• Comment l’auto-production populaire de purificateurs d’air sauve des vies | Douglas Hannah
    https://cabrioles.substack.com/p/comment-lauto-production-populaire

    L’histoire de la boîte Corsi-Rosenthal s’inscrit dans une histoire plus large, celle de la réponse populaire à la pandémie de #Covid-19. Les premiers jours de la #pandémie n’ont pas seulement fait des ravages sur la population. Ils ont également galvanisé un effort collectif massif, des dizaines de milliers de citoyen·nes se prêtant au jeu pour concevoir et produire les fournitures médicales et les équipements de protection individuelle dont on avait soudainement besoin.

    Douglas Hannah, Professeur assistant de strategie et d’innovation à la Boston University.

    Un après-midi, une douzaine d’étudiant·es de l’université d’État de l’Arizona se sont réuni·es pour passer la matinée à découper du carton, coller des ventilateurs et assembler des filtres dans le but de fabriquer 125 purificateurs d’air portables pour les #écoles locales. Le même matin, le personnel d’un refuge pour sans-abri de Los Angeles installait 20 purificateurs faits maison, tandis qu’à Brookline, dans le Massachusetts, un autre purificateur d’air artisanal ronronnait tranquillement au fond d’une crèche pendant que les enfants jouaient.

    Dans ces trois cas, la technologie utilisée - une simple construction de carton et de ruban adhésif connue sous le nom de boîte Corsi-Rosenthal - joue un rôle important dans la lutte contre le Covid-19. L’histoire de sa création en dit long sur les communautés, en tant que sources d’innovation et de résilience face aux catastrophes.

    Une technologie simple avec de grands effets

    Lorsqu’il est devenu évident que le Covid-19 se propageait par voie aérienne, les gens ont commencé à porter des masques et les gestionnaires d’immeubles se sont empressé·es d’améliorer leurs systèmes de ventilation. Cela signifiait généralement l’installation de filtres HEPA à haute efficacité. Ces filtres fonctionnent en capturant les particules chargées de virus : L’air est forcé de pénétrer dans un tapis poreux, les contaminants sont filtrés et l’air propre le traverse.

    L’efficacité du système de ventilation d’un bâtiment est toutefois régie par deux facteurs, et pas seulement par la qualité des filtres. La quantité d’air déplacée par les systèmes de ventilation est également importante. Les expert·es recommandent généralement cinq à six renouvellements d’air par heure dans les espaces partagés, ce qui signifie que le volume total d’air d’une pièce est remplacé toutes les 45 minutes. Les systèmes de nombreux bâtiments anciens ne peuvent cependant pas gérer ce volume.

    Les filtres à air portables sont une option pour renforcer les systèmes de ventilation, mais ils coûtent généralement des centaines de dollars, ce qui les met hors de portée des écoles et autres espaces publics soumis à des contraintes budgétaires.

    C’est là qu’intervient la boîte Corsi-Rosenthal. Il s’agit d’un cube composé de quatre ou cinq filtres de four du commerce, surmonté d’un ventilateur standard soufflant vers l’extérieur. Une fois scellé avec du ruban adhésif, il peut être posé sur le sol, une étagère ou une table. Le ventilateur aspire l’air par les côtés du cube et le fait sortir par le haut. Ces unités sont simples, durables et faciles à fabriquer, et sont plus efficaces que le simple fait de placer un filtre unique devant un ventilateur. Il suffit généralement de 40 minutes, de compétences techniques minimales et de 60 à 90 dollars de matériaux, disponibles dans n’importe quel magasin de bricolage.

    Malgré cette simplicité, ces unités artisanales sont extrêmement efficaces. Utilisées dans un espace partagé comme une salle de classe ou un service hospitalier, elles peuvent compléter la ventilation existante et éliminer les contaminants en suspension dans l’air, notamment la fumée et les particules chargées de virus. Un grand nombre de recherches évaluées par des pairs récentes ont montré que les #purificateurs_d'air_portables peuvent réduire considérablement la transmission par #aérosols. D’autres prépublications et études en cours d’examen ont trouvé que les #boîtes_Corsi-Rosenthal sont aussi performantes que les unités professionnelles pour un coût bien moindre.

    au pays du « système D », eh bien on s’en carre

    #DIY #solidarité #prévention #réduction_des_risques #air #aération

    • Students, Faculty and Staff Assemble Do-It-Yourself Air Filtration Boxes that Fight COVID-19 Spread

      Filters will be used in campus classrooms, lecture halls and labs throughout campus, and donated to The Preuss School UC San Diego

      Throughout the pandemic, UC San Diego has led with science, using the campus as a living laboratory and collaborating with experts to find solutions and put best practices in place. Our award-winning Return to Learn plan applies multiple layers of defense—masking, daily symptom and exposure screening, testing and vaccination—and has highlighted the importance of air filtration in academic and research settings.

      Last week, as students returned to in-person classes, dozens of UC San Diego students, faculty and staff gathered on campus in one of the outdoor classrooms to build 250 do-it-yourself air filters to support our Return to Learn program. The filters will be used in various campus classrooms, lecture halls and labs throughout campus, and also donated to The Preuss School UC San Diego.

      The undergraduate and graduate students gathered to assemble the air filters noted the value to the campus. Nikki Mercer, a graduate student studying Biology said, “Cleaner air benefits the university and its students, so I wanted to play my part in keeping our health predicament in check.” Ellie Peterson, an undergraduate student studying Biochemistry, also appreciated the initiative, “It’s a great opportunity to improve our general situation. I am excited to be back on campus attending in-person classes.”

      The effort was spearheaded by atmospheric chemist Kimberly Prather, who has become a national expert on aerosol transmission of SARS-CoV-2. Prather, who is a distinguished professor at Scripps Institution of Oceanography and the Department of Chemistry and Biochemistry, has spent the past year focused on communicating the latest scientific evidence about the major role of aerosol transmission in silently spreading the SARS-CoV-2 virus.

      “Once it is acknowledged the virus travels in the air, it becomes a very fixable problem. We need to focus on cleaning the air through multiple layers of protection,” said Prather. “These air filters add one more layer the university is implementing to protect our campus community.”

      A team from several campus departments—Academic Affairs, Biological Sciences, Business & Financial Services, Halıcıoğlu Data Science Institute, Resource Management & Planning, Scripps Institution of Oceanography and Student Affairs—learned about the innovative filters and created a cross-campus action plan to put them in use.

      Division of Biological Sciences Dean Kit Pogliano said of the event, “This event and the boxes will raise awareness of the importance of indoor air quality. Masks, open windows and air filters can dramatically reduce the transmission of this disease, and these simple air filters also remove harmful pollutants, including wildfire smoke, from indoor air.”

      The air filter, named the Corsi-Rosenthal Box, is low-cost, easy to assemble and effective. It was first created when Richard Corsi, Dean of the Engineering School at UC Davis, suggested the idea on Twitter, and Jim Rosenthal, owner of Tex-Air Filters, built the first box in response. The materials—a box fan, 4 or 5 MERV-13 filters and duct tape—cost somewhere between $70 and $120, and the box is designed to last six months.

      The air filters supplement the existing efforts UC San Diego has in place to monitor the air quality and keep the campus as safe as possible. With the understanding of how the virus is spread through aerosols, UC San Diego regularly monitors air quality in campus buildings, assessing air volume and adjusting the airflow. “This is something we have done in our labs for years, but this is technology that we took out of the labs and applied to general buildings,” said Gary Matthews, Vice Chancellor of Resource Management & Planning. “We updated HVAC system filters to mirror what is used in a hospital, and now use outside fresh air to flush the buildings around the clock.”

      https://ucsdnews.ucsd.edu/pressrelease/students-faculty-and-staff-assemble-do-it-yourself-air-filtration-box

    • Contre la Covid-19 : la Corsi-Rosenthal Box
      CINQ À DIX FOIS MOINS CHER QUE LES PURIFICATEURS D’AIR DU COMMERCE
      https://www.precisement.org/blog/Contre-la-Covid-19-la-Corsi-Rosenthal-Box.html#forum5324

      https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Boîte_Corsi-Rosenthal

      en mars 2021, déjà, sur francetvinfos
      https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/vrai-ou-fake-covid-19-les-purificateurs-d-air-sont-ils-efficaces-contre

      un tuto pour la fabrication
      https://www.youtube.com/watch?app=desktop&v=37DxuVFt1Qo

      le souci majeur, ici, outre le désintérêt apparent, outre le fait qu’il est plus dur de trouver des ventilos carrés, c’est le prix des filtres hépa (filtres MERV13 de 40-50cm), bien plus élevé qu’aux USA

      une alternative (sur laquelle se renseigner davantage), les « filtrete »
      https://twitter.com/Trematomus/status/1570365001747271681

      16x25 pouces (40x62,5cm), même surface que les 20x20 recommandés pour les boîtes de Corsi-Rosenthal mais une forme qui me semble plus simple à adapter/caser. On verra bien. Commande chez digikeys, 15 jours entre commande, 27 euros pièce/10.

      il y a 9 mois...
      https://seenthis.net/messages/943381

  • How much virus does a person with COVID exhale ? New research has answers
    https://www.nature.com/articles/d41586-022-02202-z

    Article non encore accepté.

    Remarque : seules les particules inférieures ou égales à 5 microns ont été considérées comme des #aérosols par les auteurs

    The infected people faced into a cone-shaped apparatus and sang and shouted — with inevitable coughs and sneezes in between — for 30 minutes, while an attached machine collected the particles they exhaled. The device, called a Gesundheit-II, separated out the fine ‘aerosol’ droplets measuring 5 micrometres or less in diameter, which can linger in the air and leak through cloth and surgical masks.

    […]

    “This research showed that all three of those #variants that have won the infection race … come out of the body more efficiently when people talk or shout than the earliest strains of the coronavirus,” says John Volckens, a public-health engineer at Colorado State University in Fort Collins.

    Study co-author Kristen Coleman, who researches emerging infectious diseases at the University of Maryland in College Park, says this means that people should be “pushing governments to invest in improving indoor air quality by improving #ventilation and filtration systems”.

