• Cocaïne : près de 110 tonnes saisies en 2022 à Anvers, nouveau record Ambroise Carton - RTBF
    https://www.rtbf.be/article/cocaine-pres-de-110-tonnes-saisies-en-2022-a-anvers-nouveau-record-11133894

    Près de 110 tonnes de cocaïne ont été saisies par les autorités belges en 2022 dans le port d’Anvers, première porte d’entrée en Europe pour cette drogue expédiée d’Amérique latine, soit un nouveau record, ont annoncé mardi les douanes belges.


    C’est la première fois que la barre des 100 tonnes est dépassée. Les saisies s’élevaient à 89,5 tonnes l’année précédente. A Rotterdam (Pays-Bas), les interceptions pour cette même drogue ont baissé à 52,5 tonnes contre environ 70 en 2021, a-t-il été précisé lors d’une conférence de presse associant les deux pays voisins à Beveren (Belgique), près d’Anvers.

    #ue #union_européenne #drogue #drogues #cocaïne #crack #mafia #santé #addiction #société #cocaine #police #trafic #criminalité #héroïne #Anvers #Rotterdam #containers #marché

    • La fillette de 11 ans tuée dans une fusillade « venait de la famille la plus riche de la pègre anversoise » : voici ce que l’on sait :
      https://www.lalibre.be/regions/flandre/2023/01/10/qui-est-la-fillette-de-11-ans-tuee-dans-une-fusillade-a-anvers-elle-venait-d

      Tuée dans la fusillade du lundi 9 janvier, Firdaous, une filette d’à peine 11 ans, serait de la plus grande famille anversoise impliquée dans le trafic de drogue.

      Alors qu’une fusillade éclatait du côté de Merksem, la jeune Firdaous a perdu la vie. L’annonce de ce décès a choqué toute la Flandre ce lundi soir.

      Selon nos confrères de HLN, la petite Firdaous est issue d’une famille de barons de la drogue. Sa mère, Naziha, serait la sœur aînée d’Othman, Younes et Nordin El B. Les frères de Naziha ne sont pas inconnus de la police et des services de renseignements. Ils ont déjà eu affaire à la justice à plusieurs reprises dans le cadre d’enquêtes sur le monde de la drogue. Depuis le piratage du service de chat Sky ECC, les enquêteurs affirment qu’il est clair qu’Othman et Younes tirent les ficelles de la scène de la drogue anversoise depuis Dubaï, indiquent nos confrères flamands.


      Cependant, la famille de Naziha semble hors de tout cela. Le voisinage décrit une famille sympathique et irréprochable. A part le fils aîné, Mohamed El J., soupçonné d’être lié à son célèbre oncle Othman, possible cause de l’attaque de lundi soir. Bart de Wever avait d’ailleurs qualifié la famille du baron Othman de « la plus riche de la pègre anversoise »

      « Il y aura certainement une réaction »
      Othman E.B., l’oncle de l’enfant tuée par balle à Merksem lundi soir, affirme mardi au journal Gazet van Antwerpen que sa famille répondra au drame sans recourir à la violence. « Nous allons rechercher les auteurs avec la police et la justice », a déclaré le trentenaire recherché pour trafic de drogue, supposément depuis Dubaï. . . . . .

  • TEMOIGNAGE. « J’ai vu ma fille se faire siphonner le cerveau en 3 semaines » : un père alerte sur l’addiction aux jeux vidéo
    https://france3-regions.francetvinfo.fr/occitanie/haute-garonne/toulouse/temoignage-j-ai-vu-ma-fille-se-faire-siphonner-le-cerve

    https://france3-regions.francetvinfo.fr/image/_znZ2X-7wkSnW5guCllP6SQHf_c/930x620/regions/2022/12/27/63aaa8e415e1c_maxnewsworldfour577228.jpg

    Quand au bout d’un moment, la voir toujours sur son écran me fatigue, je la mets en sevrage. Le portable part au garage en mode avion et elle n’y a pas accès. Sauf que cette fois-ci, elle s’effondre !

    France 3 : elle s’effondre ?...

    Eric : Oui. Littéralement. Elle n’a plus faim, n’a plus goût à rien. Elle est complètement sonnée. Le lendemain, je la trouve en larmes sur le balcon de sa chambre, elle est complètement paumée, en pyjama alors qu’il fait froid. Prostrée. 

    J’ai des amis qui ont pris des drogues dures autour de moi quand j’étais jeune, je me retrouve face au même choc. Je me rends compte qu’elle est malade quand elle n’a pas son portable. On lui explique. Elle répond qu’elle ne peut pas faire ça aux autres. « Mes amis ne vont plus pouvoir compter sur moi ». Elle est brillante, les autres l’attendent.

    #jeux_videos #addiction #drogue #numérique #adolescents #enfants #france_2022

    • C’est arrivé à ma fille de 13 ans à l’époque, quelques semaines seulement après avoir eu son premier smartphone, elle fond en larme en disant « j’en peux plus de ce truc, je n’arrive plus à rien faire d’autre ». Alors on a fait un « nid ». Elle l’y mettait en rentrant du collège, le temps de faire les devoirs. ou le temps de faire une promenade.
      A des moments choisis elle sortait la bête de sa cage pour l’apprivoiser...

  • Comment l’Europe est devenue une plaque tournante du marché de la cocaïne Miroslav Mares - RTS
    https://www.rts.ch/info/monde/13642897-comment-leurope-est-devenue-une-plaque-tournante-du-marche-de-la-cocain

    Le marché mondial de la cocaïne a changé. Le Vieux Continent n’est plus seulement un marché sur lequel les criminels écoulent leurs produits, il est le nouvel eldorado des trafiquants. A tel point, qu’il y a un mois, l’agence européenne de la police criminelle reconnaissait faire face à un phénomène d’une ampleur à laquelle elle ne s’attendait pas.

    Fin novembre, après des mois d’enquête, Europol a démantelé un « super-cartel ». A partir des Emirats arabes unis, il contrôlait près d’un tiers du commerce de la cocaïne en Europe. Des arrestations de dizaines de suspects ont eu lieu en France, en Espagne, en Belgique, aux Pays-Bas et à Dubai.

    Ce coup de filet emblématique démontre un déplacement du marché des drogues. Le Vieux Continent est non seulement une des destinations principales de la cocaïne, mais aussi une escale pour l’acheminer ailleurs dans le monde.

    Plus de 30 tonnes de cocaïne ont été saisies. Depuis cinq ans, ces mises sous séquestre augmentent de façon exponentielle, explique Laurent Laniel, analyste à l’Observatoire européen des drogues et de la toxicomanie, dans l’émission de Tout un monde mardi : « Entre 2017 et 2021, chaque année a été un record de saisies ».

    Expansion et nouveaux canaux de distribution
    Selon l’Observatoire européen, la croissance s’effectue en direction de l’Europe orientale et du Nord. Historiquement ces zones ne sont pas de gros marchés : « Il y a une augmentation des cas de pays rapportant la présence de crack, de cocaïne fumée. Ceci indique que la disponibilité de la drogue est très forte », indique Laurent Laniel.

    D’autres indicateurs, tels que l’analyse des eaux usées, montrent la présence de cocaïne dans un plus grand nombre de villes européennes.

    Pour élargir leur réseau de vente, les dealers adaptent leurs techniques marketing. Aujourd’hui, il est possible de se procurer les produits au travers des réseaux sociaux. Les dealers affichent toute une gamme de produits : dès 30 euros, il est possible de trouver de la marchandise, sans doute de qualité douteuse, « mais si tu payes 100 euros, alors là, tu as le super truc, » affirme l’analyste.

    Une métamorphose liée à la volonté des cartels colombiens
    Depuis les années 2000, les cartels colombiens se sont tournés vers l’Europe pour diversifier leurs canaux de distribution. Selon David Weinberger, co-directeur de l’Observatoire des criminalités internationales à l’Institut de relations internationales et stratégiques à Paris, le but des criminels colombiens était de court-circuiter les trafiquants mexicains : « Pour atteindre les Etats-Unis, ils avaient l’obligation de passer par le Mexique, ce qui les obligeait à diminuer leurs profits. »

    Désormais, ils sont présents dans d’autres zones du monde, notamment en Océanie, où la consommation par habitant est la plus importante au monde, localisée principalement en Australie et en Nouvelle-Zélande.

    Les nouvelles techniques de dissimulation
    En Europe, la drogue arrive majoritairement dans les ports d’Anvers, de Rotterdam ou de Valence. Le commerce de containers y est si dense que la surveillance systématique est illusoire.

    Les méthodes de dissimulation de la cocaïne sont aussi très sophistiquées, affirme Laurent Laniel. Il est possible de la cacher de manière chimique, de la faire se confondre avec d’autres matériaux, par exemple du plastique, du charbon de bois. Les trafiquants arrivent également à la mélanger avec de la peinture ou du plâtre.

    C’est seulement une fois les laboratoires démantelés que la police et les douanes arrivent à comprendre quel a été le subterfuge qui a permis d’introduire des tonnes de cocaïne sur le sol européen.

    Le marché européen contrôlé par plusieurs groupes
    La N’drangheta, la mafia calabraise, a la haute main sur une partie du trafic de cocaïne. Selon David Weinberger, c’est un marché fluide, pas tenu par un seul groupe mais par une multitude de gangs, notamment albanais ou turcs.

    Dans une logique de marché globalisé, ceux qui acheminent la drogue la moins chère et la plus pure possible arrivent à occuper le terrain et à grignoter celui des autres criminels.

    Cela peut aboutir à une augmentation de la violence, à des règlements de comptes, voire à des assassinats comme celui d’un journaliste néerlandais l’an dernier.
    A tel point qu’en Belgique et surtout aux Pays-Bas - où règne la Mocro Mafia, une organisation d’origine marocaine - des personnalités comme le Premier ministre et même une princesse ont été placés sous protection.

    #ue #union_européenne #drogue #drogues #cocaïne #crack #mafia #santé #addiction #société #cocaine #police #trafic #criminalité #héroïne #Australie #Nouvelle-Zélande #Océanie #Anvers #Rotterdam #Valence #containers #marché

    • Le géant maritime MSC aurait été infiltré par un gang de trafiquants de drogue RTS - Katja Schaer/jop
      https://www.rts.ch/info/economie/13644414-le-geant-maritime-msc-aurait-ete-infiltre-par-un-gang-de-trafiquants-de

      Une affaire de trafic de drogue embarrasse le plus grand transporteur maritime au monde. Selon une enquête de Bloomberg parue vendredi, l’entreprise MSC, établie à Genève, serait infiltrée par des trafiquants et participerait indirectement à un gigantesque trafic de cocaïne.

      Selon une estimation de l’ONU, l’Europe occidentale à elle seule compterait 4,5 millions de consommateurs et consommatrices de cocaïne, soit 1,5% de la population de plus de 15 ans. Le Vieux Continent serait ainsi en passe de devenir le premier marché mondial, devant l’Amérique du Nord. De quoi générer des montant vertigineux et constituer des organisations criminelles tentaculaires.


      Dans ce contexte, les enquêteurs de l’agence de presse américaine ont décortiqué les affaires qui ont concerné MSC ces trois dernières années, et plus particulièrement son porte-conteneurs Gayane, bloqué à Philadelphie en juin 2019 après la découverte d’un volume record de 20 tonnes de cocaïne destinées au port de Rotterdam.

