• Pédophilie dans le sport : des défaillances à répétition, des centaines de victimes

      Depuis 1970, pas moins de 77 affaires de violences sexuelles dans le sport ont été étouffées ou auraient pu être évitées. Révélations sur de lourds dysfonctionnements qui ont fait près de 300 victimes, la plupart âgées de moins de 15 ans au moment des faits, et qui mettent en cause des fédérations, des clubs, des collectivités locales et la #justice.

      https://www.mediapart.fr/journal/france/111219/pedophilie-dans-le-sport-des-defaillances-repetition-des-centaines-de-vict

    • Huit affaires de pédophilie dans le monde sportif breton décryptées

      Sur les 77 cas révélés de récidive de pédophilie dans le milieu du sport en France, l’enquête de Disclose décrypte huit cas de dysfonctionnements en #Bretagne.

      1 Quinze plaintes contre un entraîneur de basket-ball déjà condamné

      En 2019, deux adolescents portent plainte pour agressions sexuelles contre leur entraîneur de basket, par ailleurs coordinateur jeunesse à la mairie de Bouchemaine, près d’Angers (49) – l’éducateur est présumé innocent à ce stade de la procédure. Les enquêteurs enregistrent une quinzaine de plaintes et découvrent que l’homme a sévi depuis les années 1990 dans le Maine-et-Loire, le Finistère et le Morbihan. Déjà condamné pour atteinte sexuelle sur mineur, l’entraîneur était parvenu à faire effacer sa condamnation auprès du ministère des sports, jusqu’à la faire retirer de l’extrait numéro 1 de son casier judiciaire – réservé à la justice. Dysfonctionnements : récidive et en poste malgré une condamnation.

      2 Un entraîneur de basket avec un suivi sociojudiciaire

      Condamné en 2015 à Évreux pour agression sexuelle et détention d’images pédopornographiques, un entraîneur bénévole est parvenu à intégrer un club de basket de la région rennaise malgré son suivi sociojudiciaire. Il y commet alors une nouvelle agression sur un adolescent. Condamné pour agression sexuelle en juin 2019, il a désormais l’interdiction d’exercer une activité professionnelle ou bénévole au contact de mineurs. Dysfonctionnements : récidive et en poste malgré une condamnation.

      3 À la tête d’une équipe de foot féminin malgré son casier judiciaire

      En 2014, un entraîneur de football de la section féminine d’un club brestois est condamné pour des atteintes sexuelles contre deux jeunes filles de 16 ans. Il écope d’un an de prison, dont huit mois avec sursis, avec interdiction d’exercer auprès des mineurs pendant cinq ans. Il avait déjà été condamné pour des attouchements sur sa nièce, et s’est retrouvé, malgré tout, à la tête d’une équipe de football féminin. Dysfonctionnements : récidive et en poste malgré une condamnation.

      4 Sept gymnastes victimes de l’entraîneur récidiviste

      En 2013, un entraîneur d’un club de gymnastique de la région vannetaise a été condamné pour agressions sexuelles sur sept enfants du club. Il avait déjà été condamné en 2007 pour détention d’images pédopornographiques. Le président du club de gymnastique a quant à lui été condamné en avril 2015 à six mois de prison avec sursis. Motif : il n’a pas tenu compte de l’interdiction de l’entraîneur d’exercer auprès de mineurs. Dysfonctionnements : récidive, en poste malgré une condamnation.

      5 L’entraîneur-violeur a retrouvé les tables de ping-pong

      Entre les années 1980 et 1990, un entraîneur de tennis de table à Lyon, viole à plusieurs reprises un adolescent et agresse sexuellement plusieurs jeunes mineurs. L’un d’entre eux portera plainte une fois adulte, conduisant à la condamnation de l’entraîneur à cinq ans de prison, dont deux ans ferme, en 2006. Disclose a retrouvé l’homme qui officie dans un club de la région brestoise où il anime des tournois et arbitre des compétitions pour la Fédération française de tennis de table – parfois auprès de mineurs. Contacté par Disclose et Envoyé Spécial, l’homme assure qu’il n’entraîne plus de mineurs. La direction du club actuelle confirme et affirme n’avoir jamais eu à se plaindre du comportement de l’intéressé. Pour autant, le Code du sport interdit à toute personne condamnée pour un délit ou un crime sexuel d’encadrer ou d’animer en milieu sportif. Dysfonctionnement : en poste malgré une condamnation.

      6 Devenu président d’un club, l’agresseur démissionne après un article de presse

      En 2006, un entraîneur de tennis de table est condamné par le tribunal correctionnel de Vannes à six mois de prison avec sursis pour atteinte sexuelle sur mineure. Cinq ans plus tard, l’agresseur présidait toujours la section tennis de table d’un club du Morbihan, département où réside la victime. Le président de la ligue de Bretagne, Claude Brossard, assure alors au journal L’Équipe « ne rien pouvoir faire » ne sachant rien de sa condamnation. « J’ai appelé la direction départementale et régionale de Bretagne de la jeunesse et des sports, déclare-t-il alors au quotidien sportif. On m’a répondu qu’il fallait du temps pour savoir ce qu’il avait fait, s’il était sur une liste d’interdits administratifs ». Devenu président de club, l’homme a démissionné à la suite de la publication de l’article. Dysfonctionnement : En poste malgré une condamnation.

      7 Interdit d’exercer, le prof de tennis coache à nouveau les jeunes

      En 1999, un entraîneur de tennis est condamné à deux ans de prison ferme pour viol et agression sexuelle sur une mineure de moins de 15 ans. Il écope alors d’une interdiction d’exercer auprès de mineurs pendant dix ans. Cette période écoulée, il redevient entraîneur auprès d’enfants d’un club brestois. Selon nos informations, il entraîne encore des mineurs dans deux clubs du Finistère. Pourtant, le Code du sport interdit à toute personne condamnée pour un délit ou un crime sexuel d’entraîner en milieu sportif. Dysfonctionnement : En poste malgré une condamnation.

      8 Condamné, il crée son propre club de tir à l’arc

      Condamné en 2000 par le tribunal de Guingamp pour des agressions sexuelles sur mineurs, l’homme devient entraîneur de tir à l’arc à Paimpol quelques années plus tard. Il obtient même un certificat professionnel. Selon nos informations, il est poussé vers la sortie en 2016 en raison de son « comportement inadapté » avec des jeunes filles. Le club prévient alors la ligue de tir à l’arc mais personne ne prend la peine de signaler les faits à la justice. Libre de ses mouvements, il crée son propre club dans une commune voisine, à Pleubian et récidive. Il est condamné à huit ans de prison en août 2019. Dysfonctionnements : Récidive, en poste malgré une condamnation, signaux ignorés.

      https://www.letelegramme.fr/dossiers/pedophilie-dans-le-monde-sportif/huit-cas-averes-de-pedophilie-dans-le-monde-sportif-breton-11-12-2019-1

    • Pédophilie dans le sport : « On ne pourra plus dire qu’on ne savait pas »

      Le média d’investigation Discolose a récemment publié une longue et édifiante enquête sur les violences sexuelles dans le sport, en particulier envers les enfants. Pour notre éditorialiste Virginie Phulpin, il y aura un avant et un après.

      >> C’est une enquête choc que le média d’investigation Discolose, en partenariat avec Envoyé Spécial, sur France, 2, a publié jeudi soir. Elle concerne la pédophilie dans le sport, avec des chiffres et des témoignages édifiants. Pour notre éditorialiste Virginie Phulpin, le monde du sport doit ouvrir les yeux et se saisir enfin du problème.

      On ne pourra plus dire qu’on ne savait pas. Bravo à Disclose pour son enquête qui va faire date. Si ce travail a mis au jour 77 affaires dans 28 sports avec 276 victimes de moins de 15 ans pour la plupart, c’est en partie parce que jusque-là, à tous les niveaux, on préférait taire les affaires de pédocriminalité dans le sport. Maintenant on va pouvoir travailler sur les problèmes de fond.

      Le premier, c’est la récidive. Dans le sport amateur, ce sont des bénévoles qui encadrent nos enfants. Et pour eux, la vérification du casier judiciaire n’est pas obligatoire. Donc il y a des clubs qui font confiance à un coach sans vérifier ses antécédents. Il y a aussi le problème du maintien en poste. Dans la grande majorité des cas, l’agresseur garde son poste même s’il est sous le coup d’une procédure judiciaire. Et sinon, il change juste de club ou de région. Il y a le silence coupable aussi. Souvent, des gens dans les clubs ou dans l’entourage des victimes ont été alertées de faits précis, mais elles n’ont pas informé la justice.

      Un enfant victime d’abus a du mal à se faire entendre. Les témoignages auprès de Disclose sont édifiants. Le club ou l’institution scolaire prend souvent fait et cause pour l’agresseur. Vous vous rendez compte, il rapporte des médailles, on ne va quand même pas l’embêter.
      Maintenant qu’on a ouvert les yeux, quelles sont les solutions ?

      D’abord il faut instaurer une instance indépendante pour recueillir les témoignages et faire remonter les informations à la justice. C’est très efficace aux Etats-Unis. Ensuite il faut rendre obligatoire la vérification des antécédents judiciaires des encadrants. Vous êtes peut-être parents, moi aussi, et on doit être certains que les coaches de nos enfants n’ont pas d’antécédents de pédocriminalité.

      Il faut aussi rappeler aux clubs qu’ils ont l’obligation de dénoncer quelqu’un quand ils ont des informations. C’est la loi. Et puis une personne condamnée pour une infraction sexuelle sur mineur devrait être systématiquement interdite d’exercer auprès d’enfants. A vie.

      Alors merci à Disclose, et maintenant, il faut que tout le monde s’y mette, des clubs au ministère en passant par les fédérations. On ne pourra plus dire qu’on ne savait pas.

      https://www.europe1.fr/sport/edito-pedophilie-dans-le-sport-on-ne-pourra-plus-dire-quon-ne-savait-pas-393

    • Pédophilie dans le sport : ces témoignages qui brisent l’omerta

      Le sport n’est pas épargné par la pédocriminalité. Ses spécificités en font même un terrain de chasse privilégié pour des prédateurs sexuels.

      Violé par un éducateur de rugby dans son enfance, Sébastien Boueilh recueille depuis des témoignages qui donnent la nausée. Le fondateur de l’association « Colosse aux pieds d’argile » prévient et sensibilise aux risques de pédocriminalité. Comme ce jeudi dans la région lyonnaise. « Une jeune fille vient de me raconter qu’elle a été violée pendant dix ans par son entraîneur de tir à l’arc », confie-t-il.

      Une enquête relayée par plusieurs médias français et réalisée par Disclose pointe une réalité effrayante : 276 victimes, âgées de moins de 15 ans au moment des faits, sont recensées dans 77 affaires de pédophilie depuis 1970. « J’ai découvert l’ampleur du phénomène en arrivant au ministère, confie Roxana Maracineanu, la ministre des sports. Dans le milieu, on préférait parfois mettre ça sous le tapis parce qu’on est enfermés dans l’image du sport idéal. Ce n’est pas possible de penser que le sport est épargné avec parfois des adultes qui ont des emprises fortes sur les jeunes par rapport à la performance. »
      « Dans le sport, il y a aussi des contacts corporels qui attirent les criminels »

      En France, chaque jour, 500 enfants sont victimes de violences sexuelles. « Les pédocriminels colonisent les univers avec des enfants, comme le sport, précise Muriel Salmona psychiatre, auteur de « Le livre noir des violences sexuelles » (Collection « Que sais-je ? », Editions Puf). L’entraînement de haut niveau est un facteur de risque qui génère une relation avec l’éducateur dans la durée avec des enjeux importants. Dans le sport, il y a aussi des contacts corporels qui attirent les criminels plus qu’ailleurs. »

      Il existe l’histoire d’un pongiste lyonnais violé par son coach pendant des années. « Envoyé Spécial », le magazine de France 2 qui a travaillé avec le média d’investigation Disclose, a recueilli son témoignage diffusé ce mercredi soir et retrouvé les traces de son bourreau. Celui-ci exerce dans un club breton au contact d’autres enfants. Il y a aussi le cas de cet éducateur de basket condamné, reconverti dans le base-ball à l’autre bout de la France sans aucun suivi. « Avant de laisser s’engager un bénévole, tout président de club peut faire vérifier son casier judiciaire. Mais les gens ne sont pas tous sensibilisés donc ils ne le font pas assez. J’ai mis en place des mesures pour y remédier avec le contrôle systématique de l’honorabilité que nous expérimentons avant de le généraliser » affirme la ministre des sports.
      « Si un président de fédé me dit que son sport n’est pas touché… »

      Mais rien n’est possible sans un changement de mentalités. « Pour minimiser des coûts de déplacement, des clubs mettent encore des gamins mineurs à coucher dans la chambre d’un éducateur adulte. C’est intolérable ! », s’emporte Sébastien Boueilh.

      La ministre des sports a elle-même été confrontée au fléau avant d’entrer au gouvernement. Un entraîneur du club de natation de Clamart, où elle est toujours licenciée, a été mis en examen en 2017 après une plainte pour agression sexuelle sur mineure. « En tant que maman et bénévole, j’ai connu cet entraîneur. Il a été écarté il y a deux ans avec interdiction d’exercer auprès des mineurs. Depuis, le club a mis en place des processus : les enfants ne font plus la bise aux entraîneurs, ils font des checks. Si je prends des mesures : c’est que je sais que ça existe », précise l’ancienne championne de natation.

      Celle-ci est néanmoins montrée du doigt pour ne pas avoir répondu à un courrier d’avocats de parents qui avaient porté plainte et lui demandaient d’ouvrir une enquête administrative. Deux enquêtes étaient malgré tout en cours, l’une administrative et l’autre judiciaire.

      « Si un président de fédé me dit que son sport n’est pas touché, c’est un menteur, peste Boueilh. Elles le sont toutes. Je sais aussi que des dirigeants ont étouffé des affaires pour ne pas salir leur discipline comme l’a fait l’Église. »

      http://www.leparisien.fr/sports/pedophilie-dans-le-sport-ces-temoignages-qui-brisent-l-omerta-12-12-2019-

  • Pierre Grosser, enseignant à Science-Po Paris - Un #drôle_de_zig qui dérape sur France Culture dans l’émission Le cours de l’histoire.
    A écouter à partir de 17 mn

    https://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/10076-08.11.2019-ITEMA_22197761-1.mp3

    Mais qu’est ce qui a pris Monsieur Pierre Grosser, enseignant à Science-Po Paris ?
    Agressivité, violence, à propos de la guerre froide.
    Il est vrai que tout le monde ne partage pas sa vision péremptoire de l’histoire.

    Isabelle Clarke est obligée de lui rappeler que la guerre froide commence en 1945.
    Daniel Costelle doit lui rappeler que l’histoire n’est pas une science exacte, et que ce que Pierre Grosser dit n’est qu’une opinion, la violence et la malpolitesse arrivent.
    Là on se demande s’il va cogner.

    Mais qu’est ce qui a pris Monsieur Pierre Grosser, enseignant à Science-Po Paris pour se comporter comme cela ?
    Médicaments ?
    Aliments liquides ?
    Médicaments en poudre ?

    Ses cours à Science Po Paris, çà doit pas être triste.
    Je te dis pas la correction des copies.

    Source de l’émission : https://www.franceculture.fr/emissions/le-cours-de-lhistoire/actualites-1989-et-apocalypse-la-guerre-des-mondes

    #agressions_&_violences #histoire #sciences_po #radio #audio #France #Politique #guerre_froide #Pierre_Grosser #cris #Pierre_Grosser

  • Armed with trumpets, S. African men blow away street crime against women | PLACE
    http://www.thisisplace.org/i/?id=c915ccff-607b-4b21-9231-117b45410d42

    Female commuters living in Mofolo North and Dobsonville, two neighbourhoods in #Soweto, told the Thomson Reuters Foundation that a walk in the dark to the nearest bus, train or taxi station was seen as taking a necessary risk.

    But on a recent morning, before the sun had even risen over Soweto, a symphony of vuvuzelas was heard echoing between different neighbourhoods as people began to trickle out of their homes. [...]

    The patrols are a welcome male-led initiative in the movement to end gender-based violence, which has so far predominantly been steered by women, said gender activist Mandisa Khanyile.

    “I wish we lived in a society where women were able to walk freely in the streets,” said Khanyile, founder of Johannesburg rights group Rise Up Against Gender-based Violence.

    “But in the absence of this, (the patrols are) an awesome, meaningful, tangible move by men who are taking responsibility for the scourge of gender-based violence in South Africa,” she said in a phone interview.