    […]

    The study also highlights variation between individuals in the amounts of exhaled virus, which ranged from non-detectable levels to those associated with ‘superspreaders’. One Omicron-infected participant, for example, shed 1,000 times as much viral RNA through fine aerosol as the maximum level observed in those with Alpha or Delta. The researchers say that the root of these discrepancies remains a mystery but could be related to biological factors such as a person’s age. Behaviour might play a part, too: the study’s superspreader coughed more frequently than others.

    If new variants are more prone to superspreading, that might drive them to dominate #COVID-19 cases. The team notes that people infected with SARS-CoV-2 exhale much lower amounts of viral RNA than do people infected with influenza, a comparable airborne disease. This suggests that #SARS-CoV-2 could spin off variants that transmit even more virus.

    “That is something to be concerned about,” says Alsved.

    #aération

    • Covid-19 : une France sans cap ni boussole face à la septième vague

      *Peu de messages de prévention, aucune mesure forte, le tout sur fond d’incertitude scientifique : la gestion de la pandémie souffre de la lassitude des Français, mais aussi de la concurrence d’autres crises, alors que le nombre de cas quotidiens s’élève à 100 000 en moyenne au 1er juillet.

      Nul ne sait précisément jusqu’où elle montera. Depuis début juin, la septième vague se déploie en France et les variants d’Omicron BA.4 et BA.5 se diffusent rapidement dans la population. Les conséquences en matière de mortalité et sur le système de santé sont encore limitées, mais les chiffres flambent et l’hôpital est plus fragile que jamais. En fin de semaine dernière, le président du conseil scientifique, le professeur Jean-François Delfraissy, estimait, sur l’antenne de RTL, que des tensions pourraient se faire jour dans le système hospitalier vers la fin juillet. Selon les dernières données du gouvernement, en date du 1er juillet, 960 personnes atteintes du Covid-19 se trouvent en soins critiques, avec une reprise amorcée depuis le 20 juin. https://www.gouvernement.fr/info-coronavirus/carte-et-donnees Plus de 16 000 personnes sont hospitalisées, avec désormais près d’un millier d’admissions quotidiennes. Soit une progression de 31 % au cours des sept derniers jours par rapport à la semaine précédente. Au 1er juillet, près de 100 000 nouveaux cas quotidiens étaient relevés en moyenne, en hausse de près de 60% par rapport à la semaine précédente. L’augmentation ne faiblit pas.

      L’évolution de l’épidémie

      Au seuil de l’été, cette nouvelle vague survient aussi dans une atmosphère de vacance scientifique et politique. Le conseil scientifique, qui devrait cesser ses activités le 31 juillet, a rendu, le 23 juin, un avis minimaliste de cinq pages au gouvernement, mis en ligne lundi 4 juillet. https://solidarites-sante.gouv.fr/IMG/pdf/avis_conseil_scientifique_23_juin_2022.pdf?TSPD_101_R0=087dc2 Ce dernier, deux fois remanié en six semaines, n’a guère été proactif dans la gestion de la situation sanitaire. Celle-ci semble être tombée dans un puits de désintérêt, dévaluée par la lassitude, mais aussi par la concurrence d’autres crises : la guerre en Ukraine, l’inflation et le pouvoir d’achat, la sécheresse, la recomposition du paysage politique. Peu de messages de prévention, aucune mesure forte, le tout sur fond d’incertitude scientifique : la gestion de la pandémie a basculé dans un grand flou.

      Un brouillard épidémiologique

      Pour la première fois depuis le début de l’épidémie, aucune équipe de chercheurs en épidémiologie n’a rendu publiques des projections pour la vague en cours, septième du nom. En cause, la difficulté de l’exercice. « Il y a maintenant beaucoup de profils d’immunité différents avec des effets différents qui rendent la modélisation de cette vague plus difficile que celle des vagues précédentes, explique-t-on du côté de l’Institut Pasteur. Si on cherche à modéliser tous les effets, étant donné l’incertitude sur certains paramètres, le système est instable. »

      Une nouvelle génération de modèles est en cours de développement, mais l’aboutissement n’est pas pour tout de suite, selon l’Institut. « Cela explique pourquoi l’Institut Pasteur n’a pas publié de projections pour BA.4/BA.5 pour le moyen terme. Nous espérons pouvoir de nouveau proposer prochainement des projections à court terme pour ce qui concerne la charge hospitalière. »

      L’équipe de l’épidémiologiste Mircea Sofonea (université de Montpellier) n’a pas, elle non plus, publié de projections. Le scientifique montpelliérain pointe, lui aussi, la difficulté de l’exercice, ainsi que le désengagement de l’Etat dans le financement de ses travaux. https://seenthis.net/messages/966203#message966207 « Au printemps 2021, les appels à projets sur le Covid-19 de l’Agence nationale de la recherche se sont arrêtés, et quatre des cinq projets que nous avons soumis auprès de différents organismes de financement ont été rejetés, parfois sans raison scientifique solide, explique M. Sofonea. Via notre seul projet retenu, nous n’aurons de quoi payer l’unique poste supplémentaire par rapport à notre composition prépandémique que jusqu’en octobre 2023. Finalement, nous ne sommes dans mon équipe que deux permanents à travailler sur le Covid. C’est absolument décourageant. »

      Le découragement le dispute à l’amertume. « J’ai travaillé près de six mois sur le rapport de l’Anses [Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail] sur la transmission du nouveau coronavirus par aérosols, raconte l’épidémiologiste. Aucune conséquence n’a été tirée de ce travail, qui m’a tout juste valu une indemnité de 242 euros. » Les chercheurs ne sont pas plus immunisés contre la frustration et la lassitude.

      Une vague sur un hôpital en crise

      « Il est difficile de dire quel sera, en France, le retentissement en décès et hospitalisations de la vague épidémique BA.4/BA.5 qui débute. » Dans son avis rendu public lundi, le conseil scientifique ne fait pas mystère des incertitudes de la nouvelle vague. Une chose est sûre : alors que les indicateurs épidémiques grimpent, les hospitalisations pour Covid-19 augmentent à leur tour dans les services de médecine et désormais en soins critiques. « Cela continue de remonter doucement », résume le professeur Rémi Salomon, à la tête de la Conférence des présidents de commissions médicales d’établissement (CME) de CHU.

      « Il est probable que les hospitalisations vont continuer à augmenter, puisque le nombre de cas progresse toujours, rappelle l’épidémiologiste Mahmoud Zureik. Au vu des tendances actuelles, on devrait arriver à 2 000 entrées par jour, c’est un peu supérieur à la sixième vague, ce serait moins que la cinquième… On voit qu’on bénéficie encore de l’immunité acquise grâce à la vaccination. » Par rapport à la dernière vague estivale – la quatrième –, qui a touché principalement les régions touristiques et du littoral, au premier rang Provence-Alpes-Côte d’Azur, cette septième vague apparaît pour l’instant « plus diffuse », se déployant de manière relativement « homogène » dans l’ensemble des régions, l’Ile-de-France en tête.

      « Si le sujet se limitait au Covid-19 pour l’hôpital, l’impact serait important mais modéré, mais on craint surtout que cela précipite la rupture », reprend le professeur de santé publique à l’université Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines. Car les chiffres ont beau être encore fort éloignés des rebonds épidémiques qui ont saturé les services hospitaliers, impossible d’être serein dans un hôpital en crise. L’été constitue toujours une période tendue en matière de ressources humaines, en raison des congés des soignants, mais encore plus cette année, avec un manque de personnels qui oblige de nombreux services à fermer plus de lits que d’habitude. Sans oublier les services d’urgence, qui fonctionnent déjà de manière dégradée dans plusieurs établissements, comme à Bordeaux ou à Grenoble.

      « Il faut tout faire pour limiter la diffusion épidémique, notamment avec le masque dans les lieux confinés, quand bien même ce n’est plus une question de “vie ou de mort” pour cause de Covid et que l’impact hospitalier demeure relativement faible, car c’est la santé de tout le monde qui est jeu », pointe le docteur Thierry Godeau, de la Conférence des présidents de CME de CHU, rappelant « les difficultés qui existent déjà pour soigner ceux qui en ont besoin ». « Nous voyons une remontée de l’absentéisme [autrement appelée arrêts maladie..., ndc] chez les personnels pour cause de Covid-19 depuis une quinzaine de jours, cela nous inquiète beaucoup, abonde Rémi Salomon, à l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris. Nous avons aussi de plus en plus de patients dont nous devons déprogrammer l’opération, car ils sont positifs au Covid-19. »

      La réponse minimaliste du gouvernement

      Face à la septième vague de Covid-19, le gouvernement entend n’agir que façon minimaliste. Sans contraintes ni répression [et surtout sans information ni prévention, ndc].A l’heure de prendre ses nouvelles fonctions de ministre de la santé, lundi 4 juillet, François Braun a beau avoir décrit « un système de santé à bout de souffle », celui-ci devra résister, bon an mal an, à la montée attendue des hospitalisations liées à la propagation du variant BA.5. Le premier texte de loi que doit examiner le Parlement cette semaine est lié à l’« urgence sanitaire ». Mais il ne comporte que deux articles. Le premier entend assurer la continuité du suivi de l’épidémie, notamment par l’intermédiaire des tests, et le second doit permettre d’instaurer un contrôle sanitaire aux frontières de l’Hexagone, y compris avec la Corse et les territoires d’outre-mer, si la situation l’exigeait. Un régime transitoire après la fin programmée de l’état d’urgence sanitaire, le 31 juillet.

      Après plus de deux ans de pandémie, le gouvernement a d’ores et déjà écarté l’idée d’imposer des mesures trop coercitives, difficilement acceptées par une population lasse. Sans majorité absolue au sein d’un Parlement qui compte désormais de nouveaux opposants au passe sanitaire, le gouvernement semble résigné à faire profil bas. Une attitude qui s’est d’ores et déjà traduite sur la question du port du masque dans les transports : une recommandation qui n’est, pour l’heure, assortie d’aucune obligation. « Le gouvernement répond modestement parce que la nouvelle composition de l’Assemblée ne leur permet pas de passer en force, bien qu’ils aient encore beaucoup de moyens d’action au niveau réglementaire, sans avoir à passer par l’Assemblée jusqu’au 31 juillet », estime Ugo Bernalicis, député du Nord pour La France insoumise.

