• The Great Biomass Boondoggle | by Mary S. Booth | NYR Daily | The New York Review of Books
    https://www.nybooks.com/daily/2019/10/14/the-great-biomass-boondoggle

    Since all the usual tactics of the nonprofit community had failed, including documentary photos, briefings, and scientific evidence, we felt we had no choice but to sue the EU (with the European Parliament and Council as defendants) over the new rules. My organization [http://www.pfpi.net] thus coordinated a March 2019 lawsuit that challenges inclusion of forest biomass in the new renewable energy directive. We worked with plaintiffs from the EU and the US who demonstrated in their testimony how the biomass industry is causing direct harm to their health and livelihoods, and we are now waiting to hear whether the EU court will accept the case.

    #agrocarburants #biocarburants #mensonges #climat #co2

  • #Matières_premières : comment les #géants #français épuisent la #planète - Observatoire des ##multinationales
    http://multinationales.org/Matieres-premieres-comment-les-geants-francais-epuisent-la-planete
    #terres

    Soja : une prise de conscience insuffisante pour prévenir la déforestation et les abus
    Utilisé comme matière première dans l’industrie agroalimentaire et surtout pour l’alimentation animale, le soja est devenue une denrée clé pour l’industrie. Sa production a littéralement explosé en Amérique du Sud, associé à l’utilisation massive de pesticides et de semences génétiquement modifiées et à des violations des droits des communautés et des travailleurs. L’expansion du soja empiète non seulement sur la forêt amazonienne, mais également sur d’autres régions du continent comme le la savane du #Cerrado au Brésil ou la région du #Chaco (Brésil, Argentine, Paraguay).

    Les associations Mighty Earth, France nature #environnement et Sherpa se sont associés pour identifier les principaux acheteurs français de soja en provenance d’Amérique du Sud. Une liste dans laquelle on retrouve des groupes agroalimentaires (et notamment laitiers) comme Danone ou Lactalis, des acteurs de la restauration comme #Sodexo et Elior, des chaînes de grande distribution comme #Auchan, #Carrefour ou #Casino.

    Force est de constater que ces firmes ne semblent pas avoir pris la mesure des risques liés à leur approvisionnement en soja, ni de leur responsabilité (y compris juridique, dans le cadre de la loi sur le devoir de vigilance) dans la prévention des abus constatés sur le terrain. Seule une poignée d’entre eux (Avril, Danone et Bel) fournit des informations un peu poussées (mais très incomplètes) sur les volumes, l’origine et la part tracée du soja utilisé dans la chaîne d’approvisionnement. D’autres ont purement et simplement refusé de répondre aux ONG au nom du secret commercial. La plupart de celles qui identifient les risques liés au soja se contentent de promouvoir des systèmes de « soja certifié » notoirement insuffisants pour empêcher la déforestation.

    Huile de palme : une industrie destructrice qui continue à s’étendre
    De l’agroalimentaire aux cosmétiques en passant par les #agrocarburants, l’huile de palme est un ingrédient commode et bon marché apprécié de nombreuses industries. Problème : son exploitation à grande échelle a dévasté des millions d’hectares de forêt en Asie du Sud-est, déplaçant des populations entières et mettant en danger des espèces animales emblématiques comme l’orang-outang.

    Malgré la prise de conscience des consommateurs, l’exploitation de l’huile de palme ne ralentit pas. Davantage surveillées en Indonésie et en Malaisie, les multinationales du secteur tournent désormais leurs regards vers l’Afrique et l’Amérique du Sud, créant les mêmes problèmes.

    Une fuite en avant alimentée entre autres par la demande de multinationales françaises comme L’#Oréal ou #Danone (71 000 tonnes d’huile de palme et de dérivés achetées chacune en 2018) et bientôt de #Total, qui a choisi de reconvertir sa raffinerie de La Mède, dans le Sud de la France, pour produire des agrocarburants à base d’huile de palme. Initialement, le géant pétrolier voulait en importer pas moins de 550 000 tonnes par an, mais a revu ce chiffre à la baisse sous pression des écologistes. Les multinationales acheteuses se défendent souvent en arguant qu’elles n’achètent presque que de l’huile de palme certifiée « responsable », mais l’expérience prouve que ces certifications ne sont pas fiables (lire notre article).

    Le #caoutchouc, aussi nocif que l’#huile_de_palme ?
    Des géants français sont très impliqués dans la filière, à commencer par #Michelin, en tant que fabricant de pneumatiques, et la #Socfin, filiale du groupe #Bolloré. Greenpeace a mis en cause les agissements de l’entreprise singapourienne Halcyon au #Cameroun, qui fournit des groupes comme Michelin. Face à la montée des critiques, l’industrie du pneumatique a fini par lancer en 2018 une initiative « multi-partie prenantes » sur le caoutchouc soutenable, sur le modèle de celles qui existent déjà pour le soja ou l’huile de palme. Lorsque l’on voit à quel point ces initiatives sont contestées, il n’est pas sûr que cela suffise à enrayer les problèmes.

    Bois et papier : une filière toujours opaque
    Le groupe Rougier et Guillemette & Cie se sont ainsi approvisionnées, selon l’ONG Amazon Watch, auprès du groupe brésilien Benevides Madeiras, condamné pour #déforestation illégale en #Amazonie. D’autres firmes ont commercialisé les produits de l’entreprise forestière de RDC Ifco, accusée par l’ONG Global Witness de couper des arbres en dehors des périmètres autorisés.

    Eau : la soif intarissable des grands groupes

  • L’Assemblée nationale met fin à l’avantage fiscal pour l’huile de palme dans les carburants
    https://reporterre.net/L-Assemblee-nationale-met-fin-a-l-avantage-fiscal-pour-l-huile-de-palme-

    Lundi 19 décembre, dans le cadre de l’examen final du projet de loi de finances 2019, les députés ont finalement réussi à mettre fin à l’#avantage_fiscal permettant l’incorporation d’#huile_de_palme dans les carburants à partir de 2020.

    Cet amendement a été voté contre l’avis du gouvernement.[...]

