• La répression des talibans contre les téléphones (et autres textes)

    Zahra Nader : Pourquoi Sana continue-t-elle ?
    Zahra Nader : 1 460 jours de reportages !
    HRW : Afghanistan : cinq ans après, l’offensive des talibans contre les droits s’intensifie
    HRW : Afghanistan : Cinq ans sous le régime des talibans
    Zuhal Azad : Cinq ans dans la clandestinité : la vie infernale d’une ancienne policière afghane sous le régime des talibans
    Khadija Haidary, Zahra Nader, Hura Omar et Atousa Azar : « Son visage a été défiguré » : comment le régime taliban a marqué le début d’une nouvelle ère de meurtres de femmes
    David Berry et Somaia Ramish : La répression des talibans contre les téléphones et la « Star Chamber » : deux points de vue sur la censure
    La Lettre d’Afghanistan – 7 août 2026 (Numéro 85)
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    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2026/08/09/la-repression-des-talibans-contre-les-telephon

    #afghanistan

  • Afghanistan - Les mots qu’elles ne peuvent pas prononcer (et autres textes)

    Zahra Nader : « Les mots qu’elles ne peuvent pas prononcer »
    Les dirigeants talibans en Afghanistan interdisent le maquillage et le parfum aux mariées dans le cadre d’une nouvelle série de mesures restrictives concernant les mariages
    Zahra Joya : Une étudiante afghane a trouvé refuge au Bangladesh. Aujourd’hui, elle est prise entre un pays natal qui ne lui permet pas d’étudier et un monde qui refuse de l’accueillir.
    Zahra Nader : Abarzanan : le femmage artistique de Rada Akbar à la résistance des femmes afghanes
    La Lettre d’Afghanistan N°84 – 31 juillet 2026
    ONU Info : Inspection du hijab, gifle, arrestation : le quotidien sous le régime taliban
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    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2026/08/02/les-mots-quelles-ne-peuvent-pas-prononcer-et-a

    #afghanistan

  • L’Allemagne ne compte pas limiter ses expulsions d’Afghans aux personnes condamnées - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/72640/lallemagne-ne-compte-pas-limiter-ses-expulsions-dafghans-aux-personnes

    L’Allemagne ne compte pas limiter ses expulsions d’Afghans aux personnes condamnées
    Par Mara Bierbach Emma Wallis Publié le : 24/07/2026
    Alors que Berlin multiplie les contacts avec le régime taliban pour faciliter les expulsions vers l’Afghanistan, le journal TAZ révèle que le gouvernement allemand envisagerait d’expulser certains Afghans bien qu’ils n’aient pas été condamnés par la justice en Allemagne.
    L’Allemagne s’apprête-t-elle à renvoyer des Afghans non condamnés par la justice dans leur pays ? Ce serait une première depuis le retour au pouvoir des Taliban, en 2021. Selon un article du journal TAZ, daté du 8 juillet, « au moins cinq Afghans ayant été placés en détention en vue d’être expulsés n’ont pas été condamnés pour crimes et ne sont pas considérés comme dangereux ». Le journal se base sur des informations fournies par différents Conseils des réfugiés à travers le pays, un réseau qui opère au niveau local pour la protection et l’intégration des migrants. Des informations confirmées par InfoMigrants auprès de la même source. TAZ précise toutefois ne pas avoir obtenu la confirmation de ces détentions auprès des autorités dans les régions concernées, à savoir la Bavière (dans le sud-est de l’Allemagne), la Hesse (la région de Francfort dans l’ouest) et la Basse-Saxe (au nord, près de Hambourg).
    L’un des Afghans concernés avait été placé en détention suite à une erreur administrative de la part de l’Office fédéral des réfugiés et des migrations (BAMF). Les cinq autres personnes auraient connu des démêlés avec la police, selon le journal. Dans deux cas, il s’agirait d’Afghans renvoyés en Allemagne depuis un autre pays de l’Union européenne dans le cadre du règlement de Dublin. Un autre tentait de quitter l’Allemagne lorsqu’il a été interpellé par la police.
    Interpellés à la frontière avec l’Autriche
    Contactés par InfoMigrants, le Conseil pour les réfugiés de Bavière et le Service jésuite des réfugiés précisent que les détenus sont tous des hommes âgés d’une vingtaine d’années. Ils ont quitté l’Afghanistan après la prise de pouvoir des Taliban en 2021 et sont allés en Allemagne. Ils se sont par la suite rendus en Autriche alors qu’ils bénéficiaient du statut de séjour toléré en Allemagne, appelé Duldung, selon ces deux organisations. Ce statut signifie qu’une personne est dans l’obligation de quitter le territoire mais ne peut être expulsée pour différentes raisons, comme l’absence de documents ou des raisons de santé. Or, il est interdit aux titulaires d’une Duldung de voyager. Ces personnes ont ensuite été interpellées par la police alors qu’elles tentaient de revenir sur le territoire allemand.
    Alors que Berlin, mais aussi Bruxelles, multiplient les contacts avec le régime taliban pour faciliter les expulsions vers l’Afghanistan, la politique allemande en matière d’expulsion de certains groupes de migrants, en particulier les Afghans, semble particulièrement opaque.Une porte-parole du parti de gauche Die Linke, Clara Bünger, a affirmé à TAZ qu’elle tente d’obtenir depuis plusieurs mois davantage d’informations sur les récentes réunions des autorités allemandes avec des responsables talibans. Clara Bünger explique s’être heurtée à un « mur » et n’avoir obtenu que très peu de renseignements. Les informations seraient classifiées. En revanche, le nombre d’expulsions ayant eu lieu vers l’Afghanistan est bien connu. Selon les derniers chiffres du gouvernement, 10 personnes ont été renvoyées sur des vols commerciaux, en dehors des opérations d’expulsion à grande échelle organisées sur des vols charters. Elles ont jusqu’à présent concerné des Afghans condamnés par la justice ou considérés comme un danger pour la société.
    TAZ parle de 77 Afghans expulsés sur des vols charters depuis le début de l’année. Et depuis l’entrée en fonction du chancelier Friedrich Merz en mai 2025, plus d’une centaine d’Afghans ont été renvoyés de cette manière.
    Un porte-parole du ministère allemand de l’Intérieur a confirmé à InfoMigrants que la politique d’expulsion de l’Allemagne ne concernait pas uniquement les personnes ayant fait l’objet d’une condamnation pénale. Dans un communiqué, le ministère a déclaré : « Notre politique officielle pour ce gouvernement, signée par tous les partis de la coalition (…) souligne que nous allons relancer les expulsions vers l’Afghanistan en commençant par les personnes ayant fait l’objet d’une condamnation pénale, sans toutefois nous limiter à celles-ci. »
    Le porte-parole a ajouté que chaque Land (l’Allemagne est composée de 16 Etats fédérés appelés Länder) avait la compétence de décider des personnes à expulser : « Conformément à la loi sur le séjour, les ressortissants étrangers doivent être expulsés s’ils sont légalement tenus de quitter le pays et qu’aucun délai de départ ne leur a été accordé ou que ce délai a expiré. Il ne doit toutefois exister aucune interdiction d’expulsion dans un cas particulier. Par ailleurs, les Länder sont responsables de l’application de la loi sur le séjour et sont libres de statuer sur les retours au cas par cas. Les femmes et les filles afghanes bénéficient généralement d’une protection en Allemagne. » Heiko Habbe, avocat et expert en droit de l’immigration à l’université de Hambourg, a affirmé à InfoMigrants que la décision de donner la priorité aux criminels condamnés constituait une « décision politique » et ne s’inscrivait pas forcément dans une politique migratoire. L’expert juridique rappelle qu’en Afghanistan, les hommes courent également le risque d’être arrêtés par la police des mœurs, notamment lorsqu’ils ne respectent pas le code vestimentaire en vigueur ou ne portent pas de barbe, ou plus largement s’ils ne se conforment pas aux normes sociales imposées par les fondamentalistes islamistes. Les hommes tatoués, par exemple, peuvent être victimes de discriminations en Afghanistan. Heiko Habbe note que certains hommes ont même été « tués pour avoir porté des vêtements occidentaux ». D’après un porte-parole du Conseil des réfugiés de Bavière, « la question de l’expulsion inquiète beaucoup de personnes avec lesquelles nous sommes en contact. Il s’agit souvent de personnes qui ne sont même pas menacées d’expulsion, mais le simple fait d’entendre ce mot dans une conversation suffit à semer la panique chez elles ». Le Conseil des réfugiés rappelle que les personnes en possession des documents requis et dont la demande d’asile est en cours d’examen ne devraient pas craindre d’être expulsées, de même que les femmes et les mineurs non accompagnés. Aussi, un homme séjournant en Allemagne avec son épouse et sa famille est également moins exposé au risque d’être renvoyé qu’un individu vivant seul.
    Ce risque d’expulsion est également faible pour les personnes disposant d’un contrat de travail, n’ayant commis aucun délit ou suivant un traitement médical. Selon le Conseil des réfugiés de Bavière, le taux de protection des hommes afghans âgés de 18 à 40 ans est en baisse. Seuls 11 % des personnes de ce groupe ont obtenu une protection, si l’on exclut les hommes ayant voyagé avec leur famille. Pourtant, explique l’organisation, « la situation actuelle en Afghanistan s’est détériorée en raison des conflits régionaux, des expulsions massives de ressortissants afghans du Pakistan et d’Iran, ainsi que de la crise humanitaire qui sévit dans le pays, une famine généralisée et les effets du changement climatique sur la population »

