• Pesticide interdit dans la Manche : jusqu’à 80 000 euros d’amende pour un trafic de dichloropropène
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/09/01/pesticide-interdit-dans-la-manche-jusqu-a-80-000-euros-d-amende-pour-un-traf

    Dans un communiqué diffusé en marge du procès, la Fédération départementale des syndicats d’exploitants agricoles de la Manche avait critiqué la « suppression arbitraire, depuis trois ans, d’un traitement adéquat ». Des dérogations à l’utilisation du dichloropropène continuent à être accordées à l’Espagne, l’Italie, le Portugal et Chypre, avait rapporté la Confédération paysanne.

    #agro_industrie #mafia #pollueurs et #crevures

  • Ammoniac : en Bretagne, l’air est grave - Page 1 | Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/france/140621/ammoniac-en-bretagne-l-air-est-grave

    Côté #pollution de l’#air, la #Bretagne remporte un triste trophée. Elle ne couvre que 5 % de l’Hexagone, et la voilà classée par #Air_Breizh première région émettrice d’#ammoniac, un gaz qui inquiète médecins, défenseurs de l’environnement et professions agricoles elles-mêmes.

    La péninsule concentre à elle seule 58 % du #cheptel et de la production porcine française, majoritairement dans le Finistère et les Côtes-d’Armor. Un poulet sur trois vient de Bretagne, et la région possède 21 % des #élevages laitiers. Or, selon l’Inrae (Institut national de recherche pour l’#agriculture, l’alimentation et l’environnement, ex-Inra), 95 % des émissions d’ammoniac sont d’origine agricole, dont 80 % issues de l’élevage. En Bretagne, cette part monte à 99 %.

    • Justement je suis en Bretagne actuellement et j’ai pu voir le journal régional, dans lequel une intervenante soulignait que parmi les organismes chargé de la surveillance de l’air en France, Air Breizh est le moins doté de tous.
      Cherchez l’erreur.
      #agro_industrie

  • 1% of farms operate 70% of world’s farmland | Farming | The Guardian
    https://www.theguardian.com/environment/2020/nov/24/farmland-inequality-is-rising-around-the-world-finds-report

    One per cent of the world’s farms operate 70% of crop fields, ranches and orchards, according to a report that highlights the impact of land inequality on the climate and nature crises.

    Since the 1980s, researchers found control over the land has become far more concentrated both directly through ownership and indirectly through contract farming, which results in more destructive monocultures and fewer carefully tended smallholdings.

    Taking the rising value of property and the growth of landless populations into account for the first time, the report calculates land inequality is 41% higher than previously believed.

    Land inequalities at the heart of unequal societies
    https://www.landcoalition.org/en/uneven-ground

    The “uneven ground” in the title of this synthesis report is where the majority of rural people are increasingly finding themselves. This research report sheds new light on the scale and speed of growing land inequality.

    It provides the most comprehensive picture available today, informed by 17 specially-commissioned research papers as well as analysis of existing data and literature. It lays out in detail the causes and consequences of land inequality, the contributing factors and interconnected global crises, and analyses potential solutions and offers a potential pathway to change.

    #terres #inégalités #foncier_agricole #prédation #agriculture #alimentation

  • GRAIN | Digital control: how Big Tech moves into food and farming (and what it means)
    https://grain.org/e/6595

    The world’s biggest technology companies and distribution platforms, such as Microsoft and Amazon, have started entering the food sector. What does this mean for small farmers and local food systems?

    It leads to a strong and powerful integration between the companies that supply products to farmers (pesticides, tractors, drones, etc) and those that control the flow of data and have access to food consumers.
    On the input side, agribusiness are joining the trend of getting farmers to use their mobile phone apps to supply them with data, on the basis that they can give ‘advice’ to the farmers.
    On the output side, big e-platform corporations can be seen buying their way into the sector and taking control of food distribution.
    Together, they favour the use of chemical inputs and costly machinery, as well as the production of commodities for corporate buyers not local markets. They encourage centralisation, concentration and uniformity, and are prone to abusing their power and monopolisation.

  • Le Covid-19, un virus capitaliste : entretien avec Rob Wallace
    31 octobre 2020

    https://acta.zone/le-covid-19-un-virus-capitaliste-entretien-avec-rob-wallace

    Depuis le début de l’épidémie de Covid-19, les gouvernements du monde entier plaident la surprise, généralement pour justifier les manquements de systèmes de santé exsangues, lessivés par des décennies de néolibéralisme. Il y a quelques jours encore, Emmanuel Macron a justifié de nouvelles mesures de restriction des libertés publiques par l’avancée « inattendue » de la propagation du virus sans pour autant conférer plus de moyens aux infrastructures hospitalières. Il n’en reste pas moins que les épidémiologistes radicaux alertent depuis des années sur les risques d’irruption de nouvelles pandémies.

    Dénonçant le modèle de l’agrobusiness et son intégration dans les circuits du capitalisme mondialisé, Rob Wallace montre ici combien l’apparition du Covid s’inscrit dans la logique même du capital qui favorise la déforestation, met à sac les écosystèmes locaux et fait passer le profit avant toute chose. Il se livre également à une analyse impitoyable de la classe politique états-unienne et de son incapacité à prévenir la population du pays contre la contagion du virus, tout en indiquant combien les pressions exercées par les États et les multinationales sur les institutions internationales comme l’Organisation mondiale de la santé nous ont désarmés collectivement contre l’émergence de nouveaux virus, dont il y a fort à craindre que le Covid-19 ne soit pas le dernier.

    #COVID-19 #SARS-2 #OMS #Etats-unis #agro_industrie

  • « On est traités comme des animaux » : à Beaucaire, les saisonniers étrangers, entre conditions de vie difficiles et crainte du coronavirus, Sofia Fischer
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2020/06/13/a-beaucaire-les-saisonniers-etrangers-entre-conditions-de-vie-difficiles-et-


    Photos, ARNOLD JEROCKI / DIVERGENCE POUR « LE MONDE »

    Début juin, des clusters de Covid-19 ont été découverts parmi les ouvriers agricoles, venus majoritairement d’Amérique du Sud, qui circulent entre Gard, Vaucluse et Bouches-du-Rhône. Le dépistage révèle les pratiques douteuses de la filière.

