• En Inde, l’Andhra Pradesh se convertit à l’agroécologie
    https://www.lemonde.fr/economie/article/2021/01/19/en-inde-l-andhra-pradesh-se-convertit-a-l-agroecologie_6066806_3234.html

    A rebours de la « révolution verte » indienne et de ses dégâts, cet Etat du sud tente de rallier 6 millions d’agriculteurs à des méthodes naturelles pour nourrir la totalité de ses habitants d’ici à 2027.

    Les champs de Rama Krishna, à Nandi Velugu (district de Guntur), une dizaine d’acres, sont verts et luxuriants. Ce fermier de l’Andhra Pradesh, un Etat du sud-est de l’Inde, cultive principalement en cette saison hivernale du curcuma, une racine goûteuse et vertueuse, prisée dans le sous-continent. Mais ses rangs alternent avec des papayes, car les deux plantes se protègent.

    #péage 😒

    • A rebours de la « #révolution_verte » indienne et de ses dégâts, cet Etat du sud tente de rallier 6 millions d’agriculteurs à des méthodes naturelles pour nourrir la totalité de ses habitants d’ici à 2027.

      Les champs de Rama Krishna, à #Nandi_Velugu (district de #Guntur), une dizaine d’acres, sont verts et luxuriants. Ce fermier de l’#Andhra_Pradesh, un Etat du sud-est de l’Inde, cultive principalement en cette saison hivernale du curcuma, une racine goûteuse et vertueuse, prisée dans le sous-continent. Mais ses rangs alternent avec des papayes, car les deux plantes se protègent. Le curcuma a des propriétés antibiotiques pour la papaye et les hautes tiges de cette dernière apportent de l’ombrage au curcuma, comme les cocotiers, les manguiers et les bananiers plantés ici et là. Plus loin, son champ présente une farandole de légumes, bitter gourd - un légume très amer -, baby corn, piments rouges, lady finger, tomates. Des marigold (oeillets d’Inde) ont été semés pour éviter certains virus. Salades et cornichons, menthe et radis partagent une autre parcelle. Le mariage des cultures ne tient pas du hasard. Chacune est sélectionnée pour ses qualités et les services qu’elle peut rendre.

      Le paysan n’irrigue qu’une demi-heure par jour et ne possède pas de tracteur. Sur sa propriété, aucune substance chimique ne rentre, seulement des produits naturels, confectionnés à partir de l’urine et de la bouse de ses cinq vaches, de race locale. Il en enrobe ses semences. Pour nourrir la terre, il ajoute à ces deux ingrédients de l’eau, du sucre, de la terre et de la farine de légumineuse. S’il faut traiter des parasites ou des ravageurs, le paysan associe aux déchets de ses vaches des piments verts et des feuilles de goyave.

      Les champs de Rama ont des airs de jardin d’Eden et c’est un miracle car, fin novembre, une tempête a violemment frappé la région et noyé les terres sous des pluies diluviennes. Ses plants n’ont pas plié, la terre a absorbé le surplus d’eau. Rama en est convaincu, sa pratique de l’agroécologie a sauvé ses cultures. « C’est toute ma famille qui a été sauvée. Nous sommes vingt à travailler ici », explique-t-il.

      Détresse profonde

      Le fermier a rejoint le programme « agriculture naturelle à zéro budget » (ZBNF) développé par le gouvernement de l’Andhra Pradesh, le plus gros projet d’agroécologie au monde. Lancé en 2015-2016, et piloté par Vijay Kumar, un ancien haut fonctionnaire et conseiller à l’agriculture du gouvernement, ce programme soutenu par l’Organisation pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a déjà séduit 700 000 paysans et travailleurs agricoles, soit 190 000 hectares répartis dans 3 011 villages, qui cultivaient auparavant en agriculture conventionnelle.

      D’ici à 2027, l’objectif du gouvernement régional est de convertir 6 millions d’agriculteurs et 8 millions d’hectares, pour nourrir ses 53 millions d’habitants, la totalité de l’Etat. L’enjeu est crucial dans cette région agricole où 62 % de la population travaillent dans l’agriculture. Le secteur représente 28 % du PIB de l’Andhra Pradesh. « Notre but, c’est que notre région soit complètement libérée des produits chimiques et contribue ainsi à la bonne santé de la population et au bien-être des paysans », explique Vijay Kumar, qui s’est inspiré de Subhash Palekar, le père de l’agriculture naturelle en Inde.

      A l’entrée de la ferme de Rama Khrisna, un grand panneau affiche le portrait de ce paysan du Maharashtra, qui s’est élevé contre les méthodes de la « révolution verte » axées sur une utilisation massive d’engrais et de pesticides chimiques et sur une irrigation intensive. L’agriculture indienne consomme 83 % des ressources en eau disponibles, alors que la moyenne mondiale est de 70 %. Le recours systématique aux intrants a entraîné les agriculteurs indiens dans une logique fatale d’endettement et causé des dégâts irréversibles sur l’environnement, les sols et les nappes phréatiques.

      Sur le plan nutritionnel, la « révolution verte » a certes permis de mettre fin aux terribles famines qui décimaient le pays, mais elle a favorisé des cultures à hauts rendements, comme le riz et le blé, au détriment des légumineuses et des fruits et légumes. Les Indiens souffrent d’une alimentation carencée et les paysans d’une détresse profonde. Chaque jour, 28 personnes qui dépendent de l’agriculture, la plupart étranglées de dettes, se suicident en Inde, 10 281 personnes en 2019, selon le National Crime Records Bureau.

      La crise paysanne favorise également une forte migration vers les villes. Et ce n’est pas la réforme imposée par Narendra Modi, qui nourrit depuis plus de deux mois une immense colère chez les paysans indiens, qui changera quelque chose. Le gouvernement ne propose pas de faire évoluer le modèle de production, seulement de libéraliser la vente des produits agricoles.

      Foison de vers de terre

      A rebours de ce modèle, Subhash Palekar promeut depuis les années 1990 une agriculture économe, sans labourage, sans engrais chimiques ni pesticides et sans désherbage. Une agriculture qui ne craint ni les mauvaises herbes ni les insectes et fait confiance à la nature pour se régénérer et se réguler. A la demande du gouvernement d’Andhra Pradesh, il a formé des milliers de paysans dans des méga-cessions de formations. Satya Narayana, cultivateur dans le village d’Athota, dans le district de Guntur, a suivi ses préceptes. Sa récolte de riz est terminée et il a planté du millet sans se préoccuper des résidus de paille de riz qui jonchent son champ.

      Autrefois, comme beaucoup de paysans en Inde, il cherchait à se débarrasser au plus vite de ce chaume, en le brûlant pour passer à la culture suivante. Une catastrophe écologique. Depuis quelques années, il préserve ce couvert pour garder l’humidité dans le sol. Sa terre n’est pas compacte et elle abrite une foison de vers de terre. A la différence de l’agriculture industrielle, basée sur la monoculture, l’agriculture naturelle repose sur une grande variété de cultures, la couverture permanente des sols, et la stimulation des micro-organismes.

      Le fermier a planté des semences indigènes que lui a fournies gratuitement Bapa Rao, 36 ans, qui lui aussi s’est converti à l’agriculture naturelle. Il était designer graphique à Hyderabad, quand sa grand-mère a été emportée en 2011 par un cancer de l’estomac, lié à l’utilisation de pesticides. Il a abandonné son métier et travaille depuis cinq ans dans son village d’Athota avec son père, sur des terres qu’il loue et où il cultive riz et lentilles. Dans sa maison, Bapa Rao a constitué une banque de semences locales réputées pour leur qualité nutritionnelle et adaptées au climat, qu’il collecte toute l’année, notamment un riz noir, et qu’il partage avec les agriculteurs de son village. « Je fais cela parce que je suis convaincu que la nourriture est la seule véritable médecine », assure-t-il.

