• Covax delivers first Covid vaccines in ’momentous occasion’ | Society | The Guardian
    https://www.theguardian.com/society/2021/feb/24/first-covax-coronavirus-vaccines-delivered-to-ghanaian-capital
    https://i.guim.co.uk/img/media/2679d29fff29fb86fab5da2c145137e4525f61e2/0_59_2000_1200/master/2000.jpg?width=1200&height=630&quality=85&auto=format&fit=crop&overlay-ali

    Covax has delivered its first Covid-19 doses in a milestone for the ambitious programme that seeks to offset “vaccine nationalism” by wealthy countries and ensure poor ones do not wait years to start inoculating people.An aircraft carrying 600,000 doses of the Oxford/AstraZeneca vaccine landed in Accra, the capital of Ghana, on Wednesday, where jabs will be administered to frontline health workers on Tuesday. Vaccine doses will arrive on Friday in Abidjan, Ivory Coast, and will be given from Monday.
    Covax aims to distribute enough vaccines over the next six months to inoculate 3% of the population of 145 countries – enough to cover health workers and some of the most vulnerable – and plans to deliver tens of millions more by the end of the year.
    “This is a momentous occasion, as the arrival of the Covid-19 vaccines into Ghana is critical in bringing the pandemic to an end,” Anne-Claire Dufay of Unicef Ghana, and the WHO country representative, Francis Kasolo, said in a statement.Though the programme is low profile and complex in its administration – run by four separate organisations including the vaccine alliances Gavi and the Coalition for Epidemic Preparedness Innovations (Cepi) – Covax is quietly radical in its aims, trying to build a mechanism for the equitable distribution of vaccines in the teeth of the worst pandemic in more than a century. Its 192 members include wealthy countries, whose advance purchases through Covax were used to subsidise vaccine research as well as to secure doses for poorer countries

    #Covid-19#migrant#migration#monde#vaccination#sante#covax#circulationtherapeutique#afrique

  • Assiste-t-on à une mondialisation de la protestation sociale ?
    https://reporterre.net/Assiste-t-on-a-une-mondialisation-de-la-protestation-sociale

    De Haïti au Soudan, en passant par les rues d’Alger et de Hong Kong, une vague contestataire mondiale secoue le Sud. Portant le visage d’une jeunesse …

    #Afrique #Afrique_de_l'Est #Algérie #Asie #Afrique_du_Nord

  • L’OIM lance un appel pour fournir une aide vitale à plus d’un demi-million de migrants déplacés et vulnérables au Niger | Organisation internationale pour les migrations
    https://www.iom.int/fr/news/loim-lance-un-appel-pour-fournir-une-aide-vitale-plus-dun-demi-million-de-migra

    Niamey - Le Niger, l’un des pays de transit des migrants les plus fréquentés de la région du Sahel, est confronté à de multiples situations d’urgence. La COVID-19, les menaces permanentes à la sécurité et des générations de pauvreté profondément enracinée ont contribué à une crise humanitaire croissante, avec plus d’un demi-million de déplacés internes et leurs communautés d’accueil ayant besoin de services essentiels. En 2021, 135 000 autres migrants vulnérables auront également besoin d’une aide au Niger. Afin de pouvoir fournir l’aide indispensable, l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) lance aujourd’hui un appel de 121 millions de dollars pour apporter une aide essentielle aux migrants, aux déplacés internes et aux communautés d’accueil en 2021.
    Les retours continus de migrants d’Algérie - ainsi que les mouvements migratoires à travers le Niger, à la fois vers et depuis l’Algérie et la Libye - laissent les migrants sans abri, sans nourriture, sans eau et sans aide sanitaire. En plus de ces interventions humanitaires essentielles, l’OIM s’engage également à promouvoir la stabilité et la cohésion sociale entre les communautés d’accueil, les déplacés internes et les migrants. Malgré la fermeture officielle des frontières terrestres depuis le 19 mars, les migrants continuent de se rendre au Niger, de le traverser et de le quitter en empruntant des itinéraires migratoires de longue date, principalement vers la Libye et l’Algérie. L’OIM aide les migrants bloqués dans le cadre de ses opérations humanitaires (à la frontière avec l’Algérie) et de ses opérations de recherche et de sauvetage dans la région d’Agadez, au nord du Niger, après quoi de nombreux migrants reçoivent une aide dans l’un des six centres de transit de l’OIM au Niger.L’année dernière, une évaluation de l’OIM a conclu qu’au moins 2,7 millions de migrants étaient bloqués, dans l’impossibilité de retourner dans leur pays de résidence en raison des restrictions de mobilité imposées par la COVID-19.« En 2020, l’OIM a aidé plus de 9 000 migrants bloqués au Niger, dont la majorité provenait de pays d’Afrique de l’Ouest et d’Afrique centrale », a déclaré Barbara Rijks, chef de mission de l’OIM au Niger. « Beaucoup de ces migrants ont été aidés à retourner volontairement dans leurs pays d’origine respectifs, malgré la fermeture officielle des frontières, par le biais d’un couloir humanitaire établi avec le gouvernement du Niger ».Plus de 2 100 Nigériens de retour ont également été aidés pour leur isolement face à la COVID-19 et ont bénéficié d’une aide ultérieure dans leur région d’origine une fois arrivés au Niger. Des convois officiels pour les nigériens bloqués ont été organisés à partir de divers pays d’Afrique de l’Ouest par d’autres bureaux de l’OIM en collaboration avec le gouvernement du Niger, y compris ses missions consulaires. Quelque 3,8 millions de Nigériens auront besoin d’aide en 2021, selon l’aperçu des besoins humanitaires publié par l’équipe de pays chargée de l’action humanitaire au Niger. L’OIM au Niger prévoit d’accroître son niveau d’assistance dans les zones qui ont été touchées par différentes crises, notamment les catastrophes naturelles et l’insécurité résultant de l’activité croissante des organisations extrémistes violentes au Niger.

    #Covid-19#migrant#migration#niger#sante#personnedeplacee#refugie#afrique#insecurite#frontiere#humanitaire

  • Voyager pendant Covid : « J’étais nerveuse d’utiliser un faux certificat de test » - BBC News Afrique
    https://www.bbc.com/afrique/region-56014136

    Nous avons parlé à deux femmes qui admettent avoir utilisé et vendu de faux certificats de test Covid-19."J’étais un peu nerveuse parce que je ne savais pas à quoi m’attendre.""Quand je suis arrivée au comptoir où ils enregistrent votre passeport avant que vous ne montiez dans l’avion, l’homme m’a demandé mon [certificat de test Covid-19]"
    "Il l’a littéralement lu pendant 10 à 20 secondes, puis il a souri, m’a demandé où j’allais et m’a dit : « Bon voyage »"."J’étais soulagé car je savais qu’une fois cette étape franchie, j’étais libre." Louise*, 24 ans, s’est rendue au Ghana en octobre en utilisant un faux certificat de test Covid-19 négatif - le document que certains pays exigent pour prouver que vous n’avez pas le virus et que vous êtes apte à prendre l’avion avant votre départ.
    Le Ghana est l’un de ces pays et Louise dit qu’elle devait s’y rendre pour son travail et qu’elle ne pouvait pas se permettre de payer le coût du test. Ils peuvent coûter entre 100 et 300 £ [75.000 à 225.000 Fcfa], alors elle a cherché à obtenir un faux certificat.J’ai juste demandé à des gens que je connaissais : « Qui maîtrise Photoshop ? J’ai demandé à mes amis de me montrer leurs tests Covid juste pour avoir la structure de ce à quoi ressemble le certificat, puis j’ai demandé à quelqu’un de m’en faire un ».
    Acheter ou même tenter d’acheter un faux certificat est un crime au Royaume-Uni et utiliser un faux certificat pour voyager est une fraude par fausse représentation. Si vous êtes pris en train de vendre de faux certificats au Royaume-Uni, vous risquez une peine de prison. Actuellement, il incombe aux compagnies aériennes de vérifier que les passagers ont un résultat de test négatif.
    Jessica* a également 24 ans. Elle admet avoir vendu de faux certificats Covid-19 à des personnes qui voulaient voyager à l’étranger en faisant de la publicité pour ses services sur les médias sociaux.Elle affirme que c’était de l’"argent facile"."Ils ne voulaient tout simplement pas payer 150 £ (112.282 Fcfa) pour un test privé", dit-elle. "Nous leur avons fait payer 50 £ (37.500 Fcfa)."Parce que c’était si bon marché, les gens posaient tellement de questions, comme « comment ça marche », « quand j’arrive sur place, vont-ils me faire passer un test », « comment avez-vous fait ? », "est-ce que je vais avoir des ennuis ?"Jessica s’est justifiée de cette activité frauduleuse en disant qu’elle est une mère célibataire."Personne ne m’aide, personne ne me donne d’argent"."Si je dois prendre un petit risque pour gagner 300£ (225.000 Fcfa) pour nourrir mon enfant, croyez-moi, je le ferai." Jessica a réalisé qu’il y avait un marché pour les faux certificats d’examen après en avoir eu besoin pour voyager elle-même. Ne voulant pas payer les frais d’un test privé, son amie lui a dit qu’elle connaissait quelqu’un qui avait un faux certificat, et elle a donc décidé de mettre en place un système similaire.
    Au total, Jessica admet avoir vendu huit faux certificats, mais elle a décidé d’arrêter lorsqu’elle a réalisé l’impact de Covid-19 sur la vie des gens.
    « Je me sens mal maintenant. Je travaille dans le secteur de la santé, donc je ne veux pas avoir ça sur la conscience »."Les gens ont Corona à cause de moi. Dans d’autres pays qui n’ont pas la possibilité de recevoir des soins médicaux comme ici".