    « Enfin, ce vote envoie un message très fort en Europe à l’aube de décisions majeures. En effet, la Commission Européenne doit dans les prochaines semaines préciser les critères permettant de plafonner puis d’éliminer les #agrocarburants contribuant le plus fortement à la déforestation et aux changements d’affectation des terres », juge l’ONG.

  • #Carburants : Les #agrocarburants polluent plus que l’essence et le diesel
    https://www.novethic.fr/actualite/environnement/climat/isr-rse/les-agrocarburants-polluent-plus-que-l-essence-et-le-diesel-146565.html

    ... de plus en plus de Français se tournent vers les agrocarburants, souvent moins chers et présentés comme des alternatives vertes au diesel et à l’essence. Or, selon plusieurs études, ils seraient en fait plus polluants que les carburants #fossiles à cause de la #déforestation qu’ils génèrent, de l’accaparement des #terres agricoles, du stockage carbone...

  • FAO - Nouvelles : Les échanges agricoles doivent s’inscrire dans un cadre prévisible pour relever le défi de la sécurité alimentaire mondiale
    http://www.fao.org/news/story/fr/item/1143866/icode

    La production mondiale de la plupart des #produits_agricoles croît sans discontinuer. Elle a atteint des sommets en 2017 pour la majeure partie des #céréales, des #viandes, des #produits_laitiers et des #produits_halieutiques et aquacoles, tandis que les #stocks de céréales battaient tous les records, selon un rapport annuel de l’OCDE et de l’Organisation des Nations Unies pour l’#alimentation et l’#agriculture.

    Mais on meurt de #faim #agrocarburants #maïs

  • Gare aux agrocarburants
    http://www.zinzine.domainepublic.net/?ref=3626

    Faire marcher nos voitures avec des végétaux, au lieu du pétrole : quoi de plus intelligent et écologique, on pourrait penser... En réalité cela mène à une catastrophe au niveau planétaire, avec une augmentation énorme de la déforestation pour la production de l’huile de palme, la culture de colza pour les agrocarburants plutôt que pour l’alimentation... Entretiens qvec Laura Buffet de l’ONG Transport et Environnement basée à Bruxelles, et avec Sylvain Angerand des Amis de la Terre sur la scandaleuse décision du gouvernement français d’autoriser la transformation par Total de sa raffinerie à La Mède en bioraffinerie fonctionnant avec de l’huile de palme. Durée : 45 min. Source : Radio (...)

    http://www.zinzine.domainepublic.net/emissions/SPX/2018/SPX20180515-GareAuxAgrocarburants.mp3

  • Le groupe Avril ne tient qu’à un fil - Libération
    http://www.liberation.fr/planete/2018/06/08/le-groupe-avril-ne-tient-qu-a-un-fil_1657768

    « Les décideurs ont créé un secteur industriel à coups de milliards du #contribuable pour résoudre un problème climatique ; hélas, le remède s’avère avec le temps bien pire que le mal », regrette Clément Sénéchal.

    #climat #co2 #arnaque #politique #biocarburants #France

  • Pour vendre des Rafale à la Malaisie, la France autorise l’huile de palme dans le carburant
    https://reporterre.net/Pour-vendre-des-Rafale-a-la-Malaisie-la-France-autorise-l-huile-de-palme

    Feu vert pour la « bioraffinerie » Total de La Mède, dans les Bouches-du-Rhône. C’est ce qu’a décidé la préfecture avec l’assentiment du ministère de la Transition écologique et solidaire, ce mercredi 16 mai. La production de 500.000 tonnes de « biodiesel » devrait donc démarrer à l’été. Pourtant, le projet, parce qu’il va induire une importation massive d’#huile_de_palme, suscite de sérieuses inquiétudes à cause de ses conséquences sur la #déforestation des #forêts tropicales. Pourtant, le ministre Nicolas Hulot s’était prononcé à l’été 2017, lors de la présentation de son plan #climat, pour la fin des importations de produits agricoles ou forestiers contribuant à la déforestation des « trois plus grandes forêts tropicales du monde ». « La déforestation est responsable de 10 % des émissions de gaz à effet de serre mondiales », avait-il alors considéré.

    L’huile de palme, un produit miracle pour les industriels : peu cher et facile à transformer. Source de graves atteintes à l’#environnement, il perd de plus en plus de crédibilité auprès des consommateurs. Ainsi, son utilisation dans l’#agroalimentaire chute (- 1,1 million de tonnes de 2010 à 2014). Mais son intégration dans les #agrocarburants ne cesse d’augmenter, de 8 % à 45 %. En France, 75 % de l’huile de palme consommée l’est sous forme de carburant. L’Indonésie et la Malaisie sont les principaux producteurs d’huile de palme. Dans ces pays, une déforestation massive conduit au remplacement de la forêt tropicale par des #plantations de palmiers à huile. Des plantations prennent également place sur les tourbières, des écosystèmes d’une grande biodiversité et qu’il est nécessaire de sauvegarder face à l’enjeu climatique car ils captent une grande part du carbone qui ne finit pas en gaz à effet de serre.

    #industrie_palmiste

  • Accaparement des terres en Afrique - RFI
    http://www.rfi.fr/emission/20121021-1-accaparement-terres

    Des espaces octroyés, loués ou vendus à des multinationales pour de l’agribusiness. Des paysans expropriés. Il est difficile de quantifier ce phénomène mondial, même si l’on parle désormais de plus de 50 millions d’hectares de #terres accaparées rien que sur le continent africain. En cause ? Une flambée du prix des produits alimentaires et une demande croissante en #agrocarburants.

    Le Débat Africain se penche cette semaine sur le fléau de l’#accaparement des terres en #Afrique.

  • « Nous n’avons pas besoin des #Multinationales. La solution, c’est leur dissolution »
    https://www.bastamag.net/Nous-n-avons-pas-besoin-des-multinationales-La-solution-c-est-leur-dissolu

    Savons-nous vraiment ce qu’est une multinationale aujourd’hui ? Comprenons-nous la nature de son pouvoir, de son « totalitarisme pervers » et les moyens de le combattre réellement ? Dans un livre important, De quoi Total est-elle la somme ?, le philosophe Alain Deneault dresse, à partir du cas de ce géant pétrolier, le portrait d’une multinationale comme un acteur #Politique mondiale. Un acteur au-dessus des souverainetés démocratiques nationales ou internationales : un « pouvoir » en soi, évoluant (...)

