• Book Review Roundtable : Art & Climate Change
    https://urbanpolitical.podigee.io/57-bookreview_art_climate_change

    The book provides an overview of ecologically conscious contemporary art that responds to today’s environmental crisis, from species extinction to climate change. Art and Climate Change collects a wide range of artistic responses to our current ecological emergency. When the future of life on Earth is threatened, creative production for its own sake is not enough. Through contemporary artworks, artists are calling for an active, collective engagement with the planet in order to illuminate some of the structures that threaten biological survival. Exploring the meeting point of decolonial reparation and ecological restoration, artists are remaking history by drawing on the latest ecological theories, scientific achievements, and indigenous worldviews to engage with the climate crisis. (...)

    #urban,political,art,climate_change,anthropocene
    https://audio.podigee-cdn.net/941127-m-7dd3bea7033c8a4d8ab9789b9c521046.m4a?source=feed

  • L’activisme écologiste, épouvantail médiatique du moment

    https://www.acrimed.org/L-activisme-ecologiste-epouvantail-mediatique-du

    Les mouvements sociaux et autres actions de protestation qui percent le silence médiatique connaissent en général le même sort. Peu importent aux grands médias les objectifs de ces mouvements et les causes qu’ils défendent, ce sont leurs modalités d’action et les perturbations qu’elles causent qui retiennent systématiquement l’attention journalistique.

    #écologie #bassines #sabotage #criminalisation #media#medias#Presse#peinture#activisme#Action_politique

  • De Gandhi au Qatar : le boycott peut-il atteindre son but ? (58mn)

    https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/sans-oser-le-demander/de-gandhi-au-qatar-le-boycott-peut-il-atteindre-son-but-7339166

    Refuser la consommation d’un produit, d’un événement culturel, désobéir aux injonctions sociales : voilà le concept du boycott, une privation individuelle pour un bienfait collectif.

    Mais, au fait, d’où vient le boycott ?

    A-t-il déjà réussi ?

    Avec Benjamin Ferron Sociologue

    Et vous, qu’allez-vous faire dimanche 20 novembre ? Allez-vous regarder ou boycotter la Coupe du monde de football au Qatar ? Vous penchez peut-être, sûrement, pour le boycott au vu des conditions dans lesquelles cette coupe a été organisée, mais vous vous demandez peut-être :

    à quoi pourrait servir mon boycott ?

    Pour quels effets ?

    D’où vient d’ailleurs cette mobilisation et quand est-ce qu’elle a marché ?
    Ou pour le dire autrement : c’est quoi un boycott réussi ?

    #boycot#Activisme#Politique#

  • #mondial de l’auto-destruction
    http://carfree.fr/index.php/2022/10/24/mondial-de-lauto-destruction-2

    Lors du mondial de l’auto-destruction vendredi dernier, une dizaine d’activistes d’Extinction Rebellion ont occupé le stand de voitures « d’exception » du salon de l’automobile. Ils ont dénoncé une industrie polluante qui Lire la suite...

    #Fin_de_l'automobile #action_directe #actions #activisme #paris #salon_automobile

  • « Le #féminisme_iranien est une force de contestation révolutionnaire »

    Interview de Chowra Makaremi

    Depuis la mi-septembre et l’assassinat de la jeune #Mahsa_Amini par la police religieuse, la jeunesse iranienne manifeste un peu partout aux cris de « Femme, vie, liberté ». Comment faut-il, selon vous, comprendre ce slogan ?

    #Zhina_Mahsa_Amini appartenait à la minorité kurde qui est extrêmement discriminée en Iran – son « vrai » prénom est d’ailleurs un prénom kurde, #Zhina, que l’État refuse d’enregistrer. C’est important pour comprendre les circonstances de sa mort : Zhina Mahsa n’était pas plus mal voilée que la majorité des filles à Téhéran, mais celles qui sont originaires de la capitale savent où aller pour éviter les contrôles, comment se comporter avec les agents, à qui donner de l’argent, qui appeler en cas de problème...
    Les protestations ont commencé le soir des funérailles de la jeune femme dans la ville de Saqqez. C’est de là qu’est parti le slogan en langue kurde « Femme, vie, liberté », une devise politique inventée au sein du Parti des travailleurs kurdes (PKK) d’Abdullah Öcalan – dans lequel, certes, les femmes n’ont pas toujours été suffisamment représentées, mais qui a théorisé que la libération du Kurdistan ne se ferait pas sans elles.
    Je note au sujet du mot « vie » contenu dans ce slogan que beaucoup de jeunes manifestantes et manifestants donnent littéralement leur vie pour le changement de régime qu’ils réclament. Quand Zhina Mahsa est morte, les premières images d’elle qui ont été diffusées la montraient en robe rouge en train d’exécuter une danse traditionnelle qui témoigne d’un culte de la joie qu’on retrouve sur tous les comptes Instagram ou Tiktok des manifestantes tuées auparavant.

    Quelle est la place des féministes dans le mouvement qui agite l’Iran depuis plus d’un mois ?

    La dimension principale de cette révolte est le refus du voile qui est la matérialisation de ce que les féministes iraniennes appellent « l’apartheid de genre » : un ensemble de discriminations économiques, culturelles et juridiques, inscrites dans les lois sur le travail ou l’héritage.
    Mais ce mouvement veut aussi mettre fin à d’autres discriminations : par exemple, celles contre les minorités comme les Baloutches, les arabophones, les Baha’is, ou encore les réfugiés afghans de deuxième génération qui n’ont jamais pu avoir la nationalité iranienne.

    Le mouvement féministe iranien existe depuis trente ans, et il est très puissant – la Prix Nobel de la paix [en 2003], Shirin Ebadi, est une femme, tout comme les détenues emblématiques du régime. Ses militantes ont été entraînées à une lecture juridique du système de domination, et leur doctrine constitue la colonne vertébrale de nombreuses formes d’activisme. Comme théorie et comme méthode, le féminisme intersectionnel iranien permet aujourd’hui de comprendre comment, pour la première fois depuis quarante ans, des segments de la population qui n’ont jamais été solidaires se soulèvent en même temps.

    Que demandent les hommes qui prennent part au soulèvement ?

    Il ne s’agit pas uniquement de manifestations pour les droits des femmes : les hommes originaires des quartiers populaires descendent aussi dans la rue pour protester contre la vie chère ; ceux originaires du Kurdistan manifestent pour ne pas être victimes de violence… Il faut aussi avoir en tête l’appauvrissement rapide de l’Iran, où les classes moyennes sont réduites à peau de chagrin en raison du Covid, des sanctions internationales et de la corruption. Tous ces éléments sont à comprendre ensemble.
    Finalement, le voile n’est devenu une demande de premier plan que lorsque, ces dernières années, les féministes sont arrivées au bout des revendications réformistes possibles. C’est ainsi qu’est né l’activisme quotidien sur cette question qui constitue un des piliers de l’ordre théocratique – une façon de rappeler à tous·tes les Iranien·nes que le pouvoir s’inscrit sur les corps. En 2018, « les filles de la rue de la révolution », défendues par l’avocate Nasrin Sotoudeh, se sont mises à manifester avec un voile blanc porté non pas sur la tête mais au bout d’un bâton. Elles ont écopé de quinze ans de prison et sont encore détenues aujourd’hui.

    En France, dans les médias comme chez les commentateur·ices politiques, un parallèle a souvent été établi entre les Iraniennes qui se dévoilent et les Françaises musulmanes qui se voilent. Pensez-vous que cette grille de lecture soit pertinente ?

    Ce que montre le soulèvement en Iran, c’est que le féminisme n’est pas uniquement un outil intellectuel qui permet de revendiquer l’égalité à l’intérieur d’un État de droit mais qu’il peut être une force de contestation révolutionnaire.
    Opposer les manifestantes iraniennes qui enlèvent leur voile aux Françaises musulmanes qui souhaitent le porter, c’est passer à côté de cette puissance révolutionnaire. La haine du voile chez celles qui le brûlent lors des manifestations ne renvoie à aucune altérité : elles ne détestent pas le voile de leur mère, de leurs grands-mères et de leurs amies, mais le tissu dont on les emmaillote. La question qui se pose à cet endroit est celle du contrôle politique du corps des femmes par les gouvernements partout dans le monde.
    Pour autant, je ne souscris pas au raccourci qui consiste à dire : « En Iran on oblige les femmes à porter le voile et en France à l’enlever. » En France on oblige les femmes à enlever le voile, et si elles ne le font pas elles risquent d’être déscolarisées, licenciées ou humiliées devant leurs enfants. En Iran ou en Afghanistan, si elles retirent leur voile, elles risquent d’être torturées et tuées. C’est une différence constitutive, pas un continuum de violences.
    Malgré tout cela, réduire ce qui se passe actuellement en Iran à une révolte contre le voile, c’est jouer le jeu des réformistes iraniens qui assimilent la situation insurrectionnelle actuelle à une revendication vestimentaire. Tous les slogans demandent un changement de régime, aucun ne dit non au hijab. Quand les filles brûlent leur voile dans la rue, c’est une façon de s’en prendre à un pilier du régime : elles le brûlent en disant « à bas la dictature ». Il faut les écouter.

    https://mailchi.mp/revueladeferlante/le-feminisme-iranien-est-une-force-de-contestation-revolutionnaire
    #contestation #contestation_révolutionnaire #féminisme #Iran #résistance #femmes #Chowra_Makaremi #minorités #kurdes #voile #Saqqez #vie #danse #joie #culte_de_la_joie #apartheid_de_genre #genre #discriminations #nationalité #intersectionnalité #féminisme_intersectionnel #manifestations #activisme_quotidien #pauvreté #insurrection

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  • La cause et les Tournesols – L’image sociale
    http://imagesociale.fr/10762

    par André Hunther

    Les actions des militants climatiques s’adaptent à une réception atone. Le 11 octobre dernier, la professeure Julia Steinberger, coauteure du rapport du GIEC, se laissait arrêter lors d’une action de désobéissance civile. Un avertissement qui a laissé les grands médias de marbre. Les mêmes ont en revanche accueilli avec émotion le geste de deux activistes du mouvement Just Stop Oil, qui ont aspergé de soupe à la tomate les Tournesols de van Gogh à la National Gallery de Londres.

