• Événement historique ! 🔴 L’Afrique du Sud a remis aujourd’hui un document pour expulser l’ambassadeur d’Israël ....

    via https://diaspora.psyco.fr/p/12381393

    événement historique !

    🔴 L’ #Afrique_du_Sud a remis aujourd’hui un document pour expulser l’ambassadeur d’ #Israël et arrêter immédiatement tout contact avec eux de manière définitive, et le président de l’Afrique du Sud a exigé le retour de l’ambassadeur sud-africain d’Israël

    ♦️ Et aujourd’hui, pour rendre la pareille, le premier navire est passé par le détroit de #Hormuz / #Ormuz, symbole de l’Afrique du Sud après l’accord de l’ #Iran

    🔴 Et ce n’est pas tout, le président de l’Afrique du Sud a déclaré auparavant lors de la conférence : nous appelons tous les pays d’ #Afrique à expulser cette ambassade de nos terres africaines, ce qu’ils font aujourd’hui, ils le feront demain sur vos terres et nous n’accepterons pas cela

    • Si l’on compare des sources allemandes et françaises, cet article du 2 février 2026 apparaît comme tout à fait crédible ....

      https://fr.apanews.net/diplomacy/cij-afrique-du-sud-et-israel-expulsions-croisees-des-diplomee

      .. En ce qui concerne ce billet, il s’agit plutôt d’un mélange de demi-vérités et de vœux pieux – je m’en excuse !

      CIJ/Afrique du Sud et Israël : expulsions croisées des diplômates

      L’Afrique du Sud et Israël ont plongé dans une confrontation diplomatique sans précédent. Les deux gouvernements ont annoncé l’expulsion mutuelle de leurs principaux émissaires, une escalade rapide liée à la procédure pour « génocide » en cours devant la Cour internationale de justice (CIJ).

      Ce week-end, Prétoria a déclaré le chargé d’affaires israélien, Ariel Seidman, persona non grata, lui intimant l’ordre de quitter le territoire sous 72 heures.

      Le ministère sud-africain des Relations internationales et de la Coopération (DIRCO) accuse M. Seidman de « violations inacceptables des normes diplomatiques ». Il lui est notamment reproché d’avoir utilisé les canaux officiels israéliens pour attaquer le président Cyril Ramaphosa et d’avoir omis de notifier Prétoria de la visite de hauts responsables israéliens. [...]

    • concernant ce billet à Diaspora :

      https://diaspora.psyco.fr/posts/12381393#ea2b33401289013fffc00cc47a961102

      Je recoupe l’info des diplomates en date du 30 janvier

      https://www.trtfrancais.com/article/603ae3eed7db

      Concernant les bateaux, cette vidéo

      https://www.youtube.com/watch?v=uvQym-ICTsY

      indique que le péage est ouvert depuis au moins 10 jours et le premier battait pavillon thaïlandais. “Le premier navire” peut signifier “le premier navire sud-africain”, mais ça reste à prouver et ça n’est de toute façon pas historique dans ce cas.

      L’appel du président ne semble pas documenté, son actualité récente concerne plutot son exclusion du G7 par la france et sa rencontre avec les chinoix.

      ija_chouf il me semble que ca serrait une bonne chose de sourcer tes publications, en particulier lorsqu’elles proposent des informations prétendues historiques que tu est visiblement le seul à posséder, et ca pourrait éviter à tes lecteurs de faire ton SAV, merci.

  • Le « #science_washing », nouvelle combine des industriels

    Que ce soient les cosmétiques, l’alimentation, le tourisme et bien d’autres, de plus en plus de secteurs ont recours à des scientifiques pour donner de la crédibilité à leurs projets ou produits. Un "science washing" qui sert les intérêts privés, au détriment de l’intérêt général.

    C’est une vidéo pour le moins surprenante : on y voit le chercheur François Gemenne, spécialiste des questions de géopolitique de l’environnement et des migrations, nous saluer en anglais des #Emirats_Arabes_Unis en mode selfie, caméra à la main, t-shirt et lunettes de soleil, un vrai influenceur !

    La vidéo a été publiée il y a quelques jours par le géant français des matériaux #Saint_Gobain, qui fête ses 360 ans et a engagé pour l’occasion le scientifique qui fait la promo du groupe à base de visites dans des lieux "incroyables", dit-il, pour vanter les produits de l’entreprise.

    Et ce n’est pas la seule vidéo : François Gemenne en a fait ces derniers mois en #Chine, en #Afrique_du_Sud, et aux #Etats-Unis… En assumant totalement ce #partenariat rémunéré car, je cite sa réponse à mes questions : même s’il ne s’agit "évidemment pas de science, en tant que chercheur engagé dans le débat public, il est de (s)on devoir de tout faire pour encourager la transition et notamment de travailler avec les entreprises engagées dans la décarbonation", d’autant qu’il rappelle ne plus être auteur du GIEC depuis la publication du 6e rapport en 2023.

    Un procédé périlleux à l’heure où la science est attaquée

    Des arguments qui ne passent pas chez certains scientifiques de premier plan qui ont même cru à un fake tellement "c’est affligeant" (je cite aussi) et regrettent au passage la diffusion d’un imaginaire dans des bâtiments de luxe, sans jamais parler de sobriété ni des sujets qui fâchent - genre la production de pétrole aux Émirats.

    Mais cette histoire illustre surtout un phénomène bien plus large et périlleux à l’heure où la science est attaquée de partout : le « science washing »… Nouvelle combine des industriels pour faire croire que tel ou tel procédé est validé par la science.

    Croisières de luxe en Arctique ou projets de géoingénierie

    L’industrie des cosmétiques a été la première, puis ça s’est étendu à l’alimentation, et se répand désormais dans tous les secteurs. Les industriels ont en fait compris qu’ils étaient grillés avec leur green-washing, donc ils tentent autre chose et paient pour cela des scientifiques qui ont encore malgré tout une certaine aura et #crédibilité.

    On en voit donc participer à des croisières de luxe en Arctique, se mettre au service de projets de géoingénierie complètement fous… ou jouer aux influenceurs aux quatre coins du monde.

    Le problème de ce mélange des genres n’est pas que des scientifiques sortent de leur labos comme s’ils n’avaient le droit de rien faire d’autre, non, c’est qu’il sert des intérêts privés, des deux côtés, alors que, plus que jamais, c’est à l’intérêt général qu’il faut penser.

    https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/debout-la-terre/debout-la-terre-du-lundi-29-septembre-2025-6873789
    #François_Gemenne #promotion

    –-

    La vidéo en question :
    https://www.youtube.com/watch?v=GxbOfnhexWw

    • (...in den USA wegen Strafzöllen auf Eis)

      Das teilte das Büro von Ministerpräsident #Modi nach einem Telefonat mit dem russischen Präsidenten #Putin mit. Demnach soll Putin zum jährlichen Gipfeltreffen der beiden Länder in diesem Jahr nach #Indien reisen. Das Land ist nicht Mitglied des Internationalen Strafgerichtshofs, der einen Haftbefehl gegen Putin erlassen hat. Somit ist Indien auch nicht verpflichtet, den russischen Machthaber festzunehmen und zu überstellen.
      Die Annäherung zwischen Russland und Indien erfolgt inmitten diplomatischer Spannungen mit den #USA. Diese hatten zusätzliche Zölle in Höhe von 25 Prozent auf indische Waren verhängt, um Indien für den Kauf von russischem Erdöl zu bestrafen. Indiens Verteidigungsminister Singh sagte daraufhin seine für kommende Woche geplante Reise nach #Washington ab. Auf diesem Termin hätte der Kauf neuer US-Waffensysteme und Flugzeuge durch Indien bekanntgegeben werden sollen.
      Indien unterhält seit Jahrzehnten gute Beziehungen zu #Russland ebenso wie zu westlichen Staaten.

    • Exclusive: Brazil’s Lula says he will discuss Trump tariffs with BRICS group - 2025-08-06/07

      https://www.reuters.com/world/china/brazils-lula-says-he-will-discuss-trump-tariffs-with-brics-group-2025-08-06

      BRASILIA, Aug 6 (Reuters) - Brazilian President Luiz Inacio Lula da Silva presented himself as a torchbearer for multilateralism in a fractured world in an interview with Reuters on Wednesday, revealing plans to call the leaders of India and China to discuss a joint BRICS response to tariffs on U.S. imports imposed by President Donald Trump.
      “What President Trump is doing is tacit — he wants to dismantle multilateralism, where agreements are made collectively within institutions, and replace it with unilateralism, where he negotiates one-on-one with other countries,” Lula said.

      “What bargaining power does a small Latin American country have against the United States? None.”

      Lula said he will initiate a conversation at the BRICS group of developing nations about how to tackle Trump’s tariffs. He said he planned to call Indian Prime Minister Narendra Modi on Thursday, and China’s Xi Jinping and other leaders after. The group also has Russia and other emerging economies among its members.

      “I’m going to try to discuss with them about how each one is doing in this situation, what the implications are for each country, so we can make a decision,” he said. “It’s important to remember that the BRICS have ten countries at the G20,” he added, referring to the group that gathers 20 of the world’s biggest economies.

      Lula stressed that Brazil now holds the presidency of the BRICS and said that he wants to discuss with allies why Trump is attacking multilateralism and what his goals may be.

      Trump called the BRICS “anti-American” and threatened to slap an additional 10% tariff on goods imported from those countries last month, while the group gathered in a summit in Rio de Janeiro.

      Some of the highest tariffs imposed by Trump have been on imports from those countries.

      Brazil climbed to the top of the list last month, when Trump tied 50% tariffs on most of the country’s exports to what he called a “witch hunt” against former President Jair Bolsonaro.

      On Wednesday, Trump threatened to impose another 25% tariff on Indian imports because of the country’s reliance on Russian oil, which would add to the 25% levies that are already in place.

      The 30% tariffs on goods from China and South Africa are also among the highest imposed by Trump, though some Chinese products face additional levies.

    • https://www.dawn.com/news/1929662/china-welcomes-indian-pm-modis-planned-visit-for-sco

      Published August 9, 2025

      NEW DELHI: Indian Prime Minister Narendra Modi’s plan to visit China for the first time in seven years to participate in the Aug 31-Sept 1 summit of the Shanghai Cooperation Organisation (#SCO) would strengthen the gathering’s friendship with the promise of great results, said the hosts on Friday.

      Several Indian media outlets quoted official sources on Wednesday as saying that Mr Modi would visit China for the summit, which was planned ahead of the rising tensions with the US.

      In response to Indian media reports, Chinese foreign ministry spokesperson Guo Jiakun said on Friday that China welcomed Indian Prime Minister Modi to the SCO summit at Tianjin.

      “We believe that with the concerted effort of all parties, the Tianjin summit will be a gathering of solidarity, friendship and fruitful results, and the SCO will enter a new stage of high-quality development featuring greater solidarity, coordination, dynamism and productiveness.”

      Guo was quoted by the Global Times, a Chinese newspaper seen as close to the Communist Party, as saying that leaders of over 20 countries, including all member states of the SCO and heads of 10 international organisations, would attend “relevant events”.

      The SCO summit will be the largest gathering in scale since the establishment of the SCO, he added.

      On Wednesday, India Today and several other media outlets reported that Mr Modi plans to attend the SCO summit in Tianjin.

      “If the visit materialises, it will mark the Indian prime minister’s first trip to China in seven years. Although the news has not yet been confirmed by the official authorities of China and India, it has drawn widespread attention from the international community as soon as it was released,” Global Times said in a commentary.

      It quoted US magazine The Diplomat as commenting that “the trend in the past decade has seen the two neighbours embracing each other and then falling out … the time has come again for them to explore yet another round of engagement”.

      Together, China and India account for over one-third of the world’s population, and both economies and their global influence are on the rise.

      “At this crucial juncture, the trajectory of China-India relations carries even more reasons to capture global attention,” the Global Times said.

      “Observers have noted that despite lingering differences and disputes between China and India, there have been signs of warming in their bilateral relations.”

      Following the 2020 border clash, China-India relations went through a long period of frostiness, severely impacting political trust, economic ties and people-to-people exchanges.

      Fresh restart

      In October last year, the successful meeting between the Chinese and Indian leaders in Kazan set the tone for a fresh restart in bilateral relations. At all levels, both countries have been upholding the important consensus reached by the two leaders — namely, that “China and India are each other’s development opportunity rather than threat, and cooperation partner rather than competitor”.

      Anchoring on development as the greatest “common denominator”, the two sides have continued to meet half way and maintain the momentum of progress.

      Since June, India’s National Security Adviser Ajit Doval, Defence Minister Rajnath Singh and External Affairs Minister Subrahmanyam Jaishankar have visited China.

      Currently, various previously suspended bilateral mechanisms are being resumed or are in the process of restarting, the Chinese newspaper said.

      “Both sides have also vowed to not let the border issue become an obstacle to overall bilateral relations. In the area of people-to-people exchanges, the resumption of Indian pilgrimages to Mount Gang Rinpoche and Lake Mapam Yun Tso, in south-west China’s Xizang autonomous region, as well as the reinstatement of tourist visa issuance for Chinese citizens travelling to India, have all sent out positive signals.

      “Both sides also hope to seize the opportunity of the 75th anniversary of the establishment of diplomatic ties to achieve greater progress in China-India relations.

      “If Modi visits China this time, it will present another favourable opportunity to consolidate the positive momentum in China-India relations,” the newspaper said.

  • Russia pays tribute to soldiers who fought British colonial rule in South Africa


    https://www.rt.com/africa/614256-russia-memorial-volunteers-south-africa Russian Ambassador Roman Ambarov at a memorial event honoring volunteers who fought in the Second Anglo-Boer War, Utrecht, South Africa, March 14, 2025. © Russian Embassy in South Africa

    La propagande russe reprend les stéréotypes de la propagande nazie. La photo montre l’alliance entre la partie la plus réactionnaire de la société sud-africaine et la Russie. On a l’impression que les personnages sont sortis d’une édition actualisée de Les Aventures de Tintin, reporter du « Petit Vingtième », au Congo . La présence du petit garçon sur la droite montre que la tragédie n’est pas encore terminée.

    Dans les commentaires un Afrikaner répond à un contributeur antiraciste que les Boers seraint les véritables indigènes de la région, les noirs ayant envahi le pays longtemps après leur arrivée. Il serait difficile d’afficher un esprit plus réactionnaire . L’église orthodoxe fait comme sous les tzars et se range dans le camps belliciste.

    Ohm Krüger, film complet
    https://www.youtube.com/watch?v=sA4B8gTwaG0


    Emil Janniings dans_Ohm Krüger_ de Hans Steinhoff , Tobis, Berlin 1941

    15.5.2025 - Ambassador Roman Ambarov has taken part in a memorial event and presented historical artifacts to a local museum.

    Russian Ambassador Roman Ambarov took part in a memorial event in Utrecht, South Africa on Friday, honoring the Russian volunteers who fought in the Second Anglo-Boer War. The annual commemoration pays tribute to the more than 200 Russian soldiers who supported the Boers in their fight against British colonial rule.

    The ceremony, held in KwaZulu-Natal Province, included a religious service led by Archpriest Daniil Lugovoy of the Church of St. Sergius of Radonezh in Midrand. A wreath-laying ceremony followed at the monument to Captain Leo Pokrovsky and the Wall of Remembrance, which lists the names of 90 Russian volunteers who died in the conflict.

    Pokrovsky was among many foreign volunteers who traveled to South Africa in the early 20th century to support the Boers, a group of predominantly Dutch-descended settlers, in their war against Britain.
    Africa not a battleground for global power struggles – Moscow

    The Second Anglo-Boer War (1899-1902), the most destructive conflict in modern South African history, pitted the British Empire against the Boer republics – the South African Republic (Transvaal) and the Orange Free State. Historians widely believe Britain’s push to control the world’s largest gold-mining complex at the time was the main driver of the war. While London justified its actions by claiming suzerainty over the region, many neutral nations sided with the Boers. Thousands of volunteers from the German Empire, the US, Russia, and even British territories such as Australia and Ireland, joined the fight against Britain.

    Speaking at the ceremony, Ambarov underscored the importance of preserving historical memory and recognizing the Russian volunteers who died fighting for Boer independence.

    “We are grateful to the parish of the Dutch Reformed Church in Utrecht for caring for the monument to Captain Leo Pokrovsky, who heroically died in the fight for the freedom of the Boers,” Ambarov said.

    As part of the commemoration, the Russian Embassy in South Africa presented several historical artifacts to the House-Museum of the Parish Priest in Utrecht. Among the items was a declassified archival document translated into Afrikaans, featuring a resolution by Russian Emperor Nicholas II, the last reigning emperor of Russia. The document was a response to a letter from his mother, Empress Maria Fyodorovna, who had proposed humanitarian aid for Boer women and children through the Red Cross.

    Ohm Krüger (Film)
    https://de.m.wikipedia.org/wiki/Ohm_Kr%C3%BCger_(Film)

    Ohm Krüger ist ein deutscher Historienfilm von Hans Steinhoff aus dem Jahre 1941. Aus nationalsozialistischer Sicht werden der Burenkrieg und das Leben des südafrikanischen Politikers Paul Kruger geschildert. Der antibritische Propagandafilm zählte zu den aufwendigsten Filmproduktionen des nationalsozialistischen Deutschlands und wurde ein großer Publikumserfolg. Dem Film wurde das Prädikat „Film der Nation“ verliehen, Hauptdarsteller Emil Jannings, der auch die Produktion von Ohm Krüger übernommen hatte, erhielt für seine Leistung den „Ehrenring des Deutschen Films“. Nach dem Ende des Zweiten Weltkrieges wurde Ohm Krüger von den alliierten Siegermächten beschlagnahmt.

    Emil Jannings: Paul, genannt ’Ohm’ Krüger
    Lucie Höflich: Sanna, seine Frau
    Werner Hinz: Jan Krüger
    Gisela Uhlen: Petra, seine Frau
    Ernst Schröder: Adrian Krüger
    Elisabeth Flickenschildt: Frau Kock
    Ferdinand Marian: Cecil Rhodes
    Gustaf Gründgens: Joseph Chamberlain
    Eduard von Winterstein: Kommandant Cronje
    Hans Adalbert Schlettow: Kommandant de Wett
    Hedwig Wangel: Königin Victoria
    Alfred Bernau: Prinz von Wales (der spätere Eduard VII.)
    Walter Werner: Abgeordneter Kock
    Paul Bildt: Niederländischer Außenminister
    Werner Stock: ein Reporter
    Gerhard Bienert: Schottischer Offizier
    Josef Dahmen: Englischer Soldat
    Hilde Körber: Burenfrau
    Käte Jöken-König: Eine Frau
    Walther Süssenguth: Unteroffizier
    Wolfgang Lukschy: Junger englischer Offizier
    Karl Martell: Englischer Offizier
    Franz Schafheitlin: Lord Kitchener
    Louis Brody: Häuptling Lobenguela
    Harald Paulsen: Französischer Außenminister
    Hans Hermann Schaufuß: Militärarzt
    Jack Trevor: Hoher englischer Offizier
    Otto Wernicke: Kommandant des Konzentrationslagers
    Armin Schweizer: Empfangschef
    Louis Ralph: Offizier am Hof der Königin
    Fritz Hoopts: Feldkornett Colson
    Karl Haubenreißer: Dr. Leander Jameson
    Otto Graf: Deutscher Minister des Äußeren
    ...
    Mit dem aufkeimenden Ost-West-Konflikt und wegen seiner scharfen antibritischen und antikapitalistischen Akzente fand Ohm Krüger Eingang in das sowjetische Kinorepertoire. Der Film wurde ab 1948 unter dem Titel Трансвааль в огне (Feuer über Transvaal) regelmäßig in den Lichtspielhäusern des Ostblocks gezeigt.[9]

    In den 1960er Jahren wurde Ohm Krüger in Griechenland im Rahmen des Zypernkonflikts zur antibritischen Propaganda eingesetzt.