    #agressions #agressions_sexuelles #trompette #alerte #femmes

  • Violences sexuelles : « La parole s’est libérée »

    La nouvelle directrice du Centre LAVI, Muriel Golay, fait le bilan de l’année 2018. Même si les obstacles restent nombreux, toujours plus de victimes d’agressions trouvent le courage de dénoncer la situation.

    Le bilan est préoccupant. Le nombre de demandes d’aide auprès du Centre genevois de consultations de la Loi fédérale sur l’aide aux victimes d’infractions (LAVI) a augmenté de 23% en 2018. La hausse la plus importante, de 30%, concerne les infractions contre l’intégrité sexuelle. L’association, créée en 1994, a pour mission d’offrir une aide juridique et psychologique gratuite aux personnes ayant subi une infraction pénale qui a atteint leur intégrité physique, psychique ou sexuelle.

    Depuis le 1er avril, Muriel Golay est la nouvelle directrice du Centre genevois. Passionnée par les politiques publiques de justice sociale, elle a travaillé pendant plus de dix ans à la tête du bureau de promotion de l’égalité entre femmes et hommes. Elle analyse le rapport d’activité du Centre LAVI pour Le Courrier.

    Vous avez travaillé au bureau de la promotion de l’égalité entre femmes et hommes. En quoi la perspective de genre est-elle pertinente pour le centre LAVI ?

    Muriel Golay : Dans 72% des cas, ce sont des femmes qui font appel à nos services, majoritairement dans le cadre de #violences_conjugales. Ensuite, la perspective de genre est fondamentale pour comprendre la manière dont les institutions vont apporter leur aide. Par exemple, il y a vingt ans, la catégorie « des hommes victimes de violence conjugale » était inexistante. Cette nouvelle catégorie génère le besoin de structures spécialisées.

    Comment expliquer l’augmentation des demandes de consultation ?

    Le Centre enregistre une hausse des demandes d’aide presque chaque année. En 2018, on constate une explosion qui suit l’augmentation des infractions dénoncées par la police genevoise. Premier facteur : la collaboration avec la #police qui dirige systématiquement les #victimes vers le Centre LAVI. Après vingt-cinq ans d’existence, notre expertise est aussi mieux connue. Nous sommes ancrés dans le réseau institutionnel, avec l’Hospice général, Solidarité femmes et les Hôpitaux universitaires de Genève, qui dirigent les personnes vers nous. Enfin, le mouvement #MeToo doit être pris en compte. La parole s’est libérée et les victimes savent que leur cas n’est pas isolé. La mobilisation historique de la grève du 14 juin confirme d’ailleurs une réelle évolution de la société sur ces questions.

    Les victimes osent donc plus facilement dénoncer ?

    Oui. Mais sur le terrain nous constatons que les personnes ont toujours un grand sentiment de honte. Dans la majorité des cas de violences contre l’#intégrité_sexuelle, l’auteur est connu. Ce qui rend la démarche extrêmement difficile.

    Les #agressions_sexuelles sur personnes mineures sont également en augmentation (35 cas en 2017 contre 81 cas en 2018)…

    La dynamique du mouvement #MeToo peut ici aussi expliquer le nombre d’adultes qui souhaitent dénoncer un abus vécu pendant l’enfance. Il n’est jamais trop tard pour se reconstruire. Même s’il y a prescription sur le plan pénal, nous pouvons les aider, par exemple en prenant en charge un soutien psychologique. La victime peut même être indemnisée, selon les spécificités du dossier.

    Pour les agressions sexuelles sur les enfants, le Service de protection des mineurs (SPMI) prendra les mesures nécessaires. Nous accompagnons souvent les parents, qui sont des proches au sens de la LAVI.

    Des mesures de préventions ont-elles été adoptées ?

    Une nouvelle brochure, « Abus sexuel sur personnes mineur-e-s » est disponible sur le site. Elle vise à apporter toutes les informations pour aider les victimes d’agressions sexuelles, qu’elles soient majeures ou mineures. Le document liste des définitions juridiques et donne des conseils pour réagir face à l’enfant qui révèle l’abus. Un glossaire ainsi qu’un répertoire d’adresses utiles ont été annexés. Le document est destiné aux proches ainsi qu’au professionnel-le-s. Il pourrait faire l’objet d’une adaptation dans les prochaines années pour que les enfants ou les jeunes puissent être directement informés. Par ailleurs, d’ici à 2020, le Centre mettra en place des formations sur la LAVI qui seront destinées aux professionnel-le-s des champs juridique et médico-social.

    Sur le plan de la prise en charge, notre permanence téléphonique est ouverte du lundi au vendredi de 14h à 17h. Les entretiens sont gratuits et confidentiels. La situation financière de la victime n’est jamais un obstacle.


    https://lecourrier.ch/2019/07/03/violences-sexuelles-la-parole-sest-liberee
    #Suisse #Genève #violences_sexuelles #dénonciations #justice #impunité (fin de l’impunité ?) #mineurs #enfants #enfance #violences_domestiques

  • It’s time to recognize how men’s careers benefit from sexually harassing women in academia

    The wave of accusations about sexual harassment and predation in media and art has shown that it is impossible to separate the art from the artist, sparking much needed discussion about “how the myth of artistic genius excuses the abuse of women” (Hess 2017). We have a similar myth in academia: that the contributions of a harassing scholar can be separated from his bad behavior. It is time to debunk that myth once and for all.

    https://hugeog.com/wp-content/uploads/2019/06/HG_Vol-12_No1_2019_ch11.pdf
    #université #harcèlement #sexisme #harcèlement_sexuel #Me_too #MeToo

    Tribune écrite par des géographes aux Etats-Unis dans la revue Human Geography...

    Et je me rends compte qu’il faudrait qu’un jour je commence une métaliste sur cette question, car on commence à avoir une belle collection de documents sur seenthis...

    • Après #metoo, le besoin urgent d’une déontologie universitaire

      La #loi_du_silence se lève progressivement sur le problème du harcèlement sexuel à l’université. « De tels comportements ne doivent plus être acceptés, tolérés, voire encouragés. C’est pourquoi il est urgent qu’ils soient reconnus pour ce qu’ils sont : des #fautes_déontologiques et professionnelles, appelant des #sanctions_disciplinaires », insistent de nombreuses associations et universitaires de différentes universités françaises.

      La prise de conscience est lente, mais grâce au travail du #CLASCHES (https://clasches.fr), au mouvement #MeToo qui a soutenu la prise de parole des victimes et à la mobilisation d’universitaires (https://blogs.mediapart.fr/les-invites-de-mediapart/blog/061218/violences-sexuelles-dans-l-enseignement-superieur-et-la-recherche-au), la loi du silence se lève progressivement sur le problème du harcèlement sexuel à l’université.

      Ce problème n’est pourtant pas encore traité avec le sérieux et la volonté politique qu’il requiert : qu’il s’agisse des procédures locales mises en place par les universités, de la communication à destination de la communauté universitaire sur le rôle des référent·e·s, des formations, des enquêtes et de l’application réelle de sanctions, les éléments essentiels pour la lutte contre le harcèlement sexuel n’en sont qu’à leurs balbutiements. Le fonctionnement rétrograde des #procédures_disciplinaires, qui ne peuvent être ouvertes que par les président·e·s d’université, ne reconnaissent pas de statut aux #victimes, et impliquent généralement de faire juger les personnes mises en cause par leurs ami·e·s et collègues, est particulièrement problématique (1). Les universités, de surcroît, ont trop souvent tendance à se défausser sur la #justice_pénale lorsque des #agressions_sexuelles ou des faits de harcèlement leur sont rapportés alors qu’elles ont la #responsabilité de les traiter non pas en tant que #délits mais en tant que manquements à des obligations professionnelles.

      Or, cette tendance des établissements de l’#Enseignement_Supérieur à prendre pour référence unique le #droit_pénal et y renvoyer les comportements pénalement répréhensibles qui sont dénoncés a une autre conséquence : non seulement les procédures disciplinaires ne sont pas systématiques en cas de délit d’agression sexuelle ou de harcèlement sexuel, mais elles laissent de côté par la même occasion l’ensemble des comportements de nature sexiste ou sexuelle qui forment la racine de ce problème.

      Lorsque des étudiant·e·s dénoncent des comportements soit sexistes, soit à connotation sexuelle ou amoureuse de la part de leurs enseignant·e·s, ceux-ci ne sont pas toujours susceptibles d’être sanctionnés pénalement. Pourtant ces comportements, outre leur gravité intrinsèque et leurs lourdes conséquences sur les étudiant·e·s et leurs trajectoires, constituent des manquements aux obligations professionnelles de l’enseignant·e, dans la mesure où ils entravent le fonctionnement du #service_public.

      Et en tant que service public, l’Enseignement Supérieur et la Recherche doit notamment assurer un environnement de respect et de sécurité et une relation pédagogique favorable à l’apprentissage de tou·te·s les étudiant·e·s : la "drague" n’a pas sa place dans cette relation et enfreint à ce titre les obligations professionnelles des enseignant·e·s.

      Ainsi, ce ne sont pas seulement les comportements répréhensibles devant les tribunaux (2) qui posent problème : toutes les sollicitations sexuelles et/ou amoureuses de la part d’enseignant·e·s compromettent cette #relation_pédagogique. Tout comportement à connotation sexuelle ou amoureuse de la part de l’enseignant·e est fondamentalement incompatible avec la #confiance, le #respect et l’#égalité_de_traitement nécessaires pour qu’un·e étudiant·e puisse étudier, apprendre, faire un stage ou réaliser un travail de recherche dans de bonnes conditions. Ces fautes professionnelles devraient systématiquement faire l’objet d’une #procédure_disciplinaire accompagnée d’une enquête précise, et non d’un simple #rappel_à_l’ordre informel (3), quand elles ne sont pas simplement passées sous silence.

      Dans le contexte institutionnel actuel de l’enseignement supérieur, la relation pédagogique est fortement asymétrique : l’enseignant·e est non seulement investi·e d’une position d’#autorité où il / elle est celui ou celle qui sait et transmet un savoir, mais cette relation pédagogique a aussi des implications très concrètes sur les notes, les évaluations, voire le jugement par l’ensemble d’une équipe pédagogique à l’égard d’un·e étudiant·e. Les enseignant·e·s ont ainsi un réel pouvoir de décision sur l’avenir universitaire et professionnel de leurs étudiant·e·s. Ce type d’#asymétrie suscite souvent à la fois crainte et admiration de la part des étudiant·e·s. Il est indispensable que les enseignant·e·s n’abusent pas de cette position et ne se sentent ni en droit et ni en mesure de le faire. Dans une telle situation d’asymétrie, tout comportement à connotation sexuelle ou amoureuse de la part de l’enseignant·e, qu’il soit répété ou non, que l’étudiant·e y réponde favorablement ou non, est assimilable à un #abus_de_pouvoir.

      Des situations qui entravent la déontologie la plus élémentaire sont trop souvent écartées d’un revers de main au prétexte que les personnes impliquées sont « des adultes consentants » (4). Comment construire une relation de confiance et de respect mutuel avec un directeur ou une directrice de thèse qui vous fait des avances, quand bien même votre refus serait respecté ? Comment se sentir à l’aise en cours avec un·e enseignant·e qui vous complimente sur votre apparence ? Il n’est plus acceptable d’entendre – comme c’est aujourd’hui trop souvent le cas – des enseignant·e·s parler de leurs classes comme d’un terrain de chasse réservé, avec ce qu’il faut de parfum de transgression, du moment que leur environnement professionnel regarde discrètement ailleurs. Il n’est plus acceptable d’apprendre qu’un·e enseignant·e sort régulièrement avec des étudiant·e·s sans que cela n’entraîne de réaction ferme au sein des établissements. Le caractère choquant de ces comportements est pourtant admis de tou·te·s, qui ont la décence de n’en parler que dans des espaces confidentiels, entre collègues et à voix basse, mais pas le courage d’y mettre un terme.

      Le corps médical, confronté aux mêmes problèmes, a récemment introduit une précision dans le code de déontologie médicale, afin de faciliter la prise de sanctions adéquates en cas de plainte (5). Il est nécessaire et urgent qu’une clarification analogue soit adoptée et communiquée dans le cadre des établissements d’Enseignement Supérieur, au niveau national dans les décrets statutaires des enseignant·e·s et des différents corps d’enseignant·e·s et par conséquent dans le règlement intérieur de chaque établissement, et qu’il devienne ainsi clair, pour les enseignant·e·s comme pour les étudiant·e·s, que « l’enseignant·e ne doit pas abuser de sa position, notamment du fait du caractère asymétrique de la relation d’enseignement, et doit s’abstenir de tout comportement à connotation sexuelle ou amoureuse (relation intime, parole, geste, attitude…) envers l’étudiant·e » (6).

      De tels comportements ne doivent plus être acceptés, tolérés, voire encouragés. C’est pourquoi il est urgent qu’ils soient reconnus pour ce qu’ils sont : des fautes déontologiques et professionnelles, appelant des sanctions disciplinaires.

      (1) Voir à ce propos CLASCHES, « L’action du CLASCHES », Les cahiers du CEDREF, 19 | 2014, mis en ligne le 17 avril 2015 ; Alexis Zarca, « La répression disciplinaire du harcèlement sexuel à l’université », La Revue des droits de l’homme, 12 | 2017, mis en ligne le 29 juin 2017 ; DOI : 10.4000/revdh.3109. Voir également le colloque « Violences sexistes et sexuelles dans l’enseignement supérieur et la recherche : de la prise de conscience à la prise en charge » à l’Université de Paris Diderot (décembre 2017).

      (2) Pour rappel, ces comportements sont principalement les agressions sexuelles, dont le viol, ainsi que le harcèlement sexuel constitué soit par « le fait d’imposer à une personne, de façon répétée, des propos ou comportements à connotation sexuelle ou sexiste, qui portent atteinte à sa dignité en raison de leur caractère dégradant ou humiliant, ou créent à son encontre une situation intimidante, hostile ou offensante », soit par « toute forme de pression grave (même non répétée) dans le but réel ou apparent d’obtenir un acte sexuel ».

      (3) Rappelons que l’avertissement et le blâme figurent parmi les sanctions qui peuvent être déterminées à l’issue d’une procédure disciplinaire.

      (4) Dans l’enseignement secondaire, les élèves mineur·e·s de plus de quinze ans sont légalement protégé·e·s de leur côté par l’existence du délit d’atteinte sexuelle qui court jusqu’à dix-huit ans si la personne majeure a une autorité de fait sur la victime. Il faut cependant noter qu’une partie importante des lycéen·ne·s atteignent leur majorité durant leur scolarité.

      (5) Un commentaire précise désormais ainsi l’article 2 du code de déontologie : « le médecin ne doit pas abuser de sa position notamment du fait du caractère asymétrique de la relation médicale, de la vulnérabilité potentielle du patient, et doit s’abstenir de tout comportement ambigu en particulier à connotation sexuelle (relation intime, parole, geste, attitude, familiarité inadaptée …) ».

      (6) Les établissements pourront ensuite déterminer plus précisément l’extension de cette exigence, en tenant compte de leur organisation et de la structure de leurs formations.

      https://blogs.mediapart.fr/edition/les-invites-de-mediapart/article/280619/apres-metoo-le-besoin-urgent-d-une-deontologie-universitaire

  • Marseille : un avocat dénonce des agressions de migrants à la machette sans réponse de la police - France 3 Provence-Alpes-Côte d’Azur
    https://france3-regions.francetvinfo.fr/provence-alpes-cote-d-azur/bouches-du-rhone/marseille/marseille-avocat-denonce-agressions-migrants-machette-r

    Ces migrants sont confrontés à des milices locales en réseau via l’Italie, explique-t-il. Ils organisent la criminalité au sein de cette communauté : prostitution, racket et tentatives d’assassinat à la machette.

    Il y a eu une dizaine de dépôts de plainte, avec photos des auteurs à l’appui, la police n’agit pas

    Des personnes ensanglantées se présentent devant le commissariat du 14e arrondissement, et personne ne bouge, c’est grave !

    Pour l’avocat, la non réponse des forces de l’ordre permet à cette organisation de s’installer en toute impunité : personne ne leur dit qu’il est interdit en France de se promener avec une machette... Un réseau de prostitution est présent également. Il n’y a même pas d’interpellation en flagrance, affirme-t-il :

    Des gens arrivent avec des balafres et toutes les preuves : mais que fait la police ?

    « Corot, ça devient Calais version ouverte et non contrôlée »… Il va donc déposer plainte dès lundi pour « violation de l’article 40 du nouveau Code de Procédure Pénale » : l’autorité lorsqu’elle est confrontée à une infraction a le devoir d’agir.