      Pour atteindre son objectif d’un Etat 100 % en agriculture naturelle, le gouvernement de l’Andhra Pradesh a créé une société publique à but non lucratif, le Rythu Sadhikara Samstha (RySS), chargée de convaincre les paysans de changer de modèle, de les former et de contrôler. Ce sont les agriculteurs eux-mêmes passés à l’agriculture naturelle qui vont diffuser les bonnes pratiques auprès de leur communauté. Autre point d’entrée, les groupes d’entraide de femmes, très actives. C’est un patient travail : l’organisme estime qu’un agriculteur a besoin d’un accompagnement entre trois et cinq ans pour se convertir totalement à l’agriculture naturelle. Parallèlement, le RySS mène auprès des travailleurs agricoles un programme de développement de jardins potagers, pour aider les familles pauvres à produire leurs propres denrées. Sarveswara Rao en est un des bénéficiaires.

      Avant, ce père de famille était obligé d’acheter sur les marchés. Les assiettes de ses deux enfants se réduisaient bien souvent à des portions de riz. Désormais, sa famille peut manger tous les jours des légumes et des fruits gratuits et sains. Le gouvernement indien, en butte à une crise agricole structurelle, s’est intéressé à l’expérience de l’Andhra Pradesh. Le 9 juillet 2018, le NITI Aayog (Institution nationale pour la transformation de l’Inde), qui a remplacé la Commission au plan en 2015 après l’accession au pouvoir de Narendra Modi, a invité Subhash Palekar à une présentation de l’agriculture naturelle.

      Selon Palekar, la majorité des participants - des scientifiques du Conseil indien de la recherche agricole et d’universités agricoles d’Etat et le ministre de l’agriculture - aurait convenu que l’agriculture naturelle était la seule alternative disponible pour doubler le revenu des agriculteurs d’ici à 2022, une promesse électorale que Narendra Modi avait faite à son arrivée au pouvoir en 2014.

      Lobbys industriels

      Mais c’était sans compter les lobbys industriels. Dans un livre à paraître en mars, aux Presses des Mines, Bruno Dorin, chercheur au Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad), qui travaille depuis deux ans avec le RySS sur une « prospective à 2050 de l’agriculture naturelle en Andra Pradesh », raconte comment l’Académie nationale des sciences agricoles indienne a entravé la généralisation de l’agriculture naturelle en Inde.

      Dans un courrier de trois pages envoyé à Narendra Modi, en septembre 2019, le président de cette académie explique que, après une journée d’étude avec 70 experts comprenant des industriels, les participants ont conclu que « le gouvernement de l’Inde ne devrait pas investir inutilement des capitaux, des efforts, du temps et des ressources humaines pour promouvoir le ZBNF en raison de l’impossibilité technique du pays à explorer cette technologie non démontrée et non scientifique . Quelques semaines plus tard la presse rapportait que « le gouvernement Modi soutient le ZBNF mais n’a pas de budget pour le promouvoir . Vijay Kumar connaît toutes ces résistances et sait que sa « démarche est difficile », mais, dit-il, « si nous ne le faisons pas, nous allons vers une catastrophe .

      #agriculture #agro-écologie #agroécologie

  • Y a-t-il une alternative aux pesticides ?
    https://laviedesidees.fr/Y-a-t-il-une-alternative-aux-pesticides.html

    La ré-autorisation des néonicotonoïdes fin 2020 a été justifiée par l’échec de solutions alternatives pour les betteraviers. Mais la focalisation du débat autour des questions technologiques masque les tensions opposant pouvoirs publics et scientifiques.

    #Politique #environnement #écologie #agriculture #lobbies #législation #Sciences
    https://laviedesidees.fr/IMG/docx/20210119_pesticides.docx
    https://laviedesidees.fr/IMG/pdf/20210119_pesticides.pdf

  • L’Œil de l’État
    Moderniser, uniformiser, détruire

    Ernest London

    https://lavoiedujaguar.net/L-OEil-de-l-Etat-Moderniser-uniformiser-detruire

    Dans son soucis d’accroître la lisibilité et la simplification de manière à faciliter la levée de l’impôt, la conscription et la prévention des révoltes, l’État, dans l’Europe du début de l’ère moderne, s’est appliqué « à rationaliser et standardiser ce qui n’était auparavant qu’une sorte de hiéroglyphe social » (la langue, les noms de famille, les unités de mesure, les villes et les transports, les propriétés, les registres de population et les cadastres, etc.). James C. Scott étudie les logiques bureaucratiques et scientifiques de projets « haut-modernistes » choisis parmi un vaste champ d’exemple de cette « ingénierie sociale », de la foresterie scientifique à l’urbanisme planifié de Le Corbusier, en passant par la planification autoritaire en Tanzanie et la collectivisation de l’agriculture soviétique. Tous ont échoué. À l’encontre de ces « approches autoritaires centralisées et surplombantes », il défend le rôle de formes de savoirs pratiques qu’il nomme « mētis ».

    Il présente l’invention de la sylviculture en Prusse et Saxe à la fin du XVIIIe siècle, « comme métaphore de formes de savoir et de manipulation caractéristiques d’institutions puissantes et aux intérêts bien définis, parmi lesquelles les bureaucraties d’État et les grandes entreprises commerciales sont peut-être les exemples les plus significatifs ». En réduisant la forêt à son rendement des recettes de bois pouvant être extraites chaque année, était occulté tout ce qui ne rapportait pas un revenu : le feuillage employé comme fourrage, les fruits, les branches utilisées pour fabriquer des pieux, par exemple, ou les brindilles pour allumer le feu, l’écorce ou les racines utilisées pour préparer des médicaments, la sève qui servait à fabriquer de la résine, etc., mais aussi la flore et la faune, et toutes les interactions humaines avec la forêt (chasse, cueillette, fabrication du charbon de bois, rituel magique, refuge…). (...)

    #James_Scott #État #haut-modernisme #forêt #cadastre #Le_Corbusier #ville #urbanisme #Lewis_Mumford #Taylor #rationalisation #Brasilia #Chandigarh #Jane_Jacobs #Lénine #avant-garde #planification #Rosa_Luxemburg #Staline #agriculture #mètis

  • Manifestations des agricultrices et agriculteurs en Inde

    India’s farmers’ protests: the British left must show solidarity

    In India, in the middle of the pandemic, a unique struggle is taking place. Hundreds of thousands of farmers from across the country are occupying the borders of Delhi in a protest against the combined forces of corporate power and an ultra-right-wing government. On the whole an estimated 2 million people are said to be involved.

    It is, however, not only its magnitude which makes it significant. The farmers’ protest represents a potentially transformative moment in the struggle against fascism which has been sweeping India over the last year – fuelled by growing anger against the regime of Prime Minister Narendra Modi.

    The most important events have been as follows: on 10 December last year the BJP (Bharatiya Janata Party, or Indian People’s Party) government passed the Islamophobic and exclusionary Citizenship Amendment Act (CAA) which, together with a National Register of Citizens, effectively disenfranchises India’s Muslim population and violates India’s secular Constitution. It was met by peaceful mass protests by students, which were viciously attacked by police and right-wing mobs affiliated with the BJP. At that point thousands of Muslim women came out to protest and, breaking all stereotypes, began an occupation of public space in Shaheen Bagh in Delhi – sitting there continuously day and night, through the bitter cold of the winter months.

    https://www.rs21.org.uk/2020/12/30/indias-farmers-protests-the-british-left-must-show-solidarity

    #agriculture #Inde #manifestation

  • Je note pour pas l’oublier : mes amis qui ne plaisantent ni avec la cuisine napolitaine ni avec la qualité du café, me recommandent le bouquin : On va déguster l’Italie ; du panettone aux spaghetti al ragù de Scorsese ; tutta la cucina italiana, de François-Régis Gaudry et al.

