• "On est juste de la chair à canon" (témoignage d’un CRS) / France Info Vidéo

    Témoignage d’un CRS à visage couvert :

    On a compris que dans les hautes instances ils avaient peur, ils avaient peur pour eux, pour l’Etat, pour le gouvernement. Ils se sont dit : « On envoie les bleus, on envoie tout le monde, on envoie la chair à canon et après on verra. »

    https://www.francetvinfo.fr/economie/transports/gilets-jaunes/violences-a-paris-le-temoignage-d-un-crs_3083347.html

    #répression #affrontements #émeute #CRS #giletsjaunes #gilets_jaunes #Etat #gouvernement #soulèvement


  • Gilets Jaunes à Paris : compte-rendu à chaud du bouillonant 1er décembre
    https://paris-luttes.info/paris-gilets-jaunes-compte-rendu-a-11168

    Ce samedi 1er décembre, nous avons participé à la manifestation des gilets jaunes, troisième journée de mobilisation autour de revendications toujours aussi larges. Cette manifestation s’est transformée en l’une des plus grandes émeutes que la capitale ait connue depuis 30 ans. Un compte-rendu à plusieurs mains, forcément incomplet vu l’étendue des événements, qui n’arrivera néanmoins pas à tirer des lignes claires sur l’identité du mouvement...

    Violences à Paris : qui sont les 380 gardés à vue
    http://www.leparisien.fr/faits-divers/violences-a-paris-parmi-les-gardes-a-vue-une-majorite-de-gilets-jaunes-02

    Selon des sources concordantes, la plupart des personnes interpellées appartiennent bien au mouvement des Gilets jaunes. Des hommes jeunes, venus de province sans passé judiciaire qui appellent à la « résistance ». (...)

    Il semble que la majorité des 380 personnes placées en gardes à vue ne soient pas des professionnels politisés du désordre mais des manifestants Gilets jaunes. (...)

    Lors de leur audition en garde à vue, beaucoup estiment avoir fait « acte de résistance ». Comme en écho à ce discours, ces scènes qui se sont répétées samedi après-midi : des manifestants applaudissent aux exactions, aux vitrines vandalisées, aux voitures retournées et brûlées quand ils ne se risquent pas à venir au contact des policiers.

    un chef d’oeuvre du Parisien

    Pref hier :

    #manifestation #émeute #Gilets_Jaunes #répression

    • Définitivement la plus belle avenue du monde...
      https://a-louest.info/Definitivement-la-plus-belle-avenue-du-monde-617

      Retour absolument non exhaustif, sur les événements du samedi 1er décembre à Paris sur la place de l’Étoile et alentours.

      Ceux qui étaient présents dans les rues de Paris hier ont vécu un moment d’une rare intensité tant dans les #affrontements, qu’en terme d’émotion : de mémoire, il n’y a aucune manifestation en Europe sur ces 30 dernières années qui tienne la comparaison. Il faut peut-être remonter 50 ans en arrière, au moment de mai 1968, pour retrouver une situation comparable dans les rues de la capitale. Hier la police a clairement perdu la bataille, perdu le contrôle. Les gilets jaunes ont triomphé.

      Nous sommes arrivés place de l’étoile vers 13h30, la même place où, quatre mois auparavant, des milliers de personnes fêtaient la victoire de l’équipe de France. Cette fois, des milliers de gilets jaunes étaient bien présents, impossible de faire un décompte des personnes, la foule s’étalait dans les rues adjacentes et perpendiculaires à celles qui desservent la place de l’étoile. Jamais, d’ailleurs, on n’aurait pu imaginer une telle émeute, deux week-ends de suite, dans un endroit qui abrite les ambassades du monde entier, quartier dans lequel les marques de luxe se battent pour être présentes et lieu de la bourgeoisie parisienne depuis plusieurs siècles maintenant.

      Premier fait notable, l’énorme dispositif policier déployé : canon à eau, escadrons par centaine, surtout empêcher d’aller vers l’Elysée et de prendre les champs.
      A notre arrivée, l’arc avait déjà été tagué : « augmentation du RSA », « justice pour Adama », « les gilet jaunes triompheront » et plein d’autres.

      Et à ce moment-là, la préfecture de police prend une décision étonnante : envoyer une unité d’une vingtaine d’hommes pour protéger la tombe du soldat inconnu alors que personne ne s’était préoccupé de ce symbole. Volonté peut-être du gouvernement de faire une image de policiers protégeant une image symbolique.

      Bien évidemment, mettre un escadron au centre d’une place entourée de milliers de gilets jaunes n’était pas la meilleure idée : la suite logique de cette situation a été l’attaque de ce petit escadron, sacrifié par l’Etat, jusqu’à ce qu’ils ne puissent plus tenir leurs position et rentrent dans les rangs situés autour de la place de l’étoile. Scène incroyable, mais ce n’était que le début.

      Dans la foulée, des manifestants montent dans l’arc de triomphe, pillent le magasin de souvenirs de merde pour les touristes, montent sur le toit et brandissent des gilets jaunes accompagnés de drapeaux français. C’est le moment où la police a complètement perdu la place jusqu’au soir : il est 15h.

      Impossible de tout raconter, mais on ne peut pas faire l’impasse sur la présence de trop nombreux groupes d’#extrême_droite organisés, attaquant à 100 contre 40 un groupe d’antifascistes, dans la confusion générale d’une émeute généralisée.

    • 1er décembre 2018 : porter plus loin le désordre
      https://carbureblog.com/2018/12/03/1er-decembre-2018-porter-plus-loin-le-desordre

      Le samedi 1er décembre, le mouvement des Gilets jaunes a cessé de s’appartenir, il a cessé d’être le mouvement de la France blanche-d’en-bas qu’il était à ses débuts. Face au prévisible refus de l’Etat de satisfaire la moindre revendication (comme en atteste le refus ou l’incapacité des « #porte-paroles » du mouvement de rencontrer le Premier ministre), face aussi à l’aspect dérisoire que prend toute revendication au regard des existences insupportables qui sont les nôtres, et grâce à la convergence en milieu urbain de TOUTES les colères, le contenu révolutionnaire de la période actuelle a commencé à apparaître sous la croûte des discours et des idéologies, et ce contenu est le chaos. La question est désormais de savoir où ce qui a commencé va s’arrêter, ou plutôt jusqu’où ce qui a commencé ici pourra porter le désordre. Déjà, ceux qui sont à l’origine du mouvement font office d’arrière-garde poussive de ce qu’ils ont initié, en appellent à la raison et réclament dans le JDD le retour à l’ordre républicain. Ils sont l’incarnation du mouvement à ses débuts, et leur frilosité montre assez ce que ce mouvement n’est déjà plus. Ils se satisferaient d’un moratoire sur le prix du carburant, d’une hausse quelconque de quoi que ce soit ou de l’organisation d’un référendum sur la transition énergétique, là où se dessine un mouvement qui veut tout emporter sur son passage, et ne parvient plus à se cristalliser sur aucun discours ni aucune revendication, si ce n’est « Macron démission », répété comme une espèce de mantra en appelant au néant, à la disparition de tout ce qui représente ce monde. « Macron démission » c’est à la fois la limite politique de ce mouvement, et l’appel à la fin de toute politique.

      Face à ce qui s’est produit le samedi 1er décembre, il serait absurde de continuer à qualifier ce qui se passe de « mouvement contre la vie chère », de maquiller en revendication économique ce qui va de toute évidence bien plus loin. Samedi, les « cahiers de doléances » ont servi à allumer des incendies. Le mouvement des Gilets jaunes avait déjà dépassé ce stade de la revendication économique dès la première semaine, pour entrer dans sa phase politique populiste, pour exiger que l’Etat se retire devant le peuple ou que le peuple se fasse Etat. Nous avons critiqué cette phase et déterminé le contenu des revendications portées par la France blanche-d’en-bas dans sa médiation de classe, montré les limites de cet interclassisme, pointé le danger de l’union nationale populaire des uns contre les « autres ». A peine avions-nous fini de faire la critique de cette phase que nous n’en étions déjà plus là.

