• Assurance-chômage : la Cour des comptes s’attaque à certaines règles d’indemnisation, Manon Malhère
    http://www.lefigaro.fr/social/2019/03/13/20011-20190313ARTFIG00084-assurance-chomage-la-cour-des-comptes-s-attaque-a

    Voilà un document que l’exécutif ne manquera pas de brandir pour défendre sa réforme controversée de l’#assurance-chômage face aux plus sceptiques, à commencer par les syndicats. Dans un référé publié ce mercredi, la Cour des comptes a en effet fustigé certaines règles d’indemnisation qui « s’avèrent inefficientes, voire inéquitables, et complexes pour les #allocataires ». Et c’est rare lorsqu’elle donne du grain à moudre au gouvernement !

    Le sujet est sensible car ces règles s’appliquent bien souvent aux travailleurs précaires

    Les magistrats de la rue Cambon s’attaquent en particulier aux règles permettant de cumuler un #salaire et une allocation qui sont dans le collimateur de l’exécutif. Car si leur but est de favoriser la reprise d’emploi, le gouvernement estime qu’elles peuvent également enfermer les individus dans la précarité en alternant des contrats très courts et une indemnisation, voire ne pas les inciter à retrouver un #emploi durable.

    Dans son référé, la Cour estime que dans un certain nombre de cas limités, ces règles peuvent donner lieu à des « stratégies d’optimisation » et traitements inéquitables entre les individus. Les magistrats ciblent plus précisément « l’#activité_conservée » qui permet à un salarié exerçant plusieurs activités et qui en perd une, de percevoir une allocation en plus de ses revenus. Le sujet est sensible car ces règles s’appliquent bien souvent aux #travailleurs_précaires comme, par exemple, les #assistantes_maternelles. Le problème pointé du doigt ? Le salarié peut parfois cumuler l’intégralité de l’allocation à laquelle il a droit avec ses autres revenus d’activité. Le montant total des revenus d’activité n’est pas pris en compte et aucun plafond n’est prévu pour cette indemnisation. Résultat : cela peut conduire ces salariés « à bénéficier d’un #revenu global très proche d’une activité à temps plein en cumulant revenu d’activité et revenu du chômage », affirmait déjà le gouvernement en septembre dernier, dans sa lettre de cadrage adressée aux syndicats et au patronat pour mener leur négociation sur cette réforme et qui a échoué fin février.

    « Les règles d’indemnisation demeurent trop favorables aux contrats de moins d’un mois »

    Les magistrats examinent également l’impact des règles encadrant les « #droits_rechargeables », qui permettent d’allonger la période d’indemnisation des chômeurs qui multiplient les petits « jobs », ainsi que les modalités de calcul du montant de l’indemnisation. Et leur conclusion est très claire : « les règles d’indemnisation demeurent trop favorables aux contrats de moins d’un mois ».

    Pour rectifier le tir, la Cour recommande d’harmoniser les modalités d’indemnisation des #chômeurs_en_activité_réduite. Enfin, elle préconise de revoir les dispositions relatives à l’accompagnement des chômeurs par Pôle emploi pour éviter l’enfermement de bon nombre d’entre eux dans l’activité réduite.

    #chômeurs #droit au chômage et aussi #prime_d'activité #travail #femmes

    • [Remarques glanées de ci de là] Lorsqu’on doit occuper de tels emplois, il est effectivement plus avantageux, lorsqu’on travaille par exemple uniquement les week-end, de se déclarer sur un contrat de 2 jours chaque semaine et de ne pas ouvrir de droits au chômage tout en restant au RSA plutôt que signer un contrat de 4 mois et se retrouver avec une allocation à 5 euros / jour ! Encore faut-il le savoir. La Cour des comptes pointe l’#optimisation en disant par ailleurs que les règles sont trop complexes pour que les précaires en activité réduite les optimisent.
      Cf. La Cour des comptes s’invite dans le débat sur l’assurance-chômage
      https://www.lemonde.fr/politique/article/2019/03/13/la-cour-des-comptes-s-invite-dans-le-debat-sur-l-assurance-chomage_5435629_8
      Qui optimise, alors ? Les employeurs ? Personne ?

      L’optimisation fiscale qui porte sur des milliards chaque année, on s’en fiche pas mal, mais « l’optimisation » des pauvres qui cherchent à survivre avec quelques centaines d’euros par mois, là, c’est grave, faut sévir ! Laisser entendre qu’il s’agirait d’une fraude, alors qu’il s’agit des règles officielles de cumul emploi (sous-payé) + indemnité (misérable) imposées par Pôle emploi rajoute de la dégueulasserie à la dégueulasserie et ne sert qu’à essayer de faire passer dans l’opinion l’imminente réforme gouvernementale. La manœuvre est grossière, ces gens infects - ne nous laissons pas faire !

    • Un chômeur sur cinq touche plus que son ex-salaire
      https://www.lepoint.fr/societe/un-chomeur-sur-cinq-touche-plus-que-son-ex-salaire-16-03-2019-2301650_23.php

      Cette affirmation contestée de Muriel Pénicaud est statistiquement fondée, mais concerne des chômeurs qui, à 90 %, touchent moins de 1 300 euros par mois.

      Seules les personnes qui ne travaillent pas tout le mois peuvent espérer gagner plus d’argent en étant au chômage.

      Selon la ministre du Travail, un chômeur sur cinq perçoit une allocation supérieure à son salaire moyen antérieur. C’est en tout cas ce qu’elle a déclaré le 26 février dernier lors d’une conférence de presse destinée à présenter les intentions du gouvernement sur la réforme de l’assurance chômage, après l’échec des négociations entre partenaires sociaux. Cette statistique, qui n’est mentionnée dans aucune étude de l’Unédic, a suscité de vives protestations. Ainsi, Laurent Berger, numéro un de la CFDT, a dénoncé un chiffre « caricatural » qui permet à l’exécutif de dire que « les chômeurs profitent du système alors que la plupart ne choisissent pas quand ils travaillent ».

      Mais le chiffre existe bien et vient de Pôle emploi. L’organisme a comparé, à partir des ouvertures de droit, le montant des salaires moyens nets perçus pendant la période de référence au cours de laquelle le demandeur travaillait et le montant de son allocation nette au chômage. Résultat : 600 000 personnes, soit 20 % des chômeurs, touchent une allocation supérieure à ce qu’elles gagnaient en moyenne quand elles travaillaient.

      Le mode de calcul mis en cause

      Un quart d’entre elles bénéficient d’un taux de remplacement (rapport entre le montant de l’allocation et l’ancien salaire) compris entre 100 et 109 %, un quart entre 109 % et 123 %, un autre entre 123 % et 147 % et enfin le dernier quart perçoit un taux supérieur à 147 %.

