• Défendons la liberté d’informer sur le secteur agro-alimentaire pétition
    https://www.cyberacteurs.org/cyberactions/dynfendonslalibertyndinformersurles-3791.html

    Pétition : Défendons la liberté d’informer sur le secteur agro-alimentaire
    La crise sanitaire actuelle nous le montre : la vigilance pour la sauvegarde des libertés fondamentales est un combat à reprendre sans trêve. Pour certains, cet attachement semble un luxe dont on pourrait se passer quand la situation est dictée par l’urgence. Cette idée reçue constitue une erreur dangereuse. C’est pourquoi, même si tout semble nous inviter à regarder ailleurs et à s’accommoder de régressions démocratiques prétendument inévitables, il nous importe de porter à la connaissance publique une affaire qui attire notre plus grande attention.

    Nous sommes des militants associatifs, agriculteurs, scientifiques, auteurs, avocats, journalistes, syndicalistes, élus, citoyennes et citoyens. Nous estimons qu’il est de notre devoir, moral et civique, de faire connaître la situation inacceptable rencontrée par la journaliste Inès Léraud. Nous appelons à la soutenir alors que des intimidations et procès visent à faire taire son activité. Plus généralement, nous entendons défendre la liberté d’informer face aux intérêts privés qui aimeraient la restreindre.

    Inès Léraud est une journaliste connue pour avoir beaucoup enquêté sur l’industrie agroalimentaire en Bretagne. Elle s’est notamment immergée dans un village breton et a suivi de près l’intoxication par les pesticides dont ont été victimes des salariés de la plus grande coopérative agricole bretonne, Triskalia. Par des reportages diffusés sur France Inter et France Culture notamment, elle a mis au grand jour des pratiques courantes, illégales et souvent dangereuses, mises en œuvre par certains puissants acteurs du secteur agroalimentaire. Ces pratiques hélas, se sont révélées régulièrement « couvertes » par des administrations et les élus. Cette journaliste, dont le travail a été notamment salué par le quotidien Le Monde, s’est aussi intéressée aux « marées vertes » qui se sont répandues sur les côtes bretonnes depuis l’avènement de l’élevage industriel. Cet intérêt a débouché sur une bande dessinée réalisée en collaboration avec Pierre Van Hove aux éditions La Revue dessinée - Delcourt (2019) Algues vertes, l’histoire interdite, un album qui connaît un retentissant succès. Suite à cette publication, deux séries d’évènements nous alertent.

    Pressions et intimidations : la fabrique du silence

    En mars 2020, l’hebdomadaire Le Canard enchaîné révèle que la venue de la journaliste au Salon du livre de Quintin (Côtes d’Armor) a été annulée après l’intervention auprès de l’équipe du salon d’un élu de la municipalité. Ce dernier est par ailleurs salarié de la Chambre d’agriculture des Côtes d’Armor (dirigée par la FNSEA). Un peu plus tôt, la journaliste avait appris qu’une maison d’édition régionale avait préféré renoncer à son projet de traduction en breton de la bande-dessinée Algues vertes, l’histoire interdite, par peur de perdre des subventions du Conseil régional de Bretagne.

    Quelques mois plus tôt, fin 2019, Inès Léraud a été visée par une plainte en diffamation de Christian Buson, un personnage phare du paysage agroalimentaire breton. Il est directeur d’un « bureau d’études en environnement », le GES, qui prodigue des conseils à destination des agro-industries (près de 4 millions d’euros de chiffre d’affaire annuel). Il est aussi président de l’Institut Technique et Scientifique de l’Environnement (ISTE) fondé entre autres par les entreprises Lactalis, Daucy et Doux en 1996. Cet institut est notamment connu pour propager des thèses sur les marées vertes favorables au secteur agro-alimentaire. Il est enfin secrétaire général de l’Association Francophone des Climat-Optimistes (AFCO) qui lutte contre la diffusion des informations scientifiques relatives au réchauffement climatique.

    Dès 2017, Christian Buson n’hésitait pas à dénigrer la journaliste après la diffusion de ses enquêtes sur les marées vertes bretonnes sur les ondes radio. Il lui écrivait par courriel : “Vous pourrez postuler pour le Prix Elise Lucet de la désinformation (...) Je vous souhaite évidemment une brillante carrière”. La plainte en diffamation qu’il lui intente par la suite ressemble à une vendetta ad hominem : elle ne vise aucunement, comme il est de coutume, la journaliste et le directeur de publication (ou l’éditeur), mais uniquement la journaliste. Elle est par ailleurs déposée dans la boîte aux lettres de la maison où Inès Léraud vivait quand elle menait ses enquêtes dans un hameau, au cœur du centre-Bretagne. Prêtée par des proches, cette maison n’a jamais été sa résidence officielle. Une manière subtile de lui dire : « on sait où vous trouver » ?

    Christian Buson a renoncé à sa plainte quelques jours avant l’audience prévue le 7 janvier 2020, alors que la journaliste et son avocat avaient préparé leur dossier de défense. Une preuve que cette attaque judiciaire était une tentative d’intimidation.

    Doit-on laisser la Bretagne devenir le far-west ?

    Quelques mois plus tôt, Jean Chéritel, PDG du groupe Chéritel dépose une plainte en diffamation contre Inès Léraud, suite à la publication de son enquête intitulée “Travail dissimulé, fraude sur les étiquettes : les multiples abus d’un groupe agro-industriel breton” (Bastamag, 26 mars 2019). Le groupe Chéritel est un important grossiste en fruits et légumes, qui revendique 45 millions de chiffre d’affaires et 120 salariés. Il approvisionne les enseignes Leclerc, Intermarché, Auchan, Carrefour, Système U, Aldi ou
    encore Quick et KFC.