      Aucune campagne de communication ambitieuse n’a été lancée en direction des personnes les plus à risque, afin de promouvoir le deuxième rappel (quatrième dose), dont l’efficacité contre les formes graves est avérée. « La proportion des plus de 80 ans l’ayant effectué n’est que de 22,2 % au 20 juin, relève le conseil scientifique dans son avis du 23 juin. Il est important de pratiquer ce rappel au plus vite, ainsi que pour les personnes sévèrement immunodéprimées ou à très haut risque de formes sévères. »

      La ruée sur les tests

      Au minimalisme gouvernemental répond le retour à une forme de fébrilité dans la rue. Le nombre de tests antigéniques et PCR en est un bon indicateur. Il franchit désormais de nouveau la barre des 2 millions par semaine, pour friser avec les 2,5 millions la semaine du 27 juin. Très loin, certes, des records à plus d’un million de tests quotidiens de la fin d’année 2021, quand le variant Omicron du SARS-CoV-2 déferlait sur la France, mais similaire au niveau de juillet 2021, quand l’extension du passe sanitaire déclenchait une ruée vers les laboratoires et les pharmacies. Cette fois, avec une hausse de plus de 25 % des PCR ces deux dernières semaines, les laboratoires ne sont « pas encore sous tension », tempère Jean-Claude Azoulay, vice-président du Syndicat national des médecins biologistes.

      Avec une augmentation de plus de 50 % des tests antigéniques, ce sont les pharmacies qui sont encore en première ligne. « Certaines personnes vont jusqu’à se faire tester deux à trois fois dans la même journée, en changeant de pharmacies, pour être certaines de ne pas être des faux positifs » [eh oui, il ya de gens qui ont compris, ndc], témoigne le docteur Azoulay. Devant les officines ou les barnums installés sur les trottoirs, les files d’attente commencent à se reformer et à s’allonger. « Tous les quatre à cinq mois, nous nous retrouvons sous pression », explique-t-on à l’Union des syndicats de pharmaciens d’officine. L’organisation syndicale attend une « impulsion » du nouveau ministre de la santé pour « relancer la vaccination » à un moment où la protection vaccinale arrive en fin de cycle.

      Les entreprises sans boussole

      Si les levées de restriction liées à la pandémie de Covid-19 permettent aux salariés de partir en vacances à l’étranger, ceux qui restent redécouvrent les joies du port du masque au bureau. Le nombre de nouveaux cas est reparti à la hausse en juin, avec la fin de l’obligation de travailler masqué. Et les entreprises le constatent chaque jour.

      Le 28 juin, la première ministre, Elisabeth Borne, a bien encouragé la population à respecter la distanciation physique et le port du masque dans « les lieux de promiscuité », « les espaces clos » et en particulier « les transports en commun ». Mais les employeurs n’ayant pas reçu de nouvelles consignes du ministère du travail, le protocole national pour assurer la santé et la sécurité des salariés en entreprise face à l’épidémie n’a pas été réactivé.

      La réaction des salariés est plutôt modérée : la demande de télétravail n’a pas augmenté. « Ils ont appris à gérer. On en voit qui remettent le masque dans la journée par prudence. D’autres nous demandent si on peut organiser la vaccination. Sans nouvelles consignes des pouvoirs publics, on recommande juste de faire la troisième dose, si ce n’est pas déjà fait », explique Benoît Serre, vice-président de l’Association nationale des DRH [ de merde, ndc], qui réunit quelque 5 000 entreprises issues de tous les secteurs.

      Mais les DRH communiquent du bout des lèvres : « On a juste rappelé les règles en cas de contamination et de cas contact, car les salariés ne savaient plus ce qu’il fallait faire, commente Benoît Serre. Les employeurs ne veulent pas être à l’origine d’un mouvement de panique. » Tenus responsables de la santé de leurs salariés, ils avaient intégré les règles de distanciation dans leur usage de « prévention des risques » [ben voyons, ndc]. Ils ne les ont pas supprimées avec la fin de l’application du protocole sanitaire, le 14 mars. https://travail-emploi.gouv.fr/le-ministere-en-action/coronavirus-covid-19/protocole-national-sante-securite-salaries#:~:text=À%20compter%2. *

      https://www.lemonde.fr/planete/article/2022/07/05/covid-19-le-grand-flou-de-la-septieme-vague_6133348_3244.html

      #covid_long, #aération, #PCR, jamais cités, #masques, aucune précision

      #Covid-19 #BA.5 #santé_publique #aérosols #hôpital #salopards

    • on notera les propos parfaitement politicards de #LFI
      qui zappe lorsqu’on lui cause covid et s’empresse de blablater assemblée nationale.

      « Le gouvernement répond modestement [sic] parce que la nouvelle composition de l’Assemblée ne leur permet pas de passer en force, bien qu’ils aient encore beaucoup de moyens d’action au niveau réglementaire, sans avoir à passer par l’Assemblée jusqu’au 31 juillet » estime Ugo Bernalicis, député du Nord pour La France insoumise.

      faut vivre et mourir sans « contraintes » ni « restrictions », ni masques, ni bouclier (politique). À quoi sert la Nupes ?

    • Tout comme les troufions russes qui ne veulent pas mourir à la guerre en Ukraine, il nous faudra peut-être nous suicider pour échapper au virus. (ping @arno )

      Vendredi dernier, au bled, Madame la Maire convie ses administrés pour des « retrouvailles post covid » dans la « nouvelle salle des fêtes ». Sur une centaine de personnes présentes, trois portaient un masques (dont madame et moi). Après les discours, pour ne pas se faire contaminer autour du « verre de l’amitié » dans un « moment de convivialité », on s’est cassé fissa.
      C’t’aprèm, courses dans l’église du coin : aucune personne (sauf madame et moi) ne portait le masque. Même les caissières ont découvert leur museau alors qu’il y a une semaine encore, la plupart d’entre elles était masquée).
      Ça me fatigue, mais d’une force ...

    • ValK 💫 #InactionDirecte @ValKphotos
      https://twitter.com/ValKphotos/status/1544409242639155201

      #AN : première audition du nouveau ministre de la santé #Braun par la commission des lois.
      Sur les 7 questions posées par les député-es LFI, au moins 2 se font sans masque et flirtent avec les revendications antivax #Covid_19. Une cata.
      Merci @Deputee_Obono de relever le niveau.

      mais qu’est- ce qu’elle fait Obono ? elle se croit au NPA ? que quelqu’un la prévienne qu’elle est l’assemblée nationale !

    • @colporteur y a pas que LFI qui flirte avec l’antivax, selon comment on interprète ce qui est dit ; voilà ce que dit l’article de Slate :

      Notre emmental se réduit essentiellement au vaccin (dont on rappelle qu’il n’a pas grande efficacité sur la transmission) et donc à une seule couche non pharmacologique : le port du masque.

      et à la fin :

      Enfin, et c’est une des pistes avancées par le gouvernement, nous questionnons la pertinence de la mise en place d’un pass sanitaire aux frontières cet été, sachant l’inefficacité des vaccins à réduire la transmission des sous-variants d’Omicron, les seuls qui circulent désormais dans le monde.

      ok, c’est spécifiquement relatif à l’inefficacité sur la transmission mais c’est assez facilement interprétable comme du « ça sert à rien » glissant vers l’antivax non ? :-)

      et en même temps, ils recommandent clairement et fortement la 4eme dose pour les >60 ans et immunodéprimés, cf section "4eme dose et fissa" :

      Ces dernières nouvelles redoublent l’importance d’administrer fissa la quatrième dose aux plus de 60 ans et aux personnes les plus vulnérables. Mais pour tous les autres, s’ils veulent limiter les risques de Covid sévères, trois doses vaccinales les protègeront. Et s’ils veulent éviter les Covid longs, des mesures non pharmaceutiques complémentaires simples pourraient s’avérer être le meilleur rempart, même imparfait.

      et là aussi, on peut interpréter la partie "mais pour tous les autres" comme de la minimisation de l’utilité de la 4eme sur la « population générale », voire, de la non-incitation ;

      à ce sujet, vous avez des infos ou retour d’expérience sur la « durée de protection » de la 3ème dose ? Ptet une étude sur la pop portugaise, p.ex. les <70, vaxed cet hiver, qui a vu passer le BA.5 ces 3 derniers mois ?

    • le passage de l’article de Slate sur les « maigres » efforts de comm [du gouv - qui s’en lave les mains] :

      Ne dispersons pas nos maigres efforts en matière de communication : voir le gouvernement continuer à promouvoir le lavage des mains ne relève-t-il pas de la preuve d’un manque de classement des priorités dans les messages à diffuser pour prévenir le Covid ? Au mieux, ce sera peut-être efficace pour limiter la propagation des salmonelles dans les campings cet été…

      Pas d’avancée sur la qualité de l’air. La seule couche qui n’est quasiment pas abordée par la communication officielle –ou sinon de manière accessoire–, alors qu’elle est fondamentale dans la gestion de cette pandémie, c’est l’amélioration de la qualité de l’air intérieur. L’aération, la ventilation, la filtration et la purification de l’air des lieux clos qui reçoivent du public ne sont pas des sujets qui intéressent et mobilisent un tant soit peu nos autorités. Il est pourtant plus que jamais nécessaire que les lieux collectifs soient sécurisés concernant la qualité de l’air qu’on y respire.

      MDR ? la suite, a propos des écoles, est encore plus marrante :-)

    • On espère au moins que les vacances d’été permettront aux établissements scolaires de se mettre aux normes.

      (ptdr)

      Pas de rentrée en septembre : ça vaudrait aussi (et surtout) pour les élèves car, comme le dit le proverbe, « Pas de rentrée en septembre, pas de covid en décembre » ...

    • A propos des retrouvailles post-covid organisée par la mairie du bled l’autre soir, une des conseillères municipales était en train d’incuber son petit variant. Elle a été déclarée positive trois jours plus tard. Étonnant, non ?

