• La transmission aérienne, grande négligée du discours officiel ? Radio-Canada.ca
    https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1810836/transmission-aerienne-aerosols-debat-covid-coronavirus-pandemie

    On commence à abandonner les masques, on réduit la distanciation physique, on n’a pas de plans précis pour la ventilation dans les écoles à l’automne. Des experts rappellent que le SRAS-CoV2 se transmet par l’air.

    (...) les autorités ont minimisé la transmission aérienne à cause d’un manque de ressources. Ça aurait voulu dire recommander l’utilisation des #masques N95 et améliorer la ventilation.

    « ... si la transmission par aérosols avait été reconnue, il aurait été difficile de justifier pourquoi on fermait certaines choses (ex. : les terrains de jeux) et pas d’autres (les milieux de travail). la majorité des cas ont eu lieu dans les milieux de travail. »

    Une étude (Géorgie), montre que le nombre de cas de #COVID-19 était 35 % moins élevé dans les écoles lorsqu’on ouvrait les fenêtres et les portes et qu’on utilisait des ventilateurs, et 48 % moins élevé lorsqu’on utilisait des systèmes de filtration et de purification.

    #aérosolisation #média (pas français)

    • Tirer les conséquences politiques de la transmission aéroportée du COVID - KALMOGOROV
      https://blogs.mediapart.fr/kalmogorov/blog/190721/tirer-les-consequences-politiques-de-la-transmission-aeroportee-du-c

      (...) pourquoi a-t-il fallu si longtemps pour que les instances de santé publique reconnaissent la transmission aéroportée ? Ce problème a été analysé par Greenhalgh et al. qui se sont intéressées aux discours niant la transmission aéroportée : l’OMS, la réponse à une lettre ouverte envoyée par le Royal College of Nursing (Royaume-Uni) à Boris Johnson, la réponse à une demande d’institutrices de Colombie Britannique aux autorités sanitaires de la province et un jugement après qu’un employé de supermarché québécois a été licencié pour obtenir une meilleure protection au travail. Par comparaison, au Japon, les médecins ont travaillé avec un mathématicien modélisateur qui a tout de suite mis sur la table la possibilité d’une transmission aéroportée dès mars 2020 - l’OMS a adopté cette position six mois plus tard.

      Les conclusions des auteurices, qui s’appuient extensivement sur les outils développés par P. Bourdieu, sont les suivantes : la position « postillons » est la position orthodoxe, tenue par les médecins, les infectiologues, les spécialistes de santé publique. Leur pouvoir symbolique est considérable : ce sont eux les « experts » qui écrivent les rapports des agences de santé, les communiqués de presse etc. Leur autorité scientifique est une autorité sociale, qu’ils ne veulent pas voir remettre en cause. Au contraire, les partisans de la théorie des aérosols sont hétérodoxes au champ, à sa frontière : ce sont des mathématiciens, des physiciennes, des spécialistes des aérosols atmosphériques... À cause du manque d’interdisciplinarité dans les agences de santé, leur voix a mis du temps à porter et leurs contributions ont été ignorées pendant beaucoup trop longtemps, étant donnée l’urgence de la situation.

      [...]

      Certains à gauche, notamment dans les milieux « sceptiques », font de la vaccination leur cheval de bataille. Les antivax (amalgamés aux hésitants) seraient une grande menace pour la santé publique, et la vaccination notre meilleur outil contre la pandémie. Soyons clairs : les vaccins sont une technologie formidable, leur efficacité est démontrée, la balance bénéfice-risque est excellente dans quasi toutes les situations. Mais vouloir combattre la pandémie en ignorant ses facteurs de transmission et sa dépendance à l’environnement, c’est faire une grave erreur. Imagine-t-on lutter contre le VIH en ignorant le fait qu’il est sexuellement transmissible (on l’a déjà fait et ça s’est mal terminé...) ? Le vaccin n’est pas la solution magique. Son effet sur la transmission est long à se mettre en place : il y a besoin de minimum 5 semaines entre la première dose et l’immunité la plus grande, sachant que la première dose a un effet faible. Rappelons qu’avec un doublement du nombre de cas toutes les semaines (la dynamique optimiste au 19/07/21), le nombre de cas journalier a le temps d’être multiplié par 32 le temps que l’immunisation se mette en place. Si une fraction P de la population est vaccinée, le taux de reproduction R devient (1-P)×R. Avec 60% de la population vaccinée (estimation raisonnable du taux de vaccination au 1er septembre), R est divisé par 2.5. Sauf que Delta est 2.5 fois plus contagieux que la souche sauvage qui avait crû dès la rentrée 2020. Ce qu’on est en train de gagner en vaccination, on le perd avec la plus grande contagiosité du variant. On pourrait gagner un facteur 2, 3 voire 4 facilement en ventilant mieux, et ce dès cet été.

      #transmission #théorie_des_postillons #pluridisciplinarité #pouvoir_médical

    • Une étude (Géorgie), montre que le nombre de cas de #COVID-19 était 35 % moins élevé dans les écoles lorsqu’on ouvrait les fenêtres et les portes et qu’on utilisait des ventilateurs, et 48 % moins élevé lorsqu’on utilisait des systèmes de filtration et de purification.

      « Ça c’est rien que des mensonges pas vrai de woke islamo-gauchistes de l’internet » (Jean-Michel Blanquer)

      Après, 48% de moins sur 2,5 fois plus contagieux, c’est pas suffisant. Si on arrive à survivre aux touristes en août, c’est bon on sera refait par la rentrée de septembre.

  • La #CNPT publie son rapport sur l’accompagnement des #rapatriements_sous_contrainte par la #voie_aérienne

    Dans son rapport publié aujourd’hui, la #Commission_nationale_de_prévention_de_la_torture (CNPT) présente les recommandations relatives aux 37 transferts par la #police et aux 23 rapatriements sous contrainte par la voie aérienne qu’elle a accompagnés entre avril 2020 et mars 2021, une période qui a été marquée par le COVID-19. La Commission estime inadéquates certaines #pratiques_policières qui persistent. Finalement, la Commission dresse le bilan du contrôle des 25 renvois sur des vols de ligne, respectivement des renvois du niveau d’exécution 2 et 3, qu’elle a accompagnés entre novembre 2019 et mars 2021.

    Pratiques policières jugées inadéquates

    De manière générale, les observatrices et observateurs de la CNPT continuent d’être témoins de l’hétérogénéité des pratiques cantonales en vigueur s’agissant de la prise en charge et du transfert à l’#aéroport des personnes à rapatrier, notamment en matière de recours aux #entraves. La Commission estime que des mesures urgentes doivent être prises afin d’harmoniser les pratiques policières dans le cadre des renvois.

    Même si des améliorations ont été constatées, la Commission regrette que le recours aux #entraves_partielles reste fréquent tant au niveau des transferts que de l’organisation au sol. Dans son rapport, la Commission appelle instamment aux autorités de renoncer par principe à toute forme de #contrainte, et de limiter une application aux seuls cas qui présentent un danger imminent pour leur propre sécurité ou celle d’autrui. Par ailleurs, elle rappelle que les #enfants ne devraient en aucun cas faire l’objet de #mesures_de_contrainte. Elle conclut également qu’un diagnostic psychiatrique ne peut en aucun cas à lui seul signifier le recours à des entraves.

    En outre, la Commission juge inadéquates plusieurs pratiques policières qui persistent dans le cadre des renvois, même si elle les observe de manière isolée : notamment l’entrée par surprise dans une cellule, l’utilisation de #menottes_métalliques aux chevilles, le recours au #casque_d'entraînement, l’utilisation d’une #chaise_roulante pour transporter une personne entravée et la #surveillance par plusieurs #agents_d'escorte d’une personne à rapatrier entravée et placée sur une chaise. La Commission rappelle également avec force dans son rapport que les personnes à rapatrier doivent être informées de manière transparente et dans une langue qu’elles comprennent sur le déroulement du renvoi.

    Contrôle des renvois du niveau d’exécution 2 et 3

    Dans son rapport, la Commission relève avec préoccupation que les renvois du niveau d’exécution 3 sont exécutés mais sans être clairement distingués des renvois du niveau d’exécution 2. Il existe néanmoins une différence significative entre les deux niveaux de renvoi en termes de mesures de contrainte autorisées. La Commission s’interroge sur la pertinence de ces niveaux d’exécution 2 et 3 et estime qu’une réflexion approfondie doit être menée en la matière. Par ailleurs, le recours aux mesures de contrainte doit être limité aux seuls cas qui présentent un danger imminent pour leur propre sécurité ou celle d’autrui, et ceci pour la durée la plus courte possible. Enfin, compte tenu des mesures de contrainte autorisées dans le cadre des renvois du niveau d’exécution 3, un contrôle indépendant, en particulier des transferts et de l’organisation au sol, devrait être garanti.

    https://www.nkvf.admin.ch/nkvf/fr/home/publikationen/mm.msg-id-84376.html
    #rapport #Suisse #renvois_forcés #expulsions #renvois #2020 #asile #migrations #réfugiés #avions

    –---
    Pour télécharger le rapport :
    https://www.nkvf.admin.ch/dam/nkvf/de/data/Medienmitteilungen/2021-07-08/bericht-ejpd-kkjpd-f.pdf

    • CNPT | Pratiques policières inadéquates

      La Commission nationale de prévention de la torture (CNPT) appelle la Suisse à “renoncer par principe à toute forme de contrainte” sauf en cas de “danger imminent” pour soi-même ou pour autrui”. Mandatée pour l’observation des vols spéciaux, la CNPT a présenté ses recommandations relatives aux 37 transferts par la police et aux 23 rapatriements sous contrainte par voie aérienne qu’elle a accompagnés entre avril 2020 et mars 2021, soit en plein COVID. La Commission estime inadéquates certaines pratiques policières qui persistent et appelle à des mesures urgentes pour harmoniser les usages entre les cantons.

      https://seenthis.net/messages/921600

  • Mineurs étrangers : le fichier antifraude bientôt imposé à tous les départements

    Le projet de #loi « #protection_des_enfants » prévoit de rendre obligatoires à tous les départements le recours au #fichier_anti-fraude concernant les #mineurs_non_accompagnés, ainsi que la transmission de #données_personnelles aux autorités préfectorales. Les associations y voient un « outil de lutte contre l’immigration irrégulière ».