    Jean Chéritel n’en est pas à sa première procédure judiciaire destinée à inhiber le travail journalistique. En 2015, il attaque en diffamation le quotidien régional Le Télégramme suite à la publication d’un article sur l’emploi illégal de travailleurs bulgares au sein du groupe. Le Télégramme perd alors son procès. Mais, trois ans plus tard, en décembre 2018, les révélations du quotidien régional sont confirmées : le groupe Chéritel est condamné par le Tribunal de Grande Instance de Saint-Brieuc à 261 610 euros d’amende pour « délit de marchandage (...) commis à l’égard de plusieurs personnes : opération illégale à but lucratif de fourniture de main-d’œuvre ». Son gérant Jean Chéritel, écope de 10 000 euros d’amende, deux mois de prison avec sursis et deux ans d’interdiction d’exercer l’activité de sous-entrepreneur de main-d’œuvre. Le groupe et son gérant ont fait appel.

    Le procès intenté au Télégramme agit comme un bâillon invisible sur la presse bretonne. Après lui, celle-ci ne s’intéresse plus guère à cette entreprise. En 2017, lorsqu’une source appelle des journaux locaux pour leur faire part d’une fraude massive sur les tomates au sein du groupe Chéritel, les rédactions se censurent et ne donnent pas suite. Avertie par des confrères, Inès Léraud décide d’enquêter. Ce travail lui prend six mois. Elle découvre aussi bien les fraudes de Jean Chéritel que sa façon d’anéantir les critiques, dans l’entreprise comme au dehors. Elle s’étonne également de l’absence de syndicat au sein du groupe qui comprend pourtant 120 salariés ! Bastamag décide de publier cette enquête. Ce journal, coordonné par Agnès Rousseaux et Ivan du Roy est connu pour avoir mené plusieurs investigations sur le groupe Bolloré et remporté les nombreuses procédures intentées par cet industriel. Quelques mois après la publication de l’enquête, le groupe Chéritel est condamné à près de 100 000 euros d’amende et une peine de prison avec sursis pour maquillage de l’origine de ses produits (novembre 2019). Quoique multi-condamnée en première instance, cette entreprise continue à s’en prendre à celles et ceux qui tentent d’informer sur ses pratiques contestables. Ainsi, la procédure qu’elle vient d’intenter contre Inès Léraud. Elle débouchera sur une audience au TGI de Paris qui aura lieu les 20 et 21 janvier 2021.

    La liberté d’informer, un instrument démocratique à protéger

    En 2020, en France, une journaliste est donc inquiétée sur deux fronts pour n’avoir fait que son travail : informer ses concitoyens sur le fonctionnement d’un secteur économique central en Bretagne : l’industrie agro-alimentaire. Comment une telle stratégie d’intimidations et de menaces est-elle possible dans un territoire de la République ? Certains acteurs de l’agro-alimentaire seraient-ils au-dessus des lois au point, non seulement de contrevenir au droit, mais aussi de tout faire pour que personne ne puisse le faire savoir ?

    Nous, citoyennes et citoyens, militants associatifs, agriculteurs, scientifiques, chefs cuisiniers, avocats, journalistes, élus, syndicalistes, auteurs, nous ne nous résignons pas face à ces attaques envers la liberté d’informer. Celle-ci est déjà mise à l’épreuve par la tendance à sanctuariser le « secret des affaires » au profit des grandes puissances économiques. Nous en sommes persuadés : nos démocraties, au niveau national comme au niveau régional, ont besoin de cette liberté qui, seule, garantit l’effectivité de contre-pouvoirs citoyens. Cette liberté d’informer s’exerce à l’égard des pouvoirs politiques ; il importe qu’elle s’exerce aussi envers les puissances économiques et financières qui ont pris une importance considérable dans notre société. Ces dernières doivent donc être soumises aux devoirs qui s’appliquent à tout un chacun.

    En tant que citoyen, chacun a le droit de connaître la réalité pour être en capacité d’exprimer librement ses choix politiques, quels qu’ils soient. Soutenir la journaliste Inès Léraud face à de tels agissements, c’est défendre la liberté d’information, ce bien démocratique si précieux.

    #Agro-alimentaire #Médias #Intimidation #Censure

  • Arrivera-t-on à nourrir Paris avec des fermes urbaines ?

    Manifestement non, mais jardiland veut bien nous vendre des kits loisir-déco pour potagers d’intérieur.
    https://www.liberation.fr/france/2019/02/14/arrivera-t-on-a-nourrir-paris-avec-des-fermes-urbaines_1709305

    Voici donc Philippe Pont-Nourat, directeur des relations internationales de Sodexo France. Chaque jour, ce leader de la restauration collective nourrit 2,5 millions de personnes en France (dont Libération). Vu la nature de son activité, cette firme n’est pas étanche aux débats du moment. « Et donc, on s’est dit qu’on allait faire un potager sur le toit de notre siège, à Issy-les-Moulineaux [dans les Hauts-de-Seine] », a ainsi annoncé Philippe Pont-Nourat.
    Rendement bas

    Ce n’est pas gratuit, cela coûtera 31 000 euros, y compris les dispositifs de communication. Mais surtout, c’est un métier. « On a commencé au printemps et cette année, le climat n’était pas formidable. En plus, comme on est en hauteur, on n’avait pas prévu l’effet du vent. » Bref, le rendement était tellement bas que « la botte de persil aurait même été trop chère pour un chef étoilé ! »

    Néanmoins, « l’impact sur les salariés a été très intéressant. Ils ont découvert l’hydroponie, allaient voir où en étaient les carottes. Et ils pouvaient réserver des paniers ». On ignore quelle a été la part de ces musettes dans le budget alimentation des salariés de Sodexo.