    Richard Taylor and Derek Spring: „Stalinism and Soviet Cinema“. Routledge Taylor & Francis Group 2013, S. 51.

    Erwin Leiser: „Deutschland, erwache!“ Propaganda im Film des Dritten Reiches. Rowohlt Verlag, Reinbek bei Hamburg 1968, S. 114.
    AUSLAND: OHM KRÜGER. In: Der Spiegel. Nr. 39, 1964
    https://www.spiegel.de/politik/ohm-krueger-a-77383329-0002-0001-0000-000046175450?context=issue

    #Russie #Afrique_du_sud #racisme #militarisme #propagande #wtf

  • L’#Afrique_du_Sud dans le viseur de l’administration #Trump
    https://www.lemonde.fr/afrique/article/2025/02/07/l-afrique-du-sud-dans-le-viseur-de-l-administration-trump_6536095_3212.html

    « Nous sommes, en tant que Sud-Africains, un peuple résilient. Et on ne se laissera pas intimider. » Le président sud-africain, Cyril Ramaphosa, a affiché le visage de la fermeté face aux attaques américaines qui se multiplient contre l’Afrique du Sud, à l’occasion de son discours sur l’état de la nation, le 6 février.

    La veille, le secrétaire d’Etat américain, Marco Rubio, avait annoncé sur la plateforme X qu’il ne prendrait part à une réunion des ministres des affaires étrangères prévue à Johannesburg dans le cadre du G20, dont l’Afrique du Sud assure la présidence : « L’Afrique du Sud fait des choses très mauvaises. Exproprier des propriétés privées. Utiliser le G20 pour promouvoir “la solidarité, l’équité et la durabilité” ». En d’autres termes : « DEI [les politiques de diversité et d’inclusion] et le changement climatique », a déclaré Marco Rubio, accusant le pays d’ « antiaméricanisme ».

    Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Quand Elon Musk accuse l’Afrique du Sud, son pays natal, de « persécuter les Blancs »

    La nouvelle charge confirme que l’Afrique du Sud est dans le viseur de l’administration Trump, quelques jours après les attaques du président américain et d’Elon Musk qui ont accusé le pays de « confisquer des terres » et de promouvoir des « lois racistes » au préjudice de la population blanche. Le sénateur républicain Ted Cruz lui a également reproché de « faire tout son possible pour s’aliéner les Etats-Unis » après une demande du gouvernement sud-africain à Taïwan de déménager sa délégation hors de sa capitale Pretoria.

    « Il devient clair que les Etats-Unis sont disposés à adopter des mesures punitives contre l’Afrique du Sud en rétorsion contre ses positions adoptées par le passé en matière de politique étrangère », observe le chercheur Priyal Singh, de l’Institut d’études de sécurité (ISS), un groupe de réflexion panafricain.

    Epreuve de force
    L’Afrique du Sud a irrité les Etats-Unis et certains de ses alliés européens à de multiples reprises ces dernières années en affichant sa proximité avec Moscou ou en prenant la tête de la contestation à Israël. Mais ses alliés occidentaux, à commencer par l’administration Biden, s’étaient jusque-là efforcés de ménager le pays par crainte de le voir dériver un peu plus vers la Russie et la Chine.

    Avec Donald Trump, le temps des cajoleries est révolu. L’heure est à l’épreuve de force, un exercice auquel Pretoria, qui s’efforce d’afficher une image plus policée sur la scène internationale depuis plusieurs mois déjà, n’est pas habitué. Pour le pays, la difficulté réside notamment dans le fait que les critiques visent cette fois sa politique intérieure, une nouveauté qui suggère que l’administration Trump étend désormais l’appréciation de « l’alignement » de ses alliés à leurs orientations domestiques.

    Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Afrique du Sud : en ouvrant la voie à des expropriations, le président divise la classe politique et excite la sphère identitaire

    A moins que les attaques ne soient un message destiné à l’électorat de Donald Trump. « L’idée que la population blanche est désavantagée par les politiques de diversité et d’inclusion fait partie de l’idéologie trumpiste, elle séduit la sphère MAGA [Make America Great Again] et le racisme qui la sous-tend », souligne la directrice de l’Institut sud-africain d’affaires internationales (SAIIA), Elizabeth Sidiropoulos.

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    Sur la question des terres, Pretoria plaide le malentendu. Cyril Ramaphosa a assuré que le « gouvernement sud-africain n’a confisqué aucune terre » et il s’est entretenu avec Elon Musk des « problèmes de désinformation » autour du pays. Après les attaques du secrétaire d’Etat américain, le ministre des affaires étrangères, Ronald Lamola, a quant à lui réaffirmé que l’Afrique du Sud était « un pays souverain et démocratique attaché à la dignité humaine, à l’égalité et aux droits, défendant le non-racisme et le non-sexisme tout en plaçant notre Constitution et l’Etat de droit au premier plan ».

    Vers des sanctions commerciales ?
    Jusqu’où iront les Etats-Unis ? L’annonce de Marco Rubio signifie-t-elle que le pays ne participera pas du tout au G20 ? En créant l’incertitude sur la présence des Etats-Unis, Marco Rubio est déjà parvenu à détourner l’attention des thèmes mis en avant par la présidence sud-africaine.

    Le secrétaire d’Etat américain laisse également planer le spectre d’un G20 en partie vidé de sa substance. « L’une des fonctions principales du G20 est de bâtir un consensus autour des grandes problématiques mondiales. Sans le soutien de la première puissance au monde, il sera difficile pour l’Afrique du Sud de mener un travail efficace », relève le chercheur Priyal Singh.

    Lire aussi | Article réservé à nos abonnés De Pretoria à San Francisco, Elon Musk et l’esprit des pionniers

    Mais la plus grande crainte de l’Afrique du Sud est celle des sanctions financières et commerciales. Donald Trump a déjà menacé de mettre fin aux financements américains à destination du pays. En matière d’aide internationale, le gouvernement sud-africain a relativisé le poids des Etats-Unis, en soulignant que le pays contribue uniquement à son programme de lutte contre le VIH à hauteur de 17 %.

    L’Afrique du Sud pourrait également être exclue de l’African Growth and Opportunity Act (AGOA), qui exonère de taxes 1 800 produits issus de trente-deux pays du continent africain. « Si l’Afrique du Sud est exclue, ce sera douloureux, pour le secteur de la construction automobile en particulier », met en garde Elisabeth Sidiropoulos.

    Les Etats-Unis sont le troisième partenaire commercial de l’Afrique du Sud, après la Chine et l’Union européenne. Un partenaire important, mais dont d’autres pays ne seraient peut-être pas fâchés de prendre la place. Au lendemain de l’annonce de Marco Rubio, l’ambassadeur chinois en Afrique du Sud a publiquement assuré que « la Chine est prête à soutenir la présidence sud-africaine du G20 ».

    Mathilde Boussion (Johannesburg, correspondance)

  • L’apocalypse de Donald Trump selon Peter Thiel | Le Grand Continent, via Jean-Marc Adolphe, https://www.leshumanites-media.com
    https://legrandcontinent.eu/fr/2025/01/10/lapocalypse-de-donald-trump-selon-peter-thiel

    Dans un texte aux tonalités eschatologiques qui vient de paraître dans le Financial Times, #Peter_Thiel, l’une des personnes les plus puissantes de l’Amérique de Trump au cœur de l’accélération réactionnaire, annonce la venue d’un temps nouveau : « des questions sombres émergeront dans les dernières semaines crépusculaires de notre interrègne ».

    Nous le commentons ligne à ligne.

    Il disait voici déjà plus de vingt ans : « Je ne crois plus que la liberté et la démocratie soient compatibles ». Au moins, c’est clair…, Jean_Marc Adolphe.

    #É-U #libertariens #Palentir #fascisme #eschatologie #idéologue

    • Cette inauguration de la deuxième présidence Trump n’a rien à voir avec la précédente. Texte de Quentin Rodiguez (reçu par mel)

      Oubliez Trump. C’est un fou dangereux bien sûr. Et depuis 2016, immense différence, il a transformé le Parti républicain en mouvement authentiquement fasciste – les principaux historiens américains du fascisme le disent désormais (notamment Timothy Snyder et Robert Paxton, pour les plus célèbres).

      Mais avec cette nouvelle présidence Trump, nous assistons surtout à un pacte entre ce nouveau mouvement fasciste et la majeure partie de la #classe_capitaliste des #milliardaires propriétaires de l’#économie_numérique. Je ne veux pas tout ramener aux années 30, Trump n’est pas Hitler, on ne sort pas d’une guerre mondiale, etc. soyons clairs. Mais il y a un phénomène précis des années 30 qui se reproduit presque à l’identique aujourd’hui, c’est ce ralliement stratégique de la grande bourgeoisie industrielle allemande qui, face au risque de prise de pouvoir de la gauche socialiste et communiste qui menaçait sérieusement ses intérêts, choisit de parier sur le parti nazi, en le finançant massivement, et en mettant les #médias qu’elle contrôle au service de leur propagande électorale.

      Tant que la grande bourgeoisie peut garantir ses intérêts en s’accomodant d’un système démocratique, ça ne pose pas de problème. Mais si ce même système démocratique menace réellement leur position dominante, alors invariablement, ils sacrifient la démocratie sur l’autel du capitalisme. C’est ce que le principal penseur libertarien adulé de la nouvelle bourgeoise de l’économie numérique, Friedrich Hayek, expliquait posément en 1981, commentant son soutien au régime fasciste d’Augusto Pinochet : "Personnellement je préfère un dictateur libéral plutôt qu’un gouvernement démocratique manquant de libéralisme."

      Nous venons d’assister trait pour trait au même mouvement d’allégeance envers le mouvement trumpiste que les industriels allemands des années 30. Sur la photo du premier rang des invités d’honneur de la cérémonie, on voit ici #Elon_Musk, bien sûr, le véritable numéro 2 de l’administration Trump, qu’on ne présente plus, et à sa gauche #Jeff_Bezos, le PDG d’Amazon, et #Mark_Zuckerberg, le patron de Facebook. Les trois personnes les plus riches des États-Unis. Mais ils sont loin d’être les seuls : un mouvement profond s’est enclenché. On peut citer aussi #David_Sacks, autre capitaliste milliardaire de la Silicon Valley, qui vient d’être nommé par Trump en charge d’une politique de développement des cryptoactifs (#Bitcoin et cie), et à la tête du conseil du président pour la science et la technologie.

      L’administration Biden, sans être d’obédience socialiste, a voulu renouer avec une vieille tradition américaine "keynésienne-progressiste", disparue du paysage politique depuis Reagan, consistant à taxer fortement les plus riches, à soumettre les entreprises de taille critique pour l’économie à un contrôle étatique fort, et à démanteler les plus gros groupes monopolistiques considérés comme une menace pour la démocratie. Biden a donc rompu avec la politique de copinage avec la finance et la "Silicon Valley" cultivée par les Démocrates depuis Bill Clinton. Il a validé des accords internationaux sur une imposition mondiale minimale des multinationales, il a soumis les géants d’internet à un contrôle réel de son administration, a encouragé la syndicalisation dans ces entreprises (notamment chez Amazon et Tesla), et a engagé des procédures judiciaires très importantes contre ces entreprises, en exhumant les #lois_anti-trust du début du XXe siècle qui autorisent la justice américaine à démanteler des grandes entreprises lorsqu’elles sont devenues monopolistiques, en les vendant à la découpe. C’est notamment le sort qui était officiellement recherché contre #Google, avec une poursuite engagée par les procureurs de 50 États, ce qui faisait trembler toute la Silicon Valley.

      Je ne suis pas en train de dire que Biden était anticapitaliste, pas le moins du monde, mais enfin il a considéré que le poids et l’autonomie d’action acquises par les géants de l’économie numérique étaient arrivées à un stade critique pour la démocratie américaine, et s’est ouvertement attaqué à leur domination, distandant les liens antérieurs entre ladite "Silicon Valley" et le Parti démocrate. En social-libéral conséquent, il pensait certainement qu’un équilibre devait (et pouvait) être maintenu dans le système capitaliste pour qu’il continue à avancer de pair avec un système démocratique. C’est ce point précis qui explique la rupture de cette classe capitaliste avec les leaders démocrates (au sens premier du terme), pour prêter allégeance collectivement à un leader fasciste. Plutôt un dictateur libéral qu’un démocrate voulant brider le libéralisme économique, pour paraphraser Hayek.

      Là où Trump a été habile politiquement, c’est qu’au cours de la campagne, il n’a pas tendu les bras à ces milliardaires. Il aurait pu dire "Qu’est-ce que ces Démocrates sont ingrats avec vous, moi je serai reconnaissant si vous me soutenez !" Pas le moins du monde. Il a continué à s’en servir comme épouvantail politique pour ses électeurs, en les pointant du doigt comme des agents au service du parti démocrate et du "virus woke", insistant sur le libéralisme culturel qui unissait ces capitalistes californiens au Parti démocrate jusqu’à la présidence Biden. Durant toute l’année 2024, les Jeff Bezos, les Mark Zuckerberg et consorts, se sont retrouvés conspués de toutes parts – pour des raisons différentes. Pris entre le marteau et l’enclume, ils ont été mis sous une pression inédite. C’est pourquoi le retournement est si spectaculaire : quand les deux camps veulent ton scalp, tu as intérêt à t’aligner franchement avec l’un des deux camps, et de préférence celui qui pourra l’emporter, car rester pris entre les deux feux est ce qu’il y a de pire. On l’a vu dans la théâtralisation guignolesque de Zuckerberg, jurant la main sur le cœur qu’il était devenu un conservateur sincère, un vrai bonhomme macho anti-diversité, anti-inclusion, contrairement au portrait que la campagne Trump faisait de lui. C’était en fait contre son gré, forcé par le méchant Biden, qu’il défendait les valeurs opposées il y a encore 3 mois 🤡 Le zèle des transfuges, qui doivent donner des gages à leur nouvelle famille de la solidité de leur fidélité, à défaut de pouvoir convaincre sur la sincérité de leurs convictions. De façon moins pathétique, mais plus significative, Jeff Bezos avait signalé son ralliement en novembre, en censurant la publication d’un éditorial du Washington Post (le quotidien centriste n° 1 du pays), dont il est propriétaire, qui devait appeler à voter contre Trump. Un autre milliardaire de la "tech" californienne, Patrick Soon-Shiong, a fait de même au Los Angeles Times. Le LA Times est le "plus à gauche" des grands quotidiens du pays. Lorsque Soon-Shiong rachète le journal en 2018, il est encore connu pour être un soutien du Parti démocrate, et un donateur important de la campagne d’Hillary Clinton contre Trump. En novembre dernier, en censurant l’éditorial contre Trump, il licencie par la même occasion l’ensemble du comité de rédaction, et annonce que le journal fera désormais "plus de place" aux "opinions conservatrices".

      Derrière l’arrivée au pouvoir d’un mouvement fasciste, se cache en fait un deal consistant à mettre l’État américain dans les mains d’une oligarchie capitaliste, qui a fait le deuil d’une position conciliante avec la démocratie. C’est ce que disait déjà en 2009 l’un de ces nouveaux oligarques, encore un milliardaire de la Silicon Valley, Peter Thiel. Comme Musk et la plupart de ces gens, il se disait depuis longtemps "libertarien". Aux États-Unis, cette étiquette politique permet à une partie des élites économiques de défendre le libéralisme économique tout en se prétendant "neutres" politiquement, "ni droite ni gauche". Comme le RN... ou LREM 🤷 Être libertarien aux US, c’est surtout être "pro-business", et proclamer qu’on se fout des questions de valeurs, qu’elles soient démocratiques, progressistes, religieuses, conservatrices... en soutenant un coup un Démocrate, un coup un Républicain. Dans un article intitulé "L’éducation d’un libertarien", Peter Thiel fait alors une véritable confession : comme la plupart de ses congénères libertariens, il a longtemps prétendu être fermement pro-démocratie, mais c’est fini. Et il se fixe désormais pour tâche de convaincre ses coreligionnaires qu’il faut désormais lutter contre la démocratie, activement.
      Je cite : « I still call myself “libertarian.”
      But I must confess that over the last two decades, I have changed radically on the question of how to achieve these goals. Most importantly, I no longer believe that freedom and democracy are compatible. By tracing out the development of my thinking, I hope to frame some of the challenges faced by all classical liberals today. »

      https://www.cato-unbound.org/.../education-libertarian
      (Je me désigne toujours comme un "libertarien". Mais je dois avouer avoir radicalement changé d’avis au cours des deux dernières décennies sur la façon d’atteindre cet objectif. Pour l’essentiel, je ne crois plus que la liberté et la démocratie soient compatibles. En retraçant l’évolution de mes idées à ce sujet, j’espère fournir un cadre aux défis que rencontrent tous les libéraux classiques aujourd’hui.)

      S’ensuit une lamentation sur la racine du mal : le suffrage universel. Lorsqu’il fut accordé aux femmes, et aux "bénéficiaires des aides sociales" (c’est-à-dire les Noirs), ça a été le début de la fin pour les États-Unis, selon Thiel.
      Peter Thiel a joué le rôle de poisson pilote pour cette classe de milliardaires. C’est le premier à faire son "coming-out" antidémocrate, et le premier à soutenir Trump dès 2016. Musk fut le suivant, rallié par Thiel au cours du mandat de Biden. Derrière la figure publique de Musk, c’est Thiel, beaucoup plus secret et beaucoup plus #idéologue, qui a en réalité le plus de réseaux dans le camp Trump. C’est lui qui a placé #J.D._Vance comme vice-président auprès de Trump. Vance est, littéralement, un employé de Thiel. Thiel le recrute en 2016 pour diriger son fonds d’investissement personnel Mithril Capital. C’est encore lui qui le lance en politique en finançant sa première campagne électorale en 2021. C’est enfin lui qui le présente à Donald Trump, et qui convainc le candidat, avec l’aide de Musk, de le prendre comme vice-président, alors que son profil n’était électoralement pas très intéressant.

      Le deal est signé, Musk se lance à corps perdu dans la campagne pour Trump à l’instant où Vance est choisi.

      Thiel, Musk, et Sacks constituent la fraction la plus idéologisée et la plus réactionnaire de cette classe de milliardaires, dont l’essentiel suit le mouvement par pur intérêt tactique. Ils ne sont donc pas représentatifs de tout leur groupe social, mais leur activisme, désormais au cœur du pouvoir, mérite qu’on s’y attarde.

      Les trois compères font partie de ce que les médias US ont baptisé la "mafia Paypal", car ils ont noué des liens proches au lancement de #Paypal, et continuent à se rendre des services depuis, avec une stratégie d’infiltration de l’État américain (via #SpaceX pour Musk, via la société de renseignement Palantir pour Thiel). Il est intéressant de noter qu’ils ont tous trois grandi au sein de la #bourgeoisie_blanche raciste de l’#Afrique_du_Sud de l’#apartheid. (Un article très bien fait le point à ce sujet : https://www.humanite.fr/en-debat/donald-trump/elon-musk-peter-thiel-david-sacks-et-roelof-botha-les-autres-sud-africains-). Musk et Sacks sont nés en Afrique du Sud, Thiel est Allemand, mais a grandi là-bas car son père travaillait pour la principale mine d’uranium du pays. Le père de Musk était quant à lui déjà millionnaire, propriétaire d’une mine de diamants ; durant l’apartheid, donc autant dire qu’il était esclavagiste de profession. Tous trois ont donc baigné dans l’environnement intellectuel du Parti national afrikaner, fondé notamment par des sympathisants nazis déclarés (Hetzog), qui professaient l’inégalité des races, la pureté génétique, et le droit par onction divine à la domination des autres races.