      Il manquait à ce mouvement une dose de nihilisme pour donner du sens à son « apolitisme » : la rencontre avec les « quartiers » lui a apporté ce qui lui manquait pour correspondre au « mouvement réel », qui n’est pas celui du progrès social mais celui de la destruction de la société, et pour joyeusement s’y reconnaître comme chez soi. (...)


  • Deux blessés graves aux #Champs-Elysées : l’exécutif en accusation - Page 2 | Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/france/271118/deux-blesses-graves-aux-champs-elysees-l-executif-en-accusation?page_artic

    J’avançais avec ma fille et ma nièce, on était en train de discuter, et mes deux fils et mon neveu nous suivaient, lorsque la grenade a explosé, raconte la mère de Gabriel, jointe par Mediapart. A priori, des gens levaient les mains en l’air devant la police. Alors que nous avancions, les garçons ont vu un truc tomber. Ils se sont baissés, mais Gabriel a pris la grenade pour protéger son frère et son cousin.

    Gabriel a eu la main arrachée, et il a subi deux opérations, la première dans la nuit de samedi à dimanche, la seconde dimanche. Mais il a aussi reçu de nombreux éclats « sur tout le côté droit », sur la jambe, et le front. Son frère Florent a eu aussi le pied touché par des éclats qui ont traversé sa chaussure, et il en a reçu d’autres sur le crâne. Marvin, son cousin, a été touché par trois éclats.

    Le site Lundi matin a le premier diffusé l’information, via Twitter, dès samedi soir : « Avenue Franklin-Roosevelt, un homme a la main arrachée, la police continue de gazer là où d’autres manifestants tentent de le prendre en charge. Très, très violent. »

    On n’avait pas les effectifs. On essaie de contenir jusqu’à épuisement de ceux d’en face, tant qu’il n’y a pas de mise en danger d’autrui, mais cette fois c’est allé jusqu’à un quasi-épuisement de nos stocks de munitions. Les Allemands vont au contact, mais pour aller au contact, il faut être bien plus nombreux. » Des unités de gendarmes mobiles ont même ravitaillé des CRS à court de munitions.

    « On a opéré une concentration très importante des forces autour d’un premier cercle, autour du palais de l’Élysée, pour bunkériser l’Élysée, explique un #CRS. En deuxième rideau, il y avait beaucoup moins de monde. Les milliers de personnes qui ont pu s’engouffrer sur les Champs-Élysées par la place de l’Étoile et les rues adjacentes se sont retrouvées devant le barrage de l’Élysée. Il aurait fallu plus de forces en amont… »

    À un moment donné, la CRS 7 a été à court de munitions, confirme cette source. « Il y a eu un nombre considérable de grenades de tirées, poursuit-elle. La GLI-F4 est une munition qui peut occasionner des blessures sérieuses. Les unités doivent les utiliser en fonction de la menace. Mais c’était très tendu, par conséquent tous les moyens ont été utilisés. »

    En novembre 2014, le rapport des inspections générales de la police et de la gendarmerie relatif à l’emploi des munitions en opérations de maintien de l’ordre avait soutenu que l’interdiction de la GLI-F4 était « susceptible d’encourager des manifestants résolus à en découdre à conduire des #affrontements encore plus violents », en privant les forces de l’ordre d’un argument puissant, en tout cas #explosif.

    En 2018, le ministère de l’intérieur a cependant annoncé ne plus passer commande de ce type de grenade afin de lui substituer un modèle moins dangereux. Mais « la #GLI_F4 sera utilisée jusqu’à épuisement des stocks », a indiqué récemment ce ministère à Libération.

    une illustration : https://twitter.com/i/status/1067052658421305344


  • Nuit de violences à #Lesbos : des centaines de militants d’#extrême_droite attaquent des migrants

    23 avril 2018 – 11h30 La police a évacué à l’aube ce lundi matin plusieurs dizaines de migrants qui campaient depuis le 18 avril sur la place principale de Mytilène. Ces hommes, femmes et enfants, pour la plupart originaires d’Afghanistan, ont été transportés en bus vers le camp de #Moria. Cette opération a été mise en œuvre après une nuit de violences.

    Dans la soirée de dimanche, environ 200 hommes ont attaqué les migrants en scandant « Brûlez-les vivants » et d’autres slogans racistes. Ils ont jeté des fumigènes, des pétards, des pavés et tout ce qui leur tombait sous la main en direction du campement de fortune. Des militants pro-migrants sont venus en renfort pour protéger la place, tandis que les rangs des assaillants grossissaient.

    Vers 1h du matin, les #affrontements ont atteint la mairie de #Mytilène. Les militants d’extrême-droite ont mis le feu à des poubelles et attaqué la police. Les affrontements n’ont pris in qu’avec l’#évacuation des migrants, dont plusieurs ont été blessés. La situation reste tendue, avec toujours un important dispositif policier déployé.

    https://www.courrierdesbalkans.fr/les-dernieres-infos-nuit-violences-lesbos
    #asile #migrations #anti-migrants #attaques_racistes #anti-réfugiés #réfugiés #Grèce #it_has_begun #hotspot #violence

    • Non, Mouvement patriotique de Mytilène II. Le gouvernement avait autorisé une manifestation des fascistes à proximité de la place qu’occupaient les réfugiés depuis 5 jours…

      Πόσους φασίστες είπαμε συλλάβατε στη Μυτιλήνη ; | Γνώμες | News 24/7
      http://www.news247.gr/gnomes/leyterhs-arvaniths/posoys-fasistes-eipame-syllavate-sti-mytilini.6605215.html

      Πάμε όμως να δούμε πως λειτουργεί το βαθύ κράτος. Η διαδικτυακή ομάδα « Πατριωτική Κίνηση Μυτιλήνης ΙΙ » αναρτά στο διαδίκτυο μια ανακοίνωση που ζητούσε από τον κόσμο να προσέλθει μαζικά στην υποστολή σημαίας στις 19:00 το απόγευμα της Κυριακής, με την υποσημείωση όμως « Φτάνει πια ». Εφημερίδες του νησιού και μεγάλα αθηναϊκά sites αναπαράγουν το κάλεσμα, τονίζοντας πως πρόκειται για συγκέντρωση υποστήριξης των δύο Ελλήνων αξιωματικών που κρατούνται στην Ανδριανούπολη. Οι δε αστυνομικές αρχές, όχι μόνο δεν ανησυχούν, αλλά επιτρέπουν στους φασίστες να εξαπολύουν επί ώρες επιθέσεις στους πρόσφυγες, δίχως να συλλάβουν ούτε έναν από την ομάδα των ακροδεξιών.

    • Far-right hooligans attack migrants on Lesvos, turn town into battleground

      Police forced dozens of migrants, most Afghan asylum-seekers, who had been camped out on the main square of Lesvos island’s capital since last week, onto buses and transported them to the Moria camp in the early hours of Monday after downtown Mytilini turned into a battleground on Sunday.

      The operation was intended to end clashes that raged all night in the center of the eastern Aegean island’s capital after a group of some 200 men chanting far-right slogans attacked the migrants who had been squatting on the square since last Wednesday in protest at their detention in Moria camp and delays in asylum processing.