    A lire aussiEn Seine-Saint-Denis, des fermiers au pied du métro

    Mais pour la population générale, il ne faut pas se faire d’illusions : « Ce n’est pas avec des fermes urbaines que l’on va nourrir des villes comme Paris. » Qui dit ça ? Le directeur général d’InVivo « premier groupe agricole coopératif français » dixit son site, Thierry Blandinières. Certes, admet-il, il existe une forte demande de production locale et « ça permet à beaucoup d’agriculteurs dans des exploitations de petite taille de trouver là un revenu de complément ».
    « Prouesse »

    Cela dit, pour lui, il n’y a aucun doute : « Le tout bio est impossible pour nourrir 9 milliards d’habitants », chiffre probable de la population mondiale à brève échéance (les Nations unies tablent sur une population de 9,7 milliards d’individus en 2050). Mais comme InVivo est aussi propriétaire des jardineries Gamm Vert, Jardiland et Delbard, il n’est pas question de désespérer le client. « Nous avons décidé de réinventer le potager à partir de nos magasins. » Ah oui ? « Nous leur ajoutons des boutiques où l’on trouve les produits des cultivateurs locaux. »

    A lire aussiAgriculture urbaine : plus bêle la ville

    Très bien. D’ailleurs, même le président directeur général de la Semmaris (le marché de Rungis), Stéphane Layani, le reconnaît : « Je suis sûr qu’il y a une demande de produits locaux et de circuits courts. » Au demeurant, « Rungis écoule les deux tiers de la production agricole de l’Ile-de-France ». Mais là encore, pas d’illusions à se faire : « Cela équivaut à 1,2% des besoins alimentaires de l’Ile-de-France. Donc, vous ne nourrirez pas la ville avec des toits plantés. » Et même pas avec le maraîchage de la Seine-et-Marne. Mince.

    Consolons-nous avec « le succès du modèle de Rungis à l’international ». Le site, au sud de Paris, « est plein comme un œuf » mais, son patron l’assure : « Des métropoles viennent nous voir pour reproduire ce modèle. » A savoir : « C’est une prouesse de nourrir chaque jour les Franciliens. Avec notre système d’approvisionnement, qu’il pleuve, qu’il neige, tous les matins, vous aurez du bonheur dans votre assiette ! » Un instant de lyrisme dans un colloque. Très rare.

    #alimentation #industrie #agro-alimentaire #ferme-usines #urbanisme

  • #beurk : 71 % d’Huile végétale, eau, amidon, sel, arôme, sel de fonte (E331 E341), colorant (E180a), anti agglomérant : cellulose. Le râpé du père Jean #Carrefour, #Leader_Price

    Le râpé du père Jean - Préparation à base de matières grasses végétales et de fromage.
    Imprimé sur le sachet : Ingrédients : Fromage > 28% , Huile végétale, eau, amidon, sel, arôme, sel de fonte (E331 E341), colorant (E180a), anti agglomérant : cellulose.

    Information trouvé sur : https://www.olivierdauvers.fr/2018/11/26/cher-alexandre

    « Quitte à me fâcher avec Orangina-Suntory (propriétaire de la marque), ce “Père Jean” est le “Canada Dry” du fromage râpé. Un ersatz. Tous les attributs en apparence mais si peu en réalité. Attardez-vous sur la composition, cher Alexandre : royalement 27 % de fromage. Le reste, 73 % quand même ? De l’huile (de palme !, allez-y soyez “provoc” jusqu’au bout…), de l’eau, de l’amidon de pomme de terre, etc. Bien loin d’un emmental râpé dont il reprend pourtant les codes. Ce que j’appelle “la zone grise de l’industrie agro-alimentaire”. Des produits légaux mais honteux. Surtout, le genre de produits qui nourrit légitimement la défiance alimentaire contemporaine. »

    La fiche produit est presque illisible sur #openfoodfacts , hélas. (probablement due à la mise à jour automatique de la fiche produit)
    https://fr.openfoodfacts.org/produit/3304100012251/la-rape-du-pere-jean-leader-price

    l’#ersatz est fabriqué par « Les Fromagers de Saint-Omer », à Campagne-lès-Wardrecques, Pas-de-Calais , entreprise subventionnée par la communauté d’agglomération du pays de Saint-Omer (voir la voix du nord).

     #malbouffe #capitalisme #alimentation #nécrotechnologies #huile_de_palme #industrie_palmiste #agrobusiness #obésité #junk_food #agro-alimentaire #emmental #France

    • Déjà, vendre le fromage déjà râpé est une folie emplastifiée. Après, c’est souvent moins cher que le bloc du même poids. Tout est dit ? Consommateur, économise et tais-toi.

  • Emmanuelle Wargon, l’ex-lobbyiste en chef de Danone à la Transition écologique - Libération
    https://www.liberation.fr/france/2018/10/16/emmanuelle-wargon-l-ex-lobbyiste-en-chef-de-danone-a-la-transition-ecolog

    Cette énarque de 47 ans, ancienne camarade de promotion d’Edouard Philippe, a été nommée secrétaire d’Etat auprès de François de Rugy. Une nouvelle illustration du « rétro-pantouflage », ou quand un haut-fonctionnaire passé au privé revient exercer des fonctions importantes au cœur de l’Etat.

    « Qui a le pouvoir ? Qui gouverne ? » Fin août, pour justifier sa démission spectaculaire, Nicolas Hulot avait dénoncé « la présence des #lobbys dans les cercles du pouvoir », estimant que cela pose « un problème de démocratie ». L’ex-ministre de la Transition écologique et solidaire ne croyait pas si bien dire… Moins de deux mois plus tard, voici qu’arrive dans son ancien ministère, comme secrétaire d’Etat, Emmanuelle Wargon, rien moins que la directrice des affaires publiques et de la communication de Danone.

    Lobbying et pollution

    Soit la lobbyiste en chef du groupe alimentaire… l’un des plus gros pollueurs de la planète, en termes de plastique. La semaine dernière, Break Free From Plastic, une coalition de 1 300 organisations du monde entier, révélait que sur les 180 000 déchets plastiques ramassés dans l’environnement dans 42 pays en juin et septembre, ceux produits par Danone figuraient en quatrième position, après ceux provenant de Coca-Cola, de Pepsi et de Nestlé. Danone fait aussi partie des 25 entreprises françaises qui épuisent le plus les écosystèmes de la planète, pointait l’ONG WWF en 2016.