    Dans la longue file d’attente qui s’étend devant le gymnase de Beaucaire (Gard) transformé en centre de dépistage, les accents de Colombie et de l’Equateur se mêlent à ceux, plus hachés, des membres de la Croix-Rouge. Un homme s’inquiète auprès de son voisin, en espagnol : « Est-ce qu’il faut une carte Vitale ? Parce que je n’en ai pas. »

    Sur ces terres fertiles, limitrophes des Bouches-du-Rhône et proches du Vaucluse, beaucoup d’ouvriers agricoles, provenant majoritairement d’Amérique du Sud et transitant par l’Espagne, arrivent tous les ans par bus entiers au printemps. Très dépendants de cette main-d’œuvre, d’autant plus en période de crise sanitaire, les agriculteurs membres de la Fédération des syndicats d’exploitants agricoles des Bouches-du-Rhône avaient manifesté le 20 mai à Arles et Aix pour s’assurer de leur venue. Alors, à la réouverture des frontières, ils sont arrivés. Avec, a priori, plusieurs cas de Covid-19 à bord.

    A quelques kilomètres de Beaucaire, de l’autre côté du Rhône, plusieurs foyers du virus sont apparus début juin. Une trentaine de cas ont été découverts dans un camping de travailleurs installé au milieu des champs à Noves et chez un producteur de fraises à Maillane, au nord des Bouches-du-Rhône. Une opération de dépistage a depuis été lancée. Les derniers bilans attestent 158 cas dans le département, 53 autres dans le Gard et 39 autres dans le Vaucluse. Des chiffres qui devraient augmenter au début de la semaine du 16 juin.


    Dépistage de travailleurs étrangers, le 10 juin à Beaucaire (Gard).

    Dans le complexe sportif, jeudi 11 juin, on s’active. Des entraîneurs de football, des professeurs et même une boulangère se sont proposés pour faire office de traducteurs, rassurer les parents inquiets et répondre aux questions. Pour faire venir au gymnase les saisonniers étrangers, qui sont parfois en situation irrégulière et ne parlent pour la plupart pas le français, l’agence régionale de santé (ARS) a dû innover. En utilisant, par exemple, les réseaux paroissiaux : David Flores, le prêtre équatorien de la ville, a fait circuler le message quotidiennement à ses fidèles par la messagerie WhatsApp.

    « Bouche-à-oreille »

    Les communiqués annonçant les dépistages gratuits pendant trois jours ont été traduits en espagnol et placardés sur les épiceries latinos du centre-ville. « On compte beaucoup sur le bouche-à-oreille pour rassurer les gens qui auraient peur de venir », explique Claude Rols, délégué de l’ARS dans le Gard.

    Pour l’ARS, qui, face à ce genre de situation, met en place un dispositif de traçage des contacts permettant d’enquêter sur les déplacements et les échanges entre individus, la tâche s’annonce ardue. Car ces ouvriers agricoles, souvent accueillis dans des chambres ou des mobile-homes collectifs, travaillent sur plusieurs lieux à la fois. Les risques de contamination deviennent donc importants au gré des déplacements, souvent effectués dans des véhicules collectifs. « Sans compter que tous les magasins latinos sont à Beaucaire » , explique Angel (certains prénoms ont été modifiés), 48 ans. L’Equatorien, qui ramasse les abricots en ce moment, l’assure : « Tout le monde se retrouve là-bas le week-end. »


    Un dispositif de traçage de contacts mis en place par l’agence régionale de santé pour enquêter sur les déplacements et les échanges entre individus.

    A la sortie du centre, Pablo, 22 ans, et Nathaly, 21 ans, font un signe de croix. « J’ai un bébé en Espagne, explique le jeune Colombien. Si je suis positif, je ne sais pas ce que je vais faire. Je suis venu ici pour travailler. » Nathaly, elle, a tenté de convaincre celle qui partage sa chambre sur l’exploitation de concombres où elle travaille de venir elle aussi se faire dépister. « Impossible : elle a beaucoup trop peur. Soit de la police de l’air et des frontières, soit d’être renvoyée en Espagne sans son salaire », explique-t-elle.

    Depuis les Bouches-du-Rhône voisines, où les campagnes de dépistage ont démarré début juin, beaucoup de saisonniers disent avoir appris leurs résultats par l’entreprise d’intérim qui les emploie et non par un médecin. Ils attendent toujours un document médical. Une vidéo montrant des chambres surpeuplées dans un domaine près d’Arles où plusieurs cas de Covid-19 ont été détectés circule sur les réseaux sociaux. Un Equatorien sur place raconte que des vigiles mèneraient la garde à l’entrée de la ferme.

    Dans la nuit du vendredi 12 au samedi 13 juin, sept employées saisonnières qui auraient testé positives au Covid-19, dispersées dans plusieurs fermes autour d’Arles (Bouches-du-Rhône), ont été transportées dans un centre d’isolement à Miramas. Elles disent avoir appris qu’elles étaient porteuses du virus par leur employeur début juin et n’avoir reçu aucun document médical. Elles refusaient de bouger sans de plus amples informations.

    « Esclaves du XXIe siècle »

    « C’est le chauffeur de la boîte d’intérim pour laquelle je travaille qui m’a dit que j’étais positive, explique Liliana qui, affolée, a contacté Le Monde pendant l’opération, tout en tentant de s’isoler tant bien que mal dans le domaine où elle se trouvait. Je n’ai jamais reçu de SMS, de mail, ou de courrier officiel. Et là, on nous embarque, je ne sais même pas où. Ils menacent d’appeler la police. » La préfecture des Bouches-du-Rhône, contactée samedi, parle de départs « volontaires », pour une mise à l’isolement plus « confortable ». « Il y a eu un moment de panique ou d’incompréhension, admet-elle, mais des informations devraient remonter très vite sur ce qui s’est passé. »

    Le fonctionnement opaque des entreprises, très lucratives, dont dépendent les saisonniers est souvent en cause. La plus connue d’entre elles, Terra Fecundis, devait être jugée pour près de 112 millions d’euros de fraude sociale début mai à Marseille. Mais l’audience de la plus grosse affaire de dumping social en France a été reportée pour cause de crise sanitaire. Les syndicats dénoncent depuis des années leurs conditions de travail, n’hésitant pas à parler « d’esclaves du XXIe siècle ».