    • N’empêche sur Twitter, t’as un type un peu populaire pour autre chose que le covid et qui d’un coup dévoile qu’il est positif et que bon, « faisez gaffe les potos », il se prend l’avalanche de tordus qui lui répondent qu’il est complètement stupide, que le vaccin sert à rien, que eux, ils vont bien, ils l’ont eu, et rien ne s’est passé, et que eux, ils savent que le monde tourne et que le covid est une grippette. Cf. F. Malaussena cet après-midi.
      https://twitter.com/malopedia/status/1544944022740951040

  • #COVID-19 : Comment prévenir le risque dans le #train ? | santé log
    https://www.santelog.com/actualites/covid-19-comment-prevenir-le-risque-dans-le-train

    Les chercheurs décryptent à nouveau comment les maladies aéroportées telles que le COVID-19 se propagent sur toute la longueur du wagon et suggère qu’il ne reste que le port du #masque pour réduire le risque d’infection. Ces travaux publiés dans la revue spécialisée Indoor Air, rappellent également que rien ne vaut un bon système de #ventilation.

    Source : Modeling disease transmission in a train carriage using a simple 1D‐model - Kreij - 2022 - Indoor Air - Wiley Online Library
    https://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1111/ina.13066
    https://onlinelibrary.wiley.com/cms/asset/51de4721-15ae-43ae-ba2d-db73a6e1ad96/ina.v32.6.cover.jpg?trick=1656068874684

    Understanding airborne infectious disease transmission on public transport is essential to reducing the risk of infection of passengers and crew members. We propose a new one-dimensional (1D) model that predicts the longitudinal dispersion of airborne contaminants and the risk of disease transmission inside a railway carriage. We compare the results of this 1D-model to the predictions of a model that assumes the carriage is fully mixed. The 1D-model is validated using measurements of controlled carbon-dioxide experiments conducted in a full-scale railway carriage. We use our results to provide novel insights into the impact of various strategies to reduce the risk of airborne transmission on public transport.

    #aérosols

  • Two years of #COVID: The battle to accept airborne transmission | Coronavirus pandemic | Al Jazeera
    https://www.aljazeera.com/features/2022/3/11/two-years-of-covid-the-battle-to-accept-airborne-transmission

    For Catherine Noakes, a scientist who studies how pathogens move in the built environment, the first few months of the coronavirus pandemic were punctuated with a foreboding sense of frustration.

    […]

    Noakes recalls how she and her colleagues were even accused of running ventilation companies. “It’s complete rubbish, none of us runs a ventilation company,” she says, bemused.

    But the repudiation from sections of the medical community wasn’t entirely surprising.

    “Disease transmission has traditionally been the preserve of the medical profession and it felt like there was a dismissal of people from other fields, particularly engineers,” says Noakes.

    There has been this resistance from people in medical fields, agrees Prather, who says, “They’ve sort of dismissed our opinions.”

    One of the reasons for that has been the call from certain scientists in the medical field for randomised controlled trials (RCTs), considered a gold standard to measure an intervention’s effect, to back airborne transmission measures.

    That makes sense when you’re measuring the effect (if any) of a vaccine or drug — because there are so many factors at play — but to apply it to airborne transmission measures doesn’t make sense because it is possible to directly measure their impact, Prather said.

    “It makes sense that if something filters out 99 percent of aerosols, it will reduce the risk of transmission,” adds Gurdasani.

    […]

    There are also socioeconomic implications of health authorities endorsing airborne transmission, particularly in countries that may not have good mechanical ventilation systems or enough respirators, says Marr: “That is basically what the WHO told us when we were in a meeting with them in early April [2020]. I think they were very hesitant to call the disease airborne because it would basically tell these lower-resource settings … there’s no hope for you.”

    “That’s where the WHO have struggled … because they have to give advice that applies to the whole world,” says Noakes.

    Lidia Morawska, director of the International Laboratory for Air Quality and Health at Queensland University of Technology in Australia and a co-author of the open letter, added that even in richer countries, recognition of airborne transmission would require major investment from governments to, for instance, retrofit schools to improve ventilation.

    “Admitting that the virus is airborne, and something has to be done with ventilation, government has to provide guidelines and means for doing this,” Morawska says.

    #aérosols #OMS

  • Investigation of a cluster of severe acute respiratory syndrome coronavirus 2 infections in a hospital administration building | Infection Control & Hospital Epidemiology | Cambridge Core
    https://www.cambridge.org/core/journals/infection-control-and-hospital-epidemiology/article/investigation-of-a-cluster-of-severe-acute-respiratory-syndrome-coronavirus-2-infections-in-a-hospital-administration-building/6DDF1B79BC1015D566938228D7561C00

    Dans les cas d’exposition prolongée une transmission par #aérosols est possible malgré une #ventilation adéquate,

    Objective:
    To investigate a cluster of coronavirus disease 2019 (#COVID-19) infections in employees working on 1 floor of a hospital administration building.

    Methods :
    Contact tracing was performed to identify potential exposures and all employees were tested for #SARS-CoV-2. Whole genome sequencing was performed to determine the relatedness of SARS-CoV-2 samples from infected personnel and from control cases in the healthcare system with COVID-19 during the same period. Carbon dioxide levels were measured during a workday to assess adequacy of ventilation; readings above 800 parts per million (ppm) were considered an indication of suboptimal ventilation. To assess the potential for airborne transmission, DNA-barcoded aerosols were released, and real-time polymerase-chain reaction was used to quantify particles recovered from air samples in multiple locations.

    Results :
    Between December 22, 2020 and January 8, 2021, 17 co-workers tested positive for SARS-CoV-2, including 13 symptomatic and 4 asymptomatic individuals. Of the 5 cluster SARS-CoV-2 samples sequenced, 3 were genetically related but the employees denied higher-risk contacts with one another. None of the sequences from the cluster were genetically related to the 17 control SARS-CoV-2 sequences. Carbon dioxide levels increased during a workday but never exceeded 800 ppm. DNA-barcoded aerosol particles were dispersed from the sites of release to locations throughout the floor; 20% of air samples had >1 log10 particles.

    Conclusions :
    In a hospital administration building outbreak, sequencing of SARS-CoV-2 confirmed transmission among co-workers. Transmission occurred despite the absence of higher-risk exposures and in a setting with adequate ventilation based on monitoring of carbon dioxide levels.

    Le PDF : https://www.cambridge.org/core/services/aop-cambridge-core/content/view/6DDF1B79BC1015D566938228D7561C00/S0899823X22000459a.pdf/investigation-of-a-cluster-of-severe-acute-respiratory-syndrome-coronavir

    These reports and the cluster reported here raise concern that airborne transmission might occur when individuals share the same enclosed space for prolonged periods despite ventilation that meets current standards

  • Mopping can create air pollution that rivals city streets | Science | AAAS
    https://www.science.org/content/article/mopping-can-create-air-pollution-rivals-city-streets

    Cleanliness may be next to godliness, but a new study suggests it could have an unexpected downside: A few minutes of mopping indoors with a fresh-scented cleaning product can generate as many airborne particles as vehicles on a busy city street. The finding suggests custodians and professional cleaners may be at risk of health effects from frequent exposure to these suspended tiny particles, known as #aerosols.

    #chimie #pollution #santé

  • Avancer masqué – FFP2 : reste-t-il quelqu’un dans l’appareil d’État capable de faire une bibliographie intègre ? RogueESR
    https://rogueesr.fr/20220209

    Comment fonctionne l’articulation entre les sphères scientifiques et les sphères décisionnaires ? Qui produit des « expertises » et selon quelle méthode ? La question des masques FFP2 nous permet d’éclairer les dysfonctionnements chroniques des instances supposées éclairer la décision publique. 

    La grève des enseignants du 13 janvier a surpris par son ampleur exceptionnelle. Que revendiquait-elle ? Une rationalité minimale dans la gestion sanitaire de l’École et donc une politique de réduction du risque fondée sur la disputatio conduite par la communauté des scientifiques ayant contribué à ce domaine. La transmission de SARS-CoV-2 se faisant par voie aérienne, il était logique de demander des masques FFP2, conçus pour la filtration des aérosols. Le 10 janvier, M. Véran déclara aux sénateurs : « On est assez loin d’après le HCSP d’étendre le FFP2 à d’autres catégories professionnelles. […] Y compris d’ailleurs dans le milieu des soignants. [Le port du FFP2 sera réservé à ceux] qui sont aujourd’hui considérés comme à risque parce qu’exposés à des gouttelettes. » Ce faisant, M. Véran témoignait de son ignorance du fait que la transmission par voie d’aérosol ne vient pas de gouttelettes mais de particules virales environnées de protéines, et suspendues dans l’air comme des particules de fumée. Du reste, le masque chirurgical est, lui, conçu pour protéger des « gouttelettes » de toux et parfaitement efficace dans ce cas.

    Aussi attendions-nous avec impatience la parution du rapport du Haut Conseil de Santé Publique (#HCSP). Nous avons découvert à sa lecture du rapport qu’il ne prenait pas en compte la littérature scientifique fournie et solide montrant l’efficacité nettement supérieure des FFP2 pour filtrer des particules virales de 200 à 500 microns. L’avis a été mis en ligne début février, plus d’un mois après sa rédaction. Il repose sur un travail bibliographique non exhaustif et choisi pour valider des conclusions rigoureusement inverses à celles de la littérature scientifique.

    Il nous semble donc important d’établir une bibliographie conforme à la pratique scientifique, c’est-à-dire exhaustive, reposant sur des sources primaires, et traitant rationnellement de la résolution d’éventuelles controverses. Vous trouverez ci-dessous une réponse point à point aux éléments du rapport factuellement faux ainsi qu’une bibliographie commentée.

    Il nous importe ici de comprendre comment un comité de 22 personnes, aucune n’ayant de légitimité scientifique sur la transmission aéroportée de SARS-CoV-2, peut produire un travail pareillement dépourvu de rigueur et d’intégrité. Au vu des éléments scientifiquement infondés qui sont rapportés, nous faisons l’hypothèse qu’aucun membre du comité n’a réalisé une méta-analyse de la littérature scientifique primaire : le rapport semble directement s’inspirer de sources secondaires de mauvaise qualité.