    • Elon Musk : Peter Thiel, David Sacks et Roelof Botha, les autres sud-africains de l’équipe Trump, Jacqueline Dérens, ancienne militante contre l’apartheid, autrice.
      https://www.humanite.fr/en-debat/donald-trump/elon-musk-peter-thiel-david-sacks-et-roelof-botha-les-autres-sud-africains-

      Tous trois ont uni leurs talents pour lancer la plateforme de paiement Paypal, qui au début n’employait ni femmes, ni Noirs, reflet de leur aversion commune pour le multiculturalisme.

    • La société post-apartheid de Anton Kannemeyer & Conrad Botes, nés respectivement en 67 et 69, deux têtes pensantes de la BD underground sud-africaine, ont créé la revue de bande dessinée « Bitterkomix », alors que l’apartheid était encore en vigueur. Critique acerbe du conservatisme et du racisme.
      https://www.du9.org/entretien/anton-kannemeyer


      https://www.cornelius-boutique.com/product/le-pays-de-judas
      #bandes_dessinées

    • Quand même, on découvre maintenant l’influence de Peter Thiel qui a pourtant toujours conceptualisé à partir de Ayn Rand la philosophie fasciste des GAFAMS ?

      Maintenant qu’on est jusqu’au cou dans leur fosse à purin, que tous les médias ont trouvé formidable d’utiliser FB et consorts depuis presque 20 ans, il faudrait penser à cesser de gazouiller comme des veaux sur X et FB ?

      Ne reste qu’à rire jaune.

      Aucun d’eux ne s’est jamais caché de ses ambitions.

  • Afrique du Sud : 4 500 mineurs illégaux coincés sous terre et assiégés par la police
    https://www.lemonde.fr/afrique/article/2024/11/14/afrique-du-sud-4-500-mineurs-illegaux-coinces-sous-terre-et-assieges-par-la-

    Afrique du Sud : 4 500 mineurs illégaux coincés sous terre et assiégés par la police
    La police sud-africaine encercle une mine dans laquelle sont coincés des milliers de travailleurs clandestins. « On ne leur enverra pas d’aide », a assuré la ministre déléguée à la présidence, qui attend que les assiégés, très affaiblis, sortent pour être arrêtés.
    Par Mathilde Boussion (Johannesburg, correspondance)
    C’est un face-à-face suffoquant. D’après les habitants de Stilfontein, dans la province du Nord-Ouest, en Afrique du Sud, plus de 4 000 mineurs illégaux seraient « coincés » sous terre, encerclés par la police, qui leur a coupé les vivres pour les forcer à remonter et les arrêter. Jeudi 14 novembre, un corps sans vie a été remonté à la surface par des volontaires alors que les forces de l’ordre refusent de se risquer à descendre dans la mine désaffectée.
    La manœuvre s’inscrit dans le cadre d’une vaste opération coup de poing lancée par les autorités sud-africaines en décembre 2023 contre l’exploitation illégale des quelque 6 000 mines désaffectées qui parsèment le territoire. L’opération Vala Umgodi (« Boucher les trous », en langue nguni) a connu un coup d’accélérateur ces dernières semaines dans la province du Nord-Ouest.
    Depuis le 18 octobre, 1 000 mineurs illégaux ont été contraints de refaire surface avant d’être « cueillis » par les forces de l’ordre qui quadrillent la campagne pour couper les chaînes d’approvisionnement nécessaires à ces hommes, qui restent parfois des mois sous terre. Le 2 novembre, dans un communiqué, la police se félicitait ainsi de la reddition de plus de 200 mineurs, « conséquence de la faim et de la soif ».
    Une dureté assumée par le gouvernement. Interrogée au cours d’une conférence de presse, mercredi 13 novembre, la ministre déléguée à la présidence, Khumbudzo Ntshavheni, a éclaté de rire en réponse à la question d’un journaliste qui lui demandait si les autorités envisageaient d’envoyer de l’aide aux mineurs cernés à Stilfontein. « Vous voulez qu’on envoie de l’aide à des criminels, honnêtement ? On ne leur enverra pas d’aide. Nous allons les asphyxier, ils vont remonter. Les criminels ne doivent pas recevoir d’aide, ils doivent être persécutés », a asséné Mme Ntshavheni.
    La veille, les autorités avaient finalement accepté de laisser des volontaires descendre de l’eau et de la nourriture au compte-goutte après avoir été alertées de la précarité de la situation au fond de la mine par un habitant envoyé en « mission de reconnaissance ». « Il est revenu en expliquant qu’il y avait plus de 4 000 personnes sous terre et plusieurs corps. Il nous a dit que les gens étaient si faibles qu’ils ne pouvaient pas se hisser à l’extérieur à l’aide de cordes comme ils le font d’ordinaire. Pour cette raison, nous avons décidé d’autoriser [des volontaires] à leur donner un peu d’aide, pour qu’ils reprennent des forces et qu’ils puissent sortir, rien de plus », explique le brigadier Sabata Mokgwabone, porte-parole de la police pour la province du Nord-Ouest.
    Depuis que des volontaires sont autorisés à échanger avec les mineurs, cinq hommes ont accepté d’être remontés à la surface. Très faibles, ils ont été pris en charge par des équipes médicales. D’après les médias locaux, les mineurs, qui refusaient de remonter face à la perspective d’être arrêtés, exigeraient désormais que les plus faibles soient secourus et que les corps des personnes mortes soient remontés avant de consentir à se rendre.
    Jeudi 14 novembre, le porte-parole de la police du Nord-Ouest n’était pas en mesure de confirmer cette revendication, mais Khumbudzo Ntshavheni a déjà fait savoir que les forces de l’ordre n’iront chercher personne, mort ou vivant. « Ce n’est pas notre travail de ramener les corps de criminels », a froidement expliqué la ministre déléguée à la présidence.
    Des propos « inhumains et irresponsables », selon Phillip Mankge, le secrétaire général adjoint de la National Union of Mineworkers, un syndicat de mineurs. « Notre position, c’est que l’exploitation minière artisanale doit être régulée afin que les mineurs illégaux puissent travailler légalement et payer des taxes, détaille au Monde le porte-parole du syndicat, Livhuwani Mammburu. Ce qui nous inquiète, c’est que les autorités semblent prendre pour cible des mineurs noirs pauvres alors que des Chinois organisent l’exploitation illégale de certaines mines de chrome sans être inquiétés. »
    Interrogé par la chaîne de télévision sud-africaine Newzroom Afrika, le président d’un autre syndicat, l’Association of Mineworkers and Construction Union, Joseph Mathunjwa, a dressé un parallèle entre la situation actuelle et le drame de Marikana, en 2012, au cours duquel trente-quatre mineurs avaient été tués par la police, qui avait ouvert le feu sur des centaines de grévistes dans la même province du Nord-Ouest. Tous les Sud-Africains ne partagent pas ce point de vue. Beaucoup sont hostiles à ces mineurs illégaux, souvent des migrants clandestins venus du Lesotho ou du Mozambique voisins, qu’ils accusent de piller le sous-sol sud-africain et de terroriser les communautés locales.

    #Covid-19#migrant#migration#afriquedusud#lesotho#mozambique#economie#secteurminier#violence#sante#migrationirreguliere

  • Les deux classiques de Bro. Valentino réédités par Analog Africa
    https://pan-african-music.com/bro-valentino-analog-africa

    À la fin des tumultueuses années 70, on pouvait encore sentir les échos de la révolution Black Power de Trinidad, notamment à travers les deux plus gros succès de Valentino : « Stay up Zimbabwe » sorti en 1979 et « Ah Wo (Brand New Revolution) » sorti en 1980 (repris par Guts en 2013).

    https://analogafrica.bandcamp.com/album/stay-up-zimbabwe-limited-dance-edition-nr-6

    #musique #politique #musique_et_politique #black_power #Afrique_du_Sud #apartheid

  • Leurs noms jugés racistes, des plantes vont être rebaptisées

    Plus de 200 plantes aux noms renvoyant à des insultes racistes ou des personnages esclavagistes vont être rebaptisées. La décision a été prise lors du Congrès international des botanistes à Madrid.

    Une décision importante dans le milieu botanique. Les professionnels du secteur du monde entier, qui se réunissent jusqu’au 27 juillet à Madrid pour le 20e Congrès international des botanistes, ont voté pour renommer des plantes à connotation raciste.

    Comme le rapporte le journal britannique du Times, 63 % des 556 experts en botaniques présents se sont dits favorables à ce changement. Ainsi, plus de 200 plantes, #algues et #champignons seront rebaptisés jusqu’en 2026.

    Sont notamment remis en cause des noms d’espèce contenant le mot latin « #caffra » (#caffre en français), rapporte le Times. Ce terme était utilisé pendant l’#apartheid en #Afrique_du_Sud pour désigner péjorativement les personnes noires. Selon le Journal of South African Studies (https://www.tandfonline.com/doi/abs/10.1080/03057070.2018.1403212), il est rattaché à des notions de racisme et de justification de la #supériorité_blanche.

    Une #commission pour valider le processus

    Les espèces composées sur nom « caffra » verront leurs dérivés être remplacés par « affra » afin de rappeler leur origine africaine. #Erythrina_Caffra devrait ainsi être rebaptisée Erythrina Affra, Protea Caffra en Protea Affra, et Dovyalis Caffra en Dovyalis Affra, selon les propositions de Gideon Smith et d’Estrela Figueiredo de l’Université Nelson-Mandela (Afrique du Sud).

    « Nous nous réjouissons de l’éradication d’une injure raciste dans les noms scientifiques des plantes, des algues et des champignons. Nous nous félicitons de la majorité de plus de 60 % que la communauté botanique mondiale a exprimée en faveur de notre proposition », a réagi Gideon Smith auprès du journal britannique.

    Une commission va être également créée pour s’assurer du bon déroulé du changement de nom, sur la proposition du taxonomiste végétal à l’université nationale d’Australie à Canberra, Kevin Thiele, qui salue une avancée dans la reconnaissance du problème. Pour autant, certains biologistes expriment des inquiétudes quant à ce changement de #nomenclature. « Cela pourrait entraîner beaucoup de confusion et de problèmes pour les utilisateurs dans de nombreux domaines autres que la botanique », estime Alina Freire-Fierro, botaniste à l’université technique de Cotopaxi, en Équateur.

    D’autres noms sont dans le viseur des botanistes, comme ceux associés à des personnages esclavagistes ou opposés à l’abolition de l’esclavage. L’#Hibbertia vient par exemple de #George_Hibbert, un membre du lobby pro-esclavagiste de Grande-Bretagne.

    https://www.lepoint.fr/environnement/leurs-noms-juges-racistes-des-plantes-vont-etre-rebaptisees-23-07-2024-25662
    #plantes #noms #racisme #nomination #botanique #esclavagisme

    ping @cede @reka

    • What’s in a Word? Historicising the Term ‘Caffre’ in European Discourses about Southern Africa between 1500 and 1800

      In the 19th and 20th centuries, southern Africa’s white colonists used the word ‘Caffre’ to characterise the region’s black majority as an inferior race of African origins. While this historical context explains why the term ‘Caffre’ is considered hate speech in post-apartheid South Africa, the word’s history dates back to the beginning of Europe’s engagement with the region in c. 1500. Based on primary sources in multiple languages, this article explores this deeper history and shows that Europeans imbued the word ‘Caffre’ with racialising ideas from the start. The Portuguese first racialised the term by linking it explicitly to black skin colour in the 16th century. In the 17th century, Cape Colony officials reinforced its racialisation by creating a ‘Hottentot–Caffre’ race dichotomy, a racial divide of long-term significance in southern African history. By the end of the 18th century, most European naturalists argued that ‘Caffre’ identified a people racially distinct from ‘Hottentots’ and ‘true Negroes’, an idea that shaped missionary approaches to Bible translation in the region until the mid 19th century. Moreover, naturalists rationalised these alleged racial differences by placing the origins of the ‘Caffres’ outside the African continent, thereby effectively defining them as a superior race of non-African provenance. The word’s deeper history, therefore, exposes a major transformation in meaning over the course of the 19th century: whereas the word ‘Caffre’ represented a superior race of non-African origin in 1800, it described an inferior race of African origin in 1900. Because the radical change in meaning parallels the process of black political and economic disempowerment in southern Africa, the article suggests that the term became directly implicated in and transformed by this process and, for this reason, should be viewed as a valuable historical record of the establishment of white supremacist rule in the region.

      https://www.tandfonline.com/doi/abs/10.1080/03057070.2018.1403212

  • Guerre à Gaza | L’#Égypte va s’associer à l’#Afrique_du_Sud dans sa demande à la #CIJ contre Israël | La Presse
    https://www.lapresse.ca/international/2024-05-12/guerre-a-gaza/l-egypte-va-s-associer-a-l-afrique-du-sud-dans-sa-demande-a-la-cij-contre-i

    Défiant les mises en garde internationales, l’armée israélienne mène depuis mardi des incursions dans l’est de #Rafah et a pris le contrôle du passage frontalier avec l’Égypte, verrouillant une porte d’entrée névralgique pour les convois d’aide humanitaire.

    Depuis lors, l’Égypte refuse de coordonner avec Israël l’entrée de l’aide dans la bande de #Gaza.

    Le Caire a mis en garde à plusieurs reprises contre l’escalade en cours depuis que les négociateurs israéliens et palestiniens ont quitté l’Égypte, mettant fin à des discussions ayant échoué à parvenir à une trêve.

  • L’#Afrique_du_Sud appelle à une mobilisation internationale immédiate pour empêcher le #génocide à #Gaza
    https://www.aa.com.tr/fr/monde/l-afrique-du-sud-appelle-%C3%A0-une-mobilisation-internationale-imm%C3%A9diate-pour-emp%C3%AAcher-le-g%C3%A9nocide-%C3%A0-gaza-/3124312

    La ministre des Affaires étrangères Naledi Pandor a souligné « qu’Israël a ignoré la décision de la Cour internationale de Justice », soulignant que « le monde doit agir en conséquence »

  • « Avec la plainte de l’Afrique du Sud contre Israël pour génocide, le Sud conteste une mémoire dominée par la Shoah et lui oppose celle de la colonisation » par Sylvie Kaufmann
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2024/01/17/avec-la-plainte-de-l-afrique-du-sud-contre-israel-pour-genocide-le-sud-conte

    Cette double qualification et le fait qu’elle soit évoquée illustrent la dimension très particulière de la plainte déposée contre Israël devant la plus haute juridiction des Nations unies. Fondé sur le caractère massif et le bilan humain de la riposte militaire israélienne aux massacres commis par le Hamas le 7 octobre, le recours sud-africain dépasse la simple procédure judiciaire. Il est la plainte du Sud global contre les critères occidentaux de la supériorité morale. Il est la remise en cause d’un ordre international installé par le plus puissant allié de l’accusé, les Etats-Unis. Il est aussi la contestation d’une mémoire dominée par la Shoah, à laquelle s’oppose ouvertement celle de la colonisation.
    [si on lit vite cette phrase, on pourrait croire que l’Afrique du Sud conteste la Shoah. C’est fort de café pour déconsidérer la létimité de la plainte sud-africaine, surtout que un peu plus loin, voir plus bas
    ...
    pas ce passage là, qui je rapporte qu’il est intéressant]

    Mais comment ne pas voir derrière cet affrontement l’émergence du Sud global comme force politique et la perte d’hégémonie du monde occidental ? « Ce changement de perspective, dans l’optique du Sud, serait d’autant plus fort si Israël venait à être perçu comme génocidaire par la CIJ et plus largement par l’opinion publique », relève Pierre Hazan, expert de la médiation des conflits et auteur de plusieurs ouvrages sur la justice et la guerre, dont Négocier avec le diable (Textuel, 2022).

    En 1948, l’écrivain martiniquais Aimé Césaire « faisait remarquer que l’Occident reconnaissait Auschwitz parce que les victimes étaient blanches, mais pas Gorée parce que les victimes étaient africaines, souligne Pierre Hazan. Le Sud global considère – largement à raison – que l’Occident n’a jamais fait le travail de mémoire qui s’imposait pour les crimes de la colonisation et de l’esclavage, alors qu’il l’a fait pour les crimes nazis ».
    [... mais cette phrase là, avant même je jugement de la CIJ, ... ]

    Au mépris de sa définition juridique, le mot « génocide » est devenu courant à propos des Palestiniens de Gaza.

    #génocide #Gaza #colonialisme #Afrique_du_Sud

  • La plainte de l’#Afrique_du_Sud contre #Israël

    "La plainte déposée par l’Afrique du Sud contre l’#Etat d’Israël ne l’accuse pas de #génocide, mais de laisser des éléments de ses forces de sécurité le pratiquer. Elle se fonde sur les intentions énoncées par certains responsables politiques et militaires, sur l’observation des pratiques israéliennes depuis 75 ans vis-à-vis de l’ensemble du #peuple_palestinien et enfin sur la manière dont il se comporte aujourd’hui à #Gaza. (...)

    #politique #international #géopolitique #monde #propagande #fascisme #sioniste #extermination #holocauste #Palestine #seenthis #vangauguin

    https://www.voltairenet.org/article220263.html

  • Blinne Ní Ghrálaigh: Lawyer’s closing statement in ICJ case against Israel praised

    This was the powerful closing statement in South Africa’s genocide case against Israel.

    Senior advocate #Blinne_Ní_Ghrálaigh addressed the International Court of Justice on day one of the hearing.

    ICJ: Blinne Ní Ghrálaigh’s powerful closing statement in South Africa case against Israel
    https://www.youtube.com/watch?v=ttrJd2aWF-Y&embeds_referring_euri=https%3A%2F%2Fwww.thenational.sco

    https://www.thenational.scot/news/24042943.blinne-ni-ghralaigh-lawyers-closing-statement-icj-case-israel

    #Cour_internationale_de_justice (#CIJ) #Israël #Palestine #Afrique_du_Sud #justice #génocide

    • Israël commet-il un génocide à #Gaza ? Le compte rendu d’une #audience historique

      Alors que les massacres israéliens à Gaza se poursuivent, l’Afrique du Sud a tenté de démontrer, jeudi 11 et vendredi 12 janvier devant la justice onusienne, qu’un génocide est en train d’être commis par Israël à Gaza.

      « Une #calomnie », selon l’État hébreu.

      Devant le palais de la Paix de #La_Haye (Pays-Bas), la bataille des #mots a commencé avant même l’audience. Jeudi 11 janvier au matin, devant la #Cour_de_justice_internationale_des_Nations_unies, des manifestants propalestiniens ont exigé un « cessez-le-feu immédiat » et dénoncé « l’#apartheid » en cours au Proche-Orient. Face à eux, des familles d’otages israélien·nes ont montré les photos de leurs proches kidnappés le 7 octobre par le Hamas.

      Pendant deux jours, devant 17 juges internationaux, alors que les massacres israéliens à Gaza continuent de tuer, de déplacer et de mutiler des civils palestiniens (à 70 % des femmes et des enfants, selon les agences onusiennes), le principal organe judiciaire des Nations unies a examiné la requête, précise et argumentée, de l’Afrique du Sud, destinée à imposer au gouvernement israélien des « #mesures
      _conservatoires » pour prévenir un génocide de la population palestinienne de Gaza.

      La première et plus urgente de ces demandes est l’arrêt immédiat des #opérations_militaires israéliennes à Gaza. Les autres exigent des mesures urgentes pour cesser les tueries, les déplacements de population, faciliter l’accès à l’eau et à la nourriture, et prévenir tout génocide.

      La cour a aussi entendu les arguments d’Israël, qui nie toute #intention_génocidaire et a martelé son « #droit_à_se_défendre, reconnu par le droit international ».

      L’affaire ne sera pas jugée sur le fond avant longtemps. La décision sur les « mesures conservatoires », elle, sera rendue « dès que possible », a indiqué la présidente de la cour, l’États-Unienne #Joan_Donoghue.

