• Comment changer le cours de l’#histoire | Eurozine
    https://www.eurozine.com/comment-changer-le-cours-de-lhistoire

    Depuis des siècles, le récit expliquant les origines de l’#inégalité sociale est simple. Pendant la plus grande partie de leur histoire, les hommes vécurent dans des petits groupes égalitaires de #chasseurs-cueilleurs. Puis vint l’#agriculture, accompagnée de la #propriété privée, puis la naissance des #villes signifiant l’émergence de la #civilisation à proprement parler. Si la civilisation eut bien des aspects déplorables (les guerres, les impôts, la bureaucratie, la patriarchie, l’esclavage, etc.), elle rendit également possibles la littérature écrite, la science, la philosophie et la plupart des autres grands accomplissements humains.

    Tout le monde, ou presque, connaît les grandes lignes de cette histoire. Depuis l’époque de Jean-Jacques #Rousseau, au moins, elle a informé notre conception de la forme générale et de la direction de l’histoire humaine. Cela est d’autant plus important que ce #récit définit dans le même temps ce que nous percevons comme nos possibilités #politiques. La plupart d’entre nous considère la civilisation, et donc l’inégalité, comme une triste nécessité. Certains rêvent du retour à un #passé #utopique, de la découverte d’un équivalent industriel au “#communisme primitif” ou même, dans les cas les plus extrêmes, de la destruction complète de la civilisation et du retour à une vie de cueillette. Personne, cependant, ne remet en cause la structure élémentaire de cette histoire.

    Et pourtant, ce récit est fondamentalement problématique.

    Car il n’est pas vrai.


  • Sangue indígena : nenhuma gota a mais
    https://www.cetri.be/Sangue-indigena-nenhuma-gota-a

    Trinta anos depois de aprovada a Constituição Federal de 1988, que trouxe o respeito à identidade cultural dos povos indígenas e ao direito sobre as terras que tradicionalmente ocupam, nós continuamos sofrendo ameaças. A mais recente, ​cometida pelo novo governo de Jair Bolsonaro, se deu com a Medida Provisória (MP) n.º 870/2019 e os decretos assinados pelo presidente para reorganizar a estrutura e as competências ministeriais que deixaram, deliberadamente, graves lacunas nos instrumentos e políticas (...)

    #El_Sur_en_movimiento

    / #Indigènes, #Brésil, #APIB, Agriculture & luttes pour la terre, Le Sud en (...)

    #Agriculture_&_luttes_pour_la_terre #Le_Sud_en_mouvement


  • Pas d’huile de palme dans nos réservoirs belgique
    https://www.cetri.be/Pas-d-huile-de-palme-dans-nos

    Les plantations de palmier à huile sont en train de ravager les dernières forêts tropicales primaires de la planète et la précieuse biodiversité qu’elles abritent. Ces plantations sont aussi l’une des premières cause d’accaparement de terre qui prive les paysans les plus pauvres d’acces à la terre. Mais 87 % des belges ignorent que l’huile de palme importée en Europe fini, majoritairement, brûlée dans nos moteurs. Présentés à tort comme des carburants écologiques, ce “biocarburant” est en réalité trois (...)

    #Le_Sud_en_mouvement

    / #Le_Sud_en_mouvement, #Le_regard_du_CETRI, #Economie_verte, Agriculture & luttes pour la (...)

    #Agriculture_&_luttes_pour_la_terre


  • Homo domesticus. Une histoire profonde des premiers États

    Ernest London

    https://lavoiedujaguar.net/Homo-domesticus-Une-histoire-profonde-des-premiers-Etats

    À la recherche de l’origine des États antiques, James C. Scott, professeur de science politique et d’anthropologie, bouleverse les grands récits civilisationnels. Contrairement à bien des idées reçues, la domestication des plantes et des animaux n’a pas entraîné la fin du nomadisme ni engendré l’agriculture sédentaire. Et jusqu’il y a environ quatre siècles un tiers du globe était occupé par des chasseurs-cueilleurs tandis que la majorité de la population mondiale vivait « hors d’atteinte des entités étatiques et de leur appareil fiscal ».

    La première domestication, celle du feu, est responsable de la première concentration de population. La construction de niche de biodiversité par le biais d’une horticulture assistée par le feu a permis de relocaliser la faune et la flore désirables à l’intérieur d’un cercle restreint autour des campements. La cuisson des aliments a externalisé une partie du processus de digestion. Entre 8000 et 6000 avant notre ère, Homo sapiens a commencé à planter toute la gamme des céréales et des légumineuses, à domestiquer des chèvres, des moutons, des porcs, des bovins, c’est-à-dire bien avant l’émergence de sociétés étatiques de type agraire. (...)

    #James_C._Scott #histoire #anthropologie #Homo_sapiens #chasseurs-cueilleurs #agriculture #Mésopotamie #esclavage #État #empires_fantômes

    • Contre le blé, contre l’Etat, Joseph Confavreux

      L’anthropologue anarchiste James C. Scott publie un ouvrage détonnant qui, à l’appui des récentes découvertes de l’archéologie, remet en cause le grand récit civilisationnel fondé sur l’agriculture céréalière, la sédentarité et l’État.

      James C. Scott est éleveur de moutons et dit se sentir « personnellement offensé chaque fois qu’on cite les moutons comme synonyme de comportement conformiste de masse, de pusillanimité et d’absence d’individualité », alors que cela fait 8 000 ans que l’homme a sélectionné les moutons précisément pour les domestiquer et les rendre toujours plus dociles.

      James C. Scott est aussi un des anthropologues les plus singuliers du monde, auteur d’un travail au long cours sur les comportements infrapolitiques (Petit éloge de l’anarchisme), les logiques du pouvoir de l’État moderne (Seeing like a State) ou les peuples sans État, notamment ceux d’Asie du Sud (Zomia ou l’art de ne pas être gouverné).

      homo-domesticusSon dernier livre, que viennent de traduire les éditions La Découverte, s’intitule Homo Domestiscus. Une histoire profonde des premiers États, et combine ce qu’il a pu personnellement observer en matière de domestication des animaux ou des hommes avec des décennies de travail sur les rapports entre les marges et les centres, les nomades et les États, les gouvernés et les gouvernants, les prétendus barbares et les soi-disant civilisés.
      Il se nourrit, aussi et surtout, des récentes avancées de l’archéologie qui, grâce notamment à de nouvelles techniques de recherche, viennent de plus en plus souvent bousculer les savoirs solidifiés dans les livres scolaires et appris par des générations d’écoliers. La récente et impressionnante Histoire des civilisations, sous-titrée Comment l’archéologie bouleverse nos connaissances, également publiée par les éditions La Découverte et codirigée par l’archéologue Jean-Paul Demoule, s’inscrivait aussi dans ce moment singulier où l’archéologie change notre regard sur le passé, et peut-être ainsi sur le présent.

      Homo domesticus assume d’être une synthèse, voire parfois une forme de braconnage sur des territoires qui ne sont pas ceux de l’anthropologue. Scott définit d’ailleurs lui-même son ouvrage comme le « rapport d’exploration d’un intrus ». Mais son sens du récit et son érudition tout-terrain rendent sa thèse principale très convaincante, tout en permettant au lecteur d’apprendre, au passage, pourquoi les chimpanzés ont un intestin trois fois plus grand que le nôtre, quel est le métabolisme du blé sauvage ou comment lire l’épopée de Gilgamesh…

      Cette thèse consiste à démonter le grand récit civilisationnel de la révolution néolithique et de l’essor de l’humanité, selon lequel « l’agriculture venait se substituer au monde barbare, sauvage, primitif, brutal et sans loi des chasseurs-cueilleurs et des nomades ». Pour l’anthropologue, même si l’on a longtemps supposé que « l’agriculture avait été un grand pas en avant pour l’humanité en termes de bien-être, de nutrition et de temps libre », initialement, « c’est plutôt le contraire qui est vrai ».