    Valeur sacrée entre toutes de l’Occident, l’art est longtemps resté à l’abri de l’action militante. C’est pourtant cette sacralité qui a fait choisir les Tournesols, œuvre parmi les plus célèbres d’un peintre bien connu du grand public. Quel rapport entre van Gogh et les industries fossiles ? Pourquoi agresser un tableau qui n’a fait de mal à personne ? La réaction des grands médias et de nombreux internautes sur les réseaux sociaux a été la condamnation d’un geste jugé gratuit, incompréhensible et irresponsable.

    Ce comportement avait précisément été anticipé par les activistes. « Vous souciez-vous plus de la protection d’un tableau que de celle de la planète ou des gens ? » demandent les militantes. Bonne question, qui situe très exactement ce qui fait problème dans notre rapport à la crise climatique.

    En France, la grève des raffineurs se heurte à la même incompréhension hautaine, doublée d’un rappel touchant à la morale et aux grands principes. En rationnant le carburant, ne risque-t-on pas de mettre en danger la vie de blessés qui doivent accéder à des soins d’urgence ? – s’exclament les mêmes qui approuvent en silence le sabotage de l’hôpital public. Pour les partisans du statu quo, les expressions de protestation sont toujours inadéquates, n’atteignent jamais leur objectif et ne font que desservir la cause.

    Soyons sérieux. Les alertes des militants n’ont qu’un but : sortir de l’inaction. On notera que le geste des activistes a été soigneusement calibré pour ne provoquer aucun dommage (le tableau de van Gogh est protégé par une vitre, et n’a pas souffert de la projection). Pour secouer la léthargie mortelle qui engourdit les sociétés développées, tous les moyens sont bons. L’art n’a qu’un rapport éloigné avec les énergies fossiles ? Peut-être, mais l’introduire dans la discussion questionne nos hiérarchies de valeurs et les ouvre bien au-delà des débats techniques. Et si c’était par là qu’il fallait commencer ?

    #Activisme #Climat #André_Gunther

    • Évidemment que l’art n’est jamais resté « à l’abri » de l’action militante :
      https://www.youtube.com/watch?v=L-VD-fHudGc

      – Société du spectacle : à partir du moment où une action militante n’a pour unique lien logique avec la cause défendue que l’idée qu’il faudrait « réveiller les consciences » à tout prix, on est dans le spectacle, la militance Instagrammable, d’une futilité totale. À la fois contreproductive (ce n’est tout de même pas mystérieux que lorsqu’on mène une action contre une cible qui n’a rigoureusement aucun rapport avec la cause qu’on défend, on va brouiller le message et se mettre une grosse partie des gens à dos), et à mon avis pente glissante (le choix gratuit de cibles selon des critères d’impact médiatique, parce que la fin justifie les moyens, c’est une pente vers le fascisme) ;

      – par ailleurs, le message « Vous souciez-vous plus de la protection d’un tableau que de celle de la planète ou des gens ? » est déjà devenu une opposition de principe entre l’art et la planète (faites un tour chez les bonnes âmes de Touiteur). Quand on évoque la « hiérarchie de valeur », je veux bien qu’on parle des indignations à plusieurs vitesses ; mais immédiatement une partie des partisans (à nouveau : faites un tour sur Touiteur), ça devient une hiérarchie de valeur entre les vieux tableaux qu’on s’en fout qu’ils soient détruits, et la planète que ça c’est important. Et là encore c’est une pente très glissante, en mode Daesh.

      Pr. Logos :

      Pourquoi, malgré mes filtres, est-ce que l’insignifiance scénarisée par Debord (une boite de soupe Campbell sur le verre d’un tableau) m’arrive quand même ? Pourquoi ne se retient-on pas de propager la bouillie ?

      149/ Une assoce financée par l’héritière Guetty… Une symbolique de Taliban. Le confusionnisme, vraiment.

      Faut-il emprunter à l’ennemi sa stratégie : la confusion, l’insignifiance, le bruit, le clash, la bêtise, le divertissement, la panique morale, en un mot, la bouillie ?

      Je suis un fervent militant du contraire : poser un principe d’asepsie politique. Ne pas laisser se développer de germe confusionniste, de sottise flagrante, de contribution au Spectacle. La confusion ne peut pas servir le mouvement émancipateur.

      (Pour l’orthographe du nom, c’est Aileen « Getty », et non « Guetty », héritière de Getty Oil.)

    • @arno je trouve déconnant de comparer au nom de « la symbolique » la destruction-purification daechienne avec le happening sans frais de ces activistes. le moyen ici c’est 0 et pas du tout « tous les moyens », sinon, il faut par exemple, faire sauter un musée, car oui, c’est blasphème que de s’attaquer à la culture marchandise, tandis que l’habitabilité de cette planète est bien loin d’être sacrée.
      La fille Getty, parait-il ex overdosée et séropo, peut-être pas très jouasse de devoir son opulence à à l’extractivisme paternel, raque aussi pour Fridays for Future (Thunberg).

      Je me souviens d’un centre social italien qui fut longtemps tenu occupé car l’endroit avait été indiqué par un héritier qui s’est chargé de contenir la revanche paternelle.

      et vraiment la défense de l’art, pfff

      #écologie

    • Important de distinguer l’origine de la richesse et l’usage qui en est fait par les héritiers, sinon, on entre dans le grand complot.

      Important de remarquer aussi que l’activisme entre dans la société du spectacle... mais peut-il faire autrement ?

      Important d’avoir peur que le message sur une autre plan au final brouille d’autant plus l’objectif.

      Il y a du vrai dans chaque message ici, mais la question de l’équilibre entre ces éléments reste posée.

      Oui, les activistes sont réduits au spectacle, et dès lors, les mauvais sketchs sont d’autant plus dangereux. Mais plus personne ne veut faire de la politique (i.e. se salir les mains pour construire des groupes susceptibles de renverser l’ordre établi, faire des compromis pour construire une telle force). Dès lors, chaque action entre dans le renouvellement du spectacle, sans laisser entrevoir d’issue que la résignation, et le dérisoire.

      Mais c’est déjà pas mal le dérisoire devant le grand krach ?

    • Garanti sans sauce tomate : L’affaire « Doucet » : mystérieuses disparitions d’œuvres rares dans une bibliothèque parisienne
      https://www.lemonde.fr/culture/article/2022/10/17/l-affaire-doucet-mysterieuses-disparitions-d-uvres-rares-dans-une-bibliotheq

      La Bibliothèque littéraire Jacques-Doucet, une prestigieuse institution parisienne où sont rassemblés des milliers de livres et de précieux manuscrits, est au cœur de graves soupçons de trafic d’ouvrages. Notre enquête auprès des employés et des habitués du lieu révèle les pratiques, pour le moins déroutantes, de la direction.

  • En Allemagne, des chercheurs désobéissent pour le climat

    Depuis un an, les membres allemands de #Scientist_Rebellion, un collectif de #scientifiques_activistes implanté dans une vingtaine de pays, multiplient les actions de désobéissance civile non violente pour alerter sur l’#urgence_climatique. Une #radicalisation inhabituelle qui divise la #communauté_scientifique, soumise au #devoir_de_réserve et dépendante des financements.

    L’apocalypse n’est pas que dans la pluie torrentielle qui lessive les militants pour le climat collés à la glu à la vitrine d’une agence de la Deutsche Bank, à Munich. Elle est aussi dans leurs mises en garde sur la destruction des écosystèmes et la “folie des fossiles”. Cette scène du mois de mai ne serait pas si étonnante si elle n’avait quelque chose de singulier : les militants portent des blouses blanches sur lesquelles est inscrit “Scientist Rebellion”. Des scientifiques sortis de leurs laboratoires et de leurs salles de cours pour se lancer dans la désobéissance civile.

    Que des chercheurs s’immiscent dans le #débat_public n’a rien de nouveau – songez à la pandémie. Mais les membres de Scientist Rebellion (SR) ne se contentent pas de manifester ou de participer à des débats sur les plateaux de télévision : ils mettent au placard leur devoir de réserve et se rebellent. C’est là un exercice d’équilibre où se joue leur crédibilité. En effet, bien que les chercheurs puissent se prévaloir de la liberté d’enseignement garantie par la Constitution allemande, l’#impartialité fait partie de leur #déontologie.