    #Covid-19#migration#migrant#afghanistan#allemagne#politiquemigratoire#asile#expulsion#sante#droit

  • Derrière chaque porte, une histoire de souffrance [et autres textes sur l’Afghanistan]

    Zahra Nader : « Quand Dieu nous rappelle à Lui »
    Les nouvelles d’Afghanistan N°193
    Zuhal Azad : Derrière chaque porte, une histoire de souffrance : l’une des rares femmes médecins d’Afghanistan revient sur son métier
    À l’intérieur de la reprise économique inégalitaire de l’Afghanistan
    La Lettre d’Afghanistan 24 juillet 2026 - Numéro 83
    Azada, Atia FarAzar, Rad Radan et Khadija Haidary : Au cœur de l’effondrement dramatique des soins de maternité en Afghanistan
    Au-delà des idées reçues sur l’Afghanistan : entretien du Zan Times avec Charlotte Erlih
    Qayum Sabur : Comment les descentes de police pakistanaises transforment le quotidien des réfugié·es afghans·e en un véritable cauchemar
    Afghanistan/Pakistan. Les frappes meurtrières menées par le Pakistan contre un centre de désintoxication à Kaboul doivent faire l’objet d’une enquête en tant que possible crime de guerre – Nouvelle enquête
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    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2026/07/26/derriere-chaque-porte-une-histoire-de-souffran

    #afghanistan

  • Fillettes afghanes vendues pour être mariées (et autres textes)

    Zahra Nader : Des filles vendues
    Neda Noran et Atousa Azar : « Quand elle aura huit ans, ils viendront la chercher » : de plus en plus de fillettes afghanes sont vendues pour être mariées alors qu’elles sont encore mineures
    Dr Amna Mehmood : De la sixième au mariage : comment les talibans redéfinissent l’enfance des filles en Afghanistan
    Tamana Taban : Une mère en deuil mène une campagne pour protéger les enfants des mines antipersonnel après avoir perdu ses fils
    Les talibans interdisent aux femmes de vendre leurs objets artisanaux lors d’une grande foire commerciale
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    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2026/07/18/fillettes-afghanes-vendues-pour-etre-mariees-e

    #afghanistan

  • 117 000 garçons, aucune fille (et autres textes)

    Zahra Nader : 117 000 garçons, aucune fille
    Simin Daneshjoo : « Sans mahram, on ne vous donnera pas de feuille blanche »
    Le secrétaire général de l’ONU s’apprête à nommer Rabab Fatima au poste de représentante spéciale du secrétaire général pour l’Afghanistan : deux sources à New York
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    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2026/07/12/117-000-garcons-aucune-fille-et-autres-textes

    #afghanistan

  • L’UE ne devrait pas conclure d’accord migratoire avec les talibans

    Les retours forcés de personnes vers l’Afghanistan les exposeraient au risque de persécution et d’abus

    Le 22 juin, l’Union européenne a accueilli une délégation de responsables talibans à Bruxelles, pour la première fois depuis le retour au pouvoir des talibans en Afghanistan en août 2021. La Commission européenne a qualifié cette rencontre de « technique » et axée sur les retours de certains Afghans dans leurs pays ; un porte-parole des talibans a évoqué une « visite historique », constituant une étape vers la normalisation des relations consulaires avec les pays de l’UE.

    Les négociations ont eu lieu malgré les informations dont dispose l’UE sur le bilan effroyable des talibans en matière de droits humains, et les critiques fréquentes exprimées par l’Union à cet égard. Le porte-parole des talibans a déclaré que les discussions ont notamment porté sur la conclusion d’un accord visant à garantir un « processus de retour digne » d’Afghans dans leur pays.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2026/07/05/le-poete-qui-est-parti-porter-secours-et-autres-textes/#comment-75000

    #afghanistan

  • Le poète qui est parti porter secours (et autres textes)

    Le poète qui est parti porter secours
    Lala Rahimi : Nous avons choisi une route périlleuse empruntée par les passeurs vers le Pakistan pour que ma sœur puisse aller à l’école
    Khadija Haidary : Vivre dans la peur permanente : entretien avec Kohzad, une personne LGBTQI+ en Afghanistan
    Sina Saadi : Une mère lance un appel pour la libération de sa fille emprisonnée pour avoir refusé d’épouser un allié des talibans
    Afghanistan : MSF alerte sur la hausse alarmante de la malnutrition infantile

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2026/07/05/le-poete-qui-est-parti-porter-secours-et-autre

    #afghanistan

  • L’UE vient-elle de normaliser les relations avec les talibans ? (et autres textes)

    Zohal Azad : Une jeune Afghane disparaît à Kaboul alors qu’elle faisait du sport avec un « hijab non conforme »
    Les talibans arrêtent la directrice d’une école de filles pour possession d’un smartphone
    Raha Malik et Atia FarAzar : « Je ne sais pas comment sauver ma fille de son mari » : la réalité brutale de la nouvelle loi sur le mariage imposée par les talibans
    Porshang : « Nous n’avions nulle part où aller » : le témoignage d’une journaliste afghane sur la guerre en Iran
    Khadija Haidary : L’UE vient-elle de normaliser les relations avec les talibans ?
    Raha Malik et Khadija Haidary : L’UE accueille les talibans tandis que les réfugié·es à qui l’on avait promis une protection sont laissé·es pour compte
    Liens vers d’autres textes

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2026/06/28/lue-vient-elle-de-normaliser-les-relations-ave

    #afghanistan

  • Rencontre inédite entre l’UE et des responsables talibans pour discuter du renvoi des Afghans vers leur pays d’origine - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/72051/rencontre-inedite-entre-lue-et-des-responsables-talibans-pour-discuter