    #Décrypter

    / A la une, Politique, Traités de libre-échange : les multinationales contre la démocratie ?, #Entretiens, Multinationales, #Néo-colonialisme, #Oligarchies, Souveraineté (...)

    #Traités_de_libre-échange_:les_multinationales_contre_la_démocratie ? #Souveraineté_populaire

    • De quoi #Total est-elle la somme ?

      « Total » : c’est ainsi qu’ils ont choisi de la nommer, comme dans un mauvais film tout en hyperboles. Active dans plus de 130 pays, cette société s’affaire à exploiter, traiter et distribuer des produits issus du pétrole, tout en oeuvrant dans le #gaz, l’#énergie solaire, la production électrique et l’industrie chimique. Le capital dont dispose cette firme traduit le fait d’une histoire chargée, couverte par l’état du droit ou par la complicité des États. Ce capital est le fruit d’actions tentaculaires sur un plan politique et économique, allant de la participation à des cartels internationaux capables de jouer sur les prix à l’accaparement de ressources dans le contexte néocolonial africain, en passant par la délocalisation d’actifs dans des États complaisants, par l’externalisation des coûts de production sous une forme massivement polluante et par la collaboration avec des partenaires pratiquant le travail forcé.
      Dans cet essai, Alain Deneault démontre que le cas Total ne témoigne pas seulement du pouvoir de cette entreprise en particulier, mais de celui d’une poignée de multinationales qui font aujourd’hui la loi.

      Se pencher sur l’histoire de Total et de ses composantes, c’est montrer comment l’état du droit et la complicité des États ont permis à une firme, légalement, de comploter sur la fixation des cours du pétrole ou le partage des marchés, de coloniser l’Afrique à des fins d’exploitation, de collaborer avec des régimes politiques officiellement racistes, de corrompre des dictateurs et représentants politiques, de conquérir des territoires à la faveur d’interventions militaires, de délocaliser des actifs dans des paradis fiscaux ainsi que des infrastructures dans des zones franches, de pressurer des régimes oligarchiques surendettant leurs peuples, de polluer de vastes territoires au point de menacer la santé publique, de vassaliser des régimes politiques en théorie pourtant souverains, de nier des assertions de façon à épuiser des adversaires judiciaires, d’asservir des populations ou de régir des processus de consultation.
      Chacun de ces verbes fait l’objet d’un chapitre dans cet ouvrage. Ils représentent une série d’actions sidérantes que l’ordre politique actuel ou récent a permis à une multinationale de mener en toute impunité, indépendamment des textes législatifs et des institutions judiciaires, ou grâce à eux.

      En complément, un court essai intitulé Le Totalitarisme pervers met en perspective les cas décrits précédemment et interroge de façon conceptuelle le fonctionnement même des multinationales.


      http://www.ruedelechiquier.net/diagonales/69-de-quoi-total-est-elle-la-somme-.html

      #livre #pétrole
      cc @albertocampiphoto

    • C’est donc trop simplement qu’on présente Total comme « une société pétrolière française » ; chacun de ces quatre termes pose problème. Total n’est pas « une » ; ce sont 882 sociétés autonomes actives dans plus de 130 pays. Total n’est « française » ni par son actionnariat, puisque 72% du capital est détenu par des investisseurs internationaux, ni par les intérêts qu’elle défend. C’est un groupe qui n’hésite pas à fermer des raffineries en France pour en ouvrir en Arabie saoudite. Total est bien plus qu’une « pétrolière », puisqu’elle fait aussi du gaz, de la chimie, des agrocarburants, du courtage, de la recherche et même du solaire. C’est comme si McDonald’s se mettait aux produits bio. Ce qui montre bien que Total n’est plus une simple « société » au sens traditionnel, dédiée à une seule activité. C’est un pouvoir en soi qui se déploie sur plusieurs terrains et plusieurs secteurs, pour pouvoir profiter de toute conjoncture. Une multinationale, ce n’est jamais « une société » : c’est un réseau d’entités qui agit avec toute la force de frappe du groupe dans différentes législations, sans qu’aucune de ces législations soit capable de légiférer à l’échelle à laquelle la multinationale se déploie.

    • Une connaissance qui me causait de sa vie dans sa boite. Une boite dans le solaire, en France, appartenant à Total, a été rachetée par une boite américaine. Cette boite américaine appartient à Total. Mais visiblement, devait y avoir un intérêt à.
      Il y avait un gars dans cette boite, qui avait pour mission parfois... d’aller voir d’autres boites, de secteurs plus ou moins proche, de s’incruster dans des réunions de direction, et de faire passer des messages. Ca fait très mafieux. Et en fait ça l’est. Mais y-a pas de sang partout, y-a pas de menaces physiques. Y-a juste des messages, à faire passer.

      #féodalité

  • Les agrocarburants européens, cause majeure du réchauffement climatique
    http://www.bastamag.net/Les-agrocarburants-europeens-cause-majeure-du-rechauffement-climatique

    Expulsions de milliers de paysans, aggravation de la faim et de la pauvreté, accroissement des émissions de CO2 : tel est le lourd bilan de l’addiction européenne aux agrocarburants, selon l’association Oxfam qui vient publier un rapport sur le sujet. Avec 6,6 millions de tonnes d’huile de palme importées en 2016 – soit près de 10% de la production mondiale – L’union européenne (UE) est le deuxième importateur, derrière l’Inde mais devant la Chine . Le secteur énergétique est, de loin, le principal (...)

    En bref

    / Quelle agriculture pour demain ?, #Droit_à_la_terre, #Climat, #Transports, #Europe

    #Quelle_agriculture_pour_demain_ ?

  • Indonesia: Biofuels from palm oil and power from tree plantations? | CIFOR Forests News Blog
    http://blog.cifor.org/43268/indonesia-biofuels-from-palm-oil-and-power-from-tree-plantations?fnl

    Indonesia possesses an extraordinarily large reservoir of oil palm plantations that span more than 10 million hectares and account for half of the world’s palm oil production. To ensure that this resource contributes to the national energy plan, the national government has worked out a Biodiesel Mandate that is among the most ambitious in the world.