    Il avait été instauré en 2019, officiellement pour lutter contre le « #nomadisme » des #jeunes_migrants, soupçonnés de tenter leur chance d’un département à l’autre pour être reconnus #mineurs et pris en charge par l’#Aide_sociale_à_l’enfance. Le fichier « antifraude » (dit « #AEM », pour aide à l’#évaluation_de_la_minorité) revient, en force, sur le devant de la scène dans le cadre du projet de loi relatif à la « protection des enfants », examiné cette semaine à l’Assemblée nationale.

    Le texte prévoit en effet de le rendre obligatoire à tous les départements, alors qu’une poignée de récalcitrants – dont #Paris, la #Seine-Saint-Denis et le #Val-de-Marne – résistaient jusqu’alors, malgré les #sanctions_financières établies par un décret datant de juin 2020, venant réduire le montant de la contribution forfaitaire de l’État versée pour l’évaluation de la #minorité et la #prise_en_charge des jeunes. La somme passait, pour les départements refusant d’y avoir recours, de 500 à 100 euros.

    Depuis 2019, le gouvernement invite les #départements, sur la base du volontariat, à renvoyer les jeunes se présentant comme mineurs vers la préfecture, où un certain nombre de #données_personnelles (prise d’#empreintes_digitales, photos, #adresse_de_domiciliation, #numéro_de_téléphone...) sont alors collectées et enregistrées. Ces dernières sont ensuite comparées au fichier dit « #Visabio », qui répertorie les demandes de #visa formulées depuis l’étranger et peut biaiser les déclarations des jeunes se présentant comme mineurs, puisque certains d’entre eux tentent d’abord une demande de visa en se déclarant majeurs, dans le but de s’éviter la traversée par la mer.

    « Certains départements ne prennent même plus la peine de faire l’évaluation pour un jeune si la préfecture dit qu’il se trouve dans Visabio », souligne Jean-François Martini, juriste au Gisti. Selon le Groupe d’information et de soutien des immigrés, 77 départements ainsi que la métropole de Lyon auraient déjà recours au fichier AEM permettant la collecte d’informations. Pourtant, jusqu’à présent, impossible de mesurer l’éventuelle « fraude » à laquelle pourraient s’adonner les jeunes migrants en recherche de protection en France.

    « Rien ne justifie l’utilisation de ce fichier »

    Aucun chiffre, aucun bilan, rappelle Camille Boittiaux, référente MNA chez Médecins du monde, ne permettent d’« objectiver le phénomène de “nomadisme” ». « Rien ne justifie l’utilisation de ce fichier. Les arguments avancés par le gouvernement ne sont pas convaincants. Les MNA sont encore une fois considérés comme des migrants, de potentiels fraudeurs, avant d’être vus comme des #enfants. »

    Pourquoi donc vouloir rendre obligatoire un #fichier_biométrique controversé, auquel même la Défenseure des droits a manifesté son opposition, dans un avis critique adressé à la commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale fin juin, pointant un texte « pas à la hauteur des besoins que l’on note en #protection_de_l’enfance », rappelant, au passage, que le droit des MNA de refuser de transmettre leurs #informations_personnelles « n’est plus considéré ni prévu » ?

    Pour les associations d’aide aux migrants et aux MNA, comme pour le député Guillaume Chiche, la réponse est simple : il s’agit de faire de la protection de l’enfance un « outil de #lutte_contre_l’immigration_irrégulière ». « On passe du champ de la protection de l’enfance à un système policier, et le fichier AEM en est le premier pont », prévient Jean-François Martini. Dans un communiqué interassociatif (https://www.gisti.org/spip.php?article6614) rassemblant le Gisti, La Cimade, Infomie, Médecins du monde et le Secours catholique, ces organisations dénoncent un « #fichage policier systématique » et la « nocivité » de ce fichier. « Depuis sa mise en œuvre par la plupart des départements métropolitains, c’est une catastrophe pour les jeunes à tous points de vue », poursuit le juriste auprès de Mediapart.

    La référente MNA de Médecins du monde pointe, elle aussi, les « effets délétères » du fichier dans les départements où il a déjà été mis en place : « On a constaté que certains mineurs craignaient le passage en préfecture et décidaient de ne pas intégrer le système de la protection de l’enfance. D’autres sont laissés sans mise à l’abri en attendant le passage à la préfecture. D’autres encore n’ont ni mise à l’abri ni évaluation après consultation du fichier par le département. » Une sorte de #tri faisant fi du principe de #présomption_de_minorité, qui doit normalement garantir une protection aux jeunes se déclarant mineurs durant toute la durée de leurs démarches.

    « L’article 15 relève exclusivement de la gestion de flux migratoires, relève le député Guillaume Chiche, membre de la commission des affaires sociales. On organise la délivrance de renseignements sur les MNA aux autorités préfectorales. Pire, on oblige les départements à leur présenter les MNA ! » Avec le risque, aux yeux du député ex-LREM, de « reléguer les travailleurs sociaux au rang d’enquêteurs et de supplétifs des forces de l’ordre ». « Il n’y a plus de #secret_professionnel, cela rompt le lien de #confiance avec les jeunes », déplore-t-il.

    Mélange des genres

    Dans son avis, la Défenseure des droits exprime « ses profondes inquiétudes » quant à l’article 15, qui tend « davantage à traiter du #contrôle_migratoire qu’à une réelle amélioration de la protection des mineurs non accompagnés ». MNA qui relèvent, rappelle-t-elle, uniquement des dispositifs de la protection de l’enfance « jusqu’à l’établissement de leur âge par une décision judiciaire », et qui devraient être exclus de procédures relevant « d’un contrôle et d’une gestion des flux migratoires ».

    Un mélange des genres « intolérable » pour le Gisti. « On ne peut pas à la fois faire de la protection de l’enfance et mettre en œuvre des mesures elles-mêmes affichées comme de la lutte contre l’immigration irrégulière, estime Jean-François Martini. Le résultat de l’évaluation finit entre les mains d’une préfecture qui peut en tirer un argument pour prononcer une mesure d’éloignement, on organise une collaboration objective entre professionnels de la protection de l’enfance et services des préfectures. »

    Contacté, le département du Val-de-Marne n’a pas donné suite à l’heure où nous publions cet article. Désormais passé à droite, celui qui faisait partie des derniers « résistants » au fichier AEM et avait même déposé un recours auprès du Conseil d’État avec la Seine-Saint-Denis pour contester le décret du 23 juin 2020, risque de changer de cap. En Seine-Saint-Denis, le fichier est jugé « inacceptable » et reste à ce jour inutilisé.

    « Ce n’est pas notre rôle, tranche Stéphane Troussel, président du Conseil départemental. Les départements ne sont pas des supplétifs du ministère de l’intérieur. C’est à ce titre qu’on a refusé d’appliquer le décret jusqu’ici. Avec le recours obligatoire au fichier, on va fouler au pied la libre administration des collectivités territoriales. L’État devrait aller au bout de sa logique : s’il considère que cela relève de la question migratoire, à lui de prendre en charge la mise à l’abri et l’évaluation ! »

    Difficile, pour Dominique Versini, adjointe en charge de la protection de l’enfance à Paris, de dire si le département pourra continuer de « résister » bien longtemps : « Avec la Seine-Saint-Denis et la #Gironde, on n’a pas cessé de subir des #pressions. On a été pointés du doigt par le gouvernement comme des “gauchistes” qui voudraient favoriser l’appel d’air. On a essayé de nous attaquer par le porte-monnaie avec le décret réduisant la contribution forfaitaire. On a admis le fait de ne pas recevoir l’argent de l’État, qui représente une perte de 2,2 millions d’euros de recettes par an pour Paris, parce que nos valeurs l’emportaient. Mais là, le problème, c’est que le recours au fichier va être rendu obligatoire par la loi... », appréhende l’élue.

    Alors que le gouvernement mène déjà une politique de lutte contre l’immigration illégale « très dure », il « passe » désormais par les départements, selon elle, pour récupérer des jeunes à expulser. « C’est une façon d’utiliser la protection de l’enfance au profit d’une politique de lutte contre l’immigration illégale et cela me choque profondément », dénonce l’ancienne ministre, qui souligne une violation de la Convention internationale des droits de l’enfant et de la présomption de minorité, les jeunes étant contraints de se rendre en préfecture avant même d’avoir fait l’objet d’une évaluation. « La puissance du ministère de l’intérieur l’emporte sur le secrétariat en charge de la protection de l’enfance et je le déplore », poursuit Dominique Versini.
    Rien pour améliorer le quotidien des mineurs étrangers

    Le projet de loi prévoit par ailleurs d’interdire le placement des mineurs à l’#hôtel, mais introduit tout de même un caractère d’urgence, avec une durée maximale de deux mois, qui laisse planer le doute : « Deux mois, c’est déjà énorme ! Il y a entre 7 500 et 10 000 enfants placés à l’hôtel, et cela répond quasiment tout le temps à des situations d’#urgence et de #mise_à_l’abri. Donc cela ne va rien changer », alerte Guillaume Chiche, ajoutant qu’une majorité des enfants placés à l’hôtel sont des MNA. « Quand j’ai interpellé le ministre [Adrien Taquet] en commission, il a répondu que la durée de deux mois correspondait au temps qu’il fallait aux départements pour évaluer la minorité. Il y a donc un #droit_d’exception pour les MNA, et il est criminel d’organiser le tri entre les enfants. »

    En 2020, 4 750 jeunes se sont présentés à Paris pour une évaluation (contre 1 500 en 2015). Les MNA représentent un tiers des enfants confiés à l’#ASE. Paris et la Seine-Saint-Denis comptabilisent, à eux seuls, 50 % des évaluations réalisées en France (et 70 % pour l’Île-de-France). Ces deux départements restent ceux qui accueillent le plus de mineurs isolés. Pour mieux prendre en compte les spécificités socio-économiques des départements, et notamment le niveau de pauvreté, le projet de loi prévoit de modifier les critères du système de #répartition des MNA sur le territoire français - créé en 2016 pour soulager les départements les plus sollicités.

