#agamben

  • NEM-NEE

    Après être revenu sur les fondements historiques et conceptuels du droit d’asile et des étrangers, après avoir retracé l’évolution juridique actuelle, il documente les conditions de (sur)vie des personnes dont la demande d’asile a été frappée d’une décision de non-entrée en matière (NEM).


    https://vimeo.com/128189652

    –-> Un #film de 2005, réalisé par le jeune #Charles_Heller (c’est probablement son premier film). Je mets ici pour archivage

    #documentaire #NEM #non-entrée_en_matière #Suisse #survie #aide_d'urgence #SDF #sans-abris #asile #migrations #réfugiés #déboutés #disparitions #droit_d'asile #catégorisation #abus #profit #délit_de_solidarité #Soleure #illégalisation #clandestinisation #droits_humains #attractivité #Suisse

    Quelques citations que Heller utilise dans son film (notamment de #Arendt et #Agamben) :


    #camps

    Interview de Dominque Boillat, directeur de l’Office fédéral des migrations, à partir de la minute 5’50 :

    « La Suisse a une politique de migration qui est basée sur le marché du travail. Cela signifie qu’elle a fait une priorité aux compétences professionnelles, pour permettre aux étrangers qui viennent s’établir dans notre pays de s’introduire plus facilement sur le marché du travail, en fonction des besoins de notre économie. Par contre, la migration de l’asile est une migration clandestine, ce sont des gens qui viennent de la misère, souvent peu formés, de beaucoup plus loin, donc ils ont beaucoup plus de difficultés à s’intégrer dans notre société, des mœurs différents, parfois de religion différente. Ces gens-là, les Etats qui ont signé la convention de Genève, et la Suisse en est, doivent leur donner une protection. Ici on est dans un autre domaine. C’est pas de la migration souhaitée du point de vue de l’économie, c’est une migration qui est entre guillemets »"tolérée" parce que ces gens ont besoin d’une protection. Si quelqu’un vient dans ce système et veut en profiter pour immigrer alors qu’il n’a ni les compétences professionnelles, ni le droit de séjourner ni le droit d’avoir l’asile, il est considéré comme un étranger en séjour irrégulier. Cela dit, un certain nombre reste quand même, ils s’accrochent. Ils n’ont plus de travail, ils sont là, ils sont à la charge des autorités, parce qu’on ne peut pas les mettre à la rue non plus. Et il y a donc un bras de fer entre ces personnes qui se sentent exclues, mais qui ne veulent tout de même pas rentrer."

    Voix off Charles, à partir de la minute 7’70, en commentaire de cette citation de Arendt :


    « Hannah Arendt montre la logique de la politique adoptée par les Etats européens face aux réfugiés durant la Deuxième guerre mondiale.
    Le refus d’intégrer et l’impossibilité de renvoyer les réfugiés ne pouvait que mener aux camps.
    Nous retrouvons aujourd’hui à l’œuvre cette même logique, en Suisse comme partout en Europe. Et l’analyse d’Hannah Arendt garde toute sa pertinence, particulièrement si, à l’instar de Giorgio Agamben, on définit le camp non par les horreurs qui sont commises, une topographie spécifique, mais comme un espace d’exception au sein duquel le sujet ayant perdu toute protection juridique, est réduit à la vie nue. C’est bel et bien un tel espace que les autorités helvétiques allaient ouvrir en développant sciemment, méticuleusement, des moyens juridiques de faire disparaître ces personnes désignées comme indésirables ».