    Il paraît que c’est vraiment très très bien, bourré d’informations que seuls les locaux de l’étape sont censés connaître, mais c’est déjà épuisé. Va falloir attendre une réimpression…

    Sinon, les mêmes amis sont passés cet été à Montpellier, et voyant qu’on mangeait des Barilla (d’ailleurs, sur leurs conseils d’il y a vingt ans), nous ont conseillé de passer à la marque Rummo. Et on confirme : c’est le jour et la nuit.

  • Sudan declares full control of border territory settled by Ethiopians

    Sudan said on Thursday its forces had taken control of all of Sudanese territory in a border area settled by Ethiopian farmers, after weeks of clashes.

    Ethiopia, for its part, accused its neighbour of sending forces into its territory for attacks.

    Border tensions have reignited since the outbreak of a conflict in Ethiopia’s northern Tigray region in early November, which sent more than 50,000 mainly Tigrayan refugees fleeing into eastern Sudan.

    Clashes have occurred in recent weeks over agricultural land in the #al-Fashqa area, which lies within Sudan’s international boundaries but has been settled by Ethiopian farmers for years.

    On Saturday, Sudan said it had taken control of most, but not all, of the territory. Acting Foreign Minister Omar Gamareldin told a news conference on Thursday it had now taken the rest.

    Talks between the two countries over the border broke down last week. Sudanese officials say Ethiopia has not formally disputed the border, which was demarcated decades ago. But comments from Ethiopian officials suggest disagreement.

    At a news conference on Tuesday, Ethiopia’s foreign ministry spokesman Dina Mufti accused Sudan of sending troops onto its land.

    “The condition has reached a point where some (Sudanese) political leaders were saying it was their land, and they controlled their own land and they are not going to leave the land,” he said.

    In an Independence Day address late on Thursday, the head of Sudan’s sovereign council said its troops had not left Sudan.

    “Sudan has not and will not cross international borders or violate our neighbour Ethiopia,” General Abdelfattah al-Burhan said late on Thursday. He said Sudan was looking to solve the issue of trespassing farmers through dialogue.

    Ethiopia has accused Sudan of carrying out attacks on the farmers starting in early November. Sudan has said the forces it has engaged with are trained and armed like regular troops.

    Ethiopian spokesman Mufti also blamed Sudan’s behaviour on an unnamed third country, which he said was seeking instability in the region and occupying Sudanese land. That appeared to be a reference to Egypt, which summoned the Ethiopian charge d’affairs to demand an explanation for Mufti’s remarks.

    Egypt, Ethiopia and Sudan have so far failed to end a three-way dispute over the filling and operation of the billion-dollar Grand Ethiopian Renaissance Dam, which Egypt sees as a threat to its agricultural economy, and which began filling in July.

    https://in.reuters.com/article/sudan-ethiopia-idINKBN2951BG?taid=5fee51e8e9b1eb00011de63a
    #Soudan #guerre #conflit #frontières #différend_frontalier
    #Ethiopie #Egypte #agriculture #eau #barrage_hydroélectrique #Nil #Tigré

    ping @reka @fil

  • Quand les fonds pensions des salarié·es ou des fonds publics de développement contribuent à l’accaparement des terres et des activités agricoles

    L’intérêt de ce rapport tient à la saisie du capital-investissement du double coté de l’origine des fonds monétaires et des lieux d’activité.

    Note sur : Grain : Les barbares à la porte de la ferme
    le capital-investissement à l’assaut de l’agriculture

    https://entreleslignesentrelesmots.blog/2020/12/31/quand-les-fonds-pensions-des-salarie·es-ou-des-fonds-pu

    #capitalisme #international #agriculture

  • The Big Thaw: How Russia Could Dominate a Warming World — ProPublica
    https://www.propublica.org/article/the-big-thaw-how-russia-could-dominate-a-warming-world

    no country may be better positioned to capitalize on climate change than Russia. Russia has the largest land mass by far of any northern nation. It is positioned farther north than all of its South Asian neighbors, which collectively are home to the largest global population fending off displacement from rising seas, drought and an overheating climate. Like Canada, Russia is rich in resources and land, with room to grow. Its crop production is expected to be boosted by warming temperatures over the coming decades

    (...) Draw a line around the planet at the latitude of the northern borders of the United States and China, and just about every place south, across five continents, stands to lose out. Productivity, Burke found, peaks at about 55 [F] degrees average temperature and then drops as the climate warms. He projects that by 2100, the national per capita income in the United States might be a third less than it would be in a nonwarming world; India’s would be nearly 92% less; and China’s future growth would be cut short by nearly half. The mirror image, meanwhile, tells a different story: Incredible growth could await those places soon to enter their prime. Canada, Scandinavia, Iceland and Russia each could see as much as fivefold bursts in their per capita gross domestic products by the end of the century so long as they have enough people to power their economies at that level.

  • Souveraineté alimentaire et transition agro-écologique

    « Les lobbies défendant les intérêts des multinationales de l’agroalimentaire influencent les préparatifs du Sommet Des Nations Unies sur les SYSTÈMES ALIMENTAIRES prévu en 2021. Ils rendent le processus opaque et exclusif. La Via Campesina explique pourquoi cela met en danger la souveraineté alimentaire des peuples et menace l’avenir de la planète ».

    Note sur : La Via Campesina : Etat de siège sur un sommet
    A propos du sommet des Nations unies sur les systèmes alimentaires 2021

    https://entreleslignesentrelesmots.blog/2020/12/23/souverainete-alimentaire-et-transition-agro-ecologique

    #ecologie #agriculture

  • Un plan de transition sociale et écologique de l’agriculture

    Au dernier salon de l’agriculture la Confédération paysanne a posé les bases d’un travail à mener pour cette année : un plan de transition sociale et écologique de l’agriculture, pour répondre à l’urgence sociale de nos territoires

    Nous voulons imaginer, réfléchir et écrire ce plan avec des organisations citoyennes de consommateurs et consommatrices, des organisations écologiques, de solidarité internationale et des syndicats de salarié·es. Ce nouveau pacte agricole et alimentaire que nous devons bâtir, doit s’appuyer sur l’expertise de toutes et tous, sur les besoins et les attentes des différent·es acteurs et actrices de territoires que nous sommes. L’orientation agricole ne peut plus être définie par un cercle restreint de soi-disant professionnels, car la direction prise impacte beaucoup plus que le seul monde agricole.

    https://entreleslignesentrelesmots.blog/2020/12/21/un-plan-de-transition-sociale-et-ecologique-de-lagricul

    #agriculture #ecologie #syndicalisme

  • LE BANQUET
    https://ricochets.cc/Solidarite-Partage-Crest-Drome.html

    C’est l’histoire d’une rencontre, à la Condamine, à la prairie, à l’Hydre.. Une histoire d’amitié, de volonté de partage. 2, puis 3, puis 5, 6 personnes se sont retrouvées. . Leurs envies, leurs besoins et leur rêve : • finir les fins de mois dignement, • manger des produits bio, • se rencontrer • rencontrer des maraîchers, les aider, • rêver et agir Alors nous commençons, dès maintenant,, depuis octobre, petit à petit. Une fois par mois, des gens de la Condamine et d’ailleurs vont récupérer des légumes bio (...) #Les_Articles

    / #Agriculture_biologique, #Crest, #Agriculture, #Initiatives_d'habitant.e.s

  • How Russia Wins the Climate Crisis - The New York Times
    https://www.nytimes.com/interactive/2020/12/16/magazine/russia-climate-migration-crisis.html

    Around the world, climate change is becoming an epochal crisis, a nightmare of drought, desertification, flooding and unbearable heat, threatening to make vast regions less habitable and drive the greatest migration of refugees in history. But for a few nations, climate change will present an unparalleled opportunity, as the planet’s coldest regions become more temperate. There is plenty of reason to think that those places will also receive an extraordinary influx of people displaced from the hottest parts of the world as the climate warms. Human migration, historically, has been driven by the pursuit of prosperity even more so than it has by environmental strife. With climate change, prosperity and habitability — haven and economic opportunity — will soon become one and the same.

