• Pour manger sain, faire attention à la composition des aliments ne suffit pas
    https://theconversation.com/pour-manger-sain-faire-attention-a-la-composition-des-aliments-ne-s

    D’une façon ou d’une autre, tout procédé technologique modifie la matrice d’un aliment, qu’il soit thermique, mécanique, et/ou fermentaire. Dans certains cas, la modification de la matrice alimentaire est souhaitable car elle rend l’aliment plus digestible. Cependant, une transformation qui déstructure totalement la matrice pour en isoler ses ingrédients constitutifs, puis les recombiner au sein de matrices artificielles, comme dans le cas des aliments ultra-transformés, pose problème pour la santé.

    L’une des caractéristiques principales de ces aliments est, dans bien des cas, non seulement la perte de l’effet « matrice » par cracking/fractionnement, mais aussi [par extraction, purification, hydrolyse ou modifications chimiques]. Ces aliments ultratransformés deviennent ainsi « hyper-palatables » (caractère de la texture des aliments agréables au palais), ce qui entraîne une surconsommation de calories. Hyper-attractives, les matrices de ces aliments sont davantage friables, molles, visqueuses ou liquides. Elles sont peu mastiquées, et donc peu rassasiantes.

    Il semble donc très probable que les effets délétères de ces aliments trouvent leur « cause première » dans la dégradation ou la modification artificielle de leur matrice.

  • La #Bretagne et l’#agro-industrie

    Depuis maintenant deux ans, Inès Léraud a emménagé dans le hameau de #Coat-Maël au coeur de la première région agroalimentaire de France, la Bretagne. Elle reprend son #journal_breton pour une deuxième saison qu’elle ouvre avec un bilan des changements qui ont eu lieu depuis son arrivée à #Maël-Pestivien.

    http://inesleraud.fr/2017/09/journal-breton-saison-2

    Commentaire de l’atelier paysan grâce à qui j’ai trouvé cette source :

    Pour celles et ceux qui étaient passé·e·s à coté, un petit bijou d’#éducation_populaire : le Journal breton d’#Inès_Léraud. Une série de #documentaires #audio au cœur #rural de la première région agroalimentaire de #France, dans laquelle petits #paysans et simples citoyens se démènent constamment face à l’#hégémonie et la #violence quotidienne de l’agro-industrie bretonne. Fort.

    https://www.latelierpaysan.org/Des-lectures-pour-septembre

    #agriculture
    ping @odilon

  • Jesus versus Salvini. Les esclaves de l’agro-industrie

    Dans le sud de l’Italie, le réalisateur suisse Milo Rau réalise un film sur le Nouveau Testament dont les actrices et acteurs sont des migrant·es.

    Aktuell verfilme ich in Süditalien das Neue Testament. Jesus, der übers Wasser geht, das letzte Abendmahl, schließlich die Passion Christi: All das findet diesen Sommer noch einmal statt, in den Flüchtlingslagern und vor filmhistorischer Kulisse in Matera. Die Kreuzigung ist auf den 6. Oktober in Matera geplant, die Auferstehung auf den 10. Oktober im Nationaltheater in Rom – in Anwesenheit von Politikerinnen der auseinanderfallenden italienischen Regierungskoalition und hoher Würdenträger des Vatikans.

    Die Sache begann durch einen Zufall. Meine Stücke touren oft in Italien, und als Matera zur europäischen Kulturhauptstadt 2019 ernannt wurde, bekam ich eine Mail: Ob ich inszenieren wolle in der Stadt, in der Pasolini und Mel Gibson ihre Jesusfilme drehten? Ich entschied mich, die Passion Christi zu verfilmen und begann mit dem Casting. Pasolinis Jesus, Enrique Irazoqui, spielt in unserem „Neuen Evangelium“ Johannes den Täufer; Maia Morgenstern, die Heilige Maria von Mel Gibson, wird noch einmal die Mutter des christlichen Propheten darstellen.

    Die römischen Soldaten werden von Polizisten verkörpert, die sonst Flüchtlingslager schließen. Und Pontius Pilatus gibt ein gemäßigter Materaner Politiker, der wie der historische Pilatus die Politik Roms unwillig – aber im Endeffekt natürlich widerstandslos – exekutiert.

    Doch die Hauptrollen dieses „Neuen Evangeliums“ werden von Migrant*innen, Kleinbauern und Aktivist*innen gespielt. Denn der Reisende, der sich dem Stiefelabsatz nähert, landet mitten in dem, was Karl Marx einst die „ursprüngliche Akkumulation“ genannt hat. Ein auf eine halbe Million Menschen geschätztes Heer von afrikanischen Sklavenarbeitern vegetiert in den über die Landschaft verteilten Lagern und Gettos dahin, nur um auf Tomaten- oder Orangen­plantagen für eine Handvoll Euro pro Tag ausgebeutet zu werden.

    Umgekehrte Globalisierung

    Sklaven sind diese Menschen, weil sie keine Papiere haben, weil sie in Schulden stecken, weil sie aufgrund des Dublin-Abkommens weder vor noch zurück können. Eine Art umgedrehte ­Globalisierung hat Süditalien zum ­Laboratorium des ultraliberalen Kapitalismus gemacht: Während im ausgehenden 20. Jahrhundert die Produktionsbetriebe zur billigen Arbeit gebracht wurden, wird im beginnenden 21. Jahrhundert die Arbeitskraft nach Europa geschleust. Das System ist ausweglos: Bezahlen die Kleinbauern die Erntearbeiter nicht miserabel, können sie nicht zu den Preisen produzieren, die die Discounter Lidl und Penny ihnen pro Kilo zahlen.

    Fast die komplette italienische Agrarindustrie wird so von mafiösen Zwischenhändlern kontrolliert, an reguläre Verträge ist nicht zu denken. Dass Salvini dieser Tage die italienische Regierung implodieren lässt, ist gewissermaßen konsequent. Der Staat hat sich aus dem Süden Italiens ohnehin seit Jahrzehnten zurückgezogen, Gesetze existieren nur auf dem Papier. Wie zur Zeit des römischen Kaisertums sehnen sich die Menschen nach charismatischer Herrschaft. Oder eben nach Gerechtigkeit.

    Was wäre einleuchtender, als hier den sozialrevolutionären Mythos der Jesusbewegung ins 21. Jahrhundert zu holen? Gottes Sohn ist in unserem „Neuen Evangelium“der Kameruner Yvan Sagnet, ein ehemaliger Plantagenarbeiter und Aktivist. Als seine Apostel*innen treten Bewohner*innen der Flüchtlingslager in Erscheinung, von den großen Konzernen in den Ruin getriebene Bauernaktivisten, Sexarbeiterinnen. Nächste Woche startet parallel zum Jesus-Dreh mit einem Marsch aus den Lagern die Kampagne „Rivolta della Dignità“ („Revolte der Würde“), die faire Arbeits- und Lebensbedingungen für Flüchtlinge, globale Reisefreiheit und ein Bürgerrecht für alle fordert.