    Interview de Françoise Kopf, à partir de la minute 8’40 :
    "Les débuts de l’histoire remontent à l’entrée en vigueur de la loi sur l’asile. La première loi sur l’asile que la Suisse a formulée. Peter Hess, qui était à l’époque le responsable de la police étrangère, qui était en charge de l’asile, avait trouvé que l’aide sociale pouvait être utilisée comme instrument dans la politique d’asile, et donc en réduisant l’aide sociale on allait probablement réduire l’attractivité et l’attrait de la Suisse. Cette idée a fait son chemin, mais au même temps il y a eu une espèce de changement qui s’est mis en place dans les années 1990. A ce moment-là, réduire l’attractivité a changé de sens, ça a voulu plus dire réduire la durée de séjour, c’est-à-dire pousser les gens à disparaître, à les dissuader de rester plutôt que de réduire l’attractivité pour les potentiels arrivants. L’aboutissement de ces mesures se lit dans le « rapport Fuhrer/Gerber », un rapport de travail qui a été co-piloté par la conseillère d’Etat Rita Fuhrer, UDC, et l’ancien chef de l’Office fédéral des réfugiés, Jean-Daniel Gerber, qui était destiné à trouver de nouvelles mesures pour faire des économies dans le domaine de l’asile. Au moment où le rapport a été écrit, le Conseil fédéral, dans ces messages, avait constater qu’on avait réduit à un tel minimum les prestations d’assistance qu’on ne pouvait pas descendre plus bas et qu’il fallait donc changer de système. Comment faire pour faire des économies sans pouvoir descendre plus bas dans les normes de dignité ? L’idée est née d’exclure certains groupes, tout simplement, de l’assistance, et on les incitent à disparaître. Le rapport dit clairement que cette disparition est un des moyens de réduire les coûts, et table là-dessus, c’est-à-dire que les gens disparaissent dans la clandestinité, ici ou ailleurs. Ce qui est encore plus fou, c’est qu’en réalité les cantons, qui sont quand même tenus de mettre une aide d’urgence en place, sont, par ce rapport, incités aussi à ne pas en faire trop. Ils le disent très clairement : si toutes les personnes renvoyées dans l’anonymat, ces personnes qui n’existent plus, sans identité, faisaient recours à cette forme d’hébergement, l’hébergement d’urgence, des conséquences de ces mesures pourraient être négatives. « Toutefois, à juger par les expériences faites ces dernières années, seule une minorité des individus concernés et susceptibles de recourir systématiquement et pour une longue durée aux services et aux biens accessibles dans les centres d’urgence. La grande majorité d’entre eux disparaîtrait et chercherait de nouvelles opportunités dans la clandestinité ou au-delà des frontières. »


  • Réflexion | Souveraineté nationale, exil et exclusions
    https://asile.ch/2018/06/04/reflexion-souverainete-nationale-exil-et-exclusions

    Juriste et théologienne de formation, mon propos sera ici de montrer les interactions qui existent entre la souveraineté nationale et l’exclusion ; la difficulté à défendre des droits, lorsque l’on se trouve dans la marge de l’exclusion ; et la pertinence d’un regard décalé qui interroge les fondements mêmes de nos démocraties nationales. Travaillant depuis […]


  • #Nando_Sigona: “The camp as a social and political space” (video)

    HOMInG seminar no. 5/17 with Nando Sigona (University of Birmingham), July 3, Dipartimento di Sociologia. “The camp as a social and political space” This paper engages with current debates on the sociology of camps and camp-like institutions in contemporary society. Drawing on ethnographic material collected in Italy in ‘nomad camps’ where forcibly displaced Roma from former Yugoslavia were sheltered in the 1990s and 2000s, it argues that Agamben’s conceptualisation of the camp as a space of exception, by constructing the camp as other to an idealised notion of citizenship and the rule of law, offers limited purchase for a sociological investigation of the complexity and ambiguity of social relations in and around camps as well as residents’ everyday practices and experiences of political membership.

    https://homing.soc.unitn.it/2017/07/27/nando-sigona-the-camp-as-a-social-and-political-space-video
    #camp #camps #espace_politique #espace_social #conférence #vidéo #Italie #Roms #Agamben #espace_d'exception #citoyenneté




  • État d’exception ou étatisme autoritaire : #Agamben, #Poulantzas et la critique de l’antiterrorisme
    http://revueperiode.net/etat-dexception-ou-etatisme-autoritaire-agamben-poulantzas-et-la-criti

    L’antiterrorisme est souvent appréhendé en termes d’exception et de suspension de l’État de droit. Contre cette lecture exceptionnaliste notamment développée par Giorgio Agemben, Christos Boukalas défend une approche stratégique-relationelle des mutations des États capitalistes et des appareils sécuritaires, au regard de laquelle l’étatisme autoritaire apparaît comme une forme normale du pouvoir politique dans les sociétés capitalistes. Dans cette perspective, les potentiels de résistance aux stratégies du pouvoir ne doivent pas être localisés dans la « vie nue » mais dans les forces sociales et les luttes concrètes qui caractérisent la conjoncture (...)

    #Uncategorized #Etat


  • Pour un processus destituant : invitation au voyage
    http://www.liberation.fr/debats/2016/01/24/pour-un-processus-destituant-invitation-au-voyage_1428639
    Un texte de Julien Coupat et Eric Hazan.