      Dans l’oeil du cyclone aux Etats-Unis
      Le navire entier avait alors été saisi et l’affaire avait permis de démontrer la complicité d’une partie de l’équipage. Selon l’enquête, ces marins de MSC n’étaient pas à l’origine du trafic, mais ils auraient communiqué avec les fournisseurs de drogue, via des téléphones cryptés, et auraient coordonné le chargement de drogue sur le navire. Sur 22 membres d’équipage, huit d’entre eux ont ensuite plaidé coupable et ont été condamnés.

      Mais d’après Bloomberg, l’affaire fait encore l’objet d’un bras de fer juridique entre MSC et le gouvernement américain, qui estime que la complicité des marins rend l’entreprise partiellement responsable de ce trafic, et voudrait la sanctionner à hauteur de 700 millions de dollars.

      En 2019, plusieurs autres saisies ont eu lieu : 1,6 tonne de cocaïne a été trouvée sur le MSC Carlotta dans le New Jersey (USA), puis 2,4 tonnes ont été saisies par les autorités péruviennes sur le même bateau. Cette année encore, 450kg de poudre blanche ont été saisies au port de Gênes, en Italie, à bord du MSC Adélaïde.

      MSC « particulièrement exposée »
      Bloomberg précise que l’armateur se défend de toute participation, s’estimant victime et non complice. Par communiqué de presse, le groupe rappelle que les transporteurs ne sont ni responsables ni formés pour lutter contre le crime organisé, même s’ils s’efforcent de déjouer les techniques des criminels.

      Mais surtout, MSC s’oppose à l’affirmation de Bloomberg selon laquelle la société entière serait infiltrée par un gang. Elle estime en outre avoir subi « un préjudice financier et réputationnel conséquent ».

      En définitive, l’enquête de Bloomberg https://www.bloomberg.com/news/features/2022-12-16/how-world-s-top-shipping-company-became-hub-for-drug-trafficking?leadSour montre surtout comment les gangs et cartels viennent se greffer au transport maritime international pour garantir leurs chaînes d’approvisionnement. Et MSC serait particulièrement exposé, parce qu’il couvre des trajets de l’Amérique du Sud à l’Europe du Nord, décrits comme les « autoroutes » de la cocaïne. Il est aussi le premier employeur de marins issus du Monténégro, pays d’origine du « Gang des Balkans », spécialisé dans le trafic de cocaïne.

      #transport_maritime #msc #mer #transport #conteneurs #containers #container #drogue #capitalisme #alexis_kohler

  • « Déverbalisation et écrans » (lu dans le dernier Flotoir de Florence Trocmé https://poezibao.typepad.com/files/flotoir-du-15-d%C3%A9cembre-2022.pdf)

    Deux textes à rapprocher, un important passage du livre Les Irremplaçables de #Cynthia_Fleury et un édito du Figaro (samedi 3 décembre 2022) qui s’intitule « Les écrans et la caverne ». Dans cet édito Laurence de Charrette fait un rapprochement entre le sort des contemporains accrochés à leur téléphone et la caverne platonicienne : « la compulsion des #écrans est un virus contemporain » écrit-elle, ce qui en dit long sur « les transformations profondes du rapport au monde qu’engendre la #société_numérique ». Elle évoque alors la fameuses allégorie de Platon mettant en scène des hommes enchaînés dans une caverne : « tournant le dos à l’entrée, ils ne voient pas des objets, mais leurs ombres projetées sur le mur, qu’ils prennent pour la réalité, toute la réalité ». Résultat ? « Confondre ombre et vérité, voilà le syndrome que nourrit l’#addiction aux #réseaux. » Et l’on ne peut s’empêcher de s’inquiéter de ce que cette dérive va devenir avec le développement du fameux métavers. La journaliste a ces mots forts : « voir la vie au travers de sa projection narcissique dans le monde liquide, penser l’instant d’abord dans sa représentation, sa mise en scène dans l’agora du vide ; et se placer ainsi dans l’attente éperdue de l’écho de soi-même. ». Elle enfonce ensuite le clou rappelant que les plateformes ne sont pas des succédanés de la Poste ou le commencement « de l’espace démocratique rêvé par les Grecs anciens » parce que « leurs #algorithmes sont faits pour transformer nos données personnelles en bénéfices »
    Et c’est là que peut s’opérer le rapprochement avec Cynthia Fleury dans la deuxième partie de son livre Les irremplaçables, partie titrée « Le Dogme du pouvoir ». Le sous-chapitre s’intitule « #désubjectivation et déverbalisation » et va montrer comment tout est fait dans le système capitalistique pour vider le sujet humain de sa substance et principalement en lui ôtant les mots, pas tant de la bouche que de la conscience. « Toute tentative de désindividuation prend appui sur la déverbalisation » qui n’est pas seulement « l’impossibilité de traduire précisément ce que l’on pense » mais « porte atteinte à la faculté même de conception intellectuelle » (p. 113) Avec ce double constat, terrifiant : 1. on ne parvient plus à penser ce que d’autres sont capables d’énoncer ; 2. on perd conscience de ce qui devrait faire réalité pour soi.. Elle ponctue cela d’une très belle formule « le langage est une naissance du monde, comme une naissance au monde ». On retrouve là sans doute une des grandes raisons d’être de la poésie ! Mais « voler au sujet sa capacité d’énonciation n’est pas suffisant. Ce qu’il faut voler c’est la condition de possibilité de cette énonciation, sa dynamique de conscientisation. Premier grand processus de la domination : ‘priver de #langage les dominés’. »

    #capitalisme #crétinisation

    Un peu plus loin, elle aborde la question centrale de l’#attention, souvent évoquée dans ce Flotoir : « L’exploitation capitalistique (...) capte, plus encore que les richesses, l’attention des individus. Les individus sont divertis, distraits au sens pascalien, ils sont occupés, pleinement occupés à ne pas penser. » (pp. 104-105). Il s’agit bien de détourner l’attention, voire de rendre cette fonction malade, voire invalide par le jeu des sauts constants de toute focalisation un peu tenue, induits par tous les médias, au sens très large. Incluant bien sûr les écrans en tous genres. Or dit encore Cynthia Fleury « l’attention est par essence l’antichambre du souci de soi et des autres ». (p. 106)

    #distraction #diversion

  • Artist #Nan_Goldin on addiction and taking on the #Sackler dynasty: ‘I wanted to tell my truth’
    https://www.theguardian.com/artanddesign/2022/dec/04/artist-nan-goldin-addiction-all-beauty-and-bloodshed-sackler-opioid

    Since then, that is in effect what she has done, becoming a high-profile activist who has used her status as an artist to radically change the landscape of the American and European art world. Goldin’s much-publicised war on the billionaire Sackler dynasty, whose company, Purdue Pharma, fuelled the deadly opioid epidemic in America, has resulted in the family’s name being removed from a raft of major galleries and museums, including the Tate, the Louvre and the Guggenheim. For a long time, the Sackler name was a byword for almost unparalleled philanthropy and largesse towards the arts; it is now synonymous with shame and misery on an even grander scale. “If that’s what a group of 12 people can do,” says Goldin, referring to the friends and assistants who form the core of her small, but dramatically effective, organisation, Pain (Prescription Addiction Intervention Now), “then anything is possible.”

    Goldin’s transformation from artist to activist is brilliantly traced in a new documentary feature film, All the Beauty and the Bloodshed, which won the Golden Lion at this year’s Venice film festival. It is directed by Laura Poitras, who is best known for her Academy Award-winning 2014 film Citizenfour, about the American whistleblower Edward Snowden. Poitras deftly weaves Goldin’s activism into the bigger story of her life and art, including the rawly intimate photographic projects such as The Ballad of Sexual Dependency and Sisters, Saints and Sibyls, that reflect how deeply the two are intertwined. From the off, her photography drew directly on her life and her circle of friends: bohemians, transexuals, addicts and fellow self-made artists in her native Boston and later in New York. Her style, often described as diaristic, has been enormously influential and made her one of the world’s most famous photographers, whose work now resides in prestigious museums and collections around the world.

    #purdue_pharma #oxycontin #laura_poitras #addiction

  • California voters approve ban on sale of flavored tobacco products
    https://news.yahoo.com/california-voters-approve-ban-sale-050622062.html?guccounter=1
    https://media.zenfs.com/en/la_times_articles_853/64203ec577fe52c426b0e2b9745e16f2

    California voters on Tuesday passed a ballot measure to uphold a 2020 law that banned the sale of most flavored tobacco products, giving anti-tobacco advocates an expected victory in a multiyear fight against the industry to mitigate a youth vaping crisis.

    Proposition 31 was placed on the ballot soon after Gov. Gavin Newsom signed Senate Bill 793, the Legislature’s bipartisan effort to crack down on e-cigarettes and other products popular with kids. The law banned the sale of certain flavored tobacco products in stores and vending machines, including menthol cigarettes, but with exceptions for hookah, premium cigars and loose-leaf tobacco.

    The Associated Press called the race, though official results will take longer to finalize.

    “In California’s battle against Big Tobacco, voters have overwhelmingly decided to protect kids from being lured into a lifetime of addiction to nicotine,” Lindsey Freitas, regional advocacy director for the Campaign for Tobacco-Free Kids, said in a statement.

    The implementation of SB 793 was delayed after a referendum by the tobacco industry qualified for the November 2022 ballot, giving voters the final say on its merit. A “yes” vote meant the law would go into effect, while a “no” vote would have blocked it.

    More than 100 local jurisdictions in California have passed some level of restrictions against the sale of flavored tobacco products. Lawmakers approved the statewide ban despite lobbying by the tobacco industry and other interest groups that claimed it would disproportionately affect certain communities more than others and incentivize a black market.

    Advocates for Proposition 31 argued the restrictions would deter tobacco use among kids by eliminating youth-friendly flavors such as bubblegum, cotton candy and cherry. A 2020 Centers for Disease Control and Prevention youth survey found that 20% of high school and 10% of middle school students reported current e-cigarette use.

    Those numbers concerned a coalition of doctors, dentists, nurses and public health professionals who campaigned in support of the initiative, along with Newsom, the California Democratic Party and the California Teachers Assn. The campaign to pass Proposition 31 had raised around $60 million, according to campaign finance records, thanks in large part to former New York City Mayor Michael Bloomberg, who has for years fought against teen smoking and funneled millions into passing the ballot measure.

    The campaign against Proposition 31 raised millions of dollars with help from R.J. Reynolds Tobacco Co. and Philip Morris USA. The California Republican Party also endorsed a “no” vote against the measure.

    Opponents said the ban would remove an effective tool used by smokers to quit traditional cigarettes, and that some communities were unfairly targeted by the law. Black smokers, for example, are more likely to use menthol cigarettes, largely because the tobacco industry “aggressively targets its marketing to certain populations,” according to the CDC.

    The “no” campaign also claimed that the new rules would incentivize a black market that would disregard strict federal regulations against underage smokers and flavored tobacco products, and would significantly cost the state. The independent Legislative Analyst’s Office estimated that Proposition 31 could reduce state tobacco tax revenues by up to $100 million annually.