      L’hypothèse implicite que la récolte d’une culture plantée serait plus fiable que le rendement des espèces sauvages serait ainsi fausse, « dans la mesure où les espèces sauvages, par définition, ne sont présentes que sur des sites où elles peuvent prospérer ». Celles et ceux qui voient dans l’agriculture sédentaire un pas majeur dans l’avancée de la civilisation négligent en plus les « risques de crise de subsistance impliqués par un mode de vie sédentaire et par la nécessité concomitante de planter, de soigner et de protéger des espèces cultivées ».

      Les avancées récentes de l’archéologie révèlent que les chasseurs-cueilleurs n’avaient rien « de ces populations désemparées, mal nourries, toujours au bord de la famine, qu’imagine l’ethnologie populaire ». Et permettent de mieux comprendre que la « sécurité alimentaire des chasseurs-cueilleurs reposait précisément sur la mobilité et sur la diversité des ressources auxquelles ils avaient accès ».

      À partir du moment où l’on remet en question l’hypothèse fondamentale de la supériorité et de la plus grande attractivité de l’agriculture sédentaire par rapport à toutes les formes de subsistance antérieures, il devient clair, pour le chercheur, « que ladite hypothèse repose elle-même sur un présupposé plus profond et plus enraciné qui n’est, lui, pratiquement jamais remis en cause : à savoir que l’existence sédentaire serait elle-même supérieure et plus attrayante que les formes de subsistance fondées sur la mobilité ».

      51bn3kwdvel-sx329-bo1-204-203-200Dans ce livre, dont le titre original est Against the Grain : A Deep History of the Earliest States, Scott avance donc l’hypothèse du lien étroit entre les céréales et la constitution d’États jugés coercitifs par l’anarchiste qu’il est depuis des décennies. Pour lui, « seules les céréales sont vraiment adaptées à la concentration de la production, au prélèvement fiscal, à l’appropriation, aux registres cadastraux, au stockage et au rationnement ». Ce qui explique pourquoi l’économie de tous les États antiques reposait sur les céréales et pourquoi « l’histoire n’a pas gardé trace de l’existence d’États du manioc, du sagou, de l’igname, du taro, du plantain, de l’arbre à pain ou de la patate douce ».
      Il s’ensuit pour Scott que « l’émergence de l’État ne devient possible que lorsqu’il n’existe guère d’autres options qu’un régime alimentaire dominé par les céréales domestiquées ». La « clé du lien » entre l’État et les céréales serait donc le fait que « seules ces dernières peuvent servir de base à l’impôt, de par leur visibilité, leur divisibilité, leur “évaluabilité”, leur “stockabilité”, leur transportabilité. »

      « Myopie historique »

      À partir de là, James C. Scott juge donc qu’on surestime très largement la révolution néolithique qui « a entraîné un appauvrissement de la sensibilité et du savoir pratique de notre espèce face au monde naturel, un appauvrissement de son régime alimentaire, une contraction de son espace vital et aussi, sans doute, de la richesse de son existence rituelle ».

      arton2238-a8443Une surévaluation intimement liée à la manière dont les progrès de la civilisation ont été « codifiés par les premiers grands royaumes agraires ». Comme dans Zomia, l’anthropologue juge nécessaire de se départir de la « téléologie de l’État » et d’une « histoire stato-centrée ». Une histoire « impartiale » supposerait, selon lui, qu’on accorde à l’État « un rôle beaucoup plus modeste que celui qu’on lui attribue normalement », même s’il n’est pas étonnant que l’État ait fini par dominer les grands récits archéologiques et historiques.
      En effet, outre l’hégémonie de la forme État dans le monde actuel, « la majeure partie des recherches archéologiques et historiques dans le monde sont parrainées par l’État, ce qui en fait souvent une sorte d’autoportrait narcissique », écrit Scott, en notant qu’on a toujours privilégié l’excavation des grandes ruines historiques sur des indices plus faibles d’installation humaine, que les dernières techniques archéologiques permettent de mieux repérer.

      De plus, les « documents écrits sont invariablement produits par et pour l’État ». Même si bon nombre de peuples nomades connaissaient l’écriture, « ils écrivaient généralement sur des matériaux périssables (écorce, feuille, bambou, roseau) et pour des raisons étrangères aux préoccupations d’un État (comme mémoriser des sortilèges ou des poèmes d’amour) ».

      Décentrer ainsi l’Histoire pour éclairer les zones oubliées par les récits officiels permet notamment de montrer que l’émergence de l’État apparaît en réalité très longtemps après la naissance de l’agriculture sédentaire et ne lui est pas liée, même si cette forme d’organisation sociale demeure, en général, réticente aux zones humides, désertiques ou montagneuses.

      Scott rappelle à ce sujet que les premiers établissements sédentaires de l’histoire de l’humanité sont apparus dans des zones humides, dont le rôle a été largement sous-estimé, pour au moins trois raisons. D’abord en raison de « l’association presque irrésistible entre l’idée de civilisation et les principales céréales : blé, orge, riz et maïs ». Ensuite, parce qu’il s’agissait de cultures largement orales n’ayant laissé derrière elles aucun témoignage écrit. Enfin, parce que cette myopie historique vis-à-vis des sociétés des zones humides pourrait être liée à leur « incompatibilité écologique avec la centralisation administrative et le contrôle par le haut. Ces sociétés reposaient en effet sur ce qu’on appelle aujourd’hui des biens collectifs ou des communs – plantes, animaux et espèces aquatiques sauvages auxquelles toute la communauté avait accès. Il n’existait aucune ressource dominante unique susceptible d’être monopolisée ou contrôlée et encore moins taxée par un centre politique ».

      Décentrer l’histoire permet aussi de comprendre que les premiers États étaient, en réalité, non seulement très fragiles, mais éphémères et réversibles. « Dans la plupart des cas, les périodes d’interrègne, de fragmentation et de décadence étaient plus fréquentes que les phases de domination efficace et stable. » En outre, explique Scott, « dans une grande partie du monde, l’État, même lorsqu’il était robuste, n’était qu’une institution saisonnière. Récemment encore, en Asie du Sud-Est, pendant les averses annuelles de la mousson, il n’était guère capable de projeter sa puissance au-delà des murs du palais royal ».

      Pour l’anthropologue, il a existé plusieurs lignes de faille, « sous-produits de l’émergence de l’État lui-même », liées aux conséquences épidémiologiques de la concentration sans précédent des espaces cultivés, des humains et du bétail, ainsi que des parasites et agents pathogènes, liées également aux effets écologiques plus insidieux de l’urbanisme ou encore aux répercussions d’une agriculture reposant sur l’irrigation intensive et entraînant une déforestation et une salinisation des sols.

      Rompre ainsi l’hypnose provoquée par les récits « narrant la fondation d’une dynastie ou exaltant sa période classique, alors que les périodes de désintégration et de désordre ne laissent que peu ou pas de trace », permet notamment de saisir les nombreux « mouvements de fuite des territoires contrôlés par les premiers États en direction de leur périphérie ». Mouvements dont les traces, « dans la mesure où ils contredisent le récit qui met en scène l’État en tant que porteur de civilisation et bienfaiteur de ses sujets », sont « confinées dans d’obscurs documents juridiques ».