    #indonésie #industrie_palmiste #agrocarburants

  • #Agrocarburants : « Une industrie polluante et non rentable ! »
    http://www.lemonde.fr/idees/article/2016/06/27/agrocarburants-une-industrie-polluante-et-non-rentable_4958772_3232.html

    La récente étude publiée par la Commission Européenne n’est pas la première à pointer du doigt l’impact climatique des agrocarburants. Au contraire, elle vient s’ajouter à la longue liste d’études scientifiques qui soulignent l’importance et l’urgence d’évaluer non seulement l’ensemble du cycle de production des agrocarburants mais également leurs effets indirects sur l’utilisation des terres.

    En tenant compte de ces éléments, le biodiesel, par exemple, émet en moyenne 80% plus de gaz à effet de serre que le diesel qu’il remplace, qu’il soit produit avec des huiles végétales européennes, comme le colza français, ou importées de pays du Sud, comme l’huile de palme.

    Pour compenser le détournement des cultures à vocation alimentaire vers la production des agrocarburants en Europe, comme c’est le cas en France, il faut augmenter les surfaces des terres cultivées ailleurs dans le monde, ce qui passe bien souvent par la destruction de #forêts ou l’#accaparement de #terres dites « non valorisées ». Le bilan pour le #climat, et plus généralement pour l’#environnement, est donc catastrophique.

    Face à cette réalité, l’industrie des agrocarburants reprend à son compte une tactique bien connue du lobby du tabac et des pesticides : jeter le discrédit sur des études scientifiques étayées parce qu’elles énoncent des vérités qui dérangent.

  • Au Sénégal, l’accaparement des #terres est sur le point d’imploser
    https://www.grain.org/fr/article/entries/5238-au-senegal-l-accaparement-des-terres-est-sur-le-point-d-imploser

    Sénégal : comment on accapare la terre, un nouveau rapport établi par des chercheurs italiens, montre que le projet controversé de Senhuile, au Sénégal, est au bord de l’effondrement. Le projet, initié par des investisseurs italiens et sénégalais il y a quatre ans pour produire des biocarburants, a provoqué une résistance farouche des communautés affectées par le projet qui s’est soldée par six décès. Les investisseurs affirment avoir obtenu les droits pour 45 000 hectares de terres, alors que la société n’a cultivé qu’une petite partie de cette surface ; pire encore, l’ancien PDG de Senhuile, démis de ses fonctions, contre-attaque l’entreprise en justice pour divers motifs.

    Senhuile est (maintenant) synonyme d’accaparement des terres au Sénégal. Le projet est en butte à d’innombrables problèmes depuis qu’il a été mis en place. En 2011, des villageois furieux de la signature d’un accord cédant à l’entreprise 20 000 ha à Fanaye, se sont révoltés. Deux villageois ont été tués et le projet a ensuite été suspendu et transféré dans un nouvel emplacement, dans le Ndiael. Là, plusieurs enfants de la région se sont noyés dans les fossés d’irrigation non protégés du projet, tandis que des soupçons de financement illicite ont ébranlé la crédibilité de l’entreprise. Maintenant, un nouveau rapport établi par des chercheurs italiens et publié par Re:Common montre que les opérations de relations publiques de l’entreprise se retournent contre elle et que le projet s’embourbe de plus en plus profondément dans le conflit et les contradictions.

    #meurtres #agrocarburants

  • Olivier De Schutter : « Nous sommes extrêmement immatures dans notre manière de concevoir l’avenir de nos sociétés »
    https://www.grain.org/fr/bulletin_board/entries/5237-olivier-de-schutter-nous-sommes-extremement-immatures-dans-notre-maniere

    « Avec quelques décisions courageuses, le problème de la faim pourrait être résolu. » C’est le constat sans appel dressé par Olivier De Schutter, ancien rapporteur spécial des Nations Unies sur le droit à l’alimentation, alors que 795 millions de personnes souffrent de sous-alimentation.

    Fervent défenseur de l’agro-écologie, il revient avec Basta ! sur les lobbys à l’œuvre qui bloquent tout changement, dans le secteur agricole comme énergétique. Partisan d’une nouvelle redistribution des richesses, il appelle à inventer de nouveaux rapports sociaux. « Sans revoir les modes de consommation des sociétés riches, nous n’éviterons pas une catastrophe à l’horizon 2080 », prévient-il.

    Et au tout début : "Nous avons une #production_agricole capable de nourrir 12 milliards de personnes... mais le gâchis... la production d’#agrocarburants... Ce n’est pas un problème technique, nous maîtrisons tout cela, c’est un problème #politique".

    https://vimeo.com/128515978

    #alimentation #faim

  • « La bataille du climat se joue maintenant, si on la perd, on perd toutes les autres » - Txetx Etcheverry :
    http://www.reporterre.net/Txtex-Etcheverry-La-bataille-du

    La réflexion nous a fait comprendre qu’il ne fallait pas aborder le problème du #climat comme problème, mais par les solutions. Les gens ne se sentent pas de prise sur le changement climatique, parce qu’il parait trop abstrait, immense et complexe, et d’autre part parce que les seules solutions envisagées jusqu’alors étaient l’accord de 200 chefs d’Etat.
    Les gens se sentent impuissants. #Alternatiba prend la question par l’autre bout : on ne dit plus qu’il faut attendre d’une grande réunion internationale la solution magique au réchauffement climatique. On dit qu’on peut faire plein de choses tout de suite, à partir des individus, des collectifs et des territoires.


    Pourquoi faire du climat la mère de toutes les luttes écologistes ? Est-ce plus important que la biodiversité, par exemple ?
    Le climat détermine tous les autres pans de la vie sur Terre, les conditions de guerre et de paix, les possibilités de maintenir une démocratie. Et la biodiversité ne résistera pas au changement climatique s’il s’aggrave encore. Tout le reste est conditionné par le climat.
    Et puis, il y a une donnée particulière dans le climat, c’est le calendrier : on a dix ou quinze ans pour empêcher de passer à des seuils d’emballement irréversibles. Certes, en biodiversité, il y a aussi un calendrier pressant et on franchit des seuils, mais il y a des choses plus ou moins réversibles, on arrive à faire revivre des sols bétonnés et pollués…
    En ce qui concerne le climat, une fois qu’on a franchi le seuil, c’est fini. Si l’on croit ce que nous disent les scientifiques, cette bataille est centrale. Si on la perd, on perd toutes les autres. Et cette bataille se joue maintenant.

