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#agriculture_productiviste

  • @sombre
    Sombre @sombre CC BY-NC-SA 29/08/2026
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    @roinu
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    #Canicule : l’#agriculture_productiviste recherche des #solutions ...

    Canicule dans les élevages : les solutions de la Chambre d’agriculture des Pays de la Loire
    ▻https://actu.fr/pays-de-la-loire/chateaubriant_44036/canicule-dans-les-elevages-les-solutions-de-la-chambre-dagriculture-des-pays-de

    Les périodes de grosses chaleurs et de canicules sont difficiles à supporter, pour les humains comme pour les animaux. Les élevages sont particulièrement impactés, puisque les animaux peuvent souffrir d’un stress thermique très rapidement en fonction de la température, diminuant forcément leur rendement. Quelles solutions peuvent être mises en place pour aider les animaux ?

    .../...

    En extérieur c’est bien évidemment l’ombre qui est la protection la plus efficace. Si certaines structures artificielles comme des panneaux photovoltaïques ou des ombrières peuvent se révéler efficaces, les solutions naturelles le sont d’autant plus.

    Ce qui vraiment très con, c’est que, en soixante ans, ces #crétins_abyssaux ont viré presque toutes les haies pour agrandir les surfaces des parcelles et faciliter ainsi le travail des machines.

    #agro-industrie #remembrement

    Sombre @sombre CC BY-NC-SA
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  • @cdb_77
    CDB_77 @cdb_77 15/08/2026
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    « On a rayé des cartes les petits #cours_d’eau, et la sécheresse s’est répandue »

    https://reporterre.net/local/cache-vignettes/L720xH480/afp__20260812__c4fu9cr__v1__highres__switzerlandfranceenvironmentclimateweatherheatw_1_-17367.jpg

    En rayant des cartes tous les petits cours d’eau, la France a ainsi alimenté la terrible sécheresse que nous connaissons, écrivent les auteurs de cette tribune. Ceux-ci sont pourtant essentiels pour nourrir les vallées et les #nappes_phréatiques.

    La France a longtemps été un pays de rivières mais aussi de « #petits_chevelus » qui irriguaient merveilleusement les paysages, rechargeaient les nappes phréatiques, nourrissaient les #zones_humides et les grandes vallées. Aujourd’hui, ce réseau fin de milliers de petits #ruisseaux — rus, béals, filets d’eau de tête de bassin versant — se défait silencieusement, et alimente la terrible sécheresse que nous connaissons, tout autant que le déficit de #pluie.

    Cette affirmation n’est pas du catastrophisme. Elle découle de constats d’observation réalisés sur les petits cours d’eau, de bulletins hydrologiques, de mesures des nappes phréatiques, de cartes de sols dégradés réalisés dans toute la France sous le contrôle d’Eau France par Ades, la banque d’accès aux données de quantité et de qualité des #eaux_souterraines.

    Ces relevés racontent la même histoire : la géographie de notre pays bascule vers des changements de #paysages considérables, défavorables aussi bien à l’agriculture qu’aux humains — sans même parler des non-humains, de plus en plus vulnérables avec la prolongation des sécheresses.

    Victimes de l’#agriculture productiviste et de l’#urbanisation aveugle

    Pour comprendre cette disparition des petits cours d’eau, remontons un peu le temps. Le 30 décembre 2006, une #loi_sur_l’eau_et_les_milieux_aquatiques (#Lema) était adoptée en France, qui transposait dans le droit une directive européenne visant à restaurer l’état écologique des masses d’eau douce d’Europe d’ici à 2015.

    Certains syndicats agricoles n’ont pas vu cette ambition d’un bon œil, notamment la #FNSEA, représentant majoritaire de l’#agriculture_productiviste, désormais contrainte d’interdire les rejets de #nitrates dans les cours d’eau. L’Union européenne condamnera d’ailleurs plusieurs fois l’État français pour son laxisme vis-à-vis de ces pratiques (▻https://www.actu-environnement.com/ae/news/nitrates-cjue-condamnation-france-z).

    Mais grâce au gouvernement socialiste de l’époque (Reporterre l’a raconté en 2017 : ►https://reporterre.net/La-nouvelle-cartographie-des-cours-d-eau-menace-l-interet-general), un tour de passe-passe résolut le dilemme : de cours d’eau, les petits ruisseaux devinrent des « fossés », « canaux » ou « ravines », privés de la protection instaurée par la loi de 2006. Résultat : plus de bandes-tampons obligatoires pour les préserver des constructions et autres barrages hydrauliques, plus d’encadrement des #épandages de #pesticides. Sortis du droit, ils furent aussi effacés des #cartes administratives hydrologiques que l’on commençait alors à réaliser. Dans certains départements, la moitié d’entre eux ont tout simplement été rayés des cartes.

    Invisibilisés, ces petits cours d’eau ont pu être maltraités sans égards par des #pollutions diverses, malmenés par des sécheresses prolongées, ou tout simplement comblés par des propriétaires, et ainsi à jamais perdus. Leur #ruissellement ne s’effectuant plus, ou plus correctement, ils ne jouent plus leur rôle de capillaires du territoire. Des milliers de vallons se retrouvent ainsi privés d’eau pendant des semaines, voire des mois.

    Leur #disparition n’est pas seule en cause dans l’assèchement des sols, il faudrait aussi parler par exemple de l’abandon des #réseaux_gravitaires et autres #canaux_d’irrigation. Mais elle est essentielle pour comprendre la sécheresse des #sols et l’épuisement des nappes phréatiques, qui a ouvert la voie à des transformations profondes de nos terres et de nos habitats.

    Une véritable fuite en avant

    Chacun peut le constater, la sécheresse transforme les #paysages. Les images prises depuis le ciel sont saisissantes : rivières réduites à des rubans de cailloux, lacs contractés, champs grillés, forêts jaunies au cœur de l’été. Le manque d’eau dans les sols stoppe la croissance des arbres, bloque la photosynthèse (faisant dépérir certaines essences), et réduit leur possibilité de stockage de carbone. Le risque d’incendie et de ravageurs augmente en proportion.

    Les habitats humains en subissent aussi les conséquences. La rétractation des argiles l’été, puis leur gonflement au retour des pluies, fissure les murs, déstabilise les fondations. En France, plus de 60 % des maisons individuelles se situeraient désormais dans des zones d’exposition moyenne ou forte à ce phénomène, ce qui provoque de silencieuses migrations, du fait du coût élevé des réparations.

    Pour tenter de compenser la sécheresse provoquée par la disparition progressive de ces petits cours d’eau, l’agriculture développe l’#irrigation_sous_pression (#aspersion, #goutte-à-goutte), accaparant l’été une part très importante de l’eau, au prix de #conflits_d’usage croissants avec les milieux aquatiques, la production d’énergie, les usages domestiques.

    Des projets fantasmagoriques refont surface, comme les « #autoroutes_de_l’eau » qui détourneraient les eaux du Rhône ou d’autres fleuves vers des territoires en tension. Comme si l’on pouvait corriger la géographie par quelques tuyaux géants, alors que les grands cours d’eau eux-mêmes voient leurs débits diminuer. Une véritable fuite en avant !

    Instaurer une #démocratie_de_l’eau

    Si la sécheresse est bien amplifiée par le réchauffement global, la vulnérabilité de la France face à ce choc est donc largement le produit de ses choix. Elle a trop traité l’eau comme un stock à répartir, et non comme une trame à préserver, préférant contester les contraintes juridiques et écologiques plutôt que de réorganiser ses pratiques agricoles.

