• Macron-économie : la stratégie du choc.

    Éducation. Pas de rentrée sans contrats aidés | L’Humanité
    https://www.humanite.fr/education-pas-de-rentree-sans-contrats-aides-640325

    Décidément la première rentrée des classes du gouvernement Philippe ne se présente pas sous les meilleurs auspices. Après le cafouillage géant du ministre Blanquer sur la mise en place des CP à 12 dans l’éducation prioritaire, voici que l’organisation du retour en classes se heurte à la philosophie comptable du gouvernement et à ses recherches d’économies de bouts de chandelle. Cette fois, c’est le non-renouvellement de près d’un contrat aidé sur deux décidé par Bercy qui est en cause.

    #contrats_aidés #AESH #précariat

  • L’élève (handicapé), l’auxiliaire de vie scolaire et l’enseignant

    1/ Handicap : Hollande promet des CDI pour les auxiliaires de vie scolaire (AFP)
    http://www.liberation.fr/societe/2016/05/19/handicap-hollande-promet-des-cdi-pour-les-auxiliaires-de-vie-scolaire_145

    Le gouvernement communique sur la promesse que les #AVS-I (en statut précaire) vont devenir des #AESH (avec un statut et une formation reconnue) :

    « A terme, ce seront 50.000 professionnels (en équivalents temps-plein) qui seront disponibles, avec une plus grande continuité d’intervention auprès des élèves, et de véritables perspectives pour leur formation »

    2/ Auxiliaire de vie scolaire et en CDD depuis 6 ans, je suis une travailleuse précaire (L’Obs)
    http://leplus.nouvelobs.com/contribution/1517828-auxiliaire-de-vie-scolaire-et-en-cdd-depuis-6-ans-je-suis-

    Des déclarations qui ne sont rien d’autre que de la poudre aux yeux pour Elsa Galataud, AVS depuis six ans. Elle raconte son quotidien et les difficultés auxquelles elle est confrontée.
    […]
    Lorsque je suis devenue AVS, j’ai signé un contrat d’AESH (Accompagnants des élèves en situation de handicap). Il s’agit d’un CDD d’un an minimum qui se transforme en CDI s’il est reconduit six ans de suite.
    Depuis, je suis à 80%, c’est-à-dire que je travaille environ 32 heures par semaine, pour un salaire de 930 euros par mois. Comment vivre avec une telle somme quand on a deux enfants à charge ? C’est tout simplement impossible. Mon quotidien ressemble donc à un parcours du combattant. Et malgré mes efforts, je suis toujours à découvert.
    Ce CDD qui s’éternise m’oblige aussi à faire une croix sur beaucoup de choses : achat d’un appartement, prêt bancaire… Ces privilèges, je n’y ai pas droit.
    […]
    Les annonces récentes de François Hollande n’ont fait que confirmer mon sentiment. Il a affirmé que les CUI deviendraient obligatoirement des AESH au bout de deux ans. Mais ce n’est rien d’autre que de la poudre aux yeux : il veut faire baisser le taux de chômage, sans se préoccuper de nos salaires.

    3/ Handicap à l’école : l’envers du décor (L’instit’humeurs)
    http://blog.francetvinfo.fr/l-instit-humeurs/2016/05/21/handicap-a-lecole-lenvers-du-decor.html

    Le principalement changement, avec la loi de 2005, a été l’installation de rampes d’accès pour les fauteuils de handicapés moteurs dans les écoles où il n’était pas trop cher de se mettre aux nouvelles normes. Pour le reste, c’est comme si on s’était contenté de dire aux instits : « Voilà, vous allez avoir dans vos classes plus d’élèves en situations de handicap, des situations très diverses, des handicaps très différents, mais vous n’allez pas être formés pour les accueillir, ni sur la spécificité des handicaps, ni sur les adaptations pédagogiques à faire, on vous allouera avec parcimonie des accompagnants pour aider les élèves en question, mais ces auxiliaires de vie scolaire (AVS) ne seront pas formés non plus, ils auront un statut bâtard, un salaire misérable ; les intervenants médico-sociaux (médecins, psychologues, éducateurs, spécialistes divers) ne partageront pas avec vous leur expertise (ne comptez pas sur une information ou une formation de leur part) ni ne considéreront la votre, ne vous diront que ce qu’ils veulent sur l’élève (secret médical oblige). Il vous arrivera parfois d’avoir deux, trois, quatre élèves en situation de handicap, et bien sûr 25 autres et pour tous, vous avez liberté d’action, mais obligation de réussite ».