    Parmi les ouvriers, beaucoup témoignent d’heures supplémentaires non payées, de retenues sur salaire non justifiées, de malaises, et parfois mêmes de violences. Javier, carrure large et voix chancelante, raconte « qu’on lui jette des pommes » sur la tête régulièrement. « On est traités comme des animaux. La cheffe de file a déjà fait pleurer plusieurs ouvriers. » Un autre dit avoir été renvoyé pour avoir publié une vidéo des conditions déplorables dans lesquelles il était confiné dans une ferme des Bouches-du-Rhône.

    Alberto, 36 ans, aujourd’hui sédentarisé en France, raconte ses débuts « avec des sociétés espagnoles » : des saisons « terribles », où il n’était payé « qu’un tiers des heures vraiment faites ». « Si votre tête de leur revenait pas, où qu’ils estimaient que vous ne travailliez pas assez vite, ils vous demandaient de ne pas revenir l’après-midi, explique-t-il. Parfois, si on avait déjà fait une semaine, ils ne la payaient pas. » Alors, selon ce père de famille, « c’est évident que si j’étais encore avec eux, je ne voudrais pas me faire tester ».


    Des travailleurs saisonniers, le 11 juin à Beaucaire (Gard).

    « On va devoir tirer les conclusions de ce qui s’est passé », admet Patrick Lévêque, patron de la Fédération des syndicats d’exploitants agricoles des Bouches-du-Rhône. S’il se serait bien passé de l’annonce des multiples clusters dans le monde agricole, il assure n’être pas surpris : « Nous avons continué de bosser pour nourrir la France pendant tout le confinement. C’était un risque, évidemment. »

    « On ne nous dit rien »

    A quelques encablures du centre de dépistage, on retrouve l’épicentre de cette immigration : l’intérieur des remparts de la ville musée de Beaucaire. Le maire Rassemblement national (ex-Front national), Julien Sanchez, a été réélu dès le premier tour le 15 mars. Dans les épiceries latinos, entre les bananes plantain et les bonbons au dulce de leche, des agriculteurs ont épinglé des annonces traduites en espagnol. « Cherche bras pour travailler dans la vigne. Cotisations en Espagne. »

    Une femme demande si elle peut être renvoyée si jamais le résultat était positif. Une autre s’inquiète pour un ami confiné chez son employeur, dans un dortoir avec plusieurs cas de Covid-19. Un couple à qui on a imposé une quarantaine après avoir covoituré avec un collègue testé positif s’inquiète : seront-ils payés quand même à la fin du mois ? « On ne nous dit rien », confie le mari.

    Dans les rues de Beaucaire, la nuit tombe. Les terrasses se remplissent doucement. Sur les tables, les « unes » des journaux locaux avec le nombre de cas qui grimpe dangereusement. Les riverains s’inquiètent. « Avec les conditions dans lesquelles ils vivent, ce n’est pas étonnant qu’il y ait autant de Covid chez les Latinos » , estime Alain, bière à la main.« Avec cette histoire, raconte Alberto, les gens nous regardent un peu bizarrement. Il y en a qui changent carrément de trottoir. »


    Les épiceries latinos du centre-ville ont été des relais dans la campagne de dépistage gratuit.

    #saisonniers #sans_papiers #ouvriers_agricoles #intérim #agriculture #clusters #Terra_Fecundis #fraude_sociale #Covid-19

    • Haaa le fameux : « Nous avons continué de bosser pour nourrir la France pendant tout le confinement. C’était un risque, évidemment. »

    • Le travail détaché en agriculture condamné… avec sursis
      https://www.sante-et-travail.fr/travail-detache-agriculture-condamne-sursis

      Si le procès engagé contre l’entreprise de travail temporaire Terra Fecundis a permis de sanctionner certains abus autour du détachement de travailleurs agricoles, ce système de prêt de main-d’œuvre demeure légal et source de dérives graves concernant les conditions de travail. [paywall]

      Communiqué de presse (12/7/21) de la Confédération paysanne, partie civile dans ce procès :
      https://confederationpaysanne.fr/rp_article.php?id=11630

      La Confédération paysanne se félicite des condamnations prononcées le 8 juillet par le tribunal correctionnel de Marseille dans le dossier de la société espagnole Terra Fecundis, poursuivie pour détournement du cadre européen du travail détaché et délits de marchandage en bande organisée.

      Les dirigeants de cette entreprise de travail temporaire ont notamment été condamnés à des peines de 4 ans de prison avec sursis et à une interdiction définitive d’exercer cette activité.

      Terra Fecundis est aussi condamnée à 500.000 euros d’amende et à l’interdiction d’exercer l’activité de travail temporaire en France, quand Terra Bus Mediterraneo se voit interdite d’exercer le transport de personnes et condamnée à une amende de 200.000 euros.

      En condamnant ainsi les acteurs de ce vaste trafic de travailleurs.euses agricoles, la justice a pris la mesure des enjeux humains, sociaux et économiques de ce dossier. Nous regrettons cependant qu’ aucune entreprise ayant utilisé la main d’œuvre proposée par Terra Fecundis en France n’ait été poursuivie
      La Confédération paysanne s’est vue reconnaître la légitimité à agir, puisque sa demande de constitution de partie civile a été acceptée par le tribunal. L’audience relative au montant des dommages et intérêts aura lieu le 19 novembre prochain.