      La Grande Muraille sur le site de Mutianyu
      La Grande Muraille sur le site de Mutianyu
      Le lecteur apprend ainsi que la Grande Muraille de Chine servait tout autant à retenir les paysans Han et les contribuables qu’à faire obstacle aux incursions barbares. Ce fait que les premiers États n’aient pas réussi à retenir leur population est, pour Scott, le signe que « c’est seulement par le biais de diverses formes de servitude que les premiers États ont réussi à capturer et à fixer une bonne partie de leurs populations ».
      « Homo sapiens n’a-t-il pas lui-même été domestiqué ? »

      La mise en cause du récit traditionnel de la civilisation par James Scott n’est pas seulement, pour lui, un moyen de rendre justice à un passé moins linéaire que la vision que nous en avons d’habitude. Elle est aussi une façon de repenser le présent, et notamment le fait que nous acceptons comme quelque chose d’inévitable, voire de normal, de vivre dans des États inégalitaires et dont les premières fondations reposent sur la coercition et l’exploitation de leurs populations.

      41wndayie2l-sx303-bo1-204-203-200L’anthropologue réexamine ainsi « la conception de l’État chère à des théoriciens du contrat social tels que Hobbes et Locke, celle d’un pôle d’attraction irrésistible reposant sur la paix civile, l’ordre social et la sécurité personnelle ». Alors que, pour lui, la « formation des premiers États est pour une bonne part une entreprise coercitive », appuyée sur l’usage « extensif d’une main-d’œuvre servile » : prisonniers de guerre, semi-servage, esclaves, même si celui-ci était présent dans nombre de sociétés pré-étatiques.
      James C. Scott tient à réhabiliter des modes de vie classés comme « barbares » simplement parce qu’il refusaient les rets de l’État, et en particulier l’impôt, que le chercheur n’hésite pas à qualifier de « fléau » pour les populations intégrées aux premiers États, en évoquant les collectes en nature prélevées par l’État sous forme de céréales, de main-d’œuvre et de conscription.

      Il fait ainsi voler en éclats la ligne de démarcation censée passer entre les mondes dits barbares et les mondes prétendument civilisés, c’est-à-dire étatisés, notamment parce que les populations assujetties à l’État et les peuples sans État étaient en réalité des partenaires commerciaux naturels et fréquents, dont le négoce des peaux de castor des Amérindiens a été l’un des plus emblématiques. « Une telle symbiose engendrait une hybridité culturelle beaucoup plus intense que ce que la typique dichotomie “barbare-civilisé” pourrait laisser croire », écrit Scott.

      Pour lui, les « barbares » doivent davantage être compris comme les « jumeaux cachés de la civilisation », comme l’atteste notamment le fait qu’il est arrivé que ces derniers conquièrent l’État, comme ce fut le cas deux fois dans l’histoire de la Chine, avec la dynastie mongole des Yuan et la dynastie mandchoue des Qing, ainsi que dans celui d’Osman, le fondateur de l’Empire ottoman. Pour Scott, l’existence dite barbare a donc « été souvent plus facile, plus libre et plus saine que celle des membres des sociétés civilisées – du moins de ceux qui ne faisaient pas partie de l’élite ».

      À lire l’anthropologue, on peut même aller jusqu’à désigner « la longue période historique qui vit se côtoyer des États agraires relativement faibles et de nombreux peuples sans État, généralement équestres », comme un « âge d’or » des barbares, comparable à un moment où « le mouvement d’enclosure politique représenté par l’État-nation n’existait pas encore ». Pour lui, ces « barbares » étaient « presque à tous égards plus libres que les petits fermiers anglais de la fin du Moyen Âge et du début de l’ère moderne, dont on a tant vanté l’indépendance ».

      Ce détour par la proto-histoire est aussi, pour Scott, un moyen de réfléchir à la notion de domestication, et à la façon dont elle résonne aujourd’hui. Il rappelle en effet que le terme domestiquer est normalement considéré comme un verbe actif impliquant un complément d’objet direct. Mais, interroge-t-il, Homo sapiens n’a-t-il « pas lui-même été domestiqué, attelé au cycle interminable du labourage, du plantage, du désherbage, de la récolte, du battage, du broyage » ? Pour Scott, l’homme est quasiment devenu esclave des céréales, et a été domestiqué par son confinement, une plus forte densité démographique et de nouveaux modèles d’activité physique et d’organisation sociale…

      Ce qui interroge quand on sait que, par rapport à leurs ancêtres sauvages, les moutons ont connu une réduction de 24 % de la taille de leur cerveau au cours des 10 000 ans d’histoire de leur domestication ou que les furets ont des cerveaux 30 % plus petits que ceux des putois… « La réduction de la taille du cerveau et ses conséquences possibles semblent décisives pour rendre compte de la docilité des animaux domestiques en général », écrit James Scott, en se plaisant sans doute à imaginer ce que serait le cerveau d’un homme sauvage, en liberté et sans État.

      LIRE AUSSI
      De l’importance de traverser hors des clous
      PAR JOSEPH CONFAVREUX
      Cette plongée dans la profondeur de l’histoire est, enfin, un moyen pour Scott de reprendre à nouveaux frais une notion à la mode, qui a pu être féconde pour alerter sur notre destinée civilisationnelle, mais s’avère également sidérante, voire paralysante : celle d’effondrement. Pour Scott, « dans son usage non réfléchi, la notion d’effondrement désigne une tragédie civilisationnelle affectant un grand royaume antique et ses réalisations culturelles ». Elle pourrait pourtant signifier « simplement un retour à la fragmentation de leurs parties constitutives, quitte à ce qu’elles se fédèrent de nouveau ultérieurement ».
      À lire l’anthropologue, une bonne partie de ce qui, dans l’histoire, est passé pour un effondrement n’était en réalité qu’une désagrégation au sens propre du terme : la réduction d’entités politiques de grande taille mais fragiles, à leurs composantes plus modestes et souvent plus stables, mais aussi souvent plus justes politiquement et socialement.

      Scott va jusqu’à effectuer alors un curieux, mais osé, « plaidoyer pour l’effondrement », en faisant l’hypothèse que ce qu’on désigne encore comme des siècles obscurs, des périodes intermédiaires ou des âges sombres a « en fait suscité un net gain de liberté pour de nombreux sujets des États antiques et une amélioration général du bien-être humain ». Une histoire à méditer pour les collapsologues ou les déclinistes contemporains…


  • Sortie du nouveau numéro de la revue Carnets de géographes

    Jean-Baptiste Bing
    Géographicité de la #verticalité. [Texte intégral]

    Julien Gingembre
    Le #Sillon_Lorrain : quelle recomposition territoriale dans un espace multipolaire ? [Texte intégral]

    Anthony Goreau-Ponceaud
    #Hindouisme et pratiques spatiales des #Tamouls en Île-de-France [Texte intégral]
    Hinduism and spatial practices of Tamils ​​in Île-de-France

    #France #diaspora

    Stéphanie Lotz-Coll
    La #friche_militaire urbaine, un nouvel espace convoité ? [Texte intégral]

    Chiara Kirschner
    La gestion de l’#incertitude dans l’#itinérance_récréative : le #corps créatif à l’œuvre [Texte intégral]

    Laura Péaud
    Faire discipline : la géographie à la #Société_de_Géographie_de_Paris entre 1800 et 1850 [Texte intégral]

    Florence Orillard, Mathilde Gralepois et Laura Verdelli
    La prévention des #inondations dans les opérations d’aménagement des interfaces ville-port, un levier de #gentrification indirecte ? Le cas du Havre (France) [Texte intégral]
    #risques #Le_Havre #villes_portuaires #ports