      The attack started at around 8 p.m. in the wake of a gathering of several hundred people at a flag ceremony in support of two Greek soldiers who have been in a prison in Turkey since early March, when some 200 men from that group tried to break through a police cordon guarding the protesting migrants on Sapphous Square.


      http://www.ekathimerini.com/227956/article/ekathimerini/news/far-right-hooligans-attack-migrants-on-lesvos-turn-town-into-battlegro

    • Lesbo, il racconto minuto per minuto dell’aggressione ai profughi afghani

      VIta.it ha raggiunto Walesa Porcellato, operatore umanitario sull’isola greca da quasi tre anni che era presente durante le 10 drammatiche ore almeno 200 estremisti di destra hanno attaccato altrettante persone scappate dall’Afghanistan che con un sit in di piazza protestavano contro le condizioni disastrose dell’hotspot di Moria in cui sono trattenute da mesi


      http://www.vita.it/it/article/2018/04/24/lesbo-il-racconto-minuto-per-minuto-dellaggressione-ai-profughi-afghan/146651

    • League for Human Rights expresses “dismay” over the racists attacks on Lesvos”

      The Hellenic League for Human Rights condemns the racist violent attacks against refugees and migrants on the island of Lesvos on Sunday. Expressing its particular concern, the HLHR said in a statement issued on Monday, the attacks ’cause dismay’, the ‘no arrests of perpetrators pose serious questions and requite further investigation.” The HLHR urges the Greek state to

      http://www.keeptalkinggreece.com/2018/04/23/hlhr-lesvos-statement

    • Συνέλαβαν... τους πρόσφυγες στη Μόρια

      Στη σκιά των επιθέσεων ακροδεξιών η αστυνομία συνέλαβε 120 πρόσφυγες και δύο Έλληνες υπήκοους για τα Κυριακάτικα γεγονότα στη Μυτιλήνη.

      Η αστυνομική επιχείρηση ξεκίνησε στις 05:30 τα ξημερώματα και διήρκεσε μόλις λίγα λεπτά, με τις αστυνομικές δυνάμεις να απομακρύνουν τους διαμαρτυρόμενους από την κεντρική πλατεία Σαπφούς.

      Πρόσφυγες και μετανάστες, που αρνούνταν να εγκαταλείψουν την πλατεία σχηματίζοντας μια σφιχτή ανθρώπινη αλυσίδα, αποσπάστηκαν με τη βία από το σημείο.


      http://www.efsyn.gr/arthro/astynomiki-epiheirisi-meta-ta-epeisodia-akrodexion

    • Le procès des « #Moria_35 » sur l’île grecque de Chios : entre iniquité et instrumentalisation de la justice sur le dos des exilés

      Le 28 avril 2018, 32 des 35 personnes migrantes poursuivies pour incendie volontaire, rébellion, dégradation des biens, tentative de violences ou de trouble à l’ordre public ont été condamnées à 26 mois de prison avec sursis par le tribunal de Chios (Grèce) après quatre jours d’une audience entachée de nombreuses irrégularités. Elles ont finalement été reconnues coupables d’avoir blessé des fonctionnaires de police, et ont été acquittées de toutes les autres charges.

      Avant cette sentence, les 32 condamnés ont subi neuf longs mois de détention provisoire sur une base très contestable, voire sur des actes non prouvés. En effet, les 35 personnes incriminées avaient été arrêtées en juillet 2017 à la suite d’une manifestation pacifique par laquelle plusieurs centaines d’exilés bloqués dans le hotspot de Moria, sur l’île de Lesbos, dénonçaient leurs conditions de vie indignes et inhumaines. Toutes ont nié avoir commis les délits qu’on leur reprochait. Certaines ont même démontré qu’elles n’avaient pas participé à la manifestation.

      Les membres de la délégation d’observateurs internationaux présents au procès ont pu y mesurer les graves entorses au droit à un procès équitable : interprétariat lacunaire, manque d’impartialité des juges, temps limité accordé à la défense, mais surtout absence de preuves des faits reprochés. En condamnant injustement les exilés de Moria, le tribunal de Chios a pris le relais du gouvernement grec – qui confine depuis plus de deux ans des milliers de personnes dans les hotspots de la mer Égée – et de l’Union européenne (UE) qui finance la Grèce pour son rôle de garde-frontière de l’Europe.

      Sorties de détention, elles n’ont cependant pas retrouvé la liberté. Les « 35 de Moria », assignés à nouveau dans le hotspot de l’île de Lesbos, ont été interdits de quitter l’île jusqu’au traitement de leur demande d’asile. Pourtant, le Conseil d’État grec avait décidé, le 17 avril 2018, de lever ces restrictions géographiques à la liberté d’aller et venir jugées illégales et discriminatoires. C’était sans compter la réplique du gouvernement grec qui a immédiatement pris un décret rétablissant les restrictions, privant ainsi d’effets la décision du Conseil d’État grec.

      La demande d’asile de la plupart de ces 35 personnes est encore en cours d’examen, ou en appel contre la décision de refus d’octroi du statut de réfugié. Au mépris des normes élémentaires, certains n’ont pas pu bénéficier d’assistance juridique pour faire appel de cette décision. Deux d’entre elles ont finalement été expulsées en juin 2018 vers la Turquie (considéré comme « pays sûr » par la Grèce), en vertu de l’accord UE-Turquie conclu le 16 mars 2016.

      Le 17 juillet prochain, à 19h30, au « Consulat » , à Paris, sera présenté le film documentaire « Moria 35 », de Fridoon Joinda, qui revient sur ces événements et donne la parole aux 35 personnes concernées. Cette projection sera suivie de la présentation, par les membres de la délégation d’observateurs, du rapport réalisé à la suite de ce procès qui démontre, une fois de plus, la grave violation des droits fondamentaux des personnes migrantes en Grèce, et en Europe.

      http://www.migreurop.org/article2892.html

    • Ouverture du procès des « #Moria_35 » le 20 avril prochain sur l’île grecque de Chios

      Le 18 juillet 2017, 35 résidents du hotspot de Moria sur l’île de Lesbos en Grèce ont été arrêtés à la suite d’une manifestation organisée quelques heures plus tôt dans le camp et à laquelle plusieurs centaines d’exilés avaient participé pour protester contre leurs conditions de vie indignes et inhumaines.

      Quelques jours plus tard, Amnesty International appelait, dans une déclaration publique, les autorités grecques à enquêter immédiatement sur les allégations de recours excessif à la force et de mauvais traitements qui auraient été infligés par la police aux personnes arrêtées. Ces violences policières ont été filmées et les images diffusées dans les médias dans les jours qui ont suivi la manifestation.

      Ce sont pourtant aujourd’hui ces mêmes personnes qui se retrouvent sur le banc des accusés.

      Le procès des « Moria 35 », s’ouvre le 20 avril prochain sur l’île de Chios en Grèce.

      Poursuivis pour incendie volontaire, rébellion, dégradation de biens, tentative de violences ou encore trouble à l’ordre public, ils encourent des peines de prison pouvant aller jusqu’à 10 ans, leur exclusion du droit d’asile et leur renvoi vers les pays qu’ils ont fui. Trente d’entre eux sont en détention provisoire depuis juillet 2017.

      Il a semblé essentiel aux organisations signataires de ce texte de ne pas laisser ce procès se dérouler sans témoins. C’est pourquoi chacune de nos organisations sera présente, tour à tour, sur toute la durée du procès afin d’observer les conditions dans lesquelles il se déroulera au regard notamment des principes d’indépendance et d’impartialité des tribunaux et du respect des règles relatives au procès équitable.

      https://www.gisti.org/spip.php?article5897

    • Reporter’s Diary: Back to Lesvos

      I first visited the Greek island of Lesvos in 2016. It was the tail end of the great migration that saw over a million people cross from Turkey to Greece in the span of a year. Even then, Moria, the camp set up to house the refugees streaming across the sea, was overcrowded and squalid.

      I recently returned to discover that conditions have only become worse and the people forced to spend time inside its barbed wire fences have only grown more desperate. The regional government is now threatening to close Moria if the national government doesn’t clean up the camp.