    Nous n’avons aucune raison d’endurer un an et demi de campagne électorale dont il est déjà prévu qu’elle s’achève par un chantage à la démocratie. Pour cesser de subir ce compte à rebours, il suffit d’en inverser le sens : nous avons plutôt un an et demi pour en finir avec toute la triste domesticité des aspirants chefs, et le confortable rôle de spectateur où leur course nous confine. Dénoncer, pourfendre, tenter de convaincre, ne servirait ici de rien. « Un monde de mensonges, disait Kafka, ne peut être détruit par la vérité, seulement par un monde de vérité » - plus vraisemblablement par des mondes de vérité. Nous avons un an et demi pour former, à partir des amitiés et des complicités existantes, à partir des nécessaires rencontres, un tissu humain assez riche et sûr de lui pour rendre obscène la bêtise régnante, risible tout ce qui se raconte dans « la sphère publique », et dérisoire l’idée que glisser une enveloppe dans une urne puisse constituer un geste - a fortiori un geste politique.

    Il fait écho, du point de vue du constat mais surtout du chemin proposé, à cet extrait d’« A nos amis », toujours plus actuel https://paris-luttes.info/un-extrait-d-a-nos-amis

    (…) La Grèce vaut comme cas d’école de nos insurrections défaites. Cartonner la police, défoncer les banques et mettre temporairement en déroute un gouvernement, ce n’est pas encore le destituer. Ce que le cas grec nous enseigne, c’est que sans idée substantielle de ce que serait une victoire, nous ne pouvons qu’être vaincus. La seule détermination insurrectionnelle ne suffit pas ; notre confusion est encore trop épaisse. Que l’étude de nos défaites nous serve au moins à la dissiper quelque peu.

    2. Quarante ans de contre-révolution triomphante en Occident nous ont affligés de deux tares jumelles, également néfastes, mais qui forment ensemble un dispositif impitoyable : le pacifisme et le radicalisme. (…)

    Il faut compter au nombre des miracles de la lutte dans le Val de Suse qu’elle ait réussi à arracher bon nombre de radicaux à l’identité qu’ils s’étaient si péniblement forgée. Elle les a fait revenir sur terre. Reprenant contact avec une situation réelle, ils ont su laisser derrière eux une bonne part de leur scaphandre idéologique, non sans s’attirer l’inépuisable ressentiment de ceux qui restaient confinés dans cette radicalité intersidérale où l’on respire si mal. Cela tient certainement à l’art spécial que cette lutte a développé de ne jamais se laisser prendre dans l’image que le pouvoir lui tend pour mieux l’y enfermer – que ce soit celle d’un mouvement écologiste de citoyens légalistes ou celle d’une avant-garde de la violence armée.

    En alternant les manifestations en famille et les attaques au chantier du TAV, en ayant recours tantôt au sabotage tantôt aux maires de la vallée, en associant des anarchistes et des mémés catholiques, voilà une lutte qui a au moins ceci de révolutionnaire qu’elle a su jusqu’ici désactiver le couple infernal du pacifisme et du radicalisme. « Se conduire en politique, résumait juste avant de mourir un dandy stalinien, c’est agir au lieu d’être agi, c’est faire la politique au lieu d’être fait, refait par elle. C’est mener un combat, une série de combats, faire une guerre, sa propre guerre avec des buts de guerre, des perspectives proches et lointaines, une stratégie, une tactique. »


  • Etat d’urgence et désobéissance civile
    http://www.eauxglacees.com/Etat-d-urgence-et-desobeissance

    Le gouvernement doit présenter au Conseil des ministres le 23 décembre un projet de réforme de la Constitution. En 2002 le philosophe Giorgio Agamben publiait dans le quotidien Le Monde une réflexion inspirée par le Patriot Act qui venait d’être instauré aux Etats-unis. Treize ans plus tard ce texte est toujours une brûlante actualité Les gouvernements successifs de François Hollande ont témoigné depuis 2012, sous réserve d’inventaire, d’une malfaçon législative, voire constitutionnelle, probablement (...)