    #expertise #FFP2 #aérosols #covid-19

    • Comment le rapport du HCSP parvient-il à contourner les multiples articles démontrant, par des mesures précises, la filtration des aérosols par les masques FFP2 ?
      (i) Il accorde simplement une valeur faible aux tests rapportés dans la littérature d’ingénierie.
      (ii) Il escamote l’article montrant en situation réelle, dans un hôpital, l’absence de contamination des soignants portant un FFP2, contrairement à ceux portant un masque chirurgical.
      (iii) Il valorise des études cliniques conçues par des médecins qui, ignorant ce que signifie une transmission aéroportée, n’ont fait porter le masque FFP2 qu’à proximité immédiate des patients.
      (iv) Il ignore l’étude clinique démontrant l’efficacité des masques FFP2 lorsqu’ils sont portés en permanence, et sa disparition avec un port intermittent.
      (v) Il se réfère à des « méta-analyses » amalgamant les études mal conçues avec l’étude démontrant qu’elles sont mal conçues, en utilisant des pondérations destinées à justifier l’idée pré-conçue.

  • Coronavirus : Le gouvernement change de stratégie pour vivre avec le Covid-19, mais sommes-nous prêts ?
    https://www.20minutes.fr/sante/3230487-20220206-coronavirus-gouvernement-change-strategie-vivre-covid-19-

    En attendant, si l’on veut cohabiter sans risque avec le virus, « l’une des clés est de s’atteler à l’amélioration de la qualité de l’air intérieur, domaine sur lequel les Européens n’ont pas encore ébauché la moindre réflexion construite », déplore l’épidémiologiste. Pourtant, avec près de 17.000 classes fermées pour cause de Covid et alors que le calendrier de levée des restrictions se poursuit, « il faut que l’on assainisse en urgence l’air intérieur, où l’on passe 90 % de notre temps et où se produisent 99 % des contaminations », insiste l’épidémiologiste.

    #aérosols

    • Bon déjà rien que dans le titre : « mais sommes-nous prêts ? » Parce que, oui, la plupart de nos congénères sont prêts à revenir au « monde d’avant » quitte à tomber gravement malades ou infecter des amis, des proches qui tomberont gravement malades.
      Il eût été plus avantageux de formuler la question « est-ce bien opportun ? ». Parce que au final, ce n’est pas nous qui devons « être prêts ». Ce qui conditionne la réalité d’une épidémie, ce sont la transmissibilité, la virulence, la létalité d’un virus et son mode de propagation ; et donc, tous les indicateurs définis par l’épidémiologie : le taux de reproduction (en temps réel), le taux d’incidence, le taux de mortalité.

    • Je me suis attaché à ne relever que les propos tenus par des « sommités » en la matière (Véran, Flahaut, Davido) et voilà ce que ça donne :

      [la fin du masque en intérieur] ce sera au printemps » a promis mercredi le ministre de la Santé Olivier Véran.

      « Il faut voir ce que l’on appelle aujourd’hui "restrictions". Ce ne sont plus des mesures de confinement ni des couvre-feux, qui n’ont plus eu cours en France depuis de longs mois, elles sont davantage supportables du plus grand nombre », estime Antoine Flahault, épidémiologiste et directeur de l’Institut de santé globale à Genève

      « malgré la flambée des contaminations par le variant Omicron en fin d’année, la France n’a pas reconfiné comme l’Allemagne et les Pays Bas ont pu le faire », renchérit le Dr Benjamin Davido, infectiologue et médecin référent de crise Covid-19 à l’hôpital Raymond-Poincaré de Garches (Hauts-de-Seine).

      La levée de l’obligation du port du masque en extérieur est bienvenue, d’autant que son efficacité n’a jamais été démontrée », soulignent de concert l’épidémiologiste et l’infectiologue.

      « les Français ont adapté leur mode de vie, ils télétravaillent plus et fréquentent moins les lieux publics clos. Et je ne suis pas persuadé qu’il va y avoir une ruée vers les boîtes de nuit dès leur réouverture », poursuit le Dr Davido.

      « Cette forme de vaccination obligatoire déguisée a vocation à stimuler la vaccination de la population et la protéger des formes graves, mais aussi à protéger malgré eux les non vaccinés en les empêchant de fréquenter les bars, restaurants et transports publics où circule massivement Omicron chez les personnes vaccinées », rappelle Antoine Flahault.

      « il faut rester prudent face au risque de faux plat, à l’image du Royaume-Uni, qui a connu une reprise épidémique et hospitalière forte sous l’effet du sous-variant BA.2 d’Omicron. Or, s’il commence à se dessiner, nous n’avons toujours pas atteint le pic des hospitalisations », prévient le Dr Davido.

      « Et les hospitalisations pédiatriques n’ont jamais été aussi élevées depuis le début de la pandémie », complète Antoine Flahault.

      « supprimer trop rapidement les jauges et le pass vaccinal semble encore prématuré, alors que ce sont des mesures destinées à protéger la population contre les formes graves et éviter l’engorgement des hôpitaux », juge l’épidémiologiste.

      « face à un variant si contagieux, compliqué à freiner mais moins virulent, et il est légitime d’aller de l’avant, tempère le Dr Davido. En outre, on se rapproche de l’élection présidentielle, ce qui joue forcément : maintenant que le pic est dépassé, pour l’image, le gouvernement doit montrer que le pays va de l’avant ».

      « Les vacances d’hiver commencent, et on l’a vu ces deux dernières années, elles s’accompagnent de rebonds épidémiques : il y a deux ans, on avait le cluster de Contamines-Montjoie en Haute-Savoie, et l’année dernière, avec la troisième vague, on a passé le premier semestre sous couvre-feu. Il ne faut pas crier victoire trop tôt et sous-estimer l’impact des mouvements de population durant ces vacances, insiste l’infectiologue. Il y a quelques semaines, on ignorait encore la déferlante Omicron qui se profilait. Il ne faudrait pas que le gouvernement soit présomptueux avec des annonces trop optimistes. Rien ne permet d’affirmer qu’il n’y aura pas de retour de bâton à l’automne avec de nouveaux variants et une reprise épidémique ».

      « Il n’y a pas de secret : on a un vaccin qui a prouvé son efficacité contre les formes graves, donc il faut poursuivre l’effort pour atteindre l’immunité collective, prescrit le Dr Davido.

      « Il n’y a pas de secret : on a un vaccin qui a prouvé son efficacité contre les formes graves, donc il faut poursuivre l’effort pour atteindre l’immunité collective, prescrit le Dr Davido. Et quand ce sera chose faite, on acceptera une certaine prise de risque face au virus en levant les toutes dernières mesures. Là, on ne raisonnera plus en termes de restrictions, d’autant que tout ne relève pas de la seule responsabilité de l’Etat, mais en termes de réflexes : au même titre que lorsqu’il pleut, on prend un parapluie, quand on sera dans la saisonnalité du virus, on aura ces automatismes de respecter les gestes barrières, de faire son rappel vaccinal et de porter le masque en intérieur. Comme c’est le cas pour la grippe saisonnière, qui fait chaque année des milliers de morts, sans que l’on se confine ».

      « c’est accepter d’être tributaire de la situation épidémique, et des mesures qu’elle peut nécessiter, ajoute-t-il. Mais des mesures ciblées : plutôt que de tester tout le monde, peut-être faudrait-il à l’avenir recentrer le dépistage sur les seules personnes à risque : cela permettrait de nouveau corrélés d’avoir des indicateurs fiables pour prévenir la saturation des hôpitaux, comme c’était le cas il y a quelques mois ». Il faut retrouver « des indicateurs sanitaires acceptés de tous qui nous préciseraient quand nous pouvons lever les mesures », abonde Antoine Flahault.

      « il faut que l’on assainisse en urgence l’air intérieur, où l’on passe 90 % de notre temps et où se produisent 99 % des contaminations », insiste l’épidémiologiste. « il faut continuer à investir sur les vaccins, les médicaments antiviraux et les anticorps monoclonaux, poursuivre l’innovation thérapeutique pour rendre le Covid-19 moins sévère et moins mortel ».

    • Donc en fait, mis à part Véran et sa promesse de retrouver notre « liberté » (de reprendre nos habitudes consuméristes compulsives) laquelle promesse est une grosse flatterie anxiolitique parce que « tout le monde en a marre », nous avons ici un débat contradictoire entre un épidémiologiste et un infectiologue qui mettent en balance le rapport bénéfice-risque sur le fait de lever toutes les restrictions.

    • Ce qui reste de l’article est une bouillie de psychologisme hard-discount qui sème le trouble et la confusion, le tout fallacieusement argumenté par des propos hors contexte (sauf celui de Véran) :
      – Alors tu portes toujours un masque à l’intérieur ? (sur un ton goguenard)
      – Oh et puis, zut ! T’as raison. On ne risque plus rien (ou pas grand chose) : Omicron est « mild », on est vaccinés, c’est pas pire qu’une grippe, etc.

    • C’est rigolo parce que, en aucune façon, n’est évoqué le risque du covid long et celui de voir apparaître un nouveau variant beaucoup plus létal. De surcroît, même si est pointée la qualité de l’air et la nécessité de l’améliorer, ce ne sont pas les détecteurs de CO2 ni l’ouverture des fenêtres « une heure toutes les dix minutes » qui empêcheront la diffusion du virus par aérosols, mais bien les masques.
      Je vous invite à rédiger, en intégrant, les avis de Flahaut et Davido (on oublie Véran) un nouvel article prenant en compte tous les risques que nous courons avec cette levée des restrictions. Vous avez « 20 minutes » ...

    • Et dans l’école du Minilecte, il manque la moitié des profs cette semaine pour cause de santé (is the new «  … d’une longue maladie  »). Les autres viennent renifler en mode yolo dans les salles de cours.
      Heureusement, y a vacances à la fin de la semaine (oui, son école est dans une autre académie  !).
      Elle a de super notes en S1, on espère que du coup, il vont regarder ailleurs pour les absences en début de S2.
      D’un autre côté, les assidus sont en train de se préparer un gentil brouillard cérébral façon Alzheimer (Ah bon, on avait oublié de vous parler de ces petits inconvénients, les gars, trop con  !), donc, je pense que ça va passer.