    Jesus versus Salvini, Gerechtigkeit versus Ausbeutung – noch nie habe ich vor Ort ein Projekt so wenig erklären müssen. Und vielleicht nicht ganz unpassenderweise wird kurz vor unserem Jesus-Film in Matera ein Film abgedreht, der sich ganz klassisch mit der Rettung der Welt vor dem Bösen befasst: die neue James-Bond-Folge.

    https://taz.de/Jesus-versus-Salvini/!5616152

    #migration #agro-industrie #captialisme #esclavage_moderne

  • Des agriculteurs écroués pour avoir introduit illégalement du sperme de porc en Australie Belga - 14 Aout 2019 - RTBF
    https://www.rtbf.be/info/monde/detail_des-agriculteurs-ecroues-pour-avoir-introduit-illegalement-du-sperme-de-

    Deux éleveurs de porcs en Australie occidentale, qui ont tenté d’importer illégalement depuis le Danemark du sperme de porc dissimulé dans des bouteilles de shampoing, ont été condamnés à deux et trois ans de prison.

    Torben Soerensen et Henning Laue, deux collaborateurs de la société GD Pork en Australie, ont été arrêtés mardi pour avoir enfreint les lois sur la biosécurité entre mai 2009 et mars 2017, a indiqué mercredi la ministre fédérale de l’Agriculture, Bridget McKenzie. Les faits, illégaux, constituent un « risque grave » pour l’industrie porcine australienne, a-t-elle ajouté.

    Le duo a plaidé coupable aux accusations de participation à l’importation illégale de sperme de porc durant de nombreuses années. Torben Soerensen, directeur de GD Pork, a été condamné à trois ans de prison, tandis que Henning Laue, manager de production, écope de deux ans d’emprisonnement.

    L’entreprise, qui est actuellement en liquidation, a, elle, été condamné à une amende de 500.000 dollars australiens, soit quelque 300.000 euros.

    Le sperme de verrat avait été introduit clandestinement dans le pays par des investisseurs danois et était utilisé pour le programme de reproduction artificielle de la société. Selon le diffuseur public ABC, ils ont utilisé au moins 199 truies reproductrices, ce qui aurait donné naissance à plus de 2.000 porcelets.

    « GD Pork a importé le sperme illégalement dans le but d’obtenir un avantage injuste par rapport à ses concurrents, grâce à une nouvelle génétique », a déclaré la ministre McKenzie. Elle a ajouté que cette affaire montre « un mépris inquiétant pour les lois qui garantissent la viabilité des 2.700 producteurs de porc australiens » et « que les violations des lois sur la biosécurité ne seraient pas tolérées ».

     #génétique #surveillance #élevage #animaux #agro-industrie #agrobusiness #cochon #cochons #animaux #australie

  • Décès d’un jeune ostréiculteur en baie de Morlaix, le corps va être autopsié
    http://www.lefigaro.fr/flash-actu/deces-d-un-jeune-ostreiculteur-en-baie-de-morlaix-le-corps-va-etre-autopsie

    Dans un courriel adressé ce lundi au procureur de Brest et dont l’AFP a reçu une copie, deux associations de protection de l’environnement évoquent « la piste d’une intoxication à l’hydrogène sulfuré », gaz toxique libéré par les algues vertes échouées en décomposition. Disant s’être rendues sur les lieux de drame, elles assurent avoir « découvert un vaste espace vaseux recouvert par une nappe continue d’#algues_vertes ». « Comment ne pas mettre en relation cette poussée anormale d’algues en ces lieux avec la rivière du Frout qui se jette dans la baie dans laquelle nous avons mesuré un taux de 53 mg/l de nitrates », s’interrogent les associations Sauvegarde du Trégor et Halte aux marées vertes.

    #agro-industrie #mort

  • L’OGM est dans le pré - Isabelle Paré - 24 Mai 2019 - Le devoir(Canada)
    https://www.ledevoir.com/societe/environnement/555114/l-ogm-est-dans-le-pre

    Près de 25 ans après l’introduction des premières cultures OGM au Canada, les plantes trans-géniques règnent en maîtres dans les champs. Or, l’histoire démontre que leur dispersion dans l’environnement n’est pas sans risque pour tout le secteur agricole.

    Dans son coin du Lac-Saint-Jean, le producteur de grains biologiques Guillaume Dallaire, de la ferme Tournevent, est un des rares producteurs de canola biologique au Québec, encore suffisamment isolé pour pouvoir produire une récolte sans traces d’OGM.

    « On a été cherché nos grains dans un coin reculé de l’Ouest. Les variétés traditionnelles de la région ont été contaminées par le pollen qui se diffuse très facilement par le vent ou les insectes. Il faut s’éloigner de plusieurs kilomètres pour cultiver, se concentrer dans des zones forestières », explique ce producteur, le seul à opérer une huilerie de canola bio au Québec.

    Comme le village gaulois encerclé par l’armée romaine, les producteurs bio sont de plus en plus isolés au sein d’une mer de maïs, de soja et de canola transgéniques, et à risque de perdre leur certification en cas de contamination.

    Selon un rapport du Réseau canadien d’action sur les biotechnologies (RCAB), la contamination par des cultures génétiquement modifiées (GM) a rendu presque impossible celles d’espèces non GM dans certaines régions.

    En Saskatchewan, en sept ans, la presque totalité des cultures de canola naturelles a été contaminée par pollinisation croisée. En raison de son fin pollen transporté par le vent, les insectes et les animaux, le canola GM pose un risque accru de contamination.

    Encerclés
    Ici, de petits producteurs comme Guillaume Dallaire essaient tant bien que mal de résister à cette invasion.

    « On aimerait faire plus, car la demande pour le bio est là, mais il existe peu d’espaces libres de cultures GM. La contamination, c’est notre préoccupation constante. C’est le futur de notre huilerie qui est en jeu », soutient ce dernier.

    En 2016, pas moins de 90 % du canola cultivé au Québec était génétiquement modifié, ainsi que 84 % du maïs-grain et 64 % du soja, selon des chiffres du gouvernement.

    La superficie destinée aux cultures GM au Québec est cinq fois plus grande que dans l’Europe tout entière, affirme Guillaume Rehn, coordonnateur de Vigilance OGM, un organisme qui milite pour un suivi plus serré des OGM au Canada.

    Entre 2000 et 2018, la superficie des terres dédiées à la culture du maïs GM a triplé, et celle dévolue à la culture du soja GM a été multipliée par 10, totalisant 600 000 hectares de terres au Québec.

    D’un champ à l’autre
    Le maïs GM pose aussi un risque particulièrement élevé pour les producteurs de grains non GM ou bios, compte tenu de la volatilité de son pollen. « C’est difficile de m’isoler de mes voisins qui ont des cultures GM. Il faut des brise-vent, des bandes tampons d’autres plantes le long de mes champs », explique le producteur de grains bios Pierre Labonté.