    S’il ambitionne d’apporter une « réponse précise », guidée par « l’intérêt supérieur de l’enfant et la pérennisation de notre système de protection de l’enfance », force est de constater que le projet de loi reste à mille lieues des enjeux (lire notre analyse : https://www.mediapart.fr/journal/france/160621/enfants-en-danger-un-projet-de-loi-mille-lieues-des-enjeux), et que rien ou presque ne vise à améliorer la prise en charge et le quotidien des MNA, dont l’histoire et le parcours migratoire sont souvent traumatisants.

    Rien concernant ces jeunes voyant d’abord leur minorité contestée, exclus du dispositif de protection et laissés à la #rue durant la durée de leur recours, puis reconnus majeurs par le juge des enfants [un jeune sur deux à saisir le juge serait reconnu mineur - ndlr]. Rien concernant ces jeunes reconnus mineurs par un département, puis réévalués majeurs dans un second département en raison du système de répartition imposé. Rien, enfin, concernant ces ex-MNA qui, à leur majorité et malgré une formation en apprentissage, parfois avec le soutien d’un employeur, sont menacés d’expulsion, révélant toutes les incohérences de l’État (lire ici ou là le récit de ces gâchis).

    Un projet de loi « de #maltraitance », juge Jean-François Martini. « Il n’y a rien sur la protection des enfants ! Qu’il s’agisse de l’évaluation, des #tests_osseux qu’on ne veut pas interdire ou de la possibilité de placement à l’hôtel dans des cas d’urgence, on les met en situation de #fragilité extrême, et on ose dire que la République fait le job », tacle Guillaume Chiche. Et Camille Boittiaux de conclure : « Il aurait pu y avoir des dispositions protectrices pour une vraie prise en charge de ce public. Mais ils sont uniquement sur le volet sécuritaire et le contrôle des enfants. C’est une occasion manquée. »

    https://www.mediapart.fr/journal/france/070721/mineurs-etrangers-le-fichier-antifraude-bientot-impose-tous-les-departemen
    #France #mineurs_étrangers #MNA #fraude #anti-fraude #antifraude #amende #préfecture #biométrie #chantage #résistance

    ping @etraces @karine4 @isskein

    • Pas de mesures anti-mineurs isolés étrangers dans le projet de loi relatif à l’enfance !

      Le 16 juin a été présenté en Conseil des ministres un projet de loi relatif à l’enfance qui a pour ambition de « garantir véritablement aux enfants un cadre de vie sécurisant et serein, et aux professionnels un exercice amélioré de leurs missions ». Plusieurs dispositions concernent les mineur⋅es isolé⋅es. Pour ces enfants, il n’est pas question de « cadre sécurisant et serein » mais d’un fichage policier systématique et d’une modification de la clé de répartition territoriale des prises en charge, sans tenir compte de leur intérêt.

      Le texte prévoit un recours systématique au fichier d’appui à l’évaluation de la minorité (AEM), qui fait du passage en préfecture un préalable à toute mesure de protection de l’enfance. L’utilisation de ce fichier depuis 2019 par de nombreux départements a démontré sa nocivité : mineur·es laissé·es à la rue dans l’attente de leur passage en préfecture, refus de mise à l’abri et d’évaluation à l’issue de la consultation des fichiers, édiction de mesures d’éloignement à l’égard de ceux et celles « déclaré⋅es » majeur⋅es, les privant de leur droit à un recours devant le ou la juge des enfants, etc. Le gouvernement veut maintenant imposer l’utilisation de ce fichier aux derniers départements qui refusent de confondre protection de l’enfance et lutte contre l’immigration [1].

      La clé de répartition nationale des mineur·es isolé·es entre les départements est modifiée en fonction de nouveaux critères qui ne tiennent aucun compte de l’intérêt de l’enfant : rien sur les délais interminables de transfert entre certains départements qui retardent leur scolarisation et leur prise en charge éducative ; et rien non plus sur les « doubles évaluations » qui conduisent des départements à remettre en cause la mesure de protection prise à l’initiative d’autres départements.

      Encore une occasion manquée pour le gouvernement de prendre des mesures de protection propres à se mettre en conformité avec les droits de l’enfant : détermination de la minorité basée sur l’état civil, présomption de minorité, prise en charge des jeunes majeur·es renforcée, droit au séjour sécurisé…

      Nous appelons donc au retrait de ces dispositions du projet de loi, à l’inclusion de mesures protectrices pour les mineur·es isolé·es et à un approfondissement de celles qui peuvent constituer des pistes d’amélioration de la protection de tous les enfants : prévention de la maltraitance dans les établissements, limitation des placements à l’hôtel, renforcement des normes d’encadrement, etc.

      https://www.gisti.org/spip.php?article6614

  • L’Afrique est confrontée à sa plus grande résurgence de COVID-19 | Regional Office for Africa
    https://www.afro.who.int/fr/news/lafrique-est-confrontee-sa-plus-grande-resurgence-de-covid-19

    La recrudescence de la COVID-19 intervient alors que la pénurie de vaccins persiste. En tout, 18 pays africains ont utilisé plus de 80 % de leurs réserves de vaccins livrés par le canal du COVAX, tandis que huit ont épuisé leurs stocks. Un total de 29 pays ont administré plus de 50 % de leurs réserves de vaccin. Malgré ces avancées, la tranche de la population africaine entièrement vaccinée dépasse à peine 1 %. À l’échelle mondiale, environ 2,7 milliards de doses ont été administrées, dont un peu moins de 1,5 % sur le continent.Étant donné que de nombreux pays à revenu élevé vaccinent une proportion considérable de leur population, et que ces populations sont en possession d’un certificat de vaccination, les restrictions de mouvement sont de moins en moins nombreuses. Sur le plan mondial, 16 pays sont de l’avis que les personnes munies d’un certificat de vaccination contre la COVID-19 ne devraient pas faire l’objet d’une quarantaine. Les mesures visant à prévenir la transmission de la COVID-19 sont cruciales, et puisque de nombreux pays africains ont un accès limité aux vaccins, il est important que les vaccins soient seulement l’un des critères servant de base aux pays pour décider d’ouvrir les frontières et d’accroître la liberté de circulation.

    « Vu les taux de vaccination élevés, tout indique que, dans les pays les plus riches, l’été sera une période marquée par peu de restrictions, avec des activités en famille et des moments de loisirs pour des millions de personnes. Cela est tout à fait concevable, et nous aspirons tous à vivre de tels moments », a déclaré Dre Moeti. « Les pénuries de vaccins prolongent déjà en Afrique les effets ravageurs imputables à la COVID-19. Ne rendons pas la situation plus inique qu’elle ne l’est déjà. Les populations africaines ne doivent pas subir davantage de restrictions parce qu’elles ne sont pas en mesure d’accéder à des vaccins qui ne sont disponibles qu’ailleurs. J’appelle instamment tous les organismes de réglementation, régionaux comme nationaux, à reconnaître tous les vaccins évalués et approuvés pour une utilisation d’urgence par l’OMS. »
    Dans l’Union européenne, un système axé autour d’un « passeport vaccinal COVID-19 », de tests de dépistage et du taux de récupération, entrera en vigueur à partir du 1er juillet. Cependant, seuls quatre des huit vaccins répertoriés par l’OMS pour une utilisation en situation d’urgence sont reconnus par l’Agence européenne des médicaments, en application du système de « passeport vaccinal ».L’OMS et l’Agence européenne des médicaments utilisent les mêmes normes pour l’évaluation des vaccins. Les fabricants ont la possibilité de décider de ne pas s’adresser à l’Agence européenne des médicaments, à condition de ne pas prévoir une commercialisation de leurs produits dans l’Union européenne, ni dans l’espace économique européen. Cependant, l’innocuité et l’efficacité de tous les vaccins pris en compte par la procédure d’évaluation et d’homologation en situation d’urgence de l’OMS sont reconnues dans le monde entier, le but étant de prévenir les formes graves de la maladie et les décès dus à la COVID-19.
    Une enquête de l’OMS réalisée dans 45 pays africains montre que les frontières de ces pays sont ouvertes aux voyages aériens et que Maurice est le seul pays qui, à partir du 15 juillet 2021, exigera aux voyageurs internationaux de présenter un certificat de vaccination contre la COVID-19. La majorité des pays n’accordent pas d’exemption de quarantaine aux voyageurs qui sont entièrement vaccinés contre la COVID-19, et ceux-ci doivent présenter un test négatif à la COVID-19.