  • La sénatrice américaine McSally, première femme pilote de chasse, raconte son viol par un supérieur
    https://www.lemonde.fr/international/article/2019/03/07/aux-etats-unis-la-senatrice-martha-mcsally-premiere-femme-pilote-de-chasse-r


    Martha McSally, mercredi 6 mars à Washington.
    JOSHUA ROBERTS / REUTERS

    Martha McSally n’a pas révélé le nom de son agresseur, ni la date à laquelle les faits se seraient déroulés. Elle a expliqué qu’à l’époque les scandales d’abus sexuels s’accumulaient dans les forces armées, qui, selon la sénatrice, y apportaient « une réponse vraiment inadéquate ». L’ancienne pilote de chasse affirme avoir finalement parlé de ce traumatisme des années après l’agression, mais a été « horrifiée » par la façon dont l’armée a réagi à son témoignage. Elle assure d’ailleurs avoir failli démissionner « par désespoir ».

    « Comme d’autres victimes, je pensais que le système me violait une nouvelle fois », a expliqué Martha McSally, visiblement très émue. Elle a finalement choisi de ne « pas abandonner » et de devenir « une voix pour les femmes » dans l’armée, puis en politique.

    Devant les sénateurs, l’élue de l’Arizona a souligné la responsabilité de la hiérarchie militaire, demandant un changement de culture dans l’institution. A son entrée à l’école de l’armée de l’Air, en 1984, « les agressions et le harcèlement sexuel étaient courants et les victimes souffraient le plus souvent en silence », a-t-elle raconté. Pendant sa carrière, elle a vu de nombreuses « faiblesses dans les processus de prévention des agressions sexuelles, d’enquête et de jugement ».

    Selon un rapport publié par le Pentagone en mai 2018, le nombre d’agressions sexuelles signalées a augmenté de 10 % entre octobre 2016 et septembre 2017. L’armée américaine compte 1,3 million de personnes en service actif.

    Ce n’est pas la première fois que Martha McSally prend la parole pour parler des agressions sexuelles envers les femmes. Très sportive dans sa jeunesse, la sénatrice avait déjà raconté, en avril 2018, comment, alors qu’elle était âgée de 17 ans, son entraîneur d’athlétisme de 37 ans l’avait attirée dans une relation sexuelle. En plein mouvement #metoo, elle racontait dans une interview au Wall Street Journal la « manipulation émotionnelle » mise en place par son agresseur. « Il m’a fallu beaucoup de temps pour arriver au point de comprendre ce que j’avais vécu. Il y a beaucoup de peur, de manipulation et de honte. »

    Dans cet entretien, elle expliquait déjà n’avoir jamais sérieusement envisagé de confronter son agresseur du lycée. Qui l’aurait crue ? « C’est déjà difficile à prouver le lendemain matin, ne parlons pas de dix ans plus tard. »

    En octobre 2016, quand la vidéo Access Hollywood montrant Donald Trump se flatter de pouvoir embrasser impunément qui bon lui semble, Martha McSally avait tweeté son « dégoût ». « Plaisanter à propos des agressions sexuelles est inacceptable. Je suis scandalisée », écrivait-elle à propos du président américain. Reste que depuis, elle a soutenu bec et ongles le locataire de la Maison Blanche dans tous ses choix politiques. Elle avait également soutenu la candidature du juge conservateur Brett Kavanaugh à la Cour suprême, malgré les accusations d’agression sexuelle qui pesait sur lui.

  • Lille : 4 membres de l’ultra droite en garde à vue après la diffusion d’un reportage Yohan Blavignat - 29 Janvier 2019 - Le figaro
    http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2019/01/29/01016-20190129ARTFIG00245-lille-4-membres-de-l-ultra-droite-en-garde-a-vue-

    La chaîne Al Jazeera a diffusé mi-décembre un reportage réalisé en caméra cachée sur le bar « La Citadelle », dont le président affirme être le représentant régional de Génération Identitaire, et dans lequel des clients tiennent des propos racistes.


    Soupçonnés notamment de violences, d’incitation à la haine et d’apologie du terrorisme, quatre membres de la mouvance d’ultra droite ont été placés en garde à vue ce mardi à Lille, dans le cadre d’une enquête préliminaire ouverte après la diffusion d’un reportage d’Al Jazeera sur le bar privé « La Citadelle », a indiqué le parquet. Mi-décembre, une enquête avait été ouverte quelques jours après la diffusion de ce reportage en deux parties, intitulé « Generation Hate ».

    Filmés en caméra cachée, des clients y tiennent des propos racistes, notamment dans les locaux de ce bar situé en plein cœur de Lille et dont le président affirme être le représentant régional du groupuscule d’ultra droite Génération Identitaire. Plusieurs personnes fréquentant cet établissement se vantent de ratonnades contre des personnes d’origine arabe et des images montrent même l’attaque d’une jeune femme qu’ils désignent comme maghrébine. On les voit aussi trinquer au « Troisième Reich » avant cette agression. L’enquête de la sûreté urbaine porte sur des « faits de violence, propos racistes, incitation à la haine et apologie du terrorisme », selon une source policière.

    Le président de « La Citadelle », Aurélien Verhassel, ne fait pas partie des quatre personnes interpellées mardi matin à leur domicile, des hommes âgés de 18 à 30 ans et habitant dans la métropole lilloise. Lors d’une conférence de presse le 17 janvier, Aurélien Verhassel, 34 ans, avait condamné ces deux « pseudo-reportages » de la chaîne qatarie, faits de « montages trompeurs » et « fallacieux ». Selon lui, il n’existe « aucun lien juridique ou structurel entre l’organisation Citadelle - c’est une association - et Génération identitaire ». « Ce sont deux entités différentes », avait insisté Aurélien Verhassel, qui se dit également représentant de Génération identitaire en Flandres, Artois et Nord. Selon lui, les personnes tenant des propos racistes dans le reportage étaient « de passage » et « pas des militants actifs ».

    « Pseudo-reportages »
    Le local privé - qui n’a pas pignon sur rue, se trouvant dans une cour - a été ouvert en 2016 à l’initiative de membres de Génération identitaire et revendique 1200 adhérents. Cette « maison de l’identité » se veut également permanence juridique, salle de boxe ou encore ciné-club. Dénonçant les « propos insupportables » tenus dans le documentaire, la maire socialiste de Lille, Martine Aubry, avait réclamé la fermeture de « La Citadelle » et saisi le parquet avec le préfet du Nord, Michel Lalande. Quelque 300 personnes avaient également manifesté en décembre pour réclamer la fermeture du bar « qui participe à répandre des idées fascistes ».

    Dans le premier volet de ce documentaire choc d’Al Jazeera, on voit une jeune femme désignée comme maghrébine poussée par un homme au visage découvert puis frappée à coup de poings par un autre, de nuit, dans un autre quartier animé de Lille. « Il n’y a jamais eu de plainte ou de main courante de cette jeune fille », a déclaré une source policière. « On ne l’a pas retrouvée, mais peut-être qu’elle va se manifester. » Quant aux agresseurs, « peu importe leur appartenance à un groupe particulier, ils ont été interpellés parce que dans le reportage ils commettent des infractions, on les voit, on les a identifiés », poursuit cette source.

    Selon Aurélien Verhassel, joint par Le Figaro, deux des membres qui tenaient des propos racistes dans le reportage ont été « exclus de la Citadelle » après sa diffusion, mais n’ont « jamais été membres de Génération identitaire. » « Je suis le seul représentant officiel qui apparaît dans ce reportage, et même après six mois de tournage en caméra cachée, je n’ai jamais été contacté par la police », affirme-t-il.

    Par ailleurs, plusieurs membres de Génération identitaire ont également été placés en garde à vue mardi à Lyon, en lien avec leurs patrouilles anti-migrants menées dans les Alpes au printemps 2018.

    #génération_identitaire #fascisme #lille #la_citadelle #extrême_droite #Al-Jazeera #Canal_de_la_Deûle #France #skinheads #Troisième_voie #identitaires #armes #police #extrême_droite_radicale #la_citadelle #agressions_&_violences #trafic_d'armes #terrorisme #collusion#génération_identitaire Al_Jazeera
    @marty @albertocampiphoto

  • Douai Claude Hermant de nouveau jugé en appel pour trafic d’armes de guerre Lakhdar Belaïd - 10 Janvier 2019 - la voix du nord
    http://www.lavoixdunord.fr/518810/article/2019-01-10/claude-hermant-de-nouveau-juge-en-appel-pour-trafic-d-armes-de-guerre

    Jusqu’à ce jeudi soir, et depuis hier, la cour d’appel de Douai revient sur le trafic d’armes de guerre imputé à Claude Hermant, ancienne figure de l’ultradroite lilloise. Certaines ont fini entre les mains du terroriste Amedy Coulibaly, le tueur de l’Hyper Cacher parisien. Ce jeudi matin, le parquet a réclamé une confirmation de peine, soit sept ans de prison.

    En septembre 2017, à Lille, le premier procès de Claude Hermant et de cinq autres prévenus s’était ouvert sous très haute surveillance.

    En octobre 2017, Claude Hermant, 55 ans aujourd’hui, écope d’une peine de sept ans de prison. Aurore Joly, sa femme, est, elle, condamnée à cinq ans, dont trois avec sursis. Samir Ladjali, présenté comme un intermédiaire à destination de clients dans la pègre, se voit infliger une peine de cinq ans. Sébastien L., douanier dont Hermant a été un temps l’indicateur, se voit infliger huit mois de prison avec sursis. D’autres condamnés n’ont pas fait appel. Ce jeudi matin, l’avocat-général Bernard Beffy a globalement réclamé une confirmation de ces peines.

    Dans ce dossier, il est question de près de « 470 armes commandées » de 2013 à 2015, relève le magistrat. « Il s’agit d’armes à blanc », rappelle Claude Hermant, à la barre. Comprendre : elles ont été démilitarisées avant leur importation de Slovaquie. « Foutaises ! », contre-attaque le représentant du parquet. Pas seulement parce qu’Hermant est accusé de les avoir remises en service. « Foutaises », à propos de toute la stratégie de Claude Hermant, fondateur de l’ex-Maison flamande, lieu de vie identitaire à Lambersart. Ce dernier se présente comme spécialiste de l’infiltration. Il aurait acquis et vendu des armes à des caïds au profit des services de sécurité. « Sur ces 470 armes, 43 ont été retrouvées, dont les cinq en possession d’Amedy Coulibaly, rappelle Bernard Beffy. M. Hermant, vous vous présentez en homme d’honneur. Vous dites : « J’ai rendu service à mon pays. » Je suis choqué ! »

    L’une des originalités de ce procès concerne Samir Ladjali. À la différence de Claude Hermant, ce Roubaisien comparait désormais libre. Défendu par Cherifa Benmouffok, Ladjali est soupçonné d’être l’homme par qui des armes du réseau Hermant ont pu parvenir à Amedy Coulibaly, le tueur de l’Hyper Cacher de Paris. En décembre dernier, le parquet de Paris, dans le cadre du dossier des attentats terroristes parisiens de janvier 2015, a finalement rendu des réquisitions de non-lieu en faveur de Ladjali. À la juge d’instruction de trancher désormais. Ladjali doit cependant faire face à un article du site Mediapart assurant que l’enquête parisienne néglige des éléments le concernant. Condamné à quatre ans de prison à l’issue du procès lillois de 2017, n’ayant pas fait appel, un ancien proche de Hermant, surnommé Tof, aurait approché de très prêt la mouvance Coulibaly, assure également Mediapart, précisant que cet homme ne sera pas mis en examen dans le dossier parisien. Pour l’avocat général Beffy, il reste à charge contre Ladjali 170 armes ayant pu être « injectées dans la délinquance ou dans le terrorisme ». « Pour Paris, ce n’est pas lui, c’est un autre autre », contre-attaque aussitôt Me Benmouffok, soutenant bien entendu le non-lieu escompté. Délibéré le 7 février.

     #claude_hermant #lille #amedy_coulibaly #identitaires #extrême_droite #attentats #troisième_voie #charlie_hebdo #france #armes #police #extrême_droite_radicale  #la_citadelle #agressions_&_violences #trafic_d'armes #terrorisme #collusion #génération_identitaire

  • Economie solidaire : Jean-Marc Borello, l’homme qui fait du social un business, Isabelle Rey-Lefebvre et Denis Cosnard, Le Monde (qui lâche son canasson)

    Ce proche d’Emmanuel #Macron préside aux destinées du groupe SOS d’économie solidaire dont le chiffre d’affaires frôle le milliard d’euros.


    Jean Marc Borello à son arrivée pour une réunion avec les candidats du mouvement « En marche ! », à Paris, le 13 mai 2017.

    Et un #hôpital de plus ! Le neuvième à tomber dans l’escarcelle de SOS. Le groupe français d’économie sociale a annoncé, début novembre, la reprise du centre médical La Source, à Saint-Léger-les-Mélèzes (Hautes-Alpes). Au même moment, à Marseille, il a été choisi par la ville pour restaurer et exploiter durant quarante ans le fort d’Entrecasteaux, un site militaire du XVIIe siècle fermé depuis des années. Dans un ou deux ans, il devrait être transformé en lieu d’innovation culturelle. A la clé, 300 emplois, notamment pour des jeunes en difficulté.

    C’est encore le Groupe SOS qui a été désigné, en septembre, par le gouvernement pour prendre en charge des personnes radicalisées, notamment celles de retour de Syrie. Objectif : les sortir de leur parcours extrémiste et les réinsérer. Un centre a ouvert à Paris fin septembre, un deuxième est prévu à Marseille.

    Plus discrètement, SOS a été retenu par le groupe parlementaire La République en marche (#LRM) pour apprendre à une partie de ses députés à s’exprimer dans les médias. Et dans quelques jours, il devrait reprendre Les Brigades vertes, une grosse association de Dardilly (Rhône) chargée d’aider des personnes au revenu de solidarité active (RSA) à trouver un avenir, elle-même en grand péril.

    Un hôpital à redresser, un monument historique à restaurer, des islamistes radicalisés à remettre dans le droit chemin, des élus à former, des réfugiés à héberger… De mois en mois, SOS n’en finit pas de remporter les appels d’offres les plus divers, et de grandir, grandir.

    Au total, le groupe associatif affirme employer à présent près de 18 000 salariés dans 500 établissements, et table, pour 2018, sur un chiffre d’affaires de 948 millions d’euros. Le cap du milliard est en vue. « Cela fera une croissance de 10 % à 15 %, comme les années précédentes », évalue Jean-Marc Borello, installé dans son bureau du 11e arrondissement de Paris. En France, jamais une entreprise de l’économie sociale et solidaire n’avait atteint pareille taille.

    Association milliardaire

    Soudain, le patron de 60 ans se lève et ouvre la fenêtre, histoire de fumer une cigarette en mesurant le chemin accompli depuis la création des premières associations fondatrices de SOS, en #1984. « La valeur liquidative du groupe est désormais voisine de 1 milliard d’euros, notamment parce que notre “truc associatif” est propriétaire de ses murs, glisse-t-il avec satisfaction. Cela veut dire que, si demain on arrêtait tout, on se retrouverait avec 1 milliard. Mais qu’est-ce qu’on en ferait ? »

    Une association milliardaire ! Joli succès pour cet ancien éducateur spécialisé, devenu gestionnaire de boîtes de nuit aux côtés de Régine, puis figure de proue de l’économie sociale, et désormais l’un des #patrons les plus proches d’Emmanuel Macron. Après l’avoir eu comme élève à Sciences Po, le dirigeant de SOS s’est mis à son service durant la campagne présidentielle. Dans la foulée, deux anciens du groupe, Pacôme Rupin et Aurélien Taché, ont été élus à l’Assemblée.

    Quatre mois après l’élection, le président-fondateur lui-même s’est vu confier par le gouvernement une mission sur « l’innovation sociale au service de la lutte contre l’exclusion ». Membre du bureau exécutif de LRM, l’homme fort de SOS préside aujourd’hui la commission chargée de choisir les candidats pour les élections européennes, un poste de confiance. Dans certaines réunions, « il arrive que M. Borello surplombe les ministres, leur coupe la parole », constate Louis Gallois, ancien patron de la SNCF et actuel président de la Fédération des acteurs de la solidarité.

    Mais ce succès ne va pas sans susciter des critiques. M. Borello s’est vu qualifier de « Bernard Tapie », d’« industriel du social ». Certains l’accusent de reproduire dans le monde associatif les logiques prédatrices du capitalisme classique. Et d’avoir constitué, avec SOS, un petit empire géré de façon clanique.