    Rencontre inédite entre l’UE et des responsables talibans pour discuter du renvoi des Afghans vers leur pays d’origine
    Par La rédaction Publié le : 24/06/2026
    Des responsables talibans sont venus mardi à Bruxelles pour discuter avec l’Union européenne du renvoi d’exilés afghans vers leur pays d’origine. Une rencontre inédite - alors que l’UE ne reconnaît pas le régime taliban - qui a suscité la colère de défenseurs des droits humains. L’UE « se compromet avec un régime complètement liberticide », dénonce notamment Amnesty International.
    C’est la première fois que des représentants de l’administration talibane ont été reçus par l’Union européenne (UE) à Bruxelles. Mardi 23 juin, des responsables talibans ont rencontré des membres de la Commission européenne pour discuter du renvoi d’exilés afghans vers leur pays d’origine. Cette rencontre portait sur la « reprise des services consulaires pour les Afghans vivant en Europe », a affirmé sur le réseau X le chef de cette délégation afghane, Abdul Qahar Balkhi. Il s’agissait aussi « de résoudre les problèmes de ceux dont les demandes d’asile n’ont pas [été] acceptées », a-t-il ajouté.
    « Il est à espérer que cette visite ouvrira de nouvelles voies pour des interactions positives », a encore dit ce porte-parole du ministère des Affaires étrangères afghan.
    De son côté la Commission européenne a confirmé, par la voix d’un porte-parole, la tenue de cette réunion « technique » entre des représentants d’États européens et des « autorités afghanes de facto responsables du retour et de la réadmission » des migrants.
    Une quinzaine de pays de l’UE ont participé à l’entrevue, « ce qui a permis de donner suite aux discussions techniques qui avaient eu lieu en janvier 2026 à Kaboul, en particulier en ce qui concerne l’identification des rapatriés, la délivrance des documents de voyage et leur retour », a précisé ce porte-parole, Markus Lammert.
    Des États membres voudraient en priorité renvoyer en Afghanistan des « personnes représentant une menace pour la sécurité et des criminels ayant commis des infractions graves », selon Bruxelles.
    Cette réunion a provoqué une pluie de critiques de la part de défenseurs de droits humains, et une manifestation s’est déroulée en fin d’après-midi devant le siège de la Commission. « On est au-delà du scandale », s’est insurgé Ludovic Laus, d’Amnesty International Belgique, qui appelait à ce rassemblement. Il a accusé l’UE de « se compromettre avec un régime complètement liberticide, qui piétine les droits humains chaque jour ». « Les pays de l’UE sapent leur crédibilité en condamnant d’un côté les exactions des Taliban, exigeant que leurs auteurs rendent des comptes, tout en coopérant avec les Taliban sur les retours forcés d’autre part », a dénoncé l’ONG Human Rights Watch.
    Même indignation de la part d’une lauréate du prix Nobel de la paix, Malala Yousafzai. La militante pakistanaise s’est dite « ébranlée et profondément troublée » par cette visite, en accusant les autorités talibanes « d’arrêter, de battre et d’exécuter les femmes qui osent s’exprimer ou enfreindre leurs règles ». « C’est un chapitre honteux pour l’Europe », a renchéri Cecilia Strada, eurodéputée italienne (S&D, sociaux-démocrates). Le gouvernement taliban est revenu au pouvoir en 2021, après 20 ans de guerre et un retrait précipité des forces américaines d’Afghanistan, mais n’a depuis jamais été reconnu par l’Union européenne. Depuis cette date, les Taliban se targuent d’avoir rétabli la sécurité dans un pays qui a connu des décennies de guerre et de nombreuses attentats dans le passé.
    « Chaque invitation, chaque visa et chaque réunion de dirigeants envoient un message politique. Les Taliban ne cherchent pas des discussions techniques, ils cherchent une légitimité », estime Hannah Neumann, député européenne des Verts, dans un communiqué soutenu par des ⁠parlementaires allemands et d’ancien parlementaires afghans. Face aux critiques, la Commission européenne souligne depuis des semaines que cette réunion, coordonnée avec la Suède, se déroule à un niveau « technique », et donc pas directement avec les dirigeants du gouvernement afghan.
    « Nous n’allons pas reconnaître le régime taliban, certainement pas, mais je pense qu’il est malgré tout important de leur parler » des questions migratoires, avait mis en avant le commissaire européen Magnus Brunner, il y a une dizaine de jours. « La capacité de renvoyer les personnes qui n’ont pas de droit de séjour légal est une pierre angulaire d’un système d’asile et de migration crédible et efficace, tant pour la Suède que pour l’Union européenne », a affirmé le ministre suédois chargé de la Migration, Johan Forssell. La rencontre faisait suite à deux déplacements de responsables européens en Afghanistan, portant sur le même sujet, selon l’exécutif européen.
    Dans une lettre en octobre, une vingtaine d’États membres avaient réclamé à Bruxelles « des solutions diplomatiques et pratiques » pour avancer sur ce dossier. Les pays de l’UE ont reçu environ un million de demandes d’asile déposées par des Afghans entre 2013 et 2024, selon l’agence de statistiques de l’Union. Environ deux fois moins ont été approuvées sur cette période. Côté afghan Abdul Qahar Balkhi a souligné avoir eu des entretiens avec plusieurs pays mais aussi en bilatéral. Il n’a cité aucun État.

    #Covid-19#migration#migrant#UE#afghanistan#droit#sante#asile#rapatriement

  • Un silence ne consent pas : une loi talibane banalise le mariage des mineures
    Un nouveau décret sur le divorce entre époux rend légitime les mariages forcés d’enfants

    Par un nouveau décret, les talibans ont accordé une valeur légale au mariage des enfants et jeunes filles mineures en Afghanistan. Cette annonce a suscité une vive indignation parmi les militantes féministes afghanes et les organisations internationales.

    En mai dernier, le Ministère de la Justice de facto en Afghanistan, contrôlé par les talibans, a publié un Décret n°18 intitulé “Sur la séparation judiciaire des époux”. Le texte énonce plusieurs règles concernant les modalités du mariage et du divorce.

    Un des articles du décret a suscité une grande vague de dénonciations : l’article 5. Celui-ci stipule que lorsqu’elle arrive “à la puberté”, une enfant mariée de force par ses proches peut “dissoudre son mariage” en s’engageant dans une procédure judiciaire. Avant ce moment, elle n’a pas le droit de demander le divorce ; et si, cet âge atteint, elle ne s’y oppose pas formellement, son silence est considéré comme un consentement.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2026/06/22/afghanistan-le-silence-na-pas-encore-ete-brise/#comment-74846

    #afghanistan

  • Afghanistan : Le silence n’a pas encore été brisé

    Zahra Nader : Le silence n’a pas encore été brisé
    Nazanin Mohseni : Les talibans s’adressent aux commerçants de l’est de l’Afghanistan : « Ne vendez pas de marchandises aux femmes sans mahram »
    Zahra Nader et Aisha Down : Les talibans interdisent les smartphones ; des responsables sont filmés en train de détruire des appareils
    Ava Neekyar : « On nous a enterrées vivantes » : une femme de Herat raconte la répression des talibans concernant le hijab
    Ida Osmani et Rad Radan : Que s’est-il passé à Herat ?
    Zohal Azad : Horreur en mer : une mère afghane risque sa vie pour l’avenir de ses filles
    Les talibans imposent de nouvelles règles concernant le hijab : tissu épais, sans ornements, pas de parfum
    EUNAG. Réseau européen pour les jeunes filles afghanes
    Liens vers d’autres textes

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2026/06/22/afghanistan-le-silence-na-pas-encore-ete-brise

    #afghanistan

  • L’Afghanistan des talibans : l’ordre au prix de l’asphyxie

    Cinq ans après le retour des talibans au pouvoir, l’Afghanistan apparaît plus stable qu’au sortir de la guerre, mais aussi plus pauvre, plus dépendant de l’aide internationale et plus fermé que jamais aux femmes. Les Nations Unies alertent sur l’accumulation de fragilités économiques, humanitaires et sociales qui menacent l’avenir du pays.

    Les talibans ont remporté ce qu’ils considèrent comme leur principale victoire : ils ont imposé leur autorité sur l’ensemble du pays.

    Les postes de contrôle ont remplacé les lignes de front. Les combats qui rythmaient le quotidien de nombreuses provinces ont largement disparu. Aucun mouvement armé ou politique ne paraît aujourd’hui en mesure de menacer sérieusement leur pouvoir.