      Comment cela est-il possible  ? En cause, le mode complexe et spécifique à la France de calcul de l’allocation, basé sur « le nombre de jours travaillés ». C’est en divisant la somme des revenus perçus sur les 12 derniers mois par ce nombre de jours travaillés que l’on obtient « le salaire journalier de référence » qui sert de base pour le calcul de l’allocation mensuelle. Ce mode de calcul est plus favorable aux personnes qui ont des contrats fractionnés, et donc moins de jours travaillés, comme le montre la comparaison de deux personnes qui ont travaillé au smic pendant un an.

      Lire aussi Le chômage atteint son niveau le plus bas depuis 2009 [ce qui n’est p-ê pas sans rapport avec la relance de la chasse, ndc]

      L’une a eu un seul CDD à environ 1 200 euros net. Elle a le droit à un an de chômage, suivant le principe « un jour travaillé = un jour indemnisé », et touchera environ 900 euros par mois. L’autre a fait sur un an douze CDD, de quinze jours par mois, et gagnait donc environ un demi-smic mensuellement, soit 600 euros. N’ayant travaillé que 180 jours sur l’année, elle n’aura le droit qu’à six mois de chômage. Mais elle touchera aussi 900 euros (soit 150 % de son ex-salaire), car ses revenus n’ont été divisés que par 180 et non 365 jours.

      Seules des personnes qui ne travaillent pas des mois complets
      Certains demandeurs d’emploi peuvent donc effectivement gagner plus mensuellement que leur précédent salaire. Mais, mettent en garde les syndicats, cela ne concerne que des gens qui ne travaillent pas des mois complets et donc aux revenus très modestes. Confirmation par Pôle emploi : sur ces 600 000 chômeurs, 16 % touchent une allocation de moins de 750 euros, 33 % entre 750 et 1 000 euros, 41 % entre 1 000 et 1 300 euros.

      Et ils n’ont droit en moyenne à une durée d’indemnisation que de sept mois, deux fois plus courte que celle de l’ensemble des demandeurs. Néanmoins, pour le gouvernement, ce système favorise l’explosion des contrats courts et pose « un problème d’équité » entre demandeurs d’emploi au détriment par exemple de ceux qui travaillent en continu à temps partiel. Pour éviter ces situations, l’une des pistes mises sur la table par le patronat pendant la négociation, et dont pourrait s’inspirer le gouvernement, serait de lier le versement des indemnités au rythme d’acquisition des droits.

      Par exemple, la personne qui a cumulé six mois de travail sur douze mois pourrait voir le versement de ses six mois d’indemnisation étalé sur une période plus longue, avec donc un revenu mensuel plus faible. Les économies seraient potentiellement substantielles, car deux tiers des allocataires sortent de l’indemnisation avant la fin de leur droit.


  • Le Tribunal administratif fédéral conteste la #présomption_d'innocence en cas d’exclusion de l’asile

    Le Secrétariat d’Etat aux migrations (SEM) peut refuser l’asile à une personne qui ne se distancie pas de manière reconnaissable et crédible de l’#idéologie, des objectifs et des moyens des #groupements_radicaux.

    C’est la conclusion à laquelle parvient le Tribunal administratif fédéral (#TAF) dans son #arrêt de principe (E-2412-2014) du 25 septembre 2018. Celui-ci fait référence à la situation d’un ressortissant kurde de #Turquie qui a déposé une demande d’asile en Suisse en 2012. Le Secrétariat d’Etat aux migrations (SEM) avait alors reconnu le statut de réfugié à l’intéressé, qui affirmait être victime de persécutions politiques. Il lui avait toutefois refusé l’asile du fait de son appartenance présumée à l’organisation secrète « #Komalen_Ciwan », ainsi que sa participation à une réunion du groupement affilié au Parti des travailleurs-euses du Kurdistan (PKK). Selon les juges du TAF, l’homme aurait dû se distancer clairement de cette organisation afin d’écarter la présomption quant à l’exercice d’une #activité_illicite de nature à compromettre la sûreté intérieure ou extérieure de la Suisse. C’est parce qu’il n’y est pas parvenu que le SEM avait refusé de lui octroyer l’asile pour cause d’indignité. L’appréciation du SEM se fonde sur les informations du Service de renseignement de la Confédération (SRC), indiquant l’appartenance présumée de l’intéressé au groupement « Komalen Ciwan », auteur ou partisan d’actes terroristes et violents.
    Une présomption réelle suffit à entraîner l’exclusion de l’asile pour indignité

    L’intéressé a fait recours auprès du TAF contre la décision du SEM, arguant que le SEM ne disposait d’aucune preuve concrète d’activités pour le « Komalen Ciwan ». Par ailleurs, il n’aurait participé qu’à des manifestations pacifiques et culturelles. Bien que sympathisant des idéaux du PKK, il ne pouvait pas s’imaginer participer à des actions armées ou violentes du PKK ou des groupements affiliés.

    Le TAF a rejeté le recours du plaignant. Il a toutefois confirmé que l’homme ne pouvait pas être accusé d’une infraction pénale. D’après les informations du SRC, il aurait été établi que l’intéressé avait participé à un événement organisé par le « Komalen Ciwan » et qu’il entretenait des contacts concrets avec des membres du PKK. Combiné au refus de l’homme de se distancer de manière suffisante et crédible de l’organisation, cela permettait de poser une présomption de fait quant à l’exercice d’une activité au sein de l’organisation de nature à ce que sa présence en Suisse compromette la sûreté intérieure ou extérieure du pays.

    Dans son arrêt, le TAF a confirmé le refus d’octroi du droit d’asile pour cause d’indignité. L’expulsion n’étant pas autorisée sur la base de l’exigence de non-refoulement, l’intéressé a été admis à titre provisoire.

    Indignité en matière d’asile

    Selon la Convention relative au statut des réfugiés (Convention de Genève), la qualité de réfugié-e s’applique à toute personne exposée à de sérieux préjudices ou craignant à juste titre de l’être en raison de sa race, de sa religion, de sa nationalité, de son appartenance à un certain groupe social ou de ses opinions politiques.

    Généralement, la reconnaissance du statut de réfugié-e conduit à l’octroi de l’asile. La législation suisse en la matière prévoit toutefois deux raisons principales pour lesquelles une personne se verra refuser l’asile, même si elle est reconnue comme réfugiée.
    Refus de l’asile après avoir commis un délit

    Le premier motif d’exclusion est la commission d’actes répréhensibles en Suisse ou à l’étranger (art. 53 al. a LAsi) passibles d’une peine privative de liberté de plus de trois ans. Cela inclue notamment les homicides, les lésions corporelles graves, les infractions contre le patrimoine comme le vol, la rapine ou la fraude, mais aussi les atteintes à la liberté sexuelle et à l’honneur, ou le trafic de stupéfiants. L’affiliation au PKK ne constitue pas un acte répréhensible et ne peut donc pas entraîner le refus d’une demande d’asile en vertu de l’article 53 al. a LAsi.
    Refus de l’asile pour atteinte à la sûreté

    L’affiliation présumée ou avérée au PKK ou à des groupements semblables est cependant pertinente au regard du second motif d’exclusion de l’asile. En sont en effet exclues les personnes réfugiées qui compromettent la sûreté intérieure ou extérieure de la Suisse (art. 53, al. b LAsi). Dans ce contexte, le terme de sûreté de l’Etat doit être compris dans un sens large. Cela concerne par exemple l’espionnage, le terrorisme ou, comme le déclare le TAF dans sa récente décision, l’appartenance présumée à des groupements considérés extrémistes. Or lorsque le SEM détermine si, en raison de son activité politique, une personne met en danger la sûreté de l’Etat, il lui revient également de prendre en compte le fait que les citoyen-ne-s étrangers-ères jouissent de droits fondamentaux, notamment les libertés d’expression et de réunion et que ceux-ci doivent être mis en pondération au cas par cas.