    Cette #mobilisation des scientifiques apparaît comme un signe supplémentaire de la radicalisation du mouvement climatique. “Nous avons épuisé nos méthodes conventionnelles”, constate Nana-Maria Grüning, membre de SR.

    “Nous n’avons plus d’autre choix pour tenter de stopper la destruction.”

    Cette biologiste de 39 ans de l’hôpital de la Charité, à Berlin [l’un des premiers centres hospitaliers universitaires du monde], mène des recherches sur le métabolisme des cellules. Un travail qui la confronte au quotidien avec le dérèglement climatique, la destruction des écosystèmes, le réchauffement de la planète, l’extinction des espèces – ou “l’extinction de masse”, selon ses propres termes.

    (#paywall)

    https://www.courrierinternational.com/article/urgence-en-allemagne-des-chercheurs-desobeissent-pour-le-clim

    #désobéissance #désobéissance_civile #recherche #université #facs #activisme #climat
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  • G. Darmanin humilié par des activistes, les menace de porter plainte
    https://www.blast-info.fr/emissions/2022/g-darmanin-humilie-par-des-activistes-les-menace-de-porter-plainte-HHqlHO

    Le collectif Ibiza, si vous ne connaissiez pas il y a encore une semaine, vous avez en avez peut être entendu parler depuis dimanche, et ce n’est peut être pas la première fois que vous voyez une de leurs actions. En effet, ce collectif d’activistes a ce…

    #Activisme #Gérald_Darmanin #Jean-Michel_Blanquer
    https://static.blast-info.fr/stories/2022/thumb_story_list-g-darmanin-humilie-par-des-activistes-les-menace-

  • Face à l’urgence climatique, les activistes écologistes ont soif de radicalité

    Sous l’effet d’un été de sécheresse, d’incendies et de pénurie d’eau, les activistes pour le climat durcissent le ton. Sachant le soutien croissant de la population, certains assument de causer des dégâts matériels au nom de la lutte contre une violence systémique.

    Mathieu Dejean / Mediapart / 23 août 2022 à 13h36

    « J’ai 22 ans, et je sais que chaque été est le plus froid du restant de ma vie. Il faut qu’on soit à la hauteur de cette radicalité. » Au bout du fil, Alizée, militante pour le climat à Dernière Rénovation, collectif qui s’est fait connaître en s’attachant au filet en pleine demi-finale hommes de Roland-Garros le 3 juin dernier, témoigne d’un état d’esprit en voie de normalisation.

    À l’instar de ses camarades qui ont bloqué le périphérique de Paris ou le Tour de France cet été pour demander la rénovation thermique (six d’entre eux seront jugés en novembre, une autre en janvier), et comme de plus en plus de collectifs écologistes, elle se dit prête à aller « jusqu’au procès » pour entraver le « business as usual ».

    Les espoirs déçus de bifurcation lors des dernières échéances électorales, la virulence de la sécheresse estivale et l’inertie du gouvernement ont achevé de modifier les options stratégiques d’une fraction du mouvement climat.

    « Pendant toute une période, le mouvement climat a mis l’accent sur sa respectabilité, sur le fait de ne pas s’en prendre aux biens et aux personnes, dans l’hypothèse que ça permettrait de construire un mouvement de masse. Maintenant on est à un point où, sous l’effet d’un sentiment d’urgence, des actions d’un autre type redeviennent légitimes. Il y a des choix à faire, qui sont exclusifs les uns des autres », observe Nicolas Haeringer, directeur des campagnes pour l’ONG 350.org et activiste depuis le début des années 2000.

    S’il constate, depuis une dizaine d’années déjà, une « montée en puissance de l’idée de désobéissance civile », Vincent Gay, membre du bureau d’Attac France et coauteur de Pour la justice climatique : Stratégies en mouvement, voit aussi émerger un flanc plus radical, qui agit spontanément et assume d’avoir « un impact matériel plus important » : « Cette tendance prend de l’ampleur. Face à l’accroissement de la crise, les débats entre organisations sur “jusqu’où aller” sont un peu derrière nous », affirme-t-il depuis l’université d’été d’Attac.

    En parallèle, comme pour nourrir un peu plus cette colère due à la destruction du vivant, le sécessionnisme des riches, consenti de fait par le gouvernement, devient plus criant que jamais – des terrains de golf arrosés aux itinéraires ridiculement courts effectués en jet privé et exposés publiquement.

    « L’immensité de la catastrophe a accentué la colère, comme l’absence de réaction du gouvernement. Maintenant, on est dans le mur, on le ressent dans nos chairs, et pourtant l’État protège les puissants qui nourrissent ce système », dénonce ainsi la militante écologiste Claire Lejeune, qui ne voit que la « résistance collective » comme solution, à l’Assemblée nationale et sur le terrain des luttes.

    « Le fait que ces caprices soient visibles et acceptés par le gouvernement rend légitimes des actions plus radicales », abonde le député de Paris Julien Bayou, secrétaire national d’Europe Écologie Les Verts (EELV), tout en posant la violence comme ligne rouge.

    Neutraliser, désarmer, saboter

    De fait, les activistes ciblent plus qu’avant la racine du problème, s’affranchissant des listes de revendications adressées aux ministères, dans l’espoir d’avoir un impact direct, même à petite échelle. Trous de terrains de golf bouchés avec du ciment, pneus de SUV dégonflés, jacuzzis éventrés ou encore mégabassines démantelées ont ainsi émaillé les mois de juillet et d’août.

    « La radicalité a une longue histoire dans le mouvement écologiste, du démontage du McDonald’s de Millau en 1999 à celui de la ferme-usine des mille vaches en 2014, mais ce qui est nouveau, c’est qu’aujourd’hui c’est beaucoup plus spontané et gazeux, signe que la colère monte », analyse la députée de La France insoumise (LFI) Aurélie Trouvé.

    Au sein du collectif des Soulèvements de la Terre, qui a organisé plusieurs actions contre des mégabassines (ces cratères géants qui pompent l’eau des nappes phréatiques afin d’alimenter les grandes cultures intensives), on constate aussi que les lignes bougent.

    Le 6 novembre 2021, la pompe d’une mégabassine (reconnue comme illégale) a ainsi été démontée lors d’une manifestation à laquelle 1 500 personnes ont participé à Mauzé-sur-le-Mignon (Deux-Sèvres), un acte revendiqué par le porte-parole de la Confédération paysanne, Nicolas Girod, qui a voulu remettre un bout de la pompe au ministre de l’agriculture.

    Une tribune demandant l’arrêt immédiat de la construction de « ces projets aberrants d’accaparement de l’eau », signée tant par la CGT que par des candidats à la présidentielle (Jean-Luc Mélenchon, Yannick Jadot), a été publiée dans la foulée dans Le Monde, validant la légitimité de l’action.

    Certes, les pratiques de sabotage ou de résistance offensive ne sont pas nouvelles dans le milieu des luttes écologistes. Du sabotage de la centrale nucléaire de Fessenheim en 1975 à la résistance de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes contre l’« opération César » en 2012, elles font partie d’un répertoire d’actions collectives balisé. C’est l’importance qu’elles acquièrent dans cet arsenal relativement au plaidoyer et leur « capital sympathie » dans l’opinion publique qui constituent une nouveauté.

    « Le curseur bouge. J’ai dix-sept ans de recul, et je vois que ce qui pouvait être perçu comme extrémiste à l’époque est davantage compris aujourd’hui, voire conçu comme le minimum vital », affirme ainsi Lamya Essemlali, présidente de Sea Shepherd France, l’ONG de défense des océans réputée pour sa radicalité. « La crainte, c’est plutôt que l’attentisme de l’État face aux destructions du vivant provoque une situation hors de contrôle, avec les plus forts qui bouffent les plus faibles, et qu’on entre dans une guerre civile incontrôlable », ajoute-t-elle.

    Pour conserver ce soutien de la population, et faire comprendre leur nouveau modus operandi, les activistes revendiquent des actions de « désarmement », plutôt que de « sabotage ». « Cette notion a un sens assez clair : les bassines ou les cimenteries [des centrales à béton ont été volontairement dégradées fin juin 2021 à l’appel des Soulèvements de la Terre – ndlr] sont des armes de destruction, et il est nécessaire de les désarmer, dans un contexte de guerre contre le vivant », explique ainsi Justin, de la coordination des Soulèvements de la Terre.

    Lamya Essemlali qui, avec Sea Shepherd, s’est interposée contre des baleiniers, a confisqué des filets illégaux ou encore détruit des pièges de braconniers, est sur la même ligne. « On n’a jamais blessé personne en quarante-cinq ans, et détruire l’arme de quelqu’un qui s’apprête à agresser quelqu’un d’autre, ce n’est pas de la violence », affirme-t-elle.

    Ce renversement de l’accusation, où la question tacitement posée n’est plus celle de la légitimité de la violence, mais de sa nécessité dans des situations de violence systémique, est assez largement partagé par les mobilisations contemporaines. « Les critiques, voire le refus, de la non-violence sont […] portés par certain·es activistes comme l’affirmation du droit à la légitime défense dans un état d’urgence », note la directrice de recherche CNRS à Sciences Po Réjane Sénac dans son ouvrage Radicales et fluides.