    Pouvoir concentré

    De fait, l’association est verrouillée. Pas de bénévoles, pas d’adhérents hormis une centaine de membres triés sur le volet : magistrats, hauts fonctionnaires, professeurs de médecine qui doivent être parrainés par les trente membres du conseil d’administration… qu’ils ont élus. Le circuit est ainsi bouclé, ce qu’admet le patron. « Bien sûr, il ne suffit pas de payer sa cotisation pour entrer : il faut avoir rendu des services éminents ou être ancien responsable des associations passées dans le groupe. » Le conseil, réuni trois ou quatre fois l’an, a d’ailleurs un rôle mineur, affirme un administrateur des premiers jours.

    « Cette absence de contrôle démocratique, de contre-pouvoir, pose problème dans un domaine comme l’action sociale », juge Patrick Doutreligne, président de l’Union nationale interfédérale des œuvres et organismes privés non lucratifs sanitaires et sociaux. M. Borello se défend : « C’est une association de gestion, elle reste fermée et à l’abri d’une OPA associative. »

    En pratique, le pouvoir paraît concentré entre les mains du président et de quelques dirigeants, liés pour certains d’entre eux par des relations affectives ou familiales. « Oui, il y a autour de Jean-Marc une forme de cour, dont j’ai fait partie, et qui bénéficie parfois de privilèges, notamment d’appartements rachetés au groupe », reconnaît, un peu gêné, un ancien responsable.

    Un château avec piscine et kangourous dans le parc

    Le patron se déplace en voiture avec chauffeur. Il passe des week-ends dans une propriété du groupe, Les Tournelles, à Hautefeuille (Seine-et-Marne), un château avec piscine, jacuzzi, salle de projection, et même des kangourous dans le parc.
    Des signes qui passent mal dans le milieu de l’action sociale et qui contrastent avec le sort des salariés de base. « En fin d’année 2017, j’ai voulu remercier mon équipe qui s’est démenée pour remettre sur pied notre accueil, témoigne une directrice. La hiérarchie a royalement proposé une prime humiliante de 50 euros... »

    Et puis, il y a la façon dont Jean-Marc Borello se comporte avec certains hommes. La scène s’est répétée à de nombreuses reprises. « C’est une sorte de tradition », racontent des habitués. Lors des grandes fêtes qui ponctuent la vie du groupe, M. Borello ouvre le bal sur Gigi L’Amoroso, de Dalida. Lorsque résonnent les premières notes de piano et de mandoline, le patron de SOS choisit dans l’assemblée un des membres du personnel, un beau jeune homme en général, l’entraîne sur la piste et danse avec lui. Quand la chanson s’arrête, il embrasse son partenaire. Parfois sur la bouche.
    « Moi, il m’a même roulé une pelle en public, par surprise, alors que je n’avais rien demandé », témoigne un de ceux passés entre ses bras, encore sidéré. « Il a essayé, mais j’ai tourné la tête à temps pour éviter son baiser », confie un autre. « Comme ses habitudes sont connues dans le groupe, les garçons qui ne veulent pas être pris pour cible sortent de la salle à ce moment-là, ajoutent trois anciens cadres. Mais tous ne sont pas avertis. »

    « Je ne force personne »
    Des baisers ? Jean-Marc Borello assume. « Cela peut choquer, mais nous savons d’où nous venons, c’est-à-dire d’Arcat, du Kiosque, des premières associations de lutte contre le sida. » Du baiser sur la bouche conçu comme un acte militant, et de la fête antidote à la mort. En revanche, il dément tout harcèlement. « Je ne force personne, se défend-il. Cette maison a été fondée sur la protection des plus faibles, et nous avons des procédures très rigoureuses contre ce genre de choses. » Aucune plainte n’a d’ailleurs été déposée.

    « Tous les garçons ne sont pas consentants, corrige un de ceux qui ont assisté à ce type de scène. Mais comment voulez-vous qu’ils se rebellent ? Ils ont face à eux le patron du groupe, un homme imposant, charismatique, qui pourrait être leur père. Le pape de l’économie sociale et solidaire ! S’ils veulent faire carrière dans le secteur, ils n’ont aucun intérêt à ruer dans les brancards. »
    « Je me suis senti agressé, mais je ne voulais pas être à l’origine d’une crise dans notre petit milieu », confirme un des hommes concernés, qui souhaite rester anonyme, comme les neuf témoins qui nous ont décrit ces situations. Et puis, autour d’eux, personne ne semble choqué. « Tu connais Jean-Marc, il est comme ça, avec ses excès… »

    Quant à la stratégie tous azimuts du groupe, elle peut dérouter, elle aussi. Le patron assume. « Certains groupes veulent se concentrer sur leur “core business”. Nous, on en a soixante, de corps, et quand on en a marre, on en change ! », s’exclame-t-il en riant.

    « Dans le domaine social au sens large »

    Aux centres de soin pour les drogués ou les personnes handicapées, aux maisons pour les enfants de la Ddass, se sont ajoutés au fil des ans des hôpitaux, des crèches, des maisons de retraite, des chantiers d’insertion, des boutiques de produits équitables, deux journaux (Respect Mag, Up le mag), une radio (Raje), une agence de média training, un restaurant à Saint-Denis, ou encore le Pavillon Elysée, un lieu de réception ultrachic qui vient de rouvrir après un an de travaux, en bas des Champs-Elysées.

    Derrière cet empilement, il y a une logique, plaide M. Borello : « inventer la société de demain » en multipliant les initiatives « dans le domaine social au sens large ».
    De même, l’ex-patron du Palace revendique l’efficacité économique. « Dans de nombreux secteurs, nous sommes en concurrence directe avec le privé, par exemple dans les maisons de retraite, et on ne peut pas se louper », souligne-t-il. A ses yeux, gagner de l’argent est la clé pour continuer à assurer ses missions au profit d’un public toujours plus large.

    Pour y parvenir, le groupe emploie une méthode bien rodée. D’abord, il dépense moins que d’autres pour payer son personnel, même si les écarts de salaires, initialement limités de 1 à 4, vont désormais de 1 à 15, en comptant certains chirurgiens. « Comme on donne du sens à leur job, on attire les meilleurs élèves des meilleures écoles, sourit le président du directoire. Ils viennent ici travailler plus et gagner moins ! »
    Ensuite, parmi toutes les structures mal en point qui frappent à la porte, il ne reprend que celles qui bénéficient de #subventions sûres ou, surtout, disposent d’un #patrimoine_immobilier. « C’est le critère numéro un », assurent des anciens. Une fois dans le giron du groupe, les structures font l’objet d’une reprise en main vigoureuse. Les dirigeants sont remplacés par de jeunes diplômés des meilleures écoles.

    Gestion par courriel
    Pour Maxime de Rostolan, fondateur de Fermes d’avenir, association qui prône une agriculture biologique, cela s’est bien passé, même s’il a dû lâcher la direction : « Nous avons longuement réfléchi avant d’adhérer à SOS, nous avons eu toutes les réponses à nos questions et, surtout, des moyens financiers pour un tour de France qui a permis de développer le concept », raconte-t-il.
    Une autre association de producteurs, Bio Normandie, a, elle, renoncé au mariage malgré une mauvaise passe financière : « Nous avons tout de suite senti que la seule chose qui intéressait les émissaires de SOS était notre réseau de producteurs et transformateurs, bâti en vingt ans d’activité, mais pas notre fonctionnement ni nos valeurs, et que nous y perdrions notre identité », confie Grégory Tierce, responsable du pôle production.
    Pour l’association bordelaise Mana, spécialisée dans les soins aux réfugiés les plus traumatisés, l’intégration, depuis juillet 2017, se révèle douloureuse. Les traducteurs du bulgare, du roumain, de l’albanais, de l’afghan, qui viennent à l’appui des médecins lors de consultations, ont été priés, pour certains, de devenir #auto-entrepreneurs, d’accepter des #missions facturées à la minute, sans prise en charge de leurs déplacements, sans rétribution si le rendez-vous est annulé, sans protection s’ils doivent se rendre dans des squats où peuvent sévir tuberculose, gale et rougeole… La gestion se passe désormais par courriel et plate-forme informatique, sans contacts humains, ce qui heurte ces travailleurs sociaux très impliqués dans leur tâche.

    Economies d’échelle
    Face aux tensions, Guy Sebbah, le directeur de SOS Solidarités est venu de Paris fin octobre en réunion de crise pour « écouter les salariés », constitués en collectif. Quatre jours plus tard, celle qui avait pris la parole au nom des autres, la psychologue Zineb Mantrach, était remerciée et son contrat non renouvelé à quatre jours de son échéance : « J’ai dû interrompre toutes mes séances et ateliers qui s’adressent à des réfugiés en grande souffrance, traumatisés par des viols, des tortures. »

    Durant notre entretien, elle reçoit un texto : « J’ai besoin de vous. Quand revenez-vous ? », demande une ancienne patiente, enceinte à la suite d’un viol. « Je reçois plein de messages de ce type », explique en pleurant la psychologue.
    Autre levier, le groupe joue la carte des économies d’échelle, en particulier au niveau des achats. A Douai (Nord), où SOS a repris en 2015 un établissement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad), « on a pu économiser 70 000 euros par an grâce aux tarifs négociés par le groupe », relate ainsi M. Borello. La même mécanique devrait permettre d’améliorer les comptes des quatre #Ehpad que la SNCF doit transférer à SOS au 1er janvier.

    Groupe SOS : un trésor immobilier évalué à 500 millions d’euros , Isabelle Rey-Lefebvre
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2018/12/05/groupe-sos-un-tresor-immobilier-evalue-a-500-millions-d-euros_5392949_3224.h

    Groupe SOS : un trésor immobilier évalué à 500 millions d’euros
    Certains dirigeants de SOS ont pu racheter au groupe des appartements à des prix très avantageux.

    Depuis une trentaine d’années, le Groupe SOS s’est constitué un petit empire #immobilier évalué à 500 millions d’euros. Il repose sur un portefeuille hétéroclite de 455 #logements_sociaux et très sociaux principalement situés à Paris, 26 commerces, deux garages, des châteaux, des bureaux à Metz, Marseille et Casablanca, et 48 structures du type résidences sociales, crèches, maisons-relais, foyers de jeunes travailleurs… Tout est logé dans Alterna, filiale à statut coopératif de SOS, dirigée par Frédéric Bailly. « Centraliser l’immobilier permet de mutualiser des compétences pour réaliser des travaux, et de mieux convaincre les banques de nous accorder des prêts », explique Jean-Marc Borello, président du directoire du groupe.

    Un trésor dont les dirigeants de SOS ont parfois su profiter. C’est ainsi qu’un bel immeuble en pierre de taille, au cœur de Paris, destiné initialement à du logement très social, s’est ainsi retrouvé pour moitié la propriété d’Eric Teboul, alors gérant d’Alterna. En juin 2004 et juin 2006, en pleine flambée des prix, il y a acquis cinq appartements pour 2 500 et 3 000 euros le mètre carré, bien en dessous des prix de marché. Guy Sebbah, directeur de SOS Solidarités, y a, lui, acheté, en 2004, un appartement de 74 mètres carrés au prix de 157 000 euros, qu’il a revendu 710 000 euros en 2015. Frédéric Bailly, l’actuel gérant d’Alterna, a pu bénéficier en 2004, dans le même immeuble, d’un appartement de 47 mètres carrés achetés 2 143 euros le mètre carré. A l’époque, le prix moyen dans l’arrondissement s’établissait à 4 910 euros. Une opération similaire a porté sur un appartement d’un immeuble du 18e arrondissement, vendu au directeur de la communication de SOS, Nicolas Froissard.

    « Risque de conflit d’intérêts »

    L’Agence nationale de contrôle du logement social, qui a étudié l’affaire, relève : « En décidant de vendre à des personnes travaillant au sein du Groupe SOS, Alliance Immobilière [ancien nom d’Alterna] a écarté des acheteurs offrant un meilleur prix. Ceci illustre le risque de conflit d’intérêts d’autant que deux de ces ventes se sont traduites par une moins-value pour Alliance Immobilière. » Le groupe se défend en affirmant avoir respecté la valeur donnée par l’administration des Domaines.

    D’où vient le patrimoine d’Alterna ? Il a grandi au fil des acquisitions réalisées pour mener à bien les projets sociaux et financées par d’abondantes subventions (36,1 millions d’euros en 2017), mais aussi de l’intégration d’associations. En rejoignant SOS, elles lui transfèrent leurs actifs, terrains, bâtiments, etc. C’est le cas, par exemple, des Œuvres sociales d’Ormesson et de Villiers, vieille fondation datant du XIXe siècle destinée à l’origine au soin des tuberculeux, à la tête de deux établissements dans le Val-de-Marne, dont une maison d’accueil de 50 places pour personnes lourdement handicapées à Ormesson-sur-Marne.

    La fondation a rejoint SOS en 2010 et son patrimoine immobilier, évalué à 6,5 millions d’euros, a été transféré à Alterna en juillet 2015 : « Très vite, nous avons senti l’intérêt du Groupe SOS pour ce terrain, en plein centre-ville, raconte Jean-Luc Lefeuvre, président du conseil de la vie sociale de l’établissement. Depuis qu’il a mis la main sur cette propriété sans débourser un sou, le président de SOS qui nous avait promis de la maintenir et la réhabiliter veut transférer l’établissement à Villiers, dans un nouveau bâtiment, et vendre le terrain de d’Ormesson, un parc de trois hectares, mitoyen de la mairie ». M. Borello se défend : « Nous discutons avec la maire de l’utilisation future de ce terrain, dont la vente financerait tout juste la construction d’un nouveau bâtiment à Villiers. »

    Mélange des genres

    Alterna vend aussi beaucoup de biens dont elle n’a plus l’usage. Elle a ainsi, entre 2015 et 2017, cédé dix immeubles à la régie immobilière de la ville de Paris, dégageant de belles plus-values, par exemple de 5,4 millions d’euros rien qu’avec les deux immeubles et trois appartements vendus en 2017. Grâce à ces gains et malgré une exploitation déficitaire, les comptes d’Alterna sont bénéficiaires, d’environ 2 millions d’euros en 2017, pour un chiffre d’affaires de 12 millions d’euros.

    Cela permet à la société de transférer, chaque année, entre 1 et 2 millions d’euros à des entités du groupe à statut commercial, telles que le Comptoir de l’innovation, la société d’événementiel Event It, des incubateurs d’entreprises, la société de BTP Exigences ou encore la société holding SOS Participations.
    Ce mélange des genres a le don d’irriter les contrôleurs de l’Ancols qui, dans leurs rapports de 2003, 2011 et 2016, critiquent ces mouvements de fonds et l’absence de comptabilités séparées sans, toutefois, les sanctionner : « L’activité de logement social, qui bénéficie d’aides publiques sous forme de subventions et d’exemptions fiscales, ne doit pas permettre le soutien d’autres activités même s’il s’agit de l’intérêt général », jugeaient-ils en 2011. « Il faut bien aider au démarrage de ces entreprises d’insertion », justifie M. Borello.

    Isabelle Rey-Lefebvre

    Jean-Marc Borello, l’atout social d’Emmanuel Macron , Patrick Roger, le 17 janvier 2017

    Le président de SOS, numéro un de l’économie sociale et solidaire, est l’un des neuf délégués nationaux du candidat d’En marche !

    Le siège du groupe SOS ne paye pas de mine. Niché au fond d’un passage du quartier de la République, à Paris (11e), à deux pas du Cirque d’hiver, le lieu n’a rien à voir avec ces luxueux bureaux d’affaires dont le clinquant et le tape-à-l’œil font office de carte de visite. Le hall d’accueil a des allures de ruche affairée. C’est le cœur névralgique d’un géant de l’économie sociale et solidaire, qui regroupe plus de 400 établissements, emploie 15 000 salariés et devrait franchir en 2017 le cap du milliard d’euros de chiffre d’affaires.

    A peine son visiteur lui a-t-il été annoncé que le président fondateur, Jean-Marc Borello, surgit, la main tendue, la poignée de main ferme. Il revient tout juste d’un déplacement à Mayotte, où le groupe gère trois établissements, notamment dans le domaine de la protection de l’enfance. En jean et chemise, ce « grand patron » à la carrure de rugbyman et à l’accent méridional, né en 1957 à Gardanne (Bouches-du-Rhône), ne colle pas aux canons du genre.

    Depuis la fin octobre 2016, Emmanuel Macron en a fait un des neuf délégués nationaux de son mouvement, En marche !, de même que Catherine Barbaroux, la présidente de l’Adie, première association de microcrédit en France. Ce sont ainsi deux des principaux acteurs de l’économie sociale et solidaire, connus pour leurs engagements de longue date aux côtés des exclus et leur enracinement à gauche, qui figurent dans le cercle rapproché des « ambassadeurs » du mouvement.