    Manuel Asile et retour. Article D9 Indignité
    Secrétariat d’Etat aux migrations (pdf, 16 p.)

    Octroi de l’asile vs admission provisoire

    Les personnes reconnues comme réfugiées auxquelles l’asile a été accordé obtiendront une autorisation de séjour (livret pour étrangers-ères B). Une autorisation d’établissement (livret C) pourra être demandée au terme d’un séjour ininterrompu de dix ans. En cas d’intégration « réussie », cela est déjà possible après cinq ans. Il en est tout autrement pour les personnes admises à titre provisoire uniquement. Elles obtiendront un livret F délivré pour une durée maximale de 12 mois renouvelables et leur statut sera marqué par une grande précarité. (Voir notre article : Toute une vie dans le provisoire : un rapport dénonce les effets pervers du permis F)
    Décision critiquée

    L’Organisation suisse d’aide aux réfugiés (OSAR) dénonce un arrêt qui « ébranle les fondements du droit d’asile ». Le TAF placerait des « considérations sécuritaires qui relèvent de l’hypothèse » au-dessus du droit à la protection contre les persécutions et la violence.

    L’hebdomadaire Wochenzeitung (WOZ) dénonce quant à lui cet arrêt qui conduit à une « inversion de la présomption d’innocence », étant donné que la demande d’asile avait été rejetée sur la base d’une présomption de fait sans qu’aucun comportement criminel n’ait pu être prouvé. De surcroît, il pourrait devenir plus difficile pour les kurdes qui ont fui la région en conflit entre la Turquie et la Syrie d’obtenir l’asile en Suisse.

    https://www.humanrights.ch/fr/droits-humains-suisse/interieure/asile/jurisprudence/tribunal-federal-asile-presomption-innocence
    #asile #migrations #réfugiés #Suisse #droit_d'asile #PKK #indignité #justice #Kurdes
    ping @isskein

    • L’arrêt sur les Kurdes ébranle les fondements du droit d’asile

      Le Tribunal administratif fédéral (TAF) a rendu un arrêt de principe, concernant un Kurde requérant d’asile de Turquie, qui crée de la méfiance envers chaque réfugié-e persécuté-e en raison de ses #convictions_politiques. Un simple contact présumé avec un sous-groupe du PKK ne devrait pas être déterminant pour soupçonner un innocent de risque pour la #sécurité_intérieure de la Suisse et l’exclure ainsi de l’asile. Le droit à la protection contre les persécutions et la violence doit rester prépondérant face aux considérations sécuritaires qui relèvent de l’hypothèse.

      https://www.osar.ch/medias/communiques-de-presse/2018/larret-sur-les-kurdes-ebranle-les-fondements-du-droit-dasile.html

    • Die Umkehr der Unschuldsvermutung

      Aufgrund einer Vermutung bekommt ein politisch Verfolgter kein Asyl. In einem Grundsatzurteil hat das Bundesverwaltungsgericht in St. Gallen am vergangenen Freitag einen Entscheid des Staatssekretariats für Migration (SEM) bestätigt. Dieses hatte vor vier Jahren das Asylgesuch eines Kurden abgelehnt, dem vorgeworfen wird, Mitglied einer verbotenen Untergrundorganisation der PKK zu sein.

      Die Begründung des Gerichts steht auf wackligen Beinen. Das SEM stützte sich auf Informationen des Nachrichtendienstes des Bundes, laut denen der Asylsuchende 2012 an einem Treffen der Geheimorganisation Komalen Ciwan in den Niederlanden teilgenommen habe. Nur: Konkrete strafrechtlich relevante Handlungen konnte ihm der Nachrichtendienst bis heute nicht nachweisen. Übrig blieb eine «tatsächliche Vermutung», der Beschuldigte gefährde durch Kontakte zur Organisation die «innere oder äussere Sicherheit der Schweiz».

      Die Schweizerische Flüchtlingshilfe (SFH) kritisiert den Entscheid. Das Urteil rüttle am «Fundament des Asylrechts», indem die Behörden «hypothetische Sicherheitsüberlegungen» höher gewichten würden als den Schutz vor Verfolgung und Gewalt, sagt Peter Meier, Leiter Asylpolitik der SFH. Das Urteil sei zudem ein Präzedenzfall: «Es stellt Flüchtlinge, die aufgrund ihrer politischen Überzeugungen verfolgt werden, unter Generalverdacht.» Gerade für KurdInnen aus der Konfliktregion zwischen Syrien und der Türkei dürfte es schwieriger werden, in der Schweiz Asyl zu erhalten. Hinzu komme, dass der Beschuldigte vor Gericht den Beweis erbringen musste, dass er keine terroristischen Absichten verfolge, wodurch die Unschuldsvermutung verletzt worden sei.

      Für Asylsuchende bedeutet das Urteil neue Hürden: Um Asyl zu erhalten, muss man glaubhaft machen, sich politisch gegen ein Regime engagiert zu haben. In der Schweiz wiederum muss man den Beweis erbringen, dass man zu diesen Widerstandsgruppen keinen Kontakt mehr hat, und sich glaubhaft von ihnen distanzieren.

      Das Urteil kann nicht ans Bundesgericht weitergezogen werden, weil in Asylfällen das Bundesverwaltungsgericht letztinstanzlich entscheidet. Aufgrund des Non-Refoulement-Prinzips wird der Kurde jedoch nicht in die Türkei ausgeschafft, da ihm dort Verfolgung droht. Er lebt damit als vorläufig Aufgenommener weiterhin in der Schweiz, verfügt mit diesem Status jedoch über weniger Rechte als ein anerkannter Asylsuchender.

      https://www.woz.ch/-9159


  • Des effets des outils sur nos pratiques : pourquoi les médecins détestent-ils leurs ordinateurs ? | InternetActu.net
    http://www.internetactu.net/2019/01/31/des-effets-des-outils-dans-nos-pratiques-pourquoi-les-medecins-deteste
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    Car le logiciel génère des heures de travail supplémentaires, passées non avec les patients, mais devant l’écran. En 2016, une étude montrait que les médecins passaient environ 2 heures devant leur écran pour chaque heure passée devant leur patient – l’Europe connaît le même phénomène : une étude menée dans le Service de médecine interne du Centre hospitalier universitaire vaudois indique que les médecins assistants passent 5 heures par jour devant un écran, contre 1,7 devant les malades. Ces 5,2 heures sont consacrées à entrer des informations dans le « dossier patient informatisé ».