    #Covid-19#migrant#migration#afrique#sante#depistage#fauxtest#photoshop#economie#circulation#liberte#droit#precarite

  • En Afrique, des femmes dénoncent des violences dans les plantations industrielles d’huile de palme

    Depuis de nombreuses années, les organisations environnementales dénoncent les dommages causés par les plantations de palmiers pour la production d’huile de palme à grande échelle, principalement des grandes entreprises étrangères. Cependant, il y a une autre victime de cette activité commerciale en plus de la nature. C’est un modèle de production qui se nourrit de l’appropriation des terres, de l’exclusion des communautés qui y vivent, de l’exploitation des ressources naturelles et d’innombrables formes de violence, notamment contre les femmes dans les communautés. Dans un texte, le Mouvement mondial pour les forêts tropicales a déclaré que « la violence inhérente au modèle colonial des plantations n’épargne pas les systèmes de reproduction de la vie, c’est-à-dire les systèmes d’organisation collective, la souveraineté alimentaire, les soins communautaires, la diversité culturelle et linguistique, les savoirs ancestraux, parmi de nombreux autres aspects ».

    https://entreleslignesentrelesmots.blog/2021/02/18/en-afrique-des-femmes-denoncent-des-violences-dans-les-

    #afrique #féminisme

  • #Peter_Gabriel reprend son Biko pour #Playing_For_Change, avec #Angélique_Kidjo, #Yo-Yo_Ma, #Meshell_Ndegeocello...
    https://www.youtube.com/watch?v=jWNEr4eHL18

    Qui plus est, il explique avoir accepté de le faire parce que :

    Bien que le gouvernement de la minorité blanche soit parti en Afrique du Sud, le racisme dans le monde que l’apartheid représentait n’est pas parti. Le racisme et le nationalisme sont malheureusement en hausse. En Inde, au Myanmar et en Turquie, en Israël et en Chine, le racisme est délibérément exploité à des fins politiques.

    Watch Peter Gabriel Re-Record ‘Biko’ With Artists From Around the World
    Andy Greene, Rolling Stones, le 12 février 2021
    https://www.rollingstone.com/music/music-news/peter-gabriel-biko-performance-1126360

    #Steven_Biko #Musique #Musique_et_politique #Afrique_du_Sud

  • Espagne : un incendie détruit une partie du camp de migrants de Nijar - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/30258/espagne-un-incendie-detruit-une-partie-du-camp-de-migrants-de-nijar

    Un incendie a ravagé une grande partie du camp de travailleurs migrants à Nijar, dans le sud de l’Espagne, dans la nuit du samedi 13 février. Le feu, qui s’est déclaré vers 22h, a été particulièrement violent. La plupart des toits du camp de Nijar sont en plastique, ce qui a entraîné une propagation plus rapide des flammes. Dès le départ de l’incendie, plusieurs personnes ont appelé les services d’urgence qui ont déployé d’importants moyens. « Le feu ne s’est éteint qu’à 2h45 du matin car il y avait beaucoup de gens qui tentaient de récupérer leurs biens. Cela a rendu le travail difficile », a déclaré une source espagnole à El Pais. Les autorités espagnoles ont indiqué que l’origine de l’incendie restait pour l’heure inconnue. Deux cents personnes se retrouvent aujourd’hui sans abri. Le camp compte environ 1200 personnes. « Le problème ne concerne pas seulement ceux qui se retrouvent sans logement, mais aussi ceux dont les cabanes sont inutilisables cause de la suie et des ravages de la fumée », a déclaré une employé d’une ONG sur place, interrogée par El Pais.
    Ce n’est pas la première fois qu’un incendie touche ce camp de travailleurs. Au mois de décembre, les flammes avaient déjà détruit une partie du bidonville.La quasi totalité des migrants - marocains et africains subsahariens - du camp de Nijar travaillent dans les champs et les serres d’Almeria, une région d’où provient une grande partie des fruits et légumes en Europe. Leurs conditions de vie sont très précaires. Vivant loin des villes, dans des abris de fortune, ils font face au quotidien sans eau courante, ni électricité. La plupart de ces travailleurs ne gagnent qu’une trentaine d’euros par mois. Pas assez pour louer un logement décent.
    Leurs conditions de vie se sont aggravées depuis le début de l’épidémie de coronavirus en Espagne. Le 16 avril dernier, 27 ONG de défense des migrants avaient lancé un appel à la régularisation de ces travailleurs sans-papiers employés dans l’agriculture. « Des milliers de travailleurs agricoles migrants - ressortissants de l’UE ou non - vivent dans des cabanes et des campements insalubres, où il est impossible d’observer une distance physique et où la pandémie pourrait avoir des effets dévastateurs. Dans les champs et dans de nombreuses usines de transformation des aliments, les ouvriers travaillent à proximité les uns des autres sans aucun équipement de protection », avait alors dénoncé Caritas, l’une des ONG signataires.

    #Covid-19#migrant#migration#espagne#afriquesubsaharinne#maroc#sante#travailleurmigrant#economie#emploi#logement#pandemie#vulnerabilite#droit#agriculture

  • En Afrique, l’ampleur de l’épidémie de Covid-19 reste une grande inconnue
    https://www.lemonde.fr/afrique/article/2021/02/14/en-afrique-l-ampleur-de-l-epidemie-de-covid-19-reste-une-grande-inconnue_606

    « Les chiffres s’emballent. D’un point de vue européen, où le nombre de contaminations se compte en centaines de milliers, ils peuvent paraître encore faibles. Pourtant, ils ne reflètent la réalité que de manière très limitée. Seuls 1 000 à 2 000 tests sont réalisés chaque jour dans des pays de plusieurs millions d’habitants, soit 300 fois moins qu’en Europe. Et une partie concerne surtout les voyageurs », a alerté fin janvier l’ONG Alima, présente en Afrique de l’Ouest.En dehors des capitales, les moyens de dépistage s’avèrent le plus souvent inexistants. « Il n’existe qu’un laboratoire national à Bamako pour analyser des prélèvements transportés par vols humanitaires depuis Tombouctou, Mopti ou Gao. Seuls les malades présentant des symptômes sont testés. Il est dans ce contexte très difficile d’évaluer la circulation du virus », admet Aimé Makimere Tamberi, chef de mission d’Alima au Mali. Sur l’ensemble du continent, moins d’un million de tests ont été réalisés au cours de la semaine écoulée, soit deux fois moins qu’en France. Et pour une écrasante majorité, seule une poignée de pays (Afrique du Sud, Maroc, Egypte…) en ont bénéficié.
    Chaque jour, l’OMS et le Centre de contrôle et de prévention des maladies de l’Union africaine (CDC-Afrique) publient les chiffres des nouvelles contaminations et des décès sur la base des statistiques hospitalières fournies par les Etats.La Tanzanie, dont le président John Magufuli nie la gravité de l’épidémie, a cessé de transmettre des chiffres fin avril 2020. Le pays comptait alors 509 cas et 21 décès. La présence du variant sud-africain a pu y être repérée dans les tests positifs pratiqués cette semaine sur deux ressortissants tanzaniens en voyage au Royaume-Uni. Or ce variant, déjà identifié dans sept pays, inquiète au plus haut point les épidémiologistes. Plus contagieux, il serait également, selon une étude menée par l’Université de Witwatersrand (Johannesburg), résistant au vaccin développé par AstraZeneca. Des résultats qui ont conduit le gouvernement sud-africain à suspendre, à peine lancée, sa campagne de vaccinations.
    « Nous ne testons pas tout le monde, mais nous n’avons pas observé de mortalité massive en dehors des cas répertoriés [par les centres de santé] », répond le docteur John Nkengasong, directeur du CDC-Afrique, lorsqu’il est questionné sur la sous-évaluation de l’épidémie. Plusieurs enquêtes conduisent toutefois à s’interroger sur cette réalité.
    En Zambie, une étude menée à Lusaka a révélé que 19 % des cadavres reçus par la plus grande morgue de la capitale entre juin et septembre 2020 étaient positifs au SARS-CoV-2. « 364 personnes ont été testées et dix-neuf sont apparues positives ; 70 % étaient des hommes, avec un âge médian de 49 ans, mais il y avait aussi sept enfants. La majorité des décès étaient survenus dans les communautés. Personne n’avait été testé avant de mourir, même si des symptômes du Covid-19 étaient dans certains cas visibles », écrivent Lawrence Mwananyanda et Christopher Gill, chercheurs à l’école de santé publique de l’Université de Boston (Etats-Unis) et auteurs principaux de l’article publié fin décembre 2020 sur la plateforme en ligne MedRxiv. En Afrique du Sud, l’équipe conduite par Debbie Bradshaw, du South African Medical Research Council (SAMRC), a annoncé, le 10 février, que selon ses calculs menés en prenant pour référence des tendances de mortalité antérieures à la pandémie, les décès supplémentaires enregistrés dans le pays entre mai 2020 et février avoisinent les 137 000, soit plus de trois fois le chiffre déclaré à l’OMS.