    Il faut désormais le reconnaître : nous avançons, année après année, vers un nouveau paysage, une nouvelle géographie. Nous ne retrouverons plus un état antérieur. Pour éviter la déshydratation continue du pays, il faut renouer avec la #géographie_de_l’eau en :

    – cessant de rayer des cartes tous les petits cours d’eau, et en les restaurant pour redessiner une trame vitale du territoire ;
    - en réorganisant l’agriculture autour de la #sobriété_hydrique, avec l’#agroécologie ;
    - en mettant l’eau au centre des politiques d’#aménagement_des_territoires, de l’extension des villes notamment. Plus rien ne devrait être construit sans tenir compte des sources disponibles.

    Il est temps de faire de la protection et de l’accès égalitaire à la ressource en eau un axe central de la #planification_écologique. Il est temps de simplifier et de rendre transparente pour tous les citoyens la #gestion_de_l’eau et de sortir d’une complexité administrative sans issue. Sans eau, il n’y aura ni territoire, ni économie, ni démocratie viables.

    ►https://reporterre.net/On-a-gomme-les-petits-cours-d-eau-des-cartes-et-la-secheresse-s-est-repa

    #eau #rivière #France #sécheresse #hydrologie #invisibilisation

    –

    signalé aussi par @colporteur :
    ▻https://seenthis.net/messages/1186226

    voir aussi :
    Une #cartographie inédite des cours d’eau officiels pointe les incohérences de la #réglementation
    ►https://theconversation.com/une-cartographie-inedite-des-cours-deau-officiels-pointe-les-incohe
    ▻https://seenthis.net/sites/7282461336008050837
    via @sombre

    CDB_77 @cdb_77
    • @cdb_77
      CDB_77 @cdb_77 15/08/2026

      Quand le gouvernement et la FNSEA redessinent la carte des cours d’eau
      (publié en 2017)

      https://reporterre.net/local/cache-vignettes/L719xH480/arton11698-6e3c7.jpg

      La loi sur l’eau de 2006 vise à retrouver un « bon état » écologique des masses d’eau douce. Mais discrètement, pour complaire à la FNSEA, le gouvernement a entrepris de soustraire une partie des cours d’eau à l’application de la loi. Premier volet de la grande enquête de Reporterre

      C’est l’histoire d’un incroyable coup de force. Dans le secret de quelques bureaux, une coalition de politiques et de lobbyistes de la FNSEA (Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles) a décidé de changer la carte géographique et physique de la France. En voici le déroulé, tel que reconstitué par Reporterre.

      Quand François Hollande a été élu président de la République en 2012, la FNSEA n’en éprouve aucune crainte. Ce « syndicat » paysan règne sur la politique agricole depuis plus de soixante ans. La Quatrième République, puis le régime gaulliste après 1958, ont en effet accepté de cogérer avec ses dirigeants les dossiers agricoles essentiels. Un nouveau virage a été pris quand Jacques Chirac, ministre de l’Agriculture dans les années 1970, a instauré la cogestion des politiques publiques agricoles avec la FNSEA, le syndicat ultramajoritaire dans la profession.

      L’industrialisation des campagnes, les élevages concentrationnaires, l’irruption des pesticides, la destruction des haies et des talus boisés, le remembrement, le recalibrage des rus, ruisseaux et rivières, sont une œuvre partagée. Essentiellement entre le ministère de l’Agriculture, les directions départementales de l’Agriculture (DDA), où règnent les Igref — ingénieurs polytechniciens chargés des « eaux et forêts » —, et la FNSEA, qui contrôle les puissantes chambres d’agriculture.

      Le désastre qui s’ensuit est donc le leur, qu’ils présentent pourtant comme un triomphe de la modernité. En 2007, quand Sarkozy lance son Grenelle de l’environnement, promettant une « révolution écologique » qui n’aura jamais lieu, les chefs de la FNSEA s’inquiètent. À tort. Après avoir copieusement brassé le vent, Sarkozy lance en novembre 2011 sa fameuse phrase : « Je voudrais dire un mot de toutes ces questions d’environnement, parce que là aussi, ça commence à bien faire. »
      L’élection de Hollande n’est pas une mauvaise nouvelle

      La FNSEA aurait sans problème fait affaire avec un Sarkozy réélu président, mais la gauche gouvernementale ne lui a jamais fait défaut. Faut-il rappeler qu’un Henri Nallet, jadis ministre de l’Agriculture de Mitterrand — 1985-1986, puis 1988-1990 —, a commencé sa carrière comme chargé de mission de la FNSEA ? Qu’Edgard Pisani, devenu socialiste sur le tard et vice-président de la Commission européenne en 1984, a été le ministre de l’Agriculture de De Gaulle entre 1961 et 1966, lançant réforme sur réforme en compagnie de Michel Debatisse, futur président de la FNSEA ?

      En bref, l’élection de Hollande n’est pas une mauvaise nouvelle. Et d’autant que la présidence se révèle d’une grande faiblesse politique, donc bien plus impressionnable. La FNSEA de Xavier Beulin — il est devenu son président en 2010 — sent rapidement qu’elle peut espérer beaucoup de la gauche, peut-être davantage que d’une droite sarkozyste. Beulin devient en quelques mois un interlocuteur privilégié de Hollande, ce qui permet de mieux comprendre la suite.

      Les productivistes agricoles n’ont en fait jamais digéré la loi sur l’eau et les milieux aquatiques (Lema) du 30 décembre 2006. Celle-ci transpose dans le droit français une directive européenne sur l’eau adoptée en octobre 2000. Or cette loi a pour objectif — entre autres — de parvenir à un « bon état » écologique des masses d’eau douce d’Europe d’ici 2015. La FNSEA, qui sait à quoi s’en tenir, y voit une menace directe : l’agriculture industrielle dissémine massivement des pesticides et pollue les rivières et les rivages avec ses nitrates. En 2014, l’Europe a d’ailleurs condamné une nouvelle fois la France pour sa politique trop laxiste contre l’épandage des nitrates.
      Nul n’est censé ignorer la loi, sauf les paysans

      Comment en sortir ? La création en 2006 de l’Office national de l’eau et des milieux aquatiques (Onema), chargée de la police de l’eau, annonce-t-elle la fin de l’impunité pour les pollueurs ? Possible. En 2010, une circulaire du ministère, alors de l’Écologie, durcit le ton : « Il est impératif de consolider la pratique des contrôles et de mieux coordonner l’intervention des services et établissements chargés des polices de l’eau et de la nature. » Une guérilla invisible commence. Quelques contrôles de terrain de l’Onema aboutissent à des procès-verbaux pour épandage de lisier ou comblement de ruisseaux, qui viennent heurter de plein fouet les habitudes agricoles. Fin 2013 commence un cycle de manifestations musclées de la FNSEA, avec déversement de fumier, devant les sièges décentralisés de l’Onema. On y refuse le principe même des contrôles.

      C’est alors que tout dérape au sommet de l’État. Manuel Valls, devenu Premier ministre, décide de se soumettre au lobby agricole, et commande en novembre 2014 un rapport sur « la mise en œuvre des contrôles » de terrain à la députée socialiste de l’Ariège Frédérique Massat. Le texte, publié fin mai 2015, ne peut que combler la FNSEA, car il prend parti, jusqu’à la caricature. On y lit par exemple cette phrase d’anthologie, qui ridiculise toute inspection de terrain : « La mission recommande qu’aucun constat de non-conformité ne soit dressé pour des points de contrôle dont les règles n’auraient pas été portées à la connaissance des agriculteurs en temps utile ».

      En somme, nul n’est censé ignorer la loi, sauf les paysans. Au-delà, le rapport ouvre une porte à des enjeux plus lourds encore, en réclamant la réalisation de cartes des cours d’eau, département par département. Pour la FNSEA, c’est décisif, car si un ru ou un ruisseau ne sont plus considérés comme des cours d’eau, ils ne relèvent évidemment plus de la loi qui les protège. Tout est alors en place pour une vaste comédie, qui se révélera être un drame.