      Notre syndicat défend un modèle agricole, l’agriculture paysanne, qui passe par le respect des salarié.es et des droits sociaux. Des entreprises comme Terra Fecundis sont les chevilles ouvrières d’un système de concurrence déloyale, fondé sur une main d’œuvre exploitée, auquel doivent faire face celles et ceux qui emploient et rémunèrent correctement leurs salarié.es dans le respect des droits sociaux et du droit du travail. Il est inadmissible qu’ils se trouvent pénalisés par ces pratiques qui ont cours dans la filière fruits et légumes.

      La Confédération paysanne dénonce encore une fois ce système d’exploitation de travailleurs.euses et sera partie prenante des procédures qui se présenteront, en cohérence avec notre exigence de conditionnalité sociale des aides publiques.

      #marchands_d'esclaves

    • Saisonniers en servage N° 78 de Plein droit, la revue du #Gisti (octobre 2008)
      https://www.gisti.org/spip.php?article1237

      Dans la vallée du Rhône, en Andalousie, dans la région des Pouilles en Italie, la transformation totale des modes de culture des fruits et légumes s’est accompagnée d’une précarisation encore accrue, et aujourd’hui extrême, de la main-d’œuvre, majoritairement étrangère, de ce secteur. Contrats courts voire emploi illégal, dépendance totale vis-à-vis d’employeurs imposant des conditions de travail et d’hébergement indignes, invisibilisation des atteintes à la santé, tout un système d’exploitation et de déréglementation du droit du travail s’est développé contre lequel les saisonniers étrangers tentent depuis quelques années de se mobiliser.

      CODETRAS – Collectif de défense des travailleur.euse.s étranger.ère.s dans l’agriculture
      http://www.codetras.org
      #codetras #agro_industrie

  • Des journalistes et médias s’organisent pour défendre la liberté d’informer sur l’agroalimentaire
    https://www.bastamag.net/defendre-liberte-presse-informer-agroalimentaire-bretagne-Ines-Leraud-algu

    En Bretagne, des journalistes qui enquêtent sur l’agro-alimentaire sont poursuivis ou subissent des pressions. C’est le cas de Basta ! et d’Inès Léraud poursuivis par le groupe Cheritel. Dans cette lettre ouverte à la région, plus de 250 journalistes, médias et collectifs de professionnels de la presse appellent à mettre fin à cette loi du silence. Basta ! s’associe à cet appel demandant des garanties en matière de liberté de la presse. À Loïg Chesnais-Girard, président Jean-Michel Le Boulanger, (...) ça bouge !

    / #Médias_libres, #Agriculture, #Multinationales

    #ça_bouge_ !

    • Journalistes pour la liberté d’informer sur l’agroalimentaire en Bretagne.
      https://framaforms.org/journalistes-pour-la-liberte-dinformer-sur-lagroalimentaire-en-bretagne-
      Lettre de journalistes et professionnel·les de la presse adressée à la Région Bretagne, en français et en breton, la grande classe !
      https://seenthis.net/messages/886563

      #Inès_Léraud est convoquée par la justice pour une audience qui devrait se tenir les 20 et 21 janvier 2021 au Tribunal de Grande Instance de Paris. Elle est attaquée en diffamation par un chef d’entreprise guingampais, Jean Chéritel, patron du groupe Chéritel Trégor Légumes, dont elle a épinglé les pratiques managériales et commerciales dans un article publié par @bastamag #Bastamag en mars 2019.

      https://france3-regions.francetvinfo.fr/bretagne/ines-leraud-attaquee-justice-avoir-enquete-agroalimenta

      Et le collectif de rappeler, dans son communiquer, la petite phrase d’Emmanuel Macron au pape François en 2018, quand il lui présente son ministre Jean-Yves Le Drian : « Les Bretons, c’est la mafia française ». "Cette phrase ne nous a ni fait rire, ni rendus fiers. Mais elle disait peut-être vrai".

      https://www.youtube.com/watch?v=q0TB2t2uKL8&feature=youtu.be


      https://www.bastamag.net/Agriculture-et-alimentation

      En Bretagne, de nombreux journalistes ont décidé d’unir leur voix pour dénoncer la difficulté d’informer sur l’agroalimentaire local.
      https://www.franceinter.fr/emissions/l-edito-m/l-edito-m-25-mai-2020

      le comité de soutien et une revue de presse sur le site d’Inès Léraud : https://seenthis.net/messages/871455#message876435

      #fnsea #agro_industrie #Bretagne #eureden #triskalia

    • Enquêter sur l’industrie agro-alimentaire n’est pas une sinécure : pressions et intimidations entravent le travail journalistique. Basta ! et la journaliste Inès Léraud passeront en procès le 28 janvier 2021 pour s’y être intéressés de trop près. Un récent documentaire de France 5 fait aussi les frais de cette omerta.
      https://seenthis.net/messages/886563#message887059
      Le documentaire « Une terre sacrifiée » n’est plus disponible en ligne comme par hasard !

      Un évènement majeur s’est produit récemment en Bretagne. France 5 a diffusé le film documentaire Bretagne, une terre sacrifiée d’Aude Rouaux et Marie Garreau de Labarre. Le documentaire décrit le coût environnemental, social et sanitaire du développement de l’agro-industrie en Bretagne. Il fait intervenir des témoins de l’intérieur habituellement peu diserts sur le sujet, comme un agriculteur intensif, Christophe Thomas qui déplore avoir reçu à son insu des aliments pour bétail contaminés par des antibiotiques, et ce de la part du plus important groupe agroalimentaire breton, Eureden.

      Avec ce film, France 5 a réalisé sa meilleure performance annuelle avec plus d’un million de téléspectateurs. Les réactions consécutives à cette diffusion mettent en lumière les moyens financiers et stratégiques que possède le secteur agroalimentaire pour museler les sources (principalement les agriculteurs), les élus et la presse.