    #Covid-19#migrant#migration#afrique#afriquedusud#mali#zambie#circulation#variant#depistage#morbidite#mortalite#sante

  • #Réfugiés_climatiques : quand attiser la « peur du migrant » masque la réalité des phénomènes migratoires

    À chaque vague, Saint-Louis s’enfonce un peu plus sous l’océan, dont le niveau ne cesse de monter ; les eaux qui assuraient jadis les moyens de subsistance de cette ville du nord du Sénégal menacent désormais sa survie même. Les Nations Unies ont déclaré que Saint-Louis était la ville d’Afrique la plus en danger du fait de l’élévation du niveau de la mer : l’Atlantique engloutit jusqu’à deux mètres de côte chaque année. Plusieurs milliers d’habitants ont été contraints de se reloger à l’intérieur des terres suite aux tempêtes et à l’inondation de Doune Baba Dièye, un village de pêcheurs des environs. Pour les personnes qui habitent toujours sur place, la vie devient de plus en plus précaire.

    Des situations comme celles-là se répètent à mesure que la #crise_climatique s’aggrave. La migration et les #déplacements_de_population induits par le climat sont en hausse, de même que l’angoisse et la désinformation qui l’accompagne. Depuis quelques années, nous observons une multiplication des propos sensationnalistes et alarmistes dans les médias et chez les responsables politiques de l’hémisphère nord, qui affirment que le #changement_climatique entraîne directement et automatiquement une #migration_de_masse, et mettent en garde, en usant d’un #vocabulaire_déshumanisant, contre l’imminence des « #flots » ou des « #vagues » de millions, voire de milliards, de migrants ou de réfugiés climatiques au désespoir qui pourraient submerger l’Europe pour fuir un hémisphère sud devenu inhabitable.

    Les prédictions apocalyptiques retiennent peut-être l’attention de l’opinion, mais elles occultent la réalité complexe du terrain et alimentent une #xénophobie et un #racisme déjà profondément enracinés en Europe en jouant sur la #peur du migrant. Elles dressent en outre un tableau très inexact : ce que révèlent les études sur le changement climatique et la migration est très différent des discours alarmistes qui ont pris place.

    Les experts s’accordent à dire que le changement climatique se répercute sur la #mobilité. Cependant, la relation entre ces deux éléments n’est pas directe, comme elle est souvent décrite, mais complexe, résultant de #causes_multiples et propre à un contexte donné. Par ailleurs, les estimations relatives à l’impact du changement climatique sur la mobilité sont mises en doute par les incertitudes quant à la manière dont évolueront à l’avenir le climat, la capacité d’adaptation des pays et les politiques migratoires internationales.

    #Mythe et réalité

    Les prévisions de millions ou de milliards de personnes déplacées au cours des prochaines décennies laissent entendre que le déplacement et la migration induits par le climat se manifesteront dans un futur éloigné alors qu’il s’agit d’une réalité bien présente. À l’échelle mondiale, le nombre de personnes déplacées à l’intérieur de leur propre pays atteint des records : près de 25 millions de personnes ont dû quitter leur foyer en 2019 suite à des catastrophes soudaines. L’aggravation des #phénomènes_météorologiques_extrêmes, comme les #typhons, les #tempêtes et les #inondations, conjuguée aux changements qui s’opèrent plus lentement, tels que l’élévation du niveau de la mer, la dégradation des sols et les variations des précipitations, devrait accroître la mobilité due au climat.

    Traiter la « #migration_climatique » comme une catégorie de migration distincte implique à tort qu’il est possible de différencier le climat des autres facteurs. Or, les décisions de quitter un endroit résultent d’une multitude d’éléments qui sont profondément liés entre eux et qui interagissent de manière complexe. Pour les personnes qui vivent de l’agriculture de subsistance, les conditions environnementales et les résultats économiques ne font qu’un, étant donné que des changements de pluviométrie ou de température peuvent entraîner de graves conséquences économiques. Caroline Zickgraf, directrice adjointe de l’Observatoire Hugo, un centre de recherche basé à l’université de Liège, en Belgique, qui étudie comment l’environnement et le changement climatique agissent sur la migration explique :

    « Si l’on ne voit pas que tous ces facteurs différents sont imbriqués – facteurs sociaux, politiques, économiques, environnementaux et démographiques – on passe vraiment à côté de la situation générale »

    Une autre idée fausse persiste au sujet du changement climatique et de la mobilité des humains, consistant à croire que la plupart des individus qui se déplacent quittent leur pays. Depuis quelque temps, l’attention vis-à-vis des migrants porte largement sur les Africains qui cherchent à aller en Europe. Cette forme de migration internationale de longue distance représente l’image la plus répandue de la migration et, pourtant, les faits indiquent que ce n’est pas la plus fréquente, mais cette réalité est souvent inaudible.

    En Afrique de l’Ouest et centrale, la migration vers l’Afrique du Nord ou l’Europe représente seulement de 10 à 20 % des déplacements, alors que les 80 à 90 % restants s’effectuent à l’intérieur de la région. « Depuis plusieurs années, l’Europe attire de moins en moins les candidats à la migration, en raison des difficultés qu’ils rencontrent pour bénéficier des programmes de régularisation, trouver du travail et rester mobiles », souligne Aly Tandian, président de l’Observatoire sénégalais des migrations et professeur de sociologie associé à l’université Gaston Berger de Saint-Louis. Les pays africains constituent les destinations principales des migrants d’#Afrique_de_l’Ouest parce qu’il n’y a pas de contraintes de visa et qu’il est plus aisé de voyager sur la terre ferme, ce qui facilite la mobilité des personnes en quête d’opportunités, outre la familiarité que procure la proximité socioculturelle et linguistique de nombreux pays d’accueil, explique-t-il.

    Hind Aïssaoui Bennani, spécialiste de la migration, de l’environnement et du changement climatique auprès de l’Organisation internationale pour les migrations à Dakar, au Sénégal, affirme que l’ampleur de la #migration_économique est souvent mal reconnue, en dépit de son importance dans l’ensemble de la région. La plupart des migrants économiques partent pour trouver du travail dans le secteur des ressources naturelles, notamment l’agriculture, la pêche et l’exploitation minière. « L’#environnement est non seulement un élément moteur de la migration, qui oblige les personnes à se déplacer mais, en plus, il les attire », précise Mme Bennani. Elle ajoute toutefois que le changement climatique peut également entraîner l’#immobilité et piéger les individus qui ne peuvent pas partir par manque de ressources ou de capacités, c’est-à-dire généralement les plus vulnérables.

    Ce qui alimente la peur

    On ne peut pas savoir combien de personnes ont quitté leur région à cause du changement climatique et, d’après les experts,il est difficile, voire impossible, de prédire avec précision le nombre de citoyens qui devront se déplacer à l’avenir, du fait de la complexité inhérente à la migration et au changement climatique. « Il va y avoir toute une série de scénarios à partir des actions que nous menons en termes de politique et de climat, mais aussi par rapport à la réaction des gens qui, souvent, n’est pas linéaire. Cela ne se résume pas à dire ‘le changement climatique s’intensifie, donc la migration s’intensifie », indique Caroline Zickgraf.

    L’année dernière, un rapport (https://www.visionofhumanity.org/wp-content/uploads/2020/10/ETR_2020_web-1.pdf) réalisé par le think tank international Institute for Economics and Peace a révélé que les menaces écologiques contraindraient au déplacement 1,2 milliard de personnes d’ici à 2050. Ce chiffre s’est répandu comme une traînée de poudre et a été couvert par les principaux organes de presse à travers le monde, mais plusieurs experts reconnus dans le domaine de la migration récusent ce chiffre, parmi lesquels Caroline Zickgraf, qui estime qu’il n’est pas suffisamment scientifique et qu’il résulte d’une manipulation et d’une déformation des données. À titre de comparaison, un rapport de la Banque mondiale datant de 2018 qui s’appuyait sur des techniques de modélisation scientifiques prévoyait qu’il y aurait 140 millions de migrants climatiques internes d’ici à 2050 si aucune action urgente pour le climat n’était mise en place.

    L’idée selon laquelle « le changement climatique entraîne une migration de masse » est utilisée par la gauche pour alerter sur les conséquences humanitaires du changement climatique et pour galvaniser l’action en faveur du climat, alors qu’elle sert de point de ralliement à la droite et à l’extrême droite pour justifier la militarisation des frontières et les politiques de lutte contre l’immigration. Caroline Zickgraf note :

    « Mentionner la migration dans le but d’accélérer l’action pour le climat et d’attirer l’attention sur l’incidence du changement climatique pour les populations me semble tout à fait bien intentionnée. Mais malheureusement, très souvent, c’est la question de la sécurité qui prend le dessus. On attend une action pour le climat, et on se retrouve avec des politiques migratoires restrictives parce qu’on joue avec la peur des gens. »

    La peur n’incite pas les citoyens ni les gouvernements à agir davantage pour le climat mais a plutôt tendance à exacerber le racisme et la xénophobie et à contribuer à l’édification de la « forteresse Europe ». De surcroît, présenter la « migration climatique » comme un risque pour la sécurité justifie la mise en place de programmes de financement destinés à empêcher la migration en faisant en sorte que les candidats au départ restent chez eux, ce qui est contraire au droit humain fondamental de circuler librement. Alors que l’urgence climatique augmente, la « crise européenne des réfugiés » de 2015 est de plus en plus souvent invoquée pour prédire l’avenir. Caroline Zickgraf pense qu’en recourant à des tactiques qui alarment le public, ce ne sont pas les changements climatiques qui font peur, mais « l’Autre » – celui qui doit se déplacer à cause de ces changements.