    Still, Proposition 31 headed into election night with a clear advantage. A recent UC Berkeley Institute of Governmental Studies poll co-sponsored by The Times found that likely voters favored the ballot measure 58% to 32%, with strong support from Democrats and unaffiliated voters, and modest approval among Republicans.

    Newsom also lent his support for the measure in the final days before the election.

    “A lot on the ballot. Not to be missed — a chance to stand up to nasty tobacco companies that are willing to put our kids’ health at risk to flush their bank accounts with cash,” Newsom wrote on Twitter on Nov. 4. “It’s sick. Vote YES ON PROP 31 to ensure the ban on flavored tobacco stays put. Save lives. Vote YES.”

    “This is a disappointment to the millions of adults over the age of 21 who are now prohibited from purchasing these products as well as other FDA-authorized harm-reduction alternatives,” the “no” on Proposition 31 campaign said in a statement.

    This story originally appeared in Los Angeles Times.

    #Tabac #E-cigarettes #Addiction #Lobbying

  • Paris sportifs : tous perdants, sauf les opérateurs | Alternatives Economiques
    https://www.alternatives-economiques.fr/paris-sportifs-perdants-sauf-operateurs/00103292

    Le marché des paris sportifs en ligne a battu des records de croissance en 2021, malgré des dégâts sanitaires et sociaux de plus en plus évidents.

    Par Jérôme Latta

    C’est un secteur qui connaît la crise… au sens où il semble en profiter. Malgré la pandémie et l’arrêt de nombreuses compétitions, le marché des paris sportifs en ligne avait poursuivi en 2020 sa croissance, ininterrompue depuis son ouverture à la concurrence dix ans plus tôt. Et 2021 aura été une année exceptionnelle pour ce marché que se disputent une quinzaine d’opérateurs agréés, presque tous domiciliés à Malte.

    L’an passé, indique le dernier rapport de l’Autorité nationale des jeux (ANJ), ils ont enregistré 600 000 nouveaux comptes joueurs actifs. Les mises ont bondi de 47,4 % pour atteindre 7,84 milliards d’euros, et le chiffre d’affaires (produit brut des jeux, PBJ) de 44,1 % à hauteur de 1,35 milliard – une progression record. Selon les données agrégées par Christian Kalb, consultant spécialiste du marché, la France pointe désormais à la quatrième place mondiale des paris sportifs, derrière la Chine, les États-Unis et la Turquie.
    Paris sportifs : une croissance ininterrompue depuis l’ouverture à la concurrence
    Montant des mises de paris sportifs en France, en milliards d’euros
    Source : Autorité nationale des jeux

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    Le pic est-il derrière nous ? Peut-être pas encore. Les investissements publicitaires devraient augmenter de 7 % en 2022, estime l’ANJ, accentuant l’omniprésence des bookmakers dans le monde sportif. Impossible, en effet, d’assister à la retransmission d’un match de football sans voir défiler les spots des opérateurs, dont les logos s’affichent aussi sur les maillots et les panneaux de bord de terrain. Depuis une douzaine d’années, ce secteur représente une manne considérable pour les clubs et les ligues professionnelles, mais aussi les médias spécialisés et les diffuseurs.
    A lire Alternatives Economiques n°428 - 11/2022
    Retraites : pourquoi il est absurde de reporter l’âge de départ
    Cible : les hommes jeunes de milieux populaires

    Si tous les voyants économiques sont au vert, l’alerte sur les risques sociaux et sanitaires tourne en revanche au rouge. Les publicités des opérateurs sont la cible de critiques croissantes, et même l’objet de la désapprobation de l’ANJ. Celle-ci a ainsi ordonné à Winamax, le 17 mars, de cesser la diffusion de son spot télé « Tout pour la daronne », au motif qu’il « véhicule le message selon lequel les paris sportifs peuvent contribuer à la réussite sociale, entendue comme une ascension sociale ou un changement de statut social ».

    L’Observatoire des jeux définit le profil-type des parieurs sportifs comme « appartenant à des milieux sociaux modestes, ayant un niveau d’éducation et des revenus inférieurs à ceux des autres joueurs »

    Les ressorts mobilisés par les opérateurs sont assez invariables, et flirtent en effet avec les interdits : promesse de gains faciles, paris présentés comme un adjuvant au spectacle sportif (« No Bet, No Game »1, résume le slogan de Betclic), éloge décomplexé du caractère addictif du pari (« Bascule dans le game » – Betclic encore) et ciblage explicite des jeunes des milieux populaires en mobilisant l’imagerie des cultures urbaines et des « quartiers ».

    Et pour cause : 85 % des parieurs sont des hommes, les 18-24 ans et les 25-34 ans en représentent plus d’un tiers chacun, et 90 % des mises sont faites sur terminal mobile. L’Observatoire des jeux (ODJ) définit le profil-type des parieurs sportifs comme « appartenant à des milieux sociaux modestes, ayant un niveau d’éducation et des revenus inférieurs à ceux des autres joueurs, (…) moins actifs que l’ensemble des joueurs et plus fréquemment chômeurs ». Les risques d’endettement et d’appauvrissement ont par exemple été documentés le Bondy Blog.

    Avec le recours massif aux réseaux sociaux et à leurs influenceurs, « les politiques marketing axées sur le numérique ne sont pas sans risque, d’une part du point de vue de l’exposition des mineurs, d’autre part en raison de leur impact non négligeable sur des publics vulnérables, tels que les jeunes de moins de 25 ans et les joueurs excessifs ou pathologiques », s’inquiète l’ANJ. Une étude de l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies estime que quatre jeunes de 17 ans sur dix avaient parié au moins une fois en 2019…
    Un arsenal de techniques de manipulation
    « On a fait parier des gens qui ne devraient pas parier », résume Christian Kalb. L’ODJ ne disait pas autre chose, en 2019, en estimant que deux tiers des mises sur le sport sont le fait de joueurs classés « problématiques » (« jeu à risque modéré » et « jeu excessif »), une proportion très supérieure à celle constatée dans les autres jeux de hasard.

    Cette dimension addictive est clairement encouragée par les opérateurs, dans la mesure où ils créent ce que Christian Kalb appelle des « marchés artificiels » dopés par un recrutement intensif. A cette stratégie s’ajoute un effet de contexte : les confinements auraient accru les phénomènes d’addiction, selon plusieurs études.
    Les joueurs à risque sur-représentés dans les paris sportifs
    Part du chiffre d’affaires des paris sportifs en France attribuable aux joueurs problématiques, en %
    Source : Baromètre de Santé publique France 2019 / Observatoire des jeux

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    « Les jeux d’argent sont devenus la référence en matière d’addiction comportementale fabriquée par l’homme », avance le sociologue Thomas Andrieu dans La Fabrique de l’addiction aux jeux d’argent (éd. du Bord de l’eau, 2021). Pour susciter « un désir de jouer sans s’arrêter, en dépit des pertes qui s’accumulent, et entretenir l’espoir de gain », les designers de jeux ont « développé une expertise dans la manipulation cognitive et comportementale des clients ».

    Des enquêtes de Libération et Mediapart ont établi que certains opérateurs repèrent et écartent les parieurs qui gagnent « trop », quand ceux qui perdent beaucoup reçoivent des freebets

    Le chercheur décrit cet « arsenal de techniques » : ciblage et sur-sollicitation des joueurs problématiques via (notamment) les notifications des applications ; incitation à « surévaluer les gains à faible probabilité ou sous-évaluer les pertes à forte probabilité », en particulier avec les paris combinés, trompeusement plus attractifs ; illusion du « quasi-gain » qui incite le parieur à jouer quand il croit passer près du banco ; mise en avant exclusive des gagnants.

    Ajoutons l’illusion d’avoir prise sur le hasard avec la connaissance d’un sport, mais aussi les bonus offerts à l’inscription, jusqu’à 200 euros. Des enquêtes de Libération et Mediapart ont établi que certains opérateurs repèrent et écartent les parieurs qui gagnent « trop », quand ceux qui perdent beaucoup reçoivent des freebets (sommes offertes pour parier). Dans les paris sportifs, seuls les opérateurs peuvent vraiment gagner.

    En dépit d’un cadre réglementaire très dense, qui soumet les opérateurs à agréments, certifications, homologations et obligations, la bataille de la régulation semble perdue d’avance face au pouvoir de séduction du produit et à la puissance de sa promotion. « Inviter le joueur à modérer sa pratique2ou à se montrer raisonnable n’a pas grand sens si dans le même temps tout est mis en œuvre pour l’inciter à jouer toujours plus », relève Thomas Andrieu.
    Une régulation limitée, un marché essoré ?

    En devenant l’ANJ en 2020, l’ex-Arjel a certes gagné des prérogatives, notamment pour invalider les stratégies de communication et les messages publicitaires, mais l’exemple de Winamax en montre les limites : il a fallu attendre que l’Autorité publie en février ses « lignes directrices » pour qu’elle réexamine la communication des opérateurs et décide d’interdire le spot après huit mois de diffusion.

    Taxant les mises à hauteur de 7,5 %, l’Etat récupère plusieurs dizaines de millions d’euros par an, fléchés pour partie vers l’Agence nationale du sport (de quoi assurer 50 % de son budget)

    L’ANJ est plutôt vertueuse par comparaison avec ses homologues d’autres pays, en raison d’un encadrement règlementaire assez étroit, mais sa défense d’un jeu exclusivement « récréatif » ne va pas sans contradictions. Le positionnement des régulateurs est ambigu quand ils se félicitent implicitement des chiffres de croissance du marché, estime Christian Kalb : « Ils ne devraient gérer que l’offre et la demande, pas les intérêts des opérateurs. Une bonne régulation doit parvenir à un équilibre entre l’offre, la demande et les risques, ce qui n’est pas compatible avec une conception extensive de l’offre. »

    L’État est lui-même dans une position ambivalente. Taxant les mises à hauteur de 7,5 %, il récupère fiscalement plusieurs dizaines de millions d’euros par an, qui sont fléchés pour partie vers l’Agence nationale du sport (de quoi assurer 50 % de son budget), et pour partie vers le budget général. Une manne qu’il est tentant de garder…ou de voir grossir encore.

    Ceci étant, devant l’évidence croissante des effets néfastes, plusieurs Etats européens ont décidé de siffler plusieurs arrêts de jeu. Le sponsoring des maillots de club a ainsi été interdit en Espagne et en Italie, il est discuté au Royaume-Uni où des restrictions existent déjà quant à la diffusion des publicités. En France, on ne s’embarrasse pas encore de tels scrupules : la Ligue du football professionnel en 2020 et la Fédération française de football, l’année suivante, ont conclu un partenariat de sponsoring avec Betclic…

    Faut-il se donc se résoudre à un raz-de-marée définitivement incontrôlable ? Christian Kalb en doute. Pour lui, les opérateurs « ont essoré la demande » et le marché français va subir une contraction dans les années à venir. Mais les exemples venus de l’étranger n’ont pas de quoi rassurer : les clubs de football en quête de sponsors se tournent déjà vers le nouvel « Eldorado » des cryptomonnaies et des NFT, quasiment pas régulé, et qui risque de faire au moins autant de perdants.
    Jérôme Latta

    #paris_sportifs #santé_publique #addiction #economie_numérique

  • Pourquoi fumer, c’est de #Droite
    https://www.blast-info.fr/emissions/2022/pourquoi-fumer-cest-de-droite-1_xfhCRjRXCLEvC9m96wIg

    Fumer, c’est dangereux pour la santé, mais c’est aussi de plus en plus coûteux, sans parler des très nombreux désagréments physiques que ça engendre. Pourtant, en France, il y a encore 15 millions de fumeurs et le tabac tue 75 000 personnes chaque année.…

    #Addiction #Capitalisme
    https://static.blast-info.fr/stories/2022/thumb_story_list-pourquoi-fumer-cest-de-droite-1_xfhCRjRXCLEvC9m96

  • Comando Della Divizione Granatieri Di Savoia

    Comando Piazza di Addis Abeba

    19 Settembre 1937

    Traduction :

    Le gouvernorat d’addis abeba dans son bulletin d’information politique n° 138 signale que les prostituées s’appuieraient sur le personnel militaire pour obtenir sur le marché l’échange du thaler au prix légal, obtenant ainsi un avantage considérable puisqu’elles revendraient sur le marché le thaler au prix de 16-17 lires comme il est normalement payé.