    Emmanuelle Wargon, 47 ans, rejoint au gouvernement l’ancienne directrice des ressources humaines de Danone, Muriel Pénicaud, devenue ministre du Travail. Au ministère de la Transition énergétique, où elle remplace Sébastien Lecornu – qui au sein du ministère s’était vu confier les dossiers « énergie », dont plusieurs dossiers brûlants, de Fessenheim à Bure –, elle rejoindra une autre secrétaire d’Etat venue d’un géant du privé : Brune Poirson, ancienne cadre de Veolia. Et Wargon, la fille unique de Lionel Stoléru, ancien ministre de Valéry Giscard d’Estaing et de François Mitterrand, est issue de la même promotion de l’ENA que le Premier ministre Edouard Philippe, lui-même ancien lobbyiste en chef du groupe nucléaire Areva (devenu Orano).

    « Rétro-pantouflage »

    Comme ce dernier, Emmanuelle Wargon, qui a aussi fait Sciences-Po et HEC, illustre parfaitement une pratique de plus en plus répandue : le « rétro-pantouflage », soit un cadre dirigeant du privé, souvent issu des grandes écoles (ENA, Polytechnique), qui revient exercer des fonctions importantes au sommet de l’Etat après avoir « pantouflé » en quittant la haute fonction publique pour un poste bien payé dans le privé. De quoi faire réagir mardi sur Twitter le secrétaire d’EE-LV David Cormand : « Avec Macron, l’écologie, c’est jamais sans les lobbys. »

    Décrite comme pugnace et opiniâtre, Emmanuelle Wargon a commencé sa carrière en 1997 comme auditrice à la Cour des comptes. En 2001, elle est devenue conseillère technique auprès du ministre délégué à la Santé Bernard Kouchner, dans le gouvernement Jospin. De 2007 à 2010, sous le gouvernement Fillon, elle a dirigé le cabinet du Haut-Commissaire aux solidarités actives Martin Hirsch, où elle a géré entre autres le dossier RSA, mis en œuvre sous Nicolas Sarkozy en 2008. Elle a aussi été adjointe au directeur général de l’Afssaps (aujourd’hui ANSM), l’agence de sécurité des produits de santé.

    Puis, avant Danone et après un passage au ministère des Affaires sociales, elle a été pendant trois ans déléguée générale à l’emploi et à la formation professionnelle au ministère du Travail, un poste clé, pilotant notamment la réforme de la formation professionnelle ou encore la gestion des crédits de la politique de l’emploi. Pas grand-chose à voir, donc, avec l’écologie ou l’énergie. Même si son ancien patron, le PDG de Danone Emmanuel Faber, a twitté mardi que « pendant trois ans, Emmanuelle Wargon a coordonné les engagements de Danone en matière de santé, d’environnement et d’inclusion ». Lui souhaitant « une pleine réussite au service de l’enjeu majeur qu’est la transition écologique et solidaire ».
    Coralie Schaub

    De mieux en mieux ici…

    #Wargon #Danone #écologie #lobbying #agro-industrie #agro-alimentaire

  • Derrière le code barres, la face cachée de nos aliments | Oxfam France
    https://www.oxfamfrance.org/actualites/justice-fiscale/derriere-code-barres-face-cachee-nos-aliments

    Dans son dernier rapport, « Derrière le #code-barres, des #inégalités en chaînes », Oxfam montre la face sombre de notre #système_alimentaire en révélant comment des millions de femmes et d’hommes qui produisent la #nourriture que nous consommons touchent un salaire ne leur permettant pas de se nourrir correctement tandis que l’industrie #agro-alimentaire engrange toujours plus de bénéfices.

    Oxfam a passé au crible 12 produits de consommations courantes dans plusieurs pays du monde sur les 20 dernières années et le constat est sans appel : le modèle économique de l’industrie agro-alimentaire alimente les inégalités et génère des #souffrances humaines pour les travailleurs : #travail_forcé, #salaires de #misère, #insécurité_alimentaire, #violations des #droits_humains et des #droits_du_travail.

  • Vandana Shiva : « J’en appelle à la #désobéissance créatrice » : Geo.fr
    https://www.geo.fr/photos/reportages-geo/vandana-shiva-j-en-appelle-a-la-desobeissance-creatrice-185840

    Selon moi, le plus gros problème auquel est confrontée l’humanité, c’est la mainmise de l’industrie #agro-alimentaire sur la production de #nourriture. L’épuisement des #sols et des réserves d’#eau, la destruction de la biodiversité, les émissions de gaz à effet de serre et même une grande partie du chômage mondial sont étroitement liés à l’#agriculture et à l’#alimentation. C’est donc, selon moi, la thématique fondamentale, celle qui conditionne les crises écologique, économique et démographique actuelles.

  • Les pratiques obscures de Lactalis | L’Humanité
    https://www.humanite.fr/les-pratiques-obscures-de-lactalis-648623

    Le géant laitier puissant et discret pressure salariés, producteurs et consommateurs, sans se soucier de la sécurité alimentaire.

    C’est l’histoire d’une petite entreprise familiale de Mayenne devenue, en plusieurs décennies, l’un des leaders mondiaux des produits laitiers. Et qui, par ses pratiques, illustre les dérives de l’industrialisation de l’agriculture et de l’agroalimentaire.