    #numérique

    • @cedric3 Oh combien ! Me rappelle une prof de Maths qui a refusé de me recevoir arguant que je trouverais tout ce qu’il faut sur internet. #technocratie

      Cependant, il est assez incroyable, voire pitoyable, que chacun·e ne prenne pas sa part de responsabilité dans l’avènement du fachisme informatique. A commencer par les politiques, mais aussi les médecins qui ont accepté le fichage de ceux dont ils auraient du prendre soin. Rappeler que la #carte_vitale n’est pas obligatoire, pas plus que la carte bleue non plus de mettre son enfant dans des centres fermés nommés écoles ou d’emplir son sac de carte de fidélité.
      A un moment, on peut aussi dire non à la #technocratie et entrer en résistance, ça coûte cher à tout niveau mais le sens critique de mes contemporains semble s’être arrêté à leur porte monnaie.
      C’est plus facile de faire taire d’un revers de main ceux et celles qui dénoncent et se sont élevé·es contre cette #aliénation et d’aller jouir de son rôle dans le fichage de la population.
      Ça me met en colère à vrai dire et me fait penser à la vallée d’Aspe, une fois que les tunnels ont été construits et la vallée détruite, les habitants ont reconnu que finalement c’était une calamité mais ah ben zut les écolos givrés qui se cadenassaient sur les chantiers avaient donc raison.
      #DMP #données_personnelles #santé #fichage #amazon



  • Only One-Eighth of the Ocean Is Free of Human Impact
    https://www.nationalgeographic.com/environment/2018/07/graphic-marine-wildlife-human-impact-climate-change

    Much is known about human impact on land wilderness, but until recently, less has been known about how human activity and climate change have affected marine vitality. In a study published Thursday in Current Biology, researchers have determined that marine wilderness accounts for only 13 percent—some 34 million square kilometers—of the ocean.

    merci @fil #mer #océan #activité_humaine #climat


    • C’est toujours la même chose et pour l’art et pour l’activisme : Pour réussir il faut faire ses débuts dans les sphères le plus hautes et ne jamais ceder la place aux plus jeunes / originaux / gens avec une vison plus large mais de modestes ressources. A cause de l’absence de règles c’est un monde sans merci. Tu dépends entièrement de ta bonne image de marque.
      On parle, on parle, on attire des gens qui font le travail et on se place en chef de projet / rédacteur au poste fixe / membre d’une nomenklatura solidement fondée, après on recupère les honneurs et on passe au tour prochain afin que personne arrivant par en bas ne puisse se créer une place fixe.

      Alors pour les jeunes c’est simple - tu passes un bac avec mention, tu intègres une école d’élite d’art / de journalisme / de sciences politiques / d’ingénieur / d’administration, tu crées ton réseau de copains / copines qui se soutiennent mutuellement et l’affaire est gagnée. Sur ce chemin un petit soutien financier par la famille n’est pas nuisible. Il faut bien payer au moins une fac d’élite à l’étranger pour son cv.

      Les autres peuvent aller se rhabiller, pas la peine de perdre du temps avec des illusions qui n’aboutissent à rien. Vaut mieux se faire récompenser avec la médaille du connard le plus exploitable de l’année, ca au moin paie le loyer, toujours à condition d’être logé.

      Problème : cette majorité de défavorisés n’a plus d’organisation qui lui permettrait d’arrêter la machine et d’exiger des revenus et une vie décente.

      Solution : chacun qui possède le petit grain de génie qui lui permet de de distinguer du reste des pauvres court après les boulots pas trop mal. Jusqu’à un certain age on trouve toujours.

      Question : qu’est-ce qu’on risque vraiment si on n’obtempère pas ?

      Alternative : sans doute il y en a, faudra essayer. FInalement ce n’est pas si mal le syndicalisme.

      #métro_boulot_dodo

    • Je ne sais pas pour les milieux carriéristes. C’est pour dire qu’on te tape dans le dos les 22 mois de ta vie ou tu décides de te mettre au chômage involontaire, il y a tant de belles œuvres à mener qui ne correspondent pas à des besoins marchandisables. Alors tu te dis que tu n’as pas besoin de plus que ton AAH, que ça va être génial mais au final le boulot est rare, sous les standards pro (le nombre de revues hazardomadaires) et n’occupe pas sa personne, donc il faut lancer une vraie entreprise de soi pour s’occuper : jongler avec les engagements, faire œuvre individuelle comme un bouquin, pour les intellos militant.es gratos que je connais bien. Moi cette année je m’en suis sortie en reprenant des études, bien évidemment inutiles mais qui m’ont au moins permis de voir des gens plusieurs fois par semaine, d’apprendre plein de choses (sauf que l’histoire du monde malais, tout le monde s’en tape) et d’être occupée, sollicitée dans des proportions que le bénévolat n’a jamais su m’apporter (ou alors seulement quand j’ai monté L’An 02 avec des glandus qui m’ont pompé du temps inutilement).

      C’est quand même dommage, d’avoir tout ce travail gratuit à donner et que personne n’en veuille... @reka, tu me disais que je produis vachement, c’est que j’ai vachement de temps. Là je recommence parce que les exams sont passés et que je suis moins occupée mais si mon stage tombe à l’eau, ce sont deux mois de gouffre béant d’inactivité qui vont s’ouvrir devant moi et pas mal de souffrance en perspective parce que le tourisme-journalisme que je pratique ne m’occupe pas assez. C’est pour ces raisons que je trouve que rien n’est réglé avec le revenu garanti : il y a déjà plein d’exclu.es qui traînent dans les lieux alter et les « animent » comme ils peuvent et qui souvent s’ennuient de ne rien faire avec d’autres, seulement causer. C’est pas une vie, c’est cet ennui que j’ai fui en quittant Bordeaux en 2007.

      Et ça, c’est sans compter que le RSA est d’un montant indigne et que les loyers sont trop élevés.