  • Archipelago of Extra-Territoriality: Michel #Agier

    In the present moment of history, when the process of human globalization seems to have just begun, the politics of fear expressed by the richest nations especially in Europe has lead to the end of the universal promise of hospitality and the right to asylum. Affluent countries wall themselves in, keeping out undesirable foreigners whom they consider as enemies, culprits or victims. Consequently refugee and IDP camps, clandestine encampments, urban invasions, that is to say, all places of refuge, become a part of habitat and living.

    http://www.forensic-architecture.org/seminar/archipelago-extra-territoriality
    #extraterritorialité #camps #réfugiés #Foucault #Agamben #conférence #vidéo


  • Comment l’obsession sécuritaire fait muter la démocratie, par Giorgio #Agamben (Le Monde diplomatique, janvier 2014)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2014/01/AGAMBEN/49997

    L’article 20 de la loi de programmation militaire, promulguée le 19 décembre, autorise une surveillance généralisée des données numériques, au point que l’on parle de « Patriot Act à la française ». Erigé en priorité absolue, l’impératif de #sécurité change souvent de prétexte (subversion politique, « terrorisme ») mais conserve sa visée : #gouverner les #populations. Pour comprendre son origine et tenter de le déjouer, il faut remonter au XVIIIe siècle…

    ... il faut comprendre la formule qu’on attribue à Quesnay, mais qu’en vérité il n’a jamais écrite : « Laisser faire, laisser passer ». Loin d’être seulement la devise du libéralisme économique, elle désigne un paradigme de gouvernement, qui situe la sécurité — Quesnay évoque la « sûreté des fermiers et des laboureurs » — non pas dans la prévention des troubles et des désastres, mais dans la capacité à les canaliser dans une direction utile.

    Il faut mesurer la portée philosophique de ce renversement qui bouleverse la traditionnelle relation hiérarchique entre les causes et les effets : puisqu’il est vain ou en tout cas coûteux de gouverner les causes, il est plus utile et plus sûr de gouverner les effets. L’importance de cet axiome n’est pas négligeable : il régit nos sociétés, de l’économie à l’écologie, de la politique étrangère et militaire jusqu’aux mesures internes de sécurité et de police. C’est également lui qui permet de comprendre la convergence autrement mystérieuse entre un libéralisme absolu en économie et un contrôle sécuritaire sans précédent. (...)

    (...) Von Justi nomme ainsi Politik le rapport d’un Etat avec les autres et Polizei le rapport d’un #Etat avec lui-même : « La #police est le rapport en force d’un Etat avec lui-même. »

    #citoyen #dépolitisation #Faire_vivre_et_laisser_mourir


  • ‘The Naked Future’ and ‘Social Physics’ - NYTimes.com
    http://www.nytimes.com/2014/05/18/books/review/the-naked-future-and-social-physics.html?_r=0

    In “On What We Can Not Do,” a short and pungent essay published a few years ago, the Italian philosopher Giorgio #Agamben outlined two ways in which power operates today. There’s the conventional type that seeks to limit our potential for self-­development by restricting material resources and banning certain behaviors. But there’s also a subtler, more insidious type, which limits not what we can do but what we can not do . What’s at stake here is not so much our ability to do things but our capacity not to make use of that very ability.

    While each of us can still choose not to be on Facebook, have a credit history or build a presence online, can we really afford not to do any of those things today? It was acceptable not to have a cellphone when most people didn’t have them; today, when almost everybody does and when our phone habits can even be used to assess whether we qualify for a loan, such acts of refusal border on the impossible.

    For Agamben, it’s this double power “to be and to not be, to do and to not do” that makes us human. This active necessity to choose (and err) contributes to the development of individual faculties that shape our subjectivity. The tragedy of modern man, then, is that “he has become blind not to his capacities but to his incapacities, not to what he can do but to what he cannot, or can not, do.”

    (...)

    It may be that the first kind of power identified by Agamben is actually less pernicious, for, in barring us from doing certain things, it at least preserves, even nurtures, our capacity to resist. But as we lose our ability not to do — here Agamben is absolutely right — our capacity to resist goes away with it. Perhaps it’s easier to resist the power that bars us from using our smartphones than the one that bars us from not using them. Big Data does not a free society make, at least not without basic political judgment.


  • Edward Snowden : qui ne dit mot consent - Politis
    http://www.politis.fr/Edward-Snowden-qui-ne-dit-mot,22825.html

    ...Les responsables de la mutation discrète de la société dite de l’information en société de la surveillance consentie sont donc désignés : États obsédés par une impossible sécurité et par la gestion managériale, entreprises et techniciens sans conscience prétendant scruter le monde et surtout ses habitants contre un peu de bonheur high-tech, et politiciens timorés voire vénaux qui ne représentent plus que des intérêts privés.