  • Practical Indicators for Risk of Airborne Transmission in Shared Indoor Environments and Their Application to COVID-19 Outbreaks
    https://pubs.acs.org/doi/pdf/10.1021/acs.est.1c06531

    ABSTRACT: Some infectious diseases, including COVID-19, can undergo airborne transmission. This may happen at close proximity, but as time indoors increases, infections can occur in shared room air despite distancing. We propose two indicators of infection risk for this situation, that is, relative risk parameter (Hr) and risk parameter (H). They combine the key factors that control airborne disease transmission indoors: virus-containing aerosol generation rate, breathing flow rate, masking and its quality, ventilation and aerosol-removal rates, number of occupants, and duration of exposure. COVID-19 outbreaks show a clear trend that is consistent with airborne infection and enable recommendations to minimize transmission risk. Transmission in typical prepandemic indoor spaces is highly sensitive to mitigation efforts. Previous outbreaks of measles, influenza, and tuberculosis were also assessed. Measles outbreaks occur at much lower risk parameter values than COVID-19, while tuberculosis outbreaks are observed at higher risk parameter values. Because both diseases are accepted as airborne, the fact that #COVID-19 is less contagious than measles does not rule out airborne transmission. It is important that future outbreak reports include information on masking, ventilation and aerosol-removal rates, number of occupants, and duration of exposure, to investigate airborne transmission.

    #aérosols #masques #ventilation #mesures_de_mitigation

    • Pour dégrossir un peu le terrain :

      Fil de discussion : Comment rendre l’air des salles de classe plus sûr ?
      Tout ce que vous devez savoir sur les filtres HEPA, les moniteurs de CO2 et la ventilation. Contenu : idées de base ; comment faire avec des liens vers des ressources ; avertissements ; liens vers des études / preuves (que j’ajouterai car cela prend plus de temps) 1/.
      Les maladies respiratoires transmises par l’air (TB, Covid, etc.) sont toutes transmises de la même manière : l’agent pathogène se trouve dans de minuscules particules que nous expirons / dégageons en parlant. Elles sont suffisamment petites pour rester dans l’air comme de la fumée ; vous en recevez davantage si vous êtes plus près, mais finalement toute la pièce est enfumée 2/.
      Les gens les respirent et sont infectés. D’autres particules sont émises en parlant, en criant ou en chantant. Comme le virus se trouve dans ces mêmes particules, la variante du covid ne compte pas. nature.com/articles/s4159... 3/ Image
      Donc, si nous pouvons empêcher les gens de respirer les particules respiratoires d’une personne infectée, nous pouvons empêcher la propagation des maladies par voie aérienne. Il existe 4 moyens d’y parvenir : les masques, l’air frais (ventilation), le filtrage (HEPA) et la stérilisation de l’air (UV) 4/.
      Les masques sont bons. Bleu ("chirurgical") > tissu > rien. Ils empêchent principalement le porteur d’infecter involontairement d’autres personnes, donc il est bon que tout le monde en porte. (Empêche les particules d’entrer dans l’air par la bouche ou le nez). Les FFP2 / FFP3 bien ajustés sont encore mieux, ils protègent également l’utilisateur et peuvent être portés à nouveau.
      Déroulement disponible sur Thread Reader

      https://twitter.com/trishgreenhalgh/status/1477606074001801218?s=20

      5/
      Cependant, les masques, bien qu’importants, ne sont pas suffisants pour de longues périodes de temps dans une même pièce (comme dans les écoles) et ne peuvent pas être portés pour manger et boire. De plus, il n’y a pas de masques dans les écoles primaires (élémentaires) du Royaume-Uni et ils ne constituent pas une (bonne) solution à long terme. Donc... 6/
      Deuxième option, expulser l’ancien air rempli de particules expirées avec de l’air frais ("ventilation") - mécaniquement par les conduits du bâtiment, ou naturellement en ouvrant une fenêtre. 7/
      La ventilation des fenêtres dépend du temps et peut être difficile à évaluer. Pour savoir si l’on a besoin de plus d’air frais, nous utilisons le CO2 pour estimer la quantité de particules respiratoires accumulées dans l’air (difficile à mesurer) - nous expirons les deux, et ils sont tous deux éliminés par la ventilation.
      8/
      L’air frais extérieur contient 400 ppm de CO2 (réchauffement de la planète !). Au-dessus de 800 ppm, >1% de l’air de la pièce a été expiré, il faut donc faire entrer de l’air frais en ouvrant les fenêtres. Un coup d’air rapide pour se rafraîchir s’il fait trop froid pour laisser les fenêtres ouvertes. D’autres bons conseils :
      Déroulement disponible sur Thread Reader
      covidstraighttalk.org/indoorwindtunn... 9/
      Soufflerie intérieure - COVID Straight Talk
      https://covidstraighttalk.org/indoorwindtunnel
      Si vous avez une ventilation mécanique dans le bâtiment (beaucoup d’universités et d’écoles récentes en ont une), vérifiez que la personne qui gère votre bâtiment l’a réglée pour maximiser l’air frais (pas « recyclé »). Vous pouvez également vérifier que tout est en ordre avec un moniteur de CO2. 10/
      Si vous ne pouvez pas obtenir suffisamment d’air frais (vous ne pouvez pas ouvrir suffisamment les fenêtres / il fait trop froid) et que le CO2 est généralement supérieur à 1200 ppm à la fin du cours, vous pouvez également filtrer les aérosols infectieux présents dans l’air. Faites-le avec un HEPA ("high efficiency particulate air [filter]"). 11/
      De nombreux « purificateurs d’air » domestiques sont HEPA. Il s’agit de boîtiers portables de la taille d’une poubelle, qui aspirent l’air par les côtés et soufflent l’air filtré par le haut. Il en faut 2 ou 3 par classe, répartis un peu partout (voir plus loin). [NB : ils n’éliminent pas le CO2, donc les moniteurs de CO2 ne montrent pas l’avantage du HEPA.] 12/ Image
      HEPA est une technologie bien établie, qui élimine toutes les particules de 0,1 à 10 microns, ce qui inclut les particules expirées porteuses de maladies transmises par l’air (ainsi que le pollen, la fumée, la pollution particulaire, etc.) "Le filtre HEPA H13 élimine 99,95 % des particules de 14 à 10 microns.
      Comprendre les filtres Hepa
      https://www.cibsejournal.com/technical/understanding-hepa-filters
      Ce site utile trouve des purificateurs d’air HEPA commerciaux et calcule le nombre nécessaire pour votre salle de classe (avec des explications supplémentaires) cleanairstars.com/hepafilters/ 14/
      Unité typique £50-£200 variant dans la quantité d’air filtré que vous obtenez. (Mon appareil ci-dessus a été réduit à 35 £)
      Filtres HEPA, Clean Air Stars
      Le choix d’un filtre HEPA (air) peut être déroutant, mais ce n’est pas nécessaire.
      https://cleanairstars.com/hepafilters
      Remarque : les modèles officiellement recommandés par le gouvernement britannique sont Dyson et Camfil, mais ils coûtent ££ pour l’air pur qu’ils fournissent. Les seules choses qui comptent sont le taux d’air pur (CADR), le coût et le fait qu’ils ne soient pas trop bruyants (la ressource ci-dessus inclut cela). Il est donc préférable d’avoir plusieurs unités moins chères dans la pièce. 15/
      Dernière option : la lumière ultraviolette tue les virus dans les particules en suspension dans l’air : à la lumière du soleil, ou dans des unités installées à l’intérieur (largement utilisées pour la rougeole et la tuberculose) cibsejournal.com/technical/lead... Nécessite une installation spécialisée et des plafonds élevés (pour la sécurité) mais convient aux grandes pièces (cantines, gymnases) 16/
      Lumière d’avant-garde : assurer une utilisation efficace de la technologie UV dans les bâtiments
      https://www.cibsejournal.com/technical/leading-light-ensuring-effective-use-of-uv-technology-in-buildings
      Avec des taux de covidités élevés, il faut de l’air pur et des masques. En cas de face à face sans masque, la ventilation / HEPA / UV n’arrêtera pas l’infection : si vous êtes en face d’un fumeur, une fenêtre ouverte ne sera pas d’une grande aide s’il vous souffle de la fumée au visage. Les masques (en particulier les FFP2) assurent cette protection 17/.
      17/
      L’air frais, propre ou stérilisé est extrêmement efficace pour réduire la transmission et fonctionne sur toutes les variantes, ainsi que sur d’autres maladies infectieuses transmises par l’air. C’est un bon investissement à long terme, et c’est aussi très faisable. Finançons-le et faisons-le. /FIN
      Mise en garde : l’air pur est une couche supplémentaire. Face à face sans masque = risque encore élevé (surtout en intérieur). La distanciation est également utile (comme dans l’analogie avec le fumeur). Et sans la distance ou les masques, l’air pur peut encore faire la différence, par exemple en infectant seulement 1 ou 2 camarades de classe, et non 10. Mais ce n’est pas une solution miracle.
      Conseils sur le positionnement de vos unités HEPA

      https://twitter.com/adsquires/status/1478354191584268288?s=20

      Preuves d’efficacité dans les écoles et autres environnements (à compléter)
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      https://twitter.com/dgurdasani1/status/1477630293314084876?s=20

      https://twitter.com/peter_systems/status/1478813926892650499?s=20

      Limitations politiques / pratiques (c’est pourquoi je n’ai pas inclus) mais je suis d’accord avec cela :

      https://twitter.com/mjb302/status/1478812431828799490?s=20

      Comment calculer la quantité d’air pur (par personne) que vous obtenez déjà par la ventilation en utilisant votre capteur de CO2 (et donc la quantité d’air que vous devez compenser en utilisant un HEPA).

      https://twitter.com/adsquires/status/1470677561629974537?t=tsRAaJOyL0irf7zqteqzFg&s=19

      Vous pouvez avoir des fenêtres ouvertes ET un HEPA. En fait, vous devriez faire les deux, si vos fenêtres ne fournissent pas assez d’air frais. C’est ce que dit @mjb302, qui participe à l’étude @AAirDStudy sur les HEPA à l’hôpital Addenbrookes de Cambridge.

      https://twitter.com/mjb302/status/1478840081658130439?t=BDi0tA52yc1hnbEnlxgn0A&s=19