    Adrian Foucher
    Du mobile à l’immobile [Texte intégral]
    Récit d’expérience migratoire dans les « #barracks » de #Belgrade
    #migrations #Serbie

    Basile Michel
    Construction de #cartes_mentales synthétiques : mise en avant des #représentations_spatiales collectivement partagées [Texte intégral]
    Le cas des travailleurs créatifs de quartiers urbains centraux de #Nantes et #Marseille

    Chloé Nicolas-Artero
    Une géographe engagée face aux rapports de pouvoir autour de l’#eau : retour réflexif sur les situations d’enquête au #Chili [Texte intégral]

    Camille Rouchi
    Une thèse CIFRE en collectivité territoriale : concilier la recherche et l’action ? [Texte intégral]

    Camille Robert-Boeuf
    Analyser le jardin collectif urbain en géographie : une lecture du #jardinage par les #émotions [Texte intégral]
    #jardins_urbains #jardinage_urbain #agriculture_urbaine

    David Villeneuve
    Enquêter auprès des chrétiens d’#Irak : considérations méthodologiques sur un terrain en « milieu difficile » [Texte intégral]

    https://journals.openedition.org/cdg/1248
    #géographie


  • shutdow aux USA : Beaucoup moins de contrôles de la part de la Food and Drug Administration (FDA) sur les produits exportés ! Bon apétit, c’est aussi valable pour l’UE

    Qui veille sur votre assiette ? _ Faut-il s’inquiéter de ce qui atterrit sur nos tables ? Annabelle Caillou - 12 janvier 2019 - Le Devoir

    Baisse des inspections alimentaires depuis des années, diminution des effectifs de contrôle en pleine paralysie de l’Administration américaine : après l’épisode de la laitue romaine de Californie contaminée, les Canadiens devraient-ils s’inquiéter de la salubrité des aliments qui traversent la frontière pour atterrir dans leur assiette ?

    La nouvelle a fait le tour des médias américains mercredi : la paralysie partielle de l’Administration américaine depuis le 22 décembre force la Food and Drug Administration (FDA) à stopper ses inspections alimentaires préventives pour se concentrer sur les crises sanitaires avérées. Sans s’inquiéter outre mesure de la salubrité des produits importés au Canada, des experts rappellent que le système d’inspection américain « tombe en ruine » depuis plusieurs années, sans qu’Ottawa renforce les contrôles de son côté de la frontière.

    Avec 41 % de ses employés au chômage technique, les ressources encore disponibles à la FDA — qui supervise 80 % des approvisionnements alimentaires des États-Unis ainsi que les importations de l’étranger mettront de côté les inspections de routine (160 par semaine) concernant entre autres les fruits, les légumes ou les produits de la mer. . . . . . .

    #shutdow #agriculture #élevage #alimentation #Exportation #contrôle #FDA


  • Glyphosate : Santé Canada fait fi de l’opposition des groupes environnementaux Pauline Gravel - 12 janvier 2019 - Le Devoir

    Santé Canada fait fi des objections formulées par plusieurs groupes de défense de l’environnement et de la santé, chercheurs universitaires et professionnels de la santé à l’égard de la décision de maintenir pour une période de quinze ans l’approbation du glyphosate, l’ingrédient actif de l’herbicide Roundup produit par Monsanto. Lors d’une séance d’information technique tenue vendredi, les responsables de la réévaluation finale du glyphosate à l’Agence de réglementation de la lutte antiparasitaire (ARLA) de Santé Canada ont déclaré n’avoir trouvé « aucune preuve scientifique » aux préoccupations soulevées dans les avis d’objection qui lui ont été soumis.


    Photo : Reed Saxon Associated Press Le glyphosate est l’ingrédient actif du Roundup de Monsanto, l’herbicide le plus vendu au Canada.

    Dans le cadre du procès intenté contre Monsanto par un jardinier américain atteint d’un cancer découlant de son exposition au glyphosate, des documents confidentiels appartenant à la compagnie ont été divulgués et rendus publics en ligne dans ce qu’on appelle les « Monsanto Papers ». Ces documents internes montrent que plusieurs études présentées par Monsanto à Santé Canada pour obtenir le renouvellement de son approbation auraient été manipulées par la compagnie afin de préserver la réputation d’innocuité de son herbicide. Ces révélations ont alors poussé différents groupes d’individus à soumettre à la ministre fédérale de la Santé des avis d’objection à la décision de maintenir l’homologation du glyphosate à la suite de la réévaluation de cet herbicide par l’ARLA qui s’est terminée en avril 2017. Les signataires de ces avis faisaient part de leurs inquiétudes quant à la qualité et la crédibilité des études scientifiques ayant été utilisées par l’ARLA pour justifier la reconduction de l’approbation du glyphosate, et ils réclamaient une nouvelle réévaluation par un comité d’experts indépendants, c’est-à-dire ne faisant pas partie de l’agence gouvernementale.

    Pressé de répondre aux avis d’objections qui lui ont été adressés, Santé Canada a demandé à « 20 de ses scientifiques qui n’avaient pas participé à la réévaluation de 2017 » d’examiner les objections soulevées dans les avis afin de décider s’il y donnerait suite.

    Les fonctionnaires de Santé Canada ont affirmé hier n’avoir relevé dans les avis d’objection aucun élément remettant en cause « le fondement scientifique de la décision à laquelle ils étaient arrivés au terme de la réévaluation de 2017 ».

    « Notre décision est en accord avec celles de tous les organismes de réglementation des pesticides similaires à l’ARLA à travers le monde. Aucun autre organisme d’évaluation dans le monde ne juge que le glyphosate pose un risque pour la santé humaine, y compris un risque cancérigène aux doses auxquelles la population canadienne est exposée », a répété Frédéric Bissonnette, directeur de la gestion de réévaluation à l’ARLA.

    Ecojustice qui regroupe l’Association canadienne des médecins pour l’environnement, Équiterre, la Fondation David Suzuki, Environmental Defence et Prevent Cancer, est très déçue de la réponse de non-recevoir de Santé Canada à son avis d’objection. « Mais nous sommes déterminés à poursuivre notre enquête afin de trouver d’autres preuves des pratiques frauduleuses de Monsanto afin de déterminer l’étendue de l’influence de cette société sur la décision de l’ARLA », a affirmé au Devoir Annie Bérubé, directrice des relations gouvernementales chez Équiterre. « Nous passerons en revue toutes les études scientifiques qu’a utilisées l’ARLA pour prendre sa décision. Ces études sont confidentielles, mais l’ARLA devrait nous accorder un droit de consultation sur place. »

    Louise Vandelac et Marie-Hélène Bacon, chercheuses à l’UQAM et respectivement directrice et coordonnatrice du Collectif de recherche écosanté sur les pesticides, les politiques et les alternatives (CREPPA), avaient également formulé un avis. « Notre objection reposait sur le fait qu’il nous apparaissait tout à fait inadmissible que, dans le cadre d’une réévaluation, Santé Canada n’a utilisé essentiellement que les documents fournis par l’industrie qui sont bien sûr conçus dans le but d’obtenir l’approbation. Moins de 1 % [du corpus utilisé] était constitué d’études scientifiques indépendantes récentes », précise Mme Vandelac.
     
    La réponse de Santé Canada de ne pas considérer les objections et les réclamations présentées par huit groupes distincts montre bien que ses démarches sont une « parodie de processus démocratique, une parodie de consultations », lance-t-elle.