    Avec la fin de l’abondance, la guerre des ressources commence

    « Ce n’est pas nouveau, mais c’est vrai que ça s’accélère en France », convient la députée écologiste de la Drôme Marie Pochon, venue de l’ONG Notre Affaire à Tous, qui anticipe qu’« un jour ou l’autre, malheureusement, ces actions vont dépasser les limites de la désobéissance civile ». Bien sûr, la culture de la non-violence demeure très forte dans le mouvement climat, comme en témoigne le récent Manifeste pour la non-violence de Pauline Boyer et Johann Naessens.

    Les deux coauteurs y affirment notamment : « La destruction de matériel ou le sabotage ne sont envisageables que si le groupe d’action les pense légitimes aux yeux de l’opinion publique. À l’inverse des stratégies violentes ou armées, où les activistes font tout pour ne pas se faire prendre ni juger pour leurs actions, les activistes des luttes non violentes mènent leurs actions à visage découvert, revendiquent publiquement leurs actions et sont prêt·es à subir des poursuites judiciaires. »

    Mais certain·es militant·es commencent à interroger ces règles, voire à passer outre. Le géographe et militant suédois Andreas Malm a ouvert la voie en brisant le tabou sur la « violence collective non armée » et la destruction de biens dans Comment saboter un pipeline.

    « Il n’est pas nécessaire de vouloir à tout prix s’exposer à la loi – au contraire, ce paragraphe du protocole de la désobéissance civile devient plus caduc chaque jour, un pouvoir qui détruit les fondements de la vie ne pouvant attendre aucune loyauté de ses sujets. Le sabotage peut s’accomplir dans l’obscurité », écrit-il. Les partisans d’une insurrection climatique lui ont emboîté le pas.

    À la mi-août, le collectif Rivières en colère revendiquait ainsi dans un communiqué le débâchage clandestin de deux mégabassines en Vendée : « La nuit du 8 au 9 août, nous avons enfilé des gants et masqué nos visages, nous avons pris des pinces et des couteaux, et nous avons enlevé la bâche qui recouvrait deux mégabassines du Sud-Vendée », détaillaient ses signataires, avant de mettre en garde la préfecture et le gouvernement que tout nouveau projet de ce type serait désormais accueilli de même.

    Joint par Mediapart, Andreas Malm, qui vient de passer plusieurs semaines avec le mouvement climat en Italie et en Allemagne, est formel : « J’ai longtemps hésité à le dire, mais on peut désormais affirmer que le sabotage est une tendance émergente dans le mouvement climat. Ce n’est pas un raz-de-marée, loin de là, mais ça arrive de plus en plus souvent, et le mouvement climat en Europe en parle et se demande sérieusement comment s’y engager à plus large échelle. Cela commence à être une tendance. »

    Il en veut pour preuve la variété des actions qui s’intègrent dans cette tactique : des plus douces, comme le mouvement des « tyre extinguishers » (dégonfleurs de pneus) qui s’en prend aux SUV sans formellement dégrader des biens, aux plus radicales comme le sabotage d’un pipeline en construction sous la rivière Wedzin Kwa, en Colombie-Britannique (Canada) en février 2022, ou celui d’un pipeline à Wilhelmshaven (Allemagne), le 12 août, par le mouvement Ende Gelände, qui a officiellement fait sienne cette tactique depuis un an. « Et ce n’est que le commencement. Tout indique que d’autres sabotages sont en préparation », ajoute Andreas Malm.

    Si les discussions sont encore conflictuelles à ce sujet au sein du mouvement climat dans son ensemble, le militant suédois estime que le passage à des méthodes d’action plus radicales est logique, compte tenu de l’aggravation du dérèglement climatique et de « la détermination de la classe dirigeante à brûler la planète aussi vite que possible ».

    « Le mouvement climat a connu une vague de mobilisations de masse en 2018-2019, qui doit être suivie par autre chose, quelque chose de nouveau : il doit y avoir une prochaine étape adaptée à la situation actuelle », conclut-il.

    Dépassement des organisations traditionnelles

    Pour la députée écologiste Marie Pochon, ce phénomène observable en France est comparable à celui des « gilets jaunes » dans un autre domaine. Désormais en effet, les actions ne sont plus toutes coordonnées par des collectifs : elles sont plus spontanées, sporadiques, et dépassent les organisations syndicales et partisanes :

    « Cette violence subie aujourd’hui, du fait des pénuries non anticipées d’eau et de l’appropriation des ressources par quelques-uns en ces temps de crise, provoque une colère qui s’exprime de manière moins structurée, et y compris en dehors du champ de la non-violence. »

    Comme les gilets jaunes, ces activistes n’ont plus aucune confiance dans le système institutionnel pour freiner la catastrophe climatique. « C’est le signal qu’il y a une perte totale de confiance dans la capacité de l’État à agir efficacement et rapidement », constate Vincent Gay.

    Les député·es écologistes, qui ont fait leur retour à l’Assemblée nationale, où ils disposent d’un groupe, comptent bien faire la démonstration que l’action politique institutionnelle peut être utile.

    Julien Bayou a ainsi annoncé son intention de déposer une proposition de loi à l’automne pour interdire les jets privés, ou encore demandé un moratoire immédiat sur la chasse, pour préserver la faune après la disparition de 60 000 hectares de forêt partis en fumée. « C’est l’inaction de l’État qui produit ce réflexe de la société. L’enjeu c’est : comment demander une transition à la majorité si les plus riches en sont complètement exemptés ? Ce n’est pas possible », explique-t-il au sujet des jets privés.

    En attendant, les conflits autour de l’eau, de la chasse ou encore de l’agriculture vont continuer à se durcir. Dans un contexte de fin de la situation d’abondance, la privatisation des ressources communes sera au centre des attentions. Le philosophe Mark Alizart, auteur du Coup d’État climatique, fait d’ailleurs sienne l’expression « guerre de l’eau » apparue cet été.

    « C’est la phase 2 du réchauffement climatique : la guerre des ressources, explique-t-il. Le changement climatique restait abstrait ; désormais, sa conséquence très concrète a jailli cet été : c’est la guerre pour s’accaparer des ressources. Dans ce contexte, l’illégalité est de tous les côtés. »

    Mathieu Dejean

    https://www.mediapart.fr/journal/france/230822/face-l-urgence-climatique-les-activistes-ecologistes-ont-soif-de-radicalit

    #eau #sécheresse #activisme #écologie #climat #réchauffement #sabotage #désobéissance_civile

  • Beurk, burp, beuark, gloups, glurb,hips, gruik, meuh, sniff …

    Instagram - La foire aux vanités (1h26)

    https://www.arte.tv/fr/videos/095729-000-A/instagram-la-foire-aux-vanites

    Lancé il y a un peu plus de dix ans, le réseau social Instagram a conquis la planète. Cette enquête exhaustive décrypte les rouages de son ascension et met en lumière ses effets délétères.
    Deux milliards d’utilisateurs actifs chaque mois, 100 millions de vidéos et photos partagées quotidiennement : lancé à l’automne 2010, au cœur de la Silicon Valley, par Kevin Systrom et Mike Krieger, deux étudiants de l’université de Stanford, le réseau Instagram a connu une ascension fulgurante. Surfant sur le développement de la photographie sur mobile, l’application, initialement conçue pour retoucher (grâce à ses fameux filtres) et partager des clichés, attire rapidement des célébrités et attise la convoitise des géants du numérique. En 2012, Mark Zuckerberg, le patron de Facebook, qui flaire son potentiel commercial, la rachète pour la somme faramineuse de 1 milliard de dollars. La publicité y fait son apparition deux ans plus tard, favorisant l’explosion du marketing d’influence. Désormais, les marques se tournent vers les personnalités les plus suivies pour promouvoir leurs produits. Les stars aux millions d’abonnés, comme Cristiano Ronaldo ou Kim Kardashian, engrangent des revenus astronomiques, tandis qu’au bas de la hiérarchie, soumis à une concurrence impitoyable, les « nano-influenceurs » se contentent de contrats payés en nature ou d’avantages promotionnels. Transformé en gigantesque centre commercial, le réseau abreuve ses utilisateurs de visions modifiées de la réalité, entre corps jeunes et dénudés, spots touristiques aussitôt pris d’assaut et images esthétisées de nourriture, labellisées « food porn ». Conséquences : les opérations de chirurgie esthétique se multiplient chez les jeunes, enrichissant des praticiens peu scrupuleux, tandis que l’anxiété et la dépression progressent de façon inquiétante chez les adolescents, particulièrement perméables à ces idéaux standardisés.

    Tyrannie

    Pointé du doigt pour ses dérives, le réseau a pourtant trouvé un second souffle pendant la pandémie, devenant un lieu d’expression artistique, de l’intime et des combats portés par les minorités. De sa naissance à ses récentes évolutions, Olivier Lemaire (Le musée et le milliardaire anticonformiste, Let’s Dance) s’appuie sur une foule de témoignages (l’influenceuse Maya Borsali, le « Dr. Miami », chirurgien star des réseaux sociaux, le sociologue Dominique Boullier, l’autrice d’Instagram sans filtre Sarah Frier, mais aussi des familles d’adolescents victimes de cette tyrannie de l’image…) pour décrypter l’influence d’un réseau qui formate notre vie, bouleverse notre économie et redessine notre rapport au réel, souvent pour le pire. 