      Vous pouvez trouver des unités HEPA sur Amazon (ou d’autres magasins). Recherchez « purificateur d’air HEPA » et cherchez « True HEPA » ou « H13 HEPA ». Ne prenez pas ceux avec ozone / ioniseur. Ne tenez pas compte de la surface de la pièce indiquée, recherchez le taux de diffusion d’air pur (CADR) et le niveau de bruit (dBA). Utilisez ensuite
      Filtres HEPA, étoiles de l’air pur
      Choisir un filtre HEPA (air) peut être déroutant, mais ce n’est pas forcément le cas.
      https://cleanairstars.com/hepafilters
      Vous envisagez de passer au FFP2 ? Faites-le ! Il s’agit de ces masques (légèrement plus épais, généralement blancs, photo ci-dessous). 1 £ chacun (en paquet de 10), chacun dure des semaines. Mon expérience en matière de port pour les conférences : aussi confortable que le coton, et apparemment plus facile à entendre aussi :

      https://twitter.com/BethBromley10/status/1478851131656835078?s=20

      Que sont les masques FFP2, obligatoires dans certains pays européens ?
      Ces masques de haute qualité réduisent considérablement la transmission du covid-19.
      https://www.economist.com/the-economist-explains/2021/12/16/what-are-ffp2-masks-mandatory-in-some-european-countries
      La ventilation des fenêtres peut être améliorée en plaçant des ventilateurs dans les fenêtres qui soufflent de l’air frais et de l’air vicié. Une équipe allemande est allée plus loin en développant un système de conduits à bas prix que vous pouvez fabriquer pour moins de 200 £ à partir de composants courants provenant de magasins de bricolage.

      https://twitter.com/Paul_Briley/status/1478859676309676032?t=aJ3nYVsBewil3HQWGhm-6Q&s=19

      Traduit avec www.DeepL.com/Translator (version gratuite)

  • Orthodoxy, illusio, and playing the scientific game: a Bourdieusian analysis of infection control science in the #COVID-19 pandemic https://www.ncbi.nlm.nih.gov/labs/pmc/articles/PMC8474098/#__ffn_sectitle

    Scientific and policy bodies’ failure to acknowledge and act on the evidence base for airborne transmission of SARS-CoV-2 in a timely way is both a mystery and a scandal. In this study, we applied theories from #Bourdieu to address the question, “How was a partial and partisan scientific account of #SARS-CoV-2 #transmission constructed and maintained, leading to widespread imposition of infection control policies which de-emphasised airborne transmission?”.

    #déni #aéroportage #aérosols

  • Pr Zureik : « Face à la 5e vague, la vaccination et la bonne volonté ne suffiront pas » - L’Express
    https://www.lexpress.fr/actualite/sciences/pr-zureik-face-a-la-5e-vague-la-vaccination-et-la-bonne-volonte-ne-suffiron

    Nous avons besoin d’une #politique structurelle de moyen - long terme, d’un véritable plan Marshall pour nous protéger du Covid. A chaque fois c’est la même chose : nous nous persuadons que la vague en cours sera la dernière, et aucune mesure structurante n’est prise. L’#école, c’est l’exemple type : rien n’est fait pour réorganiser les établissements, faciliter la distanciation sociale, réduire le nombre d’élèves par classe, encourager le réaménagement et l’#aération des cantines, etc.

    Rien n’est prévu, non plus, pour réhabiliter la médecine scolaire pour pouvoir faire de la prévention et pouvoir mener des campagnes de dépistage massives. Nous restons dans la gestion à la petite semaine , alors que nous savons désormais très bien comment ce virus se transmet - par #aérosols. Le point essentiel, c’est l’aération, dans laquelle il faudrait investir massivement, dans les écoles bien sûr, mais aussi dans les transports en commun, les bars et les restaurants, et plus généralement dans tous les lieux clos accueillant du public.

  • Early Release - Probable Transmission of SARS-CoV-2 Omicron Variant in Quarantine Hotel, Hong Kong, China, November 2021 - Volume 28, Number 2—February 2022 - Emerging Infectious Diseases journal - CDC

    Abstract
    We report detection of severe acute respiratory syndrome coronavirus 2 #Omicron variant (B.1.1.529) in an asymptomatic, fully vaccinated traveler in a quarantine hotel in Hong Kong, China. The Omicron variant was also detected in a fully vaccinated traveler staying in a room across the corridor from the index patient, suggesting [Airborne] #transmission […] despite strict quarantine precautions.

    #aérosols #sars-cov2

  • Les lieux où l’on s’est le plus contaminé au Covid-19 cet été : les soirées entre amis, les bars pendant l’Euro de foot et les transports en commun

    Une enquête « cas témoins » de l’Institut Pasteur, menée entre le 23 mai et le 13 août, recense les principaux lieux et circonstances de contamination par le variant Delta.


    Les moyens de transport ont été associés à un sur-risque de contamination, de + 30 % notamment pour les trains. PHILIPPE LOPEZ / AFP

    Les soirées entre amis et les bars chez les moins de 40 ans ; la présence d’un enfant au domicile pour les plus de 40 ans ; mais aussi l’avion, le train, la voiture partagée avec des proches et le métro : tels sont les principaux lieux et circonstances de contamination par le variant Delta du #SARS-CoV-2 identifiés en France, entre le 23 mai et le 13 août. Des constats qui ne sont pas tous transposables à la situation hivernale, en particulier pour les restaurants, qui, durant cette période, étaient surtout fréquentés en extérieur.

    Pour reconstituer les scènes de ce « crime infectieux », les enquêteurs ont utilisé un protocole rôdé : celui de l’étude ComCor, menée par l’Institut Pasteur avec la Caisse nationale de l’assurance-maladie (CNAM), Santé publique France et l’institut Ipsos. Le 26 novembre, le quatrième volet de cette étude est publié dans la revue The Lancet Regional Health Europe.

    Il s’agit d’une étude « cas témoins » conduite à l’échelle nationale. Entre le 23 mai et le 13 août, donc, les auteurs ont comparé 12 634 adultes infectés par le SARS-CoV-2 (« cas ») à 5 560 adultes non infectés (« témoins »), recrutés au sein d’un panel représentatif national. « Cas » et « témoins » étaient comparés durant les mêmes semaines d’exposition, les auteurs veillant à ce que l’âge et le sexe soient équivalents dans chaque duo comparé, tout comme la région et la densité de population du lieu d’habitation.

    Les participants devaient remplir un questionnaire en ligne. Ensuite, une analyse statistique sophistiquée (dite de « régression logistique multivariée ») déterminait dans quelle mesure l’infection aiguë au SARS-CoV-2 était associée à des activités récentes les exposant au coronavirus, à des antécédents d’infection ainsi qu’au statut vaccinal.

    « La période étudiée correspond à celle de la réouverture progressive des lieux publics, ainsi qu’à l’apparition du variant Delta sur le territoire métropolitain », explique l’Institut Pasteur. Parmi les 12 634 personnes testées positives, 8 644 (68 %), de fait, ont été diagnostiquées infectées par ce variant.

    L’Euro de football a joué un rôle clé

    Cette étude a d’abord permis d’identifier un des ressorts de la dynamique éclair de l’épidémie actuelle. Parmi les participants, 651 ont eu un contact unique avec le sujet qui les a infectés avec le variant Delta. L’analyse de ces personnes révèle que la durée d’incubation de ce variant est de 4,3 jours seulement : plus courte, donc, que les cinq jours d’incubation des variants précédents, mesurés chez les 8 442 individus ayant eu un contact unique avec la personne qui les a infectées.

    « Avec une durée d’incubation plus courte, la chaîne de transmission du virus est plus rapide. Il faut donc réagir plus vite pour la casser. Quand il faut contacter les cas contacts et les isoler, on est pris de court », explique Mircea Sofonea, épidémiologiste à l’université de Montpellier, qui n’a pas participé à cette enquête. Une étude chinoise allait déjà dans ce sens, ajoute-t-il, mais « c’est bien de disposer de cette donnée pour la France. »

    Autre apport de cette enquête : elle a permis d’évaluer la protection conférée par une infection antérieure. Quand une personne a été infectée depuis moins de six mois, son risque de réinfection diminue de 95 % ; si elle a été infectée depuis plus de six mois, elle n’est plus protégée qu’à 74 %.

    Les lieux de transmission, maintenant. Chez les moins de 40 ans, la fréquentation des bars en intérieur et les soirées privées ont respectivement multiplié le risque de contamination par 1,9 et 3,4, entre le 9 juin et le 9 juillet. Il était plus élevé pour les hommes que pour les femmes. Cette période correspond à l’Euro de football, « ce qui laisse supposer que les réunions de supporteurs à l’occasion des matchs ont pu jouer un rôle dans la propagation du virus », note l’Institut Pasteur. Anecdotique ? Pas vraiment, quand on sait que cet événement sportif a joué un rôle clé au Royaume-Uni dans le démarrage de la vague liée au variant Delta. Après leur réouverture, le 9 juillet, les discothèques ont aussi été des lieux de transmission. [ça alors !]

    Aucun sur-risque mesuré dans les lieux culturels

    Sans surprise [et bien que Le Monde ne l’ai jamais évoqué] , de nombreux moyens de transport ont été associés à un sur-risque : le métro (+ 20 %), le train (+ 30 %), le taxi (+ 50 %), la voiture partagée avec des proches et des amis (+ 30 %, mais pas le covoiturage réservé sur plateformes), ainsi que l’avion (+ 70 %). Pour autant, « c’est la première fois qu’un tel risque est mis en évidence » en France, note Arnaud Fontanet, membre du conseil scientifique et responsable du laboratoire d’épidémiologie des maladies émergentes de l’Institut Pasteur, qui a coordonné cette étude ComCor.

    En revanche, aucun sur-risque n’a été mesuré dans les lieux culturels, les commerces, sauf ceux de proximité pour lesquels une augmentation de 30 % est observée. Pas sûr cependant que cette absence de risque soit transposable à la situation actuelle, la fréquentation des musées ou des cinémas, par exemple, ayant passablement réaugmenté depuis cet été, même si elle n’atteint pas les niveaux de fréquentation pré-pandémique.

    Pas de risque accru non plus pour les restaurants, durant cette période estivale, mais beaucoup opéraient en terrasse. Pas plus que dans les lieux de culte ni lors d’activités sportives, sauf celles en intérieur (+ 20 %). Les rassemblements familiaux de l’été n’ont pas favorisé les infections, sauf les mariages et les enterrements, qui ont accru de 70 % la probabilité d’être contaminé.