      Parts of Lesvos look like an island paradise. Its sandy beaches end abruptly at the turquoise waters of the Aegean Sea, houses with red tile roofs are clustered together in small towns, and olive trees blanket its rocky hills. When I visited last month, the summer sun had bleached the grass yellow, wooden fishing boats bobbed in the harbor, and people on holiday splashed in the surf. But in Moria sewage was flowing into tents, reports of sexual abuse were on the rise, and overcrowding was so severe the UN described the situation at Greece’s most populous refugee camp as “reaching boiling point”.

      More than one million people fleeing war and violence in places like Syria, Iraq and Afghanistan crossed from Turkey to the Greek islands between January 2015 and early 2016. Over half of them first set foot in Greece, and on European soil, in Lesvos. But in March 2016, the European Union and Turkey signed an agreement that led to a dramatic reduction in the number of people arriving to Greece. So far this year, just over 17,000 people have landed on the islands. At times in 2015, more than 10,000 people would arrive on Lesvos in a single day.

      Despite the drop in numbers, the saga isn’t over, and visiting Lesvos today is a stark reminder of that. Thousands of people are still stranded on the island and, shortly after I left, the regional governor threatened to close Moria, citing “uncontrollable amounts of waste”, broken sewage pipes, and overflowing rubbish bins. Public health inspectors deemed the camp “unsuitable and dangerous for public health and the environment”. Soon after, a group of 19 NGOs said in a statement that “it is nothing short of shameful that people are expected to endure such horrific conditions on European soil.”

      The Greek government is under increasing pressure to house refugees on the mainland – where conditions for refugees are also poor – but right now no one really knows what would happen to those on Lesvos should Moria be closed down.
      Razor wire and hunger strikes

      In some places in the north and the east, Lesvos is separated from Turkey by a strait no wider than 10 or 15 kilometres. This narrow distance is what makes the island such an appealing destination for those desperate to reach Europe. From the Turkish seaside town of Ayvalik, the ferry to Lesvos takes less than an hour. I sat on the upper deck as it churned across the sea in April 2016, a month after Macedonia shut its border to refugees crossing from Greece, effectively closing the route that more than a million people had taken to reach Western Europe the previous year.

      The Greek government had been slow to respond when large numbers of refugees started landing on its shores. Volunteers and NGOs stepped in to provide the services that people needed. On Lesvos there were volunteer-run camps providing shelter, food, and medical assistance to new arrivals. But the EU-Turkey deal required that people be kept in official camps like Moria so they could be processed and potentially deported.

      By the time I got there, the volunteer-run camps were being dismantled and the people staying in them were being corralled into Moria, a former military base. Once inside, people weren’t allowed to leave, a policy enforced by multiple layers of fences topped in spools of razor wire.

      Moria had space for around 2,500 people, but even in 2016 it was already over capacity. While walking along the perimeter I scrawled my phone number on a piece of paper, wrapped it around a rock, and threw it over the fence to an Iranian refugee named Mohamed.

      For months afterwards he sent me pictures and videos of women and children sleeping on the ground, bathrooms flooded with water and dirt, and people staging hunger strikes inside the camp to protest the squalid conditions.
      “The image of Europe is a lie”

      Two and a half years later, refugees now have more freedom of movement on Lesvos – they can move about the island but not leave it.

      I arrived in Mytilene, the main city on the island, in August. At first glance it was easy to forget that these were people who had fled wars and risked their lives to cross the sea. People were queuing at cash points to withdraw their monthly 90 euro ($104) stipends from UNHCR, the UN’s refugee agency. Some sat at restaurants that served Greek kebabs, enjoyed ice cream cones in the afternoon heat, or walked along the sidewalks pushing babies in strollers next to tourists and locals.

      The conditions on Lesvos break people down.

      The illusion of normalcy melted away at the bus stop where people waited to catch a ride back to Moria. There were no Greeks or tourists standing in line, and the bus that arrived advertised its destination in Arabic and English. Buildings along the winding road inland were spray-painted with graffiti saying “stop deportations” and “no human is illegal”.

      Moria is located in a shallow valley between olive groves. It looked more or less the same as it had two and a half years ago. Fences topped with razor wire stilled ringed the prefabricated buildings and tents inside. A collection of cafes outside the fences had expanded, and people calling out in Arabic hawked fruits and vegetables from carts as people filtered in and out of the main gate.

      Médecins Sans Frontières estimates that more than 8,000 people now live in Moria; an annex has sprung up outside the fences. People shuffled along a narrow path separating the annex from the main camp or sat in the shade smoking cigarettes, women washed dishes and clothing at outdoor faucets, and streams of foul-smelling liquid leaked out from under latrines.

      I met a group of young Palestinian men at a cafe. “The image of Europe is a lie,” one of them told me. They described how the food in the camp was terrible, how criminals had slipped in, and how violence regularly broke out because of the stress and anger caused by the overcrowding and poor conditions.

      A doctor who volunteers in Moria later told me that self-harm and suicide attempts are common and sexual violence is pervasive. It takes at least six months, and sometimes up to a year and a half, for people to have their asylum claims processed. If accepted, they are given a document that allows them to travel to mainland Greece. If denied, they are sent to Turkey. In the meantime, the conditions on Lesvos break people down.

      “Ninety-nine percent of refugees... [are] vulnerable because of what happened to them in their home country [and] what happened to them during the crossing of borders,” Jalal Barekzai, an Afghan refugee who volunteers with NGOs in Lesvos, told me. “When they are arriving here they have to stay in Moria in this bad condition. They get more and more vulnerable.”

      Many of the problems that existed in April 2016 when people were first rounded up into Moria, and when I first visited Lesvos, still exist today. They have only been amplified by time and neglect.

      Jalal said the international community has abandoned those stuck on the island. “They want Moria,” he said. “Moria is a good thing for them to keep people away.”


      https://www.irinnews.org/feature/2018/09/18/reporter-s-diary-back-lesvos
      #graffitis

    • Reçu via la mailing-list Migreurop, le 11.09.2018, envoyé par Vicky Skoumbi:

      En effet le camp de Moria est plus que surpeuplé, avec 8.750 résidents actuellement pour à peine 3.000 places, chiffre assez large car selon d’autres estimations la capacité d’accueil du camp ne dépasse pas les 2.100 places. Selon le Journal de Rédacteurs,(Efimerida ton Syntakton)
      http://www.efsyn.gr/arthro/30-meres-prothesmia
      Il y a déjà une liste de 1.500 personnes qui auraient dû être transférés au continent, à titre de vulnérabilité ou comme ayant droit à l’asile,mais ils restent coincés là faute de place aux structures d’accueil sur la Grèce continentale. Les trois derniers jours 500 nouveaux arrivants se sont ajoutés à la population du camp. La plan de décongestionn du camp du Ministère de l’immigration est rendu caduc par les arrivées massives pendant l’été.
      La situation sanitaire y est effrayante avec des eaux usées qui coulent à ciel ouvert au milieu du camp, avant de rejoindre un torrent qui débouche à la mer. Le dernier rapport du service sanitaire, qui juge le lieu impropre et constituant un danger pour la santé publique et l ’ environnement, constate non seulement le surpeuplement, mais aussi la présence des eaux stagnantes, des véritables viviers pour toute sorte d’insectes et de rongeurs et bien sûr l’absence d’un nombre proportionnel à la population de structures sanitaires. En s’appuyant sur ce rapport, la présidente de la région menace de fermer le camp si des mesures nécessaires pour la reconstruction du réseau d’eaux usées ne sont pas prises d’ici 30 jours. Le geste de la présidente de la Région est tout sauf humanitaire, et il s’inscrit très probablement dans une agenda xénophobe, d’autant plus qu’elle ne propose aucune solution alternative pour l’hébergement de 9,000 personnes actuellement à Moria. N’empêche les problèmes sanitaires sont énormes et bien réels, le surpeuplement aussi, et les conditions de vie si effrayantes qu’on dirait qu’elles ont une fonction punitive. Rendons- leur la vie impossible pour qu’ils ne pensent plus venir en Europe...