    La contamination génétique menace non seulement les récoltes bios, mais aussi les semenciers, qui voient parfois leurs lots contaminés lors du stockage dans des silos ou lors du transport.
    Selon La Terre de chez nous, 50 % des échantillons non OGM testés en Montérégie par des producteurs bios contenait plus de 0,5 % d’OGM, alors que de 5 à 10 % en contenaient plus de 1 %. Un seuil suffisant pour « être déclassé » de la certification bio, ajoute M. Labonté, président du Syndicat des producteurs de grains biologiques du Québec.

    Ces producteurs doivent redoubler de prudence et faire analyser leurs semences avant les semis pour éviter l’introduction inopinée d’intrus GM dans leurs terres. Sinon, c’est toute leur production qui pourrait être vendue à un prix deux à trois fois inférieur.

    Aucun seuil de « traces d’OGM » à ne pas dépasser n’a été établi pour maintenir la certification bio, mais tous s’accordent pour dire que ces traces ne doivent pas excéder la barre de 0,9 %.

    « Quand on vend notre soja au Japon ou en Corée pour la consommation humaine, ils sont très exigeants. C’est l’acheteur qui a le dernier mot », affirme Pierre Labonté.

    Malgré la hausse de la demande pour les grains bios, la production demeure limitée par l’omniprésence des cultures GM sur le territoire, dit-il. « On n’est que 300 au Québec. On n’a pas un gros poids pour forcer les autres producteurs à faire attention à la contamination. Tout ce qu’on peut faire, c’est se protéger », dit-il.

    Un enjeu d’avenir
    Pour l’organisme Vigilance OGM, c’est toute la filière des cultures GM qu’il faudrait surveiller de plus près. Des lacunes survenues au fil des ans ont mené à de lourdes pertes, notamment pour les producteurs de lin canadiens qui ont perdu dans les années 2000, après une contamination, une part de leurs débouchés en Europe, où la culture de grains GM est interdite.

    L’approbation récente de la luzerne GM par le Canada, une vivace qui n’aurait plus besoin d’être plantée chaque année, fait aussi craindre le pire.

    « Ça veut dire une perte d’autonomie importante pour les producteurs qui cultivent leur propre luzerne pour nourrir leurs bêtes, croit M. Rehn. Sans compter le risque d’introduction dans la chaîne alimentaire, et celui que la luzerne naturelle finisse par être éradiquée. »

    #ogm #agriculture #monsanto #alimentation #semences #agrobusiness #santé #quelle_agriculture_pour_demain_ #environnement #multinationales #nature_/_ecologie #europe #agrochimie #génétique #agro-industrie #contamination

  • Agriculture en RDC : un collectif d’associations appelle à soutenir les familles plutôt que les industriels
    https://www.lemonde.fr/afrique/article/2019/04/17/agriculture-en-rdc-un-collectif-d-associations-appelle-a-soutenir-les-famill

    « Nous demandons à la Banque mondiale et à la Banque africaine de développement de soutenir en priorité l’agriculture familiale et le désenclavement des zones rurales », a déclaré ce collectif de quatre associations au cours d’une conférence de presse mardi à Kinshasa.

    Ces associations demandent à la Banque mondiale de « tirer les leçons de la débâcle » du parc agro-industriel de Bukanga Lonzo, une exploitation de 75 000 hectares lancée en 2014 sous la présidence de Joseph Kabila à 220 km à l’est de la capitale. Avec l’appui d’un partenaire sud-africain, Africom Commodities, les autorités congolaises voulaient dépasser la petite agriculture de subsistance.
    « Concentration de la richesse »

    Le projet n’a jamais véritablement été mis en œuvre hormis l’ouverture de six points de vente à Kinshasa, mégalopole de 12 millions d’habitants. La production est au point mort. Africom réclame à la RDC le remboursement de 20 millions de dollars (17,67 millions d’euros).

    Africom est une entreprise sud-africaine
    #agriculture #agro-industrie

  • Le modèle d’affaires toxique de Syngenta
    https://www.publiceye.ch/fr/thematiques/pesticides/syngenta

    #Syngenta est numéro un mondial sur le marché des #pesticides. Alors que le géant de l’#agro-industrie vante ses efforts en matière d’innovation et de durabilité, les recherches de Public Eye révèle que la commercialisation de pesticides extrêmement dangereux est au cœur de son modèle d’affaires. La multinationale profite de la faiblesse des #réglementations dans des pays en développement ou émergents pour y vendre des produits, dont bon nombre ont été interdits en Suisse.[...]

    Le Brésil est le principal marché du géant bâlois. L’Argentine, la Chine, le Paraguay, le Mexique, l’Inde, le Vietnam, les Philippines, le Kenya ou encore le Ghana sont aussi des destinations privilégiées de ses pesticides extrêmement dangereux.

    Syngenta gagne des milliards en vendant des pesticides extrêmement dangereux
    https://www.publiceye.ch/fr/coin-medias/communiques-de-presse/detail/syngenta-gagne-des-milliards-en-vendant-des-pesticides-extremement-dangere

  • GRAIN | Livret : 12 tactiques utilisées par les sociétés productrices d’#huile_de_palme pour s’emparer des #terres communautaires
    https://grain.org/fr/article/6172-livret-12-tactiques-utilisees-par-les-societes-productrices-d-huile-de-p

    Quel que soit l’endroit où elles interviennent, les sociétés productrices d’huile de palme utilisent des tactiques très similaires pour essayer de s’emparer des terres des communautés. Sachant qu’elles peuvent compter sur le soutien des autorités gouvernementales et de politiciens de haut niveau, les sociétés font régulièrement des promesses qu’elles n’ont pas l’intention de tenir. Elles essaient de réduire au silence et de marginaliser ceux qui s’opposent à leurs projets. Elles créent des divisions au sein des communautés. 

    Le cas échéant, elles utilisent la coercition, l’intimidation et le harcèlement. Elles vont même jusqu’à faire assassiner des opposants à leurs activités. Les villageois, en particulier dans les endroits reculés, pensent souvent qu’ils sont les seuls à être visés par ce type de violence, d’intimidation et d’#accaparement des terres. Les représentants de la communauté peuvent croire dans un premier temps aux promesses de la société agro-industrielle parce qu’ils n’ont pas connaissance des expériences vécues par d’autres communautés.

    #agro-industrie

  • Video: Cerrado farmer shot amid escalating conflict with agribusiness
    https://news.mongabay.com/2019/02/video-cerrado-farmer-shot-amid-escalating-conflict-with-agribusiness

    This recent violent episode, recorded on a January 31 mobile phone video and made available exclusively by Mongabay, is a scene from an ongoing conflict between geraizeiro traditional communities and the large scale Agronegocio Estrondo plantation in Formosa do Rio Preto, Western Bahia state, Brazil.

    The ancestors of these geraizeiros came to this region – part of the vast Cerrado biome savanna ­– and settling here up to two centuries ago. Many are descendants of indigenous people and former slaves who arrived at the end of the 19th century. Their traditional settlements and the lands on which they raise small cattle herds, though often lacking deeds, are protected under federal law.