    « Je suis irréductiblement de gauche »

    Voilà qui ne cadre guère avec le cliché abondamment reproduit de l’ex-banquier d’affaires de chez Rothschild, estampillé libéral et voué aux gémonies par une partie de la gauche. C’est pourtant une des facettes méconnues du personnage, qui en nourrissent la complexité. « Bien avant En marche !, j’ai amené Emmanuel voir ce qui se passait dans le domaine de l’économie sociale et solidaire, il y a quinze ans déjà », raconte Jean-Marc Borello, qui l’a eu comme élève à Sciences Po, où l’ancien éducateur spécialisé prodiguait des enseignements.
    Les deux hommes se sont revus lorsque Emmanuel Macron est devenu ministre de l’économie, en août 2014. Le président du groupe SOS avait préalablement pas mal travaillé sur l’élaboration de la loi de juillet 2014 avec Benoît Hamon, lorsque celui-ci était ministre délégué à l’économie sociale et solidaire. Ils ont alors recommencé à travailler ensemble. Et le voilà à présent intégré dans l’équipe d’En marche !
    « Macron, c’est un vrai bénéfice pour amener les jeunes à réinvestir le débat politique. C’est franchement une belle histoire, s’enthousiasme Jean-Marc Borello. C’est formidable de repartir sur une aventure comme ça. »

    Il avoue avoir toujours à affronter le scepticisme d’une partie de son entourage, notamment parmi ceux qui ont suivi sa trajectoire depuis qu’il intervenait à la fin des années 1970 auprès de jeunes délinquants en région parisienne, aux Ulis (Essonne), avant d’intégrer, après l’arrivée de la gauche au pouvoir, en #1981, la Mission interministérielle de lutte contre la drogue et les toxicomanies.

    « Je suis irréductiblement de gauche et je suis trop vieux pour changer, se défend-il. Mais on ne pourra pas faire face aux besoins de solidarité, qui sont immenses, si on ne crée pas au préalable de la richesse. » Cette vision, il la développe dans un ouvrage à paraître le 19 janvier, au titre en forme d’oxymore, Pour un capitalisme d’intérêt général (Débats publics, 193 p., 18 euros).

    « Aller voir tout ce qui fonctionne très bien »

    Quel peut être le rôle de ces délégués nationaux issus de l’économie sociale et solidaire dans l’élaboration du projet d’Emmanuel Macron, outre le fait qu’ils disposent d’un important réseau ? « Notre domaine d’intervention, c’est la #lutte_contre_les_exclusions, comment gérer les politiques publiques autour de l’exclusion, du logement, etc., explique Jean-Marc Borello. Je fais remonter les propositions et les demandes du secteur. Il y a des groupes qui travaillent sur le logement, la grande exclusion, l’immigration, le droit d’asile… » Il n’ira pas, toutefois, jusqu’à lever le voile sur ce qui pourrait irriguer les engagements du candidat Macron, que ce dernier devrait présenter le 4 février à Lyon.
    « Nous sommes dans l’idée d’aller voir tout ce qui fonctionne très bien et qu’on n’a jamais été foutu de développer à l’échelle nationale, comment, avec toutes ces initiatives qui ont fait leurs preuves sur le terrain, monter des dispositifs ambitieux, comment faire pour desserrer l’étau administratif et réglementaire pour permettre aux gens d’innover », reprend le patron de SOS.

    Il cite en exemple l’expérience de Cuisine mode d’emploi(s), créée par le chef Thierry Marx pour permettre à des jeunes sans qualification ou à des chômeurs de longue durée d’intégrer les métiers de la restauration. Ou encore celle de Mozaïk RH, fondée par Saïd Hammouche pour aider les jeunes diplômés des quartiers défavorisés à intégrer le monde de l’entreprise.

    Mauvaise polémique
    Et, quand Emmanuel Macron se déplace dans le Pas-de-Calais, rencontre des acteurs locaux intervenant dans le domaine de l’habitat social ou de la précarité, décrit les conséquences sanitaires de la paupérisation de certains territoires, il parle en connaissance de cause, nourri précisément par ces expériences de terrain. Il décrit une réalité qui perdure et, même, va en s’aggravant. Cela lui a valu un tombereau de critiques. Une bien mauvaise polémique, en fait : cette réalité, les acteurs de l’économie sociale et de la prévention ne la connaissent que trop bien.

    « Il y a un vrai mouvement mondial autour de l’entrepreneuriat social, 40 % des sortants de grandes écoles veulent travailler dans l’économie sociale , assure Jean-Marc Borello. Là-dessus, Emmanuel Macron est absolument convaincu. » Ses propositions dans ce domaine pourraient contribuer à rééquilibrer l’image et le corpus programmatique du candidat d’En marche ! Et aussi exercer un réel pouvoir de séduction auprès d’une partie de l’électorat jeune – et moins jeune – à la recherche de nouveaux modes d’engagement.

    #histoire #socialisme #Borello

    • Jean-Marc Borello : itinéraire d’un patron, du milieu de la nuit à la macronie, Laure Bretton et Gurvan Kristanadjaja

      Le fondateur du groupe SOS assiste à une réunion à l’ELysée, le 12 décembre. Photo Bruno Lévy. Divergence

      Avant de construire son empire, Jean-Marc Borello s’est engagé contre le sida. Celui qui a toujours flirté avec la politique est décrit comme un personnage fascinant.

      Colosse culminant à près de deux mètres, voix rocailleuse et accent marseillais, Jean-Marc Borello, 61 ans, est un #patron déroutant. En trente ans, l’ancien éducateur de rue est devenu le pape - laïc - de l’économie sociale et solidaire (#ESS), un secteur passé à la postérité depuis que François Hollande lui a dédié un ministère, niché au cœur de la forteresse de Bercy. Depuis, toutes les formules superlatives ont été tentées pour décrire Jean-Marc Borello, sorti de l’ombre associative pour devenir un acteur politico-économique majeur. « Bill Gates de l’ESS » quand on veut être gentil. « Bernard Tapie du #social », quand on a quelques doutes sur le bonhomme quand même. Chez Borello, les cheveux mi-longs ont cédé la place à une coupe en brosse grisonnante avec raie sur le côté, le blouson en cuir a été remplacé par un costard. Comme un dernier îlot de résistance au conformisme bourgeois, la cravate se fait rare. Parti d’un engagement militant et personnel - lutter contre les toxicomanies et le sida - il a construit un petit empire comptant aujourd’hui plus de 17 000 personnes . Homme d’affaires accompli, le patron du groupe SOS tranche par une familiarité devenue marque de fabrique. « Jean-Marc », lance-t-il simplement en tendant la main quand on le rencontre.

      A l’origine, rien ne prédestine Jean-Marc Borello à être un homme de pouvoir. Né en 1957 d’un père militaire et d’une mère ouvrière à Aix-en-Provence, il grandit à Gardanne. Pensionnaire et délégué de classe, il se fait renvoyer. Meneur d’hommes mais pas dans les clous. En 1982, sa vision de l’éducation de jeunes en détresse le fait remarquer : il entre à la Mission interministérielle de lutte contre les toxicomanies (Mildeca), nommé par le gouvernement #Mauroy. Le compagnonnage socialiste ne fait que commencer. Deux ans plus tard, il fonde sa propre association, SOS drogue international. [...]

      Depuis trente ans, Jean-Marc Borello a toujours flirté avec la politique. D’abord à Marseille en 1981. Mitterandiste, il entre au cabinet de Gaston Defferre, maireemblématique. Entre 1984 et 1986, il est chef de cabinet de Gilles Trigano, alors délégué aux nouvelles formations auprès du Premier ministre Laurent Fabius. Gravitant dans la galaxie #socialiste parisienne, Jean-Marc Borello rencontre #Bertrand_Delanoë puis #Anne_Hidalgo. SOS coche toutes les cases pour la gauche : le groupe s’occupe de publics défavorisés, s’investit dans l’insertion professionnelle.

      #Harcèlement_sexuel : « Je ne voulais pas de ce baiser mais Borello a le bras long » , Laure Bretton et Gurvan Kristanadjaja —
      https://www.liberation.fr/france/2018/12/20/harcelement-sexuel-je-ne-voulais-pas-de-ce-baiser-mais-borello-a-le-bras-

      Pilier de la #macronie, figure du milieu de l’économie sociale et solidaire ne cachant pas son homosexualité, le président du groupe SOS est accusé de harcèlement et d’#agressions_sexuelles dans son #entreprise. Il se défend en invoquant la « culture du groupe ». « Libération » a recueilli le témoignage d’anciens employés décrivant les comportements déplacés de leur patron, au vu et au su de tous.

      L’idée venait d’en haut, le timing était parfait. Juste avant la journée de lutte contre les violences sexistes et sexuelles du 25 novembre, les milliers de collaborateurs du groupe SOS, géant français de l’économie sociale et solidaire, ont reçu une invitation de leur direction. L’idée ? S’engager personnellement contre le harcèlement et les agressions, notamment homophobes. Depuis trente ans, la lutte contre les inégalités et la solidarité font l’ADN du groupe SOS. Le défi ? Poster sur les réseaux sociaux des photos d’un baiser entre salariés - homme-homme, femme-femme, femme-homme - accompagnées du hashtag #FraternitéChallenge. « Chaque agression est une agression de trop. Il n’est pas question ni de capituler ni de nous y habituer », souligne la newsletter envoyée par le service communication. La direction montre l’exemple, joignant deux clichés d’hommes s’embrassant sur la bouche. Sur l’une des images, le porte-parole LGBT du groupe dépose un baiser sur les lèvres du président du directoire, Jean-Marc Borello. « La liberté c’est le droit. L’égalité, c’est le fait. La fraternité c’est le devoir », souligne le grand patron dans un tweet lançant l’opération. [...]

      Ce qui fait tiquer dans ce #FraternitéChallenge apparu fin novembre, c’est qu’il coïncide avec les avancées d’une enquête que Libération a entamée au début de l’été : plusieurs anciens #salariés accusent Jean-Marc Borello de faits relevant, selon le code pénal, de harcèlement, d’atteintes ou d’agressions sexuelles. Si elle correspond à la raison d’être du groupe SOS, cette campagne de communication virale ressemble aussi à un début de contre-attaque médiatique : fournir des images d’embrassades volontaires pour noyer d’autres gestes non consentis.

      [... ]La scène est devenue un classique des soirées SOS. Du genre que l’on ressasse à la machine à café le lendemain.

      Ce soir de septembre il y a quatre ans, le choix de Borello se porte sur Antoine (1), 22 ans, qui termine un #stage à SOS : « Il m’a invité à danser, en insistant. Il ne voulait pas me lâcher. Je savais ce qui pouvait arriver. On était près du bar, il y avait plein de monde autour. J’ai essayé de résister. Il savait très bien ce qu’il faisait puisque quand il m’a lâché, il a dit à la cantonade : "T’as mis la langue en plus, coquine". » Sauf qu’Antoine ne voulait pas de ce baiser et que personne n’a bronché autour de lui, même si certains des convives ont pu faire des photos de la scène, que Libération s’est procurées. « J’ai assisté au baiser d’Antoine ce soir-là. Nous savions tous que ce n’était pas consenti. Ce genre de comportements était régulier de la part de Jean-Marc Borello », souligne un invité de la soirée baptisée « I love 1984 ».

    • Muriel Pénicaud et Jean-Marc Borello : coup de foudre en macronie
      https://www.parismatch.com/Actu/Politique/Muriel-Penicaud-et-Jean-Marc-Borello-coup-de-foudre-en-macronie-1642582#

      Ils se sont découverts en juin 2017. Jean-Marc Borello, l’un des fondateurs d’En marche !, tutoie le président de la République depuis Sciences po, quand il lui enseignait les questions sociales pendant la préparation à l’Ena. Muriel Pénicaud vient d’être nommée ministre du Travail. Elle lui commande un rapport sur l’inclusion et l’avenir des emplois aidés. Il accepte : « On m’avait demandé vingt fois, vingt fois j’avais refusé. Là, au lieu de caler une armoire, il a été entièrement appliqué, même ce qui impliquait de modifier la loi. » (...)
      L’AMITIÉ EN POLITIQUE
      Muriel Pénicaud et Jean-Marc Borello : coup de foudre en macronie
      Paris Match | Publié le 19/08/2019 à 12h53
      Anne-Sophie Lechevallier
      Jean-Marc Borello et Muriel Pénicaud le 19 juillet sur le quai d’Orsay, à Paris. Jean-Marc Borello et Muriel Pénicaud le 19 juillet sur le quai d’Orsay, à Paris.
      Frédéric Lafargue / Paris Match
      La ministre du Travail et le président du groupe SOS, un des fondateurs d’En marche !, se sont rencontrés grâce au chef de l’Etat et ne se quittent plus.

      « On est des amis de trente ans qui se connaissent depuis deux ans », s’exclame Muriel Pénicaud, 64 ans. « A partir du moment où on s’est croisés, on a rattrapé le temps perdu », complète Jean-Marc Borello, 61 ans. Ces deux-là auraient pu se rencontrer des milliers de fois durant leurs quarante années de vie professionnelle. Il a fallu attendre Emmanuel Macron. « Nos styles sont très compatibles. Nous sommes libres, définitivement, irréductiblement libres. Et profondément attachés à Emmanuel Macron », constatent-ils, l’un complétant la phrase de l’autre.

      Ils se sont découverts en juin 2017. Jean-Marc Borello, l’un des fondateurs d’En marche !, tutoie le président de la République depuis Sciences po, quand il lui enseignait les questions sociales pendant la préparation à l’Ena. Muriel Pénicaud vient d’être nommée ministre du Travail. Elle lui commande un rapport sur l’inclusion et l’avenir des emplois aidés. Il accepte : « On m’avait demandé vingt fois, vingt fois j’avais refusé. Là, au lieu de caler une armoire, il a été entièrement appliqué, même ce qui impliquait de modifier la loi. »

      Série d’été :L’amitié en politique, version haute fidélité entre Hollande et Sapin

      Un soir, lors d’un dîner organisé chez leur ami commun le chef Thierry Marx, ils se sont raconté leurs vies. Elles ont plus d’un point commun. La ministre du Travail et le président du groupe SOS partagent des « parcours atypiques, loin des chemins académiques ». Pas de grandes écoles. Un engagement précoce pour les jeunes en difficulté (lui comme éducateur, elle dans les missions locales d’insertion). Quelques mois passés dans les cabinets socialistes époque Mitterrand (celui de Martine Aubry pour l’une, de Gaston Defferre pour l’autre). Plusieurs années à la tête d’entreprises (DRH de Danone notamment pour elle et, pour lui, gérant des établissements du groupe Régine, puis fondateur du géant de l’économie sociale et solidaire SOS). Une carte au syndicat, une autre au PS… qu’ils ont chacun gardée six mois. Elle avait 20 ans et est partie quand elle a constaté la place qui était alors réservée aux femmes. Lui, parce que Bertrand Delanoë se présentait à la Mairie de Paris : « Cela m’a ennuyé, profondément, il y avait trop de règles, je n’étais pas fait pour un parti ! »

      "La patience n’est pas notre qualité principale"

      Ils se parlent presque chaque jour, dès six heures du matin. Elle : « Nous sommes sparring partners. La patience n’est pas notre qualité principale. Disons qu’on ne se modère pas du tout l’un l’autre : on s’amplifie, on en rajoute. » Les brunchs du dimanche deviennent des moments de travail « au bout de trois minutes ». Rarement, ils invitent un troisième convive. De toute façon, « on ennuierait le monde entier, se marre Borello, ou alors il en faudrait un troisième passionné par l’entreprise, l’insertion et la réussite du quinquennat ». Ils s’amusent de leur âge, de leur amitié récente (« une amitié politique, ça a l’air d’un oxymore, mais ça peut exister ») et de la politique. « Un monde, considère-t-il, terriblement violent, injuste, pas passionnant, qui rend fou et dont il faut être capable de s’extraire. » Devenue « icône » des Jeunes avec Macron (Les Jam !) depuis qu’elle a posé pour Match en position de tai-chi dans le jardin de l’hôtel du Châtelet, elle a créé avec Jean-Marc Borello et Philippe Grangeon (qui a rejoint l’Elysée) le club des « Vam », Les Vieux avec Macron. « Cent vingt ans d’expérience professionnelle à nous trois ! Cela nous permet d’échanger nos vues sur la société. »

  • US Wars in Iraq, Afghanistan, and Pakistan Killed 500,000 People - News From Antiwar.com
    https://news.antiwar.com/2018/11/08/us-wars-in-iraq-afghanistan-and-pakistan-killed-500000-people

    Brown University has released a new study on the cost in lives of America’s Post-9/11 Wars, in Iraq, Afghanistan, and Pakistan. The study estimates between 480,000 and 507,000 people were killed in the course of the three conflicts.