  • Pour l’e-Monde (là, je crois qu’il n’y a pas de doute) on en est toujours aux #affrontements (dans le corps du texte, ils sont même violents…)

    Nouveaux affrontements entre les Palestiniens et les soldats israéliens à Gaza
    http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2018/04/13/nouveaux-affrontements-entre-les-palestiniens-et-les-soldats-israeliens-a-ga

    Pour la troisième semaine de suite, de violents affrontements ont éclaté, vendredi 13 avril, entre des Palestiniens et les soldats israéliens à Gaza.

    Des Palestiniens ont lancé des pierres sur les soldats postés à la barrière de sécurité séparant les territoires israélien et palestinien. Au moins trente Palestiniens ont été blessés par des balles tirées par des soldats israéliens, selon le ministère de la santé à Gaza. L’un des blessés a été atteint à la tête.
    […]
    L’Etat hébreu a dit que les manifestations avaient été l’occasion de tentatives d’attaques, d’infiltration en Israël et de dégâts à la clôture et s’est engagé à stopper ces tentatives. Mais les Palestiniens disent que les manifestants sont abattus alors qu’ils ne présentent aucune menace pour les soldats.

    Avec, la présentation «  équilibrée  » en fin d’article…


  • Israeli forces shoot dead 16 Palestinians in one day during protests in Gaza
    March 31, 2018 12:22 P.M.
    http://www.maannews.com/Content.aspx?ID=779990

    BETHLEHEM (Ma’an) — By Friday evening, 16 Palestinians had been declared dead in Gaza as a result of Israeli fire. Fifteen of the dead were killed during massive demonstrations on the border with Israel, and one, a farmer, was killed before dawn on Friday while on his land near the border fence.

    The Gaza Ministry of Health confirmed the death of 16 Palestinians and the injury of 1,416 civilians, which ranged from live bullet wounds to severe tear gas inhalation.

    The slain Palestinians were identified as:

    Naji Abu Hijir

    Mohammed Kamal Najjar

    Wahid Nasrallah Abu Samour

    Amin Mansour Abu Muammar

    Mohammed Naeem Abu Amr

    Ahmed Ibrahim Ashour Odeh

    Jihad Ahmed Fraina

    Mahmoud Saadi Rahmi

    Abdel Fattah Abdel Nabi

    Ibrahim Salah Abu Shaar

    Abd al-Qader Marhi al-Hawajri

    Sari Walid Abu Odeh

    Hamdan Isma’il Abu Amsha

    Jihad Zuhair Abu Jamous

    Bader al-Sabbagh

    Omar Samour, 31 — the farmer who was killed around dawn

    Videos from the march, which was organized as a peaceful protest by activists and grassroots organizations in Gaza and later supported by local Hamas officials, show civilians being shot down by Israeli snipers who were stationed tens of meters away from the protesters, on the other side of a highly militarized fence.

    #Palestine_assassinée #marcheduretour


  • 9 nuits d’émeutes à Mantes la Jolie dans le silence absolu des médias... si ce n’est :

    Mantes-la-Jolie : surveillance maximale au-dessus du Val-Fourré - Le Parisien
    http://www.leparisien.fr/mantes-la-jolie-78200/mantes-la-jolie-surveillance-maximale-au-dessus-du-val-fourre-20-11-2017-

    C’est un drôle de temps qui plane au-dessus des tours du Val-Fourré à Mantes-la-Jolie. Depuis quelques jours, ce quartier sensible est traversé par des accès de fièvre préoccupants. Ce week-end encore, les policiers ont été victimes de jets de projectiles divers, dont des cocktails Molotov. « Attention ! On parle de quelques petits groupes qui mènent des actions de cinq minutes et se sauvent très vite », tient à relativiser un policier qui, comme les élus ou les habitants, dit avoir vu « pire ».
    À l’origine de cette situation « tendue mais sous contrôle » selon les dires d’un autre fonctionnaire de terrain, il y a l’interpellation, le 7 novembre, d’un jeune de la cité qui accuse les fonctionnaires de lui avoir brûlé la main. Il a déposé plainte et une enquête est en cours.

    https://twitter.com/davidperrotin/status/930011265082232833

    Des policiers de Mantes-la-Jolie accusés de violences à caractère raciste : Alors que la victime a la main brulée, la chair à vif, l’un des policiers dit : « L’individu ne s’est plaint à aucun moment d’avoir mal ai poignet. Ces brûlures ont été constatées » au commissariat.

    Les deux vidéos prises par des riverains montrent une situation totalement calme. Mais l’un des policiers affirme que la victime est coupable « d’outrage et de rébellion ».

    Cet été, ce même commissariat de Mantes-la-Jolie a été accusé de multiples violences policières sur plusieurs femmes. En 2014 enfin, un des agents a été condamné pour avoir violé une femme en cellule de dégrisement

    je vous passe les photos des mains cramées et sans peau du jeune noir interpellé.

    #violences_policières #racisme #affrontements

    • La cité du Val-Fourré à Mantes-la-Jolie sous tension
      La police est prise pour cible après une interpellation au cours de laquelle un homme a été brûlé aux mains, Le Monde

      Ce soir, ils ont décidé de suspendre les hostilités. Ils se contentent de suivre du regard les camionnettes de police et les voitures banalisées qui passent et repassent au coin de la rue, sans broncher. Leurs poches de survêtement sont vides : ni cocktail Molotov ni mortier. Il est plus de 22 heures ce lundi 20 novembre dans le quartier des Peintres-Médecins du Val-Fourré, cité de 20 000 habitants située dans l’ouest de Mantes-la-Jolie (Yvelines), l’heure à laquelle, depuis le week-end, quelques dizaines de jeunes prennent la police pour cible en attaquant leurs véhicules avec des tirs de mortiers d’artifice et " tout ce qui - leur - tombe sous la main ", raconte l’un d’eux : des pierres, des cailloux, des boules de pétanque… Plusieurs voitures ont été incendiées en quelques jours.

      Ces échauffourées font suite à l’interpellation, mardi 7 novembre, par des agents de la Brigade spécialisée de terrain, d’un homme de 27 ans, au cours de laquelle il a été brûlé " au deuxième et au troisième degrés " aux mains et aux poignets, selon le diagnostic des médecins de l’hôpital parisien où il a été conduit. Des brûlures " aggravées par le diabète " dont il souffre. Le parquet de -Versailles a ouvert une enquête et l’Inspection générale de la police nationale a été saisie.

      La rue du Docteur-Broussais, en plein cœur du Val-Fourré, est le lieu de rassemblement des jeunes du quartier. C’est là qu’ils se donnent rendez-vous, discutent entre copains et, depuis la semaine dernière, qu’ils se retrouvent avant de passer à l’action. " Je suis un professionnel de l’émeute ", fanfaronne Youssef (le prénom a été changé), 20 ans, tout sourire. Le jeune homme est une grande gueule, mais il ne rigole pas. Il vient de passer neuf mois en prison – " un traumatisme ", dit-il – mais il est prêt à prendre le risque d’y retourner. " Vous avez vu les photos de ses mains ? Vous avez vu comment ils lui ont cramé les doigts ?, gronde-t-il. On veut traumatiser les policiers comme eux le font avec nous. " Les quinze jeunes hommes qui l’entourent, âgés de 18 ans à 20 ans, acquiescent. " Cette bavure policière, c’est la goutte d’eau ", renchérit l’un d’eux.

      " Chauffage défectueux "
      Les policiers sont suspectés d’avoir traité le plaignant de " sale négro ", de l’avoir frappé puis maintenu contre un chauffage d’appoint dans le fourgon l’emmenant au commissariat, en ignorant ses " cris de douleur ", selon son -avocat. Dans un communiqué, le parquet a indiqué que l’homme se serait " rebellé ", qu’il aurait " tenté de prendre la fuite " avant d’être menotté puis " hissé avec difficultés dans le fourgon ". Pendant le trajet, il aurait refusé de s’asseoir et " donné des coups de pied dans la porte latérale ". Trois fonctionnaires l’auraient alors " allongé sur le dos où il continuait de se débattre " en tentant de " mordre " l’un d’eux.