    #Mode#corps#bouffe#voyage#mise_en_scène_de_soi#mimétisme#distraction#alienation#obscénité#activisme#reseausocial#instagram#facebook

  • Sécheresse : Youth for climate ferme les vannes d’arrosage de la ville d’Angers
    https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/angers-49000/secheresse-youth-for-climate-ferme-les-vannes-d-arrosage-de-la-ville-d-

    Alors que la sécheresse gagne toute la France, le collectif Youth for climate a mené plusieurs actions à Angers (Maine-et-Loire), mercredi 3 et jeudi 4 août 2022, pour fermer les vannes d’arrosage des pelouses de la Ville.
    Dans un tweet du 5 août, le collectif Youth for climate Angers annonce avoir fermé 31 vannes d’arrosage de pelouse de la Ville, mercredi et jeudi dernier. « L’arrosage était autorisé la nuit, mais au vu de la situation actuelle, on estime que la ville doit montrer l’exemple », répond Jérémy, membre du collectif.
    La préfecture de Maine-et-Loire avait effectivement pris un arrêté le 27 juillet, classant Angers en « alerte » (niveau 2 sur 4). Et le 3 août, la préfecture a rehaussé l’alerte, passée en niveau 3. Celui-ci entraînant une interdiction d’arroser les pelouses, particuliers et collectivités compris.

    #sécheresse #climat #activisme

  • Visualizing Turkey’s Activism in Africa

    As Turkey gradually expands its influence at the regional and global level, Africa has become a major area of focus for Ankara. Africa’s global significance is rising due to vast untapped resources, growing demographics, rapid urbanisation and the accompanying growth of the middle class. Thus, Africa is not only rich in terms of raw materials but it also represents an increasingly growing market. This led to the “new scramble for Africa” where all established and rising powers are vying for increased influence.

    Turkish intention of reaching out to Africa was first declared by the then Ministry of Foreign Affairs through the publication of the Africa Action Plan in 1998. However, prior to 2005, which was declared the “Year of Africa”, Turkey’s relations with Africa was confined mostly to the states of North Africa, with whom Turkey shares a common history and religion. Today, Africa is one of the regions in which Turkey’s new foreign policy activism is most visible. Turkish-Africa relations are now institutionalised through the establishment of periodical Turkey-Africa summits. The growing importance given to Africa reflects the Turkish desire to diversify economic and military relations. It is also part of Turkey’s efforts to present itself as a regional and global actor. Expansion to Africa is one of the few topics that the Justice and Development Party (Adalet ve Kalkinma Partisi, AKP) government has consistently pursued, since coming to power in 2002. Moreover, since this policy is largely considered a success story, it will likely be appropriated by other political parties, if and when there is a change of government in Turkey.

    This visual platform aims to provide an overview of Turkey’s increased foreign policy activism in Africa. It is mainly based on primary data sources. These sources are listed in detail underneath the visuals. Additionally, the parts on diplomatic activism, economy, and Turkey’s soft power tools draw upon the growing and highly valuable literature on Turkey’s engagement in Africa, such as Tepeciklioğlu (2020), García (2020), Donelli (2021), and Orakçi (2022).

    Turkish policy in Africa is comprehensive and encompasses diplomatic channels, airline connectivity, economic cooperation, trade, investments, development and humanitarian aid, the provision of health services and education, cultural cooperation, as well as religious and civil society activism. Particularly, on the rhetorical level, Turkey distinguishes itself from traditional Western actors, especially former colonial powers by emphasizing cultural and humanitarian proximities and activities.

    In recent years, Turkey has integrated a military and security component into its economic, political, and cultural relations with African states. And while Ankara’s increased military and security interaction with African states has raised serious concerns in the West, Turkey has only a limited capacity to project military power in distant regions. But Turkey seeks to expand its economic engagement and actively cultivate its diplomatic relations with the continent.

    Overall, across the entire continent, Turkey has limited capabilities compared to more traditional powers such as the US, France, Great Britain, and the EU and rising powers such as China and Russia. However, it is creating pockets of influence where it challenges these actors and makes use of its cultural and diplomatic strength. Furthermore, Turkey itself is a rising actor. Its influence in economic, diplomatic and military realms is growing much more rapidly than that of traditional powers, leading to the projection that Turkey will become an even more important actor in Africa. The EU needs to recognise the growing footprint of Turkey and look for opportunities for cooperation rather than solely focusing on competition.


    https://www.cats-network.eu/topics/visualizing-turkeys-activism-in-africa
    #Turquafrique (?) #Turquie #Afrique #influence #coopération #coopération_militaire #défense #sécurité #armes #commerce_d'armes #armement #diplomatie #activisme_diplomatique #commerce #investissements #cartographie #visualisation #soft_power #coopération_au_développement #aide_au_développement #aide_humanitaire #culture #religion #Diyanet #islam #Maarif #Yunus_Emre_Institute

  • #Simon_Springer : « A un moment donné, il faut juste dire "#fuck !" au #néolibéralisme dont la fonction première est de créer des #inégalités »

    Pour cet activiste du quotidien, lire #Kropotkine et #Reclus, c’est revenir aux sources de la géographie comme de l’#anarchisme. La #géographie_radicale propose de penser toutes les histoires, en s’éloignant du seul point de vue anthropocentrique. Cela inclut l’histoire des animaux, des plantes… Et surtout la prise en compte des #interactions et des #coopérations.

    L’affiche ressemble à s’y méprendre à celle de la tournée d’un groupe de hard rock. Si Simon Springer est bien fan de ce genre musical, les 28 dates du tour d’Europe qu’il a honorées avant l’été ont invité le public non pas à des concerts, mais à des conférences autour de son dernier ouvrage, Pour une géographie anarchiste (Lux éditeur, 2018). Professeur depuis 2012 à l’université de Victoria, au Canada, il rejoindra en septembre l’université de Newcastle, en Australie. Géographe radical, spécialiste de la pensée anarchiste et du Cambodge, Simon Springer se présente comme athée, végan, pacifiste, « straight edge » (sous-culture punk qui bannit la consommation de psychotropes) et « super-papa ». Cet activiste du quotidien revient pour Libération sur la nécessité d’une lutte à petits pas afin d’enrayer toute forme de domination.

    Qu’est-ce qu’est une géographie anarchiste ?

    Les systèmes de hiérarchie et de domination qui structurent nos vies découlent d’un apprentissage. Devenir anarchiste, c’est les désapprendre. J’ai trois enfants, qui détiennent de manière inhérente beaucoup de valeurs anarchistes. Ce sont mes plus grands professeurs. La géographie est un champ très vaste qui va de la géographie physique à la géographie humaine. Si vous revenez à Pierre Kropotkine et Elisée Reclus, aux sources de la géographie comme de l’anarchisme, il n’y a pas de séparation claire. Doreen Massey, une géographe radicale britannique, considère que la géographie raconte l’histoire, les histoires. Il s’agit de penser toutes les histoires collectées, pas uniquement d’un point de vue anthropocentrique. Cela inclut l’histoire des animaux, des plantes, et toutes les interconnexions qui font de la Terre ce qu’elle est.

    On ne conçoit pas l’espace de manière générale, mais de manières particulières, au pluriel. Doreen Massey considère que les lieux forment des constellations, comme un squelette des interconnexions que nous expérimentons. Cet ensemble de relations sociales, politiques et économiques est en évolution permanente. Il y a la grande histoire, et il y a le canevas des petites histoires. Rien n’est figé, accompli.
    En quoi l’anarchisme et ses idées permettent-ils de repenser notre rapport à l’espace et aux histoires des uns et des autres ?

    L’anarchisme est une manière d’être au monde, une question de liberté, d’émancipation. Dès lors qu’il y a une forme de hiérarchie, il y a un positionnement critique à avoir, et pas uniquement au sujet des relations que les humains ont entre eux. La pensée des Lumières a longtemps positionné l’homme au sommet de l’évolution des espèces. Chez Kropotkine et Reclus, dès le XIXe siècle, il s’agit de lui redonner une juste place : non pas supérieur, mais simplement existant aux côtés des autres espèces vivantes. Kropotkine pensait la mutualisation, la collaboration et la réciprocité à l’échelle de l’évolution entière. Afin de s’opposer au darwinisme, interprété comme une nécessaire compétition et la suprématie d’une espèce sur une autre, il souligne qu’un autre pan de la pensée de Darwin met en avant l’interdépendance des êtres vivants. Le processus d’évolution est lié à cela : certaines espèces survivent uniquement en vertu des liens qu’elles ont avec d’autres. Cette perspective permet de réimaginer la notion de survie, en réorientant la lecture de Darwin de la seule compétition à la coopération. L’anarchisme est aussi une question d’association volontaire et d’action directe. La première relève du choix, du libre arbitre, la seconde en découle : nous n’avons pas besoin d’attendre que des leaders élus, qu’une avant-garde, que quelqu’un d’autre nous autorise à repenser nos vies si nous avons envie de le faire. Selon Doreen Massey, il s’agit d’influer sur l’histoire, sur les histoires, pour qu’elles correspondent plus à nos désirs, nos intérêts et nos besoins.
    En quoi cette pensée peut-elle être actuelle ?