    Par ailleurs, elle souligne le fait que les études portant sur les possibles effets nocifs du glyphosate sur la santé sur lesquelles Santé Canada fonde sa décision n’étaient que d’une durée de trois, voire au maximum six mois, et non pas sur la vie entière des rats. « Cela est extrêmement problématique parce que le glyphosate est un perturbateur endocrinien. Or, les risques associés à ce genre de substances se manifestent beaucoup plus tardivement. »

    Mme Vandelac rappelle que l’Europe a pour sa part décidé de procéder à une réévaluation des herbicides à base de glyphosate tous les cinq ans et non plus tous les quinze ans, comme Santé Canada le fait et continuera de le faire.

    Elle déplore aussi le fait qu’il est toujours permis de répandre ces herbicides sur les cultures vivrières juste avant la récolte, alors que cette application tardive est désormais interdite en Europe afin de limiter les résidus d’herbicides sur les aliments.

     #glyphosate #monsanto #agriculture #santé #roundup #cancer #herbicide #pollution #bayer #pesticide #lobby #lobbying #Canada


  • Trade Unions protest against Modi’s “pro-corporate” and “anti-people” labour reforms
    https://www.cetri.be/Trade-Unions-protest-against-Modi

    On 3 January this year, the union cabinet cleared an amendment to the Trade Union Act, 1926, eliciting protests from ten out of 13 of the country’s central trade unions, who termed it “an attempt to retain arbitrary power in their hands in order to interfere in the trade union functioning.” Since the Bharatiya Janata Party came to power in May 2014, Prime Minister Narendra Modi has consistently claimed reform of labour laws as one of his central agendas. Speaking at the 46th Indian Labour (...)

    #Southern_Social_Movements_Newswire

    / #Inde, #Syndicalisme, Agriculture & luttes pour la terre, The (...)

    #Agriculture_&_luttes_pour_la_terre #The_Caravan


  • #Food_matters

    Food Matters examines how the food we eat can help or hurt our health. Nutritionists, naturopaths, doctors, and journalists weigh in on such topics as organic food, food safety, raw foodism, and nutritional therapy.

    J’ai regardé ce #film (sans avoir lu aucune critique au préalable, juste parce que le titre m’intriguait) :
    https://www.foodmatters.com/films
    #documentaire

    ... et je dois dire que je suis pas mal perplexe... est-ce que quelqu’un l’a vu ? Une opinion ?

    #nutrition #médecine #santé #you_are_what_you_eat #alimentation #sols #agriculture #industrie_agro-alimentaire #raw_food #crudisme #Paul_Kouchakoff #superfood #vitamines #vitamine_C #Linus_Paulin #Gerson_Therapy #maladies_cardio-vasculaires #végétarisme #industrie_pharmaceutique #big-pharma #édition_scientifique #science #dépression #santé_mentale #eau #boire #cancer #chimiothérapie #médecine_orthomoléculaire

    –---------------

    Médecine orthomoléculaire

    La médecine orthomoléculaire se propose de soigner les personnes par l’apport optimal de substances naturellement connues de l’organisme, par opposition à l’utilisation de molécules à effets thérapeutiques créées par l’humain. Cette thérapeutique n’est pas validée par la communauté médicale et est considérée comme inefficace.

    https://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%A9decine_orthomol%C3%A9culaire

    #Max_Gerson

    Max Gerson (18 octobre 1881 - 8 mars 1959) était un médecin américain d’origine allemande qui a développé la #thérapie_de_Gerson, un régime alimentaire comme traitement du cancer, qui prétend pouvoir guérir le cancer et la plupart des maladies chroniques dégénératives.

    Gerson a décrit son approche dans le livre A Cancer Therapy : Results of 50 Cases. The National Cancer Institute a évalué ces allégations pour conclure que ce traitement n’apportait pas de bénéfices.

    Après la mort de Gerson, sa fille Charlotte Gerson a continué de promouvoir la thérapie via la fondation « Gerson Institute » en 1977

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Max_Gerson

    Une mention est faite aussi de la #Campaign_for_the_truth_medicine, dont on trouve très peu d’info sur la toile...


  • ll #decreto_salvini e i nuovi schiavi nella baraccopoli di #San_Ferdinando

    Il direttore della Caritas di Oppido: ’Oltre 3000 persone ’registrate’ a dicembre. Sono 600 in più dell’anno scorso a vivere in questo inferno"

    https://www.corrieredellacalabria.it/regione/reggio-calabria/item/170235-il-decreto-salvini-e-i-nuovi-schiavi-nella-baraccopoli-
    #agriculture #exploitation #travail #Calabre #Italie #clandestinisation #asile #migrations #réfugiés #bidonville


  • Artificialisés, accaparés, appauvris : les sols sont assaillis de tous côtés
    https://reporterre.net/Artificialises-accapares-appauvris-les-sols-sont-assaillis-de-tous-cotes

    Les #sols sont vivants, indispensables à la vie, et presque non renouvelables. Ils sont pourtant assaillis par l’#étalement_urbain et des pratiques agricoles désastreuses. Sans oublier l’intrusion croissante de sociétés foncières spéculatives. Un rapport parlementaire alerte sur cette situation et appelle à une grande loi foncière.

    #artificialisation_des_sols #urbanisme #agriculture #spéculation #terres


  • Rural !

    C’est l’histoire d’un coin tranquille à la #campagne. Un couple achève d’y retaper une vieille bâtisse devenue en dix ans de travaux une agréable maison. Un peu plus loin, trois jeunes paysans, convaincus qu’une autre agriculture est possible, tentent le pari du #bio. Tout va bien, jusqu’au jour où la nouvelle tombe : le tracé d’une future #autoroute passe ici-même. Durant une année entière, Étienne Davodeau a suvi ces gens crayon en main, a mené son enquête sur les origines de cette décision absurde et ses répercussions dramatiques sur la vie d’une région.


    https://www.editions-delcourt.fr/serie/rural.html

    #paysannerie #GAEC #BD #bande_dessinée #agriculture #ruralité #géographie_rurale #livre #agriculture_biologique #biologique #A87 #infrastructure_routière


  • In the Valley of Fear | by Michael Greenberg | The New York Review of Books
    https://www.nybooks.com/articles/2018/12/20/in-the-valley-of-fear

    Le travail que « volent » les #migrants mexicains aux Etatsuniens est en fait un travail d’esclave que refusent les nationaux et que les Mexicains concernés s’empressent de quitter dès que la situation socio-économique de leur pays s’améliore...

    In response to the argument that immigrants steal jobs from Americans by undercutting their wages, the UFW set up a website offering citizens and legal residents agricultural jobs anywhere in the country through state employment services. This was in 2010, during the Great Recession. The website received about four million hits, out of which around 12,000 people filled out employment forms. Of these, a total of twelve citizens or legal residents actually showed up for work. Not one of them lasted longer than a day . According to a Los Angeles Times report, Silverado, a farm labor contractor in Napa, “has never had a white, American-born person take an entry-level gig, even after the company increased hourly wages to $4 above the minimum.” A wine grower in Stockton couldn’t lure unemployed citizens for $20 an hour.

    Fruit and vegetable picking is a one-generation job—farmworkers I spoke to neither wanted nor would allow their children to follow them into the fields. The heat and physical toll, combined with the feudal power of the growers, make it preferable to work in an air-conditioned hotel or packing house, where you can stand upright and be free of pesticides for the same low wages.