    Fondée en 1933, la petite entreprise Besnier, sise à Laval, produit au départ des camemberts. Dans les années 1950, elle se diversifie dans le beurre et la crème fraîche, puis le lait, pour devenir aujourd’hui, au fil d’OPA tous azimuts, un des mastodontes du secteur. Au dire de Daniel Jaouen, président du directoire, interrogé dans le quotidien Ouest-France le 23 novembre 2017, le groupe familial, détenu par les trois petits-enfants du fondateur, pèserait « plus de 18 milliards d’euros de chiffre d’affaires, employant 80 000 salariés dans 90 pays ». On n’en sait guère plus, Lactalis, qui n’est pas coté en Bourse, refuse de publier ses comptes, préférant payer des amendes plutôt que de dévoiler ses marges… L’application de la loi Sapin va toutefois l’obliger à les rendre en partie publics, cette année. Et l’affaire du lait infantile contaminé rappelle que le groupe a déjà été l’objet de plusieurs polémiques.
    Condamné pour « fraude sur le lait et publicité mensongère »

    En 2000, Lactalis, qui s’appelait encore Besnier, du nom de son fondateur, a été condamné pour « fraude sur le lait et publicité mensongère » : l’industriel coupait son lait avec de l’eau. La fraude portait sur 70 % de la fabrication du groupe. En 2008, la marque Galbani, propriété du groupe, est accusée à son tour, avec d’autres marques, de recycler des fromages périmés et de les avoir mis en vente. Une pratique qui lui a permis de générer quelque 10 millions d’euros de chiffres d’affaires. En décembre 2012, le Canard enchaîné avait aussi accusé le groupe de vendre du lait stérilisé UHT pour du lait frais pasteurisé, au prix bien plus élevé. Une fraude découverte par la Répression des fraudes, mais qui avait été classée sans suite en raison d’un vide réglementaire. En mars 2015, l’entreprise a cette fois été condamnée à une amende de 56,1 millions d’euros dans l’affaire dite du « cartel des yaourts » pour entente illicite sur les prix des produits laitiers frais vendus sous marques de distributeurs.

    Enfin, depuis le début des années 2010, le groupe, qui pointe du doigt la « crise de la surproduction laitière », est régulièrement la cible des critiques des agriculteurs de la filière laitière qui lui reprochent d’acheter le lait à un prix trop bas. En 2016, une grande partie des éleveurs de l’Ouest ont bloqué le siège, à Laval, bien décidés à aller au bout de leur action pour obtenir le « juste prix » pour leur production. Ils accusaient le géant des produits laitiers de les étrangler avec un prix d’achat passé en deux ans de 36 centimes le litre à 26 centimes le litre. Les fournisseurs reprochaient à la firme d’être un des plus mauvais payeurs de la profession ! Lactalis a fini par céder, de crainte de voir son image abîmée auprès des consommateurs. Sic !

    Bien qu’empêtré dans cette affaire de contamination de son site mayennais, le géant laitier poursuit sa course au gigantisme. Début janvier, il a annoncé s’être offert le laitier américain propriétaire de la marque de yaourts traditionnels islandais Siggi’s, qui rencontre un énorme succès auprès des consommateurs américains. Un rachat qui fera de l’entreprise familiale française le numéro quatre du yaourt à marques aux États-Unis.
    Ils vont tous se retrouver dans le même bain de lait

    Avec cette affaire, les distributeurs sont sous la menace d’actions en justice de la part des familles. Selon le Parisien, Leclerc va prochainement faire l’objet d’une plainte. Une action de groupe aurait été lancée par dix familles contre le groupe Lactalis pour « mise en danger de la vie d’autrui ». « Le fait de poursuivre la vente de produits concernés par une opération de retrait/rappel est susceptible de constituer une tromperie aggravée, ce qui est un délit pénal », rappelle la DGCCRF. Les concernés risquent une peine de prison de sept ans et une amende de 750 000 euros.
    Alexandra Chaignon

    #patrons_voyous #Ya_basta !

  • I Am Not a Tractor! How Florida Farmworkers Took On the Fast Food Giants and Won

    I Am Not a Tractor! celebrates the courage, vision, and creativity of the farmworkers and community leaders who have transformed one of the worst agricultural situations in the United States into one of the best. Susan L. Marquis highlights past abuses workers suffered in Florida’s tomato fields: toxic pesticide exposure, beatings, sexual assault, rampant wage theft, and even, astonishingly, modern-day slavery. Marquis unveils how, even without new legislation, regulation, or government participation, these farmworkers have dramatically improved their work conditions.

    Marquis credits this success to the immigrants from Mexico, Haiti, and Guatemala who formed the Coalition of Immokalee Workers, a neuroscience major who takes great pride in the watermelon crew he runs, a leading farmer/grower who was once homeless, and a retired New York State judge who volunteered to stuff envelopes and ended up building a groundbreaking institution. Through the Fair Food Program that they have developed, fought for, and implemented, these people have changed the lives of more than thirty thousand field workers. I Am Not a Tractor! offers a range of solutions to a problem that is rooted in our nation’s slave history and that is worsened by ongoing conflict over immigration.


    https://www.rand.org/pubs/commercial_books/CB900.html
    #livre #agriculture #Floride #USA #Etats-Unis #tomates #agro-alimentaire #exploitation #esclavage_moderne #travail #résistance

  • « Les faux aliments ont colonisé jusqu’à 50% de nos supermarchés »
    https://bibliobs.nouvelobs.com/idees/20171227.OBS9840/les-faux-aliments-ont-colonise-jusqu-a-50-de-nos-supermarches.ht

    Ingénieur agronome, spécialiste de la science des aliments et de la nutrition, Anthony Fardet, qui se dit « chercheur dans l’âme », estime que la Recherche publique doit être « au service de l’humain » : « Après tout, je suis payé par les impôts des Français, il est normal qu’ils aient un retour sur investissement », écrit-il en préambule de l’ouvrage brillant qu’il publie aux éditions Thierry Souccar. Dans « Halte aux aliments ultra-transformés », il démontre que les produits industriels déversés depuis les années 1980 dans les petites et grandes surfaces sont responsables des épidémies contemporaines comme le diabète ou l’obésité. Et il explique très clairement pourquoi.

    Depuis quelque temps, ce scientifique était gêné par l’idée qu’en dépit de 150 ans de sciences en #alimentation, les Occidentaux sont de plus en plus malades et leur espérance de vie en bonne #santé de plus en plus basse. On vit plus vieux, mais moins bien. Vingt-et-un ans de santé dégradée, puis ultra-dégradée : c’est le destin désormais classique du Français passé les 60 ans. Est-ce une fatalité ? Non. Alors il a écrit un livre pour le dire. Un grand livre sur la #nutrition. Entretien.