    Certains reprochent à Alternatiba que son ouverture dilue sa substance radicale.
    Il faut assumer les conséquences de l’ouverture aux autres ! Quand on fait un processus très large, avec beaucoup de personnes qui n’ont jamais milité, et avec des niveaux de conscience très inégaux, il peut y avoir beaucoup de contradictions. Cela va se gérer petit à petit, par la pratique de débat collectif.
    Tout ne sera pas politiquement correct, et d’autres militants peuvent trouver qu’on ne va pas assez loin. Les polémiques autour d’Alternatiba nous reprochent de ne pas être assez anticapitaliste, d’avoir demandé des subventions à une mairie ou de frayer avec telle personne qui n’est pas recommandable...
    C’est un véritable mal en France. Dès que des mouvements sont lancés, on leur tombe dessus avec une suspicion énorme. On les accuse de ne pas être assez ceci, ou de ne pas avoir fait cela. Et du coup, on casse ces mouvements avant même qu’ils connaissent le processus de maturation qui doit les faire évoluer.
    Il y a vraiment un problème dans l’ensemble de la gauche française – et quand je dis gauche, je parle de la gauche sociale, la gauche syndicale, écologiste, altermondialiste, décroissante, libertaire… Je n’arrête pas d’entendre des polémiques entre les uns et les autres sur le niveau de pureté de décroissance, sur l’obscurantisme, sur une démarche pas encore assez écolo, etc. Les gens perdent une énergie terrible à alimenter ces polémiques au lieu de la consacrer à convaincre le reste de la population.

    Le contexte politique est cependant propice à des récupération dangereuses ou contre-productives. Comment éviter le piège de ce grand « confusionnisme » écologiste ?
    Je me poserais ce genre de questions si j’étais un mouvement massif pesant sur la réalité. Aujourd’hui, la priorité est de peser sur les choses. Notre obsession est de toucher les gens non conscientisés, de créer des dynamiques de masse et un vrai rapport de force dans la société, de porter un autre discours, de mener des campagnes gagnantes. C’est ça qui doit nous guider en premier lieu et nous aider à mûrir. Si on attend d’avoir dépassé les contradictions et d’avoir la vision parfaite pour agir, on n’agira jamais.
    S’il n’y avait pas Alternatiba, ce style de confusionnisme existerait de toute façon. Le gouvernement et les multinationales alimenteront quoi qu’il en soit les discours sur le #nucléaire, sur les #agrocarburants, sur la #géo-ingénierie, etc. Avec Alternatiba, on va aller sur près de 180 territoires différents, à la rencontre de centaines de milliers de personnes. Et ce sera avec un discours clair sur les #fausses_solutions, avec des conférences sur ces questions.

    « Ce n’est pas la conscience qui crée la pratique, mais la pratique qui crée la conscience » : vous mettez en œuvre l’adage de Saul Alinsky.
    C’est par la lutte de terrain plutôt que par les grands discours que se constitue une identité : tu peux parler très bien d’écologie, d’anticapitalisme et de société idéale, ça ne t’amènera pas grand-monde. Par contre, si une Ligne à grande vitesse doit passer dans ton jardin... Il faut accepter que les gens viennent comme ils sont, au niveau de conscience qui est le leur.


    Vous vous dites « radicalo-pragmatique » http://www.politis.fr/Bizi-la-grande-force-d-un-petit,25032.html. A Grenoble, Eric Piolle utilise la même formule. Est-ce la nouvelle ligne politique des écologistes ?
    On se considère comme radicaux car on croit vraiment au slogan « changer le système pour ne pas changer le climat ». Il faut mettre autre chose en place que le #capitalisme, la croissance et le #productivisme si on veut rester dans les limites possibles de la Terre.
    Mais on est pragmatiques car on a conscience du rapport de force. On ne parle pas de révolution, pour l’instant, on est incapables de la faire. Donc on lance des dynamiques qui permettent de créer des rapports de force favorables, d’être demain en capacité de gagner, même des petites batailles.
    On ne monte jamais en haut d’une montagne d’une traite, mais en plusieurs étapes. Je me souviens d’une personne qui nous reprochait de défendre une politique cyclable à Bayonne, au prétexte qu’une fois acquise, elle profiterait à Decaux qui mettrait plein de vélos partout avec sa publicité. Mais avec ce raisonnement, les féministes auraient-elles dû batailler pour le droit à la contraception ? Parce qu’à la fin, c’est un grand laboratoire pharmaceutique qui récupère la mise.
    La seule question pertinente de la #radicalité est de savoir si elle change les rapports de force et si elle transforme la #société. Il y a un déphasage, en France, entre le discours radical et l’action réelle. Il faut être à la fois dans la radicalité et la résistance, en puisant dans la désobéissance civile et l’action directe non-violente, et dans un travail large, qui formule des propositions parlant à la population et aux élus.
    L’un n’empêche pas l’autre, au contraire : la force qu’on a pour nos dernières actions médiatiques, quand on va déverser des tonnes de charbon devant la #Société_Générale http://seenthis.net/messages/319482 ou saisir des chaises à la banque #HSBC http://seenthis.net/messages/357311, on la tire aussi de notre nombre. On a dans notre réseau beaucoup de gens très différents, ça nous donne une vraie légitimité et rend le travail plus compliqué pour les policiers ou les juges, qui ne peuvent pas nous traiter comme des voyous.
    Face à l’Etat et sa #répression, il faut allier l’action radicale et le soutien des masses. C’est tout l’intérêt de la stratégie non-violente.

