pas afin d’enrayer toute forme de domination.

    Qu’est-ce qu’est une géographie anarchiste ?

    Les systèmes de hiérarchie et de domination qui structurent nos vies découlent d’un apprentissage. Devenir anarchiste, c’est les désapprendre. J’ai trois enfants, qui détiennent de manière inhérente beaucoup de valeurs anarchistes. Ce sont mes plus grands professeurs. La géographie est un champ très vaste qui va de la géographie physique à la géographie humaine. Si vous revenez à Pierre Kropotkine et Elisée Reclus, aux sources de la géographie comme de l’anarchisme, il n’y a pas de séparation claire. Doreen Massey, une géographe radicale britannique, considère que la géographie raconte l’histoire, les histoires. Il s’agit de penser toutes les histoires collectées, pas uniquement d’un point de vue anthropocentrique. Cela inclut l’histoire des animaux, des plantes, et toutes les interconnexions qui font de la Terre ce qu’elle est.

    On ne conçoit pas l’espace de manière générale, mais de manières particulières, au pluriel. Doreen Massey considère que les lieux forment des constellations, comme un squelette des interconnexions que nous expérimentons. Cet ensemble de relations sociales, politiques et économiques est en évolution permanente. Il y a la grande histoire, et il y a le canevas des petites histoires. Rien n’est figé, accompli.
    En quoi l’anarchisme et ses idées permettent-ils de repenser notre rapport à l’espace et aux histoires des uns et des autres ?

    L’anarchisme est une manière d’être au monde, une question de liberté, d’émancipation. Dès lors qu’il y a une forme de hiérarchie, il y a un positionnement critique à avoir, et pas uniquement au sujet des relations que les humains ont entre eux. La pensée des Lumières a longtemps positionné l’homme au sommet de l’évolution des espèces. Chez Kropotkine et Reclus, dès le XIXe siècle, il s’agit de lui redonner une juste place : non pas supérieur, mais simplement existant aux côtés des autres espèces vivantes. Kropotkine pensait la mutualisation, la collaboration et la réciprocité à l’échelle de l’évolution entière. Afin de s’opposer au darwinisme, interprété comme une nécessaire compétition et la suprématie d’une espèce sur une autre, il souligne qu’un autre pan de la pensée de Darwin met en avant l’interdépendance des êtres vivants. Le processus d’évolution est lié à cela : certaines espèces survivent uniquement en vertu des liens qu’elles ont avec d’autres. Cette perspective permet de réimaginer la notion de survie, en réorientant la lecture de Darwin de la seule compétition à la coopération. L’anarchisme est aussi une question d’association volontaire et d’action directe. La première relève du choix, du libre arbitre, la seconde en découle : nous n’avons pas besoin d’attendre que des leaders élus, qu’une avant-garde, que quelqu’un d’autre nous autorise à repenser nos vies si nous avons envie de le faire. Selon Doreen Massey, il s’agit d’influer sur l’histoire, sur les histoires, pour qu’elles correspondent plus à nos désirs, nos intérêts et nos besoins.
    En quoi cette pensée peut-elle être actuelle ?

    Oppression raciale, violence d’Etat, violence capitalistique : les formes de violence dues aux hiérarchies se multiplient et se perpétuent aujourd’hui. L’anarchisme est beaucoup plus large que le proudhonisme originel. Il ne s’agit pas seulement d’une remise en cause de l’Etat, de la propriété, mais de toutes les formes de domination, en terme de genres, de sexualités, de races, d’espèces. L’anarchisme doit contribuer à forger une autre forme d’imagination, plus large, à mettre en avant les connexions entre les êtres plutôt que de leur assigner des étiquettes.
    Vous avez écrit un pamphlet intitulé « Fuck neoliberalism » (1), littéralement, « emmerdons le néolibéralisme »…

    A un moment donné, il faut juste dire « fuck it ! » [« merde ! », ndlr]. Car on a beau étudier dans le détail le fait que le marché avantage certains et en désavantage d’autres, un grand nombre de gens continueront de ne pas se sentir concernés. Donc il faut dire stop et s’atteler à renverser la tendance. Le capitalisme est fondé sur la domination, sa fonction première est de produire des inégalités. Dans ce système, certains réussissent, les autres restent derrière. En tant qu’universitaires, combien d’articles devrons-nous encore écrire pour dénoncer ses méfaits à tel endroit ou sur telle population ?

    C’est une provocation pour attirer l’attention sur le problème plutôt que de continuer à tourner autour. C’est le texte le plus lu de ma carrière. Il porte un message profondément anarchiste. Or, la réponse à cet article a été massivement positive dans le monde universitaire. Peut-être car le terme d’« anarchisme » n’apparaît jamais. La plupart des gens qui ont intégré des principes anarchistes à leur vie quotidienne ne l’identifient pas nécessairement comme tel. La coopération, la réciprocité, l’aide mutuelle, tout le monde les pratique chaque jour avec ses amis, sa famille. Lancer un jardin partagé, rester critique face à ses professeurs, interroger l’individualisme qui va de pair avec le néolibéralisme, cela fait partie d’une forme d’éthique de la vie en communauté. Nous sommes tous coupables - moi compris - de perpétuer le système. L’un des piliers du néolibéralisme est cette volonté de se focaliser sur l’individu, qui entraîne une forme de darwinisme social, les « tous contre tous », « chacun pour soi ».
    Vous évoquez un activisme de la vie quotidienne. Quel est-il ?