    #agro-alimentaire

  • Les mensonges de l’industrie du #sucre exposés sur Arte

    https://www.arte.tv/fr/videos/054774-000-A/sucre-le-doux-mensonge [85’]

    documentaire sur la médiathèque à disposition jusqu’à la fin d’août
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    https://mrmondialisation.org/les-mensonges-de-lindustrie-du-sucre-exposes-sur-arte

    À l’image des cigarettes, le sucre a fait l’objet d’un vaste #lobbying sur plusieurs générations pour en accroître la consommation, au prix de la santé de la population : « dans les années 1970, l’industrie mondiale du sucre a mis au point une stratégie délibérée de conquête, visant à inclure toujours plus de #saccharose dans l’ #alimentation quotidienne mondiale et à en dissimuler sciemment les risques sanitaires ». Le documentaire « Sucre, doux mensonge » réalisé en 2015 par Michèle Hozer et qui peut être visionné sur le site d’Arte en ce moment, expose le combat des scientifiques pour dénoncer le travail de #désinformation des industriels de l’ #agro-alimentaire.

    Des études menées dans des lieux qui ne se sont ouverts à l’alimentation occidentale que récemment, (...)

    via http://02mydafsoup-01.soup.io/post/629043130/Les-mensonges-de-lindustrie-du-sucre-expos

    trouvé ici https://diasp.eu/posts/5885881

    #santé #arte #documentaire #métabolisme

  • Hydrocarbures d’huiles minérales dans les barres Kinder : quels effets sur la santé ?
    http://www.bfmtv.com/sante/les-hydrocarbures-d-huiles-minerales-quels-effets-sur-la-sante-1002373.html

    Une association de défense de consommateurs met en garde contre la présence d’hydrocarbures d’huiles minérales dans les barres chocolatées Kinder. Ces composés présents dans plusieurs catégories d’aliments sont jugés cancérigènes.

    Déjà interdit de vente au Chili en raison d’une législation alimentaire stricte pour lutter contre l’obésité, Kinder fait désormais l’objet d’une autre accusation : ces barres chocolatées de la marque Ferrero contiendraient des substances cancérigènes, selon l’ONG de défense de consommateurs Foodwatch. Les tests en laboratoire mené sur vingt produits chocolatés ont révélé dans trois d’entre eux la présence d’hydrocarbures huiles minérales, des composés jugés cancérigènes et dont la valeur la plus élevée concernait les Kinder. Ces particules sont suspectées de s’accumuler dans le corps et de provoquer à long terme des dommages aux organes et même des cancers.

    #junkfood #agro-alimentaire

  • L’agence française de développement au service de l’agrobusiness en #Afrique
    https://www.mediapart.fr/journal/international/130216/lagence-francaise-de-developpement-au-service-de-lagrobusiness-en-afrique

    RIzière d’une coopérative ayant contracté avec ETG © Karine Appy-CCFD Lancée par le G8 en 2012, la NASAN, un programme qui prétend lutter contre la faim en Afrique subsaharienne, ouvre les marchés agricoles aux multinationales de l’agrobusiness dont Nestlé, Monsanto ou Danone. Via son agence de développement, la France finance, à hauteur de 67 millions d’euros, une entreprise kenyane basée dans un paradis fiscal.

    #International #AFD #Agence_française_de_développement #agro-alimentaire

  • #Bière : les quatre multinationales qui se cachent derrière des centaines de marques
    http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2015/10/08/biere-derriere-des-centaines-de-marques-4-groupes_4785476_4355770.html

    Les quatre leaders mondiaux, AB InBev, suivi de SABMiller, de Heineken et de Carlsberg, brassent près de la moitié de la bière mondiale et exploitent près de 800 marques à eux seuls.

    Ci-dessous, les marques exploitées par le néerlandais Heineken (18,4 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2012), le belge Anheuser-Busch InBev (29 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2012), le britannique SABMiller (25,42 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2012) et le danois Carlsberg (9 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2012).

    Il y a une #infographie (pas très lisible d’ailleurs) mais je ne peux pas la copier
    #agro-alimentaire #agro-business

  • Le règne de l’#ersatz - du miel et du sel
    http://www.dumieletdusel.com/archives/2015/02/25/31271232.html

    En réalité, les ersatz ne datent pas de la seconde guerre mondiale. Ils existaient bien avant : le sucre de betterave est l’ersatz du sucre de canne, mis au point suite au blocus contre Napoléon par les anglais qui empêchait l’approvisionnement en sucre de canne des colonies. La margarine est l’ersatz du beurre, inventée sous Napoléon III pour apporter au peuple une matière grasse moins chère.

    Tout ça pour vous dire que si l’ersatz a mauvaise réputation, c’est un peu par son origine qui rappelle les nazis, et surtout parce que c’est de l’ordre de la copie, du mensonge, de la dissimulation et du leurre. En résumé, ça veut nous faire passer des vessies pour des lanternes. Ça peut à la limite se comprendre en temps de guerre et de pénurie. Mais en temps de paix et d’abondance, on n’imagine pas les utiliser encore.

    Et croyez vous que l’ersatz a disparu après la fin de la guerre ? Pas du tout ! Il s’est au contraire développé !

    Les rayons des supermarchés en sont remplis ! L’#industrie #agro-alimentaire a bien vite pris le pli. Parce que l’ersatz, c’est très juteux pour l’industrie : ça permet de vendre de l’air ou de l’eau au prix de la #nourriture. Les productions de l’industrie alimentaire sont toutes des ersatz. Le #marketing nous ment à tout bout de champ, tout le temps. Vous croyez acheter une chose, mais en fait le produit qui se trouve dans l’emballage n’est pas du tout ce que vous pensez qu’il est.

    Il m’a été difficile de choisir quelques exemples parlants car il y a énormément d’exemples parlants ! En voici quelques uns, parmi des milliers.