      ►https://reporterre.net/Quand-le-gouvernement-et-la-FNSEA-redessinent-la-carte-des-cours-d-eau

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    ALIMENTATION : TOUT EST FAIT POUR VOUS FAIRE CHOISIR DES PRODUITS MAUVAIS POUR LA SANTÉ

    Qui aujourd’hui a les moyens de bien manger ? En France, des millions de personnes ne mangent pas à leur faim ou ont une alimentation peu diversifiée et dangereuse pour leur santé. Malgré la stabilisation de l’inflation, les prix restent trop élevés pour la grande majorité des Français et ils ont un impact sur ce qu’ils décident d’acheter : moins de produits frais, de fruits, de légumes. Contraintes dans leurs choix alimentaires, les personnes précaires sont aussi « les premières victimes de maladies liées à une mauvaise alimentation ». Un tiers des apports caloriques journaliers des Français vient d’aliments ultra transformés.

    Et tout ceci n’est pas la faute des consommateurs comme on l’entend bien souvent…
    “Tout est organisé pour que les consommateurs choisissent des produits mauvais pour leur santé” c’est ce que dénonce Karine Jacquemart, directrice de Foodwatch France dans son livre “Les Dangers de l’alimentation”. Elle y propose un décryptage des dérives de notre système agro-alimentaire, un système gangréné par les intérêts du privé au détriment de notre santé et des écosystèmes naturels. Karine Jacquemart invite aussi à l’action et à la résistance collectives, pour reprendre le pouvoir sur notre alimentation et donc sur nos vies.

    À l’heure où 1 français sur 3 n’est pas toujours en capacité de se procurer une alimentation saine en quantité suffisante pour manger trois repas par jour selon le Secours Populaire.
    1 étudiant sur 5 a recours à l’aide alimentaire et 1 agriculteur sur 5 vit sous le seuil de pauvreté.

    Karine Jacquemart le rappelle, l’accès à une alimentation saine, digne et de qualité est un droit fondamental et pourtant il n’est aujourd’hui pas suffisamment garanti en France.
    Dans le même temps, l’industrie agro alimentaire a vu ses profits doubler en pleine inflation. Les scandales se répètent, se ressemblent. Ils montrent à quel point l’alimentation est un enjeu politique majeur pour notre présent et notre avenir.

    Alors comment reprendre le pouvoir sur notre alimentation ? Comment déverrouiller le système agro-alimentaire et donner accès à une alimentation saine, choisie et produite dans le respect des écosystèmes ? Réponses à ces questions et bien d’autres dans cet entretien de Paloma Moritz avec Karine Jacquemart

    ▻https://www.youtube.com/watch?v=QYAp8Cln9IA

    #alimentation #politique #interview #Karine_Jacquemart

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      Sombre @sombre CC BY-NC-SA 3/09/2025

      #agroindustrie #agro-alimentaire (acteurs de l’) #agriculture_productiviste #exploitant·es_exploité·es #maximisation_des_profits #santé_publique #insécurité_alimentaire

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    CDB_77 @cdb_77 22/11/2024
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    L’histoire enfouie du #remembrement

    Après-guerre, en #Bretagne surtout, et dans une moindre mesure dans les zones moins bocagères, les #haies ont été arrachées à coups de bulldozer, les talus arasés, et les vergers réduits à néant. C’est ce qu’on a appelé le remembrement et voici son #histoire oubliée racontée dans une #BD.

    En mai 1978, #Gildas_Le_Coënt, emprisonné neuf mois en hôpital psychiatrique, est libéré. Cette affaire marque un nouvel épisode de la bataille bretonne contre le remembrement. Elle reflète une réalité vécue par des milliers de #paysans à travers la France pendant les décennies de #modernisation_agricole. #Inès_Léraud est journaliste, et lanceuse d’alerte en 2019 face à l’omerta des algues vertes. Elle publie aujourd’hui « Champs de bataille, l’histoire enfouie du remembrement », sa deuxième BD, une enquête avec Pierre van Hove, publiée chez La Revue Dessinée et les Éditions Delcourt.
    Des blessures toujours vives dans la mémoire collective

    Les témoignages recueillis révèlent des traumatismes profonds. Comme le rapporte Jacqueline Goff née en 1953 : "Je revois l’apparition des bulldozers, ce #saccage qui détruit tout, les arbres, les talus. Ce n’était pas un remembrement, un #démembrement, c’était le #chaos." sur France Culture. Cette #mémoire douloureuse se transmet encore dans les villages, où certaines familles ne se parlent plus depuis cette époque.

    Une modernisation imposée qui a divisé les campagnes

    Le remembrement, lancé après la Seconde Guerre mondiale, visait à adapter l’#agriculture française aux enjeux de #productivité et de concurrence internationale. "C’était une #société_paysanne qui n’était pas dans une logique de l’argent" explique Inès Léraud, "il s’agissait de regrouper les #parcelles, d’arracher les #arbres, les #talus, pour avoir des champs facilement cultivables par des machines". Cette politique crée alors des tensions durables, opposant les "gagnants", appelés "profiteurs" et les "lésés" du remembrement.

    Ce qui frappe Inès Léraud et Léandre Mandard en travaillant sur le sujet du remembrement, c’est l’ampleur des #résistances et des #conflits liés à cette question. Un #mouvement_contestataire qu’on aurait difficilement imaginé vu le peu de cas qu’en ont fait les sociologues ruraux et les historiens jusque-là. "Or, dans les archives départementales, les cartons de réclamation, de recours, de lettres, de mécontentement. Il y en avait partout, dans toutes les archives départementales où je suis allée sur le territoire français. Les bulldozers du remembrement ont dû être accompagnés des forces de l’ordre pour intervenir" explique Inès Léraud.

    Un impact environnemental majeur qui persiste

    Les conséquences de cette transformation radicale des #paysages se font encore sentir aujourd’hui. "Il y a 23 000 kilomètres de haies qui disparaissent chaque année, il y en a 3 000 qui sont replantées, donc on perd 20 000 kilomètres de haies chaque année", souligne Inès Léraud. Cette destruction massive du #bocage, associée à la diminution drastique du nombre d’agriculteurs (passé de 7 millions en 1946 à 400 000 aujourd’hui), illustre l’ampleur des changements opérés. "Certains chercheurs parlent même d’#éthnocide, on a perdu 90% des paysans." explique Inès Léraud.

    ▻https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/la-terre-au-carre/la-terre-au-carre-du-mercredi-20-novembre-2024-8473983
    #bande-dessinée #résistance #paysage

    CDB_77 @cdb_77
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      CDB_77 @cdb_77 22/11/2024

      #Champs_de_bataille

      https://www.editions-delcourt.fr/sites/default/files/styles/image_list/public/product/9782413075134-001-X.jpeg

      Le « remembrement ». Cette politique décisive pour le déploiement de l’agriculture intensive a été peu documentée. Aucun livre d’histoire ou de sociologie n’a été consacré aux perdants de cette politique ni aux résistants à ce bouleversement.
      À la sortie de la Seconde Guerre mondiale, l’État fait redessiner les terres agricoles dans la plupart des campagnes françaises. Accessibilité des champs par des machines, regroupement des parcelles et disparition des haies et talus. C’est le « remembrement ». L’objectif est que la #paysannerie produise davantage, que le pays atteigne son auto-suffisance alimentaire et que la France devienne une puissance agricole mondiale.