  • #Marche_des_privilèges

    #Activité en deux parties. La première partie permet de présenter le concept de #privilèges et de souligner l’aspect historique et social de ceux-ci. La seconde partie porte sur les privilèges spécifiques aux Canadien-ne-s engagé-e-s en solidarité internationale et permet de proposer une approche de la solidarité internationale en tant que réseau où s’expriment et se transfèrent les privilèges.
    La Marche des privilèges est une activité dynamique dans laquelle les participant-e-s doivent avancer sur une ligne représentant l’accès au #pouvoir dans notre société. La marche permet d’illustrer facilement les notions de privilèges et d’#oppression.

    http://decolo.pasc.ca/?page_id=455
    #discriminations #recherche_participative

    Ici un petit mode d’emploi de cet outil :
    https://www.lakelandcollege.edu/cm/diversity/content/documents/Classroom_Activity_Privilege_Walk.pdf

    • « L’universel lave-t-il plus blanc ? » : « Race », racisme et système de privilèges

      La question, déjà ancienne, de l’articulation des rapports sociaux de sexe, de classe et de « race » fait actuellement l’objet d’un intérêt re-nouvelé en France. Cet intérêt est salutaire : avec l’avancée du sys-tème néolibéral, la société française a connu de profondes transforma-tions qu’il est urgent d’analyser avec des outils solides permettant de ré-évaluer et d’actualiser les savoirs constitués.
La confusion politique croissante qui semble prévaloir aujourd’hui, l’insuffisance cruelle d’outils adaptés pour penser et combattre les inégalités sociales, économiques et politiques actuelles, sont dialecti-quement liées à un retour en force du naturalisme et de l’essentialisme, que le féminisme et la sociologie des relations interethniques et du racisme avaient identifiés depuis longtemps déjà parmi leurs principaux ennemis.

      http://journals.openedition.org/cedref/428
      #intersectionnalité

    • Briser le tabou du « privilège » pour lutter contre le #racisme et le #sexisme

      La question, déjà ancienne, de l’articulation des rapports sociaux de sexe, de classe et de « race » fait actuellement l’objet d’un intérêt re-nouvelé en France. Cet intérêt est salutaire : avec l’avancée du système néolibéral, la société française a connu de profondes transformations qu’il est urgent d’analyser avec des outils solides permettant de ré-évaluer et d’actualiser les savoirs constitués.
La confusion politique croissante qui semble prévaloir aujourd’hui, l’insuffisance cruelle d’outils adaptés pour penser et combattre les inégalités sociales, économiques et politiques actuelles, sont dialectiquement liées à un retour en force du naturalisme et de l’essentialisme, que le féminisme et la sociologie des relations interethniques et du racisme avaient identifiés depuis longtemps déjà parmi leurs principaux ennemis.

      https://blogs.mediapart.fr/segolene-roy/blog/260114/briser-le-tabou-du-privilege-pour-lutter-contre-le-racisme-et-le-sex

    • #Privilège_masculin

      Le privilège masculin est un concept utilisé pour examiner la situation sociale, économique et politique des avantages, ou des droits, mis à la disposition des hommes, sur la seule base de leur genre. L’accès des hommes à ces avantages, peut également dépendre d’autres caractéristiques telles que l’ethnie, l’orientation sexuelle, et la classe sociale1,2,3.

      Dans le langage, l’utilisation des pronoms masculins pour désigner les deux genres est souvent citée comme exemple, de la même façon que la préférence des garçons dans certaines cultures.

      Le privilège masculin est souvent examiné avec le concept de patriarcat dans le mouvement féministe, tandis que de nombreux militants pour le droits des hommes contestent l’existence du privilège masculin et du patriarcat dans la société occidentale moderne.

      https://fr.wikipedia.org/wiki/Privil%C3%A8ge_masculin



  • Replay Le monde en face - Un monde sans travail ? - France 5
    https://www.france.tv/france-5/le-monde-en-face/283763-le-monde-en-face.html

    « Un monde sans #travail ? » mène l’enquête sur cette fin annoncée du « travail », tel que nous le concevons aujourd’hui, depuis la Bretagne, en passant par l’Occitanie, Bruxelles, la Suisse, la Silicon Valley et la côte Est des États-Unis. À la rencontre de chercheurs, d’entrepreneurs, de citoyens, d’industriels ou de lanceurs d’alerte, au cœur de ce monde en #transition. Une société qui serait débarrassée du mythe de la #croissance à tout prix pour accéder à la pleine #activité de tous : tel est l’enjeu de ce 21e siècle.

    70’ - un film co-écrit par Philippe Borrel et Noël Mamère

    #documentaire #video


  • Activités extra-scolaires : « Et le tien, il fait quoi, comme activité, cette année ? » – Le Carnet de correspondance
    https://lecarnetdecorrespondance.com/2017/09/13/activites-extra-scolaires-et-le-tien-il-fait-quoi-comme-ac

    Activités extra-scolaires : « Et le tien, il fait quoi, comme activité, cette année ? »

    Poterie, éveil musical, méditation, yoga, violon, code informatique, chinois, judo… Le marché des activités extra-scolaires se porte bien, notamment dans les grandes villes. Un enfer pour les parents qui ne savent plus ni quoi choisir, ni comment faire pour obtenir une place, quand certaines activités surcotées sur le marché de la valorisation enfantine imposent des listes d’attente dès le mois de juin.

    #enfance #éducation #activités_extra-scolaire



  • #activités_de_conseil chez les députés : une mesure clé repoussée à 2022
    https://www.mediapart.fr/journal/france/050917/activites-de-conseil-chez-les-deputes-une-mesure-cle-repoussee-2022

    Bientôt promulguées, les lois « confiance » prétendent encadrer les activités de conseil des députés. En réalité, la principale mesure affichée par le gouvernement s’appliquera en 2022 seulement. « Supercherie ! », dénonce le PS.

    #France #conflits_d'intérêts #Delphine_Batho #moralisation #Nicole_Belloubet #parlement



  • See Human Impact in an X-Ray of the Ocean
    http://www.nationalgeographic.com/magazine/2017/04/explore-human-impact-on-oceans

    The map above is essentially an x-ray of the ocean, and the colors show where it’s feeling the most impact from human activity. The darker the area, the more stressed the waters are by fishing, shipping, the destabilizing effects of climate change, or all three.

    Such a map is rare. The vastness and depth of the ocean make it notoriously difficult to study. But in 2008 a team of researchers used satellite images and modeling software to make a complete portrait of human effects on the ocean. Five years later they did it again, capturing a comprehensive view of an ocean in transition. Among the revelations: Two-thirds of the ocean shows increased strain from human-related factors, such as fishing and climate change. And more than three-quarters of coastal waters suffer from climate change and increases in the effects of harmful land-based activities, including pollution. In all, the researchers classified more than 40 percent of the ocean as “heavily impacted” by human activity.

    #océan #pêche #climat #pollution #activités_humaines #cartographie


  • Le bruit de l’homme affecte les espèces jusque dans les aires protégées
    http://www.lemonde.fr/biodiversite/article/2017/05/04/le-bruit-de-l-homme-affecte-les-especes-jusque-dans-les-aires-protegees_5122

    L’homme vient rompre la quiétude des animaux jusque dans les espaces les plus sauvages. Pas seulement du fait de la déforestation ou du braconnage, mais également en raison du bruit qu’entraînent ses activités. Cette pollution sonore constitue une nouvelle menace pour les aires protégées et les espèces qu’elles abritent : elle réduit leur survie et leur reproduction, entraînant des effets en cascade pour l’ensemble des écosystèmes. Voilà l’alerte lancée par une étude publiée dans la revue Science, vendredi 5 mai, la première menée à une échelle aussi large, celle des Etats-Unis.

    http://science.sciencemag.org/content/356/6337/531

    #bruit #pollution_sonore #activités_humaines


  • Frontiers | Ecological Role of Submarine Canyons and Need for Canyon Conservation: A Review | Deep-Sea Environments and Ecology
    http://journal.frontiersin.org/article/10.3389/fmars.2017.00005/full?