      Rien ne dit que les 17 juges (dont un Sud-Africain et un Israélien, Aharon Barak, ancien juge de la Cour suprême israélienne, de réputation progressiste mais qui n’a jamais critiqué la colonisation israélienne) donneront raison aux arguments de l’Afrique du Sud, soutenue dans sa requête par de nombreux États du Sud global. Et tout indique qu’une décision sanctionnant Israël serait rejetée par un ou plusieurs #vétos au sein du #Conseil_de_sécurité des Nations unies.

      Cette #audience solennelle, retransmise sur le site de l’ONU (revoir les débats du jeudi 11 et ceux du vendredi 12), et relayée par de nombreux médias internationaux, a pourtant revêtu un caractère extrêmement symbolique, où se sont affrontées deux lectures radicalement opposées de la tragédie en cours à Gaza.

      « Israël a franchi une limite »

      Premier à prendre la parole, l’ambassadeur sud-africain aux Pays-Bas, #Vusi_Madonsela, a d’emblée replacé « les actes et omissions génocidaires commis par l’État d’Israël » dans une « suite continue d’#actes_illicites perpétrés contre le peuple palestinien depuis 1948 ».

      Face aux juges internationaux, il a rappelé « la Nakba du peuple palestinien, conséquence de la #colonisation_israélienne qui a [...] entraîné la #dépossession, le #déplacement et la #fragmentation systématique et forcée du peuple palestinien ». Mais aussi une « #occupation qui perdure depuis cinquante-six ans, et le siège de seize ans imposé [par Israël] à la bande de Gaza ».

      Il a décrit un « régime institutionnalisé de lois, de politiques et de pratiques discriminatoires, mises en place [par Israël – ndlr] pour établir sa #domination et soumettre le peuple palestinien à un apartheid », dénonçant des « décennies de violations généralisées et systématiques des #droits_humains ».

      « En tendant la main aux Palestiniens, nous faisons partie d’une seule humanité », a renchéri le ministre de la justice sud-africain, #Ronald_Ozzy_Lamola, citant l’ancien président Nelson Mandela, figure de la lutte contre l’apartheid dans son pays.

      D’emblée, il a tenté de déminer le principal argument du gouvernement israélien, selon lequel la procédure devant la Cour internationale de justice est nulle et non avenue, car Israël mènerait une #guerre_défensive contre le #Hamas, au nom du #droit_à_la_légitime_défense garanti par l’article 51 de la charte des Nations unies – un droit qui, selon la Cour internationale de justice, ne s’applique pas aux #Territoires_occupés. « Gaza est occupée. Israël a gardé le contrôle de Gaza. [...] Ses actions renforcent son occupation : la légitime défense ne s’applique pas », insistera un peu plus tard l’avocat Vaughan Lowe.

      « L’Afrique du Sud, affirme le ministre sud-africain, condamne de manière catégorique la prise pour cibles de civils par le Hamas et d’autres groupes armés palestiniens le 7 octobre 2023. Cela étant dit, aucune attaque armée contre le territoire d’un État, aussi grave soit-elle, même marquée par la commission des #crimes atroces, ne saurait constituer la moindre justification ni le moindre prétexte, pour se rendre coupable d’une violation, ni sur le plan juridique ni sur le plan moral », de la #convention_des_Nations_unies_pour_la_prévention_et_la_répression_du_crime_de_génocide, dont est accusé l’État hébreu.

      « La réponse d’Israël à l’attaque du 7 octobre, a-t-il insisté, a franchi cette limite. »

      Un « génocide » au caractère « systématique »

      #Adila_Hassim, principale avocate de l’Afrique du Sud, s’est évertuée à démontrer méthodiquement comment Israël a « commis des actes relevant de la définition d’#actes_de_génocide », dont elle a martelé le caractère « systématique ».

      « Les Palestiniens sont tués, risquent la #famine, la #déshydratation, la #maladie, et ainsi la #mort, du fait du siège qu’Israël a organisé, de la #destruction des villes, d’une aide insuffisante autorisée à atteindre la population, et de l’impossibilité à distribuer cette maigre aide sous les #bombardements incessants, a-t-elle énuméré. Tout ceci rend impossible d’avoir accès aux éléments essentiels de la vie. »

      Adila Hassim s’est attelée à démontrer en quoi la #guerre israélienne cochait les cases du génocide, tel qu’il est défini à l’article 2 de la convention onusienne : « Des actes commis dans l’intention de détruire, en tout ou en partie, un groupe national, ethnique, racial ou religieux. »

      Le « meurtre des membres du groupe », premier élément du génocide ? Adila Hassim évoque le « meurtre de masse des Palestiniens », les « 23 000 victimes dont 70 % sont des femmes ou des enfants », et « les 7 000 disparus, présumés ensevelis sous les décombres ». « Il n’y a pas de lieu sûr à Gaza », dit-elle, une phrase empruntée aux responsables de l’ONU, répétée de nombreuses fois par la partie sud-africaine.

      Hasssim dénonce « une des campagnes de bombardement les plus lourdes dans l’histoire de la guerre moderne » : « 6 000 bombes par semaine dans les trois premières semaines », avec des « #bombes de 900 kilos, les plus lourdes et les plus destructrices », campagne qui vise habitations, abris, écoles, mosquées et églises, dans le nord et le sud de la bande de Gaza, camps de réfugié·es inclus.

      « Les Palestiniens sont tués quand ils cherchent à évacuer, quand ils n’ont pas évacué, quand ils ont pris la #fuite, même quand ils prennent les itinéraires présentés par Israël comme sécurisés. (...) Des centaines de familles plurigénérationelles ont été décimées, personne n’ayant survécu (...) Personne n’est épargné, pas même les nouveau-nés (...) Ces massacres ne sont rien de moins que la #destruction_de_la_vie_palestinienne, infligée de manière délibérée. » Selon l’avocate, il existe bien une #intention_de_tuer. « Israël, dit-elle, sait fort bien combien de civils perdent leur vie avec chacune de ces bombes. »

      L’« atteinte grave à l’intégrité physique ou mentale de membres du groupe », et la « soumission intentionnelle du groupe à des conditions d’existence devant entraîner sa destruction physique totale ou partielle », autres éléments constitutifs du génocide ? Adila Hassim évoque « la mort et la #mutilation de 60 000 Palestiniens », les « civils palestiniens arrêtés et emmenés dans une destination inconnue », et détaille le « #déplacement_forcé de 85 % des Palestiniens de Gaza » depuis le 13 octobre, sans retour possible pour la plupart, et qui « répète une longue #histoire de #déplacements_forcés de masse ».

      Elle accuse Israël de « vise[r] délibérément à provoquer la faim, la déshydratation et l’inanition à grande échelle » (93 % de la population souffrent d’un niveau critique de faim, selon l’Organisation mondiale de la santé), l’aide empêchée par les bombardements et qui « ne suffit tout simplement pas », l’absence « d’eau propre », le « taux d’épidémies et de maladies infectieuses qui s’envole », mais aussi « les attaques de l’armée israélienne prenant pour cible le système de santé », « déjà paralysé par des années de blocus, impuissant face au nombre de blessures ».

      Elle évoque de nombreuses « naissances entravées », un autre élément constitutif du génocide.

      « Les génocides ne sont jamais annoncés à l’avance, conclut-elle. Mais cette cour a devant elle 13 semaines de #preuves accumulées qui démontrent de manière irréfutable l’existence d’une #ligne_de_conduite, et d’#intentions qui s’y rapportent, justifiant une allégation plausible d’actes génocidaires. »

      Une « #déshumanisation_systématique » par les dirigeants israéliens

      Un autre avocat s’avance à la barre. Après avoir rappelé que « 1 % de la population palestinienne de Gaza a été systématiquement décimée, et qu’un Gazaoui sur 40 a été blessé depuis le 7 octobre », #Tembeka_Ngcukaitobi décortique les propos des autorités israéliennes.

      « Les dirigeants politiques, les commandants militaires et les représentants de l’État d’Israël ont systématiquement et explicitement exprimé cette intention génocidaire, accuse-t-il. Ces déclarations sont ensuite reprises par des soldats, sur place à Gaza, au moment où ils anéantissent la population palestinienne et l’infrastructure de Gaza. »

      « L’intention génocidaire spécifique d’Israël, résume-t-il, repose sur la conviction que l’ennemi n’est pas simplement le Hamas, mais qu’il est à rechercher au cœur même de la société palestinienne de Gaza. »

      L’avocat multiplie les exemples, encore plus détaillés dans les 84 pages de la requête sud-africaine, d’une « intention de détruire Gaza aux plus hauts rangs de l’État » : celle du premier ministre, #Benyamin_Nétanyahou, qui, à deux reprises, a fait une référence à #Amalek, ce peuple que, dans la Bible (I Samuel XV, 3), Dieu ordonne d’exterminer ; celle du ministre de la défense, qui a comparé les Palestiniens à des « #animaux_humains » ; le président israélien #Isaac_Herzog, qui a jugé « l’entièreté de la nation » palestinienne responsable ; celle du vice-président de la Knesset, qui a appelé à « l’anéantissement de la bande de Gaza » (des propos condamnés par #Nétanyahou) ; ou encore les propos de nombreux élus et députés de la Knesset appelant à la destruction de Gaza.

      Une « déshumanisation systématique », dans laquelle les « civils sont condamnés au même titre que le Hamas », selon Tembeka Ngcukaitobi.

      « L’intention génocidaire qui anime ces déclarations n’est nullement ambiguë pour les soldats israéliens sur le terrain : elle guide leurs actes et leurs objectifs », poursuit l’avocat, qui diffuse devant les juges des vidéos où des soldats font eux aussi référence à Amalek, « se filment en train de commettre des atrocités contre les civils à Gaza à la manière des snuff movies », ou écoutent un réserviste de 95 ans les exhorter à « tirer une balle » sur leur « voisin arabe » et les encourager à une « destruction totale ».

      L’avocat dénonce le « manquement délibéré de la part du gouvernement à son obligation de condamner, de prévenir et de réprimer une telle incitation au génocide ».

      Après une plaidoirie technique sur la capacité à agir de l’Afrique du Sud, #John_Dugard insiste : « Gaza est devenu un #camp_de_concentration où un génocide est en cours. »

      L’avocat sud-africain #Max_du_Plessis exhorte la cour à agir face à Israël, qui « depuis des années (...) s’estime au-delà et au-dessus de la loi », une négligence du droit rendue possible par l’#indifférence de la communauté internationale, qui a su, dans d’autres conflits (Gambie, Bosnie, Ukraine) décider qu’il était urgent d’agir.

      « Gaza est devenu inhabitable », poursuit l’avocate irlandaise #Blinne_Ni_Ghralaigh. Elle énumère d’autres chiffres : « Au rythme actuel », égrène-t-elle, « 247 Palestiniens tués en moyenne chaque jour », dont « 48 mères » et « plus de 117 enfants », et « 629 blessés ». Elle évoque ces enfants dont toute la famille a été décimée, les secouristes, les enseignants, les universitaires et les journalistes tués dans des proportions historiques.

      « Il s’agit, dit-elle, du premier génocide de l’Histoire dont les victimes diffusent leur propre destruction en temps réel, dans l’espoir vain que le monde fasse quelque chose. » L’avocate dévoile à l’écran les derniers mots du docteur #Mahmoud_Abu_Najela (Médecins sans frontières), tué le 23 novembre à l’hôpital Al-Awda, écrits au feutre sur un tableau blanc : « À ceux qui survivront. Nous avons fait ce que nous pouvons. Souvenez-vous de nous. »

      « Le monde, conclut Blinne Ni Ghralaigh, devrait avoir #honte. »

      La réponse d’Israël : une « calomnie »

      Vendredi 12 janvier, les représentants d’Israël se sont avancés à la barre. Leur argumentation a reposé sur deux éléments principaux : un, la Cour internationale de justice n’a pas à exiger de « mesures conservatoires » car son armée ne commet aucun génocide ; deux, si génocide il y a, il a été commis par le Hamas le 7 octobre 2023.

      Premier à prendre la parole, #Tal_Becker, conseiller juridique du ministère des affaires étrangères israélien, invoque l’Histoire, et le génocide infligé aux juifs pendant la Seconde Guerre mondiale, « le meurtre systématique de 6 millions de juifs dans le cadre d’une destruction totale ».

      « Israël, dit-il, a été un des premiers États à ratifier la convention contre le génocide. » « Pour Israël, insiste-t-il, “#jamais_plus” n’est pas un slogan, c’est une #obligation_morale suprême. »

      Dans « une époque où on fait bon marché des mots, à l’heure des politiques identitaires et des réseaux sociaux », il dénonce une « #instrumentalisation » de la notion de génocide contre Israël.

      Il attaque une présentation sud-africaine « totalement dénaturée des faits et du droit », « délibérément manipulée et décontextualisée du conflit actuel », qualifiée de « calomnie ».

      Alors que les avocats sud-africains avaient expliqué ne pas intégrer les massacres du Hamas dans leur requête devant la justice onusienne, car « le Hamas n’est pas un État », Tal Becker estime que l’Afrique du Sud « a pris le parti d’effacer l’histoire juive et tout acte ou responsabilité palestiniens », et que les arguments avancés « ne se distinguent guère de ceux opposés par le Hamas dans son rejet d’Israël ». « L’Afrique du Sud entretient des rapports étroits avec le Hamas » et le « soutient », accuse-t-il.

      « C’est une guerre qu’Israël n’a pas commencée », dit-il en revenant longuement, images et enregistrements à l’appui, sur les atrocités commises par le Hamas et d’autres groupes palestiniens le 7 octobre, « le plus important massacre de juifs en un jour depuis la #Shoah ».

      « S’il y a eu des actes que l’on pourrait qualifier de génocidaires, [ils ont été commis] contre Israël », dit-il, évoquant le « #programme_d’annihilation » des juifs par le Hamas. « Israël ne veut pas détruire un peuple, poursuit-il. Mais protéger un peuple : le sien. »

      Becker salue les familles d’otages israéliens présentes dans la salle d’audience, et montre certains visages des 130 personnes kidnappées dont le pays est toujours sans nouvelle. « Y a-t-il une raison de penser que les personnes que vous voyez à l’écran ne méritent pas d’être protégées ? », interroge-t-il.

      Pour ce représentant de l’État israélien, la demande sud-africaine de mesures conservatoires revient à priver le pays de son droit à se défendre.

      « Israël, poursuit-il, se défend contre le Hamas, le Djihad palestinien et d’autres organisations terroristes dont la brutalité est sans limite. Les souffrances sont tragiques, sont déchirantes. Les conséquences sont parfaitement atroces pour les civils du fait du comportement du Hamas, qui cherche à maximiser les pertes de civils alors qu’Israël cherche à les minorer. »

      Becker s’attarde sur la « #stratégie_méprisable » du Hamas, une « méthode de guerre intégrée, planifiée, de grande ampleur et odieuse ». Le Hamas, accuse-t-il, « a, de manière systématique, fondu ses opérations militaires au sein de zones civiles densément peuplées », citant écoles, mosquées et hôpitaux, des « milliers de bâtiments piégés » et « utilisés à des fins militaires ».

      Le Hamas « a fait entrer une quantité innombrable d’armes, a détourné l’aide humanitaire ». Remettant en cause le chiffre « non vérifié » de 23 000 victimes (pourtant confirmé par les Nations unies), Tal Becker estime que de nombreuses victimes palestiniennes sont des « militants » qui ont pu prendre « une part directe aux hostilités ». « Israël respecte le droit », martèle-t-il. « Si le Hamas abandonne cette stratégie, libère les otages, hostilités et violences prendront fin. »

      Ponte britannique du droit, spécialiste des questions juridiques liées aux génocides, #Malcom_Shaw embraie, toujours en défense d’Israël. Son discours, technique, est parfois interrompu. Il se perd une première fois dans ses notes, puis soupçonne un membre de son équipe d’avoir « pris [sa] #plaidoirie pour un jeu de cartes ».

      Shaw insiste : « Un conflit armé coûte des vies. » Mais Israël, dit-il, « a le droit de se défendre dans le respect du #droit_humanitaire », citant à l’audience les propos de la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, le 19 octobre 2023. Il poursuit : « L’#usage_de_la_force ne peut constituer en soi un acte génocidaire. » « Israël, jure-t-il, ne cible que les cibles militaires, et ceci de manière proportionnée dans chacun des cas. »

      « Peu d’éléments démontrent qu’Israël a eu, ou a, l’intention de détruire tout ou partie du peuple palestinien », plaide-t-il. Shaw estime que nombre de propos tenus par des politiciens israéliens ne doivent pas être pris en compte, car ils sont « pris au hasard et sont sortis de leur contexte », parce qu’ils témoignent d’une « #détresse » face aux massacres du 7 octobre, et que ceux qui les ont prononcés n’appartiennent pas aux « autorités pertinentes » qui prennent les décisions militaires, à savoir le « comité ministériel chargé de la sécurité nationale » et le « cabinet de guerre ».

      Pour étayer son argumentation, Shaw cite des directives (non publiques) de Benyamin Nétanyahou destinées, selon lui, à « éviter un désastre humanitaire », à proposer des « solutions pour l’approvisionnement en eau », « promouvoir la construction d’hôpitaux de campagne au sud de la bande de Gaza » ; les déclarations publiques de Benyamin Nétanyahou à la veille de l’audience (« Israël n’a pas l’intention d’occuper de façon permanente la bande de Gaza ou de déplacer sa population civile ») ; d’autres citations du ministre de la défense qui assure ne pas s’attaquer au peuple palestinien dans son ensemble.

      « La requête de l’Afrique du Sud brosse un tableau affreux, mais incomplet et profondément biaisé », renchérit #Galit_Rajuan, conseillère au ministère de la justice israélien, qui revient longuement sur les #responsabilités du Hamas, sa stratégie militaire au cœur de la population palestinienne. « Dans chacun des hôpitaux que les forces armées israéliennes ont fouillés à Gaza, elles ont trouvé des preuves d’utilisation militaire par le Hamas », avance-t-elle, des allégations contestées.

      « Certes, des dommages et dégâts ont été causés par les hostilités dans les hôpitaux, parfois par les forces armées israéliennes, parfois par le Hamas, reconnaît-elle, mais il s’agit des conséquences de l’utilisation odieuse de ces hôpitaux par le Hamas. »

      Rajuan martèle enfin qu’Israël cherche à « atténuer les dommages causés aux civils » et à « faciliter l’aide humanitaire ». Des arguments connus, que de très nombreuses ONG, agences des Nations unies et journalistes gazaouis présents sur place réfutent régulièrement, et que les journalistes étrangers ne peuvent pas vérifier, faute d’accès à la bande de Gaza.

      https://www.mediapart.fr/journal/international/120124/israel-commet-il-un-genocide-gaza-le-compte-rendu-d-une-audience-historiqu

    • Gaza, l’accusa di genocidio a Israele e la credibilità del diritto internazionale

      Il Sudafrica ha chiesto l’intervento della Corte internazionale di giustizia dell’Aja per presunte violazioni di Israele della Convenzione sul genocidio del 1948. Triestino Mariniello, docente di Diritto penale internazionale alla John Moores University di Liverpool, presente alla storica udienza, aiuta a comprendere il merito e le prospettive

      “Quello che sta succedendo all’Aja ha un significato che va oltre gli eventi in corso nella Striscia di Gaza. Viviamo un momento storico in cui la Corte internazionale di giustizia (Icj) ha anche la responsabilità di confermare se il diritto internazionale esiste ancora e se vale alla stessa maniera per tutti i Paesi, del Nord e del Sud del mondo”. A parlare è Triestino Mariniello, docente di Diritto penale internazionale alla John Moores University di Liverpool, già nel team legale delle vittime di Gaza di fronte alla Corte penale internazionale (Icc), che ha sede sempre all’Aja.