    Pourtant, derrière cette stabilité apparente, un autre paysage se dessine.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2026/06/16/meme-si-une-balle-matteint-jirai-et-autres-textes/#comment-74768

    #afghanistan

  • Même si une balle m’atteint, j’irai (et autres textes)

    Khadija Haidary : « Même si une balle m’atteint, j’irai »
    Raha Malik : Une femme afghane intersexuée a été contrainte de se marier et battue parce qu’elle n’avait pas d’enfant
    Trois femmes blessées à Kaboul lors d’un incident que beaucoup qualifient d’attaque misogyne
    L’ONU confirme la mort de 13 civil·es lors des dernières frappes aériennes pakistanaises dans l’est de l’Afghanistan
    Le Tribunal populaire exhorte l’UE à annuler l’invitation des talibans à Bruxelles
    Afghanistan : MSF dénonce la détention de l’une de ses employées pour non-respect du code vestimentaire

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2026/06/16/meme-si-une-balle-matteint-jirai-et-autres-tex

    #afghanistan

  • Les Afghanes prises au piège de lois discriminatoires (et autres textes)

    Ghazaal Mohammadi and Ziba Balkhi : Une adolescente incarcérée et une femme victime de violences conjugales : les Afghanes prises au piège de lois discriminatoires
    Les autorités talibanes ont arrêté des dizaines de femmes à Herat pour des raisons vestimentaires
    Deux personnes tuées lors d’une rare manifestation de rue en faveur des droits des femmes en Afghanistan
    Afghanistan : le silence ne vaut pas consentement au mariage des enfants, fustige un comité de l’ONU
    Une femme kurde et sa fille tuées par un chef taliban
    Liens vers d’autres textes

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2026/06/14/les-afghanes-prises-au-piege-de-lois-discrimin

    #afghanistan

  • Afghanistan : les talibans tirent à balles réelles sur des femmes à Hérat — un siècle de droits anéantis
    http://www.argotheme.com/organecyberpresse/spip.php?article4911

    AFGHANISTAN — Des balles contre des foulards. À Hérat, les talibans ont tiré sur des manifestantes refusant la nouvelle loi sur le « hijab correct ». Une morte, des blessées. De la reine Soraya aux héroïnes d’aujourd’hui : enquête sur un siècle de droits des femmes saccagés par l’islamisme. Cet apartheid n’est pas le propre des fanatiques d’Afghanistan, les terres de l’islam vivent la réduction des libertés, celles des femmes surtout qui sont voilées, cachées et exclues comme du sport féminin où sont faibles les résultats de celles qui pratiquent en couvrant leurs cheveulures et exposent, souvent exagérment, leurs fessiers... — > Lire l’enquête ------> Grands événements : Gigantisme de l’inattendu.

    / fait divers, société, fléau, délinquance, religion , Afghanistan, Talibans, (…)

    #Grands_événements_:Gigantisme_de_l’inattendu. #fait_divers,_société,_fléau,_délinquance,_religion #Afghanistan,Talibans,_terrorisme,_USA,_islamisme #Terrorisme_,_islamisme,Al-Qaeda,politique,_
    http://www.argotheme.com/organecyberpresse/IMG/mp4/video_talibans_tirent_sur_femmes_enregistrement_2026-06-10_234546_-_2.mp4

  • Afghanistan (Editorial Zan Times et autres textes)

    Zahra Nader : Editorial Zan Times
    Raha Malik : À quoi ressemble la vie des femmes handicapées en Afghanistan ?
    L’ONU recense 21 cas de violences sexuelles commises par les talibans à l’encontre de femmes
    L’équipe féminine afghane de football fait son retour sur la scène internationale après avoir été reconnue par la FIFA

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2026/06/07/afghanistan-quatre-textes-7-juin-2026

    #afghanistan

  • Der Westen in Afghanistan : Eine Chronik des Scheiterns
    https://krautreporter.de/nachrichten-erklart/4052-der-westen-in-afghanistan-eine-chronik-des-scheiterns

    « Manöverkitik » - on dénonce l’hypocrisie du quartier général, on décrit « le coût humain » des erreurs de dirigeant et on vise à côté de l’essentiel parce que la critique ouverte et précise met en danger ta promotion au rang supérieur. Cet article est un exemple pour une critique de la guerre impérialiste et coloniale à l’opposé de Fanon et Pontecorvo.

    Exercice dans le genre réussi on s’en inspirera pour en démasquer d’autres.

    17.8.2026 von Stephan Anpalagan - Die Nato-Mächte tun so, als hätten sie die Machtergreifung der Taliban und das verheerende Chaos in Afghanistan nicht kommen sehen. Dabei hat sich beides lange angekündigt. In diesem Artikel erkläre ich die Hintergründe, die dir helfen, dieses Scheitern zu verstehen.

    Es ist der vorläufige Höhepunkt einer Woche, die überflutet wurde mit grauenhaften und schrecklichen Nachrichten. Einer Woche, in der sich die Ereignisse überschlugen und die innen- und außenpolitischen Entwicklungen kaum mehr nachzuvollziehen sind. Inmitten all der Nachrichten und Bilder, der Empörung und Verzweiflung bahnt sich ein verwackeltes Handyvideo seinen Weg in die Social-Media-Timelines. Das Video ist nur wenige Sekunden lang. Man sieht ein Flugzeug aufsteigen. Mehrere Hundert Meter über dem Boden fallen zwei kleine Punkte herab. Abgeworfen wie Ballast. Man braucht einige Augenblicke, um zu realisieren, dass diese Punkte Menschen sind. Menschen, die sich während des Abflugs außen am Flugzeug festgekrallt hatten, hoch oben in der Luft aber ihren Halt verlieren. Und wenige Sekunden später ihr Leben.

    Selbst hartgesottene Kriegsberichterstatter:innen und gestandene Journalist:innen scheinen angesichts der aktuellen Nachrichtenlage mit ihrer Fassung zu ringen. In weiten Teilen dieses Landes herrscht vollkommene Ratlosigkeit, überdeckt von Scham darüber, wie Deutschland, Europa, ja der gesamte Westen derart versagen konnte. Politisch, militärisch, moralisch.

    Es fällt schwer zu begreifen, dass diese Mission gescheitert sein soll. 53 Staaten sollten, ausgerüstet mit einem starken Mandat des UN-Sicherheitsrates, die Taliban bekämpfen, die afghanischen Streitkräfte und Sicherheitsbehörden ausbilden und eine stabile Regierung samt demokratischer Institutionen etablieren. All dies ist gescheitert. Alle Fortschritte der vergangenen 20 Jahre wurden innerhalb weniger Wochen zunichte gemacht. Die Taliban sind zurück, von den afghanischen Streitkräften ist keine Spur zu sehen, die afghanischen Frauen, Männer und Kinder bangen nun um ihr Leben.
    Ein Soldat steht mit Helm auf dem Kopf und Gewehr über der Schulter vor dem Hindukusch.

    Ein sowjetischer Soldat bewacht eine afghanischen Straße, 1988. | © Wikipedia / CC-BY-SA 3.0/ RIA Novosti/A. Solomonov
    Die meiste Zeit seiner Geschichte befindet sich Afghanistan im Krieg⬆ nach oben

    Es scheint unbegreiflich. Wie kann es sein, dass die USA, die mächtigste Militärnation der Erde als Anführerin der mächtigsten Militärallianz in der Geschichte der Menschheit mit einem Einsatz von 2,2 Billionen US-Dollar es nicht schafft, in einem Zeitraum von 20 Jahren Sicherheit, Freiheit und Demokratie zu etablieren? Und wie konnte es zu einem derart unwürdigen und menschenverachtenden Ende kommen?

    Um sich einer Antwort auf diese Frage zu nähern, lohnt sich ein Blick in die wechselhafte Geschichte Afghanistans.

    Afghanistan befand sich die meiste Zeit seiner jüngeren Geschichte im Krieg. Seit der Gründung im Jahr 1747 war das Land Schauplatz weltpolitischer und regionalpolitischer Auseinandersetzungen. Es grenzt direkt an die ehemalige Sowjetunion (heute Turkmenistan, Usbekistan, Tadschikistan), das ehemalige Indien (heute Pakistan), an China und Iran. Nach der Besetzung 1839 durch die damalige Kolonialmacht Großbritannien, die ihren Einfluss über Indien hinweg vergrößern wollte, besiegte Afghanistan in einem mehrere Jahrzehnte währenden Konflikt seine Besatzer:innen und wurde 1919 zu einem souveränen und unabhängigen Staat.

    Im Anschluss etablierte sich eine konstitutionelle Monarchie, die Afghanistan in die internationale Staatengemeinschaft einführte und eine Entwicklung nach dem Vorbild westlicher Gesellschaften vorantrieb. Durch die Einflussnahme der Sowjetunion wurde erst der König gestürzt und dann durch den Einmarsch sowjetischer Truppen 1979 das gesamte Land in einen blutigen Bürgerkrieg gestürzt, in dessen Verlauf acht Millionen Afghan:innen nach Pakistan und Iran vertrieben wurden.
    Ehemalige Freiheitskämpfer wurden zu Fundamentalisten⬆ nach oben

    Die USA, die all dies mit großer Sorge betrachteten und ein Ausbreiten des Kommunismus mit allen Mitteln verhindern wollten, griffen noch im selben Jahr direkt und indirekt in den Konflikt ein: Gemeinsam mit Saudi-Arabien und Pakistan statteten sie die afghanische Widerstandsbewegung der Mudschahedin mit Geld und modernsten Waffen aus. Als öffentliches Zeichen für die Dringlichkeit der Mission lud der US-amerikanische Präsident Ronald Reagan die Mudschahedin gar ins Weiße Haus ein und lobte sie dort als Freiheitskämpfer.