      ►https://www.editions-delcourt.fr/bd/album-champs-de-bataille

      #livre #BD #bande-dessinée
      #Morbihan #Bretagne #remembrement #terres_agricoles #bocage #haies #talus #paysannerie #agriculture #agriculture_intensive #résistance #paysage #Damgan #Fégréac #Jean_de_Dresnay #rentabilité #mécanisation #FDSEA #vergers #arbres_fruitiers #pommiers #Georges_Gorrichon #Paul_Valton #Albert_Boucher #François_Mitterrand #violence #loi #Maurice_Poirée #rendements_agricoles #Léonce_Faure #progrès #corps_du_génie_rural #modernisation_agricole #corporation_paysanne #Hervé_Budes_de_Guébriant #engrais #Vichy #maréchal_Pétain #Landerneau #Pierre_Caziot #René_Dumont #chevaux #tracteurs #plan_Marshall #FNSEA #Jean_Monnet #rationalisation #Charles_de_Gaulle #INRA #engrais_chimiques #WOL #betteraves_à_sucre #surproduction #endettement #dettes #barbelés #traumatisme #rage #Jeunesse_agricole_catholique (#JAC) #christianisme #religion #André_Pochon #Jean_Terpend #Michel_Debatisse #Edgard_Pisani #Jean_Cotten #indemnité_viagère_de_départ (#IVD) #Citroën #politique_agricole_commune (#PAC) #Jean_Pinchon #René_Blondelle #crédits_publics #main-d'oeuvre #population_paysanne #démographie #production_agricole #modernisation #silence #solitude #suicide #taux_de_suicide #industrialisation #urbanisation #modernité #Raymond_Fourrier #Joseph_Le_Coënt #Association_de_défense_du_terroir_breton (#Terroir_breton) #action_directe #résistance #Front_socialiste_autogestionnaire_breton (#FSAB) #Mouvement_de_défense_des_exploitants_familiaux (#Modef) #répression #Gildas_Le_Coënt #internement #psychiatrisation #internement_abusif #choc_psychologique #oiseaux #érosion #hydromorphie #sécheresse #pollution_des_eaux #prairies_humides #rivières #Association_nationale_pour_le_développement_de_l'aménagement_foncier_agricole_et_rural (#Andafar) #Philippe_Lamour #Jean-Robert_Pitte #François_Guézou #Sébastien_Couëpel #morcellement_des_terres #coût #autonomie #agriculture_capitaliste #agriculture_productiviste #productivisme

      CDB_77 @cdb_77
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      CDB_77 @cdb_77 22/11/2024

      voir aussi :
      #Bocage : la fin d’un #paysage
      ►https://seenthis.net/messages/1065004

      CDB_77 @cdb_77
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      CDB_77 @cdb_77 28/11/2024

      Le remembrement, une division des terres et des êtres

      Après la Seconde guerre mondiale, la France a connu un remembrement de ses terres, au profit d’une agriculture productiviste. Peu documentée, cette politique a profondément transformé les paysages et divisé les villages. Quelles sont les conséquences réelles de cette politique ?

      Pendant près de quatre ans, de la Bretagne aux Ardennes en passant par le Limousin, la journaliste Inès Léraud a mené une enquête sur le remembrement des terres en France, avec l’appui de Léandre Mandard, doctorant au Centre d’histoire de Science-Po. En allant à la rencontre des témoins du remembrement, ils ont retracé l’histoire des politiques agricoles en matière de gestion des terres. Plus de 60 ans après le grand remembrement, quel bilan tirer de cette politique ? Comment étaient perçues ces transformations par les différentes parties prenantes ?

      Le remembrement, moteur de la productivité agricole française

      Le processus de remembrement des terres a lieu après la Seconde guerre mondiale, comme l’explique Inès Léraud : « L’Etat fait redessiner les terres agricoles dans la plupart des campagnes françaises, afin que les champs soient accessibles par des chemins carrossables et facilement cultivables par des machines. C’est le remembrement. Les petites parcelles sont regroupées pour en former des grandes. Dans les régions de bocage, les haies et talus disparaissent sous les lames des bulldozers. L’objectif est que la paysannerie produise davantage et que la France devienne une puissance agricole mondiale. Au cours de ce processus, la taille des fermes augmente considérablement, et les plus petits paysans disparaissent. »
      « Le plus grand « plan social » qu’a connu la France »

      L’enquête d’Inès Léraud, mise en dessin par Pierre Van Hove, souligne l’opposition du monde paysan au remembrement, une paysannerie elle-même fracturée entre les agriculteurs qui tirent profit du remembrement, et ceux qui en souffrent, les "lésés". En effet, la politique de remembrement fut pensée, selon Inès Léraud, au service de l’expansion industrielle de la France : la mécanisation de l’agriculture devait permettre aux agriculteurs d’exploiter de plus grandes surfaces avec moins de travailleurs, libérant ainsi une main d’œuvre conséquente pour les usines. Des centaines de milliers d’exploitations agricoles disparaissent. « Le nombre de paysans et de salariés agricoles passe de 7 millions en 1946 à 3,8 millions en 1962. (...) C’est le plus grand « plan social » qu’a connu la France. », explique l’autrice. « En 1961, les paysans sans ferme composent 70% des effectifs ouvriers de l’usine Citroën, construite à Rennes un an auparavant. Une politique de transfert de main-d’œuvre savamment orchestrée… », poursuit-elle.

      ▻https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/questions-du-soir-l-idee/le-remembrement-selon-ines-leraud-et-pierre-van-hove-9818632

      CDB_77 @cdb_77
    • @cdb_77
      CDB_77 @cdb_77 30/11/2024

      ENTRETIEN. Inès Léraud, son enquête sur ce remembrement breton qui a « détruit la société paysanne »
      ►https://seenthis.net/messages/1082629

      CDB_77 @cdb_77
    • @cdb_77
      CDB_77 @cdb_77 10/08/2025

      #Monument du remembrement, à #Geffosses :
      Monument à la nature et aux hommes victimes des remembrements

      https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/a/ab/Monument_du_remembrement_%28Geffosses%29.jpg/960px-Monument_du_remembrement_%28Geffosses%29.jpg

      ▻https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=31085499

      CDB_77 @cdb_77
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  • @colporteur
    colporteur @colporteur CC BY-NC-SA 7/05/2024
    2
    @vazi
    @ericw
    2

    Pesticides : « Avec son nouveau plan Ecophyto, le gouvernement persiste dans une politique d’immobilisme vieille de vingt ans »
    ▻https://www.lemonde.fr/idees/article/2024/05/07/pesticides-avec-son-nouveau-plan-ecophyto-le-gouvernement-persiste-dans-une-

    https://img.lemde.fr/2024/05/03/1/0/4288/2858/1440/960/60/0/ab0066e_1714745344279-080-hl-ibigougilles-2373084.jpg#.jpeg

    Rappelons les faits. Il existe une forte présomption d’un lien entre l’exposition à plusieurs #pesticides et le développement de #cancers de la prostate, de lymphomes et de leucémies. L’exposition aux pesticides in utero ou au cours de la petite enfance dans un contexte professionnel ou domestique accroît aussi le risque de certains #cancers_pédiatriques. Les populations les plus vulnérables sont celles vivant à proximité des zones d’épandage. Ainsi, la densité des surfaces viticoles dans un rayon d’un kilomètre autour des habitations augmente la probabilité de leucémies infantiles.

    Les pouvoirs publics ont inscrit ces cancers de l’adulte aux tableaux des maladies professionnelles. Pour être clair, si un agriculteur qui a été exposé au moins dix ans à un pesticide souffre d’un lymphome ou d’un cancer de la prostate (ou même d’une maladie de Parkinson), il pourra demander une indemnisation à la Sécurité sociale et à son employeur le cas échéant. Il pourra également accéder au fonds d’indemnisation des victimes des pesticides, créé en 2020.

    L’imprégnation des Françaises et des Français reste inquiétante, puisqu’on a pu identifier des insecticides pyréthrinoïdes et organochlorés dans, respectivement, 99 % et 90 % des échantillons biologiques prélevés sur nos concitoyens. En outre, le glyphosate a été détecté dans les urines de 17 % de la population et l’AMPA (l’acide aminométhylphosphonique), un produit de dégradation biologiquement actif, chez plus de 70 % des adultes et de 93 % des enfants testés. Enfin, plus de 12 millions de Français ont consommé en 2021 une #eau non conforme aux critères de qualité en raison de la présence de pesticides dépassant les normes sanitaires.