    Depuis 10 ans, j’ai eu dans ma classe des enfants autistes ou à troubles autistiques divers, des enfants TED (Troubles envahissants du développement), des dyslexiques, des dyspraxiques, des dysorthographiques, des dysphasiques, des dyscalculiques, des déficients auditifs, des troubles bipolaires, des troubles sévères de l’attention, d’autres encore pour lesquels je n’ai jamais réussi à savoir quel diagnostic avait été posé par la toute-puissante #MDPH (Maison Départementale des Personnes Handicapées). Je n’ai jamais eu une seule heure de formation, personne ne m’a dit comment m’y prendre, quelles étaient les particularités de ces enfants, les recherches sur lesquelles je pouvais m’appuyer pour leur proposer quelque chose de cohérent et d’adapté.

    #éducation #handicap #scolarisation #inégalités #inclusion #élèves #besoins_éducatifs_particuliers

  • PRÉCAIRE, PASSE TON BAC D’ABORD ! CUI-CAE dans l’Education Nationale : le logiciel pour candidater en AESH « obsolète ». - AC ! Réseau - Agir contre le chômage et la précarité
    http://www.ac.eu.org/spip.php?article2204

    Une partie des 41 000 accompagnants d’élèves en situation de handicap actuellement recrutés en #CUI-CAE espèrent par la suite être recrutés en AESH, avec un #CDD de droit public.

    Ce CDD est certes tout aussi voire plus #précaire que les CUI-CAE : en effet, il permet notamment à l’employeur d’annualiser le temps de travail en comptant les semaines de vacances scolaires : les heures de travail sont donc à la finale beaucoup plus importantes...pour un #salaire souvent moindre.

    Mais il faut bien vivre...et à la fin du CUI-CAE, beaucoup d’entre nous suivent les consignes de leur rectorat et tentent donc de postuler par l’intermédiaire du logiciel SIATEN de l’#Education_Nationale.

    Seulement, pour celles et ceux qui n’ont pas le baccalauréat, postuler est impossible dès lors que l’on indique son niveau de diplôme. Or, depuis la loi du 29 décembre 2013, annoncée en grande pompe en juin de la même année et dont le décret d’application a été pris seulement en décembre 2014, le baccalauréat n’est plus requis pour postuler en #AESH, dès lors qu’une expérience de deux ans en CUI-CAE a été acquise. C’est évidemment la moindre des choses : en poste AESH, on fait exactement la même chose que ce qu’on a fait auprès des élèves en situation de handicap en maternelle, en primaire ou au collège lorsqu’on était sous statut CUI-CAE.

    Mais il y a la loi d’un côté, et la pratique de l’autre. On le sait, l’Education Nationale rechigne à recruter les CUI-CAE en contrat de droit public, alors même qu’elle les fait travailler sans problèmes tant que le salaire est subventionné ! De nombreux salariés ont ainsi constatés que poser leur candidature était impossible avec le logiciel SIATEN.

    #travail #annualisation_du_temps_de_travail

  • CIP-IDF > Précaire éducation : AVS-AESH, tous et toutes en grève jeudi 12 février
    http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=7553

    Le 1er octobre dernier, un rassemblement devant le rectorat avait permis d’obtenir la signature des contrats qui ne l’étaient pas et une avance sur #salaire pour celles et ceux qui n’avaient pas été payés.