    Submarine canyons are major geomorphic features of continental margins around the world. Several recent multidisciplinary projects focused on the study of canyons have considerably increased our understanding of their ecological role, the goods, and services they provide to human populations, and the impacts that human activities have on their overall ecological condition. Pressures from human activities include fishing, dumping of land-based mine tailings, and oil and gas extraction. Moreover, hydrodynamic processes of canyons enhance the down-canyon transport of litter. The effects of climate change may modify the intensity of currents. This potential hydrographic change is predicted to impact the structure and functioning of canyon communities as well as affect nutrient supply to the deep-ocean ecosystem. This review not only identifies the ecological status of canyons, and current and future issues for canyon conservation, but also highlights the need for a better understanding of anthropogenic impacts on canyon ecosystems and proposes other research required to inform management measures to protect canyon ecosystems.

    #canyon #océan #écosystèmes #activités_humaines #destruction


  • Humans Threaten Over 100 Precious Natural Heritage Sites | Smart News | Smithsonian
    http://www.smithsonianmag.com/smart-news/humans-threaten-over-100-precious-natural-heritage-sites-180961971

    From the Great Wall of China to the terraces of Machu Picchu, world heritage sites preserve the beauty and historic import of humanity’s greatest accomplishments. Others, like the breathtaking Río Plátano Biosphere Reserve in Honduras, highlight the natural beauty and biodiversity of some of Earth’s most beautiful spots. But could humans inadvertently destroy the very sites they hold so dear? A new study suggests just that, warning that over 100 precious natural heritage sites are already being damaged by human activity.

    #patrimoine_naturel #destruction #activités_humaine


  • Baisse d’activité du #consultant, comment repartir ?
    http://www.leportagesalarial.com/baisse-activite-consultant-comment-repartir

    Le consultant est confronté à des périodes de travail intenses dans l’année, en alternance avec des périodes plus creuses. Ces périodes calmes sont assez naturelles, liées au calendrier des projets clients, des disponibilités de budgets, ou des congés. Par exemple, les mois d’été et la fin/le début d’année, ainsi que le mois de mai, peuvent … Read more →

    #Outils_du_consultant #activité


  • Mines en #Asie_du_Sud-Est : une #géopolitique des #ressources sans conflits ?

    Le développement ou l’accélération d’#activités_extractives offre depuis quelques années aux États sud-asiatiques, riches en ressources minières, des perspectives de croissance ainsi que l’espoir d’un nouveau développement. Cependant, démontre cet article inédit, les investissements étrangers orientés dans le secteur minier ne sont pas à l’abri de risques politiques, en raison de modifications abruptes des Codes miniers, ou de problèmes de géopolitique interne liés à la contestation du gouvernement central, à la corruption ou à des rivalités politiques violentes.

    http://www.diploweb.com/Mines-en-Asie-du-Sud-Est-une.html

    #mines #énergie #extraction
    via @ville_en


  • La #croissance se disperse dans l’Union européenne
    http://fr.myeurop.info/2016/05/18/la-croissance-se-disperse-dans-l-union-europ-enne-14531

    Daniel Vigneron

    La dernière estimation d’Eurostat montre que la croissance en Europe ne se diffuse pas mais se disperse. Grâce à l’accélération de l’activité en #France et en #Italie, les quatre premières économies convergent. Mais les pays qui, historiquement, évoluaient en parallèle ont tendance à diverger.

    La fin du mois d’avril a fait souffler un vent d’optimisme à propos de l’économie française. lire la suite

    #EUROFOCUS #Allemagne #Autriche #Danemark #Espagne #Estonie #Finlande #Hongrie #Lituanie #Pologne #Portugal #République_tchèque #Royaume-Uni #Suède #Union_européenne #activité #demande_intérieure #divergence_économique #expansion #PIB #RFI #sortie_de_crise #taux_de_croissance


  • Pôle emploi va tester une plateforme web pour les #chômeurs en « activité réduite » - L’Express L’Entreprise
    http://lentreprise.lexpress.fr/actualites/1/actualites/pole-emploi-va-tester-une-plateforme-web-pour-les-chomeurs-en-a

    #Pôle emploi va expérimenter à partir de juin une plateforme en ligne pour aider les demandeurs d’emploi en « #activité_réduite_subie » à travailler davantage, selon un document dont l’AFP a obtenu copie mercredi. L’expérimentation, prévue de juin 2016 à la fin janvier 2017, concernera, sur la base du volontariat, les « demandeurs d’emploi travaillant moins de 78 heures par mois et recherchant un emploi à temps plein », selon la présentation transmise aux syndicats de l’opérateur. "Environ 21.000 demandeurs d’emploi (seront) potentiellement concernés" dans « 31 agences » (3 à 4 agents volontaires par agence) de « six régions » tests : Nord-Pas-de-Calais-Picardie, Bretagne, Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes, Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées, Auvergne-Rhône-Alpes, Martinique. 
    Une « offre de service adaptée » leur sera proposée via une plateforme baptisée « pole-talents.fr », pour « simplifier leur accès à un ou des compléments d’activité » et « augmenter (leur) nombre d’heures de travail ». Le site donnera accès à un moteur de recherche d’emploi, à un « réseau collaboratif » pour faciliter la mise en relation de demandeurs aux profils similaires, à un « annuaire de services spécialisés » pour les demandeurs d’emploi en activité réduite, et à un « simulateur » permettant d’estimer l’impact de la reprise d’activité sur son indemnisation. [ça alors ! ndc]

    Toute entrée dans le dispositif sera précédée par un « diagnostic » réalisé par un conseiller pour « vérifier » l’autonomie des demandeurs d’emploi « dans l’usage des services numériques ». Le cas échéant, les « demandeurs d’emploi non autonomes » bénéficieront d’une formation « en agence » à l’utilisation de la plateforme. Un rapport d’évaluation de l’expérimentation est prévu pour « fin avril 2017 ». 

    Fin février, 1,87 million d’inscrits à Pôle emploi exerçaient une activité réduite, soit un tiers des 5,46 millions de demandeurs d’emploi de métropole. Parmi eux, 706.400 avaient travaillé moins de 78 heures au cours du mois, dont 62% de femmes .

    #chômeurs_en_activité_à_temps_réduit #indemnisation


  • La hausse « atypique » des demandeurs d’emploi qui travaillent
    http://www.lemonde.fr/politique/article/2015/11/26/la-hausse-atypique-des-demandeurs-d-emploi-qui-travaillent_4818205_823448.ht

    C’est une donnée qui retient rarement l’attention lorsque les chiffres du #chômage sont publiés, à la fin de chaque mois. La ministre du travail, Myriam El Khomri, n’y a pas fait la moindre allusion dans le communiqué qu’elle a diffusé, le 26 octobre, pour commenter la dernière batterie d’indicateurs sur les demandeurs d’emploi. Une discrétion sans doute liée au fait que cette statistique continue de progresser à un rythme soutenu : elle porte sur les personnes qui recherchent un emploi tout en ayant déjà un poste.