    Pollution persistante

    Les tragédies passées, comme celle de la contamination de la population antillaise par le #chlordécone, un pesticide utilisé dans les bananeraies, auraient dû instruire nos dirigeants quant à l’étendue de leurs responsabilités. L’inaction des autorités sanitaires et politiques de l’époque, malgré les données disponibles sur la toxicité de ce produit pour les humains, a engendré une pollution persistante de toute la chaîne alimentaire associée à une multiplication de pathologies graves, dont des cancers de la prostate. Le constat est accablant, et l’Assemblée nationale a d’ailleurs reconnu la responsabilité de l’Etat dans les préjudices subis par les Antillais.

    Lancé en 2008, le premier plan #Ecophyto, censé réduire de moitié la consommation de pesticides en dix ans, s’est soldé par un échec. Il en va de même pour les plans Ecophyto II et Ecophyto II +, qui visaient le même objectif à l’horizon 2025 puis 2030. En février, le gouvernement a jugé bon de suspendre le plan Ecophyto III. Il décide maintenant, dans le nouveau plan dévoilé le 6 mai, de le relancer en modifiant l’indicateur d’usage des pesticides (NODU, nombre de doses unités) qui avait pourtant fait ses preuves. Il sera remplacé par un outil de mesure européen insuffisant, l’indicateur de risque harmonisé (HRI-1).
    Avec son nouveau plan Ecophyto, le gouvernement persiste dans une politique d’immobilisme vieille de vingt ans. L’exposition délibérée, que ce soit des agriculteurs et de leurs familles ou de la population en général, à des substances nocives (ou dont la nocivité est encore inconnue pour les pesticides en cours d’agrément) va perdurer. La proposition d’un « dispositif d’indemnisation des riverains » telle qu’elle est présentée par le gouvernement, même si elle est indispensable, ne peut être considérée comme une politique préventive visant à protéger l’ensemble de nos concitoyens contre l’exposition à des produits agrochimiques.

    Limiter les sources d’exposition

    Il ne s’agit évidemment pas de nier ici la crise profonde que traverse le monde agricole et les situations désespérées qu’elle peut engendrer. Cependant, encourager une #agriculture_productiviste fondée sur l’utilisation de substances chimiques toxiques, au détriment de la santé des exploitants, des ouvriers agricoles, des riverains et de la population dans son ensemble, ne résoudra pas les maux du monde rural. La création, en 2011, par des agriculteurs de l’association Phyto-Victimes atteste que le monde paysan est aussi conscient de la dégradation de ses conditions sanitaires du fait de l’usage massif des pesticides.

    Ce dont nous avons besoin, c’est une politique volontariste et courageuse. Le nombre de cancers ne cesse d’augmenter en France, avec 433 000 nouveaux cas par an, soit un doublement en trente ans. Quarante pour cent de ces cancers sont évitables, c’est-à-dire qu’ils n’apparaîtraient pas si l’exposition aux facteurs de risque connus était prévenue, aux premiers rangs desquels le tabagisme et la consommation d’alcool. L’Institut national du cancer a placé la prévention parmi les priorités de sa stratégie décennale de lutte contre les cancers, mais celle-ci doit s’accompagner d’un engagement fort des pouvoirs publics pour limiter les sources d’exposition aux agents cancérogènes, que ce soit dans l’environnement professionnel ou domestique.

    Nous, patients, chercheurs, soignants, personnes impliquées dans des associations, des sociétés savantes, caritatives ou des institutions, qui nous battons au quotidien contre le cancer, ne pouvons accepter que la #santé_publique soit sacrifiée à des intérêts court-termistes. Apaiser la colère légitime du monde agricole en perpétuant son exposition aux pesticides n’est pas la solution. Il est encore temps pour le gouvernement de reconsidérer ses décisions qui mettent en danger la vie de nos concitoyens. Nos responsables politiques doivent avoir le courage de faire le choix de la santé publique, pas celui du cancer.

    Signataires : Corine Bertolotto, directrice de recherche à l’Inserm ; Marc Billaud, directeur de recherche au CNRS ; Fabien Calvo, professeur émérite pharmacologie à l’AP-HP ; Thierry Facon, président de la Société française d’hématologie ; Judith Favier, directrice de recherche à l’Inserm ; Gilbert Lenoir, professeur émérite génétique médicale à Paris-Saclay ; Fatima Mechta-Grigoriou, directrice de recherche à l’Inserm ; Daniel Nizri, président de la Ligue contre le cancer ; Julie Pannequin, directrice de recherche au CNRS ; Pierre Sujobert, professeur d’hématologie, hospices civils de Lyon ; Mathilde Touvier, directrice de recherche à l’Inserm. Retrouvez la liste complète des signataires à cette adresse.

    colporteur @colporteur CC BY-NC-SA
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  • @cdb_77
    CDB_77 @cdb_77 22/01/2024
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    @monolecte
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    La #France qui a #faim avec #Bénédicte_Bonzi et #Guillaume_Le_Blanc

    Rencontre d’une anthropologue spécialiste de la faim et d’un philosophe qui a beaucoup écrit sur la #précarité pour penser les erreurs d’un pays riche où 8 millions de Français doivent recourir à l’#aide_alimentaire tandis que 10 millions de tonnes de #nourriture sont jetées par an en France.

    Pour comprendre l’#absurdité de ce #paradoxe et la faillite de notre #agriculture_productiviste, nous recevons l’anthropologue Bénédicte Bonzi qui a mené une longue étude aux #Restos_du_coeur. Sur le terrain, elle mesure la #souffrance de #bénévoles qui constatent que leur action, loin d’aider à sortir de la #pauvreté, consiste surtout à maintenir une #paix_sociale en évitant des vols et des #émeutes_de_la_faim.

    Et si, dans une société démocratique, l’urgence consistait moins à donner de la nourriture que des #droits pleins et entiers ? Le regard du philosophe Guillaume Le Blanc nous permettra de questionner la #violence qui s’exerce contre les plus pauvres. Comment penser la #vulnérabilité au cœur de la cité ?

    ▻https://audioblog.arteradio.com/blog/215851/podcast/219681/la-france-qui-a-faim-avec-benedicte-bonzi-et-guillaume-le-blanc

    #audio #podcast

    CDB_77 @cdb_77
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  • @sombre
    Sombre @sombre CC BY-NC-SA 20/08/2023
    2
    @stephane_m
    @bouts
    2

    Chute dans les algues vertes : le préfet des Côtes-d’Armor aux petits soins des lanceurs d’alerte - La Déviation | Webzine breton axé culture & politique
    ▻https://ladeviation.com/actualite/agiter/chute-dans-les-algues-vertes-le-prefet-des-cotes-darmor-aux-petits-soin

    Le préfet des Côtes-d’Armor veille sur la santé des lanceurs d’alerte. Dans un courrier signé le même jour que la reconnaissance par la justice d’un préjudice écologique causé par les algues vertes en baie de Saint-Brieuc, Stéphane Rouvé remonte les bretelles d’André Ollivro. À la prochaine promenade du « Che des grèves » sur la vasière du Gouessant, il saisira le procureur de la République.

    La Baie de Saint Brieuc, les activistes écolos des 70’s l’avaient surnommées « la Baie des Cochons » ...
    La vidéo illustrant l’article est carrément flippante.