    This includes combatant deaths and civilian deaths in fighting and war violence. Civilians make up over half of the roughly 500,000 killed, with both opposition fighters and US-backed foreign military forces each sustaining in excess of 100,000 deaths as well.

    This is admittedly a dramatic under-report of people killed in the wars, as it only attempts to calculate those killed directly in war violence, and not the massive number of others civilians who died from infrastructure damage or other indirect results of the wars. The list also excludes the US war in Syria, which itself stakes claims to another 500,000 killed since 2011.

    #victimes_civiles #États-unis #agressions #impunité

  • Bolsonarismo já se converte em nazismo nas ruas do País

    Explode o número de crimes por motivações políticas cometidos por eleitores do candidato da extrema-direita, Jair Bolsonaro; nos últimos dez dias, houve pelo menos 70 ataques de eleitores de #Bolsonaro, segundo levantamento realizado pela agência Pública; agressões envolvem principalmente mulheres e negros, como o mestre Moa do Katende, assassinado com 12 facadas nas costas após declarar voto em Fernando Haddad; dos casos contabilizados, 14 aconteceram na região Sul, 32 na região Sudeste, 18 na região Nordeste, 3 na região Centro-Oeste e 3 na região Norte; sob o olhar condescendente de grande parte da mídia, o bolsonarismo é cada vez mais semelhante ao nazismo e pode chegar ao poder


    https://www.brasil247.com/pt/247/brasil/371808/Bolsonarismo-j%C3%A1-se-converte-em-nazismo-nas-ruas.htm
    #attaques_racistes #xénophobie #homophobie #Brésil #violence #extrême_droite #agressions_racistes

  • L’#Autriche et le #Danemark présentent leur projet de #centre_de_déportation pour demandeurs d’asile #déboutés

    La semaine dernière, le Danemark et l’Autriche ont présenté conjointement à Vienne un projet pour réformer le système de l’asile au sein de l’Union européenne. Ce projet prévoit d’établir un centre de déportation basé hors de l’UE pour les demandeurs d’asile refoulés.

    La ministre danoise de la migration, #Inge_Støjberg, s’était rendue à Vienne jeudi, où elle a rencontré le ministre de l’Intérieur autrichien, #Herbert_Kickl, membre du parti d’extrême droite autrichien, le FPÖ.

    Støjberg est membre du parti libéral du Danemark (Venstre), et depuis juin 2015, elle occupe le poste de ministre de l’Immigration et de l’Intégration dans le gouvernement du Premier ministre Lars Løkke Rasmussen.

    Un projet qui n’est pas nouveau

    Leur projet vise à fournir un hébergement aux réfugiés déboutés du droit d’asile plus proche de leur pays d’origine, tout en perturbant les activités des activités de trafiquants.

    La création de centres d’accueil hors de l’Europe, des “#plate-formes_de_retour”, pour accueillir les migrants déboutés du droit d’asile en Europe, en attendant leur retour dans leur pays d’origine, est une idée chère à M. Kickl. Elle avait déjà été proposée cet été, mais jusqu’à présent, aucun pays situé hors de l’UE n’a accepté de se porter candidat pour ouvrir de tels centres sur son territoire. L’#Egypte, le #Maroc, la #Tunisie, l’#Algérie, l’#Albanie, et la #Macédoine ont tous décliné l’invitation jusqu’ici.

    Quant à Mme Støjberg, l’année dernière, elle envisageait d’adopter un projet de l’extrême-droite danoise consistant à exiler les demandeurs d’asile déboutés par son pays sur une ou plusieurs des 300 îles inhabitées au large de la côte danoise.

    Un centre d’accueil hors de l’UE pour décourager les migrants d’entreprendre le voyage

    « Nous maintenons que [les réfugiés] devraient réclamer le droit d’asile dans le premier pays où ils arrivent, plutôt qu’on leur permette de voyager dans toute l’Europe », a affirmé Mme Støjberg. « De notre côté, nous nous engageons à augmenter les capacités d’accueil [des pays voisins des zones de conflit pour gérer les arrivées de demandeurs d’asile]. Cela peut signifier des choses telles que les soins de santé, l’éducation, les gardes-frontières, et un système pour gérer les demandeurs d’asile », a-t-elle ajouté.

    Selon la ministre danoise, un centre d’accueil situé hors de l’UE réduirait la tentation des migrants de se rendre en Europe pour y trouver l’asile. « Si vous pouvez voir à quelle vitesse vous pouvez être renvoyé, il n’y a plus de raison de dépenser votre argent et de risquer votre vie pour vous rendre là-bas », a-t-elle dit.

    Selon elle, le projet respecte les conventions de l’Union européenne en matière de droit des réfugiés, et elle a exhorté les autres pays membres à soutenir le projet.

    Des contours encore très flous

    Néanmoins, le site choisi et le calendrier pour l’ouverture de ce centre n’ont pas été révélés. M. Kickl s’est montré optimiste quant aux perspectives d’aboutissement ce projet, mais n’a pas voulu donner plus de détails.

    Reste à savoir si ce projet sera accepté par les collègues européens de Mme Støjberg et M. Kickl. L’idée de la création de centres de déportation hors de l’UE avait déjà été évoquée cet été, notamment lors d’une réunion des ministres de l’Intérieur des pays membres de l’UE à Innsbruck en Autriche au mois de juillet, et n’avait pas été bien accueillie par un certain nombre d’officiels européens.

    https://fr.express.live/2018/10/09/lautriche-et-le-danemark-presentent-leur-projet-de-centre-de-deportatio

    #centre_d'expulsion #expulsions #renvois #asile #migrations #réfugiés #externalisation #UE #EU #île #îles #plate-forme_de_retour

    • Les Danois veulent loger les demandeurs d’asile déboutés sur une #île_déserte

      La ministre danoise de l’Immigration Inger Støjberg (photo) songe à adopter un projet de l’extrême-droite, qui consisterait à exiler les demandeurs d’asile déboutés sur une ou plusieurs des 300 îles inhabitées au large de la côte danoise. À l’heure actuelle, près d’un millier de demandeurs d’asile déboutés au Danemark attendent leur expulsion.

      Støjberg est membre du parti libéral du Danemark (Venstre), et depuis juin 2015, elle occupe le poste de ministre de l’Immigration et de l’Intégration dans le gouvernement du Premier ministre Lars Løkke Rasmussen.

      « Je suis toujours prête à écouter les bonnes idées pour le suivi des demandeurs d’asile », dit-elle dans le journal Berlingske.

      La proposition d’exil des demandeurs d’asile déboutés vient du parti populiste d’extrême droite danois « parti du peuple danois » (Dansk Folkeparti, ou DF). Ce parti soutient la coalition au gouvernement, mais n’en fait pas partie.

      Pourtant, selon Støjberg, le projet est intéressant mais pas immédiatement réalisable. « Il pourrait y avoir des obstacles pratiques et juridiques pour établir un centre de déportation dans un endroit très isolé, et ce sont des choses qu’il faut prendre en compte », a-t-elle déclaré.
      Dansk Folkeparti : loger les demandeurs d’asile déboutés « dans des containers, ou des tentes »
      La plupart des demandeurs d’asile déboutés résident actuellement dans une ancienne #prison d’état dans le centre du pays. Mais les résidents locaux se sont plaints de vols à l’étalage et affirment qu’ils ne se sentent pas en #sécurité en raison de la présence de ces migrants à proximité.

      Selon le DF, le coût ne devrait pas être un obstacle. « Peut-être que nous pouvons trouver une île sur laquelle il y a déjà des constructions, mais sinon, le centre pourrait être établi à partir de n’importe quoi : de #containers dans lesquels les gens pourraient vivre, ou de #tentes ». C’est ce qu’a déclaré le porte-parole du parti, Martin Henriksen.

      Le DF est très attaché à la politique d’asile du gouvernement. L’année dernière, il a suggéré la possibilité que la police impose une #assignation_à_résidence aux demandeurs d’asile mineurs qui se seraient mal comportés.

      Cette proposition faisait suite à la mise en cause que 5 garçons âgés d’entre 14 et 17 ans du centre d’asile de #Tullebølle. Ils avaient été accusés d’#agressions_sexuelles et de #viol commis sur des visiteuses du festival Langeland, sur l’île de Funen.

      https://fr.express.live/2017/12/08/danemark-demandeurs-dasile-deboutes-exil

      #géographie_du_vide #géographie_du_plein

    • Denmark Plans to Isolate Unwanted Migrants on a Small Island

      Denmark plans to house the country’s most unwelcome foreigners in a most unwelcoming place: a tiny, hard-to-reach island that now holds the laboratories, stables and crematory of a center for researching contagious animal diseases.

      As if to make the message clearer, one of the two ferries that serve the island is called the Virus.

      “They are unwanted in Denmark, and they will feel that,” the immigration minister, Inger Stojberg, wrote on Facebook.

      On Friday, the center-right government and the right-wing Danish People’s Party announced an agreement to house as many as 100 people on #Lindholm_Island — foreigners who have been convicted of crimes and rejected asylum seekers who cannot be returned to their home countries.

      The 17-acre island, in an inlet of the Baltic Sea, lies about two miles from the nearest shore, and ferry service is infrequent. Foreigners will be required to report at the island center daily, and face imprisonment if they do not.

      “We’re going to minimize the number of ferry departures as much as at all possible,” Martin Henriksen, a spokesman for the Danish People’s Party on immigration, told TV 2. “We’re going to make it as cumbersome and expensive as possible.”

      The deal allocates about $115 million over four years for immigrant facilities on the island, which are scheduled to open in 2021.

      The finance minister, Kristian Jensen, who led the negotiations, said the island was not a prison, but added that anyone placed there would have to sleep there.

      Louise Holck, deputy executive director of The Danish Institute for Human Rights, said her organization would watch the situation “very closely” for possible violations of Denmark’s international obligations.

      The agreement was reached as part of the annual budget negotiations. Each year, the Danish People’s Party demands restrictions on immigrants or refugees in return for its votes on a budget.

      In Denmark, as in much of Europe, the surge in migration from the Middle East and Africa in 2015 and 2016 prompted a populist, nativist backlash.

      The government has vowed to push immigration law to the limits of international conventions on human rights.

      Legal experts said it was too early to tell whether the Lindholm Island project would cross those boundaries, constituting illegal confinement. They said it resembled an Italian government project that was struck down in 1980 by the European Court of Human Rights.

      The Lindholm Island plan furthers the government’s policy of motivating failed asylum seekers to leave the country by making their lives intolerable.

      Asylum seekers with criminal records are not allowed to work in Denmark. Rejected asylum seekers who cannot be deported are given accommodations, where they cannot prepare their own meals, food and an allowance of about $1.20 per day, which is withheld if they fail to cooperate with the authorities.

      A former immigration minister, Birthe Ronn Hornbech, called the island project “a joke” and a blunder comparable to a soccer player scoring a goal for the opposing team.

      “Nothing will become of this proposal,” she wrote in her newspaper column.

      Many foreigners who have been denied asylum cannot be deported to their home countries for fear of abuse or persecution, or simply because those countries refuse to take them back.

      Hundreds lingering in two deportation centers refuse to leave — a challenge for a government that has promised to get rid of those who have no legal right to remain in Denmark.

      Some have held out for more than a decade despite a steady deterioration in living conditions. An independent study by a former prison director now working for the rights group Helsinki Citizens’ Assembly found conditions in one of the deportation centers to be comparable to those in some prisons, or worse.

      Prime Minister Lars Lokke Rasmussen said last month that the government’s aim in receiving refugees would no longer be to integrate them, but to host them until they can return to their countries of origin.

      “It’s not easy to ask families to go home, if they’ve actually settled,” he told a meeting of his party. “But it is the morally right thing. We should not make refugees immigrants.”

      This summer, a ban on face coverings was introduced and quickly nicknamed “the burqa ban” as it followed a debate on the Islamic garment seen by some as “un-Danish.” This month, Parliament is expected to pass legislation requiring immigrants who want to obtain citizenship to shake hands with officials as part of the naturalization ceremony — though some Muslims insist that they cannot shake hands with someone of the opposite sex.

      The government contends that hand shakes are “a basic Danish value.”


      https://www.nytimes.com/2018/12/03/world/europe/denmark-migrants-island.html
      #Lindholm #mer_Baltique

    • La Danimarca confinerà i migranti su un’isola con gli animali infetti. Così l’Europa muore.

      C’è del marcio in Danimarca. Senza scomodare Amleto e i rimandi shakespeariani, bisogna constatare l’ennesima trovata discriminatoria quanto disumana di un Paese del “civile e ordinato” Nord Europa. Le normative internazionali non consentono l’espulsione di alcuni richiedenti asilo: secondo l’articolo 33 della Convenzione di Ginevra: “Nessuno Stato Contraente espellerà o respingerà, in qualsiasi modo, un rifugiato verso i confini di territori in cui la sua vita o la sua libertà sarebbero minacciate a motivo della sua razza, della sua religione, della sua cittadinanza, della sua appartenenza a un gruppo sociale o delle sue opinioni politiche”. Tali leggi non si possono ignorare, ma evidentemente si possono aggirare. Dunque il governo danese ha pensato bene non di espellere questi immigrati, ma di relegarli su un’isola-prigione.

      Per la precisione si tratta dell’isola di Lindholm, con una superficie di sette ettari. Pressoché deserta, viene usata esclusivamente come luogo per ricerche veterinarie, e vi soggiornano diversi medici che studiano la peste suina e la rabbia canina. Adesso cani e maiali dovranno cedere il posto agli immigrati, che qualcuno, vista la deriva che sta prendendo il pianeta sotto il profilo dei diritti umani, sembra non considerare tanto dissimili.

      L’idea scellerata è della coalizione di governo che comprende i Conservatori e il Dansk Folkeparti. Quest’ultimo, il Partito popolare danese, è noto per la perenne caccia all’immigrato, tanto veemente da far sembrare Matteo Salvini un misto tra Nicola Fratoianni e il Papa. Sull’isola verrà costruito, entro il 2021, un centro di espulsione dove i migranti – un massimo di 125 persone, che hanno compiuto un reato e ai quali è stata rifiutata la richiesta d’asilo – saranno costantemente sorvegliati dalla polizia. Potranno lasciare l’isola solo dopo aver ottenuto permessi speciali, per qualche ora durante la giornata, ma con l’obbligo di tornarvi la sera. E il biglietto del traghetto dovranno pagarselo da soli, a un prezzo inaccessibile per la loro condizione economica. D’altronde, il governo non ha alcuna intenzione di ammorbidire il loro soggiorno, e lo scopo è proprio quello di non permettere loro di lasciare l’isola-prigione. Di tutti i modi escogitati per camuffare una detenzione, questo pare di certo il meno credibile.

      Suonano paradossali anche le precisazioni della sezione danese di Amnesty International, che spiega come la misura riguarderà i soli richiedenti asilo con precedenti penali. Quindi quelli che hanno già scontato una pena in una prigione reale, e che si ritroveranno nuovamente in stato di detenzione, stavolta senza colpe e senza processi, è giusto, secondo un’organizzazione che dovrebbe tutelare i diritti umani, che ne scontino una nuova. Il clima di ostilità nei confronti dei migranti è così accentuato che la misura, palesemente in conflitto con i più basilari principi di tutela delle libertà, ha generato addirittura festeggiamenti sui social. In particolare, è un video a rendere chiaro il sentimento di molti, diffuso in rete dal Dansk Folkeparti: si tratta di un cartone animato dove un uomo di colore, con abiti da musulmano, viene scaricato su un’isola deserta. Il testo di accompagnamento alle immagini recita: “Gli stranieri criminali non hanno motivo di stare in Danimarca. Finché non riusciremo a liberarcene, li trasferiremo sull’isola di Lindholm”. Come cani e maiali, appunto.

      L’isola sarà trasformata in una prigione grazie a un investimento di 100 milioni di dollari che servirà a smantellare i laboratori e le stalle dell’istituto di veterinaria e a costruire la struttura con i dormitori per gli immigrati. Sarà pronta entro il 2021, salvo improbabili ripensamenti o interventi da parte della comunità europea. Inger Støjberg, ministra dell’immigrazione in quota Venstre, partito di destra della coalizione, ha usato Facebook per lanciare un messaggio che suona come un lapidario avvertimento: “Alcuni migranti si accorgeranno di non essere i benvenuti”. In pratica la versione danese di “È finita la pacchia”.