    A ce propos, je vous rappelle la circulaire n° 120037 de la 1ère Direction Supérieure des Affaires Economiques du Gouvernement Général, publiée par le feuillet n° 23 du 10 juillet avec le n° 4299 du Commandement de la Piazza, afin qu’une stricte vigilance soit exercée à cet égard, de manière à réprimer sévèrement un trafic qui, en plus d’être illicite, porte gravement atteinte au prestige de la lire italienne.

    Le Général Commandant.

    L. Perego

    @CDB_77

    #Ethiopie#Colonialisme#Addis_Abeba#Prostitution#Change#Marché_noir#Bureaucratie

  • We Were Once Kids - Trailer
    https://www.dailymotion.com/video/x8b9ke5

    The cult film ‘Kids’ was a scandalous succes in 1995. But the semi-documentary about young, sex-crazed skaters in New York had big consequences for the cast, who finally speak out 25 years later.

    In 1995, everyone was talking about ‘Kids’. Larry Clarke’s semi-documentary about a group of young skaters in New York was an international scandal and a massive success, nominated for the Palme d’Or at Cannes and causing a furore for its transgressive portrayal of teenage sex, violence and drugs. 25 years later, the cast tell their own version of the story, and it’s not pretty. ‘We Were Once Kids’ is a tale of solidarity, delusion and exploitation. The young people were cast on the street for a film where few in the audience could tell reality from fiction. And once the film hit, it was too late to draw the lines.
    https://cphdox.dk/film/we-were-once-kids

    #larry_clark #heroin_chic #addiction #jeunes #cinema

    • W e Were Once Kids addresses the still tender and painful heart of the 1995 film’s aftermath, the deaths of Pierce and Hunter, who could be understood as best embodying the ethos portrayed in Kids. It conveys the difficulties that both of them, like other cast members, faced after the movie had been released: struggling with addiction and alcoholism while facing the challenge of maintaining authenticity after being made into an image, and navigating what must have felt like a make-believe world.

      https://www.artforum.com/print/202209/lila-lee-morrison-on-kids-and-the-surplus-of-the-image-89462

    • tiens c’est Disney qui a distribué Kids :
      https://www.nytimes.com/1995/05/24/style/IHT-kids-grabs-spotlight-at-cannes.html

      Ce qui a permis à Clark d’assurer que personne ne s’est vraiment drogué sur le tournage, et que tout les kids du film sont plus vieux que ce qu’ils ont l’air à l’écran.

      The director claimed that the kids on screen were older than they looked, and that none were doing drugs.He even got in a pitch for Disney, the distributor.

      J’ai tout de même littéralement adoré Whassup rockers à l’époque. Faudrait que je le revois.

      Ce qui est dingue c’est d’avoir aimé à ce point la vision de Clark sur les gamins. ça me fait beaucoup (re)penser à cette citation de Dworkin :

      « Parce que la plupart des adultes mentent aux enfants la plupart du temps, l’adulte pédophilique semble honnête, quelqu’un qui dit la vérité, le seul adulte justement, prêt à découvrir le monde et à ne pas mentir. »

      Un exemple :

      “Larry doesn’t do kids the way other people do,” said Fitzpatrick. “Larry knew early on that to make a film like this he needed to be on the inside of this sort of counterculture.” So at 50 years old Clark taught himself how to skateboard and hung around Washington Square Park everyday getting to know the kids. In Fitzpatrick’s opinion, that time commitment was absolutely necessary, because “teenagers don’t trust adults”, and it was the only way Clark could convince the skaters to take part in his film. “He knew that to get respect from these kids he would have to give them respect,” said Fitzpatrick. “Larry gave them respect and they trusted him to tell their story.”

      https://www.theguardian.com/film/2015/jun/22/harmony-korine-kids-20th-anniversary

    • Peu ont montré avec autant de réalisme le quotidien d’une certaine jeunesse
      Dans une interview pour le Guardian, Larry Clark a dit que le plus beau compliment qu’il n’ait jamais reçu venait d’un garçon qui a défini Kids en ces termes : ’’Ce n’était pas comme un film. C’était comme dans la vraie vie.’’

    • Tiens ils ont parlé du doc dans el pais :

      https://english.elpais.com/culture/2022-07-14/kids-the-indie-movie-sensation-with-a-darker-side.html

      In 2021, #Hamilton_harris – one of the boys featured in the film – participated in a documentary titled We were once kids, directed by Eddie Martin. Harris pursued this project after becoming alarmed when he discovered that a large part of the movie’s viewership mistakenly believed that they were watching a documentary.

      “My feelings towards the movie started to change after seeing the global reaction it got,” he told Variety. At the same time, he felt that the creators outside the group – Korine and director Larry Clark – failed to capture the strong sense of community that the teenagers had created. While the film reduced the existence of its protagonists to a devastating nihilism, the truth is that those kids – who used skateboarding as an outlet – had formed a family. They were protecting each other, escaping from homes where drug usage and violence were common. Carefree sex was not at the center of their lives: in fact, many of the protagonists were virgins.

      (...)

      The problematic part came with the female roles. When the women in the gang read the script, they refused to participate. It did not reflect the relationship of camaraderie that united them: it was simply a festival of sex and drugs, a film “about rape and misogyny” says Priscilla Forsyth, who ended up participating in a minor role with only one sentence for posterity (“I’ve fucked and I love to fuck”). On the other hand, the boys could be of non-normative beauty, but the girls chosen to star in the film included 15-year-old Rosario Dawson – whom Korine discovered in a social housing project where she lived with her grandmother – and Chlöe Sevigny, a New York club regular who, after being featured in two fashion editorials and a Sonic Youth video, had become the city’s great underground sensation.

      (...)

      The director of We were once kids does not point to a culprit, but hints that many powerful people made a fortune while the protagonists were exposed to the world with their allegedly amoral lifestyle.

    • On parlait de cette divergence, en 2015, dans le guardian :

      https://www.theguardian.com/film/2015/aug/19/kids-film-larry-clark-skateboarding-culture-new-york-east-coast-supreme

      High says the added storyline was a distortion: “The true story [of Kids] is about a bunch of kids who grew up with literally nothing,” she says. “We might have been from different areas and different races but we came from the same income bracket of broke. We learned how to take care of each other at a time that was one of the rougher periods in New York City’s history.

      “The film portrays segregation between girls and guys, which wasn’t reality. The main point [of the film] – the whole virgin-fucking, misogynistic thing – was not necessarily how we lived our lives.”

      (...)

      To Harris, the group was ahead of its time in a country mired in racism and recession. Intuitively post-racial in a colour-conscious society, the crew formed its own world around skateboarding despite being tethered to a socioeconomic bracket that deemed it invisible

      .

      Le sujet du film aurait pu être ça :

      “In the early 90s we were dealing with crack, the Aids epidemic, racism and all kinds of social injustices. We were totally aware of the social dynamic in the world around us. We were constantly trying to change that, and foster that change as an example,” he said

      En terme de révolution, une toute autre paire de manche...

    • (déso je spam un peu)

      Cette #ruse, de faire passer sa vision des choses pour des #preuves.

      https://www.theguardian.com/fashion/fashion-blog/2014/jun/25/larry-clark-t-shirts-dressing-young-teenagers

      Still, he rejects claims that his previous work is either exploitative or luridly voyeuristic: "I would go to these parties and see fucking, gangbanging and drugs. To me it’s historical evidence. I can only shoot what I see.

      “Back then it was a secret world but you know what? Kids was based on reality. That’s what these kids on the street tell me, they say: ’Larry that’s how it is.’ Personally, I feel there’s the argument that if it’s not documented, how would we know it’s going on at all?”

  • LIVING MEMORY
    Lila Lee-Morrison on Kids and the surplus of the image
    https://www.artforum.com/print/202209/lila-lee-morrison-on-kids-and-the-surplus-of-the-image-89462

    But while Clark’s photography falls within the genre of documentary in all these respects, the “truth” his images communicate is personal and deeply subjective. There is a tenderness toward the individuals he captures, no matter how brutal the content of their actions. These images and their aestheticization of the rawness of youth culture became central to the ’90s trend of “heroin chic.” Clark has said that he was addicted to heroin until 1998. As an addict, he was also an enabler of other people’s habits, including those of the teenage skateboarders he befriended and who worked on the film. As is not uncommon in the blur of addiction, he tried to get some individuals clean and sober while being unable to get clean and sober himself. Driven by his long-standing impulse to counteract the socially conservative denial of the experiences of young people, he wound up myopically projecting his concerns with addiction and teenage male sexuality onto the film’s subjects. In doing so, Clark identified with those subjects and, as he did in his photographs, created a world in which adults have no part to play except as voyeurs and adolescents make their own rules. With its polychrome palette, Kids departs dramatically from Clark’s previous black-and-white aesthetic, while the grim ambience of his still photography gives way to urban splendor and emotive close-ups. But the throughline is sustained. Here, as in his earlier work, the self-destructive and violent tendencies of his subjects form a narrative of trauma that is his own.tes her belief that Justin would still be alive if the movie had never been made.

    On the other hand, there is Clark’s focus on teenage boys as vectors of violence, sexual violence in particular. If the film were really honest, it would have been titled Boys. The narrative is driven by the motivation of the protagonist, Telly (played by Fitzpatrick), to “fuck virgins”; he calls himself the “virgin surgeon.” This plot was so ridiculous and contrary to reality that most of us just laughed at it at the time. It so obviously came from the mind of an adult. Every boy I knew was interested in experienced, if not older, sexual partners, not virgins. The “virgin surgeon” plot device underscored a narrative central to Clark’s own artistic vision, namely the destruction of innocence .

    ping @tintin
    #larry_clark #heroin_chic #addiction #jeunes #cinema

    • I DON’T REALLY TALK ABOUT KIDS. I had a very small part in the film, though it absorbed my whole life for a summer and more. I failed the audition for a part that was written for me. It was as one of the girls who makes out with another girl in a pool. Once I was actually standing in front of Harmony, Larry, and the casting director in the production offices in a building on the corner of Broadway and Houston, I felt a dissonance with my role in the script and the way girls’ roles in general were written. My speech, my behavior, my physical presence—my self—was something I couldn’t perform. I forgot all my lines. Afterward, I was awash with a sense of failure. I had failed at being myself. At seventeen, I found that feeling pretty familiar. I felt as awkward simulating a sex act as I did with the real thing. In the end, Carisa Glucksman and Michelle Lockwood played the girls in the pool.