    Währenddessen etablierte sich in Afghanistan ein junger Mann aus Saudi-Arabien als Ankerpunkt dieser Freiheitskämpfer, der Jahrzehnte später weltweite Berühmtheit erlangen sollte. Sein Name: Osama bin Laden.

    Mithilfe der CIA, die Kriegsgerät und Flugabwehrraketen nach Afghanistan schmuggelte, gelang den Mudschahedin schlussendlich der Sieg über die Sowjetunion – und Afghanistan wurde 1989 wieder frei von jeglicher Besatzung. Als die Mudschahedin sich über die anschließende Teilung der Macht jedoch uneins wurden, geriet Afghanistan erneut in einen vierjährigen blutigen Konflikt, an dessen Ende ein Großteil der Hauptstadt Kabul zerstört und 50.000 Menschen getötet wurden.
    Ein Vorbetter steht vor einer Reihe Männer, alle unterschiedlichen Alters, die Köpfe zum und im Gebet geneigt.

    Taliban beim Nachmittagsgebet in der Nähe von Chokar Karez, Afghanistan, etwa 80 km nördlich von Kandahar, am 1. November 2001. | © Getty Images / Robert Nickelsberg

    In den zahlreichen Koranschulen an der Grenze zu Pakistan gründeten sich in dieser Zeit die Taliban, die anfangs ohne politische Absichten ihre eigene fundamentalistische Lehre des Islam verbreiteten. Sie rekrutierten sich nicht nur, aber auch, aus ehemaligen Kämpfern der Mudschahedin. Auch sie griffen zu Waffen, eroberten zuerst Kandahar, dann den gesamten südlichen Teil Afghanistans und schlussendlich alle Provinzen inklusive Kabul. Die Menschen, die in ihrem Wunsch nach Ruhe und Frieden die Taliban zuerst begrüßten und unterstützten, sahen sich plötzlich Fundamentalisten ausgesetzt, die einen islamischen Gottesstaat errichteten und jede Form von Freiheit niederschlugen.
    Der Einmarsch der USA ist der Startpunkt der jetzigen Krise⬆ nach oben

    Parallel dazu ließ sich Osama bin Laden ab 1996 dauerhaft in Afghanistan nieder und baute sein eigenes islamistisches Netzwerk Al-Kaida weiter aus. Er arbeitete fortan mit den Taliban und seinen ehemaligen Mitstreitern bei den Mudschahedin zusammen. Seine Vorstellungen zur Unterwerfung der Welt und sein Hass auf die USA gingen aber bedeutend weiter als die Ambitionen der Taliban: Während die Taliban die vollständige soziale und religiöse Kontrolle in Afghanistan anstrebten, sah sich Bin Laden als Zerstörer der westlichen Welt. Er gilt als verantwortlich für mehrere Terroranschläge – unter anderem auf das World Trade Center 1993, die US-Botschaften in Nairobi (Kenia) und Daressalam (Tansania) sowie auf das World Trade Center und das Pentagon 2001. Spätestens seit der Jahrtausendwende ist Osama bin Laden der meistgesuchte Terrorist der Welt.

    US-Präsident Bill Clinton versuchte bereits auf diplomatischem Weg im Jahr 1999, die Auslieferung Bin Ladens zu erreichen, worauf die Taliban nicht eingingen. Als nach den Anschlägen am 11. September 2001 eine weitere Auslieferung scheiterte, stellten die USA ein Ultimatum an die Taliban und marschierten nach dessen Ablauf in Afghanistan ein. Damit begann der bis heute andauernde Afghanistan-Krieg.

    Nach den Anschlägen vom 11. September wurde aus innen-, aber auch aus sicherheitspolitischer Perspektive eine militärische Reaktion unumgänglich. Zu groß war die Sorge davor, dass der islamistische Terror weitere Ziele in den USA und in Europa ins Visier nehmen könnte. Das Ziel ist daher eindeutig: die vollständige Zerstörung der Terrororganisation Al Kaida, die Vertreibung der Taliban und die Befreiung der afghanischen Bevölkerung.
    Ein erschöpfter Mann sitzt beinhae herabfallend auf einem Pferd in einer Gebirgslandschaft, im Hintergrund is eine Festung zusehen.

    William Brydon, einer der einzigen Überlebenden der die Evakuierung aus Kabul und der britisch-indischen “Army of the Indus”, kommt im Januar 1842 vor den Toren von Jalalabad an. | © Wikipedia / Public Domain/ Elizabeth Butler
    Alle Militärmissionen sind gescheitert⬆ nach oben

    Im Rahmen einer Resolution des UN-Sicherheitsrates hat sich eine Allianz unter Leitung der USA mit der Mission „Operation Enduring Freedom“ in den „Kampf gegen den Terrorismus“ begeben. Später stattete der UN-Sicherheitsrat die „International Security Assistance Force“ unter Leitung der NATO mit einem Mandat zur „Erzwingung des Friedens“ aus. Dieses Mandat erstreckte sich von 2001 bis zum Jahr 2014. Im Jahr 2015 ist es von der NATO-Mission „Resolute Support Mission“ abgelöst worden.

    Die Ziele der jeweiligen Missionen sind immer gleich, nur die Schwerpunkte verändern sich. Der Terrorismus soll zerschlagen, die Taliban vertrieben und die afghanischen Sicherheitskräfte ausgebildet werden, um perspektivisch die Freiheit der Bevölkerung zu sichern. Zudem sollen demokratische Institutionen etabliert und regelmäßige Wahlen gesichert werden.

    Nichts von alledem ist gelungen. Alle Missionen sind gescheitert.

    Die US-Regierung hat früh damit begonnen, die Fehler in diesem Einsatz zu analysieren und Lehren aus ihnen zu ziehen. Die Washington Post hat über mehrere Jahre hinweg diese Informationen gesammelt und konsolidiert. Das Buch „The Afghanistan Papers: A Secret History of the War“ ist erschreckend in seiner Schonungslosigkeit.

    Bereits im Jahr 2003 stellte der US-Verteidigungsminister Donald Rumsfeld fest, dass er „keine Ahnung hat, wer eigentlich die Bösewichte in Afghanistan und Irak“ sind. Er lese zwar regelmäßig die Geheimdienst-Briefings, aber bei genauerem Hinsehen fiele auf, dass niemand wirklich Ahnung von dem Konflikt habe. An anderer Stelle müssen Diplomaten eingestehen, dass sie selbst nach Jahren des Konflikts noch immer nicht wissen, wer der Feind ist, wer innerhalb Afghanistans zu den Alliierten zählt und woran man eigentlich bemessen soll, dass man diesen Krieg gewonnen habe.

    Während die US-Präsidenten George Bush und Barack Obama die substanzielle Schwächung Al Kaidas herbeiführen konnten, ist es den Taliban ab 2003 gelungen, in Pakistan neu zusammenzufinden und durch gezielte Attentate und Terroranschläge den Frieden und die Stabilität in Afghanistan fundamental zu erschüttern.
    Schuld an dem Desaster haben nicht nur die USA – sondern auch Deutschland⬆ nach oben

    An anderer Stelle offenbaren sich Abgründe über die afghanischen Polizeieinheiten. Sie gehörten zu den „meistgehassten Institutionen in Afghanistan“, heißt es von Thomas Johnson, einem Angehörigen der US-Navy. Ein norwegischer NATO-Angehöriger erzählt, dass davon auszugehen sei, dass jede:r dritte afghanische Polizist:in nach seiner Ausbildung mitsamt seinen Waffen verschwinden würde, um auf eigene Rechnung Checkpoints zu eröffnen und Schutzgeld zu erpressen.