    #Covid-19#migrant#migration#sante#afrique#vaccination#passeport vaccinal#circulation#OMS#AEM#COVAX#frontiere#test#quarantaine

  • Coronavirus: Hong Kong officials identify airport testing centre as probable source of Delta variant infection | South China Morning Post
    https://www.scmp.com/news/hong-kong/health-environment/article/3138724/coronavirus-hong-kong-airport-worker-confirmed

    Coronavirus: Hong Kong officials identify airport testing centre as probable source of Delta variant infection. Airport worker spent time at the sample collection centre where two arrivals with same viral footprint as his were detected earlier this month 27-year-old’s case is Hong Kong’s first local infection involving the Delta variant; 4 new imported cases confirmed
    In a groundbreaking development in the city’s first local case involving the more infectious variant, the Department of Health on Friday said whole genome sequencing results showed the 27-year-old worker’s infection matched that of three arrivals from Indonesia who were found with the coronavirus on June 11.
    “Two of them tested positive after their samples were taken at the Department of Health’s temporary specimen collection centre at Hong Kong International Airport,” the spokesman said. “[The worker] had received cargo flight crews at the airport and stayed in the temporary specimen collection centre for work in the morning on the same day.”
    The airport worker, whose case ended Hong Kong’s 16-day streak of zero local infections, was earlier on Friday confirmed as carrying the Delta coronavirus variant, first found in India. The three arrivals sharing his viral footprint are all domestic helpers from Indonesia.Hong Kong on Friday recorded no new untraceable local Covid-19 cases, but confirmed four imported infections – two from Britain, one from Indonesia and another from Bangladesh.

    #Covid-19#migrant#migration#hongkong#indonesie#bangladesh#inde#grandebretagne#variant#circulation#frontiere#aeroport#casimporte#contamination

  • L’Afrique face au Covid-19 : de l’Afrique du Sud à l’Ouganda, un afflux sans précédent de malades
    https://www.lemonde.fr/afrique/article/2021/06/25/l-afrique-face-au-covid-19-de-l-afrique-du-sud-a-l-ouganda-un-afflux-sans-pr

    L’AstraZeneca « indien » distribué en Afrique n’est pas homologué par les Européens
    Les Malgaches ont été parmi les premiers à découvrir que le vaccin Covishield, la version d’AstraZeneca fabriquée par le Serum Institute of India, n’est pas homologuée par l’Agence européenne du médicament (AEM). Or ce vaccin, distribué via l’initiative internationale Covax, est le plus répandu en Afrique. Cette situation introduit une discrimination à l’entrée sur le sol européen pour les voyageurs africains. A Antananarivo, le représentant européen a été interpellé, mais l’incompréhension a rapidement gagné d’autres pays. L’Union européenne s’est justifiée en expliquant que l’agence avait uniquement approuvé le vaccin d’AstraZeneca fabriqué au Royaume-Uni ou dans d’autres pays d’Europe sous le nom Vaxzevria. Il fait partie des quatre vaccins validés par l’autorité de régulation permettant un accès sans restriction au territoire européen.

    #Covid-19#migrant#migration#afrique#sante#vaccination#UE#AEM#COVAX#circulation#frontiere

  • Covid-19 : « La qualité de l’air à l’intérieur des universités doit être considérée comme un bien commun »
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2021/06/21/covid-19-la-qualite-de-l-air-a-l-interieur-des-universites-doit-etre-conside

    Près de deux mille étudiants, enseignants et personnels de l’enseignement supérieur demandent, dans une tribune au « Monde », le financement et la mise en place, dès cet été, des outils indispensables pour maintenir les établissements ouverts.

    Tribune. « Nous sommes au bout du rouleau. » Tel est le diagnostic partagé par les étudiants, les enseignants et les personnels qui assurent le bon fonctionnement de l’université. Les enquêtes menées auprès des jeunes ne laissent aucun doute : les conséquences de trois semestres de fermeture physique et d’enseignement à distance sont désastreuses.

    A Paris-Saclay, une enquête menée auprès de mille étudiants a montré que 20 % des répondants qualifient leur état psychologique de « bon » à « très bon » ; 40 % de « mauvais », voire « très mauvais », et attribuent leur état à la situation sanitaire en général (70 %) ainsi qu’aux difficultés d’apprentissage liées aux cours à distance (60 %). A Bordeaux-Montaigne, deux tiers des 4 700 étudiants ayant répondu à une enquête disent avoir rencontré de sérieuses difficultés : la moitié des répondants a songé à abandonner le cursus au premier semestre.

    Partout en France, les réponses de dizaines de milliers d’étudiants ont révélé de profondes difficultés matérielles et morales, provoquées ou aggravées par le confinement. Malgré les moyens informatiques mis à leur disposition, les efforts des professeurs pour rendre leurs cours en ligne attractifs, les formations à l’enseignement à distance proposées dans la plupart des universités, il faut se rendre à l’évidence : le distanciel est un enseignement profondément dégradé.

    Après trois semestres de cours à distance ou en mode hybride, les étudiantes et les étudiants sont épuisés et les universitaires au bord du burn-out, comme le signalait déjà Le Monde, en février dernier. Les témoignages des jeunes révèlent un fort besoin d’écoute et de prise en compte de leur précarisation matérielle et psychologique par l’institution universitaire.
    Il n’est pas envisageable de subir une année supplémentaire en mode dégradé.

    Consensus scientifique

    Maintenir l’université ouverte est pourtant chose facile, à la condition d’accepter le consensus scientifique sur la transmission aéroportée du virus Sars-CoV-2. En prenant des mesures pour limiter les risques de contamination par voie aérienne, les fermetures des locaux universitaires, qui ont rythmé l’année, étaient évitables, et ce n’est pas un constat a posteriori. Le milieu scientifique a alerté dès septembre 2020, et proposé des solutions chiffrées pour maintenir un enseignement de qualité, en maîtrisant les risques de contamination. Ces recommandations n’ont pas été entendues et la jeunesse comme les universitaires en ont fait les frais.
    Nous le répétons : il n’est pas possible de subir une année supplémentaire en mode dégradé.

    Aujourd’hui, l’existence de vaccins change la donne par rapport à la rentrée précédente. Nous demandons un plan détaillé de vaccination des étudiantes et des étudiants, pour pouvoir assurer, dès septembre, des enseignements de qualité qui s’appuient sur l’expérience sensible et sur l’interaction, sans médiation par des écrans.

    Néanmoins nous pouvons d’ores et déjà anticiper que la vaccination ne suffira pas : le variant Delta — aujourd’hui une centaine de nouveaux cas par jour — est 2,5 fois plus transmissible que la souche de référence. Avec une couverture vaccinale de 60 %, nous serions, à la rentrée 2021, globalement dans la même situation vis-à-vis des risques d’une nouvelle flambée épidémique qu’à la rentrée 2020

    Par ailleurs, nous devons nous préparer à la possibilité d’un variant disposant d’un échappement immunitaire important tant qu’il existera un réservoir épidémique humain sur la planète. Il faudrait alors de longs mois pour mettre au jour les vaccins ARNm et reprendre la campagne vaccinale en commençant par les plus fragiles. Si cela devait advenir, ou que surgisse une tout autre épidémie, il serait indispensable de garder l’université ouverte. Notre société doit consentir, dès maintenant, aux investissements permettant de réduire le risque de transmission épidémique.

    Capteurs de CO2

    Le Sars-CoV-2 est mondialement reconnu, depuis juin 2020, comme un virus aéroporté, se propageant par l’intermédiaire de très fines gouttelettes émises dans l’air expiré par une personne infectée, et pouvant rester en suspension pendant plusieurs heures en conservant leur pouvoir infectieux. Si elles ne sont pas évacuées, ces gouttelettes transmettent efficacement le virus lorsqu’elles sont inhalées.

    Ainsi, la réduction du risque de transmission épidémique repose sur l’investissement dans une ventilation fonctionnelle des espaces clos recevant du public, en mettant en œuvre les techniques les plus innovantes. La mesure du risque de contamination à l’aide de capteurs de CO2 est une solution simple et peu coûteuse pour vérifier la bonne ventilation d’une pièce. Fournir au personnel et aux étudiants des masques de qualité permet de réduire le risque d’un facteur 10 à 50.

    Article réservé à nos abonnés Lire aussi Covid-19 : les capteurs de CO2 et les purificateurs d’air font leur apparition dans les écoles
    L’exécutif doit consentir à ces investissements modestes au regard du coût social et économique de la syndémie [interactions biologiques et sociales qui se renforcent pour dégrader la santé et/ou les conditions socio-économiques], aisément mis en œuvre, et qui seront amortis sur le long terme puisqu’ils contribueront à assurer une meilleure qualité de l’air ambiant : moins de pathogènes dans l’air, moins de maladies respiratoires.

    La qualité de l’air à l’intérieur des bâtiments doit désormais être considérée comme un bien commun, à l’instar de la qualité de l’eau, comme de l’université elle-même. Cette nouvelle approche implique un investissement dans la sécurisation sanitaire des établissements pour retrouver un enseignement de qualité où les outils numériques ne se substituent plus à la pédagogie.

    Après avoir subi trois semestres d’enseignement en mode dégradé, nous en appelons à l’exécutif pour que cette alternative à la fermeture des locaux universitaires, raisonnée, fondée en science, soit financée et mise en œuvre pendant l’été, pour prévenir un possible regain épidémique à l’automne. Ne sacrifions pas l’avenir de notre société.

    #pandémie #travail #université #aération

  • Mise à jour sur le #cluster du #restaurant de #Guangzhou

    Evidence for lack of transmission by close contact and surface touch in a restaurant outbreak of #COVID-19 - Journal of Infection
    https://www.journalofinfection.com/article/S0163-4453(21)00273-5/abstract

    Highlights

    • Long-range airborne transmission in the restaurant is fully supported
    • Fomite and close contact routes in the Guangzhou restaurant outbreak are ruled out
    • Diners and staffs spent 20% of their time on close contact in the restaurant
    • Diners and staffs spent 90% of their time touching surfaces in the restaurant
    • Almost no close contact happened between diners from different tables

    #aérosols

    • Et que donc, comme on s’en doute pas mal, la réouverture prochaine ici des restos et bars, où l’on est assis statique + en intérieur + sans masque pour manger et parler et rigoler avec ses amis, bah les tables auront beau être un peu espacées, ça ne sert à rien et même cette autorisation est criminelle. Aussi bien de la part du lobby des restos/bars que du gouvernement qui les a autorisé.