      Une vidéo amateur semble cependant montrer que l’interpellation s’est déroulée sans résistance, du moins jusqu’à ce que le plaignant monte dans le fourgon. Face aux caméras de télévision, le secrétaire départemental du syndicat Unité SGP-Police FO, Cyril Thiboust, a déclaré qu’un " chauffage défectueux " était à l’origine de l’incident, qu’il s’agirait donc d’un " dysfonctionnement totalement involontaire " et que " l’individu ne s’était plaint à aucun moment d’avoir mal ". Les brûlures n’auraient été constatées qu’une fois arrivé " dans le local de fouille ". Le jeune homme a dû subir une greffe de peau.

      Des émeutiers mineurs
      Depuis l’attentat commis par un habitant du Val-Fourré se réclamant de l’Etat islamique contre un commandant de police et sa compagne dans la ville voisine de Magnanville, le 13 juin 2016, " nos relations avec les policiers ne -cessent d’empirer ", souligne un jeune homme de 19 ans. Lui et ses copains racontent la même histoire : les contrôles d’identité incessants accompagnés d’insultes à caractère raciste – " bamboula ", " négro ", " bougnoule ", " kirikou " –, de brutalités et de provocations. Pointés du doigt surtout, les " petits nouveaux ", comme ils appellent les jeunes policiers " qui ne savent pas gérer le stress et se sentent vite menacés ". " Les plus âgés savent beaucoup mieux y faire ", souligne l’un d’eux, qui prêche pour une meilleure formation des agents de police.

      L’accalmie d’hier soir n’est ni une trêve ni le signe d’un apaisement, précisent-ils. S’ils sont restés tranquilles, c’est que le gros des troupes était au repos. " Demain, il y a école ", explique l’un d’eux. Car ce sont " les petits ", autrement dit les mineurs, qui sont en première ligne. Tout est organisé en amont par quelques " grands ", dont Youssef et ses amis font partie, qui vont acheter les mortiers à Paris, " chez un fournisseur à nous ", et s’occupent de plonger la rue dans le noir avant chaque attaque. Mais la plupart des émeutiers – entre 50 et 100 – sont âgés de 14 ans à 16 ans. " Les grands ont autre chose à faire, commenteYoussef, qui a arrêté l’école en troisième et -travaille dans un fast-food. Ils ont une vie, une femme, des enfants et un travail ". Les trois quarts des garçons du groupe de " meneurs " ont été en prison – le plus souvent, pour trafic de stupéfiants – et sont au chômage.

      " Quand on veut les raisonner, ils nous rembarrent, témoigne un aîné. On n’arrive à rien. Ils me -disent : “C’est toi qui vas me donner du taf ? Non. Alors ta gueule !”. "" Ce n’est pas ce qu’on veut, les violences policières et les émeutes, dit l’un d’eux. Nous, tout ce qu’on veut, c’est qu’ils arrêtent de nous traiter comme des animaux. Ce qu’on veut, c’est du travail, mais personne ne veut de nous. Notre seule perspective, dans le meilleur des cas, c’est l’usine Renault de Flins. " Assis sur un banc, à quelques encablures, Ousmane, 20 ans, reste silencieux quelques secondes, les yeux rivés sur ses baskets, avant de relever la tête : " Qu’est-ce que vous voulez qu’on fasse d’autre, souffle-t-il. On sait que c’est un truc de con de faire ça, qu’on n’y a jamais rien gagné et qu’on n’y gagnera rien, mais on ne sait tellement pas comment réagir. " Pour lui comme pour les autres, porter plainte ne " sert à rien ", de même que manifester.

      " Si on ne fait rien, les policiers vont recommencer ", juge Youssef. C’est aussi une question " d’orgueil " et " d’honneur " du quartier, admettent-ils. Alors qu’importent les voitures brûlées : " C’est que du matériel, ça se remplace. Mais pas une main ! ", s’emporte un jeune homme, qui -promet un nouveau face-à-face avec les forces de l’ordre dès le week-end prochain.

      Louise Couvelaire


  • Guerres et capital, Éric Alliez, Maurizio Lazzarato
    http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=8322

    1. Nous vivons dans le temps de la subjectivation des guerres civiles. Nous ne sortons pas de la période du triomphe du marché, des automatismes de la gouvernementalité et de la dépolitisation de l’économie de la dette pour retrouver l’époque des « conceptions du monde » et de leurs affrontements mais pour entrer dans l’ère de la construction des nouvelles machines de guerre.

    2. Le capitalisme et le libéralisme portent les guerres en leur sein comme les nuages portent la tempête. Si la financiarisation de la fin du xixe siècle et du début du xxe a conduit à la guerre totale et à la Révolution russe, à la crise de 1929 et aux guerres civiles européennes, la financiarisation contemporaine pilote la guerre civile globale en commandant à toutes ses polarisations.

    3. Depuis 2011, ce sont les multiples formes de subjectivation des guerres civiles qui modifient profondément à la fois la sémiologie du capital et la pragmatique des luttes s’opposant aux mille pouvoirs de la guerre comme cadre permanent de la vie. Du côté des expérimentations des machines anticapitalistes, Occupy Wall Street aux USA, les Indignés en Espagne, les luttes étudiantes au Chili et au Québec, la Grèce en 2015 se battent à armes inégales contre l’économie de la dette et les politiques d’austérité. Les « printemps arabes », les grandes manifestations de 2013 au Brésil et les affrontements autour du parc Gezi en Turquie font circuler les mêmes mots d’ordre et de désordre dans tous les Suds. Nuit Debout en France est le dernier rebondissement d’un cycle de luttes et d’occupations qui avait peut-être commencé sur la place Tiananmen en 1989. Du côté du pouvoir, le néolibéralisme, pour mieux pousser les feux de ses politiques économiques prédatrices, promeut une postdémocratie autoritaire et policière gérée par les techniciens du marché, tandis que les nouvelles droites (ou « droites fortes ») déclarent la guerre à l’étranger, à l’immigré, au musulman et aux underclass au seul profit des extrêmes-droites « dédiabolisées ». C’est à celles-ci qu’il revient de s’installer ouvertement sur le terrain des guerres civiles qu’elles subjectivent en relançant une guerre raciale de classe. L’hégémonie néofasciste sur les processus de subjectivation est encore confirmée par la reprise de la guerre contre l’autonomie des femmes et les devenirs-mineur de la sexualité (en France, la « Manif pour tous ») comme extension du domaine endocolonial de la guerre civile.
    À l’ère de la déterritorialisation sans limite de Thatcher et Reagan succède la reterritorialisation raciste, nationaliste, sexiste et xéno- phobe de Trump qui a d’ores et déjà pris la tête de tous les nouveaux fascismes. Le Rêve américain s’est transformé en cauchemar d’une planète insomniaque.


  • #Ethiopie contre Erythrée : les frères ennemis sont au bord de la #guerre
    https://www.mediapart.fr/journal/international/210616/ethiopie-contre-erythree-les-freres-ennemis-sont-au-bord-de-la-guerre

    De nouveaux #affrontements armés ont eu lieu début juin à la frontière entre les deux pays. Un incident plus sérieux que les précédents, qui fait craindre pour la stabilité de la région, seize ans après la signature d’un accord de paix.

    #International #Afrique #Érythrée


  • #Ethiopie contre Erythrée, l’interminable querelle de deux frères ennemis
    https://www.mediapart.fr/journal/international/210616/ethiopie-contre-erythree-l-interminable-querelle-de-deux-freres-ennemis

    De nouveaux #affrontements armés ont eu lieu début juin à la frontière entre les deux pays. Un incident plus sérieux que les précédents, qui fait craindre pour la stabilité de la région, seize ans après la signature d’un accord de paix.