    Doch nicht nur die afghanische Polizei, auch das afghanische Militär sei vollkommen unnütz, da es weder willens noch in der Lage sei, seinen Bereich zu verteidigen. Vielmehr sei das Verschwinden von Militär-Equipment, das vom Pentagon zur Verfügung gestellt werde, an der Tagesordnung. In einem Bericht heißt es, dass man selbst über die Anzahl der Soldaten nicht genau Bescheid wisse. Von den gemeldeten 352.000 Soldaten seien nur 254.000 real nachvollziehbar. Der Sold für die fiktiven 100.000 Militärangehörigen würde in die Taschen der Kommandeure wandern. Mittlerweile muss jeder afghanische Soldat über Fingerabdruck oder einen Gesichtsscan validiert werden.

    Schuld an dem Desaster haben viele, nicht nur die USA allein. Sondern zum Beispiel auch Deutschland. Denn die Ausbildung der afghanischen Polizei lag schwerpunktmäßig in der Verantwortung der Deutschen. Über die schrieb Donald Rumsfeld im Jahr 2003, sie müssten einen besseren, schnelleren Job machen. Man sei erheblich unzufrieden mit ihrem Ergebnis.

    Im Jahr 2006, fünf Jahre nach dem Beginn der Militärintervention, fand ein US-Diplomat nach eigenen Aussagen, „so gut wie keinen einzigen ausgebildeten afghanischen Polizisten vor.“ Die deutschen Bemühungen seien „krass unterdimensioniert“, „sieben von zehn afghanischen Polizisten waren Analphabeten“, der Bedarf sei „nahezu unbegrenzt“. Überhaupt seien von den benötigten 10.000 Personen nur einige Hundert überhaupt ausgebildet worden.

    Nicht nur die fehlende Strategie und die unzuverlässigen Sicherheitskräfte gefährdeten den Erfolg der Afghanistan-Mission. Ein wesentliches Problem ist laut den Unterlagen der USA auch der Opium-Handel, mit dem die Taliban einen Teil ihrer Einnahmen generieren. Im Laufe ihrer Mission haben die USA mehr als neun Milliarden US-Dollar allein im Kampf gegen die Heroin-Produktion investiert. In aller Offenheit geben die Verantwortlichen zu, dass keine einzige Maßnahme gefruchtet habe. Dass sie mit ihrem Handeln Einiges sogar verschlimmert hätten. Im Jahr 2018 – 17 Jahre nach dem Einmarsch der westlichen Staatengemeinschaft in Afghanistan – produzierten afghanische Drogenhändler:innen 82 Prozent des Opiums im weltweiten Opiummarkt.
    Ein blauer Teppich mit unterschiedlichen unbemannten Drohnen, eine Zentral in rot

    Afghanischer Kriegsteppich, der amerikanische Reapar Drohnen darstellt. Teppiche dieser Arten werden seit dem Einmarsch der UdSSR geknüpft. | © Warrug.com
    Auch 20 Jahre später fehlt es an Wissen, Strategie, Verständnis⬆ nach oben

    Überhaupt scheinen die westlichen Militärs nicht nur ihre eigene Militärstrategie nicht verstanden zu haben, auch ein grundlegendes Verständnis des Landes, in dem sie sich aufhielten, scheint flächendeckend zu fehlen, bis heute. Schon 2015 sagte ein hochrangiger US-Militär, dass ihnen ein „fundamentales Wissen des Landes“ fehle und „dass sie auch nicht so genau wüssten, was sie da tun.“ (Ja, das sagt er wirklich. Im englischen Original steht dort: „We were devoid of a fundamental understanding of Afghanistan – we didn’t know what we were doing.“)

    Dieses fehlende Wissen, das fehlende Verständnis, die fehlende Strategie, all das hat sich auch 20 Jahre nach dem ursprünglichen Beginn der Mission nicht verändert. Noch immer fehlen grundlegende Erkenntnisse über die Verhältnisse in Afghanistan und den angrenzenden Regionen, noch immer finden vorhandene Informationen ihren Weg nicht zu den Entscheidungsträger:innen.

    Das alles blieb der Öffentlichkeit lange verborgen. Die Lage in Afghanistan blieb unklar. Unter anderem, weil die Öffentlichkeit getäuscht wurde.

    Im Jahr 2016 berichtete ein US-Militärangehöriger, dass die wesentlichen Erzählungen über Afghanistan aus folgenden Informationen bestünden: „Afghanistan steht über Nacht bereit für demokratische Prozesse“, „die Bevölkerung wird die Regierung in kürzester Zeit unterstützen“ und „mehr von allem ist besser.“ Um diese Erzählungen zu stützen, wurde jeder vorhandene Datenpunkt verändert, um das bestmögliche Bild vom Einsatz zu zeichnen.

    Die NATO hatte auch jenseits ihrer Überforderung und Unwissenheit gute Gründe dafür, Teile des Afghanistan-Einsatzes geheim zu halten. Die Errichtung des Foltergefängnisses Guantanamo, in dem selbst Kinder und Jugendliche über Jahre und Jahrzehnte unter menschenunwürdigen Bedingungen und ohne ein rechtsstaatliches Verfahren festgehalten wurden, ist auch ein Produkt dieser Afghanistan-Mission. Zudem waren die USA bis zuletzt sehr restriktiv mit ihren Informationen über die zahlreichen Zivilist:innen, die durch unbemannte Drohneneinsätze getötet wurden. Unter US-Präsident Donald Trump wurden die ohnehin wenig aussagekräftigen Zahlen weiter eingeschränkt und fortan vollständig geheim gehalten.

    Ein weiteres wenig beachtetes Thema sind die offenen Kriegsverbrechen, die durch NATO-Partner verübt wurden. Mindestens 39 Zivilist:innen wurden von 13 australischen Soldaten „unrechtmäßig getötet“. Experten gehen davon aus, dass dies nur die Spitze eines Eisberges ist, den internationale Streitkräfte geschaffen haben. Zeitweise wurden Mitglieder des Internationalen Strafgerichtshofes, die zu den Kriegsverbrechen der USA in Afghanistan ermittelten, mit persönlichen Sanktionen und Einreiseverboten belegt.
    Warum wurden die Warnungen ignoriert?⬆ nach oben

    Vor all diesen Hintergründen lässt sich kaum erahnen, welche Informationen über Afghanistan – auch von Seiten der Bundesregierung – nun glaubhaft sind und welche nicht.

    Eine der zynischsten Vermutungen ist die, dass es der deutschen Bundesregierung kurz vor der Bundestagswahl nicht recht gewesen wäre, wenn die Situation in Afghanistan eskaliert und sie eine neue Debatte über die Kosten des Militäreinsatzes und afghanische Kriegsflüchtlinge hätte führen müssen. So warnt das Personal in der Deutschen Botschaft in Kabul das Auswärtige Amt seit Wochen vor einer Gefährdung durch die Taliban, ein Diplomat sagte gar: „Wenn das an irgendeiner Stelle diesmal schiefgehen sollte, so wäre dies vermeidbar gewesen.“ Die Frage, warum diese Warnungen ungehört verhallten, bleibt.

    Nun ist der Einsatz vorbei. Die USA, das Vereinigte Königreich, Deutschland, überhaupt alle ziehen sich nun aus Afghanistan zurück. Bei den vielen gebrochenen Versprechen ist das vielleicht bitterste jenes, dass alle Menschen, die für die NATO, die Bundeswehr oder für deutsche Institutionen tätig waren, und die nun den Tod durch die Taliban befürchten müssen, gerettet werden würden.

    Das stimmt nicht. Es stimmt einfach nicht.