    Alors que les chiffres d’#octobre ont été publiés jeudi soir, le nombre de ces demandeurs d’emploi, considérés comme étant en « #activité_réduite » (catégories B et C), s’élevait à près de 1,875 million en septembre, contre un peu plus de 1,683 million un an auparavant, soit une hausse de 11,38 %. En se focalisant sur la catégorie C (les demandeurs d’emploi qui ont travaillé plus de 78 heures dans le mois), l’accroissement est encore plus fort : +14,8 % en douze mois. Des pourcentages qui font tache, comparés à l’évolution du nombre d’inscrits à #Pôle_emploi n’ayant pas du tout travaillé durant le mois écoulé (catégorie A) : – 0,7 % entre août et septembre ; + 3,1 % depuis un an.

    Dans le flot grossissant des demandeurs d’emploi en activité réduite, il y a Emeline, qui témoigne sous un prénom d’emprunt. Licenciée en 2013 de la société de composants électroniques où elle était employée depuis dix-neuf ans comme traductrice, elle n’a pas retrouvé de situation stable, depuis. Elle a décroché des #missions auprès de plusieurs institutions prestigieuses : les Nations unies, Sciences Po Paris, HEC... « Cela reste trop épisodique, regrette-t-elle. Je n’ai aucune visibilité. Le côté irrégulier est inquiétant. » (...)

    Des demandeurs d’emploi dans cette situation, l’association Solidarités nouvelles face au chômage (SNC) en prend des dizaines sous son aile. « Nos bénévoles accompagnent plutôt des personnes ayant pu retrouver un #CDD de plus d’un mois », explique son président, Gilles de Labarre. Bien souvent, le poste qu’elles occupent est nettement moins bien rémunéré que celui qu’elles ont perdu : « Elles se sont remises dans le circuit de l’emploi mais au prix d’une dévalorisation monétaire d’au moins 30 %, rapporte M. de Labarre. Elles l’ont fait dans le but d’éviter de tomber dans la #pauvreté et, pour certaines d’entre elles, afin de ne pas perdre leur logement. »
    L’accroissement du nombre de demandeurs d’emplois en activité réduite ne date pas d’hier, comme le rappelle Pierre Cavard, directeur des études à l’Unédic : « Il a débuté dans les années 1990 et s’est amplifié, en particulier après 2008 », précise-t-il. On en dénombrait un peu plus de 600 000 en 1996 (contre 1,875 million aujourd’hui), d’après les études du ministère de l’emploi. Cette tendance met en lumière deux phénomènes, pour Yannick L’Horty, professeur à l’université Paris-Est – Marne-la-Vallée : « La #précarité dans laquelle est plongée une part croissante des inscrits à Pôle emploi et le fait que les personnes concernées considèrent qu’il vaut mieux occuper un poste, même si c’est à temps partiel ou pour de courtes périodes, plutôt que d’être totalement en dehors du monde du travail. »
    Comment expliquer cette montée des effectifs dans les catégories B et C de Pôle emploi ? Membre du Conseil d’analyse économique (CAE), Corinne Prost pense qu’elle « est, en partie, imputable aux règles inscrites dans les conventions de l’#Unédic ». Celles-ci permettent, à certaines conditions, de cumuler revenus d’activités et indemnités versées par l’#assurance-chômage. « Les partenaires sociaux, qui gèrent le dispositif, ont mis en place de telles dispositions pour couvrir au mieux les personnes occupant un poste à temps partiel ou pour de courtes périodes, poursuit Mme Prost. Ainsi, ceux qui travaillent une semaine sur deux gagnent presque autant que s’ils étaient employés à temps plein – grâce au complément de ressources apporté par l’Unédic. »

    « Coûts massifs »
    Ce faisant, le système a favorisé le développement de ce type de contrats, selon elle. « Les #salariés comme les employeurs peuvent y trouver leur compte mais pas le régime d’assurance-chômage pour qui les coûts sont massifs. » Une analyse qu’elle et l’économiste Pierre Cahuc avaient développé dans une note publiée le 7 octobre, sous l’égide du CAE.
    Mais leurs conclusions ne font pas l’unanimité. « Elles relèvent plus d’une hypothèse que d’une démonstration », estime Pierre Cavard, en soulignant que « les études du ministère du travail lient la hausse du nombre des inscrits dans les catégories B et Ce à la montée des contrats courts et de l’#intérim ».
    Fin juin, alors qu’il était encore ministre du travail, François Rebsamen avait demandé à l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS) d’analyser « les causes conjoncturelles et structurelles susceptibles d’expliquer » la hausse « atypique », à ses yeux, des demandeurs d’emplois relevant de la catégorie C. Son rapport, qui était attendu pour septembre, devrait être rendu prochainement, indique-t-on dans l’entourage de Mme El Khomri.

    #chômeurs_en_activité_à_temps_réduit

    • Les APL devraient impliquer un contrôle drastique des loyers pour que leur rôle de soutien à la rente foncière soit régulé.
      À l’inverse, les allocations chômage et autres minima pourraient garantir un niveau « décent », par exemple une alloc plancher au #SMIC/jour pour chaque journée sans emploi, ce qui permettrait de refuser les emplois dégradés,inutiles ou nuisibles, en opposant un cirière concret, journalier, à l’annualisation du temps de travail dont l’intermittence de l’emploi est une des modalités.
      Dans les deux cas la logique sociale donne la priorité au profit : le #salaire_social, APL, chômage ou minima doit in fine revenir au « privé », les #propriétaires fonciers, les propriétaires de moyens de production. Voilà la tension dont ces dires sont les produits.

    • « Améliorer l’assurance chômage pour limiter l’instabilité de l’emploi » Conseil d’analyse économique, septembre 2015
      http://www.cae-eco.fr/Ameliorer-l-assurance-chomage-pour-limiter-l-instabilite-de-l-emploi-326.htm

      En France, les embauches en contrats de très courte durée, de moins d’un mois, ont fortement augmenté depuis le début des années 2000. Ces contrats courts sont très souvent des réembauches chez le même employeur, les salariés alternant de brèves périodes d’emploi et de chômage. La Note du Conseil d’analyse économique (CAE), montre que l’assurance chômage contribue au développement des emplois instables. Les auteurs de la note, Pierre Cahuc et Corinne Prost, formulent trois recommandations visant à modifier les règles d’indemnisation et de financement de l’assurance chômage pour en améliorer l’équilibre financier et limiter l’instabilité de l’emploi.

      Recommandation 1. Fixer une allocation chômage proportionnelle au revenu moyen mensuel calculé sur une période de référence et non proportionnelle au salaire journalier moyen des jours couverts par un contrat de travail. Rendre le cumul allocation chômage et salaire plus rémunérateur.

      Recommandation 2. Éviter les règles d’indemnisation spécifiques à certaines professions si elles ne sont pas compensées par des contributions couvrant leur surcoût par rapport aux règles de droit commun.