    And no country may be better positioned to capitalize on climate change than Russia. Russia has the largest land mass by far of any northern nation. It is positioned farther north than all of its South Asian neighbors, which collectively are home to the largest global population fending off displacement from rising seas, drought and an overheating climate. Like Canada, Russia is rich in resources and land, with room to grow. Its crop production is expected to be boosted by warming temperatures over the coming decades even as farm yields in the United States, Europe and India are all forecast to decrease. And whether by accident or cunning strategy or, most likely, some combination of the two, the steps its leaders have steadily taken — planting flags in the Arctic and propping up domestic grain production among them — have increasingly positioned Russia to regain its superpower mantle in a warmer world.

    [...]

    Russia’s agricultural dominance, says Rod Schoonover, the former director of environment and natural resources at the National Intelligence Council and a former senior State Department analyst under the Obama and Trump administrations, is “an emergent national security issue” that is “underappreciated as a geopolitical threat.”

    [...]

    And as climate change increasingly drives mass migration, the eventual pressure from the population to the south is quite real. Northeastern China, a report from the U.S. National Intelligence Council warns, will face water shortages and droughts that could drive its population into Russia “in large numbers,” potentially unsettling the entire region. Chinese migrants might be pulled into the Russian Far East by economic opportunities today, the council stated, but by as soon as 2030 the dynamic could flip to one in which they will instead be pushed out of China for lack of basic resources.

    And it won’t just be from China. Water shortages and more frequent droughts across Central Asia and Mongolia and south as far as India could push large numbers of people north. A 2015 study by Russian demographers published in The Mediterranean Journal of Social Sciences looked at how unabated climate change would force the “resettlement of millions” of Vietnamese, many of whom might also come to Russia, as sea levels inundate the Mekong Delta by the end of this century.

    If there is any lesson to be learned from the instability that has already been caused by climate-driven migration around the world, whether drought-stricken Guatemalans at the U.S. border or Syrians pressing into Europe, it’s that a strategy of accommodating migrants would almost certainly be more to Russia’s benefit than one that attempts to keep them out. Accommodation, an abundance of migration research shows, stands a better chance of preserving Russia’s own sovereignty while improving the stability of its surrounding regions; exclusion is likely to lead to endless conflict and chaos on its borders, which risks spilling across in destabilizing ways.

    #climat #agriculture #migration #géopolitique #Russie #Chine #Asie_centrale #Inde

  • Le associazioni: «Il governo approfitta del momento per introdurre la coltivazione degli ogm in Italia»

    La denuncia arriva da quattro associazioni molto attive sul versante dell’ambiente e della salute, Isde, European Consumers, Navdanya International e Gruppo Unitario per le Foreste Italiane: «Approfittando della generale attenzione rivolta a ben altro, il Governo è in procinto di emanare quattro decreti legislativi che, di fatto, introducono la coltivazione degli OGM in Italia senza dibattito, senza confronti, ignorando le ragioni di chi con prove sperimentali e scientifiche ha dimostrato la loro pericolosità».

    Isde, European Consumers, Navdanya International e Gruppo Unitario per le Foreste Italiane prendono posizione su quella che annunciano essere una mossa del Governo per introdurre la coltivazione in Italia degli organismi geneticamente modificati.

    «Approfittando del tragico momento attuale e della generale attenzione rivolta a ben altro, il Governo è in procinto di emanare quattro decreti legislativi che, di fatto, introducono la coltivazione degli OGM in Italia contro il volere della generalità dei cittadini, senza dibattito alcuno, senza confronti e approfondimenti con la collettività, ignorando sistematicamente le ragioni di chi con prove sperimentali e scientifiche ha dimostrato la pericolosità degli stessi OGM per la salute umana ed animale e per l’integrità e la salubrità dell’ambiente - si legge nel comunicato stampa delle quattro organizzazioni - Si travolge, in concreto, con inopinate scelte, l’intero assetto agricolo italiano, introducendo, nel silenzio generale, con un colpo di mano degno di miglior causa e con il metodo del fatto compiuto, una rivoluzione copernicana che per gravità ed effetti nocivi nel tempo supera di gran lunga la presente pandemia, considerando l’irreversibilità dell’inquinamento dei terreni che gli OGM producono, rendendo impossibile in futuro ogni coltivazione sia dei vegetali tradizionali che di quelli biologici».

    «Peraltro, nel formulare questi Testi Unici sulla produzione e commercializzazione di ogni specie e varietà vegetali (sementi di cereali, ortive, piante da frutto, viti, ecc.), il Governo, travolgendo il contenuto della delega ricevuta (art. 11, legge n. 117/19), ha rivolto una particolare attenzione non al riordino della indicata materia e della sua disciplina, ma alla produzione e commercializzazione degli OGM, tutt’ora vietati in Italia in forza di un norma comunitaria che permette allo Stato membro UE di decidere in tal senso - si legge ancora nella nota - Aggiungasi, che non solo il Governo ha superato i limiti della delega ricevuta e il richiamato divieto, ma ha anche ignorato e disatteso il contenuto della sentenza della Corte di Giustizia del Lussemburgo, del 25 luglio 2018 (vincolante per gli Stati membri UE) che conferma la pericolosità degli OGM e dei nuovi NBT (da assimilare agli OGM) e, implicitamente, la legittimità del menzionato divieto di coltivazione disposto dall’Italia e da altri 20 Stati UE, in attuazione del principio di precauzione».

    «Si provvede, poi, a disciplinare la coesistenza delle coltivazioni OGM con quelle non OGM (art. 56 del D.lgs. sulle piante da frutto; atto del Governo n. 208) facendo riferimento, nel preambolo del citato decreto, alla disciplina sulla coesistenza stessa contenuta nella legge n. 5 del 2005, dichiarata incostituzionale dalla Corte Costituzionale con sentenza n. 116 del 2006 - proseguono le associazioni - Infine, viene completamente dimenticata la Decisione UE 2019/1904 del Consiglio, 8 novembre 2019, che invita la Commissione UE a presentare uno studio alla luce della citata sentenza della Corte di Giustizia del Lussemburgo del 25/7/2018 sui nuovi NBT (parificati agli OGM) e sul loro impatto ambientale, entro il 30 aprile 2021, con ciò rendendo inutile e, comunque, intempestiva la formazione di questi Testi Unici che regolano in modo improvvido anche la produzione degli OGM».