    L’autre responsable, c’est celui qui ne dit mot et qui consent, c’est chacun de ceux qui consomment et désirent ces produits high-tech. C’est celui qui se plie à des usages et comportements préprogrammés, accros au portable, aux facilités de Facebook, Gmail ou du GPS. La place qu’on lui assigne, quoi qu’en disent les bonimenteurs de la démocratie participative, n’est plus celle de citoyen plus ou moins libre de ses déplacements et de ses actes, mais celle d’« utilisateur », sommé à tout bout de champ de s’identifier, de renseigner et de partager ses informations et ses expériences pour accéder à un espace, à l’usage d’un objet, un service ou une information. Chacune de ses actions est notée, analysée, corrélée et transformée en data (voir Des googols de datas et nous, et nous, et nous ! http://www.politis.fr/Des-googols-de-datas-et-nous-et,21679.html). Son intimité est violée et « processée », mais, lui affirme-t-on, ce clone de données, ce n’est pas lui, c’est lui… anonymisé. Pour le moment, et sauf pour la NSA et consorts, bien sûr.

    S’il ne réagit pas rapidement, il vivra demain dans une prison de verre, exposé aux mille yeux des dispositifs censés améliorer sa vie. Des « dispositifs » que Giorgio Agamben a défini dans Qu’est ce qu’un dispositif ?, petit livre publié en français en 2012 comme « tout ce qui a, d’une manière ou d’une autre, la capacité de capturer, d’orienter, de déterminer, d’intercepter, de modeler, de contrôler et d’assurer les gestes, les conduites, les opinions et les discours des êtres vivants »...

    #Edward_Snowden #société_de_contrôle #NSA_et_les_autres #Agamben #activisme-du-franc-tireur


  • Une vie suspendue. “Il Rifugio” de Francesco Cannito et Luca Cusani (2012) comme espace de la limite et de l’exception.

    Il Rifugio (2012) retrace la vie suspendue de 116 de ces migrants, hébergés pendant plus de quatre mois dans un hôtel solitaire sur le sommet des Alpes italiennes. Isolés du reste du monde, ils vivent dans l’attente de savoir s’ils seront expulsés ou enfin reconnus, alors que l’hiver est à venir.

    http://culturevisuelle.org/kinoks/archives/440

    –-> Quelqu’un a vu ce film ? C’est une thématique que j’aimerais approfondir : celle des réfugiés envoyés sur les cimes des montagnes... D’ailleurs, si quelqu’un a des suggestions...

    #montagne #asile #réfugiés #Italie #Agamben #film #documentaire #Cannito #Cusani #migration


  • « Le secret le mieux gardé de l’affaire de Tarnac »
    http://www.lemonde.fr/idees/article/2012/11/14/le-secret-le-mieux-garde-de-l-affaire-de-tarnac_1790316_3232.html

    On peut dresser de l’affaire de Tarnac plusieurs généalogies également scandaleuses, et presque également barbouzardes, mais la plus significative politiquement est celle qui part de Mark Kennedy : car c’est elle qui en dit le plus long sur les arcanes de notre temps. Mark Kennedy travaillait officiellement pour la National Public Order Intelligence Unit, un service de renseignement britannique créé en 1999 afin de combattre le retour de la contestation écologiste et antiglobalisation au Royaume-Uni.

    Le déploiement massif d’agents infiltrés dans ces mouvements traduit « sur le terrain » le lancement d’une nouvelle doctrine policière qui se nomme en anglais « intelligence-led policing » et en français, sous licence d’importation déposée par Alain Bauer et Xavier Raufer, le « décèlement précoce ».

    #Tarnac #Agamben #Mark_Kennedy #Yildune_Lévy #espionnage #altermondialisme #gauche

    • Ce qui se cache sous l’apparence d’un fiasco judiciaire français, c’est la constitution d’une conspiration policière mondiale revendiquée dont Mark Kennedy, officiellement actif dans onze pays, de l’Europe aux Etats-Unis en passant par l’Islande, n’est à ce jour que le plus fameux pion.

      Comme toujours, la prose policière ne contient de vérité qu’à condition de l’inverser terme à terme : lorsque la police dit : « Les euro-anarchistes sont en train de tisser un réseau pré-terroriste européen pour attaquer les institutions », il faut évidemment lire : « Nous, policiers, sommes en train de doubler les institutions par une vaste organisation européenne informelle afin d’attaquer les mouvements qui nous échappent. »