      Quand l’agro-industrie alimentaire réécrit l’histoire

      Le premier groupe agroalimentaire breton, Eureden, n’a demandé aucun droit de réponse à France 5, mais a diffusé auprès de ses agriculteurs, via son titre de presse agricole Paysan breton, une pleine page dénonçant les soi-disant fausses informations véhiculées par le film. Il parle d’humiliation à l’égard « du travail fait par des milliers d’agriculteurs » alors que le film dénonce au contraire les mesures prises par les dirigeants de l’agro-industrie au détriment des agriculteurs et des salariés agricoles.

      #Richard_Ferrand et #Marc_Le_Fur, tous deux bretons, respectivement président (LREM) et vice-président (LR) de l’Assemblée nationale, ont chanté le même refrain à propos du film. Ils ont déploré « un réquisitoire (…) scandaleux, contre les paysans et contre la Bretagne », opérant là encore un retournement intellectuel et une manipulation de l’opinion. La même rengaine est apparue dans un courrier du président du groupe Rassemblement national à la Région, adressé aux agriculteurs, distribué directement dans leurs boîtes aux lettres, expliquant que ce film est « un procès à charge contre votre profession ».

      La branche régionale de FNSEA en Bretagne est allée jusqu’à parler de film de « fiction ». Elle a aussi diffusé sur Twitter le visage de l’une des témoins principales du documentaire, en l’occurrence une journaliste locale, Morgan Large, enquêtant sur l’agriculture intensive. Ce choix d’illustration a été perçu comme une façon sournoise de cibler la journaliste. Questionnée sur ce choix par des internautes, la FRSEA a simplement supprimé son tweet.

      Quelques jours plus tard, la journaliste a subi des nuisances à son domicile : absente le dimanche 6 décembre, elle apprend que ses animaux divaguent sur la voie publique, et découvre que leur clôture a été ouverte volontairement. Il s’agit d’une intimidation courante dans le monde agricole, vécue notamment de façon répétée par l’agricultrice Caroline Chenet, témoin du film La mort est dans le pré, qui a décidé de ne plus parler publiquement. La radio Kreiz Breizh, qui emploie Morgan Large, a quant à elle subi les jours suivants deux tentatives d’effraction de ses locaux.
      Une force de frappe médiatique et politique inédite en France

      Le lendemain de la diffusion sur France 5, une vidéo de 2 minutes, non signée, est apparue sur les réseaux sociaux, descendant le documentaire en flèche au motif qu’il aurait évincé du montage les progrès réalisé par une exploitation porcine (la ferme de Kermerrien) filmée par l’équipe de France 5. Cette vidéo bâtit là encore un retournement complet de la vérité puisque une séquence est justement consacrée aux progrès effectués par la ferme. Elle est en réalité produite par Agriculteurs de Bretagne, lobby fondé par des dirigeants du secteur agroalimentaire et faisant appel à une société de communication spécialisée dans l’attaque des opposants à l’agro-industrie. Pendant ce temps, le 3 décembre, le président du Conseil régional de Bretagne, Loïg Chesnais-Girard, présentait en conférence de presse son nouveau livre Le souffle breton préfacé par Erik Orsenna, écrivain, académicien et figure tutélaire du fameux lobby Agriculteurs de Bretagne !

      La proximité entre les représentants de l’agro-industrie et le monde politique régional va plus loin : le vice-président à l’agriculture et à l’agroalimentaire en Bretagne n’est autre que Olivier Allain (majorité présidentielle), ancien président de la branche départementale de la FNSEA et de la chambre d’agriculture des Côtes-d’Armor, dont l’exploitation perçoit d’importantes aides de la PAC (près de 80 000 euros annuels alors que lui-même participe aux négociations sur la PAC.

      Georges Gallardon, président d’Eureden qui, on l’a vu, qualifie France 5 d’organe de désinformation est lui-même vice-président (divers droite) de la communauté du Kreiz-Breizh et maire de Saint-Tréphine (Côtes-d’Armor). Philippe Le Goux, directeur de la communication d’un important groupe porcin, Aveltis, est également vice-président (PS) de Leff Armor Communauté, entre Guingamp et Saint-Brieuc. Cet élu de la République a, au titre de ses fonctions de communicant, plusieurs fois entravé le travail des journalistes en incitant par courriel les éleveurs à ne pas parler à la presse.

      Enfin, juste après la diffusion du film de France 5, le groupe agroalimentaire Eureden commandait au média Brut la réalisation de vidéos promouvant les soit-disant efforts du groupe en matière d’écologie. « Soit-disant » car une enquête des élèves journalistes de l’IUT de Lannion a montré au contraire comment ce groupe maintenait les agriculteurs dans l’usage des pesticides.

      L’agro-industrie bretonne, et même française, possède, on le voit, un arsenal d’outils impressionnants pour maîtriser le discours à son sujet : fait quasiment unique dans le paysage industriel français, elle détient ses propres titres de presse. Elle fait également appel à des agences de communication spécialisées et contrôle en partie la presse généraliste en la finançant via la publicité et des partenariats, comme l’a dénoncé le collectif Kelaouin. Elle est assez puissante pour pénétrer le tissu politique local ou faire nommer des ministres de l’Agriculture – comme l’a révélé l’ancien ministre Dominique Bussereau dans le film FNSEA, enquête sur un empire agricole de Marianne Kerfriden – et depuis 2019 elle est parvenue à ce qu’une cellule de la gendarmerie nationale lui soit spécialement dédiée : “La cellule demeter”. Tout cela en bénéficiant d’importantes subventions européennes, nationales, et régionales.

      Le procès bâillon, encore et toujours

      La tâche pour exercer un contrôle démocratique et comprendre le fonctionnement de ce fleuron industriel français qu’est l’agroalimentaire (dont, à titre d’exemple, les exportations en Arabie saoudite rapportent plus que les ventes d’armes françaises), est immense. D’autant plus que la presse régionale a intégré des réflexes d’autocensure pour ne pas perdre ses annonceurs et ne pas se mettre à dos des élus locaux. Comme l’illustrent le documentaire de France 5 et le cas de la journaliste Morgan Large, quand la presse ose dénoncer, elle est sujette à de multiples pressions.