      Già in passato la Danimarca si era distinta per il pugno duro contro i migranti, sino al punto di minare la loro libertà e addirittura privarli dei loro effetti personali. Il Parlamento danese ha infatti approvato nel 2016 una legge tesa a scoraggiare le richieste d’asilo, che conferisce alle autorità il potere di perquisire vestiti e bagagli dei migranti per confiscare beni superiori a 10mila corone (circa 1.350 euro) e usarli per contribuire al loro mantenimento. Eppure la Danimarca, così come gran parte dei paesi del Nord Europa e tutta l’area scandinava, viene dipinta come l’espressione massima del “Paese civile”. Questa definizione a quanto pare si riferisce all’ordine e alla pulizia di una nazione, mentre si chiudono entrambi gli occhi sulle politiche disumane e dal sapore fascista – dove “ordine e pulizia” assumono un altro significato.

      Il governo, intanto, continua a ripetere che quella che verrà realizzata non sarà una prigione, perché non ci saranno vere e proprie celle. Si potrebbe comunque fare un paragone con il regime carcerario, considerando le condizioni nelle quali verseranno gli “ospiti” dell’isola. I danesi hanno probabilmente preso spunto dalla politica sull’immigrazione australiana. L’isola di Nauru, nell’Oceano Pacifico, è il luogo dove il governo “scarica” i richiedenti asilo: per dirla alla Toninelli, i migranti restano a Nauru “per mesi, al massimo anni”. Ci sono intere famiglie, bambini che vengono seguiti dalla polizia anche quando vanno a scuola, mentre gli adulti vengono vessati quotidianamente dalle guardie e vivono in condizioni precarie. Il Guardian Australia ha denunciato abusi su minori e violenze sessuali sulle donne. Ovviamente, in Italia, c’è chi ha lodato il No Way australiano e la detenzione dei migranti a Nauru. È un politico di spicco. Sì, proprio lui.

      Matteo Salvini, durante lo stallo della nave Diciotti, ha dichiarato: “Il mio obiettivo è il No Way australiano. Nessun migrante soccorso in mare mette piede in Australia”. Nel 2015, sulla sua pagina Facebook, si era spinto oltre, parlando proprio di Nauru: “In Australia per me fanno bene! Che dite, affittiamo un’isola anche noi?”. Salvini, invece di gongolare di fronte alle sirene australiane e danesi, dovrebbe semplicemente ripassare la nostra storia. Mandare al confino gli “indesiderati”, cacciandoli su un’isola per allontanarli dalla civiltà, era una prerogativa di Mussolini. Forse il ministro dell’Interno non ha mai sentito parlare di Ventotene o delle isole Tremiti.

      Dopo le leggi speciali del 1926, gli individui ritenuti pericolosi per lo Stato e per l’ordine pubblico venivano spediti in queste isole. È bene sottolineare che, quasi cento anni fa, venivano considerati pericolosi anche gli omosessuali, gli avversari politici, i credenti di fede diversa, come i testimoni di Geova, o i lettori di libri considerati sovversivi. Durante il fascismo vennero emesse 12mila ordinanze dalle commissioni Provinciali, e le isole si riempirono. Una volta giunti in quei luoghi, ai confinati venivano sottratti i documenti personali, non potevano interagire con gli isolani o superare zone di confine sorvegliate da guardie armate. Sulla carta era vietato anche ascoltare la radio o parlare di politica, mentre era permesso l’invio di una sola lettera alla settimana, non più lunga di 24 righe. Da Ventotene passò anche Sandro Pertini, che poi divenne uno dei più amati presidenti della Repubblica. Quando Salvini si lancia in azzardati inviti ad affittare isole, ricordiamoci quanto ci hanno trasmesso i libri di storia.

      È proprio per la memoria storica ancora pulsante, da preservare il più a lungo possibile, che proposte come quella del governo danese dovrebbero mettere in allarme le democrazie europee, che sono sotto attacco anche per questo e non solo per gli attacchi terroristici di individui radicalizzati e riempiti di odio esattamente come i sostenitori di simili politiche.

      Nessun uomo è un’isola, scriveva il poeta John Donne. Rivisitando i suoi versi, auspichiamo “nessun uomo su un’isola”, se viene intesa come prigionia e azzeramento dei diritti fondamentali dell’uomo. Che sia in Danimarca, nel profondo Sud dell’Oceania o in qualche nostalgia malsana di un politico nostrano che strizza troppo spesso l’occhio a un passato nero che non dovrebbe ripetersi.

      https://thevision.com/politica/danimarca-migranti-isolamento

  • Jour après jour, voici la liste des agressions racistes en Italie - Page 1 | Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/international/090818/jour-apres-jour-voici-la-liste-des-agressions-racistes-en-italie

    Florence, 5 mars 2018, un mort. Le 5 mars, Roberto Pirrone, un homme de 65 ans, sort de son domicile, dans la capitale toscane. Armé d’un pistolet, il tue Idy Diene, un immigré sénégalais, vendeur ambulant, qui résidait légalement en Italie depuis vingt ans. L’homme a par la suite déclaré à la police qu’il souhaitait se suicider, mais n’en ayant pas trouvé le courage, il aurait décidé d’assassiner quelqu’un pour finir en prison. Roberto Pirrone a nié avoir choisi de faire feu sur Idy Diene pour des motivations raciales, mais le fait qu’il ait d’abord « écarté » d’autres victimes potentielles sur son passage, avant d’ouvrir le feu sur Diene, semble contredire sa version.

    Vibo Valentia, 2 juin 2018, un mort et un blessé. C’est le premier incident ayant eu lieu après la formation du gouvernement d’extrême droite emmené par Giuseppe Conte. Dans la nuit du 2 au 3 juin, Sacko Soumayla, un Malien de 29 ans, est abattu par un coup de fusil alors qu’il est en train de dérober avec deux complices du matériel métallique dans une usine abandonnée. Madiheri Drame, lui, est blessé à la jambe. Les trois hommes cherchaient à prélever de vieilles tôles pour pouvoir se fabriquer un abri de fortune.

    Le tireur est Antonio Pontoriero, neveu d’un des associés à qui appartenait l’usine par le passé. Sacko Soumayla était un activiste syndical qui défendait les droits des migrants travaillant dans l’agriculture en Calabre. Il possédait un permis de séjour pour résider régulièrement en Italie.

    Sulmona, 12 juin 2018, un blessé. À la suite d’une dispute avec un migrant, deux Italiens, armés d’un faux pistolet et d’un petit couteau, pénètrent à l’intérieur d’un centre d’accueil à la recherche de l’homme avec qui a eu lieu l’altercation à Sulmona, dans les Abruzzes. Ils ne le trouvent pas, mais menacent les autres migrants. Une rixe éclate et un Gambien âgé de 23 ans est blessé par un coup de couteau.

    Caserte, 11 juin 2018, un blessé. À Caserte, près de Naples, deux migrants maliens, Daby et Sekou, sont approchés par une voiture avec trois jeunes Italiens à l’intérieur. Les trois individus tirent alors sur les migrants avec un pistolet à air comprimé au cri de « Salvini ! Salvini ! », selon le récit des victimes. Un des deux Maliens a été légèrement blessé à l’abdomen. Les auteurs de cette attaque n’ont pas été identifiés.

    Naples, 20 juin 2018, un blessé. Un cas très similaire s’est déroulé dans la capitale de la Campanie quelques jours plus tard. Konate Bouyagui, un Malien de 21 ans vivant en Italie depuis cinq ans et travaillant comme cuisinier, est approché par une voiture à sa sortie du travail en plein centre-ville de Naples. Deux hommes d’une trentaine d’années, armés d’une carabine à plomb, tirent sur Konate et le blessent à l’abdomen. Les agresseurs n’ont pas été identifiés à ce jour.
    Forlì, les 2 et 6 juillet 2018, deux blessés. Deux cas d’agression en moins d’une semaine à Forlì, une ville de 110 000 habitants, située en Émilie-Romagne. Dans la nuit du 5 au 6 juillet, un Ivoirien de 33 ans a été blessé à l’abdomen par un tir de pistolet à air comprimé, effectué depuis une voiture qui s’était approchée alors qu’il roulait en vélo. Dans l’autre cas, qui s’est déroulé à Forlì quelques jours plus tôt, c’est une femme nigériane qui a reçu un tir de pistolet à air comprimé et s’est trouvée blessée au pied.

    Latina, 11 juillet 2018, deux blessés. Encore un cas d’agression par pistolet à air comprimé à Latina, près de Rome. Le 11 juillet, deux demandeurs d’asile originaire du Nigeria sont pris pour cible par les passagers d’une voiture alors qu’ils attendent le bus. Âgés de 26 et 19 ans, les deux hommes ont été légèrement blessés aux jambes.

    Rome, 17 juillet 2018, une blessée grave. Voici l’épisode, très médiatisé en Italie, qui a porté le président de la République à réagir. Une enfant de nationalité roumaine, âgée d’un an, est blessée au dos par une balle tirée d’une carabine à air comprimé, alors qu’elle était dans les bras de sa mère. La mère et l’enfant habitent un camp de Roms de la capitale.

    L’auteur du tir est Marco Arezio, 59 ans, ancien employé du Sénat à la retraite qui a fait feu depuis son balcon. Les forces de l’ordre étudient l’hypothèse selon laquelle l’arme a été modifiée pour la rendre plus puissante. Marco Arezio, sans casier judiciaire jusqu’alors, a affirmé que le coup était « parti par erreur ». La petite fille n’est plus en danger de mort, mais elle risque de rester paralysée.

    Vicenza, 26 juillet 2018, un blessé. Un autre tir de carabine à air comprimé depuis un balcon, un autre étranger blessé. L’épisode a eu lieu à Cassola, près de Vicenza en Vénétie. Lenny Delgado, un ouvrier originaire du Cap-Vert, âgé de 33 ans et résidant depuis dix-sept ans en Italie, a été pris pour cible et blessé au dos alors qu’il travaillait sur un échafaudage à sept mètres de hauteur. L’auteur du tir est un homme âgé de 40 ans, Cristian Damian, qui s’est défendu en affirmant qu’il visait un pigeon.

    San Cipriano d’Aversa, 26 juillet 2018, un blessé. Dans la nuit du 26 au 27 juillet, à San Cipriano d’Aversa, en Campanie, un demandeur d’asile guinéen a été pris pour cible par deux personnes en moto, qui ont tiré sur lui avec un pistolet à air comprimé. Le migrant a été légèrement blessé au visage.

    Naples, 2 août 2018, un blessé grave. Le dernier épisode en date est sans doute un des plus graves, car cette fois, le tir n’a pas été effectué avec une arme à air comprimé, mais bien avec un vrai pistolet. La victime de cet attentat est Cissé Elhadji Diebel, 22 ans, vendeur ambulant. L’homme, d’origine sénégalaise, qui réside légalement en Italie a été pris pour cible par deux personnes en scooter qui ont tiré trois coups de feu, dont un qui a atteint la jambe du migrant. L’épisode ayant eu lieu dans un quartier de Naples où la présence de la criminalité organisée est forte, les forces de l’ordre n’écartent pas, à ce stade, l’hypothèse que ce crime n’ait pas de caractère raciste.

    Outre ces cas d’agression, d’autres épisodes, qui n’impliquent pas l’usage d’armes, sont à signaler. Il s’agit le plus souvent de rixes qui provoquent des blessés et dans lesquelles des insultes racistes sont entendues par des témoins. À Aprilia, près de Rome, le 29 juillet 2018, Hady Zaitouni, un Marocain de 43 ans, a même trouvé la mort.

    Poursuivi par trois Italiens persuadés qu’il avait commis un vol, Hady Zaitouni a perdu le contrôle de son véhicule en tentant de s’échapper. Néanmoins, les causes de la mort du Marocain n’ont à ce jour toujours pas été éclaircies puisqu’on ne sait pas si Hady Zaitouni est décédé des conséquences de son accident ou à cause des coups que ses poursuivants lui auraient infligés.

    Le cas de Daisy Osakue, enfin, a sûrement été le plus médiatisé – même si les séquelles physiques sont moindres. L’athlète italienne d’origine nigériane, spécialiste du lancer du disque, 22 ans, et qui participe ces jours-ci aux championnats d’Europe à Berlin, a été blessée au visage par un œuf lancé depuis une voiture, à Moncalieri, près de Turin, dans la nuit du 29 au 30 juillet. Ses agresseurs sont trois étudiants de 19 ans chacun. D’après l’enquête, ils avaient déjà lancé des œufs contre d’autres personnes – sans conséquence – durant les jours précédents.

    #Italie #racisme #xénophobie #agressions

  • L’agression raciste d’une athlète noire choque l’Italie
    https://www.20minutes.fr/monde/2315335-20180730-agression-raciste-athlete-noire-choque-italie
    https://img.20mn.fr/guQcgJP2QQ65sAQ8oq0-eg/960x614_athlete-italienne-daisy-osakue-blessee-oeil-agression-raciste-29-ju

    Une série d’agressions racistes choquent en Italie, où le ministre de l’Intérieur, Matteo Salvini, cite Mussolini et assure que sa priorité reste la lutte contre les migrants délinquants. Lundi, l’annonce de l’agression d’une jeune athlète italienne noire a provoqué une avalanche de réactions d’autant plus indignées qu’elle arrivait après un week-end tendu et la révélation par la presse d’une dizaine d’autres cas en moins de deux mois.

    Daisy Osakue, une lanceuse de disque de 22 ans, née en Italie de parents nigérians, a été blessée à un oeil dimanche soir après avoir reçu un oeuf lancé depuis une voiture près de Turin. Souffrant d’une abrasion et de lésions à la cornée, elle risque de ne pas pouvoir participer aux championnats d’Europe la semaine prochaine à Berlin. Pour elle, il n’y a pas de doute : son ou ses agresseurs cherchaient une cible noire.

    Dans la nuit de samedi à dimanche dans une petite ville au sud de Rome, le soupçon a coûté la vie à un Marocain de 43 ans, pris en chasse en voiture par des Italiens l’accusant d’être un cambrioleur. Après avoir percuté un muret, il a été frappé par ses poursuivants et il est mort à l’hôpital.

    A Palerme, un Sénégalais de 19 ans qui se tenait devant un bar a été roué de coups par un groupe d’Italiens aux cris de « sale nègre ».

    « Toute agression sera punie et condamnée, je serai toujours au côté de qui subit des violences », a réagi Matteo Salvini en souhaitant une guérison rapide à Daisy Osakue mais sans évoquer les autres affaires. En revanche, l’homme fort du nouveau gouvernement populiste, omniprésent et très populaire dirigeant de la Ligue (extrême droite), a assuré : « Alerte au racisme en Italie ? Ne disons pas de bêtises ! ».

    Mais loin de chercher à apaiser les tensions, Matteo Salvini a poursuivi son offensive : « Je rappelle qu’il y a environ 700 délits commis chaque jour en Italie par des immigrés, soit près d’un tiers du total, et ceci est la seule vraie urgence pour laquelle je me bats en tant que ministre ». Son ministère a confirmé lundi : sur les quelque 857.000 personnes arrêtées et/ou dénoncées depuis le début de l’année, tous chefs confondus, 30 % étaient de nationalité étrangère, alors que les étrangers représentent 8,3 % de la population en Italie.
    « Beaucoup d’ennemis, beaucoup d’honneur »

    Les étrangers sont aussi très représentés dans les prisons italiennes : 33 % des détenus au 30 juin (pour plus de la moitié Marocains, Albanais, Roumains ou Tunisiens), même si cette proportion tient beaucoup au fait qu’ils réunissent rarement les conditions pour un aménagement de peine.