    This means that a constant supply of impoverished Mexican immigrants willing to do the work is required. But those immigrants aren’t coming . Since 2005 more Mexicans have been leaving the US than arriving. And this isn’t only because of a crackdown at the border. In 2000, when the border was far more porous than it is now, 1.6 million Mexicans were apprehended trying to cross into the US. In 2016 the number was 192,969.2 Ed Taylor, an economist at UC Davis, estimates that the number of potential immigrants from rural Mexico shrinks every year by 150,000. This can be partly explained by improved economic conditions in northern and central Mexico , which have dimmed the allure of minimum-wage labor in the US, and partly by the cost and danger of venturing across the border.

    #etats-Unis



  • #Haïti : agrobusiness et politiques publiques
    https://www.cetri.be/Haiti-agrobusiness-et-politiques

    « Financer l’agri-business en Haïti » ; tel était le titre du forum qui s’est tenu, dans le cadre du huitième sommet de la finance organisé par le Group croissance, à Port-au-Prince début avril 2018 . Il avait été précédé, quelques mois plus tôt (le 7 décembre 2017), d’un autre forum, celui de la Chambre de commerce haïtiano-américaine (AMCHAM) : « Moderniser l’agro-industrie, la clé du développement agricole durable ». Autant de démonstrations d’une actualité de l’agrobusiness en Haïti. Mais qu’entend-t-on (...)

    Livres & études

    / Livres & revues divers, Haïti, #Agrobusiness,_Agro-industrie, Agriculture & luttes pour la (...)

    #Livres_&_études #Livres_&_revues_divers #Agriculture_&_luttes_pour_la_terre
    https://www.cetri.be/IMG/pdf/etude2018-haiti-ft.pdf


  • Narrativas de la crisis socioecológica en el Antropoceno
    https://www.cetri.be/Narrativas-de-la-crisis

    En medio de la crisis ecológica y el calentamiento global, se ha expandido el uso del concepto « Antropoceno » para caracterizar nuestra época. Al mismo tiempo, las imágenes del fin pueblan diversas advertencias, análisis y pronósticos referidos al devenir de la humanidad en un futuro más o menos próximo. En ese contexto, han emergido tres respuestas : la que pone el acento en el colapso civilizatorio, la que busca salidas capitalistas-tecnocráticas y la que impulsa diferentes formas de resistencia (...)

    #El_Sur_en_movimiento

    / #Le_Sud_en_mouvement, #Environnement, Agriculture & luttes pour la terre, #Biens_communs, Nueva (...)

    #Agriculture_&_luttes_pour_la_terre #Nueva_Sociedad



  • Un pas en avant pour le megaprojet EuropaCity
    https://www.boursier.com/actualites/reuters/un-pas-en-avant-pour-le-megaprojet-europacity-228557.html

    Le préfet du Val d’Oise a décidé de déclarer d’utilité publique l’opération d’aménagement du « triangle de Gonesse », dont le projet contesté de parc d’activités à vocation commerciale, culturelle et touristique EuropaCity est une pièce maîtresse, a-t-on appris auprès de l’investisseur principal.

    L’arrêté préfectoral de déclaration publique (DUP) devrait être signé et publié dans les prochaines jours, malgré l’annulation en mars par le tribunal administratif de Cergy-Pontoise de la création de la zone d’aménagement concerté, a-t-on précisé de même source.

    Le commissaire-enquêteur, qui a conduit l’enquête d’utilité publique, avait rendu en juillet dernier un avis favorable à ce projet d’aménagement, qui s’étend sur 280 hectares, dont 80 pour le parc #EuropaCity.


  • aucune structure publique n’est aujourd’hui en mesure de donner aux citoyen.ne.s une liste fiable des structures dépassant véritablement les seuils des ICPE soumises à autorisation, et donc une vision claire et précise de ce à quoi ressemble l’élevage industriel en France.

    https://www.liberation.fr/checknews/2018/12/19/est-il-vrai-qu-1-des-fermes-produisent-50-des-oeufs-du-porc-et-de-la-vola

    ci dessous le dossier .pdf sur l’état de l’agriculture industrielle française avec des données fausses fournis par l’état afin que les citoyen·nes ne puissent pas s’opposer à la FNSEA.
    https://cdn.greenpeace.fr/site/uploads/2018/11/Dossier-de-presse-Fermes-usines.pdf?_ga=2.127959244.1543234535.154321

    #agriculture #industrie #FNSEA #désinformation


  • UN General Assembly adopts Peasant Rights declaration ! Now focus is on its implementation
    https://www.cetri.be/UN-General-Assembly-adopts-Peasant

    Today, 17 December 2018, the 73 Session of the United Nations General Assembly (UNGA 73) in New York adopted the UN Declaration on the Rights of Peasants and Other People Working in Rural Areas. Now that the declaration is an international legal instrument, La #Via_Campesina (LVC) and its allies will mobilise to support regional and national implementation processes. The final vote of today represents the culmination of a historic process for rural communities. With 121 votes in favour, 8 (...)

    #Southern_Social_Movements_Newswire

    / #Le_Sud_en_mouvement, Via Campesina, #Souveraineté_alimentaire, Agriculture & luttes pour la terre, (...)

    #Agriculture_&_luttes_pour_la_terre #Environnement


  • Un pas en avant pour le megaprojet EuropaCity Le Figaro.fr avec Reuters - 18 Décembre 2018

    http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2018/12/18/97002-20181218FILWWW00323-un-pas-en-avant-pour-le-megaprojet-europacity.php

    Le préfet du Val d’Oise a décidé de déclarer d’utilité publique l’opération d’aménagement du « triangle de Gonesse », dont le projet contesté de parc d’activités à vocation commerciale, culturelle et touristique EuropaCity est une pièce maîtresse, a-t-on appris mardi soir auprès de l’investisseur principal.

    L’arrêté préfectoral de déclaration publique (DUP) devrait être signé et publié dans les prochaines jours, malgré l’annulation en mars par le tribunal administratif de Cergy-Pontoise de la création de la zone d’aménagement concerté, a-t-on précisé de même source.

    Le commissaire-enquêteur, qui a conduit l’enquête d’utilité publique, avait rendu en juillet dernier un avis favorable à ce projet d’aménagement, qui s’étend sur 280 hectares, dont 80 pour le parc EuropaCity.

    « L’opération projetée est globalement cohérente avec les objectifs annoncés » et « présente des avantages certains pour la collectivité comme pour les populations », avait-il estimé.

    Le préfet du Val d’Oise paraît donc avoir décidé de suivre son avis.

    Porté par Alliages et Territoires, filiale française de Ceetrus, la branche immobilier du groupe Auchan et du chinois Wanda, EuropaCity, entre Paris et l’aéroport Charles-de-Gaulle, est un projet de 3,1 milliards d’euros censé pouvoir accueillir 30 millions de visiteurs par an.

    Les nombreux opposants à ce projet gigantesque, d’une envergure inégalée en Ile-de-France, se recrutent parmi les élus locaux, les agriculteurs et de multiples associations qui dénoncent la perte de terres agricoles, les atteintes à l’environnement et les perspectives économiques incertaines.

    L’ex-ministre de la Transition énergétique Nicolas Hulot s’y était également montré défavorable.

    L’Etat a fait appel de l’annulation de la ZAC. La question doit être tranchée en 2019 par la cour d’appel de Versailles.

    En attendant, l’arrêté de DUP constituera un pas déterminant pour EuropaCity, estime-t-on de source proche d’Alliages et Territoires, « puisqu’il limitera le droit de propriété et donnera à l’Etat la possibilité d’acquérir les terrains ».

    #mulliez #immochan #immobilier_commercial #centres_commerciaux #europacity #Europa_City #des_grands_projets..._inutiles #grand_paris #france #agriculture #urbanisme #triangle_de_gonesse #terres #gonesse #ecologie #climat #centre_commercial #Ceetrus #immobilier #grande_distribution #destruction


  • How EU agriculture policy endangers migrants’ lives

    European Union leaders now acknowledge that the ’migration crisis’ has been replaced by a ’political’ one fostered by the far-right.