      Non vanno confuse: l’aula di tribunale ripresa dalle tv di tutto il mondo l’11 e il 12 gennaio scorsi, infatti, con il team legale sudafricano schierato contro quello israeliano, è quella della Corte internazionale di giustizia, il massimo organo giudiziario delle Nazioni Unite, che si esprime sulle controversie tra Stati. L’Icc, invece, è indipendente e legifera sulle responsabilità penali individuali.

      Il 29 dicembre scorso il Sudafrica ha chiesto l’intervento della prima per presunte violazioni da parte di Israele della Convenzione sul genocidio del 1948, nei confronti dei palestinesi della Striscia di Gaza. Un’udienza storica a cui Mariniello era presente.

      Professore, qual era innanzi tutto l’atmosfera?
      TM A mia memoria mai uno strumento del diritto internazionale ha avuto tanto sostegno e popolarità. C’erano centinaia, probabilmente migliaia di persone all’esterno della Corte, emittenti di tutto il mondo e apparati di sicurezza, inclusi droni ed elicotteri. Sentire anche le tv più conservatrici, come quelle statunitensi, parlare di Palestina e genocidio faceva comprendere ancora di più l’importanza storica dell’evento.

      In estrema sintesi, quali sono gli elementi più importanti della tesi sudafricana?
      TM Il Sudafrica sostiene che Israele abbia commesso atti di genocidio contro la popolazione di Gaza, ciò significa una serie di azioni previste dall’articolo 2 della Convenzione sul genocidio, effettuate con l’intento di distruggere del tutto o in parte un gruppo protetto, in questo caso i palestinesi di Gaza. Questi atti, per il Sudafrica, sono omicidi di massa, gravi lesioni fisiche o mentali e l’imposizione di condizioni di vita volte a distruggere i palestinesi, come l’evacuazione forzata di circa due milioni di loro, la distruzione di quasi tutto il sistema sanitario della Striscia, l’assedio totale all’inizio della guerra e la privazione di beni essenziali per la sopravvivenza. Ciò che caratterizza un genocidio rispetto ad altri crimini internazionali è il cosiddetto “intento speciale”, la volontà cioè di voler distruggere del tutto o in parte un gruppo protetto. È l’elemento più difficile da provare, ma credo che il Sudafrica in questo sia riuscito in maniera solida e convincente. Sia in aula sia all’interno della memoria di 84 pagine presentata, vi sono, infatti, una serie di dichiarazioni dei leader politici e militari israeliani, che proverebbero tale intento. Come quella del premier Benjamin Netanyahu che, a inizio guerra, ha invocato la citazione biblica di Amalek, che sostanzialmente significa: “Uccidete tutti gli uomini, le donne, i bambini e gli animali”. O una dichiarazione del ministro della Difesa, Yoav Gallant, che ha detto che a Gaza sono tutti “animali umani”. Queste sono classiche dichiarazioni deumanizzanti e la deumanizzazione è un passaggio caratterizzante tutti i genocidi che abbiamo visto nella storia dell’umanità.

      Qual è stata invece la linea difensiva israeliana?
      TM Diciamo che l’impianto difensivo di Israele è basato su tre pilastri: il fatto che quello di cui lo si accusa è stato eseguito da Hamas il 7 ottobre; il concetto di autodifesa, cioè che quanto fatto a Gaza è avvenuto in risposta a tale attacco e, infine, che sono state adottate una serie di precauzioni per limitare l’impatto delle ostilità sulla popolazione civile. Israele, inoltre, ha sollevato il tema della giurisdizione della Corte, mettendola in discussione, in quanto non vi sarebbe una disputa in corso col Sudafrica. Su questo la Corte si dovrà pronunciare, ma a tal proposito è stato ricordato come Israele sia stato contattato dal Sudafrica in merito all’accusa di genocidio e non abbia risposto. Questo, per l’accusa, varrebbe come disputa in corso.

      Che cosa chiede il Sudafrica?
      TM In questo momento l’accusa non deve dimostrare che sia stato commesso un genocidio, ma che sia plausibile. Questa non è un’udienza nel merito, siamo in una fase d’urgenza, ma di richiesta di misure cautelari. Innanzitutto chiede il cessate fuoco, poi la rescissione di tutti gli ordini che possono costituire atti di genocidio. Si domanda alla Corte di imporre un ordine a Israele per preservare tutte le prove che potrebbero essere utili per indagini future e di porre fine a tutti gli atti di cui il Sudafrica lo ritiene responsabile.

      Come valuta le due memorie?
      TM La deposizione del Sudafrica è molto solida e convincente, sia in merito agli atti genocidi sia all’intento genocidiario. E credo che anche alla luce dei precedenti della Corte lasci veramente poco spazio di manovra. Uno dei punti di forza è che fornisce anche una serie di prove in merito a quello che è successo e che sta accadendo a Gaza: le dichiarazioni dei politici israeliani, cioè, hanno ricevuto un’implementazione sul campo. Sono stati mostrati dei video di militari, ad esempio, che invocavano Amalek, la citazione di Netanyahu.

      In realtà il Sudafrica non si limita allo scontro in atto, ma parla di una sorta Nakba (l’esodo forzato dei palestinesi) ininterrotto.
      TM Ogni giurista dovrebbe sempre analizzare qualsiasi ostilità all’interno di un contesto e per questo il Sudafrica fa riferimento a 75 anni di Nakba, a 56 di occupazione militare israeliana e a 16 anni di assedio della Striscia.

      Come valuta la difesa israeliana?
      TM Come detto, tutto viene ricondotto all’attacco di Hamas del 7 ottobre e a una risposta di autodifesa rispetto a tale attacco. Ma esiste sempre un contesto per il diritto penale internazionale e l’autodifesa -che per uno Stato occupante non può essere invocata- non può comunque giustificare un genocidio. L’altro elemento sottolineato dal team israeliano, delle misure messe in atto per ridurre l’impatto sui civili, è sembrato più retorico che altro: quanto avvenuto negli ultimi tre mesi smentisce tali dichiarazioni. Basti pensare alla privazione di beni essenziali e a tutte le informazioni raccolte dalle organizzazioni internazionali e dagli organismi delle Nazioni Unite. A Gaza non esistono zone sicure, ci sono stati casi in cui la popolazione evacuata, rifugiatasi nelle zone indicate da Israele, è stata comunque bombardata.

      Ora che cosa pensa succederà?
      TM La mia previsione è che la Corte si pronuncerà sulle misure cautelari entro la fine di gennaio e l’inizio di febbraio, quando alcuni giudici decadranno e saranno sostituiti. In alcuni casi ha impiegato anche solo otto giorni per pronunciarsi. Ora ci sono delle questioni procedurali, altri Stati stanno decidendo di costituirsi a sostegno di Israele o del Sudafrica.

      Che cosa implica tale sostegno?
      TM La possibilità di presentare delle memorie. La Germania sosterrà Israele, il Brasile, i Paesi della Lega Araba, molti Stati sudamericani, ma non solo, si stanno schierando con il Sudafrica.

      Il ministro degli Esteri italiano, Antonio Tajani, ha dichiarato che non si tratta di genocidio.
      TM L’Italia non appoggerà formalmente Israele dinnanzi all’Icj. La Francia sarà neutrale. I Paesi del Global South stanno costringendo quelli del Nord a verificare la credibilità del diritto internazionale: vale per tutti o è un diritto à la carte?

      Se la Corte decidesse per il cessate il fuoco, quali sarebbero le conseguenze, visto che non ha potere politico?
      TM Il parere della Corte è giuridicamente vincolante. Il problema è effettivamente di esecuzione: nel caso di un cessate il fuoco, se non fosse Israele ad attuarlo, dovrebbe intervenire il Consiglio di sicurezza.

      Con il rischio del veto statunitense.
      TM Siamo sul terreno delle speculazioni, ma se la Corte dovesse giungere alla conclusione che Israele è responsabile di un genocidio a Gaza, onestamente riterrei molto difficile un altro veto degli Stati Uniti. È difficile al momento prevedere gli effetti dirompenti di un’eventuale decisione positiva della Corte. Certo è che, quando si parla di Israele, la comunità internazionale, nel senso dei Paesi occidentali, ha creato uno stato di eccezione, che ha sempre posto Israele al di sopra del diritto internazionale, senza rendersi conto che le situazioni violente che viviamo in quel contesto sono il frutto di questo eccezionalismo anche a livello giuridico. Fino a quando si andrà avanti con questo contesto di impunità non finiranno le spirali di violenza.

      https://altreconomia.it/gaza-laccusa-di-genocidio-a-israele-e-la-credibilita-del-diritto-intern

    • La Cour internationale de justice ordonne à Israël d’empêcher un génocide à Gaza

      Selon la plus haute instance judiciaire internationale, « il existe un #risque réel et imminent qu’un préjudice irréparable soit causé » aux Palestiniens de Gaza. La Cour demande à Israël de « prendre toutes les mesures en son pouvoir pour prévenir la commission […] de tout acte » de génocide. Mais n’appelle pas au cessez-le-feu.

      Même si elle n’a aucune chance d’être appliquée sur le terrain, la #décision prise vendredi 26 janvier par la plus haute instance judiciaire des Nations unies marque incontestablement un tournant dans la guerre au Proche-Orient. Elle intervient après quatre mois de conflit déclenché par l’attaque du Hamas le 7 octobre 2023, qui a fait plus de 1 200 morts et des milliers de blessés, conduit à la prise en otage de 240 personnes, et entraîné l’offensive israélienne dans la bande de Gaza, dont le dernier bilan s’élève à plus de 25 000 morts.

      La Cour internationale de justice (CIJ), basée à La Haye (Pays-Bas), a expliqué, par la voix de sa présidente, la juge Joan Donoghue, « être pleinement consciente de l’ampleur de la #tragédie_humaine qui se joue dans la région et nourri[r] de fortes #inquiétudes quant aux victimes et aux #souffrances_humaines que l’on continue d’y déplorer ». Elle a ordonné à Israël de « prendre toutes les #mesures en son pouvoir pour prévenir la commission à l’encontre des Palestiniens de Gaza de tout acte » de génocide.

      « Israël doit veiller avec effet immédiat à ce que son armée ne commette aucun des actes » de génocide, affirme l’#ordonnance. Elle « considère également qu’Israël doit prendre toutes les mesures en son pouvoir pour prévenir et punir l’incitation directe et publique à commettre le génocide à l’encontre des membres du groupe des Palestiniens de la bande de Gaza ».

      La cour de La Haye, saisie à la suite d’une plainte de l’Afrique du Sud, demande « en outre » à l’État hébreu de « prendre sans délai des #mesures_effectives pour permettre la fourniture des services de base et de l’#aide_humanitaire requis de toute urgence afin de remédier aux difficiles conditions d’existence auxquelles sont soumis les Palestiniens de la bande de Gaza ».

      Enfin, l’ordonnance de la CIJ ordonne aux autorités israéliennes de « prendre des mesures effectives pour prévenir la destruction et assurer la conservation des #éléments_de_preuve relatifs aux allégations d’actes » de génocide.

      La juge #Joan_Donoghue, qui a donné lecture de la décision, a insisté sur son caractère provisoire, qui ne préjuge en rien de son futur jugement sur le fond des accusations d’actes de génocide. Celles-ci ne seront tranchées que dans plusieurs années, après instruction.

      La cour « ne peut, à ce stade, conclure de façon définitive sur les faits » et sa décision sur les #mesures_conservatoires « laisse intact le droit de chacune des parties de faire valoir à cet égard ses moyens » en vue des audiences sur le fond, a-t-elle poursuivi.

      Elle considère cependant que « les faits et circonstances » rapportés par les observateurs « suffisent pour conclure qu’au moins certains des droits » des Palestiniens sont mis en danger et qu’il existe « un risque réel et imminent qu’un préjudice irréparable soit causé ».

      Environ 70 % de #victimes_civiles

      La CIJ avait été saisie le 29 décembre 2023 par l’Afrique du Sud qui, dans sa requête, accuse notamment Israël d’avoir violé l’article 2 de la Convention de 1948 sur le génocide, laquelle interdit, outre le meurtre, « l’atteinte grave à l’intégrité physique ou mentale de membres du groupe » visé par le génocide, l’imposition de « conditions d’existence devant entraîner sa destruction physique totale ou partielle » ou encore les « mesures visant à entraver les naissances au sein du groupe ».

      Le recours décrit longuement une opération militaire israélienne qualifiée d’« exceptionnellement brutale », « tuant des Palestiniens à Gaza, incluant une large proportion de femmes et d’enfants – pour un décompte estimé à environ 70 % des plus de 21 110 morts [au moment de la rédaction du recours par l’Afrique du Sud – ndlr] –, certains d’entre eux apparaissant avoir été exécutés sommairement ».

      Il soulignait également les conséquences humanitaires du déplacement massif des populations et de la destruction massive de logements et d’équipements publics, dont des écoles et des hôpitaux.

      Lors des deux demi-journées d’audience, jeudi 11 et vendredi 12 janvier, le conseiller juridique du ministère des affaires étrangères israélien, Tal Becker, avait dénoncé une « instrumentalisation » de la notion de génocide et qualifié l’accusation sud-africaine de « calomnie ».

      « C’est une guerre qu’Israël n’a pas commencée », avait poursuivi le représentant israélien, affirmant que « s’il y a eu des actes que l’on pourrait qualifier de génocidaires, [ils ont été commis] contre Israël ». « Israël ne veut pas détruire un peuple mais protéger un peuple : le sien. »
      Gaza, « lieu de mort et de désespoir »

      La CIJ, de son côté, a fondé sa décision sur les différents rapports et constatations fournis par des organisations internationales. Elle cite notamment la lettre du 5 janvier 2024 du secrétaire général adjoint aux affaires humanitaires de l’ONU, Martin Griffiths, décrivant la bande de Gaza comme un « lieu de mort et de désespoir ».

      L’ordonnance rappelle qu’un communiqué de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) du 21 décembre 2023 s’alarmait du fait que « 93 % de la population de Gaza, chiffre sans précédent, est confrontée à une situation de crise alimentaire ».

      Le 12 janvier 2024, c’est l’Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA) qui lançait un cri d’alerte. « Cela fait maintenant 100 jours que cette guerre dévastatrice a commencé, que la population de Gaza est décimée et déplacée, suite aux horribles attaques perpétrées par le Hamas et d’autres groupes contre la population en Israël », s’alarmait-il.

      L’ordonnance souligne, en miroir, les multiples déclarations de responsables israéliens assumant une répression sans pitié dans la bande de Gaza, si nécessaire au prix de vies civiles. Elle souligne que des rapporteurs spéciaux des Nations unies ont même pu s’indigner de « la rhétorique manifestement génocidaire et déshumanisante de hauts responsables du gouvernement israélien ».

      La CIJ pointe par exemple les propos du ministre de la défense Yoav Gallant du 9 octobre 2023 annonçant « un siège complet de la ville de Gaza », avant d’affirmer : « Nous combattons des animaux humains. »

      Le 12 octobre, c’est le président israélien Isaac Herzog qui affirmait : « Tous ces beaux discours sur les civils qui ne savaient rien et qui n’étaient pas impliqués, ça n’existe pas. Ils auraient pu se soulever, ils auraient pu lutter contre ce régime maléfique qui a pris le contrôle de Gaza. »

      Et, à la vue des intentions affichées par les autorités israéliennes, les opérations militaires dans la bande de Gaza ne sont pas près de s’arrêter. « La Cour considère que la situation humanitaire catastrophique dans la bande de Gaza risque fort de se détériorer encore avant qu’elle rende son arrêt définitif », affirme l’ordonnance.

      « À la lumière de ce qui précède, poursuivent les juges, la Cour considère qu’il y a urgence en ce sens qu’il existe un risque réel et imminent qu’un préjudice irréparable soit causé aux droits qu’elle a jugés plausibles avant qu’elle ne rende sa décision définitive. »

      Si la décision de la CIJ est juridiquement contraignante, la Cour n’a pas la capacité de la faire appliquer. Cependant, elle est incontestablement une défaite diplomatique pour Israël.

      Présente à La Haye, la ministre des relations internationales et de la coopération d’Afrique du Sud, Naledi Pandor, a pris la parole à la sortie de l’audience. Si elle a regretté que les juges n’aient pas appelé à un cessez-le-feu, elle s’est dite « satisfaite que les mesures provisoires » réclamées par son pays aient « fait l’objet d’une prise en compte » par la Cour, et qu’Israël doive fournir un rapport d’ici un mois. Pour l’Afrique du Sud, lancer cette plainte, a-t-elle expliqué, « était une façon de s’assurer que les organismes internationaux exercent leur responsabilité de nous protéger tous, en tant que citoyens du monde global ».

      Comme l’on pouvait s’y attendre, les autorités israéliennes ont vivement critiqué les ordonnances d’urgence réclamées par les juges de La Haye. Si le premier ministre, Benyamin Nétanyahou, s’est réjoui de ce que ces derniers n’aient pas réclamé, comme le demandait l’Afrique du Sud, de cessez-le-feu – « Comme tout pays, Israël a le droit fondamental de se défendre. La CIJ de La Haye a rejeté à juste titre la demande scandaleuse visant à nous priver de ce droit », a-t-il dit –, il a eu des mots très durs envers l’instance : « La simple affirmation selon laquelle Israël commet un génocide contre les Palestiniens n’est pas seulement fausse, elle est scandaleuse, et la volonté de la Cour d’en discuter est une honte qui ne sera pas effacée pendant des générations. »

      Il a affirmé vouloir continuer « à défendre [ses] citoyens dans le respect du droit international ». « Nous poursuivrons cette guerre jusqu’à la victoire absolue, jusqu’à ce que tous les otages soient rendus et que Gaza ne soit plus une menace pour Israël », a ajouté Nétanyahou.

      Jeudi, à la veille de la décision de la CIJ, le New York Times avait révélé que les autorités israéliennes avaient fourni aux juges de La Haye une trentaine de documents déclassifiés, censés démonter l’accusation de génocide, parmi lesquels « des résumés de discussions ministérielles datant de la fin du mois d’octobre, au cours desquelles le premier ministre Benyamin Nétanyahou a ordonné l’envoi d’aide, de carburant et d’eau à Gaza ».

      Cependant, souligne le quotidien états-unien, les documents « ne comprennent pas les ordres des dix premiers jours de la guerre, lorsqu’Israël a bloqué l’aide à Gaza et coupé l’accès à l’électricité et à l’eau qu’il fournit normalement au territoire ».

      Nul doute que cette décision de la plus haute instance judiciaire des Nations unies va renforcer les appels en faveur d’un cessez-le-feu. Après plus de quatre mois de combats et un bilan lourd parmi la population civile gazaouie, Nétanyahou n’a pas atteint son objectif d’éradiquer le mouvement islamiste. Selon les Israéliens eux-mêmes, près de 70 % des forces militaires du Hamas sont intactes. De plus, les familles d’otages toujours aux mains du Hamas ou d’autres groupes islamistes de l’enclave maintiennent leurs pressions.

      Le ministre palestinien des affaires étrangères Riyad al-Maliki s’est réjoui d’une décision de la CIJ « en faveur de l’humanité et du droit international », ajoutant que la communauté international avait désormais « l’obligation juridique claire de mettre fin à la guerre génocidaire d’Israël contre le peuple palestinien de Gaza et de s’assurer qu’elle n’en est pas complice ». Le ministre de la justice sud-africain Ronald Lamola, cité par l’agence Reuters, a salué, lui, « une victoire pour le droit international ». « Israël ne peut être exempté du respect de ses obligations internationales », a-t-il ajouté.

      De son côté, la Commission européenne a appelé Israël et le Hamas à se conformer à la décision de la CIJ. L’Union européenne « attend leur mise en œuvre intégrale, immédiate et effective », a-t-elle souligné dans un communiqué.