    [source : @sylvainernault@piaille.fr ]

    #algues_vertes #eutrophisation #agriculture_productiviste #nitrates #FNSEA #hydrogène_sulfuré #H2S

    Sombre @sombre CC BY-NC-SA
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  • @colporteur
    colporteur @colporteur CC BY-NC-SA 16/07/2023

    « Il y a des violences que l’Etat affronte et d’autres auxquelles il consent »

    https://img.lemde.fr/2023/06/21/0/0/8256/5504/1440/960/60/0/989c515_5598687-01-06.jpg


    Le choix de la dissolution témoigne d’abord d’une certaine imperméabilité aux alertes de cénacles peu suspects de menées « écoterroristes ». Le 15 juin, sept rapporteurs spéciaux des Nations unies publiaient à l’adresse de la France une alerte s’inquiétant d’une « tendance à la stigmatisation et à la criminalisation des personnes et organisations (…)œuvrant pour la défense des droits humains et de l’environnement », justifiant un « usage excessif, répété et amplifié de la force ».

    Longue liste de violences aux personnes

    Un recours à la force que le gouvernement justifie par la violence de certains militants – violence au cœur des motifs avancés pour dissoudre le mouvement. Mais, en l’espèce, il y a des violences que l’Etat affronte et d’autres auxquelles il consent.

    Mi-juin, dans Le Point, Arnaud Rousseau, le président de la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA), exigeait la mise hors circuit du réseau écologiste, précisant qu’à défaut il n’était « pas sûr de tenir longtemps [s]es troupes ». Injonction délicate à gérer : lutter contre la violence d’une organisation en cédant aux menaces de violence d’une autre organisation, cela ne manque pas de sel.

    ▻https://www.lemonde.fr/idees/article/2023/07/16/il-y-a-des-violences-que-l-etat-affronte-et-d-autres-auxquelles-il-consent_6
    ▻https://justpaste.it/5nd4b

    #SLT #écologie #dissolution #État #répression #agriculture_productiviste

    colporteur @colporteur CC BY-NC-SA
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  • @sombre
    Sombre @sombre CC BY-NC-SA 27/03/2023
    1
    @colporteur
    1

    ▻https://www.liberation.fr/environnement/ressources-en-eau-lespagne-envisage-de-vivre-sans-retenues-20230326_XZ2IC

    Si, en France, la sécheresse insistante suscite un débat sur le recours croissant aux « bassines », en Espagne il s’agit d’un modèle bien connu depuis des décennies, essentiel pour l’agriculture, mais aujourd’hui remis en question. Pour beaucoup, il est même considéré comme dépassé et insuffisant, dans un contexte de pénurie chronique d’eau, liée en partie au dérèglement climatique mais aussi à la gestion agricole. En l’état, l’Espagne est une « superpuissance » des retenues d’eau, appelées ici embalses ou pantanos. Selon la Société nationale de barrages et retenues d’eau, qui les fédère, on en compte 1 226, un record en Europe, en particulier dans la moitié méridionale semi-aride du pays, qui en dépend de manière cruciale pour son agriculture.

    ▻https://justpaste.it/cvqxk

    #Espagne #agriculture_productiviste #méga_bassines #retenues_d'eau #embalses #dessalement #pénuries_d'eau

    Sombre @sombre CC BY-NC-SA
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  • @odilon
    odilon @odilon CC BY-NC-ND 6/01/2023
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    @rastapopoulos
    @lyco
    @biggrizzly
    @arno
    @sombre
    @7h36
    @kassem
    @cabou
    8

    Antilles : la justice prononce un non-lieu dans l’enquête sur le scandale du chlordécone | Mediapart
    ▻https://www.mediapart.fr/journal/ecologie/050123/antilles-la-justice-prononce-un-non-lieu-dans-l-enquete-sur-le-scandale-du

    Antilles : la #justice prononce un #non-lieu dans l’enquête sur le scandale du chlordécone

    Seize ans après les premières plaintes et huit mois après la fin de l’enquête, un non-lieu a été prononcé lundi 2 janvier dans le scandale de l’empoisonnement des écosystèmes au #chlordécone, un #pesticide abondamment utilisé dans les #bananeraies jusqu’en 1993 en #Guadeloupe et en #Martinique.

    odilon @odilon CC BY-NC-ND
    • @rastapopoulos
      RastaPopoulos @rastapopoulos CC BY-NC 6/01/2023

      #racisme #colonialisme
      comment il ne peut pas y avoir une défiance totale de toute institution ensuite…

      RastaPopoulos @rastapopoulos CC BY-NC
    • @sombre
      Sombre @sombre CC BY-NC-SA 6/01/2023

      #agriculture_productiviste #agroindustrie #bananes #chlordécone #empoisonnement #Antilles_françaises

      Sombre @sombre CC BY-NC-SA
    • @sombre
      Sombre @sombre CC BY-NC-SA 7/01/2023

      ▻https://www.lemonde.fr/planete/article/2023/01/05/la-justice-prononce-un-non-lieu-dans-l-enquete-sur-le-chlordecone-aux-antill

      [Le chlordécone] n’a été banni des Antilles que quinze ans après les alertes de l’Organisation mondiale de la santé. Selon Santé publique France, plus de 90 % de la population adulte des deux îles est contaminée par ce pesticide. Les Antilles détiennent le triste record mondial de cancer de la prostate. Depuis le 22 décembre, il est reconnu comme maladie professionnelle, ouvrant la voie à une indemnisation pour les ouvriers agricoles.

      le #journalisme_courtisan ou l’art de minimiser les faits ...

      Sombre @sombre CC BY-NC-SA
    • @sombre
      Sombre @sombre CC BY-NC-SA 8/01/2023

      Seize ans après le dépôt d’une première plainte, la justice a prononcé un non-lieu dans l’enquête sur l’empoisonnement des Antilles au chlordécone. Dans leur ordonnance, les juges reconnaissent néanmoins un « scandale sanitaire » et considèrent qu’il s’agit « probablement du premier dossier judiciaire à traiter d’une pollution d’une telle ampleur ». Mediapart rend publique, en accès libre, cette ordonnance de non-lieu néanmoins historique.

      ▻https://www.mediapart.fr/journal/france/080123/scandale-du-chlordecone-mediapart-publie-l-integralite-de-la-decision-des-

      Sombre @sombre CC BY-NC-SA
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  • @hypathie
    Hypathie Blogueuse @hypathie 29/10/2022
    8
    @touti
    @7h36
    @sombre
    @rastapopoulos
    @marielle
    @parpaing
    @stephane_m
    @marcimat
    8

    Les mégabassines ne sont pas un combat entre écologistes, d’un côté, et agriculteurs, de l’autre, mais bien le symbole d’un choix à effectuer entre deux visions de l’agriculture, entre deux futurs possibles pour nos territoires. ▻https://reporterre.net/Paysans-nous-sommes-resolument-contre-les-megabassines

    Hypathie Blogueuse @hypathie
    • @marcimat
      marcimat @marcimat 30/10/2022

      Voir également

      ►https://bonpote.com/les-mega-bassines-sont-elles-des-solutions-viables-face-aux-secheresses

      Les méga-bassines sont sous les feux des projecteurs. L’année 2022 est marquée par une sécheresse sévère, avec plus de 70 départements où des arrêtés de restrictions d’usage ont été pris à un « niveau de crise », et des estimations d’un état hydrique des sols au plus bas depuis 1958 en moyenne sur la France.

      Si cette situation est exceptionnelle, beaucoup ont l’impression que ce phénomène de sécheresse est récurrent. Quel est l’impact de la crise climatique sur ces événements ? Comment s’y adapter ? En quoi les retenues et méga-bassines peuvent être une solution ?