    #agro-industrie #Brésil #violences #terres

  • Study links heavily processed foods to risk of earlier death | Society | The Guardian
    https://www.theguardian.com/society/2019/feb/11/study-links-heavily-processed-foods-to-risk-of-earlier-death

    A team in France worked with more than 44,000 people in a study running from 2009 called NutriNet-Santé. They looked at how much of their diet – and calories – was made up of “ultra-processed” foods – those made in factories with industrial ingredients and additives, such as dried ready meals, cakes and biscuits.

    Over seven years of follow-up, there were 602 deaths, of which 219 were from cancer and 34 from cardiovascular disease. The research, published in the journal Jama Internal Medicine, found that deaths were more likely to occur in those who ate more ultra-processed food.

    #aliments #alimentation #nutrition #agro-industrie #santé #ultra_transformés

  • Le Conseil Constitutionnel annule l’autorisation de vente de semences paysannes
    https://lareleveetlapeste.fr/le-conseil-constitutionnel-annule-lautorisation-de-vente-de-semenc

    La victoire fut éphémère pour les défenseurs de la biodiversité. Alors que la loi Egalim avait autorisé la vente de semences libres ou paysannes, le Conseil Constitutionnel a purement et simplement annulé cette autorisation avec d’autres articles de la loi au prétexte qu’ils sont « anticonstitutionnels ». Un véritable déni de démocratie.
    Un quart du texte de loi supprimé !

    Coup dur pour la démocratie et la préservation de notre patrimoine alimentaire. Le 2 octobre dernier, de nombreuses organisations paysannes et défendant l’environnement s’était réjouies de la victoire apportée par l’article 78 de la loi Egalim (pour l’équilibre des relations commerciales dans le secteur agricole et alimentaire et une alimentation saine, durable et accessible à tous) qui autorisait la vente de semences anciennes. Jusqu’ici réservée aux grands groupes semenciers tels Monsanto, DuPont et Dow Chemical, la vente aurait ainsi été permise à des associations comme Kokopelli ou le Réseau Semences Paysannes.

    Malheureusement, le 25 octobre, le Conseil Constitutionnel a finalement décidé de censurer 23 des 98 articles de la loi Egalim, soit plus d’un quart du texte de loi !

    En plus de l’article 78, des avancées majeures ont ainsi été perdues comme l’article 86 sur l’intégration de la biodiversité et de la préservation des sols à l’enseignement agricole, et l’article 43 sur l’étiquetage des miels composés de mélanges ou l’article 56 sur la représentation des associations de protection de l’environnement dans les comités nationaux de l’Institut national de l’origine et de la qualité.

  • A game of chicken: how Indian poultry farming is creating global #superbugs

    On a farm in the Rangareddy district in India, near the southern metropolis of Hyderabad, a clutch of chicks has just been delivered. Some 5,000 birds peck at one another, loitering around a warehouse which will become cramped as they grow. Outside the shed, stacks of bags contain the feed they will eat during their five-week-long lives. Some of them gulp down a yellow liquid from plastic containers - a sugar water fed to the chicks from the moment they arrive, the farm caretaker explains. “Now the supervisor will come,” she adds, “and we will have to start with whatever medicines he would ask us to give the chicks.”

    The medicines are antibiotics, given to the birds to protect them against diseases or to make them gain weight faster so more can be grown each year at greater profit. One drug typically given this way is colistin. Doctors call it the “last hope” antibiotic because it is used to treat patients who are critically ill with infections which have become resistant to nearly all other drugs. The World Health Organisation has called for the use of such antibiotics, which it calls “critically important to human medicine”, to be restricted in animals and banned as growth promoters. Their continued use in farming increases the chance bacteria will develop resistance to them, leaving them useless when treating patients.

    Yet thousands of tonnes of veterinary colistin was shipped to countries including Vietnam, India, South Korea and Russia in 2016, the Bureau can reveal. In India at least five animal pharmaceutical companies are openly advertising products containing colistin as growth promoters.

    One of these companies, Venky’s, is also a major poultry producer. Apart from selling animal medicines and creating its own chicken meals, it also supplies meat directly and indirectly to fast food chains in India such as KFC, McDonald’s, Pizza Hut and Dominos.

    https://www.thebureauinvestigates.com/stories/2018-01-30/a-game-of-chicken-how-indian-poultry-farming-is-creating-glob
    #inde #antibiotiques #santé

  • Emmanuelle Wargon, l’ex-lobbyiste en chef de Danone à la Transition écologique - Libération
    https://www.liberation.fr/france/2018/10/16/emmanuelle-wargon-l-ex-lobbyiste-en-chef-de-danone-a-la-transition-ecolog

    Cette énarque de 47 ans, ancienne camarade de promotion d’Edouard Philippe, a été nommée secrétaire d’Etat auprès de François de Rugy. Une nouvelle illustration du « rétro-pantouflage », ou quand un haut-fonctionnaire passé au privé revient exercer des fonctions importantes au cœur de l’Etat.

    « Qui a le pouvoir ? Qui gouverne ? » Fin août, pour justifier sa démission spectaculaire, Nicolas Hulot avait dénoncé « la présence des #lobbys dans les cercles du pouvoir », estimant que cela pose « un problème de démocratie ». L’ex-ministre de la Transition écologique et solidaire ne croyait pas si bien dire… Moins de deux mois plus tard, voici qu’arrive dans son ancien ministère, comme secrétaire d’Etat, Emmanuelle Wargon, rien moins que la directrice des affaires publiques et de la communication de Danone.

    Lobbying et pollution

    Soit la lobbyiste en chef du groupe alimentaire… l’un des plus gros pollueurs de la planète, en termes de plastique. La semaine dernière, Break Free From Plastic, une coalition de 1 300 organisations du monde entier, révélait que sur les 180 000 déchets plastiques ramassés dans l’environnement dans 42 pays en juin et septembre, ceux produits par Danone figuraient en quatrième position, après ceux provenant de Coca-Cola, de Pepsi et de Nestlé. Danone fait aussi partie des 25 entreprises françaises qui épuisent le plus les écosystèmes de la planète, pointait l’ONG WWF en 2016.

    Emmanuelle Wargon, 47 ans, rejoint au gouvernement l’ancienne directrice des ressources humaines de Danone, Muriel Pénicaud, devenue ministre du Travail. Au ministère de la Transition énergétique, où elle remplace Sébastien Lecornu – qui au sein du ministère s’était vu confier les dossiers « énergie », dont plusieurs dossiers brûlants, de Fessenheim à Bure –, elle rejoindra une autre secrétaire d’Etat venue d’un géant du privé : Brune Poirson, ancienne cadre de Veolia. Et Wargon, la fille unique de Lionel Stoléru, ancien ministre de Valéry Giscard d’Estaing et de François Mitterrand, est issue de la même promotion de l’ENA que le Premier ministre Edouard Philippe, lui-même ancien lobbyiste en chef du groupe nucléaire Areva (devenu Orano).