    Mardi 25 novembre 2014, nous étions en grève. Nous nous sommes réunis en assemblée générale. Nous avons occupé la MASESH [1] puis manifesté jusqu’au rectorat.

    Cette journée de grève nationale est une première. Nous ne comptons pas nous arrêter là.

    Parce que la galère demeure la règle et que la création du statut d’accompagnants d’élèves en situation de handicap (#AESH) [2] n’améliore rien (baisse du volume horaire annuel donc du salaire, formations non rémunérées, étalement du calcul de la paie de 36 à 39 semaines). Parce que 60% des contrats signés restent des contrats uniques d’insertion (#CUI, de droit privé, payées 20h pour 24h de travail effectif –670 euros/mois !–, renouvelable seulement pour 2 ans maximum).

    Parce que l’annonce de la #CDIsation n’est que de la poudre aux yeux : cette CDIsation n’offre aucune garantie d’augmentation de salaire, de réelle #formation, d’amélioration des conditions de travail. Il faut avoir cumulé 6 ans de contrat AED [3] (et souvent 2 de CUI en plus) et elle ne concerne à l’heure actuelle que 4% des AVS parisien.ne.s. La CDIsation n’a rien à voir avec la titularisation, elle ne fait que pérenniser la #précarité au lieu d’une création d’un réel statut.

    Parce que, sans statut, nous sommes dans la précarité la plus totale. Que bon nombre d’entre-nous sont confronté.e.s à des difficultés pour se loger, se nourrir, se soigner, payer ses factures et ses titres de transport, etc. De plus, certain.e.s rencontrent des problèmes pour le renouvellement de leur #titre_de_séjour car leurs contrats ne sont jamais signés à temps.

    Nous revendiquons :

    . La #titularisation de tou.te.s les AVS en poste, sans condition de concours ni de nationalité.
    . La possibilité de signer des contrats à #temps_plein.
    . La revalorisation de nos salaires : un vrai salaire qui n’oblige pas à cumuler d’autres emplois.
    . La création d’un statut réel et reconnu des AVS, correspondant aux conditions d’exercices dans la fonction publique, et son inclusion pleine et entière au sein des équipes pédagogiques.

    Parce que nous n’avons accès à aucune formation sérieuse ayant une réelle utilité et donnant accès à des équivalences en terme de diplômes, que les formations nous sont présentées comme « obligatoires » mais ont souvent lieu hors du temps de travail (par exemple le samedi) et ne nous sont pas rémunérées,

    Nous revendiquons :

    Une formation adaptée et rémunérée, qui aboutirait à l’obtention d’un diplôme d’état de niveau 4.

    Parce que nos conditions de travail sont de plus en plus dures : retards (voire absence) de paiement des salaires ou de remboursement de titres de transports, contrats non signés à temps, problèmes de renouvellement, mutations arbitraires, absence complète de légitimité au sein des équipes éducatives, problèmes de pauses, pressions, harcèlement, etc. Nous sommes de plus en plus amenés à prendre en charge les manquements du rectorat qui n’affecte pas le nombre d’#AVS suffisant, ceci au détriment des élèves. Tous ces problèmes rythment notre quotidien et il n’y a aucune prise en compte des difficultés que nous rencontrons sur le terrain, seulement du mépris.

    Parce que nous n’obtiendrons rien en étant isolé.e.s, chacun.e dans son établissement, mais qu’ensemble, tous et toutes uni.e.s dans la lutte et par la lutte nous pouvons gagner sur ces revendications et améliorer nos conditions de travail.

    Parce qu’à l’éducation nationale nous ne sommes pas les seuls dans cette situation. Les contrats précaires se multiplient : assistants d’éducation, assistants pédagogiques, agents, techniciens, administratifs, profs non titulaires, auxiliaire de vie en faveur du personnel...

    CE SONT NOS LUTTES QUI ONT CONSTRUIT NOS DROITS