      Recommandation 3. Moduler les cotisations employeur à l’assurance chômage en fonction du coût induit par l’entreprise pour l’assurance chômage.


    • Bravons l’état d’urgence, retrouvons-nous le 29 novembre place de la République (actuellement la page de Paris Lundi s’ouvre pas, voici un extrait de Ration, url cité plus haut)

      C’est une victoire pour Daesh que d’être parvenu, avec moins d’une dizaine d’hommes, à faire sombrer l’État dans ses pires réflexes réactionnaires. C’est une victoire pour Daesh que d’avoir provoqué la mise sous tutelle #sécuritaire de la population tout entière.

      Le dimanche 29 novembre, une gigantesque #manifestation était prévue dans les rues de Paris pour faire pression sur les gouvernants mondiaux, à qui personne ne faisait confiance pour trouver une solution au réchauffement climatique. Des centaines de milliers de personnes étaient attendues de toute l’Europe. Manuel Valls, certainement lucide sur le caractère dérisoire des accords qui sortiront de la #COP21, craignait beaucoup cette manifestation. Il a donc décidé de l’interdire, au prétexte que la foule risquerait d’être la cible d’un attentat. M. Valls jouerait-il avec le feu en laissant les Français risquer leur vie en faisant leurs courses de Noël ? Il se donne en tout cas les grands moyens : ceux qui voudraient manifester encourent 6 mois de prison. M. Valls va-t-il nous mettre en prison pour nous protéger des attentats ?

      La proposition que nous faisons, nous savons que dans les circonstances actuelles nous aurons du mal à la faire entendre. Depuis dix jours, les écrans ressassent la gloire des « valeurs » françaises. Nous prenons cela au pied de la lettre. S’il existe quelque chose comme une valeur française, c’est d’avoir refusé depuis au moins deux siècles de laisser la rue à l’armée ou à la police. La mobilisation à l’occasion de la COP21 est un enjeu primordial et nous n’acceptons pas que le gouvernement manipule la peur pour nous interdire de manifester.

      Dimanche 29 novembre, nous appelons à braver l’#état_d’urgence et à nous retrouver à 14h sur la place de la République.

      Parmi les signataires : Frédéric Lordon, Directeur de recherche au CNRS, Pierre Alféri, Romancier, poète et essayiste, Hugues Jallon, éditeur, écrivain, Ludivine Bantigny, Historienne, Eric Hazan, Editeur, Julien Salingue, Docteur en Science politique

    • Les perquisitions, ça n’attend pas à la campagne ! (mel reçu)

      salut à tous,

      un petit mail pour informer que ce matin à 7h du matin on a eu le droit à une #perquisition chez nous.
      etat d’urgence oblige les manifestations sont interdites et ceux susceptibles d’en organiser sont dans l’illégalité.
      en l’occurence les gendarmes nous ont dit chercher un lien avec l’organisation d’une #manifestation contre la #cop21 et toutes autres choses... avec sur le papier une intervention liée à « des #activités_à_caractère_terroriste »
      ils sont partis à 10h après avoir fouillé la maison, les ordi, les portables...
      c’est nos présences sur des manif pour l’environnement et autres qui ont justifié cette perquisition !!
      l’état d’urgence le permet et le préfet de la Dordogne s’en sert !!

      bon courage à tous !

      Deux maraîchers bio en Dordogne.

    • Cet appel semble avoir été peu vu jusqu’ici. Ne serait-ce qu’en soutien aux personnes actuellement en garde à vue suite à la manif de dimanche à Paris et autres convoqués à la police, c’est à faire circuler il me semble. Ne les laissons pas installer plus encore la cage. @mona @fil @tintin @monolecte @paris @larotative @7h36 @intempestive @parpaing @isskein @ qui d’autres encore...

      [Il] peut être signé par tout un chacun sur le site de pétition en ligne Change.org. Ce mercredi midi, il était déjà cosigné par plus de 1000 personnes.


  • En Midi-Pyrénées, activité réduite rime avec durée d’inscription accrue à Pôle emploi, Insee - Travail-Emploi -
    http://www.insee.fr/fr/themes/document.asp?reg_id=7

    En Midi-Pyrénées, 35 % des demandeurs d’emploi en fin de mois exercent une #activité_réduite fin 2014, soit 14 points de plus qu’en 1996. Les femmes sont davantage concernées par cette pratique que les hommes, que l’activité exercée soit de courte durée (78 heures ou moins, catégorie B des DEFM) ou de longue durée (plus de 78 heures, catégorie C). Dans 29 % des cas, les activités longues correspondent à des temps pleins. La crise de 2008 et le marasme économique qui en a découlé pénalisent les demandeurs d’emploi en activité réduite : ils sont autour de 18 % à n’avoir connu aucun changement de situation en deux années d’inscription (ni reprise d’emploi temporaire, ni formation, etc.), c’est 5 points de plus que les demandeurs d’emploi sans activité (catégorie A). En revanche, quelle que soit la catégorie à l’inscription sur les listes, un demandeur d’emploi sur deux déclarant retrouver un #emploi ne se réinscrit pas dans les six mois : le retour à l’emploi est alors supposé durable. L’activité réduite est une pratique fréquente mais qui ne s’exerce pas en continu. Ainsi, 63 % des demandeurs d’emploi inscrits en 2011 ont eu une ou plusieurs activités réduites dans les deux ans suivant leur inscription à Pôle emploi et 6 % seulement tout au long de cette période.

    #chômeurs #précarité


  • Clinique du travail et clinique de l’activité, Yves Clot
    http://www.cairn.info/revue-nouvelle-revue-de-psychosociologie-2006-1-page-165.htm

    Dans cet article , je voudrais tenter de dresser l’inventaire, sous la contrainte d’une forme abrégée, des repères qui servent de référence à une #clinique de l’#activité à l’intérieur de la clinique du #travail.

    Les équivoques du travail

    Le premier concerne le travail lui-même comme activité humaine aux prises avec le réel. Sans doute le mot travail envahit-il aujourd’hui le champ social. Mais c’est le contraire pour l’activité. Mieux, le #déni_du_réel de l’activité devient un principe du fonctionnement social. Le réel du travail compris comme ce qui est difficile à réaliser, à faire ou à dire, mais aussi comme épreuve où l’on peut donner sa pleine mesure, ou encore comme plaisir du possible – sur le plan technique comme sur le plan social – fait l’objet d’un refoulement social. La fonctionnalité des choses dans le monde du travail s’accorde de plus en plus mal avec l’authenticité des #relations – on le sait et on le répète – mais aussi de moins en moins bien avec la vérité du rapport réel au monde. La course à la performance est devenue une école du relativisme dans le champ des #valeurs, et les actes professionnels sont toujours plus saturés d’intentions stratégiques (Veltz, 2000). La tyrannie rentabiliste pousse au cynisme, au double langage. La résignation est une tentation qui débouche parfois sur l’usage de la séduction comme ressort de réussite, mais le plus souvent sur le ressentiment comme source de haine.