      #chosification #réification #objectification #résistance (à)

  • @cdb_77

    Hôtel Abyssinie (57mn)

    https://images.cnrs.fr/video/806

    Auteur(s)
    LE HOUEROU Fabienne

    En 1935, l’Italie fasciste tente une annexion de l’Ethiopie qu’elle souhaite ajouter à l’Erythrée et la Somalie précédemment colonisées. Mussolini envoie 300 000 hommes pour cette guerre (100 000 volontaires, et d’importantes troupes africaines, les Ascari). Amedeo, César, Oreste, Alba, Gino..., partis en Abyssinie pour ce combat, se sont fixés ("ensablés") sur les hauts plateaux, malgré la défaite italienne en 1941.
    Le film retrace, à l’aide de nombreux extraits d’actualités de l’époque et des souvenirs de ces Italiens, l’histoire de cette conquête et la propagande fasciste qui présentait l’Ethiopie comme un merveilleux Eldorado. Ceux-ci racontent leur vie quotidienne et leurs rapports très particuliers avec l’Ethiopie qui, pour la plupart, est devenue leur deuxième patrie.
    Amedeo et ses amis témoignent des raisons qui les ont incités à rester et à accepter cet exil insolite : un certain rêve de liberté, les facilités pour trouver du travail bien mieux payé qu’en Italie, les femmes... Les nombreuses traces de la culture italienne, comme l’architecture, les traditions culinaires, la reprise de certains termes de la langue, manifestent l’influence de cette communauté dans ce pays.

    #cinéma #Ethiopie #colonialisme #colonialisme_italien #colonisation#ensablés#Fabienne_le_houerou#documentaire#Asmara#Massawa#Erythrée#Addis_Abeba#Piassa

  • Italy’s bloody secret

    The Guardian, London, UK, 25 Jun 2003

    http://www.derechos.org/nizkor/impu/itaimp1.html

    They were always portrayed as victims of fascism, but Mussolini’s soldiers committed atrocities which for 60 years have gone unpunished. Now the conspiracy of silence is at last starting to unravel. Rory Carroll reports.

    The footnotes of Italian history record Giovanni Ravalli waging war on criminals. He was a police prefect who kept the streets safe and pursued gangs such as the one which stole Caravaggio’s The Nativity from a Palermo church in 1969. An adviser to the prime minister, a man of the establishment, he retired on a generous pension to his home at 179 Via Cristoforo Colombo, south Rome, to tend his plants and admire the view. He died on April 30 1998, aged 89.

    The footnotes do not record a Greek policeman called Isaac Sinanoglu who was tortured to death over several days in 1941. His teeth were extracted with pliers and he was dragged by the tail of a galloping horse. Nor do they mention the rapes, or the order to pour boiling oil over 70 prisoners.

    After the war Ravalli, a lieutenant in the Italian army’s Pinerolo division, was caught by the Greeks and sentenced to death for these crimes. The Italian government saved him by threatening to withhold reparations unless he was released. Ravalli returned home to a meteoric career that was questioned only once: in 1992 an American historian, Michael Palumbo, exposed his atrocities in a book but Ravalli, backed by powerful friends, threatened to sue and it was never published.

    His secrets remained safe, just as Italy’s secrets remained safe. An audacious deception has allowed the country to evade blame for massive atrocities committed before and during the second world war and to protect the individuals responsible, some almost certainly still alive. Of more than 1,200 Italians sought for war crimes in Africa and the Balkans, not one has faced justice. Webs of denial spun by the state, academe and the media have re-invented Italy as a victim, gulling the rest of the world into acclaiming the Good Italian long before Captain Corelli strummed a mandolin.

    In reality Benito Mussolini’s invading soldiers murdered many thousands of civilians, bombed the Red Cross, dropped poison gas, starved infants in concentration camps and tried to annihilate cultures deemed inferior. “There has been little or no coming to terms with fascist crimes comparable to the French concern with Vichy or even the Japanese recognition of its wartime and prewar responsibilities,” says James Walston, a historian at the American University of Rome.

    The cover-up lasts to this day but its genesis is now unravelling. Filippo Focardi, a historian at Rome’s German Historical Institute, has found foreign ministry documents and diplomatic cables showing how the lie was constructed. In 1946 the new republic, legitimised by anti-fascists who had fought with the allies against Mussolini, pledged to extradite suspected war criminals: there was a commission of inquiry, denunciations, lists of names, arrest warrants. It was a charade. Extraditions would anger voters who still revered the military and erode efforts to portray Italy as a victim of fascism. Focardi’s research shows that civil servants were told in blunt language to fake the quest for justice. A typical instruction from the prime minister, Alcide De Gasperi, on January 19 1948 reads: “Try to gain time, avoid answering requests.”

    Yugoslavia, Greece, Albania, Ethiopia and Libya protested to no avail. “It was an elaborate going through the motions. They had no intention of handing over anybody,” says Focardi. Germans suspected of murdering Italians - including those on Cephalonia, Corelli’s island - were not pursued lest a “boomerang effect” threaten Italians wanted abroad: their files turned up decades later in a justice ministry cupboard in Rome. Britain and the US, fearful of bolstering communists in Italy and Yugoslavia, collaborated in the deception. “Justice requires the handing over of these people but expediency, I fear, militates against it,” wrote a Foreign Office mandarin. The conspiracy succeeded in frustrating the United Nations war crimes investigation. There was no Nuremberg for Italian criminals.

    Given the evidence against them, it must rank as one of the great escapes. General Pietro Badoglio’s planes dropped 280kg-bombs of mustard gas over Ethiopian villages and strafed Red Cross camps. He died of old age in his bed, was buried with full military honours and had his home town named after him. General Rudolfo Graziani, aka the butcher of Libya, massacred entire communities; his crimes included an infamous assault on the sick and elderly of Addis Ababa. His men posed for photographs holding severed heads. General Mario Roatta, known to his men as the black beast, killed tens of thousands of Yugoslav civilians in reprisals and herded thousands more to their deaths in concentration camps lacking water, food and medicine. One of his soldiers wrote home on July 1 1942: “We have destroyed everything from top to bottom without sparing the innocent. We kill entire families every night, beating them to death or shooting them.” Italy’s atrocities did not match Germany’s or Japan’s in scale and savagery, and it is no myth that Italian soldiers saved Jews and occasionally fraternised with civilians. Glows of humanity amid the darkness; yet over time they have suffused the historic memory with blinding light.

    The distortion can partly be blamed on British prejudices about Italian soldiers being soft and essentially harmless, says Nic Fields, a military historian at the University of Edinburgh: “Many British historians liked to focus on the luxury items found in Italian barracks. It reinforced the image of opera buffoons. Your average Tommy tended to caricature the Italians as poor sods caught up in the war.”

    The crimes have been chronicled in specialist journals but never became part of general knowledge. Ask an Italian about his country’s role in the war and he will talk about partisans fighting the Germans or helping Jews. Ask about atrocities and he will talk about Tito’s troops hurling Italians into ravines. Unlike France, which has deconstructed resistance mythology to explore Vichy, Italy’s awareness has evolved little since two film-makers were jailed in the 1950s for straying off-message in depicting the occupation of Greece.

    When Japanese or Austrians try to gloss over their shame there is an outcry, but the Italians get away with it. The 1991 film Mediterraneo, about occupiers playing football, sipping ouzo and flirting with the locals on a Greek island, was critically acclaimed. Captain Corelli’s sanctification of Italian martyrdom was not challenged. Ken Kirby’s 1989 BBC Timewatch documentary, Fascist Legacy, detailing Italian crimes in Africa and the Balkans and the allies’ involvement in the cover-up, provoked furious complaints from Italy’s ambassador in London. The Italian state broadcaster, Rai, agreed to buy the two one-hour programmes, but executives got cold feet and for 11 years it has sat in a vault in Rome, too controversial to broadcast. “It’s the only time I can remember a client shelving a programme after buying it,” says a BBC executive. Kirby did manage to show it at a film festival in Florence. The reaction was toxic. “They put security on me. After the first reel the audience turned around and looked at me, thinking ’what a bastard’.”

    A brief storm of publicity engulfed Michael Palumbo, the documentary’s historical consultant. “I was practically assaulted by several Italian journalists. There was a sackful of death threats, some from former soldiers.” The documentary gave a voice to Italian historians such as Giorgio Rochat, who have provoked disapproval from colleagues by attacking the myth. “There remains in Italian culture and public opinion the idea that basically we were colonialists with a human face.”

    Another historian, Angelo Del Boca, says those guilty of genocide were honoured. “A process of rehabilitation is being organised for some of them by sympathetic or supportive biographers.” He says that for decades his research was obstructed - an accusation echoed by Focardi. Vital documents are “mislaid” or perpetually out on loan. Just one example: 11 years ago a German researcher found documents and photographs of Italian atrocities in Yugoslavia in the central state archive, a fascist-built marble hulk south of Rome. No one has been able to gain access to them since.

    Such scholars are few, but thanks to their work a tentative reappraisal may be under way. While paying homage last march to the Italian troops massacred by Germans on Cephalonia, President Carlo Azeglio Ciampi, noting that Italy invaded Greece, asked forgiveness. Newspapers such as La Stampa and Manifesto have reported new research, and a weekly magazine, Panorama, confronted Ravalli before he died. But Italy remains entranced by its victimhood. Television commentary for a military parade in Rome earlier this month hummed the glory and sacrifice of the armed forces. Newspapers splashed on the possibility that a 92-year-old former Nazi SS officer living in Hamburg, Friedrich Engel, may be prosecuted for crimes in Genoa. Other former Nazis accused of murdering Italians are being pursued now that the fear of a “boomerang” effect against Italian criminals has evaporated.

    Last month workers digging in northern Ethiopia stumbled on yet another Italian arms depot suspected of containing mustard gas. Addis Ababa asked Rome to respect an international weapons treaty by revealing the location of stockpiles and helping to clear them. Like all other requests over past decades, it was rebuffed. “All efforts on Ethiopia’s side to convince Italy to live up to its responsibilities have failed,” lamented the government.

    That week Italy’s media did indeed delve into the evils of fascism: Italians forced to work in Adolf Hitler’s factories were campaigning for compensation.

    #Italie #colonialisme #colonisation #histoire #mémoire #oubli #fascisme#AOI#Yekatit12#Graziani#Addis_Abeba

    • Fascist Legacy

      Fascist Legacy ("L’eredità del fascismo") è un documentario in due parti sui crimini di guerra commessi dagli italiani durante la seconda guerra mondiale, realizzato dalla BBC e mandato in onda nei giorni 1 e 8 novembre 1989.

      https://it.wikipedia.org/wiki/Fascist_Legacy

      La prima parte tratta dei crimini di guerra commessi durante l’invasione italiana dell’Etiopia e nel Regno di Jugoslavia. Viene messo in rilievo l’impiego dell’iprite, o gas mostarda, da parte del generale Pietro Badoglio, sui bombardamenti di ospedali della Croce Rossa e sulle rappresaglie dopo un attentato contro l’allora governatore italiano dell’Etiopia. La sezione che esamina l’occupazione della Jugoslavia cita gli oltre 200 campi di prigionia italiani sparsi nei Balcani, in cui morirono 250.000 internati (600.000 secondo il governo jugoslavo), e si sofferma sulle testimonianze relative al campo di concentramento di Arbe (Rab in lingua serbo-croata) e sulle atrocità commesse nel villaggio croato di Podhum, presso Fiume.