    Oppression raciale, violence d’Etat, violence capitalistique : les formes de violence dues aux hiérarchies se multiplient et se perpétuent aujourd’hui. L’anarchisme est beaucoup plus large que le proudhonisme originel. Il ne s’agit pas seulement d’une remise en cause de l’Etat, de la propriété, mais de toutes les formes de domination, en terme de genres, de sexualités, de races, d’espèces. L’anarchisme doit contribuer à forger une autre forme d’imagination, plus large, à mettre en avant les connexions entre les êtres plutôt que de leur assigner des étiquettes.
    Vous avez écrit un pamphlet intitulé « Fuck neoliberalism » (1), littéralement, « emmerdons le néolibéralisme »…

    A un moment donné, il faut juste dire « fuck it ! » [« merde ! », ndlr]. Car on a beau étudier dans le détail le fait que le marché avantage certains et en désavantage d’autres, un grand nombre de gens continueront de ne pas se sentir concernés. Donc il faut dire stop et s’atteler à renverser la tendance. Le capitalisme est fondé sur la domination, sa fonction première est de produire des inégalités. Dans ce système, certains réussissent, les autres restent derrière. En tant qu’universitaires, combien d’articles devrons-nous encore écrire pour dénoncer ses méfaits à tel endroit ou sur telle population ?

    C’est une provocation pour attirer l’attention sur le problème plutôt que de continuer à tourner autour. C’est le texte le plus lu de ma carrière. Il porte un message profondément anarchiste. Or, la réponse à cet article a été massivement positive dans le monde universitaire. Peut-être car le terme d’« anarchisme » n’apparaît jamais. La plupart des gens qui ont intégré des principes anarchistes à leur vie quotidienne ne l’identifient pas nécessairement comme tel. La coopération, la réciprocité, l’aide mutuelle, tout le monde les pratique chaque jour avec ses amis, sa famille. Lancer un jardin partagé, rester critique face à ses professeurs, interroger l’individualisme qui va de pair avec le néolibéralisme, cela fait partie d’une forme d’éthique de la vie en communauté. Nous sommes tous coupables - moi compris - de perpétuer le système. L’un des piliers du néolibéralisme est cette volonté de se focaliser sur l’individu, qui entraîne une forme de darwinisme social, les « tous contre tous », « chacun pour soi ».
    Vous évoquez un activisme de la vie quotidienne. Quel est-il ?

    L’activisme ne se résume pas à être en tête de cortège, prêt à en découdre avec la police. Il passe par des gestes très quotidiens, ce peut être de proposer à vos voisins de s’occuper de leurs enfants un après-midi. A Victoria, il existe un groupe de « mamies radicales » qui tricotent des vêtements pour les sans-abri. Mieux connaître ses voisins, aider quelqu’un à traverser la route, lever les yeux de nos téléphones ou débrancher notre lecteur de musique et avoir une conversation avec les gens dans le bus ou dans la rue : ces choses très simples font peser la balance dans l’autre sens, permettent de court-circuiter l’individualisme exacerbé produit par le néolibéralisme. Si vous vous sentez de manifester contre le G20, très bien, mais il faut également agir au quotidien, de manière collective.

    Une des meilleures façons de faire changer les gens d’avis sur les migrants est de leur faire rencontrer une famille syrienne, d’engager un échange. Frôler leur situation peut être le moyen de réhumaniser les réfugiés. Cela implique d’avoir un espace pour enclencher cette conversation, un lieu inclusif, libre des discours haineux. En s’opposant au nationalisme, l’anarchisme encourage le fait de penser le « non-nationalisme », de regarder au-delà des réactions épidermiques, d’élargir le cercle de nos préoccupations et notre capacité à prendre soin de l’autre, à se préoccuper de l’humanité entière.
    Cet ethos permet-il de lutter contre la violence institutionnelle ?

    Je me considère pacifiste, mais ça ne veut pas dire que les gens ne devraient pas s’opposer, lutter, pratiquer l’autodéfense. Pour moi, l’anarchisme est fondamentalement non-violent - un certain nombre d’anarchistes ne sont pas d’accord avec cela. Un système de règles et de coercition est intrinsèquement violent. L’Etat revendique le monopole de cette violence. Quand des groupes d’activistes, d’anarchistes ou n’importe qui s’opposent à l’Etat, c’est un abus de langage d’appeler cela de la violence. C’est un moyen pour l’autorité de discréditer la dissidence. Si l’Etat revendique le monopole de la violence, acceptons-le en ces termes. La violence est répugnante, vous en voulez le monopole ? Vous pouvez l’avoir. Mais alors n’appelez pas « violence » notre réponse. Le but d’un anarchiste, d’un activiste, ce n’est pas la domination, la coercition, mais la préservation de son intégrité, la création d’une société meilleure, de plus de liberté. L’autodéfense n’est pas de la violence.
    D’une certaine façon, un Black Bloc ne serait pas violent, selon vous ?

    Chaque Black Bloc, dans un contexte donné, peut être motivé par de nombreuses raisons. Mais de manière générale, je ne crois pas que son objectif soit la violence. La première raison pour laquelle le Black Bloc dissimule son visage, c’est parce qu’il ne s’agit pas d’intérêts individuels, mais d’un mouvement collectif. La majorité des médias parle du Black Bloc uniquement en terme de « violence », or c’est d’abord une forme de résistance, d’autodéfense, non pas uniquement pour les individus qui forment à un moment le Black Bloc, mais une autodéfense de la communauté et de la planète sur laquelle nous vivons. Qu’est-ce que va changer, pour une banque, une vitrine brisée, très vite remplacée ? Condamner la violence des Black Blocs, ça permet d’occulter la violence de la police, vouée à la domination, la coercition, la suppression de la liberté de certains individus dans le seul but de préserver la propriété d’une minorité puissante.

    (1) « Fuck le néolibéralisme », revue Acme, 2016, en libre accès sous Creative Commons sur www.acme-journal.org

    https://www.liberation.fr/debats/2018/08/20/simon-springer-a-un-moment-donne-il-faut-juste-dire-fuck-au-neoliberalism

    #géographie_anarchiste #hiérarchie #domination #histoire #histoires #espace #liberté #émancipation #mutualisation #réciprocité #collaboration #darwinisme #compétition #interdépendance #survie #association_volontaire #action_directe #choix #libre_arbitre #violence #imagination #fuck #fuck_it #capitalisme #domination #aide_mutuelle #individualisme #darwinisme_social #chacun_pour_soi #tous_contre_tous #activisme #résistance #non-nationalisme #nationalisme #pacifisme #autodéfense #non-violence #dissidence #monopole_de_la_violence #coercition #Black_Bloc #violence_institutionnelle

    • Pour une géographie anarchiste

      Grâce aux ouvrages de David Harvey, Mike Davis ou même Henri Lefebvre, on connaît aujourd’hui la géographie radicale ou critique née dans le contexte des luttes politiques des années 1960 aux États-Unis et qui a, comme le disait Harvey, donné à Marx « la dimension spatiale qui lui manquait ». Dans ce livre, Simon Springer enjoint aux géographes critiques de se radicaliser davantage et appelle à la création d’une géographie insurrectionnelle qui reconnaisse l’aspect kaléidoscopique des espaces et son potentiel émancipateur, révélé à la fin du XIXe siècle par Élisée Reclus et Pierre Kropotkine, notamment.

      L’histoire de l’humanité est une longue suite d’expériences dans et avec l’espace ; or aujourd’hui, la stase qui est imposée à ces mouvements vitaux, principalement par les frontières, menace notre survie. Face au désastre climatique et humain qui nous guette, il est indispensable de revoir les relations que nous entretenons avec le monde et une géographie rebelle comme celle que défend Springer nous libérerait du carcan de l’attentisme. Il faut se défaire une bonne fois pour toutes des géographies hiérarchiques qui nous enchaînent à l’étatisme, au capitalisme, à la discrimination et à l’impérialisme. « La géographie doit devenir belle, se vouer entièrement à l’émancipation. »

      https://luxediteur.com/catalogue/pour-une-geographie-anarchiste

      #livre

  • Il s’est battu infatigablement pour la vérité et la liberté de la publier – Désormais, nous devons lutter pour le sauver | Karen Sharpe

    Je parle, naturellement, de Julian Assange, le fondateur et éditeur de WikiLeaks, qui se languit pour l’instant dans une prison de haute sécurité à Londres en attendant une décision qui déterminera s’il va être extradé vers les États-Unis pour finalement passer le reste de ses jours dans une prison de type « supermax » sans plus jamais avoir la possibilité de se faire entendre.

    https://www.investigaction.net/fr/il-sest-battu-infatigablement-pour-la-verite-et-la-liberte-de-la-pub
    #Assange

  • Les 30 ans d’actif-trafiC
    http://carfree.fr/index.php/2022/04/27/les-30-ans-dactif-trafic

    L’association #Suisse « actif-trafiC » fête cette année ses 30 ans d’existence au service d’une politique des transports centrée sur la protection de l’environnement. L’action militante est un pilier central Lire la suite...