    Noch im Juni dieses Jahres stimmte die Bundesregierung geschlossen gegen einen Antrag der Grünen zur Aufnahme afghanischer Ortskräfte. Stattdessen heißt es von CDU- und CSU-Politiker:innen ernsthaft, dass die Aufnahme dieser besonders Schutzbedürftigen noch mehr Menschen zu einer Flucht motivieren würde. Wie in einer besonders schrägen Choreografie wiederholen zudem Armin Laschet, Paul Ziemiak und Julia Klöckner mantraartig, dass sich „2015 nicht wiederholen“ dürfe. Das Verteidigungsministerium versteigt sich gar zu dem Satz: „Ist ja nicht so, dass wir sie gezwungen haben, mit uns zusammenzuarbeiten“ – und lässt die Bundeswehr allen Ernstes lieber das restliche Bier aus Afghanistan ausfliegen, als ihre gefährdeten Ortskräfte in den Flieger zu setzen. Selten hat das Wort Menschenverachtung besser in eine politische Position gepasst als in diese.
    Ein Taliban steht auf der Motorhaube eines Humvees

    Die Taliban haben während ihres Sturms auf Kabul modernes, westliches Kriegsgerät erbeutet: Minen-geschütze Fahrzeuge wie in diesem Foto, aber etwa auch biometrische Scanner. | © Getty Images / NurPhoto/Stringer
    Die Taliban gehören nun zu den bestausgerüsteten Terrororganisation der Welt⬆ nach oben

    In einem sehenswerten Interview berichtet Marcus Grotian, ehemaliger Bundeswehrsoldat und Sprecher des „Patenschaftsnetzwerks Afghanische Ortskräfte“ von seinen Bekannten in Afghanistan, die nun in Kabul festsitzen. Der deutsche Staat hat ihnen zwar versprochen, dass ihre Visaanträge bearbeitet werden würden und sie anschließend nach Deutschland kommen könnten, aber nach seinen Kenntnissen wurde noch kein einziger Antrag bearbeitet. Durch die Aussage, der Antrag könne nur in Kabul und nicht im sicheren Ausland gestellt werden, sitzen die Menschen nun in einer Falle. Die Safehouses, in denen sie sich versteckt haben, sind, nachdem sie sie aus Sicherheitsgründen verlassen haben, direkt anschließend von den Taliban aufgesucht worden. Laut Augenzeugenberichten bewahrheitet sich die Befürchtung, dass die Taliban nun von Tür zu Tür gehen, um die „Verräter“ zu exekutieren.

    Diese Menschen in Afghanistan schweben in Lebensgefahr. Ihre Situation hat sich, das muss man leider in dieser Form feststellen, nach 20 Jahren deutlich verschlechtert. Die Taliban gehören nun, wo ihnen das Militär-Equipment der NATO in die Hände gefallen ist, zu den bestausgerüsteten Terrororganisationen der Welt. Mit ihrem Geld, den Bodenschätzen und dem Drogenhandel haben sie genügend Druckmittel, um auf militärischem und diplomatischem Weg ihre Interessen auszuspielen.

    Der Einsatz der gesamten westlichen Welt in Afghanistan ist gescheitert.

    Die Ratlosigkeit, die Fassungslosigkeit und die Scham in weiten Teilen der deutschen Bevölkerung sind berechtigt. Deutschland, Europa und der gesamte Westen haben versagt.

    Politisch, militärisch, moralisch.

    Redaktion: Esther Göbel; Schlussredaktion: Tarek Barkouni, Susan Mücke; Bildredaktion: Till Rimmele, Audioversion: Christian Melchert

    #guerre #propagande #Afghanistan #Allemagne #bellicisme #impérialisme #occupation_militaire #résistamce

  • William Brydon, un héro
    https://en.wikipedia.org/wiki/William_Brydon

    Remnants of an Army’ (1879) by Elizabeth Butler portraying William Brydon arriving at the gates of Jalalabad as the only survivor of a 16,500 strong evacuation from Kabul in January 1842.

    Dans l’empire du Royaume Uni le Raj britannique fut surtout une entreprise privée, de la British East India Company avec le soutien de la couronne . Elle recruta ses propres armées privées. En transformant l’économie des pays conquis suivant ses intérêts l’ East India Company causa de grandes famiines et des rébellions quelles maîtrisa par des sanglantes campagnes militaires. Le médecin William Brydon (1811 – 1873, mort à 61 ans) passa sa vie dans les batailles des guerre totales contre les peuples colonisés.

    L’age d’or du colonialisme

    The Last Stand, by William Barnes Wollen (1898)

    He studied medicine at University College London and at the University of Edinburgh] In 1835, he subsequently was appointed as an assistant surgeon in the Bengal Army of the British East India Company .

    Retreat from Kabul

    In 1841 William Brydon was posted to Afghanistan as the assistant surgeon of Shah Shuja’s Contingent—a British officered infantry force recruited in India to provide protection for the British-backed ruler in Kabul. This mercenary unit formed part of a combined British and Indian army which occupied the city in August 1839.

    In January 1842, following the killing of the two British representatives there, it was decided to withdraw the British force in Kabul. The nearest British garrison was in Jalalabad, 90 miles (140 km) away, and the army would need to go through mountain passes with the January snow hindering them.

    Under the command of Major-General William George Keith Elphinstone, 4,500 British and Indian soldiers plus 12,000 civilian camp followers, including wives and children, set out for Jalalabad on 6 January 1842, on the understanding that they had been offered safe passage. Afghan tribesmen intercepted them and proceeded to attack them during the next seven days. Brydon recorded in his diary that as early as the first night of the retreat many of his sepoys were crippled by frostbite and had to be abandoned in the snow.

    THE SOLE SURVIVOR OF AN ARMY DR. BRYDON REACHES JELLALABAD ALONE, Allan Stewart, 1911

    Dr Brydon only survivor of Cabul Army’, photograph by John McCosh, 1850
    After recovering from the wounds sustained during the retreat from Kabul, Brydon took part in the 2nd Anglo-Burmese War of 1852, when Rangoon was captured. Later he was serving as a regimental doctor at Lucknow when the Indian Mutiny (1857-1859) started and, along with his wife and children, survived the subsequent siege of the residency, being badly wounded in the thigh. He was appointed a Companion of the Order of the Bath (CB) in November 1858
    .
    La photo montre l’homme à 38 ans.

    Photograph of Dr. William Brydon, 2 January 1864 (à 52 ans)

    Notons que les armées occidentales y compris celles de la British East India Company n’ont jamais eu raison des peuples d’Afghanistan.

    #Royaume_Uni #Afghanistan #histoire #guerre #colonialisme #Empire_des_ Indes #impérialisme #iatrocratie #chirurgie

  • Les talibans légalisent le mariage des enfants en Afghanistan (et autres textes)

    Zahra Nader : 42 adolescentes enceintes
    Hamasa : Les talibans légalisent le mariage des enfants en Afghanistan
    Les talibans et la Russie signent un accord visant à renforcer leur coopération militaire et technique
    Liens vers d’autres textes

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2026/06/02/les-talibans-legalisent-le-mariage-des-enfants

    #afghanistan

  • « Ils me tueront » : en Suède, l’angoisse des Afghans face aux négociations avec les Taliban - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/71637/ils-me-tueront--en-suede-langoisse-des-afghans-face-aux-negociations-a

    Ils me tueront" : en Suède, l’angoisse des Afghans face aux négociations avec les Taliban
    Par RFI Publié le : 01/06/2026
    La Commission européenne a invité des responsables talibans à Bruxelles afin de discuter du renvoi d’Afghans condamnés, déboutés du droit d’asile ou en situation irrégulière sur le sol européen. Présentée comme « technique » et sans reconnaissance officielle du régime, cette réunion fait néanmoins polémique, notamment en Suède, pays qui joue un rôle central en coordonnant cette initiative. C’est là-bas, à Stockholm, que notre correspondante a rencontré ceux qui sont terrorisés à l’idée de retourner dans l’Afghanistan des talibans. 
    * REP internat 2’30 01-06-26 Afghans menacés d’expulsion en Suède
    Le reportage de notre correspondante Ottilia Férey à Stockholm est à écouter dans son intégralité dans l’émission Accents d’Europe.

    #Covid-19#migrant#migration#suede#afghanistan#politiquemigratoire#retour#asile#droit#sante#asile

  • Afghanistan : Comment les Talibans redessinent l’Asie centrale
    http://www.argotheme.com/organecyberpresse/spip.php?article4895

    Le saviez-vous ? Derrière les chantiers d’irrigation géants des Talibans se cache une redoutable stratégie de modification démographique. Entre déplacement de combattants extrémistes, spoliation des terres et effacement culturel des minorités ouzbèkes, Kaboul ravive les heures les plus sombres de son histoire coloniale. Une poudrière géopolitique que Populi-Scoop a décryptée pour vous. [Lire l’analyse complète] Grands événements : Gigantisme de l’inattendu.