  • Prisonniers du passage

    Dans les #aéroports existent des espaces insoupçonnés pour les vacanciers que nous sommes.

    Les « #zones_d’attente » sont des lieux de #détention, où les étrangers sont enfermés jusqu’à vingt-six jours avant d’être admis en #France, de devenir demandeurs d’asile ou d’être refoulés.

    Une vraie enquête de terrain sur un enjeu de société adaptée en bande dessinée et accompagnée d’un cahier documentaire riche en chiffres, analyses, cartes et schémas.

    https://steinkis.com/livres/prisonniers-du-passage/prisonniers-du-passage.html

    #migrations #asile #réfugiés #BD #livre #Chowra_Makaremi #bande_dessinée

  • #Covid-19 : l’histoire oubliée des recherches sur les #aérosols
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/05/27/covid-19-l-histoire-oubliee-des-recherches-sur-les-aerosols_6081699_3244.htm

    Dès le XIXe siècle, des travaux sur la tuberculose avaient mis en évidence la transmission par voie aérienne des maladies respiratoires. Des enseignements capitaux pour la prévention, négligés par les autorités sanitaires face à la pandémie.

    Mais d’où vient l’idée qu’une distance de un ou deux mètres protégerait du SARS-CoV-2 ? Ou que la frontière entre des « gouttelettes » plongeant vers le sol et des « aérosols » plus volatils serait une taille de cinq micromètres ? Pour le savoir et sortir des controverses sur l’importance de la transmission aéroportée du Covid-19, cinq scientifiques américains se sont mués en « archéologues », pour remonter à l’origine de ces chiffres.

    Le résultat ? Cette équipe, constituée d’une physicienne du MIT, d’un chimiste de l’université du Colorado, d’une ingénieure en aérosol et de deux historiens de Virginia Tech, révèle que les experts ne savent pas toujours lire les sources qu’ils citent. Leur article, soumis à une revue de sciences humaines et déjà accessible en prépublication, conclut que « bien que les idées sur la taille des gouttelettes et leur distance de propagation soient apparemment bien acceptées, leurs fondements sont confus et trompeurs, et ne sont pas cohérents avec la physique ».

    « Même ces concepts de taille et de distance sont incorrects, en fait », ajoute Lydia Bourouiba, la physicienne du groupe, également épidémiologiste et directrice d’un laboratoire du MIT sur la mécanique des fluides appliquée à la transmission des maladies. Pour ces cinq chercheurs, comme pour beaucoup d’autres qui donnent de la voix ces derniers temps, il n’est plus possible de considérer que, face à une infection respiratoire, la meilleure protection est une distance de sécurité de un à deux mètres. Masques et contrôle de l’air ambiant doivent aussi faire partie de l’arsenal.

    L’enjeu, pour ces auteurs, est de « remettre la science au cœur des politiques de santé publique » et de « diffuser des messages clairs sur la meilleure façon de ralentir la transmission du Covid-19 ». Le sous-entendu est que les messages véhiculés ont minimisé le rôle de la transmission dite « aéroportée » du virus et donc induit des recommandations insuffisamment protectrices.

    Recommandations inadaptées

    Le drame est que ces conclusions sont connues depuis la fin du XIXe siècle. A l’époque, l’Allemand Carl Flügge (1847-1923) conduit, à l’université de Breslau, un nombre important d’expériences-clés sur la transmission de la tuberculose. Mais son héritage a été compris de travers par ses successeurs.

    Ce savant utilise bien le terme « gouttelette », mais pour désigner n’importe quelle émission respiratoire, sans distinction de taille. Il recommande la ventilation et n’évoque pas de distance de sécurité, tant il constate des contaminations à plusieurs mètres de la source. Ce qui ne l’empêche pas d’être cité, des dizaines d’années plus tard, comme référence lorsque l’on aborde le sujet de ces distances protectrices.

    « J’ai été surprise de l’étendue et de la rigueur des expériences de ce chercheur et de son institut. Ils avaient déjà répondu à des questions que certains se posent encore en ignorant ces résultats du XIXe siècle ! », note Lydia Bourouiba, qui a alerté, dès janvier 2020, les Centers for Disease Control (CDC) américains sur les propriétés du Covid-19 et l’inadaptation des premières recommandations.

    L’opposition de savants

    Avec ses collègues, elle montre aussi que ces travaux précurseurs tombent dans l’oubli et sont même combattus par de grands savants, dont Charles Chapin (1856-1941), qui prendra la tête de l’Association médicale américaine et qui, au début du XXe siècle, privilégiait la thèse des contaminations par contact, au détriment de la voie aérienne.
    Arrivent alors deux autres expérimentateurs aux Etats-Unis : William et Mildred Wells. Ils reprennent, dans les années 1930, les travaux de Carl Flügge et finiront par convaincre la communauté scientifique, dans une publication posthume de 1962, que la tuberculose est bien transmissible par l’air.

    Eux aussi font face à l’opposition d’administrateurs influents, comme Alexander Langmuir (1910-1993), qui, à la tête de l’ancêtre des Centers for Disease Control dans les années 1950, maintient que la transmission dite « aéroportée » compte peu. Il change néanmoins rapidement d’avis devant les menaces de guerre bactériologique, dont les agents infectieux sont de petite taille et véhiculés par des aérosols. « L’histoire fait des mouvements de pendule surprenant », note Lydia Bourouiba.

    Mais si les Wells, après leur mort, sont reconnus, ils sont aussi mal compris. Les diverses recommandations actuelles remontent à leurs travaux pour évoquer cette frontière imaginaire des cinq micromètres entre aérosols et gouttelettes, alors même que les époux ont montré que des particules jusqu’à 100 micromètres restent en suspension dans l’air. L’équipe pluridisciplinaire pense avoir compris la méprise en rappelant que les Wells avaient aussi montré que, pour la tuberculose, seules les particules de moins de cinq micromètres pénètrent dans les voies profondes. Un argument biologique et non physique donc.

    « Dogmatisme »

    Satisfaction, néanmoins, pour ces scientifiques, les publications des Wells connaissent depuis un regain de citations dans la littérature. Un article pionnier de 1934 a ainsi été cité près de 130 fois depuis 2020, selon la base de données Scopus.

    « Une maladie transmissible par aérosols demande d’autres précautions que les distances. Les agences de réglementation sanitaire ne peuvent pas prétendre ne pas le savoir. Il est donc très surprenant et décevant de voir que le dogmatisme peut encore régner, alors qu’il faudrait rester curieux et l’esprit ouvert. Il faut s’efforcer d’exploiter toutes les avancées scientifiques pour agir rapidement et pour le bien de tous », conclut Lydia Bourouiba.

    En avril et mai 2021, l’Organisation mondiale de la santé et les CDC ont légèrement modifié leurs pages d’information sur le Covid-19. Il n’y est plus fait mention des cinq micromètres et le rôle de la transmission aéroportée est désormais mis en avant.

    Ce journal publie chaque jour un article sur l’aérosolisation et/ou l’aération. " Le sous-entendu est que les messages véhiculés ont minimisé le rôle de la transmission dite « aéroportée » du virus et donc induit des recommandations insuffisamment protectrices " ?

    • L’aération des lieux clos, angle mort du déconfinement
      https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/05/27/l-aeration-des-lieux-clos-angle-mort-du-deconfinement_6081623_3244.html

      Peu de mesures concrètes ont été prises en France pour réduire la transmission aérienne du SARS-CoV-2 dans les lieux ouverts au public, en les équipant par exemple de capteurs de CO2 ou, tout simplement, en rendant obligatoire l’ouverture des fenêtres.

      « Ouvrir les fenêtres au moins cinq minutes toutes les heures » dans les lieux qui reçoivent du public. Ce conseil de « bon sens » issu d’un avis du Haut Conseil de la santé publique (HCSP), publié le 3 mai, fait pâle figure à côté des centaines de pages des protocoles sanitaires applicables depuis le 19 mai en terrasse des cafés et restaurants, dans les cinémas, les musées ou les bibliothèques. Mais il pourrait bien être l’un des plus importants pour combattre le Covid-19 à l’heure du déconfinement.

      Depuis un an, les preuves d’une transmission aérienne du SARS-CoV-2 s’accumulent, suggérant que des personnes peuvent être contaminées alors même qu’elles portent un masque ou se tiennent à 2 mètres les unes des autres. Jusque-là très prudente, l’Organisation mondiale de la santé a révisé sa position sur le sujet le 30 avril, indiquant « qu’une personne peut être infectée lorsqu’elle inhale des aérosols ».

      Une salle de classe équipée d’un boitier de mesure de qualité d’air intérieur, dans une école maternelle du 9e arrondissement, à Paris, le 19 mai 2021. RAFAEL YAGHOBZADEH POUR « LE MONDE »

      Or, peu de mesures concrètes ont été prises en France pour rendre les lieux publics plus sûrs en les équipant par exemple de capteurs de CO2 afin de suivre en temps réel la qualité de l’air ou, tout simplement, en rendant obligatoire l’ouverture des fenêtres, comme c’est le cas depuis la rentrée dans les écoles allemandes.

      « Il est temps d’adapter les recommandations au regard des avancées de la littérature scientifique », plaident les experts du HCSP qui se sont « autosaisis » pour cet avis.
      Les données disponibles ne permettent pas d’établir des seuils à partir desquels il existe un risque d’infection : quantité de virus en suspension dans l’air, durée d’exposition. Mais « plus la concentration en aérosol est importante dans un espace donné, plus le risque de contamination est élevé », soulignent les auteurs de l’avis, rappelant qu’une part importante des cas – plus de la moitié, selon certaines estimations – sont liés à des personnes asymptomatiques ou présymptomatiques, qui ne toussent ni n’éternuent. Et que la contamination peut avoir lieu après que la personne infectée a quitté l’espace clos.