    «In altre parole, prima di introdurre gli OGM nell’ambiente sembra fondamentale attendere il risultato di tali studi, tenendo anche conto dell’esperienza altrui che reiteratamente ha confermato che il polline di tale vegetazione OGM, dominante, inquina le coltivazioni convenzionali e biologiche e, nel contempo, irreversibilmente il terreno utilizzato per la loro produzione - scrivono ancora nella nota - Ora su questo inquinamento irreversibile del suolo, preliminare ad ogni altra indagine, non si è fatta mai luce, pur possedendo, in merito, dati e conferme da molte parti del mondo: USA, Canada, Argentina, Brasile, India, Cina, Spagna. Si vuole con ciò significare che è inutile regolare la materia (compresi gli NBT) se, nel breve, medio e lungo termine di vegetazione convenzionale e biologica non si potrà più parlare, venendo anche meno ogni produzione italiana di qualità, così estesamente richiesta a livello mondiale».

    «In altri termini, questi nuovi prodotti potrebbero risultare del tutto uguali (e/o non dissimili) ad altri coltivati in Paesi esteri, con crollo verticale della biodiversità e della produzione nazionale di qualità, non più in grado di distinguersi dalle produzioni non italiane. Da ricordare, ancora, che molti OGM rendono indispensabile l’uso del glifosato (causa di gravissime malattie) come diserbante, che, tuttavia, si è notato, in breve tempo risulta inefficace oltre a causare la distruzione totale della fecondità dei terreni che, alla fine, diventano sterili - dichiarano le organizzazioni che hanno sottoscritto la denuncia - In concreto, si è seguito con sgomento e incredulità il progressivo avvicinamento del Governo e del Parlamento italiani alle posizioni di chi da sempre ha cercato e cerca di introdurre in Italia la coltivazione degli OGM e non solo di quella del mais e della soia transgenici. Ora dopo più di 20 anni di dibattiti sull’argomento non si è ancora riusciti a comprendere quali siano i vantaggi reali di simili coltivazioni per la agricoltura nazionale e per gli agricoltori».

    «Si ricorda l’incessante opera di pressione da parte delle lobby industriali e degli Stati Uniti presso l’UE in particolare dopo il pronunciamento riguardo l’equiparazione di OGM e le nuove tecniche di gene editing. Saranno le grandi multinazionali che brevetteranno le nuove varietà che trarranno gli unici benefici da politiche di questo tipo e non certo i consumatori o i piccoli e medi produttori. Si tratta dello stesso modello industriale che contraddice gli stessi dettami della Commissione Europea in termini di salvaguardia della biodiversità, riduzione dell’uso dei pesticidi, Farm to fork. Non ci sono ritorni economici, perché quand’anche questi ritorni si riuscissero a dimostrare, l’agricoltore dovrà, comunque, pagare direttamente o indirettamente il costo di non meno di 7 (sette!) brevetti, senza considerare i costi di chi vorrà difendersi dagli OGM.
    Non ci sono risparmi sui diserbanti, da utilizzare anche per i motivi sopra evidenziati».

    «Non è garantita la conservazione della biodiversità, che crolla radicalmente come avvenuto nelle aree in cui gli OGM sono coltivati a pieno campo. Neppure è assicurato l’aumento della produzione, come più volte dichiarato dagli agricoltori statunitensi. Non sarà più possibile preservare le aree destinate al convenzionale e al biologico dall’inquinamento di OGM, perché là dove la coesistenza è stata attuata essa è fallita. Non è, inoltre, possibile sollecitare ed ottenere l’intervento delle Assicurazioni, per garantirsi dagli inquinamenti da OGM, perché, in tutti i Paesi, le stesse si sono sempre rifiutate di prestare tali garanzie. Né si potrà accollare il risarcimento del danno ai coltivatori di OGM confinanti, per l’impossibilità di individuare con certezza il colpevole. In sostanza, si rischia di introdurre nel territorio nazionale la guerra tra produttori, combattuta ora a livelli intercontinentali, anche prescindendo dall’azione della natura e dai suoi effetti».

    «Si tenga ancora conto dello stravolgimento del mercato fondiario, non più in grado di garantire la persistenza di aree protette dagli OGM - proseguono le associazioni - Anche il sistema delle distanze da rispettare, nella coesistenza tra OGM e non OGM, travolgerebbe l’uguaglianza e la libertà dei cittadini al confine (art. 3 della Cost.), costretti ingiustamente, a favore di altri, ad un uso limitato del proprio bene. La stessa prelazione del confinante verrebbe, di fatto, riservata al solo coltivatore di OGM, perché chi coltiva OGM può acquistare campi senza OGM, ma chi coltiva campi senza OGM, non potrà, né vorrà, acquistare campi con OGM».

    «Da ultimo è necessario far rilevare che l’eventuale obbligo comunitario nella materia (s’è già visto, peraltro, inesistente) prevale sul limite costituzionale interno solo quando non tocca principi e diritti fondamentali previsti dalla nostra Costituzione (come il diritto alla salute, art. 32 Cost., e il diritto all’integrità dell’ambiente, art. 9 Cost.) intangibili, in quanto tali, anche ad opera di prescrizioni comunitarie, non avendo l’Italia con il Trattato di Roma, rinunciato a tutta la sua sovranità ma solo a parte di essa».

    Le quattro associazioni in questione invitano:
    «-Il Governo a ritirare i decreti legislativi in parola redatti, per quanto riguarda gli OGM, in assenza di delega legislativa;
    –Il Parlamento ad intervenire con legge nazionale per impedire l’introduzione degli OGM in Italia ovvero per promuovere, sempre con legge, un referendum consultivo nazionale sul tema;
    –Il Presidente della Repubblica a non sottoscrivere i citati decreti legislativi per l’evidente superamento dei limiti della delega e, dunque, per l’illegittimità degli stessi;
    le Regioni, ove i richiamati decreti entrassero in vigore, ad impugnarli davanti alla Corte Costituzionale;
    –I cittadini ad attivarsi per impedire che vengano espropriati illecitamente del godimento sano dei beni posseduti e, nel contempo, privati di un vivere salutare e sereno».

    https://www.terranuova.it/News/Agricoltura/Le-associazioni-Il-governo-approfitta-del-momento-per-introdurre-la-colti
    #Italie #OGM #agriculture

  • Des fraises pour le renard en streaming - Replay France 3 | France tv
    https://www.france.tv/france-3/la-ligne-bleue/2128147-des-fraises-pour-le-renard.html


    chouette doc

    Une révolution se prépare dans nos campagnes : à travers le pays se forment des communautés de paysans où vie domestique et vie sauvage dialoguent et négocient pour le plus grand bénéfice de tous. Toute cette nature soi-disant nuisible, que l’agriculture conventionnelle a cherché à exterminer avec des pesticides, coexiste avec l’homme pour le bien de tous. Zoom sur trois fermes emblématiques des régions françaises, à la découverte d’un pan méconnu de la biodiversité. Le renard prédateur naturel des campagnols, ces petits rongeurs dévastateurs, devient un allié. Ailleurs, les oiseaux, les libellules et les insectes contribuent à la pollinisation.

    #griculture #paysannerie

  • Le nouveau label « haute valeur environnementale » pour l’agriculture : « Un foutage de gueule phénoménal » - Basta !
    https://www.bastamag.net/Label-Haute-valeur-environnementale-HVE-pesticides-glyphosate-vins-confusi

    Quatre organisations syndicale et associative – la Confédération paysanne, Agir pour l’environnement, le Synabio, mais aussi la fédération France nature environnement qui a pourtant été l’un des instigateurs du label – ont organisé le 2 décembre une conférence de presse pour dénoncer « l’illusion de transition agroécologique » que constitue cette certification. Celle-ci n’interdit pas, par exemple, le recours aux produits chimiques, contrairement au label AB (agriculture biologique). En dépit des 150 pages de cahier des charges, une exploitation agricole peut être certifiée HVE alors même qu’elle utilise des produits cancérogènes, mutagènes et reprotoxiques – les « CMR ». Comment est-ce possible ?