    #Uncategorized #actions #activisme #alternatives #association #histoire #mobilité #transport #zurich

  • Puisque vous aimez les histoires de statue :-), celle de Joseph Bilé va être inaugurée à Berlin dans les tous prochains jours.

    Berlin’s Black Communist. Joseph Bilé, the Comintern, and the struggle for the rights of Black people par Robbie Atken

    https://www.rosalux.de/en/news/id/40552/berlins-black-communist


    Joseph Bilé („The Negro Worker“, July 1932, vol.2, no.7, p.28)

    On the 8th of December 1929 at Alexanderplatz in Berlin, the Sozialistischer Schülerbund (Union of Socialist School Pupils) staged an anti-nationalist and anti-colonial demonstration. This was part of the increasing anti-colonial events being organized and run by the political Left within Germany, under the direction of the Communist International (Comintern). The second speaker of the afternoon was Joseph Ekwe Bilé. Bilé, from Douala, Cameroon was enthusiastically greeted by his audience, which reports suggested included a further five Africans.[1] He proceeded to inform his listeners about the brutality of the German regime in the former colony of Cameroon as well as the abuse and mistreatment suffered by people of African heritage worldwide.

    The German authorities’ attention was soon brought to his propaganda activities. In light of a foreign policy which continued to cling on to hopes of one day regaining Germany’s former colonial possessions, Bilé’s opinions were unwelcome and led to a serious discussion about his deportation. For the President of the Deutsche Kolonialgesellschaft (German Colonial Society), former governor of Cameroon and colonial irredentist Theodor Seitz, Bilé’s political agitation was symptomatic of a pressing danger. Seitz argued: “I am convinced that under the current economic conditions the natives who still find themselves in Germany will fall completely under the spell of Communism.”[2] His suspicions were not entirely unfounded. Several weeks earlier Bilé and six Cameroonian contemporaries had formed the Comintern sponsored and radical anti-colonial group the Liga zur Verteidigung der Negerrasse (League for the Defence of the Negro Race, LzVN).[3]

    This essay focuses on the political career of Joseph Bilé in order to highlight aspects of the largely forgotten political activism of Africans who were living in Germany (particularly Berlin) in the late 1920s.[4] It examines the creation of the LzVN as well as several concrete examples of members’ political activities, including a remarkable theatre project staged by the group in 1930. These in turn highlight the presence of German-based Africans within wider transnational networks of anti-colonialism and anti-racism, often in connection with the Comintern, and transnational networks of Black Internationalism.❞ (...)

    #colonies_allemandes #anticolonialisme #communisme #antimpérialisme #Berlin #Black_studies #entre_deux_guerres

  • Interdiction de l’accès des femmes aux tavernes au Québec, jusque 1984
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Acc%C3%A8s_des_femmes_aux_tavernes_au_Qu%C3%A9bec

    À la fin des années 1960, des mouvements féministes radicaux[1],[2] revendiquent l’égalité pour tous et partout. Des actions d’éclat[3] sont organisées dont l’assaut des tavernes réservées exclusivement aux hommes, depuis une loi de 1937[4]. La résistance antiféministe est cependant très forte [5]et ce n’est qu’en 1986 que toutes les tavernes sont obligées de se conformer à la loi et ouvrir leurs portes aux femmes.

    Contexte historique
    Au début de la colonie, les hôtels et les auberges sont des endroits publics où les femmes et les hommes majeurs peuvent consommer de l’alcool[6]. À l’époque de la prohibition aux États-Unis, qui s’étend au Canada, le Québec vote, en 1921, une loi sur les liqueurs alcooliques[7] et crée le premier organisme de contrôle au Canada : la Commission des liqueurs du Québec[8] (ancêtre de la Société des Alcools du Québec). Cette loi institutionnalise aussi l’existence légale des tavernes[9]. Le permis octroyé stipule que : "Nul autre débit de boisson n’est autorisé à vendre, sur place, de la bière en fût," destinée à une vente rapide[10]. La taverne offre aux classes ouvrières, dans le contexte de l’industrialisation rapide des grandes villes, un lieu de socialisation et un pendant aux clubs privés bourgeois[11]. Les femmes fréquentent aussi les tavernes à cette époque. Toutefois, la moralité publique décrie de plus en plus les lieux comme une menaces aux bonnes mœurs [12] et à l’ordre social. En 1937, cédant aux pression des organisations sociales et religieuses, pour la tempérance [13] et la protection des mœurs, le gouvernement de Maurice Duplessis vote une loi qui en interdit l’accès aux femmes[14]. On les accuse même d’être la cause du désordre[15], fréquent dans ces établissements. Les femmes, sauf celle du tavernier, se voient aussi refuser le droit d’y travailler [16] . Les tavernes sont donc devenues un espace homosocial populaire, culturel et "un lieu de résistance" pour les ouvriers [17] .

    L’égalité pour tous et partout
    Depuis la fin du XIXe siècle les femmes revendiquent leurs droits à l’égalité dans tous les domaines et dans tous les lieux publics. Dans les années 1960, les mobilisations féminines s’accentuent. De nombreuses lois à caractère sexiste, ou limitant l’action des femmes, sont ciblées. Les mouvements féministes se radicalisent et deviennent un outil de prise de conscience féministe [18] . De grands rassemblements et des actions chocs ont lieu pour contester l’attitude des politiciens, des syndicats et de la société en général afin d’ accélérer la libération et l’égalité des femmes.

    À l’assaut des tavernes
    Une opération féministe, « drink-in », est donc mise en place, par des étudiantes de l’Université de Montréal et vise l’occupation d’une taverne sur la rue St-Laurent à Montréal. Elles justifient la contestation en ces termes : « Nous, des femmes québécoises, nous allons à la taverne manifester notre colère. Nous sommes “tannées” d’un petit salaire accompagné d’un gros prix pour un repas ou une bière. Ou encore d’être obligées de rester “au foyer” neuf fois sur dix. Nous nous élevons contre ces sanctuaires de la domination masculine, desquels les chiens, les enfants et les femmes sont exclus »[19]. C’est le 23 janvier 1969 que des femmes envahissent la Taverne Le Gobelet[20], pour s’opposer à la loi sexiste interdisant aux femmes d’y entrer et d’y consommer de la bière en fût. Elles sont semoncées et expulsées par la police. Cette manifestation a permis de porter une attention médiatique [21], sur un problème flagrant d’inégalité envers les femmes, dont les politiciens ont pris acte.

    Afin d’éliminer un des éléments discriminatoires, décrié par les féministes, le projet de loi 44 crée les brasseries, qui sont ouvertes à tous, et modifie en conséquence la Loi de la régie des alcools (1971). Un nouveau type de permis permet aux brasseries de servir de la bière en fût "mais sans que soit supprimé l’exclusivité masculine dans les tavernes"[22]. Ainsi, plutôt que d’éliminer le sexisme dans les tavernes, les législateurs choisissent de donner du temps à la tradition et de favoriser une lente transition « pour ne pas créer de bouleversement non seulement dans les traditions établies, mais également dans les investissements de ceux qui sont propriétaires de tavernes »[23].

    La fin de la discrimination dans les tavernes
    Les tavernes ont maintenant le choix ou non de se transformer en brasserie[24]. À Montréal, Le Gobelet est une des premières taverne à se convertir en brasserie, en décembre 1971[25]. Cependant la confusion règne entre les types de permis et les femmes continuent à se faire expulser des tavernes ou des brasseries ayant un permis de taverne[26]. En 1975, l’Assemblée Nationale vote à l’unanimité la Charte québécoise des droits et libertés de la personne. Les législateurs doivent réviser toutes les lois sexistes et agir pour se mettre en conformité avec la Charte. C’est donc dans cet état d’esprit, qu’en 1979, le gouvernement présente le projet de loi 55 modifiant les permis des tavernes pour éliminer définitivement tout interdit basé sur le sexe[27]. Les nouvelles tavernes doivent donc se conformer à la loi et accueillir les femmes. Toutefois la loi , par une clause d’antériorité, permet aux tavernes existantes, avant 1979, de se soumettre ou non aux exigences en matière de sexisme [27]. Certaines tavernes modifient leurs permis, mais plusieurs irréductibles contestent la loi. La discrimination continue pendant plusieurs années et le problème devient épineux, notamment en 1981, lors de débats électoraux qui ont lieu dans des tavernes. Comme les femmes candidates, ne peuvent entrer dans les tavernes, elles sont privées ainsi de l’accès à une partie de l’électorat masculin[28]. En 1986, la discrimination sur le sexe est définitivement abolie dans tous les lieux publics, incluant les tavernes[29]. Malgré cela plusieurs établissements ne se conforment toujours pas à la loi [30] et demeurent des « piliers de tavernes ». Cela prendra jusqu’à trois ans pour tourner définitivement la page sur cette discrimination que les femmes ont subie pendant un demi siècle[31].
    . . . . . .
    #Femmes #prohibition #sexisme #interdiction #Canada #Quebec #Brasseries #discrimination #mentalité #bourgeoisie #religion #catholicisme

  • The power in activism | The New Times | Rwanda
    https://www.newtimes.co.rw/lifestyle/power-activism

    Un très beau papier du principal journal du Rwanda sur l’activisme... qui bien évidemment fait référence au livre magistral de Zeynep Tufekci.