    « En pleine reprise épidémique, avec des chiffres qui partent en vrille, alors qu’on sait que l’essentiel de la transmission se fait par les aérosols en milieu clos, il faut insister sur l’importance du port du masque et de l’aération, tout en évitant les rassemblements inutiles. Cela, même quand on est vacciné », martèle Arnaud Fontanet.

    Les écoles au centre de toutes les attentions

    Quid du rôle des enfants ? Aucun sur-risque n’a été identifié durant cette période pour les moins de 40 ans. Etait-ce parce que les plus jeunes avaient été confiés, en ces mois d’été, à leurs grands-parents ? L’étude n’offre pas de réponse. Mais pour les plus de 40 ans, la présence d’un ou de plusieurs enfants dans l’entourage a été associée à un sur-risque d’infection qui est de + 20 % pour les lycéens, de + 30 % pour les collégiens, de + 40 % pour les enfants en école élémentaire, de + 60 % pour les enfants en maternelle et de + 90 % pour les enfants en crèche.

    « Cette étude confirme que les enfants ne sont pas une impasse pour la circulation du virus », souligne Mircea Sofonea. « Cela fait des mois que les scientifiques espèrent disposer de ce type d’étude sur les circonstances de contamination en vie réelle, en France, avec des données réactualisées face à l’émergence du variant Delta », ajoute l’épidémiologiste. Même si l’étude comporte des limites méthodologiques, inhérentes à toute enquête déclarative et à toute étude « cas témoins », elle livre des données « importantes pour la surveillance de l’épidémie, pour sa modélisation et pour l’aide à la décision en santé publique », précise Mircea Sofonea.

    Le cas des écoles est au centre de toutes les attentions. Avec l’hiver qui vient, le risque de transmission à l’école – et la menace des jours d’école manqués qu’il fait peser – concentre les inquiétudes. « En Australie et au Royaume-Uni, 5 % des enfants de 6 à 11 ans étaient contaminés en octobre. Soit un enfant sur vingt : si l’on transpose cette situation à la France, cela signifie que toutes les classes devraient en permanence être fermées, selon le protocole jusqu’ici en vigueur », conclut Arnaud Fontanet.

    https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/11/26/covid-19-soirees-privees-bars-et-transports-sont-les-lieux-ou-l-on-s-est-le-

    #transports #école

    • Que sait-on vraiment des surrisques de contamination dans les clubs et boîtes de nuit ?

      Depuis le début de la pandémie, les espaces festifs ont connu seize mois de fermeture. Mais sur quoi s’appuient ces décisions ? « Le Monde » a eu accès aux premiers enseignements d’une nouvelle étude très attendue.

      Une des « limites » de l’étude [ComCor] , reconnue par les auteurs eux-mêmes, est qu’elle a été réalisée « alors que des mesures sanitaires et sociales mises en place (…) ont probablement influencé l’exposition de certaines activités et lieux ». Pour le collectif Club Cultures, c’est particulièrement le cas pour les clubs, car pendant la période choisie « la très grande majorité des établissements étaient fermés, le taux de vaccination très faible et (…) la méthode ne permettaient pas de mesurer l’impact seul des clubs sur les contaminations ».

      « Si on ne se base que sur les connaissances scientifiques, alors tous les bars sont à risque »

      « Il n’est pas faux de dire que les boîtes de nuit, mais aussi les bars dansants, sont des lieux plus à risque et propices pour qu’une personne en contamine beaucoup d’autres », dit la professeure Constance Delaugerre, du service de virologie de l’hôpital Saint-Louis, à Paris. Les trois freins utilisés pour ralentir les contaminations – le port du masque, une bonne distance et une ventilation adéquate – ne peuvent être garantis. « Mais je comprends que les professionnels du secteur se sentent stigmatisés par cette fermeture. Si on ne se base que sur les connaissances scientifiques, alors tous les bars sont à risque », ajoute-t-elle.

      Mme Delaugerre renvoie à une autre étude, à laquelle elle a participé, dont l’objectif était plus précis : évaluer la transmission du virus entre personnes vaccinées lors d’une soirée clubbing dans un contexte « normal » : sans masque, sans distance physique, sans jauge mais dans un espace correctement ventilé.

      L’étude ITOC (Indoor Clubbing Transmission of Covid-19), réalisée dans le cadre de la soirée « Reviens la nuit » par l’ANRS-Maladies infectieuses émergentes, a eu lieu le 17 octobre à La Machine du Moulin-Rouge de Paris. Contrairement à l’étude ComCor, qui s’appuie sur des questionnaires remplis par des personnes déjà infectées, elle est dite « interventionnelle », travaillant sur une population qui sait qu’elle participe à une soirée dans un but scientifique. Les deux tiers des participants y ont assisté et un tiers faisant partie du « groupe contrôle » n’y a pas été. Parmi les premiers, qui justifiaient tous d’un schéma complet de vaccination depuis au moins sept jours, certains étaient diagnostiqués positifs au Covid-19, bien que ces résultats n’ont été connus qu’après la soirée. Sept jours plus tard, tous les participants ont été testés à nouveau.

      Les résultats détaillés feront bientôt l’objet d’une publication scientifique, mais les premiers enseignements, dont Le Monde a pu prendre connaissance, montrent qu’il n’y a eu ni cluster, ni aucun élément prouvant une surcontamination des participants pendant cette soirée-test.

      « Les premiers résultats autour de la transmission Covid recueillis au moment de l’étude seraient plutôt rassurants », résume Jérémy Zeggagh, médecin au service de maladies infectieuses de l’hôpital Saint-Louis. Il souligne cependant qu’« on ne peut absolument pas conclure que les résultats seraient les mêmes avec un taux d’incidence plus important », comme c’est le cas en cette fin d’année. Autrement dit, l’expérience était valable en octobre, quand le virus circulait peu en France et moins maintenant, avec un variant Omicron plus transmissible, qui tend à échapper à la protection vaccinale et qui touche surtout les 20-29 ans, celles et ceux qui ont plus tendance à clubber. A cela il faut ajouter que le nombre de participants était inférieur aux 4 400 espérés pour que les conclusions soient encore plus robustes.

      Chacune de ces études a ses limites, mais elles ont le mérite d’exister pour tenter d’informer et de guider les autorités dans leurs prises de décision, surtout quand elles concernent la fermeture ou non de lieux culturels. Constance Delaugerre a pu constater qu’elles ont bien une influence, elle qui a participé à une étude « en situation réelle », cette fois-ci sur les concerts. Le 29 mai, plus de 4 451 personnes assistaient à celui d’Indochine à l’AccorHotels Arena à Paris en respectant les gestes barrières (masque, usage de gel hydroalcoolique). Les résultats ont été concluants, énumère-t-elle :
      « Il y a eu un taux d’incidence équivalent de contamination entre le groupe qui a assisté au concert et celui qui n’y a pas été [le groupe de contrôle, de 2 227 personnes]. De plus, ce taux correspondait à celui pour la même tranche d’âge en Ile-de-France à la même période. Autrement dit, il n’était pas plus risqué d’assister à ce concert que de fréquenter d’autres lieux. »

      Cette étude, menée par l’AP-HP, l’Inserm et l’université de Paris, a été prise en compte par les pouvoirs publics, ce qui explique qu’en cette fin d’année les salles de concerts, que l’on pourrait croire aussi à risque que les clubs, sont toujours autorisées. Mme Delaugerre pense que la création d’un véritable protocole sanitaire pour les lieux culturels passera par d’autres études de ce genre qui pourraient, par exemple, s’intéresser à « l’effet de la ventilation, avec des capteurs de CO2 ». Pour que, dans un contexte épidémique qui semble ne plus en finir, les futures décisions soient davantage guidées par les données scientifiques que par des idées préconçues.

      https://www.lemonde.fr/musiques/article/2021/12/26/que-sait-on-vraiment-des-surrisques-de-contamination-dans-les-clubs-et-boite

  • Pandemic Puts ’Outdated’ Infection Control Practices Under Scrutiny | Health News | US News
    https://www.usnews.com/news/health-news/articles/2021-11-10/pandemic-puts-outdated-infection-control-practices-under-scrutiny

    Dr. David Henderson, of the U.S. National Institutes of Health Clinical Center in Bethesda, Md., cowrote an editorial published with the review.

    He called it a “great paper” that highlights the point that there is no strict dichotomy between droplet and aerosol.

    As for the practical implications, that’s more complicated, according to Henderson. He said that surgical masks, along with eye protection, have worked “extraordinarily well” in preventing #COVID-19 outbreaks among U.S. health care workers.

    What’s more, Henderson noted, other respiratory infections that can spread in hospitals have basically disappeared.

    It’s not clear that N95 masks would have significant added value, according to Henderson. And they would be challenging to wear. “Over an eight-hour shift, you could feel like you’re suffocating,” he noted.

    That’s not to say there’s no room for improvement. New masking options that offer better filtration, along with wearability, would be welcome, according to Henderson.

    At this point, he said a key lesson he’s learned from the pandemic is that “source-control masking” — masking the infected person — “really works.”

    The editorial suggests a “reasonable” approach going forward, once seasonal respiratory infections return to their normal patterns: Have “universal” masking in hospitals each fall through spring, when viruses like the flu are highly active.

    #masques #aérosols

  • Hauts-de-Seine : entre pollution et Covid-19, les purificateurs d’air ont le vent en poupe chez les particuliers - Le Parisien
    https://www.leparisien.fr/hauts-de-seine-92/hauts-de-seine-entre-pollution-et-covid-19-les-purificateurs-dair-ont-le-

    La société Abiotec, basée au Plessis-Robinson, s’est associée à un distributeur pour ouvrir dans la capitale un showroom dédié à la vente directe de purificateurs d’air aux particuliers. Un marché qui se développe depuis le début de la pandémie de Covid-19.

    Des purificateurs d’air, Sandrine Cals, assistante de direction pour le groupe Etam, en possède deux. Un pour le salon, un autre entre le bureau et la chambre, dans son appartement du VIIIe arrondissement de #Paris. « Comme j’avais déjà attrapé le Covid une fois, je voulais m’équiper pour renouveler l’air à la maison avec une machine certifiée anti-covid, raconte la jeune femme. L’idée, c’était de me rassurer. »

    #paywall