    Un autre problème émane de la recherche sur la migration elle-même : quelles études, réalisées par quels chercheurs, sont reconnues et écoutées ? D’après Aly Tandian, étant donné qu’en Europe toutes les causes de la migration ne sont pas prises en considération, les analyses européennes se limitent à leur compréhension des questions migratoires sur le terrain en Afrique. « De plus, c’est souvent l’Europe qui est mandatée pour réaliser des études sur la migration, ce qui appauvrit en partie les résultats et les décisions politiques qui sont prises », observe-t-il.

    La mobilité, une #stratégie_d’adaptation

    La tendance actuelle à présenter la migration en provenance de l’hémisphère sud comme une anomalie, un problème à résoudre ou une menace à éviter ne tient pas compte du fait que la migration n’est pas un phénomène nouveau. Depuis la nuit des temps, la mobilité est une stratégie d’adaptation des humains pour faire face aux changements du climat ou de l’environnement. Et il ne s’agit pas toujours d’un moyen d’échapper à une crise. « La migration est une question de résilience et d’adaptation et, en Afrique de l’Ouest et centrale, la migration fait déjà partie de la solution », note Hind Aïssaoui Bennani.

    Dans certains endroits, nous devrons peut-être, et c’est souhaitable, faciliter la migration de manière préventive, dit Caroline Zickgraf, en veillant à ce que les gens migrent dans les meilleures conditions dans le contexte du changement climatique. « Ce que nous souhaitons vraiment, c’est donner le choix, et si nous considérons seulement la migration comme quelque chose de négatif, ou qui doit toujours être évité, nous ne voyons pas tous les intérêts qu’il peut y avoir à quitter une région vulnérable à l’impact du changement climatique. »

    Étant donné que le changement climatique pèse lourdement sur les fragilités et les inégalités existantes et qu’il frappera de façon disproportionnée les populations de l’hémisphère sud, alors qu’elles en sont le moins responsables, favoriser la mobilité n’est pas une simple stratégie d’adaptation, mais fait partie intégrante de la justice climatique.

    La mobilité peut permettre aux habitants de Saint-Louis et des innombrables lieux qui subissent déjà les effets du changement climatique, en termes de vies humaines et d’opportunités, d’être moins vulnérables et de vivre mieux – un rôle qui se révélera particulièrement essentiel dans un monde de plus en plus marqué par l’instabilité climatique.

    https://www.equaltimes.org/refugies-climatiques-quand-attiser?lang=fr
    #réfugiés #asile #migrations #réfugiés_environnementaux #adaptation

    ping @isskein @karine4

  • Covid-19 : dans le Tyrol autrichien et ses stations de ski, un important cluster de variant sud-africain détecté
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/02/09/covid-19-un-important-cluster-de-variant-sud-africain-detecte-dans-le-tyrol_

    Face au coronavirus, le Tyrol accumule décidément les déconvenues. Alors que ses stations de ski ont compté parmi les plus gros clusters d’Europe lors de la première vague du printemps 2020, la région autrichienne concentre désormais le plus grand nombre de cas détectés de variant sud-africains sur le Vieux Continent. Près de 300, selon un communiqué du gouvernement autrichien, publié lundi 8 février, et demandant en urgence d’annuler tous les voyages vers ce Land comptant 750 000 habitants, qui dépendent en grande partie des sports d’hiver. Baptisé B.1.351, ce variant pourrait réduire l’efficacité de certains vaccins selon plusieurs études.
    « C’est pour cela qu’il faut tout faire pour évite que ces mutations ne se répandent de plus en plus », a alerté le chancelier conservateur Sebastian Kurz, mardi 9 février. Un test négatif datant de moins de 48 heures sera requis pour quitter la région, a-t-il également annoncé, après plusieurs jours de débats intenses avec Innsbruck, la capitale du Tyrol. Le gouvernement régional avait en effet d’abord refusé les premières mesures annoncées à Vienne, lundi, et consistant seulement à « déconseiller » tous les déplacements. « Ce sont des recommandations », avait ainsi pointé Günther Platter, président conservateur du Land du Tyrol en ajoutant qu’« il ne pouvait pas y avoir un isolement car le Tyrol gère très bien la situation et qu’il ne peut pas être une nouvelle fois cloué au pilori ». Depuis le début de la pandémie, la région est particulièrement inquiète pour sa réputation touristique. Si les restrictions de déplacement compliquent fortement les arrivées de touristes de l’étranger, les stations de ski autrichiennes ont malgré tout pu ouvrir cet hiver, à la différence de la France ou l’Allemagne.
    Dans ce contexte, même les chiffres des contaminations qui se concentrent dans la vallée de Zillertal, à l’est d’Innsbruck, font l’objet de débat : le gouvernement régional parle de 165 « cas confirmés » seulement au variant sud-africain alors que les scientifiques assurent en avoir déjà séquencé 293 et attendre le résultat de 200 autres cas suspects complémentaires. « Le Tyrol compte les cas de façon créative pour enjoliver ses chiffres et minorer la situation », dénonce un de ses experts, sous couvert d’anonymat face à l’ampleur de cette polémique qui a rallumé l’éternel débat en Autriche autour de la puissance du lobby des sports d’hiver.
    L’origine de ces contaminations reste pour l’instant inconnue, mais la presse autrichienne a pointé du doigt des hôteliers de la région qui auraient profité de la fermeture forcée de leur établissement pour aller faire du golf en Afrique du Sud pendant les fêtes de fin d’année. Dans la foulée, Michael Ludwig, le maire socialiste de Vienne, n’a pas hésité à fustiger « ceux qui vont passer leurs vacances en Afrique du Sud malgré les restrictions de déplacement et qui ramènent peut-être avec eux un risque inestimable ». Cette prospère région a aussi eu peur de ne pas pouvoir profiter de la réouverture des commerces et des écoles entrée en vigueur lundi 8 février en Autriche, après six semaines de confinement, le troisième depuis le début de l’épidémie.

    #Covid-19#migrant#migration#autriche#afriquedusud#sante#variant#tourisme#test#frontiere#deplacement

  • Covid-19 dans le monde : par peur des variants, plusieurs pays renforcent les restrictions aux frontières
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/01/29/covid-19-dans-le-monde-par-peur-des-variants-plusieurs-pays-renforcent-les-r

    Covid-19 dans le monde : par peur des variants, plusieurs pays renforcent les restrictions aux frontières. L’Allemagne va restreindre dès samedi les entrées sur son territoire aux voyageurs en provenance du Brésil, du Royaume-Uni, d’Irlande, du Portugal et d’Afrique du Sud.Alors que la diffusion de variants plus contagieux du SARS-CoV-2 inquiète, plusieurs pays ont renforcé les restrictions pour les voyageurs, vendredi 29 janvier.
    La pandémie a fait plus de 2,19 millions de morts dans le monde, depuis la fin de décembre 2019, selon un bilan établi par l’Agence France-Presse (AFP) à partir de sources officielles. Plus de 101,4 millions de cas d’infection ont été diagnostiqués. Le nombre de victimes à l’échelle mondiale reste globalement sous-évalué. Il se fonde sur les bilans quotidiens des autorités nationales de santé.L’Allemagne va restreindre dès samedi les entrées sur son territoire par voie terrestre, maritime et aérienne aux voyageurs en provenance du Brésil, du Royaume-Uni, d’Irlande, du Portugal et d’Afrique du Sud. Des pays où des variants plus contagieux du coronavirus original circulent très activement. Les autorités sanitaires sont de plus en plus préoccupées par ces variants, qui, avec leur vitesse de propagation plus élevée, risquent de conduire les systèmes de santé au bord de la rupture.
    Le Canada va imposer aux voyageurs arrivant dans le pays un test obligatoire et une quarantaine « à leurs frais » dans un hôtel pendant trois jours en attendant le résultat, a annoncé vendredi, le premier ministre canadien, Justin Trudeau. En outre, dès dimanche, les vols entre le Canada et des « destinations soleil », comme les Caraïbes et le Mexique, seront suspendus jusqu’au 30 avril. Depuis 14 heures vendredi, le Royaume-Uni a fermé ses frontières aux personnes arrivant des Emirats arabes unis – dont Dubaï très prisé des touristes –, du Burundi et du Rwanda, afin d’éviter l’importation de nouveaux variants.En Norvège, la fermeture des frontières aux non-résidents est aussi entrée en vigueur vendredi.