    It’s unclear why certain issues such as racism and gender disparity, among other inequalities, are still existent given all the efforts that have been invested over the years, if not decades.

    Activism matters. For better understanding of the concept, it is defined as efforts to promote, impede, direct or intervene in social, political, economic or environmental reform with the desire to make changes in society towards a perceived greater good.

    Forms of activism range from petitioning elected officials, running or contributing to a political campaign, preferential patronage (or boycott) of businesses, and demonstrative forms of activism like rallies, street marches, strikes, sit-ins, or hunger strikes.

    Of recent, online activism has also taken form.

    However, are means not justifying the end?

    A commentary on the problems with social media activism highlights that while spreading awareness is important to combating political or social issues, there is an extent to which mindlessly reposting the same trite artwork doesn’t contribute to meaningful change.

    Spreading awareness on social media without offering ways for others to combat the issue—also known as ‘slacktivism’—should be categorised as indifference rather than activism.

    Jeanette Murekatete, a customer care attendant, says activism carries a lot of significance, especially when it comes to dealing with social injustices.

    She, however, says at times, the way activism is done is the problem. “For example when you see how some people call for women empowerment, especially on social media is not appeasing,” she says.

    “It’s hard to address an injustice with another. How you approach things matters a lot if you want to achieve your desired results,” she adds.

    Writer Zeynep Tufekci says protests work, but usually not in the way and timeframe that many people think.

    Protests sometimes look like failures in the short term, but much of the power of protests is in their long-term effects, on both the protesters themselves and the rest of society.

    Olive Mugunga agrees, saying activism or protests yield results but not always immediately.

    “It takes so much effort and determination from those organising for it to bring about change. However, times are changing and I think we should think of other ways if the current ones aren’t working, she says.

    Mugunga also believes some people spearheading certain activism or campaigns might not have proper motives or use ineffective means.

    Protests are signals, according to Tufekci. In the short term, protests can work to the degree that they can scare authorities into changing their behaviour. “We are unhappy, and we won’t put up with things the way they are.” But for that to work, the “we won’t put up with it” part has to be credible.

    Nowadays, large protests sometimes lack such credibility, especially because digital technologies have made them so much easier to organise, when it can take as little as a few months or even weeks to go from a Facebook page to millions in the street.

    Legitimacy, not repression, is the bedrock of resilient power. A society without legitimate governance will not function well; it’s hard to coerce enthusiasm, competence, and creativity.

    For change to happen, people need to have the right motives and the right patterns in the first place. This is the only way activism will be as effective as it should be.

    dmbabazi@newtimesrwanda.com

    #Activisme #Zeynep_Tufekci #Rwanda

  • À propos de bell hooks, du féminisme, des noirs, des gays et de la France | Lapeg
    http://melanine.org/?En-guise-d-introduction-a-propos

    bell hooks est une intellectuelle, une féministe et activiste américaine [décédée en décembre 2021, n.d.rezo]. Elle a développé une pensée critique des relations entre « race », genre et classe et comment ces connexions contribuent à la reproduction des dominations économiques et politiques. Issue d’une famille de « working poor », elle croit que pour que les féministes continuent à être des forces de proposition, il faut qu’elles reviennent à leur travail de terrain, à un activisme basé sur des pratiques politiques et sociales, sans pour autant délaisser les bancs des universités. C’est ce qui l’a amené à utiliser un langage facile d’accès dans ses écrits, à décapitaliser son nom et son prénom de plume et à favoriser la circulation de ses textes. Source : (...)

  • Idées d’actions
    http://carfree.fr/index.php/2021/10/28/idees-dactions

    Vous voulez agir contre la culture automobile mais vous ne savez pas quoi faire ? Vous trouverez ici tout ce que vous voulez faire ou que vous pensez être capable de Lire la suite...

    #Alternatives_à_la_voiture #Argumentaires #Fin_de_l'automobile #Marche_à_pied #Ressources #Transports_publics #Vie_sans_voiture #action_directe #actions #activisme #alternatives #carfree #propositions

  • Ignorez les #enfants – Brûlez la planète
    http://carfree.fr/index.php/2021/10/14/ignorez-les-enfants-brulez-la-planete

    Samedi 9 octobre 2021, les arrêts de bus à #paris qui harcèlent continuellement les passants avec des #publicités sur la surconsommation, les voyages bon marché, les voitures et les combustibles Lire la suite...

    #Fin_de_l'automobile #Fin_du_pétrole #Pollution_automobile #Réchauffement_climatique #actions #activisme #climat #énergie #pétrole #SUV

  • Extinction Rebellion : pratiques et motivations de l’activisme écologiste radical
    https://metropolitiques.eu/Extinction-Rebellion-pratiques-et-motivations-de-l-activisme-ecologi

    Le mouvement écologiste Extinction Rebellion se distingue par sa vocation pédagogique et son ambition démocratique. Ces objectifs montrent à la fois ses forces et ses limites. Quels sont les revendications et les modes d’action de ses militants ? Samedi 17 novembre 2018 : tandis que les voitures des gilets jaunes bloquent l’hexagone et que leurs barrages provoquent un drame à résonance nationale, outre-Manche des piétons convergent vers la Tamise. Nous sommes à Londres, où le trafic automobile est #Débats

    / #écologie, #militantisme, #environnement, #climat

    https://metropolitiques.eu/IMG/pdf/met_brunon.pdf

  • #Eyal_Weizman : « Il n’y a pas de #science sans #activisme »

    Depuis une dizaine d’années, un ensemble de chercheurs, architectes, juristes, journalistes et artistes développent ce qu’ils appellent « l’architecture forensique ». Pour mener leurs enquêtes, ils mettent en œuvre une technologie collaborative de la vérité, plus horizontale, ouverte et surtout qui constitue la vérité en « bien commun ». Eyal Weizman en est le théoricien, son manifeste La Vérité en ruines a paru en français en mars dernier.

    https://aoc.media/entretien/2021/08/06/eyal-weizman-il-ny-a-pas-de-science-sans-activisme-2

    #recherche #architecture_forensique #forensic_architecture #vérité #preuve #preuves #régime_de_preuves #spatialisation #urbanisme #politique #mensonges #domination #entretien #interview #espace #architecture #preuves_architecturales #cartographie #justice #Palestine #Israël #Cisjordanie #Gaza #images_satellites #contre-cartographie #colonialisme #Etat #contrôle #pouvoir #contre-forensique #contre-expertise #signaux_faibles #co-enquête #positionnement_politique #tribunal #bien_commun #Adama_Traoré #Zineb_Redouane #police #violences_policières #Rodney_King #Mark_Duggan #temps #Mark_Duggan #Yacoub_Mousa_Abu_Al-Qia’an #Harith_Augustus #fraction_de_seconde #racisme #objectivité #impartialité #faits #traumatisme #mémoire #architecture_de_la_mémoire #Saidnaya #tour_Grenfell #traumatisme #seuil_de_détectabilité #détectabilité #dissimulation #créativité #art #art_et_politique

    • La vérité en ruines. Manifeste pour une architecture forensique

      Comment, dans un paysage politique en ruines, reconstituer la vérité des faits ? La réponse d’Eyal Weizman tient en une formule-programme : « l’architecture forensique ». Approche novatrice au carrefour de plusieurs disciplines, cette sorte d’architecture se soucie moins de construire des bâtiments que d’analyser des traces que porte le bâti afin de rétablir des vérités menacées. Impacts de balles, trous de missiles, ombres projetées sur les murs de corps annihilés par le souffle d’une explosion : l’architecture forensique consiste à faire parler ces indices.
      Si elle mobilise à cette fin des techniques en partie héritées de la médecine légale et de la police scientifique, c’est en les retournant contre la violence d’État, ses dénis et ses « fake news ». Il s’agit donc d’une « contre-forensique » qui tente de se réapproprier les moyens de la preuve dans un contexte d’inégalité structurelle d’accès aux moyens de la manifestation de la vérité.
      Au fil des pages, cet ouvrage illustré offre un panorama saisissant des champs d’application de cette démarche, depuis le cas des frappes de drone au Pakistan, en Afghanistan et à Gaza, jusqu’à celui de la prison secrète de Saidnaya en Syrie, en passant par le camp de Staro Sajmište, dans la région de Belgrade.

      https://www.editionsladecouverte.fr/la_verite_en_ruines-9782355221446
      #livre

  • Activision Blizzard Hires Notorious Union-Busting Firm WilmerHale — Promethean
    https://www.promethean.news/news/activision-hires-notorious-union-busting-firm-wilmerhale

    Activision has called in the experts to put down the claims of sexual harassment and discrimination and stop the protests by workers. Activision has hired WilmerHale. WilmerHale has been hired to “review” Activision’s policies. Wilmerhale’s own site advertises its expertise as “union awareness and avoidance.” They use attorneys and experts to develop “union avoidance strategies and union organizational campaigns.” WilmerHale was used extensively by Amazon to spread anti-union misinformation and propaganda to “sow doubts about the unionization drive.” WilmerHale was the firm that killed unionization efforts at an Amazon center in Bessemer, Alabama.

    #jeu_vidéo #jeux_vidéo #activision_blizzard #wilmerhale #syndicalisme #business #ressources_humaines #emploi #activisme #procès #justice #amazon #discrimination #harcèlement_sexuel