    Yet the prospects of migration being managed rationally and sustainably in Europe are still dim, as the hysteria over the UN Global Compact on migration, due to be endorsed in Marrakech this week, shows.

    Talk of legal channels for migrant labourers to reach Europe, for instance, is limited and little attention is paid to the demand for exploitable migrant labour.

    In the summer of 2018, the media briefly shone a spotlight on the plight of exploited migrant agricultural workers in Italy when dozens were killed in car crashes.

    The authorities’ response was in line with recommendations the European Commission suggested in its 2017 assessment of migration policies: crack down on abusive employment practices in the hope that the incentives for hiring undocumented workers would go down, thereby reducing the ’pull factors’ for irregular migration.

    This approach, though more helpful than solely focusing on keeping migrants out, is doomed to fail.

    A new report commissioned by the Open Society European Policy Institute, authored by the European University Institute’s Robert Schuman Centre for Advanced Studies, and focused on the agriculture sector in Italy, outlines its shortcomings and offers a more constructive way forward.

    First, it is important to acknowledge the broader structural elements of the EU agri-food system, where recourse to exploitable migrant labour is widespread - and is not confined to southern Europe.

    The flagship Common Agricultural Policy (CAP), which accounts for the largest chunk of the EU budget, has tended to favour large-scale, high-yield production, pushing prices down and squeezing small farmers.

    And supermarket chains, often acting as cartels, have rolled out practices – like auctions where producers are expected to outbid each other by lowering the price of their goods – which force even well-intentioned farmers to cut labour costs, the only costs they still control.
    Italian example

    Secondly, the research shows how in Italy, where the numbers of migrant farm workers are particularly high, repressive approaches do not work.

    A 2016 law targeting gang masters and the employers using their services, for instance, seems effective on paper.

    However, salaries are still mainly paid under the counter, with labourers hired on fixed-term contracts that only reflect a small part of their actual working hours and days.

    Finally, EU and national laws include protection schemes for victims of trafficking and exploitation to lessen employers’ power over them and to encourage them to report abuse.

    However, implementation is weak and the number of people accessing this type of protection is extremely limited.

    So what can be done to fix the system?

    The OSEPI-EUI report lays out a number of recommendations, from introducing incentives in the CAP subsidy system so that farmers providing their workers with proper contracts and pay are rewarded, to outlawing unfair trading practices in the retail sector.
    Ethical produce

    In much the same way as organic goods are certified by pan-European bodies, labelling schemes which provide information about labour conditions could also be introduced, satisfying a growing demand for ethical produce.

    Data highlighted in the report show how the numbers of migrant workers employed in Italian agriculture have risen over the last decade, while entry permits have been drastically reduced.

    The shortfall in the number of available workers is being increasingly met by mobile EU workers, irregular migrants and asylum seekers, many of whom would not be risking their lives to reach Italy and then applying for international protection if they could arrive legally as migrant workers.

    Undeclared work is not a ’pull factor’ for the vast majority of prospective migrants.

    Most migrants, like most European citizens, would rather have proper contracts, pay taxes and benefit from the social services they are contributing to rather than toil in the fields for up to fifteen hours a day, in dangerous conditions, for meagre pay and under the watchful gaze of gang masters.

    Simply trying to stop employers from hiring irregular migrants without addressing the reasons driving them to do so will do nothing to change a system which is failing farm labourers and owners alike.

    Crucially, it is also failing consumers, who are often unaware of the fact that the tomatoes and clementines they purchase are picked in conditions akin to modern slavery – or that the prices they pay are actually inflated by the many middlemen taking a cut along the chain, who often include organised criminal groups.

    If the EU really wants to tackle irregular migration, it would do well to start addressing the way food is grown, harvested and marketed in Europe.


    https://euobserver.com/opinion/143650
    #agriculture #PAC #migrations #exploitation #asile #migrations #politique_agricole #politique_agricole_commune #Italie #travail #exploitation


  • C’est sans doute le secret le plus étonnant de l’histoire de l’humanité. Nous ne serions pas devenus agriculteurs pour nous nourrir, mais pour nous saouler.

    Le plus important, c’est que toutes ces activités - le fait de raconter des histoires, d’échanger des ragots et des blagues, et de chanter - déclenchent la production d’endorphines dans le cerveau, dit-il. « À leur tour, les endorphines engendrent un sentiment positif, un peu comme la morphine. Donc on se sent bien. Et surtout, l’alcool active aussi le système des endorphines, ce qui, en soi, renforce les liens sociaux entre ceux qui boivent ensemble. »

    En d’autres termes, l’alcool joue un rôle essentiel dans la consolidation des liens sociaux et le dépassement des inhibitions - et il en va ainsi depuis les premiers temps de notre évolution. Il est plus que certain que nous maîtrisions l’art d’en produire longtemps avant de fabriquer ces cuves de pierre et ces récipients en poterie il y a dix mille ans. Prenons l’exemple de l’agriculture. On a toujours considéré que nous nous étions tournés vers l’exploitation des végétaux et des sols afi de faire du pain et donc de nous assurer une source de nourriture durable. Or, d’après les chercheurs, le genre de céréale que l’on cultivait à l’époque, l’engrain, ne fournit qu’un pain de piètre qualité. En revanche, il permet de faire une excellente bière.

    « Ce qui nous amène à formuler la grande théorie de l’histoire de l’humanité, à savoir que nous nous sommes mis à l’agriculture non parce qu’on voulait manger - de la nourriture, il y en avait en quantité partout, ironise Mark Forsyth dans son livre A Short History of Drunkenness [’Une brève histoire de l’ivresse’, non traduit en français]. On a commencé à cultiver parce qu’on voulait se murger . »
    Courrier international, no. 1467 /HISTOIRE, jeudi 13 décembre 2018 1062 mots, p. 51. Dix mille ans de soirées arrosées -The Guardian (extraits) Londres. Robin McKie
    #alcool #agriculture #biere

    • La nourriture, avant tout une histoire de société Reporterre
      https://reporterre.net/La-nourriture-avant-tout-une-histoire-de-societe

      Bouffes bluffantes. La véritable histoire de la nourriture, de la préhistoire au kebab, de Nicolas Kayser-Bril , éditions Nouriturfu, mai 2018, 120 p., 14 €.

      L’engouement pour le caractère « traditionnel » de la cuisine et de ses recettes est à tempérer, nous explique Nicolas Kayser-Bril, auteur de « Bouffes bluffantes », une petite histoire culinaire de l’Europe farcie d’anecdotes passionnantes et édifiantes. Au menu : pâtes, épices, camembert et bouillabaisse.

      L’histoire de l’alimentation, c’est un peu comme une étiquette de plat préparé : on nous raconte une belle histoire, en gros caractères, sur le devant de l’emballage. Mais la liste des ingrédients, en petites lettres derrière le paquet, nous apprend que le hachis parmentier au canard contient en fait pas mal de porc et d’additifs. C’est ce que tend à démontrer le petit ouvrage fort instructif du journaliste et apprenti cuisinier Nicolas Kayser-Bril, publié en mai 2018 chez la jeune maison d’édition Nouriturfu. Le titre, avec son assonance, vous en met déjà plein la bouche : Bouffes bluffantes. La véritable histoire de la nourriture, de la préhistoire au kebab.