    #Covid-19#migrant#migration#sante#bresil#grandebretagne#’irlande#norvege#portugal#afriquedusud#variant#frontiere#propagation#quarantaine#test

  • Détection du variant anglais du coronavirus : Le Sénégal dans une nouvelle phase de la lutte contre la COVID-19.
    https://www.dakaractu.com/Detection-du-variant-anglais-du-coronavirus-Le-Senegal-dans-une-nouvelle-

    Au Sénégal, les autorités sanitaires tentent de rassurer. Le Directeur de la prévention au ministère de la Santé a confié à nos confrères de la RFM que l’homme par qui le variant anglais est entré au Sénégal a été isolé et traité de même que ses contacts qui ont été déclarés guéris. Selon un décompte fait par Dakaractu, 176 cas importés ont été enregistrés depuis le 1er septembre. La dernière fois que des cas importés ont été détectés remonte à...trois jours. En effet, le bilan du ministère du 25 janvier faisait état de 2 cas importés parmi les nouvelles contaminations. Ce qui veut dire que le risque d’accueillir de voyageurs avec le variant britannique demeure, surtout que celui-ci est présent dans au moins 70 pays et territoires.
    Ce risque est d’autant plus élevé que des entrées au Sénégal avec de faux tests négatifs ont été récemment dénoncés par le ministre de la Santé. « Les cas graves et sévères sont devenus plus nombreux dans cette deuxième vague. Du coup, les cas de décès deviennent plus nombreux. C’est pourquoi on doit prendre toutes les dispositions pour maîtriser la pandémie en amont. Accélérer la détection précoce. Que la prise en charge soit efficace.
    Mais nous dénonçons les fraudes au niveau des tests qui sont à l’origine de ces cas importés à l’aéroport. Il y a des voyageurs qui atterrissent avec de faux tests très vite détectés par les services de sécurité et de santé préposés à l’aéroport. C’est ce qui nous a permis de maîtriser les cas importés », a déploré Abdoulaye Diouf Sarr dans l’émission Saytu de la RTS.
    Mais faut-il juste se limiter à dénoncer si l’on sait que depuis le 2 décembre, la maladie se répand de façon exponentielle et semble plus mortelle que lors de la première vague. Autant dire que le Sénégal est entré dans une nouvelle phase de l’épidémie et à situation exceptionnelle, mesures exceptionnelles...

    #Covid-19#migrant#migration#afrique#senegal#sante#variant#casimporté#pandemie#test

  • Covid-19 : au Ghana, une deuxième vague qui frappe davantage les jeunes
    https://www.lemonde.fr/afrique/article/2021/01/27/covid-19-au-ghana-une-deuxieme-vague-qui-frappe-davantage-les-jeunes_6067823

    Jusqu’à présent, le Ghana n’a recensé officiellement que 367 morts. Mais, chez les épidémiologistes, cette nouvelle vague fait ressurgir les inquiétudes du mois de mars, lorsque l’Afrique de l’Ouest se voyait prédire une déferlante meurtrière du Covid-19. « Dans certains pays, comme au Mali, on atteint désormais des nombres de cas et de décès supérieurs à la première vague, avec un impact plus important sur les systèmes de santé, met en garde Yap Boum, représentant régional pour Epicenter Africa, la branche recherche de Médecins sans frontières (MSF). Ce qui peut s’expliquer en partie par une rigueur plus importante lors de la première vague, où les pays africains étaient bien préparés et la communauté plus engagée face à cette nouvelle maladie. »
    Plus préoccupant encore, Nana Akufo-Addo a reconnu que « certains passagers [arrivant au Ghana] ont été testés positifs aux nouveaux variants du Covid-19 ». Des travaux sont en cours pour déterminer leur présence et l’étendue de la propagation au sein de la population. Les résultats du séquençage des souches circulant en Afrique n’ayant pas encore été entièrement divulgués, impossible pour l’instant de savoir de quels variants il s’agit. La souche sud-africaine a déjà été détectée au Botswana, en Gambie et en Zambie et la souche britannique en Gambie, tandis qu’un nouveau variant serait apparu au Nigeria. « Il n’est pas exclu d’avoir de nouveaux variants spécifiques au Ghana ayant leurs propres particularités », s’inquiète Yap Boum.

    #Covid-19#migrant#migration#afrique#ghana#variant#sante#casimporte

    • La prévalence nouvelle de cas sérieux chez des patients jeunes sans antécédents médicaux fait tiquer les médecins. « Depuis le début de l’épidémie, le Covid-19 frappe à tout âge, rappelle le docteur Isaac Adomakoma, à l’hôpital universitaire Korle-Bu d’Accra. Mais, cette fois-ci, les cas graves sont répartis différemment. Lors de la première vague, la plupart des patients sévèrement touchés étaient des personnes âgées avec comorbidités, tandis que les jeunes en bonne santé s’en sortaient généralement avec peu de symptômes, voire aucun. Or la seconde vague atteint désormais sévèrement des personnes jeunes sans comorbidités, parfois même mortellement. Si on ne respecte pas strictement les protocoles sanitaires, cette seconde vague risque de faire des ravages au sein de cette population. »

  • Covid-19 dans le monde : Moderna affirme que son vaccin est efficace contre les variants, les masques FFP2 obligatoires en Autriche
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/01/25/covid-19-dans-le-monde-le-president-mexicain-teste-positif_6067461_3244.html

    Le président américain, Joe Biden, a estimé lundi que les Etats-Unis se rapprocheraient de l’immunité collective d’ici l’été. Interrogé sur la date à laquelle tous les Américains souhaitant bénéficier du vaccin le pourront, il a répondu : « le printemps ». « Je pense que cela représente un défi logistique sans précédent dans l’histoire de notre pays mais je pense que nous pouvons le faire », a-t-il affirmé.En parallèle, il a décidé de réimposer une interdiction d’entrer aux Etats-Unis à la plupart des citoyens non américains qui se sont rendus en Grande-Bretagne, au Brésil et en Afrique du Sud, où sont apparus des variants du coronavirus plus contagieux, et pour ceux venant d’une grande partie de l’Europe. Il doit également étendre cette interdiction aux voyageurs qui se sont récemment rendus en Afrique du Sud, en raison des informations selon lesquelles de nouveaux variants du coronavirus plus transmissibles apparaissent aux Etats-Unis.

    #Covid-19#migrant#migration#etatsunis#sante#retsrictionsanitaire#variant#afriquedusud#grandebretagne#bresil#propagation

  • #Urbanisme. Dans les #villes sud-africaines, les fantômes de l’#apartheid

    Jusque dans leur #architecture et leur organisation, les villes sud-africaines ont été pensées pour diviser #Noirs et #Blancs. Vingt ans après la fin de l’apartheid, des activistes se battent pour qu’elles soient enfin repensées.

    Lors de la dernière nuit que Sophie Rubins a passée dans son taudis de tôle rouillée, au début du mois de septembre, la première pluie du printemps s’est abattue sur son toit. De son lit, elle l’a regardée s’infiltrer dans les interstices des parois. Les fentes étaient si grandes qu’on pouvait « voir les étoiles », dit-elle, et en entrant, l’eau faisait des flaques sur le sol, comme à chaque fois qu’il avait plu durant les trente dernières années.

    Mme Rubins avait passé la majeure partie de sa vie dans ce « zozo » - une bicoque en tôle - situé dans une arrière-cour d’Eldorado Park. Ce #township de la banlieue sud de #Johannesburg avait été construit pour abriter un ensemble de minorités ethniques désigné dans la hiérarchie raciale de l’apartheid sous le nom de « communauté de couleur ». Les emplois et les services publics y étaient rares. La plupart des postes à pourvoir se trouvaient dans les secteurs « blancs » de la ville, où l’on parvenait après un long trajet en bus.

    Mais cette nuit était la dernière qu’elle y passait, car, le lendemain matin, elle déménageait de l’autre côté de la ville, dans un appartement qui lui avait été cédé par le gouvernement. Cela faisait vingt-quatre ans qu’elle figurait sur une liste d’attente.

    Je pensais avoir ce logement pour y élever mes enfants, soupire-t-elle, mais je suis quand même contente car j’aurai un bel endroit pour mourir."

    Construits pour diviser

    Quand la #ségrégation a officiellement pris fin en Afrique du Sud au milieu des années 1990, les urbanistes ont été confrontés à une question existentielle : comment réunir les communautés dans des villes qui avaient été construites pour les séparer ?? Pendant des décennies, ils l’avaient esquivée pour se concentrer sur une question plus vaste encore : comment fournir un #logement décent à des gens entassés dans des quartiers pauvres, isolés et dépourvus de services publics ?? Depuis la fin de l’apartheid, le gouvernement a construit des logements pour des millions de personnes comme Mme Rubins.

    Mais la plupart sont situés en #périphérie, dans des quartiers dont l’#isolement contribue à accroître les #inégalités au lieu de les réduire. Ces dernières années, des militants ont commencé à faire pression sur les municipalités pour qu’elles inversent la tendance et construisent des #logements_sociaux près des #centres-villes, à proximité des emplois et des écoles. D’après eux, même s’ils ne sont pas gratuits, ces logements à loyer modéré sont un premier pas vers l’intégration de la classe populaire dans des secteurs de la ville d’où elle était exclue.