      Ces pressions, Basta ! et moi-même les rencontrons aussi, notamment sous forme de procès bâillon, depuis que j’ai enquêté sur l’agroalimentaire et sur les algues vertes.

      Par bonheur, il existe des médias comme Basta ! qui effectuent depuis longtemps un travail extraordinaire, pointu, difficile, dans ce domaine – les archives de Basta ! sur les questions agroalimentaires sont tout simplement salutaires pour quiconque veut travailler sur ce sujet –, et qui osent s’aventurer sur des terrains risqués grâce à l’unique soutien de ses abonnés, comme c’est le cas pour l’affaire Chéritel pour laquelle Basta ! et moi-même sommes poursuivis en diffamation.

      https://www.bastamag.net/Travail-dissimule-fraude-sur-les-etiquettes-les-multiples-abus-d-un-groupe

  • Entre le domestique et le sauvage. N°894 - Radio Univers
    http://www.radio-univers.com/entre-le-domestique-et-le-sauvage-n894

    Comme le confirment les industriels de l’alimentation eux-mêmes à qui Dieu a accordé de gros portefeuilles. Qui se félicitent du nouveau « programme alimentation et nutrition » du gouvernement, qui vient de retoquer le lancement d’une étude sur les risques pour la santé des aliments ultra-transformés.

    Qui se félicitent aussi à n’en pas douter de l’arrivée de la FNSEA, il y a trois ans, à la tête de la région Bretagne dans le domaine agricole : accélération de la concentration porcine (Plan porcs en avril 2016 de 32 millions d’euros), accélération du nombre de méthaniseurs, poulaillers géants et stabulations libres pour bovins, bassines d’irrigations, installation de fermes usines, pesticides … Rien que ces trois années, et c’est trente ans de lutte contre les algues vertes qui ont été anéantis. Et c’est pas la faute à pas de chance ! Ainsi ce week-end, à l’unité de valorisation organique (UVO) des déchets de Launay-Lantic (22), ont été recueillies 2000 tonnes d’algues vertes échouées. 6 000 tonnes d’algues vertes pour toute l’année 2018. Et déjà 5 000 tonnes ramassées en baie de Saint-Brieuc, alors que la saison commence à peine. Une situation hors norme catastrophique et scandaleuse, nous assure-t-on. Pas si étonnant quand ce sont les chambres d’agriculture à qui, par débilité (ou faveurs répugnantes) des crétins patentés ont confié la mise en œuvre des plans algues vertes. Pendant ce temps, le double discours sur l’environnement des élus régionaux et de la FNSEA marche à bloc, et les contribuables continuent de payer le coût des dépollutions.


    #algues_vertes #agro_industrie

  • Consumption of ultra-processed foods and #cancer risk: results from NutriNet-Santé prospective cohort | The BMJ
    https://www.bmj.com/content/360/bmj.k322

    Firstly, ultra-processed foods often have a higher content of total fat, saturated fat, and added sugar and salt, along with a lower fibre and vitamin density.101112131415161719 Beyond nutritional composition, neoformed #contaminants, some of which have carcinogenic properties (such as #acrylamide, heterocyclic amines, and polycyclic aromatic hydrocarbons), are present in heat treated processed food products as a result of the Maillard reaction.20 Secondly, the packaging of ultra-processed foods may contain some materials in contact with food for which carcinogenic and endocrine disruptor properties have been postulated, such as #bisphenol A.21 Finally, ultra-processed foods contain authorised,22 but controversial, food additives such as sodium #nitrite in processed meat or #titanium_dioxide (#TiO2, white food pigment), for which carcinogenicity has been suggested in animal or cellular models.2324

    In this large prospective study, a 10% increase in the proportion of ultra-processed foods in the diet was associated with a significant increase of greater than 10% in risks of overall and breast cancer. Further studies are needed to better understand the relative effect of the various dimensions of processing (nutritional composition, food additives, contact materials, and neoformed contaminants) in these associations.

    #agro_industrie #aliments_transformés #additifs #santé #cancer

    Via 60 millions de consommateurs

  • Ultra-processed foods and added sugars in the US diet: evidence from a nationally representative cross-sectional study | BMJ Open
    http://bmjopen.bmj.com/content/6/3/e009892

    2015

    Results Ultra-processed foods comprised 57.9% of energy intake, and contributed 89.7% of the energy intake from added sugars. The content of added sugars in ultra-processed foods (21.1% of calories) was eightfold higher than in processed foods (2.4%) and fivefold higher than in unprocessed or minimally processed foods and processed culinary ingredients grouped together (3.7%). Both in unadjusted and adjusted models, each increase of 5 percentage points in proportional energy intake from ultra-processed foods increased the proportional energy intake from added sugars by 1 percentage point. Consumption of added sugars increased linearly across quintiles of ultra-processed food consumption: from 7.5% of total energy in the lowest quintile to 19.5% in the highest. A total of 82.1% of Americans in the highest quintile exceeded the recommended limit of 10% energy from added sugars, compared with 26.4% in the lowest.

    Food classification according to processing
    http://bmjopen.bmj.com/content/bmjopen/suppl/2015/12/25/bmjopen-2015-009892.DC1/bmjopen-2015-009892supp-new.pdf

    #nutrition #agro_industrie #santé #Etats-Unis

  • CADTM - Ruée sur les semences
    http://www.cadtm.org/Ruee-sur-les-semences

    En 2013, à la demande du G8, la Banque Mondiale a lancé le projet « Améliorer le climat des affaires dans l’agriculture », ACAA (en anglais « Enabling the Business of Agriculture » ou EBA). Cette initiative vise à noter les pays sur la manière dont ils favorisent les activités des entreprises dans le secteur agricole. Le premier rapport complet de l’ACAA a été publié en janvier 2016. Il fournit une vision détaillée des réformes prônées par la Banque pour créer des secteurs agricoles « prospères », ainsi qu’une évaluation des politiques agricoles de 40 pays |1|.