      Expérimentation « en vie réelle »

      Pour documenter le risque « en vie réelle », une expérimentation a été menée fin mars dans un collège des Yvelines. Des capteurs de CO2 et d’autres instruments de mesure de qualité de l’air ont été installés dans plusieurs classes de l’établissement, la cantine des élèves et celle des enseignants ou encore la salle des professeurs.

      A l’extérieur, la concentration en gaz carbonique est de l’ordre de 400 ppm (« parties par million », une unité souvent utilisée pour mesurer la pollution). « En intérieur, idéalement, il faudrait éviter de dépasser une concentration de 600 ppm, notamment dans les locaux où le port du masque n’est pas possible (…). Une concentration supérieure à 800 ppm est le signe d’une aération insuffisante dans un contexte de Covid-19 », est-il indiqué dans un document diffusé par l’éducation nationale en avril.

      Dans les faits, « le respect de ces recommandations dépend beaucoup des comportements individuels. Certains enseignants ouvrent systématiquement leurs fenêtres, certains jamais, d’autres de temps en temps », souligne le chimiste Jean-Louis Roubaty, qui a piloté l’étude. Dans une salle destinée à l’enseignement des langues étrangères, le taux de CO2 a ainsi pu dépasser 2 500 ppm, faute d’aération, tandis que dans la classe d’à côté, où l’enseignante faisait cours la fenêtre ouverte, ce taux était stable, autour de 600 ppm.
      Le chercheur a aussi pu constater que quelques minutes d’ouverture des fenêtres en plus ou en moins pouvaient changer la donne. Dans une classe en demi-jauge (quinze élèves), le taux de CO2 s’est élevé de 600 ppm à 1 300 ppm après une heure de cours, avant de redescendre à 1 000 ppm après trois minutes d’aération. Il a ensuite grimpé à plus de 1 500 ppm au cours de l’heure suivante, avant de retomber à 600 ppm après sept minutes d’aération à l’interclasse.

      Mesurer le taux de CO2

      A la cantine, la situation s’est avérée plus maîtrisée, avec une concentration en gaz carbonique inférieure à 800 ppm tout au long du service. « Mais le risque, là, est davantage d’arroser ses voisins avec des postillons », rappelle Jean-Louis Roubaty, en précisant que la disposition des élèves en quinconce, en demi-jauge, ne les empêche pas de discuter avec leurs voisins.
      Les lieux les plus difficiles à sécuriser « sont les zones de restauration collective, car on y parle, on est démasqué et c’est en intérieur »

      Dans le restaurant des professeurs, la situation était bien plus problématique, avec un taux de CO2 atteignant 2 000 ppm, bien que la jauge soit là aussi respectée. « Pour se couper du bruit de la cantine des élèves, les enseignants ferment la porte et personne n’ouvre la fenêtre, car il y en a toujours un pour se plaindre du froid », souligne le scientifique, précisant qu’il faisait pourtant assez doux dehors à ce moment-là.

      Ce monde « en miniature » reflète ce qui se passe dans bien des situations de la vie quotidienne : dans une salle de réunion, un restaurant, un cinéma ou un magasin. « En théorie, si le masque est bien porté, le risque est sous contrôle, mais dans la vraie vie, la totalité de l’air inspiré n’est pas filtrée car le masque fuit sur les côtés », indique le chimiste, qui a participé à la rédaction de plusieurs avis du HCSP sur les mesures à prendre pour limiter la propagation du SARS-CoV-2.
      Publié le 12 mai, le protocole sanitaire pour les commerces indique qu’il faudra « aérer les locaux par une ventilation naturelle ou mécanique ». « Idéalement », portes et fenêtres devraient rester ouvertes en permanence ou au minimum plusieurs minutes toutes les heures. Le taux de CO2 devra être mesuré : au-delà de 800 ppm, il faudra aérer ou réduire le nombre de clients et au-delà de 1 000, les commerces devront évacuer, le temps de redescendre en dessous de 800.

      Espaces intérieurs et extérieurs

      Ce dispositif « comporte des avancées » mais « on est encore loin d’un protocole de maîtrise du risque », commente Bruno Andreotti, professeur à l’Université de Paris et chercheur à l’Ecole normale supérieure. A 800 ppm, « le risque est acceptable », à condition, toutefois, d’être « masqué correctement », fait-il valoir, soulignant « qu’un FFP2 filtre beaucoup mieux qu’un petit masque en tissu ou un chirurgical mal mis ». Surtout, fixer un seuil aussi élevé que 1 000 ppm « n’est pas sérieux », ajoute ce scientifique.

      Les lieux les plus difficiles à sécuriser « sont les zones de restauration collective, car on y parle, on est démasqué et c’est en intérieur ». Les restaurants doivent à nouveau accueillir des clients en intérieur à partir du 9 juin, en limitant tout d’abord l’affluence à la moitié de leur capacité. Selon le protocole gouvernemental, l’idéal est donc de « privilégier une ventilation de la pièce par deux points distincts (porte et fenêtre par exemple) » pour créer des courants d’air. Bruno Andreotti préconise cependant des investissements supplémentaires, « quitte à ce que l’Etat mette la main à la poche ».

      En extérieur, le risque des aérosols est beaucoup moins élevé que dans les espaces intérieurs mal ventilés. Mais en terrasse, il n’est pas nul, car on parle fort, on est rapproché et on n’a pas de masque. Près d’une personne infectée, on peut inhaler les aérosols avant qu’ils soient dispersés dans l’air, explique M. Andreotti, selon qui le risque dépend donc de deux paramètres : la distance et la vitesse du vent.

      « Sur une terrasse très bien ventilée, on peut laisser un mètre entre les chaises. Mais si elle n’est pas bien ventilée, il faut mettre plus de distance et rajouter du vent, avec de gros ventilateurs de chantiers » correctement orientés, indique le physicien en regrettant que ces points manquent dans les directives officielles. Il « encourage les restaurateurs à mener des expériences » pour visualiser la dispersion des aérosols et déterminer le meilleur emplacement des tables.

      « Maîtriser la ventilation, c’est maîtriser le risque »

      Les restaurateurs, pour leur part, regrettent qu’aucune étude scientifique n’ait été réalisée en amont de la définition des jauges. « Jusqu’en novembre [2020], la limite était de dix personnes par table, maintenant c’est six, mais il n’y a eu aucun débat sur ce chiffre, pas plus que sur la jauge à 50 % », indique-t-on à l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie.

      « Ces seuils sont arbitraires. C’est une incitation à la prudence », avance Didier Lepelletier, membre du HCSP. « L’objectif, dans cette période incertaine, est de voir comment cela se passe. Chaque étape doit être un succès, car les Français ne comprendraient pas qu’on revienne en arrière », poursuit ce médecin spécialisé en santé publique.

      Selon lui, conduire des expérimentations en terrasse n’aurait pas beaucoup de sens. « Placer des capteurs à l’extérieur ne va rien donner, car tout dépend de l’endroit où vous les disposez, de la configuration des lieux, et de la météo, estime Didier Lepelletier. On ne peut pas tout mesurer et dans la vie réelle, tout est d’abord une question de responsabilité. »

      Pragmatique, il suggère d’abord aux établissements recevant du public de vérifier l’état de leur ventilation mécanique pour s’assurer qu’elle est conforme aux exigences fixées par le « règlement sanitaire départemental type ». « Maîtriser la ventilation, c’est maîtriser le risque. Si les lieux s’avèrent mal ventilés, il ne faut pas accueillir de public », martèle-t-il, en rappelant qu’« on n’est pas en Israël ni aux Etats-Unis », où la moitié de la population a déjà reçu au moins une dose de vaccin.

      Covid-19 : mesurer le CO2 pour mieux aérer et diminuer la transmission, 23 avril 2021
      https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/04/23/covid-19-mesurer-le-co2-pour-mieux-aerer-et-diminuer-la-transmission_6077734

      Limiter la transmission du SARS-CoV-2 par voie aérienne, enjeu crucial du déconfinement, 04 mai 2021
      https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/05/04/limiter-la-transmission-du-sars-cov-2-par-voie-aerienne-enjeu-crucial-du-dec

  • Mask Use and #Ventilation Improvements to Reduce #COVID-19 Incidence in Elementary Schools — Georgia, November 16–December 11, 2020 | MMWR
    https://www.cdc.gov/mmwr/volumes/70/wr/mm7021e1.htm

    COVID-19 incidence was 37% lower in schools that required teachers and staff members to use masks and 39% lower in schools that improved ventilation. Ventilation strategies associated with lower school incidence included dilution methods alone (35% lower incidence) or in combination with #filtration methods (48% lower incidence).

    Par contre...
    https://twitter.com/zeynep/status/1395764679918641152

    “And once again, unlike the benefits associated with mitigations based on #aerosol dominance, masks and ventilation, the two costly mitigations in schools based on theories of droplet prominence, barriers and desk-spacing, were not associated with a real reduction of COVID risk.”

    #aérosols #masques #enfants #écoles

  • Didier Pittet et la transmission du Covid-19 par #aérosols : une position à rebours du consensus scientifique
    https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2021/05/21/didier-pittet-et-la-transmission-du-covid-19-par-aerosols-une-position-a-reb

    L’infectiologue suisse, chargé par Emmanuel Macron d’une mission d’évaluation de la gestion de la crise sanitaire, nie toujours la prédominance des aérosols dans les contaminations, alors que de nombreuses études la mettent en lumière.

    120 000 morts et treize mois plus tard.

  • La contamination par #aérosols : les clés, les sources et les avancées règlementaires - Du Côté de la Science
    https://ducotedelascience.org/3937-2

    Parler, chanter, crier, faire de l’exercice sont des facteurs qui augmentent la production d’aérosols. Les masques en filtrent une grande partie, surtout s’ils sont très bien ajustés.