      #fix_hydrosocial #bassines #eau #ressource #partage

      Pour désigner le recours systématique à des ajustements techniques, dont le but n’est pas d’adapter le système à la disponibilité de la ressource de plus en plus variable, voire, dans certains cas, de plus en plus réduite, mais de maintenir « une trajectoire de développement fondée sur l’augmentation de la disponibilité de la ressource en eau », les chercheurs utilisent depuis une dizaine d’année la notion de « fix hydrosocial », en référence aux drogues. La tendance à investir dans de nouvelles constructions consiste en effet à fixer (réparer) un dysfonctionnement (ici le manque d’eau), en immobilisant du capital dans une infrastructure, au lieu d’investir pour soutenir la transition vers des pratiques moins gourmandes en eau.

      marcimat @marcimat
    • @marielle
      marielle 🚩🌸🚩 @marielle 30/10/2022

      Pour protéger une esplanade en terre battue, le week-end du 29 et 30 octobre 2022, l’État français a déployé 1700 gendarmes, une antenne du GIGN, 7 hélicoptères, des drones. Cela aura coûté plus d’un million d’euros.
      ▻https://contre-attaque.net/2022/10/30/megabassines-la-repression-a-deja-coute-plus-dun-million-deuros

      Voici l’explosion d’une grenade GM2L. C’était hier à Sainte-Soline. Des dizaines d’autres ont été tirées.

      Pour protéger un trou dans la terre, destiné à accaparer l’eau d’une nappe phréatique pour une poignée d’agro-industriels, la gendarmerie était prête à tuer.

      📷Estelle Ruiz

      https://pbs.twimg.com/media/FgTnLaXWIAAK8xB?format=jpg&name=small#.jpg

      ▻https://twitter.com/ContreAttaque_/status/1586648721063821312?cxt=HHwWgICypd-m9IQsAAAA

      marielle 🚩🌸🚩 @marielle
    • @sombre
      Sombre @sombre CC BY-NC-SA 1/11/2022

      #accaparement (des ressources vitales) #eau #mégabassines #agriculture_productiviste #extractivisme #guerres_de_l'eau

      Un déroulé sur Twitter : ▻https://threadreaderapp.com/thread/1587031745093828610.html

      Les bassines ne sont pas des éléments classiques du paysage : endiguées de tt coté car sans appui sur du relief, elles se remplissent en hautes eaux comme ttes les retenues, mais ont la singularité de devoir pomper de l’eau pour se remplir dans la nappe + parfois ds rivières 2/n
      Ce n’est pas si courant comme mode de fonctionnement, car de fait, très couteux à l’usage. Même si l’eau elle même ne coute quasi rien aux agriculteurs, les frais de constructions et d’exploitation (électricité pour les pompes) sont importants 3/n
      Autre problème, ces retenues exposent de l’eau de la nappe, a priori protéger de l’évaporation, + fraiche et de +/- bonne qualité en surface où elle va subir des dégradations (eau stagnante chaude = dévpt d’algues, dont cyano et perte par évaporation)

      (Source : ▻https://twitter.com/florencehabets/status/1587031745093828610)

      Sombre @sombre CC BY-NC-SA
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  • @vanderling
    Vanderling @vanderling 10/05/2021
    2
    @sombre
    @odilon
    2

    Taulé, du lisier plein la Penzé
    ▻https://www.franceinter.fr/emissions/c-est-bientot-demain/c-est-bientot-demain-30-avril-2021

    https://cdn.radiofrance.fr/s3/cruiser-production/2021/04/ca59cece-5d41-4978-8480-e25c712cd386/1200x680_la_penze_a_mobylette20210407_125450.jpg

    Le 2 avril, une fuite de lisier dans un élevage industriel de porcs à Taulé du côté de Saint-Pol-de-Léon a provoqué une forte pollution sur la Penzé, un petit fleuve qui se jette dans la baie de Morlaix. Pour les riverains, les pécheurs et les associations de défense de l’environnement la coupe est pleine.

    Une enquête à mobylette sur les bords de la Penzé, dans le pays de Léon, centre névralgique du système agro-industriel breton (fief de la famille Gourvennec), menée le lendemain du rassemblement en soutien à Morgan Large et juste quelques jours après que plusieurs dizaines de tonnes de lisier aient été déversées dans un petit affluent de la Penzé. La SA Kerjean qui exploite un élevage industriel porcins à Taulé serait à l’origine de cette pollution (cf Ouest-France).

    #agroindustrie

    Vanderling @vanderling
    • @sombre
      Sombre @sombre CC BY-NC-SA 10/05/2021

      #cochonneries #FNSEA #agriculture_productiviste #élevage_industriel

      ▻https://www.openstreetmap.org/?mlat=48.6000&mlon=-3.9005#map=12/48.6000/-3.9005

      Sombre @sombre CC BY-NC-SA
    • @cdb_77
      CDB_77 @cdb_77 11/05/2021

      #industrie_agro-alimentaire #lisier #élevage #porcs #élevage_porcin #Taulé #pollution #Penzé #Kerjean

      CDB_77 @cdb_77
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  • @sombre
    Sombre @sombre CC BY-NC-SA 11/08/2020
    2
    @noun
    @monolecte
    2

    Petite histoire du nitrate d’ammonium et autres substances. Quand l’#agriculture_productiviste a pu servir d’alibi aux industriels fabricants d’#explosifs :

    Nitrate d’ammonium, iode : retour sur l’histoire explosive de deux substances essentielles
    ▻https://theconversation.com/nitrate-dammonium-iode-retour-sur-lhistoire-explosive-de-deux-subst

    Pour se figurer la violence des explosions qui ont conduit à la destruction du port de Beyrouth et d’une grand partie de la capitale libanaise, le 4 août dernier, il suffit de penser à cette image classique, mais tellement saisissante, d’une flamme se frayant un chemin le long d’une mèche qui la mène, lentement et inexorablement, vers une pile de bidons remplis de dynamite.

    La plupart des articles relatant la catastrophe ont en effet mentionné des stocks de feux d’artifice conservés dans le port, à proximité d’autres réserves contenant, elles, des engrais.

    Les flammes des premiers auront déclenché la déflagration la plus importante, meurtrière, imputable à l’explosion du nitrate d’ammonium, un composé chimique qui sert de base à un grand nombre d’engrais azotés.

    Sombre @sombre CC BY-NC-SA
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  • @sombre
    Sombre @sombre CC BY-NC-SA 29/01/2019
    2
    @vanderling
    @odilon
    2

    On en avait déjà un peu parlé ici mais ça faisait un moment que rien n’avait été publié à ce sujet. Julie Lallouët-Geoffroy (Reporterre) nous fait une piqûre de rappel en nous livrant les résultats d’une enquête de terrain en trois volets sur la #méthanisation, devenu un modèle économique de valorisation industrielle promu par les pouvoirs publics ayant de fortes similitudes avec les campagnes de promotion pour les #biocarburants. Et ça craint ...

    La méthanisation, l’usine à gaz qui séduit les gros agriculteurs
    ▻https://reporterre.net/la-methanisation-l-usine-a-gaz-qui-seduit-les-gros-agriculteurs

    ▻https://reporterre.net/methanisation-un-digestat-bien-indigeste-pour-les-sols-et-les-eaux

    ▻https://reporterre.net/La-methanisation-risque-d-accelerer-la-concentration-des-fermes

    Sombre @sombre CC BY-NC-SA
    • @vanderling
      Vanderling @vanderling 2/09/2020

      Méthanisation : la fuite en avant de l’agro-industrie
      ▻https://reporterre.net/Methanisation-la-fuite-en-avant-de-l-agro-industrie
      25 août 2020 / Nicolas de La Casinière (Reporterre et La Lettre à Lulu)
      ▻https://www.lalettrealulu.com/La-Lettre-a-Lulu-N-111-112-sommaire_a3032.html

      Vanderling @vanderling
    • @sombre
      Sombre @sombre CC BY-NC-SA 4/09/2020
      @vanderling

      #extractivisme #agroindustrie #agriculture_productiviste #mégaméthaniseur #méthanisation

      (Merci @vanderling pour la Lettre à Lulu).