    L’activisme ne se résume pas à être en tête de cortège, prêt à en découdre avec la police. Il passe par des gestes très quotidiens, ce peut être de proposer à vos voisins de s’occuper de leurs enfants un après-midi. A Victoria, il existe un groupe de « mamies radicales » qui tricotent des vêtements pour les sans-abri. Mieux connaître ses voisins, aider quelqu’un à traverser la route, lever les yeux de nos téléphones ou débrancher notre lecteur de musique et avoir une conversation avec les gens dans le bus ou dans la rue : ces choses très simples font peser la balance dans l’autre sens, permettent de court-circuiter l’individualisme exacerbé produit par le néolibéralisme. Si vous vous sentez de manifester contre le G20, très bien, mais il faut également agir au quotidien, de manière collective.

    Une des meilleures façons de faire changer les gens d’avis sur les migrants est de leur faire rencontrer une famille syrienne, d’engager un échange. Frôler leur situation peut être le moyen de réhumaniser les réfugiés. Cela implique d’avoir un espace pour enclencher cette conversation, un lieu inclusif, libre des discours haineux. En s’opposant au nationalisme, l’anarchisme encourage le fait de penser le « non-nationalisme », de regarder au-delà des réactions épidermiques, d’élargir le cercle de nos préoccupations et notre capacité à prendre soin de l’autre, à se préoccuper de l’humanité entière.
    Cet ethos permet-il de lutter contre la violence institutionnelle ?

    Je me considère pacifiste, mais ça ne veut pas dire que les gens ne devraient pas s’opposer, lutter, pratiquer l’autodéfense. Pour moi, l’anarchisme est fondamentalement non-violent - un certain nombre d’anarchistes ne sont pas d’accord avec cela. Un système de règles et de coercition est intrinsèquement violent. L’Etat revendique le monopole de cette violence. Quand des groupes d’activistes, d’anarchistes ou n’importe qui s’opposent à l’Etat, c’est un abus de langage d’appeler cela de la violence. C’est un moyen pour l’autorité de discréditer la dissidence. Si l’Etat revendique le monopole de la violence, acceptons-le en ces termes. La violence est répugnante, vous en voulez le monopole ? Vous pouvez l’avoir. Mais alors n’appelez pas « violence » notre réponse. Le but d’un anarchiste, d’un activiste, ce n’est pas la domination, la coercition, mais la préservation de son intégrité, la création d’une société meilleure, de plus de liberté. L’autodéfense n’est pas de la violence.
    D’une certaine façon, un Black Bloc ne serait pas violent, selon vous ?

    Chaque Black Bloc, dans un contexte donné, peut être motivé par de nombreuses raisons. Mais de manière générale, je ne crois pas que son objectif soit la violence. La première raison pour laquelle le Black Bloc dissimule son visage, c’est parce qu’il ne s’agit pas d’intérêts individuels, mais d’un mouvement collectif. La majorité des médias parle du Black Bloc uniquement en terme de « violence », or c’est d’abord une forme de résistance, d’autodéfense, non pas uniquement pour les individus qui forment à un moment le Black Bloc, mais une autodéfense de la communauté et de la planète sur laquelle nous vivons. Qu’est-ce que va changer, pour une banque, une vitrine brisée, très vite remplacée ? Condamner la violence des Black Blocs, ça permet d’occulter la violence de la police, vouée à la domination, la coercition, la suppression de la liberté de certains individus dans le seul but de préserver la propriété d’une minorité puissante.

    (1) « Fuck le néolibéralisme », revue Acme, 2016, en libre accès sous Creative Commons sur www.acme-journal.org

    https://www.liberation.fr/debats/2018/08/20/simon-springer-a-un-moment-donne-il-faut-juste-dire-fuck-au-neoliberalism

    #géographie_anarchiste #hiérarchie #domination #histoire #histoires #espace #liberté #émancipation #mutualisation #réciprocité #collaboration #darwinisme #compétition #interdépendance #survie #association_volontaire #action_directe #choix #libre_arbitre #violence #imagination #fuck #fuck_it #capitalisme #domination #aide_mutuelle #individualisme #darwinisme_social #chacun_pour_soi #tous_contre_tous #activisme #résistance #non-nationalisme #nationalisme #pacifisme #autodéfense #non-violence #dissidence #monopole_de_la_violence #coercition #Black_Bloc #violence_institutionnelle

    • Pour une géographie anarchiste

      Grâce aux ouvrages de David Harvey, Mike Davis ou même Henri Lefebvre, on connaît aujourd’hui la géographie radicale ou critique née dans le contexte des luttes politiques des années 1960 aux États-Unis et qui a, comme le disait Harvey, donné à Marx « la dimension spatiale qui lui manquait ». Dans ce livre, Simon Springer enjoint aux géographes critiques de se radicaliser davantage et appelle à la création d’une géographie insurrectionnelle qui reconnaisse l’aspect kaléidoscopique des espaces et son potentiel émancipateur, révélé à la fin du XIXe siècle par Élisée Reclus et Pierre Kropotkine, notamment.

      L’histoire de l’humanité est une longue suite d’expériences dans et avec l’espace ; or aujourd’hui, la stase qui est imposée à ces mouvements vitaux, principalement par les frontières, menace notre survie. Face au désastre climatique et humain qui nous guette, il est indispensable de revoir les relations que nous entretenons avec le monde et une géographie rebelle comme celle que défend Springer nous libérerait du carcan de l’attentisme. Il faut se défaire une bonne fois pour toutes des géographies hiérarchiques qui nous enchaînent à l’étatisme, au capitalisme, à la discrimination et à l’impérialisme. « La géographie doit devenir belle, se vouer entièrement à l’émancipation. »

      https://luxediteur.com/catalogue/pour-une-geographie-anarchiste

      #livre