    Le 31 août, un tribunal du Cap a donné gain de cause à ces militants en décrétant que la ville devait annuler la vente d’un bien immobilier qu’elle possédait près du quartier des affaires et y construire des logements sociaux. « Si de sérieux efforts ne sont pas faits par les autorités pour redresser la situation, stipule le jugement, l’#apartheid_spatial perdurera. » Selon des experts, cette décision de justice pourrait induire une réaction en chaîne en contraignant d’autres villes sud-africaines à chercher à rééquilibrer un statu quo très inégalitaire.

    Ce jugement est important car c’est la première fois qu’un tribunal estime qu’un logement abordable et bien placé n’est pas quelque chose qu’il est bon d’avoir, mais qu’il faut avoir", observe Nobukhosi Ngwenya, qui poursuit des recherches sur les inégalités de logements à l’African Centre for Cities [un centre de recherches sur l’urbanisation] du Cap.

    Près de la décharge

    Cet avis va à contre-courant de l’histoire mais aussi du présent. L’appartement dans lequel Mme Rubins a emménagé au début de septembre dans la banlieue ouest de Johannesburg a été construit dans le cadre du #Programme_de_reconstruction_et_de_développement (#PRD), un chantier herculéen lancé par le gouvernement dans les années 1990 pour mettre fin à des décennies - voire des siècles en certains endroits - de ségrégation et d’#expropriation des Noirs. Fondé sur l’obligation inscrite dans la Constitution sud-africaine d’"assurer de bonnes conditions de logement" à chaque citoyen, ce programme s’engageait à fournir un logement gratuit à des millions de Sud-Africains privés des services essentiels et de conditions de vie correctes par le gouvernement blanc.

    Le PRD a été dans une certaine mesure une réussite. En 2018, le gouvernement avait déjà livré quelque 3,2 millions de logements et continuait d’en construire. Mais pour réduire les coûts, la quasi-totalité de ces habitations ont été bâties en périphérie des villes, dans les secteurs où Noirs, Asiatiques et métis étaient naguère cantonnés par la loi.

    Le nouvel appartement de Mme Rubins, par exemple, jouxte la décharge d’une mine, dans un quartier d’usines et d’entrepôts construits de manière anarchique. Le trajet jusqu’au centre-ville coûte 2 dollars, soit plus que le salaire horaire minimum.

    Cet #éloignement du centre est aussi un symbole d’#injustice. Sous l’apartheid, on ne pouvait accéder à ces #banlieues qu’avec une autorisation de la municipalité, et il fallait souvent quitter les lieux avant le coucher du soleil.

    « Il y a eu beaucoup de luttes pour l’accès à la terre dans les villes sud-africaines et elles ont été salutaires », souligne Mandisa Shandu, directrice de Ndifuna Ukwazi, l’association de défense des droits au logement qui a lancé l’action en #justice au Cap pour que la vente immobilière de la municipalité soit annulée. « Ce que nous avons fait, c’est réclamer que l’#accès mais aussi l’#emplacement soient pris en considération. »

    Au début de 2016, l’association a appris que la municipalité du Cap avait vendu une propriété située dans le #centre-ville, [l’école] Tafelberg, à une école privée locale. Alors que l’opération avait déjà eu lieu, l’association a porté l’affaire devant les tribunaux en faisant valoir que ce bien n’était pas vendable car la ville était tenue d’affecter toutes ses ressources à la fourniture de #logements_sociaux.

    Après quatre ans de procédure, le tribunal a décidé d’invalider la vente. Les autorités ont jusqu’à la fin de mai 2021 pour présenter un plan de logements sociaux dans le centre du Cap. « Je pense que ce jugement aura une influence majeure au-delà du Cap, estime Edgar Pieterse, directeur de l’African Centre for Cities. Il redynamisera le programme de logements sociaux dans tout le pays. »

    Fin de « l’#urbanisme_ségrégationniste »

    Cependant, même avec cette nouvelle impulsion, le programme ne répondra qu’à une partie du problème. Selon M. Pieterse, le gouvernement doit trouver des moyens pour construire des #logements_gratuits ou à #loyer_modéré pour faire des villes sud-africaines des endroits plus égalitaires.

    Ainsi, à Johannesburg, la municipalité a passé ces dernières années à améliorer le réseau des #transports_publics et à promouvoir la construction le long de liaisons qui avaient été établies pour faciliter les déplacements entre des quartiers coupés du centre-ville par un urbanisme ségrégationniste.

    Quand Mme Rubins a emménagé dans son nouvel appartement, elle ne pensait pas à tout cela. Pendant que l’équipe de déménageurs en salopette rouge des services publics déposait ses étagères et ses armoires, dont les pieds en bois étaient gauchis et gonflés par trente ans de pluies torrentielles, elle a jeté un coup d’oeil par la fenêtre de sa nouvelle chambre, qui donnait sur un terrain jonché de détritus.

    Sa nièce, June, qui avait emménagé à l’étage au-dessus une semaine plus tôt, l’aidait à trier les sacs et les cartons. Mme Rubins s’est demandé à haute voix s’il y avait de bonnes écoles publiques dans le coin et si les usines embauchaient. Elle l’espérait, car le centre-ville était à trente minutes en voiture.

    Si tu es désespérée et que Dieu pense à toi, tu ne dois pas te plaindre. Tu dois juste dire merci", lui a soufflé June.

    https://www.courrierinternational.com/article/urbanisme-dans-les-villes-sud-africaines-les-fantomes-de-lapa
    #Afrique_du_Sud #division #séparation #Segregated_By_Design #TRUST #master_TRUST

    ping @cede

  • #Douala (Cameroun) : résistance aux expulsions dans le cadre de l’agrandissement de l’aéroport
    https://fr.squat.net/2021/01/20/douala-cameroun-resistance-aux-expulsions-dans-le-cadre-de-lagrandissement

    Samedi 9 janvier 2021, des #émeutes ont éclaté du côté de l’aéroport international de Douala. Des milliers de personnes vivent là dans un énorme bidonville, pour certaines depuis les années 1990. Pourtant, l’État a décidé d’y envoyer sa police pour expulser les gens et détruire leurs logements. Comme ailleurs, le profit capitaliste des plus riches […]

    #Vidéos #Afrique #Cameroun #expulsion

  • Can I be re-infected with the new #variant if I’ve had #COVID-19? | NICD
    https://www.nicd.ac.za/can-i-be-re-infected-with-the-new-variant-if-ive-had-covid-19

    The blood samples from half the people we tested showed that all neutralizing activity was lost. This suggests that they may no longer be protected from re-infection. In the other half, the levels of antibodies were reduced and so the risk of re-infection is not known.

    #afrique_du_sud #réinfection #anticorps #immunité

  • Cyber-escrocs, l’Afrique contre-attaque - Ép. 3/4 - Pirates 2.0
    https://www.franceculture.fr/emissions/cultures-monde/pirates-20-34-cyber-escrocs-lafrique-contre-attaque


    En Côte d’Ivoire, on les appelle les « #brouteurs ». La métaphore est inspirée du mouton et de sa façon de se nourrir : prélevant ça et là - et sans se fatiguer - de petites quantité de nourriture sur un vaste territoire. Les brouteurs, ce sont des cyber-escrocs. De jeunes hommes principalement, qui, de leurs cyber-cafés, basés en #Afrique_de_l’Ouest, conçoivent des arnaques par mail dont ils inondent les serveurs occidentaux.[...]

    Comment ces arnaques se nourrissent-elles du contexte social, politique et historique des rapports entre l’Afrique et l’#Occident ? Enfin, quelle réponse des autorités locales et internationales à cette part du spectre de la #cybercriminalité ?

    Pour en parler, Nahema Hanafi, maitresse de conférence en histoire moderne et contemporaine à l’université d’Angers, membre du laboratoire TEMOS (Temps, Monde, Sociétés), et Yaya Koné, sociologue et anthropologue, maitre de conférence à l’Université Polytechnique des Hauts de France, membre du laboratoire CRISS.

  • Landlocked Lesotho faces food crisis amid Covid border closures | Hunger | The Guardian
    http://www.theguardian.com/global-development/2021/jan/19/landlocked-lesotho-faces-food-crisis-amid-covid-border-closures
    https://i.guim.co.uk/img/media/b9923fab1892b07f73bdd3bebebdf521be6019c8/0_400_6000_3600/master/6000.jpg?width=1200&height=630&quality=85&auto=format&fit=crop&overlay-ali

    The situation in Lesotho has been exacerbated by extended lockdowns in neighbouring South Africa to curb the spread of the virus, which the agency said would prolong high levels of unemployment and loss of income.
    ’We can’t cope’: Lesotho faces Covid-19 disaster after quarantine failures
    Read moreThe number of people requiring food assistance this year is about 35% higher than the number between October 2019 and March 2020, said the FAO.In 2019, the UN appealed for $34 million (£25 million) to provide food aid for half a million people until May last year, following poor rains over two consecutive seasons. It warned that thousands of people were close to famine.Lesotho imports the bulk of its goods and services from South Africa and has been feeling the effects of tougher lockdown restrictions imposed by President Cyril Ramaphosa earlier this month.
    South Africa has now surpassed 1.3 million cases of Covid-19 and has consistently recorded more than 10,000 new daily cases since 1 January. Ramaphosa has closed all land borders until 15 February and imposed restrictions on public gatherings.“The increase in the prevalence and severity of food insecurity has been predominantly driven by the effects of the lockdown measures to contain the Covid-19 pandemic,” said the FAO.
    “The restrictions on the movement of people and the closure of non-essential industries resulted in the loss of jobs and incomes, reducing people’s capacity to access adequate diets. The restrictions affected the workforce within the country, but also migrant workers in South Africa.”