    « Rétro-pantouflage »

    Comme ce dernier, Emmanuelle Wargon, qui a aussi fait Sciences-Po et HEC, illustre parfaitement une pratique de plus en plus répandue : le « rétro-pantouflage », soit un cadre dirigeant du privé, souvent issu des grandes écoles (ENA, Polytechnique), qui revient exercer des fonctions importantes au sommet de l’Etat après avoir « pantouflé » en quittant la haute fonction publique pour un poste bien payé dans le privé. De quoi faire réagir mardi sur Twitter le secrétaire d’EE-LV David Cormand : « Avec Macron, l’écologie, c’est jamais sans les lobbys. »

    Décrite comme pugnace et opiniâtre, Emmanuelle Wargon a commencé sa carrière en 1997 comme auditrice à la Cour des comptes. En 2001, elle est devenue conseillère technique auprès du ministre délégué à la Santé Bernard Kouchner, dans le gouvernement Jospin. De 2007 à 2010, sous le gouvernement Fillon, elle a dirigé le cabinet du Haut-Commissaire aux solidarités actives Martin Hirsch, où elle a géré entre autres le dossier RSA, mis en œuvre sous Nicolas Sarkozy en 2008. Elle a aussi été adjointe au directeur général de l’Afssaps (aujourd’hui ANSM), l’agence de sécurité des produits de santé.

    Puis, avant Danone et après un passage au ministère des Affaires sociales, elle a été pendant trois ans déléguée générale à l’emploi et à la formation professionnelle au ministère du Travail, un poste clé, pilotant notamment la réforme de la formation professionnelle ou encore la gestion des crédits de la politique de l’emploi. Pas grand-chose à voir, donc, avec l’écologie ou l’énergie. Même si son ancien patron, le PDG de Danone Emmanuel Faber, a twitté mardi que « pendant trois ans, Emmanuelle Wargon a coordonné les engagements de Danone en matière de santé, d’environnement et d’inclusion ». Lui souhaitant « une pleine réussite au service de l’enjeu majeur qu’est la transition écologique et solidaire ».
    Coralie Schaub

    De mieux en mieux ici…

    #Wargon #Danone #écologie #lobbying #agro-industrie #agro-alimentaire

  • Les entreprises suisses violent régulièrement les droits humains

    Presque une fois par mois, une multinationale suisse est impliquée à l’étranger dans des violations des droits humains ou des normes environnementales. L’analyse de Pain pour le prochain et Action de Carême a recensé au moins 64 incidents de ce type au cours des six dernières années, qui sont imputables à 32 entreprises suisses. Ces chiffres illustrent la faiblesse des mesures volontaires et l’urgence de l’initiative pour des multinationales responsables, qui exige des entreprises une meilleure évaluation des risques liés aux droits humains et à l’environnement.
    De l’or extrait illégalement finit dans les raffineries suisses, des enfants travaillent dans des carrières exploitées par des fournisseurs de l’industrie du ciment, les entreprises de matières premières polluent le sol, l’eau et l’air. Les activités à l’étranger d’entreprises suisses font régulièrement la une des journaux. Les organisations de développement Action de Carême et Pain pour le prochain ont compilé et analysé des cas connus ces dernières années. Le résultat est choquant : entre 2012 et 2017, des entreprises suisses ont été impliquées au moins 64 fois dans des violations à l’étranger des droits humains ou des normes environnementales.

    https://painpourleprochain.ch/les-entreprises-suisses-violent-regulierement-les-droits-humains
    #droits_humains #Suisse #multinationales #matières_premières #extractivisme #agro-industrie #banques #santé #droit_à_la_santé #industrie_agro-alimentaire #géographie_de_la_mondialisation #droit_du_travail #environnement #travail_des_enfants

    v. une analyse plus détaillée ici :


    https://voir-et-agir.ch/content/uploads/2018/03/Factsheet_KoVI_F.pdf

    Concernant le droit des enfants :

    Le travail des enfants est en cause dans 6 % des cas, par
    exemple dans les plantations de cacao ou de #palmiers_à_huile
    des sous-traitants de Nestlé en Côte d’Ivoire et en Indonésie,
    dans des entreprises de pêche en Thaïlande ayant fourni #Nestlé (chez qui du travail forcé a également été observé) ou chez
    les fournisseurs de matières premières de #LafargeHolcim en
    Ouganda. Valcambi a acheté de l’or d’un gisement informel togolais où le travail des enfants était monnaie courante. Il est
    également reproché à #Japan_Tobacco International d’utiliser du
    #tabac issu de #plantations employant des enfants.

    #exploitation

    #Glencore

    ping @albertocampiphoto @marty @mathieup

    4 % des cas concernent le #travail_forcé. Citons par exemple l’importation d’#or extrait illégalement au Pérou et ayant
    fini sa course dans les #raffineries de #Pamp et de #Metalor ou
    encore les conditions abusives sur les chantiers de construction
    des stades destinés aux coupes du monde de football en Russie et au Qatar.

    ping @reka

    • Glencore attackiert indigene Bäuerinnen

      Aussenminister Ignazio Cassis ist voll des Lobes über den Rohstoff-Multi. Nun zeigt ein Video, wie brutal Glencore gegen Bäuerinnen in Peru vorgeht.

      Ignazio Cassis ist beeindruckt. In einem Tweet schwärmte der FDP-Bundesrat diese Woche von seinem Besuch in einer Mine des Schweizer Rohstoffmultis Glencore in Sambia (Foto oben rechts). Es war dieselbe Mine, über die Menschenrechtsorganisationen seit Jahren berichten. Unter anderem darüber, dass Nachbarn des Kupferschmelzwerks erkranken, weil es riesige Mengen von Schwefeldioxid ausstösst.

      Glencore war entzückt vom Tweet des Aussenministers und nutzte ihn sogleich für Werbung in eigener Sache.

      Am Samstagabend äusserte sich Cassis im «Echo der Zeit» erstmals selbst. Er hält an seiner Meinung fest: «Die Richtung stimmt. Natürlich ist es noch nicht überall zu 
100 Prozent gut.»
      «Dieses Unternehmen ist ein Monster!»

      Just diese Woche tauchten ­Videoaufnahmen aus einer anderen Glencore-Mine auf. Es ist die Kupfermine von Antapaccay in Peru, die Aufnahmen datieren vom 29. Dezember. Sie zeigen, wie ­Sicherheitspersonal Bäuerinnen mit Steinen attackiert. Eine Frau wird von den Glencore-Mitarbeitern zu Boden gerissen. In den Aufnahmen, die ein peruanischer Journalist gemacht hat, sagt eine betroffene Bäuerin: «Sie nehmen uns das Recht, zu leben.» Sie deutet auf die Bagger und sagt: «Seht, wie sie uns zerstört haben, sie haben uns nicht befragt und haben keinen Respekt.» Die Frau weiter: «Weil sie Geld haben, missbrauchen sie uns. Dieses Unternehmen ist ein Monster!»