    « La HVE n’interdit ni l’utilisation des pesticides ni des OGM » s’insurge Didier Perréol, président du syndicat des transformateurs bio. « Il ne faut pas laisser duper les consommateurs français. La HVE n’est rien d’autre qu’une haute volonté d’enfumage. » « Soit la HVE s’améliore, soit elle doit disparaître, affirme de son côté Arnaud Schwartz, président de la fédération France nature environnement. Car oui, elle peut être un outil massif de greenwashing et de tromperie. » Avec une question au gouvernement : pourquoi favoriser une telle usine à gaz plutôt que de renforcer la qualité et le contrôle des certifications déjà existantes.

    Poursuivie en justice pour avoir fait analyser des vins certifiés HVE

    En Gironde, Valérie Murat n’hésite pas, elle, à parler de « vaste escroquerie ». Présidente de l’association Alerte aux toxiques, elle a réalisé une campagne d’analyse sur 22 bouteilles de vins, issues pour la plupart de domaines bordelais. Toutes ces bouteilles possèdent la certification HVE ou affirment se référer à une pratique vertueuse. Les résultats, publiés en septembre dernier, montrent que toutes les bouteilles contiennent des molécules – sept en moyenne – considérées comme des perturbateurs endocriniens potentiels [2]. Dans onze bouteilles, des traces de substances classées CMR probables ont été mises en évidence. Neuf bouteilles renferment au moins un des fongicides SDHI. « Ces résultats montrent des écarts importants entre le marketing, les promesses et la réalité des pratiques professionnelles », commente Valérie Murat.
    SDHI, ces pesticides épandus massivement qui s’attaquent à tous les êtres vivants

    L’écho de ces analyses n’a pas plu au Conseil interprofessionnel du vin de Bordeaux (CIVB) qui a déposé plainte pour « dénigrement collectif à l’égard de la filière ». Les avocats de l’interprofession demandent une condamnation de 100 000 euros contre l’association « en réparation du préjudice collectif subi » et le retrait des supports de cette communication – sous astreinte de 5000 euros par jour de retard. Une audience se tient ce 17 décembre au tribunal de Libourne. « À partir du moment où on met nos vins sur le marché, de quel droit pourrait-on empêcher des consommateurs et des associations de les analyser et de commenter les résultats ? », interroge la Confédération paysanne de Gironde. Le syndicat appelle à soutenir Valérie Murat « contre cette tentative invraisemblable de bâillonner tout point de vue divergeant » [3].

    #Agriculture #Marketing #Lanceurs_alerte #Labels

  • In these West Virginia and California agricultural towns, farmers and ranchers are battling the pandemic and big industry - Washington Post
    https://www.washingtonpost.com/graphics/2020/road-to-recovery/farmers-ranchers-coronavirus-food-california-west-virginia

    In these two American breadbasket communities, small farmers and ranchers have been left to improvise as their markets swivel and contract. In its early months considered an urban problem, the coronavirus has been especially brutal in rural agricultural communities, where farmworkers were slow to get personal protective equipment and effective safety protocols.
    In both Salinas and Moorefield, the coronavirus has contributed layers of complexity to an already backbreaking professional path. Several years of historically poor planting conditions and retaliatory tariffs under the Trump administration have cut off potential for agricultural exports and left farmers with few reserves before the pandemic began to hopscotch across the country.
    For Mary Jo Keller, 90, Moorefield has always been home, where she and her family make a dwindling living from dairy cows. Not far away, Rick Woodworth raises cattle on Flying W Farms — he owns them from birth to slaughter, growing all his own feed, a refutation of modern industrial agricultural models epitomized by Pilgrim’s. “We have not participated with Pilgrim’s Pride or been involved with them in any way, shape or form,” he says. “I’m a Type A personality clear off the chart: I want to be in control of my destiny, not be on a contract to produce for Pilgrim’s. We’ve chosen to go our own way and take our own risks.” More than half of all agricultural sales in the state are poultry and eggs, a market dominated by large-scale, vertically integrated facilities owned by multinational food companies. They depend on tight margins, a constant supply of new workers and government support that prioritizes increased line speed and efficiency. Cattle ranchers in the area are rare these days, dairy farmers all but extinct. What these small operators lack in economies of scale they gain in autonomy and open space.
    In Salinas, the small independent farmers have few choices: sell to restaurants and at farmers markets, or at a reduced price to wholesalers. Most of Salinas’s organic growers sell their products to a single distributor: Coke Farm, an organic grower/shipper in nearby San Juan Bautista.
    Celsa Ortega, Rigoberto Bucio and Javier Zamora each have taken a new route to independence. Immigrants from Mexico, all three began as workers on large farms, going through programs with the Agriculture and Land-Based Training Association (ALBA), a nonprofit that trains limited-resource and aspiring organic farmers and then equips them with land. Ortega farms only an acre, Bucio farms 12 and Zamora a little over 100 — small farmers battling the “get big or get out” ethos that has taken root in agriculture since the 1970s.

    #Covid-19#migrant#migration#etatsunis#mexique#californie#sante#travailleurmigrant#agriculture#economie#minorite#inegalite

  • ’The virus is moving in’: why California is losing the fight against Covid | US news | The Guardian
    https://www.theguardian.com/us-news/2020/dec/11/california-covid-19-coronavirus-surging
    https://i.guim.co.uk/img/media/8d03ac1e8e81b13792995c574ca3db36939bb199/0_28_4800_2880/master/4800.jpg?width=1200&height=630&quality=85&auto=format&fit=crop&overlay-ali

    Latinos in LA county, many of whom are working essential jobs, are also contracting the virus at more than double the rate of white residents. The toll in working-class neighborhoods has been especially devastating for undocumented people, who have been unable to access aid.
    Farm laborers with Fresh Harvest in Greenfield, California. Covid-19 has disproportionately impacted the state’s farmworkers.
    “It’s really dire for our folks. They have a right to paid sick days, but that doesn’t mean that right is respected,” said Marissa Nuncio, an advocate for garment workers in LA who have faced Covid outbreaks at factories where they are manufacturing masks. Nuncio said nine months into the pandemic, she still gets calls from infected workers who are struggling to access tests and are afraid to go to the hospital. “They just say, ‘I hope I’m able to recover from this at home.’” The new lockdown measures do little to address those inequalities because they lack support for workers, said Marta Induni, the director of research at the Oakland-based non-profit Public Health Institute. “We have the confluence of factors where people are facing financial instability, and feel like they have no choice but to work even if they get sick,” she said. “And particularly in California, we have a large population of undocumented people who have been demonized by the federal government and are especially vulnerable.”
    Activists hope that California will take those inequalities into account as it develops a plan to distribute Covid-19 vaccines. California is on track to receive 327,000 doses in its first shipment, which will reach hospitals in the coming days. The state aims to give the vaccine to 2.16 million people by the end of the year, starting with healthcare workers and residents of long-term care facilities.Officials have pledged to consider racial equity in distribution efforts, but there is a long road ahead to build trust in the vaccine and to reach the hardest-hit communities

    #Covid-19#migrant#migration#etatsunis#californie#sante#inegalite#minotite#latino#vulnerabilite#economie#agriculture#travailleurmigrant#travailleurclandestin

