• Bravons l’état d’urgence, retrouvons-nous le 29 novembre place de la République (actuellement la page de Paris Lundi s’ouvre pas, voici un extrait de Ration, url cité plus haut)

      C’est une victoire pour Daesh que d’être parvenu, avec moins d’une dizaine d’hommes, à faire sombrer l’État dans ses pires réflexes réactionnaires. C’est une victoire pour Daesh que d’avoir provoqué la mise sous tutelle #sécuritaire de la population tout entière.

      Le dimanche 29 novembre, une gigantesque #manifestation était prévue dans les rues de Paris pour faire pression sur les gouvernants mondiaux, à qui personne ne faisait confiance pour trouver une solution au réchauffement climatique. Des centaines de milliers de personnes étaient attendues de toute l’Europe. Manuel Valls, certainement lucide sur le caractère dérisoire des accords qui sortiront de la #COP21, craignait beaucoup cette manifestation. Il a donc décidé de l’interdire, au prétexte que la foule risquerait d’être la cible d’un attentat. M. Valls jouerait-il avec le feu en laissant les Français risquer leur vie en faisant leurs courses de Noël ? Il se donne en tout cas les grands moyens : ceux qui voudraient manifester encourent 6 mois de prison. M. Valls va-t-il nous mettre en prison pour nous protéger des attentats ?

      La proposition que nous faisons, nous savons que dans les circonstances actuelles nous aurons du mal à la faire entendre. Depuis dix jours, les écrans ressassent la gloire des « valeurs » françaises. Nous prenons cela au pied de la lettre. S’il existe quelque chose comme une valeur française, c’est d’avoir refusé depuis au moins deux siècles de laisser la rue à l’armée ou à la police. La mobilisation à l’occasion de la COP21 est un enjeu primordial et nous n’acceptons pas que le gouvernement manipule la peur pour nous interdire de manifester.

      Dimanche 29 novembre, nous appelons à braver l’#état_d’urgence et à nous retrouver à 14h sur la place de la République.

      Parmi les signataires : Frédéric Lordon, Directeur de recherche au CNRS, Pierre Alféri, Romancier, poète et essayiste, Hugues Jallon, éditeur, écrivain, Ludivine Bantigny, Historienne, Eric Hazan, Editeur, Julien Salingue, Docteur en Science politique

    • Les perquisitions, ça n’attend pas à la campagne ! (mel reçu)

      salut à tous,

      un petit mail pour informer que ce matin à 7h du matin on a eu le droit à une #perquisition chez nous.
      etat d’urgence oblige les manifestations sont interdites et ceux susceptibles d’en organiser sont dans l’illégalité.
      en l’occurence les gendarmes nous ont dit chercher un lien avec l’organisation d’une #manifestation contre la #cop21 et toutes autres choses... avec sur le papier une intervention liée à « des #activités_à_caractère_terroriste »
      ils sont partis à 10h après avoir fouillé la maison, les ordi, les portables...
      c’est nos présences sur des manif pour l’environnement et autres qui ont justifié cette perquisition !!
      l’état d’urgence le permet et le préfet de la Dordogne s’en sert !!

      bon courage à tous !

      Deux maraîchers bio en Dordogne.

    • Cet appel semble avoir été peu vu jusqu’ici. Ne serait-ce qu’en soutien aux personnes actuellement en garde à vue suite à la manif de dimanche à Paris et autres convoqués à la police, c’est à faire circuler il me semble. Ne les laissons pas installer plus encore la cage. @mona @fil @tintin @monolecte @paris @larotative @7h36 @intempestive @parpaing @isskein @ qui d’autres encore...

      [Il] peut être signé par tout un chacun sur le site de pétition en ligne Change.org. Ce mercredi midi, il était déjà cosigné par plus de 1000 personnes.