    #International #Afrique #Érythrée #guerre


  • Calais : 16 policiers blessés dans des #affrontements avec des migrants
    http://www.francetvinfo.fr/france/nord-pas-de-calais/migrants-a-calais/calais-16-policiers-blesses-dans-des-affrontements-avec-des-migrants_11

    Seize policiers ont été blessés dans des affrontements avec des #migrants à proximité de la « jungle » de Calais (Pas-de-Calais), dans la nuit du dimanche 8 au lundi 9 novembre. "Vers 23 heures, plusieurs groupes de migrants, jusqu’à 200 personnes, ont tenté de ralentir, voire de bloquer le trafic sur la rocade portuaire de #Calais" , a indiqué la préfecture du Pas-de-Calais, lundi.

    " Ces tentatives se sont poursuivies jusqu’à 1 heure du matin, nécessitant l’adaptation d’un dispositif de sécurité, avec des migrants qui ont jeté divers objets sur la rocade" , a ajouté la #préfecture.

    La #police est « inquiète »

    Les policiers ont été légèrement blessés par des jets de pierres, auxquels ils ont répliqué en utilisant "presque 300 grenades" #lacrymogènes. Le calme est finalement revenu vers 1 heure du matin.

    "C’est la première fois que c’est aussi violent et qu’on a malheureusement autant de collègues blessés, a réagi Gilles Debove, responsable du syndicat SGP Police-Force ouvrière dans le Calaisis. On est inquiets. Si un jour on a une révolte au sein du camp, ça va être la folie."

    La « jungle » de Calais accueille environ 6 000 migrants, venus essentiellement d’Afrique de l’Est, du Moyen-Orient et d’Afghanistan. Il leur est devenu extrêmement difficile de rejoindre l’Angleterre en passant par le site Eurotunnel ou par le port, à la suite d’importants travaux de sécurisation.

    • « Jusqu’à présent les migrants reculaient lorsque les policiers avançaient, maintenant c’est eux qui viennent à nous, avec des cailloux »
      http://www.lemonde.fr/europe/article/2015/11/10/calais-pour-la-2e-nuit-d-affilee-des-heurts-eclatent-entre-migrants-et-force

      Des heurts ont de nouveau éclaté dans la nuit de lundi à mardi 10 novembre entre quelque 250 migrants et les forces de l’ordre, sur la rocade d’accès au port de Calais. Des heurts similaires avaient eu lieu la nuit précédente, blessant légèrement 16 policiers et un migrant.

      Entre 23 heures lundi et 4 heures mardi, des migrants ont, « à plusieurs reprises, tenté de ralentir le trafic sur la rocade portuaire en posant divers objets sur la chaussée », a expliqué un porte-parole de la préfecture du Pas-de-Calais, précisant qu’avaient été dénombrés « onze blessés très légers parmi les policiers », sans mentionner d’éventuels blessés parmi les migrants.

      « Les policiers ont dû repousser à plusieurs reprises les migrants de la rocade. Des projectiles ont été lancés sur les policiers ».
      « C’est eux qui viennent à nous, avec des cailloux »

      La rocade portuaire a été fermée pendant deux heures, puis a ouvert et fermé plusieurs fois, a affirmé le centre régional d’informations et de coordination routière (CRICR). Selon une source policière, les policiers ont dû faire usage de gaz lacrymogènes de nombreuses fois. De leur côté, les migrants ont « démonté des panneaux de signalisation pour faire des barrages sur la rocade », selon cette source, qui évoque l’aide de militants altermondialistes « No Border ».

      En outre, mardi matin vers 9 heures, entre 200 et 250 migrants ont fait irruption sur la rocade portuaire, certains lançant des pierres en direction des policiers, a rapporté la préfecture.

      « Une cinquantaine d’entre eux ont jeté quelques pierres sur la rocade en vue de créer un ralentissement. Les CRS ont été déployés sur place et à 9 h 30 la zone était entièrement sécurisée ».
      La rocade portuaire a rouvert vers 11 heures, selon le CRICR. « Jusqu’à présent les migrants reculaient lorsque les policiers avançaient, maintenant c’est eux qui viennent à nous, avec des cailloux », a avancé la source policière.


  • Entendez-vous dans nos campagnes…
    http://ptitrouge.larotative.info/spip.php?article8

    Pendant un mois et demi, l’équipe d’un journal d’info alternatif des années 70 reprend du service. Et ça commence fort, avec un retour sur Creys-Malville et la mort de Vital Michalon.

    Il y a un an, donc, Rémi Fraisse était tué par une grenade en pleine cambrousse, lors d’une manifestation écolo , et tout de suite tout le monde ressort le cold case Creys-Malville.
    C’était en 1977. Pendant des semaines avant la manif contre la construction du surgénérateur de Malville, Superphénix, le débat courait un peu partout : fallait-il y aller ou pas ?
    Les organisateurs annonçaient une « marche pacifique offensive », à l’initiative en particulier du Comité Malville de Grenoble et de la coordination des comités Malville qui avaient leur journal Superpholix et Radio Active, une radio pirate.

    Le discours dominant était belliqueux.La présence de la garde prétorienne trotskiste (les troupes bien organisées de la LCR et quelques autres) aussi bien que de militants allemands était claironnée, provoquant un sérieux pétage de plombs du préfet du coin en pleine conf’ de presse, parlant d « occupation par les boches » voyant débouler « la bande à Baader » (ceux qui ne savent pas ce que c’est, allez vous rafraîchir la mémoire sur Gogol, on ne va tout de même pas tout vous mâcher), et n’hésitant pas à ajouter « s’il le faut je ferai ouvrir le feu sur les contestataires ».
    Tout le monde savait que l’ambiance risquait fort d’être particulièrement rock n roll. Ici, au P’tit Rouge, nous avions décidé de ne pas y aller, l’envoi de gamins pacifistes au casse-pipe dans la luzerne n’a jamais été vraiment notre truc et la dérive militaro d’une partie de ce que la grande presse appelait « l’extrême gauche » ne nous fascinait pas plus que ça.

    #Sivens #grenades

    poke @rezo

    • 38 ans plus tard, la #police est la même, il n’y a pas de raison que ça change, et la « #gauche » qui est provisoirement au pouvoir en ce moment nous prépare les nouveaux Sivens, les nouveaux Malville, il suffi d’entendre Manuel Valls, dans son rôle favori de pète-sec aux sourcils froncés, agitant la trique sous le nez des zadistes de Notre Dame des Landes, préparez les pansements, c’est pour bientôt.
      38 ans plus tard, la #désinformation est la même, rappelez vous comment a été annoncée la « découverte d’un corps » sur le site de Sivens, sans parler de lien avec les #affrontements qui venaient de se dérouler, puis, forcés par les témoignages diffusés en live sur les réseaux (hé oui, on n’est plus en 1977) les « autorités » ont concédé que c’était bien un manifestant qui était décédé on ne savait pas trop comment, ah, oui, il avait un sac à dos. Ils en ont tous. Il avait dû le bourrer d’explosifs…


  • #Bulgarie : jeux politiques et #violences contre les Rroms

    C’est une histoire de village, un conflit entre deux personnalités du #DPS, le parti de la minorité turque de Bulgarie, mais les Rroms en font les frais. Depuis la semaine dernière, de violents #affrontements ont éclaté à #Garmen, dans le sud-ouest de la Bulgarie.


    http://www.courrierdesbalkans.fr/le-fil-de-l-info/attaques-sur-les-rroms-dans-le-sud-de-la-bulgarie.html
    #Roms #minorités


  • #Nigeria : 45 villageois tués dans le centre du pays, des éleveurs suspectés - Yahoo Actualités France
    https://fr.news.yahoo.com/nigeria-45-villageois-tu%C3%A9s-centre-pays-%C3%A9leveurs-suspect%C3%

    Depuis plus d’une décennie, les #affrontements sur des questions liées à la terre sont fréquents entre éleveurs de bétail musulmans fulani et communautés chrétiennes, notamment dans le centre du Nigeria, pays divisé entre un nord à majorité musulmane et un sud à majorité chrétienne.