      La France avait fait entendre pourtant il y a quelques jours une voix discordante. Le ministre des affaires étrangères Stéphane Séjourné avait déclaré, à l’Assemblée nationale, qu’« accuser l’État juif de génocide, c’est franchir un seuil moral ». Dans un communiqué publié après la décision de la CIJ, le ministère a annoncé son intention de déposer des observations sur l’interprétation de la Convention de 1948, comme le lui permet la procédure. « [La France] indiquera notamment l’importance qu’elle attache à ce que la Cour tienne compte de la gravité exceptionnelle du crime de génocide, qui nécessite l’établissement d’une intention. Comme le ministre de l’Europe et des affaires étrangères a eu l’occasion de le noter, les mots doivent conserver leur sens », indique le texte.

      Les États-Unis ont estimé que la décision était conforme à la position états-unienne, exprimée à plusieurs reprises par Joe Biden à son allié israélien, de réduire les souffrances des civils de Gaza et d’accroître l’aide humanitaire. Cependant, a expliqué un porte-parole du département d’État, les États-Unis continuent « de penser que les allégations de génocide sont infondées » et notent « que la Cour n’a pas fait de constat de génocide, ni appelé à un cessez-le-feu dans sa décision, et qu’elle a appelé à la libération inconditionnelle et immédiate de tous les otages détenus par le Hamas ».

      C’est dans ce contexte que se déroulent des discussions pour obtenir une trêve prolongée, la deuxième après celle de novembre, qui avait duré une semaine et permis la libération de plusieurs dizaines d’otages.

      Selon les médias états-uniens, Israël a proposé une trêve de 60 jours et la libération progressive des otages encore retenu·es. Selon ce projet, a affirmé CNN, les dirigeants du Hamas pourraient quitter l’enclave. Selon la chaîne d’informations américaine, « des responsables américains et internationaux au fait des négociations ont déclaré que l’engagement récent d’Israël et du Hamas dans des pourparlers était encourageant, mais qu’un accord n’était pas imminent ».

      Le Washington Post a révélé jeudi que le président américain Joe Biden allait envoyer dans les prochains jours en Europe le directeur de la CIA, William Burns, pour tenter d’obtenir un accord. Il devrait rencontrer les chefs des services de renseignement israélien et égyptien, David Barnea et Abbas Kamel, et le premier ministre qatari Mohammed ben Abdulrahman al-Thani. Vendredi soir, l’Agence France-Presse (AFP) a affirmé qu’ils se retrouveraient « dans les tout prochains jours à Paris », citant « une source sécuritaire d’un État impliqué dans les négociations ».

      https://www.mediapart.fr/journal/international/260124/la-cour-internationale-de-justice-ordonne-israel-d-empecher-un-genocide-ga

  • #Israël, Etat #suprémaciste et #génocidaire, enfin jugé et sanctionné ?

    #Gaza : l’#Afrique_du_Sud a déposé à la #CIJ une requête accusant Israël de commettre un « #génocide »

    #politique #international #justice #Palestine #seenthis #vangauguin

    https://francais.rt.com/international/108642-gaza-afrique-sud-a-depose-requete-cij

    "La tension diplomatique est montée d’un cran entre Prétoria et Tel-Aviv. Alors que l’Afrique du Sud a fait part de son soutien à la #cause_palestinienne depuis le début des affrontements à Gaza, les autorités sud-africaines ont déposé une requête contre l’Etat hébreu devant la #Cour_internationale_de_justice (CIJ) pour des « actes de génocide contre le peuple palestinien à Gaza ».

    L’Afrique du Sud a de surcroît demandé à l’instance judiciaire des #Nations_unies de prendre les mesures nécessaires pour « protéger le peuple palestinien à Gaza », exigeant qu’Israël mette « immédiatement fin à toutes les attaques militaires ».

    Dans sa requête, Pretoria a affirmé que les « actes et omissions d’Israël revêtent un caractère génocidaire, car ils s’accompagnent de l’intention spécifique requise (…) de détruire les Palestiniens de Gaza en tant que partie du groupe national, racial et ethnique plus large des Palestiniens ». Le texte sud-africain a souligné qu’« Israël, en particulier depuis le 7 octobre 2023, manque à son obligation de prévenir le génocide, ainsi qu’à son obligation de punir l’incitation directe et publique à commettre le génocide », et « s’est livré, se livre et risque de continuer à se livrer à des actes de génocide contre le peuple palestinien à Gaza ».
    L’Afrique du Sud, fidèle soutien de la cause palestinienne

    La réaction israélienne ne s’est pas fait attendre. Par l’intermédiaire du porte-parole de la diplomatie israélienne Lior Haiat, l’Etat hébreu a rejeté « avec dégoût la diffamation de sang répandue par l’Afrique du Sud dans sa requête auprès de la Cour internationale de Justice (CIJ) ». Israël juge également la requête de Prétoria « sans fondement » tout en ajoutant que « l’Afrique du Sud coopère avec une organisation terroriste qui appelle à la destruction de l’État d’Israël ». La diplomatie israélienne a de surcroît appelé « la Cour internationale de Justice et la communauté internationale à rejeter complètement les allégations infondées ».

    Le soutien de l’Afrique du Sud à la cause palestinienne ne date pas du 7 octobre, il est dans l’ADN de la politique étrangère du parti ANC (Congrès national africain). Le parti, au pouvoir depuis 30 ans, compare régulièrement la situation en Palestine à son propre combat contre l’apartheid.

    Nelson #Mandela avait fait le déplacement dans les Territoires palestiniens en 1999. Devant le Parlement à Gaza en présence de Yasser Arafat, il avait exhorté les Palestiniens à ne jamais abandonner la résistance. « Nous avons connu, nous aussi, des jours terribles, le sacrifice de camarades, et de fortes frustrations », dans le combat contre l’apartheid.

    Dans un discours aux Etats-Unis en 2001, Nelson Mandela déclarait que « l’#apartheid est un #crime_contre_l_humanité », tout en stipulant qu’« Israël a privé des millions de Palestiniens de leur liberté et de la propriété ». L’Etat hébreu « a perpétué un système de #discrimination_raciale et d’#inégalité », avait-il aussi affirmé. "

    NB : pour suivre RT_France malgré la censure, essayez l’abonnement en fil RSS... Ça peut marcher (ou pas)

  • Le #village_sous_la_forêt, de #Heidi_GRUNEBAUM et #Mark_KAPLAN

    En #1948, #Lubya a été violemment détruit et vidé de ses habitants par les forces militaires israéliennes. 343 villages palestiniens ont subi le même sort. Aujourd’hui, de #Lubya, il ne reste plus que des vestiges, à peine visibles, recouverts d’une #forêt majestueuse nommée « Afrique du Sud ». Les vestiges ne restent pas silencieux pour autant.

    La chercheuse juive sud-africaine, #Heidi_Grunebaum se souvient qu’étant enfant elle versait de l’argent destiné officiellement à planter des arbres pour « reverdir le désert ».

    Elle interroge les acteurs et les victimes de cette tragédie, et révèle une politique d’effacement délibérée du #Fonds_national_Juif.

    « Le Fonds National Juif a planté 86 parcs et forêts de pins par-dessus les décombres des villages détruits. Beaucoup de ces forêts portent le nom des pays, ou des personnalités célèbres qui les ont financés. Ainsi il y a par exemple la Forêt Suisse, le Parc Canada, le Parc britannique, la Forêt d’Afrique du Sud et la Forêt Correta King ».

    https://www.villageunderforest.com

    Trailer :

    https://www.youtube.com/watch?v=ISmj31rJkGQ

    #israel #palestine #carte #Israël #afrique_du_sud #forêt #documentaire

    #film #documentaire #film_documentaire

    (copier-coller de ce post de 2014 : https://seenthis.net/messages/317236)

    • Documentary Space, Place, and Landscape

      In documentaries of the occupied West Bank, erasure is imaged in the wall that sunders families and communities, in the spaces filled with blackened tree stumps of former olive groves, now missing to ensure “security,” and in the cactus that still grows, demarcating cultivated land whose owners have been expelled.

      This materiality of the landscape becomes figural, such that Shehadeh writes, “[w]hen you are exiled from your land … you begin, like a pornographer, to think about it in symbols. You articulate your love for your land in its absence, and in the process transform it into something else.’’[x] The symbolization reifies and, in this process, something is lost, namely, a potential for thinking differently. But in these Palestinian films we encounter a documenting of the now of everyday living that unfixes such reification. This is a storytelling of vignettes, moments, digressions, stories within stories, and postponed endings. These are stories of interaction, of something happening, in a documenting of a being and doing now, while awaiting a future yet to be known, and at the same time asserting a past history to be remembered through these images and sounds. Through this there arises the accenting of these films, to draw on Hamid Naficy’s term, namely a specific tone of a past—the Nakba or catastrophe—as a continuing present, insofar as the conflict does not allow Palestinians to imagine themselves in a determinate future of place and landscape they can call their own, namely a state.[xi]

      In Hanna Musleh’s I’m a Little Angel (2000), we follow the children of families, both Muslim and Christian, in the area of Bethlehem affected by the 2000 Israeli armed forces attacks and occupation.[xii] One small boy, Nicola, suffered the loss of an arm when he was hit by a shell when walking to church with his mother. His kite, seen flying high in the sky, brings delighted shrieks from Nicola as he plays on the family terrace from which the town and its surrounding hills are visible in the distance. But the contrast between the freedom of the kite in this unlimited vista and his reduced capacity is palpable as he struggles to control it with his remaining hand. The containment of both Nicola and his community is figured in opposition to a possible freedom. What is also required of us is to think not of freedom from the constraints of disability, but of freedom with disability, in a future to be made after. The constraints introduced upon the landscape by the occupation, however, make the future of such living indeterminate and uncertain. Here is the “cinema of the lived,”[xiii] of multiple times of past and present, of possible and imagined future time, and the actualized present, each of which is encountered in the movement in a singular space of Nicola and his kite.


      http://mediafieldsjournal.squarespace.com/documentary-space-place-and-la/2011/7/18/documentary-space-place-and-landscape.html;jsessioni
      #cactus #paysage

    • Memory of the Cactus

      A 42 minute documentary film that combines the cactus and the memories it stands for. The film addresses the story of the destruction of the Palestinian villages of Latroun in the Occupied West Bank and the forcible transfer of their civilian population in 1967. Over 40 years later, the Israeli occupation continues, and villagers remain displaced. The film follows two separate but parallel journeys. Aisha Um Najeh takes us down the painful road that Palestinians have been forcefully pushed down, separating them in time and place from the land they nurtured; while Israelis walk freely through that land, enjoying its fruits. The stems of the cactus, however, take a few of them to discover the reality of the crime committed.

      https://www.youtube.com/watch?v=DQ_LjknRHVA

    • Aujourd’hui, j’ai re-regardé le film « Le village sous la forêt », car je vais le projeter à mes étudiant·es dans le cadre du cours de #géographie_culturelle la semaine prochaine.

      Voici donc quelques citations tirées du film :

      Sur une des boîtes de récolte d’argent pour planter des arbres en Palestine, c’est noté « make wilderness bloom » :

      Voici les panneaux de quelques parcs et forêts créés grâce aux fonds de la #diaspora_juive :

      Projet : « We will make it green, like a modern European country » (ce qui est en étroit lien avec un certaine idée de #développement, liée au #progrès).

      Témoignage d’une femme palestinienne :

      « Ils ont planté des arbres partout qui cachaient tout »

      Ilan Pappé, historien israëlien, Université d’Exter :

      « ça leur a pris entre 6 et 9 mois poru s’emparer de 80% de la Palestine, expulser la plupart des personnes qui y vivaient et reconstruire sur les villes et villages de ces personnes un nouvel Etat, une nouvelle #identité »

      https://socialsciences.exeter.ac.uk/iais/staff/pappe

      Témoignage d’un palestinien qui continue à retourner régulièrement à Lubya :

      « Si je n’aimais pas cet endroit, est-ce que je continuerais à revenir ici tout le temps sur mon tracteur ? Ils l’ont transformé en forêt afin d’affirmer qu’il n’y a pas eu de village ici. Mais on peut voir les #cactus qui prouvent que des arabes vivaient ici »

      Ilan Pappé :

      « Ces villages éaient arabes, tout comme le paysage alentour. C’était un message qui ne passait pas auprès du mouvement sioniste. Des personnes du mouvement ont écrit à ce propos, ils ont dit qu’ils n’aimaient vraiment pas, comme Ben Gurion l’a dit, que le pays ait toujours l’air arabe. (...) Même si les Arabes n’y vivent plus, ça a toujours l’air arabe. En ce qui concerne les zones rurales, il a été clair : les villages devaient être dévastés pour qu’il n’y ait pas de #souvenirs possibles. Ils ont commencé à les dévaster dès le mois d’août 1948. Ils ont rasé les maisons, la terre. Plus rien ne restait. Il y avait deux moyens pour eux d’en nier l’existence : le premier était de planter des forêts de pins européens sur les villages. Dans la plupart des cas, lorsque les villages étaient étendus et les terres assez vastes, on voit que les deux stratégies ont été mises en oeuvre : il y a un nouveau quartier juif et, juste à côté, une forêt. En effet, la deuxième méthode était de créer un quartier juif qui possédait presque le même nom que l’ancien village arabe, mais dans sa version en hébreu. L’objectif était double : il s’agissait d’abord de montrer que le lieu était originellement juif et revenait ainsi à son propriétaire. Ensuite, l’idée était de faire passer un message sinistre aux Palestiniens sur ce qui avait eu lieu ici. Le principal acteur de cette politique a été le FNJ. »

      #toponymie

      Heidi Grunebaum, la réalisatrice :

      « J’ai grandi au moment où le FNJ cultivait l’idée de créer une patrie juive grâce à la plantation d’arbres. Dans les 100 dernières années, 260 millions d’arbres ont été plantés. Je me rends compte à présent que la petite carte du grand Israël sur les boîtes bleues n’était pas juste un symbole. Etait ainsi affirmé que toutes ces terres étaient juives. Les #cartes ont été redessinées. Les noms arabes des lieux ont sombré dans l’oubli à cause du #Comité_de_Dénomination créé par le FNJ. 86 forêts du FNJ ont détruit des villages. Des villages comme Lubya ont cessé d’exister. Lubya est devenu Lavie. Une nouvelle histoire a été écrite, celle que j’ai apprise. »

      Le #Canada_park :

      Canada Park (Hebrew: פארק קנדה‎, Arabic: كندا حديقة‎, also Ayalon Park,) is an Israeli national park stretching over 7,000 dunams (700 hectares), and extending from No man’s land into the West Bank.
      The park is North of Highway 1 (Tel Aviv-Jerusalem), between the Latrun Interchange and Sha’ar HaGai, and contains a Hasmonean fort, Crusader fort, other archaeological remains and the ruins of 3 Palestinian villages razed by Israel in 1967 after their inhabitants were expelled. In addition it has picnic areas, springs and panoramic hilltop views, and is a popular Israeli tourist destination, drawing some 300,000 visitors annually.


      https://en.wikipedia.org/wiki/Canada_Park

      Heidi Grunebaum :

      « Chaque pièce de monnaie est devenue un arbre dans une forêt, chaque arbre, dont les racines étaient plantées dans la terre était pour nous, la diaspora. Les pièces changées en arbres devenaient des faits ancrés dans le sol. Le nouveau paysage arrangé par le FNJ à travers la plantation de forêts et les accords politiques est celui des #parcs_de_loisirs, des routes, des barrages et des infrastructures »

      Témoignage d’un Palestinien :

      « Celui qui ne possède de #pays_natal ne possède rien »

      Heidi Grunebaum :

      « Si personne ne demeure, la mémoire est oblitérée. Cependant, de génération en génération, le souvenir qu’ont les Palestiniens d’un endroit qui un jour fut le leur, persiste. »

      Témoignage d’un Palestinien :

      "Dès qu’on mange quelque chose chez nous, on dit qu’on mangeait ce plat à Lubya. Quelles que soient nos activités, on dit que nous avions les mêmes à Lubya. Lubya est constamment mentionnées, et avec un peu d’amertume.

      Témoignage d’un Palestinien :

      Lubya est ma fille précieuse que j’abriterai toujours dans les profondeurs de mon âme. Par les histoires racontées par mon père, mon grand-père, mes oncles et ma grande-mère, j’ai le sentiment de connaître très bien Lubya.

      Avi Shlaim, Université de Oxford :

      « Le mur dans la partie Ouest ne relève pas d’une mesure de sécurité, comme il a été dit. C’est un outil de #ségrégation des deux communautés et un moyen de s’approprier de larges portions de terres palestiniennes. C’est un moyen de poursuivre la politique d’#expansion_territoriale et d’avoir le plus grand Etat juif possible avec le moins de population d’arabes à l’intérieur. »

      https://www.sant.ox.ac.uk/people/avi-shlaim

      Heidi Grunebaum :

      « Les petites pièces de la diaspora n’ont pas seulement planté des arbres juifs et déraciné des arbres palestiniens, elles ont aussi créé une forêt d’un autre type. Une vaste forêt bureaucratique où la force de la loi est une arme. La règlementation règne, les procédures, permis, actions commandées par les lois, tout régulé le moindre espace de la vie quotidienne des Palestiniens qui sont petit à petit étouffés, repoussés aux marges de leurs terres. Entassés dans des ghettos, sans autorisation de construire, les Palestiniens n’ont plus qu’à regarder leurs maisons démolies »

      #Lubya #paysage #ruines #architecture_forensique #Afrique_du_Sud #profanation #cactus #South_african_forest #Galilée #Jewish_national_fund (#fonds_national_juif) #arbres #Palestine #Organisation_des_femmes_sionistes #Keren_Kayemeth #apartheid #résistance #occupation #Armée_de_libération_arabe #Hagana #nakba #exil #réfugiés_palestiniens #expulsion #identité #present_absentees #IDPs #déplacés_internes #Caesarea #oubli #déni #historicisation #diaspora #murs #barrières_frontalières #dépossession #privatisation_des_terres #terres #mémoire #commémoration #poésie #Canada_park

    • The Carmel wildfire is burning all illusions in Israel

      “When I look out my window today and see a tree standing there, that tree gives me a greater sense of beauty and personal delight than all the vast forests I have seen in Switzerland or Scandinavia. Because every tree here was planted by us.”

      – David Ben Gurion, Memoirs

      “Why are there so many Arabs here? Why didn’t you chase them away?”

      – David Ben Gurion during a visit to Nazareth, July 1948


      https://electronicintifada.net/content/carmel-wildfire-burning-all-illusions-israel/9130

      signalé par @sinehebdo que je remercie

    • Vu dans ce rapport, signalé par @palestine___________ , que je remercie (https://seenthis.net/messages/723321) :

      A method of enforcing the eradication of unrecognized Palestinian villages is to ensure their misrepresentation on maps. As part of this policy, these villages do not appear at all on Israeli maps, with the exception of army and hiking maps. Likewise, they do not appear on first sight on Google Maps or at all on Israeli maps, with the exception of army and hiking maps. They are labelled on NGO maps designed to increase their visibility. On Google Maps, the Bedouin villages are marked – in contrast to cities and other villages – under their Bedouin tribe and clan names (Bimkom) rather than with their village names and are only visible when zooming in very closely, but otherwise appear to be non-existent. This means that when looking at Google Maps, these villages appear to be not there, only when zooming on to a very high degree, do they appear with their tribe or clan names. At first (and second and third) sight, therefore, these villages are simply not there. Despite their small size, Israeli villages are displayed even when zoomed-out, while unrecognized Palestinian Bedouin villages, regardless of their size are only visible when zooming in very closely.


      http://7amleh.org/2018/09/18/google-maps-endangering-palestinian-human-rights
      Pour télécharger le rapport :
      http://www.7amleh.org/ms/Mapping%20Segregation%20Cover_WEB.pdf

    • signalé par @kassem :
      https://seenthis.net/messages/317236#message784258

      Israel lifted its military rule over the state’s Arab community in 1966 only after ascertaining that its members could not return to the villages they had fled or been expelled from, according to newly declassified archival documents.