    Parmi plusieurs catégories d’évaluation (Finance, Transport, Engrais, etc.), l’ACAA comprend un indicateur spécifique aux lois semencières. Or, depuis une vingtaine d’années, plusieurs multinationales et pays occidentaux tentent d’uniformiser les lois semencières au niveau global afin de promouvoir l’utilisation de semences industrielles. L’ACAA est l’une des récentes initiatives visant à encourager des lois favorables aux semences industrielles. L’argument mis en avant est souvent que ces semences dites « améliorées » sont nécessaires pour augmenter les rendements agricoles et nourrir une population mondiale croissante.

    #alimentation #semences #biodiversité (perte de) #agro_industrie vs #paysannerie #révolution_verte (échec de la)

  • #EU drops law to limit cancer-linked chemical in food after industry complaint https://www.theguardian.com/environment/2016/oct/26/eu-drops-law-to-limit-cancer-linked-chemical-acrylamide-food-after-indu

    Campaigners say leaked documents show ‘undue influence’ by the food industry after plans to limit #acrylamide - found in starchy foods such as crisps, cereals and baby foods - are weakened.

    #failed_state #UE #cancer #agro_industrie

  • Welcome to Brazil, Where a Food Revolution Is Changing the Way People Eat
    https://www.thenation.com/article/slow-food-nation-2

    Monteiro came to believe that nutritionists’ traditional focus on food groups and nutrients like fat, sugar, and protein had become obsolete. The more meaningful distinction, he started to argue, is in how the food is made. Monteiro is most concerned with the “ultraprocessed products”—those that are manufactured largely from industrial ingredients like palm oil, corn syrup, and artificial flavorings and typically replace foods that are eaten fresh or cooked. Even by traditional nutritionists’ criteria, these sorts of products are considered unhealthy—they tend to be high in fat, sugar, and salt. But Monteiro argues that ultraprocessed foods have other things in common: They encourage overeating, both because they are engineered by food scientists to induce cravings and because manufacturers spend lavishly on marketing.

    [...]

    But even if the data suggest that ultraprocessed products are driving the increased obesity rates, where does that leave the average consumer? Many families can’t afford to return to a time when one person stayed home and cooked for everyone, even if they wanted to.

    But Monteiro says the demands of modern life don’t have to mean abandoning real food. He points to Brazil’s ubiquitous per-kilo restaurants, which serve fresh home-style dishes to diners who pay by weight. There are also opportunities to bring more fresh food into institutional settings like schools, hospitals, and the military.

    #nutrition #obésité #agro_industrie #santé #nourriture #Etats-Unis #Brésil

  • Et sur ces terres agricoles abîmées, aux inondations succède la sécheresse. Le sol n’a pas retenu d’eau. Et si dans un mois, il y a un peu de chaleur, vous allez voir que le agriculteurs vous diront qu’ils ont des sols secs , prévoit Lydia Bourguignon. Au risque, même, de devoir irriguer…

    http://reporterre.net/L-ampleur-des-inondations-est-accentuee-par-les-mauvaises-pratiques-agri

    les mauvaises pratiques agricoles sont responsables de la perte de 7,5 milliards de tonnes de sol par an. La situation est d’autant plus critique que la formation d’un sol arable à partir de la roche mère, et dans des conditions propices, nécessite des milliers d’années. Et que la population ne cesse d’augmenter.
    http://visionscarto.net/le-sol-ce-bien-commun
    #inondations #sécheresse #agriculture #agro_industrie

  • Dirt First
    https://orionmagazine.org/article/dirt-first

    Our entire #agriculture industry is based on chemical inputs, but soil is not a chemistry set,” Haney explains. “It’s a biological system. We’ve treated it like a chemistry set because the chemistry is easier to measure than the soil biology.”

    In nature, of course, plants grow like mad without added synthetic fertilizer, thanks to a multimillion-year-old partnership with soil microorganisms. Plants pull carbon dioxide from the atmosphere through photosynthesis and create a carbon syrup. About 60 percent of this fuels the plant’s growth, with the remaining exuded through the roots to soil microorganisms, which trade mineral nutrients they’ve liberated from rocks, sand, silt, and clay—in other words, fertilizer—for their share of the carbon bounty. Haney insists that ag scientists are remiss if they don’t pay more attention to this natural partnership.

    “I’ve had scientific colleagues tell me they raised 300 bushels of corn [per acre] with an application of fertilizer, and I ask how the control plots, the ones without the fertilizer, did,” Haney says. “They tell me 220 bushels of corn. How is that not the story? How is raising 220 bushels of corn without fertilizer not the story?” If the natural processes at work in even the tired soil of a test plot can produce 220 bushels of corn, he argues, the yields of farmers consciously building soil health can be much higher.

    #sols #agro_industrie #big_ag #produits_chimiques

  • Virus zika : polémique au Brésil autour d’un insecticide
    http://www.bastamag.net/Un-insecticide-et-non-pas-le-moustique-Zika-responsable-des-malformations

    Et si le responsable des milliers de cas de microcéphalies – de graves malformations crâniennes – recensés chez les nouveaux-nés au Brésil, n’était pas le virus Zika transmis par les moustiques, mais un produit chimique ? Le 9 février, un groupe de chercheurs argentins du Reduas, réseau universitaire de l’environnement et de la santé, a publié un rapport pointant du doigt l’utilisation massive de pyriproxyfène au Brésil. Ce produit chimique est abondamment utilisé depuis 18 mois dans certaines régions pour (...)