    Les #violences entre communautés d’#agriculteurs et d’#éleveurs auraient fait 10.000 morts en vingt ans dans le centre du Nigeria, selon les estimations d’organisations de défense des droits de l’Homme, notamment Human Rights Watch.

    Les chefs peuls se plaignent depuis des années de la perte de terres d’élevage, ce qui nourrit leur hostilité vis-à-vis de leurs voisins agriculteurs.

    #différend_foncier #agriculture


  • Sud-Tunisien « Une révolution des affamés et une étincelle pour une nouvelle révolution » | LE JURA LIBERTAIRE
    https://juralib.noblogs.org/2015/02/11/sud-tunisien-une-revolution-des-affames-et-une-etincelle-pour-une-n

    C’est à Dehiba, dans le gouvernorat de #Tataouine à la frontière libyenne, qu’un jeune homme a été tué dimanche lors d’#affrontements avec la police. Les violences avaient été déclenchées par la saisie d’essence de contrebande mais s’inscrivent dans le cadre d’une contestation plus large. Le Sud, qui vit largement de divers trafics avec la Libye et se dit délaissé depuis des dizaines d’années par les autorités tunisiennes, réclame notamment des créations d’emplois. “Le conseil des ministres a chargé les ministres de se rendre sur les lieux pour s’enquérir de la situation et des #revendications sociales”, a dit M. Mseddi, en ajoutant que MM. Chaker et Brahim s’entretiendraient avec “les principaux acteurs, notamment la société civile”.

    Mardi, une large partie du Sud a observé une #grève générale. À Ben Guerdane, près du principal poste-frontière avec la Libye de Ras Jedir, des heurts sporadiques ont opposé de jeunes manifestants à la police. Les syndicats de ces régions, outre des emplois et des investissements, réclament la suppression d’une taxe de sortie du territoire tunisien imposée aux étrangers non résidents depuis octobre et qui nuit, selon les habitants, au commerce avec la Libye.

    #Tunisie #chômeurs


  • Nouveaux #affrontements dans l’est de l’#Ukraine

    Soldats ukrainiens et séparatistes prorusses se sont de nouveau affrontés, lundi 29 décembre, à l’aéroport de #Donetsk, dans l’est de l’Ukraine. En début d’après-midi, trois soldats ukrainiens ont péri dans des échanges de tirs avec les rebelles, a annoncé le président ukrainien, Petro Porochenko.

    http://www.lemonde.fr/europe/article/2014/12/29/nouveaux-affrontements-dans-l-est-de-l-ukraine_4547105_3214.html


  • #Maroc : #heurts entre migrants et résidents à #Tanger, un Sénégalais tué

    Un Sénégalais a été tué et plusieurs personnes blessées dans la nuit de vendredi à samedi dans de nouveaux #affrontements entre migrants africains et résidents marocains d’un quartier de Tanger, dans le nord du Maroc, ont annoncé la préfecture et une ONG.

    http://www.elwatan.com/international/maroc-heurts-entre-migrants-et-residents-a-tanger-un-senegalais-tue-30-08-2

    #décès #mort #violence


  • #Madagascar : des affrontements entre voleurs de #zébus et gendarmes font 15 morts

    Des affrontements entre une bande armée de « #dahalos », les #voleurs_de_zébus, et les forces de l’ordre ont fait 15 morts, dont deux #gendarmes, près d’Amboasary Sud, dans le sud-est de Madagascar, a annoncé dimanche 17 août la gendarmerie.


    http://www.lemonde.fr/afrique/article/2014/08/17/madagascar-des-affrontements-entre-voleurs-de-zebus-et-gendarmes-font-15-mor

    #police #affrontements #conflit


  • Qu’est-ce qui se cache derrière ces affrontements entre migrants de pays d’origine différents ? Car si ils se tapent dessus ainsi, il y certainement une raison (voire plus)...

    On the scene as African migrants clash in #Calais - video

    There have been three serious rioting incidents in Calais in the last 24 hours. Last night 51 people were injured as immigrants attacked each other in the French port. Channel 4 News was there.

    http://www.channel4.com/news/calais-african-migrants-clash-sudanese-eritrean-video-ferry

    #affrontements #migration #asile #réfugiés


  • A la #frontière_tuniso-libyenne, on craint un scénario identique à 2011

    En moins de trois semaines, les #affrontements entre milices rivales dans la capitale libyenne ont fait une centaine de #morts. Mercredi 30 juillet , la France a évacué ses ressortissants et fermé son ambassade. Ces derniers temps, des milliers de Libyens et de travailleurs étrangers affluent chaque jour en Tunisie.

    http://www.rfi.fr/moyen-orient/20140801-frontiere-tuniso-libyenne-craint-scenario-2011-egypte-ras-jedir-sissi-t

    #Tunisie #Libye #Egypte #Tripoli #migration #travailleurs_étrangers #asile #réfugiés


  • #Attaque de #Gaza : #affrontements à ##Hébron et Naplouse – 24 juillet 2014

    Cisjordanie : 2 adolescents tués dans des affrontements
    Affrontements meurtriers en #Cisjordanie et extrême tension à …
    Cisjordanie : un Palestinien tué par les forces israéliennes dans de …
    En Cisjordanie, violents heurts aux abords de Jérusalem-Est
    Gaza : 800 Palestiniens tués en 17 jours, affrontements en Cisjordanie
    Affrontements entre Palestiniens et forces israéliennes à Jérusalem …
    En Cisjordanie, affrontements meurtriers entre Palestiniens et …
    i24news – Voir plus loin
    VIDEO. Un Palestinien meurt lors de manifestations de soutien à …
    Cinq Palestiniens tués lors du « Jour de colère » en Cisjordanie
    Gaza : « Jour de colère » en Cisjordanie
    Un Palestinien tué en Cisjordanie, plus de 800 dans la bande de Gaza
    VIDEO. Cisjordanie : au moins 4 Palestiniens tués dans des …
    L’intervention israélienne à Gaza enflamme la Cisjordanie
    Une vingtaine de Palestiniens meurent dans une école
    Proche-Orient : le conflit risque de s’étendre en Cisjordanie
    Trois Palestiniens tués dans des violences en Cisjordanie
    La Cisjordanie s’embrase
    Violents heurts en Cisjordanie
    Proche-Orient : 4 Palestiniens ont été tués en Cisjordanie, l’un d’eux …
    Douze heures de répit dans la bande de Gaza
    Le conflit menace de s’étendre en Cisjordanie
    Israël assassine 2 manifestants en Cisjordanie
    Les violences se poursuivent en Cisjordanie, deux Palestiniens tués
    Deux adolescents palestiniens tués en Cisjordanie en proie aux …
    Cisjordanie : un mort dans une manifestation contre l’offensive à Gaza
    Des violences menacent d’étendre le conflit en Cisjordanie
    Violences en Cisjordanie entre Palestiniens et Israéliens
    L’espoir de trêve à nouveau déçu à Gaza


    http://berthoalain.com/2014/08/03/attaque-de-gaza-affrontements-a-hebron-et-naplouse-24-juillet-2014

    #carte #Israël #visualisation


  • #Egypte : #émeutiers contre nouvelle #dictature !
    http://www.argotheme.com/organecyberpresse/spip.php?article1712

    Des #affrontements dans plusieurs villes...

    #Bataille rangée au #Caire , ce samedi 6 avril. Des #rassemblements ont commémoré le 5e #anniversaire du #Mouvement du 6 avril, lancé après la #répression meurtrière menée par la #police contre des #grévistes le 6 avril 2008 à #Mahalla . L’ #occasion aux #opposants au nouveau #régime d’exprimer leur rejet.