  • ICI TERRES FERTILES
    https://ricochets.cc/ICI-TERRES-FERTILES.html

    Nous sommes aujourd’hui le 17 novembre, un nouvel Appel à agir contre la réintoxication du monde a été lancé ! (site : agir17.noblogs.org). La Tulipe Sauvage a décidé de profiter de cette journée d’actions, à l’échelle nationale, pour faire connaitre à tous/tes les projets de bétonisation qui menacent les terres agricoles de la plaine de Chamarges. Dans cette vallée et dans cette période où l’enjeu de l’autonomie alimentaire est incontournable, ces terres plates et irrigables sont essentielles pour la (...) #Les_Articles

    / #Die, #Agriculture

  • #Parkinson : une maladie professionnelle invisible causée par les pesticides - Basta !
    https://www.bastamag.net/Parkinson-une-maladie-professionnelle-invisible-causee-par-les-pesticides

    Plusieurs milliers de personnes se voient diagnostiquer, chaque année, une maladie de Parkinson. Autrefois « réservée » aux plus de 70 ans, cette affection neurodégénérative touche désormais des personnes d’une cinquantaine d’années. Nombre d’entre elles ont exercé une activité professionnelle qui les a exposées aux pesticides, dans le milieu agricole surtout. La plupart ignorent qu’elles peuvent obtenir une reconnaissance en maladie professionnelle ; et supportent donc seules les difficultés et les frais qu’imposent cette affection.

  • #Esperanto, inventare l’avvenire coltivando un terreno confiscato alla camorra

    In un terreno confiscato alle mafie nella provincia di #Caserta, la cooperativa Esperanto porta avanti un progetto di agricoltura sociale che favorisce l’inserimento lavorativo di vittime del caporalato e altre persone in situazioni di difficoltà che qui hanno trovato il posto giusto per inventare il proprio avvenire.

    Cosa accade quando una persona è sul proprio sentiero? Quando fa quello che ama e lo fa solamente per un suo ideale e senza chiedere un compenso per il tempo investito? Succede l’inaspettato, succede la meraviglia.

    Penso che non ci sia altro modo per iniziare quest’articolo e per presentare #Gennaro_Ferilli, 58 anni, originario di Pozzuoli (NA), per lavoro sociologo e dirigente di un centro per l’impiego per mestiere, per amore presidente di Altro mondo Flegreo e fondatore della Cooperativa Esperanto (https://www.italiachecambia.org/mappa/esperanto).

    Gennaro inizia sette anni fa a creare un progetto di economia sociale. Facendo parte, attivamente, di R.E.S (Reti di Economia Solidale) attua percorsi di “buone pratiche del consumo etico” coinvolgendo #GAS (#Gruppi_di Acquisto_Solidale) e mercati di contadini. Si affianca poi ai Missionari Comboniani di #Castel_Volturno (CE) per offrire un sostegno concreto ai migranti attraverso il progetto agroalimentare #Green_Hope, che consiste nella riqualificazione di un terreno dei Missionari di 3000 metri sul quale attivare borse lavoro, per offrire un’opportunità di riscatto alla terra e ai migranti prevalentemente africani.

    Parliamo di un territorio molto particolare e di difficile gestione. Castel Volturno, provincia di Caserta, ha subito modifiche enormi negli ultimi cinquant’anni e da piccolo paese di contadini è diventato un luogo pregno di illegalità. Qui vi è un numero elevatissimo di migranti che vivono in grave situazione di disagio, la camorra locale è stata affiancata dalla mafia nigeriana ed entrambe si occupano di tratta delle persone, gestione della prostituzione, caporalato, spaccio di droga, appalti e smaltimenti rifiuti.
    Le case sono per lo più abusive e la #Terra_dei_Fuochi ha dato il colpo finale ad una cittadina già martoriata.

    Dopo Green Hope, Gennaro, collaborando con U.E.P.E (Ufficio per l’Esecuzione Penale Esterna), crea il secondo progetto per offrire lavoro ad ex detenuti in esecuzione alternativa e da qui, nasce l’idea di richiedere un terreno confiscato alla camorra. Con “#Effetto_Larsen-Aps”, altra cooperativa ad indirizzo sociale che lavorava già su terreni confiscati, fanno richiesta per avere anche loro un bene. Passano tre anni, prima di ricevere risposta affermativa. Corre l’anno 2018 quando nasce così la Cooperativa Esperanto.

    Il terreno confiscato è di circa 10 ettari nel Comune di #Cancello_ed_Arnone (CE) ed è intitolato alla memoria di #Michele_Landa, vittima innocente della camorra. I figli di Landa ancora chiedono risposte, ancora si domandano perché il padre, guardia giurata che il 6 settembre 2006 si trovava a svolgere il suo lavoro a Pescopagano (PZ) davanti ad un ripetitore telefonico, fu ucciso, poi bruciato nella sua macchina e non trovato prima di tre giorni. Si parlò di agguato della Camorra, la quale aveva scoperto il redditizio cavallo di ritorno delle apparecchiature telefoniche, ma ancora tutto è nell’ombra dell’omertà.

    Su questo terreno parte un progetto di Economia Solidale, “#La_Buona_Terra_Campania”, basato su una filiera Etica e partecipata. Esperanto e altre associazioni del luogo collaborano per combattere le #agromafie.

    Nel 2018/19 firmano il Patto con #DESBRI (#Distretto_dell’economia_solidale_della_Brianza) il quale fa parte della rete RES Lombardia, questo sancisce l’accordo dell’acquisto dei prodotti da parte del Nord, in quei territori così martoriati. Si parla in particolare della “Pummarola” e soprattutto si parla di trasparenza. Prezzi etici , prodotti biologici, garanzie partecipate, rilevazione dei costi di produzione, comunicazione trasparente e fiducia.
    Nel 2020 si aprono le porte ad altre reti: Bari, Pesaro, Bergamo, Varese e Milano attraverso i GAS locali, poi di seguito i circoli di #Libera_Terra in Piemonte.

    Durante gli anni, organizzano tour in tutta Italia per presentare la “#Buona_Terra_Campania” di cui “Esperanto” è il fulcro, fulcro di questa cooperazione territoriale in cui vi sono tre produttori agricoli e cinque trasformatori, ognuno dei quali in zona Campana. Testimonianza attiva del rafforzamento territoriale che questi progetti stanno creando.

    Con il tempo arrivano nuove idee, nuove culture. Nasce la coltivazione del grano “#Senatore_Cappelli” con la sua regale trasformazione in pasta 100% biologica, la quale viene venduta soprattutto nella rete di #Libera_Terra.
    Quest’anno lavorano con “#Co_Energia”, un’ Associazione nazionale di secondo livello, nata per avviare progetti di economia sociale, nella quale fluiscono varie cooperative impegnate in questo settore. Inoltre stanno avviando un nuovo progetto legato all’olio.

    “Esperanto” è composta da due lavoratori stagionali (un migrante e una persona del posto) e da tre soci volontari. Quando a Gennaro chiedo perché lo fa, la sua risposta è senza tentennamenti: «Credo nella sostenibilità ambientale e sociale, credo che praticare questo, migliori e soprattutto dia senso all’esistenza. Sono nato come un consumatore critico, questo mi gratificava ma non bastava. Volevo di più, volevo portare il mio contributo, volevo lottare con armi naturali in un territorio dalla difficile gestione. Volevo creare cooperazione, volevo che le persone si aiutassero, che diventassero solidali le une con le altre, volevo che l’individualismo fosse sostituito dal senso civico della collettività, volevo perseguire i miei ideali in questa realtà così contraddittoria dove la Mafia, la Camorra non ha problemi a farsi vedere e sentire, dove il recupero, il lavoro, l’integrazione e l’abbattimento delle barriere, possono essere l’unica chiave di lettura per il cambiamento».