      Glencore weist die Vorwürfe zurück: Eine einzelne Familie sei unbefugt auf das Gelände der Mine vorgedrungen und habe Sicherheitspersonal und Mitarbeiter mit Steinen beworfen. Vier Sicherheitsleute sind laut Glencore verletzt worden. Aus Sorge um die Sicherheit habe Glencore die Staatsanwaltschaft kontaktiert.

      Daraufhin habe die örtliche Polizei das Grundstück betreten, um wieder Ordnung herzustellen. Glencore habe rechtliche Schritte gegen die Bäuerinnen eingeleitet.
      Vertreibung oder rechtmässig entschädigt?

      Paul Mathis, einem Mitarbeiter 
der Nichtregierungsorganisation (NGO) Comundo, die sich in Lateinamerika für soziale Gerechtigkeit einsetzt, ist die Situation in der Glencore-Mine bekannt. Er arbeitet in der NGO als Verantwortlicher für die Länder Bolivien und Peru.

      Die Besitzverhältnisse bei der Erweiterung der Mine seien unklar, so Mathis. Glencore behaupte, dass die Bauern für ihr Land entschädigt worden seien. Die Bauern wiederum pochen darauf, man habe sie widerrechtlich vertrieben.
      Klar ist: Die peruanische Regierung räumt dem Bergbau hohe Priorität ein. Konzessionen werden in der Hauptstadt Lima vergeben. Von Gesetzes wegen müsste die betroffene Bevölkerung konsultiert werden. In welchem Umfang das getan wird, sei unklar, sagt Paul Mathis.

      Grund dafür sei unter anderem der markante Rassismus der Stadtbewohner gegenüber der indigenen Landbevölkerung. Mathis: «Glencore ist sich bewusst, dass deshalb wenig Rücksicht auf die lokale Bevölkerung genommen werden muss.»
      «Um jeden Preis» Mine vergrössern

      Die Aufnahmen sind ein Steilpass für Tom Cassee von der Konzernverantwortungsinitiative. Sie verlangt, dass internationale Konzerne für Menschenrechtsverstösse vor Schweizer Gerichten zur Verantwortung gezogen werden können. Cassee: «Die verstörenden Filmaufnahmen aus Peru zeigen, dass Glencore ihre Mine um jeden Preis vergrössern will – auch mit Gewalt gegen indigene Bäuerinnen.»

      Bunderat Cassis will sich zu den Vorwürfen gegen Glencore in Peru nicht äussern. «Aussenminister Cassis hat eine Mine in Sambia besucht, nicht in Peru», hält sein Sprecher fest. 


      https://www.blick.ch/news/wirtschaft/waehrend-cassis-vom-rohstoffmulti-schwaermt-glencore-attackiert-indigene-baeue

  • Le #Roundup face à ses juges

    Le #glyphosate, principe actif du Roundup®, produit phare de la marque Monsanto, a été reconnu « cancérogène probable » pour l’homme en 2015. En octobre 2016, s’est tenu à La Haye le #procès du puissant #herbicide, ouvrant la voie juridique vers une reconnaissance du #crime d’« #écocide ». Dans ce livre choc, Marie-Monique Robin retrace le déroulement du procès et donne à comprendre les ressorts de l’un des plus grands scandales sanitaires et environnementaux de l’histoire moderne.

    Depuis plusieurs années, l’inquiétude ne cesse de croître quant aux dangers du #pesticide le plus utilisé au monde : le glyphosate, dont 825 000 tonnes ont été déversés en 2014 dans les champs et les jardins. D’autant qu’en mars 2015, le Centre international de recherche sur le cancer l’a déclaré « cancérogène probable » pour l’homme, contredisant ainsi les grandes agences de santé américaines ou européennes qui avaient assuré l’innocuité du Roundup® de Monsanto, puissant herbicide dont le principe actif est le glyphosate.

    Prolongeant sa remarquable enquête de 2008 sur les dangereux produits toxiques produits par la firme américaine (Le Monde selon Monsanto, livre et film), qui eut un écho considérable, Marie-Monique Robin montre dans ce livre que la dangerosité du Roundup® est plus grande encore qu’on le craignait. Il rend malades ou tue les sols, les plantes, les animaux et les humains, car du Nord au Sud de la planète, l’herbicide-qui-tue-tout (son surnom en espagnol) est partout : dans l’eau, sl’air, la pluie, les sols et les aliments. En effet, le glyphosate n’est pas seulement cancérigène, c’est aussi un #perturbateur_endocrinien, un puissant #antibiotique et un chélateur de métaux. Avec autant d’effets délétères spécifiques que cette enquête révèle, par des reportages bouleversants auprès de victimes aux États-Unis, en Argentine, en France et au Sri Lanka, ainsi que de nombreux entretiens avec des scientifiques.

    Ce livre choc donne à comprendre les ressorts de l’un des plus grands scandales sanitaires et environnementaux de l’histoire moderne. Mais il montre aussi que, face à l’impuissance ou l’absence de volonté des agences internationales et des gouvernements pour y mettre fin, la société civile mondiale se mobilise : en octobre 2016, s’est tenu à La Haye le Monsanto International Tribunal, où juges et victimes ont instruit le procès du Roundup®, en l’absence de Monsanto, qui a refusé d’y participer. Donnant son fil conducteur au livre, ce procès a permis d’obtenir un avis juridique très argumenté, qui pourrait infléchir le droit international afin de faire reconnaître le crime d’« écocide », ce qui permettrait de poursuivre pénalement les dirigeants des firmes dont les activités à grande échelle menacent la sûreté de la planète.

    https://boutique.arte.tv/detail/roundup_face_juges
    #justice #livre #agriculture #agro-business #agro-industrie #Monsanto #multinationales #cancer

  • Une marche funèbre pour les abeilles disparues se poursuit en Bretagne
    https://reporterre.net/Une-marche-funebre-pour-les-abeilles-disparues-se-poursuit-en-Bretagne

    20.000 colonies d’#abeilles exterminées cet hiver, jusqu’à 85 % de pertes chez les professionnels. Les apiculteurs bretons sont désespérés, au bord de la faillite, mais pas désunis : le sexagénaire José Nadan, dans le métier depuis plusieurs décennies au Faouët (Morbihan), a décidé de ne pas laisser dépérir ses collègues et les précieux insectes en silence. Son idée ? Improviser un convoi, constitué de ruches mortes, d’apiculteurs et de soutiens, à vélo, pour protester contre des pratiques agricoles irrespectueuses de l’environnement, des #pesticides tueurs de pollinisateurs et toujours plus pernicieux. José Nadan demande leur interdiction totale et craint particulièrement leur rémanence.