    La ventilation et l’aération des espaces intérieurs les dissipent, et un détecteur de CO2 permet de vérifier si le renouvellement de l’air est adéquat. A l’intérieur, la distance ne suffit pas.

    Le risque de contamination dépend aussi du temps passé dans un espace, facteur-clé qui souvent n’est pas pris en compte dans les recommandations et mesures.

  • The 60-Year-Old Scientific Screwup That Helped Covid Kill | WIRED
    https://www.wired.com/story/the-teeny-tiny-scientific-screwup-that-helped-covid-kill

    Alors même qu’un ingénieur, William Firth Wells, avait affirmé qu’un #aérosol pouvait aller jusqu’à 100 microns, la CDC étasunienne n’avait retenu qu’une de ses expérimentations dans laquelle l’aérosol expérimenté était inférieur ou égal à 5 microns.

    Cette limite a été perpétuée par la suite sans vérification, expliquant le refus jusqu’à un passé très récent de la CDC et de l’OMS d’accréditer l’idée d’une contamination du #sars-cov2 par #aérosols.

    What must have happened, she thought, was that after Wells died, scientists inside the CDC conflated his observations. They plucked the size of the particle that transmits tuberculosis out of context, making 5 microns stand in for a general definition of airborne spread. Wells’ 100-micron threshold got left behind. “You can see that the idea of what is respirable, what stays airborne, and what is infectious are all being flattened into this 5-micron phenomenon,” Randall says. Over time, through blind repetition, the error sank deeper into the medical canon. The CDC did not respond to multiple requests for comment.

    #autorité

    • Fascinant. Il y a une information qui semble manquer dans l’article : qu’est-ce qui permettait d’affirmer que les particules porteuses du virus avaient une taille supérieure à 5 microns, puisque c’est cela qui permettait à l’OMS de mettre en cause le caractère aéroporté, selon sa doxa courante.

  • 30 avril 2021, l’#OMS reconnaît la contamination par #aérosols (seulement dans la version anglaise pour l’instant)...
    https://www.who.int/news-room/q-a-detail/coronavirus-disease-covid-19-how-is-it-transmitted

    Current evidence suggests that the virus spreads mainly between people who are in close contact with each other, typically within 1 metre (short-range). A person can be infected when aerosols or droplets containing the virus are inhaled or come directly into contact with the eyes, nose, or mouth.

    The virus can also spread in poorly ventilated and/or crowded indoor settings, where people tend to spend longer periods of time. This is because aerosols remain suspended in the air or travel farther than 1 metre (long-range).

    ... bien que sans tambour ni trompette
    https://www.nytimes.com/2021/05/07/opinion/coronavirus-airborne-transmission.html

    #sars-cov2 #transmission

  • Fusée hors de contrôle : à quoi s’attendre ? - Monde - Le Télégramme
    https://www.letelegramme.fr/monde/fusee-hors-de-controle-a-quoi-s-attendre-08-05-2021-12746683.php


    La fusée chinoise « Tianhe » (« Harmonie Céleste ») a été lancée le 29 avril.
    AFP

    Une fusée chinoise doit faire, ce week-end, son retour incontrôlé dans l’atmosphère terrestre. Pourquoi ? À quoi s’attendre ? Est-ce une première ? Réponses.

    1 Que se passe-t-il ?
    Le 29 avril, la Chine a lancé le premier élément de sa future station spatiale, « Tianhe » (« Harmonie Céleste »), avec la fusée Longue-Marche 5B. C’est le premier étage de ce puissant lanceur qui revient en ce moment vers nous. Sa trajectoire est hors de contrôle, non pas à cause d’une panne ou d’un incident inexpliqué, mais parce que ses concepteurs ont prévu, dès le départ, que le retour de l’engin se ferait de façon « naturelle ». Ils tablent sur une désintégration dans l’atmosphère. Depuis une orbite basse - là où vole le lanceur chinois -, les fusées retombent d’elles-mêmes, en raison du frottement de l’atmosphère, qui contribue à les consumer presque entièrement. Mais avec sa masse (entre 10 et 18 tonnes), il est peu probable que l’étage de Longue-Marche se consume entièrement, relèvent les experts. « Il y a forcément de gros morceaux qui resteront », anticipe Florent Delefie, astronome à l’Observatoire de Paris-PSL. De plus, « si la fusée est formée de matériaux qui ne se désagrègent pas en rentrant dans l’atmosphère, c’est plus risqué. Ce qui semble être le cas pour Longue-Marche », relève-t-il.

    2 Quels scénarios peut-on prévoir ?
    Vu son altitude - entre 150 et 250 km -, il est très difficile d’anticiper. De ce fait, « on ne peut pas savoir exactement à quel moment la retombée aura lieu », confirme un expert de l’ESA (Agence spatiale européenne). Vendredi après-midi, il était prévu que la retombée sur Terre intervienne entre ce samedi à 23 h 50 et dimanche à 9 h. Plus l’échéance se rapproche, plus les prévisions s’affineront. Seule certitude pour l’instant : l’engin vole sur une orbite de 41 degrés par rapport à l’équateur terrestre et ne peut donc tomber qu’à cette latitude, au nord comme au sud du Globe. La Grèce, l’Espagne ou le Maghreb se situent notamment dans cette ceinture. La France ou l’Allemagne en sont d’emblée exclues.

    Comme le souligne Pékin, le scénario le plus probable est celui d’une chute en mer, dont notre planète est constituée à 75 %, ou dans une zone désertique. « Plus on avance dans le temps, plus on peut exclure de zones. Mais nous n’avons pas les instruments pour prévoir suffisamment à l’avance le lieu précis », regrette Florent Delefie.

    Cependant, la probabilité d’un impact sur une zone habitée est « infime, de moins d’une chance sur un million, sans doute », rassure le responsable de l’ESA. Quand bien même des débris tomberaient sur des maisons, la vitesse d’impact sera relativement faible (environ 200 km/heure). Rien à voir avec la chute d’une météorite, qui fonce à 36 000 km/heure, note-t-il. Mais sur une personne, la chute pourrait être fatale, ajoute Florent Delefie.

    3 Y a-t-il des précédents ?
    En 2020, des débris d’une autre fusée Longue-Marche s’étaient écrasés sur des villages en Côte d’Ivoire, provoquant des dégâts, mais sans faire de blessés. Depuis le lancement du premier satellite en 1957 par les Soviétiques, des tonnes de lanceurs, de véhicules et d’instruments ont été envoyées dans l’espace. Selon des chiffres diffusés par la Nasa en janvier 2020, on estime à 20 000 les « objets » qui se situent dans l’orbite terrestre. Il s’agit là des fragments les plus gros, d’une taille supérieure à 10 cm, qui, plus dangereux, sont suivis depuis la Terre par des radars et télescopes. En soixante ans de vols spatiaux, il y a eu quelque 6 000 rentrées non contrôlées de gros objets fabriqués par l’homme, et un seul débris a touché une personne, sans la blesser, selon Stijn Lemmens, un expert de l’ESA.

  • Une fusée chinoise s’apprête à faire un retour incontrôlé sur Terre
    https://www.lemonde.fr/sciences/article/2021/05/06/une-fusee-chinoise-s-apprete-a-faire-un-retour-incontrole-sur-terre_6079279_


    La fusée chinoise Longue-Marche 5B à son décollage sur le site de lancement de Wenchang, le 29 avril 2021.
    AP

    Le Pentagone suit de près le parcours imprévisible de la fusée Longue-Marche 5B, lancée il y a une semaine. La probabilité est grande qu’elle s’abîme en mer, la surface de la Terre étant composée à 70 % d’eau.

    Le Pentagone a fait savoir, mercredi 5 mai, suivre à la trace la fusée chinoise qui doit effectuer ce week-end une rentrée incontrôlée dans l’atmosphère, avec le risque de s’écraser dans une zone habitée. Le ministre américain de la défense, Lloyd Austin, « est informé, et il sait que le Commandement pour l’espace suit à la trace, littéralement, ce débris de fusée », a déclaré le porte-parole du Pentagone, John Kirby.

    La Chine a lancé, jeudi, le premier des trois éléments de sa station spatiale, la « CSS », qui a été propulsé par une fusée Longue-Marche 5B. C’est le corps de cette fusée qui doit atterrir dans les prochains jours, et personne ne sait où. « C’est quasiment le corps de la fusée, si j’ai bien compris. Il est presque intact », a-t-il ajouté, précisant que la rentrée dans l’atmosphère est prévue « autour de samedi ».

    Après la séparation du module spatial, le lanceur s’est mis à tourner en orbite autour de la planète selon une trajectoire irrégulière, perdant lentement de l’altitude, ce qui rend toute prédiction sur son point d’entrée dans l’atmosphère, et donc son point de chute, quasiment impossible.

    Une destruction possible
    Il est possible qu’elle se désintègre à l’entrée dans l’atmosphère, ne laissant que des débris limités s’écraser. Et si elle reste entière, la planète étant composée à 70 % d’eau, il y a de fortes chances que la fusée s’abîme en mer, mais ce n’est pas sûr. Elle pourrait s’écraser sur une zone habitée ou sur un navire.

    Questionné sur la possibilité que le débris spatial soit détruit si des zones terrestres sont menacées, le porte-parole du Pentagone a répondu qu’il était « trop tôt » pour le dire. « Nous le surveillons, nous le suivons d’aussi près que nous pouvons », a-t-il dit. « Mais il est tout simplement trop tôt pour savoir où il va aller et s’il y a quelque chose à faire. »

    Ce n’est pas la première fois que la Chine perd le contrôle d’un vaisseau spatial lors du retour sur Terre. En avril 2018, un laboratoire spatial Tiangong-1 s’était désintégré à la rentrée dans l’atmosphère, deux ans après qu’il eut cessé de fonctionner. Les autorités chinoises avaient nié que le laboratoire avait échappé à leur contrôle.