    En bref

    / #Menaces_sur_la_santé_publique, Santé , #Pesticides, #Amériques

    #Santé_

  • Procès du couvoir St François en Bretagne
    http://www.l214.com/Communications/20160201-proces-couvoir-broyage-poussins

    "Ce procès fait suite à la diffusion d’images choquantes par l’association L214 en novembre 2014. On y voyait des poussins broyés ou étouffés par centaines dans des sacs poubelle.
    http://www.l214.com/enquetes/broyage-poussins

    L214 avait alors porté plainte pour cruauté envers les animaux et remis une pétition ( https://www.change.org/p/m-le-ministre-de-l-agriculture-de-l-agroalimentaire-et-de-la-for%C3%AAt-stop ) de plus de 120 000 signataires au ministre de l’Agriculture pour demander l’interdiction de la mise à mort des poussins dans les couvoirs.
    Cette revendication a été appuyée par 45 députés et sénateurs qui ont adressé des questions écrites au ministre de l’Agriculture, Stéphane Le Foll.
    http://www.l214.com/communications/20150807-broyage-poussins-parlementaires

    Pour Sébastien Arsac, porte-parole de L214 : « Ce procès relève du débat d’intérêt général. Des millions de poussins sont broyés vivants chaque année au premier jour de leur vie et traités comme de simples déchets. Un tel mépris des animaux ne s’accorde pas avec la reconnaissance du caractère sensible des animaux. Nous espérons que la justice sera au rendez-vous ! »

    Concernant l’étouffement des poussins dans des sacs poubelle, un procès verbal tiré du dossier pénal indique :
    « sur l’ensemble des factures fournies par le couvoir Saint François pour l’année 2014, concernant la vente de poussins morts nous obtenons les informations suivantes :
    103 sacs de 500 poussins morts, donc étouffés, ont été vendus soit 51 500 poussins.
    Suivant les déclarations obtenues lors des auditions, il y a aurait également des sacs de poussins donnés. Nous ne pouvons les quantifier. »

    Par ailleurs, très souvent, les poussins n’étaient pas directement broyés par un dispositif légal mais directement aspirés vivants par une vis sans fin. Ainsi un employé déclare : « théoriquement ça [les poussins] passe dans l’euthanasieur, mais là sur la vidéo ça passe directement dans la vis, comme la plupart du temps d’ailleurs. »
    Un procès verbal indique : « en conclusion, il est établi que le broyeur ne répond pas aux exigences réglementaires en matière de protection animale. L’utilisation directe de cette machine, sans avoir tué les poussins au préalable, entraîne une souffrance animale certaine. »

    #poussins_broyés #couvoir_St-François #L224 #souffrance_animale #procès #Bretagne #agro_industrie #élevage_industriel #élevage

  • Aurélie Trouvé : « L’année 2016 va être marquée par le conflit agricole » - regards.fr
    http://www.regards.fr/web/article/aurelie-trouve-l-annee-2016-va

    En ce moment j’ai le sentiment que si les français se décident à se bouger les fesses contre les politiques actuelles, ce sera à la suite des mouvements des agriculteurs.

    Regards. De quoi les manifestations des agriculteurs sont-elles le nom ?

    Aurélie Trouvé. Ce sont les plus grandes exploitations, les plus endettées, qui sont les premières touchées par la crise. Il s’agit d’une crise de surproduction en élevage, notamment de porcs, de bovins, de lait, liée à la dérégulation du marché. En effet, les prix ont été progressivement dérégulés et les #quotas_laitiers ont été supprimés il y a quelques mois. La #volatilité_des_prix est devenue très forte : sur une année, ils peuvent maintenant varier de quasiment une moitié. L’incertitude pour les producteurs s’avère ingérable, dans un secteur où les exploitations sont souvent familiales et déjà très endettées. Le lait est en chute libre depuis deux ans et ne permet plus de couvrir les coûts de production. Aujourd’hui, un producteur de lait moyen produit à perte. Une grande partie des exploitations en porcs, lait et bovins sont au bord du dépôt de bilan. Ce sont des milliers d’exploitations qui risquent de cesser leur activité. Depuis vingt ans, on perd déjà 20.000 emplois agricoles chaque année. La crise va donc s’accélérer.

    Quels facteurs ont précipité cette crise ?

    Avec la dérégulation des marchés et la fin des quotas, on a incité les producteurs à produire de plus en plus par hectare, par travailleur, par bête. Comme les prix baissent, ils produisent plus pour couvrir les coûts fixes. Mais du coup, les prix chutent plus encore. C’est un cercle vicieux. La concurrence est devenue acharnée entre producteurs européens. La Commission européenne et les pays du Nord, relayés par le syndicalisme majoritaire, la FNSEA, disaient qu’il n’y avait pas de souci : les Russes et les Chinois nous achèterons le lait ! Or, il y a un an et demi, les Russes ont imposé un embargo en réaction aux positions de la France sur l’Ukraine. Dans le même temps, la croissance chinoise s’est cassée la figure et la Chine, à l’instar de nombreux pays émergents, veut désormais produire elle-même son lait. L’#agro-export est un mirage dangereux qui mène tout le monde dans le mur.

    #industrie_de_la_viande #industrie_laitière #agro_industrie #dérégulation #mondialisation

  • U.S. meat industry buying more human antibiotics -FDA | Reuters
    http://www.reuters.com/article/2015/04/10/food-health-antibiotics-idUSL2N0X713K20150410

    (Reuters) - Sales of medically important antibiotics in the United States for use in livestock jumped by 20 percent between 2009 and 2013, federal regulators reported on Friday, data that is sure to feed the national debate about the growth of drug-resistant bacteria.

    (...)

    In 2013, the #FDA released guidelines for drug makers and agricultural companies to voluntarily phase out antibiotic use as a growth enhancer in livestock. The agency said those guidelines were an effort to stem the surge in resistance to certain antibiotics.

    #bacteries #antibiotiques #résistance_aux_antibiotiques #bétail #agro_industrie #Etats-Unis

  • Our Coming Food Crisis - NYTimes.com
    http://www.nytimes.com/2013/07/22/opinion/our-coming-food-crisis.html?_r=0

    Fortunately, there are dozens of time-tested strategies that our best farmers and ranchers have begun to use. The problem is that several #agribusiness advocacy organizations have done their best to block any federal effort to promote them, including leaving them out of the current farm bill, or of climate change legislation at all.

    (...)

    Unfortunately, some agribusiness organizations fear that if they admit that accelerating climate change is already affecting farmers, it will shackle them with more regulations.

    #agro_industrie