      La seconda parte tratta del periodo successivo alla capitolazione italiana nel 1943 e si rivolge principalmente all’ipocrisia mostrata tanto dagli USA quanto soprattutto dai britannici in questa fase della guerra. L’Etiopia, la Jugoslavia e la Grecia richiesero l’estradizione di 1.200 criminali di guerra italiani (i più attivamente ricercati furono Pietro Badoglio, Mario Roatta e Rodolfo Graziani), sugli atti dei quali fu fornita una completa documentazione. Entrambi i governi alleati videro però in Badoglio anche una garanzia per un dopoguerra anticomunista in Italia, e fecero del loro meglio per ritardare tali richieste fino al 1947 quando i trattati di Parigi restituirono la piena sovranità al paese. L’unico ufficiale italiano mai perseguito e condannato a morte da un tribunale britannico fu un antifascista, Nicola Bellomo, responsabile della morte di prigionieri di guerra britannici.

      La voce narrante originale è di Michael Palumbo, storico statunitense che ha pubblicato il libro L’olocausto rimosso, Rizzoli editore. Vengono inoltre intervistati gli storici italiani Angelo Del Boca, Giorgio Rochat, Claudio Pavone e il britannico David Ellwood. Il documentario termina cinicamente con una citazione di Winston Churchill su the better tomorrow with a new world order ("un domani migliore in un nuovo ordine mondiale"). I diritti dell’opera, tradotta in lingua italiana dal regista Massimo Sani, furono acquistati dalla RAI nel 1991, ma il documentario non venne mai mandato in onda. L’emittente LA7, invece, trasmise degli ampi stralci di Fascist Legacy nel 2004 all’interno del programma Altra Storia. Proiezioni del documentario vengono organizzate in Italia da parte di gruppi di orientamento antifascista. Dal 2013 il documentario è visibile su YouTube.

  • L’émigration italienne en Afrique orientale

    par Gian-Luca Podesta
    Dans Annales de démographie historique 2007/1 (n° 113)

    https://www.cairn.info/revue-annales-de-demographie-historique-2007-1-page-59.htm

    A ses débuts, la politique coloniale italienne ne fut aucunement influencée par la question de l’émigration, bien que cette dernière ait déjà pris vers 1870 une ampleur considérable (Sori, 1979, 20). Les objectifs d’expansion dans la région de la mer Rouge étant de nature commerciale, il s’agissait de créer les conditions nécessaires pour trouver des fonds d’approvisionnement en matières premières pour les manufactures nationales et des débouchés pour les marchandises italiennes. D’autre part, l’inauguration du canal de Suez et la création de nouvelles routes maritimes entre l’Europe et l’Orient avaient incité l’Italie à entrer dans la compétition coloniale, avec l’illusion que le nouvel État unitaire pouvait redevenir le pont entre l’Orient et l’Europe, comme l’avaient été Gênes et Venise autrefois. Les velléités expansionnistes en Tunisie et en Tripolitaine et Cyrénaïque s’étaient brusquement essoufflées et la seule zone où l’Italie jouissait d’une certaine liberté de mouvement, notamment grâce à l’appui britannique, était l’Afrique orientale.

    #Italie #colonialisme #colonisation #histoire #mémoire #oubli #fascisme#Emigration#AOI#Erythée#Somalie#Ethiopie#Addis_Abeba

  • Tinder a 10 ans : entre fantasmes et “dating fatigue”, que reste-t-il de nos rencontres ? (59mn)

    L’application de rencontres Tinder a vu le jour en 2012. L’année suivante, elle s’invitait sur les téléphones des français, reconstruisant alors les modèles amoureux. Dix ans après, comment se porte le secteur du "dating" ? Doit-on embrasser la thèse du consumérisme amoureux ?

    Les invité(e)s, Judith Duportail, journaliste, créatrice du podcast « Self Care ta mère » et autrice de Dating Fatigue. Amours et solitudes dans les années (20)20 (Ed. Observatoire, 2021) et Jessica Pidoux, sociologue et directrice de l’association

    https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/le-meilleur-des-mondes/tinder-a-10-ans-entre-fantasmes-et-dating-fatigue-que-reste-t-il-de-nos-

    #Société#Tech#Web#Sciences#sociales#sexe#rencontres#couples#réseaux_sociaux#swipe#patriarcat#hétéronormes#dopamine#circuits_de_la_récompense#fast_food#Eva_Illouz#Célibat#logique_de_marché#addiction

    • Les invité(e)s, Judith Duportail, journaliste, créatrice du podcast « Self Care ta mère » et autrice de Dating Fatigue. Amours et solitudes dans les années (20)20 (Ed. Observatoire, 2021) et Jessica Pidoux, sociologue et directrice de l’association PersonalData.IO évoquent davantage la frustration structurelle, l’empêchement de la rencontre que suscitent la binarité (ou/non) des "choix" que les appariements conjugaux/parentaux.

    • Judith Duportail :

      "Le swipe, c’est fondamentalement un geste de droite, politiquement. Evaluer une personne en quelques secondes sur une photo, ça nous pousse à penser d’une manière qui est marquée politiquement. ça veut dire qu’on va évaluer les fringues, évaluer où la photo est prise, donc ça veut dire quoi ? évaluer sa richesse, juger le degré de « coolitude », ça nous pousse à prendre des décisions très vite. Et plus on prends des décisions rapidement moins souvent elles sont sophistiqués" etc...

      ...

      « dans la vraie vie aussi on juge les gens en deux secondes, mais apres on a mille fois l’occasion de changer de jugement, c’est vrai et c’est souvent ce qui se passe en réalité »...

      etc...

      Juger une personne sur son apparence, sur des critères sur ces habits, sur la façon dont elle pose sur une photo, ce ne sont pas du tout des gestes anodins.

      Pour moi apprendre à connaitre une personne plutôt à travers ces rêves, le son de sa voix, comment elle bouge, comment elle se comporte avec d’autres personnes c’est une façon qui est plus de gauche et je le revendique...

      etc...

  • Et si être scotché à mon téléphone me rendait moins bête ?
    https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/sans-oser-le-demander/et-si-etre-scotche-a-mon-telephone-me-rendait-moins-bete-1175187

    Anne Cordier (maîtresse de conférences HDR en Sciences de l’Information et de la Communication à l’université INSPE de Rouen Normandie, auteure de « Grandir connectés »).
    En savoir plus

    On ne compte plus les tribunes qui paraissent périodiquement sur le thème inépuisable des écrans, et en particulier de leur dangerosité. Quand il n’est pas question des enfants abêtis, c’est leurs parents qui sont coupables d’être accros à leurs propres téléphones, offrant le terrible spectacle d’un visage inattentif, baissé sur l’écran.

    Mais en quoi est-il si terrible ? La culture des écrans nous rend-elle si bêtes ? Comment s’est construite cette critique massive anti-écrans ?

    #Téléphone #Smartphone #Écran #EMI #Podcast #Addiction #Culture #Critique

  • #CANNABIS : Les dangers d’une concentration de #THC de plus en plus élevée | santé log
    https://www.santelog.com/actualites/cannabis-les-dangers-dune-concentration-de-thc-de-plus-en-plus-elevee

    Il est généralement admis que la consommation modérée de cannabis, une fois le développement du cerveau achevé est sans danger. Cependant, les dernières générations de cannabis accessibles sur le marché présentent des taux de THC de plus en plus élevés. Avec la légalisation croissante du cannabis, certains consommateurs ont également tendance à accroître leur consommation. Cette nouvelle étude, menée à l’Université de Bath (Angleterre) et publiée dans le Lancet Psychiatry, alerte sur la consommation de ces cannabis à forte concentration et documente un « nouveau » risque accru d’#addiction et de troubles de la #santé_mentale.

    Source :
    Association of cannabis potency with mental ill health and addiction : a systematic review - The Lancet Psychiatry
    https://www.thelancet.com/journals/lanpsy/article/PIIS2215-0366(22)00161-4/abstract

    #santé

  • Abyssinie Swing, images de la musique éthiopienne moderne

    Archives du Dimanche 7 juin 2015

    Carnet de Voyage s’envole en Ethiopie dans la folie musicale furieuse de la capitale Addis Abeba, le « Swinging Addis ». En compagnie de Francis Falceto, nous vous ferons découvrir les trésors de l’âge d’or de la musique éthiopienne urbaine et moderne.

    https://www.radiofrance.fr/francemusique/podcasts/carnet-de-voyage/abyssinie-swing-images-de-la-musique-ethiopienne-moderne-5020332

    Dans cette émission, nous aborderons l’histoire de la musique éthiopienne, ses maîtres, ses styles, son rapport aux traditions locales, un portrait de cette pop aux couleurs uniques et à la vocalité renversante, qui s’est épanouie des années 50 aux années 70.

    La “modernité”, tout particulièrement lorsqu’il s’agit des musiques d’Afrique, a trop souvent été regardée comme dégénérescence, décadence et perversion de la soi-disant tradition. Trop d’ethnomusicologues patentés et fiers de l’être ont une lourde responsabilité dans cette vision binaire, manichéenne et conservatrice des musiques dites ethniques, souvent au nom d’une fantasmatique “authenticité”. Ce que l’on appelle “tradition” est dynamique et non statique.

    #Ethiopie#Ethiopiques#ethiopie#ethiopiques#Addis#Addis_Abeba#Francis_Falceto#Falceto#Ethio-swing

  • Anbessa - Lion (1h21) visible sur Arte jusqu’au 08/10/2022

    https://www.arte.tv/fr/videos/089998-000-A/anbessa-lion

    Chassés de leur terre par des promoteurs, Asalif et sa mère vivent à la périphérie de la ville. Une immersion poignante dans la vie d’un enfant éthiopien doué, repoussé aux marges de la société.

    En périphérie d’Addis-Abeba, une opération immobilière a chassé de chez eux des paysans comme Asalif, 10 ans, et sa mère. Très pauvres, ils vivent désormais à l’orée d’une forêt d’immeubles, dans une maison en terre. Le père les a abandonnés. Bidouilleur génial, Asalif hante la décharge pour récupérer et réparer du matériel électronique. Sa mère, elle, tente de lui transmettre les traditions, en lui racontant des histoires ancestrales. Mais les promoteurs rôdent, telles les hyènes qui s’aventurent parfois dans la ville. L’enfant doit aussi affronter les gamins hostiles des immeubles. Il se réfugie fréquemment dans un bar, où il trouve un peu de chaleur humaine, et dans son imaginaire où il devient anbessa ("lion" en amharique, langue officielle de l’Ethiopie), le seul animal capable de tenir les hyènes en respect.

    Fureur et poésie
    La documentariste Mo Scarpelli, qui est aussi photojournaliste, ne lâche pas son frêle mais endurant héros. Semblable à un lutin bleu avec son sweat à capuche pointue, Asalif cherche à s’introduire dans un monde moderne qui les a laissés, sa mère et lui, de côté. Le film bascule parfois dans la fantasmagorie, quand le garçon, enragé, à bout, s’isole et rugit étrangement. Entre fureur et poésie, une immersion poignante dans la psyché d’un enfant doué et solitaire, qui butte sur une société inégalitaire.