  • Comment limiter la transmission aérienne du COVID ? 🦠➡️🪟

    https://www.youtube.com/watch?v=8b3lhDyVqgk

    David Louapre de Science Étonnante a fait un super résumé sur les aérosols et l’aération ! Avec un poil de maths et un exemple d’une salle de classe.

    La transmission du COVID par les aérosols obéit à des principes physiques que l’on peut analyser pour mieux lutter contre ce mode de contamination. [TL ;DW : si le taux de CO2 dépasse 800ppm, ouvrez les fenêtres !]

    Détails et compléments dans le billet de blog qui accompagne la vidéo : https://scienceetonnante.com/2021/04/30/covid-aerosols

    Bazant, M. Z., & Bush, J. W. (2021). A guideline to limit indoor airborne transmission of COVID-19. Proceedings of the National Academy of Sciences, 118(17).
    https://doi.org/10.1073/pnas.2018995118

    Le site du projet CO2 :
    https://projetco2.fr

    Le site du collectif « Nous aérons » :
    http://nousaerons.fr

    Listes non-exhaustives de spécialistes à suivre pour des infos régulières fiables sur le COVID :
    https://twitter.com/devisridhar
    https://twitter.com/FLAHAULT
    https://twitter.com/SciTania
    https://twitter.com/T_Fiolet

    #covid #aérosol #co2 #sciences_etonnante

  • THE LANCET #COVID-19 COMMISSION TASK FORCE ON SAFE WORK, SAFE SCHOOL, AND SAFE TRAVEL

    Designing infectious disease resilience into school buildings through improvements to #ventilation and air cleaning
    APRIL 2021
    https://static1.squarespace.com/static/5ef3652ab722df11fcb2ba5d/t/608839f6d2394f40306d1e5d/1619540471284/Safe+Work+TF+Desigining+infectious+disease+resilience+April+202

    La partie sur les méthodes qu’il ne faut pas utiliser, parce que d’efficacité non prouvée et parce qu’elles génèrent de la #pollution ;

    Other strategies that have recently been implemented or considered in many schools (such as bipolar ionization, plasma systems, portable air cleaning units with ionizers or UV, dry hydrogen peroxide, photocatalytic oxidation) are generally considered less scientifically defensible due to their often unproven efficacies and due to their potential for degrading the quality of the air through the generation of harmful secondary pollutants.

    Untargeted and excessive deep surface cleaning efforts (e.g., using foggers or electrostatic sprayers) should not be employed for the same reasons. Instead, schools should focus their resources on reducing the risk of #SARS-CoV-2 airborne transmission.”

    #aérosols #écoles

    • propre lien :

      https://www.golem.de/news/weltraumschrott-chinesische-raketenstufe-stuerzt-unkontrolliert-ab-2105-156192

      [...]

      Der Start des ersten Moduls der chinesischen Raumstation hat wieder ein großes Stück Weltraumschrott hinterlassen, das unkontrolliert abstürzen wird. Das berichtete Andrew Jones für Space News. Die Kernstufe der Changzheng-5B (Langer Marsch 5B) hatte das Modul in einen niedrigen Erdorbit gebracht und fliegt dort nun unkontrolliert. Beobachtungen zeigen, wie die Raketenstufe im Orbit taumelt. Sie wird wahrscheinlich am 9. Mai 2021 abstürzen, der genaue Ort und Zeitpunkt sind aber noch unklar.

      Die wasserstoffbetriebene Kernstufe hat ein Leergewicht von etwa 20 Tonnen. Es wird geschätzt, dass davon zwischen 4 und 8 Tonnen am Boden ankommen werden. Die Raketenstufe ist etwa fünfmal so schwer wie die Oberstufe der Falcon 9, die vor kurzem in der Nähe von Seattle abstürzte.

      Der Orbit der Changzheng-5B hat eine Bahnneigung von 41 Grad. Er erreicht seinen nördlichsten Punkt etwa auf der Breite von New York oder Madrid und den südlichsten Punkt zwischen Australien und Tasmanien.

      Die Changzheng-5B ist für Starts von großen Nutzlasten in niedrige Orbits ausgelegt und nicht mit wiederstartbaren Triebwerken ausgestattet. Das reguläre Modell, Changzheng-5, befördert Satelliten mit einer Oberstufe in höhere Orbits. Dabei wird die 20 Tonnen schwere Kernstufe abgetrennt, bevor sie einen Orbit erreicht, so dass sie in eine vorher bekannte und abgesperrte Absturzzone im Pazifik stürzt.

      US- und russische Raumstationen produzierten mehr Schrott

      Die beiden Experimentmodule Mengtian und Wentian, die 2022 gestartet werden sollen, werden mit 20 Tonnen statt 22,5 Tonnen etwas leichter sein. Die Rakete für ihren Start hätte also Reserven, um mit wiederstartbaren Triebwerken oder einer Oberstufe ausgestattet zu werden. Es ist aber nicht bekannt, ob das geplant ist.

      Zusammen mit der Kernstufe des gleichen Raketentyps, von der Generalprobe des Starts der Raumstation mit einem Raumschiffprototyp, ist es eines der schwersten künstlichen Objekte, die jemals unkontrolliert in die Erdatmosphäre eingetreten sind. Schwerer war die sowjetische Raumstation Salyut-7 mit 40 Tonnen, die rund 80 Tonnen schwere US-Raumstation Skylab und die 36 Tonnen schwere zweite Raketenstufe der Saturn V, mit der Skylab in den Erdorbit gebracht wurde.

      [/]

      #Chine #débris #aérospatiaux #fusée #vaisseau_spatial
      #Russie #États-unis

      cf. https://seenthis.net/messages/914341

  • Precieux.
    #COVID19 & #AÉROSOLISATION : explications, démonstrations et préconisations !
    Comment déterminer le risque de transmission aéroportée de SARS-CoV-2 ? Quel est le surcroit de risque à courte distance d’une personne porteuse du virus, à l’intérieur et à l’extérieur ? Comment réduire les transmissions ? (Et vivement une adaptation en français et simplifiée !)
    https://hal.archives-ouvertes.fr/hal-03213146

  • #Covid-19 : des scientifiques appellent à « mettre davantage l’accent sur la #ventilation » et l’#aération
    https://www.lejdd.fr/Societe/covid-19-des-scientifiques-appellent-a-mettre-davantage-laccent-sur-la-ventila


    Des fenêtres ouvertes dans une école en Allemagne, où la doctrine est d’aérer les salles de classe toutes les 20 minutes. (AFP)

    Dans un éditorial publié dans le British Medical Journal, quatre spécialistes internationaux appellent à mieux prendre en compte le rôle des #aérosols dans la transmission du Sars-CoV-2 et, en conséquence, à aérer et ventiler davantage.

    L’aération, un #geste_barrière trop souvent négligé dans la bataille contre le Covid-19. C’est ce que déplorent quatre scientifiques dans un éditorial publié jeudi par le British Medical Journal https://www.bmj.com/content/373/bmj.n913, une prestigieuse revue médicale outre-Manche. Pour eux, cette consigne simple n’est que trop peu souvent appliquée. "Il est désormais clair que le Sars-CoV-2 se transmet principalement d’une personne à l’autre par inhalation et à une distance relativement courte", soulignent ces chercheurs, tous spécialistes des virus et de la circulation de l’air.

    "On est bien plus susceptible d’être infecté dans une pièce dont les fenêtres ne peuvent pas s’ouvrir ou qui ne dispose pas d’un système de ventilation", rappellent les signataires.

    Les plus petites particules peuvent rester en suspension dans l’air pendant des heures.

    #santé_publique #prévention

    • Coronavirus et distanciation physique : et s’il fallait parler en minutes plutôt qu’en mètres ?
      https://www.huffingtonpost.fr/entry/coronavirus-et-distanciation-physique-et-sil-fallait-parler-en-minute

      Le Covid-19 se propage dans l’air, deux mètres et un masque ne suffisent plus en intérieur. Pour réduire les risques, des chercheurs du MIT veulent intégrer le temps dans les protocoles.

      [...]

      “A guideline to Limit Indoor Airborne Transmission of Covid-19 est une manière d’introduire le concept de dose virale, qu’il faudrait vulgariser. La dose virale croît avec le temps d’exposition et la concentration en particules virales dans l’air”, explique Bruno Andreotti. Le scientifique milite pour développer ces approches dans les collectivités locales sous la forme politico-économique d’un “budget de risque”. Penser en temps, ou en dose virale est une manière d’impulser une rénovation de l’arsenal de mesures sanitaires, dans l’optique de mieux déconfiner et dans l’attente des effets de la vaccination.

      “Intégrer la durée d’exposition dans les protocoles sanitaires me paraît plus juste et souhaitable. Le temps est important. Par exemple, la cantine est un lieu très risqué, mais le repas ne dure qu′une demi-heure. Tandis que la classe est un environnement moins risqué si le masque est bien porté, mais les cours durent 5 heures par jour”, insiste Bruno Andreotti. Dans certains cas, les pouvoirs publics pourraient fixer une durée à ne pas dépasser dans une pièce si l’air n’est pas entièrement renouvelé. Sans abolir la règle des deux mètres, car le mode de contamination par gouttelette est toujours possible.

      Bien que surtout à destination des décideurs, la version mobile du simulateur a été téléchargée plus de 500.000 fois depuis sa mise en ligne en octobre. Elle permet aussi d’avoir une idée approximative du risque d’attraper le Covid-19 à l’échelle individuelle, en se rendant à un anniversaire ou en télétravaillant à plusieurs par exemple. “Ce risque personnel est toujours plus faible, car c’est le risque que je sois précisément la personne infectée, pas seulement le risque qu’une infection se produise dans la pièce”, traduit John Bush.

      #aérosolisation #dose_virale