    / fait divers, société, fléau, délinquance, religion , #special, #Afghanistan,_Talibans,_terrorisme,_USA,_islamisme, #diplomatie,_sécurité,_commerce,_économie_mondiale

    #Grands_événements_:Gigantisme_de_l’inattendu. #fait_divers,_société,_fléau,_délinquance,_religion

  • L’Afghanistan confronté au retour en masse de réfugiés
    https://www.lemonde.fr/international/article/2026/05/21/l-afghanistan-confronte-au-retour-en-masse-de-refugies_6691834_3210.html

    L’Afghanistan confronté au retour en masse de réfugiés
    Trois millions d’Afghans devraient revenir dans leur pays dans l’année, principalement du Pakistan et d’Iran. Un défi de taille pour un pays dont la situation humanitaire est déjà catastrophique, à la fois en raison du retour au pouvoir des talibans, en 2021, et de l’arrêt des aides américaines de l’Usaid par l’administration Trump, dont l’Afghanistan était le troisième bénéficiaire.
    Par Jacques Follorou
    Après quarante années de guerres, de crises humanitaires, de catastrophes naturelles, le retour d’un régime taliban obscurantiste et la mise au ban des femmes, l’Afghanistan voit, aujourd’hui, surgir le spectre d’une profonde déstabilisation. Selon le Haut-Commissariat aux réfugiés (HCR) de l’Organisation des Nations unies (ONU), mardi 19 mai, près de 1,6 million d’Afghans devraient rentrer d’Iran et 1,1 million du Pakistan, entre avril et fin décembre. Ces arrivées viendront s’ajouter aux retours des 5,9 millions d’Afghans déjà recensés depuis septembre 2023 – un choc pour un pays de 43 millions d’habitants. Pour une large majorité, ces réfugiés ont été contraints, par la force, de quitter des pays dans lesquels ils vivaient parfois depuis quarante ans. Les gouvernements iranien et pakistanais ont justifié ces mesures par le durcissement de leur politique migratoire, et déclaré ne plus pouvoir supporter le coût économique et social de ces populations. Depuis janvier, selon les autorités, près de 600 000 Afghans sont déjà revenus. « On ne parle pas d’un événement sur le court terme à la frontière, assure l’ONU, à Kaboul. Il s’agit d’un profond défi démographique et de développement. »
    Le HCR a appelé les autorités pakistanaises, iraniennes et, plus récemment, celles du Tadjikistan, au respect de la « dignité » de ceux qu’elles expulsaient. « Clairement, cela n’a pas toujours été le cas », a souligné le porte-parole de l’agence onusienne. Les ONG qui viennent en aide à ces réfugiés informent, par ailleurs, que la moitié d’entre eux sont des femmes, et des enfants dont beaucoup sont nés et ont grandi hors d’Afghanistan. Les liens avec leur communauté d’origine sont souvent faibles, voire inexistants, ce qui complique leur installation. Les rapatriés se retrouvent sans terre et sans habitat. Selon l’ONU, « sans investissements sur le moyen terme pour le logement, l’accès à l’eau, la santé (…), nous risquons de voir de nouveaux déplacements de population, une pauvreté croissante et des tensions sociales ».
    L’Afghanistan a été confronté à une augmentation de la population de près de 12 % entre 2023 et 2025. Et les près de trois millions de personnes supplémentaires attendues dans l’année vont aggraver la situation. Le pays n’a pas les moyens d’assimiler une telle masse de réfugiés. C’est une pression sans précédent qui s’exerce sur l’économie, les services de santé, l’éducation et le marché du travail, sachant que, selon l’Organisation mondiale de la santé, près de la moitié des habitants aura besoin d’aide humanitaire. Le défi est de taille dans un pays qui a perdu plus de 80 % de ses programmes d’aide avec la suppression, début 2025, par le président américain, Donald Trump, de l’Agence des Etats-Unis pour le développement international (Usaid), dont l’Afghanistan était le troisième bénéficiaire. Selon l’ONU, le pays, sous sanctions, a perdu 43 % de ses financements extérieurs.
    Le gouvernement taliban n’a pas réagi officiellement aux déclarations du HCR ni à la vague migratoire. Les représentants de celui-ci assurent simplement « traiter le problème de ces rapatriés », en faisant appel à des « hommes d’affaires afghans ». Selon le ministère du développement urbain et du logement, la « commission permanente pour l’installation et la répartition des terres » a, à ce jour, attribué 31 025 parcelles de terrain dans 18 provinces à des migrants récemment rentrés. De nouvelles agglomérations résidentielles auraient vu le jour, comme dans le district de Khak-e Jabbar, à Kaboul, où 4 652 parcelles résidentielles auraient été distribuées aux réfugiés.
    Néanmoins, l’ensemble des ONG internationales et locales constatent, sans le dire ouvertement, par crainte de mesures punitives de la part du gouvernement islamiste, toute l’« inefficacité d’un régime qui fonde sa gouvernance et la gestion du pays sur les seuls principes religieux », selon les termes de l’un des rares responsables occidentaux, à Kaboul. Depuis leur retour au pouvoir, en août 2021, les talibans ont, de fait, limogé une grande partie des fonctionnaires et des technocrates qui occupaient des postes d’expertise, pour nommer à leur place des personnes sur le seul critère de leur supposée orthodoxie islamique. Le ministère de la santé a ainsi perdu beaucoup d’experts et de médecins, licenciés ou ayant opté pour l’exil. Cette politique a été déclinée à l’échelle des provinces.
    Enfin, le travail des ONG et de l’ONU sur le terrain est compliqué par la volonté du régime taliban d’en contrôler les activités. Depuis début décembre 2024, le chef suprême des talibans, l’émir Haibatullah Akhundzada, souhaite imposer la fermeture de toutes les ONG nationales et étrangères employant des femmes afghanes. Si les organisations humanitaires tentent encore d’échapper à cette mesure, elles ont dû réduire leur personnel et le champ de leurs interventions. Dans certaines vallées sinistrées, les nouveaux venus reçoivent une aide au compte-gouttes et doivent se débrouiller par eux-mêmes. Quant à la mendicité, elle est endémique.

    #Covid-19#migration#migrant#afghanistan#retour#rapatriement#iran#pakistan#HCR#sante

  • Empêcher la légitimation des talibans à Bruxelles

    La situation des femmes afghanes est tragique. Depuis leur retour au pouvoir, les talibans ont imposé des restrictions sévères sur l’éducation, la santé, et la qualité de vie des femmes et des filles afghanes. Chaque jour, leurs libertés se réduisent un peu plus, les éloignant d’un avenir meilleur et plus sûr. Comme association Loi 1901, Femaid s’efforce de défendre leurs droits à la santé et à l’éducation, mais la menace des talibans ne se limite pas aux frontières afghanes ; elle est universelle et représente un danger pour toutes les femmes.

    Le 12 mai dernier, la Commission Européenne a envoyé une invitation aux autorités de facto de l’Afghanistan pour une « discussion technique » sur l’immigration. Cette initiative, bien qu’apparemment anodine, pourrait inévitablement mener à la légitimation, voire à la reconnaissance du régime taliban. Une telle action serait non seulement contraire aux valeurs fondamentales de l’Union Européenne, basée sur la démocratie, la liberté, et les droits humains, mais renforcera les talibans (et leurs alliés) dans leur idéologie discriminatoire et oppressive.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2026/03/14/afghanistan-le-silence-est-plus-douloureux-que-la-prison-et-autres-textes/#comment-74402

    #europe #afghanistan

  • Quatrième anniversaire de Zan Times (et autres textes)

    Quatrième anniversaire de la naissance de l’idée de Zan Times
    Khadija Haidary : « Moi aussi, j’ai enduré cette souffrance » : une lettre aux femmes emmenées au camp de Haji
    MANUA : 372 civil·es tuées en Afghanistan lors d’affrontements entre les talibans et le Pakistan
    Les corps de trois femmes retrouvés à Kaboul et à Kandahar

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2026/05/18/quatrieme-anniversaire-de-zan-times-et-autres-

    #afghanistan