    #agro-industrie #apiculture

  • Des employés d’Amazon au Royaume-Uni feraient pipi dans des bouteilles par peur d’être punis s’ils prennent une pause
    https://quebec.huffingtonpost.ca/2018/04/16/employes-amazon-royaume-uni-pipi-bouteilles_a_23412668

    La compagnie nie tout en bloc.<p>Des employés d’Amazon au Royaume-Uni seraient si désespérés de garder leur emploi qu’ils utiliseraient des bouteilles …

    https://o.aolcdn.com/images/dims3/GLOB/crop/4556x2282+0+365/resize/630x315!/format/jpg/quality/85/http%3A%2F%2Fo.aolcdn.com%2Fhss%2Fstorage%2Fmidas%2Ffedd6c0a210378c27696a9

  • Canada : Des travailleurs agricoles du Honduras se réfugient dans une église Le Devoir - Sarah R. Champagne
    - 9 Avril 2018

    https://www.ledevoir.com/societe/524760/travailleurs-agricoles-sept-honduriens-refugies-dans-une-eglise

    Sept travailleurs migrants agricoles du #Honduras se sont réfugiés dans une église de Granby. Ils ont tous quitté entre la mi-janvier et la mi-mars l’entreprise d’attrapage de #volailles Équipe Sarrazin et dénoncent les conditions de travail, des atteintes à leur dignité, des lésions professionnelles et des heures de transport non payées.
    Ils espèrent pouvoir rester au #Canada pour obtenir justice devant leur employeur, qu’ils accusent de les avoir poussés à partir, une version démentie par le propriétaire, Yves Sarrazin.
    . . . . . .


    Les travailleurs dénoncent plutôt une industrie où le #travail est extrêmement difficile et faiblement rémunéré. Le travail consiste à attraper jusqu’à plusieurs dizaines de milliers de #poulets par quart de travail, dans des poulaillers appartenant à divers producteurs, et à les mettre dans des cages qui serviront au transport jusqu’à l’abattoir.

    « C’est notre dignité qui souffre », raconte Ronny Asael Miranda. En novembre dernier, il a commencé à vomir et à avoir des vertiges durant un quart de travail de nuit. Le rapport fourni à la CNESST indique qu’il a souffert d’une « infection à campylobacter », une inflammation analogue à la #gastro-entérite causée par le contact avec des volailles.
    Il reproche à son employeur de ne pas avoir fourni de vêtements de protection, ni harnais pour certaines tâches en hauteur, ni gants, ni masque.
    . . . . . . .
    Ever Alexis Mendoza Mateo a aussi arrêté le travail durant un mois à cause de sévères maux de dos, une douleur lombaire qui irradiait dans sa jambe droite, décrit-il. En arrêt de travail à partir du 4 décembre, il a ensuite repris le 9 janvier. Près d’un mois plus tard, en février, il a demandé à son chef d’équipe une journée de congé, « pour calmer la douleur qui était revenue ». La journée même, « à quatre heures de l’après-midi, la secrétaire m’a dit que Michel avait pris la décision de me renvoyer dans mon pays et elle m’a envoyé le billet d’avion. C’est là que j’ai décidé de partir de mon côté », relate-t-il, en présentant le message vocal laissé par celle-ci.
    . . . . . . . . .
    Rémunération
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    Le prix est établi à 3,60 $ pour 1000 poulets et augmente en fonction de la grosseur des volailles. Le travail s’effectue souvent de nuit, quand les #volatiles sont engourdis par l’obscurité. « Doit pouvoir soulever un poids pouvant aller jusqu’à 15 kilos par main, travail répétitif », indique une offre d’emploi actuellement affichée en ligne par l’Équipe Sarrazin.

    Ainsi, pour 30 000 poulets attrapés en une nuit de six heures et demie, selon son bulletin de #salaire du début janvier, M. Mendoza Mateo a par exemple reçu 108,27 $.

    Pour en arriver à la cadence demandée, il faut faire sept fois par minute ce même mouvement : attraper 5 poulets dans chaque main, 10 au total, et les mettre dans les cages en destination de l’abattoir.
    . . . . . . . .
    Rappelons que les permis de travail temporaire en milieu agricole sont rattachés à un seul employeur. En quittant cet employeur, les travailleurs se retrouvent sans visa de travail et, rapidement, sans statut au Canada.

    Exposés à des persécutions au Honduras et vu la grave crise politique qui s’y déroule, les sept travailleurs réfugiés dans l’église ont aussi déposé des demandes d’asile pour des motifs individuels, indique leur avocate, Me Susan Ramirez. Ces demandes sont présentement en traitement.

    #Canada #Agriculture #esclavage #abattoirs #élevage #alimentation #agro-industrie #viande #agroalimentaire #agrobusiness #civilisation

    • #Canada : Un syndicat de travailleurs agricoles révoqué après désistement des migrants Le Devoir : Lia Lévesque - La Presse canadienne - 13 Avril 2018

      https://www.ledevoir.com/societe/525112/un-syndicat-de-travailleurs-agricoles-revoque-apres-desistement-des-migran

      Le Tribunal administratif du travail a dû révoquer l’accréditation d’un syndicat de #travailleurs_agricoles, après que tous les travailleurs migrants eurent signé une lettre disant ne plus vouloir être syndiqués. C’est l’employeur qui avait déposé la requête pour faire révoquer le syndicat, en leur nom.

      La section locale 501 du syndicat des Travailleurs unis de l’alimentation et du commerce, affilié à la FTQ, avait contesté la requête, affirmant qu’il y avait eu ingérence de l’employeur, Les serres Sagami, et que les lettres n’avaient donc pas été signées de façon libre et volontaire.


      Dans sa décision, le Tribunal s’étonne du fait que ces travailleurs guatémaltèques affirmaient ne plus vouloir du syndicat, notamment parce qu’il leur en coûtait 40 $ par mois, alors qu’ils étaient représentés par une avocate devant le tribunal.

      « Il est étonnant que les salariés démissionnaires, qui ont entrepris les procédures de révocation dans cette affaire, ignorent le montant des honoraires professionnels qu’ils auront à débourser et qu’aucun état de compte ne leur ait été transmis », écrit la juge administrative Irène Zaïkoff.

      Elle a aussi souligné que le témoignage de ces travailleurs devant le tribunal avait été « parfois difficile à suivre, hésitant et comporte des contradictions », qu’ils étaient « à l’évidence intimidés d’être appelés à témoigner ».

      De plus, elle a noté que les travailleurs guatémaltèques avaient joué au soccer, le 4 février en soirée, le jour même de leur désistement collectif du syndicat.

      Le syndicat y voyait « une récompense de la part de l’employeur » pour avoir signé une lettre de désistement — qu’on appelle en droit du travail une lettre de démission du syndicat.

      Pas de preuve
      Malgré cela, le tribunal juge que même s’il fallait conclure que l’employeur a appuyé les travailleurs qui se sont désistés, cela ne fait pas pour autant la preuve qu’il est intervenu avant les démissions et a influencé leur décision.

      Malgré tout, le tribunal a cru les travailleurs, qui ont témoigné du fait qu’ils voulaient se désister parce qu’ils payaient trop d’impôt, que les cotisations syndicales coûtaient 40 $ par mois et qu’ils étaient mécontents du syndicat. Ils ont aussi témoigné du fait qu’il n’y avait pas eu ingérence de la part de l’employeur.