      The documents both reveal the considerations behind the creation of the military government 18 years earlier, and the reasons for dismantling it and revoking the severe restrictions it imposed on Arab citizens in the north, the Negev and the so-called Triangle of Locales in central Israel.

      These records were made public as a result of a campaign launched against the state archives by the Akevot Institute, which researches the Israeli-Palestinian conflict.

      After the War of Independence in 1948, the state imposed military rule over Arabs living around the country, which applied to an estimated 85 percent of that community at the time, say researchers at the NGO. The Arabs in question were subject to the authority of a military commander who could limit their freedom of movement, declare areas to be closed zones, or demand that the inhabitants leave and enter certain locales only with his written permission.

      The newly revealed documents describe the ways Israel prevented Arabs from returning to villages they had left in 1948, even after the restrictions on them had been lifted. The main method: dense planting of trees within and surrounding these towns.

      At a meeting held in November 1965 at the office of Shmuel Toledano, the prime minister’s adviser on Arab affairs, there was a discussion about villages that had been left behind and that Israel did not want to be repopulated, according to one document. To ensure that, the state had the Jewish National Fund plant trees around and in them.

      Among other things, the document states that “the lands belonging to the above-mentioned villages were given to the custodian for absentee properties” and that “most were leased for work (cultivation of field crops and olive groves) by Jewish households.” Some of the properties, it adds, were subleased.

      In the meeting in Toledano’s office, it was explained that these lands had been declared closed military zones, and that once the structures on them had been razed, and the land had been parceled out, forested and subject to proper supervision – their definition as closed military zones could be lifted.

      On April 3, 1966, another discussion was held on the same subject, this time at the office of the defense minister, Levi Eshkol, who was also the serving prime minister; the minutes of this meeting were classified as top secret. Its participants included: Toledano; Isser Harel, in his capacity as special adviser to the prime minister; the military advocate general – Meir Shamgar, who would later become president of the Supreme Court; and representatives of the Shin Bet security service and Israel Police.

      The newly publicized record of that meeting shows that the Shin Bet was already prepared at that point to lift the military rule over the Arabs and that the police and army could do so within a short time.

      Regarding northern Israel, it was agreed that “all the areas declared at the time to be closed [military] zones... other than Sha’ab [east of Acre] would be opened after the usual conditions were fulfilled – razing of the buildings in the abandoned villages, forestation, establishment of nature reserves, fencing and guarding.” The dates of the reopening these areas would be determined by Israel Defense Forces Maj. Gen. Shamir, the minutes said. Regarding Sha’ab, Harel and Toledano were to discuss that subject with Shamir.

      However, as to Arab locales in central Israel and the Negev, it was agreed that the closed military zones would remain in effect for the time being, with a few exceptions.

      Even after military rule was lifted, some top IDF officers, including Chief of Staff Tzvi Tzur and Shamgar, opposed the move. In March 1963, Shamgar, then military advocate general, wrote a pamphlet about the legal basis of the military administration; only 30 copies were printed. (He signed it using his previous, un-Hebraized name, Sternberg.) Its purpose was to explain why Israel was imposing its military might over hundreds of thousands of citizens.

      Among other things, Shamgar wrote in the pamphlet that Regulation 125, allowing certain areas to be closed off, is intended “to prevent the entry and settlement of minorities in border areas,” and that “border areas populated by minorities serve as a natural, convenient point of departure for hostile elements beyond the border.” The fact that citizens must have permits in order to travel about helps to thwart infiltration into the rest of Israel, he wrote.

      Regulation 124, he noted, states that “it is essential to enable nighttime ambushes in populated areas when necessary, against infiltrators.” Blockage of roads to traffic is explained as being crucial for the purposes of “training, tests or maneuvers.” Moreover, censorship is a “crucial means for counter-intelligence.”

      Despite Shamgar’s opinion, later that year, Prime Minister Levi Eshkol canceled the requirement for personal travel permits as a general obligation. Two weeks after that decision, in November 1963, Chief of Staff Tzur wrote a top-secret letter about implementation of the new policy to the officers heading the various IDF commands and other top brass, including the head of Military Intelligence. Tzur ordered them to carry it out in nearly all Arab villages, with a few exceptions – among them Barta’a and Muqeible, in northern Israel.

      In December 1965, Haim Israeli, an adviser to Defense Minister Eshkol, reported to Eshkol’s other aides, Isser Harel and Aviad Yaffeh, and to the head of the Shin Bet, that then-Chief of Staff Yitzhak Rabin opposed legislation that would cancel military rule over the Arab villages. Rabin explained his position in a discussion with Eshkol, at which an effort to “soften” the bill was discussed. Rabin was advised that Harel would be making his own recommendations on this matter.

      At a meeting held on February 27, 1966, Harel issued orders to the IDF, the Shin Bet and the police concerning the prime minister’s decision to cancel military rule. The minutes of the discussion were top secret, and began with: “The mechanism of the military regime will be canceled. The IDF will ensure the necessary conditions for establishment of military rule during times of national emergency and war.” However, it was decided that the regulations governing Israel’s defense in general would remain in force, and at the behest of the prime minister and with his input, the justice minister would look into amending the relevant statutes in Israeli law, or replacing them.

      The historical documents cited here have only made public after a two-year campaign by the Akevot institute against the national archives, which preferred that they remain confidential, Akevot director Lior Yavne told Haaretz. The documents contain no information of a sensitive nature vis-a-vis Israel’s security, Yavne added, and even though they are now in the public domain, the archives has yet to upload them to its website to enable widespread access.

      “Hundreds of thousands of files which are crucial to understanding the recent history of the state and society in Israel remain closed in the government archive,” he said. “Akevot continues to fight to expand public access to archival documents – documents that are property of the public.”

    • Israel is turning an ancient Palestinian village into a national park for settlers

      The unbelievable story of a village outside Jerusalem: from its destruction in 1948 to the ticket issued last week by a parks ranger to a descendent of its refugees, who had the gall to harvest the fruits of his labor on his own land.

      Thus read the ticket issued last Wednesday, during the Sukkot holiday, by ranger Dayan Somekh of the Israel Nature and Parks Authority – Investigations Division, 3 Am Ve’olamo Street, Jerusalem, to farmer Nidal Abed Rabo, a resident of the Jerusalem-area village of Walaja, who had gone to harvest olives on his private land: “In accordance with Section 228 of the criminal code, to: Nidal Abed Rabo. Description of the facts constituting the offense: ‘picking, chopping and destroying an olive tree.’ Suspect’s response: ‘I just came to pick olives. I pick them and put them in a bucket.’ Fine prescribed by law: 730 shekels [$207].” And an accompanying document that reads: “I hereby confirm that I apprehended from Nidal Abed Rabo the following things: 1. A black bucket; 2. A burlap sack. Name of the apprehending officer: Dayan Somekh.”

      Ostensibly, an amusing parody about the occupation. An inspector fines a person for harvesting the fruits of his own labor on his own private land and then fills out a report about confiscating a bucket, because order must be preserved, after all. But no one actually found this report amusing – not the inspector who apparently wrote it in utter seriousness, nor the farmer who must now pay the fine.

      Indeed, the story of Walaja, where this absurdity took place, contains everything – except humor: the flight from and evacuation of the village in 1948; refugee-hood and the establishment of a new village adjacent to the original one; the bisection of the village between annexed Jerusalem and the occupied territories in 1967; the authorities’ refusal to issue blue Israeli IDs to residents, even though their homes are in Jerusalem; the demolition of many structures built without a permit in a locale that has no master construction plan; the appropriation of much of its land to build the Gilo neighborhood and the Har Gilo settlement; the construction of the separation barrier that turned the village into an enclave enclosed on all sides; the decision to turn villagers’ remaining lands into a national park for the benefit of Gilo’s residents and others in the area; and all the way to the ridiculous fine issued by Inspector Somekh.

      This week, a number of villagers again snuck onto their lands to try to pick their olives, in what looks like it could be their final harvest. As it was a holiday, they hoped the Border Police and the parks authority inspectors would leave them alone. By next year, they probably won’t be able to reach their groves at all, as the checkpoint will have been moved even closer to their property.

      Then there was also this incident, on Monday, the Jewish holiday of Simhat Torah. Three adults, a teenager and a horse arrived at the neglected groves on the mountainside below their village of Walaja. They had to take a long and circuitous route; they say the horse walked 25 kilometers to reach the olive trees that are right under their noses, beneath their homes. A dense barbed-wire fence and the separation barrier stand between these people and their lands. When the national park is built here and the checkpoint is moved further south – so that only Jews will be able to dip undisturbed in Ein Hanya, as Nir Hasson reported (“Jerusalem reopens natural spring, but not to Palestinians,” Oct. 15) – it will mean the end of Walaja’s olive orchards, which are planted on terraced land.

      The remaining 1,200 dunams (300 acres) belonging to the village, after most of its property was lost over the years, will also be disconnected from their owners, who probably won’t be able to access them again. An ancient Palestinian village, which numbered 100 registered households in 1596, in a spectacular part of the country, will continue its slow death, until it finally expires for good.

      Steep slopes and a deep green valley lie between Jerusalem and Bethlehem, filled with oak and pine trees, along with largely abandoned olive groves. “New” Walaja overlooks this expanse from the south, the Gilo neighborhood from the northeast, and the Cremisan Monastery from the east. To the west is where the original village was situated, between the moshavim of Aminadav and Ora, both constructed after the villagers fled – frightened off by the massacre in nearby Deir Yassin and in fear of bombardment.

      Aviv Tatarsky, a longtime political activist on behalf of Walaja and a researcher for the Ir Amim nonprofit organization, says the designated national park is supposed to ensure territorial contiguity between the Etzion Bloc and Jerusalem. “Since we are in the territory of Jerusalem, and building another settler neighborhood could cause a stir, they are building a national park, which will serve the same purpose,” he says. “The national park will Judaize the area once and for all. Gilo is five minutes away. If you live there, you will have a park right next door and feel like it’s yours.”

      As Tatarsky describes the blows suffered by the village over the years, brothers Walid and Mohammed al-‘Araj stand on a ladder below in the valley, in the shade of the olive trees, engrossed in the harvest.

      Walid, 52, and Mohammed, 58, both live in Walaja. Walid may be there legally, but his brother is there illegally, on land bequeathed to them by their uncle – thanks to yet another absurdity courtesy of the occupation. In 1995, Walid married a woman from Shoafat in East Jerusalem, and thus was able to obtain a blue Israeli ID card, so perhaps he is entitled to be on his land. His brother, who lives next door, however, is an illegal resident on his land: He has an orange ID, as a resident of the territories.

      A sewage line that comes out of Beit Jala and is under the responsibility of Jerusalem’s Gihon water company overflows every winter and floods the men’s olive grove with industrial waste that has seriously damaged their crop. And that’s in addition, of course, to the fact that most of the family is unable to go work the land. The whole area looks quite derelict, overgrown with weeds and brambles that could easily catch fire. In previous years, the farmers would receive an entry permit allowing them to harvest the olives for a period of just a few days; this year, even that permit has not yet been forthcoming.

      The olives are black and small; it’s been a bad year for them and for their owners.

      “We come here like thieves to our own land,” says Mohammed, the older brother, explaining that three days beforehand, a Border Police jeep had showed up and chased them away. “I told him: It’s my land. They said okay and left. Then a few minutes later, another Border Police jeep came and the officer said: Today there’s a general closure because of the holiday. I told him: Okay, just let me take my equipment. I’m on my land. He said: Don’t take anything. I left. And today I came back.”

      You’re not afraid? “No, I’m not afraid. I’m on my land. It’s registered in my name. I can’t be afraid on my land.”

      Walid says that a month ago the Border Police arrived and told him he wasn’t allowed to drive on the road that leads to the grove, because it’s a “security road.” He was forced to turn around and go home, despite the fact that he has a blue ID and it is not a security road. Right next to it, there is a residential building where a Palestinian family still lives.

      Some of Walaja’s residents gave up on their olive orchards long ago and no longer attempt to reach their lands. When the checkpoint is moved southward, in order to block access by Palestinians to the Ein Hanya spring, the situation will be even worse: The checkpoint will be closer to the orchards, meaning that the Palestinians won’t be permitted to visit them.

      “This place will be a park for people to visit,” says Walid, up on his ladder. “That’s it; that will be the end of our land. But we won’t give up our land, no matter what.” Earlier this month, one local farmer was detained for several hours and 10 olive trees were uprooted, on the grounds that he was prohibited from being here.

      Meanwhile, Walid and Mohammed are collecting their meager crop in a plastic bucket printed with a Hebrew ad for a paint company. The olives from this area, near Beit Jala, are highly prized; during a good year the oil made from them can fetch a price of 100 shekels per liter.

      A few hundred meters to the east are a father, a son and a horse. Khaled al-‘Araj, 51, and his son, Abed, 19, a business student. They too are taking advantage of the Jewish holiday to sneak onto their land. They have another horse, an original Arabian named Fatma, but this horse is nameless. It stands in the shade of the olive tree, resting from the long trek here. If a Border Police force shows up, it could confiscate the horse, as has happened to them before.

      Father and son are both Walaja residents, but do not have blue IDs. The father works in Jerusalem with a permit, but it does not allow him to access his land.

      “On Sunday,” says Khaled, “I picked olives here with my son. A Border Police officer arrived and asked: What are you doing here? He took pictures of our IDs. He asked: Whose land is this? I said: Mine. Where are the papers? At home. I have papers from my grandfather’s time; everything is in order. But he said: No, go to DCO [the Israeli District Coordination Office] and get a permit. At first I didn’t know what he meant. I have a son and a horse and they’ll make problems for me. So I left.”

      He continues: “We used to plow the land. Now look at the state it’s in. We have apricot and almond trees here, too. But I’m an illegal person on my own land. That is our situation. Today is the last day of your holiday, that’s why I came here. Maybe there won’t be any Border Police.”

      “Kumi Ori, ki ba orekh,” says a makeshift monument in memory of Ori Ansbacher, a young woman murdered here in February by a man from Hebron. Qasem Abed Rabo, a brother of Nidal, who received the fine from the park ranger for harvesting his olives, asks activist Tatarsky if he can find out whether the house he owns is considered to be located in Jerusalem or in the territories. He still doesn’t know.

      “Welcome to Nahal Refaim National Park,” says a sign next to the current Walaja checkpoint. Its successor is already being built but work on it was stopped for unknown reasons. If and when it is completed, Ein Hanya will become a spring for Jews only and the groves on the mountainside below the village of Walaja will be cut off from their owners for good. Making this year’s harvest Walaja’s last.

      https://www.haaretz.com/israel-news/.premium-israel-is-turning-an-ancient-palestinian-village-into-a-national-p
      https://seenthis.net/messages/807722

    • Sans mémoire des lieux ni lieux de mémoire. La Palestine invisible sous les forêts israéliennes

      Depuis la création de l’État d’Israël en 1948, près de 240 millions d’arbres ont été plantés sur l’ensemble du territoire israélien. Dans l’objectif de « faire fleurir le désert », les acteurs de l’afforestation en Israël se situent au cœur de nombreux enjeux du territoire, non seulement environnementaux mais également identitaires et culturels. La forêt en Israël représente en effet un espace de concurrence mémorielle, incarnant à la fois l’enracinement de l’identité israélienne mais également le rappel de l’exil et de l’impossible retour du peuple palestinien. Tandis que 86 villages palestiniens détruits en 1948 sont aujourd’hui recouverts par une forêt, les circuits touristiques et historiques officiels proposés dans les forêts israéliennes ne font jamais mention de cette présence palestinienne passée. Comment l’afforestation en Israël a-t-elle contribué à l’effacement du paysage et de la mémoire palestiniens ? Quelles initiatives existent en Israël et en Palestine pour lutter contre cet effacement spatial et mémoriel ?

      https://journals.openedition.org/bagf/6779

    • Septembre 2021, un feu de forêt ravage Jérusalem et dévoile les terrassements agricoles que les Palestinien·nes avaient construit...
      Voici une image :

      « La nature a parlé » : un feu de forêt attise les rêves de retour des Palestiniens

      Un gigantesque incendie près de Jérusalem a détruit les #pins_européens plantés par les sionistes, exposant ainsi les anciennes terrasses palestiniennes qu’ils avaient tenté de dissimuler.

      Au cours de la deuxième semaine d’août, quelque 20 000 dounams (m²) de terre ont été engloutis par les flammes dans les #montagnes de Jérusalem.

      C’est une véritable catastrophe naturelle. Cependant, personne n’aurait pu s’attendre à la vision qui est apparue après l’extinction de ces incendies. Ou plutôt, personne n’avait imaginé que les incendies dévoileraient ce qui allait suivre.

      Une fois les flammes éteintes, le #paysage était terrible pour l’œil humain en général, et pour l’œil palestinien en particulier. Car les incendies ont révélé les #vestiges d’anciens villages et terrasses agricoles palestiniens ; des terrasses construites par leurs ancêtres, décédés il y a longtemps, pour cultiver la terre et planter des oliviers et des vignes sur les #pentes des montagnes.

      À travers ces montagnes, qui constituent l’environnement naturel à l’ouest de Jérusalem, passait la route Jaffa-Jérusalem, qui reliait le port historique à la ville sainte. Cette route ondulant à travers les montagnes était utilisée par les pèlerins d’Europe et d’Afrique du Nord pour visiter les lieux saints chrétiens. Ils n’avaient d’autre choix que d’emprunter la route Jaffa-Jérusalem, à travers les vallées et les ravins, jusqu’au sommet des montagnes. Au fil des siècles, elle sera foulée par des centaines de milliers de pèlerins, de soldats, d’envahisseurs et de touristes.

      Les terrasses agricoles – ou #plates-formes – que les agriculteurs palestiniens ont construites ont un avantage : leur durabilité. Selon les estimations des archéologues, elles auraient jusqu’à 600 ans. Je crois pour ma part qu’elles sont encore plus vieilles que cela.

      Travailler en harmonie avec la nature

      Le travail acharné du fermier palestinien est clairement visible à la surface de la terre. De nombreuses études ont prouvé que les agriculteurs palestiniens avaient toujours investi dans la terre quelle que soit sa forme ; y compris les terres montagneuses, très difficiles à cultiver.

      Des photographies prises avant la Nakba (« catastrophe ») de 1948, lorsque les Palestiniens ont été expulsés par les milices juives, et même pendant la seconde moitié du XIXe siècle montrent que les oliviers et les vignes étaient les deux types de plantation les plus courants dans ces régions.

      Ces végétaux maintiennent l’humidité du sol et assurent la subsistance des populations locales. Les #oliviers, en particulier, aident à prévenir l’érosion des sols. Les oliviers et les #vignes peuvent également créer une barrière naturelle contre le feu car ils constituent une végétation feuillue qui retient l’humidité et est peu gourmande en eau. Dans le sud de la France, certaines routes forestières sont bordées de vignes pour faire office de #coupe-feu.

      Les agriculteurs palestiniens qui les ont plantés savaient travailler en harmonie avec la nature, la traiter avec sensibilité et respect. Cette relation s’était formée au cours des siècles.

      Or qu’a fait l’occupation sioniste ? Après la Nakba et l’expulsion forcée d’une grande partie de la population – notamment le nettoyage ethnique de chaque village et ville se trouvant sur l’itinéraire de la route Jaffa-Jérusalem –, les sionistes ont commencé à planter des #pins_européens particulièrement inflammables sur de vastes portions de ces montagnes pour couvrir et effacer ce que les mains des agriculteurs palestiniens avaient créé.

      Dans la région montagneuse de Jérusalem, en particulier, tout ce qui est palestinien – riche de 10 000 ans d’histoire – a été effacé au profit de tout ce qui évoque le #sionisme et la #judéité du lieu. Conformément à la mentalité coloniale européenne, le « milieu » européen a été transféré en Palestine, afin que les colons puissent se souvenir de ce qu’ils avaient laissé derrière eux.