    #alimentation

  • Au coeur de l’#agro-industrie française, les tentacules d’Avril Sofiproteol - Reporterre
    http://www.reporterre.net/ENQUETE-2-Au-coeur-de-l-agro

    Leader de plusieurs filières, présent de l’amont à l’aval, #Sofiprotéol est un des opérateurs les plus puissants de l’agro-industrie française. Devenu groupe #Avril le mois dernier, il assoit son hégémonie en diversifiant toujours plus ses activités et ouvre ses ambitions à l’international. Enquête dans les eaux où prospère la pieuvre Sofiprotéol.


    #agro-alimentaire

  • Droits a minima et légumes pas chers : des travailleurs #migrants sous pression dans l’industrie alimentaire britannique
    http://emi-cfd.com/echanges-partenariats/?p=4071
    Pas tout lu, j’archive

    Le système #agro-alimentaire au #Royaume-Uni est dominé par un petit nombre de supermarchés et de « gestionnaires de catégories » qui poussent les prix à la baisse. Ces pressions ont un impact sur toute la chaine d’approvisionnement. Les producteurs ont vu leur marges se réduire, certains ont mis la clé sous la porte et parmi ceux qui ont survécu, trop nombreux sont ceux qui ont cherché à réduire leur coûts de production en économisant sur le coût de la main d’œuvre. A l’autre bout de la chaine de production, les consommateurs ont profité de prix bas sur les produits alimentaires sans s’interroger sur les moyens mis en œuvre pour arriver à des coûts de production aussi peu élevés.

    Le recours à des agences de recrutement ou l’insécurité professionnelle comme moyen de contrôle des travailleurs

    Afin d’avoir une #flexibilité maximale et de pouvoir licencier plus facilement leurs employés, de nombreux agriculteurs utilisent des intermédiaires, formels ou informels, pour embaucher la main d’œuvre nécessaire. Ceci leur permet d’adapter leurs besoins au jour le jour et, pour certaines productions, de pourvoir au besoin supplémentaire de main d’œuvre en saison haute[3].

    #agriculture #exploitation

  • Dans le commerce, un chercheur découvre des #champignons inconnus | Passeur de sciences
    http://passeurdesciences.blog.lemonde.fr/2014/07/10/dans-le-commerce-un-chercheur-decouvre-des-champignon

    Et pourtant, résument Bryn Dentinger et sa collègue Laura Suz dans l’étude qu’ils viennent d’écrire, disponible sur le site de pré-publications scientifiques Peer J Pre Prints, grande est la probabilité que des espèces dont on ignore tout entrent dans la chaîne #agro-alimentaire. Or, en matière de champignons, il n’est pas anodin de savoir à quoi on a affaire quand on sait que, pour la seule France, on compte chaque année un millier d’intoxications.

    Revenons donc au sachet de cèpes, importé de Chine, du couple Dentinger : à quelles espèces ses quinze morceaux appartenaient-ils ? Pour le savoir, les chercheurs ont procédé à l’analyse d’un fragment de leur ADN. La nouvelle rassurante, c’est qu’il s’agissait bien à 100 % de cèpes et que tous étaient comestibles. L’information plus étonnante est que, sur les trois espèces de Boletus représentées, aucune ne correspondait à une espèce connue ! Bryn Dentinger s’est donc empressé de les décrire et de leur trouver un nom.

    #taxonomie

  • Olivier De Schutter : « Notre modèle agricole mondial est à bout de souffle »
    http://www.lemonde.fr/planete/article/2014/04/29/olivier-de-schutter-notre-modele-agricole-est-a-bout-de-souffle_4408689_3244

    Le deuxième changement, c’est l’importance qu’a pris la question de la nutrition, un sujet largement occulté depuis trente ans. Enfin, troisième changement : la prise de conscience que notre modèle agricole, fondé sur des intrants intensifs (engrais et pesticides) et dépendant de l’industrialisation toujours plus poussée de l’agriculture, est à bout de souffle. Il faut donc changer de cap et aller vers l’#agroécologie. Le problème, c’est que les Etats rencontrent beaucoup d’obstacles pour passer du discours aux actes.

    Pouvez-vous être plus précis ?

    Je dénombre quatre verrous. Le premier est d’ordre technologique : la modernisation de l’#agriculture mondiale s’est fait uniquement selon un modèle productiviste. Le deuxième est socio-économique : de grands acteurs dominent le marché, aussi bien au niveau des producteurs d’intrants que des industries de transformation. La possibilité pour de petits acteurs ou même des acteurs de taille moyenne de créer des alternatives est donc très limitée.
    Le troisième obstacle est culturel : nos modes de vie pressés dépendent d’une alimentation transformée et facile à préparer. Enfin, l’obstacle politique : les gouvernements sont sensibles aux intérêts de leurs grandes entreprises #agro-alimentaires, qui se trouvent de fait disposer d’un droit de veto sur les transformations d’ensemble.

    #alimentation

    • Je croyais à la toute-puissance de l’Etat, je crois aujourd’hui à la toute-puissance de la démocratie. Je ne pense plus qu’il faille attendre passivement que les gouverments agissent d’eux-mêmes. Les blocages sont trop nombreux ; les pressions qui s’exercent sur eux, trop réelles ; et les acteurs faisant obstacle au changement, trop puissants.

      Je pense que la transformation des systèmes alimentaires s’opérera à partir d’initiatives locales. Partout où je vais dans le monde, je vois des citoyens qui en ont assez d’être considérés comme des consommateurs ou des électeurs et veulent être de véritables acteurs du changement en cherchant à inventer des façons plus responsables de produire et de consommer.

      Le message final que je remets aux gouvernements, c’est la nécessité de démocratiser les systèmes alimentaires. Cela signifie qu’ils doivent admettre qu’ils ne détiennent pas toutes les solutions et qu’il faut accorder une grande place aux citoyens dans la prise de décision. Je crois aujourd’hui davantage à une transition imposée par des initiatives venues d’en bas que par des réglementations imposées d’en haut.