    Le discours anti-migrants de Matteo Salvini lui vaut aussi les foudres catholiques, résumées par la une du magazine Famiglia Cristiana la semaine dernière : « Vade retro Salvini ». Mais l’intéressé, adepte des provocations constantes sur les réseaux sociaux, a répondu à ces critiques à sa manière : « Beaucoup d’ennemis, beaucoup d’honneur », a-t-il écrit dimanche matin, en ajoutant l’émoticône d’un baiser. Cette variante d’un slogan de Benito Mussolini très connu des Italiens, utilisée le jour de l’anniversaire de la naissance du Duce, a fait sensation

    #racisme #fascisme #italie #agressions

  • #Meghan_Murphy : L’extrême gauche doit cesser de dénigrer les femmes qui ont recours au système de justice lors de situations d’agression
    https://tradfem.wordpress.com/2018/06/15/lextreme-gauche-doit-cesser-de-denigrer-les-femmes-qui-ont-recour


    (...) À la lumière du mouvement #MeToo, bien des gens ont appelé à des méthodes alternatives pour contrer la violence sexuelle. Lors de la cérémonie des Golden Globes 2018, Laura Dern a utilisé son temps de parole pour réclamer une « justice réparatrice » ; en effet, le propos habituel en matière de solutions de rechange au système policier est cette notion de « modèles de justice réparatrice ». Même si les femmes devraient certainement avoir accès à toute forme de justice où elles trouveront un sentiment de sécurité et de confort, la situation n’est pas tranchée au point que la justice pénale est le Mal et la justice réparatrice, le Bien. En effet, les choses se compliquent lorsque nous tenons compte des déséquilibres de pouvoir et des agressions.

    Même si plusieurs défenseurs blancs des modèles de justice réparatrice attribuent souvent leurs origines à des cultures autochtones, c’est en fait de communautés chrétiennes comme les quakers et les mennonites que nous viennent ces modèles. Selon un rapport publié en 2001 par AWAN, de telles mesures ont été promues par le gouvernement de la Colombie-Britannique comme un modèle de justice plus « culturellement sensible » à l’intention des communautés autochtones, et aussi comme un moyen de répondre aux « préoccupations concernant le nombre croissant de personnes autochtones incarcérées ». Le document cite Emma Larocque, professeure au Département des études autochtones de l’Université du Manitoba, qui conclut, dans son article intitulé « Réétudier les modèles culturellement appropriés dans les applications de la justice pénale », que « le concept collectif de ces réformes relève plus d’un a priori socialiste erroné découlant d’idées occidentales, libérales et coloniales, que d’une quelconque tradition autochtone ».

    Fay Blaney, une femme Xwemalhkwu de la nation salish de la Côte, lui fait écho en me disant : « Ce modèle de justice réparatrice ne vient pas de nous. Nous aimons le croire, mais ce n’est pas le cas. »

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : https://www.feministcurrent.com/2018/05/26/leftists-need-stop-shaming-women-engaging-criminal-justice-system-s
    #Feminist_current #justice_réparatrice #Autochtones #extrême_gauche #police #agressions_masculines

  • Ce que l’affaire de la Manada dit de nos sociétés
    https://revolutionfeministe.wordpress.com/2018/05/13/ce-que-laffaire-de-la-manada-dit-de-nos-societes

    Les #agressions elles-mêmes plongent la victime, mais aussi les autres #femmes dans un état de sidération et de terreur, le message implicite des agresseurs aux femmes est le suivant : « Voilà ce qui vous attend, voilà ce que vous risquez si vous vous aventurez seules dans l’espace public. » Le résultat est un climat de #terreur qui imprègne les sociétés où nous vivons. La diffusion d’images captées lors de l’agression constitue une #violence psychologique supplémentaire pour la victime, et sert d’avertissement aux autres femmes qui seraient tentées de transgresser l’ordre patriarcal. On est bien face à des #stratégies violentes et coercitives pour briser la victime, et à travers elle, toutes les autres femmes. Les bûchers des sorcières ont disparu pour céder la place à ces viols barbares, et à ces lynchages en ligne.

    Après la violence de l’agression physique, les violences verbales et psychologiques, vient enfin la violence institutionnelle : les juges, en se basant sur les mêmes prémisses que ceux que pourraient avoir les pornographes ou les proxénètes partent du principe que la victime a plus ou moins consenti à ce qui lui est arrivé. La qualification du #viol en abus sexuel vient banaliser, minimiser des faits gravissimes, qui, s’ils étaient infligés à un homme seraient considérés comme de la #torture ou comme une violation des droits humains. Là aussi il ne faut pas négliger la dimension systémique, la #justice adresse le message suivant aux autres femmes : « Vous ne serez pas protégées » tandis qu’aux agresseurs et aux autres hommes, la justice dit : « Vous ne risquez rien ou si peu… ».

  • Les femmes dans la ville

    Partout dans le monde, les #violences faites aux femmes sont massives et récurrentes. La majorité des #agressions ont lieu dans la sphère privée mais les femmes sont loin d’être épargnées dans l’#espace_public, où elles sont touchées de façon disproportionnée. Tour du monde des initiatives qui visent à rendre les villes plus justes et plus sûres.


    https://www.arte.tv/fr/videos/RC-015858/les-femmes-dans-la-ville

    #femmes #villes #genre #géographie_culturelle #urban_matter #ressources_pédagogiques
    #gadgets #Rapex #arts_martiaux #transports_en_commun #Pink_Rickshaws #Anza (fondation) #patriarcat #harcèlement_de_rue #No_estoy_sola #Frauen_Werkstatt (Autriche) #espaces_sûrs #sécurité #toilettes #No_toilet_no_bride (Inde) #vidéo #film

    • Women in northern India said, ‘No toilet, no bride,’ and it worked

      For about 12 years, young women in the northern Indian state of Haryana have been telling suitors, “No loo, no ‘I do!’” And according to a recent study, the bargain is working: Toilet ownership has significantly increased as men scramble to attract brides in a marriage market where discrimination has made women scarce.

      Through radio spots, billboards, posters and painted slogans on buildings, the “No Toilet, No Bride” campaign, launched by state authorities in 2005, encourages women and their families to demand that male suitors build a private latrine before they will agree to marriage. According to the study, published last month in ScienceDirect, private sanitation coverage increased by 21 percent in Haryana among households with boys active on the marriage market from 2004 to 2008.

      However, the study also found that the low-cost social marketing campaign was only successful because it was able to take advantage of “one of the most severely skewed sex ratios on earth.”

      Like most of northern India, Haryana values males much more than females. Even before birth, males often receive far better care, while females face a high risk of selective abortion because of their gender. Once born, girls continue to face discrimination through constraints on health care, movement, education or employment. However, they also face much higher risk of violence due to the widespread practice of open defecation.

      Globally, 1.1 billion people today defecate in open spaces, such as fields, but the problem is especially concentrated in India, where 626 million people do so. To maintain some semblance of privacy and dignity, women and girls usually take care of business under cover of darkness, making them more vulnerable to harassment, rape, kidnapping and wild animal attacks. According to the study, about 70 percent of rural households in Haryana did not have a private latrine in 2004.

      Recognizing the urgent need for sanitation, the Indian government launched a community-led “Total Sanitation Campaign” in 1999. But Haryana state authorities, inspired by the work of a local nongovernmental organization, saw a unique opportunity to achieve a public policy goal (sanitation) by exploiting deeply rooted social norms (marriage) and marriage market conditions (a scarcity of women).

      “Despite widespread and persistent discrimination, heightened competition on the male side of the market has shaped the overall bargaining environment” and increased women’s bargaining power, the study said.

      The benefit has been felt most deeply not only by the brides, but also the sisters and mothers of the grooms who can enjoy the safety, convenience and health benefits of a latrine in their home as well. And after years of the information campaign, brides do not even have to make the demand themselves in some cases. Men have begun to recognize that saving up to build a latrine is a standard prerequisite to marriage.

      “I will have to work hard to afford a toilet,” Harpal Sirshwa, a 22-year-old at the time, told the Washington Post in 2009. “We won’t get any bride if we don’t have one now. I won’t be offended when the woman I like asks for a toilet.”

      Based on government household surveys, the study reported that 1.42 million toilets were built between 2005 and 2009. Of those, 470,000 were built by households below the poverty line. The numbers may not overshadow those of other sanitation campaigns and randomized control trials in India, but the “No Toilet, No Bride” campaign is comparatively very cost-effective.

      Unfortunately, in marriage markets where there is not a significant scarcity of women the study found that “No Toilet, No Bride” had little to no effect. However, in regions like northern India where the sex ratio is skewed, the campaign has already begun to expand into neighboring states, Punjab and Himachal Pradesh. In February, 110 villages took it one step further by requiring grooms obtain certificates verifying their toilets before they can marry.

      “Open defecation is not only an unhygienic habit, but also it often leads to crime against women,” Yahya Karimi, who oversaw the decision, told Times of India. “So, unless a groom has a toilet at his house, he won’t get a bride.”


      http://www.humanosphere.org/global-health/2017/05/women-northern-india-said-no-toilet-no-bride-worked

  • Les femmes migrantes plus exposées aux violences

    Un rapport de l’association France Terre d’asile rendu public mercredi 2 mai met en lumière les violences subies par les femmes migrantes une fois arrivées en France. Ces dernières sont confrontées à des #viols, #agressions, #exploitations, #préjugés

    http://www.infomigrants.net/fr/post/9090/les-femmes-migrantes-plus-exposees-aux-violences?ref=tw_i
    #femmes_migrantes #femmes #violence #France #migrations #asile #réfugiés #rapport

    Lien vers le rapport :


    http://www.france-terre-asile.org/images/pdf/synthese-etude-vida-francais.pdf

  • Harcelés à l’armée | France Culture - Les Pieds sur terre
    https://www.franceculture.fr/emissions/les-pieds-sur-terre/harceles-a-larmee

    Parce qu’elle est une femme, parce qu’il est homosexuel, ils ont subi des remarques déplacées, des #agressions plus ou moins graves, de la part de camarades mais surtout de supérieurs, au sein de leur régiment.

    « On va dire que c’est de ta faute, alors dis rien et tais-toi ». Morgane B.

    Parce qu’ils ont osé parler et dénoncer ce qu’ils traversaient, ils ont été poussés à la #démission, à la #dépression, parfois jusqu’au #suicide.


    #harcèlement #viol #Themis #armée #audio #radio #Pieds_sur_terre

  • Manifestation féministe à Bruxelles : sous les pavés, l’humiliation policière ? RTBF - Vews - 5 Avril 2018
    https://www.rtbf.be/info/societe/detail_manifestation-feministe-a-bruxelles-sous-les-paves-l-humiliation-policie

    Violences physiques, insultes, violences psychiques. Les participants à une manifestation #féministe organisée samedi 31 mars à #Bruxelles dénoncent une #répression abusive de la part des forces de police. Une intervention justifiée par une manifestation non autorisée mais cette interdiction excuse-t-elle les #abus dénoncés ? 

    Ils s’appellent Jean-Michel, Fred, Vincent et Rose (noms d’emprunts). Tous étaient présents samedi soir, tous s’attendaient à une présence policière mais pas nécessairement à une intervention aussi musclée : « On avait fait 150 mètres à peine lorsque la police a bouclé la rue de part et d’autre, ils nous ont pris en nasse, ont posé des barrières de chantier, on étouffait ».

    Une manif’ non autorisée, un déploiement de force impressionnant
    Samedi 31 mars, une manifestation féministe se tenait place Sainte Catherine, dans le centre de #Bruxelles. Un cortège d’une petite centaine de participants s’élance aux environs de 20h30 malgré l’absence d’autorisation des autorités. Il s’agit de la 5e Reclaim The Night, une marche qui s’organise dans plusieurs grandes villes européennes et américaines depuis 1977 avec comme objectif la réappropriation de l’espace public : "ça veut dire que pour les identifiées femmes et minorités de #genre, c’est pas safe de circuler dans la rue à tout moment de la journée. On risque d’être harcelé, on risque des #agressions physiques ou sexuelles, des #insultes", précise Fred. 

    Cette année, aucune demande d’autorisation de manifester n’a été introduite. De son côté, la #police de Bruxelles-Ixelles a fait savoir qu’elle n’aurait pas délivré de permission. En 2017, la même marche avait été émaillée d’incidents avec la police. Alors pourquoi ne pas demander d’autorisation afin de lever toute ambiguïté ?  "De toute façon, ces dernières années, autorisation ou pas, ça se termine toujours avec une répression policière violente", résume Jean-Michel. Dans un texte publié sur internet le 2 avril, les manifestant(e)s expliquent :  « Nous estimons que nous devrions avoir le droit de nous approprier la rue sans avoir à négocier. Nous estimons avoir le droit d’être présent(es) en nombre dans la rue. Notre #liberté ne se négocie pas, elle s’impose ». 

    Coups, insultes et humiliation
    La #manifestation fait long feu. Rapidement les forces de police interviennent, prenant les manifestants en étau et posant des barrières de chantier de part et d’autre de la rue. Une septantaine de personnes est embarquée en fourgonnette vers les casernes d’Etterbeek : « Nous ne sommes pas informés de nos droits, les seuls mots que l’on reçoit ce sont des insultes ». Rose explique avoir été étranglée au commissariat, Vincent avoir été giflé « sans raison », d’autres témoins déclarent s’être fait peloter la poitrine ou avoir reçu des coups de pied au visage. 

    A la #brutalité physique s’ajoute également la violence psychique : « Quand on porte atteinte à ton identité, c’est quelque chose qui peut être grave pour une personne, c’est une chose contre laquelle on se mobilisait et cela se reproduit dans l’espace de mobilisation, ça a des conséquences dramatiques » , détaille Rose.  

    Nous aurions aimé entendre la version de la police de la zone Bruxelles-Ixelles. Celle-ci a d’abord accepté de répondre à nos questions avant finalement de décliner l’invitation. Via communiqué ce lundi 2 avril, le porte-parole de la police invitait les manifestants à porter plainte. 
    #détention_administrative #Arrestations_administratives #féminisme #résistance #reclaim_the_night
    Suite de : https://seenthis.net/messages/681865

  • #Viols et #agressions sexuelles : des centaines de milliers de cas en #France
    http://www.prescrire.org/fr/3/31/53969/0/NewsDetails.aspx

    Chaque année, en France, environ 62 000 femmes et 2 700 hommes sont victimes d’un viol ou d’une tentative de viol. Le nombre des personnes ayant subi d’autres agressions sexuelles, hors harcèlement et exhibitionnisme, au cours des 12 mois précédents est estimé à environ 553 000 femmes et 185 000 hommes.

    Au cours de leur vie, environ une femme sur 7 et un homme sur 25 sont victimes d’une agression sexuelle. Les #violences sexuelles subies par les femmes se produisent tout au long de la vie. Elles sont le fait des hommes dans 95 % des cas. Les violences sexuelles rapportées par les hommes sont le fait d’autres hommes dans 75 % des cas.Si tous les espaces de vie sont concernés, c’est au sein de l’espace privé que se produisent la majorité des viols et tentatives de viols, pour les hommes comme pour les femmes. Tous les milieux sociaux sont concernés.

    Malgré une prise de conscience réelle et les plans de lutte mis en place, les violences sexuelles subies par les femmes restent massives et donnent lieu à peu de #plaintes en #justice.

    Divers professionnels, dont les soignants, ont un rôle à jouer pour détecter ces agressions et accompagner les victimes.

    • Divers professionnels, dont les soignants, ont un rôle à jouer pour détecter ces agressions et accompagner les victimes.

      Aaaa maiiiiiis ces #vœux_pieux sans jamais rien derrière ce n’est plus possible en #2018

      Prescrire c’est bien le must des médecins dits indépendants des labos ? c’est à désespérer, mais purée de bouse, vous n’avez rien à dire d’autres ? vous n’avez pas d’expériences ou de conseils à relater, à croire qu’aucun médecin à citer n’existe qui serait allé se former pour savoir gérer une conversation autour d’une agression sexuelle, et qui pourrait, au hasard
      1- ne pas se taire, cette façon d’ignorer hyper violente genre « raa, encore une qui va me faire chier avec ces histoires de bonnes femmes »
      2- ne pas parler pour défendre son statut / d’homme/ de médecin/ de non violeur/ on s’en branle de tes états d’âme en fait
      3- parler ou mais avec les mots justes, va pas sortir en rigolant que tu vas l’agresser pour détendre l’atmosphère, ou ses rêves d’assassinat seront pour toi toutes les nuits pendant 6 mois
      4- qui ne va pas terroriser sa patiente avec un comportement sadique
      5- qui va savoir guider sa patiente vers les bonnes personnes si il ne sait pas, parce qu’un médecin a le droit de ne pas savoir

      Mais cet article c’est vraiment de la merde, les chiffres on les connait depuis longtemps, on les trouve partout, les femmes qui crèvent sous les coups de leur conjoints vous croyez qu’une fois mortes le problème de la violence est résolu ?
      Mais non petits bichons de médecins aux premières loges, cette violence là elle est pas réservée aux prolotes, aux idiotes, aux laissées_pour_compte, aux qui viennent pas voir le médecin. Cette violence masculine elle est pas ex-nihilo et elle ne fait pas que tuer, elle détruit chaque jour, à petit feu par ses agressions multiples, mais ils vivent où ces crevures de #tout_va_bien et les #ah_bon_y'a_un_problème ?