    #éthiopie#corne_de_l'Afrique#addis#addis_abeba#condominiums#film#Afrique

  • Opioïdes aux Etats-Unis : Walmart, Walgreens et CVS condamnés à verser 650 millions de dollars Le Temps
    https://www.letemps.ch/monde/opioides-aux-etatsunis-walmart-walgreens-cvs-condamnes-verser-650-millions-d

    Les pharmacies de Walmart, Walgreens et CVS ont été condamnées mercredi par un juge fédéral en Ohio, dans le nord des Etats-Unis, à verser 650,6 millions de dollars à deux comtés de cet Etat, Lake et Trumbull, a annoncé le cabinet d’avocats qui a défendu les deux comtés, The Lanier Law Firm.

    Cette somme permettra de « financer des programmes d’éducation et de prévention et de rembourser les agences et organisations pour les frais encourus pour gérer la crise », a-t-il ajouté. Walmart a annoncé dans un communiqué son intention de faire appel, dénonçant un procès « truffé d’erreurs juridiques et factuelles ».

    Les trois géants de la distribution aux Etats-Unis, qui avaient distribué massivement des antidouleurs dans ces deux comtés, avaient été jugés coupables en novembre.

    « Une épidémie de drogue soutenue par la cupidité des entreprises »
    Les avocats des deux comtés dans l’Ohio étaient parvenus à convaincre le jury que la présence massive d’opiacés constituait bien une nuisance publique et que les pharmacies y avaient participé en ignorant pendant des années des signaux d’alarme sur des prescriptions suspectes.

    Les responsables des comtés « voulaient simplement être dédommagés du fardeau d’une épidémie de drogue soutenue par la cupidité des entreprises, la négligence et le manque de responsabilité de ces chaînes pharmaceutiques », a commenté leur avocat, Mark Lanier, cité dans le communiqué.

    Les chaînes de pharmacies estiment que les pharmaciens ne font que respecter des ordonnances légales rédigées par des médecins, qui prescrivent des substances approuvées par les autorités sanitaires. Certaines parties avaient conclu des accords avec les comtés de Lake et Trumbull pour mettre fin aux poursuites en échange de versements financiers. C’est le cas des chaînes de pharmacies Rite Aid et Giant Eagle.

    Des distributeurs jugés responsables pour la première fois
    C’était la première fois que des distributeurs de médicaments, et non pas des producteurs, étaient jugés responsables dans cette crise sanitaire à l’origine de plus de 500 000 morts par overdose en 20 ans aux Etats-Unis, et qui a donné lieu à une myriade de procédures lancées par des collectivités.

    La condamnation de producteurs d’opiacés sur la base de lois sur les nuisances publiques a cependant connu des revers, en Californie et en Oklahoma. L’été dernier CVS, Walgreens, Rite Aid et Walmart avaient accepté de verser 26 millions de dollars au total à deux comtés de l’Etat de New York.

    Lire aussi : Crise des opioïdes aux Etats-Unis : l’indécent ballet des groupes pharma https://www.letemps.ch/opinions/crise-opioides-aux-etatsunis-lindecent-ballet-groupes-pharma

    #McKinsey #oxycodone #naloxone #opioides #sackler #big_pharma #santé #fentanyl #opiacés #addiction #opioïdes #drogues #drogue #pharma #usa #santé_publique #etats-unis #purdue_pharma #oxycontin #carfentanil #overdose #Walmart #Walgreens #CVS

    • Le groupe Purdue Pharma :
      Selon une enquête du New Yorker, le groupe aurait réalisé près de 35 milliards de dollars de bénéfice grâce au seul OxyContin entre 1996 et 2019.

      Un plan prévoit désormais le versement de 6 milliards de dollars à titre d’indemnisation à plus de 140 000 victimes directes qui avaient porté plainte, ainsi que des collectivités.

  • Opioïdes, l’insurmontable crise aux Etats-Unis - 107 000 morts par overdose en 2021 Valérie de Graffenried

    Nouveau record américain : 107 000 morts par overdose en 2021. La responsabilité des entreprises pharmaceutiques et médecins qui prescrivent des antidouleurs trop facilement est montrée du doigt.

    Comment ne pas être pris de vertige ? En mai, les autorités sanitaires américaines annonçaient un nouveau « record » : 107 000 morts par overdose en 2021, 15% de plus que l’année précédente. L’équivalent, en moyenne, d’une personne toutes les cinq minutes. La spirale infernale ne s’arrête pas. Si les chiffres augmentent chaque année, la hausse était encore plus marquée entre 2019 et 2020 : +30%. Malgré les efforts de prévention, de lutte contre les trafiquants de drogues ou de distribution plus large de naloxone, qui permet de « ressusciter » une personne en train de faire une overdose via un spray nasal ou une injection, ce mal qui ronge la société américaine peine à se résorber. La pandémie n’a fait qu’aggraver la situation. . . . . . . . . .

    La suite payante, le lien : https://www.letemps.ch/monde/opioides-linsurmontable-crise-aux-etatsunis

    #McKinsey #oxycodone #naloxone #opioides #sackler #big_pharma #santé #fentanyl #opiacés #addiction #opioïdes #drogues #drogue #pharma #mafia #usa #santé_publique #etats-unis #purdue_pharma #oxycontin #carfentanil #overdose #constipation

  • Chapitre 8  : l’artiste déconnecté | ploum.net
    https://ploum.net/chapitre-8-lartiste-deconnecte

    Reposons la question autrement : pourquoi les artistes ont-ils l’impression que les réseaux sociaux sont essentiels à leur carrière ? Parce qu’ils ont des retours : des commentaires, des likes, des partages. Des statistiques détaillées sur « l’engagement de leur communauté  ». Qui leur fournit ces retours ? Les réseaux sociaux eux-mêmes !

    Qui sont les artistes qui ont le plus de followers sur les réseaux sociaux ? Les artistes qui ont du succès… en dehors des réseaux sociaux !

    Les réseaux sociaux nous font confondre la cause et l’effet. En soi, ils ne sont la cause d’aucun succès, ils ne font que souligner les succès existants. Ils ne font que récompenser l’utilisation de leur plateforme par une monnaie de singe qu’ils contrôlent. Le « Like ».

    ...

    ""Poster du contenu sur les réseaux sociaux pour obtenir des likes est une quête chimérique. L’artiste travaille littéralement au profit du réseau social pour l’alimenter, pour donner une raison aux utilisateurs de venir le consulter. En échange, il peut avoir la chance de recevoir une impression virtuelle de succès.""

    #EMI #Réseauxsociaux #Art #Addiction #SNT #NSI

    • on a un peu l’impression d’un truc écrit ya 15 ans… depuis ya quand même des centaines d’artistes, en tout cas en musique, et souvent en rap, qui ont percé sans jamais être passés en radio, médias, etc, et qui donc ne faisaient pas encore de concerts non plus, juste parce que leurs clips ou même juste freestyles se propagent sur les réseaux, à commencer par youtube puisque la musique (populaire) sans clip ça n’existe presque plus (ça vaut aussi pour les chaines d’humour, vulgarisation, etc)

    • C’est certain que de nombreux artistes ont réussi à se faire connaître via les réseaux mais ils sont d’une certaine manière contraints par ces réseaux et se retrouvent à devoir les alimenter au détriment peut-être de leur œuvre.
      La logique des réseaux entretient une forme de consommation artistique qui peut éventuellement parasiter un processus de création.

    • C’est certain que de nombreux artistes ont réussi à se faire connaître via les réseaux mais ils sont d’une certaine manière contraints par ces réseaux et se retrouvent à devoir les alimenter au détriment peut-être de leur œuvre.
      La logique des réseaux entretient une forme de consommation artistique qui peut éventuellement parasiter un processus de création.

      Non. C’est pas une question de réseaux sociaux. C’est une question de marchandisation des œuvres. Réseaux ou pas, des artistes seront tenté·es de répondre à la demande en faisant ce qu’on attend d’elleux. Ou simplement pouvoir vivre de leur travail. Les autres continuent leur chemin quelque soit la façon dont leurs œuvres sont reçues par le public, les réseaux, les éditeurs... Je vis de travaux de commande en carto et graphisme et je poursuis en parallèle un travail de carto artistique et d’autres œuvres dont je ne tire que très peu de revenus (je suis plasticienne).

    • l’artiste connecté avec son public, en live y’a rien de mieux. Un.e artiste avec un profil sur Instagram pour moi c’est non grata.
      Prenez La Fraction qui vient de sortir un nouvel album De l’autre côté c’est la scène qui les a fait connaître, leur site n’est plus à jour depuis 2016.
      https://lafraction.bandcamp.com/album/de-lautre-c-t

      Disque réalisé par Fraction Productions, Stonehenge Rds, Gestalt, Maloka, Mass Productions, Tranzophobia, Crash Disques, Twisted Chords, Trujaca Fala, Konstroy, Mescufurus (+ General Strike CD)

      SHOWS 2022
      Les 30 ans de Chéribibi reportés à octobre. Dimanche 22 MAI : soutien Jargon Libre au CICP - Paris 11e.
      Samedi 4 JUIN : festival Maloka - Dijon.
      Samedi 25 JUIN : au Cheval déchaîné, Vierves (Belgique).
      Samedi 9 JUILLET : festival Punk Illegal (Alvesta/Suède)

  • « Je ne me sens pas en sécurité à l’UQAM » - Le devoir - Marco Fortier
    https://www.ledevoir.com/societe/education/700803/education-je-ne-me-sens-pas-en-securite-a-l-uqam

    Menaces, intimidation, local vandalisé : des étudiants en science politique de l’Université du Québec à Montréal (UQAM) disent être la cible d’une campagne de harcèlement de la part de militants extrémistes. Ébranlés, une demi-douzaine d’étudiants ont décidé de quitter l’UQAM pour continuer leurs études dans une ambiance plus paisible.

    Selon ce que Le Devoir _ a appris, des tensions entre une association étudiante de l’UQAM et des militants qui se qualifient de « woke » ont dégénéré au cours des derniers jours. Le local de l’Association étudiante du module de science politique (AEMSP) a été vandalisé durant la nuit de mardi à mercredi, la semaine dernière. Une enquête interne est en cours pour trouver les auteurs du saccage. La police a aussi été avisée.


    Le Bureau d’intervention et de prévention en matière de harcèlement (BIPH) de l’UQAM est aussi intervenu dans l’espoir de mettre fin à des gestes d’intimidation contre des membres de l’AEMSP.

    « Je suis stressé. J’ai peur pour mon intégrité physique et personnelle. Je n’ai plus envie de mettre les pieds à l’UQAM parce que je ne me sens plus en sécurité », dit Jérôme Dufour, qui a démissionné de son poste de coordonnateur général de l’AEMSP.

    Tout comme une demi-douzaine de ses collègues, il a décidé de quitter l’UQAM après avoir été la cible de harcèlement au cours des derniers mois. Le saccage du local de l’AEMSP, la semaine dernière, a été la goutte de trop : porte défoncée, ordinateur et imprimante jetés par terre, meubles renversés, graffitis sur les murs. « Fuck la CAQ », « fuck QS », « vive les woke », « fuck toute », « vandalisme », « ACAB » (All cops are bastards), ont notamment écrit les visiteurs non invités.