    #Covid-19#migrant#migration#lesotho#afriquedusud#economie#sante#travailleurmigrant#frontiere#chomage#confinement

  • Here are all of the rivers and waterways in Africa, coloured according to the major hydrological basins they are part of. Zoom in! [OC] : dataisbeautiful
    https://www.reddit.com/r/dataisbeautiful/comments/kyrrpf/here_are_all_of_the_rivers_and_waterways_in

    Here are all of the rivers and waterways in Africa, coloured according to the major hydrological basins they are part of. Zoom in! [OC]

    #eau #bassin_versant #Afrique #cartographie

  • Affaire Pfizer-Nigeria : les victimes attendent toujours leur dédommagement Jeune Afrique 03 février 2011

    https://www.jeuneafrique.com/31695/economie/affaire-pfizer-nigeria-les-victimes-attendent-toujours-leur-d-dommagem

    L’accord signé le 30 juillet 2009 entre Pfizer et l’Etat nigerian de Kano n’a pour l’instant abouti à aucun versement aux familles des victimes présumées d’un essai clinique pratiqué par le laboratoire pharmaceutique en 1996 sur plusieurs centaines d’enfants. Quelque 35 millions de dollars sont en jeu.

    Des parents avec leurs enfants sourds et muets devant la haute cours de justice de Kano en 2008
    Depuis plusieurs années, Ali Yako assure que les médicaments administrés à son fils de quatre ans par Pfizer, numéro un mondial de la pharmacie, dans le cadre d’essais cliniques destinés à soigner sa méningite, l’ont rendu sourd avant d’entraîner sa mort. Mais dix-huit mois après la signature d’un accord entre le géant américain et l’Etat nigérian de Kano, portant sur plusieurs millions de dollars de dédommagement, Yako et les victimes présumées de cet essai attendent toujours leurs indemnités, bloquées par une bataille judiciaire autour de tests ADN voulus par le laboratoire.

    « Nous nous sentons manipulés et abandonnés à la fois par Pfizer et par le gouvernement de l’Etat de Kano », a déclaré récemment Yako lors d’une cérémonie d’inauguration d’un hôpital pédiatrique financé par Pfizer. « Nous sommes laissés de côté », a-t-il ajouté.

    Certaines familles de victimes accusent la firme pharmaceutique d’avoir volontairement retardé le paiement des compensations. Pfizer s’en défend, en assurant que ces retards sont liés au bras-de-fer portant sur les tests ADN. D’après le laboratoire, ces tests sont nécessaires pour identifier les victimes présumées, le nombre de personnes ayant déposé plainte dépassant de loin celui des personnes concernées par l’essai clinique.

    Garde fou
    « Le recueil des tests ADN est un garde-fou – intégré dans l’accord de dédommagement – pour garantir autant que possible que les fonds soient versés uniquement à ceux à qui ils sont destinés », a indiqué le géant pharmaceutique à l’AFP.

    Pfizer a pratiqué des essais cliniques en 1996 sur plusieurs centaines d’enfants et nourrissons pendant une épidémie de méningite et de rougeole dans l’Etat de Kano, situé dans le nord du Nigéria. Selon le laboratoire, l’épidémie avait tué près de 12.000 personnes et touché plus de 100.000 autres en six mois. Pfizer assure avoir avoir obtenu l’accord des autorités nigérianes pour cet essai et précise qu’environ 200 enfants ont été impliqués dans les tests, dont la moitié ont été soignés avec son antibiotique Trovan (trovafloxacine).

    « Les résultats de cette étude ont clairement prouvé que le Trovan a aidé à sauver des vies », estime la compagnie. Mais Médecins sans frontières (MSF), qui s’était efforcée à l’époque de soigner les victimes de l’épidémie de méningite au Nigeria, a durement critiqué Pfizer. « Quand les employés de MSF ont pris conscience de ce que faisait Pfizer, ils ont été scandalisés par les pratiques de la société », a déclaré l’organisation humanitaire dans un communiqué.

    Un arrangement de 75 milliards de dollars
    Selon les autorités nigérianes, les essais cliniques de Pfizer ont entraîné la mort de 11 enfants et des dommages physiologiques sur des dizaines d’autres, dont des problèmes de surdité, de cécité et de paralysie. En juillet 2009, après deux ans de bataille juridique, Pfizer et l’Etat de Kano avaient annoncé un accord à l’amiable de 75 millions de dollars.

    Cet accord prévoyait un dédommagement de 35 millions de dollars pour les victimes et 30 millions pour la construction d’un hôpital pédiatrique, en échange d’un arrêt des poursuites contre le géant américain par le gouvernement de Kano. Chaque famille de victime devait recevoir 175.000 euros de compensation et les dix derniers millions devaient couvrir les frais judiciaires de l’Etat de Kano.

    En mai 2010, le cabinet d’avocats Streamsowers & Kohn, qui représente les familles de 192 victimes, a toutefois annoncé que celles-ci rejetaient l’offre de dédommagements, en raison de tests ADN de Pfizer. Les avocats font valoir que ces tests ne sont pas accompagnés d’une vérification indépendante.

    #pfizer #niger #Afrique #cobayes #enfants #tests #trovan #cobaye #santé #covid-19 #france #coronavirus #médecine #essai_clinique #big_pharma #vaccin #santé_publique #pharma #essais_cliniques #sante #méningite #fric

  • Covid-19 : des milliers de Zimbabwéens affluent en Afrique du Sud pour fuir le confinement
    https://www.lemonde.fr/afrique/article/2021/01/11/covid-19-des-milliers-de-zimbabweens-affluent-en-afrique-du-sud-pour-fuir-le

    Venu du Zimbabwe, le chauffeur de poids lourds Wallace Muzondiwa attend depuis quatre jours dans son camion pour entrer en Afrique du Sud, où des milliers de personnes ont afflué à la frontière pour fuir les nouvelles restrictions liées au Covid-19 dans son pays. L’afflux de personnes voulant quitter le Zimbabwe a pris de court les responsables de l’immigration au poste-frontière de Beitbridge, le deuxième plus important d’Afrique du Sud, où des foules en colère sont bloquées dans des embouteillages.« La situation est très très très chaotique », résume Wallace Muzondiwa, qui s’apprête à reprendre la route après que les autorités ont finalement accepté son test négatif au coronavirus et des papiers supplémentaires requis en rapport avec la pandémie. « La queue avance très lentement et le soleil tape très fort », se plaint-il.
    Harare a ordonné, samedi 2 janvier, un nouveau confinement sur l’ensemble du territoire en raison d’une recrudescence des cas de contamination au Covid-19. Au Zimbabwe, le nombre de cas a plus que doublé depuis novembre, atteignant 18 000. Le pays, en proie depuis le début des années 2000 à une très grave crise économique qui a provoqué l’effondrement de son système de santé, avait déjà décrété un premier confinement en mars 2020, mais ces mesures avaient été progressivement assouplies à partir de mai.
    Au poste-frontière, des voyageurs à l’air perdu se pressent avec leurs bagages, s’engouffrent dans des taxis garés le long de stands vendant des ailes de poulet grillé à emporter. Le coronavirus a compliqué le passage, déjà laborieux, de la frontière, où des poids lourds peuvent parfois attendre des jours pour régler les formalités douanières. « Ce sont les papiers qui provoquent des retards aux frontières », juge Sinki Tshangise, un chauffeur sud-africain de 44 ans qui franchit les frontières du Botswana, du Malawi, de la Zambie et du Zimbabwe depuis presque dix ans.
    Les certificats de test négatif au coronavirus ont souvent expiré avant l’arrivée au poste-frontière, contraignant les chauffeurs à se faire de nouveau tester sur la route, ajoute M. Tshangise : « Je ne pense pas pouvoir me permettre de payer de nouveaux tests à chaque fois que je dois passer une frontière. » Au poste-frontière de Beitbridge, les chauffeurs de poids lourds ont été rejoints par des foules de voyageurs faisant la queue pour des tests PCR fournis par le gouvernement sud-africain. Selon les membres du personnel soignant, qui pratiquent les tests sous une tente, l’afflux de personnes provenant du Zimbabwe depuis le début du deuxième confinement est difficile à gérer.Certains Zimbabwéens ont en outre attrapé le virus en prenant la route pour l’Afrique du Sud, selon l’infirmier Country Musekwa. De longues files d’attente se sont formées sur le seul pont qui surplombe le fleuve Limpopo, frontière naturelle entre les deux pays. « Des gens qui disent qu’ils ont été testés négatifs au Zimbabwe sont testés positifs ici parce qu’ils ont été sur le pont pendant plus de quatre jours », dit-il.