    • Cela fait un moment que je pense que les « conférences » n’aident pas à constituer des « nous » capables d’agir pour modifier ensemble et publiquement leurs modes de vie.
      Elles médusent et flattent plus qu’autre chose, elles encouragent des « nous » idéologiques sans rompre avec la logique de consommation (d’idées ;-)).
      Les manières plus humbles, plus terre-à-terre, de s’entre-influencer sont lentes mais me semblent davantage capacitantes = converser sans cesse sur le quotidien partagé, essayer de dépasser les échanges de convictions ou de rumeurs par de l’enquête et de l’expérimentation… L’échelle communale et celle de l’entreprise sont évidemment cruciales et un drapeau (alternatiba ?) n’y a guère de sens.

  • Transports : une compagnie chinoise fait voler ses avions à l’huile de friture
    http://www.leparisien.fr/economie/transports-une-compagnie-chinoise-fait-voler-ses-avions-a-l-huile-de-frit

    Cette innovation répond à un double enjeu. Les biocarburants qui réduisent les émissions de CO2 de 50 à 80 % vont forcément jouer un rôle de plus en plus important sur le marché de l’aviation commerciale dans les prochaines années. Notamment pour faire face à l’augmentation du trafic aérien alors que les réserves en pétrole diminuent et que le coût du pétrole est de plus en plus élevé. Selon Boeing, d’ici 2033, 6 000 avions supplémentaires seront nécessaires dans l’Empire du Milieu.

    L’enjeu est aussi sanitaire en Chine où l’huile de friture est parfois revendue pour de nouveaux usages alimentaires.

    Or, l’huile de friture est une ressource produite en quantité industrielle. Selon Sinopec, le volume total d’huiles de cuisson usagées produit chaque année en Chine permettrait de fournir, après traitement, jusqu’à 1,8 milliard de litres de biocarburant ! Reste que, pour l’heure, le coût de ce biocarburant en raison de la collecte et du raffinage peut coûter trois fois plus que le kérosène.

    Sympa pour les les riverains des aéroports, en plus du bruit, désormais ils vont se croire dans les cuisines de chez Mc Do...

  • ENQUÊTE - 5 - Xavier Beulin, l’homme aux mille bras - Reporterre
    http://www.reporterre.net/ENQUETE-5-Xavier-Beulin-l-homme
    #cracker_beulin (le pirate de l’agriculture)

    Le pouvoir de M. Beulin tient à sa position centrale dans les multiples réseaux qui irriguent le monde agricole. Président du premier syndicat agricole français, la FNSEA, vice-président du syndicat agricole majoritaire représenté à Bruxelles, le Copa-Cogeca, il est aussi président de l’EOA, l’alliance européenne des oléo-protéagineux, vice-président du CETIOM (un institut de recherche spécialisé dans les filières oléagineuses), vice-président de la Fédération départementale des syndicats d’exploitants agricoles du Loiret, département dont il est issu. Egalement secrétaire-adjoint de la Chambre régionale d’agriculture du Centre, il avait été president du Haut conseil à la cooperation agricole et du conseil d’administration de FranceAgriMer, l’établissement national des produits de l’agriculture et de la mer.

    L’association nationale des producteurs de lait s’est amusée, en 2012, à schématiser les différentes structures tombées sous la casquette de Xavier Beulin. Le tableau n’est pas exhaustif :

  • Global land and water grabbing
    http://www.pnas.org/content/110/3/892.full

    The increase in global food demand as a result of population growth (1) and changes in diet (2) is enhancing the human pressure on the global land and freshwater resources. The increase in oil prices (3), the 2007 changes in the United States policy on bioethanol use (4), and the 2009 Renewable Energy Directive adopted by European Union (5) have increased the global demand for biofuel production, thereby further enhancing the need for land and water. As a result, some corporations and governments are investing in agricultural land as part of a long-term strategy for food and energy security (6, 7). The number of land-related deals has dramatically increased since 2005, reaching a peak in 2009 (8). In 2010 the World Bank estimated that about 45 million ha had been acquired since 2008; most of these land deals were for areas ranging between 10,000 and 200,000 ha (9). Moreover, several institutions [e.g., the World Bank (WB), the Food and Agriculture Organization (FAO), and the International Fund for Agricultural Development (IFAD)] have reported that many deals were closed with limited consultation of the local population, without adequate compensation of the previous land users, and without seeking opportunities to create new jobs or enhance environment sustainability (9, 10).

    #terre #eau #agrocarburants

  • Six pieds sur Terre : Non, tout le monde n’est pas Charlie - Laure Noualhat
    http://environnement.blogs.liberation.fr/noualhat/2015/01/non-tout-le-monde-nest-pas-charlie.html

    Quand ce qui est désormais devenu un logo sur fond noir est inscrit sur le fronton illuminé du Nasdaq, il y a de quoi sourire (jaune) et s’inquiéter.

    Hier, la #FNSEA organisait un déjeuner de presse, le président Xavier Beulin y adressait ses vœux à la presse et décidait d’aborder quelques sujets majeurs de l’année. Quelle ne fut pas ma surprise, en débarquant dans le hall de l’immeuble cossu du principal syndicat agricole français, de me voir proposer, à l’accueil, un badge avec « Je suis Charlie » inscrit sur fond noir.

    Quelle ironie. Un des collaborateurs du journal satirique, le journaliste Fabrice Nicolino, est passé sur le billard la veille, une balle fichée dans la jambe. Qui est Nicolino ? L’auteur de #Pesticides, révélations sur un scandale français ; La faim, la bagnole, le blé et nous ; Bidoche, l’industrie de la viande menace le monde… bref de formidables enquêtes sur des sujets aussi divers que les produits phytosanitaires, les #agrocarburants et l’#élevage. Entre autres. Pour faire simple, Nicolino, c’est un adversaire de la FNSEA. Pas un simple ennemi « bête et méchant », un ennemi qui combat avec les armes de déconstruction massive que sont l’investigation, le recoupement des sources, les rencontres, les reportages, une flopée de convictions profondes et un soupçon de bon sens dans un monde qui part en vrille.

    La direction de la FNSEA arbore un badge je suis Charlie
    En voyant l’équipe dirigeante de la puissante FNSEA arborer ce badge, « Je suis Charlie », j’ai eu un haut-le-cœur. Pourtant, la choucroute était au poil. Autant Mahomet, sous la plume de Cabu, se désespérait d’être aimé par des cons, autant il doit être écœurant d’être loué par ses ennemis. Mais de cela, je ne sais goutte, je suppute simplement.