  • Plus de 635 000 personnes menacées par la famine en Mauritanie - Libération

    http://www.liberation.fr/monde/2014/03/03/plus-de-635-000-personnes-menacees-par-la-famine-en-mauritanie_984304

    Plus de 635 000 personnes menacées par la famine en Mauritanie
    AFP 3 mars 2014 à 21:46

    Une enquête du Programme alimentaire mondial de l’Onu révèle que près de 20% des ménages mauritaniens sont en situation d’insécurité alimentaire.

    Plus de 635 000 personnes sont en situation d’insécurité alimentaire en Mauritanie, à cause des mauvaises récoltes et des prix élevés des produits alimentaires, selon les résultats d’une enquête publiés lundi par le Programme alimentaire mondial (PAM) de l’ONU.

    #mauritanie #faim #alimentation #agriculture

  • En #Allemagne, les producteurs de #bio dépassés par la demande
    http://fr.myeurop.info/2014/01/23/en-allemagne-le-bio-victime-de-son-succes-12980

    Delphine Nerbollier

    En Allemagne, la filière bio n’arrive plus à satisfaire une demande qui explose. Résultat : un tiers du bio consommé est importé… Une ineptie économique et environnementale dénoncée par les militants écolos, qui aimeraient que le gouvernement investisse un peu moins dans l’agro-industrie et un peu plus dans la culture bio.

    L’amour, la paix et des poulets heureux". lire la suite

    #Économie #Environnement #Agriculture_biologique #agro-alimentaire #alimentation #écologie #gâchis #gaspillage #OGM

    • oui tu as raison, ça date et en même temps, il y a l’accord de commerce transatlantique qui risque de compliquer les choses. c’est aussi, l’objet de leur revendication

      . Nous voulons faire pression sur le gouvernement pour qu’il refuse l’accord de libre échange entre l’Union européenne et les États Unis, car celui-ci va faire entrer les OGM dans nos assiettes. C’est le droit de tous de pouvoir manger des aliments de bonne qualité

  • Vol de terres en Ethiopie, par Agnès Stienne - Les blogs du Diplo
    http://blog.mondediplo.net/2013-11-18-Vol-de-terres-en-Ethiopie

    La crise alimentaire de 2008, qui s’est traduite par de violentes émeutes de la #faim un peu partout dans le monde en voie de développement, a favorisé de manière inattendue un marché d’un genre nouveau apparu quelques années plus tôt : celui de la vente ou de la « location des terres agricoles ». C’est une véritable frénésie : d’immenses superficies de terres, concentrées en majorité dans les pays du Sud, font l’objet de transactions foncières, avec ou sans le consentement de leurs habitants. L’« #accaparement_des_terres » (« land grabbing » en anglais) concerne 60 à 80 millions d’hectares de terrains parmi les plus fertiles, arrachés aux petits agriculteurs au profit de l’agrobusiness ou de la finance. Quelle que soit la finalité — production agricole ou investissement financier —, les bénéfices échappent presque toujours aux communautés locales. L’exemple de l’#Ethiopie est emblématique : le pays a faim, tout en étant riche en terres agricoles (35 % du territoire, dont 40 % de terres arables).

    @odilon #Corne_de_l’Afrique #Agriculture #Agro-alimentaire #Alimentation #Eau #Énergie #Mouvement_de_contestation #Environnement #Répression

    Cf. « Quand la Banque mondiale encourage la razzia sur les terres agricoles » (septembre 2011)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2011/09/LALLAU/20938

  • Michel Abhervé » Blog Archive » Crise en Bretagne dans l’agro-alimentaire : c’est le modèle l’agriculture productiviste qui est en cause
    http://alternatives-economiques.fr/blogs/abherve/2013/10/22/crise-en-bretagne-dans-lagro-alimentaire-cest-le-modele-lag

    Le gouvernement, où les Bretons sont fortement représentés, a bien compris le danger dans une région ayant dans l’histoire montré une capacité à de fortes mobilisations, n’excluant pas une certaine dose de violence, et pris dans l’urgence des premières mesures, insuffisantes certes, mais montrant une conscience de la nécessité d’une grande attention à une situation explosive, Bernard Poignant, maire de Quimper et conseiller à l’Elysée n’hésitant pas à parler de “colère bretonne”.

    Mais il est probable que, malgré cette attention, la mobilisation va se poursuivre pour construire un rapport de force avec le gouvernement, avec Paris, avec l’Europe, avec le monde…, dans la mentalité de péninsule assiégée qui va si bien à la Bretagne. Cela est d’autant plus probable que les acteurs principaux de cette mobilisation, les organisations professionnelles agricoles, en premier rang desquelles se range la FNSEA, ont tout intérêt à être en première ligne dans une mobilisation contre les responsabilités gouvernementales qui évite toute réelle interrogation sur le modèle de développement agricole dont ils sont les acteurs et les laudateurs

    L’agriculture bretonne s’est en effet développée, avec une efficacité certaine, sur des productions de masse, le porc, la volaille et le lait, où la quantité a été, en règle générale, privilégiée à la qualité. Ce développement a été fortement soutenu par les banques, avec bien sur au premier rang le Crédit Agricole et de puissantes coopératives agricoles n’hésitant pas à acheter des entreprises privées, à l’exemple de la CECAB achetant l’entreprise Gad à Lampaul-Guimiliau, qui est aujourd’hui liquidée

    #agriculture
    #crise
    #Bretagne
    #agro-alimentaire
    #productiviste

  • L’#Italie perd ses bijoux de famille
    http://fr.myeurop.info/2013/07/11/l-italie-perd-ses-bijoux-de-famille-11513

    Ariel Dumont

    Cachemire, bijoux, automobiles ou Chianti... La péninsule perd chaque année ses plus grandes marques, rachetées par des groupes étrangers. Si la #France se taille la part du lion, Espagnols et Allemands profitent aussi des bonnes affaires.

    Adieu riz Scotti, vin Chianti, confiserie Cova, charcuterie (...)

    #Économie #Social #Allemagne #Espagne #agro-alimentaire #Bernard_Arnault #délocalisations #industrie #luxe #LVMH #made_in_Italy #marque #mode #Parmalat