    « Je ne me sens pas en sécurité à l’UQAM ces temps-ci. La violence est banalisée dans l’institution, c’est ce que je trouve le plus préoccupant dans cette histoire », affirme Marie-Audrey Bernier, qui a démissionné elle aussi du bureau de l’AEMSP. Elle a décidé de continuer ses études dans une autre université.

    « On veut que ça bouge, ajoute-t-elle. J’aimerais que mes amis qui continuent au bac l’année prochaine n’aient plus peur de se promener dans les corridors et de se faire crier des choses. On a beau être de gauche, pour des extrémistes, on n’est jamais assez à gauche. Je vote pour QS, comme beaucoup d’étudiants à l’UQAM, mais je ne suis pas extrémiste. »

    Une minorité bruyante
    La jeune femme dit avoir constaté qu’une minorité d’étudiants qu’elle considère comme « extrémistes » font la pluie et le beau temps à l’UQAM. Avant même son engagement dans le mouvement étudiant, des signes lui avaient mis la puce à l’oreille.

    À l’été 2021, elle et ses collègues de science politique organisaient des 5 à 7 au parc Laurier. Certains membres de la communauté étudiante avaient protesté : l’alcool « n’est pas inclusif » dans les soirées étudiantes, selon eux. Marie-Audrey Bernier s’est aussi fait reprocher de faire partie « d’un groupe d’hommes blancs hétérosexuels ». Le cercle d’amis était pourtant représentatif de la diversité montréalaise, souligne l’étudiante : « juif, communiste, gauchiste, droitiste, conservateur, féministe, Colombien, Algérien, Québécois de souche, séparatiste, fédéraliste, homosexuel, queer. Bref, j’en passe. Ce qu’il y avait de magnifique, c’était l’ouverture qui nous unissait. »

    Une fois élus au bureau de l’AEMSP, à l’automne 2021, Marie-Audrey et ses collègues ont vécu d’autres difficultés. Les anciens membres du bureau ont refusé de donner les clés du local aux nouveaux élus. Des gens venaient faire le party et laissaient alcool et restes de nourriture sur place. Il a fallu changer la serrure.

    Un événement visant à célébrer la Journée internationale des droits des femmes a créé du mécontentement. Trois étudiantes sont venues invectiver Marie-Audrey Bernier, en lui reprochant d’avoir « exclu les personnes non binaires » (ce dont elle se défend). Un 5 à 7 où les femmes auraient droit à un verre gratuit a aussi provoqué un « malaise » : « On me dit que j’encourage la culture du viol, que je suis fasciste et que l’association étudiante est misogyne. Lorsqu’elles sortent du local, j’ai peur. L’angoisse reprend. »


    Une fête étudiante sur le thème hautement ironique de l’assaut du Capitole par les partisans de Trump a semé la discorde. Le bureau de l’AEMSP a eu beau préciser que l’événement se voulait sarcastique, que l’Association n’approuve aucunement les mouvements antidémocratiques et violents, une poignée d’étudiants a dénoncé le bureau comme un repaire de fascistes.

    Le lendemain, le local étudiant a été vandalisé une première fois. Par la suite, des membres de l’AEMSP disent se faire intimider et insulter à tout moment dans l’UQAM. Dans les corridors, au café étudiant, au local de l’association. Marie-Audrey Bernier, Jérôme Dufour et leurs collègues se sentent abandonnés par la direction de l’université.

    Enquêtes en cours
    Jean-Christian Pleau, vice-recteur à la vie académique de l’UQAM, assure que l’établissement prend la situation « très au sérieux ». « Pour moi, c’est une situation d’intimidation et de harcèlement entre des personnes étudiantes. Il est clair que c’est complètement à l’opposé du climat que nous souhaitons voir sur le campus et des valeurs que nous préconisons », dit-il au Devoir.

    Il affirme que la sécurité dans le secteur du local vandalisé sera renforcée à compter de mardi matin. En plus de l’enquête policière, le Service de prévention et de sécurité de l’UQAM mène son analyse. Les responsables du vandalisme risquent d’être traduits devant le comité de discipline de l’établissement. La sanction peut aller jusqu’à l’expulsion de l’UQAM.

    « Dans un passé qui n’est pas si lointain, il arrivait que le discours politique serve de prétexte ou de paravent à des formes d’intimidation. Ce n’est pas un phénomène nouveau, je crois. C’était une façon d’excuser beaucoup de choses, de dire c’est normal, c’est de la politique. Je pense que cette excuse-là n’est plus admise aujourd’hui. Nous allons déployer tous nos mécanismes d’intervention pour essayer de résoudre la situation. On ne souhaite pas que les choses en restent là », précise le vice-recteur.

    Des activités dérangeantes
    L’Association facultaire étudiante de science politique et de droit (AFESPED), montrée du doigt par des étudiants pour certains gestes d’intimidation, se défend d’avoir commis tout geste déplacé. « L’AFESPED a toujours adopté une attitude cordiale et bienveillante envers l’AEMSP, notamment au sein des instances de collaboration entre associations », indique une déclaration transmise au Devoir par le bureau de l’AFESPED.

    Des membres de la communauté étudiante « se sont plaints de comportements, de propos et d’activités de la part du bureau de l’AEMSP jugés inappropriés » au cours des derniers mois. Des références à Donald Trump et à Vladimir Poutine ont été mal reçues, d’autant plus que « des mandats féministes, antiracistes et contre la montée de l’extrême droite au Québec et en Occident ont été adoptés en assemblée générale par les membres de l’AEMSP eux-mêmes », rappelle l’AFESPED.

    #woke #wokisme #violence #harcèlement #université #menaces #intimidations #agression #intimidation #extrémisme #inclusif #diversité #queer #binaires #culture_du_viol #féminisme #antiracisme #Quebec #uqam

    • La malbouffe se répand chez les végans et serait pire pour la santé RTS - Charlotte Onfroy-Barrier, Feriel Mestiri
      https://www.rts.ch/info/economie/12950435-la-malbouffe-se-repand-chez-les-vegans-et-serait-pire-pour-la-sante.htm

      Etre végétarien ou végan n’est plus forcément synonyme d’esprit sain dans un corps sain. La malbouffe s’est propagée au sein d’une population qui voulait faire la part belle au bien-être animal comme environnemental.

      Dans les grandes surfaces ou dans les restaurants, les choix en matière de malbouffe s’étoffent. Saucisses, burgers, nuggets, cordons verts et même crevettes ou thon végétal existent désormais en version végan, c’est-à-dire qu’ils ne contiennent aucun produit d’origine animale.

      Pour les personnes qui souhaitent arrêter la viande, toutes ces alternatives doivent permettre de remplacer les produits d’origine animale. Au niveau de l’aspect et du goût, la ressemblance avec de la vraie viande est parfois troublante.

      Du côté de la diététique, en revanche, mieux vaut miser sur le tofu, les lentilles ou autres légumineuses riches en protéines. Selon la nutritionniste Tessa Ang, qui a épluché les étiquettes de plusieurs marques de burgers et de nuggets végan, « ces produits sont riches en protéines, mais en termes de nutriments, ils sont très pauvres ».

      Dangereux mélange
      Entre 11 et 25 ingrédients sont nécessaires pour composer ces aliments, du fécule de maïs au stabilisant en passant par le sel et autres huiles et farines. Souvent plus gras et plus salés que la viande, ces produits sont aussi gavés d’additifs. Des épaississants, émulsifiants et stabilisants qui créent l’illusion, mais qui peuvent être dangereux pour la santé. Surtout lors qu’ils passent sur le grill.

      « Certaines vitamines sont fragiles à haute température. Dans l’industrie alimentaire de ce genre de produits, les ingrédients sont généralement chauffés avant d’être transformés et de passer par des machines. C’est ce mode de surchauffe qui va dénaturer les aliments et leur faire perdre leurs nutriments », explique Tessa Ang.

      Ce déficit de nutriments dans le produit peut, à terme, dénaturer la flore intestinale et avoir des conséquences sur la santé, telles que la dépression, la fatigue, des pertes de mémoires ou de l’anémie. Quant à la trop forte quantité d’ingrédients, elle peut provoquer ballonnements, flatulences, inconforts digestifs ou des réactions sur le transit.

      L’économie de 12’100 litres d’eau
      L’an dernier, la Fédération romande des consommateurs (FRC) a passé au crible 39 burgers, hachis et escalopes végan. Le résultat est sans appel : seul un quart des références obtient une bonne appréciation.

      Le responsable des produits culinaires chez Nestlé suisse Jérôme Bonvin rappelle, lui, l’argument écologique d’un repas végétalien : « Il faut 13’000 litres d’eau pour produire un kilo de boeuf, alors qu’il en faut 900 pour produire un kilo de soja », a-t-il argué dans le 19h30 de la RTS.

      Pas tous les jours
      Le gérant du restaurant Envie Vegan à Genève voit surtout dans ces alternatives à la viande l’occasion de rassembler adeptes et opposants au véganisme. Il admet d’ailleurs multiplier les sauces et les graisses en cuisine : « Il ne faut pas venir manger nos menus tous les jours. On ne se prive pas au niveau des graisses. Et les simili carne qu’on utilise contiennent quand même du gras, donc on ne va pas dire aux gens que c’est bon pour la santé, alors que ça ne l’est pas. »

      Pour la nutritionniste Tessa Ang, il n’est pas nécessaire pour autant de tirer un trait définitif sur ces aliments. Ceux qui souhaitent prendre soin de leur santé comme de leur environnement pourront toujours manger de la malbouffe végan. Mais seulement de temps en temps, pour le plaisir.

      #vegan #végétarien #malbouffe #viande #véganisme #graisse #additifs #beurk

    • Varsovie refuse d’accepter et de payer de nouvelles livraisons de vaccins Le Figaro
      https://www.lefigaro.fr/sciences/covid-19-la-pologne-refuse-d-accepter-et-de-payer-de-nouvelles-livraisons-d

      La Pologne refuse de recevoir et de payer de nouvelles livraisons de vaccins anti-Covid, a déclaré mardi le ministre de la Santé, indiquant que son pays disposait toujours de 25 millions de doses non-utilisées.


      « À la fin de la semaine dernière, nous avons eu recours à la clause de force majeure et informé à la fois la Commission européenne et le principal fabricant de vaccins (Pfizer, ndlr) que nous refusions de recevoir ces vaccins et que nous refusions également d’effectuer les paiements », a déclaré Adam Niedzielski à la télévision d’informations en continu TVN24. « Cette situation entraînera un conflit juridique. En fait il a déjà lieu », a-t-il ajouté en indiquant que le contrat portant sur les vaccins avait été signé « entre la Commission et les producteurs » et que son pays ne fait pas directement partie de ce contrat.

      Selon lui, la Pologne, pays de 38 millions d’habitants, dispose toujours de 25 millions de doses de vaccins, alors que 67 à 70 millions d’autres ont été commandées. Actuellement, environ 51% des Polonais ont été entièrement vaccinés, 59% ont reçu une seule dose, et le taux de vaccination a fortement baissé, selon les données du ministère de la Santé.