  • De la viande de 12 ans exportée vers le Kosovo L’Essentiel - 12 Mars 2018
    http://www.lessentiel.lu/fr/news/europe/story/De-la-viande-de-12-ans-exportee-vers-le-Kosovo-20842957

    BASTOGNE - Le journal flamand « Het Laatste Nieuws » affirme ce mardi que de la viande de 2004, transformée à l’abattoir Veviba de Bastogne, est arrivée au Kosovo en 2016.

    Un peu moins d’une semaine après l’éclatement du scandale sanitaire qui a touché l’abattoir Veviba à Bastogne, de nouvelles révélations ne cessent de secouer la Belgique ces derniers jours. Selon le journal flamand Het Laatste Nieuws, en septembre 2016, un camion est sorti de l’abattoir bastognard pour prendre la direction du Kosovo avec de la viande datant de 2004.


    Sur des boites portant la marque Veviba, la majeure partie des étiquettes étaient déchirées et l’année 2004 apparaissait encore sur certains petits morceaux. Toujours selon le quotidien néerlandophone, au moment des faits, les services kosovars de l’inspection alimentaire auraient même prévenu l’Agence fédérale belge pour la sécurité de la chaîne alimentaire (Afsca). Les abattoirs d’Izegem et de Harelbeke, au nord du pays, auraient également participé au chargement de ce camion.

    Interrogé par Het Laatste Nieuws, Bruno De Meulenaer, un professeur de l’Université de Gand indique que « surgeler de la viande durant douze ans n’est pas forcément synonyme de danger sanitaire ». Pour éviter le moindre danger, la chaîne du froid ne doit cependant pas être brisée et la viande doit avoir été conservée à une température de -18°C. « Dans tous les cas », termine le professeur, « ce type de pratique n’est pas conseillé ».

    #viande #frics #Belgique #Kosovo #abattoirs #alimentation #agro-industrie #agrobusiness

  • Quebec : Du saumon de l’Atlantique élevé sur terre Le Devoir - Alexandre Shields - 22 février 2018

    http://www.ledevoir.com/societe/environnement/520868/projet-d-aquaculture-hors-mer-en-gaspesie

    Des promoteurs ambitionnent de démarrer en Gaspésie le premier projet d’aquaculture commerciale de saumon en milieu terrestre au Canada. Ils sollicitent même un soutien financier du gouvernement du Québec, mais se heurtent pour le moment à des contraintes imposées par la réglementation fédérale, conçue pour l’aquaculture en milieu marin.

    Avec leur projet CanAquaculture, des gens d’affaires québécois espèrent créer un « leader » dans l’aquaculture en « recirculation », un procédé « écoresponsable » qui existe déjà en Europe et qui permet de produire du saumon atlantique en milieu terrestre, dans le but de commercialiser sa chair.

     

    Selon les prévisions de l’entreprise, un premier site pourrait être installé à Grande-Rivière, en Gaspésie, afin de produire quelque 1000 tonnes métriques annuellement, soit près de 200 000 saumons. Et à terme, ce projet permettrait pratiquement de doubler la production de l’industrie aquacole du Québec.
     
    Son vice-président, Jean-Sébastien Thériault, entrevoit déjà des possibilités d’expansion, en raison de la demande « immense » pour le saumon, notamment sur les marchés américain et chinois. Toute la production doit d’ailleurs être exportée, puisque l’entreprise a déjà pris des ententes en vue de la vente de ses saumons.
     
    Projet bloqué

    CanAquaculture souhaiterait lancer sa production dès 2019. Mais pour le moment, tout le projet de construction du site est bloqué. Selon les informations obtenues par Le Devoir, les promoteurs ne peuvent tout simplement pas obtenir les autorisations nécessaires pour importer les oeufs de saumon qu’on ferait éclore ici.

     L’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA), qui réglemente l’importation de tous les animaux aquatiques au Canada, a en effet confirmé qu’elle interdit les importations d’oeufs provenant de pays où des cas d’anémie infectieuse du saumon (AIS) atlantique ont été détectés. Or, ce serait le cas de l’Islande, où seraient achetés les oeufs, qui sont produits par une entreprise qui exporte déjà dans d’autres pays.
     
    Au ministère de l’Environnement du Québec, on a rappelé que les promoteurs n’ont pas à produire d’étude d’impact pour leur projet. Le ministère doit toutefois autoriser le prélèvement de l’eau dans le Saint-Laurent, afin d’alimenter le bassin de cinq millions de litres prévu pour chaque site.
    . . . . . 
    Québec doit aussi accorder un certificat d’autorisation au projet, avant que le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation ne lui octroie un permis pour le démarrage d’une telle activité commerciale. En attendant, CanAquaculture a inscrit quatre lobbyistes au registre québécois. Un de leurs mandats est lié à une demande de prêt ou de subvention de la part du gouvernement.

    #saumon #aquaculture #Quebec #anémie_infectieuse #CETA #TAFTA #Canada #pêche #alimentation #santé #pollution #agro-industrie #élevage #ogm #aquaponie #environnement #agrobusiness

  • Dossier : Focus sur l’agro industrie en Afrique de l’Ouest – JeuneAfrique.com
    http://www.jeuneafrique.com/dossiers/focus-lagro-industrie-afrique-de-louest

    #Huile_de_palme, #Coca-cola, #Gomme_arabique : tous sont en pleine expansion sur le marché de l’#Agro-industrie en #Afrique de l’Ouest. Les pays s’intéressent de plus en plus à l’agro-industrie tout comme les groupes industriels étrangers qui y voient un marché en or.

  • Déjà 929 petits cours d’eau rayés des cartes - 27/12/2017 - ladepeche.fr
    https://www.ladepeche.fr/article/2017/12/27/2711963-deja-929-petits-cours-d-eau-rayes-des-cartes.html

    En Haute-Garonne la FNSEA se félicite d’avoir obtenu gain de cause sur la moitié des cours d’eau proposés par ses adhérents. L’enjeu est lourd de conséquence. « Car une fois qu’un cours d’eau est déclassé les agriculteurs ne sont plus tenus de maintenir une bande enherbée sur ses berges ; ni de respecter les zones de non-traitement à cinq mètres de chaque côté du cours », explique Christian Mazars, président de la FDSEA31.

    #environnement #eau #fnsea #agro-industrie #pollution

    https://www.ladepeche.fr/article/2017/12/27/2711959-un-recul-de-la-protection-de-la-nature.html

    Pour les défenseurs de l’environnement ce déclassement d’une partie des cours d’eau est incompatible avec les principes de la bonne conduite agricole et environnementale (BCAE) tels qu’ils ont été adoptés en avril 2015. Car cette redéfinition des cours d’eaux est moins disante que les dispositions de la BCAE alors même que la loi sur la biodiversité de 2016 interdit toute régression en matière de protection de l’environnement.

    Humour noir : ce recensement a été piloté par la direction départementale des territoires, DDT (ça ne s’invente pas).