      L’ambition du sous-titre peut paraître, en revanche, démesurée, comparée à l’épaisseur de la tranche que l’on nous met dans l’assiette — à peine une centaine de pages. Mais, plutôt qu’un menu gastronomique, c’est une dégustation de tapas soigneusement choisies que nous sert l’auteur : une série d’anecdotes documentées, parlantes, démonstratives. « Dans les livres de cuisine, on trouve plein de choses sur le comment — comment préparer, cuire et présenter les aliments. Dès qu’arrive le pourquoi, on nous renvoie à la tradition, qu’importe qu’elle soit vraie ou complètement inventée », introduit Nicolas Kayser-Bril.

      On apprend ainsi que les débuts de l’agriculture ont été plutôt très difficiles, et que les premières céréales étaient probablement réservées à la confection de boissons alcoolisées destinées à certaines personnes ou cérémonies particulières. Ce sont finalement les puissants qui ont favorisé le développement de l’agriculture. Au XVIIe siècle, encore la moitié de la population vivait de chasse et cueillette ! On découvre aussi comment les pâtes sèches sont devenues un plat national italien (grâce au développement de la banque à la Renaissance), d’où vient vraiment le foie gras (pas du Sud-Ouest), comment la bouillabaisse est devenue marseillaise et la brandade nîmoise (alors que cela aurait pu être le contraire), on apprend encore le lien entre l’adoption du beurre comme matière grasse quotidienne et la réforme protestante, pourquoi et comment la patate a sauvé l’Europe au XIXe siècle, les conséquences gastronomiques de la grande peste noire de 1348.
      L’histoire de l’alimentation est étroitement liée à l’histoire économique et politique

      Présentées dans un ordre chronologique, ces « petites » histoires nous dessinent à grands traits le développement de l’agriculture en Europe, permettent de comprendre comment périodes de bombance et de disette se sont succédé, puis comment l’industrialisation et le marketing ont ces dernières décennies remodelé nos habitudes et notre culture alimentaires. Or, les décrire permet utilement de s’en détacher.

      Autre rappel salvateur : l’histoire de l’alimentation n’est pas secondaire, elle est étroitement liée à l’histoire économique et politique. Les aliments n’ont pas toujours été choisis pour leurs qualités nutritives ou la facilité avec laquelle on les obtient, tant s’en faut, mais aussi — et surtout ? — parce qu’ils sont faciles à taxer par le pouvoir, à transporter pour les armées, à cacher de l’ennemi, qu’ils permettent de se distinguer socialement, qu’ils sont rémunérateurs pour ceux qui les produisent, etc. Bref, chaque exemple nous rappelle à quel point l’alimentation est à la fois conditionnée par la société et source de liens sociaux.

      Facile à lire, l’ouvrage s’engloutit aussi vite que des petits fours. Mais, à la fin, ce que l’on prenait pour un apéritif se révèle nous avoir bien nourris, et nous avoir ouvert de nouvelles perspectives culinaires.

      #Alimentation

    • toujours intéressant d’apprendre que « Au XVIIe siècle, encore la moitié de la population vivait de chasse et cueillette ! ». Je me demande quel est le pourcentage actuel. Forcément pas autant mais sans doute plus que 0... j’avoue pratiquer la cueillette et le glanage régulièrement...


  • Les paysages de rizières et leur évolution récente dans le delta du #fleuve_Gianh

    À partir des missions de terrain réalisées en 2015 et 2016, une question spécifique de recherche s’est progressivement construite sur le paysage du delta du fleuve Gianh (Province de Quang Binh, Centre du Vietnam). Depuis 1986 et la politique de renouveau du pays, la libéralisation économique et l’ouverture du Vietnam entraînent le remplacement des types d’utilisation du sol dans les espaces agricoles par des zones industrielles, commerciales et résidentielles. Les populations et les activités agricoles étant majoritairement installées dans la zone exposée aux #risques d’#inondation, les cartes de l’aléa d’inondation sont réalisées pour la prévention des inondations et pour aider à la mise en œuvre des mesures de protection. Celles-ci ont pour objectif de réduire la vulnérabilité des personnes et des biens, ainsi que d’aider les décisions d’aménagement et de développement du territoire comme par exemple interdire les implantations humaines dans les zones les plus dangereuses. Dans un contexte de croissance démographique, la diminution de la surface agricole donc de la production agricole totale et du nombre d’agriculteurs, a entraîné un problème d’insécurité alimentaire dans le delta. Les changements paysagers, dus à l’extension des constructions urbaines, et la #croissance_démographique, la #déforestation à l’amont du fleuve ou la destruction de la #mangrove pour l’#exploitation_piscicole, entraînent des problèmes environnementaux. Ces dynamiques aggravent les effets des catastrophes climatiques. De tels enjeux doivent guider les orientations des politiques d’aménagement le long du fleuve et dans le delta en particulier.


    https://journals.openedition.org/cybergeo/29826
    #rizières #Vietnam #agriculture #aménagement_du_territoire #urbanisation #cartographie


  • Nouvelle Calédonie : Le « Carmen » indésirable pour cause de punaises diaboliques _ Sheïma Riahi - 10 Décembre 2018 - France TV Info -
    https://la1ere.francetvinfo.fr/nouvellecaledonie/carmen-indesirable-cause-punaises-diaboliques-660203.html

    Le 7 décembre dernier, le gouvernement a décidé de ne pas autoriser le cargo "Carmen" à accoster en Nouvelle-Calédonie. En cause : la présence à bord de punaises diaboliques. Un insecte qui ferait peser une menace grave sur l’agriculture calédonienne.


    © Crew and Officers of NOAA Ship MILLER FREEMAN

    Refoulé des côtes calédoniennes, le cargo « Carmen », battant pavillon suédois, n’a pas eu d’autre choix que de faire demi tour. Il se dirige actuellement vers l’Australie. 
    A son bord : des véhicules neufs et des punaises diaboliques. https://fr.wikipedia.org/wiki/Halyomorpha_halys Le bateau est infesté par cet insecte clandestin originaire d’Asie du Sud-Est. L’alerte est donnée le 29 novembre dernier par la compagnie maritime qui gère le navire.

    L’alerte est donnée en Nouvelle-Zélande
    « C’est un cargo qui devait arriver sur la Nouvelle-Calédonie, qui venait d’être refoulé de Nouvelle-Zélande suite à la découverte à bord, lors l’inspection par les services de biosécurité néo-zélandais de la punaise diabolique, une punaise qui pose problème à l’agriculture et n’était donc pas autorisée chez eux bien entendu » indique Frédéric Gimat, chef du SIVAP, le service de l’inspection vétérinaire, alimentaire et phytosanitaire de la direction des affaires vétérinaires, alimentaires et rurales de la Nouvelle-Calédonie (DAVAR). 


    © Hectonichus Punaise diabolique

    Un impact important sur l’agriculture
    Cet insecte invasif ravage en effet les cultures en nécrosant les fruits. Le risque zéro en biosécurité n’existe pas. Raison pour laquelle le gouvernement a décidé de ne pas autoriser le cargo à accoster en Nouvelle Calédonie.
    « Elle a un impact assez important sur l’agriculture avec des pertes qui peuvent osciller entre 25 % et atteindre dans certains cas 70 % » explique Frédéric Gimat. « Le problème c’est que cette punaise possède 300 plantes hôtes, donc 300 plantes différentes sur lesquelles elle peut vivre et se nourrir. Et elle a un impact assez important sur l’agriculture, notamment par les piqûres sur les fruits et les légumes. »
    Isolé un temps au large de Koumac, hors des eaux calédoniennes, le Carmen avait précédemment effectué plusieurs touchers en Europe et aux Etats-Unis.

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    Aux USA :

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