      Sombre @sombre CC BY-NC-SA
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  • @rezo
    Rezo @rezo 24/10/2018
    2
    @odilon
    @sombre
    2

    « La forêt est un champ de bataille », entretien avec François-Xavier Drouet
    ▻https://www.revue-ballast.fr/francois-xavier-drouet

    Depuis le mois de septembre 2018, des salariés de l’Office nationale des forêts (ONF) organisent des marches dans toute la France pour dénoncer leur privatisation progressive. L’enjeu peine à percer le mur médiatique. Le film Le Temps des forêts est sorti en salle le 12 septembre dernier : son réalisateur, François-Xavier Drouet, dénonce une gestion forestière calquée sur le modèle de l’agriculture productiviste — elle menace nos forêts autant que les hommes et les femmes qui y travaillent. Source : Ballast

    • #François-Xavier Drouet
    Rezo @rezo
    • @cdb_77
      CDB_77 @cdb_77 24/10/2018

      #forêt #privatisation #film #Le_temps_des_forêts #François-Xavier-Drouet #agriculture_productiviste

      CDB_77 @cdb_77
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  • @sombre
    Sombre @sombre CC BY-NC-SA 23/10/2017
    2
    @monolecte
    @suske
    2

    En finir avec le glyphosate | L’Humanité
    ▻https://www.humanite.fr/en-finir-avec-le-glyphosate-644159

    Le glyphosate est au coeur du système agricole. « Il a un rôle structurel dans la logique du productivisme en agriculture. En contrôlant les mauvaises herbes sur de très grandes surfaces, il a permis l’agrandissement des fermes et la spécialisation à un rythme rapide », analyse Emmanuel Aze, secrétaire national chargé des pesticides à la Confédération paysanne (CP).
    Dans la campagne bretonne, JeanMarc Thomas, éleveur laitier bio, contemple les terres autour de son exploitation. « Elles sont brûlées par le glyphosate, avant d’être replantées. » C’est en ce moment que les agriculteurs arrosent leurs champs de glyphosate avant les semis d’automne. « Moi aussi je pensais qu’il était impossible de s’en passer. » Pourtant, en 2009, il franchit le pas et se convertit au bio. Sa production a baissé la première année : – 20 %. Mais aujourd’hui, en changeant ses pratiques, il s’en sort plutôt bien. Ce porte-parole de la CP s’est rendu compte que « le glyphosate était le cheval de Troie de tous les autres pesticides et produits chimiques ». Parce que le milieu a été fragilisé, il ouvre la voie « à tout un cortège d’herbicides, fongicides et insecticides et ensuite aux engrais azotés de synthèse pour fertiliser le sol ».
    Marc Dufumier ne dit pas autre chose. « Lutter contre les plantes concurrentes aux cultures avec des produits en “cide” est inefficace sur le long terme. Il y a toujours une herbe résistante qui finit par proliférer. Dans un contexte de crise encore plus grave que ce que l’on dit pour les agriculteurs, on ne fait qu’accroître leurs coûts, par l’achat de toujours plus de produits phytosanitaires. » Pour lui, « on a engagé les filières de production dans des voies sans issue ». Même les grands céréaliers, ceux-là mêmes qui défendent à cor et à cri le glyphosate, commencent à voir leurs rendements et revenus chuter.

    #agriculture_productiviste #écocide (et bien d’autres choses en -cide) #glyphosate #Monsanto

    Sombre @sombre CC BY-NC-SA
    • @colporteur
      colporteur @colporteur CC BY-NC-SA 23/10/2017

      Samedi lors d’une manif de et avec les migrants je découvre d’ahurissants autocollants du PCF : « Tire au flanc » (merci Macron). À force de se décomposer, le PC, comme ses satellites devenus erratiques, amende son productivisme.

      colporteur @colporteur CC BY-NC-SA
    • @sombre
      Sombre @sombre CC BY-NC-SA 23/10/2017

      Mais ils s’adressent à qui ces autocollants ?

      Sombre @sombre CC BY-NC-SA
    • @sombre
      Sombre @sombre CC BY-NC-SA 24/10/2017

      ▻https://www.humanite.fr/glyphosate-la-triste-culture-du-plus-petit-compromis-finira-par-nous-tuer-6

      Cette résolution, adoptée à une faible majorité, envoie un mauvais signal aux Etats membres qui se réuniront demain à Bruxelles pour décider du sort de ce pesticide. Je crois qu’aujourd’hui, le moment est venu, pour l’Union européenne, de cesser de trembler devant les lobbys industriels et Monsanto

      Non seulement ne plus trembler devant eux mais surtout les faire payer très cher pour les dégâts occasionnés sur la santé et l’environnement et aussi les faire payer pour financer la transition vers une agriculture non destructrice.

      Sombre @sombre CC BY-NC-SA
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  • @odilon
    odilon @odilon CC BY-NC-ND 29/05/2017
    9
    @biggrizzly
    @vazi
    @kassem
    @monolecte
    @mad_meg
    @7h36
    @bce_106_6
    @touti
    @sombre
    9

    Des experts européens ont sous-estimé des études sur les dangers du glyphosate | Sciences et santé - lesoir.be
    ▻http://www.lesoir.be/1513080/article/actualite/sciences-et-sante/2017-05-29/des-experts-europeens-ont-sous-estime-des-etudes-sur-dangers-du-glyphosat

    http://ls.rosselcdn.net/sites/default/files/imagecache/1200x627/2017/05/29/120824120_B9712162632Z.1_20170529220933_000_GPM95IBLI.1-0.jpg

    Des études qui mettent en évidence le lien entre plusieurs cas de #cancer et le #glyphosate ont été sous-estimées par les agences d’expertise européennes. C’est ce que révèle Le Monde ce lundi soir.

    Le quotidien français cite une lettre de Christopher Portier, toxicologue et biostatisticien de renommée mondiale, adressée ce lundi au président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker. L’homme a eu accès à des études confidentielles sur le glyphosate transmises par des industriels aux autorités européennes.

    Selon Christopher Portier, certaines informations mettant en évidence des cas de cancer n’ont été prises en compte ni par l’EFSA (Autorité européenne de sécurité des aliments) ni par l’ECHA (Agence européenne des produits chimiques). Ces agences « ont échoué à identifier tous les cas statistiquement significatifs d’augmentation d’incidence de cancers, dans les études menées sur les rongeurs », explique-t-il dans la lettre.

    #agrochimie #intoxication

    odilon @odilon CC BY-NC-ND
    • @sombre
      Sombre @sombre CC BY-NC-SA 1/06/2017

      #agro-industrie #agriculture_productiviste

      Sombre @sombre CC BY-NC-SA
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  • @marclaime
    Marc Laimé @marclaime 14/02/2015
    3
    @koldobika
    @odilon
    @02myseenthis01
    3

    Comment maximiser l’usage de l’eau en agriculture ? Veolia et la FNSEA préparent une loi…
    ▻http://www.eauxglacees.com/Comment-maximiser-l-usage-de-l-eau

    Le jour même où la Cour des comptes dénonçait le scandale de l’accaparement des Agences de l’eau, et partant de la politique de l’eau, par des intérêts catégoriels, Xavier Beulin et Antoine Frérot annonçaient benoîtement qu’ils allaient faire changer la loi afin de pouvoir maximiser l’usage de l’eau au plus grand profit de l’agriculture productiviste. Ce n’est pas un gag des Yes men, tout juste l’ordinaire de la gestion de l’eau en France… Xavier Beulin, président de la FNSEA et Antoine Frérot, P-DG de (...)

    Marc Laimé @marclaime
    • @odilon
      odilon @odilon CC BY-NC-ND 14/02/2015

      #eau #agro-industrie

      odilon @odilon CC BY-NC-ND
    • @cdb_77
      CDB_77 @cdb_77 15/02/2015

      #agriculture #Agences_de_l'eau #agriculture_productiviste #France

      CDB_77 @cdb_77
    • @koldobika
      koldobika @koldobika CC BY-NC-SA 15/02/2015

      #délinquants

      koldobika @koldobika CC BY-NC-SA
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