    «L’agricoltura sociale – continua Gennaro – è un ambito del Welfare in forte sviluppo e io ho deciso di usarla come strumento di svolta. Oggi quando mi guardo intorno e indietro mi stupisco e meraviglio piacevolmente di quanto i miei sogni perseguiti con tenacia, siano diventati realtà. Sicuramente una realtà molto più grande di quello che potessi sperare».

    Gennaro ha da poco presentato un progetto per #Confagricoltura sugli orti sociali: «Se dovessi vincerlo realizzerei un altro sogno nel cassetto».
    Chiediamo a Gennaro se teme ritorsioni. «Alla camorra ancora non do fastidio, sono piccolo, ma non ho paura».

    https://www.italiachecambia.org/2020/11/esperanto-inventare-avvenire-coltivando-terreno-confiscato-camorra
    #coopérative #tomates #cooperativa_esperanto #alternative #coopérative_Esperanto #camorra #confiscation #mafia #Italie #agriculture #agriculture_sociale #caporalato #agromafia #travail

    –—

    Pour la petite histoire... c’est à cette coopérative qu’on a fait un achat groupé ici à Grenoble... Hier soir sont arrivés 2200 bouteilles de coulis de tomates !
     :-)
    Si d’autres personnes en France sont intéressées, je peux vous mettre en contact !
    Leur page FB :
    https://www.facebook.com/coopesperanto

  • Être écoféministe | Jeanne Burgart Goutal
    Les Éditions L’échappée
    https://www.lechappee.org/collections/versus/etre-ecofeministe

    Je souhaitais en savoir plus sur l’#écoféminisme, Aude (#merci) m’a recommandé ce #livre. En plus de l’avoir trouvé très intéressant, j’ai appris des choses, l’approche et les arguments avancés résonnent bien avec mes propres ressentis.

    #Oppression des #femmes et #destruction de la #nature seraient deux facettes indissociables d’un modèle de #civilisation qu’il faudrait dépasser : telle est la perspective centrale de l’écoféminisme. Mais derrière ce terme se déploie une grande variété de #pensées et de #pratiques_militantes.
    Rompant avec une approche chic et apolitique aujourd’hui en vogue, ce livre restitue la richesse et la diversité des théories développées par cette mouvance née il y a plus de 40 ans : critique radicale du #capitalisme et de la #technoscience, redécouverte des sagesses et #savoir-faire traditionnels, réappropriation par les femmes de leur #corps, #apprentissage d’un rapport intime au #cosmos
    Dans ce road trip philosophique alternant reportage et analyse, l’auteure nous emmène sur les pas des écoféministes, depuis les Cévennes où certaines tentent l’aventure de la vie en autonomie, jusqu’au nord de l’Inde, chez la star du mouvement #Vandana_Shiva. Elle révèle aussi les ambiguïtés de ce courant, où se croisent Occidentaux en quête d’alternatives sociales et de transformations personnelles, ONG poursuivant leurs propres stratégies commerciales et #politiques, et #luttes concrètes de femmes et de communautés indigènes dans les pays du Sud.

    #colonialisme #agriculture #intersectionnalité

  • Pendant le confinement, les chasseurs pourront bénéficier de dérogations
    https://www.huffingtonpost.fr/entry/confinement-chasseurs-derogations_fr_5f9ec9fbc5b616c2f315cd28

    Pour Bérangère Abba, secrétaire d’État à la biodiversité, il s’agit d’éviter la « prolifération des populations de grand gibier comme les sangliers ou les chevreuils ».

    Je mets en rapport cet article très bien d’il y a deux ans avec plein de sources scientifiques :
    La chasse au sanglier : histoire d’une escroquerie nationale
    https://blog.defi-ecologique.com/chasse-au-sanglier

    Plus de 600 000 sangliers sont abattus chaque année en France, au nom de la «  régulation  ».

    Comment en sommes-nous arrivés là ?

    Faut-il sortir de la chasse au sanglier ?

    Ce que vous allez apprendre
    – Pourquoi les sangliers sont aussi nombreux
    – Quels liens unissent le sanglier, le cochon et le maïs
    – Les sangliers sont-ils nuisibles ?
    – Les cochongliers existent-ils ?

    Cependant pour éviter ça écologiquement et sans chasseurs on imagine là de gros (très gros !) changements : modification des cultures, stérilisations à long terme etc. Personne ne peut croire que ça va arriver là demain. Impossible à mettre en œuvre « là maintenant » en 1 mois. Il me semble qu’il y a donc bien un problème potentiel de sécurité alimentaire si là à court terme en automne-hiver (car oui le confinement va durer plus d’un mois, c’est à peu près sûr) ya pas une réduction de population des animaux qui ravagent les champs, non ?

    #chasse #grand_gibier #agriculture #sécurité_alimentaire #sanglier

    • À propos de chasse, je retransmets ici cette analyse marxiste parue dans la dernière livraison de Lutte de classe : https://mensuel.lutte-ouvriere.org//2020/10/25/la-chasse-son-business-les-chasseurs-et-leur-defense-de-la-n

      Cet extrait à propos du prétexte foireux de la prolifération des sangliers pour lâcher des meutes de chasseurs dans la nature :

      La prolifération des sangliers constitue elle aussi, mais à une plus large échelle, un véritable problème dans les campagnes en raison des dégâts sur les cultures, et dans les zones urbaines, où ils seraient à l’origine de 5 000 accidents de la circulation. Les chasseurs l’invoquent pour justifier leur action régulatrice et leur utilité sociale. Mais, il y a au fond bien peu de mécanismes «  naturels  » dans ce phénomène. De quelques dizaines de milliers dans les années 1960, le nombre de sangliers dépasse le million depuis les années 2000. Cela s’explique avant tout par les lâchages d’animaux d’élevage, marginaux aujourd’hui mais longtemps pratiqués, et par l’essor considérable des cultures de maïs, dont les sangliers raffolent et qui occupent désormais un champ sur quatre en France (et ce pour une production destinée à 88,3 % à l’alimentation animale). Conscients des dégâts occasionnés (de 20 à 30 millions d’euros par an), mais désireux de ne pas voir disparaître ce potentiel gibier, les fonds gérés par les sociétés de chasse indemnisent les agriculteurs, paient, voire installent des clôtures. D’ailleurs, si un propriétaire s’oppose à la chasse sur ses terres, il ne pourra pas être indemnisé. Cela explique l’importance prise ces dernières années par la question de la présence, et donc de la chasse, des sangliers. En Alsace, celle-ci est même ouverte la nuit, «  si la luminosité naturelle permet leur identification  ». La loi ne précise pas si la luminosité doit permettre l’identification des éventuels promeneurs.

  • Des niveaux alarmants de pesticides mesurés dans les #sols et les #vers_de_terre
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2020/10/29/des-niveaux-alarmants-de-pesticides-mesures-dans-les-sols-et-les-vers-de-ter

    Conclusion : la totalité des prélèvements analysés contiennent au moins une des substances recherchées, et 90 % contiennent un mélange d’au moins un #insecticide, un #fongicide et un #herbicide. Si un tel constat est inédit, c’est que les auteurs ne se sont pas arrêtés aux surfaces cultivées. Ils ont prélevé leurs échantillons sur des parcelles agricoles conduites en #agriculture conventionnelle, en agriculture biologique, mais aussi sur des #prairies et des #haies n’ayant jamais reçu de traitements. « Dans 40 % des cas, on retrouve plus de dix #pesticides différents », explique l’écologue Vincent Bretagnolle (CNRS) et coauteur de ces travaux.

    sous #paywall

    Residues of currently used pesticides in soils and earthworms : A silent threat ?
    https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0167880920303534