      Le processus de dissimulation visait à nier l’existence des villages palestiniens. Et le processus d’effacement de leurs particularités visait à éliminer leur existence de l’histoire.

      Il convient de noter que les habitants des villages qui ont façonné la vie humaine dans les montagnes de Jérusalem, et qui ont été expulsés par l’armée israélienne, vivent désormais dans des camps et communautés proches de Jérusalem, comme les camps de réfugiés de Qalandiya et Shuafat.

      On trouve de telles forêts de pins ailleurs encore, dissimulant des villages et fermes palestiniens détruits par Israël en 1948. Des institutions internationales israéliennes et sionistes ont également planté des pins européens sur les terres des villages de #Maaloul, près de Nazareth, #Sohmata, près de la frontière palestino-libanaise, #Faridiya, #Kafr_Anan et #al-Samoui sur la route Akka-Safad, entre autres. Ils sont maintenant cachés et ne peuvent être vus à l’œil nu.

      Une importance considérable

      Même les #noms des villages n’ont pas été épargnés. Par exemple, le village de Suba est devenu « #Tsuba », tandis que #Beit_Mahsir est devenu « #Beit_Meir », #Kasla est devenu « #Ksalon », #Saris est devenu « #Shoresh », etc.

      Si les Palestiniens n’ont pas encore pu résoudre leur conflit avec l’occupant, la nature, elle, s’est désormais exprimée de la manière qu’elle jugeait opportune. Les incendies ont révélé un aspect flagrant des composantes bien planifiées et exécutées du projet sioniste.

      Pour les Palestiniens, la découverte de ces terrasses confirme leur version des faits : il y avait de la vie sur cette terre, le Palestinien était le plus actif dans cette vie, et l’Israélien l’a expulsé pour prendre sa place.

      Ne serait-ce que pour cette raison, ces terrasses revêtent une importance considérable. Elles affirment que la cause palestinienne n’est pas morte, que la terre attend le retour de ses enfants ; des personnes qui sauront la traiter correctement.

      https://www.middleeasteye.net/fr/opinion-fr/israel-jerusalem-incendies-villages-palestiniens-nakba-sionistes-reto

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      An Israeli Forest to Erase the Ruins of Palestinian Agricultural Terraces

      “Our forest is growing over, well, over a ruined village,” A.B. Yehoshua wrote in his novella “Facing the Forests.” The massive wildfire in the Jerusalem Hills last week exposed the underpinning of the view through the trees. The agricultural terraces were revealed in their full glory, and also revealed a historic record that Israel has always sought to obscure and erase – traces of Palestinian life on this land.

      On my trips to the West Bank and the occupied territories, when I passed by the expansive areas of Palestinian farmland, I was always awed by the sight of the long chain of terraces, mustabat or mudrajat in Arabic. I thrilled at their grandeur and the precision of the work that attests to the connection between the Palestinian fellah and his land. I would wonder – Why doesn’t the same “phenomenon” exist in the hills of the Galilee?

      When I grew up, I learned a little in school about Israeli history. I didn’t learn that Israel erased Palestinian agriculture in the Galilee and that the Jewish National Fund buried it once and for all, but I did learn that “The Jews brought trees with them” and planted them in the Land of Israel. How sterile and green. Greta Thunberg would be proud of you.

      The Zionist movement knew that in the war for this land it was not enough to conquer the land and expel its inhabitants, you also had to build up a story and an ethos and a narrative, something that will fit with the myth of “a people without a land for a land without a people.” Therefore, after the conquest of the land and the expulsion, all trace of the people who once lived here had to be destroyed. This included trees that grew without human intervention and those that were planted by fellahin, who know this land as they do their children and as they do the terraces they built in the hills.

      This is how white foreigners who never in their lives were fellahin or worked the land for a living came up with the national forestation project on the ruins of Arab villages, which David Ben-Gurion decided to flatten, such as Ma’alul and Suhmata. The forestation project including the importation of cypress and pine trees that were alien to this land and belong to colder climes, so that the new inhabitants would feel more at home and less as if they were in somebody else’s home.

      The planting of combustible cypresses and pines, which are not suited to the weather in this land, is not just an act of national erasure of the Palestinian natives, but also an act of arrogance and patronage, characteristics typical of colonialist movements throughout the world. All because they did not understand the nature, in both senses of the word, of the countries they conquered.

      Forgive me, but a biblical-historical connection is not sufficient. Throughout the history of colonialism, the new settlers – whether they ultimately left or stayed – were unable to impose their imported identity on the new place and to completely erase the place’s native identity. It’s a little like the forests surrounding Jerusalem: When the fire comes and burns them, one small truth is revealed, after so much effort went into concealing it.

      https://www.haaretz.com/opinion/.premium-an-israeli-forest-to-erase-the-ruins-of-palestinian-agricultural-t

      et ici :
      https://seenthis.net/messages/928766

    • Planter un arbre en Israël : une forêt rédemptrice et mémorielle

      Tout au long du projet sioniste, le végétal a joué un rôle de médiateur entre la terre rêvée et la terre foulée, entre le texte biblique et la réalité. Le réinvestissement national s’est opéré à travers des plantes connues depuis la diaspora, réorganisées en scènes signifiantes pour la mémoire et l’histoire juive. Ce lien de filiation entre texte sacré et paysage débouche sur une pratique de plantation considérée comme un acte mystique de régénération du monde.

      https://journals.openedition.org/diasporas/258

  • People’s Declaration: Building the Just Transition from Below through advancing the Right to Say No! - AIDC | Alternative Information & Development Centre

    On Human Rights Day, 21 March 2023, over 70 activists from mining communities across the country gathered in Xolobeni, Eastern Cape to commemorate the life of fallen human rights defenders including Sikhosiphi Bazooka Rhadebe, Chairperson of the Amadiba Crisis Committee who was assassinated on 22 March 2016 for leading those opposing titanium mining in the area. In this gathering, they reaffirmed their commitment to struggle for the Right to Say No. This commitment has been collectively expressed through a People’s Declaration to advance the Right to Say No.

    #Extractivisme #Afrique_du_Sud

  • South Africa’s workers movement on fire – the Durban strikes of 1973 - ROAPE
    https://roape.net/2023/03/06/south-africas-workers-movement-on-fire-the-durban-strikes-of-1973

    50 years ago, South Africa witnessed a historical turning point. On 9 January 1973, workers of the Coronation Brick and Tile factory in Durban came out on strike. Immediately thereafter they were joined in strike by workers from small packaging, transport and ship repairs companies, and women working in the textile and clothing sector.

    Between January and March 1973 almost 100,000 workers were on strike in Durban. Through songs and marches workers made their demands heard – the first public mass action in South Africa since the anti-apartheid activism of the 1950s. This was labour action, and at once a political revolt, where workers exercised the power of factory-based mass action. The strikes signalled both militant non-racial trade unionism and an invigorated spirit of rebellion.

    #Grève #Afrique_du_Sud #Syndicalisme #Anti-apartheid

  • Afrique du Sud. Eskom, une centenaire à l’agonie
    https://afriquexxi.info/Afrique-du-Sud-Eskom-une-centenaire-a-l-agonie

    Par Alain Dubresson. Incapable de répondre aux besoins des Sud-Africains et minée par la corruption de l’élite politique, la compagnie d’électricité traverse sa pire crise depuis sa création, en 1923. Alors que son directeur exécutif a été remercié, l’avenir s’annonce tout aussi sombre : la libéralisation du marché fait craindre le pire.

    #Afrique_du_Sud #Electricité #Libéralisation #Corruption #Eskom

  • Retour sur 95 années de musique dans Gallo Vault Sessions
    https://pan-african-music.com/gallo-vault-sessions

    Le label sud-africain Gallo Music lance une nouvelle série en six parties sur l’histoire de la musique africaine. Des années 1930 jusqu’à aujourd’hui, cette série explore les histoires derrière le gigantesque catalogue du label.

    https://www.youtube.com/watch?v=IUuXym_HUGo

    #musique #Afrique_du_sud #Afrique #Histoire #podcast #audio

  • 5 Avril :
    #Afrique_du_Sud : fin des restrictions liées à la pandémie de Covid
    https://www.voaafrique.com/a/afrique-du-sud-fin-des-restrictions-li%C3%A9es-%C3%A0-la-pand%C3%A9mie-de-covid/6515597.html

    Le président Cyril Ramaphosa a annoncé lundi que toutes les restrictions légales liées à la #pandémie de #Covid-19 prendraient fin à minuit, soulignant qu’il était temps de relancer la croissance économique.

    27 Avril :
    Covid-19 : l’Afrique du Sud entre dans la 5e vague
    https://www.francetvinfo.fr/monde/afrique/afrique-du-sud/covid-19-l-afrique-du-sud-entre-dans-la-5e-vague_5105383.html

    Les chiffres enregistrés ces derniers jours sont les plus élevés depuis près de trois mois et en nette hausse par rapport à il y a encore deux semaines.

    Trouvé chez « Naked Capitalism » :

  • The Missing Link in a UN Cold Case? A French Death Warrant Against Dag #Hammarskjold Comes to Light
    https://www.passblue.com/2022/04/14/the-missing-link-in-a-un-cold-case-a-french-death-warrant-against-dag-hamm

    Six decades after the unexplained death of United Nations Secretary-General Dag Hammarskjold and 15 other people in a plane crash in Central Africa, a new discovery in French government archives may bring researchers closer to the truth and answer a famous Cold War riddle: Who killed Hammarskjold?

    The discovery of an important clue happened in November 2021, following yearslong research into the death of the secretary-general. It began with a yellow folder, whose cover was marked with an “H” in blue and the words “TRÈS SECRET” written across the top in a red stamp. “H” stood for Dag Hammarskjold, it turned out. The file from the French intelligence service (SDECE), dated July 1961 and destined for French Prime Minister Michel Debré, was kept in the French National Archives. It contained a typewritten death warrant against UN Secretary-General Dag Hammarskjold, issued by a mysterious “executive committee” that had “gathered to examine . . . the behaviour of Mister Hammarskjoeld in Tunisia,” where French forces were besieged by Tunisian militias in the coastal town of Bizerte and the secretary-general tried to intervene on July 26, 1961.

    Asserting that Hammarskjold’s “angst of the Russians” made him “change his mind and decide to support them in the Congo,” another serious crisis facing the UN at the time, the warrant concluded that it was “high time to put an end to his harmful intrusion [sic]” and ordered “this sentence common to justice and fairness to be carried out, as soon as possible.”

    The “angst of the Russians” openly referred in the letter to the UN presence in Congo and the oversize influence of Afro-Asian countries in the peacekeeping mission there.

    The warrant had no signature. Just three letters and a notorious acronym: OAS (Organisation Armée Secrète, or Secret Armed Organization), a far-right French dissident paramilitary group opposing Algerian independence and the the Gaullist regime. The clandestine movement, which was mostly operational from 1961 to 1962, even tried to murder President Charles de Gaulle on Aug. 22, 1962. It killed 1,700 to 2,200 people, mostly French and Algerian civilians, French soldiers, police officers, politicians and civil servants, during its brief existence.

    Somehow, the death warrant — a facsimile that seemed to be a transcription of an original letter — ended up in the personal files of a legendary man from the shadows and chief adviser to President de Gaulle on African affairs and mastermind of the “Françafrique” networks, Jacques Foccart (who lived from 1913 to 1997). The document appears to be authentic, given the fact that it was found in Foccart’s confidential files preserved by the French National Archives.

    The text itself mentions the Bizerte crisis and Hammarskjold’s intervention in Tunisia, which puts the letter sometime between July 26 and 31, 1961, as the date cannot be fully read on the envelope. A 2019 investigation by the French government into the cause of Hammarskjold’s death makes no reference to link the OAS to the 1961 crash of the Albertina plane carrying the secretary-general and others.

    Was the original letter intercepted before it reached New York City and Hammarskjold himself?

    It is impossible to know.

    Did the UN ever see it?

    Probably not, considering there are no traces of it in the UN archives or in Brian Urquhart’s personal notes on Hammarskjold, who was originally a Swedish diplomat. As a former UN under secretary-general for special political affairs, Urquhart, who was British, wrote a biography of his boss.

    Six weeks after the approximate date on the letter, Hammarskjold was dead. On Sept. 18, 1961, he was killed along with his party of 15 other UN officials and air crew in a plane crash that night near Ndola, in Northern Rhodesia (now Zambia), while trying to stop hostilities in Katanga, a breakaway province in the newly independent Congo.

    Their deaths were ruled an accident by a North Rhodesian official investigation, while a subsequent UN investigation refrained from reaching such a conclusion, given the many outstanding questions regarding the crash. The UN investigation was reopened in 2016 by then-Secretary-General Ban Ki-moon, following newly uncovered testimonies of African eyewitnesses and renewed suspicions that there had been another plane in the air that night.

    After six years and two interim reports, Mohamed Chande Othman, a former Tanzanian chief justice who has been leading the independent inquiry for the UN on Hammarskjold’s death, is expected to hand his conclusions to UN Secretary-General António Guterres in September 2022. Since 2016, Othman had tirelessly been asking member states to “conduct a thorough review of their records and archives, particularly from their intelligence agencies,” as part of the inquiry’s mandate. Despite having gathered a “significant amount of evidence,” Othman, known as a UN “eminent person,” is at pains to “conclusively establish” the exact circumstances of the crash, Othman’s latest report says.

    Several major countries have been openly reluctant to cooperate, in particular the United States, Britain, South Africa and, to a lesser extent, France.

    Indeed, in 2018, the French government finally named a historian, Maurice Vaïsse, to respond to Othman’s request. The result was disappointing. The report of Vaïsse, confidentially released in 2019, established that after an exhaustive search marred by bureaucratic and regulatory hurdles, there was no groundbreaking document to be found by the French regarding Hammarskjold’s death.

    As to why the OAS, the far-right French paramilitary group, would have threatened the secretary-general may be manifold: the Swedish diplomat was loathed within French military circles for his intervention in the Suez crisis in 1956, when he tried to broker a cease-fire; for his repeated attempts to take the issue of the Algerian war to the Security Council; and for his controversial intervention in Bizerte, where he again tried to broker a cease-fire, this time unsuccessfully.

    The OAS, however, never claimed responsibility for Hammarskjold’s death. In Paris, the group was known as “OAS Metro” and was led by a fugitive Foreign Legion captain, Pierre Sergent, under the distant command of Gen. Raoul Salan, who was hiding in Algeria.

    “If this is the work of OAS Metro, this could only have been done by Pierre Sergent himself, since it was a very military organization, in a hierarchic sense,” claims French historian Rémi Kauffer. “No subordinate would have dared author such a letter.”

    Other experts, such as Olivier Dard, a French historian at Paris La Sorbonne University, and an expert on the history of the OAS, nevertheless “doubt” it could have been penned by Sergent, a prolific writer who became a right-wing politician and died in 1992. While use of harsh language was an OAS trademark, the style of writing in the letter, improper and trivial, tends to exonerate Sergent, who remained at large until an amnesty law was approved in 1968.

    If the death warrant reached would-be assassins in Katanga, another question remains: Who could have carried out the killing? Until now, no OAS presence in Katanga has ever been established. Yet a trove of previously disconnected documents found in declassified French, Belgian, British and Swedish national archives that I thoroughly examined while researching Hammarskjold’s death gives credence to a potential OAS plot against the secretary-general.

    Surely, there were OAS sympathizers among the two dozen French officers who had been sent to fight under the Katangese flag, including Yves de La Bourdonnaye, a paratrooper and expert on psychological warfare, and Léon Egé, a seasoned clandestine radio operator who would later be identified as the man who threatened a Norwegian officer with a knife on July 14, 1961, according to an archived UN document. The Norwegian officer, Lt.Col. Bjorn Egge, turned out to head the UN Military Information Branch in Katanga and was in charge of tracking and expelling all foreign mercenaries hired by the separatist regime.

    Egé described Katanga as “the last bastion of white influence in Africa,” contending that “every white man in the UN is a traitor to his race.” On Sept. 20, 1961, Egé wrote to a Katangese official, in a letter found in Belgian archives: “H is dead. Peace upon his soul and good riddance. He bears a heavy responsibility in this bitter and sad adventure.”

    In 1967, Egé was named by Le Monde as an OAS recruiter in Portugal. A third man, Edgard Tupët-Thomé, a former Special Air Service (or SAS, a British special forces unit) and French commando, also had a brief stint in Katanga. He is mentioned by French historian Georges Fleury in a book about OAS as being a member of OAS Metro.

    Before leaving Katanga, Tupët-Thomé, a demolition specialist, had been heard boasting, according to the UN representative in Katanga at the time, Conor Cruise O’Brien: “The UN? No problem. 20 kilos of plastic and I will take care of it!” Plastic, a soft and hand-moldable solid form of explosive material, was the weapon of choice among OAS operatives.

    On Aug. 30, 1961, O’Brien, who was also a former Irish diplomat and politician as well as a writer, warned his superiors in Léopoldville (now called Kinshasa) and New York City that his deputy, Michel Tombelaine, had been threatened by members of OAS: “The following message arrived in an envelope with the Elisabethville postmark. ’28 August 1961 — Tombelaine UNO Elisabethville. 48 hours ultimatum departure from Katanga or else. O.A.S. / Katanga,’” according to UN archives.

    On Sept. 6, the UN discovered that a guerrilla warfare group led by a French mercenary officer, Maj. Roger Faulques, who used to be Sergent’s direct superior in the Foreign Legion, was planning to “use plastic bombs against UN buildings” and had set up a “liquidation” list against UN civilian and military leaders, according to another UN archived document.

    When the Albertina carrying Hammarskjold and the 15 others crashed on Sept.18, a South African witness in the area, Wren Mast-Ingle, walked to the site and stumbled upon a group of white mercenaries wearing combat fatigues, before they ordered him to leave at gunpoint. When shown different types of camouflage outfits much later, Mast-Ingle pointed at a leopard-like scheme and “funny caps, with a flap,” he recalled, identical to the type of cap worn by French paratroopers in Algeria.

    Another witness, a Belgian named Victor Rosez, would later identify the same kind of fatigues discarded by a group of mercenaries wearing civilian clothes in Ndola, near the crash site.

    In the decades since the crash, a string of testimonies has also mentioned a small outfit of French mercenaries spotted near Ndola around the time of the tragedy. The testimonies seem to originate from a UN Swedish officer in Katanga, Col. Jonas Waern, who shared his views with Hammarskjold’s nephew, Knut Hammarskjold, who would later become director-general of IATA (International Air Transport Association) and died in 2012.

    On April 5, 1962, a former UN director of public information and close confidant of Hammarskjold, George Ivan Smith, wrote to Conor Cruise O’Brien, in a letter found at the Bodleian Library at Oxford University: “I am more and more convinced of a direct OAS link.” In December 1962, the Scotsman newspaper reported that “O’Brien still thinks it possible that Hammarskjöld and his party were murdered by French OAS men.”

    “I now understand that during all this time a psychological warfare commando, led by famous French ‘Colonel’ Faulques [sic], was stationed in Ndola,” Knut Hammarskjold wrote to Smith on Feb. 5, 1963.

    Could such a group have carried out the death warrant apparently issued by the OAS?

    To answer this question, the UN investigation led by Othman — who is likely to conclude his work by September — must first and foremost clarify these points:

    • If the original warrant stills exists, where is it and can it be authenticated?

    • Did the French government in 1961 notify the UN and Hammarskjold of a threat to his life?

    The family members of the 16 people killed in the Ndola crash deserve to know, at long last, the truth. Only then will the UN come closer to solving one of the last great mysteries of the Cold War: How did Dag Hammarskjold die?

    Maurin Picard is a French journalist and the author of a book on Dag Hammarskjold, “Ils ont tué Monsieur H?” ("Who Killed ’Monsieur H.?’ "), Seuil, 2019.