    En faisant remarquer cela à mon voisin de table, il me fut rétorqué la phrase soi-disant voltairienne (dans l’esprit, pas à la lettre) : « Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je me battrai jusqu’au bout pour que vous puissiez le dire », un des poncifs les plus irritants du moment. Bien sûr, chacun a le droit de pleurer les morts de Charlie, de soutenir ses vivants et de s’y abonner à vie pour que ce journal nous fasse rire encore longtemps. Mais « être » Charlie, c’est une toute autre affaire. « Etre » Charlie, c’est surtout une mobilisation à la sauce réseau social : bête, virale, in-sens-ée, c’est-à-dire sans trop de sens dans le fond.

    Cela ne coûte rien à personne de défendre la liberté de la presse. Et Xavier Beulin l’a rappelé hier à sa façon. « Quand nous sommes mécontents d’un papier que l’on trouve mauvais ou pas agréable, finalement, qu’est-ce que cela vaut au regard de la liberté d’expression ? » Pas grand-chose en effet. Et rien du tout quand les papiers désagréables sont justes et justifiés.

    Ensuite, il a parlé de démocratie mais je n’ai pas tout compris. Je ne suis pas sûre non plus que l’on parle de la même chose. De quelle démocratie sommes-nous les façonneurs quand seulement un tiers de la population en âge de le faire se déplace pour aller voter ? De quelle démocratie sommes-nous les témoins quand des lobbies puissants écrivent, amendent et détricotent des lois ? De quelle démocratie pouvons-nous nous enorgueillir quand les intérêts des uns —toujours les mêmes au passage, c’est-à-dire les riches et les puissants— contreviennent au bien-être général et collectif ?

    Le Nasdaq est Charlie ? La FNSEA est Charlie ? Ma voisine qui n’a jamais ouvert un journal de sa vie est Charlie ? Quelle poilade, décidément.

    #charlie_hebdo #je_ne_suis_pas_charlie

  • #Land_grabbing – A new political strategy for Arab countries
    http://farmlandgrab.org/post/view/23786-land-grabbing-a-new-political-strategy-for-arab-countries

    Some governments of member states of the Gulf Cooperation Council (GCC) – Bahrain, Kuwait, Oman, Qatar, Saudi Arabia and the United Arab Emirates – have adopted explicit policies to encourage their citizens to invest in food production overseas as part of their long-term national food security strategies.

    Such policies cover a variety of instruments, including investment subsidies and guarantees, as well as the establishment of sovereign funds focusing exclusively on investments in agriculture overseas.

    Countries falling victims of the land acquisition mania range from Western countries such as Australia, New Zealand, Poland, Russia, Ukraine and Romania to countries in Latin America, Asia or Africa.

    Globally, the largest targeted countries are Brazil with 11 percent by land area; Sudan with 10 percent; Madagascar, the Philippines and Ethiopia with 8 percent each; Mozambique with 7 percent; and Indonesia with 6 percent, according to the World Bank.

    “The main driving force seems to be biofuels expansion, with exceptions in Sudan and Ethiopia, which are seeing a trend towards growth of food from Middle Eastern and Indian investors,” Hussain points out.

    #terres #alimentation #business #agrocarburants

  • Les #agrocarburants utilisés en Europe accélèrent bel et bien la #déforestation
    http://www.actu-environnement.com/ae/news/biocarburant-europe-deforestation-21863.php4

    Le rapport indique que l’utilisation de biocarburants en Europe se stabilisera entre 2020 et 2030. Ces conclusions se basent sur des projections de l’UE quant à l’utilisation de biomasse, si aucune autre mesure de réduction des émissions n’est mise en place. Il en ressort que d’ici 2030, la biomasse représentera 40 millions d’hectares, les biocarburants 11 millions et les cultures consacrées à la bioénergie constitueront le reste.
    Au total, cela représentera 70,2 millions d’hectares, soit « trois fois plus la taille du Royaume-Uni », selon les Amis de la Terre qui ont commandé le rapport.

    #terres #énergie

  • Biocarburants : victoire des ONG à Berne
    http://farmlandgrab.org/post/view/23310
    #bravo

    L’utilisation de biocarburants (ou #agrocarburants) ne doit pas se faire au détriment de l’environnement et de la #sécurité_alimentaire dans les pays pauvres. Les Chambres fédérales ont clos la semaine dernière la révision de la loi sur l’imposition des carburants. Elles répondent ainsi positivement à la demande de quelque 62 000 pétitionnaires qui avaient réclamé en 2011 un durcissement des critères sociaux et écologiques en matière de carburant d’origine végétale.

    A de très nettes majorités, députés et sénateurs ont donc exigé que les baisses fiscales soient réservées aux seules cultures n’ayant pas nécessité un changement d’affectation au détriment de la captation du carbone ou de la biodiversité. En somme, le producteur devra prouver que son exploitation n’a pas mis à mal des surfaces boisées, des zones humides ou possédant une riche diversité biologique.

    En outre, le Conseil fédéral pourra désormais supprimer des allègements d’impôts si la sécurité alimentaire est précarisée dans un pays producteur. Il veillera aussi à ce que la production ne se fasse pas sur le dos de communautés autochtones et que les surfaces aient été acquises légalement.

    La Plateforme agrocarburants a « salué la décision du parlement » et qualifié la nouvelle législation d’« exemple à suivre sur la scène internationale ». Les associations rappellent en effet que « la politique d’encouragement aux agrocarburants menée par les pays industrialisés a de graves répercussions sur les pays d’Asie, d’Afrique et d’Amérique latine. Au lieu de denrées alimentaires destinées aux populations locales, du maïs, du soja, de la canne à sucre et de l’huile de palme sont produits et exportés en grandes quantités pour être transformés en diesel et en benzine. Les forêts tropicales disparaissent et les savanes sont détruites, ce qui se traduit par une réduction drastique de la diversité biologique et une accélération du changement climatique. La production d’agrocarburants est en outre un des moteurs du phénomène d’#accaparement des #terres à grande échelle (land grabbing), au détriment des populations locales, chassées de leurs terres. »

  • Biofuels from waste ‘need EU backing’ | Climate News Network

    http://www.climatenewsnetwork.net/2014/03/biofuels-from-waste-need-eu-backing

    By Alex Kirby

    The countries of the European Union could slash their greenhouse gas emissions and save significant amounts of oil by making fuel from waste, researchers say. But they think policymakers should give a lead.