    #Covid-19#migrant#migration#afriquedusud#zimbabwe#zambie#botswana#frontiere#sante#test#circulation

  • Le «#navi_bianche», quando i profughi dall’Africa erano italiani

    «Donne smunte, lacerate accaldate, affrante dalle fatiche, scosse dalle emozioni… Bimbi sparuti che le lunghe privazioni e l’ardore del clima hanno immiserito e stremato fino al limite». Si presentavano così i coloni dell’ormai “ex Impero” agli occhi di #Zeno_Garroni, regio commissario della missione speciale che avrebbe rimpatriato 28mila tra donne, anziani, bambini e ragazzi sotto 15 anni dall’Etiopia, dall’Eritrea e dalla Somalia, paesi di quell’Africa orientale italiana facilmente conquistata all’inizio del 1941 dalle truppe britanniche. Un’ondata di profughi “bianchi” che ricevette un’accoglienza diversa da quella destinata oggi ai naufraghi ma che, come loro, si lasciavano alle spalle la esperienza drammatica della prigionia nei campi alleati.

    Alla missione umanitaria si arrivò dopo una lunga trattativa tra il governo britannico e quello italiano. Furono allestite quattro navi (“Saturnia”, “Vulcania”, “Caio Duilio” e “Giulio Cesare”), dipinte di bianco con grandi croci rosse, alle quali fu imposto il periplo dell’Africa, dal momento che non fu permesso loro di passare attraverso il canale di Suez. Il viaggio, così, diventava molto lungo: circa cinquanta giorni. E pericoloso: la prima spedizione salpò nell’aprile del 1942 da Genova e Trieste, la terza e ultima attraccò a Taranto nell’agosto del 1943. Tutto in piena guerra, quella che si combatteva anche lungo le rotte e i porti del Mediterraneo.

    «Costretti ad abbandonare case e averi, concentrati dai britannici in campi provvisori e da lì inviati a Berbera direttamente per l’imbarco - scrive lo storico Emanuele Ertola che alla vicenda delle “navi bianche” ha dedicato un saggio - affaticati e storditi dopo un lungo viaggio attraverso l’Etiopia in treno e camionetta, i rimpatrianti dovevano quindi sopportare la lunga attesa per salire a bordo». Qui venivano subito assistiti dal personale sanitario (c’erano medici e infermieri) ma affrontavano da subito il problema del sovraffollamento. Durante l’imbarco e il viaggio - soprattutto della prima spedizione - molti bambini, già provati e sofferenti per vita nei campi di concentramento britannici e sfiancati dalle condizioni climatiche, morirono. «Ricordo benissimo, giorno per giorno, la vita a bordo, che è durata circa un mese e mezzo - racconta una testimone, Maria Gabriella Ripa di Meana, citata nel libro di Massimo Zamorani Dalle navi bianche alla linea gotica (Mursia), inviato del Giornale di Indro Montanelli che era uno dei tanti bambini italiani d’Africa -. Ricordo i bambini più piccoli che morivano per infezione diarroica; ricordo l’epidemia di tosse convulsa che imperversava tra i bambini più grandi. Ricordo la madre disperata che aveva assistito alla fine del suo piccolo; ricordo che le donne in stato di gravidanza erano terrorizzate e ricordo che non c’erano più letti disponibili nell’infermeria strapiena».

    Ma oltre che umanitaria, nelle intenzioni del governo fascista, quella delle “navi bianche” doveva essere anche una missione politica. Aveva lo scopo di preparare i profughi che avevano vissuto nelle colonie al reinserimento nella vita della madrepatria e a “rieducarli” ai principi «della gerarchia e dei valori sociali » soprattutto dopo il periodo di prigionia nei campi britannici. Tra i “ragazzi d’Africa” c’era anche il futuro fumettista Hugo Pratt, all’epoca del rientro appena quindicenne. Come altri suoi coetanei si arruolò volontario appena compiuti diciotto anni, convinto che quella della fedeltà al regime fosse l’unica scelta possibile. Tra i bambini sopravvissuti c’era anche Luciano Violante (è nato a Dire Daua nel 1941) che, magistrato e politico ex comunista, molti anni dopo nel suo discorso di insediamento da presidente della Camera invitò a riflettere sui «vinti di ieri» per capire «senza revisionismi falsificanti» anche chi si schierò «dalla parte di Salò».

    https://www.ilsole24ore.com/art/le-navi-bianche-quando-profughi-dall-africa-erano-italiani-AE3GxU5E
    #réfugiés #réfugiés_italiens #décolonisation #Afrique #Corne_d'Afrique #Ethiopie #Erythrée #Somalie #navires #Saturnia #Vulcania #Caio_Duilio #Giulio_Cesare #Berbera #colonialisme #camps_de_concentration #réinsertion #rééducation #Hugo_Pratt

    • The World Refugees Made. Decolonization and the Foundation of Postwar Italy

      In The World Refugees Made, #Pamela_Ballinger explores Italy’s remaking in light of the loss of a wide range of territorial possessions—colonies, protectorates, and provinces—in Africa and the Balkans, the repatriation of Italian nationals from those territories, and the integration of these “national refugees” into a country devastated by war and overwhelmed by foreign displaced persons from Eastern Europe. Post-World War II Italy served as an important laboratory, in which categories differentiating foreign refugees (who had crossed national boundaries) from national refugees (those who presumably did not) were debated, refined, and consolidated. Such distinctions resonated far beyond that particular historical moment, informing legal frameworks that remain in place today. Offering an alternative genealogy of the postwar international refugee regime, Ballinger focuses on the consequences of one of its key omissions: the ineligibility from international refugee status of those migrants who became classified as national refugees.

      The presence of displaced persons also posed the complex question of who belonged, culturally and legally, in an Italy that was territorially and politically reconfigured by decolonization. The process of demarcating types of refugees thus represented a critical moment for Italy, one that endorsed an ethnic conception of identity that citizenship laws made explicit. Such an understanding of identity remains salient, as Italians still invoke language and race as bases of belonging in the face of mass immigration and ongoing refugee emergencies. Ballinger’s analysis of the postwar international refugee regime and Italian decolonization illuminates the study of human rights history, humanitarianism, postwar reconstruction, fascism and its aftermaths, and modern Italian history.

      https://www.cornellpress.cornell.edu/book/9781501747588/the-world-refugees-made/#bookTabs=1
      #livre #rapatriement #nationalisme #identité #citoyenneté

      –---

      Et un autre mot...

      Post-World War II Italy served as an important laboratory, in which categories differentiating #foreign_refugees (who had crossed national boundaries) from #national_refugees (those who presumably did not) were debated, refined, and consolidated.

      #terminologie #vocabulaire #mots
      –-> ajouté à la métaliste: https://seenthis.net/messages/414225
      ping @sinehebdo

    • Dalle navi bianche alla Linea Gotica

      Tra il 1941 e il 1943 quattro transatlantici della Marina mercantile italiana – Saturnia, Vulcania, Giulio Cesare e Caio Duilio – furono appositamente trasformati nelle cosiddette Navi Bianche per riportare in patria dall’Africa Orientale Italiana 30.000 civili prelevati dalle loro case dopo l’occupazione del 1941 e rinchiusi nei campi di concentramento britannici: donne, anziani, invalidi e tantissimi bambini.

      Tra questi c’era anche #Massimo_Zamorani, che racconta il viaggio epico vissuto in prima persona, a quindici anni, attraverso mari invasi dai sommergibili in guerra. Dopo mesi nei campi di prigionia trascorsi in proibitive condizioni climatiche, igieniche, alimentari e sanitarie, i rimpatriandi si trovarono ad affrontare un percorso lunghissimo e difficile di circumnavigazione dell’Africa, poiché il governo britannico non aveva concesso il passaggio dal Canale di Suez.

      Come altri giovani rimpatriati – fra questi anche l’allora sconosciuto Hugo Pratt, futuro creatore di Corto Maltese – appena compiuti gli anni minimi Zamorani si arruolò volontario nell’esercito della Repubblica Sociale e combatté sulla Linea Gotica dove, dato disperso in combattimento, finì ancora una volta prigioniero in Algeria e poi a Taranto.

      Un episodio poco noto della Seconda guerra mondiale nella straordinaria testimonianza di un piccolo sopravvissuto che tornerà da grande in Africa orientale, come inviato speciale.

      https://www.mursia.com/products/14128?_pos=1&_sid=96d96b040&_ss=r

    • Navi bianche. Missione di pace in tempo di guerra

      Erano le unità ospedaliere della nostra flotta. Navigavano protette dalle convenzioni internazionali, ma alcune ugualmente colarono a picco per siluramento, mine, mitragliatrici. Il racconto di questa grandiosa impresa poco conosciuta nei suoi moventi e nella sua esecuzione ma pervasa da un alto senso di umanità, densa di drammaticità e contessuta di episodi molto interessanti, anche dal punto di vista storico, si presenta molto complesso. Le missioni furono tre: dal marzo al giugno 1942; dal settembre 1942 al gennaio 1943; dal maggio all’agosto del 1943; compiute con 4 grandi piroscafi: Vulcania, Saturnia, Duilio e Giulio Cesare.

      https://www.anobii.com/books/Navi_bianche/01966660c104330368