    LONDON, 3 March – Europe has the technology and the raw material to make a big cut in the amount of oil its transport uses, researchers say. But it will fail to reap the benefits on offer unless the European Union comes up with more radical policies.

    A report, Wasted: Europe’s Untapped Resource, says the continent has significant unexploited potential to convert waste from farming, forestry, industry and households into advanced low-carbon biofuels, saving more than a sixth of the EU’s expected total fuel consumption for road transport 16 years from now.

    #climat #agro-carburants #biofiul

  • Des paysans et éleveurs sénégalais exigent que la multinationale Senhuile SA quitte leurs terres
    http://www.grain.org/fr/article/entries/4900-des-paysans-et-eleveurs-senegalais-exigent-que-la-multinationale-senhuil

    Des paysans et des éleveurs de la région Nord-ouest du #Sénégal sont actuellement en Europe pour exiger la fin d’une transaction foncière qui menace les vies et les moyens de subsistance de plus de 9000 personnes. Senhuile SA, un consortium international opaque, s’est vu attribuer 20 000 hectares de terre dans la réserve de Ndiaël, utilisée depuis des décennies par la population des 40 villages de la zone. Les habitants demandent la fin de ce projet qui les prive de leur accès aux pâturages, à l’eau, à la nourriture et au bois de chauffage, les contraignant au final à quitter leurs terres.

    Senhuile SA est un consortium contrôlé par Tampieri Financial Group, des investisseurs sénégalais et Agro Bioéthanol International, une société écran enregistrée à New York. Les éleveurs, en association avec des représentants du Conseil National de Concertation et Coopération des Ruraux (CNCR) et les ONG sénégalaises ENDA Pronat et ActionAid sont en Europe à partir d’aujourd’hui et jusqu’au 6 mars afin de mobiliser les citoyens et demander à Tampieri, actionnaire majoritaire de Senhuile, de mettre fin au projet. Le projet était initialement situé dans une autre région, Fanaye, où la violente opposition locale a causé la mort de deux villageois et fait des dizaines de blessés en 2011.

    Un nouveau rapport publié aujourd’hui par Oakland Institute expose les nombreux défauts du projet, tels que le manque de consultation des communautés locales, l’absence de consentement, la nature opaque des opérations de Senhuile, ou encore l’impact catastrophique du projet sur les moyens de subsistance des populations.

    L’accès au rapport d’Oakland Institute en anglais et en français
    http://www.oaklandinstitute.org/land-deals-africa-senegal

    Je profite de l’occasion pour saluer le travail magnifique d’OI dont les rapports et analyses sur les #accaparements de #terres sont particulièrement très bien ficelés.

    • L’#agrobusiness attaque le #Sénégal
      CHRISTIAN LOSSON 27 FÉVRIER 2014
      http://www.liberation.fr/economie/2014/02/27/l-agrobusiness-attaque-le-senegal_983460

      Doit-on produire en Afrique des #agrocarburants destinés à l’exportation alors que les terres manquent aux populations pour assurer leur #sécurité_alimentaire ? C’est l’un des effets pervers d’une directive européenne de 2009 qui fixe un objectif de 10% d’énergie renouvelable dans le transport d’ici à 2020. « Tous les Etats se sont rués sur les #biocarburants qui non seulement ne contribuent pas à diminuer les #gaz_à_effet de serre mais s’avèrent le principal moteur mondial de l’#accaparement des #terres au profit des firmes de l’Union », dénonce Renée Vellvé, de l’association Grain et Prix Nobel alternatif. Qui s’alarme : « Jamais la pression sur les terres en Afrique n’avait été aussi forte. » Selon l’ONG ActionAid, 6 millions d’hectares ont ainsi été dévorés par la culture des agrocarburants sur le continent en moins de cinq ans.

      « Obscurs ». La voix posée, Fatou Ngom, d’ActionAid Sénégal, est venue en France lancer une campagne européenne pour dénoncer ces spoliations : « Dans notre pays, on est passé de 168 000 hectares happés par des multinationales de l’agrobusiness en 2008 à plus de 844 000 aujourd’hui », énumère-t-elle. Soit presque le quart des 3,8 millions d’hectares de terres cultivables du Sénégal. Une captation obtenue avec la bénédiction de l’Etat : « Au Sénégal, les firmes ne peuvent pas acheter des terres sans passer par une joint-venture locale. » Un deal souvent factice. « Les montages sont obscurs, sans aucune transparence », rappelle un expert.

    • farmlandgrab.org | Au Sénégal, le conflit fait rage sur des terres louées par le gouvernement
      http://farmlandgrab.org/post/view/23270-au-senegal-le-conflit-fait-rage-sur-des-terres-louees-par-le-gou

      Un sixième des terres agricoles du Sénégal sont louées au secteur privé. Entre 2000 et 2012, le gouvernement a accordé 844 000 hectares de terres agricoles, soit 16,5 % de la surface arable du pays, à des sociétés privées, alors que le Sénégal n’est pas auto-suffisant en matière d’alimentation et que 70 % de sa population vit de l’agriculture et du pastoralisme. La légalité des accords signés par le gouvernement avec les entrepreneurs étrangers est contestée par les populations locales qui ne possèdent pas de titres fonciers officiels mais utilisent la terre selon le droit coutumier qui s’applique dans les campagnes et se considèrent comme les propriétaires légaux. Elhadji Samba Sow, représentant du collectif des villages de Ndiael, explique : « Non seulement le projet nous prive de la terre, mais il a aussi d’énormes conséquences sur l’environnement, liées à la déforestation due à l’abattage des arbres et des arbustes et aux restrictions imposées aux mouvements des troupeaux. Le projet rend également difficile l’accès à l’eau, car les tuyaux utilisés en commun ne peuvent pas traverser les terres dont s’est emparé Senhuile. En outre, des avions survolent toute la région et lâchent des produits qui sont peut-être dangereux pour la santé humaine ou animale - nous ne savons pas. »